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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:27+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A : « Joug doux et fardeau léger… »</title>
   <updated>2023-07-05T04:27:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-07-04T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaires Année A le 9 juillet n 2023. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Zacharie 9, 9-10; Romains 8, 9.11-13 et Mathieu 11, 25-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72793025-50633910.jpg?v=1684589526" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A : « Joug doux et fardeau léger… »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A : « Joug doux et fardeau léger… »" />
     </div>
     <div>
      Nous suivons les dimanches du temps liturgique ordinaire qui se situent après la Pentecôte. En cette année A, ils nous accompagnent avec des textes de l'évangile de saint Mathieu qui sont pour nous la Parole de Dieu toujours vivante et inspirante.        <br />
              <br />
       En quoi les textes que nous venons d’entendre et d’écouter ce matin peuvent-ils nous faire vivre et nous inspirer aujourd’hui?  C’est le rôle du prêtre qui fait l’homélie d’aider les membres de l’assemblée à répondre à cette question pour actualiser la Parole de Dieu. Voici quelques pistes bien simplement et sans prétention.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Les sages et les savants versus les petits et les humbles</span>       <br />
              <br />
       La première partie du texte de l’évangile d’aujourd’hui nous présente un message clair. Jésus argumente de façon percutante. Il simplifie et oppose les sages et les savants aux petits et aux humbles. Sa position est nette. Ses disciples seront des gens simples, humbles, capables de recevoir. Ils ne se réfugieront pas dans leurs capacités personnelles, ni ne se poseront au-dessus de leurs frères et sœurs. Ils se feront petits comme Jésus l’a fait.        <br />
              <br />
       L’image que donne le prophète Zacharie dans la première lecture l’exprime avec bonheur. Notre Dieu est un Dieu humble qui vient monté sur un âne. Il ne s’impose pas par la force ni par les connaissances. Il en va ainsi pour ses disciples.       <br />
              <br />
       « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». C’est en entrant dans une attitude de disponibilité humble que la porte de notre cœur s’ouvre. Jésus, le Fils bien-aimé du Père, peut nous faire entrer à sa suite dans le Cœur de Dieu car « personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »       <br />
              <br />
       Cette « révélation » sur les petits ne veut pas dire qu’il faut rejeter la réflexion et les connaissances humaines. Non! L’opposition percutante que Jésus fait veut simplement nous indiquer où se trouve les « vrais sages » et les « vrais savants ».  Ce sont les personnes qui savent reconnaître leurs limites devant Dieu, qui se sentent tout-petits devant le mystère de Dieu.  On raconte qu’à la fin de sa vie, un grand sage et grand savant, saint Thomas d’Aquin, qui avait enseigné la théologie et écrit de nombreux livres, disait que tous ces cours et tous ces écrits n’étaient rien à côté de sa rencontre personnelle et mystique avec Dieu : « Tout ce que j'ai écrit n'est que paille à côté de ce qui m'a été révélé ».        <br />
              <br />
       II–  <span style="font-style:italic">Le joug et le fardeau</span>       <br />
              <br />
       Revenons au texte de l’évangile. Sa deuxième partie mérite de retenir notre attention aussi, car elle apporte un message bienvenu dans nos vies si agitées parfois.        <br />
              <br />
       Quel est ce message? Jésus par une image bien connue de ses auditrices et de ses auditeurs leur fait comprendre qu’ils peuvent toujours compter sur Lui, qu’Il porte leurs fardeaux avec eux.        <br />
              <br />
       L’image choisie est celle d’un joug. Ce mot est employé le plus souvent de nos jours dans un sens figuré. Il exprime l’autorité qui écrase ou encore les problèmes qui pèsent lourd.  Mais ce mot, dans son sens strict, nous réfère à un instrument habituellement en bois qui unit deux bœufs pour tirer une charrue, par exemple, ou une charge quelconque. Les deux animaux ainsi se coordonnent et s’entraident dans leur action. C’est cette image que Jésus a à l’esprit lorsqu’il dit « Prenez sur vous mon joug… Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger ».       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus que nous sommes comme chrétiens ne sont pas prisonniers d’obligations qui écrasent. La première et la plus importante des obligations c’est celle de la loi de l’amour. Le Père envoie Jésus nous révéler qu’il est un Dieu d’amour. Son nom est AMOUR.        <br />
              <br />
       Ainsi les peines, les problèmes, les fardeaux ne disparaissent pas complètement de la vie, mais ceux-ci n’ont pas la même pesanteur qu’ils auraient si nous n’avions pas cette assurance que l’amour de Dieu est là toujours présent « au cœur de nos vies » comme le dit le chant bien connu : « Tu es là au cœur de nos vies Et c’est toi qui nous fait vivre ».       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’action de l’Esprit</span>        <br />
              <br />
       Le mystère de cette présence de Dieu « au cœur de nos vies » est rendu possible parce que nous avons reçu l’Esprit, comme le rappelle saint Paul aux chrétiens de Rome. Dans ce beau chapitre 8 de la Lettre aux Romains dont on a lu un extrait, saint Paul rappelle aux chrétiens de Rome, avec sa verve habituelle, qu’ils ne vivent plus sous l’emprise de leurs passions comme avant leur baptême, « selon la chair » dit-il, mais sous l’emprise de l’Esprit puisque l’Esprit de Dieu habite en eux. Il les invite à vivre « selon l'Esprit ».       <br />
              <br />
       Saint Paul insiste pour montrer que cette vie dans l’Esprit détruit ce qui rétrécit et rapetisse notre cœur. Elle l’ouvre,  le rend accueillant aux autres, Et surtout elle fait sortir en nous ce qu’il y a de beau et de bon et nous éloigne ainsi des « désordres de l’homme pécheur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant faisons cette prière :       <br />
              <br />
