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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:57:45+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <updated>2025-10-02T15:08:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-09-24T00:55:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379373-63200190.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016 et du 20 septembre 2022-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <updated>2025-10-02T15:09:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-09-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
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    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019 et du 18 septembre 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1263.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »</title>
   <updated>2025-08-04T14:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1257.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379260-63200144.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-08-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C le 10 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 18, 6-9, Hébreux 11, 1-2.8-19 et Luc 12, 32-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379260-63200144.jpg?v=1652810122" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" />
     </div>
     <div>
       Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera peut-ëtre au soir de votre vie ou à un moment autre, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        5 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 août 2016 et du 2 août 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
           La nuit de la délivrance pascale       <br />
       avait été connue d’avance par nos Pères ;       <br />
       assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,       <br />
       ils étaient dans la joie.       <br />
           Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes       <br />
       et la ruine de leurs ennemis.       <br />
           En même temps que tu frappais nos adversaires,       <br />
       tu nous appelais à la gloire.       <br />
           Dans le secret de leurs maisons,       <br />
       les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice,       <br />
       et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine :       <br />
       que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;       <br />
       et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,       <br />
       heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses,       <br />
       qu’ils sont tous morts ;       <br />
       mais ils l’avaient vue et saluée de loin,       <br />
       affirmant que, sur la terre,       <br />
       ils étaient des étrangers et des voyageurs.       <br />
           Or, parler ainsi, c’est montrer clairement       <br />
       qu’on est à la recherche d’une patrie.       <br />
           S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée,       <br />
       ils auraient eu la possibilité d’y revenir.       <br />
           En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure,       <br />
       celle des cieux.       <br />
       Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu,       <br />
       puisqu’il leur a préparé une ville.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
           et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
           Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Sois sans crainte, petit troupeau :       <br />
       votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.       <br />
           Vendez ce que vous possédez       <br />
       et donnez-le en aumône.       <br />
       Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,       <br />
       un trésor inépuisable dans les cieux,       <br />
       là où le voleur n’approche pas,       <br />
       où la mite ne détruit pas.       <br />
           Car là où est votre trésor,       <br />
       là aussi sera votre cœur.       <br />
           Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
           Pierre dit alors :       <br />
       « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,       <br />
       ou bien pour tous ? »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Que dire de l’intendant fidèle et sensé       <br />
       à qui le maître confiera la charge de son personnel       <br />
       pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?       <br />
           Heureux ce serviteur       <br />
       que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !       <br />
           Vraiment, je vous le déclare :       <br />
       il l’établira sur tous ses biens.       <br />
           Mais si le serviteur se dit en lui-même :       <br />
       ‘Mon maître tarde à venir’,       <br />
       et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,       <br />
       à manger, à boire et à s’enivrer,       <br />
           alors quand le maître viendra,       <br />
       le jour où son serviteur ne s’y attend pas       <br />
       et à l’heure qu’il ne connaît pas,       <br />
       il l’écartera       <br />
       et lui fera partager le sort des infidèles.       <br />
           Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,       <br />
       n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,       <br />
       recevra un grand nombre de coups.       <br />
           Mais celui qui ne la connaissait pas,       <br />
       et qui a mérité des coups pour sa conduite,       <br />
       celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.       <br />
       À qui l’on a beaucoup donné,       <br />
       on demandera beaucoup ;       <br />
       à qui l’on a beaucoup confié,       <br />
       on réclamera davantage. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1257.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »</title>
   <updated>2025-02-25T22:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1227.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961808-60625967.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 2 mars 2025. Textes: Siracide 27, 4-7, 1 Corinthiens 15, 54-58 et Luc 6, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961808-60625967.jpg?v=1642423633" alt="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" title="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" />
     </div>
     <div>
      Nous continuons à écouter les conseils de Jésus dans le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que saint Luc a retenus. À la différence des autres évangélistes, saint Luc le situe  « sur un terrain plat » cf. Luc 6,17. Ce matin saint Luc nous présente des images que Jésus  utilisait pour enseigner à ses disciples et à ceux et à celles qui venaient l’entendre, car il leur parlait souvent ainsi. Les évangiles appellent ces images des paraboles. « Il leur disait en parabole… » écrit saint Luc ici. Les paraboles sont des images ou des histoires qui apportent un enseignement que Jésus veut que les gens comprennent et qu’ils retiennent.        <br />
              <br />
       Ce matin nous avons trois images ou paraboles : celle des deux aveugles, celle de la poutre et de la paille puis celle de l'arbre et de son fruit. Comment les comprendre et quoi en retenir?       <br />
              <br />
       On pense que saint Luc utilisait ces paraboles pour enseigner les nouveaux baptisés lorsqu’il prêchait avec saint Paul. Je ne sais comment saint Luc les commentait. Mais je vais faire un peu comme lui ce matin. Je vais y aller de mon commentaire personnel pour nous qui sommes tous et toutes d’une certaine façon des nouveaux baptisés car nous n’avons jamais été au fond des richesses de notre baptême et du message de Jésus. Nous avons toujours à  découvrir et à vivre des choses nouvelles.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les aveugles</span>       <br />
              <br />
       Commençons avec la première parabole. « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? » dit Jésus. Cette observation est on  ne peut plus évidente. Elle est très parlante et porteuse de sens.        <br />
              <br />
       Tout d’abord, elle nous dit qu’on doit choisir qui on suit. Si on suit tout un chacun, celui ou celle qui parle le plus fort, celui ou celle qui ne veut que plaire à nos désirs, sans discernement, on risque de « tomber dans le trou » comme dit Jésus. La première leçon de cette petite parabole est donc  une invitation au discernement.  Dans nos vies, il est important de prendre le temps de s’arrêter un peu, de temps à autre, pour regarder où notre vie s’en va, pour se laisser éclairer par la lumière de l’Esprit de Dieu en nous. C'est dans la prière que se réalise le mieux ce temps d'arrêt qui favorise l'écoute.       <br />
              <br />
       L’autre enseignement de cette petite parabole est contenu dans la deuxième phrase : « Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître ». Toute personne qui se  lance dans la vie et qui cherche à se réaliser a besoin de guides et de mentors comme on dit aujourd’hui.  Encore là,  il faut choisir un bon maitre, lui il nous formera et alors nous pourrons aller de l’avant par nous-même. Bien entendu, saint Luc pense à Jésus comme ce Maître idéal. Si nous le suivons, il nous formera et nous pourrons par nous-même faire face aux aléas de la vie et avancer sans tomber dans les fossés et les ravins. Il sera lui-même notre chemin comme il le dit dans l’évangile de saint Jean  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». (Jean 14, 6)       <br />
              <br />
       II  - <span style="font-style:italic">La poutre et la paille</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l’image de la poutre et de la paille. Cette image est très connue. Et elle est tellement bien choisie qu’elle n’a presque pas besoin d’explication. Tout le monde la comprend. Le message est le suivant « Avant de mettre les responsabilités sur autrui commence par te regarder ».        <br />
              <br />
       Cette invitation  si elle était suivie éviterait bien des conflits dans les familles et les couples, dans les groupes de toutes sortes, n’est-ce pas? Elle est un gage de réalisme et de vérité dans son regard sur  soi et sur les autres.        <br />
              <br />
       Nous avons tendance à minimiser nos travers et à grossir ceux des autres. La nature humaine est faite ainsi. Jésus nous met en garde. Cette image nous invite à mettre toujours dans notre regard sur les autres de la miséricorde et de la compassion comme le fait Dieu quand il nous regarde.        <br />
              <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » rapporte saint Luc quelques versets avant le passage que nous venons de lire. Ce regard miséricordieux est encore plus nécessaire si nous sommes d'une façon ou de l'autre en position d’autorité  comme les sont les parents, les enseignants, les pasteurs. Il est facile de se rabattre sans discernement sur des normes ou des règles sans regarder ce qu’il y dans le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus nous invite ici ajuster notre regard sur la réalité des personnes en respectant leur dignité et leur originalité.  Car les personnes ne sont pas toutes pareilles. Nous avons besoin d’en tenir compte dans nos jugements et nos contacts avec elles       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">L’arbre et son fruit</span>       <br />
              <br />
       La troisième image, celle de l’arbre et de son fruit, me suggère de souligner, comme un jardinier que je suis dans mes temps libres, que les arbres fruitiers, en particulier, ont besoin de soins suivis et d’attention pour que leurs fruits soient beaux.  Ce qui est important c’est cette attention à soigner l’arbre lui-même, car « c’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre » comme le note si bien le passage du livre de Ben Sira le Sage lu dans la première lecture.  Les fruits sont le résultat de ces soins.  Plusieurs mettent la charrue devant les bœufs et ne pensent qu’aux fruits à récolter. Ils oublient de prendre soin de l’arbre qui porte les fruits        <br />
              <br />
       Cette leçon est très riche pour nous. Dans notre vie il est beaucoup mieux de laisser le Seigneur s’occuper des fruits, il fera sortir « du trésor de notre cœur qui est bon » comme le dit l'évangile. Quant à nous nous avons à mettre les efforts pour préparer le terreau où les arbres vont pousser. Comme de bons jardiniers nous ensemencerons, nous abriterons les pousses au besoin, nous couperons et émonderons l’arbre parfois, nous le nourrirons aussi avec soin. Cet arbre c’est notre vie et notre communauté chrétienne.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien par mes commentaires que les images de Jésus retenues par saint Luc, ces  trois petites paraboles, peuvent encore aujourd’hui entraîner des applications  concrètes. En effet, les paroles de l’Évangile et  des Écritures Saintes en général sont esprit et vie. Elles ne sont pas des paroles vaines mais des paroles qui peuvent nous inspirer si nous prenons la peine de les écouter  et de les méditer.       <br />
              <br />
        Demandons au Seigneur de recevoir ces paroles aujourd’hui avec un cœur ouvert. Nourris par ces paroles, nous pouvons maintenant nous tourner vers Celui qui est la Parole de Dieu incarnée présent parmi nous par son Corps et son Sang que nous vénérons dans le Pain et Vin consacrés.        <br />
              <br />
       Qu’il soit pour nous le Maître par qui nous nous laissons former afin de devenir à sa suite de plus en plus ajustés à la volonté de Dieu sur nous et sur notre communauté.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 février 2025        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 février 2019 et 22 février 2022 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;       <br />
       de même, les petits côtés d’un homme       <br />
       apparaissent dans ses propos.       <br />
           Le four éprouve les vases du potier ;       <br />
       on juge l’homme en le faisant parler.       <br />
           C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;       <br />
       ainsi la parole fait connaître les sentiments.       <br />
           Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,       <br />
       c’est alors qu’on pourra le juger.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. Ps 91, 2)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits !       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 15, 54-58)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       au dernier jour,       <br />
           quand cet être périssable       <br />
       aura revêtu ce qui est impérissable,       <br />
       quand cet être mortel       <br />
       aura revêtu l’immortalité,       <br />
       alors se réalisera la parole de l’Écriture :       <br />
       La mort a été engloutie dans la victoire.       <br />
           Ô Mort, où est ta victoire ?       <br />
       Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?       <br />
           L’aiguillon de la mort,       <br />
       c’est le péché ;       <br />
       ce qui donne force au péché,       <br />
       c’est la Loi.       <br />
           Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés,       <br />
       soyez fermes, soyez inébranlables,       <br />
       prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,       <br />
       car vous savez que, dans le Seigneur,       <br />
       la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » (Lc 6, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous brillez comme des astres dans l’univers       <br />
       en tenant ferme la parole de vie.       <br />
       Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples en parabole :       <br />
       « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?       <br />
       Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?       <br />
           Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;       <br />
       mais une fois bien formé,       <br />
       chacun sera comme son maître.       <br />
              <br />
           Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,       <br />
       alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,       <br />
       tu ne la remarques pas ?       <br />
           Comment peux-tu dire à ton frère :       <br />
       ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,       <br />
       alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?       <br />
       Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;       <br />
       alors tu verras clair       <br />
       pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.       <br />
              <br />
           Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;       <br />
       jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.       <br />
           Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :       <br />
       on ne cueille pas des figues sur des épines ;       <br />
       on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.       <br />
           L’homme bon tire le bien       <br />
       du trésor de son cœur qui est bon ;       <br />
       et l’homme mauvais tire le mal       <br />
       de son cœur qui est mauvais :       <br />
       car ce que dit la bouche,       <br />
       c’est ce qui déborde du cœur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1227.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde </title>
