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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:54+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » </title>
   <updated>2025-03-24T13:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1236.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-03-25T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 mars 2025. Textes: Josué 5, 9a.10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946179-61192873.jpg?v=1548894365" alt="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " title="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " />
     </div>
     <div>
      Lors d’une retraite internationale à Assise, j’ai eu l’occasion de vivre une célébration du sacrement de la réconciliation tout à fait particulière. Cette célébration animée par des membres de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf </span> m’avait marqué. S’inspirant de la parabole du fils prodigue ou mieux du père miséricordieux, le groupe a commencé par mimer sans paroles le récit de cette parabole archiconnue. Ils l’ont fait avec un art consommé. Par leurs gestes et leurs attitudes inspirés de la parabole, ils nous faisaient entrer petit à petit dans la démarche du sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       En effet, le sacrement de la réconciliation ou du pardon est à l’image de ces retrouvailles du fils prodigue avec son père. C'est donc en m’inspirant  de la parabole de saint Luc que nous venons d'entendre, que je voudrais, ce matin, nous aider à entrer dans le sacrement de la réconciliation en rappelant et commentant brièvement les actes qui le constituent et que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les actes du pénitent : la contrition, l’aveu ou la confession des fautes et la pénitence ou la satisfaction (no 1450).        <br />
              <br />
       Reprenons donc le récit de saint Luc pour approfondir la démarche de réconciliation que nous sommes invités à faire durant le temps du Carême. Commençons par la contrition.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La contrition</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> la définit ainsi : Elle est «  une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir »  (no 1451).       <br />
              <br />
       Regardons comment le fils prodigue vit cette attitude de contrition. Celui-ci commence par prendre conscience de sa situation. Il se regarde au moment où il a tout perdu et, alors, en lui naît le désir de revenir sur les gestes qu’il a fait. Il en est profondément attristé. « Alors il rentra en lui-même et se dit ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !’ » Cette ouverture ici dans le cas du fils prodigue a un côté intéressé. Il voit ce qu’il a laissé et il se compare aux ouvriers de son père. C’est ce qu’on a appelé la « contrition imparfaite ». <!--Sa démarche n’est pas du même genre que  l’accueil du père qui lui ouvre ses bras sans aucune réticence. Ce que Dieu fait avec chacun et chacune de nous. -->       <br />
              <br />
       L’attitude du fils prodigue, même si elle est intéressée, marque le début d’un retournement, d'une mise  en marche. Et un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui permet d’aller plus loin que son intérêt et son profit personnel pour s’en remettre à l’amour désintéressé, ce qui est la « contrition parfaite » qui provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout (cf. no 1452).        <br />
              <br />
       Nous avons là l’essentiel qui est au cœur de toute démarche pénitentielle de conversion. La personne est non seulement touchée par sa situation de refus ou de faute, mais elle est prête à mettre tout son cœur et ses efforts pour en sortir.  Comment le faire ? En avouant et en confessant ses fautes.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’aveu ou la confession</span>       <br />
              <br />
       L’aveu ou la confession de ses péchés ou de ses fautes est le deuxième acte demandé à toute personne qui se présente au sacrement de la réconciliation. Dans le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> on cite cette belle phrase de saint Augustin pour décrire ce geste : « Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13).        <br />
              <br />
       Le fils prodigue vit cet aveu intensément tout d’abord dans son cœur avant la rencontre de son père. Il en fait une visualisation : « Je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers’ ». C'est là qu'on voit qu'il est important de s'arrêter de temps à autre pour relire sa vie et faire le point.        <br />
              <br />
       Une fois cette prise de conscience faite, le fils prodigue passe à l’acte. Il se lève et se met en marche. Il arrive non loin de la maison de son père qui l’aperçoit. Une fois devant lui, il tombe à genoux en se jetant dans ses bras et il confesse sa faute :   « Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.’ »       <br />
              <br />
       Cet aveu ou confession dans la pratique actuelle du sacrement de la réconciliation porte sur les fautes graves, mais il porte aussi sur tout ce qui nous éloigne de notre vocation de disciple de Jésus. Rien de ce que nous vivons n’y échappe : vie sociale, personnelle, familiale, ecclésiale, spirituelle etc. L’examen de conscience, une pratique recommandée par les <span style="font-style:italic"> Exercices spirituels</span> de saint Ignace,  est très approprié pour nous permettre de faire ainsi le point dans nos vies et de mieux profiter de nos rencontres avec Dieu par l’intermédiaire du prêtre dans le sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       On peut le faire de diverses façons : à partir de textes de la Parole de Dieu comme celui des Béatitudes par exemple, à partir de nos conditions de vie et de nos obligations familiales ou professionnelles, à partir des commandements de Dieu etc. L'important c'est de le faire dans un climat de prière. Saint Ignace y insiste au no 43 des <span style="font-style:italic"> Exercices</span> en présentant les cinq points de cet examen : rendre grâce à Dieu pour les bénédictions reçues, demander la grâce de connaître nos péchés et de les éradiquer, demander des comptes à l'âme des pensées, des mots et des actions, demander pardon à Dieu pour nos manquements, proposer de nous racheter par sa grâce.       <br />
               <br />
       III - <span style="font-style:italic">La pénitence ou la satisfaction</span>       <br />
               <br />
       Revenons au fils prodigue. Les paroles qu’il a longuement méditées sont à peine prononcées dans son aveu, sa confession, que son père lui manifeste un pardon total rempli de la joie de retrouver son fils qu’il avait perdu. « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé ».       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive à chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation. Dieu par le ministère du prêtre qui nous reçoit et nous écoute nous prend dans ses bras et nous revêt de la joie de  nous retrouver près de lui dans des sentiments de regret et avec une volonté d’aller plus loin sur le chemin de la sainteté dans l’avenir .       <br />
              <br />
       Cette volonté d’aller plus loin nous incitera à corriger ce qu’il y a à corriger chez nous, à limiter les marques des fautes passées par une claire volonté de pénitence ou de satisfaction comme le dit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de L’Église catholique</span> : « Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle ». (no 1459)       <br />
              <br />
       Cette étape de « recouvrement de la pleine santé spirituelle » nous renvoie à nos occupations quotidiennes avec un regard nouveau pour tenter avec la grâce de Dieu de devenir de plus en plus de dignes fils ou filles de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce bref parcours de la parabole bien connue du fils prodigue ou du père miséricordieux en lien avec la démarche que nous faisons dans le sacrement de la réconciliation pourra, je l'espère,  nous aider à mieux vivre ce sacrement en ce temps du Carême.        <br />
              <br />
       Qu'il soit toujours pour nous une rencontre où comme le fils prodigue nous nous jetons dans les bras de celui qui est notre Père miséricordieux. et qui nous invite chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation à célébrer avec lui cette rencontre.       <br />
              <br />
       Comme le fils prodigue l'a fait avec son père, dans cette Eucharistie ce matin, partageons avec notre Père miséricordieux le banquet qu'il a préparé pour nous où son Fils bien-aimé se donne à nous dans son Corps et dans son Sang pour que nous vivions de sa vie.        <br />
              <br />
       Et je vous souhaite une belle célébration du sacrement de la réconciliation si vous décidez de la faire.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 mars 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 26 mars 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1236.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »</title>
