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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:33:13+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »</title>
   <updated>2024-09-24T22:47:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-09-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B le 29 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 11, 25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.45.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602500-57034351.jpg?v=1626441567" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur des textes d'aujourd'hui nous est donné par la première lecture du livre des Nombres où Eldad et Médad  (avis aux parents en recherche de prénoms originaux) où Eldad et Médad, dis-je, prophétisent  dans le camp des Israélites. Josué demande de les arrêter et Moïse, le libérateur d'Israël, répond "Serais-tu jaloux pour moi?" et il souhaite que tout le peuple, à l'instar d'Eldad et Médad devienne un peuple de prophètes et que le Seigneur mette son esprit sur tous.       <br />
              <br />
       C'est sur le même terrain que nous amène la première partie du texte de l'évangile qui vient d'être lu. Nous nous limiterons à cette partie, car le reste de l'évangile sur le scandale mériterait une autre homélie. Dans le texte retenu, à propos, de quelqu'un qui vient de chasser les esprits mauvais, Jésus dit aux Apôtres qui veulent l'en empêcher : "N'empêchez pas celui qui agit en mon nom".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Dieu, de Jésus", voilà le message des lectures d'aujourd'hui. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Les gestes posés</span>       <br />
              <br />
       Tous les baptisés, comme dit saint Paul aux Romains,  reçoivent de l’Esprit des dons qui diffèrent selon la grâce qui leur est accordée (Romains 12, 6). Et Dieu répand ces dons à profusion selon la vocation de chaque personne.        <br />
              <br />
       On constate que les gestes et les actions des personnes remplies de la présence de l'Esprit suscitent parfois étonnement et interrogations. Ce ne sont pas alors des gestes anonymes. On dirait qu'ils échappent aux personnes. Ils sont qualifiés de "miracles" par Jésus à propos des esprits mauvais qui sont chassés.  J'ai connu quelqu'un dans cette situation où il exerçait une ministère particulier de guérison qu'il n'avait pas recherché. Il s'agit du Père <a class="link" href="https://emilientardif.rcmission.net/">Émilien Tardif</a> m.s.c. prédicateur reconnu dans le monde entier. Pour les québécois, on peut penser aussi au saint Frère André, thaumaturge qui remettait à Dieu à travers saint Joseph tout le crédit des faveurs qu'il obtenait.       <br />
              <br />
       Mais, ne nous méprenons pas, ce sont aussi des gestes de la vie ordinaire qui sont remplies de la présence de l'Esprit comme donner un verre d'eau  dit Jésus : "Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de vote appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Jésus"  dans l'Esprit ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est d'abord laisser apparaître dans la vie de tous les jours  la source où on s'abreuve. Dans ta famille, auprès des gens que tu rencontres, dans tes intérêts et tes loisirs, tu laisses transparaître, même lorsque tu n'y penses pas, cette source qui est en toi. Ton appartenance au Christ n'est pas une fantaisie, mais elle est ta vie. Tu peux vraiment dire alors comme saint Paul "Ma vie c'est le Christ" (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 1, 21). Tu peux, sans orgueil et avec humilité, affirmer  que tu agis "au nom de Jésus" parce que tu l'as laissé prendre toute la place en toi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le secret de l'union à Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut se reconnaître pécheur. il est nécessaire de se redire souvent "Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi, pécheur" (Formule de la tradition orientale de la "prière de Jésus" dans les <span style="font-style:italic">Récits d'un pèlerin russe</span>). Le pape François rappelle fréquemment qu'il est lui-même pécheur et demande alors de prier pour lui. Il le fait presqu'à  chacune de ses interventions.        <br />
              <br />
       Quel modèle! En effet, "agir au nom de Jésus" ne nous mets pas sur un piédestal. Au contraire, cela nous enfouit dans le coeur du Christ miséricordieux et ouvre notre coeur de plus en plus à ceux et celles qui nous entourent et à ceux et celles des périphéries comme le souligne souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Pour avoir un coeur semblable à celui du Christ miséricordieux, il est nécessaire d'acquérir une liberté intérieure qui permette d'entrer dans ses sentiments. Ce cheminement vers une liberté intérieure de plus en plus grande passe par des renoncements difficiles parfois, mais... "si ta main t'entraîne au péché, dit Jésus, coupe-la, si ton pied fait de même, coupe-le". Ces phrases ne sont pas à prendre à la lettre, bien sûr, mais dans leur expression imagée, elles nous donnent le ton : celui d'une volonté ferme de suivre Jésus, d'être à son écoute avant tout.       <br />
