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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:01:51+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <updated>2025-10-02T15:08:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-09-24T00:55:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379373-63200190.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016 et du 20 septembre 2022-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»</title>
   <updated>2025-08-04T19:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1260.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-08-26T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C le 31 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sirach 3, 17-18.20, Hébreux 12, 18-19 et Luc 14, 1a.7-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379342-63200164.jpg?v=1754330164" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" />
     </div>
     <div>
      I - <span style="font-style:italic">Un observateur attentif</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de ce dimanche fait partie des conversations de table que saint Luc a regroupées au chapitre 14 de son évangile. Dans ces conversations, Jésus en profite pour passer quelques messages aux personnes qui le reçoivent et aux personnes invitées.       <br />
              <br />
       Regardez la scène racontée aujourd’hui. Jésus observe, comme il nous arrive parfois de le faire dans un rassemblement de fête, et il remarque quoi? Que les invités se poussent en avant, cherchent à être le plus près de ceux qu’ils jugent importants, d’être dans les « loges » et pas dans le « balcon »…        <br />
              <br />
       Et Jésus de commenter avec un but pédagogique : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> L'importance de l'humilité</span>       <br />
              <br />
       Avec Jésus, dans le Royaume de Dieu, nos conventions et nos convenances ne sont plus de mise. Ce qui prime par-dessus tout ce n’est pas ton succès social, ton argent, tes relations, non c’est autre chose. Cette autre chose a un nom : l’humilité. L’attitude d’humilité exprime une vérité essentielle dans nos relations avec Dieu. «Ne va pas te mettre à la première place, au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. ». En d’autres mots : « Ne faites pas les prétentieux, restez humbles devant Dieu, car pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même, c’est Dieu qui nous sauve ». Comme la Vierge Marie le chante dans son Magnificat : "Dieu renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles" (Luc 1, 52).        <br />
              <br />
       Un exemple. J’ai pensé ici à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus une petite carmélite morte à 24 ans devenue sainte. Elle ne se sentait pas capable de faire de grandes choses. Elle a découvert que c’est dans la petitesse que se manifeste la puissance de Dieu. Elle s’est abandonnée avec confiance et Dieu l’a élevée, l’a bénie, l’a prise près de lui. Elle avait compris le message de Jésus : ne pas faire les prétentieux, se reconnaître petit, être comme un enfant, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’option préférentielle pour les pauvres</span>       <br />
              <br />
       L’évangile ajoute une autre remarque de Jésus à son invité. C’est aussi à nous tous que cela peut s’appliquer aujourd’hui.        <br />
              <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » En d’autres termes : « Si vous n’aimez que vos amis, qu’est-ce qui vous différencie des païens? Eux aussi le font. »       <br />
              <br />
       Par ses remarques à celui qui l’avait invité, Jésus  indique à ses disciples une voie et un chemin de service. C’est le service aux frères et sœurs qui devient le seul et unique critère de grandeur dans le Royaume de Dieu. On se doit penser aux autres, à ceux et celles qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Le service dont il est question ici c'est l'accueil, le partage, le don, la générosité. C'est le regard bienveillant et la main secourable. Avez-vous déjà remarqué combien on apprécie une visite lorsqu’on est malade, lorsqu’on est âgé? Un coup de téléphone de quelqu’un nous fait parfois tellement de bien.        <br />
              <br />
       Le chrétien est celui qui ne se ferme pas sur lui-même. Il a à cœur de penser aussi aux autres. Le pape François de regrettée mémoire  nous donne un bel exemple de cette préoccupation pour les plus démunis, pour les pauvres. « Allez vers les périphéries, vers les gens dans le besoin, répète-t-il dans ses homélies » <!--Lors des JMJ, les Journées Mondiales des la Jeunesse à Rio au Brésil, il a été visiter un des quartiers les plus pauvres de la ville même si on le lui déconseillait pour des raisons de sécurité.--> Un jour, il a téléphoné à une jeune fille victime de viol qui lui avait écrit pour lui demander ses prières. Un autre jour, il l’a fait pour le frère d'un pompiste qui venait d'être assassiné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que chacun ou chacune d’entre nous peut aller avec humilité vers les autres  et comme saint Thérèse de l’Enfant-Jésus offrir sa petitesse, ses efforts humbles, mais réels,  pour qu’ils soient transformés par la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons est un repas où tous ensemble sans faire de distinction nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants bien-aimés. Qu’elle nous rende de plus en plus de véritables disciples de Jésus tournés comme Lui vers nos frères et sœurs dans le besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le 31 août 2025</span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 28 août 2013 et du  23 août 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1260.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <updated>2025-02-09T22:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1226.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961803-60625961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-11T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 16 février 2025. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961803-60625961.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montagne</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »         <br />
              <br />
       Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut, pour saint Luc,  les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 février 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 février 2019 et 8 février 2022 -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1226.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B : « Son règne n'aura pas de fin »</title>
   <updated>2024-11-19T03:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-B-Son-regne-n-aura-pas-de-fin_a1205.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602511-57034383.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B le 24 novembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Daniel 7, 13-14, Apocalypse 1, 5-8 et Jean 18, 33b-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602511-57034383.jpg?v=1633365632" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B : « Son règne n'aura pas de fin »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B : « Son règne n'aura pas de fin »" />
     </div>
     <div>
      Ce dimanche est consacré au Christ Roi de l’Univers. C’est le dernier dimanche de l’année liturgique. Dimanche prochain, nous commencerons une nouvelle année liturgique avec le temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       Les textes proposés à notre méditation aujourd'hui  vont nous permettre d’entrer plus à fond dans ce mystère de la royauté de Jésus que celui-ci ne récuse pas lorsqu’il répond à Pilate : « C’est toi-même qui dis que je suis roi ». Jésus laisse Pilate à ses perceptions mais il en profite pour donner l’heure juste sur ce qu’est le mystère de sa royauté.         <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Une royauté, un mystère</span>       <br />
              <br />
       Je viens de référer à la royauté du Christ comme à un mystère. Ce n’est pas sans raison. En effet, celle-ci nous propulse sur un autre registre que celui des royautés humaines que nous connaissons bien comme celles des maisons royales d’Occident dont la famille royale britannique est un des exemples les plus connus ou encore comme celle des princes orientaux comme les émirs arabes ou les rois du Cambodge.       <br />
              <br />
       En effet, Jésus explique sa réponse à Pilate en disant : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde j’aurais  des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »       <br />
              <br />
       « Ma royauté n’est pas d’ici. » Voilà le mystère.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un arrière-fond biblique impressionnant</span>       <br />
              <br />
       En faisant cette déclaration Jésus est bien conscient qu’il est porteur d’une tradition qui plonge ses racines dans l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël à qui il a donné un roi dans la personne de David, puis de Salomon suivis de nombreux autres.       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture souligne cet arrimage et cet enracinement à travers les mots du prophète Daniel qui décrit le vrai Roi d’Israël en l’appelant Fils d’homme à qui est donné « domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le serviront. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »       <br />
              <br />
       Il ressort de ce texte que la royauté du Fils d’homme dont hérite Jésus et qu’il revendique est  une royauté spirituelle  qui a comme but de rassembler toute l’humanité autour de lui.        <br />
              <br />
       Nous sortons d’une vision limitée pour nous ouvrir sur toutes les contrées, toutes les époques, tous les êtres inanimés et tous les vivants. C’est dans cet esprit que la fête d’aujourd’hui a été désignée comme celle du Christ « Roi de l’Univers ». Rien de moins. La deuxième lecture reprend la même ligne de réflexion et n’est pas en reste. Avec l'image de l’Alpha et de l’Oméga, la première et la dernière lettre de l’alphabet grec, l’auteur du livre de l’<span style="font-style:italic">Apocalypse </span> montre que Dieu règne sur tout sans limites de temps et d’espace.        <br />
              <br />
       Retenons que la reconnaissance du mystère de la royauté du Christ a comme but premier d’affirmer que nous sommes entrés à la suite de Jésus dans un monde nouveau, un royaume qui est éternel et qui n’est pas de ce monde qu'on voit.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Retombées spirituelles</span>       <br />
              <br />
       Il y a de nombreuses retombées spirituelles rattachées à ce mystère de la royauté du Christ. En voici trois pour notre méditation de ce matin.       <br />
              <br />
       Premièrement, reconnaître et vivre le mystère de la royauté du Christ, c’est affirmer la priorité de ce qui est spirituel et invisible pour les yeux dans la vie de foi du chrétien. Le royaume du Christ n’a pas de gardes ou de militaires pour se défendre ou se protéger. Il est un royaume spirituel qui s’établit dans le cœur des personnes d’abord et avant tout. « Mon royaume n’est pas de ce monde » dit Jésus à Pilate.       <br />
              <br />
       Deuxièmement, la fête du Christ Roi de l’Univers invite à garder bien vivante à notre esprit l’attraction qu’il exerce sur toute l’humanité. Il s’agit d’un royaume qui n’a pas de limites. Tous et toutes en font partie. Un royaume où les inégalités sont brisées, où les privilèges n’existent pas, où les dignités sont réglées par les Béatitudes vécues et reconnues comme la charte du Royaume : « Bienheureux les pauvres, les assoiffés de justice, les persécutés etc. »       <br />
