<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</id>
 <updated>2026-07-09T19:06:38+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/var/style/logo.jpg?v=1219314725</logo>
  <entry>
   <title>Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <updated>2026-02-25T21:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757395-64417812.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757395-64417812.jpg?v=1674081028" alt="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <updated>2023-02-26T13:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910253-48825430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910253-48825430.jpg?v=1674081028" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B « Un combat jamais fini »</title>
   <updated>2018-06-05T04:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a838.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/21962656-24823773.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-05T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 10 juin 2018 Année B. Textes: Genèse 3, 9-15,2 Corinthiens 4, 13 – 5, 1 et Marc 3, 20-35 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/21962656-24823773.jpg?v=1525873753" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B « Un combat jamais fini »" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B « Un combat jamais fini »" />
     </div>
     <div>
      Vous remarquerez que le président de la célébration porte une chasuble verte. La couleur verte, synonyme d’espérance, nous accompagnera pour le reste de l’année liturgique jusqu’à l’Avent 2018.       <br />
              <br />
       Les dimanches se succéderont avec, dans chaque cas, des textes de la Parole de Dieu qui nous permettront d’approfondir notre foi et notre rencontre de Jésus Ressuscité. En général, la première lecture et celle de l’évangile nous donnent le thème de notre réflexion. C’est le cas aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Ce matin, les lectures mettent devant nos yeux une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'œuvre dans le monde et dans nos vies.  Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Belzébul, et sur le péché contre l'Esprit Saint. Nous laisserons de côté le message sur les  frères et soeurs de Jésus dont il est question à la fin de l'évangile.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le combat perdu de notre père Adam</span>       <br />
              <br />
       La Bible nous présente dans la réponse d’Adam et Ève aux sollicitations du Serpent une forme de réponse à la question « D’où vient le mal ? ».  Une question qui touche tout le monde et qui est aussi une question qui de tout temps a été posée par les générations qui se sont succédé.        <br />
              <br />
       Toute une question, me direz-vous. Ce n’est pas ici que j’y répondrai en détail, mais je ne puis l’éviter puisque le récit de la Genèse nous apporte une explication qui a nourri la foi des Hébreux dans l’Ancien Testament et qui nourrit encore notre foi aujourd’hui.       <br />
              <br />
       En deux mots : le mal qui est en nous ne vient pas de Dieu. Il est entré en nous par un choix libre de notre père Adam. Ce choix a obscurci la beauté de la nature créée par Dieu et a mis une ombre réelle dans la vie de ses créatures  qui se retrouvent ainsi forcées de le combattre à répétition.        <br />
              <br />
       On voit dans notre lecture que le péché d’Adam et Ève entraîne  un changement  qui est comme une peine qu’ils doivent porter  et qu'ils transmettent à leurs descendants et descendantes nous dit notre foi. Saint Augustin a fait de cette réalité la base de sa théologie et de sa prédication.        <br />
              <br />
       Pour nous disciples de Jésus, on retient ce que saint Paul dit aux Romains : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste ». (Romains 5, 19) Le mal est entré dans le monde par un seul  et il est vaincu par un seul, le Christ.  Le rôle de Sauveur de Jésus ne se comprend qui si on porte notre regard sur cette réalité du mal et de son origine.  Face à la présence du mal, nous sommes invités à reconnaître en Jésus Ressuscité celui qui est plus fort que le mal et qui vient nous en libérer.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les forces du mal à l'œuvre </span>       <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix. Il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal provient alors d'une cause extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.        <br />
              <br />
       Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan. Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.       <br />
              <br />
       Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi Satan travaillerait contre lui-même.  « C'est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations » dit Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le refus du salut </span>       <br />
