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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T17:44:35+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <updated>2024-04-16T03:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1172.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-04-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 avril 2024. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601782-57034038.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler, comme celle des changements climatiques et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 avril 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018 et 20 avril 2021-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »</title>
   <updated>2023-12-09T16:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-A-c-est-a-moi-que-vous-l-avez-fait_a1148.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-11-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année A le 26 novembre 2023. Textes : Ézékiel 34, 11-12.15-17, 1 Corinthiens 15, 20-26.28 et Mathieu 25, 31-46.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75527597-53002380.jpg?v=1696012263" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" />
     </div>
     <div>
      Les évangiles donnent à Jésus plusieurs titres.  Le plus fréquent est celui dhttps://www.hgiguere.net/admin/list/all/page/e  Christ qui veut dire l’Envoyé de Dieu, le Messie. On dit donc couramment Jésus-Christ en parlant de Jésus.        <br />
              <br />
       D’autres noms sont aussi utilisés comme Berger, Maître, Serviteur, Fils de l’homme, Fils de Dieu, Agneau de Dieu etc.  Aujourd’hui, nous fêtons Jésus sous son titre de Roi. Ce titre il se l’est attribué lui-même lorsque durant sa passion Pilate lui a demandé « Es-tu le roi des Juifs ? » et qu’il lui a répondu : « C’est toi-même qui le dis. » (Marc 15, 2)        <br />
              <br />
       La fête du Christ-Roi est donc pour nous une occasion d’entrer plus à fond dans le mystère de Jésus dont nous voulons être des disciples fidèles et sincères.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">Le sens du titre de Roi dans l’Écriture Sainte</span>       <br />
              <br />
       Pour bien recevoir et comprendre le titre de « Roi de l’Univers » appliqué à Jésus, il faut remonter dans le temps et revenir aux rois que le Peuple juif a eus avant Jésus. David et Salomon en  sont les plus connus. Jésus se situe dans cette lignée. Il est de la lignée de David dira saint Mathieu au début de son évangile (Mathieu 1, 1 et ss.) C’est dire qu’il en perpétue l’héritage et la mission. Il est le Roi attendu et annoncé par les prophètes.       <br />
              <br />
       Dans l’Israël ancien, le Roi est avant tout l’Élu de Dieu. Son pouvoir ne vient pas de lui-même et il ne doit pas l’exercer pour son bénéfice personnel.  Le psaume 71 (72) le décrit avec poésie et avec justesse : « Qu'il gouverne ton peuple avec justice, qu'il fasse droit aux malheureux... qu'il sauve les pauvres gens, qu'il écrase l'oppresseur ! Qu'il dure sous le soleil et la lune de génération en génération ! Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. » (versets 4-5 et 12-13)       <br />
              <br />
       Ce portrait s’applique parfaitement à la royauté du Christ. Jésus est le Roi parfait. Élu de Dieu, par sa mort et sa résurrection il donne corps au nouveau Peuple de Dieu.  Il y établit son Règne et il en fait son Royaume. « Tout sera sous le pouvoir du Fils, comme dit saint Paul dans la deuxième lecture, lui-même se mettra sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et  ainsi, Dieu sera  tout en tous.»       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’évangile d’aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Ceci étant dit,  l’évangile choisi pour cette fête du Christ-Roi en cette année liturgique A nous présente notre Roi sous un jour particulier. Dans son Royaume les « grands » et les « nobles » sont les pauvres et les marginaux, ce que nous illustrent les paroles très connues de l’évangile qui vient d’être lu. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !  » (Mathieu 25, 35-36)        <br />
              <br />
       Ces paroles mettent au premier rang du Royaume de Jésus les gens dans le besoin, les pauvres, les marginaux etc. Elles retentissent toujours avec force dans nos assemblées. Elles ne peuvent nous laisser indifférents. C’est elles qui ont inspiré des gens comme saint François d’Assise qui a épousé Dame Pauvreté, comme sainte Mère Teresa qui a donné sa vie pour les mourants et les personnes abandonnées.       <br />
              <br />
       Les paroles de l'évangile selon saint Mathieu s’adressent à l’Église et à nous tous et toutes. Elles retentissent en cette fête du Christ Roi comme une invitation à ouvrir la porte pour que le Christ entre dans nos vies de chaque jour à travers des gestes simples et à la portée de toutes et de tous : moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide concrète...en sorte que la célébration de la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’univers se révèle encore plus authentique, selon les mots du pape François.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le message à retenir aujourd’hui en cette fête du Christ, Roi de l’Univers, c’est que nous ne pouvons pas célébrer la Royauté du Christ et son Royaume sans mettre devant nos yeux ceux et celles qui sont sa présence réelle dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire l’effort de les reconnaître autour de nous. Pour ce faire, il nous est donné ce matin un critère que l’Église a reconnu comme étant le signe indissociable de la sainteté des disciples de Jésus lorsqu’il s’agit de procéder à une béatification et à une canonisation : reconnaître la présence de Jésus dans l’autre, en particulier dans le plus démuni et le plus pauvre, en d’autres mots, dans le service du prochain. Il nous est peut-être arrivé d'avoir été sourds à ces invitations et même de ne pas avoir voulu reconnaître Jésus dans cette personne importune, ce visiteur non-désiré, ce jeune délaissé, qui sais-je encore ? C’est l’occasion aujourd’hui d’en demander pardon et de nous relancer sur le chemin de l’accueil  inconditionnel que nous propose Jésus.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent ces invitations avec ardeur. Sa préoccupation pour les réfugiés, les pauvres, les gens des périphéries, les laissés pour compte en fait un modèle à suivre dans nos choix personnels comme disciples-missionnaires.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le passage de l’évangile qui accompagne la Fête du Christ, Roi de l’Univers cette année nous a permis de découvrir  une facette parfois ignorée de la Royauté de Jésus. Le titre de Roi qu’on attribue à Jésus ne le place pas au-dessus de ses frères et sœurs, bien au contraire, il indique une proximité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie  en nous unissant au Christ glorieux toujours vivant pour nous sauver nous aide à reconnaître la présence de Jésus dans les personnes que nous rencontrons, dans celles qui s’adressent à nous, dans celles qui dépendent de nous, dans toute personne dans le besoin : enfants, parents âgés, grands-parents, pauvres, handicapés, malades etc.       <br />
              <br />
       Chaque fois que nous le ferons, nous entendrons alors le Roi nous dire : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 novembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 21 novembre 2017 et 7 novembre 2020 -->       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Toi, mon troupeau, voici que je vais juger entre brebis et brebis » (Ez 34, 11-12.15-17)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis,       <br />
       et je veillerai sur elles.       <br />
           Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau       <br />
       quand elles sont dispersées,       <br />
       ainsi je veillerai sur mes brebis,       <br />
       et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées       <br />
       un jour de nuages et de sombres nuées.       <br />
           C’est moi qui ferai paître mon troupeau,       <br />
       et c’est moi qui le ferai reposer,       <br />
       – oracle du Seigneur Dieu.       <br />
           La brebis perdue, je la chercherai ;       <br />
       l’égarée, je la ramènerai.       <br />
       Celle qui est blessée, je la panserai.       <br />
       Celle qui est malade, je lui rendrai des forces.       <br />
       Celle qui est grasse et vigoureuse,       <br />
       je la garderai, je la ferai paître selon le droit.       <br />
           Et toi, mon troupeau       <br />
       – ainsi parle le Seigneur Dieu –,       <br />
       voici que je vais juger entre brebis et brebis,       <br />
       entre les béliers et les boucs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il remettra le pouvoir royal à Dieu le Père, et ainsi, Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 20-26.28)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
           Car, la mort étant venue par un homme,       <br />
       c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.       <br />
           En effet, de même que tous les hommes       <br />
       meurent en Adam,       <br />
       de même c’est dans le Christ       <br />
       que tous recevront la vie,       <br />
           mais chacun à son rang :       <br />
       en premier, le Christ,       <br />
       et ensuite, lors du retour du Christ,       <br />
       ceux qui lui appartiennent.       <br />
           Alors, tout sera achevé,       <br />
       quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,       <br />
       après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,       <br />
       toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.       <br />
           Car c’est lui qui doit régner       <br />
       jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.       <br />
           Et le dernier ennemi qui sera anéanti,       <br />
       c’est la mort.       <br />
           Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils,       <br />
       lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père       <br />
       qui lui aura tout soumis,       <br />
       et ainsi, Dieu sera tout en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il siégera sur son trône de gloire et séparera les hommes les uns des autres » (Mt 25, 31-46)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (Mc 11, 9b-10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,       <br />
       et tous les anges avec lui,       <br />
       alors il siégera sur son trône de gloire.       <br />
           Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;       <br />
       il séparera les hommes les uns des autres,       <br />
       comme le berger sépare les brebis des boucs :       <br />
           il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.       <br />
              <br />
           Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :       <br />
       ‘Venez, les bénis de mon Père,       <br />
       recevez en héritage le Royaume       <br />
       préparé pour vous depuis la fondation du monde.       <br />
           Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;       <br />
       j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;       <br />
           j’étais nu, et vous m’avez habillé ;       <br />
       j’étais malade, et vous m’avez visité ;       <br />
       j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’       <br />
           Alors les justes lui répondront :       <br />
       ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?       <br />
       tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?       <br />
       tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?       <br />
           tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?       <br />
       tu étais nu, et nous t’avons habillé ?       <br />
           tu étais malade ou en prison...       <br />
       Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’       <br />
           Et le Roi leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous l’avez fait       <br />
       à l’un de ces plus petits de mes frères,       <br />
       c’est à moi que vous l’avez fait.’         <br />
              <br />
           Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :       <br />
       ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,       <br />
       dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.       <br />
           Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;       <br />
           j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;       <br />
       j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;       <br />
       j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’       <br />
           Alors ils répondront, eux aussi :       <br />
       ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu       <br />
       avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,       <br />
       sans nous mettre à ton service ?’       <br />
           Il leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous ne l’avez pas fait       <br />
       à l’un de ces plus petits,       <br />
       c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’       <br />
              <br />
           Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,       <br />
       et les justes, à la vie éternelle. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-A-c-est-a-moi-que-vous-l-avez-fait_a1148.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <updated>2021-03-08T19:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1003.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/53942417-40705479.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-04-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 25 avril 2021. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/53942417-40705479.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 avril 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1003.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »</title>
   <updated>2021-10-07T15:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-A-c-est-a-moi-que-vous-l-avez-fait_a978.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48955218-38234132.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-17T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année A le 22 novembre 2020. Textes : Ézékiel 34, 11-12.15-17, 1 Corinthiens 15, 20-26.28 et Mathieu 25, 31-46.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48955218-38234091.jpg?v=1599076541" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" />
     </div>
     <div>
      Les évangiles donnent à Jésus plusieurs titres.  Le plus fréquent est celui de  Christ qui veut dire l’Envoyé de Dieu, le Messie. On dit donc couramment Jésus-Christ en parlant de Jésus.        <br />
              <br />
       D’autres noms sont aussi utilisés comme Berger, Maître, Serviteur, Fils de l’homme, Fils de Dieu, Agneau de Dieu etc.  Aujourd’hui, nous fêtons Jésus sous son titre de Roi. Ce titre il se l’est attribué lui-même lorsque durant sa passion Pilate lui a demandé « Es-tu le roi des Juifs ? » et qu’il lui a répondu : « C’est toi-même qui le dis. » (Marc 15, 2)        <br />
              <br />
       La fête du Christ-Roi est donc pour nous une occasion d’entrer plus à fond dans le mystère de Jésus dont nous voulons être des disciples fidèles et sincères.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">Le sens du titre de Roi dans l’Écriture Sainte</span>       <br />
              <br />
       Pour bien recevoir et comprendre le titre de « Roi de l’Univers » appliqué à Jésus, il faut remonter dans le temps et revenir aux rois que le Peuple juif a eus avant Jésus. David et Salomon en  sont les plus connus. Jésus se situe dans cette lignée. Il est de la lignée de David dira saint Mathieu au début de son évangile (Mathieu 1, 1 et ss.) C’est dire qu’il en perpétue l’héritage et la mission. Il est le Roi attendu et annoncé par les prophètes.       <br />
              <br />
       Dans l’Israël ancien, le Roi est avant tout l’Élu de Dieu. Son pouvoir ne vient pas de lui-même et il ne doit pas l’exercer pour son bénéfice personnel.  Le psaume 71 (72) le décrit avec poésie et avec justesse : « Qu'il gouverne ton peuple avec justice, qu'il fasse droit aux malheureux... qu'il sauve les pauvres gens, qu'il écrase l'oppresseur ! Qu'il dure sous le soleil et la lune de génération en génération ! Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. » (versets 4-5 et 12-13)       <br />
              <br />
       Ce portrait s’applique parfaitement à la royauté du Christ. Jésus est le Roi parfait. Élu de Dieu, par sa mort et sa résurrection il donne corps au nouveau Peuple de Dieu.  Il y établit son Règne et il en fait son Royaume. « Tout sera sous le pouvoir du Fils, comme dit saint Paul dans la deuxième lecture, lui-même se mettra sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et  ainsi, Dieu sera  tout en tous.»       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’évangile d’aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Ceci étant dit,  l’évangile choisi pour cette fête du Christ-Roi en cette année liturgique A nous présente notre Roi sous un jour particulier. Dans son Royaume les « grands » et les « nobles » sont les pauvres et les marginaux, ce que nous illustrent les paroles très connues de l’évangile qui vient d’être lu. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !  » (Mathieu 25, 35-36)        <br />
              <br />
       Ces paroles mettent au premier rang du Royaume de Jésus les gens dans le besoin, les pauvres, les marginaux etc. Elles retentissent toujours avec force dans nos assemblées. Elles ne peuvent nous laisser indifférents. C’est elles qui ont inspiré des gens comme saint François d’Assise qui a épousé Dame Pauvreté, comme sainte Mère Teresa qui a donné sa vie pour les mourants et les personnes abandonnées.       <br />
              <br />
       Les paroles de l'évangile selon saint Mathieu s’adressent à l’Église et à nous tous et toutes. Elles retentissent en cette fête du Christ Roi comme une invitation à ouvrir la porte pour que le Christ entre dans nos vies de chaque jour à travers des gestes simples et à la portée de toutes et de tous : moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide concrète...en sorte que la célébration de la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’univers se révèle encore plus authentique, selon les mots du pape François.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le message à retenir aujourd’hui en cette fête du Christ, Roi de l’Univers, c’est que nous ne pouvons pas célébrer la Royauté du Christ et son Royaume sans mettre devant nos yeux ceux et celles qui sont sa présence réelle dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire l’effort de les reconnaître autour de nous. Pour ce faire, il nous est donné ce matin un critère que l’Église a reconnu comme étant le signe indissociable de la sainteté des disciples de Jésus lorsqu’il s’agit de procéder à une béatification et à une canonisation : reconnaître la présence de Jésus dans l’autre, en particulier dans le plus démuni et le plus pauvre, en d’autres mots, dans le service du prochain. Il nous est peut-être arrivé d'avoir été sourds à ces invitations et même de ne pas avoir voulu reconnaître Jésus dans cette personne importune, ce visiteur non-désiré, ce jeune délaissé, qui sais-je encore ? C’est l’occasion aujourd’hui d’en demander pardon et de nous relancer sur le chemin de l’accueil  inconditionnel que nous propose Jésus.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent ces invitations avec ardeur. Sa préoccupation pour les réfugiés, les pauvres, les gens des périphéries, les laissés pour compte en fait un modèle à suivre dans nos choix personnels comme disciples-missionnaires.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le passage de l’évangile qui accompagne la Fête du Christ, Roi de l’Univers cette année nous a permis de découvrir  une facette parfois ignorée de la Royauté de Jésus. Le titre de Roi qu’on attribue à Jésus ne le place pas au-dessus de ses frères et sœurs, bien au contraire, il indique une proximité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie  en nous unissant au Christ glorieux toujours vivant pour nous sauver nous aide à reconnaître la présence de Jésus dans les personnes que nous rencontrons, dans celles qui s’adressent à nous, dans celles qui dépendent de nous, dans toute personne dans le besoin : enfants, parents âgés, grands-parents, pauvres, handicapés, malades etc.       <br />
              <br />
       Chaque fois que nous le ferons, nous entendrons alors le Roi nous dire : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 novembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 21 novembre 2017-->       <br />
               <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Toi, mon troupeau, voici que je vais juger entre brebis et brebis » (Ez 34, 11-12.15-17)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis,       <br />
       et je veillerai sur elles.       <br />
           Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau       <br />
       quand elles sont dispersées,       <br />
       ainsi je veillerai sur mes brebis,       <br />
       et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées       <br />
       un jour de nuages et de sombres nuées.       <br />
           C’est moi qui ferai paître mon troupeau,       <br />
       et c’est moi qui le ferai reposer,       <br />
       – oracle du Seigneur Dieu.       <br />
           La brebis perdue, je la chercherai ;       <br />
       l’égarée, je la ramènerai.       <br />
       Celle qui est blessée, je la panserai.       <br />
       Celle qui est malade, je lui rendrai des forces.       <br />
       Celle qui est grasse et vigoureuse,       <br />
       je la garderai, je la ferai paître selon le droit.       <br />
           Et toi, mon troupeau       <br />
       – ainsi parle le Seigneur Dieu –,       <br />
       voici que je vais juger entre brebis et brebis,       <br />
       entre les béliers et les boucs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il remettra le pouvoir royal à Dieu le Père, et ainsi, Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 20-26.28)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
           Car, la mort étant venue par un homme,       <br />
       c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.       <br />
           En effet, de même que tous les hommes       <br />
       meurent en Adam,       <br />
       de même c’est dans le Christ       <br />
       que tous recevront la vie,       <br />
           mais chacun à son rang :       <br />
       en premier, le Christ,       <br />
       et ensuite, lors du retour du Christ,       <br />
       ceux qui lui appartiennent.       <br />
           Alors, tout sera achevé,       <br />
       quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,       <br />
       après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,       <br />
       toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.       <br />
           Car c’est lui qui doit régner       <br />
       jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.       <br />
           Et le dernier ennemi qui sera anéanti,       <br />
       c’est la mort.       <br />
           Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils,       <br />
       lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père       <br />
       qui lui aura tout soumis,       <br />
       et ainsi, Dieu sera tout en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il siégera sur son trône de gloire et séparera les hommes les uns des autres » (Mt 25, 31-46)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (Mc 11, 9b-10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,       <br />
       et tous les anges avec lui,       <br />
       alors il siégera sur son trône de gloire.       <br />
           Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;       <br />
       il séparera les hommes les uns des autres,       <br />
       comme le berger sépare les brebis des boucs :       <br />
           il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.       <br />
              <br />
           Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :       <br />
