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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:02:57+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <updated>2025-10-21T03:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1268.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-10-21T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379401-63200211.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B : « La beauté du don »</title>
   <updated>2024-11-04T15:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-beaute-du-don_a1203.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-11-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B le 10 novembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: 1 Rois 17, 10-16 Hébreux et 9, 24-28 et Marc 12, 38-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602508-57034372.jpg?v=1633095361" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B : « La beauté du don »" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B : « La beauté du don »" />
     </div>
     <div>
      En lisant l’évangile de ce dimanche, je me suis souvenu de ce repas chez les Petites Sœurs de Jésus dans le bidonville de Tondo à Manille aux Philippines. J’avais été saisi de voir les voisins bien démunis apporter aux sœurs et à leurs invités des plats qui étaient leur nécessaire. Ils le faisaient dans un esprit d’hospitalité et avec cœur. Ils donnaient de ce qu’ils avaient besoin pour vivre.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de cette veuve que Jésus observe. Elle donne deux  pièces de monnaie qu’elle prend sur son indigence et non pas sur son superflu. C’est un geste frappant. Et Jésus commente : « elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ».        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Un coeur rempli d'ouverture et d'abandon</span>       <br />
              <br />
       Ce commentaire nous indique où chercher le message de cette scène, Avec cette pauvre veuve, il ne s’agit pas d’un fioretti, d’une belle histoire  ou encore d’une invitation au partage avec cette pauvre veuve. Non! le message ici est avant tout spirituel. Il nous invite à regarder comment Dieu rejoint l’humanité blessée et éloignée de lui.       <br />
              <br />
       Un premier constat fait ressortir le contraste  entre les scribes et la veuve. Les scribes sont au haut de l’échelle sociale. Ils se complaisent dans le paraître. Ils s’affichent comme des bons pratiquants et des bien-pensants. Ils s’enorgueillissent de leurs pratiques et ils oublient d’y mettre leur cœur.        <br />
              <br />
       La veuve en bas de l’échelle sociale se présente avec humilité, dans sa pauvreté et elle met tout son cœur dans le geste qu’elle pose. Elle donne tout…elle donne ce qu’elle a pour vivre…elle « donne sa vie ».        <br />
              <br />
       Le message qui ressort de ce contraste c’est que notre Dieu est rejoint par ceux et celles qui mettent tout entre ses mains comme cette veuve qui laisse au temple tout ce qu’elle a, qui vient offrir toute sa vie. Son cœur est rempli d’abandon et d’ouverture. Il sera rempli de l’amour de Dieu car Dieu ne peut rejeter celui ou celle qui lui offre sincèrement toute sa vie, tout ce qu’il est.        <br />
              <br />
       En effet, Jésus nous enseigne que Dieu aime ceux et celles qui non seulement entendent sa Parole, mais qui l’acceptent avec joie et la mettent aussi en pratique (Luc 8, 21).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Riche et pauvre</span>       <br />
              <br />
       Un deuxième constat mérite d’être souligné. Il s’agit  du contraste qui existe entre, d’une part, le riche bien à l’aise et sûr de lui et, d’autre part,  la pauvre veuve qui a bien peu à apporter.        <br />
              <br />
       Et le message qui ressort des paroles de Jésus c’est que pour Dieu ce qui compte ce n’est pas ce que nous avons, mais ce que nous sommes, ce  n’est pas la valeur de ce que nous apportons, mais c’est de présenter à Dieu ce que nous sommes sans crainte et sans peur.        <br />
              <br />
       Dieu se penche sur notre petitesse comme un Père miséricordieux. Il en fait sa joie et son bonheur, car il aime ceux et celles qui offrent avec cœur tout ce qu’ils sont. Comme Jésus, le disciple apprend à tout donner malgré les difficultés, les hésitations et les souffrances.       <br />
              <br />
       Ainsi le disciple ira jusqu’au bout. Comme la veuve il donnera de son indigence et Dieu se laissera toucher par celle-ci, par la petitesse du pauvre qui se confie totalement à son amour et à sa miséricorde.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les fruits du don</span>       <br />
              <br />
       La veuve de la première lecture nous montre les retombées spirituelles d’une telle offrande totale de soi-même.  La veuve de Sarepta voit sa vie illuminée par une présence qui ne la quitte plus. Sa jarre de farine ne s’épuise pas et son vase d’huile ne se vide pas.         <br />
              <br />
