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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:10:19+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »</title>
   <updated>2026-03-04T20:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2026-03-04T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A 08 mars 2023. Textes: Exode 17, 3-7, Romains 5, 1-2.5-8 et Jean 4, 5-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      À partir du troisième dimanche du Carême cette année (année liturgique A), les lectures  dominicales nous invitent à entrer dans un itinéraire baptismal. En effet du 3e au 5e dimanche du Carême on lit, dans l’évangile de saint Jean, les trois grands évangiles de l'initiation catéchuménale : la Samaritaine (<span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 5-42); la guérison de l'aveugle-né  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 9, 1-41) ; la résurrection de Lazare  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 11, 1-45). Ces évangiles servent depuis les débuts de l’Église à la formation des futurs baptisés à Pâques. Ceux-ci sont appelés « catéchumènes » et sont de plus en plus en plus nombreux aujourdhui.        <br />
              <br />
       Même si nous sommes baptisés depuis longtemps, entrons dans l’itinéraire baptismal qui nous est proposé. Faisons comme les catéchumènes, écoutons et regardons la scène qui vient d’être racontée.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène du puits</span>       <br />
              <br />
       Deux personnages sont au premier plan : Jésus et une femme, la Samaritaine.       <br />
              <br />
       Jésus est fatigué. Il s’assoit sur le bord d’un puits pour se reposer. Ses disciples s’en vont acheter des provisions. Il est seul. Le soleil le réchauffe. Il se laisse aller à ses pensées. Il ne se rend pas compte tout de suite de l’arrivée d’une femme.       <br />
              <br />
       Celle-ci dont on ne connait pas le nom vient puiser de l’eau pour sa maisonnée. Elle a un seau qu’elle désire descendre dans le puits. Mais la présence de Jésus la surprend et l’empêche de le faire. Ce qui la surprend encore plus c’est la question de Jésus « Donne-moi à boire ». Elle riposte sur le champ et lui dit : « Comment! Toi un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Et Jésus de répondre : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».       <br />
              <br />
       Quel renversement ! Toute une réponse. La suite du dialogue de Jésus avec cette femme est pour l’évangéliste saint Jean une occasion de nous livrer une conversation qui aboutit à la révélation de la proximité particulière de Jésus avec Dieu. En effet, en réponse à la femme qui lui dit « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand  il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses», Jésus lui dit « Je le suis, moi qui te parle. »        <br />
              <br />
       Cette révélation tombe à point pour  ceux et celles qui reçoivent le baptême. En effet, c’est par Jésus qu’est apportée et donnée  aux personnes baptisées la vie nouvelle en Dieu, qui les fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Cette vie nouvelle reçue au baptême est symbolisée par l’eau du puits. Celle-ci est  une image très parlante du sacrement du Baptême que recevront les catéchumènes adultes dans la Nuit pascale et que nous avons reçu à notre naissance, pour la plupart d'entre nous.        <br />
              <br />
       Que nous enseigne cette image de l'eau vive pour les futures personnes baptisées et pour les personnes baptisées que nous sommes ?         <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les fruits du baptême</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, le signe de l'eau qui est versée sur la tête dans le sacrement du Baptême nous aide à comprendre que la grâce de Dieu purifie le baptisé. C'est le propre de l'eau de laver, de nettoyer, de purifier. L’eau du Baptême purifie. « Les baptisés ont " revêtu le Christ " (Ga 3, 27). Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (cf. 1 Co 6, 11 ; 12, 13) » écrit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l'Église catholique</span> au numéro 1227. Le sacrement du Baptême vient nous purifier des péchés  qui ont obscurci le regard de l'humanité et qui pèsent sur tous, même si nous n'en sommes pas les auteurs. Notre humanité a besoin d'être rétablie dans sa beauté originelle. C'est ce que fait le Baptême par lequel Dieu nous dit que nous sommes son enfant, qu'il nous aime et qu'il nous aimera toujours, car son amour est éternel. « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime » dit-il à chaque nouveau baptisé.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, le signe de l'eau invite à nous laisser remplir par la vie même de Dieu qui nous est donnée par le Baptême. Comme le dit Jésus à la Samaritaine « celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ».  L'eau du Baptême étanche toutes les soifs. Notre vie est remplie de toutes sortes de soifs comme la soif d’être aimé, la soif d’être reconnu, la soif de pouvoir être utile dans le monde etc. et par-dessus tout la soif de Dieu. Certaines soifs cependant sont des pièges comme l’argent, la débauche, la rancune, l’envie etc.  Jésus vient par l’eau du baptême combler les plus belles soifs qui sont dans les personnes. Par le Baptême, le chrétien est rempli de la grâce de Dieu. À la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, dans sa Passion et sa Résurrection, il entre dans une  vie nouvelle. Il peut dire comme le fait saint Paul « Ma vie c'est le Christ » (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20).       <br />