       ‘Venez, les bénis de mon Père,       <br />
       recevez en héritage le Royaume       <br />
       préparé pour vous depuis la fondation du monde.       <br />
           Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;       <br />
       j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;       <br />
           j’étais nu, et vous m’avez habillé ;       <br />
       j’étais malade, et vous m’avez visité ;       <br />
       j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’       <br />
           Alors les justes lui répondront :       <br />
       ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?       <br />
       tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?       <br />
       tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?       <br />
           tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?       <br />
       tu étais nu, et nous t’avons habillé ?       <br />
           tu étais malade ou en prison...       <br />
       Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’       <br />
           Et le Roi leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous l’avez fait       <br />
       à l’un de ces plus petits de mes frères,       <br />
       c’est à moi que vous l’avez fait.’         <br />
              <br />
           Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :       <br />
       ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,       <br />
       dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.       <br />
           Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;       <br />
           j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;       <br />
       j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;       <br />
       j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’       <br />
           Alors ils répondront, eux aussi :       <br />
       ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu       <br />
       avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,       <br />
       sans nous mettre à ton service ?’       <br />
           Il leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous ne l’avez pas fait       <br />
       à l’un de ces plus petits,       <br />
       c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’       <br />
              <br />
           Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,       <br />
       et les justes, à la vie éternelle. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-A-c-est-a-moi-que-vous-l-avez-fait_a978.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C  « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais »</title>
   <updated>2022-02-22T13:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Mes-brebis-ecoutent-ma-voix--moi-je-les-connais_a891.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/31420987-29632247.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-07T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 12 mai 2019. Textes : Actes 13, 14.43-52, Apocalypse 7, 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/31420987-29632247.jpg?v=1552055283" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C  « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C  « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin un extrait de l’évangile de saint Jean qui reprend une image bien connue celle du bon pasteur ou bon berger. Dans cet extrait  de l’évangile de saint Jean c'est Jésus lui-même qui nous explique ce que cette image signifie pour les relations mutuelles entre les brebis et le pasteur,  entre nous et lui.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le choix de l’image du bon pasteur</span>       <br />
              <br />
       On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte.        <br />
              <br />
       Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui.        <br />
              <br />
       Suivons-le.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Trois traits de la relation de Jésus, bon pasteur,  avec nous</span>       <br />
              <br />
       Le premier trait retenu par Jésus c’est celui de la réciprocité.  « Moi, je les connais, et elles me suivent ».       <br />
              <br />
       Les deux, le pasteur et les brebis,  ne peuvent se ficher de l’autre. Leur sort est lié à celui de l’autre. Les brebis ne peuvent partir sans le pasteur. Le pasteur ne peut s’éloigner d'elles et les laisser à elles-mêmes. Il est ainsi amené à développer une sollicitude continuelle de tous les instants.  Même la nuit il dort avec une œil ouvert, comme on dit, comme le font les parents de jeunes enfants.        <br />
              <br />
       Quelle belle image du lien que Jésus a et veut développer avec chacun et chacune d’entre nous. Sa présence auprès de nous, n’est pas une présence intellectuelle et distante. Elle est une présence de tous les instants qui rejoint notre vie concrète. Il le promet lorsqu'il apparaît aux apôtres en Galilée avant l’Ascension : «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.» (Mathieu 28, 20)        <br />
              <br />
       Puisque nous sommes des brebis, nous sommes invités quant a nous à vivre avec notre pasteur une proximité et une intimité de tous les instants. Nous pouvons nous tourner vers lui en tout temps car il est toujours là. Nous sommes liés à lui, car sans lui nous ne pouvons par nos seules forces réaliser ce que nous devons faire pour répondre à l’appel de Dieu dans nos vies.  Comme brebis nous sommes dépendants de notre pasteur. <!--Même si nous y mettons nos efforts, il faut toujours se rappeler que sans lui nous ne pouvons aller bien loin sur le chemin de la sainteté à laquelle toutes les personnes baptisées sont appelées.-->Le lien mutuel entre le pasteur et les brebis, entre Jésus et nous,  est un lien serré et inviolable, ce qui fera dire à saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Galates</span> «  Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». (Galates 2, 20)       <br />
              <br />
       Le deuxième trait retenu par Jésus  pour décrire ce qu’il est comme pasteur, c'est la relation affectueuse avec les brebis. «  Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main ».         <br />
              <br />
       Jésus, le bon  pasteur,  est tellement proche des brebis qu’il prend même sur lui leurs péchés. Il a été à la recherche de la brebis perdue et il l'a portée sur ses épaules  pour la ramener au bercail. Pour Jésus les brebis sont sa vie.  Il a donné sa vie pour qu’elles vivent de la vie même de Dieu. Il les a réunies autour de lui pour les offrir au Père comme un sacrifice agréable et leur donner la vie éternelle.        <br />
              <br />
       Le troisième trait qui s'applique au pasteur qu'est Jésus, c'est la relation de communion des brebis avec lui et avec le Père : « personne ne peut les arracher de la main du Père ».        <br />
              <br />
       Ce lien de chaque brebis avec Jésus et avec le Père la fait entrer dans <!-- un monde où elle ne sera jamais seule. Elle connaîtra d’autres brebis. Elle les fréquentera pour vivre avec elles -->une communion de coeur et d’esprit avec Jésus et son Père dans laquelle il les entraîne, car comme il le dit :   «  Le Père et moi, nous sommes UN ».         <br />
              <br />
       La brebis que nous sommes  vivra l'amour qui vient du Dieu-Amour (l'agapè). Elle entrera ainsi dans la communion entre Jésus et son Père. Le disciple de Jésus est appelé à partager cette communion du Père et du Fils avec ses frères et soeurs. Elle se reflétera dans le « aimons-nous les uns les autres » qui est un impératif incontournable pour le chrétien et pour toute communauté chrétienne. C'est ainsi que s'exprime la communion entre le pasteur et les brebis.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous  pouvez constater que l’image du pasteur a une belle résonance dans les paroles de Jésus aujourd'hui. Ces paroles de Jésus nous permettent d’aller plus loin dans la compréhension et l'expérience de nos relations avec Lui.       <br />
              <br />
       Le temps de Pâques est une belle occasion de nous laisser entraîner derrière le bon pasteur qu'est Jésus. Apprenons à être et à devenir de vraies «  bonnes brebis ».  Nous saurons éviter les chemins de traverses si nous prenons le temps de regarder celui qui se présente comme le bon pasteur, le bon berger. Celui-ci aime ses brebis. Son amour n’est pas un amour  commandé, mais c’est un amour qui vient du cœur, qui le fait se pencher vers chacune des brebis avec sollicitude et avec attention.       <br />
              <br />
       Le texte de saint Jean nous a mis sur la piste de trois traits essentiels au pasteur qui ressortent des paroles mêmes de Jésus : réciprocité, affection et communion. Ces trois traits sont une invitation à les développer nous aussi dans nos vies à l'image du bon pasteur, du bon berger, Jésus qui est notre modèle et notre inspiration. En effet, nous sommes toutes et tous envoyés vers nos frères et soeurs pour les soutenir, les accompagner et les aimer comme le pasteur aime ses brebis poursuivant ainsi la mission d'annoncer « le salut jusqu’aux extrémités de la terre »  comme le font Paul et Barnabé au début de l'Église dans le reportage coloré qu'en fait la première lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que l’Eucharistie que nous célébrons comme à  chaque dimanche nous permette d’aller plus loin dans notre suite de Jésus, le bon pasteur, en tout temps, dans les moments plus difficiles et dans les moments joyeux, et que notre marche à sa suite nous conduise à la bergerie où il nous attend pour toujours.  C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mai 2019       <br />
              <br />
       Note : Depuis 1985, il existe au Québec une association pour les jeunes qui porte le nom <a class="link" href="http://lesbrebisdejesus.com/">LES BREBIS DE JÉSUS</a>, « un Mouvement ecclésial qui prend sa vie, son souffle, sa couleur dans le Cœur de Jésus, Bon Berger » écrit-on sur leur site internet. Le mouvement a été reconnu comme Association privée de fidèles, de droit diocésain en 2006. Ce mouvement s’étend aussi maintenant en Amérique du Sud et en Afrique notamment en République Dominicaine, au Cameroun, au Mali, au Mexique, en Équateur, au Pérou, au Rwanda, au Burundi, en RD Congo, aux Philippines, au Sénégal. <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/le-mouvement-les-brebis-de-jesus/">Entrevue avec la fondatrice</a>, sœur Jocelyne Huot.       <br />
              <br />
       ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche de Pâques Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
              <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour les funérailles de l'abbé Michel Fournier par le cardinal Gérald C. Lacroix</title>
   <updated>2018-10-11T20:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-funerailles-de-l-abbe-Michel-Fournier-par-le-cardinal-Gerald-C-Lacroix_a861.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/26418781-27199901.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-11T18:43:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour les funérailles de monsieur l'abbé Michel Fournier (1943-2018) par le cardinal Gérald C. Lacroix le 21 septembre 2018 en l'église Saints-Martyrs-Canadiens de la paroisse St-Jean-Baptiste de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26418781-27199901.jpg?v=1539278182" alt="Homélie pour les funérailles de l'abbé Michel Fournier par le cardinal Gérald C. Lacroix" title="Homélie pour les funérailles de l'abbé Michel Fournier par le cardinal Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/homelie_funerailles_michel_fournier_card_lacroix_180921.pdf">Version PDF de l'homélie du cardinal Lacroix</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Brève biographie de l'abbé Michel Fournier</span>       <br />
              <br />
       Ordonné prêtre le 25 mai 1969, l’abbé Fournier a inauguré son ministère presbytéral comme vicaire coopérateur à la paroisse Saint Joseph de Québec. Il fut aumônier au Service de la pastorale de l’Université Laval de 1974 à 1977, puis Directeur de ce service de 1979 à 1986. Devenu curé de la paroisse de La Nativité de Notre-Dame (Beauport) en 1986, son mandat fut reconduit jusqu’en 1998 et il devint en même temps administrateur de la paroisse Sainte Gertrude. Par la suite, il a été nommé curé de la paroisse de Saint François de Laval de 1998 à 2012. Il fut président du conseil d'administration des cimetières Saint-Charles et Notre-Dame de Belmont. L’abbé Michel Fournier a également été membre des Chevaliers de Colomb, Conseil 10017, membre du Conseil presbytéral du diocèse de Québec, membre du Comité des nominations de l’Archidiocèse de Québec.       <br />
              <br />
              <br />
       Monsieur l'abbé Michel Fournier était prêtre associé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et avant de se retirer à la Maison Cardinal-Vachon, il habitait au Séminaire sur la rue des Remparts.       <br />
              <br />
       Voici <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/L-abbe-Michel-Fournier-cure-de-la-paroisse-Bienheureux-Francois-de-Laval-prend-residence-avec-la-communaute-des_a101.html">le mot qu'il écrivait à ses paroissiens</a> le 18 mars 2007 pour expliquer son choix de quitter le presbytère de la paroisse pour demeurer au Séminaire.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Annee-sacerdotale-Lettre-au-Cure-d-Ars-par-l-abbe-Michel-Fournier-cure-a-Quebec_a348.html">Lire sa célèbre lettre au Curé d'Ars lors de l'Année sacerdotale </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-funerailles-de-l-abbe-Michel-Fournier-par-le-cardinal-Gerald-C-Lacroix_a861.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les écrits spirituels de saint François de Laval disponibles en anglais maintenant</title>
   <updated>2017-03-14T04:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-ecrits-spirituels-de-saint-Francois-de-Laval-disponibles-en-anglais-maintenant_a765.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/11301567-18817984.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-04T14:34:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Février 2017. Vient de paraître mon dernier livre sur François de Laval. Il s'intitule The Spirirual Writings of François de Laval. J'en suis très heureux et très fier car cette contribution sera très utile à un public non-francophone. Ainsi, elle permettra de faire connaître la spiritualité de saint François de Laval, un grand apôtre et pasteur, à un public élargi.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/11301567-18817984.jpg?v=1488638546" alt="Les écrits spirituels de saint François de Laval disponibles en anglais maintenant" title="Les écrits spirituels de saint François de Laval disponibles en anglais maintenant" />
     </div>
     <div>
      Grâce à la générosité du Séminaire de Québec et à l'initiative du Centre d'animation François de Laval, j'ai procédé à la révision de mon livre sur les écrits spirituels de François de Laval pour en présenter une traduction anglaise.        <br />
              <br />
       C'est monsieur Benjamin Waterhouse, d'origine britannique, organiste à la Cathédrale anglicane Holy Trinity à Québec, un traducteur aguerri qui a procédé à la traduction. Comme il dit dans une note au début du volume "ce n'est jamais facile de traduire des textes qui ont été écrits  il y a des centaines d'années dans un contexte que nous avons de la difficulté à imaginer...J'ai essayé de ne pas faire une traduction en anglais archaïque, les phrases elles-mêmes et l'ordonnance de la pensée de l'auteur montrent bien que nous sommes dans un autre temps."       <br />
              <br />
       Monsieur Waterhouse a réussi une superbe traduction où il a gardé  le ton et le style du XVIIe siècle tout en faisant les adaptations nécessaires ou utiles pour les lecteurs et les lectrices d'aujourd'hui. J       <br />
              <br />
       J'ai revu l'ensemble de la publication plusieurs fois et Martina de Vries, directrice-adjointe du Centre d'animation François de Laval, a supervisé avec brio toute l'opération procédant aux corrections nécessaires et à la préparation de la maquette de couverture. Je remercie particulièrement Jean Duval, le directeur du Centre d'animation François de Laval qui a eu l'idée de cette publication et qui a vu à la mener à terme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/GIGUERE_Hermann.htm">Mon parcours académique et mes publications</a>       <br />
              <br />
       <HD>       <br />
              <br />
       Le livre est disponible dès maintenant au Centre d'animation François de Laval et il le sera plus tard dans les librairies de Mediapaul.       <br />
              <br />
       Prix : 25 $ taxes en sus       <br />
       Frais de livraison en sus        <br />
              <br />
       Un édition numérique est en préparation et sera disponible en juin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Centre d’animation François-de Laval       <br />
       20, rue De Buade       <br />
       Québec (Québec)       <br />
       G1R 4A1</span>       <br />
              <br />
       418 692-0228       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('centre@francoisdelaval.com')" >centre@francoisdelaval.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <b>Voici le contenu du livre</b>       <br />
              <br />
       After a long and exhaustive review, the author selected the 39 texts brought together here to illustrate François de Laval’s spiritual experience. The excerpts come from letters, decrees, orders and reports, in other words from documents that are not, strictly speaking, “spiritual”. However, the texts, presented in the second part of this book, will allow readers to discover and appreciate St. François de Laval as a spiritual thinker on the basis of his own words, expressions, writings and accounts, which is the best way to get to know a great mind. In all modesty, the author believes he has been able to shed some light on the rich mystical life of St. François de Laval, only too often, alas, hidden under a bushel.       <br />
              <br />
       PREFACE       <br />
       By Cardinal Gérald Cyprien Lacroix, Archbishop of Quebec       <br />
       <!--Extract : "These texts offer a sure way to enter more deeply into the life andexperience of François de Laval. How can we not feel moved by the strength of his radical acceptance of Christ, the ardor of his commitment to his mission, and the clarity of his vision for the growth of the Church? What path toward the future and expansion of our Church could have been more profitable than the path taken by François de Laval? Whether at the time of its foundation on Canadian soil, or in the present, the Church needs daring evangelizers and pastors to proclaim the Word and help Christian communities to advance along the roads of life and abundant life (cf. John 10:10). "-->       <br />
              <br />
       COLLECTED SAYINGS OF FRANÇOIS DE LAVAL       <br />
       Excerpts from letters and documents written by François de Laval        <br />
              <br />
       INTRODUCTION        <br />
              <br />
       FRANÇOIS DE LAVAL – A PASTOR IMBUED       <br />
       WITH THE MISSIONARY SPIRIT OF THE APOSTLES       <br />
              <br />
       Preamble 23       <br />
       Pastoral charity at the center of his life        <br />
       An evangelical ideal: sharing and “disappropriation”       <br />
       Discovering and remaining faithful to the “hand of Our Lord”       <br />
       in all events       <br />
       A mystical pastor       <br />
       Devotion to Mary       <br />
       Missionary zeal       <br />
       Conclusion        <br />
              <br />
       CHRONOLOGY        <br />
              <br />
       BIBLIOGRAPHY       <br />
              <br />
       THE SPIRITUAL WRITINGS OF FRANÇOIS DE LAVAL       <br />
              <br />
       Introductory note        <br />
              <br />
       SECTION A : Five letters to his friend Henri-Marie Boudon,        <br />
       Archdeacon of Évreux       <br />
              <br />
       SECTION B : Texts on missions and knowledge of the local population       <br />
              <br />
       SECTION C : Pastoral texts       <br />
              <br />
       SECTION D : Texts on the mystical spirituality of abandonment to God       <br />
              <br />
       SECTION F : Texts on spiritual friendship       <br />
              <br />
       GENERAL INDEX 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-ecrits-spirituels-de-saint-Francois-de-Laval-disponibles-en-anglais-maintenant_a765.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Invitation aux prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert pour la Fête de saint François de Sales anticipée au 23 janvier 2013</title>
   <updated>2018-01-24T16:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-de-Portneuf-Lorette-Louis-Hebert-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales_a506.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5028529-7508165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-04T22:00:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les prêtres du Séminaire de Québec vénèrent saint François de Sales, comme leur second patron. À chaque année lors de sa fête qui est parfois déplacée de quelques jours à cause des contraintes de lieu, il y a une CONCÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE communautaire suivie d'un repas fraternel, Cette année ce sera le mercredi 23 janvier 2013 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5028529-7508165.jpg?v=1355753873" alt="Invitation aux prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert pour la Fête de saint François de Sales anticipée au 23 janvier 2013" title="Invitation aux prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert pour la Fête de saint François de Sales anticipée au 23 janvier 2013" />
     </div>
     <div>
      Jusqu’en 1981, les prêtres du Sémi­naire invitaient leurs confrères à l'occasion la fête de leur patron secondaire, saint François de Sales, évêque et pasteur. Cette tradition a été reprise en 2004 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. En remettant à l’honneur cette tradition en <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales_2004.htm#tailleur">2004</a>, la communauté des prêtres du Séminaire dans un esprit de fraternité presbytérale, invite des confrères du presbyterium diocésain à s'unir à eux pour cette fête. Cette année ce sont les prêtres de la Région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert qui reçoivent cette invitation.        <br />
              <br />
       La concélébration eucharistique  aura lieu <B>le mercredi  23 janvier 2013 à 16h </B> à la chapelle du 6e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts), puis par la suite les prêtres, les séminaristes et les invités se rendront à la Salle des prêtres pour une santé suivie d'un repas fraternel. <BR><BR>       <br />
              <br />
       Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net./sme/carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Voici quelques <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#sme">témoignages</a> que monsieur le Chanoine Laurent Tailleur, ex-archiviste du Séminaire de Québec, a colligés et qui font état de la célébration de la "Saint François de Sales" autrefois.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Documents sur la <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#hgig">vie et la spiritualité</a> de saint François de Sales (1567-1622).       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0">  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">Cliquez ici pour les homélies sur saint François de Sales</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-de-Portneuf-Lorette-Louis-Hebert-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales_a506.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012</title>