       Pour nous aussi, Dieu répand sa grâce et ses dons avec largesse. Il a ressuscité Jésus qui s’est donné jusqu’au bout. Il en a fait le Premier-Né d’une multitude de frères et sœurs. Et chacun et chacune d’entre nous est appelé à suivre ses pas en offrant sa vie, en offrant tout ce qu’il est pour ainsi marcher sur ses traces et s’asseoir un jour avec Lui pour le banquet éternel. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20)         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment d’offrande à Dieu de tout ce que nous sommes dans une confiance totale, une occasion d’ouvrir la porte.        <br />
              <br />
       Et que Jésus par son Corps et par son Sang partagés nous entraîne à sa suite pour réaliser de plus en plus en union avec lui, par lui et en lui une offrande totale de toute notre vie qui appartient à Dieu et qui retourne à lui à chaque jour que nous vivons.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       5 novembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- reprise de l'homélie du 2 novembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Avec sa farine la veuve fit une petite galette et l’apporta à Élie » (1 R 17, 10-16)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le prophète Élie partit pour Sarepta,       <br />
       et il parvint à l’entrée de la ville.       <br />
       Une veuve ramassait du bois ;       <br />
       il l’appela et lui dit :       <br />
       « Veux-tu me puiser, avec ta cruche,       <br />
       un peu d’eau pour que je boive ? »       <br />
           Elle alla en puiser.       <br />
       Il lui dit encore :       <br />
       « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu :       <br />
       je n’ai pas de pain.       <br />
       J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine,       <br />
       et un peu d’huile dans un vase.       <br />
       Je ramasse deux morceaux de bois,       <br />
       je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste.       <br />
       Nous le mangerons,       <br />
       et puis nous mourrons. »       <br />
           Élie lui dit alors :       <br />
       « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit.       <br />
       Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ;       <br />
       ensuite tu en feras pour toi et ton fils.       <br />
           Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :       <br />
       Jarre de farine point ne s’épuisera,       <br />
       vase d’huile point ne se videra,       <br />
       jusqu’au jour où le Seigneur       <br />
       donnera la pluie pour arroser la terre. »       <br />
           La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé,       <br />
       et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils       <br />
       eurent à manger.       <br />
           Et la jarre de farine ne s’épuisa pas,       <br />
       et le vase d’huile ne se vida pas,       <br />
       ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude » (He 9, 24-28)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Le Christ n’est pas entré       <br />
       dans un sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       figure du sanctuaire véritable ;       <br />
       il est entré dans le ciel même,       <br />
       afin de se tenir maintenant pour nous       <br />
       devant la face de Dieu.       <br />
           Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,       <br />
       comme le grand prêtre qui, tous les ans,       <br />
       entrait dans le sanctuaire       <br />
       en offrant un sang qui n’était pas le sien ;       <br />
           car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion       <br />
       depuis la fondation du monde.       <br />
       Mais en fait, c’est une fois pour toutes,       <br />
       à la fin des temps,       <br />
       qu’il s’est manifesté       <br />
       pour détruire le péché par son sacrifice.       <br />
           Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois       <br />
       et puis d’être jugés,       <br />
           ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois       <br />
       pour enlever les péchés de la multitude ;       <br />
       il apparaîtra une seconde fois,       <br />
       non plus à cause du péché,       <br />
       mais pour le salut de ceux qui l’attendent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           dans son enseignement, Jésus disait aux foules :       <br />
       « Méfiez-vous des scribes,       <br />
       qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat       <br />
       et qui aiment les salutations sur les places publiques,       <br />
           les sièges d’honneur dans les synagogues,       <br />
       et les places d’honneur dans les dîners.       <br />
           Ils dévorent les biens des veuves       <br />
       et, pour l’apparence, ils font de longues prières :       <br />
       ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »       <br />
              <br />
           Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,       <br />
       et regardait comment la foule y mettait de l’argent.       <br />
       Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.       <br />
           Une pauvre veuve s’avança       <br />
       et mit deux petites pièces de monnaie.       <br />
           Jésus appela ses disciples et leur déclara :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       cette pauvre veuve a mis dans le Trésor       <br />
       plus que tous les autres.       <br />
           Car tous, ils ont pris sur leur superflu,       <br />
       mais elle, elle a pris sur son indigence :       <br />
       elle a mis tout ce qu’elle possédait,       <br />
       tout ce qu’elle avait pour vivre. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 41-44)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,       <br />
       et regardait comment la foule y mettait de l’argent.       <br />
       Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.       <br />
           Une pauvre veuve s’avança       <br />
       et mit deux petites pièces de monnaie.       <br />
           Jésus appela ses disciples et leur déclara :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       cette pauvre veuve a mis dans le Trésor       <br />
       plus que tous les autres.       <br />
           Car tous, ils ont pris sur leur superflu,       <br />
       mais elle, elle a pris sur son indigence :       <br />
       elle a mis tout ce qu’elle possédait,       <br />
       tout ce qu’elle avait pour vivre. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-beaute-du-don_a1203.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <updated>2022-11-01T13:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/67348691-47650346.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-10-18T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 23 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/67348691-47650346.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B : « La beauté du don »</title>
   <updated>2021-10-31T21:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-beaute-du-don_a1033.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58887470-43368116.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-02T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B le 7 novembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: 1 Rois 17, 10-16 Hébreux et 9, 24-28 et Marc 12, 38-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58887470-43368116.jpg?v=1633095361" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B : « La beauté du don »" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B : « La beauté du don »" />
     </div>
     <div>
      En lisant l’évangile de ce dimanche, je me suis souvenu de ce repas chez les Petites Sœurs de Jésus dans le bidonville de Tondo à Manille aux Philippines. J’avais été saisi de voir les voisins bien démunis apporter aux sœurs et à leurs invités des plats qui étaient leur nécessaire. Ils le faisaient dans un esprit d’hospitalité et avec cœur. Ils donnaient de ce qu’ils avaient besoin pour vivre.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de cette veuve que Jésus observe. Elle donne deux  pièces de monnaie qu’elle prend sur son indigence et non pas sur son superflu. C’est un geste frappant. Et Jésus commente : « elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ».        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Un coeur rempli d'ouverture et d'abandon</span>       <br />
              <br />
       Ce commentaire nous indique où chercher le message de cette scène, Avec cette pauvre veuve, il ne s’agit pas d’un fioretti, d’une belle histoire  ou encore d’une invitation au partage avec cette pauvre veuve. Non! le message ici est avant tout spirituel. Il nous invite à regarder comment Dieu rejoint l’humanité blessée et éloignée de lui.       <br />
              <br />
       Un premier constat fait ressortir le contraste  entre les scribes et la veuve. Les scribes sont au haut de l’échelle sociale. Ils se complaisent dans le paraître. Ils s’affichent comme des bons pratiquants et des bien-pensants. Ils s’enorgueillissent de leurs pratiques et ils oublient d’y mettre leur cœur.        <br />
              <br />
       La veuve en bas de l’échelle sociale se présente avec humilité, dans sa pauvreté et elle met tout son cœur dans le geste qu’elle pose. Elle donne tout…elle donne ce qu’elle a pour vivre…elle « donne sa vie ».        <br />
              <br />
       Le message qui ressort de ce contraste c’est que notre Dieu est rejoint par ceux et celles qui mettent tout entre ses mains comme cette veuve qui laisse au temple tout ce qu’elle a, qui vient offrir toute sa vie. Son cœur est rempli d’abandon et d’ouverture. Il sera rempli de l’amour de Dieu car Dieu ne peut rejeter celui ou celle qui lui offre sincèrement toute sa vie, tout ce qu’il est.        <br />
              <br />
       En effet, Jésus nous enseigne que Dieu aime ceux et celles qui non seulement entendent sa Parole, mais qui l’acceptent avec joie et la mettent aussi en pratique (Luc 8, 21).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Riche et pauvre</span>       <br />
              <br />
