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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:09:53+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »</title>
   <updated>2023-08-01T03:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Tu-es-le-Christ-le-Fils-du-Dieu-vivant-_a1134.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-08-22T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 27 août 2023. Textes : Isaïe 22, 19-23, Romains 11, 33-36 et Mathieu 16, 13-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/73493800-51147567.jpg?v=1690300535" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous remarqué que les deux questions que Jésus demande à ses disciples ne sont pas pareilles, même si elles se ressemblent ? La première : « D’après ce qu’on dit, qui est-ce que je suis pour les gens? » et l’autre « Pour vous, qui suis-je? » Arrêtons-nous à cela un petit peu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux questions</span>       <br />
              <br />
       La première question touche l’image d’un homme public. Elle apporte toutes sortes de réponses. Les disciples répètent ce qu’on dit autour. « Tu es Jean-Baptiste, Élie. Tu es un prophète ».        <br />
              <br />
       Et encore aujourd’hui on entend plusieurs personnes dire que Jésus les inspire. C’est un homme superbe. Les artistes s’y intéressent pour faire des films ou écrire des romans. On édite des livres savants sur lui, parfois pour contester certaines pages de l’évangile et même pour nier qu’il ait existé comme le fait philosophe Michel Onfray dans <span style="font-style:italic">Décadence</span>. Quoiqu’il en soit, même aujourd’hui, Jésus ne laisse pas indifférent.       <br />
              <br />
       Mais dans notre évangile, Jésus dans sa deuxième question « Pour vous qui suis-je? » dit aux disciples, en d’autres mots, « ce que je veux savoir, c’est ce que vous vous pensez ». Il les oblige à se « brancher », à s’impliquer vis-à-vis de lui.       <br />
              <br />
       C’est un peu comme lorsqu’on vit une relation amoureuse. On aime se retrouver pour toutes sortes d’activités. Bien souvent c’est du « parle, parle, jase, jase ». Mais si, tout à coup, vous demandez  à votre vis-à-vis : « Est-ce que tu es intéressé ou intéressée à aller plus loin? » avez-vous remarqué que souvent la personne recule ?. Elle a peur de s’impliquer. Avec raison peut-être, car faire un pas en avant peut vouloir dire beaucoup. Il faut être prêt à investir, comme on dit, pour aller plus loin dans une véritable relation amoureuse.       <br />
              <br />
       Ici saint Pierre va faire le pas. Il va s’impliquer et il  dit : « Pour moi tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Voilà il dit, en d’autres mots, « ce qui m’importe ce n’est pas ce qu’on dit de toi,  c’est ta personne, je te fais confiance un point c’est tout. »       <br />
              <br />
       C’est cela la foi. C’est faire confiance à Jésus, ce n’est pas seulement croire à des vérités,  mais c’est s’impliquer vis-à-vis la personne de Jésus et lui faire confiance. C'est une grâce comme le dit Jésus à saint Pierre. « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais  mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La grâce de la foi</span>       <br />
              <br />
       Cette grâce de la foi en Jésus, saint Pierre l’a reçue non pas pour lui seul, mais pour soutenir les autres apôtres et tous les disciples de Jésus. Jésus lui dit « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Cette belle image des clés veut montrer que la mission de Pierre n’est pas seulement de fermer des portes mais de les ouvrir comme le rappelle si souvent notre pape François.        <br />
              <br />
       Saint Pierre le premier pape a reçu cette mission particulière et il l’a transmise à ses successeurs. C’est le rôle principal du pape que de soutenir la foi des chrétiens et des chrétiennes. Le pape François le fait admirablement et c’est l’occasion aujourd’hui de prier pour son ministère.       <br />
              <br />
       La foi, en effet, n’est pas un cadeau qu’on reçoit pour soi tout seul. La foi on ne la reçoit pas isolé. On est partie d’un peuple, d’une Église. C’est la foi de l’Église qu’on reçoit.  C’est  ce que nous rappelle le i[Catéchisme de l’Église catholique] lorsqu’on y lit :        <br />
              <br />
       « La foi est un acte personnel : la réponse libre de l’homme à l’initiative de Dieu qui se révèle. Mais la foi n’est pas un acte isolé. Nul ne peut croire seul, comme nul ne peut vivre seul. Nul ne s’est donné la foi à lui-même comme nul ne s’est donné la vie à lui-même. Le croyant a reçu la foi d’autrui, il doit la transmettre à autrui. Notre amour pour Jésus et pour les hommes nous pousse à parler à autrui de notre foi. Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres. » (numéro 166)        <br />
              <br />
       L’Église n’est pas seulement une simple organisation matérielle avec des activités très visibles comme les voyages du pape, par exemple, c'est une réalité spirituelle : le peuple de Dieu. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire « moi je me contente de pratiquer  ma religion, de faire ma religion à ma façon, tout seul ». On se rassemble comme nous le faisons en ce dimanche en communauté. On est ensemble pour recevoir la foi, en vivre sous la mouvance de l’Esprit, en union avec le pape et les évêques et avec nos pasteurs.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Témoins de la foi</span>       <br />
              <br />
       Ce cadeau de la foi que nous avons reçu, pensons à le transmettre. J’aime beaucoup l’image de la flamme olympique pour représenter la foi. On va chercher la flamme en Grèce, puis des coureurs se relaient pour l’apporter jusqu’au lieu des Olympiques. C’est toujours la même flamme, le même feu qui se transporte. Ainsi de la foi. C’est une affaire de témoins qui la reçoivent et la transmettent.       <br />
              <br />
       Cela peut se faire de mille et une façons. La créativité n’a pas de limites. Je laisse le soin à l’Esprit Saint de vous inspirer. Quelques exemples. Je connais des grands mamans qui apprennent à leurs petits enfants les prières comme le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> ou le <span style="font-style:italic">Je vous salue Marie</span> qu'il n'ont pas appris à la maison ou à l'école. Je connais des étudiants ou des étudiantes qui ne refusent pas de dire qu’ils vont à la messe assez souvent le dimanche, même s’ils se font dire « Tu crois encore à cela, ces niaiseries-là ». Je pourrais continuer avec d'autres exemples, mais il est temps de m’arrêter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de recevoir le don de la foi.        <br />
              <br />
       Demandons-lui de le développer et demandons-lui que notre foi rejoigne de plus en plus de monde aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Prions aussi pour le ministère du pape François qui a la charge de soutenir la foi du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un ressourcement en communauté de foi avec nos frères et sœurs présents et avec tous ceux et celles qui, comme nous, célèbrent le Jour du Seigneur dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 août 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Rerprise de l'homélie du 8 août 2020-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Afrique       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai sur mon épaule la clef de la maison de David » (Is 22, 19-23)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :       <br />