   <updated>2024-04-02T22:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1170.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601694-57034012.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-02T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 avril 2024. Textes: Actes 4, 32-35, 1 Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601694-57034012.jpg?v=1613746614" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons  aujourd'hui dans l’évangile que je viens de lire deux rencontres de Jésus Ressuscité avec les siens. Saint Jean en a conservé le souvenir avec un soin précis et il raconte en détail ces deux rencontres. Il les situe dans le temps, la première, le soir de la Résurrection, et la seconde, huit jours plus tard.  À ces deux rencontres rapportées par le récit de saint Jean,  s'ajoute dans la première lecture tirée des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> une autre rencontre avec Jésus dans la communauté chrétienne de Jérusalem des années plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons de près chacune de ces rencontres pour en tirer un enseignement pour nous aujourd’hui : surprise d'une présence, vérité d'une présence et rayonnement d'une présence.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La surprise d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la première rencontre qui a lieu le soir de Pâques. Saint Jean insiste  pour montrer que celui que les disciples voient n'est pas comme un fantôme ni comme le héros d’une bande dessinée. Il est différent... mais il est le même qu’ils ont connu. Il n’est plus limité par les barrières humaines, comme « alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples [qui] étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint ». Et saint Jean précise que Jésus Ressuscité est là au milieu d’eux. C’est réellement lui, pas de doute possible, malgré la surprise de cette présence. Il leur montre ses mains et son côté marqués par les coups de la Passion. C’est bien le Jésus qu’ils ont connu et aimé. Ils le voient réellement.        <br />
              <br />
       Et la suite du récit de cette rencontre nous montre, selon saint Jean, comment les disciples vivent cette visite surprenante pour eux . Ils le font dans une attitude ouverte et fraternelle. Le souhait de la paix les pénètre et ils auront à coeur de le transmettre à leur tour par la suite. Les disciples sont remplis de joie car ils peuvent vivre de nouveau leur relation avec Jésus dans la proximité et la confiance. Cette relation nouvelle va durer au-delà des jours et des lieux. Elle les fait entrer dans une vie qui n’a plus les limites qu’on connaît habituellement. Elle est d’un autre ordre. Elle est un don de Dieu que le Ressuscité fait partager.        <br />
              <br />
       Et puis saint Jean raconte que Jésus Ressuscité impose les mains aux disciples en leur disant: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».  Et il ajoute en soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ».  Ces dernières paroles font partie des paroles essentielles qu’on a retenues de la prédication de Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu (cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10) et pour remettre  dans l'Amour de Dieu ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur.        <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> La vérité d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus comme Sauveur qui réconcilie l’humanité avec le Père par sa Mort et sa Résurrection est bien mise en valeur dans la deuxième rencontre qui, huit jours plus tard, s’inscrit dans la suite de celle du soir de Pâques. Elle illustre la vérité d'une présence. C’est celui qui s’est joint aux autres disciples pour vérifier leurs dires, l’apôtre Thomas, qui en est le protagoniste.        <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus Sauveur éclate à la fin de la rencontre dans le célèbre « Mon Seigneur et mon Dieu » que lance Thomas en se jetant aux pieds de Jésus. Cet acte de foi qui deviendra le modèle de tous les actes de foi que nous sommes appelés à faire s’est produit dans les hésitations et même les dénégations, mais il a transformé celui qui l'a fait.        <br />
              <br />
       Thomas, nous raconte saint Jean, se faisait provocant en disant « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »….je ne croirai pas que Jésus est toujours vivant.  Et le Ressuscité entend cette provocation, il y répond de façon spectaculaire en disant à Thomas « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas reconnaît son erreur, car oui!  Jésus est bien toujours vivant, sa présence est bien vraie. Il s’écrit  « Mon Seigneur et mon Dieu ».        <br />
              <br />
       Tout est dit. Il n’y a rien à ajouter. Ce Jésus que Thomas a fréquenté de près est bien le Sauveur attendu par Israël. Il a vécu l’humiliation du Serviteur souffrant durant la Passion. Maintenant il est ressuscité et exalté par son Père qui le fait Seigneur et des morts et de vivants.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le rayonnement d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Ce merveilleux texte de souvenirs de la présence de Jésus auprès de ses disciples le soir de Pâques que nous raconte saint Jean est accompagné dans la liturgie d’aujourd’hui par un autre texte qui nous est proposé dans la première lecture qui nous montre le rayonnement de la présence nouvelle de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce texte des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> rapporte des souvenirs qu’on doit à saint Luc qui nous manifeste dans ces quelques lignes comment la présence de Jésus reçue et découverte par les disciples après Pâques est allée bien au-delà de leurs personnes. Elle s’est incrustée, dirais-je, dans les cœurs de ceux et celles qui ont, comme Thomas, reconnu Jésus comme leur « Seigneur » et leur « Dieu » et elle a rayonné autour d'eux.        <br />
              <br />
       Nous en avons un merveilleux exemple dans ce texte de la première lecture. La présence du Ressuscité est au milieu des premiers chrétiens comme elle l'était au milieu des disciples le soir de Pâques. C'est cette présence du Seigneur Ressuscité qui fait que « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ».  Ils forment ainsi une communauté tissée serrée qui partage et met tout en commun, même les ressources matérielles.        <br />
              <br />
       Cette communauté primitive de Jérusalem a essaimé en de nombreuses parties de l’empire romain, en Asie, en Grèce et même  à Rome. Les textes d’aujourd’hui nous en donne une image qui révèle la puissance du Ressuscité et de son message que les disciples après la Pentecôte ont répandu autour d’eux et qui a réuni petit à petit de nombreuses personnes de toutes langues et de toutes nations dont nous sommes. Nous sommes, en effet, les héritiers de ces premiers chrétiens. Il nous revient à nous aussi d'aller proclamer le message de Jésus dans notre monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment le faire? La seconde lecture nous donne la meilleure réponse qui soit et que les chrétiens ont suivie – malhabilement parfois  - au cours des siècles : « Croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang ».  Le croire et le dire. Au Québec, on est devenu des personnes frileuses dans l'affirmation de notre foi au Christ. On veut se fondre dans la masse, on ne veut pas prendre trop de place, on porte avec un peu de peur les rejets et les sarcasmes etc. et il faut actuellement subir  le poids  des poursuites de plusieurs diocèses pour des abus sexuels commis par des prêtres qui nous forcent à baisser la tête.        <br />
              <br />
       Malgré tout le « Croire et dire que Jésus est le Fils de Dieu » est toujours d'acualité. Pour ce faire nous avons avec nous l’Esprit de Jésus qui ne nous fera jamais défaut. Le texte de la deuxième lecture le dit explicitement : « Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité ».        <br />
              <br />
       Que l’Esprit soit avec vous et fasse de vous des témoins de Jésus-Christ, Fils de Dieu à qui nous redisons, comme Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Un mot en terminant pour souligner que le pape saint Jean-Paul II a fait de ce 2e Dimanche de Pâques le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span> en réponse aux demandes venues de sainte Faustine Kowalska (1905-1938) qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape. Sainte Faustine demande de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et recommande de répéter souvent l’invocation  « Jésus, j’ai confiance en toi ». « Jesu ufam tobie » en polonais. La dévotion au Christ miséricordieux a pris avec elle un élan remarquable dans tous les milieux grâce à une image qui est reproduite au peu partout où on voit les rayons de la miséricorde sortir en faisceau  du Coeur de Jésus. Voir plus bas l'original de cette image peinte selon les indications de sainte Faustine.       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       7 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie  du 6 avril 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       « Car la foi de ceux qui n’ont pas vu se fonde en effet sur le témoignage des apôtres qui l’ont vu ressuscité et dont le témoignage est scellé par le martyre. Ils meurent en sachant qu’ils meurent dans le Christ et qu’ils ressusciteront en lui et avec lui. Fondée sur les apôtres, l’Église est sainte et "apostolique" et la foi de l’Église est partagée par tous ses membres. »       <br />