       Un deuxième constat mérite d’être souligné. Il s’agit  du contraste qui existe entre, d’une part, le riche bien à l’aise et sûr de lui et, d’autre part,  la pauvre veuve qui a bien peu à apporter.        <br />
              <br />
       Et le message qui ressort des paroles de Jésus c’est que pour Dieu ce qui compte ce n’est pas ce que nous avons, mais ce que nous sommes, ce  n’est pas la valeur de ce que nous apportons, mais c’est de présenter à Dieu ce que nous sommes sans crainte et sans peur.        <br />
              <br />
       Dieu se penche sur notre petitesse comme un Père miséricordieux. Il en fait sa joie et son bonheur, car il aime ceux et celles qui offrent avec cœur tout ce qu’ils sont. Comme Jésus, le disciple apprend à tout donner malgré les difficultés, les hésitations et les souffrances.       <br />
              <br />
       Ainsi le disciple ira jusqu’au bout. Comme la veuve il donnera de son indigence et Dieu se laissera toucher par celle-ci, par la petitesse du pauvre qui se confie totalement à son amour et à sa miséricorde.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les fruits du don</span>       <br />
              <br />
       La veuve de la première lecture nous montre les retombées spirituelles d’une telle offrande totale de soi-même.  La veuve de Sarepta voit sa vie illuminée par une présence qui ne la quitte plus. Sa jarre de farine ne s’épuise pas et son vase d’huile ne se vide pas.         <br />
              <br />
       Pour nous aussi, Dieu répand sa grâce et ses dons avec largesse. Il a ressuscité Jésus qui s’est donné jusqu’au bout. Il en a fait le Premier-Né d’une multitude de frères et sœurs. Et chacun et chacune d’entre nous est appelé à suivre ses pas en offrant sa vie, en offrant tout ce qu’il est pour ainsi marcher sur ses traces et s’asseoir un jour avec Lui pour le banquet éternel. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20)         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment d’offrande à Dieu de tout ce que nous sommes dans une confiance totale, une occasion d’ouvrir la porte.        <br />
              <br />
       Et que Jésus par son Corps et par son Sang partagés nous entraîne à sa suite pour réaliser de plus en plus en union avec lui, par lui et en lui une offrande totale de toute notre vie qui appartient à Dieu et qui retourne à lui à chaque jour que nous vivons.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       le 2 novembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de  l'homélie du 7 novembre 2015-->        <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Avec sa farine la veuve fit une petite galette et l’apporta à Élie » (1 R 17, 10-16)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le prophète Élie partit pour Sarepta,       <br />
       et il parvint à l’entrée de la ville.       <br />
       Une veuve ramassait du bois ;       <br />
       il l’appela et lui dit :       <br />
       « Veux-tu me puiser, avec ta cruche,       <br />
       un peu d’eau pour que je boive ? »       <br />
           Elle alla en puiser.       <br />
       Il lui dit encore :       <br />
       « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu :       <br />
       je n’ai pas de pain.       <br />
       J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine,       <br />
       et un peu d’huile dans un vase.       <br />
       Je ramasse deux morceaux de bois,       <br />
       je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste.       <br />
       Nous le mangerons,       <br />
       et puis nous mourrons. »       <br />
           Élie lui dit alors :       <br />
       « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit.       <br />
       Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ;       <br />
       ensuite tu en feras pour toi et ton fils.       <br />
           Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :       <br />
       Jarre de farine point ne s’épuisera,       <br />
       vase d’huile point ne se videra,       <br />
       jusqu’au jour où le Seigneur       <br />
       donnera la pluie pour arroser la terre. »       <br />
           La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé,       <br />
       et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils       <br />
       eurent à manger.       <br />
           Et la jarre de farine ne s’épuisa pas,       <br />
       et le vase d’huile ne se vida pas,       <br />
       ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude » (He 9, 24-28)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Le Christ n’est pas entré       <br />
       dans un sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       figure du sanctuaire véritable ;       <br />
       il est entré dans le ciel même,       <br />
       afin de se tenir maintenant pour nous       <br />
       devant la face de Dieu.       <br />
           Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,       <br />
       comme le grand prêtre qui, tous les ans,       <br />
       entrait dans le sanctuaire       <br />
       en offrant un sang qui n’était pas le sien ;       <br />
