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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:06:05+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Église diocésaine et spiritualité du prêtre - Conférence à un groupe de prêtres du Diocèse de Québec </title>
   <updated>2022-03-29T22:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Eglise-diocesaine-et-spiritualite-du-pretre-Conference-a-un-groupe-de-pretres-du-Diocese-de-Quebec_a1066.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
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   <published>2022-03-29T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Conférence aux prêtres du diocèse de Québec à la Maison du Renouveau à Charlesbourg le 29 mars 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec à la demande du cardinal Gérald C. Lacroix, évêque du diocèse. Cette conférence a été remise à plus tard a cause d'une nouvelle vague de la pandémie de la Coronavirus-19. Toutefois, il a été décidé de la publier pour le bénéfice de tous les confrères "at large" qui pourront y trouver une inspiration dans leur vie spirituelle, ce que nous souhaitons. Mgr Giguère est professeur titulaire retraité à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval. Il était professeur titulaire de théologie spirituelle et d'histoire de la spiritualité. Il a été Supérieur général du Séminaire de Québec de 2002 a 2012 et directeur spirituel du Grand Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/63074322-45559253.jpg?v=1647656970" alt="Église diocésaine et spiritualité du prêtre - Conférence à un groupe de prêtres du Diocèse de Québec " title="Église diocésaine et spiritualité du prêtre - Conférence à un groupe de prêtres du Diocèse de Québec " />
     </div>
     <div>
      Voici le plan ce cette conférence dont vous trouvez le texte complet dans ce<a class="link" href="https://www.hgiguere.net/docs/spirdioc_jeunesptres_290322co.pdf"> fichier PDF</a>       <br />
              <br />
       PLAN       <br />
       Introduction       <br />
              <br />
       	       <br />
       1.0  La spiritualité diocésaine       <br />
              <br />
       	1.1 La source de la spiritualité chrétienne : l’expérience spirituelle        <br />
       	1.2 La spiritualité chrétienne est une spiritualité incarnée       <br />
       	1.3 La spiritualité chrétienne est toujours diocésaine       <br />
       	1.4 L’Église locale ou particulière       <br />
              <br />
       2.0 La spiritualité presbytérale       <br />
              <br />
       	2.1 Le caractère  diocésain de la spiritualité du prêtre        <br />
       	2.2 La réalité de l’Église locale mise de l’avant à Vatican II       <br />
       	       <br />
       3.0 La spiritualité du prêtre diocésain        <br />
              <br />
       	3.1 Le prêtre diocésain versus le prêtre religieux       <br />
       	3.2 Le lien particulier du prêtre diocésain à l’Église locale       <br />
                3.3 Physionomie spirituelle du prêtre diocésain        <br />
       					       <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
       <span style="font-style:italic">Introduction</span>       <br />
              <br />
       Je suis très motivé par le sujet de mon entretien que j’ai formulé ainsi: « Église diocésaine et spiritualité du prêtre ». Un confrère de Rouyn qui habite au Séminaire avec nous à qui je parlais de mon exposé en lui faisant part de ce titre me partageait qu’il ne se sentait pas rejoint par ce titre. « Ce sont les gens avec qui je travaille qui m’inspirent » me disait-il. Et le connaissant, je ne doute pas de sa proximité avec les gens de sa paroisse. Dans son esprit le diocèse  c’est juridique. Ce sont des organismes de toutes sortes. Je lui ai expliqué que pour moi, le diocèse allait plus loin que les services diocésains. Le diocèse est  une portion du peuple de Dieu qui forme une Église particulière composée de personnes vers qui le prêtre est envoyé. Alors on s’est retrouvé sur le même terrain.        <br />
              <br />
       J’ai continué en lui confiant qu’en devenant prêtre je me suis donné à l’Église de mon diocèse. J’ai offert ma vie pour l’Église de Québec. Pour ce faire je me suis donné à Jésus, bien entendu, mais ma motivation d’origine était de rendre service au diocèse dans ce que mon évêque me demanderait de faire. Si j’ai fait une carrière universitaire en enseignant la théologie, ce fut pour répondre à sa demande. Ce qui a toujours été premier pour moi ce fut le service du diocèse. En deux mots, à la différence de mon beau-frère qui a choisi de faire une carrière de professeur de droit, j’ai renoncé à faire carrière pour moi-même. En devenant professeur à l’Université j’ai répondu à la demande de mon évêque qui me voyait là pour le service du diocèse. Cela a eu bien des retombées dans la façon de me situer par rapport à mon beau-frère même si nous étions tous les deux professeurs à l’Université. Il serait hors de propos de vous les énumérer.        <br />
              <br />
       À  la demande de Mgr Lacroix  - qui me garde depuis toujours une amitié sincère – je contribue volontiers à cette rencontre des « jeunes prêtres » du diocèse. Je n’ai pas de réponses toutes faites,  mais je vais plutôt vous proposer dans mon exposé une mise en perspective sur la spiritualité du prêtre qu’on fera suivre d’échanges en petits groupes puis d’un partage en grand groupe.        <br />
              <br />
       Le parcours que je suivrai dans cet exposé voudrait indiquer les paramètres essentiels pour le développement harmonieux et réussi d’une spiritualité du prêtre.  J’ai regroupé mes réflexions autour de trois points : la spiritualité diocésaine, la spiritualité presbytérale et la spiritualité du prêtre diocésain.  Pour ceux à qui j’ai enseigné à l’Université Laval ou au Grand Séminaire, vous reconnaitrez sûrement des points qui se trouvaient dans mon cours sur la <span style="font-style:italic">Spiritualité des ministères</span>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Développement       <br />
       </span>       <br />
       Texte complet du développement dans ce<a class="link" href="https://www.hgiguere.net/docs/spirdioc_jeunesptres_290322co.pdf"> fichier PDF</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion générale</span>       <br />
              <br />
       La « spiritualité presbytérale » toujours diocésaine dans sa structure même sera vécue de façon différente selon les formes de rattachement à l’Église particulière. Pour les prêtres religieux ou membres d’un institut de vie consacrée l’Église locale ou particulière où ils sont envoyés  imbibe leur ministère et leur vie lorsqu’ils sont en exercice sur le territoire de celle-ci, tandis, que pour les prêtres diocésains, l’Église diocésaine  est l’environnement unique auquel ils s’identifient  publiquement et où se vit leur ministère et leur vie de prêtre. Ils sont ainsi les porteurs d’une « figure » de la « spiritualité presbytérale/sacerdotale » qu’on a appelé « la spiritualité du prêtre diocésain ».       <br />
              <br />
       Je vous laisse sur ces mots de lettre aux prêtres sur le chemin synodal du cardinal Mario Grech, Secrétaire général du Synode et Mgr Lazarus You Heung Sik, Préfet de la Congrégation pour le clergé, à l’occasion de la fête de saint Joseph (19 mars 2022). Dans la démarche synodale, qu’en sera-t-il de notre rôle de guide et de notre identité spécifique de ministres ordonnés, se demandent-ils?  « Il faut sans aucun doute, répondent-ils, découvrir toujours plus l’égalité fondamentale de tous les baptisés et encourager tous les fidèles à participer activement à la marche et à la mission de l’Église. Nous aurons ainsi la joie de nous trouver à côté de frères et de sœurs qui partagent avec nous la responsabilité de l’évangélisation. Mais dans cette expérience que fait le Peuple de Dieu, le charisme particulier des ministres ordonnés de servir, sanctifier et animer le Peuple de Dieu pourra et devra aussi être mis en relief de manière renouvelée. »  C’est ce que je souhaite de tout mon cœur.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       29 mars 2022</span>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>De pèlerins à missionnaires... - Bulletin d'information SME-Info Vol. 41  n. 4,  décembre 2014</title>
   <updated>2016-03-31T04:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/De-pelerins-a-missionnaires-Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-41-n-4-decembre-2014_a624.html</id>
   <category term="SME-Info Archives" />
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   <published>2014-12-07T19:53:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mot du Supérieur général, rencontre annuelle de ressourcement, mot de Gilles Routhier, dates à retenir, etc.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7242521-11122152.jpg?v=1417835065" alt="De pèlerins à missionnaires... - Bulletin d'information SME-Info Vol. 41  n. 4,  décembre 2014" title="De pèlerins à missionnaires... - Bulletin d'information SME-Info Vol. 41  n. 4,  décembre 2014" />
     </div>
     <div>
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/docs/smeinfo/sme_info_141201.pdf">Version PDF</a>        <br />
              <br />
       <b>MOT DU  SUPÉRIEUR GÉNÉRAL </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">PARTIS EN PÈLERINS, NOUS REVENONS MISSIONNAIRES…       <br />
              <br />
       Notre pèlerinage sur les pas de François de Laval et Marie de l’Incarnation nous a conduits, dès notre descente de l’avion le 6 octobre dernier, au Séminaire des Missions étrangères de Paris où nous attendait le Père Georges Colomb, Supérieur général.  Au cours de cette visite, nous avons pris conscience que la grande ferveur missionnaire du XVIIe siècle, qui fut à l’origine de la vocation de nos deux saints fondateurs et de la fondation de cette grande institution de la rue du Bac, y est toujours bien présente.  Cette visite du SME de Paris nous a plongés dans la merveilleuse histoire de nos origines.  François de Laval fut l’un des membres fondateurs de cette institution à laquelle il a uni très rapidement son Séminaire à Québec afin de pouvoir bénéficier de son soutien.  Ainsi, plusieurs dizaines de prêtres formés au SME de Paris furent envoyés à Québec pour venir en aide au premier évêque.       <br />
              <br />
       Le Saint Père, lors de la messe d’action de grâce du 12 octobre, nous a parlé également abondamment de l’importance de la mission pour le renouveau de l’Église d’aujourd’hui.  « La mission évangélisatrice de l’Église, a-t-il dit, est essentiellement annonce de l’amour, de la miséricorde et du pardon de Dieu… »  Il a poursuivi en nous disant que « la mémoire des missionnaires nous soutient au moment où nous faisons l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Évangile.  Leur  exemple nous attire, nous pousse à imiter leur foi.  Ce sont des témoignages féconds qui engendrent la vie! »       <br />
              <br />
       Dans son mot de remerciement au Pape François à la fin de la messe d’action de grâce, le cardinal Lacroix nous a rappelé que « la vie de saint François de Laval et de sainte Marie de l’Incarnation nous parle beaucoup aujourd’hui et elle nous invite à imiter leur courage, leur persévérance ainsi que leur zèle apostolique.  À leur exemple, nous désirons être totalement abandonnés à Dieu dans la confiance, et nous engager sur les chemins de la mission pour que nos frères et sœurs rencontrent le Christ…  Notre pèlerinage ne se termine pas ici à Rome.  Avec l’aide de Dieu, nous le poursuivrons chez-nous, au Québec, et là où le Seigneur aura besoin de nous. Nous aspirons à devenir davantage des disciples-missionnaires au cœur du monde. »       <br />
              <br />
       Partis en pèlerinage sur les pas de François de Laval et de Marie de l’Incarnation, nous avons été touchés par la vigueur de leur foi leur volonté d’annoncer l’évangile en Nouvelle-France.  Nous ne pouvons pas seulement demeurer dans notre émerveillement… Nous, prêtres du Séminaire, revenons de ce pèlerinage encore plus conscients que l’évangélisation fait partie de notre ADN.       <br />
              <br />
       Jacques Roberge, ptre</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>NOMINATIONS</b>       <br />
              <br />
       - Mgr l'Archevêque a nommé monsieur l'abbé Jimmy Rodrigue directeur de la pastorale vocationnelle presbytérale diocésaine à temps plein jusqu'au 31 juillet 2017 et membre auxiliaire de la communauté des prêtres du Séminaire. Nos sincères félicitations et meilleurs voeux dans ce ministère.       <br />
       - Monsieur Jérôme Frenette, employé du Séminaire de Québec et cérémoniaire officiel aussi responsable des cérémoniaires pour les célébrations liturgiques à la Basilique-Cathédrale et à l'extérieur, a été institué acolyte à la demande de Mgr l’Archevêque par Mgr Denis Grondin le 31 octobre 2014 à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand en la fête du Christ Roi. Félicitations et bon ministère au service de l’Église.       <br />
              <br />
       <b>DATES A RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 8 décembre 2014 : Renouvellement du Vœu de l’Immaculée à 16h à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand et à 19h30 célébration de la fête patronale du Diocèse à la Cathédrale.       <br />
       - 8-9 décembre 2014 : Colloque sur la paroisse à l’Université Laval au Cercle universitaire du Pavillon Alphonse Desjardins        <br />
       - 28 décembre 2014 : Célébration de clôture de l'année jubilaire/Fêtes du 350e de Notre-Dame de Québec et Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec. Concélébration eucharistique à la Cathédrale à 9h30, santé et repas festif.       <br />
       - 22 janvier 2015 : Célébration anticipée de la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire (24 janvier).  Concélébration eucharistique à 16 h suivie d’une santé à la Salle des prêtres ainsi que d’un repas festif.  Invités: Prêtres des régions pastorales Charlevoix-Orléans et de la Chaudière.       <br />
              <br />
       <b>ACTIVITES PASTORALES</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Maison François-de-Laval à Petit-Cap</span>       <br />
              <br />
       - 10 décembre 2014 : Pastorale Ville de Québec       <br />
       - 14 au 15 décembre 2014 : Pastorale Ville de Québec       <br />
       - 18 décembre 2014 : Pastorale Ville de Québec       <br />
       - 8 au10 janvier 2015 : Centre de formation chrétienne Agapê - temps de ressourcement et formation       <br />
       - 30 et 31 janvier 2015 : Pastorale universitaire       <br />
              <br />
              <br />
       <b>RENCONTRE ANNUELLE DE RESSOURCEMENT POUR LA COMMUNAUTÉ. DES PRÊTRES DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC</b>       <br />
              <br />
       Les prêtres de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, agrégés, auxiliaires et associés se sont réunis pour leur rencontre annuelle de ressourcement à la Salle des prêtres du Pavillon Jean-Olivier Briand le 31 octobre 2014.        <br />
              <br />
       Au programme un entretien de monsieur l'abbé Gilles Routhier, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval et membre associé de la communauté, sur les voies d'avenir de notre communauté de prêtres diocésains fondée en 1663 par saint François de Laval. Comment le charisme hérité de notre fondateur peut-il rencontrer les besoins de notre Église d'aujourd'hui?        <br />
              <br />
       La rencontre a commencé à 13h30 pour se poursuivre après l'entretien par une eucharistie avec la messe votive de saint François de Laval suivie d'une santé à la Salle des prêtres du Pavillon Jean-Olivier Briand et d'un repas fraternel et communautaire.       <br />
              <br />
       SAVEZ-VOUS… ?       <br />
              <br />
       - … quand a été construit le tombeau de saint François de Laval dans la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec ? Réponse 1 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - …  qui a fait le monument souvenir du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec situé le long de l'allée menant à l'entrée de la cour intérieure du Séminaire, au 1, Côte de la Fabrique ? Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       <b>L’INTUITION DE FRANÇOIS DE LAVAL DANS LA FONDATION DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC PAR L’ABBÉ GILLES ROUTHIER</b>       <br />
              <br />
       Monsieur l'abbé Routhier a commencé son intervention en proposant de revenir à l'inspiration première de la fondation du Séminaire de Québec par saint François de Laval en 1663 contenue dans l'Acte de fondation du 26 mars et dans les raisons qui expliquent sa décision. Une fois cette démarche entreprise il est nécessaire d'interpréter la situation actuelle et de se donner une clé de lecture. Tout en reconnaissant son utilité, il récuse le biais où tombent beaucoup de chrétiens au Québec en interprétant tout sous l'angle de la sécularisation rapide qui s'est développée chez nous depuis la Révolution tranquille.       <br />
              <br />
       Il prône plutôt une interprétation de foi où c'est l'action de l'Esprit toujours à l'oeuvre dans l'Église qu'il faut tenter de reconnaître et de discerner. Ainsi, la diminution des oeuvres, leur disparition même comme ce fut le cas pour le Séminaire de Québec avec l'Université Laval qu'il a fondée en 1852 et qu'il a remis à une corporation laïque en 1970 de même que le Petit Séminaire de Québec qui a connu le même cheminement en 1987 n'est pas la clé de lecture à privilégier car l'avenir n'est pas la disparition de la communauté.       <br />