       « Seigneur, nous qui peinons sous le poids du fardeau, le poids du péché nous venons vers toi. Nous voulons te dire, dans l’espérance des petits et des humbles, que nous sommes sûrs de ta tendresse et de ton amour pour nous. Ouvre nos yeux sur ceux et celles qui nous entourent, ceux et celles qui sont proches ou qui sont loin. Que sous l’emprise de l’Esprit de Jésus nous ne les jugions pas, que nous les aimions et les voyions comme toi tu les aimes et les vois. Que cette Eucharistie, Seigneur, où Jésus nous révèle ta présence mystérieuse nous fasse trouver la paix, la sérénité et le repos. »       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 9 juillet 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 9 juillet 2017-->       <br />
       <!--3 juillet 2014       <br />
       6 juillet 2014 -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici ton roi qui vient à toi : il est pauvre » (Za 9, 9-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Zacharie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion !       <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !       <br />
       Voici ton roi qui vient à toi :       <br />
       il est juste et victorieux,       <br />
       pauvre et monté sur un âne,       <br />
       un ânon, le petit d’une ânesse.       <br />
              <br />
       Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre,       <br />
       et de Jérusalem les chevaux de combat ;       <br />
       il brisera l’arc de guerre,       <br />
       et il proclamera la paix aux nations.       <br />
       Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre,       <br />
       et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !  ou :  Alléluia ! (Ps 144, 1)       <br />
              <br />
       Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi ;       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !       <br />
       Chaque jour je te bénirai,       <br />
       je louerai ton nom toujours et à jamais.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour.       <br />
       La bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,       <br />
       il redresse tous les accablés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez » (Rm 8, 9.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ       <br />
       ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
           Ainsi donc, frères, nous avons une dette,       <br />
       mais elle n’est pas envers la chair       <br />
       pour devoir vivre selon la chair.       <br />
           Car si vous vivez selon la chair,       <br />
       vous allez mourir ;       <br />
       mais si, par l’Esprit,       <br />
       vous tuez les agissements de l’homme pécheur,       <br />
       vous vivrez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es béni, Père,       <br />
       Seigneur du ciel et de la terre,       <br />
       tu as révélé aux tout-petits       <br />
       les mystères du Royaume !       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus prit la parole et dit :       <br />
       « Père, Seigneur du ciel et de la terre,       <br />
       je proclame ta louange :       <br />
       ce que tu as caché aux sages et aux savants,       <br />
       tu l’as révélé aux tout-petits.       <br />
           Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.       <br />
           Tout m’a été remis par mon Père ;       <br />
       personne ne connaît le Fils, sinon le Père,       <br />
       et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,       <br />
       et celui à qui le Fils veut le révéler.       <br />
              <br />
           Venez à moi,       <br />
       vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,       <br />
       et moi, je vous procurerai le repos.       <br />
           Prenez sur vous mon joug,       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur,       <br />
       et vous trouverez le repos pour votre âme.       <br />
           Oui, mon joug est facile à porter,       <br />
       et mon fardeau, léger. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »</title>
   <updated>2018-09-18T14:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-De-quoi-discutiez-vous-en-chemin_a853.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2018-09-18T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 septembre 2018 Année B. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16-4,3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22786329-25333355.jpg?v=1528398786" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »" />
     </div>
     <div>
      Saint Marc dans l’évangile de ce matin nous fait entrer dans les conversations de Jésus au cours de ses déplacements en Galilée. Ce sont des souvenirs qu’il a reçu de ceux et celles qui étaient avec Jésus dans ces moments-là ou qui les ont entendus de d’autres. Il ne se préoccupe pas de les organiser selon un plan défini. Ce sont des sentences, des phrases qui sont rapportées un peu à bâtons rompus, pourrait-on dire. <!--Parfois, c’est un mot qui retient l’attention, parfois c’est une geste comme ce matin celui avec les enfants.-->       <br />
              <br />
       Dans le texte de l’évangile qui vient d’être proclamé il y a trois sujets qui sont retenus par l’évangéliste dans le but d’aider les premières communautés à mieux connaitre Jésus et à le suivre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La deuxième annonce de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Le premier sujet  est grave. Saint Marc relève que Jésus avance dans sa mission et qu'elle approche désormais de son terme. Ce terme est celui de sa Passion et de sa Mort sur la croix. « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
              <br />
       En annonçant cette mort sur la croix avec les souffrances qui l’accompagneront, Jésus fait entrer ses disciples dans le mystère de l'amour de Dieu qui l’envoie porter les péchés du monde et réconcilier l’humanité avec Lui.        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
              <br />
       Les apôtres ont déjà entendu ce discours qui avait révolté Pierre et que Jésus avait rabroué. Nous avions cet épisode dans l’évangile de dimanche dernier. Ici, Jésus se contente de confirmer aux disciples que tel est bien la destinée vers où il se dirige. Il leur donnera plus de détails quand l’heure sera venue. Après cette annonce, saint Marc passe à un autre sujet.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le désir d’être en premier</span>       <br />