           car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion       <br />
       depuis la fondation du monde.       <br />
       Mais en fait, c’est une fois pour toutes,       <br />
       à la fin des temps,       <br />
       qu’il s’est manifesté       <br />
       pour détruire le péché par son sacrifice.       <br />
           Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois       <br />
       et puis d’être jugés,       <br />
           ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois       <br />
       pour enlever les péchés de la multitude ;       <br />
       il apparaîtra une seconde fois,       <br />
       non plus à cause du péché,       <br />
       mais pour le salut de ceux qui l’attendent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           dans son enseignement, Jésus disait aux foules :       <br />
       « Méfiez-vous des scribes,       <br />
       qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat       <br />
       et qui aiment les salutations sur les places publiques,       <br />
           les sièges d’honneur dans les synagogues,       <br />
       et les places d’honneur dans les dîners.       <br />
           Ils dévorent les biens des veuves       <br />
       et, pour l’apparence, ils font de longues prières :       <br />
       ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »       <br />
              <br />
           Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,       <br />
       et regardait comment la foule y mettait de l’argent.       <br />
       Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.       <br />
           Une pauvre veuve s’avança       <br />
       et mit deux petites pièces de monnaie.       <br />
           Jésus appela ses disciples et leur déclara :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       cette pauvre veuve a mis dans le Trésor       <br />
       plus que tous les autres.       <br />
           Car tous, ils ont pris sur leur superflu,       <br />
       mais elle, elle a pris sur son indigence :       <br />
       elle a mis tout ce qu’elle possédait,       <br />
       tout ce qu’elle avait pour vivre. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 41-44)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,       <br />
       et regardait comment la foule y mettait de l’argent.       <br />
       Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.       <br />
           Une pauvre veuve s’avança       <br />
       et mit deux petites pièces de monnaie.       <br />
           Jésus appela ses disciples et leur déclara :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       cette pauvre veuve a mis dans le Trésor       <br />
       plus que tous les autres.       <br />
           Car tous, ils ont pris sur leur superflu,       <br />
       mais elle, elle a pris sur son indigence :       <br />
       elle a mis tout ce qu’elle possédait,       <br />
       tout ce qu’elle avait pour vivre. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-beaute-du-don_a1033.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »</title>
   <updated>2022-06-14T15:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-homme-riche-et-le-pauvre-Lazare_a912.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/34107779-31263318.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 29 septembre 2019 . Textes: Amos 6, 1a.4-7, I Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/34107779-31263318.jpg?v=1558816814" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »" />
     </div>
     <div>
      Vous le savez sans doute. Le choix des lectures à la messe le dimanche n’est pas fait au hasard. En principe, la première lecture tirée de l’Ancien Testament est choisie en fonction du texte retenu pour l’évangile.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, cet arrimage est des plus réussis. Les diatribes du prophète Amos (vers 750 avant Jésus-Christ) donnent le même message sept cent ans  plus tôt que celui de la parabole célèbre du riche et du pauvre Lazare qu’on vient d’entendre.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un message qui a traversé les siècles</span>       <br />
              <br />
       Dans les deux cas,  ce qui est dénoncé, c’est l’appropriation des biens sans aucun sens de leur relativité. C’est d'en faire le seul but de la vie, de les regarder comme le but ultime de la vie.        <br />
              <br />
       Ce chemin est ici non seulement condamné, mais il est décrit comme un chemin sans issue, ou plutôt avec un issue fatale. Ceux qui vivent bien tranquilles et ceux qui se croient en sécurité « couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans » annonce Amos « vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus ». Leur futur, prédit le prophète Amos, est un futur de douleurs et de souffrances loin des leurs dans le malheur.        <br />
              <br />