              <br />
       Ysabel de Andia       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601694-57034013.jpg?v=1614043803" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1170.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »</title>
   <updated>2023-12-21T12:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a1150.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838203-53431672.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-12T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B le 17 décembre 2023. Textes : Isaïe, 60, 1-2.19-28, I Thessaloniciens 5, 16-24 et Jean, 1, 6-8.19-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838203-53431672.jpg?v=1601317859" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean-Baptiste un grand prophète qui a précédé Jésus. On le surnomme le Précurseur. Il était le cousin de Jésus et c’est vers lui que Jésus est allé pour se faire baptiser au Jourdain. Jean-Baptiste l’a reconnu alors comme Celui qu’on attendait, comme l’Envoyé de Dieu.        <br />
              <br />
       Dans notre préparation à Noël en ce 3e dimanche de l’Avent la liturgie nous met devant les yeux ce témoignage de Jean-Baptiste tel que présenté par l’évangile de saint Jean. Et la façon de le faire est des plus intéressantes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Lumière née de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Dans la lecture de l’évangile de ce jour on a intentionnellement unit deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.       <br />
              <br />
       Celui dont il annonce la venue, dont il prépare les voies - comme le souhaitait le prophète Isaïe :  « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » - porte en lui quelque chose d’unique, de divin, de transcendant, d’autre. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».        <br />
              <br />
       Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.       <br />
               <br />
       Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd'hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ».  Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean-Baptiste le Précurseur</span>       <br />
              <br />
       C''est pour cette raison qu'on lui a donné à juste titre le surnom  de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».        <br />
              <br />
       L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il.  Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l'Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation.  Vous ne regretterez pas d'avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.        <br />
              <br />
       Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus.  L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l'un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean. <!--Noël n’a aucun sens en dehors de celui qui mérite notre témoignage : Jésus, Fils de Dieu, porteur d’une espérance profonde.-->       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.        <br />
              <br />
       Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L'Esprit de Dieu est toujours à l'oeuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »         <br />
              <br />
       Je souhaite que nous devenions tous et toutes des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce dimanche de la joie que célèbre saint Paul dans la deuxième lecture, nous pouvons laisser celle-ci déborder en tout temps nous nourrissant de la prière et de l’action de grâces comme il le suggère. : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Le prophète Isaïe le souhaitait déjà en écrivant ce que nous avons lu dans la première lecture :  «  Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu... Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations ».       <br />
              <br />
       Le don de la joie traduit une présence qui nous habite. Cette présence est au-delà des signes et des mots. Elle est invisible comme la lumière qui passe à travers la vitre de la fenêtre. Nous sommes invités à devenir de plus en plus comme la vitre de la fenêtre, clairs et purs, pour laisser passer toute la Lumière…avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       (reprise avec corrections de celle du 11 décembre 2017 et 10 décembre 2020)       <br />
              <br />
       Il était venu comme témoin       <br />
                  <br />
       Première lecture : Isaïe, Chapitre 60, versets 1 &amp; 2a et 10 &amp; 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 16 à 24       <br />
           Lecture de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 1, versets 6 à 8 et 19 à 28 (Jean :  Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. )       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 3e dimanche de l'Avent Année B</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,       <br />
       guérir ceux qui ont le cœur brisé,       <br />
       proclamer aux captifs leur délivrance,       <br />
       aux prisonniers leur libération,       <br />
       proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tressaille de joie dans le Seigneur,       <br />
       mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
       Car il m’a vêtue des vêtements du salut,       <br />
       il m’a couverte du manteau de la justice,       <br />
       comme le jeune marié orné du diadème,       <br />
       la jeune mariée que parent ses joyaux.       <br />
       Comme la terre fait éclore son germe,       <br />
       et le jardin, germer ses semences,       <br />
       le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange       <br />
       devant toutes les nations.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
         (Is 61, 10)       <br />
              <br />
       Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
       exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
       Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
              <br />
       Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
       Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
              <br />
       Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
       Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez toujours dans la joie,       <br />
       priez sans relâche,       <br />
       rendez grâce en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       N’éteignez pas l’Esprit,       <br />
       ne méprisez pas les prophéties,       <br />
       mais discernez la valeur de toute chose :       <br />
       ce qui est bien, gardez-le ;       <br />
       éloignez-vous de toute espèce de mal.       <br />
       Que le Dieu de la paix lui-même       <br />
       vous sanctifie tout entiers ;       <br />
       que votre esprit, votre âme et votre corps,       <br />
       soient tout entiers gardés sans reproche       <br />
       pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Il est fidèle, Celui qui vous appelle :       <br />
       tout cela, il le fera.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Il y eut un homme envoyé par Dieu ;       <br />
       son nom était Jean.       <br />
       Il est venu comme témoin,       <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière,       <br />
       afin que tous croient par lui.       <br />
       Cet homme n’était pas la Lumière,       <br />
       mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.       <br />
              <br />
       Voici le témoignage de Jean,       <br />
       quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem       <br />
       des prêtres et des lévites       <br />
       pour lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :       <br />
       « Je ne suis pas le Christ. »       <br />
       Ils lui demandèrent :       <br />
       « Alors qu’en est-il ?       <br />
       Es-tu le prophète Élie ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne le suis pas.       <br />
       – Es-tu le Prophète annoncé ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Non. »       <br />
       Alors ils lui dirent :       <br />
       « Qui es-tu ?       <br />
       Il faut que nous donnions une réponse       <br />
       à ceux qui nous ont envoyés.       <br />
       Que dis-tu sur toi-même ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Redressez le chemin du Seigneur,       <br />
       comme a dit le prophète Isaïe. »       <br />
       Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.       <br />
       Ils lui posèrent encore cette question :       <br />
       « Pourquoi donc baptises-tu,       <br />
       si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »       <br />
       Jean leur répondit :       <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau.       <br />
       Mais au milieu de vous       <br />