   <updated>2024-06-16T02:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1181.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601919-57034095.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 16 juin 2024. Textes : Ézékiel 17, 22-24, 2 Corinthiens 5, 6-10 et Marc 4, 26-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601919-57034095.jpg?v=1617902019" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " />
     </div>
     <div>
      « Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Voilà comment Jésus prêchait. Il nous est resté un grand nombre de ces paraboles que jésus utilisait. Comme vous le savez les paraboles sont des histoires ou des comparaisons qui nous donnent un message. <!--L' enseignement de Jésus a inspiré ses disciples de Jésus et il peut encore nous inspirer, nous les disciples d’aujourd’hui.-->       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l’évangile de saint Marc un bon nombre de paraboles qui ont été conservées. Nous en lisons  deux dans l'évangile d'aujourd'hui : la semence mise en terre et la graine de moutarde. Les images sont parlantes.        <br />
              <br />
       Essayons, si vous le voulez bien, d’en comprendre le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par voir sur quel sujet portent ces deux paraboles. Jésus est clair là-dessus. « Parlant à la foule, Jésus disait : Il en est du Règne de Dieu comme… » Il disait encore :« À quoi allons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le but des deux paraboles est de nous donner un message concernant le Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Un petit mot tout d’abord sur le terme  « Règne de Dieu ». Souvent on a le terme « Royaume de Dieu » à la place de « Règne de Dieu ». Les deux termes nous renvoient à la volonté de Dieu qui désire faire partager sa vie et son amour avec l’humanité. Nous le demandons chaque fois que nous disons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> : « Notre Père qui est aux cieux…Que ton Règne vienne. »       <br />
              <br />
       La nouvelle traduction de la Bible que la liturgie utilise a préféré le terme « Règne de Dieu » à celui de « Royaume de Dieu » pour montrer que celui-ci n’est pas limité par des cadres géographiques ou dans le temps comme les royaumes humains. C’est pourquoi, Jésus a dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde» devant Pilate qui lui posait la question « Es-tu roi? » (Jean 18, 36).         <br />
              <br />
       Voyons maintenant comment les paraboles de la semence mise en terre et la graine de moutarde nous aident à mieux comprendre ce qu’est le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La « pointe » des paraboles</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut saisir où est la « pointe de la parabole ». En effet, dans toute parabole, comme disait mon professeur d’Écriture Sainte au Grand Séminaire, il y a une « pointe » c’est-à-dire une visée bien précise.        <br />
              <br />
       Ici dans nos deux paraboles, cette visée est évidente. Ce qui intéresse Jésus dans les images qu'il emploie c’est la vie, la vie qu’il y a dans la semence ou la vie qu'il y a dans la graine de moutarde, une vie qui ne se voit pas de prime abord, mais qui est là. Comme disait le Petit Prince dans le conte d'Antoine de Saint-Exupéry « L'essentiel est invisible pour les yeux. ».       <br />
              <br />
       Jésus insiste pour faire comprendre que même si le semeur ne s’occupe pas de sa semence, la vie qu'il y a dedans se développe. Jésus reconnaît la même chose dans le cas de la graine de moutarde qui va grandir et produire des fruits.       <br />
              <br />
       <!--Dans une autre parabole, la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 13, 1-23), Jésus insistera pour montrer que toute semence a besoin de soin pour se développer, ce que savent tous les jardiniers.--> Ici, Jésus, en parlant de la semence ou du plant de moutarde, sans mettre de côté le besoin de soin pour leur croissance, insiste sur le fait qu’il y a à l’intérieur de la semence et de la graine de moutarde toute une vie qui échappe au premier regard, « invisible pour les yeux », comme dit St-Exupéry, mais qui est pleine de possibilités de toutes sortes.       <br />
              <br />
       Ceci est un message des plus encourageants pour nous, car il dit que le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu a en lui toute la force nécessaire pour se développer. Nous sommes invités à le reconnaître et à le croire fermement dans la foi. Si nous nous contentons d’un regard purement humain, ce Règne de Dieu semble bien malmené aujourd’hui, et pourtant, la vie de Dieu est là dans notre monde et elle est la semence dont il a besoin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Pour notre bénéfice personnel, on pourrait résumer le message  des paraboles de  l’évangile d’aujourd’hui  sur le Règne de Dieu ou Royaume de Dieu par trois mots : vie, croissance et fruits.       <br />
              <br />
       Un. Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est vie, c’est-à-dire une réalité spirituelle qui ne se voit pas, mais qui est très agissante. Cette vie est la vie de Dieu en nous. Avec Jésus Ressuscité nous appartenons à Dieu qui nous remplit de sa vie par le Baptême. Voilà notre foi.       <br />
              <br />
       Deux. Le Règne de Dieu ou le  Royaume de Dieu comme toute vie est en croissance continuelle. Il grandit et se développe. « Regardez la graine de moutarde » dit Jésus. Il aurait pu dire « Regardez vos enfants ». Ceux-ci tout petits ont reçu de leurs parents la vie qui est en eux ou en elles. Cette vie prendra un certain temps à se manifester pleinement. Elle les accompagnera au fil des ans et produira de beaux fruits.       <br />
              <br />
       Trois. « De beaux fruits » c’est le troisième mot à retenir pour le message de l’évangile d’aujourd’hui. La première lecture prend une autre image pour le dire en comparant le peuple hébreu à une tige de cèdre du Liban qui devient à son tour un cèdre magnifique. On peut souhaiter comme les parents avec leurs enfants voir ces fruits de nos yeux. C’est au Seigneur d’en décider. Nous, nous sommes invités à faire confiance et à marcher dans la foi. « Tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » comme le dit si bien saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe aujourd’hui soit l’occasion de nous en remettre au Seigneur dans un acte de foi en la force et la puissance de la vie qu’il met dans le monde, en nous et dans l’Église.        <br />
              <br />
       Son Règne est arrivé en Jésus qui l’a inauguré par sa Mort et sa Résurrection, mais il est comme une semence, pleine de vie.       <br />
              <br />
       Nous accueillons cette semence dans la foi, et nous prions en disant avec cœur, à chaque fois que l'on récite le <span style="font-style:italic">Notre Père</span>  « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       11 juin 2024       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 17 juin 2018 et 13 juin 2021 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je relève l’arbre renversé » (Ez 17, 22-24)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       « À la cime du grand cèdre,       <br />
       je prendrai une tige ;       <br />
       au sommet de sa ramure,       <br />
       j’en cueillerai une toute jeune,       <br />
       et je la planterai moi-même       <br />
       sur une montagne très élevée.       <br />
       Sur la haute montagne d’Israël       <br />
       je la planterai.       <br />
       Elle portera des rameaux, et produira du fruit,       <br />
       elle deviendra un cèdre magnifique.       <br />
       En dessous d’elle habiteront tous les passereaux       <br />
       et toutes sortes d’oiseaux,       <br />
       à l’ombre de ses branches ils habiteront.       <br />
       Alors tous les arbres des champs sauront       <br />
       que Je suis le Seigneur :       <br />
       je renverse l’arbre élevé       <br />
       et relève l’arbre renversé,       <br />
       je fais sécher l’arbre vert       <br />
       et reverdir l’arbre sec.       <br />
       Je suis le Seigneur, j’ai parlé,       <br />
       et je le ferai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. 91, 2a)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits.       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur » (2 Co 5, 6-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous gardons toujours confiance,       <br />
       tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,       <br />
       tant que nous demeurons dans ce corps ;       <br />
       en effet, nous cheminons dans la foi,       <br />
       non dans la claire vision.       <br />
       Oui, nous avons confiance,       <br />
       et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps       <br />
       pour demeurer près du Seigneur.       <br />
       Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,       <br />
       notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.       <br />
       Car il nous faudra tous apparaître à découvert       <br />
       devant le tribunal du Christ,       <br />
       pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,       <br />
       soit en bien soit en mal,       <br />
       pendant qu’il était dans son corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La semence est la parole de Dieu ;       <br />
       le semeur est le Christ ;       <br />
       celui qui le trouve demeure pour toujours.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       parlant à la foule, Jésus disait :       <br />
       « Il en est du règne de Dieu       <br />
       comme d’un homme qui jette en terre la semence :       <br />
       nuit et jour,       <br />
       qu’il dorme ou qu’il se lève,       <br />
       la semence germe et grandit,       <br />
       il ne sait comment.       <br />
       D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,       <br />
       puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.       <br />
       Et dès que le blé est mûr,       <br />
       il y met la faucille,       <br />
       puisque le temps de la moisson est arrivé. »       <br />
              <br />
       Il disait encore :       <br />
       « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?       <br />
       Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?       <br />
       Il est comme une graine de moutarde :       <br />
       quand on la sème en terre,       <br />
       elle est la plus petite de toutes les semences.       <br />
       Mais quand on l’a semée,       <br />
       elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;       <br />
       et elle étend de longues branches,       <br />
       si bien que les oiseaux du ciel       <br />
       peuvent faire leur nid à son ombre. »       <br />
              <br />
       Par de nombreuses paraboles semblables,       <br />
       Jésus leur annonçait la Parole,       <br />
       dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.       <br />
       Il ne leur disait rien sans parabole,       <br />
       mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1181.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »</title>
   <updated>2024-06-03T12:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a1180.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601918-57034093.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-04T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B le 9 juin 2024. Textes : Genèse 3, 9-15, 2 Co 4, 13 – 5,1 et Marc 3, 20-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601918-57034093.jpg?v=1711503406" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »" />
     </div>
     <div>
      Vous remarquerez que le président de la célébration porte une chasuble verte. La couleur verte synonyme d’espérance nous accompagnera pour le reste de l’année liturgique jusqu’au temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       Les dimanches se succéderont avec dans chaque cas des textes de la Parole de Dieu qui nous permettront d’approfondir notre foi et notre rencontre de Jésus Ressuscité. En général, la première lecture et celle de l’évangile nous donnent le thème de notre réflexion. C’est le cas aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Ce matin, les lectures mettent devant nos yeux une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'œuvre dans le monde et dans nos vies.  Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Belzébul et sur le péché contre l'Esprit Saint.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le combat perdu de notre père Adam</span>       <br />
              <br />
       La Bible nous présente dans la réponse d’Adam et Êve aux sollicitations du Serpent une forme de réponse à la question « d’où vient la mal » ? Une question qui touche tout le monde et qui est aussi une question qui de tout temps a été posée par les générations qui se sont succédées.        <br />
              <br />
       Toute une question, me direz-vous. Ce n’est pas ici que j’y répondrai en détail, mais je ne puis l’éviter puisque le récit de la Genèse nous apporte une explication qui a nourri la foi des Hébreux dans l’Ancien Testament et qui nourrit encore notre foi aujourd’hui.       <br />
              <br />
       En deux mots : le mal qui est en nous ne vient pas de Dieu, il est entré en nous par un choix libre de notre père Adam. Ce choix a obscurci la beauté de la nature créée par Dieu et a mis une ombre réelle dans la vie de ses créatures  qui se retrouvent ainsi forcées de le combattre à répétition.        <br />
              <br />
       On voit dans notre lecture que le péché d’Adam et Ève entraîne  un changement  qui est comme une peine qu’ils doivent porter  et que, nous dit notre foi, ils transmettent à leurs descendants et descendantes. Saint Augustin a fait de cette réalité la base de sa théologie et de sa prédication.        <br />
              <br />
       Pour nous disciples de Jésus, on retient ce que saint Paul dit aux Romains : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste ». (Romains 5, 19)  Le mal est entré dans le monde par un seul  et il est vaincu par un seul, le Christ.  Le rôle de Sauveur de Jésus ne se comprend qui si on porte notre regard sur cette réalité du mal et de son origine.       <br />
              <br />
       II - Les forces du mal à l'œuvre        <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix, il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal a une origine extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.        <br />
              <br />
       Cette action est celle de Satan. Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan.        <br />
              <br />
       Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.       <br />
              <br />
       Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi, Satan travaillerait contre lui-même.  C'est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations dit Jésus.       <br />
              <br />
       III – Le refus du salut        <br />
              <br />
       Il y a une libération qui parait quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?       <br />
              <br />
       On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remord. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà le péché contre l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.       <br />
              <br />
       Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.         <br />
              <br />
       Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester.       <br />
              <br />
       C’est ce qui arrive trop souvent. Dans la nouvelle version du Notre Père, on dit à Dieu  « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».  Cette traduction moderne du « Ne nous induisez pas en tentation »    d'autrefois met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans tous les aspects de notre vie : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur que Jésus soit pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance en lui redisant la prière ancienne dite Prière de Jésus « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       4 juin 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 5 juin 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance » (Gn 3, 9-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,       <br />
         le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :       <br />
       « Où es-tu donc ? »       <br />
         Il répondit :       <br />
       « J’ai entendu ta voix dans le jardin,       <br />
       j’ai pris peur parce que je suis nu,       <br />
       et je me suis caché. »       <br />
         Le Seigneur reprit :       <br />
       « Qui donc t’a dit que tu étais nu ?       <br />
       Aurais-tu mangé de l’arbre       <br />
       dont je t’avais interdit de manger ? »       <br />
         L’homme répondit :       <br />
       « La femme que tu m’as donnée,       <br />
       c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,       <br />
       et j’en ai mangé. »       <br />
         Le Seigneur Dieu dit à la femme :       <br />
       « Qu’as-tu fait là ? »       <br />
       La femme répondit :       <br />
       « Le serpent m’a trompée,       <br />
       et j’ai mangé. »       <br />
         Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :       <br />
       « Parce que tu as fait cela,       <br />
       tu seras maudit parmi tous les animaux       <br />
       et toutes les bêtes des champs.       <br />
       Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière       <br />
       tous les jours de ta vie.       <br />
         Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,       <br />
       entre ta descendance et sa descendance :       <br />
       celle-ci te meurtrira la tête,       <br />