              <br />
       La troisième chose à retenir du signe de l'eau vive que nous pouvons appliquer au Baptême à partir de la conversation de Jésus avec la Samaritaine, c'est que l'eau donnée par le Jésus est une eau « jaillissant en vie éternelle ». Elle est source de vie éternelle. Comme le dit saint Paul, par le Baptême le chrétien reçoit les prémices (les arrhes) de la vie éternelle (II <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 5, 5). La grâce de la vie nouvelle qui est reçue au Baptême est la vie éternelle déjà commencée. La vie nouvelle qu’apporte le baptême va bien au-delà de ce que l’on peut toucher du doigt. Il s’agit d’une transformation totale de notre être qui est un commencement jamais terminé. C’est la vie de Dieu qui s’actualise au jour le jour dans la personne baptisée que nous sommes, vivant pour Dieu comme le Christ et avec le Christ avant de le rencontrer dans la gloire céleste lorsque nous le verrons face à face comme dit saint Paul.        <br />
              <br />
       Voici trois beaux fruits du Baptême  représentés par le signe de l'eau vive        <br />
       - qui nous purifie et qui fait resplendir notre beauté d'enfant de Dieu (Tu as du prix à mes yeux)       <br />
       - qui apaise les soifs d'amour de toutes sortes en nous unissant au Christ dans une vie nouvelle (Tu n'auras plus jamais soif)       <br />
       - et qui est une vie éternelle déjà commencée ici-bas  (Vous avez reçu les prémices de la vie éternelle).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment laisser l'eau vive de notre Baptême produire tous ses fruits en nous ? Pour le faire, nous sommes invités à retenir l'enseignement qui se dégage de la première lecture car nous sommes un peu comme Moïse, remplis de doutes et d'hésitations. Le Seigneur nous dit comme il le dit à Moïse « Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ».       <br />
              <br />
       L’eau vive est là. Elle peut sortir du rocher. Mais il est important de la désirer, de frapper le rocher. Comme la Samaritaine, disons à Jésus ce matin « Seigneur donne-moi à boire… Seigneur donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif ».        <br />
              <br />
       Notre Carême est pour nous cette année un itinéraire baptismal. Nous sommes invités à renouveler nos engagements de personnes baptisées en affirmant notre foi en Jésus et en faisant de notre mieux pour le suivre selon nos vocations comme époux ou épouse, comme parents, comme enfants, comme bénévoles en pastorale, comme célibataires, comme travailleurs, comme responsables de services etc. Demandons au Seigneur que le chemin du Carême cette année soit pour nous un chemin de conversion et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous rapproche de  Jésus qui nous a montré le chemin en donnant sa vie pour nous alors que nous étions pécheurs. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Avec lui, par l'eau du Baptême, nous sommes morts au péché et ressuscités à une vie nouvelle d'amour, de joie, de paix, de partage et de don.        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mars 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 10 mars 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           dans le désert, le peuple, manquant d’eau,       <br />
       souffrit de la soif.       <br />
       Il récrimina contre Moïse et dit :       <br />
       « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir de soif       <br />
       avec nos fils et nos troupeaux ? »       <br />
           Moïse cria vers le Seigneur :       <br />
       « Que vais-je faire de ce peuple ?       <br />
       Encore un peu, et ils me lapideront ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Passe devant le peuple,       <br />
       emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,       <br />
       prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,       <br />
       et va !       <br />
       Moi, je serai là, devant toi,       <br />
       sur le rocher du mont Horeb.       <br />
       Tu frapperas le rocher,       <br />
       il en sortira de l’eau,       <br />
       et le peuple boira ! »       <br />
       Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.       <br />
              <br />
           Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)       <br />
       et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),       <br />
       parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,       <br />
       et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :       <br />
       « Le Seigneur est-il au milieu de nous,       <br />
       oui ou non ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
           Alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !       <br />
       Donne-moi de l’eau vive :       <br />
       que je n’aie plus soif.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?       <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Va, appelle ton mari, et reviens. »       <br />