              <br />
       Troisièmement, la fête du Christ Roi de l’Univers nous invite aussi à proclamer ce mystère sans pusillanimité, avec humilité bien sûr, mais avec fierté.  Car il s’agit d’un mystère qui met les choses à leur place, qui affiche la suprématie du Christ sur tous les êtres comme saint Paul l’a répété souvent.        <br />
              <br />
       <!--Le Christ est le Premier-Né au-dessus des anges et des saints à qui Dieu a tout soumis. -->« Il est l’image du Dieu invisible, écrit-il, le premier-né, avant toute créature :  en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. » (<span style="font-style:italic">Colossiens </span>1, 15-17 cf. aussi <span style="font-style:italic">Hébreux</span> 2, 8-9). Saint Paul ainsi affirme la puissance, la domination, la gloire du Christ qui mérite d’être célébrées. Nous le faisons à la messe d’ailleurs, en particulier en chantant le dimanche le <span style="font-style:italic">Gloire à Dieu</span>.       <br />
              <br />
       Voilà! Le Royaume du Christ est spirituel, ouvert à tous et à toutes et au-dessus de tous les êtres. On pourrait ajouter encore d’autres caractéristiques de ce mystère de la royauté du Christ, mais celles-ci sont suffisantes, je pense, pour nourrir notre méditation aujourd’hui.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, j’aimerais redire notre louange au Christ Roi avec un cantique tiré du livre de l<span style="font-style:italic">’Apocalypse</span> au chapitre 19 et qui prend place dans la célébration des Vêpres le dimanche. Je vous en lis un extrait.       <br />
              <br />
       Célébrez notre Dieu,       <br />
       serviteurs du Seigneur,       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       vous tous qui le craignez,       <br />
       les petits et les grands.       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       Il règne, le Seigneur,       <br />
       notre Dieu tout-puissant,       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       Exultons, crions de joie,       <br />
       et rendons-lui la gloire !       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 novembre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 novembre 2018 et  du 16 novembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Sa domination est une domination éternelle » (Dn 7, 13-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
       Moi, Daniel,       <br />
           je regardais, au cours des visions de la nuit,       <br />
       et je voyais venir, avec les nuées du ciel,       <br />
       comme un Fils d’homme ;       <br />
       il parvint jusqu’au Vieillard,       <br />
       et on le fit avancer devant lui.       <br />
           Et il lui fut donné       <br />
       domination, gloire et royauté ;       <br />
       tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues       <br />
       le servirent.       <br />
       Sa domination est une domination éternelle,       <br />
       qui ne passera pas,       <br />
       et sa royauté,       <br />
       une royauté qui ne sera pas détruite.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5)       <br />
       R/ Le Seigneur est roi ;       <br />
       il s’est vêtu de magnificence. (Ps 92, 1ab)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est roi ;       <br />
       il s’est vêtu de magnificence,       <br />
       le Seigneur a revêtu sa force.       <br />
              <br />
       Et la terre tient bon, inébranlable ;       <br />
       dès l’origine ton trône tient bon,       <br />
       depuis toujours, tu es.       <br />
              <br />
       Tes volontés sont vraiment immuables :       <br />
       la sainteté emplit ta maison,       <br />
       Seigneur, pour la suite des temps.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le prince des rois de la terre a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu » (Ap 1, 5-8)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       À vous, la grâce et la paix,       <br />
           de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle,       <br />
       le premier-né des morts,       <br />
       le prince des rois de la terre.       <br />
              <br />
       À lui qui nous aime,       <br />
       qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,       <br />
           qui a fait de nous un royaume       <br />
       et des prêtres pour son Dieu et Père,       <br />
       à lui, la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
           Voici qu’il vient avec les nuées,       <br />
       tout œil le verra,       <br />
       ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ;       <br />
       et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre.       <br />
       Oui ! Amen !       <br />
              <br />
           Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga,       <br />
       dit le Seigneur Dieu,       <br />
       Celui qui est, qui était et qui vient,       <br />
       le Souverain de l’univers.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est toi-même qui dis que je suis roi » (Jn 18, 33b-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Alléluia. (Mc 11, 9b-10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Pilate appela Jésus et lui dit :       <br />
       « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dis-tu cela de toi-même,       <br />
       ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »       <br />
           Pilate répondit :       <br />
       « Est-ce que je suis juif, moi ?       <br />
       Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :       <br />
       qu’as-tu donc fait ? »       <br />
           Jésus déclara :       <br />
       « Ma royauté n’est pas de ce monde ;       <br />
       si ma royauté était de ce monde,       <br />
       j’aurais des gardes       <br />
       qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs.       <br />
       En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »       <br />
           Pilate lui dit :       <br />
       « Alors, tu es roi ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       « C’est toi-même qui dis que je suis roi.       <br />
       Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :       <br />
       rendre témoignage à la vérité.       <br />
       Quiconque appartient à la vérité       <br />
       écoute ma voix. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-B-Son-regne-n-aura-pas-de-fin_a1205.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu »</title>
   <updated>2024-10-30T14:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Tu-n-es-pas-loin-du-Royaume-de-Dieu_a1202.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602506-57034369.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-29T11:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B le 3 novembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Deutéronome 6, 2-6, Hébreux 7, 23-28 et Marc 12, 28b-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602506-57034369.jpg?v=1633008784" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      J'aimerais cela entendre Jésus me dire « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu ». Et vous?         <br />
              <br />
       C'est ce qu'il a dit à ce scribe qui venait honnêtement chercher des lumières auprès de lui pour son cheminement de vie.        <br />
              <br />
       Regardons cette scène très parlante pour nous, car nous sommes, je l’espère, comme ce scribe, des personnes qui cherchent Dieu. Notre recherche de Dieu, comme celle du scribe, doit s’appuyer sur des bases fermes. Celles-ci sont des incontournables qui sont rappelés ici par Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le premier commandement</span>       <br />
              <br />
       Le premier fondement de notre recherche de Dieu se doit de donner la priorité à Dieu. C’est ce que les croyants et les croyantes du peuple d’Israël avaient compris. Le texte de la première lecture le proclame avec clarté et sans équivoque : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force ».        <br />
              <br />
       Ce « Écoute, Israël » a traversé les siècles. Il est devenu le cœur de la prière que tout juif croyant répétait le matin et le soir et que les juifs d’aujourd’hui récitent encore à chaque jour. C’est comme l’équivalent du « Notre Père » des chrétiens. On appelle cette prière le « Shema'  Israël » où le mot « Shema' » est le mot hébreu pour dire « Écoute ».         <br />
              <br />
       Le « Shema'  Israël » s’inspire du texte du Deutéronome que nous avons entendu dans la première lecture. Il a subi des ajouts au cours des siècles, mais son but est toujours le même : proclamer l’absolu et la priorité de Dieu dans toutes les sphères de la vie personnelle et dans la société.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas seulement d’une affirmation, mais aussi et surtout d’une conviction vécue avec son coeur : « Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. »  L’attitude du bon juif, du scribe qui rencontre Jésus ici, est une attitude de relation personnelle et de communion intime avec Dieu. Elle se manifeste non seulement dans le respect de ses lois, mais aussi par des sentiments d’amour, de reconnaissance, de confiance. Les psaumes que vous connaissez bien en sont remplis. « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse » proclame le chant de méditation d’aujourd’hui. (Psaume 17, 2).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le second commandement</span>       <br />
              <br />
       En écoutant la suite de  la réponse de Jésus au scribe, nous passons à un autre fondement essentiel dans notre recherche de Dieu . Après avoir répondu que le premier commandement est «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force », Jésus, reprenant l'enseignement déjà présent dans l'Ancien Testament, continue en disant « Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ».       <br />
              <br />
       On ne peut manquer d’être un peu surpris d’entendre ici le « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est normal, car on identifie cette invitation à la  nouveauté du message et de la prédication de Jésus. Mais, on voit ici que Jésus ne l’a pas créée. Elle faisait déjà partie de l’Ancien Testament.        <br />
              <br />
       Jésus cependant l’a reprise et il en a fait l’essentiel de son message. Ce qu'il a fait, c'est lier les deux commandements l’un à l’autre. Pas d’amour de Dieu sans amour du prochain et pas d'amour du prochain sans amour de Dieu. L’amour du prochain pour Jésus est le visage que prend l’amour de Dieu dans la vie du croyant. L'apôtre saint Jean et ses disciples l'avaient bien compris. On lit, en effet, dans la première <span style="font-style:italic"> Lettre de saint Jean</span> « Si quelqu’un dit : "J’aime Dieu", alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas ». (I Jean 4, 20)        <br />
              <br />
       Et dans la suite de notre scène, Jésus reconnaît que le scribe est sur cette voie qu'Il prêchera par le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il lui dit avec affection « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu ».        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes invités nous aussi comme le scribe à nous laisser imprégner de l’amour de Dieu que nous aimerons de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force. Cet amour de Dieu nous tournera vers les autres car, comme Jésus le dit ailleurs dans l’Évangile, les autres, spécialement les plus démunis et les plus pauvres, sont Dieu lui-même qui vient à notre rencontre dans nos vies de chaque jour.        <br />
              <br />