       et toi, tu lui meurtriras le talon. »       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur, est l’amour ;                <br />
       près de lui, abonde le rachat. (129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons » (2 Co 4, 13 – 5, 1)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
         l’Écriture dit :       <br />
       J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.       <br />
       Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,       <br />
       nous croyons,       <br />
       et c’est pourquoi nous parlons.       <br />
         Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus       <br />
       nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,       <br />
       et il nous placera près de lui avec vous.       <br />
         Et tout cela, c’est pour vous,       <br />
       afin que la grâce, plus largement répandue       <br />
       dans un plus grand nombre,       <br />
       fasse abonder l’action de grâce       <br />
       pour la gloire de Dieu.       <br />
         C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,       <br />
       et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,       <br />
       l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.       <br />
         Car notre détresse du moment présent est légère       <br />
       par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle       <br />
       qu’elle produit pour nous.       <br />
         Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,       <br />
       mais à ce qui ne se voit pas ;       <br />
       ce qui se voit est provisoire,       <br />
       mais ce qui ne se voit pas est éternel.       <br />
         Nous le savons, en effet,       <br />
       même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,       <br />
       est détruit,       <br />
       nous avons un édifice construit par Dieu,       <br />
       une demeure éternelle dans les cieux       <br />
       qui n’est pas l’œuvre des hommes.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       je les attirerai tous à moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 12, 31b-32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
                 En ce temps-là,       <br />
         Jésus revint à la maison,       <br />
       où de nouveau la foule se rassembla,       <br />
       si bien qu’il n’était même pas possible de manger.       <br />
         Les gens de chez lui, l’apprenant,       <br />
       vinrent pour se saisir de lui,       <br />
       car ils affirmaient :       <br />
       « Il a perdu la tête. »       <br />
              <br />
                 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :       <br />
       « Il est possédé par Béelzéboul ;       <br />
       c’est par le chef des démons       <br />
       qu’il expulse les démons. »       <br />
         Les appelant près de lui,       <br />
       Jésus leur dit en parabole :       <br />
       « Comment Satan peut-il expulser Satan ?       <br />
         Si un royaume est divisé contre lui-même,       <br />
       ce royaume ne peut pas tenir.       <br />
         Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,       <br />
       ces gens ne pourront pas tenir.       <br />
         Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,       <br />
       il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.       <br />
         Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort       <br />
       et piller ses biens,       <br />
       s’il ne l’a d’abord ligoté.       <br />
       Alors seulement il pillera sa maison.       <br />
         Amen, je vous le dis :       <br />
       Tout sera pardonné aux enfants des hommes :       <br />
       leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.       <br />
         Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,       <br />
       il n’aura jamais de pardon.       <br />
       Il est coupable d’un péché pour toujours. »       <br />
         Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :       <br />
       « Il est possédé par un esprit impur. »       <br />
              <br />
                 Alors arrivent sa mère et ses frères.       <br />
       Restant au-dehors, ils le font appeler.       <br />
         Une foule était assise autour de lui ;       <br />
       et on lui dit :       <br />
       « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :       <br />
       ils te cherchent. »       <br />
         Mais il leur répond :       <br />
       « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »       <br />
         Et parcourant du regard       <br />
       ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,       <br />
       il dit :       <br />
       « Voici ma mère et mes frères.       <br />
         Celui qui fait la volonté de Dieu,       <br />
       celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a1180.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »</title>
   <updated>2023-12-01T00:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a1146.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75268845-52659046.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-14T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A 19 novembre 2023 du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31, 1 Thessaloniciens 5, 1-6 et Mathieu 25, 14-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75268845-52659046.jpg?v=1696011207" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on dira «  Il se pense tellement bon celui-là, il se prend pour un  ‘grand talent’ » (même signification que Ti-Jos connaissant).       <br />
              <br />
       Au temps de Jésus, le mot « talent » réfère à la mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique qui correspond à une certaine quantité d’or ou d’argent, environ 25,86 kg au temps de Jésus, dit-on. Ce qui représentait une somme très importante<! (le 4 septembre 2020 un kilogramme d’or se vendait 81,024.70 $ canadiens)-->.        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il est manifeste que pour l’évangéliste saint Mathieu, le mot « talent » est utilisé comme une image. Pour lui cette image s’applique à la Parole de Dieu et à tous les dons que Dieu met en nous. Il désire ainsi nous montrer comment nous comporter vis-à-vis ces dons que Dieu nous fait.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La distribution des talents</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole racontée par Jésus, on voit le maître qui part en voyage remettre à chacun des serviteurs une partie de ses biens pour qu’il la garde en son absence.       <br />
              <br />
       Ce maître représente Dieu qui, par son Fils Jésus, vient nous faire partager l’héritage des enfants de Dieu. Cet héritage nous est venu par la Parole annoncée au cours de l’histoire du salut d’Abraham à Jean-Baptiste en passant par Moïse et les prophètes.       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est toujours vivante et active. C’est ce cadeau que les serviteurs que nous sommes reçoivent. Il prend diverses formes. Il s’agit en premier lieu du don de la foi qui est au cœur de nos vies, mais il y a aussi tous les « talents » qui l’accompagnent : qualités et dons de toutes sortes dont Dieu nous a enrichi. Le maître part, mais il reviendra. On peut penser que le temps de son périple représente le temps de l'Église que nous vivons dans l'attente du retour du Christ à la fin des temps.       <br />
              <br />
       Dans ce temps de l'Église, les dons de Dieu ne font pas défaut, ces   dons appelés ici « talents » varient en nombre et en quantité. Comme dans l’Évangile, certaines personnes peuvent reconnaître qu’elles en ont reçu en grande quantité, d’autres en moins grande quantité. Ce qui est à retenir, c’est que dans tous les cas ces « talents » font partie des biens du maître. Ils sont ainsi pour nous des dons de Dieu quels qu’ils soient. Dans nos communautés chrétiennes, ils pourront se transformer en charismes et en ministères  si nous savons les cultiver et les faire croître (voir <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église de Vatican</span> II, n.12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La reddition des comptes</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole de l’évangile de saint Mathieu, au retour du voyage du maître, les serviteurs sont convoqués pour rendre compte de ce qu’ils ont fait des « talents » reçus. Le premier et le second des serviteurs sont heureux de faire état d’une croissance importante des sommes qu’ils avaient eues. Grâce à leur initiative et à leur créativité ils les ont doublées. Le troisième quant à lui s’est contenté de conserver la somme en l’enfouissant en terre.       <br />
              <br />
       Le maître qui représente Dieu va louer les deux premiers et renvoyer le troisième sans ménagement.       <br />
              <br />
       Ainsi pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de conserver ses « talents », ses dons. Il est important de les mettre en œuvre. Le salut ne se résume pas à dire « Seigneur, Seigneur ». Les œuvres et les gestes d’amour, de compassion, de partage font partie de la vie du disciple de Jésus autant que les paroles. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps. Elle ne peut être comme un « talent » que l’on garde pour soi. Elle demande qu’on la répande, qu’on la proclame et qu’on la vive.       <br />
              <br />
       La description de la « femme parfaite » tirée du <span style="font-style:italic"> Livre de Proverbes</span> que nous avons dans la première lecture va dans le sens de ce message de la parabole de l’évangile. Elle a fait profiter ses « talents ». On comprend bien ainsi l’invitation à célébrer les fruits de son travail qui termine la lecture.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le sens eschatologique de la parabole</span>       <br />
              <br />
       La parabole des talents nous renvoie à nous-mêmes dans la façon de vivre notre vie chrétienne. Elle est une source d’inspiration et de questionnements. Comment développer les dons reçus du Seigneur? Comment incarner dans notre vie la Parole de Dieu? Quels chemins prendre pour aller plus loin dans notre cheminement spirituel? Quel soutien aller chercher pour répondre aux attentes du Maître ? Ce sont autant de questions que les jours qui passent mettent devant nous à une occasion ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il est important de les laisser monter en nous, même si nous n’avons pas toutes les réponses immédiatement. C'est normal puisque dans le temps de l'Église nous sommes comme des voyageurs  en marche vers la demeure où Jésus nous attend : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 3). Nous attendons dans la foi le Retour du Christ.  Nous avançons tendus vers en avant, poursuivant notre course en mettant en oeuvre les dons reçus du Seigneur, nos « talents ». Alors, comme le dit saint Paul dans la seconde lecture : « Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants ».        <br />
              <br />
       Le maître, le Christ, laisse à chacun et à chacune la liberté de faire ses choix.  La réponse appartient à chaque personne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu aujourd’hui dans notre Eucharistie pour tous les « talents » donnés, particulièrement le don de sa Parole et demandons la grâce de savoir les recevoir et les faire fructifier pour sa plus grande gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est aujourd'hui la <span style="font-style:italic">4e Journée mondiale pour les pauvres</span> fixée par le pape François dans « Misericordia et Misera » au 33ème Dimanche du Temps Ordinaire, et qui est donc célébrée cette année le 15 novembre 2020. Dans son <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/papa-francesco_20200613_messaggio-iv-giornatamondiale-poveri-2020.html">message pour cette journée</a>, le pape propose comme thème « Tends ta main au pauvre » (<span style="font-style:italic">Siracide</span> 7, 32)       <br />
              <br />
       Permettez-moi en terminant de vous lire un passage de ce message :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.</span>       <br />
              <br />
       Que le Seigneur continue de nous soutenir pour tendre la main autour de nous et pour que toute l'Église devienne de plus en plus accueillante à ceux et celles qui lui tendent la main.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 novembre 2023       <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 14 novembre 2017 et 10 novembre 2020       <br />
        -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ses mains travaillent volontiers » (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Une femme parfaite, qui la trouvera ?           <br />
       Elle est précieuse plus que les perles !       <br />
           Son mari peut lui faire confiance :       <br />
       il ne manquera pas de ressources.       <br />
           Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,       <br />
       tous les jours de sa vie.       <br />
           Elle sait choisir la laine et le lin,       <br />
       et ses mains travaillent volontiers.       <br />
           Elle tend la main vers la quenouille,       <br />
       ses doigts dirigent le fuseau.       <br />
           Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,       <br />
       elle tend la main au malheureux.       <br />
              <br />
           Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;       <br />
       seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.       <br />
           Célébrez-la pour les fruits de son travail :       <br />
       et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
              <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le jour du Seigneur ne vous surprenne pas comme un voleur » (1 Th 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
           Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,       <br />
       vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.       <br />
           Vous savez très bien que le jour du Seigneur       <br />
       vient comme un voleur dans la nuit.       <br />
           Quand les gens diront :       <br />
       « Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,       <br />
       c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,       <br />
       comme les douleurs sur la femme enceinte :       <br />
       ils ne pourront pas y échapper.       <br />
           Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,       <br />
       ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.       <br />
           En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;       <br />
       nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.       <br />
           Alors, ne restons pas endormis comme les autres,       <br />
       mais soyons vigilants et restons sobres.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
       Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents       <br />
       s’en alla pour les faire valoir       <br />
       et en gagna cinq autres.       <br />
           De même, celui qui avait reçu deux talents       <br />
       en gagna deux autres.       <br />
           Mais celui qui n’en avait reçu qu’un       <br />
       alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
           Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné deux autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
              <br />
           Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       je savais que tu es un homme dur :       <br />
       tu moissonnes là où tu n’as pas semé,       <br />
       tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.       <br />
           J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.       <br />
       Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’       <br />
           Son maître lui répliqua :       <br />
       ‘Serviteur mauvais et paresseux,       <br />
       tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,       <br />
       que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.       <br />
           Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;       <br />
       et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.       <br />
           Enlevez-lui donc son talent       <br />
       et donnez-le à celui qui en a dix.       <br />
           À celui qui a, on donnera encore,       <br />
       et il sera dans l’abondance ;       <br />
       mais celui qui n’a rien       <br />
       se verra enlever même ce qu’il a.       <br />
           Quant à ce serviteur bon à rien,       <br />
       jetez-le dans les ténèbres extérieures ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a1146.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année A :  « L'Époux s'en vient »</title>
   <updated>2023-11-22T17:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-L-Epoux-s-en-vient_a1145.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75268780-52659001.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-07T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année A 12 novembre 2023 du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Sagesse 6, 12-16 , 1 Thessaloniciens 4, 13-18 et Mathieu 25, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75268780-52659001.jpg?v=1695926351" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année A :  « L'Époux s'en vient »" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année A :  « L'Époux s'en vient »" />
     </div>
     <div>