           La femme répliqua :       <br />
       « Je n’ai pas de mari. »       <br />
       Jésus reprit :       <br />
       « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :       <br />
                   des maris, tu en a eu cinq,       <br />
       et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;       <br />
       là, tu dis vrai. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
           À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;       <br />
       ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.       <br />
       Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »       <br />
       ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »       <br />
              <br />
           La femme, laissant là sa cruche,       <br />
       revint à la ville et dit aux gens :       <br />
           « Venez voir un homme       <br />
       qui m’a dit tout ce que j’ai fait.       <br />
       Ne serait-il pas le Christ ? »       <br />
           Ils sortirent de la ville,       <br />
       et ils se dirigeaient vers lui.       <br />
              <br />
           Entre-temps, les disciples l’appelaient :       <br />
       « Rabbi, viens manger. »       <br />
           Mais il répondit :       <br />
       « Pour moi, j’ai de quoi manger :       <br />
       c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »       <br />
           Les disciples se disaient entre eux :       <br />
       « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Ma nourriture,       <br />
       c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé       <br />
       et d’accomplir son œuvre.       <br />
           Ne dites-vous pas :       <br />
       ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?       <br />
       Et moi, je vous dis :       <br />
       Levez les yeux       <br />
       et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.       <br />
       Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :       <br />
       il récolte du fruit pour la vie éternelle,       <br />
       si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.       <br />
           Il est bien vrai, le dicton :       <br />
       ‘L’un sème, l’autre moissonne.’       <br />
           Je vous ai envoyés moissonner       <br />
       ce qui ne vous a coûté aucun effort ;       <br />
       d’autres ont fait l’effort,       <br />
       et vous en avez bénéficié. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,       <br />
       à cause de la parole de la femme       <br />
       qui rendait ce témoignage :       <br />
       « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?         <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.       <br />
           Je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <updated>2025-10-02T15:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1264.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379373-63200190.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-24T00:55:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379373-63200190.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016 et du 20 septembre 2022-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1264.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <updated>2025-10-02T15:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1263.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379367-63200178.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379367-63200178.jpg?v=1655212426" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" />
     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019 et du 18 septembre 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1263.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <updated>2025-08-18T13:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1259.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-08-19T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 24 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379317-63200160.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       19 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013 et du 16 août 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1259.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <updated>2024-03-19T23:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a1166.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063385-55904471.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 10 mars 2024. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063385-55904471.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème (Jean 3, 16).         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus du début jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 mars 2024       <br />
               <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018 et du 9 mars 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
       <!--       <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       -->       <br />
       Pour prolonger la méditation  lire ce texte de Sébastien Doane dans <span style="font-style:italic"> Interbible</span> du 5 mars 2018 :  « Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle.        <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autre citation, celle de Pascal:       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a1166.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : « La résurrection et la vie après la vie » </title>