       Le pape Paul VI qui a terminé le Concile Vatican II  en 1965 et qui a été reconnu comme saint canonisé le 14 octobre 2018 l’avait bien compris. Permettez-moi de vous citer une phrase de lui que le frère Roger de Taizé avait retenue et qu’il utilisait souvent dans sa prédication : « L’homme est sacré par l’innocence de son enfance, le mystère de sa pauvreté,… à travers le visage de tout homme – spécialement lorsque les larmes et les souffrances l’ont rendu plus transparent – nous pouvons reconnaître le visage du Christ ».        <br />
              <br />
       Oui !  À travers ceux et celles que nous rencontrons, que nous servons, qui sont délaissés, qui vivent l’isolement, à travers le pauvre, le malade ou la personne âgée que nous visitons etc. c’est Jésus que nous rencontrons. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli  j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mathieu 25, 35-36).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dominicale nous rende de plus en plus conscients et conscientes du lien qu’il y a entre l‘amour de Dieu et l'amour du prochain et fasse de nous des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François. Nous exprimons ce lien ici dans cette célébration lorsque nous échangeons la paix avec les personnes autour de nous - en respectant les règles sanitaires bien sûr. Nous le vivons encore lorsque nous quittons l’église et retournons parmi nos frères et sœurs au travail, dans la famille, dans les loisirs de toutes sortes etc. où Dieu nous fait signe et où il se rend présent d’une façon continuelle à travers les personnes qui croisent notre chemin.        <br />
              <br />
       En partageant le Corps et le Sang du Christ nous trouvons la force et l'élan nécessaires pour vivre ce défi d'un choix qui nous tourne vers nos frères et soeurs à la suite de Celui qui est devenu par sa mort sur la croix, comme le dit si bien la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la deuxième lecture, le Grand Prêtre « qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé » et qui est toujours vivant pour intercéder en notre faveur.<!-- garder cet équilibre entre l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Et nous pouvons en rendre grâces à Dieu car, sans celui qui est  --lui-même  comme le dit la deuxième lecture tirée de la <span style="font-style:italic">Lettre au Hébreux</span>, nous ne le pourrions pas. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 octobre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections 30 octobre 2018   et 26 octobre 2021 -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Belgique, France       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Écoute, Israël : Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur » (Dt 6, 2-6)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Tu craindras le Seigneur ton Dieu.       <br />
       Tous les jours de ta vie,       <br />
       toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils,       <br />
       tu observeras tous ses décrets et ses commandements,       <br />
       que je te prescris aujourd’hui,       <br />
       et tu auras longue vie.       <br />
           Israël, tu écouteras,       <br />
       tu veilleras à mettre en pratique       <br />
       ce qui t’apportera bonheur et fécondité,       <br />
       dans un pays ruisselant de lait et de miel,       <br />
       comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères.       <br />
           Écoute, Israël :       <br />
       le Seigneur notre Dieu est l’Unique.       <br />
           Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,       <br />
       de toute ton âme et de toute ta force.       <br />
              <br />
           Ces paroles que je te donne aujourd’hui       <br />
       resteront dans ton cœur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51ab)       <br />
       R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. (Ps 17, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’aime, Seigneur, ma force :       <br />
       Seigneur, mon roc, ma forteresse,       <br />
       Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,       <br />
       mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !       <br />
              <br />
       Louange à Dieu !       <br />
       Quand je fais appel au Seigneur,       <br />
       je suis sauvé de tous mes ennemis.       <br />
              <br />
       Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !       <br />
       Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire,       <br />
       Il donne à son roi de grandes victoires,       <br />
       il se montre fidèle à son messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Jésus, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas » (He 7, 23-28)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           dans l’ancienne Alliance,       <br />
       un grand nombre de prêtres se sont succédé       <br />
       parce que la mort les empêchait de rester en fonction.       <br />
           Jésus, lui, parce qu’il demeure pour l’éternité,       <br />
       possède un sacerdoce qui ne passe pas.       <br />
           C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive       <br />
       ceux qui par lui s’avancent vers Dieu,       <br />
       car il est toujours vivant       <br />
       pour intercéder en leur faveur.       <br />
              <br />
           C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait :       <br />
       saint, innocent, immaculé ;       <br />
       séparé maintenant des pécheurs,       <br />
       il est désormais plus haut que les cieux.       <br />
           Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres,       <br />
       d’offrir chaque jour des sacrifices,       <br />
       d’abord pour ses péchés personnels,       <br />
       puis pour ceux du peuple ;       <br />
       cela, il l’a fait une fois pour toutes       <br />
       en s’offrant lui-même.       <br />
           La loi de Moïse établit comme grands prêtres       <br />
       des hommes remplis de faiblesse ;       <br />
       mais la parole du serment divin, qui vient après la Loi,       <br />
       établit comme grand prêtre le Fils,       <br />
       conduit pour l’éternité à sa perfection.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain » (Mc 12, 28b-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :       <br />
       « Quel est le premier de tous les commandements ? »       <br />
           Jésus lui fit cette réponse :       <br />
       « Voici le premier :       <br />
       Écoute, Israël :       <br />
       le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.       <br />
           Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de tout ton esprit et de toute ta force.       <br />
           Et voici le second :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
       Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »       <br />
           Le scribe reprit :       <br />
       « Fort bien, Maître,       <br />
       tu as dit vrai :       <br />
       Dieu est l’Unique       <br />
       et il n’y en a pas d’autre que lui.       <br />
           L’aimer de tout son cœur,       <br />
       de toute son intelligence, de toute sa force,       <br />
       et aimer son prochain comme soi-même,       <br />
       vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »       <br />
           Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse,       <br />
       lui dit :       <br />
       « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »       <br />
       Et personne n’osait plus l’interroger.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Tu-n-es-pas-loin-du-Royaume-de-Dieu_a1202.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »</title>
   <updated>2023-12-01T00:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a1146.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75268845-52659046.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-14T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A 19 novembre 2023 du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31, 1 Thessaloniciens 5, 1-6 et Mathieu 25, 14-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75268845-52659046.jpg?v=1696011207" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on dira «  Il se pense tellement bon celui-là, il se prend pour un  ‘grand talent’ » (même signification que Ti-Jos connaissant).       <br />
              <br />
       Au temps de Jésus, le mot « talent » réfère à la mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique qui correspond à une certaine quantité d’or ou d’argent, environ 25,86 kg au temps de Jésus, dit-on. Ce qui représentait une somme très importante<! (le 4 septembre 2020 un kilogramme d’or se vendait 81,024.70 $ canadiens)-->.        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il est manifeste que pour l’évangéliste saint Mathieu, le mot « talent » est utilisé comme une image. Pour lui cette image s’applique à la Parole de Dieu et à tous les dons que Dieu met en nous. Il désire ainsi nous montrer comment nous comporter vis-à-vis ces dons que Dieu nous fait.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La distribution des talents</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole racontée par Jésus, on voit le maître qui part en voyage remettre à chacun des serviteurs une partie de ses biens pour qu’il la garde en son absence.       <br />
              <br />
       Ce maître représente Dieu qui, par son Fils Jésus, vient nous faire partager l’héritage des enfants de Dieu. Cet héritage nous est venu par la Parole annoncée au cours de l’histoire du salut d’Abraham à Jean-Baptiste en passant par Moïse et les prophètes.       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est toujours vivante et active. C’est ce cadeau que les serviteurs que nous sommes reçoivent. Il prend diverses formes. Il s’agit en premier lieu du don de la foi qui est au cœur de nos vies, mais il y a aussi tous les « talents » qui l’accompagnent : qualités et dons de toutes sortes dont Dieu nous a enrichi. Le maître part, mais il reviendra. On peut penser que le temps de son périple représente le temps de l'Église que nous vivons dans l'attente du retour du Christ à la fin des temps.       <br />
              <br />
       Dans ce temps de l'Église, les dons de Dieu ne font pas défaut, ces   dons appelés ici « talents » varient en nombre et en quantité. Comme dans l’Évangile, certaines personnes peuvent reconnaître qu’elles en ont reçu en grande quantité, d’autres en moins grande quantité. Ce qui est à retenir, c’est que dans tous les cas ces « talents » font partie des biens du maître. Ils sont ainsi pour nous des dons de Dieu quels qu’ils soient. Dans nos communautés chrétiennes, ils pourront se transformer en charismes et en ministères  si nous savons les cultiver et les faire croître (voir <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église de Vatican</span> II, n.12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La reddition des comptes</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole de l’évangile de saint Mathieu, au retour du voyage du maître, les serviteurs sont convoqués pour rendre compte de ce qu’ils ont fait des « talents » reçus. Le premier et le second des serviteurs sont heureux de faire état d’une croissance importante des sommes qu’ils avaient eues. Grâce à leur initiative et à leur créativité ils les ont doublées. Le troisième quant à lui s’est contenté de conserver la somme en l’enfouissant en terre.       <br />
              <br />
       Le maître qui représente Dieu va louer les deux premiers et renvoyer le troisième sans ménagement.       <br />
              <br />