              <br />
       Saint Jacques dans la deuxième lecture redit la même chose dans des termes très puissants. "Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe ".        <br />
              <br />
       Ces exhortations sont des invitations à cultiver la liberté intérieure dont je parlais. Les possessions humaines: talents, argent, renommée etc. toutes bonnes qu'elle soient, peuvent éloigner du chemin de l'imitation et de l'union  à Jésus. C'est pourquoi, il faut demander au Seigneur qu'elles ne deviennent jamais notre raison de vivre car nous n'avons qu'une demeure et elle est dans les cieux auprès du Père (cf. <span style="font-style:italic">Philippiens</span> 3, 20)..       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Le chemin de la reconnaissance de la primauté de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour arriver à progresser sur le chemin de notre union au Christ, la prière est une des voies privilégiées. Se recueillir soit en privé soit en groupe autour de la Parole de Dieu nourrit notre proximité avec Jésus. La prière ainsi  permet d'entendre dans notre coeur les inspirations que Jésus lui-même y met.        <br />
              <br />
       Et alors, nous pouvons, avec modestie et en toute confiance, aller "au nom de Jésus" qui nous envoie et qui nous donne les dons nécessaires à cet envoi. Le baptisé est toujours quelqu'un qui est en mission, envoyé non pour parler de lui, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, celle de Jésus, Seigneur, ressuscité des morts et toujours vivant.        <br />
              <br />
       Et c'est avec joie que nous reprenons la confession de foi dans l'hymne célèbre de la lettre aux Phillippiens  : "C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom,  afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 2, 9-11) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de nos lectures nous a menés sur la route "au nom de  Jésus". Oui, c'est toujours "en son nom" que le baptisé proclame sa foi dans la vie à ras de terre, dans le quotidien.        <br />
              <br />
       Que ce parcours s'incarne maintenant au cours de cette Eucharistie dans les gestes et les paroles de la célébration eucharistique  où le prêtre "agissant au nom du Christ" (i[Décret sur le Ministères et la Vie des prêtres] de Vatican II n. 2 et n. 12) refait les  gestes et redit les paroles mêmes de  Jésus qui ainsi continue d'être le coeur et la vie de la communauté et de chaque fidèle qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       24 septembre 2024</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 septembre 2015  et 26 septembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       pour parler avec Moïse.       <br />
       Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,       <br />
       et le mit sur les 70 anciens.       <br />
       Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,       <br />
       mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
           Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;       <br />
       l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.       <br />
       L’esprit reposa sur eux ;       <br />
       eux aussi avaient été choisis,       <br />
       mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,       <br />
       et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.       <br />
           Un jeune homme courut annoncer à Moïse :       <br />
       « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »       <br />
           Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,       <br />
       prit la parole :       <br />
       « Moïse, mon maître, arrête-les ! »       <br />
           Mais Moïse lui dit :       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ?       <br />
       Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
       Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur. (Ps 18, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Aussi ton serviteur en est illuminé ;       <br />
       à les garder, il trouve son profit.       <br />
       Qui peut discerner ses erreurs ?       <br />
       Purifie-moi de celles qui m’échappent.       <br />
              <br />
       Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :       <br />
       qu’il n’ait sur moi aucune emprise.       <br />
       Alors je serai sans reproche,       <br />
       pur d’un grand péché.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Vous autres, maintenant, les riches !       <br />
       Pleurez, lamentez-vous       <br />
       sur les malheurs qui vous attendent.       <br />
           Vos richesses sont pourries,       <br />
       vos vêtements sont mangés des mites,       <br />