   <updated>2012-02-24T02:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-Laurentides-Quebec-Centre-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales-deplacee_a446.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3572127-5157211.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-06T04:01:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les prêtres du Séminaire de Québec vénèrent saint François de Sales, comme leur second patron. À chaque année lors de sa fête qui est parfois déplacée de quelques jours à cause des contraintes de lieu, il y a une CONCÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE communautaire suivie d'un repas fraternel, Cette année ce sera le mercredi 25 janvier 2012 . Jusqu’en 1981, les prêtres du Sémi­naire invitaient leurs confrères à l'occasion la fête de leur patron secondaire, saint François de Sales, évêque et pasteur. Cette tradition a été reprise en 2004 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3572127-5157211.jpg?v=1324503713" alt="Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012" title="Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012" />
     </div>
     <div>
      En remettant à l’honneur cette tradition en <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales_2004.htm#tailleur">2004</a>, la communauté des prêtres du Séminaire dans un esprit de fraternité presbytérale, invite des confrères du presbyterium diocésain à s'unir à eux pour cette fête. Cette année ce sont les prêtres de la Région pastorale Laurentides/Québec-Centre qui ont reçu cette invitation.        <br />
              <br />
       La concélébration eucharistique présidée par le nouvel évêque auxiliare élu, Mgr Denis Grondin, aura lieu <B>le mercredi  25 janvier 2012 à 16h </B> à la chapelle du 6e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts), puis par la suite les prêtres, les séminaristes et les invités se rendront à la Salle des prêtres pour une santé suivie d'un repas fraternel. <BR><BR>       <br />
              <br />
       Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca./carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Voici quelques <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#sme">témoignages</a> que monsieur le Chanoine Laurent Tailleur, ex-archiviste du Séminaire de Québec, a colligés et qui font état de la célébration de la "Saint François de Sales" autrefois.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Documents sur la <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#hgig">vie et la spiritualité</a> de saint François de Sales (1567-1622).       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0">  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">Cliquez ici pour les homélies sur saint François de Sales</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-Laurentides-Quebec-Centre-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales-deplacee_a446.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é.</title>
   <updated>2012-01-22T20:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3447549-4959743.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-18T02:06:00+01:00</published>
   <author><name>Bertrand Roy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 17 novembre 2011, 125 prêtres venant de toutes les parties de la région pastorale de la Rive Nord se sont retrouvés pour entendre Bertrand Roy p.m.é. sur le thème de la mission aujourd'hui. "Pasteurs au coeur d'une Église missionnaire et évangélisatrice" lisait-on dans le programme. La veille, à la salle du Journel à St-Joseph-de-Beauce, 75 prêtres de la région pastorale de la Rive Sud avaient pu bénéficier des enseignements concrets, pratiques et théologiques du conférencier.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3447549-4959743.jpg?v=1321586070" alt="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." title="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." />
     </div>
     <div>
      <b>Voir plus loin le texte intégral des interventions de l'abbé Bertrand Roy p.m.é, </b>       <br />
              <br />
       La journée de la Rive Nord s'est déroulé à la maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport. Elle a commencé par une <span style="font-style:italic">Lectio divina </span>à partir de 2 Corinthiens 5, 11-21 présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Après cette méditation riche et remplie, Bertrand Roy p.m.é. a commencé sa série de trois entretiens : deux en avant-midi et un en après-midi.       <br />
              <br />
       Le contenu de ces entretiens a été d'un richesse remarquable. Ils furent donnés avec aplomb, expérience et clarté. Le conférencier a été des plus appréciés par les participants. Vous trouverez ici un aperçu de ces entretiens présentés bien sommairement. Vous en trouverez le texte intégral plus loin.        <br />
              <br />
       Allons-y pour quelques notes prises sur le vif.       <br />
              <br />
       <b>Première conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou devons-nous être &quot;de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Cet exposé visait à situer l'exercice du sacerdoce ministériel (fonction) dans le contexte de la pratique et de la théologie de la mission. Le conférencier s'est demandé s'il était possible de &quot;faire église&quot; autrement . Existe-t-il une autre façon? Oui, répond-il, et c'est plus qu'une question de tâche, c'est dans l'exercice de la charité pastorale que le prêtre trouvera du bonheur. C'est ce que dit le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</span> de Vatican II au numéro 14 que <span style="font-style:italic">Pastores dabo vobis </span> reprend largement. La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme l'y invite la lettre aux prêtres de <span style="font-style:italic">l'Assembleé des évêques catholiques du Québec </span>en 2009.       <br />
              <br />
       Pour mieux situer l'exercice du sacerdoce ministériel, le conférencier montre l'importance d'une théologie et d'une pratique de la Mission. Avant d'arriver aux moyens concrets, il est essentiel de mettre au point une vision éclairée et solide de la Mission.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue théologique</span>, la MIssion nous renvoie au Dessein de Dieu. L'Église n'existe pas pour elle-même, mais pour les autres. L'Église est au service du Dessein de Dieu, du mouvement de l’amour trinitaire qui embrasse toute l’humanité, c’est le souffle de l’Esprit qui unit toute l’humanité au mystère pascal du Christ, d’une façon que Dieu connaît. Cette constatation incontournable implique deux conséquences : 1) écoute et discernement des signes de l'action de l'Esprit et 2) conversion du regard ecclésial sur soi et sur les autres.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue pratique</span>, la Mission empruntera la même route que celle du Christ, comme le rappelle le Décret <span style="font-style:italic">Ad gentes</span> de Vatican II. La mission de l’Église écrivent les Pères du Concile Vatican II « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle; c’est donc par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service… » (numéro 5). L'Église est en chemin. La forme de la marche de l'Église c'est le pèlerinage - Ecclesia peregrinans - et  sa mission est sans cesse marquée par un dialogue prophétique entre les membres de l'Église et avec les autres qui l'entourent et avec lesquels elle interagit. C'est au coeur même des transformations que nous vivons que la &quot;nouvelle évangélisation&quot; se réalise. La vérité de l'Évangile est attestée par la qualité des relations que l'Église suscite à l'intérieur et à l'extérieur dans une gratuìté à l'image de la gratuité du don de Dieu.        <br />
              <br />
       Bertrand Roy  p.m.é. termine cette première conférence avec une image saisissante en comparant le ministère presbytéral à un diapason. Le prêtre, explique-t-il, n'est pas le chef d'orchestre, il ne joue pas de solos, il ne chante pas plus haut que les autres, il entend le &quot;la&quot; et il permet à la communauté de chanter juste.       <br />
              <br />
       <b>Deuxième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou la passion des &quot;supermans de la pastorale&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième conférence, Bertrand Roy p.m.é. aborde la spiritualité de la MIssion. Son exposé vise à approfondir la dimension existentielle (être) de l'exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective de spiritualité missionnaire. Il serait trop long ici de reprendre les multiples exemples que le conférencier a apportés Qu'il suffise de noter son insistance pour situer cette spiritualité de la Mission dans  un mouvement qui la précède et qui la dépasse, celui du Dessein de Dieu qui vient vers l'humanité et lui donne son Fils. &quot;C'est, dit-il, un problème de foi, de foi risquée&quot;. Comme Paul, le prêtre engage toute son existence au service de la mission. La spiritualtié missionnaire est avant tout existentielle. Exemples: Mgr Gustave Prévost et Charles de Foucauld. Des témoins, une présence, une communion, une vocation qui va toujours en avant, ouverte dans l'espérance, voilà des caractéristiques d'une authentique spiritualité missionnaire.       <br />
              <br />
       <b>Troisième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou &quot;l'avenir d'un ministère au service de la communion missionnaire&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette conférence, Bertrand Roy p.m.é. a identifié quelques pistes d'avenir pour l'exercice &quot;consolant&quot; d'un ministère aux horizons nouveaux. Il en a indiqué cinq.       <br />
              <br />
       1) Mettre en fonction une communauté de collaborateurs et de collaboratrices qui ont un coeur rempli d'espérance, qui ont des désirs ardents et qui prennent le temps de partager ensemble dans la familiarité de la vie quotidienne et la détente.       <br />
              <br />
       2) Passer de la logique du succès à celle de la fécondité, ce que Mgr Lacroix avait appelé plus tôt en s'adressant à ses prêtres &quot;réussir&quot; versus &quot;accomplir&quot; en donnant l'exemple de Jésus qui n'a pas &quot;réussi&quot;, mais qui a &quot;accompli&quot; sa mission : &quot;Père, tout est accompli&quot; (Jean 19, 23) . Le Seigneur demande au pasteur de porter du fruit. Le pasteur est un semeur, c'est Dieu qui donne la croissance, mais le pasteur doit sarcler; bêcher, arroser pour que la semence s'enracine et porte du fruit. Il est important dans nos évaluations pastorales de le faire toujours en terme de &quot;fruits&quot; et non en termes de &quot;réussites&quot;.       <br />
              <br />
       3) Maintenir une saine tension entre le local et l'universel. &quot;Des racines et des ailes&quot;.... Être enracinés dans un milieu précis est essentiel à la Mission. D'autre part, l'ouverture, la mobilité sont nécessaires. Enracinement dans un contexte global.       <br />
              <br />
       4) Développer la fraternité sacerdotale et relever le défi des &quot;inters&quot; : l'inter-générationnel, l'inter-culturel, l'inter-ministères. Le conférencier donne ici plusieurs illustrations concrètes de cette piste.       <br />
              <br />
       5) Cultiver la formation, la formation initiale (séminaire, stages etc.) et la formation permanente.       <br />
              <br />
       Le conférencier termine par un souvenir de Paul VI à la fin de sa vie, en juillet 1978, qui, s’adressant à des représentants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer, au moment de quitter ses invités, improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir». Que les pasteurs, à l'exemple de Paul VI,  soient toujours conscients que c'est une dignité d'aimer et de servir ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
              <br />
       On peut lire une conférence de Bertrand Roy p.m.é. donnée au Montmartre canadien à Québec le 20 février 2008 qui touche plusieurs des points abordés dans les entretiens qui précèdent :  <a class="link" href="http://www.lemontmartre.net/archives/conference_bertrand_roy.pdf">L’évangélisation au XXIe siècle : Quelles surprises nous attendent?</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <HR>       <br />
       <b>Bertrand Roy, p.m.é. </b>       <br />
              <br />
       Directeur et rédacteur en chef de la revue <span style="font-style:italic">Missions Étrangères</span> de 1985 à 1986 et directeur de la publication depuis 2003, Bertrand Roy a été missionnaire en Indonésie de 1976 à 1982 et au Cambodge de 1995 à 1996. Il dirige aujourd'hui des dossiers relatifs à la formation en plus d'enseigner la missiologie à l'université. Il est membre du Conseil central de la Société des prêtres des Missions Étrangères depuis 2003, poste qu'il avait auparavant occupé de 1985 à 1991.        <br />
       ¨       <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Texte intégral des interventions de l'Abbé Bertrand Roy p.m.é.</b>       <br />
              <br />
       <b>Pasteurs au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontres régionales des prêtres – Novembre 2011       <br />
       Archidiocèse de Québec</span>       <br />
              <br />
       	Durant la dernière année, ce fut pour moi un privilège que de faire le tour des régions pastorales pour une réflexion sur la paroisse dans la perspective de la nouvelle évangélisation. Je vous en remercie sincèrement. Aujourd’hui un autre cadeau m’est offert : collaborer à une réflexion sur la dimension missionnaire de notre ministère sacerdotal dans le contexte de la réorganisation pastorale en cours. Quel est l’avenir de notre ministère et de notre être comme prêtres à l’intérieur du grand chantier des réaménagements pastoraux?       <br />
              <br />
       	En préparant cette journée, je me suis laissé interpeller par des questions soulevées par le Conseil presbytéral du 19 septembre dernier.  «  On note un changement dans le service et la présence au gens dans ce nouveau redécoupage des  communautés. Dans ce nouveau contexte, nous sommes de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques. Comment allons-nous passer de la conversion structurelle à la conversion pastorale? » Je m’inspire de cette question pour tenter de situer l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       	Je pense ici à mon premier évêque dans le Nord de Sumatra en Indonésie, Mgr Pius Datubara, un capucin indonésien. Il avait une telle une âme de pasteur qu’il semblait se reprocher d’être évêque, comme s’il y avait ainsi un prêtre de moins pour répondre aux besoins pastoraux immédiats des communautés. Les prêtres devaient faire la queue avec tous les pauvres de la ville pour pouvoir lui parler. Je pense aussi à un autre évêque, un prêtre diocésain polonais, que j’ai connu durant mes années d’étude dans son diocèse. Il était toujours en voyage et s’en remettait à ses collaborateurs pour les tâches administratives et la gestion du quotidien. Les foules l’adoraient, mais ses collaborateurs étaient parfois essoufflés, souvent laissé à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       	Tous les deux, Pius Datubara et Karol Wotyla, furent pour moi des témoins de la charité pastorale, de cette « charité du Christ qui nous presse ». Cette charité pastorale, comme service de proximité et présence quotidienne aux gens, devient-elle un idéal impossible à vivre dans le contexte des réaménagements pastoraux actuels? Somme-nous condamnés à  être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       Réaménagements pastoraux et exercice de la charité pastorale       <br />
              <br />
       	En avril 2010, dans une lettre qu’ils adressaient aux prêtres à l’occasion du Jeudi saint, les évêques du Québec exprimaient leur encouragement et leur reconnaissance. Dans cette même lettre, il était question des préoccupations actuelles des prêtres, qu’il s’agisse des réorganisa­tions pastorales, du lien avec leur évêque, de leur formation, de leur équilibre de vie, de leur situation financière. Après avoir rappelé le contexte diffi­cile dans lequel les prêtres sont appelés à exercer leur ministère aujourd’hui au Québec, souvent en se butant à l’indifférence des uns ou à l’agressivité des autres, les évêques du Québec affirmaient que « les réalités sociologiques et une décroissance numérique nous convainquent de plus en plus qu’il faut &quot;faire autrement&quot; pour que notre tâche soit humainement supportable et spirituellement gratifiante. On doit cependant l’affirmer clairement : la situation actuelle nous oblige à revenir à ce qui est la source de notre sacerdoce. » (AECQ, Lettre d’amitié des évêques du Québec à leurs confrères prêtres à l’occasion du Jeudi saint de l’année sacerdotale, 1er avril 2010).       <br />
              <br />
       	Faire autrement. Cette expression est devenue un slogan dans notre environnement politique, social et même ecclésial. On parle de faire Église autrement. Dans certaines Églises locales au passé missionnaire glorieux, on entend même des invitations à la désobéissance. Si l’exercice du ministère des prêtres devient une tâche qui n’est plus humainement supportable ni spirituel­lement gratifiante, il y a un sérieux problème dans la demeure et il faut évidemment faire autrement.       <br />
              <br />
       	Existe-t-il une autre façon de faire permettant de contrer la pénurie de main d’œuvre, l’abandon prématuré, l’épuisement professionnel ou le senti­ment de libéra­tion quand sonne enfin l’heure de la retraite. Il y a certainement moyen de faire autrement puisqu’il y a des prêtres heureux dans leur ministère. Nous en connaissons. Nous en sommes. Nous savons aussi que la même tâche peut être écrasante et terrible pour l’un et stimulante et valorisante pour un autre. C’est plus qu’une question d’ouvrage. Etre heureux comme prêtres dans la situation actuelle suppose que nous retrouvions constamment le chemin qui mène à la source de notre sacerdoce.        <br />
              <br />
       	Selon le décret de Vatican II sur le ministère et la vie des prêtres, c’est dans l’exercice de la charité pastorale, en menant la vie même du Bon Pasteur dans l’unité de la mission de l’Église, que les prêtres trouveront l’unité de leur propre vie et leur bonheur (cf. Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 14). S’il faut faire autrement pour que la tâche des prêtres soit humainement supportable et spirituelle­ment gratifiante, il faut revoir notre façon d’exercer cette charité pastorale.       <br />
              <br />
       	La charité pastorale implique une loyauté et un effort inlassable, à la manière du Bon Pasteur qui appelle ses brebis chacune par son nom, qui donne sa vie pour elles, qui s’éloigne même du gros du troupeau pour rechercher celle qui est perdue. Cette loyauté et ce don de soi sans compter s’accommodent mal d’une froide description de tâche, d’un encadrement juridique bien défini, d’un horaire régulier non négociable, de directives officielles à appliquer mur à mur. La charité pastorale semble appartenir plus au domaine de l’improvisation qu’à celui de la planification. Elle appartient plus à la relation d’amitié et de liberté qu’à la responsabilité administrative et aux procédures contraignantes. Elle appartient plus au don gratuit qu’au devoir professionnel de répondre à des besoins, tels les besoins religieux de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       	Pour donner tout son espace vital à la charité pastorale, il est nécessaire de faire autrement afin que les prêtres y trouvent l’unité de leur vie et leur bonheur. C’est ici qu’il peut être indispensable d’envisager le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire. Ne sommes-nous pas confrontés nous aussi à la conversion pastorale dont a parlé la Ve Conférence du CELAM à Aparecida, au Brésil?       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de déve­lop­per la dimension mission­naire de la vie dans le Christ. L’Église a besoin d’une forte secousse qui l’empêche de s’installer dans le confort, la stagna­tion et la tiédeur, en marge de la souffrance des pauvres du continent. Nous avons besoin que chaque commu­nauté chré­tien­ne se convertisse en un centre de rayonnement de la vie dans le Christ. […] Nous sommes appelés à assumer une attitude de conversion pastorale permanente, ce qui implique écouter avec attention et discerner « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2, 29) à travers les signes des temps où Dieu se manifeste. » (CELAM, Aparecida – Document final, 2007, 360-362)       <br />
              <br />
       	Quelle conversion pastorale permanente, quelle forte secousse, quelle attention aux signes des temps, sommes-nous appelés à assumer pour vivre la charité pastorale du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire?        <br />
              <br />
       Prêtres-missionnaires : héritiers et pionniers…       <br />
              <br />
       	Peut-être que « devenir de plus en plus évêques » n’est pas une si mauvaise idée après tout, non pas dans le sens d’être débordé de tâches administratives au point de priver l’Église de ses pasteurs ou de partir en voyage en laissant l’ouvrage aux autres, mais dans le sens de collaborer de plus en plus au ministère des évêques. Or ce ministère est d’abord et avant tout un service apostolique, autrement dit un service missionnaire.         <br />
              <br />
       	Encore faut-il bien s’entendre. Une certaine image traditionnelle de la mission, même si nous savons qu’elle est dépassée, demeure bien ancrée dans notre imaginaire ecclésial. Par exemple, il ne suffit pas de faire le prêtre dans un autre pays pour le faire autrement. Il ne suffit pas de savoir se débrouiller avec peu de ressources pour faire la mission. Ou encore, il ne suffit pas d’être un bon improvisa­teur, d’avoir un grand réseau d’amis et d’être généreux sans compter pour vivre la charité pastorale dans une perspective missionnaire. Comment se présente l’exercice de notre ministère dans cette perspecti­ve?       <br />
              <br />
       	J’aime bien me rappeler cette affirmation du rabbin Abraham Josuah Heschel : « Pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier. Pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. » Les prêtres du Québec, ou mieux encore les prêtres de Québec, sont les héritiers d’une longue tradition de prêtres-missionnaires, de prêtres-pionniers ouvrant des chemins nouveaux. Jusqu’en 1908, toute l’Amérique du Nord était considérée comme une terre de mission et plusieurs prêtres d’ici ont fait leurs valises pour aller vers l’Ouest, vers le Sud ou vers le Nord comme missionnaires. Et ceux qui restaient ici ouvraient de nouvelles paroisses, bâtissaient des églises, fondaient des communautés religieuses et peut-être même devenaient chanoines.        <br />
              <br />
       	En 1921, il y a 90 ans, les évêques du Québec ont exercé leur service missionnaire en fondant une maison de formation, un Séminaire en vue d’organiser la participation de leur clergé diocésain à la mission universelle de l’Église. Ce Séminaire sera le berceau de la Société des Missions-Étrangères. À l’époque, on partait en mission au loin, comme ambassadeurs d’un peuple apostolique, pour sauver une par une les âmes « qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » et surtout pour fonder une Église locale à l’image et à la ressemblance de celle qui vous envoyait. L’attitude de ces missionnaires, généreux et audacieux, n’était pas toujours une attitude de sympathie face aux autres cultures et aux autres religions. Les jugements sévères et la confrontation des différences accom­pagnaient la disponibilité à rendre service aux gens et le désir de leur faire connaître la religion du Bon Dieu, comme on disait alors. La devise épiscopale du premier évêque de la Société des Missions-Étrangères, Mgr Louis-Adelmar Lapierre, p.m.é., vicaire aposto­li­que de Szepingkai en Mandchourie était : « Caritas Christi urget nos ». Tel est notre héritage spirituel.       <br />
              <br />
       	La perspective missionnaire a beaucoup changé depuis 1921 dans la mouvance des transformations sociales, religieuses et ecclésiales du XXe siècle, mais l’imaginaire ecclésial n’absorbe que très lentement ces changements. La mission actuelle en dialogue prophétique avec les pauvres, les cultures et les religions est toujours confrontée aux tentations de puissance, d’uniformité et de confrontation qui refont surface sous des habits nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’appel à une conversion pastora­le missionnaire lancé par le CELAM à Aparecida n’est pas une nouveauté. Comme l’a fait l’Église du Québec, par exemple avec l’enquête Risquer l’avenir il y a 20 ans, cet appel recueille l’héritage du difficile chemine­ment post-conciliaire qui a changé notre vision et notre pratique de la mission.        <br />
              <br />