              <br />
       Il y a une libération qui paraît quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?       <br />
              <br />
       On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remords. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà ce que serait le péché contre l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.       <br />
              <br />
       Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.         <br />
              <br />
       Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester. C’est ce qui arrive trop souvent.        <br />
              <br />
       Dans la nouvelle version du <span style="font-style:italic">Notre Père</span> déjà utilisée en France (et qui le sera bientôt  au Canada), on dit à Dieu  « Ne nous laisse pas entrer en tentation » et non seulement « Ne nous soumets pas à la tentation ».  Cette nuance met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans notre combat contre le mal : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.        <br />
              <br />
       Je nous souhaite, en terminant, que Jésus soit toujours pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance. Et je vous invite à répéter souvent la prière ancienne dite <span style="font-style:italic">Prière de Jésus</span> « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        5 juin 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!--On dit que dans une homélie, il est bon d'avoir un fil directeur, un idée qu'on développe à partir des lectures faites. Ce matin, ce qu'il est possible de faire c'est de mettre en arrière-fond une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'oeuvre dans le monde et dans nos vies. Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Béelzéboul et sur le péché contre l'Esprit Saint.        <br />
              <br />
       I - Le combat perdu de notre père Adam       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       II - Les forces du mal à l'oeuvre       <br />
              <br />
              <br />
       II - Les pièges de nos choix        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance » (Gn 3, 9-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,       <br />
         le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :       <br />
       « Où es-tu donc ? »       <br />
         Il répondit :       <br />
       « J’ai entendu ta voix dans le jardin,       <br />
       j’ai pris peur parce que je suis nu,       <br />
       et je me suis caché. »       <br />
         Le Seigneur reprit :       <br />
       « Qui donc t’a dit que tu étais nu ?       <br />
       Aurais-tu mangé de l’arbre       <br />
       dont je t’avais interdit de manger ? »       <br />
         L’homme répondit :       <br />
       « La femme que tu m’as donnée,       <br />
       c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,       <br />
       et j’en ai mangé. »       <br />
         Le Seigneur Dieu dit à la femme :       <br />
       « Qu’as-tu fait là ? »       <br />
       La femme répondit :       <br />
       « Le serpent m’a trompée,       <br />
       et j’ai mangé. »       <br />
         Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :       <br />
       « Parce que tu as fait cela,       <br />
       tu seras maudit parmi tous les animaux       <br />
       et toutes les bêtes des champs.       <br />
       Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière       <br />
       tous les jours de ta vie.       <br />
         Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,       <br />
       entre ta descendance et sa descendance :       <br />
       celle-ci te meurtrira la tête,       <br />
       et toi, tu lui meurtriras le talon. »       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
              <br />
       R/ Près du Seigneur, est l’amour ;                <br />
       près de lui, abonde le rachat. (129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons » (2 Co 4, 13 – 5, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
         l’Écriture dit :       <br />
       J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.       <br />
       Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,       <br />
       nous croyons,       <br />
       et c’est pourquoi nous parlons.       <br />
         Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus       <br />
       nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,       <br />
       et il nous placera près de lui avec vous.       <br />
         Et tout cela, c’est pour vous,       <br />
       afin que la grâce, plus largement répandue       <br />
       dans un plus grand nombre,       <br />