              <br />
       Ainsi conclut-il, l'investissement en éducation pour les prêtres du Séminaire de Québec est circonstanciel. Il relève de moments où les prêtres ont dû s'adapter à l'évolution de la société comme au moment de la Conquête anglaise et au moment de la Révolution tranquille. Pour lui, ce serait une erreur de lire l'histoire du Séminaire de Québec sans revenir à ses sources qui lui permettent de s'adapter encore une fois au temps présent.       <br />
              <br />
       Le conférencier met devant les yeux de son auditoire diverses pistes qu'il leur demande de recevoir et de revoir car il se garde de déterminer ainsi les voies d'avenir qui demandent une conversion personnelle et une écoute de l'Esprit semblable à celles de nos devanciers en 1763 et en 1960. « L'évolution du Séminaire de Québec aujourd'hui lui donne l'occasion de se recentrer sur sa vocation et sa mission première » dit-il. Une crise est un moment favorable, un "kairos" où on profite du moment de crise pour discerner les nouvelles orientations, faire une rupture qui marque une certaine discontinuité mais dans un mouvement de continuité dans la fidélité au charisme primitif.       <br />
              <br />
       Puis à la suite de cette mise en situation, monsieur l'abbé Routhier développe quatre pistes inspirées de l'Acte de fondation du Séminaire de Québec  le 26 mars 1663 pour vivre le moment présent, ce "kairos" qui est un moment opportun où il est possible de rebondir. Cette démarche de discernement aura, insiste-t-il, comme balises, d'une part, l'axe de la fondation du Séminaire et, d'autre part, les besoins de l'Église de Québec. Ces deux balises permettront de préciser les orientations et les actions à entreprendre dans les années qui viennent.       <br />
              <br />
       Les quatre pistes qu'il commente avec modestie en invitant les membres de la communauté à continuer la démarche sont 1) la nécessité de former des ouvriers aptes pour cultiver la vigne du Seigneur : ces ouvriers aujourd'hui sont constitués de prêtres et diacres, mais aussi de catéchètes et d'intervenants et intervenantes laïques sur le terrain où se jouent les défis de la nouvelle évangélisation; 2) assurer une convivialité, une communauté, une association où l'on puisse partager et se ressourcer, ce que saint François de Laval met dans l’expression  "servir de clergé"; 3) constituer une réserve de cadres et de personnel compétent qui s'associent entre eux pour la mission car les formes d'association héritées du 17e siècle ne sont pas intangibles et il faut être capable d'en inventer de nouvelles et ainsi la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, société apostolique de prêtres, s'ouvrira à des associés prêtres (ce qu'elle fait déjà depuis 2011) et même laïques qui lui permettront de continuer sa mission au service de l'Église; 4) cultiver une disponibilité totale chez les membres de la communauté qui se rendent disponibles pour être envoyés "à toutes rencontres" où les besoins de l'évangélisation les amènent comme le dit si bien l’Acte de fondation d 26 mars 1663 .       <br />
              <br />
       Le conférencier a conclu en soulignant que le travail à faire c'est de reprendre ces éléments et de les mettre en regard des besoins de l'Église de Québec aujourd'hui. Ce travail a été sans cesse présent dans la communauté où, en 1984, un rapport sur son avenir a suscité beaucoup de réflexions qui ont abouties plusieurs années plus tard à une démarche de relance de la mission du Séminaire en 2002 dont témoigne le rapport sur l'appartenance à la communauté des prêtres du Séminaire de Québec en 2006 et les sessions en comité plénier du Conseil du Séminaire à Beauport en 2008.        <br />
              <br />
       Ce travail n'est pas terminé, il demande de dire l'abbé Routhier une "conversion pastorale". L'abbé Routhier invite donc à commencer ensemble une démarche pour voir ou nous sommes conduits en revisitant le charisme du Séminaire de Québec et en discernant les besoins prioritaires de l'Église de Québec. À la Conquête anglaise, le changement de régime était la cause des adaptations rendues nécessaires par cette nouvelle situation. Ce qui aujourd'hui nous oblige à nous donner d'autres repères c'est la situation de l'Église chez nous où nous sommes invités à cultiver une "nouvelle vigne" comme François de Laval dans son Église naissante qu'il a tant aimé et pour laquelle, pasteur dévoué, il a donné sa vie. Pourquoi sa communauté de prêtres ne pourrait-elle pas à son exemple se donner et même tout donner pour répondre aux appels de l'Esprit qui l'interpelle aujourd'hui?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">D’après les notes de        <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.</span>       <br />
              <br />
       <b>L’ABBÉ JACQUES GOURDE : NOUVEAU PRÊTRE RÉSIDANT AU SÉMINAIRE DE QUÉBEC </b>       <br />
              <br />
       Monsieur l’abbé Jacques Gourde, responsable du Centre La Paix-Dieu a pris résidence au Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec le 1 décembre 2014. Il est prêtre associé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec depuis le 1 novembre 2011.        <br />
              <br />
       Ordonné en 1972, l’abbé Jacques Gourde, après quelques années au Collège de Lévis, a servi comme aumônier dans l’armée canadienne jusqu’en 1991 au moment où il a quitté ce poste et a accepté la responsabilité du Centre La Paix-Dieu sur la colline parlementaire. En plus de cette responsabilité, il s’est consacré à l’animation de retraites en paroisse et auprès de divers groupes avec sœur Lucienne Boisvert c.s.s.l.  et à l’animation d’une émission radiophonique à Radio Galilée. Il a été, en 2008,  le coordonnateur des fêtes du 300e anniversaire du décès de saint François de Laval et du 350e de son arrivée à Québec.  Cordiale bienvenue!        <br />
              <br />
       <b>RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS… ?</b>       <br />
              <br />
       1) Il est l’œuvre de l’architecte Émile Gilbert. Le gisant où François de Laval a les yeux ouverts a été réalisé par Jules Lasalle. C’est en 1993, lors de la désacralisation de la Chapelle extérieure qu’on a décidé de construire un nouveau tombeau dans la Cathédrale. L’inauguration de la chapelle funéraire où se trouve le tombeau a été faite par Mgr Maurice Couture, alors archevêque de Québec, le 29 mai 1993       <br />
              <br />
       2)  Ce monument ayant la forme d’une sphère armillaire est composé de plusieurs sphères. Il a été conçu et réalisé par madame Lucienne Cornet qui a gagné le concours qu’avait lancé le Séminaire de Québec en avril 2013. Il a été inauguré le 15 octobre 2013. Madame Lucienne Cornet est une artiste multidisciplinaire avec la peinture, la sculpture, l'installation, le dessin et l'estampe. D'origine française, Lucienne Cornet vit au Québec depuis 40 ans et dans le quartier Montcalm à Québec depuis 26 ans. Elle est décorée de l'Ordre de Chevalier des arts et des lettres de la France, elle a aussi reçu de nombreux prix. Connue dans le monde entier, elle expose au Canada, en France, aux États-Unis et à Hong Kong. À Québec. On lui doit, entre autres, la sculpture le Quatuor d'Airain devant le Centre des Congrès et la porte de bronze de la crypte des prêtres du Séminaire à la Cathédrale de Québec.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Visitez le site internet du Séminaire       <br />
              <br />
        <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://twitter.com/smequebec">Séminaire de Québec sur Twitter</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Quebec-QC/Seminaire-de-Quebec/248548099031">Séminaire de Québec sur Facebook</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Francois-de-Laval/121750057852149">François de Laval sur Facebook</a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Responsabilité : Monsieur le chanoine Jacques Roberge, supérieur général       <br />
       Rédaction : Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XLI – No 4,  décembre 2014
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/De-pelerins-a-missionnaires-Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-41-n-4-decembre-2014_a624.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec</title>
   <updated>2013-05-02T15:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Ma-spiritualite-dans-mon-experience-ecclesiale-et-dans-ma-sollicitude-pastorale-par-Mario-Desrosiers-diacre-et_a530.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5408790-8069116.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-11T20:31:00+02:00</published>
   <author><name>Mario Desrosiers</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'abbé Mario Desrosiers, diacre en cheminement vers le presbytérat pour le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et séminariste au Grand Séminaire de Québec, nous partage le fruit de son cheminement vers le presbytérat qui lui révêle son identité spirituelle de pasteur. Son témoignage est stimulant et rempli de confiance. Vous verrez la solidité de ses convictions, mais surtout l'esprit de service qui préside à son cheminement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5408790-8069116.jpg?v=1365710054" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Voici quelques détails sur le parcours de Mario Desrosiers qui n'est pas banal.        <br />
              <br />
       Marié pendant 5 ans et père de deux enfants, son mariage`a été annulé par l'Église en 1987. À partir de ce moment, il continue d'être actif dans l'Église, mais petit à petit la vocation à la prêtrise se présente à lui. Il se dit finalement : pourquoi pas? Ses obligations de père, de futur grand-père ne peuvent-elles pas se conjuguer avec la vocation sacerdotale. "Après ma séparation, nous dit-il, j’ai commencé à m’engager bénévolement en paroisse.  À la suite de mon implication à l’équipe du baptême, ma participation en tant que responsable aux JMJ de 2002, 2005, et en préparation de 2008, ce désir s’est de plus en plus précisé et développé jusqu'au jour où j’ai ressenti à nouveau un germe d’appel.  Cet appel s’est d’abord manifesté vers le diaconat permanent par la raison seulement, mais après un discernement beaucoup plus profond, j’ai redécouvert que c’était bien vers le sacerdoce que le Seigneur me faisait signe.  Aujourd’hui, à la suite des expériences spirituelles développées au Grand Séminaire, durant mon stage pastoral et finalement après un recul, je peux clairement m’appuyé sur des événements et des sentiments ressentis et éprouvés durant le stage et encore davantage depuis que je suis ordonné diacre pour me confirmer que je suis bien appelé au sacerdoce."       <br />
              <br />
       Mario entre au Grand Séminaire de Québec en 2008 pour discerner plus clairement cet appel qu'il ressent. Et voilà qu'il y trouve toutes les réponses attendues. Après deux ans de formation au Grand Séminaire, il commence en 2010 un stage pastoral dans son diocèse à la paroisse <a class="link" href="http://www.lanativite.org/Principal.html">La Nativité de la Sainte Vierge</a> de Laprairie et il est ordonné diacre par Mgr Gendron, évêque du diocèse de Saint-Jean-Longueil le 9 novembre  2012.        <br />
              <br />
       Voir le <a class="link" href="http://virtuel.lecourrierdusud.canoe.ca/doc/hebdo_le-courrier-du-sud/courrier-3avril2013/2013040201/?referrer=http%3A//www.lecourrierdusud.ca/edition-e#25">reportage</a> de l'hebdomadaire <span style="font-style:italic">Le Courrier du Sud </span>qui a rencontré Mario et qui l'a présenté dans son édition du 3 avril.2013 dans le cahier "Style de vie".       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>TÉMOIGNAGE DE MARIO DESROSIERS</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5408790-8069117.jpg?v=1365862263" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      La majorité des expériences du stage pastoral ont stimulé ma prière et ma relation à Dieu en acquérant une intimité toujours plus grande avec Dieu.   J’ai eu l’occasion d'expérimenter plusieurs domaines ecclésiaux dont les principaux sont la liturgie, la pastorale jeunesse, la pastorale sociale et la pastorale baptismale des petits enfants.  Ces différents domaines m’ont permis de rencontrer des personnes de tout âge, de milieux diversifiés, d’éducation et de professions multiples et de cultures très variées.  À travers ces rencontres, dans la prière et la méditation sur l’amour de Dieu présent au milieu du monde, j’ai pu découvrir un monde en marche vers le Royaume de Dieu que Jésus lui-même est venu instaurer dans notre monde, que les Apôtres ont poursuivi et qui se poursuit encore aujourd’hui.  Je me sens personnellement envoyé vers le monde par les grâces reçues à mon baptême et configurées au Christ : prêtre, prophète et roi.  Et depuis mon diaconat, je me sens appelé au nom de l’Église à poursuivre ce ministère au nom et à la suite de mon évêque diocésain.        <br />
              <br />
       Par le biais des rencontres pré baptismales avec des parents qui demandent le baptême de leur enfant ou des rencontres de jeunes qui se préparent à la Journée Mondiale de la Jeunesse, j’ai pu découvrir davantage un visage de Dieu à travers leurs paroles, leurs valeurs, leurs désirs, leurs ambitions, leurs regards de l’autre, leurs amours et leur spiritualité entre autres.  C’est en reconnaissant davantage Dieu dans les autres que s’est affermi en moi ma spiritualité à ce Dieu trinitaire.  Leurs actions pour le bien de leur famille, de la société et du monde que j’ai découvert en eux m’ont aidé à développer une sollicitude toujours plus grande et plus ancrée en moi et à expérimenter un amour toujours plus universel pour les personnes que Dieu a mis sur mon chemin et vers qui mon évêque m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle.         <br />
              <br />
       L’amour pour le peuple de Dieu qui m’est confié n’enlève rien à l’amour paternel et très profond que je porte pour mes deux enfants et leurs conjoints.  Mes enfants ont toujours une place importante dans ma vie et cela un peu comme au verset 5 du psaume 136 qui dit : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite m’oublie! »  Nous sommes créés à l’exemple de Dieu, juste un peu moindre que des dieux, selon le psaume 8.  Alors à l’exemple de son grand amour qu’il a pour moi et aussi pour l’humanité entière, je crois, et j’en suis sûr par l’expérience déjà vécue en stage, que je peux aimer profondément les miens et le peuple de Dieu en marche qui m’est confié.  Je ne peux pas faire cela seul, mais avec la grâce du sacrement de l’ordre, la prière, l’eucharistie et la force de l’Esprit d’amour de Dieu, rien n’est impossible.        <br />
              <br />
       Pour reconnaître Dieu en moi dans le silence et dans les autres par leurs actes et leurs paroles, il faut qu’il y ait une source vive qui me révèle qui est Dieu.  La meilleure source où Dieu m’est révélé tel qu’il est se trouve dans les Évangiles qui nous rapportent les enseignements et les gestes de Jésus-Christ.  La Parole de Dieu est une nourriture quotidienne pour fortifier ma foi, ma relation intime avec Dieu.  C’est par cette Parole de Dieu méditée, absorbée dans mon esprit que ma relation à Dieu s’intensifie, se raffermit et se concrétise par une fécondité de service auprès de ceux qui me sont confiés.  Lorsque je médite la Parole de Dieu pour préparer une homélie, avant même de réfléchir pour découvrir quel message elle m’inspire à transmettre, je communie moi-même à cette Parole et je la fais mienne.  Aussi, ayant à la travailler, à la décortiquer, à la comprendre, cela fait grandir ma compréhension de Dieu et me centre toujours davantage sur sa vie qui est modèle pour moi et aussi pour ceux à qui je m’adresse.  Je ne peux expliquer les mystères de Dieu seul, mais je ne suis jamais seul, Dieu est toujours là à l’intérieur de moi. C’est à moi de l’écouter et d’en prendre conscience.  J’ai donc besoin pour que cette relation à Dieu s’intensifie que je prenne le temps d’écouter sa Parole, de la méditer et de me sentir accompagné par Jésus et son Esprit Saint pour m’expliquer les écritures et les actualiser pour que notre monde en reçoive le message d’amour et de miséricorde d’un Père, Fils et Esprit habitant au milieu de nous.  En me configurant sur le Christ mort et ressuscité, je peux faire miennes les paroles des disciples d’Emmaüs que Luc nous rapporte au chapitre 24, 29 : « Reste avec nous Seigneur »       <br />
              <br />