           « Je vais te chasser de ton poste,       <br />
       t’expulser de ta place.       <br />
           Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,       <br />
       Éliakim, fils d’Helcias.       <br />
           Je le revêtirai de ta tunique,       <br />
       je le ceindrai de ton écharpe,       <br />
       je lui remettrai tes pouvoirs :       <br />
       il sera un père pour les habitants de Jérusalem       <br />
       et pour la maison de Juda.       <br />
           Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :       <br />
       s’il ouvre, personne ne fermera ;       <br />
       s’il ferme, personne n’ouvrira.       <br />
           Je le planterai comme une cheville       <br />
       dans un endroit solide ;       <br />
       il sera un trône de gloire       <br />
       pour la maison de son père. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6.8bc)       <br />
       R/ Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains. (cf. Ps 137, 8)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.       <br />
       de loin, il reconnaît l’orgueilleux.       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est de lui, et par lui, et pour lui » (Rm 11, 33-36)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
           Quelle profondeur dans la richesse,       <br />
       la sagesse et la connaissance de Dieu !       <br />
       Ses décisions sont insondables,       <br />
       ses chemins sont impénétrables !       <br />
           Qui a connu la pensée du Seigneur ?       <br />
       Qui a été son conseiller ?       <br />
           Qui lui a donné en premier,       <br />
       et mériterait de recevoir en retour ?       <br />
           Car tout est de lui,       <br />
       et par lui, et pour lui.       <br />
       À lui la gloire pour l’éternité !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
       Alléluia. (Mt 16, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,       <br />
       demandait à ses disciples :       <br />
       « Au dire des gens,       <br />
       qui est le Fils de l’homme ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Pour les uns, Jean le Baptiste ;       <br />
       pour d’autres, Élie ;       <br />
       pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »       <br />
           Jésus leur demanda :       <br />
       « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
           Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « Tu es le Christ,       <br />
       le Fils du Dieu vivant ! »       <br />
           Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :       <br />
       « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :       <br />
       ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,       <br />
       mais mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Et moi, je te le déclare :       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
           Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :       <br />
       tout ce que tu auras lié sur la terre       <br />
       sera lié dans les cieux,       <br />
       et tout ce que tu auras délié sur la terre       <br />
       sera délié dans les cieux. »       <br />
           Alors, il ordonna aux disciples       <br />
       de ne dire à personne que c’était lui le Christ.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !  »</title>
   <updated>2020-08-21T04:10:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2020-08-18T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A pour la Chapelle du Lac Poulin le 23 août 2020. Textes : Isaïe 22, 19-23, Romains 11, 33-36 et Mathieu 16, 13-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/47069137-37372789.jpg?v=1594057648" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !  »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !  »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous remarqué que les deux questions que Jésus demande à ses disciples ne sont pas pareilles, même si elles se ressemblent ? La première : « D’après ce qu’on dit, qui est-ce que je suis pour les gens? » et l’autre « Pour vous, qui suis-je? » Arrêtons-nous à cela un petit peu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux questions</span>       <br />
              <br />
       La première question touche l’image d’un homme public. Elle apporte toutes sortes de réponses. Les disciples répètent ce qu’on dit autour. « Tu es Jean-Baptiste, Élie. Tu es un prophète ».        <br />
              <br />
       Et encore aujourd’hui on entend plusieurs personnes dire que Jésus les inspire. C’est un homme superbe. Les artistes s’y intéressent pour faire des films ou écrire des romans. On édite des livres savants sur lui, parfois pour contester certaines pages de l’évangile et même pour nier qu’il ait existé comme le fait philosophe Michel Onfray dans <span style="font-style:italic">Décadence</span>. Quoiqu’il en soit, même aujourd’hui, Jésus ne laisse pas indifférent.       <br />
              <br />
       Mais dans notre évangile, Jésus dans sa deuxième question « Pour vous qui suis-je? » dit aux disciples, en d’autres mots, « ce que je veux savoir, c’est ce que vous vous pensez ». Il les oblige à se « brancher », à s’impliquer vis-à-vis de lui.       <br />
              <br />
       C’est un peu comme lorsqu’on vit une relation amoureuse. On aime se retrouver pour toutes sortes d’activités. Bien souvent c’est du « parle, parle, jase, jase ». Mais si, tout à coup, vous demandez  à votre vis-à-vis : « Est-ce que tu es intéressé ou intéressée à aller plus loin? » avez-vous remarqué que souvent la personne recule ?. Elle a peur de s’impliquer. Avec raison peut-être, car faire un pas en avant peut vouloir dire beaucoup. Il faut être prêt à investir, comme on dit, pour aller plus loin dans une véritable relation amoureuse.       <br />
              <br />
       Ici saint Pierre va faire le pas. Il va s’impliquer et il  dit : « Pour moi tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Voilà il dit, en d’autres mots, « ce qui m’importe ce n’est pas ce qu’on dit de toi,  c’est ta personne, je te fais confiance un point c’est tout. »       <br />
              <br />
       C’est cela la foi. C’est faire confiance à Jésus, ce n’est pas seulement croire à des vérités,  mais c’est s’impliquer vis-à-vis la personne de Jésus et lui faire confiance. C'est une grâce comme le dit Jésus à saint Pierre. « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais  mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La grâce de la foi</span>       <br />
              <br />
       Cette grâce de la foi en Jésus, saint Pierre l’a reçue non pas pour lui seul, mais pour soutenir les autres apôtres et tous les disciples de Jésus. Jésus lui dit « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Cette belle image des clés veut montrer que la mission de Pierre n’est pas seulement de fermer des portes mais de les ouvrir comme le rappelle si souvent notre pape François.        <br />