       fasse abonder l’action de grâce       <br />
       pour la gloire de Dieu.       <br />
         C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,       <br />
       et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,       <br />
       l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.       <br />
         Car notre détresse du moment présent est légère       <br />
       par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle       <br />
       qu’elle produit pour nous.       <br />
         Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,       <br />
       mais à ce qui ne se voit pas ;       <br />
       ce qui se voit est provisoire,       <br />
       mais ce qui ne se voit pas est éternel.       <br />
         Nous le savons, en effet,       <br />
       même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,       <br />
       est détruit,       <br />
       nous avons un édifice construit par Dieu,       <br />
       une demeure éternelle dans les cieux       <br />
       qui n’est pas l’œuvre des hommes.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       je les attirerai tous à moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 12, 31b-32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
                 En ce temps-là,       <br />
         Jésus revint à la maison,       <br />
       où de nouveau la foule se rassembla,       <br />
       si bien qu’il n’était même pas possible de manger.       <br />
         Les gens de chez lui, l’apprenant,       <br />
       vinrent pour se saisir de lui,       <br />
       car ils affirmaient :       <br />
       « Il a perdu la tête. »       <br />
              <br />
                 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :       <br />
       « Il est possédé par Béelzéboul ;       <br />
       c’est par le chef des démons       <br />
       qu’il expulse les démons. »       <br />
         Les appelant près de lui,       <br />
       Jésus leur dit en parabole :       <br />
       « Comment Satan peut-il expulser Satan ?       <br />
         Si un royaume est divisé contre lui-même,       <br />
       ce royaume ne peut pas tenir.       <br />
         Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,       <br />
       ces gens ne pourront pas tenir.       <br />
         Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,       <br />
       il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.       <br />
         Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort       <br />
       et piller ses biens,       <br />
       s’il ne l’a d’abord ligoté.       <br />
       Alors seulement il pillera sa maison.       <br />
         Amen, je vous le dis :       <br />
       Tout sera pardonné aux enfants des hommes :       <br />
       leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.       <br />
         Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,       <br />
       il n’aura jamais de pardon.       <br />
       Il est coupable d’un péché pour toujours. »       <br />
         Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :       <br />
       « Il est possédé par un esprit impur. »       <br />
              <br />
                 Alors arrivent sa mère et ses frères.       <br />
       Restant au-dehors, ils le font appeler.       <br />
         Une foule était assise autour de lui ;       <br />
       et on lui dit :       <br />
       « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :       <br />
       ils te cherchent. »       <br />
         Mais il leur répond :       <br />
       « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »       <br />
         Et parcourant du regard       <br />
       ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,       <br />
       il dit :       <br />
       « Voici ma mère et mes frères.       <br />
         Celui qui fait la volonté de Dieu,       <br />
       celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a838.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année C : « À cause de son grand amour »  (Luc 7, 36-8, 3)</title>
   <updated>2018-05-04T03:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-A-cause-de-son-grand-amour-Luc-7-36-8-3_a715.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9471678-15194941.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-06-07T16:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année C le 12 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Samuel 12, 7-10.13, Galates 2, 16.19-21 et Luc 7, 36-8, 3.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471678-15194941.jpg?v=1463405274" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année C : « À cause de son grand amour »  (Luc 7, 36-8, 3)" title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année C : « À cause de son grand amour »  (Luc 7, 36-8, 3)" />