       se tient celui que vous ne connaissez pas ;       <br />
       c’est lui qui vient derrière moi,       <br />
       et je ne suis pas digne       <br />
       de délier la courroie de sa sandale. »       <br />
              <br />
       Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,       <br />
       à l’endroit où Jean baptisait.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a1150.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <updated>2022-03-23T12:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »</title>
   <updated>2021-04-07T02:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1001.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/53935996-40703090.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-04-06T18:01:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 11 avril 2021. Textes: Actes 4, 32-35, 1 Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/53935996-40703090.jpg?v=1613746614" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
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      Nous avons  aujourd'hui dans l’évangile que je viens de lire deux rencontres de Jésus Ressuscité avec les siens. Saint Jean en a conservé le souvenir avec un soin précis et il raconte en détail ces deux rencontres. Il les situe dans le temps, la première, le soir de la Résurrection, et la seconde, huit jours plus tard.  À ces deux rencontres rapportées par le récit de saint Jean,  s'ajoute dans la première lecture tirée des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> une autre rencontre avec Jésus dans la communauté chrétienne de Jérusalem des années plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons de près chacune de ces rencontres pour en tirer un enseignement pour nous aujourd’hui : surprise d'une présence, vérité d'une présence et rayonnement d'une présence.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La surprise d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la première rencontre qui a lieu le soir de Pâques. Saint Jean insiste  pour montrer que celui que les disciples voient n'est pas comme un fantôme ni comme le héros d’une bande dessinée. Il est différent... mais il est le même qu’ils ont connu. Il n’est plus limité par les barrières humaines, comme « les portes du lieu où se trouvaient les disciples [qui] étaient verrouillées par crainte des Juifs ». Et saint Jean raconte que Jésus Ressuscité est là au milieu d’eux. C’est réellement lui, pas de doute possible, malgré la surprise de cette présence. Il leur montre ses mains et son côté marqués par les coups de la Passion.       <br />
              <br />
       C’est bien le Jésus qu’ils ont connu et aimé. Ils le voient réellement. Et la suite du récit de cette rencontre nous montre, selon saint Jean, comment les disciples vivent cette visite surprenante pour eux .        <br />
              <br />
       Ils le font dans une attitude ouverte et fraternelle. Le souhait de la paix les pénètre et ils auront à coeur de le transmettre à leur tour par la suite. Les disciples sont remplis de joie car ils peuvent vivre de nouveau leur relation avec Jésus dans la proximité et la confiance. Cette relation nouvelle va durer au-delà des jours et des lieux. Elle les fait entrer dans une vie qui n’a plus les limites qu’on connaît habituellement. Elle est d’un autre ordre. Elle est un don de Dieu que le Ressuscité fait partager.        <br />
              <br />
       Et puis saint Jean raconte que Jésus Ressuscité impose les mains aux disciples en leur disant: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».  Et il ajoute en soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ».  Ces dernières paroles font partie des paroles essentielles qu’on a retenues de la prédication de Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu (cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10) et pour remettre  dans l'Amour de Dieu ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur.        <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> La vérité d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus comme Sauveur qui réconcilie l’humanité avec le Père par sa Mort et sa Résurrection est bien mise en valeur dans la deuxième rencontre qui, huit jours plus tard, s’inscrit dans la suite de celle du soir de Pâques. Elle illustre la vérité d'une présence. C’est celui qui s’est joint aux autres disciples pour vérifier leurs dires, l’apôtre Thomas, qui en est le protagoniste.        <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus Sauveur éclate à la fin de la rencontre dans le célèbre « Mon Seigneur et mon Dieu » que lance Thomas en se jetant aux pieds de Jésus. Cet acte de foi qui deviendra le modèle de tous les actes de foi que nous sommes appelés à faire s’est produit dans les hésitations et même les dénégations, mais il a transformé celui qui l'a fait.        <br />
              <br />
       Thomas, nous raconte saint Jean, se faisait provocant en disant « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »….je ne croirai pas que Jésus est toujours vivant.  Et le Ressuscité entend cette provocation, il y répond de façon spectaculaire en disant à Thomas « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas reconnaît son erreur, car oui!  Jésus est bien toujours vivant, sa présence est bien vraie. Il s’écrit  « Mon Seigneur et mon Dieu ».        <br />
              <br />
       Tout est dit. Il n’y a rien à ajouter. Ce Jésus que Thomas a fréquenté de près est bien le Sauveur attendu par Israël. Il a vécu l’humiliation du Serviteur souffrant durant la Passion. Maintenant il est ressuscité et exalté par son Père qui le fait Seigneur et des morts et de vivants.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le rayonnement d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Ce merveilleux texte de souvenirs de la présence de Jésus auprès de ses disciples le soir de Pâques que nous raconte saint Jean est accompagné dans la liturgie d’aujourd’hui par un autre texte qui nous est proposé dans la première lecture qui nous montre le rayonnement de la présence nouvelle de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce texte des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> rapporte des souvenirs qu’on doit à saint Luc qui nous manifeste dans ces quelques lignes comment la présence de Jésus reçue et découverte par les disciples après Pâques est allée bien au-delà de leurs personnes. Elle s’est incrustée, dirais-je, dans les cœurs de ceux et celles qui ont, comme Thomas, reconnu Jésus comme leur « Seigneur » et leur « Dieu » et elle a rayonné autour d'eux.        <br />
              <br />
       Nous en avons un merveilleux exemple dans ce texte de la première lecture. La présence du Ressuscité est au milieu des premiers chrétiens comme elle l'était au milieu des disciples le soir de Pâques. C'est cette présence du Seigneur Ressuscité qui fait que « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ».  Ils forment ainsi une communauté tissée serrée qui partage et met tout en commun, même les ressources matérielles.        <br />
              <br />
       Cette communauté primitive de Jérusalem a essaimé en de nombreuses parties de l’empire romain, en Asie, en Grèce et même  à Rome. Les textes d’aujourd’hui nous en donne une image qui révèle la puissance du Ressuscité et de son message que les disciples après la Pentecôte ont répandu autour d’eux et qui a réuni petit à petit de nombreuses personnes de toutes langues et de toutes nations dont nous sommes. Nous sommes, en effet, les héritiers de ces premiers chrétiens. Il nous revient à nous aussi d'aller proclamer le message de Jésus dans notre monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment le faire? La seconde lecture nous donne la meilleure réponse qui soit et que les chrétiens ont suivie – malhabilement parfois  - au cours des siècles : « Croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang ».  Le croire et le dire. Au Québec, on est devenu de personnes frileuses dans l'affirmation de notre foi au Christ. On veut se fondre dans la masse, on ne veut pas prendre trop de place, on porte avec un peu de peur les rejets et les sarcasmes etc.        <br />
              <br />
       « Croire et dire que Jésus est le Fils de Dieu » quelle belle mission ! Pour ce faire nous avons avec nous l’Esprit de Jésus qui ne nous fera jamais défaut. Le texte de la deuxième lecture le dit explicitement : « Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité ». Que l’Esprit soit avec vous et fasse de vous des témoins de Jésus-Christ, Fils de Dieu à qui nous redisons, comme Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Un mot en terminant pour souligner que le pape saint Jean-Paul II a fait de ce 2e Dimanche de Pâques le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span> en réponse aux demandes venues de sainte Faustine Kowalska (1905-1938) qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape. Sainte Faustine demande de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et recommande de répéter souvent l’invocation « Jésus, j’ai confiance en toi ». La dévotion au Christ miséricordieux a pris avec elle un élan remarquable dans tous les milieux grâce à une image qui est reproduite au peu partout où on voit les rayons de la miséricorde sortir en faisceau  du Coeur de Jésus.       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       6 avril 2021       <br />