           votre or et votre argent sont rouillés.       <br />
       Cette rouille sera un témoignage contre vous,       <br />
       elle dévorera votre chair comme un feu.       <br />
       Vous avez amassé des richesses,       <br />
       alors que nous sommes dans les derniers jours !       <br />
           Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers       <br />
       qui ont moissonné vos champs,       <br />
       le voici qui crie,       <br />
       et les clameurs des moissonneurs       <br />
       sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.       <br />
           Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,       <br />
       et vous vous êtes rassasiés       <br />
       au jour du massacre.       <br />
           Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,       <br />
       sans qu’il vous oppose de résistance.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Ta parole, Seigneur, est vérité ;       <br />
       dans cette vérité, sanctifie-nous.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :       <br />
       « Maître, nous avons vu quelqu’un       <br />
       expulser les démons en ton nom ;       <br />
       nous l’en avons empêché,       <br />
       car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
           celui qui n’est pas contre nous       <br />
       est pour nous.       <br />
           Et celui qui vous donnera un verre d’eau       <br />
       au nom de votre appartenance au Christ,       <br />
       amen, je vous le dis,       <br />
       il ne restera pas sans récompense.       <br />
              <br />
           Celui qui est un scandale, une occasion de chute,       <br />
       pour un seul de ces petits qui croient en moi,       <br />
       mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou       <br />
       une de ces meules que tournent les ânes,       <br />
       et qu’on le jette à la mer.       <br />
           Et si ta main est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-la.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,       <br />
       là où le feu ne s’éteint pas.       <br />
           Si ton pied est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.       <br />
           Si ton œil est pour toi une occasion de chute,       <br />
       arrache-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,       <br />
           là où le ver ne meurt pas       <br />
       et où le feu ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <updated>2022-03-23T12:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »</title>
   <updated>2021-09-20T19:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Au-nom-de-Jesus_a1027.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57702655-42716104.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-09-21T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B le 26 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 11, 25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.45.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57702655-42716104.jpg?v=1626441567" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur des textes d'aujourd'hui nous est donné par la première lecture du livre des Nombres où Eldad et Médad  (avis aux parents en recherche de prénoms originaux) où Eldad et Médad, dis-je, prophétisent  dans le camp des Israélites. Josué demande de les arrêter et Moïse, le libérateur d'Israël, répond "Serais-tu jaloux pour moi?" et il souhaite que tout le peuple, à l'instar d'Eldad et Médad devienne un peuple de prophètes et que le Seigneur mette son esprit sur tous.       <br />
              <br />
       C'est sur le même terrain que nous amène la première partie du texte de l'évangile qui vient d'être lu. Nous nous limiterons à cette partie, car le reste de l'évangile sur le scandale mériterait une autre homélie. Dans le texte retenu, à propos, de quelqu'un qui vient de chasser les esprits mauvais, Jésus dit aux Apôtres qui veulent l'en empêcher : "N'empêchez pas celui qui agit en mon nom".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Dieu, de Jésus", voilà le message des lectures d'aujourd'hui. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Les gestes posés</span>       <br />
              <br />
       Tous les baptisés, comme dit saint Paul aux Romains,  reçoivent de l’Esprit des dons qui diffèrent selon la grâce qui leur est accordée (Romains 12, 6). Et Dieu répand ces dons à profusion selon la vocation de chaque personne.        <br />
              <br />
       On constate que les gestes et les actions des personnes remplies de la présence de l'Esprit suscitent parfois étonnement et interrogations. Ce ne sont pas alors des gestes anonymes. On dirait qu'ils échappent aux personnes. Ils sont qualifiés de "miracles" par Jésus à propos des esprits mauvais qui sont chassés.  J'ai connu quelqu'un dans cette situation où il exerçait une ministère particulier de guérison qu'il n'avait pas recherché. Il s'agit du Père <a class="link" href="https://emilientardif.rcmission.net/">Émilien Tardif</a> m.s.c. prédicateur reconnu dans le monde entier. Pour les québécois, on peut penser aussi au saint Frère André, thaumaturge qui remettait à Dieu à travers saint Joseph tout le crédit des faveurs qu'il obtenait.       <br />