       Cette présence de Dieu qui est de plus en plus constante en mon être est fortifiée et soutenue par l’Esprit Saint qui agit en moi.  Je fais appel à lui particulièrement avant de prendre des décisions importantes, de rédiger une homélie, une rencontre de parents ou de jeunes, mais particulièrement avant d’animer une célébration de la Parole ou de présider une célébration du baptême.  Je le prie de m’accompagner durant cette célébration, de me donner et de m’inspirer les Paroles qui seront appropriées pour les gens à qui je m’adresse.  De plus, je demande à l’Esprit Saint qu’il prépare leurs cœurs à cette célébration pour qu’ils la vivent pleinement et qu’ils accueillent toutes les grâces offertes par Dieu.  Donc, Dieu me nourrit de sa Parole qui habite mon cœur.  Celle-ci féconde et cela fait jaillir en moi un amour et une préoccupation humaine et spirituelle pour ceux qui sont sur ma route et avec qui je célèbre les mystères de Dieu.  Cette présence de Dieu en moi me pousse à me préoccuper pas seulement des personnes présentes à nos rencontres, mais aussi des personnes absentes auxquelles nous sommes aussi envoyés, car elles font partie de notre communauté chrétienne et ils sont des fils et des filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Ceci crée une unité de vie avec Dieu dans le quotidien de ma vie.  Cependant, je reconnais bien humblement que mes pensées et mes actes ne sont pas toujours ceux de Dieu.  J’ai beau être branché sur Dieu, être à son écoute, je demeure encore trop souvent le pécheur que je suis avec mes limites et mes faiblesses.  Mais par le sacrement de réconciliation et mon désir de toujours rester uni à l’amour miséricordieux du Christ, cela me réconforte et me fait toujours un peu grandir dans mon intimité avec ce Dieu qui nous accueille comme un Père aimant.        <br />
              <br />
       Cette union profonde à Dieu et au Christ ressuscité avec les marques du crucifié ne reste pas seulement dans mon cœur, mais se manifeste dans le quotidien de ma vie.  Je ne peux m’unir au Christ et rester insensible aux joies et aux souffrances de mes frères et sœurs en Jésus.  C’est pourquoi la dignité de la personne est quelque chose de très important et présent en moi.  Cette préoccupation du plus petit, du faible ne me vient pas seulement de moi, mais me vient de l’Esprit Saint qui habite en moi et m’inspire et me pousse à ne pas accepter des situations injustes ou discriminatoires.  Mon appel à devenir prêtre, je l’ai ressenti entre autres pour être au milieu du monde et pour le monde.  Ma relation à Dieu et mon amour pour l’humanité m’amènent à me tenir au courant de la vie du monde par les différents médias d’information et par l’écoute des gens que je rencontre.  Cette union au monde, empreinte de l’amour de Dieu, me fait voir l’humanité sous un autre angle et m’aide à constituer une pensée critique et ajustée à ce même amour de Dieu pour chacun de nous.  L’une de mes motivations, c’est la mission que je me donne dans ce monde si laïcisé, devenir un prêtre au cœur débordant d’amour pour son peuple.         <br />
              <br />
       Je peux donc constater à la suite du stage que mon amour pour l’autre se développe dans une vision universelle qui est au cœur de mes actes et de mes pensées.  Par cette union au Christ par la prière, la méditation et la célébration des sacrements, je sens toujours davantage le Christ qui m’appelle à être Pasteur au cœur du monde en son nom pour poursuivre son œuvre d’amour à travers ma vie dans le monde.  Prenant conscience d’une responsabilité si grande, je me tourne davantage vers la Trinité Sainte qui habite en moi afin de la contempler, la prier et me laisser guider par elle.  Je peux ainsi être fécond pour le Royaume de Dieu et pour ma famille dans un équilibre de vie par mon engagement baptismal qui s’ajuste selon les étapes de ma vie.       <br />
              <br />
       Par cette présence de Dieu en moi et l’influence que cela apporte à ma vie par mes actes et mes pensées, j’affirme que Dieu occupe une place privilégiée dans ma vie.  Il est uni à l’appel de le suivre qu’il me met au plus profond de mon être.  Ce projet qu’il m’a confié de devenir prêtre n’est pas de moi, mais de lui et j’en suis de plus en plus conscient.  Plus je me rapproche de la réponse « Me voici », plus je prends conscience que Dieu par l’action de l’Esprit-Saint me soutient et me donne la force et l’intelligence au quotidien pour poursuivre et répondre oui tout au long de mon ministère.       <br />
              <br />
       Cette identité spirituelle dans mon ministère presbytéral, comme par le passé dans ma vie, se construira par mes rencontres avec le peuple de Dieu, ma prière quotidienne, ma rencontre personnelle avec ce Dieu trinitaire dans le ministère, en me nourrissant de la Parole de Dieu et finalement par mon amour pour ce Dieu trois fois saint et de ses fils et de ses filles biens aimés qui se trouveront sur mon chemin.  Finalement, je crois sincèrement que selon mes capacités, je saurai être un homme de la Parole, un homme des sacrements et un homme au service du peuple de Dieu tel que le propose le concile Vatican II concernant le ministère presbytéral.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous remercions Mario Desrosiers de nous avoir autoriser à publier ce beau texte tiré d'un travail qu'il a fait dans le cadre du cours du professeur Hermann Giguère sur la</span> <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/spm/">Spiritualité des Ministères </a> <span style="font-style:italic">au Grand Séminaire de Québec offert par la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval</span> .       <br />
              <br />
       Voir deux autres témoignages tirés de ce cours du professeur Giguère qui sont déjà parus sur notre site :       <br />
              <br />
       - Yves Fournier, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Annee-sacerdotale-Temoignage-d-un-futur-pretre-mon-identite-spirituelle-de-pasteur-Yves-Fournier_a334.html">Année sacerdotale : Témoignage d'un futur prêtre - mon identité spirituelle de pasteur - Yves Fournier </a>        <br />
              <br />
       - David Labossiere, &quot;<a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Qui-sera-le-pretre-de-demain-par-un-seminariste-du-Grand-Seminaire-de-Quebec_a467.html">Qui sera le prêtre de demain? par David Labossière du Grand Séminaire de Québec&quot; </a>        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5408790-8069368.jpg?v=1365710656" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Ma-spiritualite-dans-mon-experience-ecclesiale-et-dans-ma-sollicitude-pastorale-par-Mario-Desrosiers-diacre-et_a530.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La spiritualité du prêtre diocésain :  contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation</title>
   <updated>2022-02-28T20:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-spiritualite-du-pretre-diocesain-contexte-contemporain-et-nouvelles-voies-de-manifestation_a510.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5099325-7610039.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-07T04:40:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans quel sens doit-on parler de la spiritualité du prêtre diocésain? Ne devrait-on pas choisir de parler plutôt de la spiritualité diocésaine du prêtre ? C'est la question que s'est posé Mgr Hermann Giguère P.H. dans cette conférence qui devait paraître, à l'occasion de la Année Sacerdotale, dans un volume de contributions diverses sur le prêtre et la spiritualité sacerdotale par les sulpiciens de Montréal. Pour des raisons incontrôlables, la publication écrite n'a pas vu le jour. L'auteur a donc décidé de publier sur son site internet cette conférence sur la spiritualité du prêtre diocésain qu'il aborde de façon nouvelle comme vous le verrez.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5099325-7610039.jpg?v=1357533240" alt="La spiritualité du prêtre diocésain :  contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation" title="La spiritualité du prêtre diocésain :  contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_sulpiciens_finale_101020_mgr_lacroix.pdf">Texte de la conférence en format PDF</a>       <br />
              <br />
       La conférence de Mgr Hermann Giguère, alors Supérieur général du Séminaire de Québec, avait été intitulée  : <span style="font-style:italic">Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain</span>. L'entretien avec les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal  a eu lieu le mercredi 20 octobre 2010 à 19h30 au Parloir du Grand Séminaire de Montréal. Cette conférence s'est proposée de faire connaître dans l’espace francophone le fruit des travaux de l’<span style="font-style:italic">Union apostolique du Clergé italienne</span> lors de son congrès à Rome en 2002 et publiés en 2004. L'auteur s'est inspiré des Actes de ce congrès et d’une présentation de Don Erio Castellucci, prêtre du diocèse de Forlì et professeur de théologie systématique à la Faculté théologique de l’Emilia-Romagna publié en 2007.        <br />
              <br />
       Le contexte contemporain a changé énormément depuis 1960 Les défis de la privatisation de la religion et de l'éclatement de la vie actuelle, du vieillissement du clergé en Amérique du Nord, de la pénurie de prêtres, des scandales de pédophilie sont des occasions uniques de s’ancrer davantage dans l'Évangile et de vivre un sacerdoce renouvelé dans une réelle fraternité entre les prêtres et au sein des communautés chrétiennes elles-mêmes. Le parcours proposé  par Mgr Giguère voudrait indiquer les paramètres essentiels pour le développement harmonieux et réussi d’une spiritualité de prêtre diocésain.        <br />
              <br />
       Dans cette adaptation et cette appropriation personnelle inspirées par les travaux de l’Union Apostolique du clergé, le conférencier a regroupé ses réflexions autour de quatre points :         <br />
              <br />
       - la spiritualité chrétienne,        <br />
       - la spiritualité diocésaine,        <br />
       - la spiritualité presbytérale et        <br />
       - la spiritualité du prêtre diocésain.       <br />
              <br />
       En conclusion, le conférencier souligne que la « spiritualité presbytérale » toujours diocésaine dans sa structure même sera vécue de façon différente selon les formes de rattachement à l’Église particulière.        <br />
              <br />
       Pour les prêtres religieux ou membres d’un institut de vie consacrée, l’Église particulière imbibe leur ministère et leur vie lorsqu’ils sont en exercice sur le territoire d’une Église particulière, ils vivent une « spiritualité diocésaine du prêtre » , tandis que pour les prêtres diocésains, l’Église particulière est l’environnement unique auquel ils s’identifient publiquement et où se vit leur ministère et leur vie de prêtre. Ils sont ainsi les porteurs d’une « figure » de la « spiritualité presbytérale » qui n'est pas seulement une « spiritualité diocésaine du prêtre » comme dans le cas des prêtres religieux mais une véritable « spiritualité du prêtre diocésain ». Celle-ci comme on le verra en lisant la conférence de Mgr Giguère acquiert ainsi un souffle et un horizon passionnants et fait entrer au coeur de la vie de l'Église sans conditions et avec convictions.       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       La spiritualité diocésaine du prêtre vs la spiritualité du prêtre diocésain : antagonismes ou complémentarité?       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5099325-7610041.jpg?v=1357533212" alt="La spiritualité du prêtre diocésain :  contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation" title="La spiritualité du prêtre diocésain :  contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_sulpiciens_finale_101020_mgr_lacroix.pdf">Texte de la conférence en format PDF</a>       <br />
              <br />
       Voici le plan de la conférence intitulée : <span style="font-style:italic">Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain</span>       <br />
              <br />
       1.0  La spiritualité chrétienne       <br />
              <br />
       	1.1 Les caractéristiques principales de l’expérience spirituelle chrétienne       <br />
       			- les trois niveaux       <br />
       			- les trois piliers       <br />
       	1.2 Intégration et interprétation       <br />
       			- la réalité ontologique       <br />
       			- les conditions de production       <br />
       	1.3 Deux constats       <br />
       			- diversité       <br />
       			- affinités       <br />
       	1.4 La spiritualité chrétienne est une spiritualité incarnée       <br />
       			- spiritualité chrétienne vs spiritualités style New Age       <br />
       			- définition       <br />
              <br />
       2.0  La spiritualité diocésaine       <br />
              <br />
       	2.1 Fondements        <br />
       		- l’exemple de Jésus       <br />
       		- les premières communautés chrétiennes       <br />
       		- caractère ecclésial de la spiritualité chrétienne       <br />
       	2.2 Description        <br />
       		- caractéristiques       <br />
       		- sacerdoce baptismal       <br />
       		- diversité       <br />
              <br />
       	2.3 Le visage de l’Église particulière ou locale        <br />
       		- l’enseignement de Vatican II       <br />
       		- conséquences sur la spiritualité       <br />
       		- instruments d’expression de la spiritualité diocésaine       <br />
       	2.4 Le rôle essentiel et irremplaçable de l’Évêque       <br />
       		- nécessité du ministère  épiscopal       <br />
       		- « signe » et « instrument »       <br />
       		- premier acteur de la spiritualité diocésaine       <br />
       	       <br />
       	conclusion : Église particulière - sujet spirituel premier       <br />
              <br />
       3.0 La spiritualité presbytérale       <br />
              <br />
       	3.1 Changement et continuité       <br />
       		- historique       <br />
       		- les deux voies       <br />
       	3.2 La version ministérielle de la spiritualité diocésaine       <br />
       		- témoignage du cardinal Marty       <br />
       		- le concile Vatican II       <br />
       		- ecclésialité du ministère presbytéral       <br />
       	       <br />
       4.0 La spiritualité du prêtre diocésain       <br />
              <br />
       	4.1 La « dimension mystique de l’incardination »       <br />
       		- texte de Pastores dabo vobis       <br />
       		- lien juridique et  lien mystique       <br />
       	4.2 Les incidences spirituelles de l’incardination       <br />
       		- moteur principal de la spiritualité du prêtre diocésain       <br />
       		- incarnation dans une vision de l’Église particulière       <br />
       		- solidarité et communion       <br />
       		- façon de vivre l’obéissance presbytérale       <br />
       		- enracinement humain       <br />
       		       <br />
       	       <br />
       Conclusion générale :        <br />
       Une spiritualité presbytérale multiforme       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_site_internet_montreal_090614.pdf">Pour prolonger votre réflexion et parcourir les pistes concrètes de la spiritualité du prêtre, lire cet exposé paru à l'occasion de l'Année sacerdotale dans Pastorale Québec et sur le site internet de l'Archidiocèse de Montréal</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-spiritualite-du-pretre-diocesain-contexte-contemporain-et-nouvelles-voies-de-manifestation_a510.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain</title>
   <updated>2015-11-12T00:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Contexte-contemporain-et-nouvelles-voies-de-manifestation-de-la-spiritualite-du-pretre-diocesain_a368.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2434186-3413340.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-10-24T17:58:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien avec les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal le mercredi 20 octobre 2010 à 19h30 au Parloir du Grand Séminaire de Montréal par Mgr Hermann Giguère, P.H. Supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2434186-3413340.jpg?v=1289459894" alt="Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain" title="Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_sulpiciens_finale_101020.pdf">Texte de la conférence en format PDF</a>       <br />
              <br />
       Cette conférence s'est proposée de faire connaître dans l’espace francophone le fruit des travaux de l’<span style="font-style:italic">Union apostolique du Clergé italienne</span> lors de son congrès à Rome en 2002 et publiés en 2004. Je m’inspirerai des Actes de ce congrès et d’une présentation de Don Erio Castellucci, prêtre du diocèse de Forlì et professeur de théologie systématique à la Faculté théologique de l’Emilia-Romagna publié en 2007.        <br />
              <br />
       Le contexte contemporain a changé énormément depuis 1960 Les défis de la privatisation de la religion et de l'éclatement de la vie actuelle, du vieillissement du clergé en Amérique du Nord, de la pénurie de prêtres, des scandales de pédophilie sont des occasions uniques de s’ancrer davantage dans l'Évangile et de vivre un sacerdoce renouvelé dans une réelle fraternité entre les prêtres et au sein des communautés chrétiennes elles-mêmes. Le Père Timothy Radcliffe, le disait aux prêtres du diocèse de Dublin en relation plus précisément avec la crise reliée à la pédophilie dans l’Église d’Irlande. "C’est toute la compréhension de la prêtrise et de la vie religieuse qui est en crise… Cette crise est peut-être […] le début d’un formidable renouveau de l’Église, par lequel nous apprendrons vraiment de Jésus".       <br />
              <br />
       Le parcours proposé  voudrait indiquer les paramètres essentiels pour le développement harmonieux et réussi d’une spiritualité de prêtre diocésain. Dans cette adaptation et cette appropriation personnelle inspirées par les travaux de l’Union Apostolique du clergé, le conférencier a regroupé ses réflexions autour de quatre points :         <br />