              <br />
              <br />
       « Car la foi de ceux qui n’ont pas vu se fonde en effet sur le témoignage des apôtres qui l’ont vu ressuscité et dont le témoignage est scellé par le martyre. Ils meurent en sachant qu’ils meurent dans le Christ et qu’ils ressusciteront en lui et avec lui. Fondée sur les apôtres, l’Église est sainte et "apostolique" et la foi de l’Église est partagée par tous ses membres. »       <br />
              <br />
       Ysabel de Andia       <br />
              <br />
              <br />
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1001.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »</title>
   <updated>2020-11-02T23:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a982.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2020-12-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B le 13 décembre 2020. Textes : Isaïe, 60, 1-2.19-28, I Thessaloniciens 5, 16-24 et Jean, 1, 6-8.19-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/50165034-38791672.jpg?v=1601317859" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean-Baptiste un grand prophète qui a précédé Jésus. On le surnomme le Précurseur. Il était le cousin de Jésus et c’est vers lui que Jésus est allé pour se faire baptiser au Jourdain. Jean-Baptiste l’a reconnu alors comme Celui qu’on attendait, comme l’Envoyé de Dieu.        <br />
              <br />
       Dans notre préparation à Noël en ce 3e dimanche de l’Avent la liturgie nous met devant les yeux ce témoignage de Jean-Baptiste tel que présenté par l’évangile de saint Jean. Et la façon de le faire est des plus intéressantes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Lumière née de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Dans la lecture de l’évangile de ce jour on a intentionnellement unit deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.       <br />
              <br />
       Celui dont il annonce la venue, dont il prépare les voies - comme le souhaitait le prophète Isaïe :  « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » - porte en lui quelque chose d’unique, de divin, de transcendant, d’autre. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».        <br />
              <br />
       Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.       <br />
               <br />
       Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd'hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ».  Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean-Baptiste le Précurseur</span>       <br />
              <br />
       C''est pour cette raison qu'on lui a donné à juste titre le surnom  de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».        <br />
              <br />
       L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il.  Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l'Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation.  Malgré la pandémie de la Covid-19 plusieurs paroisses offrent un accès au Sacrement de la Réconciliation avec les précautions sanitaires appropriées. Vous ne regretterez pas d'avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.        <br />
              <br />
       Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus.  L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l'un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean. <!--Noël n’a aucun sens en dehors de celui qui mérite notre témoignage : Jésus, Fils de Dieu, porteur d’une espérance profonde.-->       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.        <br />
              <br />
       Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L'Esprit de Dieu est toujours à l'oeuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »         <br />
              <br />
       Je souhaite que nous devenions tous et toutes des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce dimanche de la joie que célèbre saint Paul dans la deuxième lecture, nous pouvons laisser celle-ci déborder en tout temps nous nourrissant de la prière et de l’action de grâces comme il le suggère. : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Le prophète Isaïe le souhaitait déjà en écrivant ce que nous avons lu dans la première lecture :  «  Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu... Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.».       <br />
              <br />
       Le don de la joie traduit une présence qui nous habite. Cette présence est au-delà des signes et des mots. Elle est invisible comme la lumière qui passe à travers la vitre de la fenêtre. Nous sommes invités à devenir de plus en plus comme la vitre de la fenêtre, clairs et purs, pour laisser passer toute la Lumière…avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       13 décembre 2020       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       (reprise avec corrections de celle du 11 décembre 2017)       <br />
              <br />
       Il était venu comme témoin       <br />
                  <br />
       Première lecture : Isaïe, Chapitre 60, versets 1 &amp; 2a et 10 &amp; 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 16 à 24       <br />
           Lecture de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 1, versets 6 à 8 et 19 à 28 (Jean :  Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. )       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 3e dimanche de l'Avent Année B</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,       <br />
       guérir ceux qui ont le cœur brisé,       <br />
       proclamer aux captifs leur délivrance,       <br />
       aux prisonniers leur libération,       <br />
       proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tressaille de joie dans le Seigneur,       <br />
       mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
       Car il m’a vêtue des vêtements du salut,       <br />
       il m’a couverte du manteau de la justice,       <br />
       comme le jeune marié orné du diadème,       <br />
       la jeune mariée que parent ses joyaux.       <br />
       Comme la terre fait éclore son germe,       <br />
       et le jardin, germer ses semences,       <br />
       le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange       <br />
       devant toutes les nations.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
         (Is 61, 10)       <br />
              <br />
       Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
       exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
       Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
              <br />
       Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
       Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
              <br />
       Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
       Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez toujours dans la joie,       <br />
       priez sans relâche,       <br />
       rendez grâce en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       N’éteignez pas l’Esprit,       <br />
       ne méprisez pas les prophéties,       <br />
       mais discernez la valeur de toute chose :       <br />
       ce qui est bien, gardez-le ;       <br />
       éloignez-vous de toute espèce de mal.       <br />
       Que le Dieu de la paix lui-même       <br />
       vous sanctifie tout entiers ;       <br />
       que votre esprit, votre âme et votre corps,       <br />
       soient tout entiers gardés sans reproche       <br />
       pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Il est fidèle, Celui qui vous appelle :       <br />
       tout cela, il le fera.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Il y eut un homme envoyé par Dieu ;       <br />
       son nom était Jean.       <br />
       Il est venu comme témoin,       <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière,       <br />
       afin que tous croient par lui.       <br />
       Cet homme n’était pas la Lumière,       <br />
       mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.       <br />
              <br />
       Voici le témoignage de Jean,       <br />
       quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem       <br />
       des prêtres et des lévites       <br />
       pour lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :       <br />
       « Je ne suis pas le Christ. »       <br />
       Ils lui demandèrent :       <br />
       « Alors qu’en est-il ?       <br />
       Es-tu le prophète Élie ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne le suis pas.       <br />
       – Es-tu le Prophète annoncé ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Non. »       <br />
       Alors ils lui dirent :       <br />
       « Qui es-tu ?       <br />
       Il faut que nous donnions une réponse       <br />
       à ceux qui nous ont envoyés.       <br />
       Que dis-tu sur toi-même ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Redressez le chemin du Seigneur,       <br />