       	Par exemple, ce changement était évoqué discrètement par le comité des minis­tères de l’AECQ dans un message sur l’identité presbytérale intitulé : « Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église ». Dans la dernière section du message, sous le titre : « Appelés et envoyés », ce message situe ainsi le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire :        <br />
              <br />
       […] La communauté locale ne doit pas s’occuper uniquement de ses propres fidèles : elle doit veiller à maintenir vive la préoccupation missionnaire qui la fera aller vers tous les hommes et toutes les femmes de leur temps. Les prêtres ont à cœur d’animer cet esprit missionnaire de la vie de la communauté. Les prêtres, au cœur de la communauté des baptisés, se rendent ainsi disponibles, par toute leur vie, à exercer un ministère aux horizons nouveaux, afin de collaborer d’une façon particulière à la mission du Christ, une mission elle aussi aux horizons toujours nouveaux… (AECQ, Comité des ministères, Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église (L’identité presbytérale), Année sacerdotale 2009-2010.)       <br />
               <br />
       	En ce qui regarde le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire, le changement évoqué par le comité des ministères va bien au-delà de l’animation missionnaire de la communauté. La conversion pastorale qu’il suggère ne signifie pas la recherche de nouvelles stratégies. Il s’agit plutôt d’élargir notre regard à la mesure des horizons toujours nouveaux de la mission pour y resituer le ministère des prêtres et l’exercice de leur charité pastorale dans cette perspective.       <br />
              <br />
       	Pour évoquer brièvement ces horizons nouveaux de la mission et y situer le ministère des prêtres aujourd’hui et demain, j’adopterai trois points de vue : d’abord celui de la théologie de la mission, puis celui de la pratique de la mission, et enfin celui de la spiritualité de la mission.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       La mission a une Église       <br />
              <br />
       	Un premier point de vue est celui de la théologie de la mission. Dans la mouvance de Vatican II, nous avons redécouvert le sens théologique de la mission. Son origine, son centre et son but se trouvent dans le mouvement de l’amour trinitaire vers toute l’humanité. Plus qu’une activité de l’Église, la mission est sa raison d'être comme communauté croyante. Nous connaissons cette affirmation du décret Ad Gentes : « De sa nature, l’Église, durant son pèlerinage sur la terre, est missionnaire, puisque elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. Ce dessein découle de « l’amour dans sa source », autrement dit de la charité du Père (Vatican II, Ad Gentes, 2).        <br />
              <br />
       	Toute l’Église est missionnaire car elle trouve son origine et son but dans ce mouvement de l’amour trinitaire qui la précède et la dépasse pour rejoindre toute l’humanité et l’embrasser de ses deux mains que sont le Verbe et l’Esprit, la Parole et le Souffle de Dieu. L’horizon de la mission s’élargit considérablement. Plus qu’une activité de l’Église, c’est la mission qui a une Église. L’Église est au service de cette mission de Dieu comme signe et sacrement. Mentionnons seulement deux enjeux de ce nouvel horizon de la mission pour le service que l’Église est appelée à rendre.       <br />
              <br />
       	Un premier enjeu est le passage à une compréhension de la mission qui dépasse le salut individuel. Cette mission, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, concerne la réalisation dans toute l’histoire humaine du dessein de Dieu dans l’ordre de l’amour, de la libération du mal, d’une nouvelle création. Il en résulte un regard plus positif quoique critique sur les projets d’humanisation que portent les différentes cultures, idéologies et traditions religieuses de l’humanité. Le service de l’Église missionnaire exige un constant discernement des « signes des temps », des signes de l’amour de Dieu à l’œuvre dans l’histoire. C’est la condition indispensable pour que l’Église soit fidèle à sa raison d’être et puisse dire aux femmes et aux hommes de son temps : « Si tu savais le don de Dieu. »       <br />
              <br />
       	Un deuxième enjeu de ce nouvel horizon de la mission est une conversion du regard ecclésial sur soi et les autres. Si nous avons longtemps défini les autres, les destinataires de la mission, en fonction de nous (qu’il s’agisse des païens, des infidèles, des hérétiques, des non-chrétiens, des non-pratiquants, des distants, etc.), le service de la mission de Dieu à l’œuvre dans le monde par sa Parole et son Esprit nous conduits à découvrir notre identité comme Église dans la relation avec les autres, dans le dialogue et le service. Selon le théologien Karl Rahner au lendemain de Vatican II, au moment où l’organisa­tion missionnaire de l’Église était en pleine crise, si l’Église est missionnaire, c’est parce qu’elle a besoin des autres pour vivre sa foi. Jean-Paul II évoquera la même pauvreté quand il affirmera que « la mission renouvelle l’Église, renforce la foi et l’identité chrétienne, donne un regain d’enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s’affermit lorsqu’on la donne. » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 2).         <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la théologie de la mission, un premier point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres est la conscience qu’une Église missionnaire, de par sa nature, est une Église toute entière ministérielle, c’est-à-dire toute entière au service du don reçu gratuitement du Christ ressuscité pour être partagé avec tous dans la mouvance de son Esprit. Dans l’Église missionnaire, tous les baptisés incorporés au Christ sont participants de l’unique mission du Christ en coopérant selon la mesure du don reçu à sa triple fonction prophétique, sacerdotale et royale. Tous sont dans les Christ des femmes et des hommes de Dieu autant que les prêtres, quoiqu’en pense le sentiment populaire beaucoup plus sacral qu’ecclésial.        <br />
              <br />
       	Sur cet horizon nouveau, comment se situe le ministère des prêtres? Le sacerdoce ministériel se redécouvre comme un sacerdoce de service pour aider toute l’Église à devenir et demeurer elle-même à la suite du Christ qui l’appelle et l’envoie. Pour reprendre une affirmation du P. Jean-Marie Tillard : « Pourquoi donc cette nécessité du ministère, porté par l’Esprit du Christ, alors que tout vient du Christ ?  Précisément, afin de bien manifester que tout vient du Christ » (J.-M. Tillard, Chair d’Église, chair du Christ, Paris, Cerf, 1992, p. 162)       <br />
              <br />
       	Le ministère des prêtres, coopérant à la mission apostolique des évêques, se situe ainsi comme un don appartenant à la structure même de l’Église mission­naire.  Selon les mots de Jean-Paul II : « Dans son être même et dans sa mission sacramentelle, le prêtre apparaît, dans la structure de l’Église comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donnée à l’Église par le Christ ressuscité. Par le sacerdoce ministériel, l’Église prend conscience, dans la foi, de ne pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l’Esprit Saint » (Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, 1992, 16).       <br />
              <br />
       	Si, par sa nature missionnaire, l’Église n’existe pas par elle-même mais par la gratuité de la grâce du Christ, elle n’existe pas non plus pour le seul bénéfice de ses membres mais pour le salut du monde. Ici aussi le don du sacerdoce ministériel est essentiel comme signe de l’universalité de la mission du Christ confiée à l’Église. Selon les mots bien connus du décret conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres, « le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8) (Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 10).       <br />
              <br />
       	Dans cette perspective, le prêtre n’est pas un agent de pastorale parmi les autres. Ce qui n’est pas sans susciter des débats. Par exemple, dans la mise en œuvre de nouveaux projets missionnaires de la Société des Missions-Étrangères, l’opportunité d’accepter la responsabilité d’une charge pastorale fut souvent questionnée par des confrères prêtres qui souhaitaient être libres pour de nouvelles initiatives d’évangélisation. Dans une Église toute entière ministérielle, le prêtre n’a pas à assurer tous les ministères dont a besoin l’Église pour accomplir sa mission. Qu’il soit de moins en moins possible de le faire est sans doute une libération. Cependant, son service spécifique dans l’Église demeure essentiel comme signe personnel de la gratuité du don du Christ et de l’universalité de son amour dont les sacrements doivent être des signes.        <br />
              <br />
       La mission en dialogue       <br />
              <br />
       	Un deuxième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission où se situe le ministère des prêtres est celui de la pratique de la mission, à savoir comment l’Église continue et développe dans l’histoire la mission du Christ envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Selon les mots du décret Ad Gentes, « c’est par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont Il est sorti victorieux par sa résurrection » (Vatican II, Ad Gentes, 5).        <br />
              <br />
       	La bonne forme de l’Église missionnaire est celle du pèlerinage, d’un peuple en route, Ecclesia peregrinans. Sur la route, elle se fait « parole, message et conversation » selon les mots de Paul VI dans Ecclesiam Suam. Elle passe de l’anathème au dialogue, elle se tourne vers l’autre, si différent soit-il. En partageant la recherche de salut, de libération, d’authenticité, d’harmonie des peuples dont elle se reconnaît solidaire dans sa propre pauvreté, l’Église de Vatican II approfondit l’Évangile de Jésus-Christ qu’elle proclame. Sa compréhension de l’évangélisation, au sens strict de la prédication de l’Évangile, s’élargit en cours de route. Ainsi, en 1971, le synode des évêques affirmait que « l’activité en faveur de la justice et la participation à la transformation du monde nous apparais­sent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile» Synode des évêques, La justice dans le monde, 1971).       <br />
              <br />
       	Puis, à la suite du synode de 1974 sur ce thème de l’évangélisation, Paul VI écrit l’exhortation Evangelii nuntiandi (1975), où la compréhension de l’é­van­­gé­li­sation s’élargit encore pour inclure l’évangé­li­sa­tion de la culture et des cultures. Plus encore, non seulement l’Église est-elle appelée à évangéliser, selon son identité la plus profonde,  mais elle aussi «a toujours besoin d’être évangélisée, si elle veut garder fraîcheur, élan et force pour annoncer l’Évangile» (Paul VI, Evangelii nuntiandi, 15). C’est dans le dialo­gue avec les pauvres, les cultures et les religions que se constitue une véritable Église locale, en bonne forme missionnaire. L’inculturation, un nouveau mot qui apparaît durant ces années-là, désigne cette ecclésiogénèse, cet engendrement ecclésial. Non pas une adaptation superficielle ou encore un clonage mission­naire, mais la réponse nouvelle, inédite, que donne un peuple à l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       	La journée de jeûne et de prière pour la paix tenue à Assise en octobre 1986, il y a 25 ans, fut un évé­ne­ment hautement symbolique du nouvel horizon ouvert par la pratique de la mission en dialogue. Cette rencontre recueillait les fruits des initiati­ves de dialogue œcuménique et interreligieux qui se sont multi­pliées, avec des hauts et des bas, à la suite du concile. Jean-Paul II résumait ainsi le sens de cette rencontre : «Voyons en ceci une anticipation de ce que Dieu voudrait se voir réaliser dans l’histoire de l’humanité: un cheminement fraternel dans lequel nous nous accompagnons mutuellement vers un objectif transcendant qu’il prépare pour nous» (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux &amp; Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Dialogue et annonce, 1991, no 79).       <br />
              <br />
       	Cette mission en dialogue prophétique est une réalité complexe, aussi diversifiée que les situations où l’Église est appelée à servir l’Évangile. Les nouveaux horizons de la mission qui s’ouvrent ainsi dépassent largement l’image géographique des missions lointaines. Il peut s’agir de la mission ad gentes, là où l’Évangile n’est pas connu ou mal connu, souvent dans des milieux marqués par d’autres traditions religieuses ou idéologiques. Dans les milieux déchristianisés, où l’Évangile est méconnu ou archivé sur la tablette du patrimoine, on parlera de nouvelle évangé­lisa­tion. Et cette mission en dialogue se poursuit aussi à l’intérieur même de l’Église. Celle-ci a constamment besoin de se convertir à l’Évangile, qu’il s’agisse du mouvement œcuménique, des rapports entre divers réseaux d’Église portant des projets contrastés, ou encore de l’activité pastorale avec toutes ces tentations de rivalités, de cléricalisme et d’esprit de parti.         <br />
              <br />
       	Dans la diversité de ces situations, cette mission évangélisatrice est plus que l’enseignement d’une doctrine, la promotion d’une morale, l’apprentissage d’un rituel religieux et ses règles, comme ce fut souvent le cas en terres de mission. Pour reprendre l’expression très simple d’un confrère, missionnaire au Japon pendant des décennies : la mission, me disait-il, c’est d’abord et avant tout  une « affaire de relations ».  Simple, mais très exigeant.       <br />
              <br />
       	Dans les sessions de formation missionnaire, j’insiste toujours sur le fait qu’il n’y a pas de missionnaire tout seul. Si la relation de l’envoyé avec celui qui l’envoie est fondamentale, c’est dans la relation avec les destinataires que se vérifient l’authenticité et la crédibilité du missionnaire. La qualité de cette relation est le lieu vital où agit la puissance de l’Esprit du Christ, où l’expérience de la foi prend forme, où la vérité de l’Évangile est annoncée, où l’Église est convoquée. Dans le vif de la rencontre interculturelle et interreligieuse, la qualité de cette relation est mise à l’épreuve dans la mission en dialogue. 	Jusqu’où cette relation de la mission favorise-t-elle la gratuité, le partage des dons ? Jusqu’où est-elle hospita­lière, inclusive, ouverte aux pauvres, sans frontière? En somme, jusqu’où cette relation de la mission est-elle le signe du mouvement de l’amour trinitaire qui précède et dépasse le missionnaire ? C’est l’horizon nouveau qu’ouvre la pratique de la mission en dialogue.       <br />
              <br />
       	Du point de vue de la pratique de la mission en dialogue, nous identifions un autre point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres. La vérité de l’Évangile est annoncée et attestée d’abord et avant tout par la qualité des relations de communion et de service que l’Église suscite à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même. La vérité de l’Évangile, c’est-à-dire l’amour personnel et universel de Dieu manifesté en Jésus Christ et à l’oeuvre dans le monde par son Esprit, est un don reçu gratuitement et il est partagé dans une communion de vie fraternelle et de dévouement désintéressé ouverte à tous. C’est la forme de la mission en dialogue.        <br />
              <br />
       	Dans l’Église missionnaire, le ministère des prêtres comme collaboration au ministère apostolique des évêques concerne précisément la qualité de ces relations de communion et de service qui témoignent de la vérité de l’Évangile. Le sacerdoce ministériel est le signe personnel de la gratuité du don de Dieu dans le Christ et de son ouverture universelle. Sans ce ministère de la gratuité du don de Dieu et de son universalité, la communion ecclésiale risque de se replier sur elle-même, de se justifier à la mesure du milieu ambiant ou de s’effriter. Sans ce ministère, le service missionnaire de toute l’Église dans le monde peut s’essouffler, se mesurer uniquement au succès ou à la bonne réputation.       <br />
              <br />
       	Dans son ministère sacramentel, que ce soit dans l’Église ou sur le perron de l’Église, le prêtre est appelé à jouer l’Évangile in persona Christi non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept fois. Les Évangiles sont remplis de nouveaux sacrements à découvrir en mission. Il y a beaucoup de petites eucharisties à célébrer pour conduire à la grande Eucharistie       <br />
              <br />
       	Tous les disciples du Christ sont sans doute appelés à jouer les Évangiles. La tradition apostolique nous a légués les Évangiles comme autant de partitions qui ont besoin d’être interprétées par des personnes vivantes pour exprimer toute leur beauté pour la vie du monde. L’exercice de la charité pastorale des prêtres ne consiste pas à jouer toutes les partitions, ni même à faire le chef d’orchestre. Son ministère spécifique est plus de l’ordre du diapason, du signe personnel ordonné à bien manifester que tout vient du Christ, gratuitement et pour tous.        <br />
              <br />
       	 « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14). Devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »? Dans une perspective missionnaire, notre service est amené à prendre autant de formes que les situations où la communauté ecclésiale est conduite dans son pèlerinage, y compris les réaménagements pastoraux que réclame la réalité du milieu. En ce sens, dans le contexte d’une nouvelle évangélisa­tion, dans ce pays où nous sommes les héritiers d’une histoire locale de l’Église avec ses grandeurs et ses lourdeurs, peut-être le temps est-il venu non pas de la démission face à des tâches qui nous dépassent mais plutôt de la « permission » dans le sens de permettre, d’encourager, d’autoriser la liberté et la créativité face à des façons de faire reçues de nos prédécesseurs et peut-être sacralisées à outrance.       <br />
              <br />
       	Oui, « pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier » comme dirait le rabbin Heschel. L’essentiel est de veiller à la qualité des relations de communion et de service qui attestent de la vérité de l’Évangile aujourd’hui. Dans cette perspective, le sacerdoce ministériel comme signe personnel du Christ vivant est essentiel pour aider les communautés à rester au diapason du don reçu gratuitement en vue d’être partagé avec tous.        <br />
              <br />
       	L’expérience nous apprend que des changements importants, s’ils peuvent surprendre ou bouleverser des habitudes, sont souvent le fruit d’une longue germination invisible et ils peuvent conduire à leur tour vers d’autres changements imprévisibles mais dépassant toutes nos espérances. Les conversions structurelles en cours ici et ailleurs, comme ce fut le cas dans le passé et comme cela se répétera dans l’avenir, sont le lieu où nous sommes appelés à jouer la nouveauté de l’Évangile, à être les pionniers d’une nouvelle façon d’être Église en interprétant à nouveau l’Évangile de l’accueil, du partage, du pardon, de la guérison, de la fête, de la vie. Oui, « pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. »       <br />
              <br />
       L’espérance d’une vocation : « Non plus serviteurs mais amis » (Jn 15, 15)        <br />
              <br />
       	Qu’en est-il de la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire. Mon propos s’inspire ici d’une autre préoccupation du Conseil presbytéral de septembre dernier en relation avec l’être prêtre aujourd’hui. « Comment être des acteurs positifs au cœur des réaménagements proposés par le cadre de référence? Comment garder un équilibre dans l’exercice du ministère pour le vivre dans la durée? Quand on regarde la liste des confrères, on voit une liste de charges qui réclament d’eux qu’ils soient des supermans de la pastorale. Il faut se pencher sur ceux qui sont là et avoir de la compassion pour ceux à qui ont va donner des charges terribles. » Je m’inspire de cette préoccupation pour situer la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou la passion des « supermans de la pastorale »       <br />
              <br />
       	La charité du Christ qui nous presse fait-elle de nous des personnes tellement pressées que nous risquons d’être écrasés? Dans sa correspondance avec l’Église de Corinthe, Paul ne se gêne pas pour évoquer toutes les tribulations qu’il a affrontées au service de l’Évangile. Il en met beaucoup au point d’écrire : « Si nous avons été hors de sens, c’était pour Dieu : si nous sommes sensés, c’est pour vous » (2 Cor 5, 13). Et c’est par la suite qu’il écrit : « L’amour du Christ nous étreint, à cette pensée qu’un seul est mort pour tous et donc que tous sont morts » (2 Cor 5, 14 - TOB).        <br />
              <br />
       	Si Paul consacre toute sa vie au Christ et affronte toutes les tribulations que nous connaissons, c’est sous la motion de la charité – celle du Christ pour lui provoquant la sienne pour le Christ. Or cet amour est actif, généreux et repose sur une conviction : Jésus a donné sa vie par amour. C’est le jugement que Paul pose sur la vie et le ministère de Jésus qui lui permet de trouver le sens des tribulations qu’il affronte lui-même. « Il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Cor 5, 15). S’il y a des « supermans de la pastorale », il y a aussi des « supermans de la mission », et c’est le même problème. Un coup d’œil à l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères que je connais un peu mieux peut être révélateur à cet égard.        <br />
              <br />
       	Une approche pour connaître l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères pourrait être le récit de ses tribulations, individuelles ou collectives. Ces  tribulations, ce sont les conversions et les résistances de ses missionnaires, les beaux plans qui ne se sont pas réalisés, les conflits imprévus, les maladies et les accidents, les difficultés pour parler une autre langue, les malentendus et les frustrations dans le creuset de la rencontre interculturelle. Ces tribulations, ce sont aussi des événements qui bouleversent tout : guerres civiles, révo­lu­tions popu­laires, dictatu­res militai­res, séche­res­ses ou inonda­tions.       <br />
              <br />
       	Non seulement les missionnaires se sont-ils retrouvés à la merci des cir­cons­tances de temps et de lieu, mais ils ont souvent fait exprès pour se rendre vulnéra­bles en prenant l'ini­tiative de franchir des frontiè­res géographiques, mais aussi culturelles, sociales, économiques. Et que dire de l’apprentissage de la patience pour appren­dre une nou­velle langue, pour s'ini­tier à la culture d'un peu­ple, pour trouver sa place et se bâtir un réseau de rela­tions person­nelles. Le chemin parcouru fut souvent une route de tribulations, de participation au mystère pascal du Christ.       <br />
              <br />
       	Sur cette route souvent cahoteuse, le missionnaire expérimente l'action libératrice de l'Esprit du Christ.  Dans le creuset de la rencontre intercul­turelle et interreligieuse, quand apparaît la vulnérabi­li­té de ses convic­tions, de sa liberté, de son amour, il entend le Seigneur lui dire:­ « Ma grâce te suffit » (2 Cor 12, 9).­ Aller à la frontière et transgres­ser les limites ne va pas sans risque. Dans les échecs où l'orgueil est blessé, cette épreuve est féconde pour la mission si elle est le lieu d'une rencontre réconci­liatrice avec le Christ ressusci­té. Cette expérience de la joie pascale fonde le témoignage,­ inspire le courage missionnaire.         <br />
              <br />
       	Dans cette expérience de tribulations, nous avons appris la valeur de la rencontre de l’autre, si différent soit-il. Non seulement cette différence doit-elle être respectée, mais elle est une richesse offerte dans l’hospitalité. De l’accueil reçu, sans mérite de notre part, nous tenons la conviction que la mission au service de l’Évangile n’est pas d’abord une tâche à accomplir, quel que soit notre activisme. Cette mission est avant tout un don reçu pour être partagé. Un autre nous précède en Galilée et combien de fois il nous a surpris sur la route d’Emmaüs quand la tentation était forte de rentrer dans nos terres.       <br />
              <br />