              <br />
       - la spiritualité chrétienne,        <br />
       - la spiritualité diocésaine,        <br />
       - la spiritualité presbytérale et        <br />
       - la spiritualité du prêtre diocésain.       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Voici le plan de son entretien.       <br />
              <br />
       Introduction       <br />
              <br />
       1.0  La spiritualité chrétienne       <br />
              <br />
       	1.1 Les caractéristiques principales de l’expérience spirituelle chrétienne       <br />
       			- les trois niveaux       <br />
       			- les trois piliers       <br />
       	1.2 Intégration et interprétation       <br />
       			- la réalité ontologique       <br />
       			- les conditions de production       <br />
       	1.3 Deux constats       <br />
       			- diversité       <br />
       			- affinités       <br />
       	1.4 La spiritualité chrétienne est une spiritualité incarnée       <br />
       			- spiritualité chrétienne vs spiritualisme       <br />
       			- définition       <br />
              <br />
       2.0  La spiritualité diocésaine       <br />
              <br />
       	2.1 Fondements        <br />
       		- l’exemple de Jésus       <br />
       		- les premières communautés chrétiennes       <br />
       		- caractère ecclésial de la spiritualité chrétienne       <br />
       	2.2 Description        <br />
       		- caractéristiques       <br />
       		- sacerdoce baptismal       <br />
       		- diversité       <br />
              <br />
       	2.3 Le visage de l’Église particulière ou locale        <br />
       		- l’enseignement de Vatican II       <br />
       		- conséquences sur la spiritualité       <br />
       		- instruments d’expression de la spiritualité diocésaine       <br />
       	2.4 Le rôle essentiel et irremplaçable de l’Évêque       <br />
       		- nécessité du ministère  épiscopal       <br />
       		- « signe » et « instrument »       <br />
       		- premier acteur de la spiritualité diocésaine       <br />
       	       <br />
       	conclusion : Église particulière - sujet spirituel premier       <br />
              <br />
       3.0 La spiritualité presbytérale       <br />
              <br />
       	3.1 Changement et continuité       <br />
       		- historique       <br />
       		- les deux voies       <br />
       	3.2 La version ministérielle de la spiritualité diocésaine       <br />
       		- témoignage du cardinal Marty       <br />
       		- le concile Vatican II       <br />
       		- ecclésialité du ministère presbytéral       <br />
       	       <br />
       4.0 La spiritualité du prêtre diocésain       <br />
              <br />
       	4.1 La « dimension mystique de l’incardination »       <br />
       		- texte de Pastores dabo vobis       <br />
       		- lien juridique et  lien mystique       <br />
       	4.2 Les incidences spirituelles de l’incardination       <br />
       		- moteur principal de la spiritualité du prêtre diocésain       <br />
       		- incarnation dans une vision de l’Église particulière       <br />
       		- solidarité et communion       <br />
       		- façon de vivre l’obéissance presbytérale       <br />
       		- enracinement humain       <br />
       		       <br />
       	       <br />
       Conclusion générale :        <br />
       Une spiritualité presbytérale multiforme       <br />
       -->       <br />
              <br />
       En conclusion, le conférencier souligne que si on applique à la spiritualité du prêtre la fameuse distinction du Père Bernard Sesboüe entre « structure » et « figure » qu’il utilise pour l’histoire du ministère ordonné dans l’Église, on pourrait dire que la « spiritualité diocésaine » fait partie de la structure de la spiritualité presbytérale tandis que la « spiritualité du prêtre diocésain » en est une figure particulière. Ce qui ne devrait pas nous surprendre outre mesure si l’on se rappelle la diversité des spiritualités car la spiritualité chrétienne comme expérience et chemin dans l’Esprit est tout aussi multiforme que l’action de l’Esprit.        <br />
              <br />
       La « spiritualité presbytérale » toujours diocésaine dans sa structure même sera vécue de façon différente selon les formes de rattachement à l’Église particulière. Pour les prêtres religieux ou membres d’un institut de vie consacrée, l’Église particulière imbibe leur ministère et leur vie lorsqu’ils sont en exercice sur le territoire d’une Église particulière, tandis que pour les prêtres diocésains, l’Église particulière est l’environnement unique auquel il s’identifie publiquement et où se vit leur ministère et leur vie de prêtre. Ils sont ainsi les porteurs d’une « figure » de la « spiritualité presbytérale » que nous pouvons appeler « la spiritualité du prêtre diocésain ».       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2434186-3413345.jpg?v=1289459894" alt="Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain" title="Contexte contemporain et nouvelles voies de manifestation de  la spiritualité du prêtre diocésain" />
     </div>
     <div>
      Le texte de cette conférence devait paraître dans un ouvrage en collaboration qui malheureusement n'a pu voir le jour.En voici le texte <span style="font-style:italic">Pro Manuscripto</span>. Prière d'indiquer la provenance si vous l'utilisez. Merci!       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/docs/spiritualite_pretre_diocesain_sulpiciens_finale_101020.pdf">Texte de la conférence en format PDF</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Contexte-contemporain-et-nouvelles-voies-de-manifestation-de-la-spiritualite-du-pretre-diocesain_a368.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Année sacerdotale - Lettre au Curé d'Ars par l'abbé Michel Fournier, curé à Québec</title>
   <updated>2018-10-11T20:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-sacerdotale-Lettre-au-Cure-d-Ars-par-l-abbe-Michel-Fournier-cure-a-Quebec_a348.html</id>
   <category term="Année sacerdotale" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2079386-2886766.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-05-06T21:57:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Notre confrère, l'abbé Michel Fournier, curé de la paroisse bienheureux François de Laval et résidant au Séminaire de Québec, a préparé cette lettre imaginaire au Curé d'Ars pour lancer l'Assemblée du clergé du Diocèse de Québec qui portait sur le Curé d'Ars comme source d'inspiration pour aujourd'hui. Cette réunion annuelle a rassemblé plus de troits cents prêtres à la Maison généralice des Soeurs de la Charité de Québec à Beauport.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2079386-2886766.jpg?v=1289459883" alt="Année sacerdotale - Lettre au Curé d'Ars par l'abbé Michel Fournier, curé à Québec" title="Année sacerdotale - Lettre au Curé d'Ars par l'abbé Michel Fournier, curé à Québec" />
     </div>
     <div>
      Lisez le texte de cette lettre ou regardez la vidéo qui est à la fin de cet article.       <br />
              <br />
       Mercredi, 5 mai 2010  Lettre à saint Jean-Marie Vianney, prêtre. Curé d’Ars.       <br />
              <br />
       Cher confrère et cher collègue,       <br />
              <br />
       Permettez-moi de m’adresser à vous avec ces mots qui comportent sans doute un peu d’audace, mais qui disent aussi la vérité. Confrères, nous le sommes par notre mutuelle appartenance à l’ordre des prêtres dans lequel nous avons été introduits par l’imposition des mains et la prière consécratoire de l’ordination, et collègues nous le sommes aussi par la participation à une tâche pastorale équivalente, spécialement celle de curé qui a charge d’âmes dans une paroisse.        <br />
              <br />
       Si les deux mots confrères et collègues nous rapprochent beaucoup, malgré la distance du temps qui nous sépare, je me rends bien compte de mon audace en me rappelant la place de tout premier plan que vous occupez sur l’horizon de la vie ecclésiale. Dans notre culture religieuse, le titre de curé d’Ars fait immédiatement référence à une figure sacerdotale exemplaire, à un pasteur incomparable. Votre réputation de sainteté a fait connaître dans toute l’Église cet humble village d’Ars qui autrement serait sans doute resté comme bien d’autres perdu dans l’anonymat.        <br />
              <br />
       Je me permets de solliciter votre attention et vos avis en portant un regard en parallèle sur votre engagement ecclésial et sur le mien, sur votre ministère paroissial et sur le mien. Je m’adresse à vous qui êtes entré dans la lumière de la vie éternelle depuis cent cinquante ans alors que moi je marche encore dans l’obscurité de l’histoire. Je me confie à vous qui êtes déjà entré dans la terre promise, alors que moi je chemine encore dans l’exode du désert.        <br />
              <br />
       Votre naissance et votre jeunesse se sont déroulées dans une période de grandes tribulations sociales : révolution, guerres impériales, rapports tumultueux entre votre pays et la papauté. Conserver ou affirmer sa fidélité à la foi catholique pouvait vite conduire à la clandestinité, à une exclusion de la société. À l’inverse, il me semble que ma jeunesse a plutôt été portée par un vaste élan d’enthousiasme; un vent de renouveau inspirait confiance. On avait la conviction de pouvoir façonner l’avenir mieux que ce que le passé nous donnait. On allait pouvoir rendre le monde et l’Église meilleurs. Comme le disait une chanson populaire, c’était «le début d’un temps nouveau».        <br />
              <br />
       Après deux ans et demi de ministère, on vous a confié la charge pastorale d’une toute petite paroisse qui comptait à peine quelque 230 habitants. Cette plus que modeste portion du peuple de Dieu a grandi lorsque des foules de plus en plus nombreuses ont commencé à accourir à vous en provenance de toute les régions de la France et aujourd’hui, c’est toute l’Église, et notamment tout le corps presbytéral, qui est illuminée par le témoignage de votre foi. Pour moi, c’est le mouvement contraire qu’on observe. Si les églises étaient généreusement remplies pour les messes dominicales au début de mon ministère, elles sont plutôt tristement dégarnies aujourd’hui et parmi les présences, on observe que les têtes blanches sont la vaste majorité.        <br />
              <br />
       Alors, comment peut-on servir et guider le Peuple de Dieu, selon les termes de l’interrogation que l’évêque nous a adressée à l’ordination, si ce peuple nous répond comme les Athéniens à saint Paul après son discours à l’Aréo­page : «Sur cette question, nous t’écouterons une autre fois» (Ac 17, 32)? Comment annoncer la Parole et exposer la foi catholique si les gens vont vers d’autres maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau (Cf. 1 Tm 4, 3) et si de faux docteurs viennent séduire les esprits et les cœurs avec les artifices d’un beau langage?        <br />
              <br />
       À l’époque actuelle, comme ce fut souvent le cas dans le passé, la barque de l’Église navigue sur des eaux agitées. La conduite scandaleuse de certains prêtres et le gouvernement pastoral mal avisé de certaines autorités de l’Église sapent la crédibilité de l’institution. Comme si ce n’était pas assez, il y a une relecture du rôle de l’Église dans notre histoire qui est faite et sa contribution à l’évolution et au mieux-être de la société est dénigrée et jugée au filtre du soupçon de la recherche de pouvoir sur les esprits et les cœurs.        <br />
              <br />
       Il ne manque pas de compatriotes qui veulent, au mieux, reléguer toute manifestation de la religion à la sphère exclusive de la vie privée, ou d’autres qui militent pour sa disparition pure et simple. Pour plusieurs, l’Évangile n’est plus une bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       Le repli sur la nostalgie du passé est une tentation qui peut séduire alors qu’il vaut mieux, selon les mots du bienheureux pape Jean XXIII dans son discours d’ouverture du Concile du Vatican, tenter de «reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Église, même les événements contraires».        <br />
              <br />
       À distance, votre ministère a donné une singulière fécondité alors que les fruits du mien me semblent bien pauvres. Mais admirer les beaux résultats de votre travail pastoral ne doit pas masquer l’ampleur des efforts que vous y avez mis en «endurant le poids du jour et de la chaleur» (cf. Mt 20,13) pendant quarante-et-un ans à la cure d’Ars.        <br />
              <br />
       Cher confrère, cher collègue, si vous veniez dans une paroisse de chez nous, vous verriez bien vite qu’il est loin le temps où les notables jouaient du coude pour occuper des fonctions dans des œuvres d’Église. La grande affaire du salut des âmes est dénuée d’urgence ou de priorité dans l’échelle des valeurs. Il y a une sorte de panne spirituelle qui prive les gens d’une espérance bienfaisante et si précieuse aux heures d’épreuve ou de doute. Alors je vous le demande : avez-vous quelques lumières à m’offrir pour éclairer la route devant moi?        <br />
              <br />
       On raconte qu’en vous rendant à Ars pour y exercer votre apostolat, vous avez demandé la direction du village à un petit garçon et suite à sa réponse vous lui avez dit: «Tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du ciel». Est-ce une légende ou est-ce un fait avéré, peu importe car il y a là un message beau et riche de sens sur notre ministère.        <br />
              <br />
       Dans la foulée de l’anecdote qui précède et dans l’esprit du psaume 138, permettez-moi, cher confrère, cher collègue, de terminer cette missive en vous demandant, avec confiance et reconnaissance, de me guider «sur le chemin d’éternité» (v. 24).         <br />
              <br />
       Bien à vous,        <br />
              <br />
       Michel Fournier, prêtre       <br />
       curé       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»</title>
   <updated>2016-09-09T19:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-spiritualite-du-pretre-diocesain-Comme-Lui-nouer-le-tablier_a264.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1310741-1743646.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-14T15:34:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Comme Lui savoir dresser la table, comme Lui nouer le tablier... » (Chant de Robert Lebel). Conférence aux prêtres et diacres de la Région pastorale de Limoilou, Laurentides et Québec/Centre à l'occasion de leur rencontre pour le Jeudi-Saint, le mercredi 8 avril 2009, à 15h30 à la Salle des prêtres du Séminaire de Québec par Mgr Hermann Giguère P.H., Supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1310741-1724649.jpg?v=1289459851" alt="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" title="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_mercredi_saint_final_090408.pdf">Version PDF</a>       <br />
              <br />
       Cette conférence a été publiée en version réduite pour le lancement de l'Année sacerdotale du 19 juin 2009 au 19 juin 2010 dans la revue <span style="font-style:italic">Pastorale Québec </span>, vol. 121, 6 juin 2009, pp. 4-8 sous le titre <span style="font-style:italic">La spiritualité du prêtre diocésain 'Comme Lui nouer le tablier...' </span> et reproduite avec les autorisations de l'auteur et de la revue sur le site internet du Diocèse de Montréal. <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_site_internet_montreal_090614.pdf">Lire ce texte réduit.</a>       <br />
              <br />
       J’ai intitulé mon texte :<span style="font-style:italic"> La spiritualité du prêtre diocésain </span> comme me l’a demandé l’abbé Denis Bélanger, notre vicaire épiscopal, mais je n’ai pas un modèle normatif de spiritualité du prêtre diocésain à vous proposer. Vous avez tous développé au cours des années à travers  votre cheminement une forme concrète et incarrnée de spiritualité de prêtre diocésain. Ce que je ferai simplement avec vous cet après-midi, c’est  une présentation d’un miroir dans lequel vous pourrez vous regarder en tant que prêtre. Ce regard ne sera pas le mien. Ce sera le vôtre. Je me contenterai de vous laisser des points de repères pour jauger votre identité personnelle de prêtre diocésain, pour l’évaluer, pour la cultiver mieux, mais surtout pour en vivre toujours plus intensément au fil des jours.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, permettez-moi de vous présenter d’abord le texte que j’ai préparé pour cette rencontre, puis, par la suite, nous pourrons avoir un moment d’échange et de questions avant le vin d’honneur et le repas fraternel que vous offre le Séminaire de Québec à l’occasion du Jeudi Saint et en préparation de l'Année sacerdotale annoncées par le pape Benoît XVI qui commencera le 19 juin  2009. Vous ne serez pas surpris si je vous dis, d’entrée de jeu, que je me suis inspiré en grande partie, pour mon exposé, du cours que je donne aux séminaristes de dernière étape sur la spiritualité des ministères.       <br />
                                <br />
       Commençons par regarder brièvement comment naissent les spiritualités ? Ce que je vais décrire vaut non seulement des familles spirituelles, des spiritualités en général, mais des spiritualités personnelles puisque dans tous les cas, le même processus est à l’œuvre.       <br />
