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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:06+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »</title>
   <updated>2025-12-05T21:09:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-11-18T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la solennité du Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année C le 23 novembre 2025. Textes : 2 Samuel 5, 1-3, Colossiens 1, 1-20 et Luc 23, 25-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91758255-64418373.jpg?v=1571509218" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
     </div>
     <div>
      La scène de l’évangile qui rapporte les paroles du bon larron et la réponse de Jésus a été choisie pour la fête du Christ Roi en cette année C. Elle m’a interpellé profondément. De quel Royaume parle le bon larron ? Quel paradis lui promet Jésus?       <br />
              <br />
       Essayons de réponde à mes questions. Vous en avez peut-être d’autres. Elles trouveront des réponses, je vous le souhaite, Mais revenons à mes questions.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les lectures</span>       <br />
              <br />
       Pour y répondre les deux premières lectures ouvrent des portes suggestives. La lecture du deuxième livre de Samuel nous montre une figure du Christ Roi dans l’Ancien Testament, le roi David.        <br />
              <br />
       Il fut choisi pour instaurer la monarchie en Israël et il fut un grand roi avec hélas! des ratés comme son adultère avec la femme d’un de ses généraux, Bethsabée la femme d’Urie le Hittite. Le prophète Samuel sera envoyé par Dieu pour l’inviter à reconnaître son péché et à faire pénitence. David le fera avec humilité (Cf. 2 <span style="font-style:italic">Samuel</span> 12,7 ) .        <br />
              <br />
       Malgré ses limites, le personnage du roi David tel que décrit par le premier livre de Samuel dans la première lecture nous livre un élément essentiel qui est au cœur du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu n’est pas une récompense ni la propriété du roi.  C’est Dieu qui choisit et consacre.  «  Le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.  »  Le royaume de David n'est pas son royaume à lui. Il est le terrain où Dieu se manifeste et où il étend son règne d’amour.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi aussi du paradis que promet Jésus au bon larron. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu où il se révèle présent dans son amour pour tous ceux et celles qui s’y retrouvent après leur mort.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette première lecture nous indique des pistes intéressantes pour bien comprendre ce que signifie la fête du Christ Roi dont le royaume est celui de Dieu dans les cœurs et dans l’univers entier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Quel Royaume?</span>       <br />
              <br />
       Pour décrire ce Royaume de Dieu <!--où se manifeste son amour pour l’humanité et -->que le Christ<!-- Roi--> instaure, le texte de l’évangile nous donne trois pistes qui se dégagent de la scène du bon larron.  Le Christ<!-- Roi--> annonce, ici sur la croix, un royaume où règnent le pardon, la compassion et la miséricorde.        <br />
              <br />
       Le pardon. La réponse directe de Jésus au bon larron est l'expression claire du pardon qui lui est accordé. «  Aujourd’hui tu seras avec moi ». Le pardon a ceci de particulier qu’il peut changer la situation du tout au tout en un instant. Le pécheur est sauvé par le sang du Christ. <!--Par la foi, le pécheur est justifié comme le dit saint Paul (Cf. Romains 4, 13-18).--> C’est ici l’action de Dieu qui est mise de l’avant, celle d'un Dieu qui pardonne et efface les fautes.       <br />
              <br />
       La compassion.  Le Christ Roi par sa mort sur la croix manifeste de façon paradoxale et spectaculaire la compassion de Dieu pour l’humanité pécheresse. C'est ce qu'il fait pour le bon larron qui le reconnaît lorsqu’il dit à son compagnon de supplice « Lui il n’a rien fait ». « Nous c’est juste d’être punis ». Jésus assume en lui la vie du bon larron. C'est le sens premier du mot compassion qui signifie à l'origine « souffrir avec ». Il offre la vie du bon larron avec la sienne au Père.       <br />
              <br />
       La miséricorde. Tout ce mouvement de compassion provient du regard miséricordieux que partage Jésus avec son Père. La miséricorde vient du dedans du cœur. Elle va vers la personne telle qu’elle est. Elle s’émeut même de la voir parfois se perdre. Elle l’attend comme le fait le père de l’enfant prodigue (Cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 15, 34). Le Christ Roi ressemble à ce père. Il n’exclut personne. Il attend. Son royaume n'est pas de ce monde comme il l'a dit a Pilate (<span style="font-style:italic">Jean </span>18, 36).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Pilate avait fait mettre une inscription : « Celui-ci est les roi des Juifs ». Cette inscription se voulait dérisoire. Mais Jésus peut porter ce titre de roi car son Royaume existe même s’il n’a rien de commun avec celui des rois de la terre. Son Royaume en est un de pardon, de compassion et de miséricorde. En un mot un Royaume d’amour.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu de ce Roi et de ce Royaume qu'il nous donne en Jésus Christ.  « Rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé ».        <br />
              <br />
       Merci Seigneur de nous avoir « placé dans le Royaume de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       La fête du Christ Roi lors de sa création en 1925 voulait affirmer la suprématie du Christ dont le Royaume ne se définit pas par des projets politiques. Elle a pris parfois hélas! des couleurs politiques, mais depuis le concile Vatican II, on en a fait une fête universelle qui est le sommet du parcours liturgique de l’année pour montrer que sur la terre, dans le cieux, dans les cœurs tout est orienté vers le Christ, Alpha et Omega, chef du Corps de l’Église, image du Dieu invisible, premier-né de toutes créatures et Roi de l’univers (cf. deuxième lecture).       <br />
               <br />
       Cette image d’un Christ Roi universel est très riche et peut encore aujourd’hui nous inspirer en la relisant avec les textes des Écritures comme le fait la fête d’aujourd’hui avec la conversation de Jésus avec le bon larron. Nous pouvons ainsi redire avec foi et confiance cette demande de la prière du Notre Père « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, dans notre messe d’aujourd’hui laissons notre prière monter vers le Père en union avec le Christ Roi qui le devient par son obéissance dans la mort sur la croix et que le Père exalte dans la résurrection.        <br />
              <br />
       Oui Père! «  Que ton Règne vienne! »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       18 novembre 2025</span>       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 24 novembre 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour la fête de Jésus Christ Roi de l'Univers </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron       <br />
       et lui dirent :       <br />
       « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.       <br />
           Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,       <br />
       c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,       <br />
       et le Seigneur t’a dit :       <br />
       ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple,       <br />
       tu seras le chef d’Israël.’ »       <br />
           Ainsi, tous les anciens d’Israël       <br />
       vinrent trouver le roi à Hébron.       <br />
       Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,       <br />
       devant le Seigneur.       <br />
       Ils donnèrent l’onction à David       <br />
       pour le faire roi sur Israël.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,       <br />
       là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment ! »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 12-20)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           rendez grâce à Dieu le Père,       <br />
       qui vous a rendus capables       <br />
       d’avoir part à l’héritage des saints,       <br />
       dans la lumière.       <br />
           Nous arrachant au pouvoir des ténèbres,       <br />
       il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :       <br />
           en lui nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon des péchés.       <br />
              <br />
           Il est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :ns le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       on venait de crucifier Jésus,       <br />
                   et le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix       <br />
       l’injuriait :       <br />
       « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           Et il disait :       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91758255-64418374.jpg?v=1569549862" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <updated>2025-04-01T21:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-04-01T21:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » </title>
   <updated>2025-03-24T13:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1236.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85946179-61192873.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-25T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 mars 2025. Textes: Josué 5, 9a.10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946179-61192873.jpg?v=1548894365" alt="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " title="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " />
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      Lors d’une retraite internationale à Assise, j’ai eu l’occasion de vivre une célébration du sacrement de la réconciliation tout à fait particulière. Cette célébration animée par des membres de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf </span> m’avait marqué. S’inspirant de la parabole du fils prodigue ou mieux du père miséricordieux, le groupe a commencé par mimer sans paroles le récit de cette parabole archiconnue. Ils l’ont fait avec un art consommé. Par leurs gestes et leurs attitudes inspirés de la parabole, ils nous faisaient entrer petit à petit dans la démarche du sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       En effet, le sacrement de la réconciliation ou du pardon est à l’image de ces retrouvailles du fils prodigue avec son père. C'est donc en m’inspirant  de la parabole de saint Luc que nous venons d'entendre, que je voudrais, ce matin, nous aider à entrer dans le sacrement de la réconciliation en rappelant et commentant brièvement les actes qui le constituent et que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les actes du pénitent : la contrition, l’aveu ou la confession des fautes et la pénitence ou la satisfaction (no 1450).        <br />
              <br />
       Reprenons donc le récit de saint Luc pour approfondir la démarche de réconciliation que nous sommes invités à faire durant le temps du Carême. Commençons par la contrition.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La contrition</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> la définit ainsi : Elle est «  une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir »  (no 1451).       <br />
              <br />
       Regardons comment le fils prodigue vit cette attitude de contrition. Celui-ci commence par prendre conscience de sa situation. Il se regarde au moment où il a tout perdu et, alors, en lui naît le désir de revenir sur les gestes qu’il a fait. Il en est profondément attristé. « Alors il rentra en lui-même et se dit ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !’ » Cette ouverture ici dans le cas du fils prodigue a un côté intéressé. Il voit ce qu’il a laissé et il se compare aux ouvriers de son père. C’est ce qu’on a appelé la « contrition imparfaite ». <!--Sa démarche n’est pas du même genre que  l’accueil du père qui lui ouvre ses bras sans aucune réticence. Ce que Dieu fait avec chacun et chacune de nous. -->       <br />
              <br />
       L’attitude du fils prodigue, même si elle est intéressée, marque le début d’un retournement, d'une mise  en marche. Et un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui permet d’aller plus loin que son intérêt et son profit personnel pour s’en remettre à l’amour désintéressé, ce qui est la « contrition parfaite » qui provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout (cf. no 1452).        <br />
              <br />
       Nous avons là l’essentiel qui est au cœur de toute démarche pénitentielle de conversion. La personne est non seulement touchée par sa situation de refus ou de faute, mais elle est prête à mettre tout son cœur et ses efforts pour en sortir.  Comment le faire ? En avouant et en confessant ses fautes.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’aveu ou la confession</span>       <br />
              <br />
       L’aveu ou la confession de ses péchés ou de ses fautes est le deuxième acte demandé à toute personne qui se présente au sacrement de la réconciliation. Dans le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> on cite cette belle phrase de saint Augustin pour décrire ce geste : « Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13).        <br />
              <br />
       Le fils prodigue vit cet aveu intensément tout d’abord dans son cœur avant la rencontre de son père. Il en fait une visualisation : « Je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers’ ». C'est là qu'on voit qu'il est important de s'arrêter de temps à autre pour relire sa vie et faire le point.        <br />
              <br />