     </div>
     <div>
      Vous connaissez ce qu’est le langage non-verbal. C’est une façon très répandue de faire connaître ses réactions, ses sentiments, de faire passer des messages.        <br />
              <br />
       Les gens qui sont très expressifs utilisent beaucoup plus le langage verbal : ils s’expriment dans des mots, des paroles, des commentaires etc. Ils sont souvent bien volubiles au téléphone.        <br />
              <br />
       Alors que les gens moins expressifs en paroles s’expriment aussi et bien souvent sans paroles, de façon non-verbale. C'est le cas de la pécheresse dont nous parle l'évangile de ce jour.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène de l’évangile</span>       <br />
              <br />
       Hé bien! la scène que rapporte saint Luc dans l’évangile qu’on vient de lire est un tableau où il y a peu de paroles, mais c’est un tableau qui nous parle beaucoup, si on prend la peine de s’y arrêter. L’enseignement qu’on peut en retirer est tellement lié à l’action qui s’y déroule qu’on ne peut le séparer de celle-ci.       <br />
              <br />
       Notre évangile s’ouvre sur une scène muette. Il n’y a que des gestes silencieux, personne ne parle. Une femme entre avec un vase d’huile parfumée. Elle se recroqueville aux pieds de Jésus, les baigne de ses larmes, les essuie avec ses cheveux, les asperge de parfum. Il s’agit certainement d’une prostituée, car alors c’était le sens du terme « pécheresse » appliqué à une femme.       <br />
              <br />
       Le regard est ensuite dirigé vers le pharisien qui avait invité Jésus à dîner. La scène est toujours muette, mais seulement en apparence Le pharisien se parle à lui-même intérieurement.  Il se dit, en voyant cela « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse ».        <br />
              <br />
       Jésus a deviné par le regard, par le langage non-verbal du pharisien, ce qu’il pense. Il prend alors la parole pour donner son avis sur ce que vient de faire la femme et sur les pensées du pharisien. Il le fait à travers une parabole, une petite histoire.       <br />
              <br />
        Un créancier avait deux débiteurs. L’un devait une grosse somme d’argent – 500 pièces d’argent - l’autre une petite – 50 pièces. Ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser. Aors leur maître a effacé leur dette. « Lequel des deux l’aimera davantage? » demande Jésus à Simon le pharisien : « C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble ».  « Tu as raison » lui dit Jésus.        <br />
              <br />
       Puis se tournant vers la femme il fait remarquer au pharisien qu’il n’a rien fait de spécial pour le recevoir alors que la femme n’arrête pas de lui parfumer les pieds. « Je te le dis, conclut Jésus, si ses nombreux péchés son pardonnés, c’est à cause de son grand amour ». Et s’adressant à la femme il lui dit « Tes péchés sont pardonnés ».       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       II – L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette scène si ce n’est la conversion de la pécheresse qu’on peut mettre en parallèle avec celle de David que nous raconte la première lecture.       <br />
              <br />
       Qu’ont en commun ces conversions? La conversion étant un point d’arrivée d’un cheminement, elle oblige à laisser son péché, sa vie désordonnée, bien sûr, mais on oublie hélas! trop souvent, que c’est n’est qu’une conséquence.       <br />
              <br />
       La conversion c’est aussi et surtout la découverte d’un trésor caché qui remplit d’amour et de bonheur comme dans la parabole de la perle précieuse que vous connaissez bien. Ce qui est au départ de la conversion c’est la rencontre amoureuse de Jésus qui donne la force de changer. C’est ce qui est arrivé à la pécheresse,  à tous les convertis et à tous ceux et celles qui, comme nous, veulent se convertir sans cesse.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce que Jésus dit de la pécheresse au pharisien : « Si ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour ». Cette femme, comme nous tous et toutes du reste, était à la recherche du bonheur et se rendait compte que la vie qu’elle menait ne la rendait pas heureuse, qu’elle laissait une insatisfaction et un vide profond dans le cœur.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       La conversion à chaque jour de notre vie est un chemin de bonheur et d’une vie pleine. Ce n’est pas quelque chose de triste que de croire à Jésus, de le fréquenter, de le prier, de le rencontrer, mais c’est quelque chose d’extrêmement joyeux et agréable. C’est ce qui a fait dire au pape François dans une homélie (10 mai 2013) que le chrétien et la chrétienne doivent offrir un visage « joyeux » et non « une face de piment au vinaigre »,  nous encouragent à demander au Seigneur la joie chrétienne,  car  « le chrétien est une homme ou une femme de joie ». Cette joie continue le pape réside «  dans la certitude que Jésus est avec nous. Le chrétien joyeux est quelqu’un qui est sûr que Jésus est avec lui et que Jésus est avec le Père ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que nos Eucharisties  dominicales reflètent de plus en plus la joie d’avoir trouvé le trésor caché, que nos chants et notre participation soient joyeux, légers et simples pour la plus grande gloire de Dieu.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 juin 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-A-cause-de-son-grand-amour-Luc-7-36-8-3_a715.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)</title>