              <br />
       Saint Pierre le premier pape a reçu cette mission particulière et il l’a transmise à ses successeurs. C’est le rôle principal du pape que de soutenir la foi des chrétiens et des chrétiennes. Le pape François le fait admirablement et c’est l’occasion aujourd’hui de prier pour son ministère.       <br />
              <br />
       La foi, en effet, n’est pas un cadeau qu’on reçoit pour soi tout seul. La foi on ne la reçoit pas isolé. On est partie d’un peuple, d’une Église. C’est la foi de l’Église qu’on reçoit.  C’est  ce que nous rappelle le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholiqu</span>e lorsqu’on y lit :        <br />
              <br />
       « La foi est un acte personnel : la réponse libre de l’homme à l’initiative de Dieu qui se révèle. Mais la foi n’est pas un acte isolé. Nul ne peut croire seul, comme nul ne peut vivre seul. Nul ne s’est donné la foi à lui-même comme nul ne s’est donné la vie à lui-même. Le croyant a reçu la foi d’autrui, il doit la transmettre à autrui. Notre amour pour Jésus et pour les hommes nous pousse à parler à autrui de notre foi. Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres. » (numéro 166)        <br />
              <br />
       L’Église n’est pas seulement une simple organisation matérielle avec des activités très visibles comme les voyages du pape, par exemple, c'est une réalité spirituelle : le peuple de Dieu. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire « moi je me contente de pratiquer  ma religion, de faire ma religion à ma façon, tout seul ». On se rassemble comme nous le faisons en ce dimanche en communauté. On est ensemble pour recevoir la foi, en vivre sous la mouvance de l’Esprit, en union avec le pape et les évêques et avec nos pasteurs.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Témoins de la foi</span>       <br />
              <br />
       Ce cadeau de la foi que nous avons reçu, pensons à le transmettre. J’aime beaucoup l’image de la flamme olympique pour représenter la foi. On va chercher la flamme en Grèce, puis des coureurs se relaient pour l’apporter jusqu’au lieu des Olympiques. C’est toujours la même flamme, le même feu qui se transporte. Ainsi de la foi. C’est une affaire de témoins qui la reçoivent et la transmettent.       <br />
              <br />
       Cela peut se faire de mille et une façons. La créativité n’a pas de limites. Je laisse le soin à l’Esprit Saint de vous inspirer. Quelques exemples. Je connais des grands mamans qui apprennent à leurs petits enfants les prières comme le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> ou le <span style="font-style:italic">Je vous salue Marie</span> qu'il n'ont pas appris à la maison ou à l'école. Je connais des étudiants ou des étudiantes qui ne refusent pas de dire qu’ils vont à la messe assez souvent le dimanche, même s’ils se font dire « Tu crois encore à cela, ces niaiseries-là ». Je pourrais continuer avec d'autres exemples, mais il est temps de m’arrêter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de recevoir le don de la foi.        <br />
              <br />
       Demandons-lui de le développer et demandons-lui que notre foi rejoigne de plus en plus de monde aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Prions aussi pour le ministère du pape François qui a la charge de soutenir la foi du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un ressourcement en communauté de foi avec nos frères et sœurs présents et avec tous ceux et celles qui, comme nous, célèbrent le Jour du Seigneur dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 août 2020       <br />
              <br />
       <!--- texte du 22 août 2017 remanié -->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai sur mon épaule la clef de la maison de David » (Is 22, 19-23)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :       <br />
           « Je vais te chasser de ton poste,       <br />
       t’expulser de ta place.       <br />
           Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,       <br />
       Éliakim, fils d’Helcias.       <br />
           Je le revêtirai de ta tunique,       <br />
       je le ceindrai de ton écharpe,       <br />
       je lui remettrai tes pouvoirs :       <br />
       il sera un père pour les habitants de Jérusalem       <br />
       et pour la maison de Juda.       <br />
           Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :       <br />
       s’il ouvre, personne ne fermera ;       <br />
       s’il ferme, personne n’ouvrira.       <br />
           Je le planterai comme une cheville       <br />
       dans un endroit solide ;       <br />
       il sera un trône de gloire       <br />
       pour la maison de son père. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6.8bc)       <br />
       R/ Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains. (cf. Ps 137, 8)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.       <br />
       de loin, il reconnaît l’orgueilleux.       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est de lui, et par lui, et pour lui » (Rm 11, 33-36)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
           Quelle profondeur dans la richesse,       <br />
       la sagesse et la connaissance de Dieu !       <br />
       Ses décisions sont insondables,       <br />
       ses chemins sont impénétrables !       <br />
           Qui a connu la pensée du Seigneur ?       <br />
       Qui a été son conseiller ?       <br />
           Qui lui a donné en premier,       <br />
       et mériterait de recevoir en retour ?       <br />
           Car tout est de lui,       <br />
       et par lui, et pour lui.       <br />
       À lui la gloire pour l’éternité !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
       Alléluia. (Mt 16, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,       <br />
       demandait à ses disciples :       <br />
       « Au dire des gens,       <br />
       qui est le Fils de l’homme ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Pour les uns, Jean le Baptiste ;       <br />
       pour d’autres, Élie ;       <br />
       pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »       <br />
           Jésus leur demanda :       <br />
       « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
           Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « Tu es le Christ,       <br />
       le Fils du Dieu vivant ! »       <br />
           Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :       <br />
       « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :       <br />
       ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,       <br />
       mais mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Et moi, je te le déclare :       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
           Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :       <br />
       tout ce que tu auras lié sur la terre       <br />
       sera lié dans les cieux,       <br />
       et tout ce que tu auras délié sur la terre       <br />
       sera délié dans les cieux. »       <br />
           Alors, il ordonna aux disciples       <br />