       Ainsi pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de conserver ses « talents », ses dons. Il est important de les mettre en œuvre. Le salut ne se résume pas à dire « Seigneur, Seigneur ». Les œuvres et les gestes d’amour, de compassion, de partage font partie de la vie du disciple de Jésus autant que les paroles. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps. Elle ne peut être comme un « talent » que l’on garde pour soi. Elle demande qu’on la répande, qu’on la proclame et qu’on la vive.       <br />
              <br />
       La description de la « femme parfaite » tirée du <span style="font-style:italic"> Livre de Proverbes</span> que nous avons dans la première lecture va dans le sens de ce message de la parabole de l’évangile. Elle a fait profiter ses « talents ». On comprend bien ainsi l’invitation à célébrer les fruits de son travail qui termine la lecture.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le sens eschatologique de la parabole</span>       <br />
              <br />
       La parabole des talents nous renvoie à nous-mêmes dans la façon de vivre notre vie chrétienne. Elle est une source d’inspiration et de questionnements. Comment développer les dons reçus du Seigneur? Comment incarner dans notre vie la Parole de Dieu? Quels chemins prendre pour aller plus loin dans notre cheminement spirituel? Quel soutien aller chercher pour répondre aux attentes du Maître ? Ce sont autant de questions que les jours qui passent mettent devant nous à une occasion ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il est important de les laisser monter en nous, même si nous n’avons pas toutes les réponses immédiatement. C'est normal puisque dans le temps de l'Église nous sommes comme des voyageurs  en marche vers la demeure où Jésus nous attend : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 3). Nous attendons dans la foi le Retour du Christ.  Nous avançons tendus vers en avant, poursuivant notre course en mettant en oeuvre les dons reçus du Seigneur, nos « talents ». Alors, comme le dit saint Paul dans la seconde lecture : « Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants ».        <br />
              <br />
       Le maître, le Christ, laisse à chacun et à chacune la liberté de faire ses choix.  La réponse appartient à chaque personne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu aujourd’hui dans notre Eucharistie pour tous les « talents » donnés, particulièrement le don de sa Parole et demandons la grâce de savoir les recevoir et les faire fructifier pour sa plus grande gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est aujourd'hui la <span style="font-style:italic">4e Journée mondiale pour les pauvres</span> fixée par le pape François dans « Misericordia et Misera » au 33ème Dimanche du Temps Ordinaire, et qui est donc célébrée cette année le 15 novembre 2020. Dans son <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/papa-francesco_20200613_messaggio-iv-giornatamondiale-poveri-2020.html">message pour cette journée</a>, le pape propose comme thème « Tends ta main au pauvre » (<span style="font-style:italic">Siracide</span> 7, 32)       <br />
              <br />
       Permettez-moi en terminant de vous lire un passage de ce message :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.</span>       <br />
              <br />
       Que le Seigneur continue de nous soutenir pour tendre la main autour de nous et pour que toute l'Église devienne de plus en plus accueillante à ceux et celles qui lui tendent la main.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 novembre 2023       <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 14 novembre 2017 et 10 novembre 2020       <br />
        -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ses mains travaillent volontiers » (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Une femme parfaite, qui la trouvera ?           <br />
       Elle est précieuse plus que les perles !       <br />
           Son mari peut lui faire confiance :       <br />
       il ne manquera pas de ressources.       <br />
           Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,       <br />
       tous les jours de sa vie.       <br />
           Elle sait choisir la laine et le lin,       <br />
       et ses mains travaillent volontiers.       <br />
           Elle tend la main vers la quenouille,       <br />
       ses doigts dirigent le fuseau.       <br />
           Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,       <br />
       elle tend la main au malheureux.       <br />
              <br />
           Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;       <br />
       seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.       <br />
           Célébrez-la pour les fruits de son travail :       <br />
       et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
              <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le jour du Seigneur ne vous surprenne pas comme un voleur » (1 Th 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
           Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,       <br />
       vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.       <br />
           Vous savez très bien que le jour du Seigneur       <br />
       vient comme un voleur dans la nuit.       <br />
           Quand les gens diront :       <br />
       « Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,       <br />
       c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,       <br />
       comme les douleurs sur la femme enceinte :       <br />
       ils ne pourront pas y échapper.       <br />
           Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,       <br />
       ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.       <br />
           En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;       <br />
       nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.       <br />
           Alors, ne restons pas endormis comme les autres,       <br />
       mais soyons vigilants et restons sobres.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
       Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents       <br />
       s’en alla pour les faire valoir       <br />
       et en gagna cinq autres.       <br />
           De même, celui qui avait reçu deux talents       <br />
       en gagna deux autres.       <br />
           Mais celui qui n’en avait reçu qu’un       <br />
       alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
           Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné deux autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
              <br />
           Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       je savais que tu es un homme dur :       <br />
       tu moissonnes là où tu n’as pas semé,       <br />
       tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.       <br />
           J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.       <br />
       Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’       <br />
           Son maître lui répliqua :       <br />
       ‘Serviteur mauvais et paresseux,       <br />
       tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,       <br />
       que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.       <br />
           Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;       <br />
       et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.       <br />
           Enlevez-lui donc son talent       <br />
       et donnez-le à celui qui en a dix.       <br />
           À celui qui a, on donnera encore,       <br />
       et il sera dans l’abondance ;       <br />
       mais celui qui n’a rien       <br />
       se verra enlever même ce qu’il a.       <br />
           Quant à ce serviteur bon à rien,       <br />
       jetez-le dans les ténèbres extérieures ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a1146.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <updated>2022-09-21T13:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/65368487-46656730.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 25 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368487-46656730.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»</title>
   <updated>2022-07-30T02:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1079.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229139-46109505.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-08-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sirach 3, 17-18.20, Hébreux 12, 18-19 et Luc 14, 1a.7-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229139-46109505.jpg?v=1655143182" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" />
     </div>
     <div>
      I - <span style="font-style:italic">Un observateur attentif</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de ce dimanche fait partie des conversations de table que saint Luc a regroupées au chapitre 14 de son évangile. Dans ces conversations, Jésus en profite pour passer quelques messages aux personnes qui le reçoivent et aux personnes invitées.       <br />
              <br />
       Regardez la scène racontée aujourd’hui. Jésus observe, comme il nous arrive parfois de le faire dans un rassemblement de fête, et il remarque quoi? Que les invités se poussent en avant, cherchent à être le plus près de ceux qu’ils jugent importants, d’être dans les « loges » et pas dans le « balcon »…        <br />
              <br />
       Et Jésus de commenter avec un but pédagogique : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> L'importance de l'humilité</span>       <br />
              <br />
       Avec Jésus, dans le Royaume de Dieu, nos conventions et nos convenances ne sont plus de mise. Ce qui prime par-dessus tout ce n’est pas ton succès social, ton argent, tes relations, non c’est autre chose. Cette autre chose a un nom : l’humilité. L’attitude d’humilité exprime une vérité essentielle dans nos relations avec Dieu. «Ne va pas te mettre à la première place, au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. ». En d’autres mots : « Ne faites pas les prétentieux, restez humbles devant Dieu, car pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même, c’est Dieu qui nous sauve ». Comme la Vierge Marie le chante dans son Magnificat : "Dieu renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles" (Luc 1, 52).        <br />
              <br />
       Un exemple. J’ai pensé ici à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus une petite carmélite morte à 24 ans devenue sainte. Elle ne se sentait pas capable de faire de grandes choses. Elle a découvert que c’est dans la petitesse que se manifeste la puissance de Dieu. Elle s’est abandonnée avec confiance et Dieu l’a élevée, l’a bénie, l’a prise près de lui. Elle avait compris le message de Jésus : ne pas faire les prétentieux, se reconnaître petit, être comme un enfant, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’option préférentielle pour les pauvres</span>       <br />
              <br />
       L’évangile ajoute une autre remarque de Jésus à son invité. C’est aussi à nous tous que cela peut s’appliquer aujourd’hui.        <br />
              <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » En d’autres termes : « Si vous n’aimez que vos amis, qu’est-ce qui vous différencie des païens? Eux aussi le font. »       <br />
              <br />
       Par ses remarques à celui qui l’avait invité, Jésus  indique à ses disciples une voie et un chemin de service. C’est le service aux frères et sœurs qui devient le seul et unique critère de grandeur dans le Royaume de Dieu. On se doit penser aux autres, à ceux et celles qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Le service dont il est question ici c'est l'accueil, le partage, le don, la générosité. C'est le regard bienveillant et la main secourable. Avez-vous déjà remarqué combien on apprécie une visite lorsqu’on est malade, lorsqu’on est âgé? Un coup de téléphone de quelqu’un nous fait parfois tellement de bien.        <br />