              <br />
       Mais, ne nous méprenons pas, ce sont aussi des gestes de la vie ordinaire qui sont remplies de la présence de l'Esprit comme donner un verre d'eau  dit Jésus : "Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de vote appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Jésus"  dans l'Esprit ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est d'abord laisser apparaître dans la vie de tous les jours  la source où on s'abreuve. Dans ta famille, auprès des gens que tu rencontres, dans tes intérêts et tes loisirs, tu laisses transparaître, même lorsque tu n'y penses pas, cette source qui est en toi. Ton appartenance au Christ n'est pas une fantaisie, mais elle est ta vie. Tu peux vraiment dire alors comme saint Paul "Ma vie c'est le Christ" (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 1, 21). Tu peux, sans orgueil et avec humilité, affirmer  que tu agis "au nom de Jésus" parce que tu l'as laissé prendre toute la place en toi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le secret de l'union à Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut se reconnaître pécheur. il est nécessaire de se redire souvent "Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi, pécheur" (Formule de la tradition orientale de la "prière de Jésus" dans les <span style="font-style:italic">Récits d'un pèlerin russe</span>). Le pape François rappelle fréquemment qu'il est lui-même pécheur et demande alors de prier pour lui. Il le fait presqu'à  chacune de ses interventions.        <br />
              <br />
       Quel modèle! En effet, "agir au nom de Jésus" ne nous mets pas sur un piédestal. Au contraire, cela nous enfouit dans le coeur du Christ miséricordieux et ouvre notre coeur de plus en plus à ceux et celles qui nous entourent et à ceux et celles des périphéries comme le souligne souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Pour avoir un coeur semblable à celui du Christ miséricordieux, il est nécessaire d'acquérir une liberté intérieure qui permette d'entrer dans ses sentiments. Ce cheminement vers une liberté intérieure de plus en plus grande passe par des renoncements difficiles parfois, mais... "si ta main t'entraîne au péché, dit Jésus, coupe-la, si ton pied fait de même, coupe-le". Ces phrases ne sont pas à prendre à la lettre, bien sûr, mais dans leur expression imagée, elles nous donnent le ton : celui d'une volonté ferme de suivre Jésus, d'être à son écoute avant tout.       <br />
              <br />
       Saint Jacques dans la deuxième lecture redit la même chose dans des termes très puissants. "Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe ".        <br />
              <br />
       Ces exhortations sont des invitations à cultiver la liberté intérieure dont je parlais. Les possessions humaines: talents, argent, renommée etc. toutes bonnes qu'elle soient, peuvent éloigner du chemin de l'imitation et de l'union  à Jésus. C'est pourquoi, il faut demander au Seigneur qu'elles ne deviennent jamais notre raison de vivre car nous n'avons qu'une demeure et elle est dans les cieux auprès du Père (cf. <span style="font-style:italic">Philippiens</span> 3, 20)..       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Le chemin de la reconnaissance de la primauté de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour arriver à progresser sur le chemin de notre union au Christ, la prière est une des voies privilégiées. Se recueillir soit en privé soit en groupe autour de la Parole de Dieu nourrit notre proximité avec Jésus. La prière ainsi  permet d'entendre dans notre coeur les inspirations que Jésus lui-même y met.        <br />
              <br />
       Et alors, nous pouvons, avec modestie et en toute confiance, aller "au nom de Jésus" qui nous envoie et qui nous donne les dons nécessaires à cet envoi. Le baptisé est toujours quelqu'un qui est en mission, envoyé non pour parler de lui, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, celle de Jésus, Seigneur, ressuscité des morts et toujours vivant.        <br />
              <br />
       Et c'est avec joie que nous reprenons la confession de foi dans l'hymne célèbre de la lettre aux Phillippiens  : "C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom,  afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 2, 9-11) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de nos lectures nous a menés sur la route "au nom de  Jésus". Oui, c'est toujours "en son nom" que le baptisé proclame sa foi dans la vie à ras de terre, dans le quotidien.        <br />
              <br />