       de ne dire à personne que c’était lui le Christ.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Tu-es-le-Christ-le-Fils-du-Dieu-vivant-_a965.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Réactions de l'abbé Jean Abud, prêtre du Séminaire de Québec et aumônier à l'Université Laval, sur les scandales liés à la pédophilie de certains prêtres</title>
   <updated>2018-08-14T01:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reactions-de-l-abbe-Jean-Abud-pretre-du-Seminaire-de-Quebec-et-aumonier-a-l-Universite-Laval-sur-les-scandales-lies-a_a338.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1972211-2717698.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-29T03:10:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les principaux intervenants de l’Église catholique s’entendent : si les scandales liés à la pédophilie de certains prêtres ébranlent l’institution, la foi, elle, demeure intacte. Telle est l'opinion de l'abbé Jean Abud, prêtre du Séminaire de Québec et aumônier à l'Université Laval. Jean-Bernard Rousseau, animateur laïc partage le même point de vue de même que le vice-président de l'association catholique, Dominic Doucet     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1972211-2717698.jpg?v=1289459881" alt="Réactions de l'abbé Jean Abud, prêtre du Séminaire de Québec et aumônier à l'Université Laval, sur les scandales liés à la pédophilie de certains prêtres" title="Réactions de l'abbé Jean Abud, prêtre du Séminaire de Québec et aumônier à l'Université Laval, sur les scandales liés à la pédophilie de certains prêtres" />
     </div>
     <div>
      Dans un article intitulé <span style="font-style:italic">L'Église secouée, l'institution ébranlée, la foi intacte</span> paru dans l'édition du 28 mars 2010 du <span style="font-style:italic">Journal de Québec</span> Kathryne Lamontagne rapporte que l'abbé Jean Abud, rencontré samedi le 27 mars 2010, au Grand Salon de l’Université Laval, où se tenait la 25e Journée de la jeunesse diocésaine de Québec, s’inquiète de l’image de l’Église. «L’Église, elle est touchée par ça (les scandales de pédophilie). Je pense que ça vient miner la crédibilité de l’Église », a-t-il laissé tomber. La journaliste a entendu le même son de cloche du côté de Dominic Doucet, vice-président de l’Association catholique de l’Université Laval, [voir la vidéo sur l'Association catholique à la fin de l'article] qui prenait lui aussi part au grand rassemblement chrétien. « L’institution est ébranlée. C’est une réflexion qui s’impose. L’Église devra l’accepter, l’affronter et y réfléchir »,        <br />
              <br />
       Ce qui ressort de l'article de Kathryne Lamontagne c'est l'affirmation de toutes les personnes interrogées que leur foi reste intacte. L'abbé Abud et Dominic Doucet ainsi que les quelque 200 jeunes présents aux événements d’hier ne se gênent pas de clamer haut et fort leur foi, qui demeure inébranlable à l’ouverture de la Semaine sainte.        <br />
              <br />
       « Ma foi n’est pas remise en doute. C’est une période de questionnement de moi, à travers l’Église, par rapport à l’actualité. Mais ce n’est pas ça qui détruira ma foi. C’est une relation personnelle, la foi. Si ta foi est fausse, elle sera ébranlée », affirme Dominic Doucet.        <br />
              <br />
       Jean-Bernard Rousseau, agent de pastorale à l’Université Laval, qui travaille principalement avec de jeunes catholiques tient le même discours. « Je dirais que notre foi chrétienne n’est pas basée sur un prêtre. Est-ce qu’un jeune va arrêter de croire à la famille parce qu’il a eu un père incestueux? On ne peut pas se réjouir de ça, c’est condamnable, on est tous d’accord avec ça. Mais je suis un croyant de longue date, ce n’est pas ça qui va m’arrêter », assure-t-il.       <br />
              <br />
       L’abbé Jean Abud souhaite toutefois que cette « crise de confiance » envers l’institution religieuse ne soit pas trop « profonde ». « J’espère de tout cœur que les gens pourront retrouver confiance en cette communauté-là. Je pense que c’est possible. Ce qui se vit au jour le jour dans l’Église l’emportera sur les écarts que certains ont pu avoir. Je fais confiance à ça, beaucoup. Ça me donne de l’espérance »,        <br />
              <br />
       L’abbé Abud a d’ailleurs tenu à rappeler qu’il y a des problèmes de pédophilie dans tous les pans de la société, que ce n’est pas le « monopole des prêtres ». « Il ne faudrait pas que ça touche tout ce qu’il a de pertinent dans l’Église, qui est quelque chose de beau »,         <br />
              <br />
       Citations reprises du site du <a class="link" href="http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/faitsdiversetjudiciaires/archives/2010/03/20100327-220435.html">Journal de Québec</a>       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Une note du P. Lombardi, porte-parole du Service de Presse du Vatican publiée par le Bureau de Presse du Vatican souligne les fruits de l’action du pape pour « extirper la plaie des abus ».</span>       <br />
       Voici la présentation qu'en fait l'agence Zenit.       <br />
              <br />
       ROME, Dimanche 28 mars 2010 (ZENIT.org) - L'action du pape Benoît XVI et de la Congrégation pour la doctrine de la foi, mais aussi des épiscopats pour « combattre » la « plaie des abus » et les « extirper » a déjà obtenu des résultats positifs, déclare le P. Lombardi, sj.       <br />
              <br />
       L'Osservatore Romano en italien de ce 28 mars 2010 publie des extraits de cette « Note du directeur général de Radio Vatican » diffusée samedi 27 mars sur Radio Vatican en italien sous le titre : « A la veille de la Semaine Sainte ».       <br />
              <br />
       Pour le P. Lombardi, « un observateur non superficiel ne manquera pas de se rendre compte que l'autorité du pape et l'engagement intense et cohérent de la Congrégation pour la doctrine de la foi ne sortent pas affaiblis mais confirmés dans le soutien et l'orientation donnée aux épiscopats pour combattre et extirper la plaie des abus ».       <br />
              <br />
       Il relève des « signes positifs » arrivés de différents évêques et d'institutions catholiques du monde et il mentionne « les directives pour la gestion correcte et la prévention des abus, rappelées, mises à jour et renouvelées en Allemagne, en Autriche, au Canada,... ».       <br />
              <br />
       Il cite comme une « bonne nouvelle » la diminution de 30 % du nombre de plaintes pour abus enregistrées l'an dernier aux Etats-Unis, preuve que les mesures appliquées « se révèlent efficace », d'après le rapport annuel de l'Eglise des Etats-Unis sur la mise en application des normes contre la pédophilie.       <br />
              <br />
       « Sans entrer dans les détails, indique le P. Lombardi, on doit reconnaître que les mesures décidées et en cours d'application se sont révélées efficaces ». « L'Eglise des Etats-Unis a pris la bonne voie pour se renouveler », souligne le porte-parole du Saint-Siège.       <br />
              <br />