   <updated>2022-10-30T22:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-resurrection-et-la-vie-apres-la-vie_a1089.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68014057-47960508.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-11-01T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C le 6 novembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : 2 Macchabées (Martyrs d'Israël) 7, 1-2.9-14), II Thessaloniciens 2, 16 – 3, 5 et Luc 20. 27.34-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014057-47960508.jpg?v=1666659126" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : « La résurrection et la vie après la vie » " title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : « La résurrection et la vie après la vie » " />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin un assemblage de textes qui est dirigé par un mot : résurrection. C'est le but du choix de la première lecture des Martyrs d'Israël qui raconte la mort des frères Macchabées, de celle de l'évangile qui, à l'occasion d'une discussion sur le mariage, met en cause la foi en la résurrection qui pose question, comme on le voit, lorsque les contemporains de Jésus se divisent entre ceux qui y croient : les sadducéens et ceux qui n'y croient pas : les pharisiens, alors que la deuxième lecture invite à la confiance en la Parole de Dieu qui poursuit sa course.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une longue histoire</span>       <br />
              <br />
       La foi en la résurrection a connu dans la Bible un long chemin. Les premiers croyants comme Abraham et Moïse ne voyaient pas de vie après la vie. Leur foi les engageait  ici-bas dans leur recherche de la meilleure façon de plaire au Dieu de l'Alliance qui s'était manifesté à eux. Ils en attendaient des jours de paix et de bonheur dans leur vie qu'il lui remettait. C'était le cas de tous le croyants sérieux, de ceux et celles que l'Ancien Testament appellent les justes, «  ceux et celles qui sont ajustés » à Dieu.       <br />
              <br />
       C'est devant le sort terrestre de ces justes qui parfois, comme Job, connaissaient la misère et l'échec que la question s'est posée d'une vie après la vie. Et dans le livre de Job nous trouvons une première affirmation de la foi en une vie qui perdure au-delà du temps dans ce très beau texte que nous lisons souvent aux funérailles : «  Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ;  et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu. Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger. Mon cœur en défaille au-dedans de moi. Je sais que mon Rédempteur est vivant » (Job 19, 25-27).  Job intuitionnait une vie humaine qui se prolonge en vie éternelle auprès de Dieu.       <br />
              <br />
       Avec le livre des Martyrs d'Israël dont la première lecture est tirée nous voyons se peaufiner cette foi et apparaître l'idée de la résurrection. Pour les Juifs de cette époque, les martyrs ne pouvaient être disparus à jamais. S'ils étaient bien morts, cela ne voulait pas dire qu'ils étaient disparus pour toujours. C'est ainsi qu'on a mis de l'avant l'idée de leur résurrection c’est-à-dire d'un retour à la vie. Cette foi s'est ensuite étendue à tous les justes mourant pour le Seigneur et avec lui. Eux aussi ressusciteront comme les martyrs.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'enseignement de Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est cet enseignement que Jésus connaît et auquel il fait face dans le passage de saint Luc que nous avons lu. Ses adversaires se font forts de lui apporter des objections obvies : comment se retrouve-t-on dans l'au-delà où il n'y a plus rien de matériel ? Qu'en est-il des liens établis entre mari et femme, par exemple ? Qu'est-ce qui demeure et comment cela se passe-t-il ? Concédons que ce sont de bonnes questions, des questions que nous nous posons encore aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je me souviens de ma mère de 95 ans qui me demandait souvent avant de mourir : « Est-ce que je vais revoir ton père, mon mari, comme il était ? Est-ce que je vais pouvoir lui parler? Est-ce que je vais voir mes enfants et mes petits-enfants sur la terre ? Est-ce que je vais revoir mes parents que j'ai tant aimés? »  Ce sont des questions que nous pouvons nous poser avec raison et qu'on se pose forcément en vieillissant et surtout si l'on croit en la résurrection comme nous invite le credo : « Je crois en la résurrection de la chair ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le credo : « Je crois en la résurrection de la chair »</span>       <br />
              <br />
       Je ne pouvais répondre aux questions posées par ma mère, sinon en la renvoyant à la foi de l'Église. J'étais un peu dans la même situation que celle de Jésus avec ses adversaires à qui il ne répond pas directement, mais à qui il dit qu'ils doivent penser d'abord qu'ils sont « enfants de Dieu et enfants de la résurrection » et que leur Dieu n’est pas « le Dieu des morts, mais des vivants » comme il est écrit dans l'évangile que nous venons d'entendre.       <br />
              <br />