              <br />
       <b>Le pilier essentiel : l’expérience spirituelle</b>       <br />
              <br />
       Une spiritualité n'est pas d'abord une application de principes, une déduction à partir d'une théorie, mais elle est le résultat d'une expérience d’un sujet-croyant qui se dit, qui se structure et se donne les moyens d'aller plus loin.       <br />
              <br />
       Les spiritualités naissent donc d'une expérience d'une personne ou d’un groupe de personnes. Elles sont reçues plutôt qu'elles ne sont créées. Elles prennent des configurations variées. Leur naissance et leur développement mettent en œuvre un processus continuel d'interprétation qui est partie inhérente de toute expérience spirituelle personnelle.        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien. L’expérience spirituelle ne se vit pas toujours au même niveau. Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) écrivait avec sagesse et discernement qu’autre chose est d’ « avoir l’expérience », de « percevoir » ce qui se passe et de l’ «  expliquer ».  Revenons un moment sur chacun de ces niveaux.       <br />
              <br />
       « Avoir l’expérience ». Le premier niveau est celui de l'expérience elle-même, indicible et unique. « Ce qui est vécu ».        <br />
              <br />
       « Percevoir ce qui se passe ». Le second niveau est une première « perception de ce qui est vécu ». On le raconte, on le décrit, on tente de l’exprimer dans des mots ou autrement. Ce second niveau implique nécessairement une première interprétation,  par des œuvres poétiques ou artistiques, des récits autobiographiques, des confidences, des témoignages, des symboles, des «visions», des œuvres apostoliques, des engagements sociaux, et que sais-je encore. Ce champ de la première interprétation est aussi vaste que les moyens d'expression dont on bénéficie et à la mesure des talents naturels des protagonistes. Si je me suis arrêté plus longuement à ce deuxième niveau, c’est pour une raison bien simple. C’est parce que c’est sur ce terrain que naissent et se développent des «écoles de spiritualité», des «familles spirituelles» et des « spiritualités particulières » dans l'Église comme celle des évêques, des prêtres et des diacres.        <br />
              <br />
       «  Expliquer ce qui se passe». Enfin, souvent, mais pas tout le temps, il y a un troisième niveau où l’on pousse plus loin le processus d'interprétation en développant une réflexion d'ensemble, des «référents », une «théologie», une « élaboration systématique », une « doctrine spirituelle » pourrait-on dire, qui présente une vision particulière reliée aux réalités de la foi.        <br />
              <br />
       Retenons donc que toute spiritualité vécue est l'objet d'une réinterprétation, d’une re-lecture, d’une re-formulation constante. Elle « s'acculture », « s'acclimate » aux générations qui se suivent, aux lieux, aux théologies et aux intérêts variables de ceux et celles qui l'adopte ou s'en inspire.        <br />
              <br />
       <b>Application à la spiritualité des prêtres</b>       <br />
              <br />
       La spiritualité du prêtre issue des réformes du Concile de Trente et de l'école Française soutenait le prêtre dans son rôle de chef du peuple qui lui inculquait le sens de la dignité et la connaissance des pouvoirs dont il était dépositaire. À l'époque, la spiritualité sacerdotale se structurait autour des exercices de piété et de l'ascèse sacerdotale qui se définissait par le souci des convenances ecclésiastiques.        <br />
              <br />
       L'attention était mise sur le Christ Souverain-Prêtre et le sacerdoce des prêtres était vu comme en étant la réplique. Les prêtres étaient invités à suivre les exemples du Christ, ses fonctions de médiateur étant également celles du prêtre, et ce dernier, ayant le caractère sacramentel, se devait de les exercer comme Jésus les a lui-même exercées. On insistait beaucoup sur le caractère sacramentel qui donnait au prêtre d'avoir en lui la physionomie presque physique, pourrait-on dire, du Christ-Prêtre-Souverain. La référence première de la spiritualité du prêtre était d’abord ontologique. On misait sur la consécration Cette approche a donné de grands saints, mais elle a le désavantage de mettre l’expérience en sourdine et que celle-ci cède alors la place au cadre extérieur, aux règles et à un format prédéterminé.       <br />
               <br />
       Le Concile Vatican II a changé totalement la perspective et nous en sommes les héritiers directs, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.        <br />
              <br />
       Le Concile Vatican Il s'est clairement orienté vers une spiritualité presbytérale mettant en valeur l’expérience d’une personne qui cherche à vivre une relation vivante et constante au Christ Pasteur. L'unité de vie, lit-on au numéro 13 de Presbyterorum Ordinis,  ne peut se construire ou se réaliser uniquement par les exercices de piété qui y contribuent grandement, mais également, et surtout, par la nécessaire volonté de suivre « l'exemple du Christ Seigneur dont la nourriture est de faire la volonté de Celui qui l'a envoyé et d'accomplir son œuvre. » (Presbyterorum Ordinis, no 13)       <br />
              <br />
       Voilà un choix clair, qui remet au premier plan l’expérience d’un sujet-croyant et qui peut donner naissance à des spiritualités personnelles vairées, mais toutes inspirées de la même source.       <br />
              <br />
       Ainsi, le Concile Vatican Il, par rapport au Concile de Trente, passe du Christ-Souverain- Prêtre au Christ consacré et envoyé pour accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé, le Dessein de Salut du Père. Il n’y a pas  que la consécration qui sert de référence, mais aussi la mission. C’est désormais, le Christ consacré et envoyé qui devient le pôle inspirateur de toute la vie du prêtre.        <br />
              <br />
       <b>Un appel à une sainteté particulière : pour et avec le peuple de Dieu</b>       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, le Concile Vatican Il définit la « vocation des prêtres à la sainteté » comme un appel à une sainteté objective, bien sûr,  provenant du lien qui unit le prêtre au Christ par le sacrement de l'Ordre qui le configure au Christ-Prêtre et en même temps à une sainteté subjective qui s'acquiert graduellement par l'homme-prêtre, avide de transcrire cette union ontologique au Christ, dans sa vie personnelle, dans l'accomplissement de son ministère.        <br />
              <br />
       Ainsi, avec Vatican Il, le prêtre apparaît dans sa personne et dans sa mission sacramentelle, à l'intérieur de l'Église, comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donné par le Christ ressuscité à son Église. Par le sacerdoce ministériel, l'Église prend conscience, dans la foi "qu'elle ne peut pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l'Esprit Saint ». Les Apôtres et leurs successeurs, comme détenteurs d'une autorité qui leur vient du Christ Tête et Pasteur, sont placés par leur ministère face à l'Église, comme prolongement visible et signe sacramentel du Christ. Les ministres ordonnés deviennent alors les signes et les serviteurs de l'initiative du Christ qui construit son Corps. La mission du prêtre revêt un triple aspect. Le prêtre est à la fois prophète, prêtre et roi.  Il est au service de l’annonce de l’Évangile, des sacrements et de la communion entre les groupes, les communautés et les Églises.        <br />
              <br />
       L'apport du concile Vatican Il a été d'affirmer que le ministère presbytéral ne peut être compris en dehors du Peuple de Dieu et ainsi de situer le ministère presbytéral dans sa relation constitutive au sacerdoce de tout le peuple de Dieu. « Évêque pour vous, chrétien avec vous », disait saint Augustin (« Vobis sum episcopus, vobiscum christianus »). Et il continuait : « Si donc être avec vous comme racheté m’apporte plus de joie que d’être placé à votre tête, en suivant le commandement du Seigneur, je tâcherai de vous servir, avec le plus grand dévouement, pour ne pas être ingrat envers celui qui m’a racheté au prix de m’avoir fait votre serviteur » (PDV no. 20). Le ministère presbytéral est au service du sacerdoce de tous les baptisés, où les chrétiens apparaissent comme un « sacerdoce saint ou royal ».        <br />
              <br />
       En recevant l'imposition des mains, le baptisé qui devient diacre, prêtre ou évêque ne cesse pas de faire partie du peuple de Dieu, son sacerdoce baptismal demeure intact, tel qu'il était auparavant. Comme tout autre baptisé, le nouvel ordonné continue de s'offrir en hostie vivante, sainte et agréable à Dieu. Même s'il est établi dans un rapport nouveau avec le peuple de Dieu, il n'en est pas pour autant séparé. Son ministère se situe au plan de la représentation, du signe sacramentel.        <br />
              <br />
       <b>Les voies de la formation de l’identité spirituelle personnelle du prêtre diocésain</b>       <br />
              <br />
       Venons-en maintenant à quelques pistes de méditation qui serviront de miroir concret pour le prêtre du XXIe siècle. Nous avons dans la « spiritualité presbytérale » et dans la « spiritualité diaconale » une situation « existentielle » incontournable où, comme y a insisté le Concile Vatican II dans le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres </span>au numéro 2, « consécration et mission » sont indissociablement unies, car il n’y a pas de consécration sans mission et il n’y pas de mission sans consécration. C’est le point de départ à ne jamais oublier.        <br />
              <br />
       Cette situation « existentielle » s’incarne dans des conditions de vie concrètes : état de vie, circonstances de lieux et de temps, etc. Elle cherche des voies pour s’exprimer et se nourrir. Avec mes étudiants du cours sur la spiritualité des ministères, nous avons choisis trois voies à privilégier. Elles peuvent nous aider, je crois bien modestement, à croître comme prêtres-pasteurs et toutes proportions gardées comme diacres-serviteurs. Nous les avons appelées : la voie évangélique, la voie du ministère, la voie des engagements ecclésiastiques qui répondent à des exigences particulières que l’Église impose ou recommande.       <br />
              <br />
       Ces trois voies sont comme des repères qui nous permettent de décrire comment peut se développer le cœur d’une spiritualité liée à un ministère. Ils ne sont pas les seuls repères, mais ils m’apparaissent essentiels pour le développement d’une spiritualité riche, saine et équilibrée.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">a) La voie évangélique</span>       <br />
              <br />
       Commençons avec la voie évangélique. En ce qui concerne l’interpellation des exigences évangéliques, aucune n’est laissée dans l’ombre, mais le prêtre privilégie celles qui concernent les serviteurs puisqu'il se définit comme tel à la suite du Christ, le Serviteur par excellence, Tête et Pasteur. En effet, il s’efforce de cheminer en s'inspirant de l'approche de Jésus qui est venu sauver ce qui était perdu et qui a donné sa vie pour ses brebis. Cette façon de voir a plusieurs conséquences concrètes que de nombreux textes de l’Évangile nous transmettent. Voici un choix d’impératifs évangéliques en relation avec les manifestations concrètes d’un « esprit de serviteur » chez le ministre ordonné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Choisis par grâce</span>       <br />
              <br />
       Les serviteurs de Jésus et de son Évangile ont répondu à un appel. Ce ne sont pas eux-mêmes qui se sont désignés ou choisis. « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn15, 16).  « Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis » (Jn 13, 18). N’importe qui peut être choisi. Leur mission est grâce, avant tout. L'orgueil, la vanité, la conscience de classe etc., sont donc non fondés et illégitimes. Comme ministre ordonné (cela vaut autant pour le prêtre que pour le diacre) tu as été choisi par un appel provenant du Christ confirmé par l’Église.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tous égaux et frères</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième série d’appels a trait à la fraternité. Celle-ci a été très présente chez les prêtres au Québec et notamment dans la fondation de la Société des prêtres du Séminaire de Québec selon le témoignage de M. de Maizerets rapporté par le premier biographe du bienheureux François de Laval, Bertrand de Latour: « le prélat ne faisait rien de considérable que de concert avec nous tous.  Nos biens étaient communs avec les siens.  Je n'ai jamais vu faire parmi nous aucune distinction du pauvre et du riche, ni examiner la naissance et la condition de personne, nous regardant tous comme frères».  C'est le sens profond de la donation de ses biens au Séminaire que fit François de Laval en 1680.  Il voulait « que tout le clergé ne fit qu'une famille».       <br />
              <br />
       Puisque tous sont égaux et frères, il n'y a donc pas lieu d'établir une hiérarchie spirituelle. Chacun y va de sa générosité et ses talents. Il y a des chances égales, et un salaire égal, pour tous les serviteurs : « Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers'. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. » (Mt 20, 8-10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Respect absolu et total des personnes</span>       <br />
              <br />
       Les serviteurs de l’Évangile ont l'obligation absolue de la compassion, d'être miséricordieux  et compatissants comme le Christ lui-même qui s’est fait le serviteur de tous. Il ne leur revient ni d'évaluer, ni de juger, ni de condamner : «  Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous » (Lc 6,37-38). La moisson n'est pas leur affaire, et ils n'ont aucune décision à prendre au sujet de l'ivraie « Les serviteurs disent  [au maître]:'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?' Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson » (Mt 13, 28-30).       <br />
               <br />
       C’est cette compassion qui a manqué dans le cas de l’excommunication prononcée par un évêque du Brésil à l’égard d’une maman et d’un groupe de médecins qui avaient jugé devoir procéder à l’interruption de grossesse d’une jeune fille de 9 ans, enceinte suite à un viol. Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque de Ste-Anne-de-la-Pocatière, termine son homélie du 15 mars 2009 sur cet événement par ces mots  :  « En tant qu’humain et pécheur, en tant que moine et évêque, je serais plus heureux de faire partie d’une Église qui pourrait se tromper par excès de compassion et d’attention aux personnes, que de faire partie d’une Église qui se tromperait par excès d’intransigeance et de rigueur à défendre ce qu’elle pense la vérité... »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Recherche de fécondité et d’efficacité</span>       <br />
              <br />
       De la part des serviteurs de l’Évangile, l'on attend absolument l'efficacité, la fécondité du travail. « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups » (Lc, 12, 47). Quel que soit le trésor confié à leur sollicitude (l'Évangile, en l'occurrence), il ne leur est pas confié pour qu'ils le « conservent », mais pour qu'ils lui fassent porter du fruit en faveur du Dieu jaloux, plein d'amour. Méditer la parabole des talents où le serviteur qui n’a rien fait tente de se justifier en disant au roi « Tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé » et le roi répond « Je vais te juger d'après tes propres paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n'ai pas déposé, que je moissonne ce que je n'ai pas semé alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? A mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts » (Lc 19, 21-23). Également le récit parallèle de Mt 25, 14-30.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Modestie et humilité</span>       <br />
              <br />
       Je pourrais continuer longtemps avec ces textes sur les serviteurs. Qu’il me suffise d’en ajouter un dernier. En dépit de l'exigence absolue de fécondité et de rentabilité qui leur est adressée, les serviteurs sont invités à se regarder eux-mêmes comme inutiles. « De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir.' » (Lc 17, 10). On peut se passer d'eux. Ils sèment mais c’est Dieu qui fait croître la semence. Ils sont interchangeables. C’est la mission qui est première et non pas leur personne ou leurs créations individuelles ou collectives.       <br />
              <br />
       Je m’arrête en vous invitant à continuer cette méditation par vous-mêmes en ces Jours Saints dans lesquels le Serviteur par excellence se présente à nous dans toute sa faiblesse et dans toute sa grandeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">b) La voie du ministère</span>        <br />
              <br />
       Venons-en à la voie du ministère. Quand on essaie de cerner les exigences  « ministérielles », on constate rapidement qu’elles ne sont pas d’une nature autre que le ministère lui-même. C’est le ministère presbytéral (ou diaconal) lui-même qui est le « moyen authentique » de suivre les traces de Jésus.       <br />
               <br />