       Le P. Lombardi insiste sur la nécessité de « la purification de la mémoire ». Il fait observer qu'il s'agit non de cas récents, mais de cas « survenus généralement il y a un certain temps, voire il y a des décennies, mais les reconnaître et faire amende honorable auprès des victimes est le prix du rétablissement de la justice et de cette « purification de la mémoire » qui permet de regarder vers l'avenir avec un engagement renouvelé et ensemble avec humilité et confiance ».       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de l'acharnement de certaines publications aux Etats-Unis ou en Allemagne notamment, le P. Lombardi estime que ce n'est pas « surprenant » car « le sujet est d'une telle nature qu'il attire de lui-même l'attention des media, et la façon dont l'Eglise l'affronte est cruciale pour sa crédibilité morale ».       <br />
              <br />
       C'est « avec humilité et confiance, en esprit de pénitence et d'espérance que l'Eglise entre maintenant dans la Semaine Sainte et demande la miséricorde et la grâce du Seigneur qui souffre et ressuscite pour tous », conclut le P. Lombardi.       <br />
              <br />
       _______________________________________       <br />
              <br />
       <object width="430" height="353"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2254/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2254/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="353"></embed></object>       <br />
              <br />
       <b>Association étudiante catholique de l’Université Laval </b> L'Association veut offrir, sur le campus, une communauté où les étudiants peuvent vivre avec d’autres universitaires les grands rêves de l’Évangile       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Abus sexuels : les évêques canadiens appuient et remercient le pape </span>       <br />
              <br />
       Dans une lettre d’appui au pape envoyée le 29 mars, les évêques canadiens ont choisi de mettre l’accent sur le soutien qu’ils reçoivent de Benoît XVI depuis de nombreuses années dans la gestion des cas d’abus sexuels dans l’Église. Par ailleurs, les évêques canadiens dénoncent le nombre « sans précédent de reportages qui prétendent que [le pape] n’aur[ait] pas su réagir aux cas d’agression sexuelle de mineurs ». Ils affirment reconnaître avec « admiration et gratitude » le « leadership vigoureux et résolu » dont le pape a fait preuve face à ces « crimes odieux ». Déjà dans la semaine précédente, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Pierre Morissette, avait dénoncé un ton qu’il jugeait empreint de préjugés envers l’Église catholique dans certains articles parus dans les journaux canadiens.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reactions-de-l-abbe-Jean-Abud-pretre-du-Seminaire-de-Quebec-et-aumonier-a-l-Universite-Laval-sur-les-scandales-lies-a_a338.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Il ya 25 ans: visite du pape Jean-Paul II au Séminaire de Québec le 9 septembre 1984</title>
   <updated>2009-10-19T02:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Il-ya-25-ans-visite-du-pape-Jean-Paul-II-au-Seminaire-de-Quebec-le-9-septembre-1984_a299.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1584016-2123542.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-09T14:10:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déjà 25 ans depuis la visite du pape Jean-Paul II au Séminaire de Québec où il fut reçu dans la Chapelle extérieure tout de suite après son arrivée à Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1584016-2123542.jpg?v=1289459869" alt="Il ya 25 ans: visite du pape Jean-Paul II au Séminaire de Québec le 9 septembre 1984" title="Il ya 25 ans: visite du pape Jean-Paul II au Séminaire de Québec le 9 septembre 1984" />
     </div>
     <div>
      La photo que vous voyez montre le pape Jean-Paul II au portail d'entrée du Séminaire de Québec, remarquable par le sceau de la Sainte Famille, patronne du Séminaire, le 9 septembre 1984. Il est accompagné par Mgr Louis-Albert Vachon, archevêque de Québec et par les autorités du Séminaire de Québec. Le défilé dans les rues de Québec a vu des milliers de fidèles se masser le long des rues pour voir passer le souverain pontife à bord du véhicule appelé la «papamobile». Une foule évaluée à 275 000 personnes s'est retrouvée en fin d'après-midi pour participer à la messe en plein air qui s'est déroulée sur les terrains de l'Université Laval.        <br />
              <br />
       Regardez le vidéoclip de l'arrivée de Jean-Paul II à Québec dans les <span style="font-style:italic">Archives de Radio-Canada</span>.       <br />
       <a class="link" href="http://archives.radio-canada.ca/societe/religion_spiritualite/clips/1157/">Cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       Voir plus bas la vidéo de &quot;Sel et Lumière&quot; sur YouTube       <br />
              <br />
       ____________________________________       <br />
              <br />
       Voici le texte le texte du discours du pape Jean-Paul II dans la Chapelle extérieure du Séminaire de Québec qui s'adressaire aumembres de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, aux prêtres et aux religieux et religieuses de Québec.       <br />
              <br />
              <br />
       DISCOURS DU PAPE JEAN-PAUL II        <br />
       Chapelle du Séminaire de Québec       <br />
       Dimanche 9  septembre 1984       <br />
              <br />
       Chers Frères et Sœurs,        <br />
              <br />
       En cette première journée de mon pèlerinage, je suis heureux d’avoir pu vénérer le tombeau du Bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec et de toute l’Amérique du Nord, que j’ai eu la joie de béatifier en 1980 avec Marie de l’Incarnation et Kateri Tekakwitha.        <br />
              <br />
       François de Laval rejoignit en 1639 une Eglise naissante, fruit de l’action courageuse de prêtres, de religieux et de religieuses, porteurs de l’Evangile en cette terre. Vicaire apostolique, il contribua, sans épargner sa peine, à rassembler les premiers habitants convertis avec les colons chrétiens dans l’unité de ce qui serait bientôt un diocèse, tout en participant personnellement à l’action missionnaire et en prenant sa part dans les épreuves des pionniers.        <br />
              <br />
       Il avait connu en France la vitalité d’une chrétienté en train de se renouveler sous l’impulsion de nombreux fondateurs et de spirituels remarquables dont il partageait le sens de Dieu et la charité. Il voulut établir fermement l’Eglise en ce nouveau pays en communion avec l’Evêque de Rome. Et l’une de ses œuvres les plus significatives fut la fondation du grand séminaire et du petit séminaire où nous nous trouvons, pour rendre possible le rapide développement du clergé québécois.        <br />
              <br />
       Avec vous, je voudrais rendre grâce pour le don de Dieu qui s’est manifesté sur cette terre particulièrement par la sainteté de ce premier évêque ainsi que de tous les fondateurs.        <br />
              <br />
       Je pense spécialement aux communautés religieuses dont le zèle missionnaire a produit tant de fruits de sainteté: les Jésuites, les Récollets, les Ursulines, les Hospitalières Augustines de la Miséricorde furent parmi les premiers à venir de France en Amérique du Nord. Bientôt les Sulpiciens les rejoindront avec beaucoup d’autres. Puis de nombreux instituts naîtront, témoins de l’épanouissement d’une communauté ecclésiale généreuse.        <br />
              <br />