       Que ce parcours s'incarne maintenant au cours de cette Eucharistie dans les gestes et les paroles de la célébration eucharistique  où le prêtre "agissant au nom du Christ" (<span style="font-style:italic">Décret sur le Ministères et la Vie des prêtre</span>s de Vatican II n. 2 et n. 12) refait les  gestes et redit les paroles mêmes de  Jésus qui ainsi continue d'être le coeur et la vie de la communauté et de chaque fidèle qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       26 septembre 2021</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 septembre 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       pour parler avec Moïse.       <br />
       Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,       <br />
       et le mit sur les 70 anciens.       <br />
       Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,       <br />
       mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
           Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;       <br />
       l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.       <br />
       L’esprit reposa sur eux ;       <br />
       eux aussi avaient été choisis,       <br />
       mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,       <br />
       et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.       <br />
           Un jeune homme courut annoncer à Moïse :       <br />
       « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »       <br />
           Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,       <br />
       prit la parole :       <br />
       « Moïse, mon maître, arrête-les ! »       <br />
           Mais Moïse lui dit :       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ?       <br />
       Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
       Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur. (Ps 18, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Aussi ton serviteur en est illuminé ;       <br />
       à les garder, il trouve son profit.       <br />
       Qui peut discerner ses erreurs ?       <br />
       Purifie-moi de celles qui m’échappent.       <br />
              <br />
       Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :       <br />
       qu’il n’ait sur moi aucune emprise.       <br />
       Alors je serai sans reproche,       <br />
       pur d’un grand péché.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Vous autres, maintenant, les riches !       <br />
       Pleurez, lamentez-vous       <br />
       sur les malheurs qui vous attendent.       <br />
           Vos richesses sont pourries,       <br />
       vos vêtements sont mangés des mites,       <br />
           votre or et votre argent sont rouillés.       <br />
       Cette rouille sera un témoignage contre vous,       <br />
       elle dévorera votre chair comme un feu.       <br />
       Vous avez amassé des richesses,       <br />
       alors que nous sommes dans les derniers jours !       <br />
           Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers       <br />
       qui ont moissonné vos champs,       <br />
       le voici qui crie,       <br />
       et les clameurs des moissonneurs       <br />
       sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.       <br />
           Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,       <br />
       et vous vous êtes rassasiés       <br />
       au jour du massacre.       <br />
           Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,       <br />
       sans qu’il vous oppose de résistance.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Ta parole, Seigneur, est vérité ;       <br />
       dans cette vérité, sanctifie-nous.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :       <br />
       « Maître, nous avons vu quelqu’un       <br />
       expulser les démons en ton nom ;       <br />
       nous l’en avons empêché,       <br />
       car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
           celui qui n’est pas contre nous       <br />
       est pour nous.       <br />
           Et celui qui vous donnera un verre d’eau       <br />
       au nom de votre appartenance au Christ,       <br />
       amen, je vous le dis,       <br />
       il ne restera pas sans récompense.       <br />
              <br />
           Celui qui est un scandale, une occasion de chute,       <br />
       pour un seul de ces petits qui croient en moi,       <br />
       mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou       <br />
       une de ces meules que tournent les ânes,       <br />
       et qu’on le jette à la mer.       <br />
           Et si ta main est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-la.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,       <br />
       là où le feu ne s’éteint pas.       <br />
           Si ton pied est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.       <br />
           Si ton œil est pour toi une occasion de chute,       <br />
       arrache-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,       <br />