              <br />
       Le chrétien est celui qui ne se ferme pas sur lui-même. Il a à cœur de penser aussi aux autres. Le pape François nous donne un bel exemple de cette préoccupation pour les plus démunis, pour les pauvres. « Allez vers les périphéries, vers les gens dans le besoin, répète-t-il dans ses homélies » Lors des JMJ, les Journées Mondiales des la Jeunesse à Rio au Brésil, il a été visiter un des quartiers les plus pauvres de la ville même si on le lui déconseillait pour des raisons de sécurité. Un jour, il a téléphoné à une jeune fille victime de viol qui lui avait écrit pour lui demander ses prières. Un autre jour, il l’a fait pour le frère d'un pompiste qui venait d'être assassiné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que chacun ou chacune d’entre nous peut comme le pape François aller avec humilité vers les autres  et comme saint Thérèse de l’Enfant-Jésus offrir sa petitesse, ses efforts humbles, mais réels,  pour qu’ils soient transformés par la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons est un repas où tous ensemble sans faire de distinction nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants bien-aimés. Qu’elle nous rende de plus en plus de véritables disciples de Jésus tournés comme Lui vers nos frères et sœurs dans le besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le 23 août 2022</span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 28 août 2013-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1079.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <updated>2022-02-01T13:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1049.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60159018-44062507.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 13 février 2022. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159018-44062507.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
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      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montage</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »  Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 février 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du5 février 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur       <br />
              <br />
       à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1049.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B : « Son règne n'aura pas de fin »</title>
   <updated>2021-12-03T22:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-B-Son-regne-n-aura-pas-de-fin_a1035.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58887476-43368137.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-16T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B le 21 novembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Daniel 7, 13-14, Apocalypse 1, 5-8 et Jean 18, 33b-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58887476-43368137.jpg?v=1633365632" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B : « Son règne n'aura pas de fin »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année B : « Son règne n'aura pas de fin »" />
     </div>
     <div>
      Ce dimanche est consacré au Christ Roi de l’Univers. C’est le dernier dimanche de l’année liturgique. Dimanche prochain, nous commencerons une nouvelle année liturgique avec le temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       Les textes proposés à notre méditation aujourd'hui  vont nous permettre d’entrer plus à fond dans ce mystère de la royauté de Jésus que celui-ci ne récuse pas lorsqu’il répond à Pilate : « C’est toi-même qui dis que je suis roi ». Jésus laisse Pilate à ses perceptions mais il en profite pour donner l’heure juste sur ce qu’est le mystère de sa royauté.         <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Une royauté, un mystère</span>       <br />
              <br />
       Je viens de référer à la royauté du Christ comme à un mystère. Ce n’est pas sans raison. En effet, celle-ci nous propulse sur un autre registre que celui des royautés humaines que nous connaissons bien comme celles des maisons royales d’Occident dont la famille royale britannique est un des exemples les plus connus ou encore comme celle des princes orientaux comme les émirs arabes ou les rois du Cambodge.       <br />
              <br />
       En effet, Jésus explique sa réponse à Pilate en disant : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde j’aurais  des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »       <br />
              <br />
       « Ma royauté n’est pas d’ici. » Voilà le mystère.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un arrière-fond biblique impressionnant</span>       <br />
              <br />
       En faisant cette déclaration Jésus est bien conscient qu’il est porteur d’une tradition qui plonge ses racines dans l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël à qui il a donné un roi dans la personne de David, puis de Salomon suivis de nombreux autres.       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture souligne cet arrimage et cet enracinement à travers les mots du prophète Daniel qui décrit le vrai Roi d’Israël en l’appelant Fils d’homme à qui est donné « domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le serviront. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »       <br />
              <br />
       Il ressort de ce texte que la royauté du Fils d’homme dont hérite Jésus et qu’il revendique est  une royauté spirituelle  qui a comme but de rassembler toute l’humanité autour de lui.        <br />
              <br />
       Nous sortons d’une vision limitée pour nous ouvrir sur toutes les contrées, toutes les époques, tous les êtres inanimés et tous les vivants. C’est dans cet esprit que la fête d’aujourd’hui a été désignée comme celle du Christ « Roi de l’Univers ». Rien de moins. La deuxième lecture reprend la même ligne de réflexion et n’est pas en reste. Avec l'image de l’Alpha et de l’Oméga, la première et la dernière lettre de l’alphabet grec, l’auteur du livre de l’<span style="font-style:italic">Apocalypse </span> montre que Dieu règne sur tout sans limites de temps et d’espace.        <br />
              <br />
       Retenons que la reconnaissance du mystère de la royauté du Christ a comme but premier d’affirmer que nous sommes entrés à la suite de Jésus dans un monde nouveau, un royaume qui est éternel et qui n’est pas de ce monde qu'on voit.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Retombées spirituelles</span>       <br />
              <br />
       Il y a de nombreuses retombées spirituelles rattachées à ce mystère de la royauté du Christ. En voici trois pour notre méditation de ce matin.       <br />
              <br />
       Premièrement, reconnaître et vivre le mystère de la royauté du Christ, c’est affirmer la priorité de ce qui est spirituel et invisible pour les yeux dans la vie de foi du chrétien. Le royaume du Christ n’a pas de gardes ou de militaires pour se défendre ou se protéger. Il est un royaume spirituel qui s’établit dans le cœur des personnes d’abord et avant tout. « Mon royaume n’est pas de ce monde » dit Jésus à Pilate.       <br />
              <br />
       Deuxièmement, la fête du Christ Roi de l’Univers invite à garder bien vivante à notre esprit l’attraction qu’il exerce sur toute l’humanité. Il s’agit d’un royaume qui n’a pas de limites. Tous et toutes en font partie. Un royaume où les inégalités sont brisées, où les privilèges n’existent pas, où les dignités sont réglées par les Béatitudes vécues et reconnues comme la charte du Royaume : « Bienheureux les pauvres, les assoiffés de justice, les persécutés etc. »       <br />
              <br />
       Troisièmement, la fête du Christ Roi de l’Univers nous invite aussi à proclamer ce mystère sans pusillanimité, avec humilité bien sûr, mais avec fierté.  Car il s’agit d’un mystère qui met les choses à leur place, qui affiche la suprématie du Christ sur tous les êtres comme saint Paul l’a répété souvent.        <br />
              <br />
       <!--Le Christ est le Premier-Né au-dessus des anges et des saints à qui Dieu a tout soumis. -->« Il est l’image du Dieu invisible, écrit-il, le premier-né, avant toute créature :  en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui.  (<span style="font-style:italic">Colossiens </span>1, 15-17 cf. aussi <span style="font-style:italic">Hébreux</span> 2, 8-9). Saint Paul ainsi affirme la puissance, la domination, la gloire du Christ qui mérite d’être célébrées. Nous le faisons à la messe d’ailleurs, en particulier en chantant le dimanche le <span style="font-style:italic">Gloire à Dieu</span>.       <br />
              <br />
       Voilà! Le Royaume du Christ est spirituel, ouvert à tous et à toutes et au-dessus de tous les êtres. On pourrait ajouter encore d’autres caractéristiques de ce mystère de la royauté du Christ, mais celles-ci sont suffisantes, je pense, pour nourrir notre méditation aujourd’hui.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, j’aimerais redire notre louange au Christ Roi avec un cantique tiré du livre de l<span style="font-style:italic">’Apocalypse</span> au chapitre 19 et qui prend place dans la célébration des Vêpres le dimanche. Je vous en lis un extrait.       <br />
              <br />
       Célébrez notre Dieu,       <br />
       serviteurs du Seigneur,       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       vous tous qui le craignez,       <br />
       les petits et les grands.       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       Il règne, le Seigneur,       <br />
       notre Dieu tout-puissant,       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       Exultons, crions de joie,       <br />
       et rendons-lui la gloire !       <br />
       Alléluia !       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 novembre 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 novembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Sa domination est une domination éternelle » (Dn 7, 13-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
       Moi, Daniel,       <br />
           je regardais, au cours des visions de la nuit,       <br />
       et je voyais venir, avec les nuées du ciel,       <br />
       comme un Fils d’homme ;       <br />
       il parvint jusqu’au Vieillard,       <br />
       et on le fit avancer devant lui.       <br />
           Et il lui fut donné       <br />
       domination, gloire et royauté ;       <br />
       tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues       <br />
       le servirent.       <br />
       Sa domination est une domination éternelle,       <br />
       qui ne passera pas,       <br />
       et sa royauté,       <br />
       une royauté qui ne sera pas détruite.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5)       <br />
       R/ Le Seigneur est roi ;       <br />
       il s’est vêtu de magnificence. (Ps 92, 1ab)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est roi ;       <br />
       il s’est vêtu de magnificence,       <br />
       le Seigneur a revêtu sa force.       <br />
              <br />
       Et la terre tient bon, inébranlable ;       <br />
       dès l’origine ton trône tient bon,       <br />
       depuis toujours, tu es.       <br />
              <br />
       Tes volontés sont vraiment immuables :       <br />
       la sainteté emplit ta maison,       <br />
       Seigneur, pour la suite des temps.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le prince des rois de la terre a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu » (Ap 1, 5-8)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       À vous, la grâce et la paix,       <br />