       Chers religieux et religieuses rassemblés en cette chapelle, louons le Seigneur pour tout ce qu’il a donné à vos devanciers d’accomplir.        <br />
              <br />
       Et maintenant je voudrais vous dire, et je le ferai encore ailleurs au cours de mon voyage, que l’Eglise compte fermement sur votre action et votre témoignage. Sans doute votre rôle s’est-il modifié depuis quelques années, mais l’essentiel de votre vocation particulière demeure: le don de soi dans le célibat consacré, la vie de prière et d’active charité sont des signes pour tous. Les services concrets que vous rendez sont irremplaçables, dans la pastorale, dans les diverses instances de formation des jeunes et des adultes, dans l’aide aux plus défavorisés notamment. Je prie Dieu pour qu’il appelle assez de jeunes à vous rejoindre généreusement afin que vos missions soient poursuivies et sans cesse renouvelées.        <br />
              <br />
       Permettez-moi d’adresser un salut particulièrement cordial aux prêtres qui ont la charge des séminaires du Québec et de leur exprimer ma confiance et mes vœux pour les tâches primordiales qu’ils ont à assumer.       <br />
              <br />
       Très cordialement je vous donne à tous la Bénédiction Apostolique.       <br />
              <br />
       Jean-Paul II       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!--
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<BR>
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<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/nouvelles_breves_courantes.htm">Retour à la liste des nouvelles brèves courantes 
</A>
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<!--
<A HREF="http://www.seminairedequebec.org/Nouvelles-breves_r27.html">Retour à la liste des nouvelles brèves parues récemment 
</A>


<BR> 
<BR>

<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/nouvelles_breves_archives.htm">Archives des nouvelles brêves depuis septembre 2005</A>

<BR> 
<BR>

-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <object width="430" height="353"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/KN8XwDzhll4&hl=fr&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/KN8XwDzhll4&hl=fr&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="430" height="353"></embed></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Voici un extrait de la remarquable homélie que le pape Jean-Paul II a faite à la messe à l'Université Laval.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » (Mt 16, 16.)       <br />
              <br />
       Ces paroles ont été prononcées pour la première fois aux environs de Césarée de Philippe, en réponse à la question de Jésus : « Le Fils de l’homme, qui est-il d’après ce que disent les hommes ? » (Mt 16, 13.)        <br />
              <br />
       Ces paroles, c’est Simon-Pierre qui les a prononcées dans la terre de Galilée. Il les a prononcées par la suite en bien d’autres lieux. Il les a prononcées à Jérusalem, en particulier le jour de la Pentecôte. Il les a prononcées à Antioche, quand il a quitté Jérusalem. Il les a prononcées enfin à Rome jusqu’au jour où il dut subir la mort sur une croix pour rendre témoignage à la vérité de ces paroles.        <br />
              <br />
       Ces paroles — professant la filiation divine de Jésus-Christ — Simon-Pierre les a transmises en héritage à l’Église.  Il les a transmises d’une manière particulière à tous ses successeurs sur le siège épiscopal de Rome.        <br />
              <br />
       Comme l’évêque de Rome, successeur de Pierre, je désire prononcer ces mêmes paroles aujourd’hui sur la terre canadienne.        <br />
              <br />
       « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Mt 16, 16.)        <br />
              <br />
       Il est donné à l’Évêque de Rome de fouler pour la première fois cette terre, dans la ville de Québec. Ici, débuta l’évangélisation du Canada. Ici, l’Église fut fondée. Ce fut ici le premier diocèse de toute l’Amérique du Nord. Ici, par le grain semé en terre, commença une immense croissance.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi je désire que, dès le début de ce pèlerinage, nous nous rencontrions et nous nous unissions dans cette profession de foi sur laquelle est bâtie l’Église du Christ sur la terre :       <br />
              <br />
       Le Christ, le Fils de l’homme, le Fils du Dieu vivant ;         <br />
       Le Fils, de la même nature que le Père : Dieu, né de Dieu,       <br />
       Lumière, née de la Lumière, engendré, non pas créé, Verbe éternel par qui tout a été créé ;       <br />
       Et en même temps : le Christ, vrai homme.        <br />
       « Pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel, par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie ; et s’est fait homme. »        <br />
       Le Christ : vrai Dieu et vrai homme. Telle est la foi de l’Église.        <br />
       Le Christ : crucifié sous Ponce Pilate, il est mort et a été enseveli…        <br />
       Le Christ : le troisième jour, il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, est assis à la droite du Père d’où il viendra pour juger les vivants et les morts.       <br />
              <br />
       Telle est la foi des apôtres. Telle est la foi de Pierre. Cette foi qui est la fondation sur laquelle est construite l’Église de Dieu sur la terre.        <br />
              <br />
       Simon-Pierre, qui professa cette foi le premier aux environs de Césarée de Philippe, fut aussi le premier à recevoir la réponse du Christ : « Tu es Céphas (c’est-à-dire Pierre), et sur cette pierre je bâtirai mon Église… » (Mt 16,18.)        <br />
              <br />
       Comme il est beau d’entendre le même apôtre Simon-Pierre, dans sa première lettre lue dans la liturgie d’au-jourd’hui, rendre témoignage au Christ en le désignant comme la pierre fondamentale.        <br />
              <br />
       Le Christ est « la pierre vivante » (1 P 2, 4).        <br />
              <br />
       Cette pierre, en vérité, « les hommes l’ont éliminée » (1 P 2, 4), rejetée radicalement, en allant jusqu’à condamner Jésus à la mort sur la croix et exécuter cette sentence quelques heures avant la Pâque.        <br />
              <br />
       C’est précisément dans ce rejet qu’il est reconnu pour ce qu’il est : Jésus, le Christ, celui « que Dieu a choisi parce qu’il en connaît la valeur » (1 P 2, 4).        <br />
              <br />
       C’est par lui, pierre vivante, première pierre, que nous sommes tous intégrés dans la construction d’un « Temple spirituel » (1 P 2, 5).        <br />
              <br />
       Oui, nous tous : « Comme pierres vivantes », nous sommes intégrés à la construction qui a pour fondation le Christ pour édifier « un sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus » (1 P 2, 5).        <br />
              <br />
       Nous sommes donc « la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu » (1 P 2, 9), et cela par Jésus-Christ qui est le Fils du Dieu vivant, qui est vrai Dieu et vrai homme, crucifié et ressuscité. Oui, par Jésus-Christ : il est la première pierre de l’édifice divin, bâti avec les fils et les filles de toute la Terre, qui se dressera pour l’éternité dans la gloire indicible de la très Sainte Trinité !        <br />
              <br />