       Les jeunes filles prévoyantes et des jeunes filles insouciantes (qu’autrefois on nommait les vierges sages et les vierges folles). Icone byzantine moderne (Crédits photo : iconreader.wordpress.com )       <br />
              <br />
       L’histoire des jeunes filles prévoyantes et des jeunes filles insouciantes (qu’autrefois on nommait les vierges sages et les vierges folles) est bien étrange pour des oreilles du 21e siècle. Les jeunes filles d’aujourd’hui ne s’y retrouvent nullement.        <br />
              <br />
       C’est donc un récit marqué par les usages du temps de Jésus. Si nous nous donnons la peine d’y entrer cependant, il en ressort un très beau message concernant la venue de Jésus aujourd’hui dans nos vies et à la fin des temps.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole des jeunes filles</span>       <br />
              <br />
       La parabole fait référence aux rites des noces en Palestine au temps de Jésus. Deux cortèges de jeunes filles sont mis en scène. Leurs déplacements s’expliquent par le fait que l’époux quittait sa résidence pour venir rencontrer celle qu’il épousait. Celle-ci l’attendait. Ses amies, ses dames d’honneur, formaient un cortège pour aller chercher le futur époux et l’accompagner aux noces.       <br />
              <br />
       C’est au cours de ces déplacements que nous voyons deux genres de jeunes filles : le prévoyantes (les sages) et les insouciantes (les folles).        <br />
              <br />
       Les premières ont rempli leur lampe d’huile et en ont apporté en réserve. Les secondes sont parties sans se poser de question. Et ce qui devait arriver arriva, l’époux tarde on ne sait trop pourquoi. Les jeunes filles s’endorment et c’est en entendant le cri « Voici l’Époux » qu’elles se réveillent et rallument leurs lampes. Les prévoyantes ont ce qu’il faut tandis que pour le insouciantes l’huile fait défaut. Elles manqueront la fête et resteront en dehors car la porte leur sera fermée.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Les images et les symboles</span>       <br />
              <br />
       Les images de cette parabole sont faciles à comprendre pour nous.        <br />
              <br />
       L’époux représente, bien sûr,  Jésus lui-même qui veut s’unir à chaque disciple dans une relation personnelle d’amour et de fidélité où toute la vie de la personne est engagée.        <br />
              <br />
       L’huile qui remplit les lampes est l’Évangile lui-même, la Parole de Dieu, qui permet d’être éclairé, de se tenir dans l’attente, d’accompagner l’Époux et de vivre avec lui les noces éternelles, les Noces de l’Agneau (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 19, 7).        <br />
              <br />
       Les jeunes filles représentent les disciples de Jésus. Elles nous interrogent sur le genre de disciples que nous voulons être.        <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un moment sur leurs comportements.       <br />
              <br />
       Les jeunes filles insouciantes ne sont pas de mauvaises personnes. Elles vont à la recherche de l’Époux qui est Jésus-lui-même comme nous l'avons dit. Elles écoutent la Parole de Dieu mais celle-ci ne s’enracine pas comme Jésus le dira dans la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Matthieu </span>13, 1-23). Leurs actes ne correspondent pas à cette Parole. <!--Leurs lampes restent vides parce qu'elles n’ont pas l’huile pour la remplir.-->L’Évangile se résume à des mots. Il ne remplit pas leur vie comme l’huile remplit la lampe. Elles crient « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous », mais encore là ce sont des mots. Et on peut penser que Jésus leur dira comme il l'a fait pour  les pharisiens « ce n’est pas en me disant : ‘ Seigneur! Seigneur !’ qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 7, 21).       <br />
              <br />
       « Faire la volonté du Père des cieux... » Voilà le chemin qu’ont choisi les jeunes filles prévoyantes (les vierges sages). Elles sont prêtes à suivre l’Époux et à aller jusqu’au bout. Elles remplissent leur lampe de cette huile qu'est l’Évangile lui-même. Cela signifie qu’elles savent reconnaître les appels et les passages de l’Époux. <!--Elles bâtissent leur vie sur le roc et non sur le sable (Mathieu 7, 21-27).-->Voilà notre modèle de disciples. C’est un chemin qui n'est pas toujours facile, car l’Évangile vient déranger nos sécurités, brûler nos égoïsmes, élargir nos étroitesses et ouvrir nos cœurs.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette parabole Jésus reconnaIt ceux et celles qui savent le reconnaître.  Notre relation avec Dieu c'est un échange, une alliance, une vie où les mots doivent se manifester dans des actes et des œuvres.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre monde, il y a beaucoup de manifestations de l’Époux qui est Jésus lui-même. Est-ce que nous savons être vigilants? Là est toute la question. Notre rencontre du Seigneur ne nous sépare pas du monde. Au contraire, la Parole de Dieu reçue et aimée s’incarne dans toute la vie. La vigilance qui nous est demandée est de porter attention à la présence de Jésus parmi nous maintenant et lors de son retour à la fin des temps dont la seconde lecture fait état et que nous espérons.        <br />
              <br />
       La vigilance se traduit dans la prière et dans des actes concrets : service, partage, compassion, accueil etc. Elle s'appuie sur l’espérance qui nous inscrit dans la durée. Cette belle vertu de l’espérance est une des trois vertus théologales. Elle nous fait transcender les temps en nous gardant les yeux fixés vers l’invisible que nous attendons pour être « pour toujours avec le Seigneur » comme le dit saint Paul dans la seconde lecture.        <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> l’exprime bien lorsqu’il présente la vertu d’espérance. Je cite : «  L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. » (<span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique </span>n. 1817)       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette histoire des jeunes filles prévoyantes et des jeunes filles insouciantes, malgré son caractère suranné, porte un message qui, lui, ne l’est pas du tout. Cette invitation à la vigilance concerne non seulement les individus disciples de Jésus, mais toutes les communautés chrétiennes. C’est important d’être conscient que tous ensemble nous formons le Peuple de Dieu et que je ne suis disciple prévoyant ou prévoyante dont la lampe est remplie de l'Évangile, de la Parole de Dieu, que si je le suis en communion avec mes frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre communion au Corps et au Sang du Christ raffermisse en nous l’espérance joyeuse de son Retour. Qu'elle nous garde vigilants et unis dans une espérance tenace avec tous nos frères et sœurs. Ainsi nous découvrirons cette Sagesse dont parle la première lecture qui nous apparaîtra  avec un visage souriant, et qui viendra à notre rencontre (<span style="font-style:italic">Sagesse</span> 6, 16). C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 novembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du       <br />
       7 novembre 2017 et du 3 novembre 2020->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La Sagesse se laisse trouver par ceux qui la cherchent » (Sg 6, 12-16)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       La Sagesse est resplendissante,       <br />
       elle ne se flétrit pas.       <br />
       Elle se laisse aisément contempler       <br />
       par ceux qui l’aiment,       <br />
       elle se laisse trouver       <br />
       par ceux qui la cherchent.       <br />
           Elle devance leurs désirs       <br />
       en se faisant connaître la première.       <br />
           Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas :       <br />
       il la trouvera assise à sa porte.       <br />
           Penser à elle est la perfection du discernement,       <br />
       et celui qui veille à cause d’elle       <br />
       sera bientôt délivré du souci.       <br />
           Elle va et vient       <br />
       à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ;       <br />
       au détour des sentiers,       <br />
       elle leur apparaît avec un visage souriant ;       <br />
       dans chacune de leurs pensées,       <br />
       elle vient à leur rencontre.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme a soif de toi,       <br />
       Seigneur, mon Dieu ! (cf. Ps 62, 2b)       <br />
              <br />
       Dieu, tu es mon Dieu,       <br />
             je te cherche dès l’aube :       <br />
       mon âme a soif de toi ;       <br />
       après toi languit ma chair,       <br />
       terre aride, altérée, sans eau.       <br />
              <br />
       Je t’ai contemplé au sanctuaire,       <br />
       j’ai vu ta force et ta gloire.       <br />
       Ton amour vaut mieux que la vie :       <br />
       tu seras la louange de mes lèvres !       <br />
              <br />
       Toute ma vie je vais te bénir,       <br />
       lever les mains en invoquant ton nom.       <br />
       Comme par un festin je serai rassasié ;       <br />
       la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.       <br />
              <br />
       Dans la nuit, je me souviens de toi       <br />
       et je reste des heures à te parler.       <br />
       Oui, tu es venu à mon secours :            <br />
       je crie de joie à l’ombre de tes ailes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ceux qui sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui » (1 Th 4, 13-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance       <br />
       au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ;       <br />
       il ne faut pas que vous soyez abattus       <br />
       comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.       <br />
           Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ;       <br />
       de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis,       <br />
       Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.       <br />
              <br />
           Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci :       <br />
       nous les vivants,       <br />
       nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur,       <br />
       nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.       <br />
           Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine,       <br />
       le Seigneur lui-même descendra du ciel,       <br />
       et ceux qui sont morts dans le Christ       <br />
       ressusciteront d’abord.       <br />
           Ensuite, nous les vivants,       <br />
       nous qui sommes encore là,       <br />
       nous serons emportés sur les nuées du ciel,       <br />
       en même temps qu’eux,       <br />
       à la rencontre du Seigneur.       <br />
       Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.       <br />
           Réconfortez-vous donc les uns les autres       <br />
       avec ce que je viens de dire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ceux qui sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui » (1 Th 4, 13-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance       <br />
       au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ;       <br />
       il ne faut pas que vous soyez abattus       <br />
       comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.       <br />
           Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ;       <br />
       de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis,       <br />
       Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’époux, sortez à sa rencontre » (Mt 25, 1-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « Le royaume des Cieux sera comparable       <br />
       à dix jeunes filles invitées à des noces,       <br />
       qui prirent leur lampe       <br />
       pour sortir à la rencontre de l’époux.       <br />
           Cinq d’entre elles étaient insouciantes,       <br />
       et cinq étaient prévoyantes :       <br />
           les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,       <br />
           tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,       <br />
       des flacons d’huile.       <br />
           Comme l’époux tardait,       <br />
       elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.       <br />
           Au milieu de la nuit, il y eut un cri :       <br />
       ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’       <br />
           Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent       <br />
       et se mirent à préparer leur lampe.       <br />
           Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :       <br />
       ‘Donnez-nous de votre huile,       <br />
       car nos lampes s’éteignent.’       <br />
           Les prévoyantes leur répondirent :       <br />
       ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,       <br />
       allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’       <br />
           Pendant qu’elles allaient en acheter,       <br />
       l’époux arriva.       <br />
       Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,       <br />
       et la porte fut fermée.       <br />
           Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :       <br />
       ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-L-Epoux-s-en-vient_a1145.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année A : « Derniers et premiers... »</title>
   <updated>2023-09-08T16:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Derniers-et-premiers_a1138.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/74927048-52310310.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-19T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année A 24 septembre 2023. Textes : Isaïe 55, 6-9, Philippiens 1, 20c-24.27a et Mathieu 20, 1-16.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927048-52310310.jpg?v=1693922546" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année A : « Derniers et premiers... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année A : « Derniers et premiers... »" />
     </div>
     <div>
      Je n’ai pu m’empêcher de me rappeler mon travail de vacances à la cueillette du tabac à Delhi en Ontario pendant mes études où nous devions attendre sur la place du village que des producteurs viennent nous engager. On a tous fait des expériences d'attente du même genre v.g. une visite de quelqu'un qu'on attend avec impatience, par exemple. On se demande alors va-t-il venir? Et à quelle heure…comme l’ouvrier qui espère être engagé ? Bien sûr, l’attente fait partie de la situation décrite ici dans l’évangile qui vient d’être lu, mais le récit de saint Mathieu attire notre regard plutôt du côté du maître de domaine. Celui-ci est manifestement l’image de Dieu. Regardons donc comment il se comporte et quelle leçon Jésus en tire.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un maître surprenant</span>       <br />
              <br />
       Le maître du domaine se déplace plusieurs fois dans la journée pour venir engager des ouvriers. Tôt le matin, à neuf heures, à midi, à trois heures, à cinq heures. Avec les premiers il fait un contrat précis pour leur prestation : « Il se met d’accord avec eux sur le salaire de la journée ; un denier c’est-à-dire une pièce d’argent  » (cela équivaut au salaire que reçoit un journalier à notre époque).         <br />
              <br />
       La journée se termine et le maître fait remettre à chacun par son intendant le même salaire des derniers aux premiers. Les premiers sont bien surpris, car voyant que les derniers recevaient un denier, ils pensaient qu’eux en auraient plus. Ils le disent au maître. Celui-ci, loin d’accueillir leurs récriminations avec ouverture, leur répond qu’il a été correct et juste avec eux s’en tenant au contrat qui avait été fait. La justice n’est pas violée. Elle est totalement respectée. Ce qui est incontestable.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi le maître ne continue-t-il pas dans la même voie en donnant un salaire en proportion du temps de travail qui a été fourni ? La raison qui est donnée par Jésus, c’est que le maître agit par pure bonté. Le comportement du maître n’est pas le résultat d’une injustice, mais simplement l’effet de sa bonté, « Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai–je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon? »        <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un peu sur cette réponse surprenante et assez rude..       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La leçon qui se dégage de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le message de cette parabole. Ce message est constant dans les évangiles. Jésus nous présente un Dieu qui est au-delà de nos façons de faire humaines. Pour le montrer,  Jésus va nous présenter cette image surprenante du maître d’un domaine qu'il applique à Dieu.        <br />
              <br />
       L'histoire racontée fait ressortir que dans nos relations avec Dieu c’est toujours lui qui a l’initiative comme dans le cas du maître du domaine. Nous sommes dans l’ordre de la grâce et non dans l’ordre des relations humaines ordinaires. Dans cet ordre de la grâce, bien des choses sont différentes. Jésus ici le dit « les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers » faisant écho à d’autres enseignements comme celui des béatitudes où Jésus proclame bienheureux les pauvres, bienheureux ceux qui souffrent, qui sont persécutés pour la justice etc.       <br />
              <br />