           là où le ver ne meurt pas       <br />
       et où le feu ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Au-nom-de-Jesus_a1027.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)</title>
   <updated>2016-03-20T04:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-femme-adultere-la-personne-d-abord-Jean-8-1-11_a699.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967361-14226830.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-08T15:15:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C le 13 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967361-14226830.jpg?v=1455759284" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      Accueillir la nouveauté du don que Dieu nous fait de sa miséricorde pour les personnes quelles qu'elles soient, peu importe leurs erreurs, leurs fautes, leurs péchés. Voilà en une phrase le fil qui relie merveilleusement les trois lectures de l’Écriture que nous venons d’entendre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, l’extrait de l’évangile de saint Jean qui raconte l’épisode de la femme adultère est un texte qui nous frappe droit au coeur, mais il ne doit pas être séparé des deux autres lectures qui nous permettent de le mieux saisir et comprendre.        <br />
              <br />
       Commençons par ces deux lectures qui permettent d’éclairer avec bonheur l’épisode de la femme adultère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La lecture d’Isaïe et celle de saint Paul</span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, le prophète Isaïe proclame la nouveauté continuelle de l’action de Dieu: « Ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas? ».        <br />
              <br />
       Voilà où doit se porter notre attention comme chrétien croyant : regarder en avant avec confiance. Saint Paul l'avait bien compris. Aux aux chrétiens de la ville de Philippes qu’il aimait bien, il confie  qu’il a été saisi par le Christ et qu’il est comme un athlète qui compétitionne sans jamais regarder en arrière, mais tendu vers en avant poursuivant sa course à la suite de Jésus, enflammé d’un amour tenace et sans cesse en action.       <br />
              <br />
       Cet exemple de saint Paul illustre que, pour nous aussi. le chemin qui est le nôtre à la suite du Christ n’est jamais terminé et il ne peut se mesurer à partir de nos péchés, de nos fautes, de nos échecs,  mais à partir du regard de Dieu sur chacun de nous, sur la personne d'abord et non sur ses péchés.        <br />
              <br />
       C’est ici que l’épisode de la femme adultère apporte une lumière bienvenue et nous éclaire sur l’ampleur et la richesse du regard de Dieu sur nous.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La scène de la femme adultère </span>       <br />
              <br />
       Revoyons cette scène.        <br />
              <br />
       D’un côté, les pharisiens défenseurs des règles et des valeurs de leur religion, des gens sincères et fidèles aux obligations de leur loi. De l’autre côté, une femme qui a chuté et a commis une erreur qu’ils jugent irréparable et qui attend d'être lapidée.        <br />
              <br />
       Entre les deux, Jésus qui se trouve comme assis entre deux chaises. S’il ne condamne pas cette femme adultère, il méprise les commandements de Dieu. S’il le fait, il manque à cette miséricorde de Dieu dont il est le messager.        <br />
              <br />
       Jésus surprend tout le monde en se situant en dehors de ce dilemme, en le dépassant d’une façon qui est pour nous un enseignement précieux : &quot;Dieu ne regarde pas seulement les actes, mais il regarde les personnes&quot;. Sur cette pauvre femme écrasée devant ses accusateurs, Jésus porte un regard qui manifeste que la miséricorde de Dieu n’a pas de limites. Elle dépasse les fautes, les erreurs et voit le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus rappelle à la femme cette bonté de Dieu qui ne condamne personne. « Personne ne t’a condamnée?» « Personne, Seigneur. » « Moi non plus je ne te condamnerai pas. »  Est-ce à dire que Jésus favorise le péché? Loin de là,  car il poursuit en invitant la femme à se laisser habiter désormais par la grâce de Dieu qu’elle a retrouvée. « Va et ne pèche plus! ». Jésus condamne le péché, mais pas le pécheur.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’actualité du message</span>       <br />
              <br />
       C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »       <br />
              <br />