       Une fois cette prise de conscience faite, le fils prodigue passe à l’acte. Il se lève et se met en marche. Il arrive non loin de la maison de son père qui l’aperçoit. Une fois devant lui, il tombe à genoux en se jetant dans ses bras et il confesse sa faute :   « Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.’ »       <br />
              <br />
       Cet aveu ou confession dans la pratique actuelle du sacrement de la réconciliation porte sur les fautes graves, mais il porte aussi sur tout ce qui nous éloigne de notre vocation de disciple de Jésus. Rien de ce que nous vivons n’y échappe : vie sociale, personnelle, familiale, ecclésiale, spirituelle etc. L’examen de conscience, une pratique recommandée par les <span style="font-style:italic"> Exercices spirituels</span> de saint Ignace,  est très approprié pour nous permettre de faire ainsi le point dans nos vies et de mieux profiter de nos rencontres avec Dieu par l’intermédiaire du prêtre dans le sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       On peut le faire de diverses façons : à partir de textes de la Parole de Dieu comme celui des Béatitudes par exemple, à partir de nos conditions de vie et de nos obligations familiales ou professionnelles, à partir des commandements de Dieu etc. L'important c'est de le faire dans un climat de prière. Saint Ignace y insiste au no 43 des <span style="font-style:italic"> Exercices</span> en présentant les cinq points de cet examen : rendre grâce à Dieu pour les bénédictions reçues, demander la grâce de connaître nos péchés et de les éradiquer, demander des comptes à l'âme des pensées, des mots et des actions, demander pardon à Dieu pour nos manquements, proposer de nous racheter par sa grâce.       <br />
               <br />
       III - <span style="font-style:italic">La pénitence ou la satisfaction</span>       <br />
               <br />
       Revenons au fils prodigue. Les paroles qu’il a longuement méditées sont à peine prononcées dans son aveu, sa confession, que son père lui manifeste un pardon total rempli de la joie de retrouver son fils qu’il avait perdu. « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé ».       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive à chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation. Dieu par le ministère du prêtre qui nous reçoit et nous écoute nous prend dans ses bras et nous revêt de la joie de  nous retrouver près de lui dans des sentiments de regret et avec une volonté d’aller plus loin sur le chemin de la sainteté dans l’avenir .       <br />
              <br />
       Cette volonté d’aller plus loin nous incitera à corriger ce qu’il y a à corriger chez nous, à limiter les marques des fautes passées par une claire volonté de pénitence ou de satisfaction comme le dit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de L’Église catholique</span> : « Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle ». (no 1459)       <br />
              <br />
       Cette étape de « recouvrement de la pleine santé spirituelle » nous renvoie à nos occupations quotidiennes avec un regard nouveau pour tenter avec la grâce de Dieu de devenir de plus en plus de dignes fils ou filles de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce bref parcours de la parabole bien connue du fils prodigue ou du père miséricordieux en lien avec la démarche que nous faisons dans le sacrement de la réconciliation pourra, je l'espère,  nous aider à mieux vivre ce sacrement en ce temps du Carême.        <br />
              <br />
       Qu'il soit toujours pour nous une rencontre où comme le fils prodigue nous nous jetons dans les bras de celui qui est notre Père miséricordieux. et qui nous invite chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation à célébrer avec lui cette rencontre.       <br />
              <br />
       Comme le fils prodigue l'a fait avec son père, dans cette Eucharistie ce matin, partageons avec notre Père miséricordieux le banquet qu'il a préparé pour nous où son Fils bien-aimé se donne à nous dans son Corps et dans son Sang pour que nous vivions de sa vie.        <br />
              <br />
       Et je vous souhaite une belle célébration du sacrement de la réconciliation si vous décidez de la faire.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 mars 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 26 mars 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1236.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »</title>
   <updated>2023-12-21T12:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a1150.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-12-12T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B le 17 décembre 2023. Textes : Isaïe, 60, 1-2.19-28, I Thessaloniciens 5, 16-24 et Jean, 1, 6-8.19-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838203-53431672.jpg?v=1601317859" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean-Baptiste un grand prophète qui a précédé Jésus. On le surnomme le Précurseur. Il était le cousin de Jésus et c’est vers lui que Jésus est allé pour se faire baptiser au Jourdain. Jean-Baptiste l’a reconnu alors comme Celui qu’on attendait, comme l’Envoyé de Dieu.        <br />
              <br />
       Dans notre préparation à Noël en ce 3e dimanche de l’Avent la liturgie nous met devant les yeux ce témoignage de Jean-Baptiste tel que présenté par l’évangile de saint Jean. Et la façon de le faire est des plus intéressantes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Lumière née de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Dans la lecture de l’évangile de ce jour on a intentionnellement unit deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.       <br />
              <br />
       Celui dont il annonce la venue, dont il prépare les voies - comme le souhaitait le prophète Isaïe :  « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » - porte en lui quelque chose d’unique, de divin, de transcendant, d’autre. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».        <br />
              <br />
       Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.       <br />
               <br />
       Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd'hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ».  Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean-Baptiste le Précurseur</span>       <br />
              <br />
       C''est pour cette raison qu'on lui a donné à juste titre le surnom  de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».        <br />
              <br />
       L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il.  Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l'Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation.  Vous ne regretterez pas d'avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.        <br />
              <br />
       Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus.  L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l'un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean. <!--Noël n’a aucun sens en dehors de celui qui mérite notre témoignage : Jésus, Fils de Dieu, porteur d’une espérance profonde.-->       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.        <br />
              <br />
       Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L'Esprit de Dieu est toujours à l'oeuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »         <br />
              <br />
       Je souhaite que nous devenions tous et toutes des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce dimanche de la joie que célèbre saint Paul dans la deuxième lecture, nous pouvons laisser celle-ci déborder en tout temps nous nourrissant de la prière et de l’action de grâces comme il le suggère. : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Le prophète Isaïe le souhaitait déjà en écrivant ce que nous avons lu dans la première lecture :  «  Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu... Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations ».       <br />
              <br />
       Le don de la joie traduit une présence qui nous habite. Cette présence est au-delà des signes et des mots. Elle est invisible comme la lumière qui passe à travers la vitre de la fenêtre. Nous sommes invités à devenir de plus en plus comme la vitre de la fenêtre, clairs et purs, pour laisser passer toute la Lumière…avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       (reprise avec corrections de celle du 11 décembre 2017 et 10 décembre 2020)       <br />
              <br />
       Il était venu comme témoin       <br />
                  <br />
       Première lecture : Isaïe, Chapitre 60, versets 1 &amp; 2a et 10 &amp; 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 16 à 24       <br />
           Lecture de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 1, versets 6 à 8 et 19 à 28 (Jean :  Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. )       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 3e dimanche de l'Avent Année B</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,       <br />
       guérir ceux qui ont le cœur brisé,       <br />
       proclamer aux captifs leur délivrance,       <br />
       aux prisonniers leur libération,       <br />
       proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tressaille de joie dans le Seigneur,       <br />
       mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
       Car il m’a vêtue des vêtements du salut,       <br />
       il m’a couverte du manteau de la justice,       <br />
       comme le jeune marié orné du diadème,       <br />
       la jeune mariée que parent ses joyaux.       <br />
       Comme la terre fait éclore son germe,       <br />
       et le jardin, germer ses semences,       <br />
       le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange       <br />
       devant toutes les nations.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
         (Is 61, 10)       <br />
              <br />
       Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
       exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
       Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
              <br />
       Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
       Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
              <br />
       Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
       Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez toujours dans la joie,       <br />
       priez sans relâche,       <br />
       rendez grâce en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       N’éteignez pas l’Esprit,       <br />
       ne méprisez pas les prophéties,       <br />
       mais discernez la valeur de toute chose :       <br />
       ce qui est bien, gardez-le ;       <br />
       éloignez-vous de toute espèce de mal.       <br />
       Que le Dieu de la paix lui-même       <br />
       vous sanctifie tout entiers ;       <br />
       que votre esprit, votre âme et votre corps,       <br />
       soient tout entiers gardés sans reproche       <br />
       pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Il est fidèle, Celui qui vous appelle :       <br />
       tout cela, il le fera.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Il y eut un homme envoyé par Dieu ;       <br />
       son nom était Jean.       <br />
       Il est venu comme témoin,       <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière,       <br />
       afin que tous croient par lui.       <br />
       Cet homme n’était pas la Lumière,       <br />
       mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.       <br />
              <br />
       Voici le témoignage de Jean,       <br />
       quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem       <br />
       des prêtres et des lévites       <br />
       pour lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :       <br />
       « Je ne suis pas le Christ. »       <br />
       Ils lui demandèrent :       <br />
       « Alors qu’en est-il ?       <br />
       Es-tu le prophète Élie ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne le suis pas.       <br />
       – Es-tu le Prophète annoncé ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Non. »       <br />
       Alors ils lui dirent :       <br />
       « Qui es-tu ?       <br />
       Il faut que nous donnions une réponse       <br />
       à ceux qui nous ont envoyés.       <br />
       Que dis-tu sur toi-même ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Redressez le chemin du Seigneur,       <br />
       comme a dit le prophète Isaïe. »       <br />
       Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.       <br />
       Ils lui posèrent encore cette question :       <br />
       « Pourquoi donc baptises-tu,       <br />
       si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »       <br />
       Jean leur répondit :       <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau.       <br />
       Mais au milieu de vous       <br />
       se tient celui que vous ne connaissez pas ;       <br />
       c’est lui qui vient derrière moi,       <br />
       et je ne suis pas digne       <br />
       de délier la courroie de sa sandale. »       <br />
              <br />
       Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,       <br />
       à l’endroit où Jean baptisait.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a1150.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »</title>
   <updated>2023-09-12T21:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/74876188-52097582.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec le 17 septembre 2023. Textes : Si 27, 30 – 28, 7, Rm 14, 7-9 et Mt 18, 21-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74876188-52097568.jpg?v=1693837086" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      Je me suis senti mal à l'aise un moment pour commenter l'épisode de l'évangile de ce dimanche. Pourquoi? Je me le suis demandé.       <br />
              <br />