       	Une leçon que nous apprenons à travers nos bons et nos mauvais coups, c’est que le missionnaire s’inscrit dans un mouvement qui le précède et le dépasse. Ce mouvement de la mission de Dieu, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, n’est pas une idéologie, un projet bien programmé, une « success story », mais un problème de foi, la foi risquée dans la rencontre de l’autre, si étranger soit-il, où l’action de l’Esprit nous révèle le visage du Christ. Selon les mots de Jean-Paul II, « la mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus et en son amour pour nous » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 11). Parler de la mission, c’est donc parler de la foi, de sa vitalité et de sa maturité, comme don reçu pour être partagé.       <br />
              <br />
       	Ce troisième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission, après la théologie et la pratique de la mission, est celui de la spiritualité de la mission touchant précisément la dimension existentielle de la foi comme suite du Christ. La tradition des « missions étrangères » a été fortement marquée par une spiritualité de la configuration au Christ dans son incarnation et son sacrifice. Cette spiritualité se manifestait dans l’importance donnée à l’exode en terre étrangère sinon hostile, à l’obéissance, à la communauté de destin dans le don de soi jusqu’à la fin, le martyre étant la consécration sinon souhaitée du moins valorisée de l’identification au Christ.           <br />
              <br />
       	Dans la perspective des horizons nouveaux ouverts par la redécouverte du sens théologique de la mission et de la pratique de la mission en dialogue, la spiritualité de la mission s’est renouvelée dans le sens de l’écoute, de la présence et du dialogue pour découvrir l’action de Celui qui dans le dynamisme de son Esprit nous précède en Galilée.       <br />
              <br />
       	Une attention nouvelle est accordée à la vocation missionnaire comme charisme qui rend apte et disponible à se charger comme d’un office propre de la mission d’évangélisation qui appartient à toute l’Église (cf. Vatican II, Ad Gentes, 23). Cette vocation « est le paradigme de l’engagement missionnaire de l’Église, qui a toujours besoin que certains se donnent radicale­ment et totalement, qui a toujours besoin d’élans nouveaux et audacieux » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 66).        <br />
              <br />
       	Dans l’itinéraire post-conciliaire de la Société des Missions-Étrangères, au fil des transformations de notre pratique missionnaire et aussi de notre vie communau­taire apostolique avec l’association de laïques hommes et femmes ainsi que l’ouver­ture internationale de notre membership, cette vocation missionnaire commune est devenue le point de convergence qui permet de vivre la mission en communion. Et en retour, c’est le ressource­ment à cette vocation qui permet le renouveau de la  pratique missionnaire et de la vie communautaire face aux défis de l’inter-généra­tion­nel, de l’interculturel, de la diversité des ministères. Cette vocation missionnaire est l’énergie de l’Esprit qui permet de vivre la mission en communion. Je ne vous garantis pas que tout baigne toujours dans l’huile, mais la flamme se transmet même si parfois il y a des étincelles.       <br />
              <br />
       	La vocation missionnaire, vocation modelée sur celle des apôtres (cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, 65), est un don de l’Esprit qui rend contem­porain du Christ et permet de voir, juger et agir à sa manière. Elle permet de reconnaître avec gratitude la fidélité de Dieu dans notre histoire personnelle et collective. Elle invite à la vigilance en formant notre regard pour lire les signes des temps et discerner l’action de l’Esprit. Elle nous appelle à accueillir et servir dans l’espérance, dans le courage de l’avenir.       <br />
              <br />
       	Cette vocation missionnaire est à la source du ministère apostolique de Paul, un ministère vécu dans les tribulations selon la Deuxième Épître aux Corinthiens. Par son accent très personnel, cette lettre livre le secret même de la vie apostolique de Paul et constitue un véritable exposé de spiritualité missionnaire. « Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile… Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés… sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps » (2 Cor 4, 7, 8, 10). Par opposition aux chrétiens de Corinthe qui misent sur les dons extérieurs de l’Esprit, Paul ne se lasse pas de répéter que les signes de l’apostolat ne sont autres que des signes de faiblesse et d’impuissance, des signes de conformité avec la passion de Jésus. Il voit ses tribulations en relation avec celles de Jésus. Dans cette faiblesse, il voit le Christ qui s’est fait pauvre jusqu’à la croix et en qui l’amour de Dieu s’est manifesté avec puissance jusqu’à la gloire de la résurrection.       <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la spiritualité de la mission, à la lumière de la « passion » de Paul, un autre point de repère pour situer la vie et le ministère des prêtres sur l’horizon nouveau de la mission est le renouvellement dans leur ministère par ressourcement à l’espérance d’une vocation. Inspirons-nous ici encore du décret Ad Gentes. Dans la conclusion de l’article consacré à la spiritualité missionnaire où on peut lire : «  Les Ordinaires et les Supérieurs devront, à époques fixes, réunir les mission­naires pour qu’ils soient fortifiés dans l’espérance de leur vocation et renouvelés dans leur ministère apostolique » (Vatican II, Ad Gentes, 24).       <br />
              <br />
       	Quelle est la source de l’espérance de cette vocation? Un confrère qui fut longtemps missionnaire en Asie et qui célèbre cette année son 60e de sacerdoce m’a dit qu’il se reconnaissait totalement dans l’homélie faite un autre prêtre lors de la célébration de son propre 60e d’ordination. Dans cette homélie prononcée le 29 juin dernier à Rome, ce prêtre citait l’Évangile de Jean. « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ! » (Jn 15, 15) – et il commentait : «  Non plus serviteurs mais amis : dans cette parole est contenu tout le programme d’une vie sacerdotale. » (Benoît XVI, 29 juin 2011). Cette amitié du Christ, dont témoignait Benoît XVI, est la source de l’espérance où se renouvelle l’exercice du ministère des prêtres. Cette amitié est un don gratuit et sans limite, accueilli dans les hauts et les bas de la mission, qui permet d’être à son tour le signe du don gratuit et sans limite du Christ à tous ceux et celles qui le cherchent.         <br />
              <br />
       	Le renouvellement du ministère des prêtres, la possibilité de faire autrement, ne tient pas d’abord à des circonstances extérieures favorables ou non. Dans une perspective missionnaire, ce renouvelle­ment ne se fait pas par adaptation mécani­que de nouvelles façons de faire mais par ressourcement à une vocation spéciale, à cette espérance que donne l’amitié du Christ. Un confrère longtemps missionnaire à Cuba et au Pérou, à qui je demandais des suggestions pour préparer cette intervention, me disait : « Demande-leur s’ils ont encore des illusions? »  En français, le mot « illusions » peut faire penser à des mirages décevants, mais selon le génie de la langue espagnole ce mot évoque plutôt les espérances qui font vivre en ouvrant des horizons nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’exercice de la charité pastorale au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice est une invitation continuelle à aller à la rencontre des surprises de la mission. En nous risquant dans l’inconnu de la rencontre de l’autre, sans craindre les tribulations, nous pouvons expérimenter combien la mission est d’abord un don, une grâce, comme l’hospitalité généreuse reçue en terre étrangère. Encore faut-il sortir et prendre le large dans l’espérance.        <br />
              <br />
                            Comme expression de cette espérance sur une route avançant vers l’inconnu, les mots les plus justes ne sont-ils pas ceux de Paul VI à des repré­sen­tants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer à la fin de juillet 1978, quelques semaines avant sa mort? Au moment de quitter ses invités, il improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir» (Allocution à des représentants des religions du Japon, 26 juillet 1978, Il dialogo interreli­gioso nel magistero pontificio (Documenti 1963-1993), a cura di Francesco GIOIA, Libreria Editrice Vaticana, 1994, p. 227). Désirer être toujours digne d'aimer et de servir les personnes et les communautés vers lesquelles nous conduit la mission au service de l’Évangile, n’est-ce pas la qualité évangé­li­que du signe ecclésial que les prêtres sont appelés à offrir aujourd’hui et demain?       <br />
              <br />
       Bertrand Roy, p.m.é.       <br />
       SRHP 11406-01/115.11       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html" />
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   <title>Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix</title>
   <updated>2011-05-09T19:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Commentaires-du-Superieur-general-du-SME-lors-de-l-inauguration-du-ministere-pastoral-de-Mgr-Gerald-C-Lacroix_a401.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2856669-4037302.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-04-01T02:29:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La première partie de cette vidéo nous présente les commentaires de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec, sur l'homélie de Mgr Lacroix lors de l'inauguration de son ministère pastoral le 25 mars 2011 au Pavillon de la Jeunesse d'Expo-Cité à Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2856669-4037302.jpg?v=1301619076" alt="Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix" title="Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      Les commentaires occupent les 10 premières minutes. La suite de la vidéo donne la fin de la célébration : prière après la communion, prône de Mgr Lacroix et remerciements, envoi et brefs interviews avec Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, et Mgr Paul Lortie, nouveau vicaire général.       <br />
              <br />
       <object width="430" height="271"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2597/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2597/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="271"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral</title>
   <updated>2011-05-09T19:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-de-Mgr-Gerald-C-Lacroixarcheveque-de-Quebec-lors-de-l-inauguration-de-son-ministere-pastoral_a400.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2807411-3979143.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-03-27T21:53:00+02:00</published>
   <author><name>Mgr Gérald C. Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans son homélie en lien avec la fête de l'Annonciation, Mgr Lacroix a d'abord évoqué une « nouvelle mission, un nouveau départ, une vie nouvelle ». Rappelant le « oui » de Marie à Dieu, son propre « oui » de jeune évêque, et invitant l'assemblée à dire « oui » à Jésus, il a mis l'accent sur cette réponse simple au Christ : « Me voici ». Mgr Lacroix aborde sa « nouvelle mission » avec humilité. Citant saint Augustin, a il confié à la foule : « Avec vous, je suis chrétien. Pour vous, je suis évêque », avant d'ajouter « je me place devant vous sous la Parole de Dieu ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2807411-3979143.jpg?v=1301356642" alt="Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral" title="Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral" />
     </div>
     <div>
      Avec son humilité, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, a charmé Québec.L'inauguration de son ministère pastoral a rassemblé environ 4600 personnes vendredi soir, le 25 mars 2011 en la fête de l'Annonciation du Seigneur au Pavillon de la Jeunesse du Centre ExpoCité à Québec dans une célébration qui a duré plus de trois heures. Des évêques du Québec, du Canada et des États-Unis étaient présents. L'ancien archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, était également sur place.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/docs/lacroix_mgr_gerald_inauguration.pdf">Voici le texte de l'homélie de Mgr Lacroix à cette occasion.</a>       <br />
              <br />
       « En ce pays, qui est le mien, je voudrais tant porter Ton Nom. »       <br />
              <br />
       Troìsième partie de la célébration au pavillon de la jeunesse d'Expo-Cité. 25 mars 2011, jour de la Solennité de l'Annonciation du Seigneur dont l'homélie de Mgr Lacroix.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-de-Mgr-Gerald-C-Lacroixarcheveque-de-Quebec-lors-de-l-inauguration-de-son-ministere-pastoral_a400.html" />
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  <entry>
   <title>Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques</title>
   <updated>2010-11-02T20:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Hommages-et-meilleurs-voeux-a-notre-archeveque-le-cardinal-Marc-Ouellet-qui-nous-quitte-pour-Rome-a-la-Congregation_a362.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2197363-3063817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-30T01:15:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est comme Préfet de la Congrégation pour les Évêques et président de la Commmission pontificale pour l'Amérique latine que le cardinal Ouellet retourne à Rome. En effet, le pape Benoît XVI l'a nommé à ce poste important , ce mercredi 30 juin 2010. À titre de Supérieur général du Séminaire de Québec et au nom de toute la communauté, j'offre à Mgr Ouellet nos hommages respectueux à cette occasion et je l'assure de notre soutien fraternel ainsi que de nos prières ferventes.  Mgr Hermann Giguère P.H.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2197363-3063813.jpg?v=1289459893" alt="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" title="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" />
     </div>
     <div>
      La <span style="font-style:italic">Congrégation pour les Évêques</span>  (qui équivaut à un ministère dans un gouvernement civil) a comme tâche de conseiller le pape dans ses nominations d'évêques dans le monde entier. La Congrégation doit veiller à constituer les dossiers des candidats proposés, à faire les vérifications opportunes et à indiquer ses préférences. Les nominations comme telles restent la prérogative exclusive du pape.       <br />
              <br />
       Le cardinal Ouellet a parcouru plusieurs pays soit comme missionnaire en Colombie soit comme sercrétaire du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des chrétiens soit comme archevêque de Québec. On se rappellera son implication importante pour la préparation et la réalisation du 49e <span style="font-style:italic">Congrès eucharistique international</span> qui s'est tenu à Québec en 2008.       <br />
              <br />
       Le cardinal Ouellet a été souvent sollicité pour des interventions particulières comme théologien et pasteur: conférence inaugurale du Synode sur la Parole de Dieu, conférence au Congrès international des prêtres pour l'année sacerdotale en juin 2010, nombreuses interventions devant ses confrères évêques aux États-Unis, en France, en Espagne etc.       <br />
              <br />
       Son passage à Québec où il a été nommé en novembre 2002 a été l'occasion pour lui d'acquérir une vaste expérience dans le sein d'un Église diocésaine  qui est la première à avoir vu le jour au Canada. Le diocèse de Québec, en effet, a été érigé en 1674 et il couvrati toutes l'Amérique au nord du Mexique. Le professeur qu'il a toujours été s'est lancé dans la pastorale avec énergie et audace. Ses projets nombreux commençaient à prendre leur élan comme celui du Petit Séminaire diocésain fondé le 19 mars 2008.       <br />
              <br />
       Comme prêtres du Séminaire de Québec nous avons pu bénéficier de ses encouragements et de ses lumières. Inspiré par l'esprit de notre fondateur et premier évêque de Québec, le bienheureux François de Laval, le cardinal Ouellet a sans cesse recouru à son patronage et a marché avec détermination sur les traces de ce grand évêque que fut François de Laval, pionnier, fondateur et pasteur d'une Église aux dimensions de l'Amérique.       <br />
              <br />
       Merci Mgr Ouellet pour ce que vous avez été pour le Séminaire de Québec et pour l'Église catholique de Québec. Votre charisme, votre élan apostolique, votre détermination, votre sagesse seront mises à profit pour toute l'Église désormais et nous vous souhaitons un fructueux ministère au service du Saint-Père et de sa mission universelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2197363-3063817.jpg?v=1289459893" alt="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" title="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" />
     </div>
     <div>
      Un <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/agenda/Evenement-reconnaissance-en-l-honneur-du-cardinal-Ouellet-le-15-aout-2010_ae100147.html">événement reconnaissance</a> en l'honneur du cardinal Ouellet organisé par le Diocèse de Québec aura lieu le 15 août 2010.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Regardez la vidéo qui suit et qui offre un bref survol des années passées à Québec par le cardinal Marc Ouellet qui fut archevêque de Québec et primat du Canada de 2002 à 2010, et qui vient d'être nommé, le 30 juin 2010, Préfet de la Congrégation pour les Évêques au Vatican       <br />
              <br />
       <object width="430" height="353"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2362/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2362/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="353"></embed></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Hommages-et-meilleurs-voeux-a-notre-archeveque-le-cardinal-Marc-Ouellet-qui-nous-quitte-pour-Rome-a-la-Congregation_a362.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."</title>
   <updated>2010-06-09T17:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-2-avril-2010-Pasteurs-selon-mon-coeur_a343.html</id>
   <category term="SME-Info Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2039325-2824224.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-04-22T20:06:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Témoignage d'Yves Fournier, diacre, la vocation missionnaire de François de Laval, calendrier des activités, dates à retenir, mot du supérieur général etc.Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2039325-2824224.jpg?v=1289459882" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <I>       <br />
       La vocation missionnaire de François de Laval dont nous célébrons la fête le 6 mai et le témoignage d’un futur prêtre sur son identité de pasteur nous permettent de raviver en nous la mission de pasteur qui est au cœur de l’Année sacerdotale qui se terminera le 11 juin prochain.       <br />
              <br />
       Pasteur selon le cœur de Dieu, tel était le souhait du regretté Jean-Paul II dans son Exhortation apostolique  Pastores dabo vobis  qui commence ainsi «Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » (Jr 3, 15) « Par ces mots du prophète Jérémie, commente Jean Paul II, Dieu promet à son        <br />
       peuple de ne jamais le laisser sans pasteur qui le rassemble et le guide ».       <br />
              <br />
       Le service du ministère presbytéral requiert un engagement de toute la personne. Le Curé d’Ars qui est proposé comme patron à tous les prêtres du monde entier l’a vécu à fond. Son exemple est source non seulement d’admiration, mais aussi d’inspiration. Les temps changent, mais les défis restent les mêmes.        <br />
              <br />
       Bon été et à septembre prochain !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</I>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOMINATION</b>       <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Jacques Roberge a été renommé Procureur du Séminaire de Québec jusqu’au 30 juin 2011. Félicitations.       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 1er mai 2010 : Messe anniversaire pour le décès de l’abbé Edmond Labrecque ;       <br />
       - 5 mai 2010 : Assemblée du Clergé à la Maison généralice des Sœurs de la Charité ;       <br />
       - 6 mai 2010 : Fête du fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval ;       <br />
       - 19 mai 2010 : Fête du Supérieur général ;        <br />
       - 1er au 3 juin 2010 : Une session exception-nelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (Campus Notre-Dame-de-Foy à St-Augustin) ;       <br />
       - 17 juin 2010 : Ouverture officielle du Petit Cap.       <br />
              <br />
       <b>ACTIVITÉS PASTORALES</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">MAISON  FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP</span>       <br />
              <br />
       -29 avril 2010 :  Rencontre de fin d’année avec les séminaristes du Grand Séminaire et les formateurs ;       <br />
       -30 avril 2010 : Rencontre « équipe du Grand Séminaire » ;       <br />
       -1er mai 2010 : Pastorale universitaire ;       <br />
       -19 mai 2010 : Rencontre avec les stagiaires agents et agentes de pastorale ;       <br />
       -7 juin 2010 : Rencontre Groupe Louis Corriveau (cours d’anglais), Grand Séminaire ;       <br />
       -17 juin 2010 : Ouverture officielle du Petit Cap ;       <br />
       -27 juin au 2 juillet 2010 : Camp de jeunes du Petit Séminaire diocésain ;       <br />
       -27 juin au 15 août 2010 : Camps diocésains ;       <br />
       -17 au 22 août 2010 : Camp de jeunes du Petit Séminaire diocésain ;       <br />
       -24 au 29 août 2010 : Session début d’année Grand Séminaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">CHÂTEAU BELLEVUE</span>       <br />
       -        <br />
       2 au 6 août  2010 : Retraite pour les prêtres, prêchée par Mgr Maurice Couture, s.v.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>MON IDENTITÉ SPIRITUELLE DE PASTEUR</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Yves Fournier, séminariste du Diocèse de Québec,  a été ordonné diacre le 5 février 2010. Il a 45 ans. Après avoir travaillé en génie civil, il a commencé des études en théologie en 2002 puis est entré au Grand Séminaire à l’automne 2002.</span>       <br />
              <br />
       Réfléchir sur mon identité spirituelle en tant que pasteur ou futur pasteur, quelle tâche importante. Clairement, il apparaît évident que cette réflexion ne pourra se faire par une simple construction de l'esprit.  Car on parle ici d'identité, valeur intrinsèque qui définit toute personne humaine dans ce qu'elle a de plus profond, donc, de plus vrai. Dès lors, cette réflexion, pour être vraiment incarnée et, donc, réelle, ne pourra partir que du terreau humain qui est le mien, celui qui a façonné ce que je suis devenu. Est-ce à dire que l'identité spirituelle d'une personne ne serait qu'unidimensionnelle ou n'impliquerait que le sujet touché et lui seul ?       <br />
              <br />
       L'expérience, en l'occurrence la mienne, dans le cas présent, nous révèlera qu'il y a un autre Acteur qui nous précède et qui nous accompagne dans cet itinéraire de vie, plus encore, il nous y fait tendre sans cesse en nourrissant le désir qui nous habite profondément, qui habite toute personne humaine, désir qui nous pousse à la rencontre de nos frères et sœurs en humanité. Voici, bien humblement, celui que je suis devenu grâce à cet Acteur, grâce à ces acteurs….       <br />
               <br />
       À tout ce qui, en nous, est en puissance de vie, il a fallu la Vie qui est toujours en acte pour dépasser cette puissance craintive et, ainsi, entrer dans la Vie, entrer dans notre véritable identité. Voilà ce qui fut l'élément déclencheur, voici ce qui, en moi, fit toute chose nouvelle. « Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger etc. »  (Mt 25,34 et ss). C'est cette Parole qui, alors que j'approchais la trentaine, allait donner sens à des évènements très douloureux vécus plusieurs années auparavant. Elle me révélait, comme ça, aussi clairement qu'un cristal, que la main de la personne souffrante que j'avais tenue pendant des années, c'était la Sienne…  Dès lors, l'expérience de proximité vécue avec le souffrant allait devenir mon terreau fertile. En conséquence, le contact régulier avec les personnes âgées, avec les grands malades ou avec les souffrants de toutes sortes devint un incontournable, plus encore, un besoin, pour bien nourrir ma vie intérieure. À travers eux, je sais que c'est le Christ que je visitais, je sais que c'est Lui que je touchais, je sais que c'est Lui que j'aimais…       <br />