           de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle,       <br />
       le premier-né des morts,       <br />
       le prince des rois de la terre.       <br />
              <br />
       À lui qui nous aime,       <br />
       qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,       <br />
           qui a fait de nous un royaume       <br />
       et des prêtres pour son Dieu et Père,       <br />
       à lui, la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
           Voici qu’il vient avec les nuées,       <br />
       tout œil le verra,       <br />
       ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ;       <br />
       et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre.       <br />
       Oui ! Amen !       <br />
              <br />
           Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga,       <br />
       dit le Seigneur Dieu,       <br />
       Celui qui est, qui était et qui vient,       <br />
       le Souverain de l’univers.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est toi-même qui dis que je suis roi » (Jn 18, 33b-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Alléluia. (Mc 11, 9b-10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Pilate appela Jésus et lui dit :       <br />
       « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dis-tu cela de toi-même,       <br />
       ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »       <br />
           Pilate répondit :       <br />
       « Est-ce que je suis juif, moi ?       <br />
       Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :       <br />
       qu’as-tu donc fait ? »       <br />
           Jésus déclara :       <br />
       « Ma royauté n’est pas de ce monde ;       <br />
       si ma royauté était de ce monde,       <br />
       j’aurais des gardes       <br />
       qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs.       <br />
       En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »       <br />
           Pilate lui dit :       <br />
       « Alors, tu es roi ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       « C’est toi-même qui dis que je suis roi.       <br />
       Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :       <br />
       rendre témoignage à la vérité.       <br />
       Quiconque appartient à la vérité       <br />
       écoute ma voix. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-B-Son-regne-n-aura-pas-de-fin_a1035.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu »</title>
   <updated>2021-10-24T22:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Tu-n-es-pas-loin-du-Royaume-de-Dieu_a1032.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58887463-43368104.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-10-26T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B le 31 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Deutéronome 6, 2-6, Hébreux 7, 23-28 et Marc 12, 28b-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58887463-43368104.jpg?v=1633008784" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année B : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      J'aimerais cela entendre Jésus me dire « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu ». Et vous?         <br />
              <br />
       C'est ce qu'il a dit à ce scribe qui venait honnêtement chercher des lumières auprès de lui pour son cheminement de vie.        <br />
              <br />
       Regardons cette scène très parlante pour nous, car nous sommes, je l’espère, comme ce scribe, des personnes qui cherchent Dieu. Notre recherche de Dieu, comme celle du scribe, doit s’appuyer sur des bases fermes. Celles-ci sont des incontournables qui sont rappelés ici par Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le premier commandement</span>       <br />
              <br />
       Le premier fondement de notre recherche de Dieu se doit de donner la priorité à Dieu. C’est ce que les croyants et les croyantes du peuple d’Israël avaient compris. Le texte de la première lecture le proclame avec clarté et sans équivoque : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force ».        <br />
              <br />
       Ce « Écoute, Israël » a traversé les siècles. Il est devenu le cœur de la prière que tout juif croyant répétait le matin et le soir et que les juifs d’aujourd’hui récitent encore à chaque jour. C’est comme l’équivalent du « Notre Père » des chrétiens. On appelle cette prière le « Shema'  Israël » où le mot « Shema' » est le mot hébreu pour dire « Écoute ».         <br />
              <br />
       Le « Shema'  Israël » s’inspire du texte du Deutéronome que nous avons entendu dans la première lecture. Il a subi des ajouts au cours des siècles, mais son but est toujours le même : proclamer l’absolu et la priorité de Dieu dans toutes les sphères de la vie personnelle et dans la société.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas seulement d’une affirmation, mais aussi et surtout d’une conviction vécue avec son coeur : « Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. »  L’attitude du bon juif, du scribe qui rencontre Jésus ici, est une attitude de relation personnelle et de communion intime avec Dieu. Elle se manifeste non seulement dans le respect de ses lois, mais aussi par des sentiments d’amour, de reconnaissance, de confiance. Les psaumes que vous connaissez bien en sont remplis. « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse » proclame le chant de méditation d’aujourd’hui. (Psaume 17, 2).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le second commandement</span>       <br />
              <br />
       En écoutant la suite de  la réponse de Jésus au scribe, nous passons à un autre fondement essentiel dans notre recherche de Dieu . Après avoir répondu que le premier commandement est «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force », Jésus, reprenant l'enseignement déjà présent dans l'Ancien Testament, continue en disant « Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ».       <br />
              <br />
       On ne peut manquer d’être un peu surpris d’entendre ici le « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est normal, car on identifie cette invitation à la  nouveauté du message et de la prédication de Jésus. Mais, on voit ici que Jésus ne l’a pas créée. Elle faisait déjà partie de l’Ancien Testament.        <br />
              <br />
       Jésus cependant l’a reprise et il en a fait l’essentiel de son message. Ce qu'il a fait, c'est lier les deux commandements l’un à l’autre. Pas d’amour de Dieu sans amour du prochain et pas d'amour du prochain sans amour de Dieu. L’amour du prochain pour Jésus est le visage que prend l’amour de Dieu dans la vie du croyant. L'apôtre saint Jean et ses disciples l'avaient bien compris. On lit, en effet, dans la première <span style="font-style:italic"> Lettre de saint Jean</span> « Si quelqu’un dit : "J’aime Dieu", alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas ». (I Jean 4, 20)        <br />
              <br />
       Et dans la suite de notre scène, Jésus reconnaît que le scribe est sur cette voie qu'Il prêchera par le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il lui dit avec affection « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu ».        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes invités nous aussi comme le scribe à nous laisser imprégner de l’amour de Dieu que nous aimerons de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force. Cet amour de Dieu nous tournera vers les autres car, comme Jésus le dit ailleurs dans l’Évangile, les autres, spécialement les plus démunis et les plus pauvres, sont Dieu lui-même qui vient à notre rencontre dans nos vies de chaque jour.        <br />
              <br />
       Le pape Paul VI qui a terminé le Concile Vatican II  en 1965 et qui a été reconnu comme saint canonisé le 14 octobre 2018 l’avait bien compris. Permettez-moi de vous citer une phrase de lui que le frère Roger de Taizé avait retenue et qu’il utilisait souvent dans sa prédication : « L’homme est sacré par l’innocence de son enfance, le mystère de sa pauvreté,… à travers le visage de tout homme – spécialement lorsque les larmes et les souffrances l’ont rendu plus transparent – nous pouvons reconnaître le visage du Christ ».        <br />
              <br />
       Oui !  À travers ceux et celles que nous rencontrons, que nous servons, qui sont délaissés, qui vivent l’isolement, à travers le pauvre, le malade ou la personne âgée que nous visitons etc. c’est Jésus que nous rencontrons. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli  j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mathieu 25, 35-36).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dominicale nous rende de plus en plus conscients et conscientes du lien qu’il y a entre l‘amour de Dieu et l'amour du prochain et fasse de nous des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François. Nous exprimons ce lien ici dans cette célébration lorsque nous échangeons la paix avec les personnes autour de nous - en respectant les règles sanitaires bien sûr. Nous le vivons encore lorsque nous quittons l’église et retournons parmi nos frères et sœurs au travail, dans la famille, dans les loisirs de toutes sortes etc. où Dieu nous fait signe et où il se rend présent d’une façon continuelle à travers les personnes qui croisent notre chemin.        <br />
              <br />
       En partageant le Corps et le Sang du Christ nous trouvons la force et l'élan nécessaires pour vivre ce défi d'un choix qui nous tourne vers nos frères et soeurs à la suite de Celui qui est devenu par sa mort sur la croix, comme le dit si bien la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la deuxième lecture, le Grand Prêtre « qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé » et qui est toujours vivant pour intercéder en notre faveur.<!-- garder cet équilibre entre l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Et nous pouvons en rendre grâces à Dieu car, sans celui qui est  --lui-même  comme le dit la deuxième lecture tirée de la <span style="font-style:italic">Lettre au Hébreux</span>, nous ne le pourrions pas. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       26 octobre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections 30 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Belgique, France       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Écoute, Israël : Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur » (Dt 6, 2-6)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Tu craindras le Seigneur ton Dieu.       <br />
       Tous les jours de ta vie,       <br />
       toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils,       <br />
       tu observeras tous ses décrets et ses commandements,       <br />
       que je te prescris aujourd’hui,       <br />
       et tu auras longue vie.       <br />
           Israël, tu écouteras,       <br />
       tu veilleras à mettre en pratique       <br />
       ce qui t’apportera bonheur et fécondité,       <br />
       dans un pays ruisselant de lait et de miel,       <br />
       comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères.       <br />
           Écoute, Israël :       <br />
       le Seigneur notre Dieu est l’Unique.       <br />
           Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,       <br />
       de toute ton âme et de toute ta force.       <br />
              <br />
           Ces paroles que je te donne aujourd’hui       <br />
       resteront dans ton cœur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51ab)       <br />