       La vie spirituelle du prêtre se doit d’être modelée par les comportements, les sentiments et les attitudes du Christ Tête et Pasteur de l’Église. L’<span style="font-style:italic">Exhortation apostolique post-synodale Je vous donnerai des pasteurs</span> en 1992 à la suite du Synode sur la formation des prêtres dans les circonstances actuelles tenu à l’automne 1990, montre bien que la vie spirituelle du prêtre se cristallise dans la charité pastorale qui est présentée comme une « participation de la charité pastorale du Christ Jésus » (PDV no 23). Au numéro 22 le pape Jean-Paul II développe le caractère sponsal de celle-ci. Je vous cite ce passage : « C’est pourquoi, écrit le pape, [le prêtre] est appelé, dans sa vie spirituelle, à revivre l’amour du Christ époux envers l’Église épouse. Sa vie doit donc être illuminée et orientée par ce caractère sponsal qui lui demande d’être témoin de l’amour sponsal du Christ ; ainsi sera-t-il capable d’aimer les gens avec un cœur nouveau, grand et pur, avec un authentique détachement de lui-même, dans un don de soi total continu et fidèle ». La charité pastorale, « participation de la charité pastorale du Christ Jésus » a donc un caractère sponsal qui l’habite et l’anime.       <br />
              <br />
       Le regard fixé sur le Christ Jésus Tête, Pasteur et Époux, le prêtre se laisse modeler et nourrir par son ministère accompli dans l’Esprit du Christ. « Ministres de la Parole de Dieu, dit le concile Vatican II au numéro 13 de Presbyterorum Ordinis, [les prêtres] la lisent et l’écoutent tous les jours pour l’enseigneur aux autres ; s’ils ont en même temps le souci de l’accueillir en eux-mêmes, ils deviendront des disciples du Seigneur de plus en plus parfaits…Ministres de la liturgie, surtout dans le sacrifice de la Messe, les prêtres y représentent de manière spéciale le Christ en personne…ils sont dès lors invités à imiter ce qu’ils accomplissent…Guides et pasteurs du peuple de Dieu, ils sont poussés par la charité du Bon Pasteur à donner leur vie pour leurs brebis…à renoncer à leurs avantages personnels…à être prêts, s’il le faut, à s’engager dans des voies pastorales nouvelles sous la conduite de l’Esprit d’amour qui souffle où il veut » (PO no13).       <br />
              <br />
       Il y aurait tellement à dire. Permettez-moi de vous partager, la réflexion de Donald Cozzens, un prêtre américain, que j’ai entendu lors d’un congrès des directeurs spirituels à Portland (Oregon). Il est l'auteur du volume <span style="font-style:italic">Le visage nouveau des prêtres</span>.       <br />
              <br />
       Father Cozzens, dans cette spiritualité nourrie du ministère presbytéral lui-même, donne la première place à la prédication. Pour lui, - et je partage totalement ce point de vue et cette expérience  ainsi que de nombreux confrères -  la prédication dominicale ou quotidienne dans une assemblée célébrante est le lieu par excellence où le ministre se laisse envahir et interpeller par la Parole et où il l'actualise dans les conditions concrètes où il se trouve parce qu’il devient alors non seulement un auditeur de la Parole, mais un « Tender of the Word », celui qui propose, qui offre la Parole aux autres et à lui-même.        <br />
              <br />
       « La spiritualité du prêtre diocésain, écrit Father Cozzens, émerge de son ministère comme prêtre et prédicateur, écrit Father Donald Cozzens. Il prie dans le but de prêcher et il prêche dans le but de prier. ..Il est possible donc de parler de la spiritualité du prêtre comme d'une spiritualité dialectique. La nature dialectique de la spiritualité du prêtre apparaît le plus clairement dans sa prédication, dans son service de la parole de Dieu. L'encouragement à donner l'homélie aux célébrations eucharistiques quotidiennes, aussi bien qu'à celles du dimanche constitue un développement structurel majeur dans la spiritualité du prêtre qui émane de Vatican II. Car l'homélie quotidienne exige la prière et la réflexion, l'étude et la contemplation » (COZZENS, Donald, B.  “Tenders of the Word” dans COZZENS, Donald, B. , éd., <span style="font-style:italic">The Spirituality of the Diocesan Priest</span>, The Liturgical Press, Collegeville, Minnesota,  1997, p. 56.).        <br />
              <br />
       Votre « spiritualité personnelle » met sûrement d’autres éléments en valeur, car le champ des exigences ministérielles qui configurent la spiritualité du prêtre est immense et comporte des variations liées aux personnes, aux lieux et aux temps. C’est pourquoi,  on peut parler avec justesse de diverses spiritualités presbytérales. La structure demeure la même, comme je l’ai dit plus haut, mais la figure, les réalisations sur le terrain prennent divers visages. À chacun de développer son identité spirituelle personnelle de ministre ordonné. Une spiritualité propre au prêtre diocésain n’est pas seulement un amalgame de dévotions ou d’exercices, mais elle s’intègre de façon concrète à sa vie de pasteur et elle en respecte les particularités.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">c) La voie des exigences et des recommandations ecclésiastiques</span>       <br />
              <br />
       Ces engagements et ces recommandations résultent de dispositions de l’Église qui ont connu des développements au cours des âges et qui ne peuvent se présenter comme nécessaires et essentielles, quoiqu’ils modèlent profondément la spiritualité du prêtre (et du diacre).        <br />
              <br />
       Aujourd’hui les engagements demandés par l’Église se cristallisent autour de l’exigence du célibat, de celle de la prière des Heures, de celle de l’incardination pour le prêtre diocésain, de celle des vœux et du rattachement à sa congrégation ou à son Ordre pour le prêtre religieux et du non-remariage pour le diacre qui devient veuf.        <br />
              <br />
       Ces engagements bien qu’ils répondent à des lois ou des dispositions obligatoires ne sont pas pour autant de simples engagements extérieurs. Le célibat, par exemple, engage la personne dans ce qu’elle a de plus intime. La prière des Heures, quant à elle, actualise la fonction d’intercession inhérente au ministère presbytéral lui-même. L’incardination déborde le seul rattachement juridique : elle créée un lien « mystique »,  dira Mgr Gilson, avec la communauté diocésaine. J’y reviendrai un peu plus loin.        <br />
              <br />
       Sur le plan des recommandations de l’Église, on retrouve les moyens de sanctification que les documents du Concile et les documents du Magistère recommandent. À strictement parler, il ne s’agit plus ici d’ « exigences », ni d’engagements formels, il s’agit plutôt d’incitatifs fortement recommandés. Ces moyens sont la lecture de l’Écriture, la célébration quotidienne de l'Eucharistie, l’adoration eucharistique, la récitation du chapelet, l’oraison mentale, les retraites et les journées de récollection etc. (<span style="font-style:italic">Décret sur le ministère et la vie des prêtres</span>, no 18). Ces moyens prennent aujourd’hui des visages renouvelés avec internet notamment, où on peut suivre, par exemple, une retraite pendant le Carême avec les dominicains de Lille qui proposent à chaque jour une méditation et un moment de prière avec la communauté sans parler du blog et de l’accompagnement disponible en ligne.       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j’aimerais revenir sur l’incardination, si vous le voulez bien. La vocation du prêtre diocésain se distingue de celle d'un prêtre membre d'un Ordre religieux ou d'une congrégation religieuse par le lien créé avec une Église locale. En effet, c'est à partir de la réalité de l'Église locale que se former la physionomie spirituelle ou l'identité spirituelle originale du prêtre diocésain. Il ne s’agit pas seulement d’un lien juridique, mais d’un lien « mystique », « spirituel » parce que le lien du prêtre diocésain à l'Église locale ouvre sur le Peuple de Dieu, sur l'Église. en devenir, ici et maintenant.        <br />
              <br />
       Le prêtre diocésain sera donc partie prenante des enjeux et défis de cette partie du Peuple de Dieu qu'est son Église particulière, son Église propre et cela marquera profondément sa spiritualité propre. Le rattachement à une Église locale étant au cœur de la spiritualité du prêtre diocésain, les retombées spirituelles de l'incardination ne tiennent pas tant au cadre juridique qu'à la vision de l'Église particulière qui anime les prêtres. L'incardination ouvre sur la solidarité et la communion comme valeurs spirituelles indispensables à la vie du prêtre. Elle amène un positionnement personnel dans la façon de vivre l'obéissance à l'évêque parce que, d'une part, c'est lui qui par l'ordination au diaconat ou par une lettre d'incardination établit le rattachement à une Église particulière et parce que, d'autre part, l'Église particulière n'existe pas sans l'évêque. «  Les évêques sont, chacun pour sa part, principe et fondement de l’unité dans leurs Églises particulières » (<span style="font-style:italic">Constitution sur l'Église</span> de Vatican II, n. 23).         <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
       Je vous ai présenté un miroir de la spiritualité du prêtre diocésain. Comme je l’ai répété plusieurs fois, il n’y a pas une seule spiritualité du prêtre diocésain, mais il y a des spiritualités du prêtre diocésain parce que les conditions de lieux, de temps ou de personne varient.        <br />
              <br />
       Mais comme j’ai tenté de le montrer dans le miroir tracé, si les figures et les visages qui se reflètent dans le miroir sont divers, il y a une structure, comme dit  le Père Sesboué à propos du ministère ordonné, qui demeure toujours la même. Il en est ainsi de la spiritualité du prêtre (ou du diacre ou de l’évêque), de la spiritualité presbytérale, de la spiritualité diaconale ou de la spiritualité épiscopale, si vous préférez ces désignations. La spiritualité du prêtre ou spiritualité presbytérale repose essentiellement sur la consécration et la mission intimement unies et inspiratrices de toute la vie du prêtre à la suite du Christ, Tête et Pasteur, consacré et envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Je vous laisse sur ce beau texte d’Henri Nouwen qui vous rejoindra, j’en suis sûr, sur le chemin du développement d’une identité spirituelle personnelle marquée au plus haut degré par le ministère que nous accomplissons au service du Peuple de Dieu et au service de l’Évangile.       <br />
              <br />
       "L'identité du pasteur, qui devient visible dans son service pastoral, naît d'une tension imperceptible entre l'affirmation de soi et le renoncement à soi, la réalisation de soi et le sacrifice de soi, la satisfaction personnelle et l'anéantissement. Selon les périodes de la vie, l'accent sera mis davantage sur un pôle ou sur l'autre, mais, en général, à mesure qu'une personne acquiert plus de maturité, elle aura tendance à moins rechercher à ceindre ses reins elle-même et plutôt à tendre les mains et à suivre Celui qui a trouvé sa vie en la perdant." (Henri J. M. Nouwen, <span style="font-style:italic">Pour des ministères créateurs</span>, Bellarmin, Montréal, 1999, p. 67.)         <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général de la Société des prêtres du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Le 8 avril 2009.       <br />
              <br />
              <br />
       Cette conférence a été publiée en version réduite dans la revue <span style="font-style:italic">Pastorale Québec </span>, vol. 121, 6 juin 2009, pp. 4- 8 sous le titre <span style="font-style:italic">La spiritualité du prêtre diocésain 'Comme Lui porter le tablier...' </span> et reproduite avec les autorisations de l'auteur et de la revue sur le site internet du Diocèse de Montréal        <br />
        <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_site_internet_montreal_090614.pdf">Lire ce texte réduit.</a>.       <br />
              <br />
       <!-- et reproduite avec les autorisations de l'auteur et de la revue sur le <a class="link" href="http://www.diocesemontreal.org/accueil/activites_ponctuelles/2009/06/20090619_giguere.pdf">site internet du Diocèse de Montréal</a>       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1310741-1743646.jpg?v=1289459851" alt="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" title="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-spiritualite-du-pretre-diocesain-Comme-Lui-nouer-le-tablier_a264.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?</title>
   <updated>2016-09-10T03:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Comment-se-developpe-la-spiritualite-des-ministres-ordonnes-pretres-et-diacres_a20.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/299140-372620.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-02-15T02:22:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien avec les prêtres et les diacres de la Région de Charlevoix à St-Hilarion jeudi le 9 février 2006 de 9h15 à 11h45 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec. Existe-t-il une spiritualité particulière pour les prêtres : une spiritualité presbytérale (je reviendrai dans la première partie de mon exposé sur cette façon de la désigner que je préfère à "spiritualité sacerdotale") et une spiritualité particulière pour les diacres : une spiritualité diaconale? Éléments de réponse.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/299140-372620.jpg?v=1289459895" alt="Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?" title="Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?" />
     </div>
     <div>
      <A HREF="http://www.carrefourkairos.net/spm/"><FONT SIZE=2 color="#800000">Cliquez ici</A>  pour consulter les notes du cours Spiritualité des ministères à  la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à  Québec et au Grand Séminaire de Québec déposées dans le site internet hgiguere.net, site personnel du professeur Hermann Giguère.</FONT><br /><br />

Lorsque j’ai accepté, après quelques coups téléphone, de venir vous rencontrer, je savais que si je le faisais je serais amené à m’interroger, à me regarder dans ma vie de prêtre, de ministre ordonné au service de l’Évangile. Je savais que je me retrouverais devant vous non comme un professeur qui partage son savoir, mais comme un de vous, un « cum fratres », un « avec ses frères », un « confrère » portant les mêmes questions, les mêmes espoirs, les mêmes limites, les mêmes joies, les mêmes déceptions, mais partageant le même idéal : celui d’un serviteur du Christ pour ses frères et sœurs dans la communauté de l’Église.
<br />
<br />
Où en suis-je après 40 ans de sacerdoce, de vie presbytérale, de vie sacerdotale? Comment s’est vécue et se vit cette existence qui est la mienne dans sa configuration concrète, dans son histoire?
<br />
<br />
À la fin du cours classique , en choisissant le ruban blanc lors de la cérémonie solennelle de la prise des rubans qui marquait l’intention de me présenter au Grand Séminaire comme candidat à la prêtrise, j’écrivais dans le livre-souvenir des finissants de mon collège au nom du groupe de confrères qui faisaient le même choix ce qui suit : 
<br />
<br />
<UL>
<FONT size=1>
« Pourquoi nous avons choisi… le clergé séculier?<br />

On entend parfois sur le sacerdoce et le clergé séculier des réflexions jetées en l’air, sans malice, mais qui n’en laissent pas moins une impression un peu amère. Eh bien! N’allez pas croire que les porteurs de rubans blancs ambitionnent dans le sacerdoce une vie aisée, une vie de tout repos; ils choisissent au contraire une vie remplie, tout entière consacrée à Dieu. En effet, le prêtre reste dans le monde, mais il ne vit plus avec le monde. 
<br />Son ministère baigne dans le surnaturel, c’est à lui que revient la charge des âmes. Il laisse de côté le domaine matériel pour s’attacher uniquement à son ministère et pour être une présence qui chante l’Infini.
<br />Tel m’apparaît le prêtre.
Pour être différent des autres professionnels, le prêtre l’est assurément, avant tout, il est un « professionnel » de Dieu.
<br />Ceux qui se destinent au clergé séculier savent que leur vie sera différente de celle du monde, ils savent que le Dieu qu’ils servent est un Dieu jaloux et qu’il n’accepte pas de demi-mesure; ils savent aussi qu’ils sont faibles, qu’ils sont de pauvres humains, qu’ils sont des instruments dans la main de Celui qui est prêtre selon l’ordre de Melchisedech.
<br />Mais Dieu qui les appelés saura aussi les soutenir et forts de cette assurance, ils envisagent l’avenir avec confiance. 
</UL>
</FONT>
<br />
<br />Et c’est signé : les futurs prêtres par Hermann Giguère.
<br />
<br />Quarante ans et quelques poussières plus tard, je suis encore prêt à signer cette présentation avec la devise que j’avais choisie : « Ut vitam habeant » - « Pour qu’ils aient la vie » (Jean 10,10).
<br />
<br />
Mais venons-en à la question que vous m’avez posée : Comment naît et se développe une spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres) aujourd’hui? Je tenterai de répondre à cette question en trois étapes. Nous commencerons par nous arrêter à quelques points de repères essentiels pour discerner l’origine et le développement d’une spiritualité qui est le reflet d’une identité spirituelle personnelle comme nous le verrons. Ensuite dans un deuxième point, je vous commenterai une grille de lecture pour décrire la dynamique de l’actualisation d’une spiritualité concrète. Enfin, dans un troisième point, je partagerai avec vous le résultat de mon retour sur ma vie de prêtre en vous présentant les quatre pistes de croissance qui soutiennent le plus ma vie presbytérale.