       La façon d’agir de Dieu vis-à-vis nous ne se base pas seulement sur nos capacités et nos contributions, aussi grandes et aussi belles soient-elles, elle vient de son amour et de sa bonté qui va toujours aussi loin que nous en avons besoin. Son amour ne se mesure pas selon nos critères de performance sociale ou de réalisations humaines.. « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins »  comme il est dit au prophète Isaïe dans la première lecture  que nous venons d'entendre.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’enseignement de ce beau récit tiré de la  vie courante au temps de Jésus nous invite, par l’image de la vigne où le maître du domaine envoie ses recrues travailler,  à en faire une application concrète à l’Église. Les images de l’Église sont nombreuses : Peuple de Dieu, Corps mystique du Christ, Nouvelle Jérusalem etc. Celle de la Vigne est de plus en plus utilisée dans les documents des papes. Elle permet de montrer les liens qui se tissent entre les divers membres de l'Église sans mettre de supériorité des uns sur les autres. Tous et toutes dans l’Église se rattachent au même tronc qui est le Christ.       <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui que tous et toutes ont leur place dans son Royaume les derniers comme le premiers arrivés. C’est avec humilité que les premiers arrivés doivent regarder ceux et celles nouvellement arrivés. Il n’y a pas de préséance, de places réservées, de récompenses diverses. Quelle beauté dans cette égalité de tous et toutes devant Dieu.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi dans l’Église qui incarne le Royaume de Dieu parmi nous où c’est toujours Dieu qui a la première initiative. C’est lui qui par la grâce du Christ l’anime, la nourrit et la fait vivre.  Bien sûr que notre collaboration est requise, mais n’oublions jamais que ce n’est pas nous qui donnons la croissance et qui produisons les fruits, c’est la grâce de Dieu au cœur de la vie de l’Église qui n’est pas une institution purement humaine, mais qui est le Vigne du Seigneur.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Tenons-nous prêts sur la place pour entendre l’appel du Maître du domaine. Ne perdons pas patience s’il nous semble tarder. Il ne se lasse jamais d’interpeller ceux et celles qui s’ouvrent à ses appels, « d’embaucher des ouvriers pour sa vigne ».       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie soit remplie de l’attente du Seigneur qui est venu, qui vient et qui viendra comme nous le proclamons dans la grande Prière eucharistique à chaque messe après la consécration.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        19 septembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du 15 septembre 2020 et du24 septembre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55, 6-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;       <br />
       invoquez-le tant qu’il est proche.       <br />
           Que le méchant abandonne son chemin,       <br />
       et l’homme perfide, ses pensées !       <br />
       Qu’il revienne vers le Seigneur       <br />
       qui lui montrera sa miséricorde,       <br />
       vers notre Dieu       <br />
       qui est riche en pardon.       <br />
           Car mes pensées ne sont pas vos pensées,       <br />
       et vos chemins ne sont pas mes chemins,       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
           Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,       <br />
       autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,       <br />
       et mes pensées, au-dessus de vos pensées.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 2-3, 8-9, 17-18)       <br />
       R/ Proche est le Seigneur       <br />
       de ceux qui l’invoquent. (cf. Ps 144, 18a)       <br />
              <br />
       Chaque jour je te bénirai,       <br />
       je louerai ton nom toujours et à jamais.       <br />
       Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;       <br />
       à sa grandeur, il n’est pas de limite.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       la bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1, 20c-24.27a)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soit que je vive, soit que je meure,       <br />
       le Christ sera glorifié dans mon corps.       <br />
           En effet, pour moi, vivre c’est le Christ,       <br />
       et mourir est un avantage.       <br />
           Mais si, en vivant en ce monde,       <br />
       j’arrive à faire un travail utile,       <br />
       je ne sais plus comment choisir.       <br />
           Je me sens pris entre les deux :       <br />
       je désire partir       <br />
       pour être avec le Christ,       <br />
       car c’est bien préférable ;       <br />
           mais, à cause de vous, demeurer en ce monde       <br />
       est encore plus nécessaire.       <br />
              <br />
           Quant à vous,       <br />
       ayez un comportement digne de l’Évangile du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres :       <br />
       tous acclameront sa justice.       <br />
       Alléluia. (cf. Ps 144, 9.7b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait cette parabole à ses disciples :       <br />
           « Le royaume des Cieux est comparable       <br />
       au maître d’un domaine qui sortit dès le matin       <br />
       afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.       <br />
           Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée :       <br />
       un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent,       <br />
       et il les envoya à sa vigne.       <br />
           Sorti vers neuf heures,       <br />
       il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.       <br />
           Et à ceux-là, il dit :       <br />
       ‘Allez à ma vigne, vous aussi,       <br />
       et je vous donnerai ce qui est juste.’       <br />
           Ils y allèrent.       <br />
       Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,       <br />
       et fit de même.       <br />
           Vers cinq heures, il sortit encore,       <br />
       en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :       <br />
       ‘Pourquoi êtes-vous restés là,       <br />
       toute la journée, sans rien faire ?’       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’       <br />
       Il leur dit :       <br />
       ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       le maître de la vigne dit à son intendant :       <br />
       ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,       <br />
       en commençant par les derniers       <br />
       pour finir par les premiers.’       <br />
           Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent       <br />
       et reçurent chacun une pièce d’un denier.       <br />
           Quand vint le tour des premiers,       <br />
       ils pensaient recevoir davantage,       <br />
       mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.       <br />
           En la recevant,       <br />
       ils récriminaient contre le maître du domaine :       <br />
           ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,       <br />
       et tu les traites à l’égal de nous,       <br />
       qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’       <br />
           Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :       <br />
       ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.       <br />
       N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?       <br />
           Prends ce qui te revient, et va-t’en.       <br />
       Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :       <br />
           n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?       <br />
       Ou alors ton regard est-il mauvais       <br />
       parce que moi, je suis bon ?’       <br />
              <br />
           C’est ainsi que les derniers seront premiers,       <br />
       et les premiers seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Derniers-et-premiers_a1138.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »</title>
   <updated>2023-09-12T21:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/74876188-52097582.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec le 17 septembre 2023. Textes : Si 27, 30 – 28, 7, Rm 14, 7-9 et Mt 18, 21-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74876188-52097568.jpg?v=1693837086" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      Je me suis senti mal à l'aise un moment pour commenter l'épisode de l'évangile de ce dimanche. Pourquoi? Je me le suis demandé.       <br />
              <br />
       Est-ce parce qu'il s'agissait de parler de pardon? Je ne le crois pas. À la réflexion, je pense que ce qui m'a dérangé dans le texte c'est la démesure, le caractère invraisemblable de plusieurs détails à commencer par la réponse de Jésus à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le récit de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit que nous avons entendu. Dans la parabole, la somme demandée au serviteur est exorbitante : dix milles talents  (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent précise la nouvelle traduction de l’évangile).  Cette somme correspond à quelques millions de dollars aujourd'hui. On ne voit pas comment le serviteur a pu contracter une telle dette. Même s'il se met en faillite, on est loin du compte.       <br />
              <br />
       Puis, plus loin, les cent deniers eux représentent une très, très petite somme, quelques dollars d'aujourd'hui. Une si petite somme ne justifie pas la prison.       <br />
              <br />
       Enfin, en conclusion, le maître devant l'attitude du serviteur à l'égard de son collègue n'a aucune pitié. Il le condamne  sans appel.       <br />
              <br />
       A la réflexion, j'ai compris que ces détails invraisemblables ne sont pas là pour qu'on s'y arrête pour eux-mêmes. Ils sont des images grossissantes qui nous renvoient à une leçon. Ils n'ont d'autre but que de faire ressortir le message de cette parabole. Tout devient clair si on se rappelle que Jésus nous parle ici de la manière d'agir de Dieu avec son peuple, avec nous.  Qu'est-ce que Jésus veut qu'on retienne de ce récit? Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Un. S'il est demandé au disciple de pardonner soixante-dix fois sept fois, c’est qu’il ne doit pas attendre la réciprocité de son pardon, la réconciliation effective ou encore la disparition des conflits. Il pardonnera sans attendre de retour. Comme le Père qui pardonne sans cesse, le disciple dans son cœur ne doit jamais laisser la  haine, la dureté prendre racine. C’est un regard de compassion, de bonté qu’il doit toujours porter sur ses frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Deux. Le serviteur de la parabole est en dette de façon si démesurée avec son maître qu’il ne peut s’en tirer que grâce à la bonté, à la miséricorde de celui-ci. Le disciple de Jésus lui aussi, parce qu’il est pécheur, ne peut prétendre se sauver par lui-même. Il a besoin de l’amour, de la compassion, de la miséricorde de son Père du ciel. Dans nos relations avec Dieu on ne peut jouer au donnant-donnant. Tes réalisations humaines, ta bonté d’homme ou de femme, comparée  à l’amour de Dieu ne sont rien, dirait saint Jean de la Croix. Il n’y a pas de commune mesure entre Dieu et l’Homme.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi le disciple doit apprendre à se libérer de ses mesures humaines, calculées avec ses manières de voir et d’agir, pour s’introduire, s’initier, s’adapter aux mesures de Dieu, aux manières d’agir de Dieu. Dans cette histoire, notre attention doit se porter sur le roi miséricordieux, mais non pas sur le comportement du serviteur ingrat et impitoyable. C’est le message d’aujourd’hui bien mis en évidence dans la conclusion du récit que je vous relis : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (verset 33)       <br />
              <br />
       « Comme moi-même… »  Cette invitation à s’adapter de plus en plus aux manières d’agir de Dieu nous donne l’occasion de nous remettre en question. Notre attitude envers les autres restera toujours le meilleur critère de discernement. Agissons-nous à la manière de Dieu ? C’est pour avoir oublié de suivre cette voie que le serviteur est condamné. C’est pour l’avoir oublié qu’au jugement final les uns s’entendront dire « J’ai eu faim et tu ne m'as pas nourri, J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire, J’étais malade et tu ne m’as pas visité… »  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-36)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie renouvelle en nous le goût de marcher à la suite de Jésus qui, dans sa vie, n’a eu d’autre attitude que de suivre la manière d’agir de Dieu et qui nous donne par la communion à son Corps et à son Sang la grâce d’y arriver nous aussi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 septembre 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du 13?septemnbre 2020        <br />
       12 septembre 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74876188-52097582.jpg?v=1693836875" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      b[LECTURES DE LA MESSE pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A]b

PREMIÈRE LECTURE
« Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)
Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour. (Ps 102, 8)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

DEUXIÈME LECTURE
« Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)
Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <updated>2022-09-21T13:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-09-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 25 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368487-46656730.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <updated>2022-09-16T03:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1082.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/65368486-46656729.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-13T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 18 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368486-46656729.jpg?v=1655212426" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" />
     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1082.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »</title>
   <updated>2022-08-02T22:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1076.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228942-46109458.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-08-02T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C le 7 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 18, 6-9, Hébreux 11, 1-2.8-19 et Luc 12, 32-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228942-46109458.jpg?v=1652810122" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" />
     </div>
     <div>
       Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera au soir de votre vie, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        2 août 2022        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 août 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
           La nuit de la délivrance pascale       <br />
       avait été connue d’avance par nos Pères ;       <br />
       assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,       <br />
       ils étaient dans la joie.       <br />
           Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes       <br />
       et la ruine de leurs ennemis.       <br />
           En même temps que tu frappais nos adversaires,       <br />
       tu nous appelais à la gloire.       <br />
           Dans le secret de leurs maisons,       <br />
       les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice,       <br />
       et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine :       <br />
       que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;       <br />
       et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,       <br />
       heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses,       <br />
       qu’ils sont tous morts ;       <br />
       mais ils l’avaient vue et saluée de loin,       <br />
       affirmant que, sur la terre,       <br />
       ils étaient des étrangers et des voyageurs.       <br />
           Or, parler ainsi, c’est montrer clairement       <br />
       qu’on est à la recherche d’une patrie.       <br />
           S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée,       <br />
       ils auraient eu la possibilité d’y revenir.       <br />
           En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure,       <br />
       celle des cieux.       <br />
       Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu,       <br />
       puisqu’il leur a préparé une ville.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
           et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
           Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Sois sans crainte, petit troupeau :       <br />
       votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.       <br />
           Vendez ce que vous possédez       <br />
       et donnez-le en aumône.       <br />
       Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,       <br />
       un trésor inépuisable dans les cieux,       <br />
       là où le voleur n’approche pas,       <br />
       où la mite ne détruit pas.       <br />
           Car là où est votre trésor,       <br />
       là aussi sera votre cœur.       <br />
           Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
           Pierre dit alors :       <br />
       « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,       <br />
       ou bien pour tous ? »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Que dire de l’intendant fidèle et sensé       <br />
       à qui le maître confiera la charge de son personnel       <br />
       pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?       <br />