              <br />
       Mais, ces expériences de proximité auront surtout contribué à me mieux connaître avec mes limites, mes peurs et à les accepter telles quelles. Il n'y a rien comme la rencontre des gens dans leur vulnérabilité pour nous confronter à nos propres vulnérabilités, lesquelles peuvent devenir force de vie dans un don consenti. Tous ces gens rencontrés me révélèrent aussi un visage du Christ plus humain, plus accessible pour moi qui veux marcher à sa suite…C'est le mystère de l'incarnation: la Sienne qui donne sens à la mienne et la mienne qui veut, par Son appel, aider à donner sens à la leur. Merveilleux échange de vie.        <br />
              <br />
       Voilà l'essentiel de mon identité spirituelle, l'essentiel de ce qui fait vivre déjà l'être pasteur en moi. Cela se confirme par le regard et l'approche que les gens ont avec moi. Il y a, en moi, quelque chose qui est changé (cela est d'autant plus vrai depuis mon ordination diaconale). Plus encore, il serait juste de dire qu'il y a Quelqu'un qui vit en moi de plus en plus et qui interroge ceux que je rencontre, que ce soit ma famille, mes amis ou toute autre personne. Mon regard sur les gens, sur les évènements est plus porteur d'espérance, plus porteur de foi, plus porteur d'amour. Et le fait d'être diacre a comme déposé en moi une attitude de joie à servir de toutes les façons possibles. La loi du don crie de plus en plus en moi. Elle m'appelle à la confiance et à l'audace.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Yves Fournier, diacre       <br />
       Séminariste au Grand Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b> SAVIEZ-VOUS …  </b>       <br />
              <br />
       - …qui a fait les verrières de la chapelle du VIe étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand et pouvez-vous nommer au moins trois représentations qui y figurent ?        <br />
              <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - ...doù vient la statue de l’Enfant-Jésus qui se trouve sur le palier du 3e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand  ? 															       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>LES RACINES DE LA VOCATION  MISSIONNAIRE DE FRANÇOIS DE LAVAL </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait d’une conférence qui a été donnée le 16 mars 2010 au cours du colloque intitulé « Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec » dans la salle de conférence des Musées du Vatican à l'occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada. François de Laval et Marie de l'Incarnation étaient les deux figures clés retenues pour présenter la présence missionnaire chrétienne en Nouvelle-France. </span>       <br />
              <br />
       Où s’enracine la vocation missionnaire de François de Laval ? Il faut revenir à ses jeunes années de sacerdoce et aux amis qu’il fréquentait alors. Paris, en 1653, vit des heures palpitantes. C’est la fin des troubles de La Fronde (1648 1653). Les milieux du renouveau catholique bouillonnent de projets et de fondations. Cette effervescence touche de nombreux jeunes hommes qu’on retrouve dans une association dénommée les Bons Amis ou Assemblées des Amis. François de Laval en fait partie. Il y est entré en 1643 lors de ses études au Collège de Clermont à Paris. Il y a retrouvé le Père Bagot qu’il avait connu au Collège de Laflèche. François de Laval est ordonné prêtre en 1647. Même s’il doit s’occuper de la seigneurie familiale à cause de la mort des deux frères aînés, François de Laval passe de longs moments avec ses amis à Paris dont François Pallu et quelques autres jeunes prêtres. Ils partagent un logement sur la rue Copeau au faubourg St-Marcel pas très loin du Collège de Clermont. Un jour, c’est en février 1653, un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre de Rhodes, vient les visiter à l’invitation du Père Bagot. Il l’écoute avec avidité et il en est bouleversé comme tous ceux qui l’approchent.       <br />
              <br />
       Qui est ce Père de Rhodes ? Il est bien connu. Il a créé l’écriture du vietnamien en lettres latines. Il a marqué profondément l’histoire des missions. Il préconise l’envoi d’évêques qui, en vertu de leurs pouvoirs, pourront ordonner des prêtres. Son passage à Paris suscitera de nombreuses vocations, notamment chez les Bons Amis.       <br />
              <br />
       Dans le groupe des Bons Amis, outre François de Laval et son ami, François Pallu, figurent Pierre Lambert de la Motte et Ignace Cotolendi. Les quatre jeunes prêtres seront parmi les premiers vicaires apostoliques nommés par la Congrégation « De Propaganda fide ». Ce sont de jeunes prêtres à la foi ardente qui brûlent de se lancer dans ces périlleuses missions avec le soutien d’Anne d’Autriche et de la Compagnie du Saint-Sacrement. Ils sont à l’origine de la demande de création du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris (SME) remise aux cardinaux de la congrégation « De Propaganda fide » le 1er juillet 1658.         <br />
              <br />
       Le moment était venu pour Rome de reprendre en main les missions confiées jusque-là au patronat (le « Padroado » ) des rois d’Espagne et du Portugal : concrétisant l’idée d’Alexandre de Rhodes, le pape décide de nommer des évêques, vicaires apostoliques, chargés d’aller organiser un clergé local en Asie. Sur les conseils du Père de Rhodes, il opte pour des candidats français. Toutefois, pour ménager les susceptibilités royales, il ne crée pas de nouveaux diocèses pour ces évêques qui sont nommés « in partibus infidelium ».        <br />
              <br />
       Sur proposition des Pères Bagot et de Rhodes, François de Laval, archidiacre d’Évreux, François Pallu, chanoine de Saint Martin de Tours et Pierre Picques, bachelier en théologie de la Faculté de Paris, sont choisis dans le groupe des jeunes prêtres prêts à aller dans les pays lointains au Siam et au Tonkin. Le projet de nomination au Tonkin va tarder pour diverses raisons, dont l’opposition des Portugais et la mort du pape Innocent X en 1655, ce qui permet au Roi Louis XIV, le 26 janvier 1657, de proposer, à la demande des jésuites, que François de Laval soit nommé en Nouvelle France plutôt qu’au Tonkin. Dans sa recommandation, le Roi Louis XIV commence par souligner que ce changement d’affectation proposé pour        <br />
              <br />
       François de Laval ne provient pas du candidat mais des circonstances. Dans cette lettre adressée à Rome, Louis XIV note l’attrait personnel de François de Laval pour les missions lointaines. Ce dernier, c’est bien connu, note le roi, se sent « porté d'aller plutôt en un pays sauvage, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses nécessaires à la vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la Nouvelle-France ».        <br />
       Le jeune évêque vicaire apostolique sera consacré à l’église de l’Abbaye Saint Germain des Prés, le 8 décembre 1658 par le nonce Celio Borromini. Voilà donc une vocation missionnaire bien enracinée chez le jeune évêque de 36 ans qui arrive à Québec le 16 juin 1659.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Réponses au Saviez-vous… ?</b>       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">Réponse 1</span> : Les verrières ont été aménagées lors de la restauration de l'édifice en 1960. Elles sont l’œuvre de Marius Plamondon de l’École des beaux-arts de Québec. Elles racontent la vie de Mgr de Laval : 1) Départ de La Rochelle en 1659 2) Armoiries de Mgr de Laval 3) Carte  géographique de la Nouvelle-France 4) Armoiries du pape Clément X qui érige le Diocèse de Québec en 1674  5) Cathédrale de Québec  6) Marie et l’Enfant-Jésus.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Réponse 2</span>:  Cette statue de l’Enfant-Jésus a été sculptée en 1750 par Pierre-Noël Levasseur (1690-1770) pour le Collège des Jésuites. Elle fut achetée par le Séminaire en 1867 et placée à l’extrémité sud de l’aile de la Procure le 1er juillet 1867. C’est là que des centaines de séminaristes l’ont salué en se rendant à la Cathédrale en cortège le dimanche et les jours de fêtes. Le globe terrestre et la croix symbolisent la royauté universelle du Christ. En 1987, elle a été placée au 3e étage et elle s’y trouve encore aujourd’hui.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVII – No 2,  avril 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-2-avril-2010-Pasteurs-selon-mon-coeur_a343.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)</title>
   <updated>2020-01-19T03:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-sacerdotale-une-session-exceptionnelle-de-formation-avec-l-abbe-Marc-Girard-Mgr-Noel-Simard-et-Mgr-Joseph-Yvon_a320.html</id>
   <category term="Année sacerdotale" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1805542-2459231.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-08T23:38:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un grand rassemblement est prévu du 1 au 3 juin 2010 pour la formation continue. Il aura lieu au Campus Notre-Dame de Foy à St-Augustin (Québec). Cette nouvelle expérience d'une session de trois jours plutôt que des sessions répétées au cours de l'année est une première. Votre réponse et votre participation nous diront si c'est une bonne voie de servir les besoins si importants de formation continue dans les circonstances actuelles.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1805542-2459231.jpg?v=1289459877" alt="Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)" title="Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)" />
     </div>
     <div>
      <b>Inscription       <br />
              <br />
       Pour vous inscrire dès maintenant, veuillez compléter le </b>       <br />
        <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/forcon/docs/Inscription-a-la-Session-generale-de-formation-continue-du-1-au-3-juin-2010-du-Diocese-de-Quebec_a8.html">formulaire d’inscription  en PDF</a>, puis remplissez-le en suivant les instructions et le retournez-le avant le 15 mai 2010.         <br />
              <br />
       Nous encourageons l’inscription pour les trois jours. Il est possible de s’inscrire pour une journée. Le montant pour les trois jours 150.00$ et 60.00$ pour une journée.       <br />
               <br />
       Selon l’ordonnance diocésaine, 50% de la formation est remboursable par l’employeur.        <br />
              <br />
       <b>Lieu de la rencontre - Pavillon André Coindre        <br />
              <br />
       Campus Notre-Dame-de-Foy        <br />
       5000, rue Clément-Lockquell        <br />
       Saint-Augustin-de-Desmaures       <br />
       (Québec) G3A 1B3       <br />
       Canada</b>       <br />
              <br />
       <!--<b> Pour consulter le programme détaillé</b>, <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/forcon/Programme,-horaire-et-inscription-pour-la-Session-generale-de-formation-continue-du-1-au-3-juin-2010-qui-aura-lieu-a_a7.html">cliquez ici</a>.       <br />
       --->       <br />
              <br />
              <br />
       RETOURNER AUX SOURCES DE NOTRE VOCATION BAPTISMALE        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première journée : Retrouver le prophète : </span>       <br />
              <br />
       C’est reprendre l’annonce de la Parole au coeur du monde aujourd’hui, ce sont les moyens de communication. Apprendre à vivre une cohésion dans l’art de communiquer en tenant compte des données actuelles offrant les conditions gagnantes pour qu’un message passe.        <br />
       La première journée portera sur l’annonce de la Parole et la force de l’Écriture dans notre ministère – Accueillir la Parole – vivre de la Parole et la communiquer. Les ateliers de ce jour porteront sur les outils à nous donner pour apprivoiser et mieux nous servir des moyens de communications et des habiletés à développer pour annoncer la Bonne Nouvelle        <br />
              <br />
       Cette première journée, le mardi, le 1er juin 2010 la journée s'intitulera JOURNÉE «PROPHÈTE», L'abbé Marc Girard de Chicoutimi a déjà accepté de faire la conférence du matin : ". La journée se continuera dans des ateliers dont nous vous donnerons le détail bientôt.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Seconde journée : Se réapproprier la dimension royale </span>       <br />
              <br />
       Être membre de l’Église Corps du Christ selon l’esprit de Vatican II c’est faire communauté et c’est aussi accompagner les pas de l’être humain contemporain pour faire face aux enjeux posés par les grandes questions sociales de l’heure et qui touchent l’éthique. La seconde journée devrait nous resituer - dans l’esprit de Vatican II ie - dans l’esprit dans lequel les Chrétiens sont appelés à être sel de la terre et lumière du monde. La question du «nous à construire» formera l’étape charnière de cette journée. La construction du nous ecclésial appelle une conscientisation de reprendre la parole, en usant des moyens de communication pour offrir des repères à notre monde qui souffre d’un grand manque et d’une absence de réflexion pour se situer devant les grands enjeux social notamment ceux qui relèvent des questions éthiques (avortement – euthanasie).        <br />
              <br />
       Au cours de cette journée du mercredi, le 2 juin 2010, deux intervenants principaux :en avant-midi,  Mgr Noël Simard, évêque auxiliaire de Saut-Ste-Marie suivi de Me Marie-Josée Longtin. Des ateliers sont prévus aussi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Troisième  : Retrouver la dimension sacerdotale en chacun </span>       <br />
              <br />
       Tous participants du sacerdoce du Christ, et, à un titre particulier, comme signe du Christ Tête et Pasteur, ce que nous avons vu, touché, entendu nous le célébrons, nous l’évoquons, nous l’invoquons et nous l’annonçons – thème de la liturgie – s’habiliter à construire et à vivre des liturgies selon les règles de l’art. Faire communauté, qu’est-ce à dire ? – dépoussiérer notre notion d’ecclésial qui se constitue de façon visible lors de la célébration du dimanche et les lieu sacramentels où ils est possible d’en faire des lieux sacrés d’évangélisation – funérailles – mariages, lieu de la rencontre et de l’expérience de la présence de Dieu. Dans ce sens la journée du jeudi devrait porter sur le thème de la liturgie et une mise à jour sur l’art de célébrer (1ère lettre pastorale du CEI)        <br />
              <br />
       Cette journée du jeudi, le 3 juin 2010, s'intitulera JOURNÉE «PRÊTRE». Conférence : "Une liturgie qui favorise le silence intérieur" par Mgr Joseph-Yvon Moreau, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.        <br />
              <br />
              <br />
       Vous  trouverez les détails d'inscription sur le site de la formation continue dans le Diocèse de Québec, <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/forcon">en cliquant ici</a>  à partir du mois de mars 2010       <br />
              <br />
       <!--Pour plus de renseignements, envoyer un courriel au responsable de la session, <a class="link" href="javascript:protected_mail('forcon@seminairedequebec.org')" >l'abbé Alain Pouliot</a> qui se fera un plaisir de vous répondre.-->       <br />
              <br />
       le 7 janvier 2010 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-sacerdotale-une-session-exceptionnelle-de-formation-avec-l-abbe-Marc-Girard-Mgr-Noel-Simard-et-Mgr-Joseph-Yvon_a320.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)</title>
   <updated>2013-03-05T04:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-bon-pasteur-donne-sa-vie-pour-ses-brebis-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Georges-Marceau-23-decembre-2009_a318.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1779686-2419257.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-23T23:01:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de l'abbé Georges Marceau, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1974, à la Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, le 23 décembre 2009 par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Ph 1, 8-11.19-21; Le bon pasteur Jn 10, 14-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1779686-2419257.jpg?v=1289459876" alt="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" title="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Au mois de janvier dernier, lorsque l’abbé Marceau m’a annoncé qu’il était atteint de cancer et que ses jours étaient comptés, il m’a dit : « Je veux continuer mon ministère de prêtre le plus longtemps possible. C’est ce qui me fait vivre. »  Sa réflexion a suscité mon admiration. Ce qui fut dit fut fait. Lorsque les souffrances et les douleurs ont commencées au cours de l’été, Georges a continué courageusement jusqu'à quelques semaines de la fin.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous avons choisi comme texte de l’évangile, l’épisode du Bon Pasteur, ce que fut Georges admirablement.       <br />
              <br />
       En effet, l’homme solitaire qu’il était, était loin d’être refermé sur lui-même, Il était sans cesse à l’écoute de ses ouailles et se dévouait à leur service avec une assiduité et une générosité sans égale.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le berger demeure avec ses brebis</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on évoque l’image du pasteur, du berger pour reprendre les termes de l’Évangile, on s’attache souvent à cette phrase : « Le berger connaît ses brebis ». Ce qui est tout à fait juste, Cependant, l’occupation du berger ne se résume pas à cet aspect de sa vie.        <br />
              <br />
       Les témoignages de ceux qui,  encore aujourd’hui en Europe et en Orient, exercent ce vieux métier, nous soulignent tous que le berger est celui qui vit un enracinement continu dans sa tâche. Il fréquente les mêmes pâturages, il refait les mêmes gestes auprès des brebis malades, il ne peut être là en passant, il est là en permanence. C’est à longueur de temps qu’il crée les liens et qu’il persévère dans ce soin de tous les instants.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est cet aspect de l’enracinement et de la fidélité que j’ai remarqué chez notre confrère Georges depuis toujours. Georges en homme discipliné était quelqu’un sur qui on pouvait compter en tout temps. Il a accompli ses divers ministères au Petit Séminaire et dans la pastorale paroissiale avec une application et un soin qui ne sont jamais démentis. Pour lui, il s’agissait non seulement de durer, mais d’être au service. Il était très fier des ses 31 ans passé au service de la Desserte de Shannon qu’il a voulu desservir jusqu’à la fin.Voilà un bon berger qui demeure avec ses brebis quoiqu’il arrive.        <br />
              <br />
       Comme enracinement, on peut noter encore son attachement à l’Académie de Québec où il avait étudié et à la communauté des prêtres du Séminaire qui s’exprimait dans les conversations, mais aussi dans des réalisations dont nous lui sommes redevables : comme celles concernant les horloges de parquet du Séminaire, l’histoire du Séminaire en photos, les parcours de visite, les édifices du Séminaire, le Grand Escalier et concernant combien de sujets qui lui ont fait parcourir assidument le Journal et les Archives du Séminaire. Cet enracinement et cet attachement lui inspiraient une grande dévotion à notre fondateur, le bienheureux François de Laval dont il a traduit en anglais le site internet qui lui est consacré.       <br />
              <br />
       Voilà un bon pasteur, un bon berger, qui ne se lasse pas de penser aux autres, d’utiliser ses ressources et ses talents pour servir à la manière de Jésus qui n’eut d’autre volonté que d’être Serviteur et qui est allé jusqu’à donner sa vie pour ses amis.       <br />
              <br />
       On peut dire, sans exagération, que l’abbé Marceau a réellement donné sa vie au service de l’Évangile et au service des autres avec une générosité et une constance qui lui font honneur.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ma vie, c'est le Christ</span>       <br />
              <br />
       Mais où puisait-il cet élan et cette constance, me direz-vous? La question n’est pas saugrenue.        <br />
              <br />
       La première lecture nous donne une piste de réponse. Pour ceux qui ont bien connu Georges, la foi en Jésus-Christ faisait partie de lui comme une seconde nature: « Oui, ma vie c’est le Christ » aurait-il peut dire comme saint Paul à fin de ce beau texte de la lettre aux Philippiens qui a été lu comme première lecture.       <br />
              <br />
       Cette foi a été soumise au crible d’un esprit scientifique et rationnel qui n’avait pas peur des questions. Son intérêt pour les recherches sur le Saint Suaire de Turin en est la preuve. Être croyant, pour lui, ne voulait pas dire être ignorant, ni mettre de côté la science d’aujourd’hui. Comment a-t-il su réconcilier foi et raison? C’est le mystère de son âme. Mais en bon disciple de Thomas d’Aquin, il a toujours su unir les deux sans sacrifier ni l’une ni l’autre, car comme le dit l’adage célèbre de saint Anselme que commente saint Thomas « la foi cherche à comprendre » (« Fides quaerens intellectum ») et elle ne laisse pas les questionnements de côté (« Cum assensione cogitare»).       <br />
              <br />
       La vie de Georges reflétait bien dans son dépouillement son total attachement au Christ. Je me plaisais, chaque fois que j’entrais dans ses appartements, à lui dire que je me sentais comme chez le Curé d’Ars. Un dépouillement et une sobriété se dégageaient de ces lieux, sans pour autant mettre de côté ses goûts pour les horloges, pour la musique et pour l’informatique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ému d’avoir à accompagner avec vous ce confrère qui fut un grand ami au Grand Séminaire, je prie le Seigneur que notre célébration de l’Eucharistie, nous rapproche les uns des autres comme le font les brebis autour de leur Berger suprême : le Christ Jésus et que les gestes que nous posons en présentant le pain et le vin dans la foi soient pour nous un gage de vie éternelle… ce que je souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       23 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-bon-pasteur-donne-sa-vie-pour-ses-brebis-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Georges-Marceau-23-decembre-2009_a318.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)</title>
   <updated>2009-10-09T12:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-abbe-Denis-Belanger-pretre-du-SME-est-nomme-cure-de-la-paroisse-cathedrale-Notre-Dame-de-Quebec-Basilique-Cathedrale_a276.html</id>
   <category term="Nominations SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1375557-1818201.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-16T23:12:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr l’Archevêque a nommé monsieur l’abbé Denis BÉLANGER, prêtre agrégé du Séminaire de Québec, curé de la paroisse Notre-Dame de Québec où se trouve la cathédrale de l'Archevêque. Érigée canoniquement par Mgr de Laval en 1664, la paroisse Notre-Dame de Québec est la plus vieille paroisse en Amérique du Nord puisque la première église qui servait d'église paroissiale fut construite en 1633. Elle couvre le Vieux-Québec et la Place Royale avec l'église Notre-Dame des Victoires (1688) qui relève de cette paroisse maintenant.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1375557-1818201.jpg?v=1289459858" alt="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" title="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" />
     </div>
     <div>
      Mgr l'Archevêque ayant décidé de supprimer les postes des vicaires épiscopaux de la Rive-Nord et de la Rive-Sud, Monsieur l'abbé BÉLANGER, nommé vicaire épiscopal de la Rive-Nord, il y a un an,  se consacrera  de nouveau au ministère paroissial qu'il connaît bien puisqu'il à été  pendant dix ans curé des paroisses de St-Yves et et St-Louis-de-France à Québec       <br />
              <br />
       Sincères félicitations et que le Seigneur rende fructueux ce nouveau ministère au service de l'Église diocésaine.       <br />
              <br />
       Le Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre, p.h.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1375557-1818202.jpg?v=1289459858" alt="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" title="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" />
     </div>
     <div>
      __________________________________