       Dieu regarde avec amour chacun et chacune de nous. Il ne l’écrase pas, il lui tend toujours la main. Il l’invite à regarder en avant car il peut faire toutes choses nouvelles. L’espérance de devenir meilleur n’est pas un leurre. Elle est le moteur de toute notre vie chrétienne. Nous pouvons, malgré nos fautes, regarder en avant comme saint Paul et accueillir la nouveauté de la miséricorde de Dieu qui peut faire passer « des routes dans le désert, des fleuves dans les terres arides » comme dit le prophète Isaïe dans la première lecture.        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Dieu dit, comme le fait Jésus à la femme adultère, « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration eucharistique, nous nous sommes reconnus comme pécheurs dans l’Acte pénitentiel. Pécheurs nous le sommes, mais pécheurs aimés de Dieu qui regarde les cœurs de ses enfants. Que cette messe soit pour nous un moment intense de communion avec Jésus qui, toujours vivant, continue d’intercéder pour nous auprès de Dieu notre père dans la gloire du ciel que je nous souhaite à tous et à toutes.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 mars 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-femme-adultere-la-personne-d-abord-Jean-8-1-11_a699.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)</title>
   <updated>2019-01-31T00:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Le-Pere-misericordieux-et-ses-deux-fils-Luc-15-1-3-11-32_a698.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967348-14226810.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-01T14:58:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C le 6 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes: Josué 5, 10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226810.jpg?v=1456427913" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous rappeler qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel et telle qu'il est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » comme le soulignait, avec raison, le pape François dans sa catéchèse lors de l’audience générale 24 février 2016 sur la place Saint-Pierre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mars 2016       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a>       <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226811.jpg?v=1456261384" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »</title>
   <updated>2018-09-23T23:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-9-38-43-5-47-48-En-mon-nom_a662.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8297115-12986277.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-22T13:48:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 26e dimanche du temps ordinaire 27 septembre 2015 Année B Textes: Nombres 11,25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.5.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8297115-12986277.jpg?v=1442925588" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur des textes d'aujourd'hui nous est donné par la première lecture du livre des Nombres où Eldad et Médad  (avis aux parents en recherche de prénoms originaux) où Eldad et Médad, dis-je, prophétisent  dans le camp des Israélites. Josué demande de les arrêter et Moïse, le libérateur d'Israël, répond &quot;Serais-tu jaloux pour moi?&quot; et il souhaite que tout le peuple, à l'instar d'Eldad et Médad devienne un peuple de prophètes et que le Seigneur mette son esprit sur tous.       <br />
              <br />
       C'est sur le même terrain que nous amène le texte de l'évangile qui vient d'être lu. À propos, de quelqu'un qui vient de chasser les esprits mauvais, Jésus dit aux Apôtres qui veulent l'en empêcher : &quot;N'empêchez pas celui qui agit en mon nom&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Agir au nom de Dieu, de Jésus&quot;, voilà le message des lectures d'aujourd'hui. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Les gestes posés</span>       <br />
              <br />
       Tous les baptisés, comme dit saint Paul aux Romains,  reçoivent de l’Esprit des dons qui diffèrent selon la grâce qui leur est accordée (Romains 12, 6). Et Dieu répand ces dons à profusion selon la vocation de chaque personne.        <br />
              <br />
       On constate que les gestes et les actions des personnes remplies de la présence de l'Esprit suscitent parfois étonnement et interrogations. Ce ne sont pas alors des gestes anonymes. On dirait qu'ils échappent aux personnes. Ils sont qualifiés de &quot;miracles&quot; par Jésus à propos des esprits mauvais qui sont chassés.  J'ai connu quelqu'un dans cette situation où il exerçait une ministère particulier de guérison qu'il n'avait pas recherché. Il s'agit du Père <a class="link" href="http://www.gloria.tv/media/e8rZJkukcTc">Émilien Tardif</a> m.s.c. prédicateur reconnu dans le monde entier. Pour les québécois, on peut penser aussi au saint Frère André, thaumaturge qui remettait à Dieu à travers saint Joseph tout le crédit des faveurs qu'il obtenait.       <br />
              <br />