       Saint Luc décrit quelque chose de semblable pour le riche dont il raconte l'histoire. Il utilise des images bien connues de son temps. Il le voit dans le sein d’Abraham, sa vie étant terminée ici-bas. Il le présente dans une situation de souffrances et de regrets.  Sa nouvelle vie est loin de celle du pauvre Lazare qui était au pied de sa table et qu'il voit maintenant tout près d'Abraham.        <br />
              <br />
       Le riche qui n’a pas de nom en est tellement renversé qu’il sollicite même le pauvre Lazare qu’il méprisait de son vivant pour intervenir en sa faveur. Il veut éviter à ses frères le même sort que le sien.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une continuité de l’ici-bas à l’au-delà</span>       <br />
              <br />
       Ce qu’on peut retenir ici, c’est ceci. En voyant les sorts des vautrés et celui du riche de la parabole dans l'au-delà,  on réalise qu’il y a un lien entre notre vie ici-bas et notre futur dans la vie éternelle. Celle-ci n’est pas une récompense sans contribution de notre part. Elle n'est pas un simple renversement de situation. Elle éternise,  pourrait-on dire, ce qu’on a été ici-bas.        <br />
              <br />
       Ainsi, si on a mis touts ses efforts pour jouir en tout des biens terrestres et sans préoccupation autre, on a comme fermé l’ouverture aux réalités spirituelles et il n'y a rien qui se passera  pour nous. Si, au contraire, on a été dans l’accueil et dans le respect de soi-même malgré les limites de nos vies, là il y a place pour un futur ensoleillé comme celui du pauvre Lazare qui dans sa pauvreté a su  être lui-même dans une vie que Dieu a remplie de sa présence.        <br />
              <br />
       Saint Luc ne fait dire aucun mot à Lazare. Il se contente de le présenter comme ce pauvre qui fait partie des pauvres dont Jésus dit qu’ils hériteront du Royaume des cieux. Sa pauvreté, avant d’être un fait économique, est un état d’accueil et une présence à plus grand que lui. Sa pauvreté est faite de la richesse de Dieu.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La  Parole de Dieu qui fait vivre</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce surplus de sens dans nos vies si nous ne voulons pas comme le riche nous refermer sur les biens qui passent ?       <br />
                <br />
       La réponse nous est donnée clairement par la conclusion de la parabole lorsque Dieu refuse que le riche revienne sur terre pour avertir  ses frères, en lui expliquant que cela ne servirait à rien car ils ne le croiraient pas. Ils ont déjà les indicateurs tout trouvés pour répondre à leurs questionnements  et à leurs interrogations. C’est   Moïse et les Prophètes ce qui veut dire pour nous la Parole de Dieu contenue dans les Saintes Écritures. Il n’est pas nécessaire de chercher de midi à quatorze heures.  Le message est clair « Ouvrez la Parole de Dieu, et vous  trouverez les indications pour vous guider sur le chemin qui mène à l’héritage de la vie éternelle que vous partagerez avec Dieu comme le pauvre Lazare ».       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est comme une lampe sur nos pas (cf. <span style="font-style:italic">Psaume 109, 105</span>). Elle éclaire et elle nourrit ceux et celles qui se donnent la peine de l’écouter et de l’entendre.  Cela se fait directement et de bien des façons : seul en la lisant et en la méditant, en communauté comme on le fait ce matin dans la liturgie, dans de petits groupes de partage etc. Ce qui compte c’est de laisser place à l’Esprit Saint pour que cette Parole de Dieu entre en nous avec sa force et sa puissance uniques, une force transformante et une puissance qui annoncent que Jésus est celui qui est lui-même la Parole de Dieu incarnée et qu'il est toujours vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces lectures d’aujourd’hui  sont une invitation à mettre dans nos vies la foi et l’écoute de la Parole de Dieu. Nous avons un choix à faire qui influencera notre futur. Ce choix se fait non pas par nos savoirs et nos connaissances, mais il se fait dans la foi à une personne qui est Jésus que je décide de suivre. Il nous offre d’être le Seigneur de nos vies et ainsi il nous introduira derrière lui dans le sein d’Abraham avec les élus qui trouvent auprès du Père une demeure éternelle que je nous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 septembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
              <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-homme-riche-et-le-pauvre-Lazare_a912.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 12, 38-44) «  La beauté du don »</title>
   <updated>2018-09-23T23:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-12-38-44-La-beaute-du-don_a670.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8334611-13055991.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-11-07T05:09:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 32e dimanche du temps ordinaire 8 novembre 2015 Année B Textes: I Rois 17, 10-16, Hébreux 9, 24-28 et Marc 12, 38-44     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8334611-13055991.jpg?v=1446776179" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 12, 38-44) «  La beauté du don »" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 12, 38-44) «  La beauté du don »" />
     </div>
     <div>