       À partir de Jésus, le Christ, qui est la pierre vivante s’ouvre cet avenir ultime de notre construction… Tel est l’avenir de l’homme sur la terre. L’avenir d’une destinée divine.       <br />
              <br />
       Voici donc la foi en Jésus-Christ, que Simon-Pierre proclamait!  Voici la foi concernant l’Église que Simon-Pierre proclamait !  Quelle surprenante unité ! Et quelle force dans cette foi . Aujourd’hui l’Évêque de Rome, venu en terre canadienne, désire professer cette foi de tout son cœur. Il désire en faire le fondement de toute sa mission parmi  vous, frères et sœurs bien-aimés, dans cette ville de Québec et sur toute la terre canadienne que je vais ensuite visiter en chacune de ses régions.        <br />
              <br />
       Car nous sommes ici au premier foyer de l’Église du Christ en Amérique du Nord. Partis de France, les Jacques Cartier, les Champlain et tant d’autres, en apportant sur ce continent leur culture et leur langue, contribuaient à im-planter la foi au Christ Sauveur.        <br />
              <br />
       De nombreux serviteurs et servantes de Dieu sont venus, dès le début de la colonisation, pour construire l’édifice de l’Église sur votre terre. Les Pères Récollets, les Jésuites, les Sulpiciens, les Ursulines, avec Marie de l’Incarnation rayonnant son incomparable expérience spirituelle, les Hospitalières de Dieppe entraînées par l’inépuisable charité de Catherine de Saint-Augustin : ces religieux et ces religieuses ont été parmi les premiers à témoigner de la foi et de l’amour du Christ au milieu des colons et des « Indiens ». Porteurs de la Parole, éducateurs des jeunes, bons samaritains auprès des malades, ils ont façonné le visage de l’Église dans ce nouveau pays. On a pu parler d’une véritable « épopée mystique » dès la première moitié du XVII e siècle. Certains ont donné leur vie jusqu’au martyre. Beaucoup d’autres les ont rejoints, apportant leur pierre vivante à la construction, souvent dans la pauvreté, mais rendus forts par l’Esprit de Dieu.         <br />
              <br />
       En ce lieu, nous évoquons en particulier François de Montmorency-Laval, vicaire apostolique, puis premier évêque du Québec. Je ne puis oublier que le séminaire qui porte son nom est à l’origine de l’Université qui nous accueille en ce moment dans ce site admirable.        <br />
              <br />
       Vos ancêtres ont forgé ici une culture en puisant aux sources de leur pays d’origine. Au long des siècles cet héritage s’est enraciné, diversifié ; il a accueilli l’apport propre des Amérindiens, et tiré profit de la présence anglaise en ce continent. Il s’est enrichi grâce aux vagues successives d’immigrants venues de partout. Votre peuple a su conserver son identité en demeurant ouvert aux autres cultures.        <br />
              <br />
       L’Église a reconnu ou se prépare à reconnaître la sainteté d’un certain nombre de ces pionniers. Ils sont des témoins éclatants parmi beaucoup d’hommes et de femmes, humbles croyants de la vie quotidienne, qui ont façonné peu à peu cette terre à leur image, selon leur foi.        <br />
              <br />
       La vitalité et le zèle de vos devanciers les ont d’ailleurs entraînés à porter plus loin la Bonne Nouvelle : je salue ici une Église qui a su rapidement rayonner dans l’Ouest canadien, le Grand Nord et en bien des régions d’Amérique. Bien plus, elle a pris une grande part à l’effort missionnaire de l’Église universelle à travers le monde.       <br />
              <br />
       Votre devise est : « Je me souviens. » Il y a vraiment des trésors dans la mémoire de l’Église comme dans la mémoire d’un peuple !        <br />
              <br />
       Mais à chaque géneration, la mémoire vivante permet de reconnaître la présence du Christ, qui nous        <br />
       interroge comme aux environs de Césarée : « Vous, qui dites-vous que je suis ? »       <br />
              <br />
       La réponse à cette question est capitale pour l’avenir de l’Église au Canada, et aussi pour l’avenir de votre culture.</span> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Il-ya-25-ans-visite-du-pape-Jean-Paul-II-au-Seminaire-de-Quebec-le-9-septembre-1984_a299.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Excommunication, vous dites? - Nicodème à la rescousse</title>
   <updated>2012-05-11T02:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Excommunication-vous-dites-Nicodeme-a-la-rescousse_a259.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1286436-1688369.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-23T22:32:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Fournier</name></author>
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    <![CDATA[
"Dieu a tant aimé le monde..." Homélie pour 4e dimanche du Carême, Année liturgique B, 22 mars 2009, par l'abbé Michel Fournier, curé de la paroisse Bienheureux François de Laval à Québec sur l'excommunication survenue au Brésil et sur les derniers gestes du pape qui ont fait l'actualité. Textes de l'Écriture: 2 Chroniques 36,14-16.19-23, Eph 2,4-10 et Jn 3, 14-21.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1286436-1688369.jpg?v=1336697827" alt="Excommunication, vous dites? - Nicodème à la rescousse" title="Excommunication, vous dites? - Nicodème à la rescousse" />
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      La Parole de Dieu proclamée ce dimanche arrive à point pour éclairer notre foi, susciter notre espérance, faire grandir notre charité. J’aimerais attirer votre attention sur certains passages qui ont retenu la mienne et faire le lien avec une actualité religieuse plutôt tapageuse de ces dernières semaines.        <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour, Jésus dit à Nicodème, ce notable parmi les juifs qui est venu le rencontrer pendant la nuit, à la cachette : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16).        <br />
       Et Jésus lui dit encore : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par lui le monde soit sauvé » (Jn 3, 17).       <br />
              <br />
       Dans la seconde lecture, pour sa part, l’apôtre saint Paul écrit aux Éphésiens : « C’est Dieu qui nous as faits, il nous a créés en Jésus Christ pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre » (Ep 2, 10).       <br />
              <br />
       À ces passages de la Parole de Dieu j’aimerais rattacher aussi le thème qui nous est proposé pour l’ensemble de la démarche liturgique du Carême. Adressé à Dieu, ce thème s’énonce ainsi : « Tu aimes le monde et nous marchons avec toi » (VL 376).        <br />
              <br />
       On peut résumer ainsi et obtenir le noyau central de la Parole de Dieu de ce dimanche de Carême : Dieu a créé le monde, il aime ce qu’il a créé; il y envoie son Fils pour enseigner à ceux qu’il a créés comment bien agir; le Fils ne vient pas pour juger mais pour sauver.        <br />
              <br />
       Il se dégage de ces quelques phrases une impression de confiance; le ton est positif, l’être humain est marqué par une grande dignité. Ces paroles mettent de la lumière dans notre vie de personnes baptisées. Malheureusement, cette impression et ce ton semblent bien peu en accord avec une certaine actualité religieuse qui est rapportée dans les journaux et les bulletins de nouvelles télévisés. Depuis environ deux ou trois semaines, plusieurs nouvelles à caractère religieux ont fait le tour de la planète et suscité des commentaires parfois assez virulents contre l’Église catholique ou contre ses dirigeants ou contre  son enseignement. Ces nouvelles viennent apparemment discréditer le message positif de la Parole de Dieu sur laquelle nous méditons. Je me permets de rappeler quelques unes de ces nouvelles.        <br />