       Est-ce parce qu'il s'agissait de parler de pardon? Je ne le crois pas. À la réflexion, je pense que ce qui m'a dérangé dans le texte c'est la démesure, le caractère invraisemblable de plusieurs détails à commencer par la réponse de Jésus à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le récit de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit que nous avons entendu. Dans la parabole, la somme demandée au serviteur est exorbitante : dix milles talents  (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent précise la nouvelle traduction de l’évangile).  Cette somme correspond à quelques millions de dollars aujourd'hui. On ne voit pas comment le serviteur a pu contracter une telle dette. Même s'il se met en faillite, on est loin du compte.       <br />
              <br />
       Puis, plus loin, les cent deniers eux représentent une très, très petite somme, quelques dollars d'aujourd'hui. Une si petite somme ne justifie pas la prison.       <br />
              <br />
       Enfin, en conclusion, le maître devant l'attitude du serviteur à l'égard de son collègue n'a aucune pitié. Il le condamne  sans appel.       <br />
              <br />
       A la réflexion, j'ai compris que ces détails invraisemblables ne sont pas là pour qu'on s'y arrête pour eux-mêmes. Ils sont des images grossissantes qui nous renvoient à une leçon. Ils n'ont d'autre but que de faire ressortir le message de cette parabole. Tout devient clair si on se rappelle que Jésus nous parle ici de la manière d'agir de Dieu avec son peuple, avec nous.  Qu'est-ce que Jésus veut qu'on retienne de ce récit? Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Un. S'il est demandé au disciple de pardonner soixante-dix fois sept fois, c’est qu’il ne doit pas attendre la réciprocité de son pardon, la réconciliation effective ou encore la disparition des conflits. Il pardonnera sans attendre de retour. Comme le Père qui pardonne sans cesse, le disciple dans son cœur ne doit jamais laisser la  haine, la dureté prendre racine. C’est un regard de compassion, de bonté qu’il doit toujours porter sur ses frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Deux. Le serviteur de la parabole est en dette de façon si démesurée avec son maître qu’il ne peut s’en tirer que grâce à la bonté, à la miséricorde de celui-ci. Le disciple de Jésus lui aussi, parce qu’il est pécheur, ne peut prétendre se sauver par lui-même. Il a besoin de l’amour, de la compassion, de la miséricorde de son Père du ciel. Dans nos relations avec Dieu on ne peut jouer au donnant-donnant. Tes réalisations humaines, ta bonté d’homme ou de femme, comparée  à l’amour de Dieu ne sont rien, dirait saint Jean de la Croix. Il n’y a pas de commune mesure entre Dieu et l’Homme.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi le disciple doit apprendre à se libérer de ses mesures humaines, calculées avec ses manières de voir et d’agir, pour s’introduire, s’initier, s’adapter aux mesures de Dieu, aux manières d’agir de Dieu. Dans cette histoire, notre attention doit se porter sur le roi miséricordieux, mais non pas sur le comportement du serviteur ingrat et impitoyable. C’est le message d’aujourd’hui bien mis en évidence dans la conclusion du récit que je vous relis : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (verset 33)       <br />
              <br />
       « Comme moi-même… »  Cette invitation à s’adapter de plus en plus aux manières d’agir de Dieu nous donne l’occasion de nous remettre en question. Notre attitude envers les autres restera toujours le meilleur critère de discernement. Agissons-nous à la manière de Dieu ? C’est pour avoir oublié de suivre cette voie que le serviteur est condamné. C’est pour l’avoir oublié qu’au jugement final les uns s’entendront dire « J’ai eu faim et tu ne m'as pas nourri, J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire, J’étais malade et tu ne m’as pas visité… »  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-36)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie renouvelle en nous le goût de marcher à la suite de Jésus qui, dans sa vie, n’a eu d’autre attitude que de suivre la manière d’agir de Dieu et qui nous donne par la communion à son Corps et à son Sang la grâce d’y arriver nous aussi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 septembre 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du 13?septemnbre 2020        <br />
       12 septembre 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74876188-52097582.jpg?v=1693836875" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      b[LECTURES DE LA MESSE pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A]b

PREMIÈRE LECTURE
« Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)
Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour. (Ps 102, 8)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

DEUXIÈME LECTURE
« Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)
Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »</title>
   <updated>2023-02-16T13:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Comme-votre-Pere-celeste_a1106.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910159-48825349.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-14T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A 19 février 2023. Textes: Lévitique 19, 1-2.17-18, 1 Corinthiens 3, 16-23 et Mathieu 5, 38-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910159-48825349.jpg?v=1674065658" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes encore ramenés, ce matin, par les paroles de l’Évangile, dans une époque et une culture qui nous sont bien étrangères. On ne peut lire et écouter les remarques de Jésus sur la vengeance et l’amour des ennemis sans prendre la peine de les replacer dans leur contexte, mais, sans pour autant, oublier le message qui leur est attaché et qui se résume dans ces mots « Comme votre Père céleste... ». Un fils, une fille imite son père d'autant plus lorsqu'il est celui que Jésus appellera familièrement « Abba » c’est-à-dire « Papa » (cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>16,36).       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vengeance</span>       <br />
              <br />
       La première série d’exemples de comportements recommandés par Jésus a trait à la vengeance. Jésus cite le dicton qui avait cours de son temps « Œil pour œil, dent pour dent ». Ce dicton référait à la Loi de Moïse soucieuse de justice. Lorsqu’on avait été lésé, il était normal de répondre à cette injustice par des représailles qui visaient à rétablir l’équilibre rompu. Ces représailles ne devaient pas toutefois dépasser le mal qui avait été fait. «  Œil pour œil » c’est une invitation à garder l’équilibre dans les représailles.        <br />
              <br />
       Jésus ici va plus loin que cette voie de justice et d'égalité. Il témoigne d’une autre mentalité, celle qui lui vient du Père du ciel où la justice ne représente pas tout l’univers du disciple.  La justice se complète avec l’amour et le partage gratuit.  Jésus donne quelque exemples pour illustrer cette mentalité du Royaume, des exemples très parlants : tendre l’autre joue, laisser aller les poursuites en justice, marcher plus qu’il n'est demandé par le compagnon de route.        <br />
              <br />
       Ces gestes vont plus loin que la norme de justice. Ils manifestent que le monde de Jésus ne se construit pas uniquement sur des rapports de justice, mais sur des rapports qui la dépassent où l'amour inspire les gestes de tous les jours et donne aux disciples un élan qui va au-delà de ce qui est vécu habituellement.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’amour des ennemis</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l’évangile, Jésus utilise la même méthode d’enseignement pour parler de l’amour des ennemis. Il commence par rappeler un autre dicton répandu de son temps « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ». Ce dicton ne se trouve pas comme tel dans les Écritures qui ne disent nulle part de haïr son ennemi, mais le dicton reflète bien le ton général de celles-ci, car pour les juifs le prochain c’était les gens de leur peuple.        <br />
              <br />
       La  première lecture tirée du <span style="font-style:italic">Livre des Lévites</span> le dit très bien lorsque qu'on écrit « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur… Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple, Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Les autres qui n’étaient pas juifs étaient vus comme des ennemis. Ils s’attaquaient souvent au peuple de Dieu et pour les Juifs, ils s’attaquaient à Dieu lui-même. Il fallait les combattre avec vigueur. L’Ancien Testament est rempli de batailles avec les voisins d’Israël au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Après ce rappel, Jésus proclame ses recommandations : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent ». Pour bien comprendre ces invitations, il faut les situer dans  un éclairage nouveau. Le contexte où se situe Jésus est totalement différent de celui de l'Ancien Testament. Il repose sur la révélation faite par Jésus à ses disciples à l'effet qu’ils sont les fils et les filles du Père du ciel, un Père qui se penche avec amour et miséricorde sur chacun et chacune, les méchants comme les bons.        <br />
              <br />
       Ainsi les comportements du disciple de Jésus ne peuvent se limiter à ce que font les païens et les juifs pieux. Ils se doivent de témoigner que tous ceux et celles qu’ils rencontrent, qui qu’ils soient, seront toujours vus comme une frère ou une sœur peu importe leur race, leur culture ou la couleur de leur peau. Il n’y a pas de limites au Royaume de Dieu qui englobe maintenant tous les peuples et non seulement le peuple d’Israël. Comme le dit si bien saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens dont on a lu un extrait dans la deuxième lecture : « Le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous ».       <br />
              <br />
       III  – <span style="font-style:italic">Parfait, comme votre Père… </span>       <br />
              <br />
       Résumons. Dans ce passage de l'évangile de  Mathieu qui fait partie de ce qu'on a appelé le <span style="font-style:italic">DIscours sur la montagne</span> Jésus donne sept exemples concrets de comportements  pour ses disciples :  1) ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre, 2)  si quelqu'un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau, 3)  si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui, 4)  à qui te demande, donne, 5) à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos 6) aimez vos ennemis 7) priez pour ceux qui vous persécutent !         <br />
              <br />
       Ces exemples que Jésus donne ne se comprennent que si l’on se rappelle que le disciple imite Dieu, son Père, dans ses comportements et que ceux-ci se doivent d'être imprégnés de sa mentalité. Jésus le note dans une phrase-choc en concluant lorsqu'il dit « Vous, donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».       <br />
              <br />
       Dans cette phrase c’est le mot « comme » qui est important. Jésus ne dit pas « parce que ». La perfection qu’il propose n’est pas un défi à se donner, une conquête à réussir, une récompense de ses efforts, une médaille. Cette perfection est l’entrée dans un mode de vie qui est celui de Dieu, du Père céleste, où l’amour a la première place, car comme dit saint Jean « Dieu est Amour » (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 8) et «  puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres ». (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 11)        <br />
              <br />
       Jésus nous incite à nous mettre en chemin, à rechercher avec tout notre être la ressemblance avec Dieu, à manifester autour de nous l’amour du Père céleste et aussi  à prendre conscience de nos limites et de notre péché.  En effet, nous savons que cette invitation d’être « comme » le Père céleste ne se réalisera pas d’un seul coup. Nous sommes passés de la mort à la vie, du monde des ténèbres à celui de la lumière,  mais nous avons, au fil des jours, à incarner ce passage dans la vie quotidienne.        <br />
              <br />
       Les sept exemples que Jésus nous donne aujourd'hui ne sont qu’un commencement. Nous avons à trouver concrètement dans nos vies de gens du XXIe siècle le ton juste dans nos comportements et dans les attitudes évangéliques à développer dans nos rapports avec les autres.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe  nous unissant au Christ toujours vivant, nous aide à vivre à sa suite de plus en plus et  de mieux en mieux en fils et filles du Père du ciel comme nous le sommes vraiment. C’est la grâce que je vous souhaite de tout cœur !       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 14 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 février 2020 qui reprenait celle du 17 février 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 1-2.17-18)       <br />
       Lecture du livre des Lévites       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse et dit :       <br />
           « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.       <br />
       Tu leur diras :       <br />
       Soyez saints,       <br />
       car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.       <br />
              <br />
           Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.       <br />
       Mais tu devras réprimander ton compatriote,       <br />
       et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.       <br />
           Tu ne te vengeras pas.       <br />
       Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
       Je suis le Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 16-23)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,       <br />
       et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?       <br />
           Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,       <br />
