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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:58:00+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <updated>2024-05-28T18:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1179.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-05-28T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 2 juin 2024. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601875-57034075.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       On retrouve tout cela dans le repas de Jésus. Et il y a plus. Dans le « Faites ceci en mémoire de moi » que Jésus prononce,   Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est lui qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et ainsi, Jésus est vraiment là, présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains églises, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivi, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 mai 2024       <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018 et 1 juin 2021-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1179.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <updated>2021-06-17T02:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1011.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55346659-41453817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-01T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 6 juin 2021. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55346659-41453817.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       Mais pour le repas de Jésus, dans le « Faites ceci en mémoire de moi » il y a plus qu’un souvenir. Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est luis qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et alors , Jésus est vraiment là présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous, c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur, est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où  le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains lieux publics, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45, ce qui, malheureusement,  ne peut plus se faire en temps de pandémie.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivie, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       1 juin 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1011.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » </title>
   <updated>2020-06-09T18:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-La-multitude-que-nous-sommes_a955.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/45085466-36568076.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-06-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête du Très Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu 14 juin 2020. Textes : Deutéronome 8, 2-3.14b-16a; I Corinthiens 10, 16-17 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/45085466-36568076.jpg?v=1587434884" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » " title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » " />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle (voir à la fin). Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">I –  Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II – La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. C’est Jésus lui-même qui le propose à ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. Voici en résumé ce qu’il propose.        <br />
              <br />
       Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Comme Moïse l’a fait comprendre au peuple, le Dieu de l’Alliance est généreux et il s’occupe de donner à son peuple la nourriture dont il a besoin pour vivre spirituellement et avancer dans la connaissance et l’amour de Dieu.  Mais ce n’est pas tout, cette nourriture n’est plus la « manne », mais elle est désormais mon Corps et mon Sang.        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que <!--celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous.C’est --> ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, cette nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Oui, Jésus peut dire avec raison« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. <!--Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants.--> Jésus se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure ne lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
              <br />
       Écoutons le grand théologien saint Thomas D'Aquin qui le dit tellement bien dans dans le poème appelé séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> que nous venons de lire après le chant de méditation : "Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang. Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce."       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">III– Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr, c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyantes et de croyants qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus ici, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       9 juin 2020       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       reprise et retouches de l'homélie du 21 juin 2014 utilisée en 2017       <br />
        -->       <br />
       _______________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Les origines de la Fête-Dieu       <br />
       </b>       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes tirées de Wikipedia</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Une hostie aurait suinté du sang. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto en Italie.  Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où il renouvela la constitution d'Urbain IV.</span>       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
              <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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