<br />
<br />
<B>

I- REPÈRES POUR DÉCRIRE UNE SPIRITUALITÉ DES MINISTRES ORDONNÉS (PRÊTRES ET DIACRES)
</B>
<br />
<br />
Dans ce point, nous nous arrêterons à quelques conclusions importantes pour décrire une spiritualité presbytérale ou diaconale pertinente et incarnée dans le temps et l’espace que je ferai suivre dans le second point d’un cadre de référence pour les « spiritualités des ministères » dont nous retrouverons la structure dans la « spiritualité presbytérale », dans la « spiritualité diaconale » et dans la « spiritualité des ministères laïcs » que je présenterai sous forme de tableau commenté. Pour les prêtres, on utilise dans les documents pontificaux et dans bien d'autres écrits le terme "spiritualité sacerdotale". Je n'exclus pas le terme "spiritualité sacerdotale", mais je retiens celui de de "spiritualité presbytérale" dans le sillage de "Presbyterorum Ordinis" qui a pris soin de distinguer "sacerdos" et "presbyter".  Ceci étant dit, je ne rejette pas l'utilisation courante qui est faite du terme "spiritualité sacerdotale" quoique "spiritualité presbytérale" me semble plus approprié.  Voir les remarques de Father Cozzens plus loin.
<br />
<br />
En commençant notre parcours, nous nous devons de prendre acte à partir de l’histoire de la spiritualité que les formes que prend une spiritualité varient selon les contextes et selon les «théologies» qui l'entourent, c’est pourquoi un <I>premier constat</I> s’impose :  <B>il n'y a pas « une » spiritualité des ministères, mais «des» spiritualités des ministères, non pas «une» spiritualité presbytérale, mais «des» spiritualités presbytérales, non pas «une» spiritualité diaconale, mais «des» spiritualités diaconales. </B>
<br />
<br />
Si on constate ce fait, ce n'est pas pour réduire ces spiritualités à quelque chose de vague et informe, mais plutôt pour marquer qu'une spiritualité est de l'ordre d'une vie, d'un dynamisme, d'un processus toujours en action. Vouloir l'enfermer dans une «structure» fermée c'est la tuer et la condamner à n'être qu'une série de gestes, d'attitudes répétitives où la personne devient prisonnière au lieu de développer son identité spirituelle personnelle.
<br />
<br />
</I>Deuxième constat qui découle du précédent: les «spiritualités»  nous renvoient non seulement à des individus, mais aussi à des groupes, à des conditions de vie communes, à des tâches, des services qui ont des exigences semblables, une « mission commune », un « service commun », c'est pourquoi, on peut dire qu'il existe des configurations  <B>plus générales, des «familles», des «affinités» de groupe.</B> C'est à ce plan que se situent selon nous la « spiritualité presbytérale » et la « spiritualité diaconale ».
<br />
<br />
Enfin, en <I>troisième lieu</I>, on se doit de retenir qu'une spiritualité n'est pas d'abord une application de principes, un déduction à partir d'une théorie, mais elle <B>est le résultat d'une expérience</B> d’un sujet-croyant qui se dit, qui se structure et se donne les moyens d'aller plus loin. 
<br />
<br />
Les spiritualités naissent donc d'une expérience, d'un charisme particulier. Elles sont reçues plutôt qu'elles ne sont créées. Elles prendront des configurations variées. Leur naissance et leur développement mettent en œuvre un processus continuel d'interprétation qui est partie inhérente de toute expérience spirituelle personnelle. 
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Regardons-y de plus près si vous le voulez bien. L’expérience spirituelle se caractérise par son intégralité et sa globalité, mais cela n’exclut pas qu’elle ne se vit pas toujours au même niveau. On peut distinguer comme trois niveaux de celle-ci ou de l'expérience de Dieu si l'on veut. Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) écrivait avec sagesse et discernement qu’autre chose est d’ « avoir l’expérience », de « percevoir » ce qui se passe et de l’ «  expliquer ». 
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Le<I> premier</I> niveau est celui de l'expérience elle-même, indicible et unique. « Ce qui est vécu ». Le <I>second</I> niveau est une première « perception de ce qui est vécu ». On le raconte, on le décrit, on tente de l’exprimer dans des mots ou autrement. Ce second niveau implique donc une première interprétation soit par des récits autobiographiques, des confidences, des «relations» où les descriptions à consonances psychologiques seront privilégiées (Thérèse d'Avila en est l'exemple le plus connu et a fait école pendant les siècles qui l'ont suivie) soit par des symboles, des «figures», des «visions», des œuvres apostoliques, des engagements sociaux,  des oeuvres poétiques ou artistiques etc. Ce champ de la première interprétation est aussi vaste que les moyens d'expression dont on bénéficie et à la mesure des talents naturels des protagonistes. C'est sur ce terrain que naissent et se développent des «écoles de spiritualité», des «familles spirituelles» et des « spiritualités particulières » dans l'Église comme celle des pasteurs (prêtres) et des serviteurs (diacres). 
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Enfin, souvent, mais pas tout le temps, il y a un <I>troisième</I> niveau qui met en action « une élaboration systématique » qui vient se greffer sur les deux premiers. « On explique » ce qui est vécu dira Thérèse d’Avila. On pousse plus loin le processus d'interprétation en développant une, une réflexion d'ensemble, des « référents », une «théologie», pourrait-on dire, qui présente une vision particulière reliée aux réalités de la foi. 
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La « spiritualité du prêtre » et la « spiritualité du diacre » s’élaborent en grande partie aussi à ce troisième niveau parce que comme nous le verrons dans le second point, ces spiritualités se construisent au fil des jours dans une tension productive et créatrice entre, d’une part, une situation ecclésiale donnée qui est reçue par l’imposition des mains de l’évêque et, d’autre part, le contexte concret dans lequel évolue la personne (le sujet) qui est amené à découvrir et développer une identité spirituelle personnelle marquée par cette situation existentielle nouvelle créée par l’ordination. 
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Il ne faut pas oublier cependant que ce troisième niveau ne dois jamais exclure les deux premiers car, comme toute spiritualité, la « spiritualité presbytérale » et la « spiritualité diaconale » intègrent dans leur actualisation ces deux premiers niveaux qui demeurent toujours incontournables puisqu’une spiritualité ne peut jamais n’être qu’une application de principes extérieurs au sujet, une théorie, une simple doctrine spirituelle. En effet, elle implique toujours une appropriation personnelle par la personne (le sujet) des réalités de la foi dans les circonstances de temps et de lieu où elle se trouve.  
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II- GRILLE DE LECTURE POUR DÉVELOPPER UNE SPIRITUALITÉ PERSONNELLE DE MINISTRE ORDONNÉ (PRÊTRES ET DIACRES)
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Je vous ai mis sous forme de schéma - avec tous les raccourcis que cela comporte -  une grille de lecture qui un cadre de référence auquel on peut revenir pour discerner et développer son identité spirituelle personnelle de pasteur ou de serviteur. En voici une présentation sommaire.
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Au cœur de toute spiritualité se trouve une personne (un sujet interprétant) qui vit une expérience personnelle où elle exprime et interprète son identité spirituelle. Dans le cas des ministères ordonnés, il  y a une situation ecclésiale et sacramentelle qui est la consécration pour une mission. Tout baptisé est consacré et envoyé en vertu du sacerdoce commun des fidèles, mais les ministres ordonnés sont « configurés » au Christ d’un manière particulière. Voilà une situation « ontologique » qui les marquent à jamais. Les personnes exerçant des ministères laïcs, sans être ainsi transformées sacramentellement, sont marquées par leur « vocation » confirmée par l’Église sous forme de mandat ou autrement qui devient ainsi l’équivalent de la « consécration » des ministres ordonnés. 
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Nous avons donc dans la « spiritualité presbytérale » et dans la « spiritualité diaconale » une situation « existentielle » incontournable où comme y a insisté le Concile Vatican II dans le <I>Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</I> au numéro 2 « consécration et mission » sont indissociablement unies, car il n’y a pas de consécration sans mission et il n’y pas de mission sans consécration. C’est le point de départ à ne jamais oublier. 
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Cette situation « existentielle » s’incarne dans des conditions de vie concrètes : état de vie, circonstances de lieux et de temps, etc. Ce deuxième volet de la formation de l’identité spirituelle d’une personne engagée dans un ministère viendra colorer toute sa spiritualité ainsi que celle de son groupe. Nous le savons par expérience. Les habitudes et les moyens en usage du temps de notre Grand Séminaire ont évolués et pour les plus vieux parmi nous, ils ont parfois disparus et ont été remplacés par d’autres, et s’ils sont demeurés, ils sont pratiqués bien souvent assez différemment, je pense à la méditation et aux exercices de piété qui prennent maintenant des formes complètement nouvelles, mais tout aussi riches et efficaces si on se donne la peine de les cultiver et de les mettre dans son agenda.
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Au-delà de ces deux assises fondamentales, diverses exigences vont retentir comme des appels et solliciter une réponse de la personne. Elles sont issues de l’Évangile lui-même qui interpelle tous le chrétiens de façon personnelle : ce sont les exigences que nous avons appelées « évangéliques ». D’autres exigences retentissent au nom du ministère dans lequel la personne est engagée : ce sont les exigences « ministérielles ». Et, enfin s’ajouteront des exigences particulières que l’Église impose ou recommande : ce sont des exigences que nous appellerons « ecclésiastiques ». 
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Ces repères nous permettent de décrire comment peut se développer une spiritualité liée à un ministère. Ils ne sont pas les seuls repères. On pourrait en ajouter d’autres, mais ceux-ci ont été abondamment décrits et utilisés dans les documents du Magistère et dans les témoignages tirés de l’Écriture ou des saints qui nous ont précédés.
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Regardons maintenant comment ils peuvent nourrir le prêtre, ensuite comment ils peuvent aussi s’appliquer concrètement dans l’existence diaconale.
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Le prêtre
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En ce qui concerne l’interpellation des exigences évangéliques, aucune n’est laissée dans l’ombre, mais le prêtre privilégie celles qui ont trait aux serviteurs puisqu’il se définit comme tel à la suite du Christ, le Serviteur par excellence, Tête et Pasteur. C’est l’interaction de toutes ces exigences toutefois qui marque continuellement le processus de production d’une spiritualité propre et particulière aux prêtres qu’on désigne maintenant sous le nom générique de « spiritualité presbytérale » et dans le cas des évêques de « spiritualité épiscopale ». De la même façon ces exigences évangéliques mesureront la « spiritualité diaconale » puisqu’elles sont incontournables pour les « serviteurs » et que la « spiritualité du diacre » est avant tout celle du service. 
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	Voici un choix d’impératifs évangéliques en relation avec les manifestations concrètes d’un « esprit de serviteur » chez le ministre ordonné qui rejoint les trois ordres diaconat, presbytérat, épiscopat et qui met devant nos yeux des exigences toujours actuelles même si elles  ne sont jamais complètement réalisées.
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<I>	Choisis par grâce</I>
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	Les serviteurs de Jésus et de son Évangile ont répondu à un appel. Ce ne sont pas eux-mêmes qui se sont désignés ou choisis (Jn 13, 18; 15, 16). Leur mission est grâce, avant tout. L'orgueil, la vanité, la conscience de classe etc., sont donc non fondés et illégitimes.  

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<I>Tous égaux et frères</I>
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Il n'y a pas lieu d'établir une hiérarchie spirituelle. Il n’y a pas de « serviteur idéal ». Chacun y va de sa générosité et de ses talents. Il y a des chances égales, une égale magnanimité et un salaire égal, pour tous les serviteurs (Mt 20, 1-16).
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<I>Respect absolu et total des personnes</I>
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Les serviteurs de l'Évangile ont l'obligation absolue <I>d'être miséricordieux</I>, parce qu'envers eux aussi l'on a été miséricordieux (Mt 18, 23-25). Il ne leur revient ni d'évaluer, ni de juger, ni de condamner (Lc 6,37 s.). La moisson n'est pas leur affaire, et ils n'ont aucune décision à prendre au sujet de l'ivraie (Mt 13, 24-30). Dans l'exacte mesure où les serviteurs ont eu connaissance de la volonté de leur maître - et dans la mesure où ils y auront réfléchi - eux-mêmes seront châtiés, au cas où ils se seraient mis à battre les autres serviteurs et servantes, à manger et à boire et à s'enivrer (Lc 12, 45-48). Quiconque « bat » autrui de manière quelconque sera lui-même compté au nombre des infidèles (Lc 12, 46). 
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<I>Recherche de fécondité et d’efficacité</I>
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De la part des serviteurs, l'on attend <I>absolument l'efficacité</I>, la fécondité du travail. Quel que soit le trésor confié à leur sollicitude (l'Évangile, en l'occurrence), il ne leur est pas confié pour qu'ils le « conservent », mais pour qu'ils lui fassent porter du fruit en faveur du Dieu jaloux, plein d'amour (surtout: Lc 19, 12-27; également Mt 25, 14-30).  Les serviteurs sont invités à se regarder eux-mêmes comme inutiles, en dépit de l'exigence absolue de fécondité et de rentabilité qui leur est adressée (Lc 17, 10). On peut se passer d'eux et ils sont interchangeables. C’est la mission qui est première et non pas leur personne ou leurs créations individuelles ou collectives.
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<I>Exigences ministérielles</I>
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Au plan des exigences ministérielles, celles-ci ne sont pas d’une nature autre que le ministère lui-même. C’est le ministère presbytéral (ou diaconal) lui-même qui apparaît comme le « moyen authentique » de suivre les traces de Jésus. Les numéros 12, 13 et 14 de <I>Presbyterorum Ordinis</I> repris dans <I>Pastores dabo vobis</I> le développent avec brio : Parole, Sacrement, Présidence de la communauté.
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Dans le cas du diacre, il faudra ici moduler ce principe comme je dirai dans un instant, car, dans le cas d’un diacre marié, son « ministère » ne peut se substituer à son engagement dans le mariage-sacrement. 

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Exigences ecclésiastiques
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Celles-ci font partie de configurations données. Elles traduisent en dispositions ecclésiastiques un « style », une « manière d’être » qui n’enlève jamais la place fondamentale irremplaçable et fondatrice qu’occupe le ministère lui-même.  
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Ces exigences « ecclésiastiques » ont connu des développements et ne peuvent se présenter comme nécessaires et essentielles. Aujourd’hui elles se cristallisent autour de l’exigence du célibat, de celle de la prière des Heures, de celle de l’incardination pour le prêtre diocésain et de celle des vœux et du rattachement à sa congrégation ou à son Ordre pour le prêtre religieux. 
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Ces dernières exigences qui ont une dimension juridique ne sont pas pour autant de simples exigences extérieures. Le célibat, par exemple, engage la personne dans ce qu’elle a de plus intime. La prière des Heures, quant à elle, actualise la fonction d’intercession inhérente au ministère presbytéral lui-même. L’incardination déborde le seul rattachement juridique : elle créée un lien « mystique », et les « vœux » du religieux attestent une volonté de radicalisme évangélique dans l’Église qui engage la personne de façon irréversible et stable. 
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Sur ce plan des « exigences ecclésiastiques », il faut faire ici une place aux moyens de sanctification que les documents du Concile et les documents du Magistère recommandent. À strictement parler, il ne s’agit plus ici d’ « exigences », mais, l’insistance avec laquelle ils sont proposés et surtout leur utilisation marqueront la spiritualité du prêtre. Moyens de sanctification no 18 de PO. 
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Le diacre
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Comme pour le presbytérat et l’épiscopat, le fondement de la spiritualité diaconale est le ministère lui-même. Michel Cancouët note avec justesse que l'ordination est un appel à la sainteté et la grâce pour la vivre se trouve dans le ministère lui-même. Et il propose d'appliquer aux diacres ce qui est dit des prêtres dans le décret de Vatican II <I>Le Ministère et la Vie des prêtres</I>: «C'est l'exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l'Église du Christ qui est pour les prêtres (pour les diacres) le moyen authentique d'arriver à la sainteté».  