       cet homme, Dieu le détruira,       <br />
       car le sanctuaire de Dieu est saint,       <br />
       et ce sanctuaire, c’est vous.       <br />
           Que personne ne s’y trompe :       <br />
       si quelqu’un parmi vous       <br />
       pense être un sage à la manière d’ici-bas,       <br />
       qu’il devienne fou pour devenir sage.       <br />
           Car la sagesse de ce monde       <br />
       est folie devant Dieu.       <br />
       Il est écrit en effet :       <br />
       C’est lui qui prend les sages       <br />
       au piège de leur propre habileté.       <br />
           Il est écrit encore :       <br />
       Le Seigneur le sait :       <br />
       les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !       <br />
           Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté       <br />
       en tel ou tel homme.       <br />
       Car tout vous appartient,       <br />
           que ce soit Paul, Apollos, Pierre,       <br />
       le monde, la vie, la mort,       <br />
       le présent, l’avenir :       <br />
       tout est à vous,       <br />
           mais vous, vous êtes au Christ,       <br />
       et le Christ est à Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       En celui qui garde la parole du Christ       <br />
       l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 2, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Œil pour œil, et dent pour dent.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;       <br />
       mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,       <br />
       tends-lui encore l’autre.       <br />
           Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice       <br />
       et prendre ta tunique,       <br />
       laisse-lui encore ton manteau.       <br />
           Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,       <br />
       fais-en deux mille avec lui.       <br />
           À qui te demande, donne ;       <br />
       à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !       <br />
              <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Tu aimeras ton prochain       <br />
       et tu haïras ton ennemi.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       et priez pour ceux qui vous persécutent,       <br />
           afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;       <br />
       car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,       <br />
       il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.       <br />
           En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle récompense méritez-vous ?       <br />
       Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?       <br />
           Et si vous ne saluez que vos frères,       <br />
       que faites-vous d’extraordinaire ?       <br />
       Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?       <br />
           Vous donc, vous serez parfaits       <br />
       comme votre Père céleste est parfait. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Comme-votre-Pere-celeste_a1106.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »</title>
   <updated>2022-04-10T22:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813546-44966919.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-29T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 3 avril 2022. Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813546-44966919.jpg?v=1648642618" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il leur laisse du temps pour manifester plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
       <!--Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».-->       <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->.  C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord, <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées--> alors qu’on a eu souvent  tendance dans le passé, comme dans le cas des personnes abusées, à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité plutôt que celui de ces personnes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 avril 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <updated>2022-03-23T12:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »</title>
   <updated>2020-11-02T23:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a982.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/50165034-38791672.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-12-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B le 13 décembre 2020. Textes : Isaïe, 60, 1-2.19-28, I Thessaloniciens 5, 16-24 et Jean, 1, 6-8.19-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/50165034-38791672.jpg?v=1601317859" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean-Baptiste un grand prophète qui a précédé Jésus. On le surnomme le Précurseur. Il était le cousin de Jésus et c’est vers lui que Jésus est allé pour se faire baptiser au Jourdain. Jean-Baptiste l’a reconnu alors comme Celui qu’on attendait, comme l’Envoyé de Dieu.        <br />
              <br />
       Dans notre préparation à Noël en ce 3e dimanche de l’Avent la liturgie nous met devant les yeux ce témoignage de Jean-Baptiste tel que présenté par l’évangile de saint Jean. Et la façon de le faire est des plus intéressantes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Lumière née de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Dans la lecture de l’évangile de ce jour on a intentionnellement unit deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.       <br />
              <br />
       Celui dont il annonce la venue, dont il prépare les voies - comme le souhaitait le prophète Isaïe :  « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » - porte en lui quelque chose d’unique, de divin, de transcendant, d’autre. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».        <br />
              <br />
       Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.       <br />
               <br />
       Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd'hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ».  Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean-Baptiste le Précurseur</span>       <br />
              <br />
       C''est pour cette raison qu'on lui a donné à juste titre le surnom  de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».        <br />
              <br />
       L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il.  Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l'Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation.  Malgré la pandémie de la Covid-19 plusieurs paroisses offrent un accès au Sacrement de la Réconciliation avec les précautions sanitaires appropriées. Vous ne regretterez pas d'avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.        <br />
              <br />
       Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus.  L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l'un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean. <!--Noël n’a aucun sens en dehors de celui qui mérite notre témoignage : Jésus, Fils de Dieu, porteur d’une espérance profonde.-->       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.        <br />
              <br />
       Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L'Esprit de Dieu est toujours à l'oeuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »         <br />
              <br />
       Je souhaite que nous devenions tous et toutes des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce dimanche de la joie que célèbre saint Paul dans la deuxième lecture, nous pouvons laisser celle-ci déborder en tout temps nous nourrissant de la prière et de l’action de grâces comme il le suggère. : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Le prophète Isaïe le souhaitait déjà en écrivant ce que nous avons lu dans la première lecture :  «  Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu... Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.».       <br />
              <br />
       Le don de la joie traduit une présence qui nous habite. Cette présence est au-delà des signes et des mots. Elle est invisible comme la lumière qui passe à travers la vitre de la fenêtre. Nous sommes invités à devenir de plus en plus comme la vitre de la fenêtre, clairs et purs, pour laisser passer toute la Lumière…avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       13 décembre 2020       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       (reprise avec corrections de celle du 11 décembre 2017)       <br />
              <br />
       Il était venu comme témoin       <br />
                  <br />
       Première lecture : Isaïe, Chapitre 60, versets 1 &amp; 2a et 10 &amp; 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 16 à 24       <br />
           Lecture de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 1, versets 6 à 8 et 19 à 28 (Jean :  Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. )       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 3e dimanche de l'Avent Année B</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,       <br />
       guérir ceux qui ont le cœur brisé,       <br />
       proclamer aux captifs leur délivrance,       <br />
       aux prisonniers leur libération,       <br />
       proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tressaille de joie dans le Seigneur,       <br />
       mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
       Car il m’a vêtue des vêtements du salut,       <br />
       il m’a couverte du manteau de la justice,       <br />
       comme le jeune marié orné du diadème,       <br />
       la jeune mariée que parent ses joyaux.       <br />
       Comme la terre fait éclore son germe,       <br />
       et le jardin, germer ses semences,       <br />
       le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange       <br />
       devant toutes les nations.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
         (Is 61, 10)       <br />
              <br />
       Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
       exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
       Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
              <br />
       Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
       Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
              <br />
       Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
       Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez toujours dans la joie,       <br />
       priez sans relâche,       <br />
       rendez grâce en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       N’éteignez pas l’Esprit,       <br />
       ne méprisez pas les prophéties,       <br />
       mais discernez la valeur de toute chose :       <br />
       ce qui est bien, gardez-le ;       <br />
       éloignez-vous de toute espèce de mal.       <br />
       Que le Dieu de la paix lui-même       <br />
       vous sanctifie tout entiers ;       <br />
       que votre esprit, votre âme et votre corps,       <br />
       soient tout entiers gardés sans reproche       <br />
       pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Il est fidèle, Celui qui vous appelle :       <br />
       tout cela, il le fera.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Il y eut un homme envoyé par Dieu ;       <br />
       son nom était Jean.       <br />
       Il est venu comme témoin,       <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière,       <br />
       afin que tous croient par lui.       <br />
       Cet homme n’était pas la Lumière,       <br />
       mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.       <br />
              <br />
       Voici le témoignage de Jean,       <br />
       quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem       <br />
       des prêtres et des lévites       <br />
       pour lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :       <br />
       « Je ne suis pas le Christ. »       <br />
       Ils lui demandèrent :       <br />
       « Alors qu’en est-il ?       <br />
       Es-tu le prophète Élie ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne le suis pas.       <br />
       – Es-tu le Prophète annoncé ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Non. »       <br />
       Alors ils lui dirent :       <br />
       « Qui es-tu ?       <br />
       Il faut que nous donnions une réponse       <br />
       à ceux qui nous ont envoyés.       <br />
       Que dis-tu sur toi-même ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Redressez le chemin du Seigneur,       <br />
       comme a dit le prophète Isaïe. »       <br />
       Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.       <br />
       Ils lui posèrent encore cette question :       <br />
       « Pourquoi donc baptises-tu,       <br />
       si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »       <br />
       Jean leur répondit :       <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau.       <br />
       Mais au milieu de vous       <br />
       se tient celui que vous ne connaissez pas ;       <br />
       c’est lui qui vient derrière moi,       <br />
       et je ne suis pas digne       <br />
       de délier la courroie de sa sandale. »       <br />
              <br />
       Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,       <br />
       à l’endroit où Jean baptisait.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a982.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »</title>
   <updated>2020-09-14T02:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a968.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/47684781-37649402.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A le 13 septembre 2020. Textes : Siracide 27, 30-28, 7, Romains 14, 7-9 et Mathieu18, 21-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/47684781-37649402.jpg?v=1594675275" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      Je me suis senti mal à l'aise un moment pour commenter l'épisode de l'évangile de ce dimanche. Pourquoi? Je me le suis demandé.       <br />