              <br />
       - Il y a d’abord le cas bouleversant de cette fillette brésilienne devenue enceinte par suite du viol commis sur elle par son beau-père; une équipe médicale et sa mère ont jugé que la vie de cette enfant était en danger et ils ont interrompu sa grossesse en pratiquant sur elle un avortement. L’évêque du lieu a eu connaissance de la chose et il a aussitôt excommunié la mère et les médecins. Pour couronner le tout, une haute autorité de Rome, non pas le Pape mais un de ses proches collaborateurs, a approuvé l’excommunication.         <br />
              <br />
       - Pour un deuxième cas, ce n’est pas l’imposition de l’excommunication mais plutôt la levée de l’excommunication qui fait problème. Le Pape a levé l’excommunication qui avait été imposée à quatre évêques ordonnés sans l’autorisation de Rome en 1988. Ces quatre évêques sont membres d’un groupe de catholiques qu’on appelle intégristes parce qu’ils rejettent l’enseignement du Concile Vatican II, qu’ils défient l’autorité du Pape et qu’ils célèbrent la messe selon les anciens rites, notamment en latin. De plus, et ce n’est pas la moindre des choses, un de ces quatre évêques se permet d’affirmer qu’il n’y a pas eu de massacre des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Devant le remous provoqué par cette affaire, le Pape a senti le besoin d’écrire une lettre à tous les évêques du monde pour expliquer sa conduite; c’est du jamais vu!        <br />
              <br />
       - Pour un troisième cas, il y a cette déclaration du Pape concernant l’usage des préservatifs dans les rapports sexuels et l’impact de cette pratique sur la diffusion du sida. Le Pape était en avion, en voyage vers l’Afrique et il répondait à une question de journaliste. Cette conversation a fait le tour du monde dans le temps de le dire. Les réactions contre les propos du Pape ont été vives, virulentes, violentes même, c’est le moins qu’on puisse dire.       <br />
              <br />
       De ces trois événements j’aimerais retenir le premier, celui de la fillette brésilienne pour tenter d’en dégager quelques leçons. Disons le directement : l’évêque qui a lancé l’excommunication n’aurait jamais dû le faire et l’autorité romaine n’aurait jamais dû l’entériner. Au vu des circonstances de vie de la fillette, la loi de l’Église ne lui imposait pas, mais pas du tout,  cette conduite (Can 1323 1324). Provoquer une interruption de grossesse est évidemment une décision très grave. Mais on était en présence d’une enfant ayant subi des violences physique et psychologique également très graves mettant sa propre vie en péril. Le principe du respect de la vie ne s’applique pas seulement pour le fœtus. On peut retenir que l’extrême gravité de ce cas, et j’oserais même dire le caractère scandaleux de la décision de l’évêque, a provoqué plusieurs autres évêques à publier des lettres pour dénoncer la décision de leur collègue brésilien. On peut retenir aussi que dans la délicate question de l’interruption de grossesse, le critère du respect de la vie du fœtus n’est désormais pas le seul à pouvoir être placé au-dessus de tous les autres.        <br />
              <br />
       Un prélat romain, archevêque et président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella a écrit ceci dans le journal du Vatican, l'<span style="font-style:italic">Osservatore Romano</span> : « Avant de penser à l'excommunication, il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la ramener à un niveau d'humanité dont nous, les hommes d'Église, devrions être des annonciateurs experts et des maîtres. Il n'en a pas été ainsi et, malheureusement, la crédibilité de notre enseignement s'en ressent, apparaissant aux yeux de tant de personnes comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde ».  (OR 17 mars 2009).        <br />
              <br />
       Dans une lettre adressée aux diocésains et diocésaines de Québec, notre archevêque, le cardinal Ouellet, a pris position sur cette question et il a fait siens les propos de Mgr Fisichella.       <br />
              <br />
       En conclusion, on peut se demander : Y a-t-il une bonne nouvelle présente dans ce drame brésilien? Y a-t-il quelque chose d’évangélique à y découvrir? Oui il y en a si on garde en mémoire que chez les humains l’application de la loi morale passe toujours par le jugement de la conscience. Dans cet espace de la conscience, chaque personne humaine peut entendre la voix de Dieu qui appelle, Dieu qui offre sa miséricorde. L’Évangile nous donne des exemples de ce que veut dire Jésus lorsqu’il déclare qu’il n’est pas venu abolir la Loi mais l’accomplir.        <br />
              <br />
       Rappelons-nous le cas de cette femme prise en flagrant délit d’adultère et qu’on amène à Jésus pour la lapider, comme c’est prévu dans la Loi de Moïse. « Que celui qui est sans péché lui lance la première pierre » dit Jésus. Et tous se retirent sans procéder à la lapidation. Jésus dit à la femme : «Va et désormais ne pèche plus» (Jn 8, 2-11). En agissant ainsi, Jésus n’encourage pas l’adultère mais il introduit la puissance transformante de la miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Rappelons-nous aussi le cas de Joseph qui voyant Marie sa fiancée enceinte avant qu’ils aient habité ensemble, envisage de la répudier comme il est prescrit de le faire dans la Loi de Moïse. Mais voilà que sur la parole d’un ange, dans un acte de foi qui jaillit du fond de sa conscience, Joseph va au-delà de la loi et il accueille Marie et devient le père nourricier du Messie de Dieu (Mt 1, 18-25).       <br />
              <br />
       Avec le jugement de la conscience, on peut dépasser le légalisme et faire de la mise en œuvre de la loi morale un moyen de rencontrer Dieu au plus intime de soi-même.       <br />
              <br />
       On retrouve alors la beauté des paroles de Jésus qui dit à Nicodème dans l’Évangile que le Fils de Dieu est envoyé dans le monde non pas juger le monde mais pour le sauver. On comprend que ce que l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens il y a deux mille ans s’adresse encore à nous aujourd’hui. Dieu nous a créés en Jésus Christ et rendus capables de bien agir si nous marchons avec lui.        <br />
              <br />
       N’hésitons pas à le suivre avec tout notre enthousiasme, toute notre ardeur. Car il aime le monde et il veut le sauver. Il ira jusqu’à la mort sur une croix pour accomplir se mission. Sa Parole est la lumière qui inspire notre conscience, qui éclaire notre route.        <br />
              <br />
              <br />
       Michel Fournier, ptre        <br />
       Curé de la paroisse Bienheureux François de Laval à Québec        <br />
       Prêtre résidant au Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 22 mars 2009
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     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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