           Heureux ce serviteur       <br />
       que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !       <br />
           Vraiment, je vous le déclare :       <br />
       il l’établira sur tous ses biens.       <br />
           Mais si le serviteur se dit en lui-même :       <br />
       ‘Mon maître tarde à venir’,       <br />
       et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,       <br />
       à manger, à boire et à s’enivrer,       <br />
           alors quand le maître viendra,       <br />
       le jour où son serviteur ne s’y attend pas       <br />
       et à l’heure qu’il ne connaît pas,       <br />
       il l’écartera       <br />
       et lui fera partager le sort des infidèles.       <br />
           Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,       <br />
       n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,       <br />
       recevra un grand nombre de coups.       <br />
           Mais celui qui ne la connaissait pas,       <br />
       et qui a mérité des coups pour sa conduite,       <br />
       celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.       <br />
       À qui l’on a beaucoup donné,       <br />
       on demandera beaucoup ;       <br />
       à qui l’on a beaucoup confié,       <br />
       on réclamera davantage. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1076.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <updated>2022-03-23T12:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »</title>
   <updated>2022-03-03T03:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1051.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60159116-44062568.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 février 2022. Textes: Siracide 27, 4-7, 1 Corinthiens 15, 54-58 et Luc 6, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159116-44062568.jpg?v=1642423633" alt="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" title="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" />
     </div>
     <div>
      Nous continuons à écouter les conseils de Jésus dans le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que saint Luc a retenus. À la différence des autres évangélistes, saint Luc le situe  « sur un terrain plat » cf. Luc 6,17. Ce matin saint Luc nous présente des images que Jésus  utilisait pour enseigner à ses disciples et à ceux et à celles qui venaient l’entendre, car il leur parlait souvent ainsi. Les évangiles appellent ces images des paraboles. « Il leur disait en parabole… » écrit saint Luc ici. Les paraboles sont des images ou des histoires qui apportent un enseignement que Jésus veut que les gens comprennent et qu’ils retiennent.        <br />
              <br />
       Ce matin nous avons trois images ou paraboles : celle des deux aveugles, celle de la poutre et de la paille puis celle de l'arbre et de son fruit. Comment les comprendre et quoi en retenir?       <br />
              <br />
       On pense que saint Luc utilisait ces paraboles pour enseigner les nouveaux baptisés lorsqu’il prêchait avec saint Paul. Je ne sais comment saint Luc les commentait. Mais je vais faire un peu comme lui ce matin. Je vais y aller de mon commentaire personnel pour nous qui sommes tous et toutes d’une certaine façon des nouveaux baptisés car nous n’avons jamais été au fond des richesses de notre baptême et du message de Jésus. Nous avons toujours à  découvrir et à vivre des choses nouvelles.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les aveugles</span>       <br />
              <br />
       Commençons avec la première parabole. « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? » dit Jésus. Cette observation est on  ne peut plus évidente. Elle est très parlante et porteuse de sens.        <br />
              <br />
       Tout d’abord, elle nous dit qu’on doit choisir qui on suit. Si on suit tout un chacun, celui ou celle qui parle le plus fort, celui ou celle qui ne veut que plaire à nos désirs, sans discernement, on risque de « tomber dans le trou » comme dit Jésus. La première leçon de cette petite parabole est donc  une invitation au discernement.  Dans nos vies, il est important de prendre le temps de s’arrêter un peu, de temps à autre, pour regarder où notre vie s’en va, pour se laisser éclairer par la lumière de l’Esprit de Dieu en nous. C'est dans la prière que se réalise le mieux ce temps d'arrêt qui favorise l'écoute.       <br />
              <br />
       L’autre enseignement de cette petite parabole est contenu dans la deuxième phrase : « Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître ». Toute personne qui se  lance dans la vie et qui cherche à se réaliser a besoin de guides et de mentors comme on dit aujourd’hui.  Encore là,  il faut choisir un bon maitre, lui il nous formera et alors nous pourrons aller de l’avant par nous-même. Bien entendu, saint Luc pense à Jésus comme ce Maître idéal. Si nous le suivons, il nous formera et nous pourrons par nous-même faire face aux aléas de la vie et avancer sans tomber dans les fossés et les ravins. Il sera lui-même notre chemin comme il le dit dans l’évangile de saint Jean  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». (Jean 14, 6)       <br />
              <br />
       II  - <span style="font-style:italic">La poutre et la paille</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l’image de la poutre et de la paille. Cette image est très connue. Et elle est tellement bien choisie qu’elle n’a presque pas besoin d’explication. Tout le monde la comprend. Le message est le suivant « Avant de mettre les responsabilités sur autrui commence par te regarder ».        <br />
              <br />
       Cette invitation  si elle était suivie éviterait bien des conflits dans les familles et les couples, dans les groupes de toutes sortes, n’est-ce pas? Elle est un gage de réalisme et de vérité dans son regard sur  soi et sur les autres.        <br />
              <br />
       Nous avons tendance à minimiser nos travers et à grossir ceux des autres. La nature humaine est faite ainsi. Jésus nous met en garde. Cette image nous invite à mettre toujours dans notre regard sur les autres de la miséricorde et de la compassion comme le fait Dieu quand il nous regarde.        <br />
              <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » rapporte saint Luc quelques versets avant le passage que nous venons de lire. Ce regard miséricordieux est encore plus nécessaire si nous sommes d'une façon ou de l'autre en position d’autorité  comme les sont les parents, les enseignants, les pasteurs. Il est facile de se rabattre sans discernement sur des normes ou des règles sans regarder ce qu’il y dans le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus nous invite ici ajuster notre regard sur la réalité des personnes en respectant leur dignité et leur originalité.  Car les personnes ne sont pas toutes pareilles. Nous avons besoin d’en tenir compte dans nos jugements et nos contacts avec elles       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">L’arbre et son fruit</span>       <br />
              <br />
       La troisième image, celle de l’arbre et de son fruit, me suggère de souligner, comme un jardinier que je suis dans mes temps libres, que les arbres fruitiers, en particulier, ont besoin de soins suivis et d’attention pour que leurs fruits soient beaux.  Ce qui est important c’est cette attention à soigner l’arbre lui-même, car « c’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre » comme le note si bien le passage du livre de Ben Sira le Sage lu dans la première lecture.  Les fruits sont le résultat de ces soins.  Plusieurs mettent la charrue devant les bœufs et ne pensent qu’aux fruits à récolter. Ils oublient de prendre soin de l’arbre qui porte les fruits        <br />
              <br />
       Cette leçon est très riche pour nous. Dans notre vie il est beaucoup mieux de laisser le Seigneur s’occuper des fruits, il fera sortir « du trésor de notre cœur qui est bon » comme le dit l'évangile. Quant à nous nous avons à mettre les efforts pour préparer le terreau où les arbres vont pousser. Comme de bons jardiniers nous ensemencerons, nous abriterons les pousses au besoin, nous couperons et émonderons l’arbre parfois, nous le nourrirons aussi avec soin. Cet arbre c’est notre vie et notre communauté chrétienne.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien par mes commentaires que les images de Jésus retenues par saint Luc, ces  trois petites paraboles, peuvent encore aujourd’hui entraîner des applications  concrètes. En effet, les paroles de l’Évangile et  des Écritures Saintes en général sont esprit et vie. Elles ne sont pas des paroles vaines mais des paroles qui peuvent nous inspirer si nous prenons la peine de les écouter  et de les méditer.       <br />
              <br />
        Demandons au Seigneur de recevoir ces paroles aujourd’hui avec un cœur ouvert. Nourris par ces paroles, nous pouvons maintenant nous tourner vers Celui qui est la Parole de Dieu incarnée présent parmi nous par son Corps et son Sang que nous vénérons dans le Pain et Vin consacrés.        <br />
              <br />
       Qu’il soit pour nous le Maître par qui nous nous laissons former afin de devenir à sa suite de plus en plus ajustés à la volonté de Dieu sur nous et sur notre communauté.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 février 2022        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 février 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;       <br />
       de même, les petits côtés d’un homme       <br />
       apparaissent dans ses propos.       <br />
           Le four éprouve les vases du potier ;       <br />
       on juge l’homme en le faisant parler.       <br />
           C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;       <br />
       ainsi la parole fait connaître les sentiments.       <br />
           Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,       <br />
       c’est alors qu’on pourra le juger.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. Ps 91, 2)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits !       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 15, 54-58)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       au dernier jour,       <br />
           quand cet être périssable       <br />
       aura revêtu ce qui est impérissable,       <br />
       quand cet être mortel       <br />
       aura revêtu l’immortalité,       <br />
       alors se réalisera la parole de l’Écriture :       <br />
       La mort a été engloutie dans la victoire.       <br />
           Ô Mort, où est ta victoire ?       <br />
       Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?       <br />
           L’aiguillon de la mort,       <br />
       c’est le péché ;       <br />
       ce qui donne force au péché,       <br />
       c’est la Loi.       <br />
           Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés,       <br />
       soyez fermes, soyez inébranlables,       <br />
       prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,       <br />
       car vous savez que, dans le Seigneur,       <br />
       la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » (Lc 6, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous brillez comme des astres dans l’univers       <br />
       en tenant ferme la parole de vie.       <br />
       Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples en parabole :       <br />
       « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?       <br />
       Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?       <br />
           Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;       <br />
       mais une fois bien formé,       <br />
       chacun sera comme son maître.       <br />
              <br />
           Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,       <br />
       alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,       <br />
       tu ne la remarques pas ?       <br />
           Comment peux-tu dire à ton frère :       <br />
       ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,       <br />
       alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?       <br />
       Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;       <br />
       alors tu verras clair       <br />
       pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.       <br />
              <br />
           Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;       <br />
       jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.       <br />
           Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :       <br />
       on ne cueille pas des figues sur des épines ;       <br />
       on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.       <br />
           L’homme bon tire le bien       <br />
       du trésor de son cœur qui est bon ;       <br />
       et l’homme mauvais tire le mal       <br />
       de son cœur qui est mauvais :       <br />
       car ce que dit la bouche,       <br />
       c’est ce qui déborde du cœur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1051.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde </title>
   <updated>2021-06-17T02:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1012.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55353960-41461620.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B le 13 juin 2021. Textes : Ézékiel 17, 22-24, 2 Corinthiens 5, 6-10 et Marc 4, 26-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55353960-41461620.jpg?v=1617902019" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " />
     </div>
     <div>
      « Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Voilà comment Jésus prêchait. Il nous est resté un grand nombre de paraboles qui sont, comme vous le savez, des histoires ou des comparaisons qui nous donnent un message. <!--L' enseignement de Jésus a inspiré ses disciples de Jésus et il peut encore nous inspirer, nous les disciples d’aujourd’hui.-->       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l’évangile de saint Marc un bon nombre de paraboles. Nous en lisons  deux dans l'évangile d'aujourd'hui : la semence mise en terre et la graine de moutarde. Les images sont parlantes. Essayons, si vous le voulez bien, d’en comprendre le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par voir sur quel sujet portent ces deux paraboles. Jésus est clair là-dessus. « Parlant à la foule, Jésus disait : Il en est du Règne de Dieu comme… » Il disait encore :« À quoi allons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le but des deux paraboles est de nous donner un message concernant le Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Un petit mot tout d’abord sur le terme  « Règne de Dieu ». Souvent on a le terme « Royaume de Dieu » à la place de « Règne de Dieu ». Les deux termes nous renvoient à la volonté de Dieu qui désire faire partager sa vie et son amour avec l’humanité. Nous le demandons chaque fois que nous disons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> : « Notre Père qui est aux cieux…Que ton Règne vienne. »       <br />
              <br />
       La nouvelle traduction de la Bible que la liturgie utilise a préféré le terme « Règne de Dieu » à celui de « Royaume de Dieu » pour montrer que celui-ci n’est pas limité par des cadres géographiques ou dans le temps comme les royaumes humains. C’est pourquoi, Jésus a dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde» devant Pilate qui lui posait la question « Es-tu roi? » (Jean 18, 36).         <br />
              <br />
       Voyons maintenant comment les paraboles de la semence mise en terre et la graine de moutarde nous aident à mieux comprendre ce qu’est le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La « pointe » des paraboles</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut saisir où est la « pointe de la parabole ». En effet, toute parabole, comme disait mon professeur d’Écriture Sainte au Grand Séminaire, a une « pointe » c’est-à-dire une visée bien précise. Ici dans nos deux paraboles, cette visée est évidente. Ce qui intéresse Jésus dans les images qu'il emploie c’est la vie, la vie qu’il y a dans la semence ou la vie qu'il y a dans la graine de moutarde, une vie qui ne se voit pas de prime abord, mais qui est là. Comme disait le Petit Prince dans le conte d'Antoine de Saint-Exupéry « L'essentiel est invisible pour les yeux. ».       <br />
              <br />
       Jésus insiste pour faire comprendre que même si le semeur ne s’occupe pas de sa semence, la vie qu'il y a dedans se développe. Jésus reconnaît la même chose dans le cas de la graine de moutarde qui va grandir et produire des fruits.       <br />
              <br />
       Dans une autre parabole, la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 13, 1-23), Jésus insistera pour montrer que toute semence a besoin de soin pour se développer, ce que savent tous les jardiniers. Mais ici, en parlant de la semence ou du plant de moutarde, sans mettre de côté le besoin de soin pour leur croissance, Jésus insiste sur le fait qu’il y a à l’intérieur de la semence et de la graine de moutarde toute une vie qui échappe au premier regard, « invisible pour les yeux », comme dit St-Exupéry, mais qui est pleine de possibilités de toutes sortes.       <br />
              <br />
       Cela est un message des plus encourageants pour nous, car il dit que le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu a en lui toute la force nécessaire pour se développer. Nous sommes invités à le reconnaître et à le croire fermement dans la foi. Si nous nous contentons d’un regard purement humain, ce Règne de Dieu semble bien malmené aujourd’hui, et pourtant, la vie de Dieu est là dans notre monde et elle est la semence dont il a besoin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Pour notre bénéfice personnel, on pourrait résumer le message  des paraboles de  l’évangile d’aujourd’hui  sur le Règne de Dieu ou Royaume de Dieu par trois mots : vie, croissance et fruits.       <br />