      En lisant l’évangile de ce dimanche, je me suis souvenu de ce repas chez les Petites Sœurs de Jésus dans le bidonville de Tondo à Manille aux Philippines. J’avais été saisi de voir les voisins bien démunis apporter aux sœurs et à leurs invités des plats qui étaient leur nécessaire. Ils le faisaient dans un esprit d’hospitalité et avec cœur. Ils donnaient de ce qu’ils avaient besoin pour vivre.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de cette veuve que Jésus observe. Elle donne deux  pièces de monnaie qu’elle prend sur son indigence et non pas sur son superflu. C’est un geste frappant. Et Jésus commente : « elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ».        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Extérieur et intérieur</span>       <br />
              <br />
       Ce commentaire nous indique où chercher le message de cette scène de l’évangile. Il ne s’agit pas d’un fioretti, d’une belle histoire  ou encore d’une invitation au partage avec cette pauvre veuve. Non! le message ici est avant tout spirituel. Il nous invite à regarder comment Dieu rejoint l’humanité blessée et éloignée de lui.       <br />
              <br />
       Un premier constat fait ressortir le contraste  entre les scribes et la veuve. Les scribes sont au haut de l’échelle sociale. Ils se complaisent dans le paraître. Ils s’affichent comme des bons pratiquants et des bien-pensants. Ils s’enorgueillissent de leurs pratiques et ils oublient d’y mettre leur cœur.        <br />
              <br />
       La veuve en bas de l’échelle sociale se présente avec humilité, dans sa pauvreté et elle met tout son cœur dans le geste qu’elle pose. Elle donne tout…elle donne ce qu’elle a pour vivre…elle « donne sa vie ».        <br />
              <br />
       Le message qui ressort de ce contraste c’est que notre Dieu est rejoint par ceux et celles qui mettent tout entre ses mains comme cette veuve qui laisse au temple tout ce qu’elle a, qui vient offrir toute sa vie. Son cœur est rempli d’abandon et d’ouverture. Il sera rempli de l’amour de Dieu car Dieu ne peut rejeter celui ou celle qui lui offre sincèrement toute sa vie, tout ce qu’il est.        <br />
              <br />
       En effet, Jésus nous enseigne que Dieu aime ceux et celles qui non seulement entendent sa Parole, mais qui l’acceptent avec joie et la mettent aussi en pratique (Luc 8, 21).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Riche et pauvre</span>       <br />
              <br />
       Un deuxième constat mérite d’être souligné. Il s’agit  du contraste qui existe entre, d’une part, le riche bien à l’aise et sûr de lui et, d’autre part,  la pauvre veuve qui a bien peu à apporter.        <br />
              <br />
       Et le message qui ressort des paroles de Jésus c’est que pour Dieu ce qui compte ce n’est pas ce que nous avons, mais ce que nous sommes, ce  n’est pas la valeur de ce que nous apportons, mais c’est de présenter à Dieu ce que nous sommes sans crainte et sans peur.        <br />
              <br />
       Dieu se penche sur notre petitesse comme un Père miséricordieux. Il en fait sa joie et son bonheur, car il aime ceux et celles qui offrent avec cœur tout ce qu’ils sont. Comme Jésus, le disciple apprend à tout donner malgré les difficultés, les hésitations et les souffrances.       <br />
              <br />
       Ainsi le disciple ira jusqu’au bout. Comme la veuve il donnera de son indigence et Dieu se laissera toucher par celle-ci, par la petitesse du pauvre qui se confie totalement à son amour et à sa miséricorde.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les fruits du don</span>       <br />
              <br />
       La veuve de la première lecture nous montre les retombées spirituelles d’une telle offrande totale de soi-même.  La veuve de Sarepta voit sa vie illuminée par une présence qui ne la quitte plus. Sa jarre de farine ne s’épuise pas et son vase d’huile ne se vide pas.         <br />
              <br />
       Pour nous aussi, Dieu répand sa grâce et ses dons avec largesse. Il a ressuscité Jésus qui s’est donné jusqu’au bout. Il en a fait le Premier-Né d’une multitude de frères et sœurs. Et chacun et chacune d’entre nous est appelé à suivre ses pas en offrant sa vie, en offrant tout ce qu’il est pour ainsi marcher sur ses traces et s’asseoir un jour avec Lui pour le banquet éternel. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20)         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment d’offrande à Dieu de tout ce que nous sommes dans une confiance totale, une occasion d’ouvrir la porte.        <br />
              <br />
       Et que Jésus par son Corps et par son Sang partagés nous entraîne à sa suite pour réaliser de plus en plus en union avec lui, par lui et en lui une offrande totale de toute notre vie qui appartient à Dieu et qui retourne à lui à chaque jour que nous vivons.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       7 novembre 2015</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>"Modernité de la veuve de la parabole du juge inique" (Luc 18, 1-8) - Homélie de l'abbé D. Cyriaque Somé</title>