       Cette réponse nous laisse sur notre faim, bien sûr, mais elle ouvre la porte à une compréhension profonde de la résurrection qui n'est pas seulement un phénomène, un état où nous nous retrouverons un jour, mais une personne, car Jésus dira « Je suis la Résurrection et la Vie » (Jean 11, 25). Voilà la réponse aux questions de tout à l'heure.       <br />
              <br />
       Nous pouvons croire en la « résurrection de la chair » parce que nous croyons que le Christ est ressuscité et qu'il nous entraîne à sa suite. « Si le Christ n'est pas ressuscité, ma foi est vaine » (I Corinthiens 15, 17), dit saint Paul.  Je n'ai pas à me demander comment ça  se passera dans le détail, mais à entrer à la suite de Jésus dans la confiance totale au Père qui nous sauve et nous garde près de lui pour toujours.       <br />
              <br />
       Oui, souhaitons comme dit saint Paul dans la deuxième lecture que « le Seigneur Jésus et Dieu notre Père qui nous aime et qui pour toujours a donné réconfort et bonne espérance par sa grâce, réconfortent nos cœurs et les affermissent en tout ce que nous pouvons faire et dire de bien ».       <br />
              <br />
       Voilà la réponse aux questions sur la vie après la vie : tourner nos regards vers la vie présente, car notre vie présente au moment de notre départ vers la maison du Père « ne sera pas détruite, elle sera transformée » comme le dit la préface de la messe des funérailles s'inspirant de saint Paul qui écrit dans sa première Lettre aux Thessaloniciens  : « Ceux qui sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui » (1 Thessaloniciens 4, 13-14).       <br />
              <br />
       Quelles formes prendra cette transformation, cela reste un mystère? Mais nous savons, parce que le Christ est  ressuscité, que nous serons avec lui et que nous pouvons faire confiance à l'amour de notre Père qui nous gardera avec lui pour toujours.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration soit un acte de foi dans l'amour et la puissance de Dieu qui n’abandonne pas sa créature et qui lui offre un avenir de paix, de joie et de bonheur qui n'aura pas de fin. Ainsi nous pouvons avec nos frères et sœurs qui nous  ont quittés louer et chanter pour l'éternité la gloire de notre Dieu.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 novembre 2022       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 1 novembre 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pour aller plus loin :        <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/LA-RESURRECTION-C-EST-QUOI_a86.html">Méditation sur la Résurrection du Christ</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.la-croix.com/Religion/Religion-et-spiritualite/Je-crois-a-la-resurrection-de-la-chair-2016-10-29-1200799589?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20161031&utm_campaign=newsletter__crx_urbi&utm_term=429829&PMID=e21a2a672d12b9787c2e2cd4d5e4bde5">Article dans le journal La Croix le 29 octobre 2016</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2B.HTM">       <br />
       Catéchisme de l'Église catholiques numéros 988 à 1004</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle » (2 M 7, 1-2.9-14)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.       <br />
       À coups de fouet et de nerf de bœuf,       <br />
       le roi Antiocos voulut les contraindre       <br />
       à manger du porc, viande interdite.       <br />
           L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara :       <br />
       « Que cherches-tu à savoir de nous ?       <br />
       Nous sommes prêts à mourir       <br />
       plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »       <br />
           Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :       <br />
       « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente,       <br />
       mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois,       <br />
       le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »       <br />
           Après cela, le troisième fut mis à la torture.       <br />
       Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna       <br />
       et il présenta les mains avec intrépidité,       <br />
           en déclarant avec noblesse :       <br />
       « C’est du Ciel que je tiens ces membres,       <br />
       mais à cause de ses lois je les méprise,       <br />
       et c’est par lui que j’espère les retrouver. »       <br />
           Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme       <br />
       qui comptait pour rien les souffrances.       <br />
           Lorsque celui-ci fut mort,       <br />
       le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices.       <br />
           Sur le point d’expirer, il parla ainsi :       <br />
       « Mieux vaut mourir par la main des hommes,       <br />
       quand on attend la résurrection promise par Dieu,       <br />
       tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 16 (17), 1ab.3ab, 5-6, 8.15)       <br />
       R/ Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur. (Ps 16, 15b)       <br />
              <br />
       Seigneur, écoute la justice !       <br />
       Entends ma plainte, accueille ma prière.       <br />
       Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,       <br />
       tu m’éprouves, sans rien trouver.       <br />
              <br />
       J’ai tenu mes pas sur tes traces,       <br />
       jamais mon pied n’a trébuché.       <br />
       Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :       <br />
       écoute-moi, entends ce que je dis.       <br />
              <br />
       Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;       <br />
       à l’ombre de tes ailes, cache-moi,       <br />
       Et moi, par ta justice, je verrai ta face :       <br />
       au réveil, je me rassasierai de ton visage.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le Seigneur vous affermisse « en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien » (2 Th 2, 16 – 3, 5)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
            que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,       <br />
       et Dieu notre Père qui nous a aimés       <br />
       et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,       <br />
           réconfortent vos cœurs       <br />
       et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.       <br />
              <br />
            Priez aussi pour nous, frères,       <br />
       afin que la parole du Seigneur poursuive sa course,       <br />
       et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.       <br />
           Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais,       <br />
       car tout le monde n’a pas la foi.       <br />
           Le Seigneur, lui, est fidèle :       <br />
       il vous affermira et vous protégera du Mal.       <br />
           Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous :       <br />
       vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.       <br />
           Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu       <br />
       et l’endurance du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts,       <br />
       à lui, la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles.       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 5a.6b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quelques sadducéens       <br />
       – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –       <br />
       s’approchèrent de Jésus       <br />
           et l’interrogèrent :       <br />
           « Maître, Moïse nous a prescrit :       <br />
       Si un homme a un frère qui meurt       <br />
       en laissant une épouse mais pas d’enfant,       <br />
       il doit épouser la veuve       <br />
       pour susciter une descendance à son frère.       <br />
           Or, il y avait sept frères :       <br />
       le premier se maria et mourut sans enfant ;       <br />
           de même le deuxième,       <br />
           puis le troisième épousèrent la veuve,       <br />
       et ainsi tous les sept :       <br />
       ils moururent sans laisser d’enfants.       <br />
           Finalement la femme mourut aussi.       <br />
           Eh bien, à la résurrection,       <br />
       cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,       <br />
       puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »       <br />
              <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.       <br />
           Mais ceux qui ont été jugés dignes       <br />
       d’avoir part au monde à venir       <br />
       et à la résurrection d’entre les morts       <br />
       ne prennent ni femme ni mari,       <br />
           car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
           Que les morts ressuscitent,       <br />
       Moïse lui-même le fait comprendre       <br />
       dans le récit du buisson ardent,       <br />
       quand il appelle le Seigneur        <br />
       le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.       <br />
           Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       Tous, en effet, vivent pour lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quelques sadducéens       <br />
       – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –       <br />
       s’approchèrent de Jésus       <br />
           et l’interrogèrent.       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.       <br />
           Mais ceux qui ont été jugés dignes       <br />
       d’avoir part au monde à venir       <br />
       et à la résurrection d’entre les morts       <br />
       ne prennent ni femme ni mari,       <br />
           car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
           Que les morts ressuscitent,       <br />
       Moïse lui-même le fait comprendre       <br />
       dans le récit du buisson ardent,       <br />
       quand il appelle le Seigneur        <br />
       le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.       <br />
           Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       Tous, en effet, vivent pour lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-resurrection-et-la-vie-apres-la-vie_a1089.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <updated>2022-09-21T13:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/65368487-46656730.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 25 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368487-46656730.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <updated>2022-09-16T03:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1082.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/65368486-46656729.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-13T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 18 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368486-46656729.jpg?v=1655212426" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" />