       Mais, ne nous méprenons pas, ce sont aussi des gestes de la vie ordinaire comme donner un verre d'eau  dit Jésus : &quot;Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de vote appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Agir au nom de Jésus&quot; ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est laisser apparaitre dans la vie de tous les jours  la source où on s'abreuve. Dans ta famille, auprès des gens que tu rencontres, dans tes intérêts et tes loisirs, tu laisses transparaître, même lorsque tu n'y penses pas, cette source qui est en toi. Ton appartenance au Christ n'est pas une fantaisie, mais elle est ta vie. Tu peux vraiment dire alors comme saint Paul &quot;Ma vie c'est le Christ&quot; (Philippiens 1, 21). Tu peux sans orgueil et avec humilité affirmer  que tu agis &quot;au nom de Jésus&quot; parce que tu l'as laissé prendre toute la place en toi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le secret de l'union à Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il est nécessaire de se redire souvent &quot;Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi, pécheur&quot; (Formule de la tradition orientale de la &quot;prière de Jésus&quot; dans les <span style="font-style:italic">Récits d'un pèlerin russe</span>). Le pape François rappelle fréquemment qu'il est lui-même pécheur et demande alors de prier pour lui. Il le fait presqu'à  chacune de ses interventions.        <br />
              <br />
       Quel modèle! En effet, &quot;agir au nom de Jésus&quot; ne nous mets pas sur un piédestal. Au contraire, cela nous enfouit dans le coeur du Christ miséricordieux et ouvre notre coeur de plus en plus à ceux et celles qui nous entourent et à ceux et celles des périphéries comme le souligne souvent le pape François qui sont représentés de façon percutante en ces jours par les réfugiés qui déferlent sur l'Europe.       <br />
              <br />
       Pour avoir un coeur semblable à celui du Christ miséricordieux, il est nécessaire d'acquérir une liberté intérieure qui permette d'entrer dans ses sentiments. Ce cheminement vers une liberté intérieure de plus en plus grande passe par des renoncements difficiles parfois, mais... &quot;si ta main t'entraîne au péché, dit Jésus, coupe-la, si ton pied fait de même, coupe-le&quot;. Ces phrases ne sont pas à prendre à la lettre, bien sûr, mais dans leur expression imagée, elles nous donnent le ton: celui d'une volonté ferme de suivre Jésus, d'être à son écoute avant tout.       <br />
              <br />
       Saint Jacques dans la deuxième lecture redit la même chose dans des termes très puissants. &quot;Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe &quot;.        <br />
              <br />
       Ces exhortations sont des invitations à cultiver la liberté intérieure dont je parlais. Les possessions humaines: talents, argent, renommée etc. toutes bonnes qu'elle soient, peuvent éloigner du chemin de l'imitation et de l'union  à Jésus. C'est pourquoi, il faut demander au Seigneur qu'elles ne deviennent jamais notre raison de vivre car nous n'avons qu'une demeure et elle est dans les cieux auprès du Père (cf. Philippiens 3, 20)..       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Le chemin de la reconnaissance de la primauté de Jésus</span>       <br />
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       Pour arriver à progresser sur le chemin de notre union au Christ, la prière est une des voies privilégiées. Se recueillir soit en privé soit en groupe autour de la Parole de Dieu nourrit notre proximité avec Jésus. La prière ainsi  permet d'entendre dans notre coeur les inspirations que Jésus lui-même y met.        <br />
              <br />
       Et alors, nous pouvons, avec modestie et en tout confiance, aller &quot;au nom de Jésus&quot; qui nous envoie et qui nous donne les dons nécessaires à cet envoi. Le baptisé est toujours quelqu'un qui est en mission, envoyé non pour parler de lui, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, celle de Jésus, Seigneur, ressuscité des morts et toujours vivant.        <br />
              <br />
       Et c'est avec joie que nous reprenons la confession de foi dans l'hymne célèbre de la lettre aux Phillippiens  : &quot;C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom,  afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Philippiens 2, 9-11) .       <br />
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       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de nos lectures nous a menés sur la route &quot;au nom de  Jésus&quot;. Oui, c'est toujours &quot;en son nom&quot; que le baptisé proclame sa foi dans la vie à ras de terre, dans le quotidien.        <br />
              <br />
       Que ce parcours s'incarne maintenant au cours de cette Eucharistie dans les gestes et les paroles de la célébration eucharistique  où le prêtre &quot;agissant au nom du Christ&quot; (<span style="font-style:italic">Décret sur le Ministères et la Vie des prêtre</span>s de Vatican II n. 2 et n. 12) refait les  gestes et redit les paroles mêmes de  Jésus qui ainsi continue d'être le coeur et la vie de la communauté et de chaque fidèle qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       22 septembre 2015</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8297115-12986278.jpg?v=1442923969" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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