              <br />
       Est-ce parce qu'il s'agissait de parler de pardon? Je ne le crois pas. À la réflexion, je pense que ce qui m'a dérangé dans le texte c'est la démesure, le caractère invraisemblable de plusieurs détails à commencer par la réponse de Jésus à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le récit de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit que nous avons entendu. Dans la parabole, la somme demandée au serviteur est exorbitante : dix milles talents  (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent précise la nouvelle traduction de l’évangile).  Cette somme correspond à quelques millions de dollars aujourd'hui. On ne voit pas comment le serviteur a pu contracter une telle dette. Même s'il se met en faillite, on est loin du compte.       <br />
              <br />
       Puis, plus loin, les cent derniers eux représentent une très, très petite somme, quelques dollars d'aujourd'hui. Une si petite somme ne justifie pas la prison.       <br />
              <br />
       Enfin, en conclusion, le maître devant l'attitude du serviteur à l'égard de son collègue n'a aucune pitié. Il le condamne  sans appel.       <br />
              <br />
       A la réflexion, j'ai compris que ces détails invraisemblables ne sont pas là pour qu'on s'y arrête pour eux-mêmes. Ils sont des images grossissantes qui nous renvoient à une leçon. Ils n'ont d'autre but que de faire ressortir le message de cette parabole. Tout devient clair si on se rappelle que Jésus nous parle ici de la manière d'agir de Dieu avec son peuple, avec nous.  Qu'est-ce que Jésus veut qu'on retienne de ce récit? Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Un. S'il est demandé au disciple de pardonner soixante-dix fois sept fois, c’est qu’il ne doit pas attendre la réciprocité de son pardon, la réconciliation effective ou encore la disparition des conflits. Il pardonnera sans attendre de retour. Comme le Père qui pardonne sans cesse, le disciple dans son cœur ne doit jamais laisser la  haine, la dureté prendre racine. C’est un regard de compassion, de bonté qu’il doit toujours porter sur ses frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Deux. Le serviteur de la parabole est en dette de façon si démesurée avec son maître qu’il ne peut s’en tirer que grâce à la bonté, à la miséricorde de celui-ci. Le disciple de Jésus lui aussi, parce qu’il est pécheur, ne peut prétendre se sauver par lui-même. Il a besoin de l’amour, de la compassion, de la miséricorde de son Père du ciel. Dans nos relations avec Dieu on ne peut jouer au donnant-donnant. Tes réalisations humaines, ta bonté d’homme ou de femme, comparée  à l’amour de Dieu ne sont rien, dirait saint Jean de la Croix. Il n’y a pas de commune mesure entre Dieu et l’Homme.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi le disciple doit apprendre à se libérer de ses mesures humaines, calculées avec ses manières de voir et d’agir, pour s’introduire, s’initier, s’adapter aux mesures de Dieu, aux manières d’agir de Dieu. Dans cette histoire, notre attention doit se porter le roi miséricordieux, mais non pas sur le comportement du serviteur ingrat et impitoyable. C’est le message d’aujourd’hui bien mis en évidence dans la conclusion du récit que je vous relis : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (verset 33)       <br />
              <br />
       « Comme moi-même… »  Cette invitation à s’adapter de plus en plus aux manières d’agir de Dieu nous donne l’occasion de nous remettre en question. Notre attitude envers les autres restera toujours le meilleur critère de discernement. Agissons-nous à la manière de Dieu ? C’est pour avoir oublié de suivre cette voie que le serviteur est condamné. C’est pour l’avoir oublié qu’au jugement final les uns s’entendront dire « J’ai eu faim et tu ne m'as pas nourri, J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire, J’étais malade et tu ne m’as pas visité… »  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-36)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie renouvelle en nous le goût de marcher à la suite de Jésus qui, dans sa vie, n’a eu d’autre attitude que de suivre la manière d’agir de Dieu et qui nous donne par la communion à son Corps et à son Sang la grâce d’y arriver nous aussi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 septembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du        <br />
       12 septembre 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Rancune et colère, voilà des choses abominables       <br />
       où le pécheur est passé maître.       <br />
           Celui qui se venge       <br />
       éprouvera la vengeance du Seigneur ;       <br />
       celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.       <br />
           Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;       <br />
       alors, à ta prière, tes péchés seront remis.       <br />
           Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,       <br />
       comment peut-il demander à Dieu la guérison ?       <br />
           S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,       <br />
       comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?       <br />
           Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;       <br />
       qui donc lui pardonnera ses péchés ?       <br />
           Pense à ton sort final et renonce à toute haine,       <br />
       pense à ton déclin et à ta mort,       <br />
       et demeure fidèle aux commandements.       <br />
           Pense aux commandements       <br />
       et ne garde pas de rancune envers le prochain,       <br />
       pense à l’Alliance du Très-Haut       <br />
       et sois indulgent pour qui ne sait pas.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour. (Ps 102, 8)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Il n’est pas pour toujours en procès,       <br />
       ne maintient pas sans fin ses reproches ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Comme le ciel domine la terre,       <br />
       fort est son amour pour qui le craint ;       <br />
       aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,       <br />
       et aucun ne meurt pour soi-même :       <br />
           si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;       <br />
       si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.       <br />
       Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,       <br />
       nous appartenons au Seigneur.       <br />
           Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,       <br />
       c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :       <br />
       « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,       <br />
       combien de fois dois-je lui pardonner ?       <br />
       Jusqu’à sept fois ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,       <br />
       mais jusqu’à 70 fois sept fois.       <br />
           Ainsi, le royaume des Cieux est comparable       <br />
       à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.       <br />
           Il commençait,       <br />
       quand on lui amena quelqu’un       <br />
       qui lui devait dix mille talents       <br />
       (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).       <br />
           Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,       <br />
       le maître ordonna de le vendre,       <br />
       avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,       <br />
       en remboursement de sa dette.       <br />
           Alors, tombant à ses pieds,       <br />
       le serviteur demeurait prosterné et disait :       <br />
       ‘Prends patience envers moi,       <br />
       et je te rembourserai tout.’       <br />
           Saisi de compassion, le maître de ce serviteur       <br />
       le laissa partir et lui remit sa dette.       <br />
              <br />
           Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons       <br />
       qui lui devait cent pièces d’argent.       <br />
       Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :       <br />
       ‘Rembourse ta dette !’       <br />
           Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :       <br />
       ‘Prends patience envers moi,       <br />
       et je te rembourserai.’       <br />
           Mais l’autre refusa       <br />
       et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.       <br />
           Ses compagnons, voyant cela,       <br />
       furent profondément attristés       <br />
       et allèrent raconter à leur maître       <br />
       tout ce qui s’était passé.       <br />
           Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :       <br />
       ‘Serviteur mauvais !       <br />
       je t’avais remis toute cette dette       <br />
       parce que tu m’avais supplié.       <br />
           Ne devais-tu pas, à ton tour,       <br />
       avoir pitié de ton compagnon,       <br />
       comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’       <br />
           Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux       <br />
       jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.       <br />
              <br />
           C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,       <br />
       si chacun de vous ne pardonne pas à son frère       <br />
       du fond du cœur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a968.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »</title>
   <updated>2025-10-14T15:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-C-Quand-tu-viendras-dans-ton-Royaume_a921.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/37667147-33178350.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la solennité du Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année C le 24 novembre 2019. Textes : 2 Samuel 5, 1-3, Colossiens 1, 1-20 et Luc 23, 25-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37667147-33178350.jpg?v=1571509218" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
     </div>
     <div>
      La scène de l’évangile qui rapporte les paroles du bon larron et la réponse de Jésus a été choisie pour la fête du Christ Roi en cette année C. Elle m’a interpellé profondément. De quel Royaume parle le bon larron ? Quel paradis lui promet Jésus?       <br />
              <br />
       Essayons de réponde à mes questions. Vous en avez peut-être d’autres. Elles trouveront des réponses, je vous le souhaite, Mais revenons à mes questions.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les lectures</span>       <br />
              <br />
       Pour y répondre les deux premières lectures ouvrent des portes suggestives. La lecture du deuxième livre de Samuel nous montre une figure du Christ Roi dans l’Ancien Testament, le roi David.        <br />
              <br />
       Il fut choisi pour instaurer la monarchie en Israël et il fut un grand roi avec hélas! des ratés comme son adultère avec la femme d’un de ses généraux, Bethsabée la femme d’Urie le Hittite. Le prophète Samuel sera envoyé par Dieu pour l’inviter à reconnaître son péché et à faire pénitence. David le fera avec humilité (Cf. 2 <span style="font-style:italic">Samuel</span> 12,7 ) .        <br />
              <br />
       Malgré ses limites, le personnage du roi David tel que décrit par le premier livre de Samuel dans la première lecture nous livre un élément essentiel qui est au cœur du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu n’est pas une récompense ni la propriété du roi.  C’est Dieu qui choisit et consacre.  «  Le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.  »  Le royaume de David n'est pas son royaume à lui. Il est le terrain où Dieu se manifeste et où il étend son règne d’amour.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi aussi du paradis que promet Jésus au bon larron. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu où il se révèle présent dans son amour pour tous ceux et celles qui s’y retrouvent après leur mort.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette première lecture nous indique des pistes intéressantes pour bien comprendre ce que signifie la fête du Christ Roi dont le royaume est celui de Dieu dans les cœurs et dans l’univers entier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Quel Royaume?</span>       <br />
              <br />
       Pour décrire ce Royaume de Dieu <!--où se manifeste son amour pour l’humanité et -->que le Christ<!-- Roi--> instaure, le texte de l’évangile nous donne trois pistes qui se dégagent de la scène du bon larron.  Le Christ<!-- Roi--> annonce, ici sur la croix, un royaume où règnent le pardon, la compassion et la miséricorde.        <br />
              <br />
       Le pardon. La réponse directe de Jésus au bon larron est l'expression claire du pardon qui lui est accordé. «  Aujourd’hui tu seras avec moi ». Le pardon a ceci de particulier qu’il peut changer la situation du tout au tout en un instant. Le pécheur est sauvé par le sang du Christ. <!--Par la foi, le pécheur est justifié comme le dit saint Paul (Cf. Romains 4, 13-18).--> C’est ici l’action de Dieu qui est mise de l’avant, celle d'un Dieu qui pardonne et efface les fautes.       <br />
              <br />
       La compassion.  Le Christ Roi par sa mort sur la croix manifeste de façon paradoxale et spectaculaire la compassion de Dieu pour l’humanité pécheresse. C'est ce qu'il fait pour le bon larron qui le reconnaît lorsqu’il dit à son compagnon de supplice « Lui il n’a rien fait ». « Nous c’est juste d’être punis ». Jésus assume en lui la vie du bon larron. C'est le sens premier du mot compassion qui signifie à l'origine « souffrir avec ». Il offre la vie du bon larron avec la sienne au Père.       <br />
              <br />