       comme a dit le prophète Isaïe. »       <br />
       Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.       <br />
       Ils lui posèrent encore cette question :       <br />
       « Pourquoi donc baptises-tu,       <br />
       si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »       <br />
       Jean leur répondit :       <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau.       <br />
       Mais au milieu de vous       <br />
       se tient celui que vous ne connaissez pas ;       <br />
       c’est lui qui vient derrière moi,       <br />
       et je ne suis pas digne       <br />
       de délier la courroie de sa sandale. »       <br />
              <br />
       Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,       <br />
       à l’endroit où Jean baptisait.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a982.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » </title>
   <updated>2019-04-09T03:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a885.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2019-03-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 31 mars 2019. Textes: Josué 5, 9a.10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072502-28849601.jpg?v=1548894365" alt="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " title="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " />
     </div>
     <div>
      Lors d’une retraite internationale à Assise, j’ai eu l’occasion de vivre une célébration du sacrement de la réconciliation tout à fait particulière. Cette célébration animée par des membres de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf </span> m’avait marqué. S’inspirant de la parabole du fils prodigue ou mieux du père miséricordieux, le groupe a commencé par mimer sans paroles le récit de cette parabole archiconnue. Ils l’ont fait avec un art consommé. Par leurs gestes et leurs attitudes inspirés de la parabole, ils nous faisaient entrer petit à petit dans la démarche du sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       En effet, le sacrement de la réconciliation ou du pardon est à l’image de ces retrouvailles du fils prodigue avec son père. C'est donc en m’inspirant  de la parabole de saint Luc que nous venons d'entendre, que je voudrais, ce matin, nous aider à entrer dans le sacrement de la réconciliation en rappelant et commentant brièvement les actes qui le constituent et que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les actes du pénitent : la contrition, l’aveu ou la confession des fautes et la pénitence ou la satisfaction (no 1450).        <br />
              <br />
       Reprenons donc le récit de saint Luc pour approfondir la démarche de réconciliation que nous sommes invités à faire durant le temps du Carême. Commençons par la contrition.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La contrition</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> la définit ainsi : Elle est «  une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir »  (no 1451).       <br />
              <br />
       Regardons comment le fils prodigue vit cette attitude de contrition. Celui-ci commence par prendre conscience de sa situation. Il se regarde au moment où il a tout perdu et, alors, en lui naît le désir de revenir sur les gestes qu’il a fait. Il en est profondément attristé. « Alors il rentra en lui-même et se dit ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !’ » Cette ouverture ici dans le cas du fils prodigue a un côté intéressé. Il voit ce qu’il a laissé et il se compare aux ouvriers de son père. C’est ce qu’on a appelé la « contrition imparfaite ». <!--Sa démarche n’est pas du même genre que  l’accueil du père qui lui ouvre ses bras sans aucune réticence. Ce que Dieu fait avec chacun et chacune de nous. -->       <br />
              <br />
       L’attitude du fils prodigue, même si elle est intéressée, marque le début d’un retournement, d'une mise  en marche. Et un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui permet d’aller plus loin que son intérêt et son profit personnel pour s’en remettre à l’amour désintéressé, ce qui est la « contrition parfaite » qui provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout (cf. no 1452).        <br />
              <br />
       Nous avons là l’essentiel qui est au cœur de toute démarche pénitentielle de conversion. La personne est non seulement touchée par sa situation de refus ou de faute, mais elle est prête à mettre tout son cœur et ses efforts pour en sortir.  Comment le faire ? En avouant et en confessant ses fautes.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’aveu ou la confession</span>       <br />
              <br />
       L’aveu ou la confession de ses péchés ou de ses fautes est le deuxième acte demandé à toute personne qui se présente au sacrement de la réconciliation. Dans le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> on cite cette belle phrase de saint Augustin pour décrire ce geste : « Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13).        <br />
              <br />
       Le fils prodigue vit cet aveu intensément tout d’abord dans son cœur avant la rencontre de son père. Il en fait une visualisation : « Je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers’ ». C'est là qu'on voit qu'il est important de s'arrêter de temps à autre pour relire sa vie et faire le point.        <br />
              <br />
       Une fois cette prise de conscience faite, le fils prodigue passe à l’acte. Il se lève et se met en marche. Il arrive non loin de la maison de son père qui l’aperçoit. Une fois devant lui, il tombe à genoux en se jetant dans ses bras et il confesse sa faute :   « Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.’ »       <br />
              <br />
       Cet aveu ou confession dans la pratique actuelle du sacrement de la réconciliation porte sur les fautes graves, mais il porte aussi sur tout ce qui nous éloigne de notre vocation de disciple de Jésus. Rien de ce que nous vivons n’y échappe : vie sociale, personnelle, familiale, ecclésiale, spirituelle etc. L’examen de conscience, une pratique recommandée par les <span style="font-style:italic"> Exercices spirituels</span> de saint Ignace,  est très approprié pour nous permettre de faire ainsi le point dans nos vies et de mieux profiter de nos rencontres avec Dieu par l’intermédiaire du prêtre dans le sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       On peut le faire de diverses façons : à partir de textes de la Parole de Dieu comme celui des Béatitudes par exemple, à partir de nos conditions de vie et de nos obligations familiales ou professionnelles, à partir des commandements de Dieu etc. L'important c'est de le faire dans un climat de prière. Saint Ignace y insiste au no 43 des <span style="font-style:italic"> Exercices</span> en présentant les cinq points de cet examen : rendre grâce à Dieu pour les bénédictions reçues, demander la grâce de connaître nos péchés et de les éradiquer, demander des comptes à l'âme des pensées, des mots et des actions, demander pardon à Dieu pour nos manquements, proposer de nous racheter par sa grâce.       <br />
               <br />
       III - <span style="font-style:italic">La pénitence ou la satisfaction</span>       <br />
               <br />
       Revenons au fils prodigue. Les paroles qu’il a longuement méditées sont à peine prononcées dans son aveu, sa confession, que son père lui manifeste un pardon total rempli de la joie de retrouver son fils qu’il avait perdu. « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé ».       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive à chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation. Dieu par le ministère du prêtre qui nous reçoit et nous écoute nous prend dans ses bras et nous revêt de la joie de  nous retrouver près de lui dans des sentiments de regret et avec une volonté d’aller plus loin sur le chemin de la sainteté dans l’avenir .       <br />
              <br />
       Cette volonté d’aller plus loin nous incitera à corriger ce qu’il y a à corriger chez nous, à limiter les marques des fautes passées par une claire volonté de pénitence ou de satisfaction comme le dit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de L’Église catholique</span> : « Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle ». (no 1459)       <br />
              <br />
       Cette étape de « recouvrement de la pleine santé spirituelle » nous renvoie à nos occupations quotidiennes avec un regard nouveau pour tenter avec la grâce de Dieu de devenir de plus en plus de dignes fils ou filles de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce bref parcours de la parabole bien connue du fils prodigue ou du père miséricordieux en lien avec la démarche que nous faisons dans le sacrement de la réconciliation pourra, je l'espère,  nous aider à mieux vivre ce sacrement en ce temps du Carême.        <br />
              <br />
       Qu'il soit toujours pour nous une rencontre où comme le fils prodigue nous nous jetons dans les bras de celui qui est notre Père miséricordieux. et qui nous invite chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation à célébrer avec lui cette rencontre.       <br />