   <updated>2012-01-22T20:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Modernite-de-la-veuve-de-la-parabole-du-juge-inique-Luc-18-1-8-Homelie-de-l-abbe-D-Cyriaque-Some_a440.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3432487-4939299.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-14T19:33:00+01:00</published>
   <author><name>abbé D. Cyriaque Somé</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux aspirants et candidats au diaconat permanent au Séminaire de Québec, le samedi 12 novembre 2011, par l'abbé D. Cyriaque Somé. Samedi de la 32e semaine du temps ordinaire, Année A. Textes des lectures : Sagesse 18,14-16;19,6-9 et Luc 18,1-8,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3432487-4939299.jpg?v=1321299469" alt=""Modernité de la veuve de la parabole du juge inique" (Luc 18, 1-8) - Homélie de l'abbé D. Cyriaque Somé" title=""Modernité de la veuve de la parabole du juge inique" (Luc 18, 1-8) - Homélie de l'abbé D. Cyriaque Somé" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">La veuve moderne</span>        <br />
              <br />
       L’actualité nationale et internationale nous livre quotidiennement des scènes plus ou moins semblables à la démarche de la veuve que Jésus nous présente dans l’évangile de ce jour : depuis les indignés d’Espagne et de leurs collègues grecs jusqu’aux «Occupy Wall street» de New York qui ont contaminé et fait rallier les «Occupons Québec», partout, il y a comme des groupes qui s’organisent pour protester, manifester, défendre des valeurs. Ils marchent ou s’installent à la porte des grands de ce monde pour demander plus de justice et de partage. C’est une forme plus ou moins mondialisée de ce que fut cette veuve de la parabole. Délaissée, spoliée et sans défense, elle a décidé de braver les états d’âme d’un juge «pas très catholique»- puisqu’il ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes- pour avoir gain de cause.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Dieu, seul juste juge</span>        <br />
              <br />
       L’humanité souffre d’un manque d’équilibre : équilibre dans les conditions de vie, dans les rapports sociaux. C’est ce désir d’harmonie ou de bonheur équitable que portent les divers mouvements sociaux dont nous observons les manifestations à travers les continents. Et la 1ère lecture tirée du livre de la Sagesse, dans un style poétique, nous fait découvrir que Dieu est sensible aux aspirations profondes, justes des hommes et des femmes. Elle rappelle les événements de la sortie d’Égypte en racontant les hauts faits de Dieu : «Ta parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse». Comme il l’a fait dans le passé pour son peuple élu de l’Alliance, il déploie son salut en faveur de ceux et celles «qui crient vers lui nuit et jour».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Prière et persévérance</span>        <br />
              <br />
       L’expérience nous montre qu’à force d’insistance, les luttes finissent par aboutir. Cependant, si Jésus nous invite à prier avec insistance, sans nous décourager, ce n’est pas dans un esprit de revendication mais dans la confiance que, si même les cœurs insensibles de certaines personnes finissent par céder aux appels incessants des faibles, combien plus le ferait le cœur de Dieu, lui qui est tout proche de nous, par son fils qui s’est fait l’un de nous. En raison de nos faiblesses, nos paroles et nos prières humaines doivent être persévérantes, persistantes ; à la différence de la parole de Dieu qui, elle, est opérationnelle. À la prière persévérante s’ajoute un engagement personnel quotidien pour la justice, le droit et l’équité.  C’est ce que nous exprimons dans la prière du pater noster. Je termine justement par une anecdote sur cette prière.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notre pain de séjour</span>        <br />
              <br />
       Les enfants peuvent bien souvent nous enseigner des choses profondes même quand ils se trompent. Lors d’une interrogation de catéchèse, J’avais demandé aux enfants d’écrire le Notre Père sur leur feuille. Alors un enfant avait écrit ceci : «Donne-nous aujourd’hui notre pain de séjour…» Son camarade s’empressa de me signaler que son voisin a fait une faute. N’ayant pas la copie, je lui répondis que ce n’était pas grave. Mais lorsque je corrigeai les copies, je me rendis compte effectivement qu’au lieu de «pain de ce jour» l’élève avait écrit «notre pain de séjour». Cela m’a fait comprendre cette autre dimension de la prière : nous demandons aussi le pain pour notre séjour ici-bas, et non pas seulement le pain quotidien. Aujourd’hui, d’après les textes et avec l’actualité présente, notre pain de séjour s’appelle «justice, équité, partage, solidarité…» L’engagement de chacune et chacun d’entre vous, sur le chemin du diaconat, en est une participation. Puissions-nous la rendre effective par notre vie.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Abbé D. Cyriaque Somé       <br />
       Prêtre étudant du diocèse de Diebougou (Burkina Faso)       <br />
       résidant au Séminaire de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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