       La miséricorde. Tout ce mouvement de compassion provient du regard miséricordieux que partage Jésus avec son Père. La miséricorde vient du dedans du cœur. Elle va vers la personne telle qu’elle est. Elle s’émeut même de la voir parfois se perdre. Elle l’attend comme le fait le père de l’enfant prodigue (Cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 15, 34). Le Christ Roi ressemble à ce père. Il n’exclut personne. Il attend. Son royaume n'est pas de ce monde comme il l'a dit a Pilate (<span style="font-style:italic">Jean </span>18, 36).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Pilate avait fait mettre une inscription : « Celui-ci est les roi des Juifs ». Cette inscription se voulait dérisoire. Mais Jésus peut porter ce titre de roi car son Royaume existe même s’il n’a rien de commun avec celui des rois de la terre. Son Royaume en est un de pardon, de compassion et de miséricorde. En un mot un Royaume d’amour.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu de ce Roi et de ce Royaume qu'il nous donne en Jésus Christ.  « Rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé ». Merci Seigneur de nous avoir « placé dans le Royaume de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       La fête du Christ Roi lors de sa création en 1925 voulait affirmer la suprématie du Christ dont le Royaume ne se définit pas par des projets politiques. Elle a pris parfois hélas! des couleurs politiques, mais depuis le concile Vatican II, on en a fait une fête universelle qui est le sommet du parcours liturgique de l’année pour montrer que sur la terre, dans le cieux, dans les cœurs tout est orienté vers le Christ, Alpha et Omega, chef du Corps de l’Église, image du Dieu invisible, premier-né de toutes créatures et Roi de l’univers (cf. deuxième lecture).       <br />
               <br />
       Cette image d’un Christ Roi universel est très riche et peut encore aujourd’hui nous inspirer en la relisant avec les textes des Écritures comme le fait la fête d’aujourd’hui avec la conversation de Jésus avec le bon larron. Nous pouvons ainsi redire avec foi et confiance cette demande de la prière du Notre Père « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, dans notre messe d’aujourd’hui laissons notre prière monter vers le Père en union avec le Christ Roi qui le devient par son obéissance dans la mort sur la croix et que le Père exalte dans la résurrection.        <br />
              <br />
       Oui Père! «  Que ton Règne vienne! »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       24 novembre 2019       <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour la fête de Jésus Christ Roi de l'Univers </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron       <br />
       et lui dirent :       <br />
       « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.       <br />
           Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,       <br />
       c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,       <br />
       et le Seigneur t’a dit :       <br />
       ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple,       <br />
       tu seras le chef d’Israël.’ »       <br />
           Ainsi, tous les anciens d’Israël       <br />
       vinrent trouver le roi à Hébron.       <br />
       Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,       <br />
       devant le Seigneur.       <br />
       Ils donnèrent l’onction à David       <br />
       pour le faire roi sur Israël.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,       <br />
       là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment ! »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 12-20)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           rendez grâce à Dieu le Père,       <br />
       qui vous a rendus capables       <br />
       d’avoir part à l’héritage des saints,       <br />
       dans la lumière.       <br />
           Nous arrachant au pouvoir des ténèbres,       <br />
       il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :       <br />
           en lui nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon des péchés.       <br />
              <br />
           Il est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :ns le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       on venait de crucifier Jésus,       <br />
                   et le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix       <br />
       l’injuriait :       <br />
       « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           Et il disait :       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37667147-33179887.jpg?v=1569549862" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-C-Quand-tu-viendras-dans-ton-Royaume_a921.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année C  « Seigneur, apprends-nous à prier »</title>
   <updated>2019-08-28T01:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Seigneur-apprends-nous-a-prier_a903.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/32550843-30318910.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 28 juillet 2019 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette. Textes: Genèse 18, 20-32, Colossiens 2, 12-14 et Luc 11, 1-13 Notre Père.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/32550843-30318910.jpg?v=1554913856" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année C  « Seigneur, apprends-nous à prier »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année C  « Seigneur, apprends-nous à prier »" />
     </div>
     <div>
      Après avoir écouté les lectures, on pourrait qualifier ce dimanche de DIMANCHE DE LA PRIÈRE. En effet tant Abraham dont nous parle la première lecture que Jésus dans l’évangile nous font entrer dans l’expérience de la prière qui est ouverte à tous et à toutes,       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Le « Notre Père »</span>       <br />
              <br />
       Commençons par Jésus. Dans le texte de saint Luc, on le voit qui répond à une demande de ses disciples qui désirent avoir une prière comme les disciples de Jean-Baptiste. Quelle était cette prière reçue de Jean-Baptiste ? On n’en sait rien.        <br />
              <br />
       Jésus va obtempérer à la demande de ses disciples. Et cette réponse nous vaut ce qui est devenu depuis des siècles la marque caractéristique des chrétiens. En effet, le « Notre Père » n’est pas seulement une expression de notre prière personnelle, il est en même temps l’expression de ce que le Christ est venu donner au monde. Il est comme un résumé du programme de mission de Jésus.        <br />
              <br />
       Dans la version de Luc on a cinq demandes  tandis que dans celle de saint Mathieu (Mathieu 6, 9-13)  il y en a sept.  Reprenons, si vous le voulez, chacune des demandes de saint Luc que nous venons d'entendre pour y entrer le mieux possible.       <br />
              <br />
       Le « Notre Père » se présente en deux parties très différentes. La première partie nous fait proclamer des demandes qui concernent Dieu lui-même tandis que la seconde nous tourne vers nos propres besoins. C’est la dimension verticale et la dimension horizontale qui se rencontrent dans ces mots et dans le cœur de Jésus qui veut nous y faire entrer.        <br />
              <br />
       La prière du « Notre Père » de saint Luc commence par l'invocation à Dieu « Père ». Ce mot est la nouveauté apportée par Jésus qui voit Dieu non pas comme une réalité lointaine mais comme quelqu'un  proche de ses enfants comme un père. En araméen, la langue que parlait Jésus, le mot qui le dit est « Abba » ce qui se traduirait littéralement par « Papa ».  Ce Père si proche est celui dont nous tirons mystérieusement notre origine et notre vie  et il se distingue des autres pères par son caractère divin.       <br />
              <br />
       « Que ton Nom soit sanctifié » est la première demande. Le nom pour les juifs c’est la personne, c’est toute la réalité concrète de la personne et pas seulement une désignation commode. « Que ton soit sanctifié » revient à dire nous te reconnaissons toi notre Dieu comme le Saint des Saints. Ton nom est béni par ce que tu es celui qui répand tes bénédictions.       <br />
              <br />
       « Que ton règne vienne ». Le Règne de Dieu c’est le rayonnement de son amour pour le monde. Il s'agit d'un amour qui veut  que toute personne soit sauvée, que la création soit libérée de ce qui la retient et que son Fils Jésus soit accueilli comme son Envoyé.        <br />
              <br />
       « Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour ». Le pain c’est bien sûr le pain matériel dont toute personne a besoin. C’est aussi le pain de la Parole de Dieu et celui du Corps et du Sang de Jésus que nous sommes invités à partager à chaque dimanche.        <br />
              <br />
       « Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. ».  Le pardon des offenses revêt une place unique dans la prédication de Jésus lorsqu’il proclame le fameux « Aimez vos ennemis ». Le pardon pour Jésus n’a pas de limites comme l’amour miséricordieux de Dieu n’en a pas. Le « car nous-mêmes, nous pardonnons » est une invitation claire au sérieux de nos gestes et de nos choix pour Dieu. Nous serons jugés sur ce que nous aurons fait et non pas seulement sur ce que nous aurions voulu faire.        <br />
              <br />
       « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ».  La nouvelle traduction de cette demande met l'accent sur le soutien de notre Père dans les vicissitudes de la vie que nous lui remettons avec confiance puisqu’il nous l’a donnée ici-bas et l’a fait porteuse de vie éternelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la conversation de Dieu avec Abraham</span>       <br />
              <br />
       Continuons avec Abraham. La conversation où Abraham négocie avec Dieu relatée dans la première lecture est bien dans le style oriental.       <br />
              <br />
       Ce que j’en retiens c’est la familiarité qui se dégage de cet épisode et qui nous enseigne quelque chose de très important dans toute prière. La prière c’est d’abord et avant tout une personne qui s’exprime, qui prie. Ce ne sont pas des idées qu’on exprime ou des formules seulement. Dans la Bible, la révélation de la rencontre de Dieu avec Abraham, avec les prophètes et avec Jésus nous indique que notre Dieu entre en conversation avec nous. Sainte Thérèse d'Avila  définissait la prière comme « une conversation amoureuse avec Dieu ».  C’est là l’originalité de la prière dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament. C’est un dialogue avec Dieu.         <br />
              <br />
       Les musulmans n’ont pas la même vision de la prière. Ils y sont très fidèles, plusieurs fois par jour, mais c’est toujours dans la récitation de formules, ou dans des postures extérieures qu’ils l’expriment. Je ne veux pas dire qu’il n’y a de dialogue avec Dieu dans leur prière mais l’insistance n’est pas tant là que dans les gestes et les paroles qu’on prononce fidèlement avec exactitude.  Pour les chrétiens, au contraire, comme Jésus nous y invite dans l’évangile de saint Mathieu, ce qui est important ce ne sont pas les paroles mais ce qui est dans ton cœur. « Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra ». (Mathieu 6, 6)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Notre expérience de la prière : prier sans se lasser</span>       <br />
              <br />
       Après l'expérience de la prière chez Jésus et Abraham, venons-en maintenant à la nôtre. <!--   L’histoire d’Abraham est très bien complétée par la suite de l’évangile de ce jour. --> Jésus après avoir donné une formule qui est le « Notre Père » ne veut pas qu’on s’y astreigne sans mettre dans notre prière nos besoins personnels, ce qui fait notre vie de tous le jours. C’est pourquoi il donne l’image de l’ami importun. Cette image nous invite à entrer dans une telle familiarité avec Dieu que nous pouvons même, à l’occasion, le poursuivre de nos demandes et de nos désirs sans retenue et sans gêne comme l'ami importun. « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira », dit  Jésus. Car c’est cela la conversation amoureuse.       <br />
              <br />
       Cette homélie a voulu vous faire partager ma joie et mon amour de la prière. Celle-ci ne se réalise pas seulement à la messe le dimanche. Elle s'exprime en reprenant des paroles comme celles  du « Notre Père »,  du « Je vous salue Marie » ou du « Gloire soit au Père » ou d'autres et en y mettant notre cœur et nos sentiments comme on le fait dans le chapelet.        <br />
              <br />
       La prière s’exprime aussi en laissant notre esprit rendre grâces à Dieu devant un beau coucher de soleil, en entendant des nouvelles qui sont parfois très inspirantes et quand elles ne le sont pas en priant pour ceux et celles qui sont dans le besoin, etc. Ainsi la prière fait  partie de notre vie quotidienne. Elle ne s’identifie pas seulement à des paroles et à des lieux, mais elle est au plus intime de nous-même, dans le secret, et Dieu la voit même lorsque les autres ne la voient pas. Elle devient de plus en plus un état d'âme, une manière de se tenir devant Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre DIMANCHE DE LA PRIÈRE cette année soit l’occasion pour chacun et chacune de se laisser entrer dans une conversation amoureuse avec Dieu de plus en plus fréquente  préparant la grande conversation qui se vivra pour toujours lorsque nous aurons rejoint notre Père dans les cieux, ce que je nous souhaite à toutes et tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 juillet 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère si j’ose parler encore » (Gn 18, 20-32)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome.       <br />
           Alors le Seigneur dit :       <br />
       « Comme elle est grande,       <br />
       la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe !       <br />