              <br />
       Un. Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est vie, c’est-à-dire une réalité spirituelle qui ne se voit pas, mais qui est très agissante. Cette vie est la vie de Dieu en nous. Avec Jésus Ressuscité nous appartenons à Dieu qui nous remplit de sa vie par le Baptême. Voilà notre foi.       <br />
              <br />
       Deux. Le Règne de Dieu ou le  Royaume de Dieu comme toute vie est en croissance continuelle. Il grandit et se développe. « Regardez la graine de moutarde » dit Jésus. Il aurait pu dire « Regardez vos enfants ». Ceux-ci tout petits ont reçu de leurs parents la vie qui est en eux ou en elles. Cette vie prendra un certain temps à se manifester pleinement. Elle les accompagnera au fil des ans et produira de beaux fruits.       <br />
              <br />
       Trois. « De beaux fruits » c’est le troisième mot à retenir pour le message de l’évangile d’aujourd’hui. La première lecture prend une autre image pour le dire en comparant le peuple hébreu à une tige de cèdre du Liban qui devient à son tour un cèdre magnifique. On peut souhaiter comme les parents avec leurs enfants voir ces fruits de nos yeux. C’est au Seigneur d’en décider. Nous, nous sommes invités à faire confiance et à marcher dans la foi. « Tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » comme le dit si bien saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe aujourd’hui soit l’occasion de nous en remettre au Seigneur dans un acte de foi en la force et la puissance de la vie qu’il met dans le monde, en nous et dans l’Église.        <br />
              <br />
       Son Règne est arrivé en Jésus qui l’a inauguré par sa Mort et sa Résurrection, mais il est encore comme une semence, pleine de vie.       <br />
              <br />
       Nous accueillons cette semence dans la foi, et nous prions en disant avec cœur « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       13 juin 2021       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 17 juin 2018-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je relève l’arbre renversé » (Ez 17, 22-24)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       « À la cime du grand cèdre,       <br />
       je prendrai une tige ;       <br />
       au sommet de sa ramure,       <br />
       j’en cueillerai une toute jeune,       <br />
       et je la planterai moi-même       <br />
       sur une montagne très élevée.       <br />
       Sur la haute montagne d’Israël       <br />
       je la planterai.       <br />
       Elle portera des rameaux, et produira du fruit,       <br />
       elle deviendra un cèdre magnifique.       <br />
       En dessous d’elle habiteront tous les passereaux       <br />
       et toutes sortes d’oiseaux,       <br />
       à l’ombre de ses branches ils habiteront.       <br />
       Alors tous les arbres des champs sauront       <br />
       que Je suis le Seigneur :       <br />
       je renverse l’arbre élevé       <br />
       et relève l’arbre renversé,       <br />
       je fais sécher l’arbre vert       <br />
       et reverdir l’arbre sec.       <br />
       Je suis le Seigneur, j’ai parlé,       <br />
       et je le ferai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. 91, 2a)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits.       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur » (2 Co 5, 6-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous gardons toujours confiance,       <br />
       tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,       <br />
       tant que nous demeurons dans ce corps ;       <br />
       en effet, nous cheminons dans la foi,       <br />
       non dans la claire vision.       <br />
       Oui, nous avons confiance,       <br />
       et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps       <br />
       pour demeurer près du Seigneur.       <br />
       Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,       <br />
       notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.       <br />
       Car il nous faudra tous apparaître à découvert       <br />
       devant le tribunal du Christ,       <br />
       pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,       <br />
       soit en bien soit en mal,       <br />
       pendant qu’il était dans son corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La semence est la parole de Dieu ;       <br />
       le semeur est le Christ ;       <br />
       celui qui le trouve demeure pour toujours.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       parlant à la foule, Jésus disait :       <br />
       « Il en est du règne de Dieu       <br />
       comme d’un homme qui jette en terre la semence :       <br />
       nuit et jour,       <br />
       qu’il dorme ou qu’il se lève,       <br />
       la semence germe et grandit,       <br />
       il ne sait comment.       <br />
       D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,       <br />
       puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.       <br />
       Et dès que le blé est mûr,       <br />
       il y met la faucille,       <br />
       puisque le temps de la moisson est arrivé. »       <br />
              <br />
       Il disait encore :       <br />
       « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?       <br />
       Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?       <br />
       Il est comme une graine de moutarde :       <br />
       quand on la sème en terre,       <br />
       elle est la plus petite de toutes les semences.       <br />
       Mais quand on l’a semée,       <br />
       elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;       <br />
       et elle étend de longues branches,       <br />
       si bien que les oiseaux du ciel       <br />
       peuvent faire leur nid à son ombre. »       <br />
              <br />
       Par de nombreuses paraboles semblables,       <br />
       Jésus leur annonçait la Parole,       <br />
       dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.       <br />
       Il ne leur disait rien sans parabole,       <br />
       mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1012.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »</title>
   <updated>2020-11-10T15:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a977.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48955214-38234082.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A le 15 novembre 2020. Textes : Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31, 1 Thessaloniciens 5, 1-6 et Mathieu 25, 14-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48955214-38234082.jpg?v=1599072603" alt="Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »" title="Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on dira «  Il se pense tellement bon celui-là, il se prend pour un  ‘grand talent’ » (même signification que Ti-Jos connaissant).       <br />
              <br />
       Au temps de Jésus, le mot « talent » réfère à la mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique qui correspond à une certaine quantité d’or ou d’argent, environ 25,86 kg au temps de Jésus, dit-on. Ce qui représentait une somme très importante<! (le 4 septembre 2020 un kilogramme d’or se vendait 81,024.70 $ canadiens)-->.        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il est manifeste que pour l’évangéliste saint Mathieu, le mot « talent » est utilisé comme une image. Pour lui cette image s’applique à la Parole de Dieu et à tous les dons que Dieu met en nous. Il désire ainsi nous montrer comment nous comporter vis-à-vis ces dons que Dieu nous fait.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La distribution des talents</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole racontée par Jésus, on voit le maître qui part en voyage remettre à chacun des serviteurs une partie de ses biens pour qu’il la garde en son absence.       <br />
              <br />
       Ce maître représente Dieu qui, par son Fils Jésus, vient nous faire partager l’héritage des enfants de Dieu. Cet héritage nous est venu par la Parole annoncée au cours de l’histoire du salut d’Abraham à Jean-Baptiste en passant par Moïse et les prophètes.       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est toujours vivante et active. C’est ce cadeau que les serviteurs que nous sommes reçoivent. Il prend diverses formes. Il s’agit en premier lieu du don de la foi qui est au cœur de nos vies, mais il y a aussi tous les « talents » qui l’accompagnent : qualités et dons de toutes sortes dont Dieu nous a enrichi. Le maître part, mais il reviendra. On peut penser que le temps de son périple représente le temps de l'Église que nous vivons dans l'attente du retour du Christ à la fin des temps.       <br />
              <br />
       Dans ce temps de l'Église, les dons de Dieu ne font pas défaut, ces   dons appelés ici « talents » varient en nombre et en quantité. Comme dans l’Évangile, certaines personnes peuvent reconnaître qu’elles en ont reçu en grande quantité, d’autres en moins grande quantité. Ce qui est à retenir, c’est que dans tous les cas ces « talents » font partie des biens du maître. Ils sont ainsi pour nous des dons de Dieu quels qu’ils soient. Dans nos communautés chrétiennes, ils pourront se transformer en charismes et en ministères  si nous savons les cultiver et les faire croître (voir <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église de Vatican</span> II, n.12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La reddition des comptes</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole de l’évangile de saint Mathieu, au retour du voyage du maître, les serviteurs sont convoqués pour rendre compte de ce qu’ils ont fait des « talents » reçus. Le premier et le second des serviteurs sont heureux de faire état d’une croissance importante des sommes qu’ils avaient eues. Grâce à leur initiative et à leur créativité ils les ont doublées. Le troisième quant à lui s’est contenté de conserver la somme en l’enfouissant en terre.       <br />
              <br />
       Le maître qui représente Dieu va louer les deux premiers et renvoyer le troisième sans ménagement.       <br />
              <br />
       Ainsi pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de conserver ses « talents », ses dons. Il est important de les mettre en œuvre. Le salut ne se résume pas à dire « Seigneur, Seigneur ». Les œuvres et les gestes d’amour, de compassion, de partage font partie de la vie du disciple de Jésus autant que les paroles. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps. Elle ne peut être comme un « talent » que l’on garde pour soi. Elle demande qu’on la répande, qu’on la proclame et qu’on la vive.       <br />
              <br />
       La description de la « femme parfaite » tirée du <span style="font-style:italic"> Livre de Proverbes</span> que nous avons dans la première lecture va dans le sens de ce message de la parabole de l’évangile. Elle a fait profiter ses « talents ». On comprend bien ainsi l’invitation à célébrer les fruits de son travail qui termine la lecture.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le sens eschatologique de la parabole</span>       <br />
              <br />
       La parabole des talents nous renvoie à nous-mêmes dans la façon de vivre notre vie chrétienne. Elle est une source d’inspiration et de questionnements. Comment développer les dons reçus du Seigneur? Comment incarner dans notre vie la Parole de Dieu? Quels chemins prendre pour aller plus loin dans notre cheminement spirituel? Quel soutien aller chercher pour répondre aux attentes du Maître ? Ce sont autant de questions que les jours qui passent mettent devant nous à une occasion ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il est important de les laisser monter en nous, même si nous n’avons pas toutes les réponses immédiatement. C'est normal puisque dans le temps de l'Église nous sommes comme des voyageurs  en marche vers la demeure où Jésus nous attend : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 3). Nous attendons dans la foi le Retour du Christ.  Nous avançons tendus vers en avant, poursuivant notre course en mettant en oeuvre les dons reçus du Seigneur, nos « talents ». Alors, comme le dit saint Paul dans la seconde lecture : « Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants ».        <br />
              <br />
       Le maître, le Christ, laisse à chacun et à chacune la liberté de faire ses choix.  La réponse appartient à chaque personne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu aujourd’hui dans notre Eucharistie pour tous les « talents » donnés, particulièrement le don de sa Parole et demandons la grâce de savoir les recevoir et les faire fructifier pour sa plus grande gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est aujourd'hui la <span style="font-style:italic">4e Journée mondiale pour les pauvres</span> fixée par le pape François dans « Misericordia et Misera » au 33ème Dimanche du Temps Ordinaire, et qui est donc célébrée cette année le 15 novembre 2020. Dans son <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/papa-francesco_20200613_messaggio-iv-giornatamondiale-poveri-2020.html">message pour cette journée</a>, le pape propose comme thème « Tends ta main au pauvre » (<span style="font-style:italic">Siracide</span> 7, 32)       <br />
              <br />
       Permettez-moi en terminant de vous lire un passage de ce message :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.</span>       <br />
              <br />
       Que le Seigneur continue de nous soutenir pour tendre la main autour de nous et pour que toute l'Église devienne de plus en plus accueillante à ceux et celles qui lui tendent la main.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 novembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 14 novembre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ses mains travaillent volontiers » (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Une femme parfaite, qui la trouvera ?           <br />
       Elle est précieuse plus que les perles !       <br />
           Son mari peut lui faire confiance :       <br />
       il ne manquera pas de ressources.       <br />
           Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,       <br />
       tous les jours de sa vie.       <br />
           Elle sait choisir la laine et le lin,       <br />
       et ses mains travaillent volontiers.       <br />
           Elle tend la main vers la quenouille,       <br />
       ses doigts dirigent le fuseau.       <br />
           Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,       <br />
       elle tend la main au malheureux.       <br />
              <br />
           Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;       <br />
       seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.       <br />
           Célébrez-la pour les fruits de son travail :       <br />
       et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le jour du Seigneur ne vous surprenne pas comme un voleur » (1 Th 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
           Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,       <br />
       vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.       <br />
           Vous savez très bien que le jour du Seigneur       <br />
       vient comme un voleur dans la nuit.       <br />
           Quand les gens diront :       <br />
       « Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,       <br />
       c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,       <br />
       comme les douleurs sur la femme enceinte :       <br />
       ils ne pourront pas y échapper.       <br />
           Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,       <br />
       ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.       <br />
           En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;       <br />
       nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.       <br />
           Alors, ne restons pas endormis comme les autres,       <br />
       mais soyons vigilants et restons sobres.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
       Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents       <br />
       s’en alla pour les faire valoir       <br />
       et en gagna cinq autres.       <br />
           De même, celui qui avait reçu deux talents       <br />
       en gagna deux autres.       <br />
           Mais celui qui n’en avait reçu qu’un       <br />
       alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
           Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné deux autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
              <br />
           Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       je savais que tu es un homme dur :       <br />
       tu moissonnes là où tu n’as pas semé,       <br />
       tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.       <br />
           J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.       <br />
       Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’       <br />
           Son maître lui répliqua :       <br />
       ‘Serviteur mauvais et paresseux,       <br />
       tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,       <br />
       que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.       <br />
           Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;       <br />
       et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.       <br />
           Enlevez-lui donc son talent       <br />