              <br />
       Comme le fils prodigue l'a fait avec son père, dans cette Eucharistie ce matin, partageons avec notre Père miséricordieux le banquet qu'il a préparé pour nous où son Fils bien-aimé se donne à nous dans son Corps et dans son Sang pour que nous vivions de sa vie.        <br />
              <br />
       Et je vous souhaite une belle célébration du sacrement de la réconciliation si vous décidez de la faire en ce Carême 2019.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       26 mars 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ___________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a885.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques (Année B) ou Dimanche de la Miséricorde divine  « Mon Seigneur et mon Dieu » </title>
   <updated>2019-03-06T18:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-B-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a826.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/19758051-23512212.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-04-03T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 8 avril 2018 Année B. Textes: Actes des Apôtres 4, 32-35, I Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/19758051-23512212.jpg?v=1517016708" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques (Année B) ou Dimanche de la Miséricorde divine  « Mon Seigneur et mon Dieu » " title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques (Année B) ou Dimanche de la Miséricorde divine  « Mon Seigneur et mon Dieu » " />
     </div>
     <div>
      Nous sommes toujours dans la lumière de Pâques. C'est pourquoi, la liturgie intitule ce dimanche « deuxième dimanche de Pâques » et non pas premier dimanche après Pâques. Pâques se continue. Le pape saint Jean-Paul II a ajouté à cette réalité pascale le thème de la miséricorde divine en en faisant le Dimanche de la Miséricorde  divine en réponse aux demandes venues de Sainte Faustine qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'accueil de la miséricorde divine</span>       <br />
              <br />
       Cette thématique de la miséricorde divine est profondément reliée au mystère de la Résurrection de Jésus que Pâques nous fait célébrer. En effet, dans le message de sainte Faustine, c'est tout le mystère pascal qui est  en cause. En demandant de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et en proposant la prière « Jésus, j'ai confiance en toi », la dévotion à la miséricorde divine ne se fixe pas sur celle-ci comme un simple attribut de Dieu. Elle nous renvoie à la logique de l'Incarnation où nous vénérons Jésus comme le don de Dieu à l'humanité. Oui! en Jésus, c'est le Fils bien-aimé du Père qui vient parmi nous. Il partage notre condition humaine. Nous pouvons maintenant aller vers lui et par lui vers Dieu. Lorsque nous lui disons « Jésus, j'ai confiance en toi », nous entrons avec lui dans le chemin de la miséricorde divine qui reflète un amour éternel de Dieu pour ses enfants et une proximité des tous les instants.       <br />
              <br />
       Le chemin de la miséricorde est proposé à tous les baptisés. Leurs coeurs se laissent émouvoir par les souffrances du monde. Devant l'ampleur de celles-ci, les baptisés seraient écrasés s'ils ne pouvaient, en disant « Jésus, j'ai confiance en toi », mettre toute leur confiance en Celui qui a vaincu le monde.        <br />
              <br />
       Cet acte de foi en Jésus, souvent repris, est le message premier de sainte Faustine qui recommande de le répéter dans son coeur et en paroles et de le faire aussi de diverses façons comme dans les litanies ou le chapelet de la miséricorde divine. Je ne m'étends pas plus longuement sur la dévotion à la miséricorde divine. Les lectures de la messe nous gardent dans le sillage de la fête de Pâques qui dure 50 jours, jusqu'à la fête de la Pentecôte. Je voudrais m'y attarder un peu maintenant.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'Esprit à l'oeuvre</span>       <br />
              <br />
       Lorsque j'ai entendu les textes de la messe d'aujourd'hui j'ai été frappé par le fait que ce que la première lecture nous raconte  s'est passé après la Pentecôte, après la descente de l'Esprit sur les Apôtres. « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme » est-il écrit.  Le résultat de la foi en la résurrection du Christ animée par son Esprit cimente les gens les uns avec les autres. Elle crée une communauté où le partage est le coeur de celle-ci. Remplis de Jésus, les premiers chrétiens, loin de se replier sur une expérience extraordinaire de rencontre avec le Ressuscité, sont ancrés dans leur vie concrète qui est transformée par l'action de l'Esprit en eux. Le message de Jésus n'a plus besoin de mots, il est leur vie.        <br />
              <br />
       S'ils peuvent agir ainsi c'est qu'ils ont reçu la Bonne Nouvelle du Salut à travers des témoins dont les plus importants sont les Apôtres qui ont suivi  Jésus tout au long de son ministère. On les voit dans l'évangile avec Jésus Ressuscité qui leur donne l'Esprit Saint. En effet, ceux-ci, après la Résurrection de Jésus, ont reçu l'Esprit Saint de façon spéciale pour être les piliers, les fondations, de l'Église, de la communauté des croyants et croyantes.        <br />
              <br />
       En soufflant sur eux, ici dans l'épisode que nous raconte l'évangile, Jésus leur donne d'être, dans leur mission, les acteurs privilégiés de sa miséricorde pour toute personne  : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés,ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ». Ce don sera une partie importante de leur ministère futur et de celui de l'Église.       <br />
              <br />
       C'est non seulement un pouvoir qui leur est donné mais c'est surtout une mission dans la ligne de l'amour de Dieu pour ses enfants que Jésus a comparé dans la parabole de l'enfant prodigue au père qui accueille son fils avec joie après les frasques de ce dernier. « Tes péchés te sont pardonnés ». Le père de la parabole fait tuer le veau gras et offre un festin pour son fils qui était perdu et qui est revenu. C'est ce que fait Dieu, notre Père miséricordieux, pour chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       Cette miséricorde prend corps dans le ministère que les apôtres reçoivent de Jésus Ressuscité et qui est devenu au fil des siècles le Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation  sur lequel insiste souvent le pape François. Ce sacrement est le sacrement de la miséricorde divine.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Un acte de foi renouvelée</span>       <br />
              <br />
       On voit dans la suite du texte de l'évangile le cheminement personnel d'un de ces piliers de l'Église que sont les Apôtres. Il s'agit de l'apôtre Thomas. Celui-ci fait partie du groupe, mais il désire, comme il le dit, voir de ses yeux et toucher de sa main le Christ ressuscité. Le témoignage des  autres disciples ne lui suffit pas. Nous sommes nous aussi souvent comme lui, nous sommes « Thomas ».       <br />
              <br />
       Lors de la visite de Jésus qui nous est racontée où Thomas est présent Jésus le provoque  en lui disant « Mets ta main ». En d'autres termes : « Continue tes recherches avec ton bon sens et ton intelligence », mais aussi, en sous-entendu, «ouvre ton coeur en même temps à ma présence dans la foi qui va au-delà des preuves scientifiques ou matérielles, de ce que tu peux toucher avec ta main. C'est ainsi que tu me rencontreras ».        <br />
              <br />
       Et la rencontre se produit.  « Mon Seigneur et mon Dieu » s'écrie Thomas. A-t-il pleuré de joie ? Je ne sais. Mais il s'est totalement remis à Jésus, relevé des morts et vivant pour toujours en Dieu. Il ne rencontre pas une autre personne que celle qu'il a connue. Dans la foi, il reconnaît que c'est bien  ce Jésus qu'il a fréquenté durant sa vie antérieure qui est là. Il sera désormais présent à tous les moments de sa vie. Il demeurera toujours avec lui. C'est cette Bonne Nouvelle du Salut qu'il ira proclamer jusqu'aux Indes, dit-on.        <br />
       <!--Il proclamera ainsi, comme le racontent les Actes des Apôtres, ce Jésus qui a été crucifié a été relevé ressuscité par Dieu et qu'il est maintenant le Premier-Né d'une multitudes de frères et soeurs.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce dimanche nous apporte de belles pistes de réflexion et nous invite ainsi  1) à l'accueil de la miséricorde divine 2) à la redécouverte de l'action de l'Esprit Saint dans l'Église 3) à un acte de foi renouvelée en la Seigneurie de Jésus Christ lui disant avec Thomas  « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous a permis de partager ensemble la Parole de Dieu nous nourrisse au point où, comme les premiers chrétiens, nous saurons partager du fond du coeur avec nos frères et soeurs et ainsi,  comme le dit des Apôtres la première lecture, rendre témoignage  à la résurrection du Christ  «  avec grande puissance ».        <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 avril 2019        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 2e dimanche de Pâques (Année B)</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