       Et leur faute, comme elle est lourde !       <br />
           Je veux descendre pour voir       <br />
       si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi.       <br />
       Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »       <br />
           Les hommes se dirigèrent vers Sodome,       <br />
       tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.       <br />
           Abraham s’approcha et dit :       <br />
       « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?       <br />
           Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville.       <br />
       Vas-tu vraiment les faire périr ?       <br />
       Ne pardonneras-tu pas à toute la ville       <br />
       à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?       <br />
           Loin de toi de faire une chose pareille !       <br />
       Faire mourir le juste avec le coupable,       <br />
       traiter le juste de la même manière que le coupable,       <br />
       loin de toi d’agir ainsi !       <br />
       Celui qui juge toute la terre       <br />
       n’agirait-il pas selon le droit ? »       <br />
           Le Seigneur déclara :       <br />
       « Si je trouve cinquante justes dans Sodome,       <br />
       à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. »       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       « J’ose encore parler à mon Seigneur,       <br />
       moi qui suis poussière et cendre.       <br />
           Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq :       <br />
       pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? »       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Non, je ne la détruirai pas,       <br />
       si j’en trouve quarante-cinq. »       <br />
           Abraham insista :       <br />
       « Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? »       <br />
       Le Seigneur déclara :       <br />
       « Pour quarante,       <br />
       je ne le ferai pas. »       <br />
           Abraham dit :       <br />
       « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère,       <br />
       si j’ose parler encore.       <br />
       Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? »       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Si j’en trouve trente,       <br />
       je ne le ferai pas. »       <br />
           Abraham dit alors :       <br />
       « J’ose encore parler à mon Seigneur.       <br />
       Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? »       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Pour vingt,       <br />
       je ne détruirai pas. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère :       <br />
       je ne parlerai plus qu’une fois.       <br />
       Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? »       <br />
       Et le Seigneur déclara :       <br />
       « Pour dix, je ne détruirai pas. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6-7ab, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Le jour où je t’appelle,       <br />
       réponds-moi, Seigneur. (cf. Ps 137, 3)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;       <br />
       de loin, il reconnaît l’orgueilleux.       <br />
       Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,       <br />
       ta main s’abat sur mes ennemis en colère.       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu vous a donné la vie avec le Christ, il nous a pardonné toutes nos fautes » (Col 2, 12-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           dans le baptême,       <br />
       vous avez été mis au tombeau avec le Christ       <br />
       et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu       <br />
       qui l'a ressuscité d’entre les morts.       <br />
           Vous étiez des morts,       <br />
       parce que vous aviez commis des fautes       <br />
       et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair.       <br />
       Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       il nous a pardonné toutes nos fautes.       <br />
           Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait       <br />
       en raison des prescriptions légales pesant sur nous :       <br />
       il l’a annulé en le clouant à la croix.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 1-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       c’est en lui que nous crions « Abba », Père.       <br />
       Alléluia. (Rm 8, 15bc)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.       <br />
       Quand il eut terminé,       <br />
       un de ses disciples lui demanda :       <br />
       « Seigneur, apprends-nous à prier,       <br />
       comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Quand vous priez, dites :       <br />
       ‘Père,       <br />
       que ton nom soit sanctifié,       <br />
       que ton règne vienne.       <br />
           Donne-nous le pain       <br />
       dont nous avons besoin pour chaque jour       <br />
           Pardonne-nous nos péchés,       <br />
       car nous-mêmes, nous pardonnons aussi       <br />
       à tous ceux qui ont des torts envers nous.       <br />
       Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »       <br />
           Jésus leur dit encore :       <br />
       « Imaginez que l’un de vous ait un ami       <br />
       et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :       <br />
       ‘Mon ami, prête-moi trois pains,       <br />
           car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,       <br />
       et je n’ai rien à lui offrir.’       <br />
           Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :       <br />
       ‘Ne viens pas m’importuner !       <br />
       La porte est déjà fermée ;       <br />
       mes enfants et moi, nous sommes couchés.       <br />
       Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’.       <br />
           Eh bien ! je vous le dis :       <br />
       même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,       <br />
       il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,       <br />
       et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.       <br />
           Moi, je vous dis :       <br />
       Demandez, on vous donnera ;       <br />
       cherchez, vous trouverez ;       <br />
       frappez, on vous ouvrira.       <br />
           En effet, quiconque demande reçoit ;       <br />
       qui cherche trouve ;       <br />
       à qui frappe, on ouvrira.       <br />
           Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,       <br />
       lui donnera un serpent au lieu du poisson ?       <br />
           ou lui donnera un scorpion       <br />
       quand il demande un œuf ?       <br />
           Si donc vous, qui êtes mauvais,       <br />
       vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,       <br />
       combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint       <br />
       à ceux qui le lui demandent ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Seigneur-apprends-nous-a-prier_a903.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » </title>
   <updated>2019-04-09T03:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a885.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/30072502-28849601.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 31 mars 2019. Textes: Josué 5, 9a.10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072502-28849601.jpg?v=1548894365" alt="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " title="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " />
     </div>
     <div>
      Lors d’une retraite internationale à Assise, j’ai eu l’occasion de vivre une célébration du sacrement de la réconciliation tout à fait particulière. Cette célébration animée par des membres de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf </span> m’avait marqué. S’inspirant de la parabole du fils prodigue ou mieux du père miséricordieux, le groupe a commencé par mimer sans paroles le récit de cette parabole archiconnue. Ils l’ont fait avec un art consommé. Par leurs gestes et leurs attitudes inspirés de la parabole, ils nous faisaient entrer petit à petit dans la démarche du sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       En effet, le sacrement de la réconciliation ou du pardon est à l’image de ces retrouvailles du fils prodigue avec son père. C'est donc en m’inspirant  de la parabole de saint Luc que nous venons d'entendre, que je voudrais, ce matin, nous aider à entrer dans le sacrement de la réconciliation en rappelant et commentant brièvement les actes qui le constituent et que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les actes du pénitent : la contrition, l’aveu ou la confession des fautes et la pénitence ou la satisfaction (no 1450).        <br />
              <br />
       Reprenons donc le récit de saint Luc pour approfondir la démarche de réconciliation que nous sommes invités à faire durant le temps du Carême. Commençons par la contrition.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La contrition</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> la définit ainsi : Elle est «  une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir »  (no 1451).       <br />
              <br />
       Regardons comment le fils prodigue vit cette attitude de contrition. Celui-ci commence par prendre conscience de sa situation. Il se regarde au moment où il a tout perdu et, alors, en lui naît le désir de revenir sur les gestes qu’il a fait. Il en est profondément attristé. « Alors il rentra en lui-même et se dit ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !’ » Cette ouverture ici dans le cas du fils prodigue a un côté intéressé. Il voit ce qu’il a laissé et il se compare aux ouvriers de son père. C’est ce qu’on a appelé la « contrition imparfaite ». <!--Sa démarche n’est pas du même genre que  l’accueil du père qui lui ouvre ses bras sans aucune réticence. Ce que Dieu fait avec chacun et chacune de nous. -->       <br />
              <br />
       L’attitude du fils prodigue, même si elle est intéressée, marque le début d’un retournement, d'une mise  en marche. Et un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui permet d’aller plus loin que son intérêt et son profit personnel pour s’en remettre à l’amour désintéressé, ce qui est la « contrition parfaite » qui provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout (cf. no 1452).        <br />
              <br />
       Nous avons là l’essentiel qui est au cœur de toute démarche pénitentielle de conversion. La personne est non seulement touchée par sa situation de refus ou de faute, mais elle est prête à mettre tout son cœur et ses efforts pour en sortir.  Comment le faire ? En avouant et en confessant ses fautes.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’aveu ou la confession</span>       <br />
              <br />
       L’aveu ou la confession de ses péchés ou de ses fautes est le deuxième acte demandé à toute personne qui se présente au sacrement de la réconciliation. Dans le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> on cite cette belle phrase de saint Augustin pour décrire ce geste : « Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13).        <br />
              <br />
       Le fils prodigue vit cet aveu intensément tout d’abord dans son cœur avant la rencontre de son père. Il en fait une visualisation : « Je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers’ ». C'est là qu'on voit qu'il est important de s'arrêter de temps à autre pour relire sa vie et faire le point.        <br />
              <br />
       Une fois cette prise de conscience faite, le fils prodigue passe à l’acte. Il se lève et se met en marche. Il arrive non loin de la maison de son père qui l’aperçoit. Une fois devant lui, il tombe à genoux en se jetant dans ses bras et il confesse sa faute :   « Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.’ »       <br />
              <br />
       Cet aveu ou confession dans la pratique actuelle du sacrement de la réconciliation porte sur les fautes graves, mais il porte aussi sur tout ce qui nous éloigne de notre vocation de disciple de Jésus. Rien de ce que nous vivons n’y échappe : vie sociale, personnelle, familiale, ecclésiale, spirituelle etc. L’examen de conscience, une pratique recommandée par les <span style="font-style:italic"> Exercices spirituels</span> de saint Ignace,  est très approprié pour nous permettre de faire ainsi le point dans nos vies et de mieux profiter de nos rencontres avec Dieu par l’intermédiaire du prêtre dans le sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       On peut le faire de diverses façons : à partir de textes de la Parole de Dieu comme celui des Béatitudes par exemple, à partir de nos conditions de vie et de nos obligations familiales ou professionnelles, à partir des commandements de Dieu etc. L'important c'est de le faire dans un climat de prière. Saint Ignace y insiste au no 43 des <span style="font-style:italic"> Exercices</span> en présentant les cinq points de cet examen : rendre grâce à Dieu pour les bénédictions reçues, demander la grâce de connaître nos péchés et de les éradiquer, demander des comptes à l'âme des pensées, des mots et des actions, demander pardon à Dieu pour nos manquements, proposer de nous racheter par sa grâce.       <br />
               <br />
       III - <span style="font-style:italic">La pénitence ou la satisfaction</span>       <br />
               <br />
       Revenons au fils prodigue. Les paroles qu’il a longuement méditées sont à peine prononcées dans son aveu, sa confession, que son père lui manifeste un pardon total rempli de la joie de retrouver son fils qu’il avait perdu. « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé ».       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive à chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation. Dieu par le ministère du prêtre qui nous reçoit et nous écoute nous prend dans ses bras et nous revêt de la joie de  nous retrouver près de lui dans des sentiments de regret et avec une volonté d’aller plus loin sur le chemin de la sainteté dans l’avenir .       <br />