       et donnez-le à celui qui en a dix.       <br />
           À celui qui a, on donnera encore,       <br />
       et il sera dans l’abondance ;       <br />
       mais celui qui n’a rien       <br />
       se verra enlever même ce qu’il a.       <br />
           Quant à ce serviteur bon à rien,       <br />
       jetez-le dans les ténèbres extérieures ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a977.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »</title>
   <updated>2020-09-14T02:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a968.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/47684781-37649402.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A le 13 septembre 2020. Textes : Siracide 27, 30-28, 7, Romains 14, 7-9 et Mathieu18, 21-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/47684781-37649402.jpg?v=1594675275" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      Je me suis senti mal à l'aise un moment pour commenter l'épisode de l'évangile de ce dimanche. Pourquoi? Je me le suis demandé.       <br />
              <br />
       Est-ce parce qu'il s'agissait de parler de pardon? Je ne le crois pas. À la réflexion, je pense que ce qui m'a dérangé dans le texte c'est la démesure, le caractère invraisemblable de plusieurs détails à commencer par la réponse de Jésus à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le récit de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit que nous avons entendu. Dans la parabole, la somme demandée au serviteur est exorbitante : dix milles talents  (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent précise la nouvelle traduction de l’évangile).  Cette somme correspond à quelques millions de dollars aujourd'hui. On ne voit pas comment le serviteur a pu contracter une telle dette. Même s'il se met en faillite, on est loin du compte.       <br />
              <br />
       Puis, plus loin, les cent derniers eux représentent une très, très petite somme, quelques dollars d'aujourd'hui. Une si petite somme ne justifie pas la prison.       <br />
              <br />
       Enfin, en conclusion, le maître devant l'attitude du serviteur à l'égard de son collègue n'a aucune pitié. Il le condamne  sans appel.       <br />
              <br />
       A la réflexion, j'ai compris que ces détails invraisemblables ne sont pas là pour qu'on s'y arrête pour eux-mêmes. Ils sont des images grossissantes qui nous renvoient à une leçon. Ils n'ont d'autre but que de faire ressortir le message de cette parabole. Tout devient clair si on se rappelle que Jésus nous parle ici de la manière d'agir de Dieu avec son peuple, avec nous.  Qu'est-ce que Jésus veut qu'on retienne de ce récit? Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Un. S'il est demandé au disciple de pardonner soixante-dix fois sept fois, c’est qu’il ne doit pas attendre la réciprocité de son pardon, la réconciliation effective ou encore la disparition des conflits. Il pardonnera sans attendre de retour. Comme le Père qui pardonne sans cesse, le disciple dans son cœur ne doit jamais laisser la  haine, la dureté prendre racine. C’est un regard de compassion, de bonté qu’il doit toujours porter sur ses frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Deux. Le serviteur de la parabole est en dette de façon si démesurée avec son maître qu’il ne peut s’en tirer que grâce à la bonté, à la miséricorde de celui-ci. Le disciple de Jésus lui aussi, parce qu’il est pécheur, ne peut prétendre se sauver par lui-même. Il a besoin de l’amour, de la compassion, de la miséricorde de son Père du ciel. Dans nos relations avec Dieu on ne peut jouer au donnant-donnant. Tes réalisations humaines, ta bonté d’homme ou de femme, comparée  à l’amour de Dieu ne sont rien, dirait saint Jean de la Croix. Il n’y a pas de commune mesure entre Dieu et l’Homme.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi le disciple doit apprendre à se libérer de ses mesures humaines, calculées avec ses manières de voir et d’agir, pour s’introduire, s’initier, s’adapter aux mesures de Dieu, aux manières d’agir de Dieu. Dans cette histoire, notre attention doit se porter le roi miséricordieux, mais non pas sur le comportement du serviteur ingrat et impitoyable. C’est le message d’aujourd’hui bien mis en évidence dans la conclusion du récit que je vous relis : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (verset 33)       <br />
              <br />
       « Comme moi-même… »  Cette invitation à s’adapter de plus en plus aux manières d’agir de Dieu nous donne l’occasion de nous remettre en question. Notre attitude envers les autres restera toujours le meilleur critère de discernement. Agissons-nous à la manière de Dieu ? C’est pour avoir oublié de suivre cette voie que le serviteur est condamné. C’est pour l’avoir oublié qu’au jugement final les uns s’entendront dire « J’ai eu faim et tu ne m'as pas nourri, J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire, J’étais malade et tu ne m’as pas visité… »  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-36)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie renouvelle en nous le goût de marcher à la suite de Jésus qui, dans sa vie, n’a eu d’autre attitude que de suivre la manière d’agir de Dieu et qui nous donne par la communion à son Corps et à son Sang la grâce d’y arriver nous aussi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 septembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du        <br />
       12 septembre 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Rancune et colère, voilà des choses abominables       <br />
       où le pécheur est passé maître.       <br />
           Celui qui se venge       <br />
       éprouvera la vengeance du Seigneur ;       <br />
       celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.       <br />
           Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;       <br />
       alors, à ta prière, tes péchés seront remis.       <br />
           Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,       <br />
       comment peut-il demander à Dieu la guérison ?       <br />
           S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,       <br />
       comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?       <br />
           Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;       <br />
       qui donc lui pardonnera ses péchés ?       <br />
           Pense à ton sort final et renonce à toute haine,       <br />
       pense à ton déclin et à ta mort,       <br />
       et demeure fidèle aux commandements.       <br />
           Pense aux commandements       <br />
       et ne garde pas de rancune envers le prochain,       <br />
       pense à l’Alliance du Très-Haut       <br />
       et sois indulgent pour qui ne sait pas.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour. (Ps 102, 8)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Il n’est pas pour toujours en procès,       <br />
       ne maintient pas sans fin ses reproches ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Comme le ciel domine la terre,       <br />
       fort est son amour pour qui le craint ;       <br />
       aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,       <br />
       et aucun ne meurt pour soi-même :       <br />
           si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;       <br />
       si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.       <br />
       Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,       <br />
       nous appartenons au Seigneur.       <br />
           Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,       <br />
       c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :       <br />
       « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,       <br />
       combien de fois dois-je lui pardonner ?       <br />
       Jusqu’à sept fois ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,       <br />
       mais jusqu’à 70 fois sept fois.       <br />
           Ainsi, le royaume des Cieux est comparable       <br />
       à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.       <br />
           Il commençait,       <br />
       quand on lui amena quelqu’un       <br />
       qui lui devait dix mille talents       <br />
       (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).       <br />
           Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,       <br />
       le maître ordonna de le vendre,       <br />
       avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,       <br />
       en remboursement de sa dette.       <br />
           Alors, tombant à ses pieds,       <br />
       le serviteur demeurait prosterné et disait :       <br />
       ‘Prends patience envers moi,       <br />
       et je te rembourserai tout.’       <br />
           Saisi de compassion, le maître de ce serviteur       <br />
       le laissa partir et lui remit sa dette.       <br />
              <br />
           Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons       <br />
       qui lui devait cent pièces d’argent.       <br />
       Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :       <br />
       ‘Rembourse ta dette !’       <br />
           Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :       <br />
       ‘Prends patience envers moi,       <br />
       et je te rembourserai.’       <br />
           Mais l’autre refusa       <br />
       et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.       <br />
           Ses compagnons, voyant cela,       <br />
       furent profondément attristés       <br />
       et allèrent raconter à leur maître       <br />
       tout ce qui s’était passé.       <br />
           Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :       <br />
       ‘Serviteur mauvais !       <br />
       je t’avais remis toute cette dette       <br />
       parce que tu m’avais supplié.       <br />
           Ne devais-tu pas, à ton tour,       <br />
       avoir pitié de ton compagnon,       <br />
       comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’       <br />
           Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux       <br />
       jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.       <br />
              <br />
           C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,       <br />
       si chacun de vous ne pardonne pas à son frère       <br />
       du fond du cœur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a968.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »</title>
   <updated>2022-06-14T15:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-homme-riche-et-le-pauvre-Lazare_a912.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/34107779-31263318.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 29 septembre 2019 . Textes: Amos 6, 1a.4-7, I Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/34107779-31263318.jpg?v=1558816814" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »" />
     </div>
     <div>
      Vous le savez sans doute. Le choix des lectures à la messe le dimanche n’est pas fait au hasard. En principe, la première lecture tirée de l’Ancien Testament est choisie en fonction du texte retenu pour l’évangile.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, cet arrimage est des plus réussis. Les diatribes du prophète Amos (vers 750 avant Jésus-Christ) donnent le même message sept cent ans  plus tôt que celui de la parabole célèbre du riche et du pauvre Lazare qu’on vient d’entendre.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un message qui a traversé les siècles</span>       <br />
              <br />
       Dans les deux cas,  ce qui est dénoncé, c’est l’appropriation des biens sans aucun sens de leur relativité. C’est d'en faire le seul but de la vie, de les regarder comme le but ultime de la vie.        <br />
              <br />
       Ce chemin est ici non seulement condamné, mais il est décrit comme un chemin sans issue, ou plutôt avec un issue fatale. Ceux qui vivent bien tranquilles et ceux qui se croient en sécurité « couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans » annonce Amos « vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus ». Leur futur, prédit le prophète Amos, est un futur de douleurs et de souffrances loin des leurs dans le malheur.        <br />
              <br />
       Saint Luc décrit quelque chose de semblable pour le riche dont il raconte l'histoire. Il utilise des images bien connues de son temps. Il le voit dans le sein d’Abraham, sa vie étant terminée ici-bas. Il le présente dans une situation de souffrances et de regrets.  Sa nouvelle vie est loin de celle du pauvre Lazare qui était au pied de sa table et qu'il voit maintenant tout près d'Abraham.        <br />
              <br />
       Le riche qui n’a pas de nom en est tellement renversé qu’il sollicite même le pauvre Lazare qu’il méprisait de son vivant pour intervenir en sa faveur. Il veut éviter à ses frères le même sort que le sien.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une continuité de l’ici-bas à l’au-delà</span>       <br />
              <br />
       Ce qu’on peut retenir ici, c’est ceci. En voyant les sorts des vautrés et celui du riche de la parabole dans l'au-delà,  on réalise qu’il y a un lien entre notre vie ici-bas et notre futur dans la vie éternelle. Celle-ci n’est pas une récompense sans contribution de notre part. Elle n'est pas un simple renversement de situation. Elle éternise,  pourrait-on dire, ce qu’on a été ici-bas.        <br />
              <br />
       Ainsi, si on a mis touts ses efforts pour jouir en tout des biens terrestres et sans préoccupation autre, on a comme fermé l’ouverture aux réalités spirituelles et il n'y a rien qui se passera  pour nous. Si, au contraire, on a été dans l’accueil et dans le respect de soi-même malgré les limites de nos vies, là il y a place pour un futur ensoleillé comme celui du pauvre Lazare qui dans sa pauvreté a su  être lui-même dans une vie que Dieu a remplie de sa présence.        <br />
              <br />
       Saint Luc ne fait dire aucun mot à Lazare. Il se contente de le présenter comme ce pauvre qui fait partie des pauvres dont Jésus dit qu’ils hériteront du Royaume des cieux. Sa pauvreté, avant d’être un fait économique, est un état d’accueil et une présence à plus grand que lui. Sa pauvreté est faite de la richesse de Dieu.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La  Parole de Dieu qui fait vivre</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce surplus de sens dans nos vies si nous ne voulons pas comme le riche nous refermer sur les biens qui passent ?       <br />
                <br />
       La réponse nous est donnée clairement par la conclusion de la parabole lorsque Dieu refuse que le riche revienne sur terre pour avertir  ses frères, en lui expliquant que cela ne servirait à rien car ils ne le croiraient pas. Ils ont déjà les indicateurs tout trouvés pour répondre à leurs questionnements  et à leurs interrogations. C’est   Moïse et les Prophètes ce qui veut dire pour nous la Parole de Dieu contenue dans les Saintes Écritures. Il n’est pas nécessaire de chercher de midi à quatorze heures.  Le message est clair « Ouvrez la Parole de Dieu, et vous  trouverez les indications pour vous guider sur le chemin qui mène à l’héritage de la vie éternelle que vous partagerez avec Dieu comme le pauvre Lazare ».       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est comme une lampe sur nos pas (cf. <span style="font-style:italic">Psaume 109, 105</span>). Elle éclaire et elle nourrit ceux et celles qui se donnent la peine de l’écouter et de l’entendre.  Cela se fait directement et de bien des façons : seul en la lisant et en la méditant, en communauté comme on le fait ce matin dans la liturgie, dans de petits groupes de partage etc. Ce qui compte c’est de laisser place à l’Esprit Saint pour que cette Parole de Dieu entre en nous avec sa force et sa puissance uniques, une force transformante et une puissance qui annoncent que Jésus est celui qui est lui-même la Parole de Dieu incarnée et qu'il est toujours vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces lectures d’aujourd’hui  sont une invitation à mettre dans nos vies la foi et l’écoute de la Parole de Dieu. Nous avons un choix à faire qui influencera notre futur. Ce choix se fait non pas par nos savoirs et nos connaissances, mais il se fait dans la foi à une personne qui est Jésus que je décide de suivre. Il nous offre d’être le Seigneur de nos vies et ainsi il nous introduira derrière lui dans le sein d’Abraham avec les élus qui trouvent auprès du Père une demeure éternelle que je nous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 septembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
              <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-homme-riche-et-le-pauvre-Lazare_a912.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »  (Luc 12, 32-41)</title>
   <updated>2019-04-24T04:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur-Luc-12-32-41_a723.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9490515-15230379.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-08-02T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte le 7 août 2016 pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C Textes : Sagesse 18, 6-9; Hébreux 11,1-2.8-19 et Luc 12, 32-41.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9490515-15230379.jpg?v=1464986144" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »  (Luc 12, 32-41)" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »  (Luc 12, 32-41)" />
     </div>
     <div>
      Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera au soir de votre vie, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 août 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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