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La spiritualité diaconale, et la grâce reçue par le sacrement pour vivre la sainteté dans le ministère sont clairement indiquées: il s'agit de suivre Jésus venu pour servir et non pour être servi.
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Toutefois, dans le cas des diacres mariés, sans enlever la place fondamentale du ministère (relevant de leur consécration et mission) on se doit de souligner la place qu’occupe leur état de vie. Dans la formation et le développement de leur identité spirituelle personnelle, l’état de vie sanctionné par le sacrement de mariage a déjà formé celle-ci. L’ordination au diaconat d’hommes mariés  ne vient pas enlever cette identité déjà présente.  
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On pourrait dire que pour le diacre le ministère est formellement le cadre de sa spiritualité, mais que son état de vie en est essentiellement partie prenante.
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Du côté des exigences ecclésiastiques, le diacre est tenu à la liturgie des Heures et dans le cas du décès de son épouse, il accepte de ne pas se remarier. 
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Il n’est pas facile de tracer les contours de la spiritualité diaconale tant à cause de sa richesse qu’à cause de sa « jeunesse ». Pour dessiner un portrait de celle-ci, rien de mieux à ce stade-ci que d’interroger et de regarder vivre ceux qui ont reçu ce ministère et d’en esquisser les principaux traits à partir du témoignage des personnes engagées actuellement dans le diaconat permanent.
Soulignons toutefois une caractéristique particulière de la « spiritualité diaconale ». C’est son caractère universel et commun à tous les ministères puisque tout  « ministère » dans l’Église est « service ». C’est le modèle du Christ lavant les pieds des apôtres qui doit inspirer toutes les personnes qui exercent n’importe quel ministère dans l’Église. Voilà pourquoi nous parlons ici du caractère « paradigmatique » de la spiritualité diaconale, car elle peut être donnée comme un modèle qui se retrouve dans les autres formes de « spiritualité des ministères ». 
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Le document des évêques du Québec sur la complémentarité des ministères va dans ce sens lorsqu’il écrit : « Les diacres sont, dans l’Église, les veilleurs du service…les diacres signifient constamment aux baptisés qu’il sont serviteurs et servantes de Dieu dans l’Église et dans le monde et qu’ils le sont au nom de l’Évangile.» 

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III- QUATRE PISTES DE CROISSANCE DE LA VIE SPIRITUELLE DU PRÊTRE DU TROISIÈME MILLÉNAIRE À PARTIR DE MON EXPÉRIENCE PERSONNELLE
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En terminant ces réflexions plus générales sur la « spiritualité des ministères ordonnés », j’ai pensé qu’il serait indiqué que je vous partage les pistes que je privilégie personnellement dans le développement de mon identité de pasteur.  Ce sera le troisième point de mon entretien. Vous  y reconnaîtrez les marques du ministère qui a été le mien, d’un ministère où je n’ai jamais eu la responsabilité d’une paroisse, même si j’ai interagi avec beaucoup de communautés chrétiennes à divers niveaux, notamment dans les groupes de prière et comme pasteur dans deux dessertes estivales depuis plus de trente ans.
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Ceci étant dit, <B>la première piste</B> qui m’apparaît comme un pilier essentiel de mon identité de pasteur, c’est le fait que le pasteur que je suis demeure toujours un baptisé. Son ministère presbytéral qui le transforme sacramentellement par une consécration le rendant « signe du Christ, Tête et Pasteur » ne le sort pas de son sacerdoce baptismal par lequel comme tout baptisé il offre sa vie tout entière en « sacrifice spirituel » comme le Christ qui a offert la sienne dans une obéissance totale à la volonté salvifique du Père.  Je retrouve cette expérience qui m’a toujours suivi tout au cours des années dans un texte du Père Vanhoye dont je vous citerai quelques extraits.
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Dans la vie et le ministère des prêtres, il convient, me semble-t-il, écrit le Père Vanhoye, de distinguer les deux sacerdoces [sacerdoce commun des fidèles et sacerdoce ministériel]. Distinguer, non pas séparer. Distinguer est utile pour la clarté des concepts doctrinaux; séparer par contre serait contraire à la vocation concrète. 
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Il semble, au contraire, nécessaire de distinguer: le prêtre est appelé à vivre toujours le sacerdoce commun, parce que tout chrétien est appelé à offrir toute sa vie, soit qu'il mange, soit qu'il boive, quoi qu'il fasse... (cf. I Co 10, 31 ; Col 3, 17).  Mais il n'exerce pas toujours son sacerdoce ministériel; quand il mange, quand il se détend, il n'exerce pas son ministère, il n'est pas signe et instrument du Christ médiateur; il doit cependant être uni à Dieu par le Christ, ce qui correspond au sacerdoce commun.  …ce qui doit envahir toute l'existence, c'est le sacerdoce commun, sacerdoce réel. Il doit imprégner les actes ministériels eux-mêmes. L'activité proprement ministérielle donne lieu, elle aussi, à l'exercice du sacerdoce commun. Là encore, la séparation ne serait pas normale. Dans tout ministère, il y a un aspect sacramentel de l'activité qui appartient au sacerdoce ministériel, mais il y a également un aspect personnel de l'activité qui revient normalement au sacerdoce commun. « Imitamini quod tractatis » « Imitez ce que vous faites » ou « Soyez ce que vous proclamez »
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Prenons l'exemple le plus simple: la célébration de la messe. En célébrant la messe, le prêtre est signe et instrument du Christ médiateur qui s'offre au Père et unit les croyants à son offrande. La consécration est action ministérielle; elle n'est pas une action personnelle du prêtre, elle ne dépend pas du mérite du prêtre. Cependant, en célébrant la messe, le prêtre est appelé à adhérer personnellement au mystère. Cet aspect se distingue du premier, il peut aussi en être séparé, mais la séparation est anormale. Un prêtre peut célébrer la messe sans adhérer personnellement au sacrifice du Christ, par exemple avec une volonté de vengeance mortelle contre une personne qui l'a offensé. La messe ne sera pas invalide; les fidèles pourront s'y unir au sacrifice du Christ. Le prêtre aura exercé son sacerdoce ministériel tout en refusant d'exercer le sacerdoce commun. 

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Les trois autres pistes de croissance qui m’ont permis de développer et nourrir ma « spiritualité de pasteur» sont en relation directe avec le ministère et se rattachent à cette affirmation incontournable du Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres au numéro 13 où il est dit : « C’est l’exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l’Esprit du Christ qui est, pour les prêtes, le moyen authentique d’arriver à la sainteté ».
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La <B>seconde piste</B> pour moi se trouve dans la prédication notamment sous la forme de l’homélie qui m’oblige à chaque fois à me situer dans mon rôle de pasteur et de « donneur de la Parole » selon une expression que j’emprunte à un auteur américain qui présente le prêtre comme « Tender of the Word » « Celui qui tend, qui offre la Parole ». La prédication sous la forme homélitique et non pas les sermons à la Lacordaire ou à la Bourdaloue qui avaient comme but un exposé de la doctrine chrétienne .La prédication dominicale ou quotidienne dans une assemblée célébrante est le lieu par excellence où le ministre se laisse envahir et interpeller par la Parole et où il actualise dans les conditions concrètes où il se trouve les traces et les appels que celle-ci lance encore aujourd’hui à ceux et celles qui l’ouvrent et qui l’écoutent : « Bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent », dit Jésus.<br />
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La spiritualité du prêtre diocésain émerge de son ministère comme prêtre et prédicateur, écrit Father Donald Cozzens. Il prie dans le but de prêcher et il prêche dans le but de prier. Il prie dans le but de servir et il sert dans le but de prier. Tout ce qu’il fait s'enracine dans le don de la grâce et en faisant précisément ce que font les prêtres, son âme est renouvelée. Il est possible donc de parler de la spiritualité du prêtre comme d'une spiritualité dialectique. La nature dialectique de la spiritualité du prêtre apparaît le plus clairement dans sa prédication, dans son service de la parole de Dieu. 
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L'encouragement à donner l'homélie aux célébrations eucharistiques quotidiennes, aussi bien qu'à celles du dimanche constitue un développement structurel majeur dans la spiritualité du prêtre qui émane de Vatican II. Car l'homélie quotidienne exige la prière et la réflexion, l'étude et la contemplation. 
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Elle appelle le prêtre à acquérir l'imagination du romancier et le coeur du poète L'acte créateur de la prédication, dans laquelle la parole de Dieu transforme le prédicateur et l'auditeur et nomme la grâce de la vie quotidienne, sert de clef de voûte à la spiritualité du prêtre diocésain. Prêcher bien et efficacement, être le guide-serviteur de la communauté catholique, évangéliser la société, constituent à la vérité une mission héroïque -- la mission du prêtre.

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La <B>troisième piste</B> de croissance qui soutient ma vie spirituelle de prêtre est reliée directement elle aussi au ministère du prêtre et participe de la même dynamique que l’homélie. Elle touche non seulement les gestes à faire mais renvoie le sujet à lui-même dans ce qu’il est lors de la célébration des sacrements en présence du peuple (avec la communauté chrétienne)
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De la même façon que pour l’homélie, cette célébration de l’eucharistie et des autres sacrements avec la communauté ramène le prêtre dans la dialectique d’intégration de sa « consécration », de sa « grâce », de sa « mission » et de son « ministère ». Elle lui donne un lieu concret d’intégration. Elle ne le met pas à part de la communauté, au contraire elle l’y insère et lui rappelle continuellement que ce qu’il célèbre n’est pas seulement pour les autres  mais aussi pour lui qui comme baptisé se nourrit de la même grâce, de la même vie, de la même source.
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La <B>quatrième piste</B> relève d’un sentiment d’appartenance qui m’est cher et qui m’a toujours habité. Je l’appellerais d’un terme un peu barbare : la « diocésanité ». Qu’est-ce que je veux dire par ce mot? Il exprime pour moi l’attachement à mon diocèse, aux gens de ce territoire qui est une véritable Église, un diocèse, une Église locale ou particulière unie au successeur des apôtres qui la guide et la conduit :  l’évêque. Le sens de la solidarité avec mes frères prêtres et avec l’évêque ne m’a jamais quitté même si parfois cette solidarité que le Concile Vatican II appelle « obéissance responsable » au numéro 16 de <I>Presbyterorum Ordinis</I> ne fut pas toujours facile et de tout repos.
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Il reste que je me suis toujours senti lié, « incardiné » à cette Église diocésaine que je sers, non seulement juridiquement, mais aussi spirituellement. L’incardination (la « diocésanité ») ouvre sur la solidarité et la communion comme valeurs spirituelles indispensables dans la vie spirituelle du prêtre. Elle amène aussi un positionnement personnel dans la façon de vire l’obéissance à l’évêque, d’une part, parce que c’est lui qui par l’ordination au diaconat ou par une lettre d’incardination établit le rattachement à une Église particulière et, d’autre part, parce que l’Église particulière n’existe pas sans l’évêque (<I>Pastores dabo vobis</I>, numéro 28). Enfin, on pourrait ajouter un autre bienfait de cette appartenance à une Église diocésaine qu’est l’incardination. L’être humain a besoin d’un terrain où s’enraciner pour donner de bons fruits. L’incardination en fixant le prêtre dans une Église locale ou particulière lui offre ce terrain stable pour avancer, pour grandir vers la maturité spirituelle.
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Ces pistes ne sont pas exclusives, loin de là, et elles ne disent pas tout, car je pourrais ajouter l’importance de la prière en groupe avec des gens de tout horizon et dans une spontanéité rafraîchissante qui m’a bien nourri pendant de nombreuses années. Et que dire de ces retraites à l’écart qui m’ont permis de faire le point en compagnie d’amis comme François d’Assise et Claire d’Assise ou Charles de Foucauld. 
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Je vous ai fait part simplement de mon expérience personnelle qui correspond j’en suis sûr à celle de plusieurs confrères. À travers ces pistes de croissance spirituelle se dessine une spiritualité propre au prêtre diocésain qui n’est pas seulement un amalgame de dévotions ou d’exercices, mais qui s’intègre de façon concrète à sa vie de pasteur et qui en respecte les particularités.
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Concernant la prédication et la célébration des sacrements, j’entends monter une question : n’êtes-vous pas en train de nous centrer sur les sacrements et d’oublier que le ministère du prêtre ne se limite pas à ceux-ci?  Je comprends la question.
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<br />
Laissez-moi répondre que ces deux pistes sont situées ici sur le terrain de l’expérience intérieure du prêtre, de son « vécu », de son identité spirituelle personnelle qui ne peut se construire sans un ancrage solide dans ce qu’il est et dans ce qu’il fait. 
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Les deux moyens que je privilégie ne sont pas les seuls sur ce plan. Pour certains, le bréviaire, la célébration quotidienne de l’Eucharistie, les rencontres en équipes de vie, la participation à des mouvements, l’engagement social, les pèlerinages ou encore une dévotion particulière seront des riches pistes de croissance. Comme j’ai insisté pour montrer qu’il y a plusieurs configurations que peut prendre la spiritualité du prêtre diocésain, je serais mal venu de vous présenter une recette normative. 
<br />
<br />
La raison pour laquelle, j’ai mis ces deux pistes en évidence, c’est qu’elles m’ont bien servi dans la formation d’une identité personnelle de prêtre : Si tu prêches comme un perroquet qui répète des choses qu’il ne comprends pas ou qu’il a seulement apprises sans les vivre, tu agis comme un fonctionnaire dirait Drewerman, tu n’agis pas comme un ministre du Christ. D’autre part si tu t’adresses à tes frères et sœurs comme celui qui a la vérité, sur un ton d’autorité écrasante, tu oublies que tu es au service d’une Parole qui ne t’appartient pas et que toi aussi tu dois méditer et écouter.
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<br />
<B>
CONCLUSION
</B>
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En guise de conclusion de ces exposés, je vous laisse sur ce beau texte de Henri Nouwen qui saura vous accompagner sur le chemin de la formation et du dévelopement d’une identité spirituelle personnelle marquée au plus haut degré par le ministère que vous accomplissez ou que vous accomplirez au service du Peuple de Dieu et au service de l’Évangile.
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<FONT size=2>
L'identité du pasteur, qui devient visible dans son service pastoral, naît d'une tension imperceptible entre l'affirmation de soi et le renoncement à soi, la réalisation de soi et le sacrifice de soi, la satisfaction personnelle et l'anéantissement. Selon les périodes de la vie, l'accent sera mis davantage sur un pôle ou sur l'autre, mais, en général, à mesure qu'une personne acquiert plus de maturité, elle aura tendance à moins rechercher à ceindre ses reins elle-même et plutôt à tendre les mains et à suivre Celui qui a trouvé sa vie en la perdant. 
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</UL>
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Hermann Giguère, ptre<br />

8 février 2006
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<I>Questionnaire sur l’identité spirituelle du ministre ordonné </I>
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Comment se construit mon identité spirituelle personnelle dans mon ministère de prêtre ou de diacre?
</B>
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Pour vous aider dans cette réflexion vous pouvez  vous demander :
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1) Est-ce que j’ai eu un appel à ce ministère? Comment s'est-il manifesté?
<br />
<br />
2) Quelles personnes ou quelles situations m’interpellent et me nourrissent spirituellement?
<br />
<br />
3) Quels moyens ai-je développés pour entretenir le "feu" au fil des jours?
<br />
<br />
4) Quelles sont les motivations principales qui m’animent actuellement dans l'exercice de mon ministère?
<br />
<br />
 5) Y a-t-il des exigences spirituelles que je privilégie dans l'exercice de mon ministère?
<br />
<br />
6) Comment ma vie personnelle est-elle touchée par mon ministère? Et à l'inverse, comment mon état de vie marque-t-il spirituellement mon ministère?
<br />
<br />
7) Comment décrirais-je les traits spirituels essentiels à l'exercice "conscient"  et "dans l'Esprit du Christ" du ministère dans l'Église d'aujourd'hui?


					 <br />
					 
					 <br />


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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