   <updated>2016-03-20T04:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-femme-adultere-la-personne-d-abord-Jean-8-1-11_a699.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967361-14226830.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-08T15:15:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C le 13 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967361-14226830.jpg?v=1455759284" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      Accueillir la nouveauté du don que Dieu nous fait de sa miséricorde pour les personnes quelles qu'elles soient, peu importe leurs erreurs, leurs fautes, leurs péchés. Voilà en une phrase le fil qui relie merveilleusement les trois lectures de l’Écriture que nous venons d’entendre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, l’extrait de l’évangile de saint Jean qui raconte l’épisode de la femme adultère est un texte qui nous frappe droit au coeur, mais il ne doit pas être séparé des deux autres lectures qui nous permettent de le mieux saisir et comprendre.        <br />
              <br />
       Commençons par ces deux lectures qui permettent d’éclairer avec bonheur l’épisode de la femme adultère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La lecture d’Isaïe et celle de saint Paul</span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, le prophète Isaïe proclame la nouveauté continuelle de l’action de Dieu: « Ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas? ».        <br />
              <br />
       Voilà où doit se porter notre attention comme chrétien croyant : regarder en avant avec confiance. Saint Paul l'avait bien compris. Aux aux chrétiens de la ville de Philippes qu’il aimait bien, il confie  qu’il a été saisi par le Christ et qu’il est comme un athlète qui compétitionne sans jamais regarder en arrière, mais tendu vers en avant poursuivant sa course à la suite de Jésus, enflammé d’un amour tenace et sans cesse en action.       <br />
              <br />
       Cet exemple de saint Paul illustre que, pour nous aussi. le chemin qui est le nôtre à la suite du Christ n’est jamais terminé et il ne peut se mesurer à partir de nos péchés, de nos fautes, de nos échecs,  mais à partir du regard de Dieu sur chacun de nous, sur la personne d'abord et non sur ses péchés.        <br />
              <br />
       C’est ici que l’épisode de la femme adultère apporte une lumière bienvenue et nous éclaire sur l’ampleur et la richesse du regard de Dieu sur nous.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La scène de la femme adultère </span>       <br />
              <br />
       Revoyons cette scène.        <br />
              <br />
       D’un côté, les pharisiens défenseurs des règles et des valeurs de leur religion, des gens sincères et fidèles aux obligations de leur loi. De l’autre côté, une femme qui a chuté et a commis une erreur qu’ils jugent irréparable et qui attend d'être lapidée.        <br />
              <br />
       Entre les deux, Jésus qui se trouve comme assis entre deux chaises. S’il ne condamne pas cette femme adultère, il méprise les commandements de Dieu. S’il le fait, il manque à cette miséricorde de Dieu dont il est le messager.        <br />
              <br />
       Jésus surprend tout le monde en se situant en dehors de ce dilemme, en le dépassant d’une façon qui est pour nous un enseignement précieux : &quot;Dieu ne regarde pas seulement les actes, mais il regarde les personnes&quot;. Sur cette pauvre femme écrasée devant ses accusateurs, Jésus porte un regard qui manifeste que la miséricorde de Dieu n’a pas de limites. Elle dépasse les fautes, les erreurs et voit le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus rappelle à la femme cette bonté de Dieu qui ne condamne personne. « Personne ne t’a condamnée?» « Personne, Seigneur. » « Moi non plus je ne te condamnerai pas. »  Est-ce à dire que Jésus favorise le péché? Loin de là,  car il poursuit en invitant la femme à se laisser habiter désormais par la grâce de Dieu qu’elle a retrouvée. « Va et ne pèche plus! ». Jésus condamne le péché, mais pas le pécheur.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’actualité du message</span>       <br />