              <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-B-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a826.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)</title>
   <updated>2019-01-31T00:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Le-Pere-misericordieux-et-ses-deux-fils-Luc-15-1-3-11-32_a698.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967348-14226810.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-01T14:58:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C le 6 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes: Josué 5, 10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226810.jpg?v=1456427913" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous rappeler qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel et telle qu'il est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » comme le soulignait, avec raison, le pape François dans sa catéchèse lors de l’audience générale 24 février 2016 sur la place Saint-Pierre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mars 2016       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a>       <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226811.jpg?v=1456261384" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée</title>
   <updated>2015-10-04T14:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Mgr-Pierre-Gaudette-Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-revisee_a663.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8304827-13000109.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-24T03:09:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval a révisé sa réflexion sur les divorcés remariés pour la rendre plus claire. En voici la version finale en vue du Synode sur la famille du 4 au 25 octobre 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8304827-13000109.jpg?v=1443059388" alt="Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée" title="Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée" />
     </div>
     <div>
      Texte final révisé en septembre 2015 <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_2_ajout_gaudette.pdf">en format PDF</a> intitulé : " <b>Les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie (texte révisé) Octobre 2015</b> "       <br />
              <br />
       <!--Cette réflexion commencée à l'automne 2014 a été publiée in extenso sur notre site.        <br />
              <br />
       Le premier volet inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014 se trouve à l' <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">adresse suivante</a>.       <br />
              <br />
       Un deuxième volet de sa réflexion a été publié en avril 2015 sous le titre <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a>       <br />
              <br />
       Il s'agit ici d'une <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_2_ajout_gaudette.pdf">version révisée</a> où l’auteur a  voulu  apporter dans la présente version quelques réaménagements qui, espère-t-il, clarifient sa pensée.       <br />
       Voici le plan de la réflexion de Mgr Gaudette dans le texte révisé qu’il présente ainsi :       <br />
       -->       <br />
       Il s'agit ici d'une version révisée d'un texte publié en avril 2015 où l’auteur a  voulu  apporter quelques réaménagements qui, espère-t-il, clarifient sa pensée.       <br />
              <br />
       Voici le plan de la réflexion de Mgr Gaudette dans le texte révisé qu’il présente ainsi :       <br />
              <br />
       "Le présent synode sur la famille a un but essentiellement  pastoral. Il ne s’agit pas d’abord de développer le corps de doctrine concernant le mariage et la famille. Cela a été fait avec beaucoup de profondeur sous le pontificat de Jean-Paul II. Il s’agit plutôt de dégager, dans le contexte d’aujourd’hui une pastorale adéquate pour les personnes en situation problématique, et plus particulièrement pour les divorcés remariés. « Quelle attitude, par exemple, adopter face à des divorcés remariés qui fréquentent leur paroisse et expriment le désir de communier? » Question éminemment pastorale.        <br />
              <br />
       Pour y répondre, il nous faut au point de départ        <br />
              <br />
       (1) être à l’écoute des personnes en cause et discerner quelle perception elles ont de leur situation. Il nous faut aussi        <br />
              <br />
       (2) être conscients des difficultés inédites de la conscience morale dans une société pluraliste. Nous en déduirons        <br />
              <br />
       (3) la nécessité d’une approche morale et        <br />
       pastorale différente de l’approche traditionnelle axée sur la formulation des normes. Enfin,        <br />
              <br />
       (4) nous aborderons la question plus précise des divorcés remariés."       <br />
              <br />
       Bonne lecture!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       23 septembre 2015</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Mgr-Pierre-Gaudette-Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-revisee_a663.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette</title>
   <updated>2015-05-26T01:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7410345-11415688.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-18T03:02:00+02:00</published>
   <author><name>Pierre Gaudette</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval continue sa réflexion sur les divorcés remariés. Il nous transmet une deuxième texte inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7410345-11415688.jpg?v=1422845863" alt="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" title="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" />
     </div>
     <div>
      Voici son texte en format PDF <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_pierre_gaudette2_150417.pdf">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a> pour lire le premier texte <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">cliquez ici</a>       <br />
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       Pour donner un aperçu de la position de Mgr Gaudette, voici un extrait de sa conclusion : «Plutôt que de parler de scandale, je parlerais plutôt d’une exigence de réalisme. Le divorce est toujours un échec. Il est une atteinte à l’indissolubilité attachée à tout amour véritable, surtout lorsque les conjoints s’engagent officiellement face à la société et à l’Église. Mais il faut prendre en compte la faiblesse humaine qui ne résiste pas toujours aux sollicitations extérieures ou à la routine d’une vie commune sans échanges profonds. Oui, beaucoup de mariages indissolubles se sont dissous progressivement par manque d’attention des conjoints eux-mêmes ou ont éclaté en raison de crises soudaines. C’est que l’amour, condition et ciment de l’indissolubilité, n’a pas été suffisamment nourri et entretenu. L’Église doit pouvoir accompagner ceux et celles qui ont été brisés par cet échec de leur amour. Elle doit pouvoir éventuellement leur offrir le pardon du Seigneur, même s’ils se sont engagés dans une autre union, portés qu’ils sont maintenant par un amour qu’ils souhaitent authentique envers un autre partenaire.»       <br />
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       Et il continue : « Mais, pour éviter toute ambiguïté - et pour le bien même des personnes en cause - il conviendrait cependant, comme on l’a déjà suggéré plus haut, que l’accès au sacrement de Pénitence et d’Eucharistie se fasse au terme d’un temps officiel de pénitence ou mieux de discernement au cours duquel les divorcés remariés feraient le point sur leur situation et sur les appels qu’ils perçoivent de la part du Seigneur.  Doivent-ils revenir à leur premier mariage? Se découvrent-ils appelés à vivre la continence totale dans la deuxième union, leur alliance conjugale devant alors être vécue comme alliance fraternelle? Doivent-ils vivre positivement leur vie de couple et construire ce nouvel amour qu’ils veulent indissoluble? Comme l’exprime très bien un théologien qui est en même temps père de famille,  «  n’y aurait-il pas dans l’effort de vivre la deuxième union dans la générosité, dans le respect et l’amour du conjoint, dans le souci des enfants tant de la première que de la deuxième union, n’y aurait-il pas là des signes de conversion susceptibles de conduire à la réception du sacrement ? »  Il y aurait tout intérêt à ce que ce temps de discernement se termine par une célébration d’accueil dont il faudrait préciser les éléments. Le scandale, aujourd’hui, ce serait de ne pas offrir le pardon sacramentel et le corps du Christ à des personnes brisées par la rupture de leur mariage, engagées dans un amour qui se veut définitif et soucieuses de reconstruire leur vie à la suite du Christ.»        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pierre Gaudette       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       Université Laval, Québec       <br />
       Membre de la Commission internationale de théologie de 1997 à 2008       <br />
              <br />
       Le 15 avril 2015       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html" />
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