              <br />
       Cette volonté d’aller plus loin nous incitera à corriger ce qu’il y a à corriger chez nous, à limiter les marques des fautes passées par une claire volonté de pénitence ou de satisfaction comme le dit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de L’Église catholique</span> : « Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle ». (no 1459)       <br />
              <br />
       Cette étape de « recouvrement de la pleine santé spirituelle » nous renvoie à nos occupations quotidiennes avec un regard nouveau pour tenter avec la grâce de Dieu de devenir de plus en plus de dignes fils ou filles de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce bref parcours de la parabole bien connue du fils prodigue ou du père miséricordieux en lien avec la démarche que nous faisons dans le sacrement de la réconciliation pourra, je l'espère,  nous aider à mieux vivre ce sacrement en ce temps du Carême.        <br />
              <br />
       Qu'il soit toujours pour nous une rencontre où comme le fils prodigue nous nous jetons dans les bras de celui qui est notre Père miséricordieux. et qui nous invite chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation à célébrer avec lui cette rencontre.       <br />
              <br />
       Comme le fils prodigue l'a fait avec son père, dans cette Eucharistie ce matin, partageons avec notre Père miséricordieux le banquet qu'il a préparé pour nous où son Fils bien-aimé se donne à nous dans son Corps et dans son Sang pour que nous vivions de sa vie.        <br />
              <br />
       Et je vous souhaite une belle célébration du sacrement de la réconciliation si vous décidez de la faire en ce Carême 2019.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       26 mars 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ___________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a885.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)</title>
   <updated>2016-03-20T04:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-femme-adultere-la-personne-d-abord-Jean-8-1-11_a699.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967361-14226830.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-08T15:15:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C le 13 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967361-14226830.jpg?v=1455759284" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « La femme adultère :  la personne d'abord » (Jean 8, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      Accueillir la nouveauté du don que Dieu nous fait de sa miséricorde pour les personnes quelles qu'elles soient, peu importe leurs erreurs, leurs fautes, leurs péchés. Voilà en une phrase le fil qui relie merveilleusement les trois lectures de l’Écriture que nous venons d’entendre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, l’extrait de l’évangile de saint Jean qui raconte l’épisode de la femme adultère est un texte qui nous frappe droit au coeur, mais il ne doit pas être séparé des deux autres lectures qui nous permettent de le mieux saisir et comprendre.        <br />
              <br />
       Commençons par ces deux lectures qui permettent d’éclairer avec bonheur l’épisode de la femme adultère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La lecture d’Isaïe et celle de saint Paul</span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, le prophète Isaïe proclame la nouveauté continuelle de l’action de Dieu: « Ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas? ».        <br />
              <br />
       Voilà où doit se porter notre attention comme chrétien croyant : regarder en avant avec confiance. Saint Paul l'avait bien compris. Aux aux chrétiens de la ville de Philippes qu’il aimait bien, il confie  qu’il a été saisi par le Christ et qu’il est comme un athlète qui compétitionne sans jamais regarder en arrière, mais tendu vers en avant poursuivant sa course à la suite de Jésus, enflammé d’un amour tenace et sans cesse en action.       <br />
              <br />
       Cet exemple de saint Paul illustre que, pour nous aussi. le chemin qui est le nôtre à la suite du Christ n’est jamais terminé et il ne peut se mesurer à partir de nos péchés, de nos fautes, de nos échecs,  mais à partir du regard de Dieu sur chacun de nous, sur la personne d'abord et non sur ses péchés.        <br />
              <br />
       C’est ici que l’épisode de la femme adultère apporte une lumière bienvenue et nous éclaire sur l’ampleur et la richesse du regard de Dieu sur nous.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La scène de la femme adultère </span>       <br />
              <br />
       Revoyons cette scène.        <br />
              <br />
       D’un côté, les pharisiens défenseurs des règles et des valeurs de leur religion, des gens sincères et fidèles aux obligations de leur loi. De l’autre côté, une femme qui a chuté et a commis une erreur qu’ils jugent irréparable et qui attend d'être lapidée.        <br />
              <br />
       Entre les deux, Jésus qui se trouve comme assis entre deux chaises. S’il ne condamne pas cette femme adultère, il méprise les commandements de Dieu. S’il le fait, il manque à cette miséricorde de Dieu dont il est le messager.        <br />
              <br />
       Jésus surprend tout le monde en se situant en dehors de ce dilemme, en le dépassant d’une façon qui est pour nous un enseignement précieux : &quot;Dieu ne regarde pas seulement les actes, mais il regarde les personnes&quot;. Sur cette pauvre femme écrasée devant ses accusateurs, Jésus porte un regard qui manifeste que la miséricorde de Dieu n’a pas de limites. Elle dépasse les fautes, les erreurs et voit le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus rappelle à la femme cette bonté de Dieu qui ne condamne personne. « Personne ne t’a condamnée?» « Personne, Seigneur. » « Moi non plus je ne te condamnerai pas. »  Est-ce à dire que Jésus favorise le péché? Loin de là,  car il poursuit en invitant la femme à se laisser habiter désormais par la grâce de Dieu qu’elle a retrouvée. « Va et ne pèche plus! ». Jésus condamne le péché, mais pas le pécheur.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’actualité du message</span>       <br />
              <br />
       C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »       <br />
              <br />
       Dieu regarde avec amour chacun et chacune de nous. Il ne l’écrase pas, il lui tend toujours la main. Il l’invite à regarder en avant car il peut faire toutes choses nouvelles. L’espérance de devenir meilleur n’est pas un leurre. Elle est le moteur de toute notre vie chrétienne. Nous pouvons, malgré nos fautes, regarder en avant comme saint Paul et accueillir la nouveauté de la miséricorde de Dieu qui peut faire passer « des routes dans le désert, des fleuves dans les terres arides » comme dit le prophète Isaïe dans la première lecture.        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Dieu dit, comme le fait Jésus à la femme adultère, « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration eucharistique, nous nous sommes reconnus comme pécheurs dans l’Acte pénitentiel. Pécheurs nous le sommes, mais pécheurs aimés de Dieu qui regarde les cœurs de ses enfants. Que cette messe soit pour nous un moment intense de communion avec Jésus qui, toujours vivant, continue d’intercéder pour nous auprès de Dieu notre père dans la gloire du ciel que je nous souhaite à tous et à toutes.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 mars 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)</title>
   <updated>2019-01-31T00:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Le-Pere-misericordieux-et-ses-deux-fils-Luc-15-1-3-11-32_a698.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967348-14226810.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-01T14:58:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C le 6 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes: Josué 5, 10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226810.jpg?v=1456427913" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous rappeler qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel et telle qu'il est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » comme le soulignait, avec raison, le pape François dans sa catéchèse lors de l’audience générale 24 février 2016 sur la place Saint-Pierre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mars 2016       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a>       <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226811.jpg?v=1456261384" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Le-Pere-misericordieux-et-ses-deux-fils-Luc-15-1-3-11-32_a698.html" />
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   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2021-06-17T02:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a646.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2015-06-26T22:12:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 28 juin 2015 pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B. Textes: Sagesse 1, 13-15; 2, 23-24, 2 Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7952037-12362562.jpg?v=1435323121" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez bien écouté la lecture plus longue de cet évangile très intéressant où l’on voit deux personnes, une vielle femme et une jeune fille, écrasées l’une par une maladie qui la handicape horriblement depuis 12 ans et l’autre par une mort subite inexplicable. Voilà la mise en scène des plus parlantes pour nous aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La présence du mal dans le monde </span>       <br />
              <br />
       Parce que ces situations malheureuses du temps de Jésus ne sont pas uniquement du passé. Il y a encore aujourd’hui beaucoup de gens qui se sentent écrasés dans notre monde. Le mal n’est hélas! pas disparu du décor.        <br />
              <br />
       Des germes de mort nous entourent, des forces de mal et de mort sont toujours actives et nous touchent de partout comme, par exemple, ces attentats qui viennent d’avoir lieu en France, en Tunisie et au Koweit, comme ces accidents de la route qui fauchent des jeunes vies, comme ces peines d’amour où l’un des partenaires se sent repoussé par l’autre, malheurs comme les divorces, l’avortement, malheurs en relation avec la société qui rend la vie difficile à certaines personnes, malheurs des suicides chez les jeunes, de la drogue, de la consommation exagérée d’alcool, malheurs de la pollution que vient de dénoncer le  pape François dans son <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/Laudato-Si-du-pape-Francois-une-encyclique-qui-fera-l-histoire-comme-Rerum-Novarum-du-pape-Leon-XIII_a188.html">Encyclique Laudato si</a>, malheurs de ces personnes migrantes vers l’Europe sur des bateaux surchargés etc.        <br />
              <br />
       Toutes ces forces de mal et de mort nous touchent nous aussi d'une certaine façon et ainsi nous nous sentons proches de cette vieille femme et de cette jeune fille qui se sentent écrasées et que Jésus accueillera et libérera. Pourquoi?        <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Jésus : dispensateur de vie</span>       <br />
              <br />
       Parce que Jésus est le dispensateur de la vie que Dieu nous donne.        <br />
              <br />
       En effet, le message qu’il y a dans ces deux guérisons c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal, il est pour la vie comme nous le lisons dans la première lecture : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il a créé toute choses pour quelles subsistent »       <br />
              <br />
       Et dans l’évangile qu’on vient de lire c’est cela que nous enseignent la vieille femme guérie de sa maladie  et la jeune fille ramenée à la vie. Toutes le deux rencontrent en Jésus, celui qui qui est l’envoyé de Dieu qui apporte la vie. Sa mission dans le monde c’est de donner la vie. Saint Jean dans son évangile lui fera dire « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance »« (Jean 10, 10).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Mes frères et sœurs, cette vie que Jésus apporte n’est pas seulement la vie après la vie, la vie du ciel, c’est la vie dans la vie, je dirais, la vie maintenant. Comment la trouver cette vie dans la vie?        <br />
              <br />
       On va la trouver si on prend la peine de s'approcher de Jésus.  Regardons encore nos deux personnages de l'évangile.       <br />
              <br />
       La vieille femme met sa confiance de façon absolue et même un peu naïve en Jésus « Si je parviens à le toucher, je serai sauvée » et Jésus lui dit en la guérissant « Ma fille, ta foi t’a sauvée ». De même le père de la jeune fille, Jaïre, se déplace avec audace pour venir confier son malheur à Jésus : « Ma petite fille se meurt » et Jésus lui dit « Ne crains pas, crois seulement » et il redonne la vie à la jeune fille.       <br />
              <br />
       Les croyants et les croyantes  que nous sommes, malgré les malheurs autour d'eux, sont des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort,  des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent  de diverses façon pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est avec Jésus que nous pouvons affronter les forces de mort autour de nous. Dans cette Eucharistie, nous nous nourrissons du pain de la vie pour devenir à notre tour des donneurs et des donneuses de vie comme Jésus. C’est ce que je nous souhaite à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       28 juin 2015       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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