<BR><BR>

Pour une brève biographie de monsieur l'abbé Denis Bélanger, <a href="http://www.seminairedequebec.org/index.php?action=article&numero=180.html?#denis"><font color="#800000">cliquez ici</font></a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-abbe-Denis-Belanger-pretre-du-SME-est-nomme-cure-de-la-paroisse-cathedrale-Notre-Dame-de-Quebec-Basilique-Cathedrale_a276.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009</title>
   <updated>2017-05-05T16:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vie-du-pur-abandon-d-un-pasteur-Homelie-pour-la-fete-de-Francois-de-Laval-en-2009_a272.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1359723-1795244.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-06T03:32:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le parcours mystique d'un pasteur: Homélie pour la célébration de la fête liturgique de saint François de Laval au Séminaire de Québec le 6 mai 2009 par Mgr Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec dont François de Laval est le fondateur. Textes de l'Écriture: II Tim, 4, 1-5; Jean 10, 11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1359723-1795244.jpg?v=1289459854" alt="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" title="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" />
     </div>
     <div>
      Je me suis laissé inspiré pour cette fête de notre fondateur, saint François de Laval, par cette phrase que vous retrouvez au dos du feuillet de notre célébration : « Il y a longtemps que Dieu me fait la grâce de regarder tout ce qui m'arrive en cette vie comme un effet de sa providence. » ( Lettre au Père de La Chaize, mai 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 407)        <br />
              <br />
       François de Laval écrit cette phrase en 1687 après avoir remis sa démission comme évêque et demandé au Roi de revenir en Nouvelle-France. Son retour ne sera pas accepté alors par le Roi. Ce ne sera que l’année suivante que François de Laval obtiendra enfin la permission de venir finir ses jours dans son Église.       <br />
              <br />
       Cet épisode aux multiples rebondissements marque un passage spirituel révélateur dans la vie de François de Laval. Il éclaire son parcours spirituel d’une façon nouvelle. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le cheminement spirituel       <br />
       </span>       <br />
       Le cheminement spirituel a été souvent décrit en référence à des étapes ou des passages vécus dans la pratique de l’oraison comme chez Thérèse d’Avila ou dans les purifications intérieures comme chez Jean de la Croix. On a dit et répété que la mystique n’était pas pour les gens lancés dans l’apostolat ou la pastorale. À tout le moins, on l’a laissé entendre.        <br />
              <br />
       Cette vision de la  mystique décrochée de l’action et de l’apostolat est en partie responsable d’une image de François de Laval où il est vu comme  un bon pasteur certes, mais non pas comme un mystique. Les élans et les descriptions de sa contemporaine Marie de l’Incarnation lui faisant défaut, on a reconnu sa sainteté certes, mais on a oublié la flamme qui l’habitait.        <br />
              <br />
       Cette flamme allumée dans sa jeunesse chez les jésuites ne s’est jamais éteinte. Elle l’a accompagnée tout au cours de sa vie, et à 64 ans, elle rencontre un obstacle majeur, la volonté du Roi de le garder en France. Les réactions de François de Laval dans ce deuil qui lui est demandé font partie des plus beaux textes que nous avons de lui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les purifications  apostoliques</span>       <br />
              <br />
       Que nous apprennent ces textes que nous ne savions déjà?        <br />
              <br />
       Ils nous éclairent sur la profondeur du passage de ce que Jean de la Croix appelle la « Nuit de la foi », non plus chez la personne contemplative, mais telle qu’elle se présente dans la vie d’un pasteur, d’une personne engagée dans le ministère et la vie apostolique. Le parcours d’un pasteur, à travers les évènements et les circonstances qu’il rencontre sur le terrain de la mission l’invitent continuellement à se détacher de ses vues et de ses projets pour s’ajuster dans la foi à ceux de Dieu.        <br />
              <br />
       Ce faisant, il est amené à vivre de profondes purifications, des nuits et des deuils. Le pasteur devient, sans le savoir bien souvent, un « mystique actif », un « mystique paulinien », pourrait-on dire en pensant à l’Apôtre des Gentils qui répétait ; « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile » (1 Co 9,16).       <br />
              <br />
       Hé bien! François de Laval, à 64 ans, après 29 ans d’épiscopat vit un abandon mystique au-delà d’une simple obéissance à son Roi. Il laisse Dieu conduire. Il lâche prise. Il s’en remet totalement à la volonté divine. Son union d’amour avec le Dieu vivant se concrétise dans sa chair et dans son cœur. L’abandon à Dieu en est l’expression concrète.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un abandon mystique</span>       <br />
              <br />
       Cet abandon le caractérisera jusqu’à sa mort. En effet, revenu en Nouvelle-France il verra son Séminaire incendié par deux fois, il connaîtra une cohabitation difficile et tourmentée avec son successeur, il expérimentera la maladie sous diverses formes. Et pourtant l’abandon du pasteur  ne se dément pas. François de Laval est entré, au cours de ces années 1687-1688 en France, dans les dernières Demeures, dirait Thérèse d’Avila.        <br />
              <br />
       Dans une lettre aux prêtres du Séminaire le 9 juin 1687, François de Laval écrit : :       <br />
              <br />
       Il est bien juste [...] que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de <b>la vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.» ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441) Cette lettre remarquable mériterait d'être citée plus longuement, si j'en avais le temps, (Note: Voir plus bas l'extrait complet d'où est tirée la citation.)       <br />
              <br />
       L’image du pasteur totalement dévoué à ses brebis, détaché de tout pour être avec elles et pour les servir sans penser à lui-même s’applique admirablement à François de Laval qui nous le montre avec éclat dans les circonstances que nous avons rappelées au moment de sa démission comme évêque de Québec. Cette charité pastorale s’est transformée en amour sponsal selon l'expression employée par Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique <span style="font-style:italic">Je vous donnerai des pasteurs</span> (numéro 23). François de Laval est devenu, dans son cœur et dans sa chair, l’époux de son Église. Son union à Dieu passe par son lien avec ses brebis, avec son peuple.       <br />
              <br />
       Oui, le cheminement spirituel de François de Laval dessine le parcours d’un pasteur mystique transformé par son ministère et porté par lui aux sommets de la vie mystique, au sommet de la montage où l’attend le banquet éternel aux côtés de Celui qui est l'unique Pasteur, Jésus, le Serviteur par excellence, toujours vivant pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Chers frères et sœurs, que cette célébration, où nous refaisons les gestes de Celui qui s’est abandonné jusqu’au bout à la volonté de salut du Père des miséricordes, du Bon Pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis, vienne nous rendre de plus en plus disponibles aux signes de sa volonté et nous rendre capables de l’accomplir pour sa plus grande gloire.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       le 6 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Mais comme la bonté de Notre-Seigneur ne rejette point un coeur contrit et humilié, et que ‘humiliat et sublevat’, il me fit connaitre que c'était la plus grande grâce qu'il me pouvait faire que de me donner part aux états qu'il a voulu porter en sa vie et en sa mort pour notre amour, en action de grâces de laquelle je dis un Te Deum avec un coeur rempli de joie et de consolation au fond de l'âme, car pour  la partie inférieure, elle est laissée dans l'amertume qu'elle doit porter. C'est une blessure et une plaie qui sera difficile à guérir et qui apparemment durera jusqu'à la mort, à moins qu'il ne plaise à la divine Providence, qui dispose des coeurs comme lui plaît, apporter quelque changement à l'état des affaires. Ce sera quand il lui plaira et comme il lui plaira, sans que les créatures puissent s'y opposer.  n'étant en pouvoir de faire que ce qu'elle leur permettra. Il est . bien juste cependant que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de la <b>vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.»</span> ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vie-du-pur-abandon-d-un-pasteur-Homelie-pour-la-fete-de-Francois-de-Laval-en-2009_a272.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 36 n. 1 février 2009: "Vous serez des pasteurs..."</title>
   <updated>2013-01-13T22:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-36-n-1-fevrier-2009-Vous-serez-des-pasteurs_a248.html</id>
   <category term="SME-Info Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1206858-1570612.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-02-09T14:16:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quatre séminaristes témoignent, décès d'un "bon pasteur" : l'abbé Anicet Greco, calendrier des activités, dates à retenir, mot du supérieur général, saviez-vous? etc.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1206858-1570612.jpg?v=1289459847" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 36 n. 1 février 2009: "Vous serez des pasteurs..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 36 n. 1 février 2009: "Vous serez des pasteurs..."" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca/sme_info_pdf/sme_info_090201.pdf">Version PDF</a>       <br />
              <br />
       MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL       <br />
              <br />
       Ce numéro fait le pont entre deux célébrations : celle de saint François de Sales, second patron du Séminaire, et celle du bienheureux François de Laval, notre fondateur, deux pasteurs hors-pair. Leur inspiration et leur souffle continuent de vivre parmi nous. Que ce soit le témoignage de ceux qui nous ont quittés comme monsieur l’abbé Anicet Greco ou celui de séminaristes en formation comme Michaël, Jean-François, Guillaume et Daniel, la fibre pastorale et le désir de servir sont stimulants.       <br />
              <br />
       En effet, dans la situation d’aujourd’hui marquée par la décroissance et les questionnements de toutes sortes, il y a encore place pour des prêtres heureux et dévoués. Leur tâche demeure emballante. Les gratifications ne sont plus du même ordre qu’autrefois, mais ils ont la joie de semer une Parole qui les dépasse et qui produit du fruit même lorsqu’ils ne s’en rendent pas toujours compte.       <br />
              <br />
       La promesse du Ressuscité «  Je serai toujours avec vous » les habitent et les stimulent à chaque instant. Que le temps du Carême qui commencera à la fin de février dans le sillage du Synode du la Parole de Dieu soit un moment d’intériorité et d’appropriation de la Parole de Dieu qui fait vivre.         <br />
              <br />
       Bon Carême et Joyeuses Pâques !       <br />
              <br />
       					 Mgr Hermann Gigu&amp;egrave;re P.H.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <br />
<br />
<HR>
<br />
<br />

NOMINATION
<br />
<br />
Mgr l’Archevêque a nommé monsieur le chanoine Jacques Lemieux membre du Conseil presbytéral pour représenter les prêtres aînés. Félicitations. 

<br />
<br />

	
<HR>
<br />
<br />
	

DÉCÈS DE MONSIEUR L'ABBÉ ANICET GRECO (1922-2009)

<br />
<br />

À l’Hôpital du Saint-Sacrement, le 15 janvier 2009, est décédé, à l'âge de 86 ans et 8 mois, monsieur l'abbé Anicet Greco, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, fils de feu Vincenzo Greco et de feu Marie Gauthier.

 
<br />
<br />

Après avoir fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec (1936 à 1944) et obtenu son baccalauréat ès arts de l’Université Laval en 1944, il fit ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec et à l’Université Laval (1944 à 1949), il fut ordonné prêtre le 20 juin 1948. Il termina son baccalauréat en Théologie en 1949. En 1957 et 1958, il étudia la Philosophie à l’Université catholique de Washington et y reçut une maîtrise en Philosophie en 1961. 
<br />
<br />

Après son ordination à la prêtrise, il devint maître de Salle au Petit Séminaire de Québec de 1949 à 1956 et professeur de mathématiques de 1950 à 1953. Il fut reçu membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 12 juin 1963.
<br />
<br />

En 1952, il prit la direction des Cours d’été à l’Université Laval, alors une œuvre du Séminaire de Québec, qu’il conserva jusqu’en 1972. Ayant quitté le Petit Séminaire de Québec pour l’Université Laval, il y exerça de nombreuses fonctions administratives jusqu’à son départ en avril 1989.
<br />
<br />
 
En plus de ses fonctions à l’Université Laval, l’abbé Greco se consacra à plusieurs tâches pastorales et après sa retraite de l’Université Laval, il fut nommé directeur responsable de la Résidence Cardinal Vachon et supérieur des prêtres y résidant. Il occupa ce poste de 1989 à 1998. Depuis deux ans, il habitait à l’Unité de soins de la Résidence Cardinal Vachon.
<br />
<br />

Les funérailles ont été célébrées à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le lundi 19 janvier 2009 à 10 h. Elles étaient présidées par Mgr Jean Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau.
<br />
<br />
<HR>
<br />
<br />
TÉMOIGNAGE SUR L'ABBÉ GRECO
<br />
<br />				 
Gabriel Côté, dans un article du Fil des évènements de l'Université Laval, le 10 avril 2003 intitulé "Pour la suite du monde: Hommage à six pionniers de l'Éducation des adultes à l'Université" et présentant le troisième volume d'André Thibault dans la série Avant que d'oublier consacrée à des profils d'éducateurs et d'éducatrices provenant des différentes régions du Québec, et même des provinces de l'Atlantique, cite ce passage que nous reproduisons avec plaisir.
<br />
<br />

"Madame Marquis a réussi à imprégner sa marque sur les politiques du Service de l'extension et elle a, avec l'abbé Anicet Greco en particulier, contribué à implanter un service d'accueil et d'encadrement des adultes qui facilitait leur retour aux études et concourrait à leur donner confiance en eux-mêmes... L'abbé Anicet Greco a traversé le monde de l'éducation à la manière d'un sage, animé par des valeurs de tolérance, de respect d'autrui et de compassion".