              <br />
       C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »       <br />
              <br />
       Dieu regarde avec amour chacun et chacune de nous. Il ne l’écrase pas, il lui tend toujours la main. Il l’invite à regarder en avant car il peut faire toutes choses nouvelles. L’espérance de devenir meilleur n’est pas un leurre. Elle est le moteur de toute notre vie chrétienne. Nous pouvons, malgré nos fautes, regarder en avant comme saint Paul et accueillir la nouveauté de la miséricorde de Dieu qui peut faire passer « des routes dans le désert, des fleuves dans les terres arides » comme dit le prophète Isaïe dans la première lecture.        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Dieu dit, comme le fait Jésus à la femme adultère, « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration eucharistique, nous nous sommes reconnus comme pécheurs dans l’Acte pénitentiel. Pécheurs nous le sommes, mais pécheurs aimés de Dieu qui regarde les cœurs de ses enfants. Que cette messe soit pour nous un moment intense de communion avec Jésus qui, toujours vivant, continue d’intercéder pour nous auprès de Dieu notre père dans la gloire du ciel que je nous souhaite à tous et à toutes.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 mars 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-femme-adultere-la-personne-d-abord-Jean-8-1-11_a699.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2021-06-17T02:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a646.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7952037-12362562.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-26T22:12:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 28 juin 2015 pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B. Textes: Sagesse 1, 13-15; 2, 23-24, 2 Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7952037-12362562.jpg?v=1435323121" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez bien écouté la lecture plus longue de cet évangile très intéressant où l’on voit deux personnes, une vielle femme et une jeune fille, écrasées l’une par une maladie qui la handicape horriblement depuis 12 ans et l’autre par une mort subite inexplicable. Voilà la mise en scène des plus parlantes pour nous aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La présence du mal dans le monde </span>       <br />
              <br />
       Parce que ces situations malheureuses du temps de Jésus ne sont pas uniquement du passé. Il y a encore aujourd’hui beaucoup de gens qui se sentent écrasés dans notre monde. Le mal n’est hélas! pas disparu du décor.        <br />
              <br />
       Des germes de mort nous entourent, des forces de mal et de mort sont toujours actives et nous touchent de partout comme, par exemple, ces attentats qui viennent d’avoir lieu en France, en Tunisie et au Koweit, comme ces accidents de la route qui fauchent des jeunes vies, comme ces peines d’amour où l’un des partenaires se sent repoussé par l’autre, malheurs comme les divorces, l’avortement, malheurs en relation avec la société qui rend la vie difficile à certaines personnes, malheurs des suicides chez les jeunes, de la drogue, de la consommation exagérée d’alcool, malheurs de la pollution que vient de dénoncer le  pape François dans son <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/Laudato-Si-du-pape-Francois-une-encyclique-qui-fera-l-histoire-comme-Rerum-Novarum-du-pape-Leon-XIII_a188.html">Encyclique Laudato si</a>, malheurs de ces personnes migrantes vers l’Europe sur des bateaux surchargés etc.        <br />
              <br />
       Toutes ces forces de mal et de mort nous touchent nous aussi d'une certaine façon et ainsi nous nous sentons proches de cette vieille femme et de cette jeune fille qui se sentent écrasées et que Jésus accueillera et libérera. Pourquoi?        <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Jésus : dispensateur de vie</span>       <br />
              <br />
       Parce que Jésus est le dispensateur de la vie que Dieu nous donne.        <br />
              <br />
       En effet, le message qu’il y a dans ces deux guérisons c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal, il est pour la vie comme nous le lisons dans la première lecture : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il a créé toute choses pour quelles subsistent »       <br />
              <br />
       Et dans l’évangile qu’on vient de lire c’est cela que nous enseignent la vieille femme guérie de sa maladie  et la jeune fille ramenée à la vie. Toutes le deux rencontrent en Jésus, celui qui qui est l’envoyé de Dieu qui apporte la vie. Sa mission dans le monde c’est de donner la vie. Saint Jean dans son évangile lui fera dire « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance »« (Jean 10, 10).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Mes frères et sœurs, cette vie que Jésus apporte n’est pas seulement la vie après la vie, la vie du ciel, c’est la vie dans la vie, je dirais, la vie maintenant. Comment la trouver cette vie dans la vie?        <br />