       R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. (Ps 17, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’aime, Seigneur, ma force :       <br />
       Seigneur, mon roc, ma forteresse,       <br />
       Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,       <br />
       mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !       <br />
              <br />
       Louange à Dieu !       <br />
       Quand je fais appel au Seigneur,       <br />
       je suis sauvé de tous mes ennemis.       <br />
              <br />
       Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !       <br />
       Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire,       <br />
       Il donne à son roi de grandes victoires,       <br />
       il se montre fidèle à son messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Jésus, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas » (He 7, 23-28)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           dans l’ancienne Alliance,       <br />
       un grand nombre de prêtres se sont succédé       <br />
       parce que la mort les empêchait de rester en fonction.       <br />
           Jésus, lui, parce qu’il demeure pour l’éternité,       <br />
       possède un sacerdoce qui ne passe pas.       <br />
           C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive       <br />
       ceux qui par lui s’avancent vers Dieu,       <br />
       car il est toujours vivant       <br />
       pour intercéder en leur faveur.       <br />
              <br />
           C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait :       <br />
       saint, innocent, immaculé ;       <br />
       séparé maintenant des pécheurs,       <br />
       il est désormais plus haut que les cieux.       <br />
           Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres,       <br />
       d’offrir chaque jour des sacrifices,       <br />
       d’abord pour ses péchés personnels,       <br />
       puis pour ceux du peuple ;       <br />
       cela, il l’a fait une fois pour toutes       <br />
       en s’offrant lui-même.       <br />
           La loi de Moïse établit comme grands prêtres       <br />
       des hommes remplis de faiblesse ;       <br />
       mais la parole du serment divin, qui vient après la Loi,       <br />
       établit comme grand prêtre le Fils,       <br />
       conduit pour l’éternité à sa perfection.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain » (Mc 12, 28b-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :       <br />
       « Quel est le premier de tous les commandements ? »       <br />
           Jésus lui fit cette réponse :       <br />
       « Voici le premier :       <br />
       Écoute, Israël :       <br />
       le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.       <br />
           Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de tout ton esprit et de toute ta force.       <br />
           Et voici le second :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
       Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »       <br />
           Le scribe reprit :       <br />
       « Fort bien, Maître,       <br />
       tu as dit vrai :       <br />
       Dieu est l’Unique       <br />
       et il n’y en a pas d’autre que lui.       <br />
           L’aimer de tout son cœur,       <br />
       de toute son intelligence, de toute sa force,       <br />
       et aimer son prochain comme soi-même,       <br />
       vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »       <br />
           Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse,       <br />
       lui dit :       <br />
       « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »       <br />
       Et personne n’osait plus l’interroger.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Tu-n-es-pas-loin-du-Royaume-de-Dieu_a1032.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »</title>
   <updated>2020-11-10T15:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a977.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48955214-38234082.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A le 15 novembre 2020. Textes : Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31, 1 Thessaloniciens 5, 1-6 et Mathieu 25, 14-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48955214-38234082.jpg?v=1599072603" alt="Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »" title="Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on dira «  Il se pense tellement bon celui-là, il se prend pour un  ‘grand talent’ » (même signification que Ti-Jos connaissant).       <br />
              <br />
       Au temps de Jésus, le mot « talent » réfère à la mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique qui correspond à une certaine quantité d’or ou d’argent, environ 25,86 kg au temps de Jésus, dit-on. Ce qui représentait une somme très importante<! (le 4 septembre 2020 un kilogramme d’or se vendait 81,024.70 $ canadiens)-->.        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il est manifeste que pour l’évangéliste saint Mathieu, le mot « talent » est utilisé comme une image. Pour lui cette image s’applique à la Parole de Dieu et à tous les dons que Dieu met en nous. Il désire ainsi nous montrer comment nous comporter vis-à-vis ces dons que Dieu nous fait.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La distribution des talents</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole racontée par Jésus, on voit le maître qui part en voyage remettre à chacun des serviteurs une partie de ses biens pour qu’il la garde en son absence.       <br />
              <br />
       Ce maître représente Dieu qui, par son Fils Jésus, vient nous faire partager l’héritage des enfants de Dieu. Cet héritage nous est venu par la Parole annoncée au cours de l’histoire du salut d’Abraham à Jean-Baptiste en passant par Moïse et les prophètes.       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est toujours vivante et active. C’est ce cadeau que les serviteurs que nous sommes reçoivent. Il prend diverses formes. Il s’agit en premier lieu du don de la foi qui est au cœur de nos vies, mais il y a aussi tous les « talents » qui l’accompagnent : qualités et dons de toutes sortes dont Dieu nous a enrichi. Le maître part, mais il reviendra. On peut penser que le temps de son périple représente le temps de l'Église que nous vivons dans l'attente du retour du Christ à la fin des temps.       <br />
              <br />
       Dans ce temps de l'Église, les dons de Dieu ne font pas défaut, ces   dons appelés ici « talents » varient en nombre et en quantité. Comme dans l’Évangile, certaines personnes peuvent reconnaître qu’elles en ont reçu en grande quantité, d’autres en moins grande quantité. Ce qui est à retenir, c’est que dans tous les cas ces « talents » font partie des biens du maître. Ils sont ainsi pour nous des dons de Dieu quels qu’ils soient. Dans nos communautés chrétiennes, ils pourront se transformer en charismes et en ministères  si nous savons les cultiver et les faire croître (voir <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église de Vatican</span> II, n.12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La reddition des comptes</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole de l’évangile de saint Mathieu, au retour du voyage du maître, les serviteurs sont convoqués pour rendre compte de ce qu’ils ont fait des « talents » reçus. Le premier et le second des serviteurs sont heureux de faire état d’une croissance importante des sommes qu’ils avaient eues. Grâce à leur initiative et à leur créativité ils les ont doublées. Le troisième quant à lui s’est contenté de conserver la somme en l’enfouissant en terre.       <br />
              <br />
       Le maître qui représente Dieu va louer les deux premiers et renvoyer le troisième sans ménagement.       <br />
              <br />
       Ainsi pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de conserver ses « talents », ses dons. Il est important de les mettre en œuvre. Le salut ne se résume pas à dire « Seigneur, Seigneur ». Les œuvres et les gestes d’amour, de compassion, de partage font partie de la vie du disciple de Jésus autant que les paroles. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps. Elle ne peut être comme un « talent » que l’on garde pour soi. Elle demande qu’on la répande, qu’on la proclame et qu’on la vive.       <br />
              <br />
       La description de la « femme parfaite » tirée du <span style="font-style:italic"> Livre de Proverbes</span> que nous avons dans la première lecture va dans le sens de ce message de la parabole de l’évangile. Elle a fait profiter ses « talents ». On comprend bien ainsi l’invitation à célébrer les fruits de son travail qui termine la lecture.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le sens eschatologique de la parabole</span>       <br />
              <br />
       La parabole des talents nous renvoie à nous-mêmes dans la façon de vivre notre vie chrétienne. Elle est une source d’inspiration et de questionnements. Comment développer les dons reçus du Seigneur? Comment incarner dans notre vie la Parole de Dieu? Quels chemins prendre pour aller plus loin dans notre cheminement spirituel? Quel soutien aller chercher pour répondre aux attentes du Maître ? Ce sont autant de questions que les jours qui passent mettent devant nous à une occasion ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il est important de les laisser monter en nous, même si nous n’avons pas toutes les réponses immédiatement. C'est normal puisque dans le temps de l'Église nous sommes comme des voyageurs  en marche vers la demeure où Jésus nous attend : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 3). Nous attendons dans la foi le Retour du Christ.  Nous avançons tendus vers en avant, poursuivant notre course en mettant en oeuvre les dons reçus du Seigneur, nos « talents ». Alors, comme le dit saint Paul dans la seconde lecture : « Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants ».        <br />
              <br />
       Le maître, le Christ, laisse à chacun et à chacune la liberté de faire ses choix.  La réponse appartient à chaque personne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu aujourd’hui dans notre Eucharistie pour tous les « talents » donnés, particulièrement le don de sa Parole et demandons la grâce de savoir les recevoir et les faire fructifier pour sa plus grande gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est aujourd'hui la <span style="font-style:italic">4e Journée mondiale pour les pauvres</span> fixée par le pape François dans « Misericordia et Misera » au 33ème Dimanche du Temps Ordinaire, et qui est donc célébrée cette année le 15 novembre 2020. Dans son <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/papa-francesco_20200613_messaggio-iv-giornatamondiale-poveri-2020.html">message pour cette journée</a>, le pape propose comme thème « Tends ta main au pauvre » (<span style="font-style:italic">Siracide</span> 7, 32)       <br />
              <br />
       Permettez-moi en terminant de vous lire un passage de ce message :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.</span>       <br />
              <br />
       Que le Seigneur continue de nous soutenir pour tendre la main autour de nous et pour que toute l'Église devienne de plus en plus accueillante à ceux et celles qui lui tendent la main.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 novembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 14 novembre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ses mains travaillent volontiers » (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Une femme parfaite, qui la trouvera ?           <br />
       Elle est précieuse plus que les perles !       <br />
           Son mari peut lui faire confiance :       <br />