              <br />
       Cet autre sujet c’est la discussion des disciples entre eux pour savoir qui est le plus grand. Et quand Jésus leur demande « De quoi discutiez-vous en chemin ? », ils sont un peu mal à l’aise et ne répondent pas. Ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand  nous dit saint Marc. Leurs préoccupations et leurs conversations apparaissent ainsi tout à fait dans l’esprit du monde, l’esprit « mondain »  que dénonce souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Dans la deuxième lecture,  la<span style="font-style:italic"> Lettre de saint Jacques</span> dénonce cette mentalité mondaine : « D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. »       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens n’étaient pas indemnes de tentations comme celle des apôtres. Être le plus grand et briller par le pouvoir et par les honneurs exercent toujours un certain attrait qu’il faut reconnaître et combattre. Nous ne sommes pas différents d’eux. C’est pourquoi, comme eux nous avons à encore à apprendre de Jésus la véritable attitude du disciple. C’est le troisième sujet qui invite à créer dans les premières communautés chrétiennes un cadre de vie à l’inverse des valeurs que la société leur propose.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le cadre du service et de l’amour mutuel</span>       <br />
              <br />
       Ce cadre de vie est celui du service et de l’amour mutuel. Voilà le troisième sujet abordé par Jésus ce matin.       <br />
              <br />
       Saint Marc rappelle cette parole de Jésus qui a été conservé soigneusement : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Dans la communauté chrétienne les valeurs de promotion personnelle,  de compétition  et de réussite ne sont pas ce qui est recherché d’abord et avant tout. C’est le service qui met les uns et les autres sur le même pied, c’est l’amour mutuel. C'est le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       Et pour illustrer, ce cadre particulier du service et de l’amour mutuel dans la communauté, saint Marc rappelle les paroles de Jésus sur les enfants.  Il montre même Jésus qui prend un enfant, le place au milieu des disciples et l’embrasse en leur disant : « Quiconque accueille en mon nom, un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé ».        <br />
              <br />
       On peut penser que cet enfant représente le disciple qui se fait, tel un enfant, petit et accueillant et qui s’en remet à Dieu comme l’enfant s’en remet à ses parents pour grandir et se développer Ce fut la découverte de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui disait « Je suis petite et Dieu mon Père fait tout pour moi. Je me contente de me laisser aimer car par moi-même je ne puis rien ».  Saint Paul ne parlait pas autrement lorsqu’il écrivait que Dieu se manifeste dans la faiblesse « Et lorsque  je suis faible, c’est alors que je suis fort de la force de Dieu » (2 Corinthiens 12, 10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà trois belles considérations pour nous inspirer cette semaine.  Demandons au Seigneur dans cette Eucharistie d'entrer de plus en plus dans cette révélation que Jésus nous fait de lui-même et prions-le de nous accorder de devenir nous aussi comme les premiers chrétiens des disciples attentifs à le découvrir de plus en plus.        <br />
              <br />
       Que par la coupe et par le pain partagés nous le recevions déjà afin qu’il nous rende de plus en plus semblables à lui et que nous pussions dire comme saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». (Galates 2, 20)       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>18 septembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31) et la seconde concerne la dispute des disciples pour la première place. Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta brutalement sur le champ en disant « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mai scelles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au cœur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. ». Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église, un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, questionner, vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici ? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments se soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres ? » Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants sont la réponse. Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici l l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  On doit mettre ces paroles en lien avec celles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 3146.  « Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré là ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un e ces petits,, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » Comme Jean Vanier aime à le répéter et comme le fait souvent le pape François « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au cœur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma sœur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma sœur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors! Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu, le Père  dans leur vie : « celui qui m'envoyé, dit Jésus. » Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: « Est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ? »  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi.       <br />
              <br />
       Et que l'Esprit Saint nous donne la force de pouvoir donner notre vie, selon notre vocation, comme Jésus pour nos frères et sœurs accueillis   « au nom du Seigneur ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>18 septembre 2018       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Saint Marc  se contente de rapporter des souvenirs souvent dan le désordre à batons rompus.        <br />
       Conversations a batons rompus       <br />
              <br />
       C'es le cas aujourd'hui trois sujets abordés       <br />
       le Messie souffrant - souffrance, opposition et sacrifice       <br />
       Les désirs d'honneur       <br />
       La réponse de Jésus ou l'attitude fondamentale du chrétien       <br />
              <br />
              <br />
        Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
              <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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