              <br />
       On va la trouver si on prend la peine de s'approcher de Jésus.  Regardons encore nos deux personnages de l'évangile.       <br />
              <br />
       La vieille femme met sa confiance de façon absolue et même un peu naïve en Jésus « Si je parviens à le toucher, je serai sauvée » et Jésus lui dit en la guérissant « Ma fille, ta foi t’a sauvée ». De même le père de la jeune fille, Jaïre, se déplace avec audace pour venir confier son malheur à Jésus : « Ma petite fille se meurt » et Jésus lui dit « Ne crains pas, crois seulement » et il redonne la vie à la jeune fille.       <br />
              <br />
       Les croyants et les croyantes  que nous sommes, malgré les malheurs autour d'eux, sont des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort,  des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent  de diverses façon pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est avec Jésus que nous pouvons affronter les forces de mort autour de nous. Dans cette Eucharistie, nous nous nourrissons du pain de la vie pour devenir à notre tour des donneurs et des donneuses de vie comme Jésus. C’est ce que je nous souhaite à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       28 juin 2015       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a646.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A</title>
   <updated>2014-03-13T01:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6395446-9647087.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-03-08T22:26:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 1er dimanche du Carême de l'Année A par monsieur le chanoine Marc Bouchard à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le 9 mars 2014. Textes des lectures: Genèse 2,7-9;3,1-7a ; Romains 5,12-19 et Mathieu 4,1-11     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6395446-9647087.jpg?v=1394314996" alt="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" title="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" />
     </div>
     <div>
      Voilà que, comme chaque année, l’Église nous invite à entrer en carême. Une démarche qui fait peut-être sourire bien des gens et dont les médias ne parlent plus. Pourtant, le carême revient, à chaque printemps et il annonce, prépare la fête chrétienne par excellence, Pâques, une fête que tout le monde va célébrer et avec joie.       <br />
              <br />
       À la messe des prochains dimanches, cinq récits évangéliques vont être proposés à notre réflexion, à notre prière : les tentations de Jésus, la transfiguration, la rencontre de la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare. C’est depuis les débuts de l’Église que ces évangiles sont expliqués aux catéchumènes, à ceux et celles qui se préparent au baptême célébré dans la nuit de Pâques, cinq récits qui leur font connaitre celui qu’ils ont pris la décision de suivre.       <br />
              <br />
       Cinq évangiles qui vont nous parler, à nous disciples de Jésus, nous rappeler qu’être baptisés est un appel incessant à nous mettre à sa suite, à marcher avec lui. Si nous voulons demeurer disciples du Seigneur dans ce contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il est bon de profiter de cette démarche du carême pour affermir la foi de notre baptême.       <br />
              <br />
       Pour nous y introduire, l’Église par la liturgie de ce premier dimanche nous fait lire trois textes des Saintes Écritures, des Paroles qui peuvent nourrir notre réflexion, notre prière, et éclairer notre vie de chaque jour. Le récit de saint Matthieu sur les  tentations de Jésus au désert ; un passage de la lettre de saint Paul aux Romains où sont mis en parallèle Adam et Jésus ; et ce récit toujours étonnant du livre de la Genèse nous racontant la faute d’Adam et Ève.       <br />
              <br />
       Les tentations de Jésus… Avant d’entreprendre la mission qui lui est confiée, mission dont il a pris peu à peu conscience et dont il voit de plus en plus où ça peut le conduire, Jésus sent le besoin de se retirer à l’écart. Durant quarante jours, précise le récit, le temps que Jésus se donne pour s’interroger sur lui-même et sur ce que sera sa vie. Comment va-t-il répondre à cet appel qui l’habite, lui, homme de Nazareth, de Galilée ? Comment va-t-il s’y prendre pour interpeller tous ces gens, que la vie va lui faire rencontrer, pour leur révéler que Dieu est leur Père, un Père qui les aime ?        <br />
              <br />
       Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim, dit le récit, qui donne aussitôt la parole au tentateur : Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain. Non, lui répond Jésus. Il refuse carrément d’utiliser pour lui-même, pour son bien-être personnel ce pouvoir qui est en lui. C’est pour les autres qu’il le fera ! N’est-ce pas ce que diront le miracle de la multiplication des pains, et aussi l’institution de l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Une deuxième tentation : le démon propose à Jésus de l’amener sur le sommet du temple et devant la foule, toujours nombreuse, de se jeter en bas, assuré que les anges de Dieu vont le sauver. Un prodige qui va attirer l’attention sur lui. Jésus ne s’est pas laissé prendre par le jeu du sensationnel. C’est vrai qu’il fera des miracles, et en grand nombre, mais ce sera toujours pour sortir des gens d’une situation difficile, apporter du bonheur, ce sera toujours aussi pour appeler à la foi.       <br />
       Le démon intervient une troisième fois et c’est pour suggérer à Jésus de s’engager à la conquête du monde, donc de prendre la voie de la puissance, du pouvoir, de la gloire. C’est d’ailleurs ce que beaucoup de ses concitoyens attendaient du Messie ; cet appel lui sera adressé plus d’une fois, même par certains de ses disciples. La liturgie de la Semaine Sainte va nous rappeler que Jésus a préféré se faire serviteur, il lavera les pieds de ses disciples ; il se fera même le serviteur souffrant, il mourra sur une croix. Une route difficile, exigeante qui le mènera au matin de Pâques, à la gloire de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Comme première lecture, on nous a fait entendre le récit de la tentation d’Adam et Ève au paradis. Nous savons bien qu’il ne s’agit pas là d’un récit historique, les auteurs du livre de la Genèse n’étaient pas des historiens. Ils se sont servis de belles images pour faire comprendre à leurs lecteurs d’hier et d’aujourd’hui, pour nous faire voir et comprendre la présence du mal dans notre vie, dans la vie du monde et nous indiquer comment nous en libérer.        <br />
              <br />
       Ce récit ne veut vraiment pas orienter notre attention sur un fruit quelconque ou sur quelque rapport sexuel interdit. Il nous renvoie à cette tentation si souvent présente dans la vie de toute personne humaine, dans notre vie, celle de vouloir devenir comme des dieux. Le texte le dit clairement : Vous serez comme des dieux. Le « Vous » dont il est question, c’est Adam et Ève, mais Adam et Ève, c’est l’humanité, toute l’humanité, et c’est nous.        <br />
              <br />
       La tentation importante, dans la vie d’un baptisé, ce n’est pas la gourmandise ou la paresse ou l’orgueil ou la domination des autres. La tentation la plus grave pour un baptisé porte précisément sur sa relation filiale avec Dieu. C’est évident que l’adversaire de Dieu attaque aujourd’hui les baptisés, plus que jamais, sur leur qualité de croyants, de croyantes, sur leur foi. Le tentateur essaie et il réussit trop souvent à les persuader qu’ils doivent s’appuyer sur leurs propres façons de voir et se contenter des nourritures terrestres.        <br />
              <br />
       Il faut bien constater que le travail, les études, l’argent, le sport, les amusements et même une vie humainement honnête prennent souvent, dans la vie des baptisés, la place de la Table de la Parole, de la Table de l’Eucharistie, là où ils sont invités à se nourrir. Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, dit Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
              <br />
       La tentation contre la foi, la tentation d’oublier Dieu, de faire comme s’il n’existait pas, sûrement une tentation de notre époque et de nos milieux. Se dire athée aujourd’hui ne cause aucun problème, ça se dit sans aucune gêne. On découvre qu’on peut très bien vivre sans Dieu. Et si on dit croire en Dieu, on ne veut surtout pas qu’il dérange et alors on rejette toute religion, ne voyant là rien d’intéressant, rien d’utile.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul met en opposition Adam et Jésus. Par Adam, le péché est entré dans le monde, mais avec Jésus nous entrons dans le refus du mal sous toutes ses formes, nous entrons dans le monde de la grâce et de la gratuité, dans le monde de la réconciliation, de l’amour.       <br />
               <br />
       Ne faisons pas du carême un simple exercice de prière, de pénitence, de partage.  Notre manière personnelle de vivre le carême doit nous faire entrer davantage dans ce monde que le Fils de Dieu est venu recréer. Il ne faut pas que nous ignorions l’appel que le Seigneur nous adresse par cette démarche du carême. Face à l’athéisme qui se répand autour de nous, que le carême de cette année affermisse notre foi en Jésus, lui seul peut nous sauver en nous apprenant à faire large place dans notre vie à Dieu, son Père et notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html" />
  </entry>
</feed>