       il ne manquera pas de ressources.       <br />
           Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,       <br />
       tous les jours de sa vie.       <br />
           Elle sait choisir la laine et le lin,       <br />
       et ses mains travaillent volontiers.       <br />
           Elle tend la main vers la quenouille,       <br />
       ses doigts dirigent le fuseau.       <br />
           Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,       <br />
       elle tend la main au malheureux.       <br />
              <br />
           Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;       <br />
       seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.       <br />
           Célébrez-la pour les fruits de son travail :       <br />
       et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le jour du Seigneur ne vous surprenne pas comme un voleur » (1 Th 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
           Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,       <br />
       vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.       <br />
           Vous savez très bien que le jour du Seigneur       <br />
       vient comme un voleur dans la nuit.       <br />
           Quand les gens diront :       <br />
       « Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,       <br />
       c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,       <br />
       comme les douleurs sur la femme enceinte :       <br />
       ils ne pourront pas y échapper.       <br />
           Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,       <br />
       ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.       <br />
           En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;       <br />
       nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.       <br />
           Alors, ne restons pas endormis comme les autres,       <br />
       mais soyons vigilants et restons sobres.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
       Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents       <br />
       s’en alla pour les faire valoir       <br />
       et en gagna cinq autres.       <br />
           De même, celui qui avait reçu deux talents       <br />
       en gagna deux autres.       <br />
           Mais celui qui n’en avait reçu qu’un       <br />
       alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
           Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné deux autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
              <br />
           Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       je savais que tu es un homme dur :       <br />
       tu moissonnes là où tu n’as pas semé,       <br />
       tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.       <br />
           J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.       <br />
       Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’       <br />
           Son maître lui répliqua :       <br />
       ‘Serviteur mauvais et paresseux,       <br />
       tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,       <br />
       que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.       <br />
           Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;       <br />
       et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.       <br />
           Enlevez-lui donc son talent       <br />
       et donnez-le à celui qui en a dix.       <br />
           À celui qui a, on donnera encore,       <br />
       et il sera dans l’abondance ;       <br />
       mais celui qui n’a rien       <br />
       se verra enlever même ce qu’il a.       <br />
           Quant à ce serviteur bon à rien,       <br />
       jetez-le dans les ténèbres extérieures ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a977.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »</title>
   <updated>2020-09-28T19:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Voici-que-j-envoie-mon-messager-en-avant-de-toi_a924.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2019-12-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 15 décembre 2019. Textes de l'Écriture : Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/38701202-33651656.jpg?v=1571947573" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie il arrive parfois qu’on se demande si l’on a pris la bonne décision, par exemple, en faisant couple avec telle personne, en décidant d’avoir une famille ou en choisissant de changer de travail. Qu’on se pose des questions va de soi. C’est même un signe de sagesse et de sérieux.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le questionnement de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Hé bien! ce matin, l’évangile nous présente Jean-Baptiste au moment où, quelques années après avoir baptisé Jésus et l’avoir présenté comme celui que le Seigneur envoie pour sauver son peuple, il commence à se poser des questions. Jésus est-il bien celui qui est l’envoyé promis ?       <br />
              <br />
       Le pourquoi de ces questions vient du fait que comme les autres juifs Jean-Baptiste attend un Messie rempli de puissance qui va changer les choses et ramener à Dieu le peuple qui s’en éloigne comme le dit la première lecture tirée du prophète Isaïe : « Dites aux gens qui s’affolent : ‘ Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver’’ ».        <br />
              <br />
       Jean-Baptiste entre dans cette vision des prophètes qui annoncent que l’avènement du Messie sera une manifestation de puissance de la part du Dieu d’Israël qui a ramené son peuple de l’exil à Babylone et lui donne maintenant un pouvoir sur ses ennemis.       <br />
              <br />
       Cette vision de l’Ancien Testament est comme contredite par ce que Jean-Baptiste entend dire du ministère de Jésus. Voilà la raison des doutes de Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Jésus, loin de s’installer à la façon d’un roi puissant, fréquente les pauvres et les laissés pour compte. Il se fait proche de ceux et celles qui souffrent. Il guérit les malades. Il prêche un royaume de paix où les plus grands sont ceux et celles qui se mettent au service des autres. Il prévient ses proches en leur disant : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 200-21)        <br />
              <br />
       C’est le Royaume des petits, des sans grade, des pauvres de toutes sortes. La table du maître est ouverte à tous même aux non-juifs qu’on appelle les Gentils       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La promesse de Écritures</span>       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste est un peu déboussolé – on le comprend -  et il demande à ses disciples de l’aider à lever les doutes qui commencent à s’installer en lui concernant Jésus. Ses disciples s’en vont sur les pas de Jésus et font enquête auprès de ceux et celles qui l’entendent prêcher. Ils procèdent en deux temps.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, ils relisent les Écritures Saintes et ils découvrent que celles-ci ne parlent pas toujours d’un Messie puissant. Entre autres le grand prophète Isaïe a des paroles très fortes où il le présente comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. Il en fait non pas un roi  puissant, mais un Serviteur qui donne sa vie pour ses frères et sœurs leur permettant de renouer le fil de leur alliance avec Dieu et de devenir un peuple nouveau. (Cf. <span style="font-style:italic">Isaïe</span> chapitre 53) Ce peuple nouveau pour lequel le Serviteur consacre sa vie et va même jusqu'à mourir pour lui est le vrai peuple de Dieu tel que voulu par Lui de toute éternité.         <br />
              <br />
       Cette nouvelle lecture des Écritures par les disciples de Jean-Baptiste provoque des ajustements dans leur vision du Messie. Ils décident donc d’aller sur le terrain voir ce qui en est de Jésus. C'est le deuxième temps de leur démarche.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le Messie et son messager</span>       <br />
              <br />
       Arrivés près de Jésus, ils l’interrogent et lui demandent de préciser pour eux sa mission. Et c’est là que la réponse de Jésus devient pour eux d’une limpidité éclatante.       <br />
              <br />
       En effet, en l’entendant, ils croient entendre Isaïe et les autres prophètes qu’ils ont redécouverts. Jésus, en effet, cite explicitement ceux-ci lorsqu'il leur répond : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ».  (cf. <span style="font-style:italic">Isaïe</span> 35, 5-6, 42, 18 et 61,1)       <br />
              <br />
       C’est le portrait du Messie que les disciples de Jean-Baptiste attendaient. Ils retournent vers lui et lui annonce que Jésus est bien l'Envoyé de Dieu qu'il a reconnu sur les bords du Jourdain.        <br />
              <br />
       Après le départ des disciples de Jean-Baptiste, qu’est-ce que fait Jésus ? Loin de réprimander Jean-Baptiste pour ses doutes, au contraire, il le loue avec une certaine admiration. « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste. »        <br />
              <br />
       Jésus reconnaît à Jean-Baptiste son rôle de Précurseur du Messie. Les doutes de Jean-Baptiste n’altèrent pas sa mission, au contraire. Elle la rende encore plus vraie et authentique. Il sera le messager qui prépare les voies du Seigneur, les chemins de Dieu pour rencontrer l’humanité dans la personne de Jésus, le Fils bien-aimé du Père.       <br />
              <br />
       <!--Une seule sourdine cependant. -->Malgré la grandeur et la beauté de la mission de Jean-Baptiste, celui ou celle qui sait se faire petit et se mettre à l’écoute de Jésus avec humilié devient le plus grand dans son Royaume. Le critère de la grandeur pour Jésus réside dans le cœur des personnes qui savent accueillir la Parole de Dieu avec foi comme le fit la Vierge Marie lorsqu'elle répondit à l’ange à l’Annonciation « Que tout m’advienne selon ta parole ». (<span style="font-style:italic">Luc </span> 1, 38)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment ne pas être dans la joie en voyant ce que Dieu fait pour son peuple ? Les premiers mots de l’antienne d’ouverture  empruntés à saint Paul pour ce dimanche qui est aussi appelé dimanche de <span style="font-style:italic">Gaudete</span> le disent : « Soyez dans la joie avec le Seigneur, soyez toujours dans la joie » (en latin : <span style="font-style:italic">Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete</span>). La joie du disciple de Jésus résulte de l’amour de Dieu qui vient vers lui  parce Dieu donne à l’humanité son Fils comme Sauveur.        <br />
              <br />
       À Noël, la vue du Fils de Dieu dans une crèche nous interpelle. Comme Jean-Baptiste, nous sommes peut-être déroutés, menacés par le doute. Mais c'est là, dans la crèche que le mystère de l’Amour de Dieu se révèle. L'amour de Dieu se manifeste de façon simple et incarnée dans la vie d’une famille pareille à toutes les autres et dans un enfant qui deviendra l’un de nous en tous points semblables aux autres humains.       <br />
               <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment d’action de grâces et de préparation à la célébration attendue de ce don de Dieu à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 décembre 2019       <br />
       <!--Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
              <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
         Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
              <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
       -->       <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
              <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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