<br />
<br />
<HR>
<br />
<br />


					 SAVIEZ-VOUS &#8230; ?
					 <br />
					 - que le Séminaire a déjà eu un fondeur à neige. Où était-il situé ?  
					 <br />
					 			R&eacute;ponse 1 &agrave; la fin du Bulletin.
					 <br />-  qu’il y eut pendant longtemps au Séminaire des « donnés », hommes et femmes, mariés et célibataires ? Étaient-ils des employés comme les autres ? 
					 <br />
					 			R&eacute;ponse 2 &agrave; la fin du Bulletin.
					 <br />
<br />
<br />					 

<HR>
<br />
<br />

TÉMOIGNAGE DE MICHAËL, JEAN-FRANÇOIS, GUILLAUME ET DANIEL, séminaristes du Grand Séminaire de Québec

<br />
<br />					 

<I>
Michaël est séminariste au Grand Séminaire de Québec depuis septembre 2008. Il a 22 ans. Guillaume, 24 ans,  et Daniel, 32 ans, sont aussi entrés au Grand Séminaire en septembre 2009. Jean-François, quant à lui, en est à sa troisième année de Grand Séminaire.
</I>

<br />
<br />					 
<B>MICHAËL
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Michaël, qui a fait une technique en administration au CEGEP Ste-Foy, le projet de devenir prêtre remonte à quelques années. « J’ai songé pour la première fois à devenir prêtre en Secondaire V, dit-il lorsque j’ai rencontré un membre de ma famille qui était prêtre. Après avoir parlé plus longuement avec lui, il m’a transmis un peu le flambeau. Je peux dire que c’est quelque chose que je porte depuis longtemps ». La lecture du feuillet paroissial de sa paroisse où on posait la question as-tu déjà songé à devenir prêtre ? ce qui était son cas lui a donné le coup de pied nécessaire pour entreprendre des démarches auprès du Grand Séminaire. « La formation au Grand Séminaire, conclut-il, est une école de la vie. »

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<B>JEAN-FRANÇOIS
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 Pour Jean-François, la mort de Jean-Paul II, le 2 avril 2005 l'a interpellé et l’a orienté vers la prêtrise. Il avait étudié en sciences politiques à l’Université Laval et terminait alors une maîtrise en relations internationales. « C’est à partir de ce moment-là que l’idée s’est enracinée en moi dans la prière. C’est devenu un projet sérieux… Ce qui m’a décidé de rentrer au Grand Séminaire, c’était la suite de l’appel que je crois avoir reçu. »
 « Ce que j’apprécie le plus au Grand Séminaire c’est la diversité des ressources auxquelles on a accès, et aussi vie communautaire qui permet d’échanger et de partager ce qu’on vit avec des frères qui vivent un peu les mêmes choses. » 
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<B>GUILLAUME
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Guillaume travaillait en administration pour un entrepreneur général en construction. « Je n’avais jamais exclus l’option de devenir prêtre depuis mon enfance, raconte-t-il, mais, je dirais que depuis deux ans j’y pensais sérieusement.  Ce qui m’a décidé d’entrer au Grand Séminaire, c’est d’aller au fond cet appel que je ressentais à l’intérieur de moi, de me donner entièrement au Seigneur. »


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« Ce que j’apprécie le plus dans la vie du séminariste, confie-t-il, c’est la vie communautaire, puis la liturgie quotidienne au Grand Séminaire avec la Liturgie des heures et l’Eucharistie quotidienne. Ce sont vraiment qui sont très bénéfiques pour moi»
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<B>DANIEL
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Pour Daniel, qui travaillait dans une compagnie pharmaceutique comme technicien de production, quitter le marché du travail pour répondre "oui" à Dieu est devenu impératif au cours de son expérience dans UNE ANNÉE POUR DIEU en préparation du Congrès eucharistique international de Québec.  Çà fait quelques années que je pense à devenir prêtre, nous dit-il, mais c’est au cours de la dernière année que le projet a vraiment mûri en moi. Qu’est ce qui m’a motivé à entre au Grand Séminaire? C’est le projet UNE ANNÉE POUR DIEU proposé par le diocèse de Québec, une étape où on  laisse le marché du travail pour mieux approfondir notre projet de vie. » 

 
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« C’est un prêtre avec qui je demeurais au presbytère, continue-t-il, qui m’a invité à aller vivre une journée d’information au Grand Séminaire…. De rencontrer les formateurs, de voir les lieux m’a vraiment convaincu de dire mon premier oui à ce temps de discernement dans ma vie qu’est le Grand Séminaire. »


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DATES &Agrave; RETENIR
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- 11 février 2009 Célébration de l’Onction des malades à 10h30 à la Chapelle du 6e étage.  
- du 2 Mars 2009 au 7 Mars 2009 :  Semaine de lecture à l'Université Laval
- 25  mars 2007 : c'est le 25 mars qu’aura lieu cette année la célébration de l'ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU SEMINAIRE (26 mars 1663). Concélébration eucharistique présidée par l'archevêque émérite de Québec, Mgr Maurice Couture, à 16h30 suivie d’un repas festif.
- 6 mai 2007 : fête du fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, et célébra­tion du 60e anniversaire d’ordination sacerdotale de monsieur l’abbé Gaston Savard, prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec.
- 6 mai 2007 : Assemblée du clergé à la Maison généralice des Sœurs de la Charité.

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- 21 janvier 2009 : Fête anticipée de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire (24 janvier). Concélébration eucharistique présidée par Mgr Jean-Pierre Blais, évêque auxiliaire. Invités : Prêtres de la région pastorale Louis-Hébert/Loretteville/Portneuf ;
11 février 2009 : célébration communautaire de l’Onction des malades ;
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- 2 au 7 mars 2009 : semaine de lecture à l’Université Laval ;
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- 25 mars 2009 : Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (26 mars 1663).  Concélébration présidée par Mgr Maurice Couture et repas festif.



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					 ACTIVIT&Eacute;S 
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					 CENTRE D'&Eacute;VANG&Eacute;LISATION QU&Eacute;BEC IXTHUS
					  
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- 11 février : Atelier-Formation : J'aime donc je suis <br />
- 21 février : Spectacle de Julie Morin et Julie Rousseau <br />
- 22 février : Célébration <br />
- 24 février : Mardi gras <br />
- 11 mars : Débat : Église et culture <br />
- 21 mars : Spectacle de Simon et Catherine  <br />
- 22 mars : Célébration <br />
- 9 avril : Triduum pascal avec Le tisonnier et le Centre Agapè <br />
- 18 avril :  Spectacle de Théâtre <br />
- 25 avril :Spectacle de Jean-Luc Lavigne et Marc-André Boivin <br />
- 3 mai : Célébration <br />
- 5 mai : Lancement du CD Émergences 4 

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					 Voir le site internet pour le proramme d&eacute;taill&eacute;: <a class="liens" href="http://www.quebecixthus.com" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">www.quebecixthus.com</a>
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MAISON FRANÇOIS DE LAVAL &Agrave; PETIT CAP
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- 1er décembre 2008 : Ressourcement - Équipe Québec IXThUS ;
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- 9 au 11 janvier 2009 : Rencontre Vivre et Aimer ;
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- 16 au 18 janvier 2009 : Rencontre des jeunes du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
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- 23 au 25 janvier 2009 :  Pastorale universitaire ;
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- 13 février 2009 : Rencontre des jeunes du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
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- 27 février au 1er mars 2009 : Camp préinscription du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
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- 29 mars 2009 : Récollection - Équipe Notre-Dame.

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					 R&Eacute;PONSES AU SAVIEZ-VOUS&#8230; ?
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				<A NAME="fondeur">
	
(1) Le fondeur à neige se trouvait entre la "l'usine" (chaufferie) et le couvent des Sœurs dominicaines qui est actuellement le Pavillon Jérôme Demers abritant le Musée de l’Amérique française. Les charrues basculantes tirées par un cheval y déversaient leur neige après les tempêtes. Le Conseil du SME en décida la construction le 5 juin 1911. Il est résolu, lit-on, dans le procès-verbal de la réunion "de faire faire un puisard pour la fonte des neiges près de l'usine". Cette "usine" et sa longue cheminée était située exactement là où se trouve aujourd’hui quelques ruines en pierre sur le dessus du garage sous-terrain dans le jardin français.

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				<A NAME="donnes">
(2) Au début de son existence, le Séminaire de Québec engage quelques domestiques, puis des ouvriers pour la construction de ses édifices. Il embauche également des travailleurs pour ses fermes et ses moulins. En plus du personnel rémunéré, un petit groupe de domestiques « donnés », œuvre au Séminaire. Les « donnés » sont des hommes et des femmes qui, en échange de leur subsistance, se donnent au Séminaire pour y travailler jusqu’à leur mort et lui confient tous leurs biens. En 1685, le Séminaire rédige un document intitulé Règles communes Des Domestiques Donnés du Séminaire des Missions étrangères de Québec, sous le titre de Jésus, Marie, Joseph et les Saints-Anges. Dix ans plus tard, le Séminaire crée un règlement à l’intention des domestiques donnés qui désirent rester célibataires et obtenir un statut particulier plus proche de celui des prêtres. Ce document, intitulé Règlements pour les Frères Domestiques qui nestant point engagés en famille sont entrés au Service du Séminaire des Missions étrangères de Québec pour y demeurer toute leur vie, établit la communauté des frères donnés. Vers 1730, il ne reste que quelques domestiques donnés et plus aucun ne sera accepté au Séminaire après 1749.


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      Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVI – No 1  février 2009       <br />
              <br />
              <br />
       Tous droits réservés 2009       <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 2 février 2009       <br />
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              <br />
       © Droits réservés
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-36-n-1-fevrier-2009-Vous-serez-des-pasteurs_a248.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>300e anniversaire de la mort de François de Laval. « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »</title>
   <updated>2008-05-28T02:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/300e-anniversaire-de-la-mort-de-Francois-de-Laval-Je-suis-le-bon-pasteur-le-vrai-berger-Le-vrai-berger-donne-sa-vie_a192.html</id>
   <category term="Année jubilaire François de Laval 2008" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/933923-1157675.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-13T01:47:00+02:00</published>
   <author><name>Cardinal Marc Ouellet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du cardinal Ouellet à la concélébration eucharistique qui a eu lieu dans la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec avec la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, les représentantes et représentants des communautés religieuses du Vieux-Québec et les invités des prêtres du Séminaire. Lectures de la fête du bienheureux François de Laval: 2 Tm 4, 1-5 et Jn 10,11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/933923-1157675.jpg?v=1289459909" alt="300e anniversaire de la mort de François de Laval. « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »" title="300e anniversaire de la mort de François de Laval. « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca/homelie_card_ouellet_fete_fdl_2008.pdf">Version PDF</a>       <br />
       Beaucoup d’initiatives et d’événements rappellent la figure et l’oeuvre de François de Laval, premier évêque de Québec, en cette année jubilaire. Aujourd’hui, en ce 300e anniversaire de sa mort, nous faisons mémoire de sa pâque, de son passage de l’histoire humaine à l’éternité de Dieu et rien ne peut fournir un cadre plus approprié que la célébration de la Sainte Eucharistie, mémorial de la Pâque du Seigneur. Saint Paul nous enseigne que « chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons à cette coupe, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne».       <br />
              <br />
       François de Laval a célébré quotidiennement le saint sacrifice de la messe, manière courante de désigner l’Eucharistie à son époque. Sa vie fut marquée par la dimension sacrificielle de l’Eucharistie qu’il incarnait dans ses pénitences et ses mortifications étonnantes, voire excessives, qu’on ne saurait imiter aujourd’hui de la même manière. Jeûnes, veilles, prières, privations, incommodités multiples, dépouillement de ses biens en faveur des pauvres, sa vie et sa mort témoignent d’une existence toute mortifiée qui a impressionné ses contemporains.        <br />
              <br />
       Quelques semaines après sa mort, son fidèle serviteur des vingt dernières années, le Frère Hubert Houssart, a voulu laisser un récit de cette impression que lui a faite le Bienheureux François de Laval. Il écrit : « La consolation qui s’est mêlée parmi la tristesse en voyant un saint mourir en saint après avoir vécu en saint, a été un très grand soulagement à ma peine, aussi bien qu’à celle de tout le Séminaire et de tous les peuples du Canada ». Le bon frère donne beaucoup d’exemples de son abnégation et de ses mortifications qui culminent avec son offrande finale en sacrifice « six jours avant son saint trépas, pour porter la peine de tous les péchés du Séminaire ». Le témoin ajoute : « Sa Grandeur ayant été exaucée par le redoublement de ses douleurs qui furent excessives depuis ce jour-là jusqu’à sa mort, nous avons tous lieu de croire qu’il nous a acquis par ses souffrances des grâces particulières pour éviter le péché et pratiquer la vertu ». Un dicton populaire affirme qu’il n’y a pas de grand homme pour son valet. Frère Houssart fit mentir ce dicton, subjugué qu’il était par les vertus de son maître, par l’intensité et l’immensité de sa charité pastorale.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre à Timothée, saint Paul dresse un portrait exigeant du pasteur zélé qu’il souhaite voir réalisé chez son disciple : Audace, courage, patience, persévérance, bon sens et disponibilité à souffrir et à porter jusqu’au bout le ministère. Sa description colle parfaitement à la peau de François de Laval, disciple du Crucifié, qui ne recule devant rien pour suivre le Christ jusqu’au bout. Durement éprouvé par certaines décisions de son successeur, il écrit : « La Providence de Dieu dispose toute chose suavement et toutes ces contrariétés et avortements de nos desseins et projets nous doivent beaucoup servir pour faire mourir en nous tous les mouvements déréglés d’une nature trop mpétueuse».       <br />
              <br />
       Il avait appris à l’école de Saint Ignace, que mourir par la mortification des désirs, même dans les bonnes choses, est un chemin sûr vers la sainteté. « Il nous faut mourir aux trop grands désirs des bonnes choses, même de la gloire de Dieu et du salut des âmes ». Il sait par expérience que le Malin se déguise parfois en ange de lumière pour attirer les âmes ardentes vers des prouesses excessives qui les éloignent de la volonté de Dieu au quotidien, préparant ainsi leur chute dans l’orgueil et le découragement.       <br />
              <br />
       Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent. François donna sa vie jour après jour, pendant cinquante ans, cherchant à connaître et à aimer ses brebis. S’il était si ardent à se mortifier de mille et une façons, outre un certain rigorisme de l’époque, n’est-ce pas parce qu’il était possédé par l’Amour divin dont il voulait rayonner la présence et le don ? Familier de Marie de l’Incarnation et de Marie-Catherine de Saint-Augustin, François de Laval se savait habité lui aussi par le mystère trinitaire qu’il voyait reflété dans la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Il confesse humblement : « c’est toute ma paix, mon bonheur en cette vie que de ne (vouloir) point d’autre paradis. C’est le royaume qui est au-dedans de l’âme qui fait notre centre et notre tout ».       <br />
              <br />
       « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ». Quel mystère abyssal se cache en cette comparaison ! Le bon pasteur connaît, c’est-à-dire aime ses brebis et se laisse aimer par elles, du même amour dont il aime le Père et qu’il est aimé de Lui. L’échange d’amour entre le Père et le Fils dans le Saint Esprit s’écoule pour ainsi dire dans la relation pastorale authentique et lui confère sa beauté, sa joie et sa fécondité. Ce mystère pastoral sied bien à François de Laval, qui a été avare de confidences sur sa vie mystique, mais qui n’avait d’autre idéal que de tout faire pour Dieu seul et d’accomplir en tout sa sainte volonté.       <br />
              <br />
       En ce jour anniversaire de sa mort, le 300e, contemplons en lui la grâce de Dieu à l’oeuvre dans sa vie, sa mort et dans les oeuvres pérennes qu’il nous a laissées. François de Laval, évêque missionnaire, édifie l’Église du nouveau monde sur la Parole de Dieu, proclamée à temps et à contretemps, pour édifier, dénoncer, corriger mais toujours pour instruire dans les vérités de la foi. La vie intérieure qui l’animait depuis ses années de formation le rendait capable d’action et de passion, d’audace et d’humilité, de courage et de générosité, pour nourrir les âmes et secourir les pauvres dans leur détresse. À la fin de sa vie, ayant distribué tous ses biens aux pauvres, et constatant qu’il ne lui restait plus rien, François de Laval s’exclamait ne plus pouvoir vivre puisqu’il n’avait plus rien à donner aux pauvres.       <br />
              <br />
       Cet évêque fondateur a posé aussi comme fondement de l’Église locale son Séminaire, une famille de prêtres bien dotée et soudée par les liens de la fraternité sacerdotale, au service de l’Unique Prêtre, Jésus Christ, Juge des vivants et des morts. Je salue très cordialement cette digne famille sacerdotale, bien enracinée au coeur du presbyterium de Québec, qui porte toujours le flambeau de la foi des pionniers et dont l’enthousiasme pour la refondation du petit Séminaire diocésain constitue un nouveau signe d’espérance pour l’avenir du Séminaire de Québec et de l’Église au Québec.       <br />
              <br />
       Comme évêque en exercice ou comme Monseigneur l’Ancien [c'est le titre qu'on donnait à Mgr de Laval après la nomination de son successeur Mgr de St-Vallier], François de Laval tendait résolument vers la sainteté. Son intense vie de prière en fait foi. Sa sainteté fut pastorale, tout au long de sa longue vie dépensée au service de l’Église. D’abord vécue dans un ministère très actif, elle devint plus passive avec les années et mais toujours plus féconde à travers l’épreuve, la maladie, les mortifications, le détachement, l’abandon et la mort. Sa mort vécue et célébrée au temps pascal témoigne éloquemment de la résurrection du Seigneur. Il voulait que son Séminaire perpétue cet esprit de sainteté et il était prêt à payer de sa propre personne les fautes et les manquements de ses collaborateurs. Quelle générosité à notre égard ! Nous en faisons mémoire avec une gratitude particulière en ce jour anniversaire, le 300ième, de sa mort. N’est-ce pas pour nous l’occasion privilégiée de renouveler notre engagement à la sainteté, à la suite du Christ, dans l’Esprit eucharistique de François de Laval, premier évêque de Québec ?       <br />
              <br />
       À la veille du Congrès eucharistique international, rendez-vous historique de l’Église universelle à Québec, confions la réalisation de cette grande mission à l’intercession de notre bienheureux fondateur, avec l’offrande renouvelée de nos vies, de nos joies et de nos croix. Que l’Esprit de la Sainte Famille continue d’inspirer et de façonner l’Église fondée par François de Laval pour le salut des âmes et pour la plus grande gloire de Dieu. Amen !       <br />
              <br />
       Marc Cardinal Ouellet       <br />
       Archevêque métropolitain de Québec et Primat du Canada,       <br />
              <br />
       6 mai 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/300e-anniversaire-de-la-mort-de-Francois-de-Laval-Je-suis-le-bon-pasteur-le-vrai-berger-Le-vrai-berger-donne-sa-vie_a192.html" />
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