     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1082.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <updated>2022-07-30T02:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1078.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229005-46109483.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-08-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229005-46109483.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       16 août 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1078.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <updated>2021-03-28T15:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a997.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52796937-40141373.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-09T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Séminaire le 14 mars 2021. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52796937-40141373.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème.         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus à partir de la Cène jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
        9 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et lire ce texte de Sébastien Doane dans Interbible du 5 mars 2018 :  " Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle. '       <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père. -->       <br />
       <!--   -->       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a997.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »</title>
   <updated>2019-11-09T15:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/39146916-33820798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-05T20:11:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Funérailles d'une défunte en l'église de St-Joseph-de-Beauce 9 novembre 2019. La défunte de 101 ans a souffert pendant plusieurs années de déficiences associées souvent à la maladie d'Alzheimer et elle a été admirablement accompagnée par ses proches pendant tout ce temps. Comme elle faisait partie de ma famille et que je la fréquentais régulièrement, j'ai vu de près son cheminement au fil des jours et des ans. Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/39146916-33820798.jpg?v=1572984769" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      La défunte est décédée à 101 ans. Elle a vécu les dernières années de sa vie dans des diminutions importantes et quasi totales de ses capacités physiques, intellectuelles et relationnelles. Elle était pourtant entourée avec amour de sa famille qui ne l’a pas abandonnée un seul instant. Comme elle le souhaitait, elle est morte dans son lit.       <br />
              <br />
       Cette situation vécue par la défunte dans les dernières années de sa vie où elle était là mais où on ne pouvait communiquer avec elle comme on le fait habituellement m’a inspiré le thème de cette homélie. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle.       <br />
       <!--Mais ceci étant dit, on peut se poser la question : est-elle vraiment morte ? Bien sûr Elle est arrivée au terme de sa vie sur la terre. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle. Pourquoi ? -->       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vie éternelle       <br />
       </span>       <br />
       Je vous explique mon point de vue. Nous ne pouvions plus communiquer comme avant avec elle et pourtant sa famille et ses proches ne l’ont pas mise de côté. Elle est restée présente tous les jours pour eux. Une présence vivante malgré les limites qui apparaissaient,  une présence perceptible par certains signes ou petits gestes.       <br />
              <br />
       Voilà le point que j’aimerais retenir et souligner avec vous. La défunte malgré ses diminutions est restée toujours bien vivante. La vie en elle était là, même lorsque nous ne la voyions pas.  La défunte n’était pas un simple objet, mais elle était toujours une personne. Elle vivait. Ses enfants et toute sa famille ont fait le choix d'avoir foi en cette vie qui était en elle. Ils l'ont entourée d’amour et de soins.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Une image de la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi je fais des dernières années de la défunte une image de la vie éternelle? La réponse est bien simple. La raison pour laquelle je vois là une image de la vie éternelle, c'est parce que pour la vie éternelle c'est un peu semblable : on y croit même si on ne la voit pas.       <br />
              <br />
       La vie éternelle à laquelle je crois et en laquelle plusieurs parmi vous croient aussi est, elle aussi, une réalité qui ne se voit pas comme la vie de la défunte qui ne se voyait presque plus et qui pourtant était bien là. La vie éternelle à laquelle nous sommes appelés ne se touche pas avec les moyens humains. Elle dépasse nos perceptions ordinaires. Elle repose sur la foi. C’est un choix d’y croire ou non. Je choisis d’y croire parce que des images comme celle de la vie de la défunte me disent que c’est possible de vivre autrement que de la façon dont se passe notre vie habituellement.       <br />
              <br />
       Cette image de la défunte demeurée pendant toutes ces années présente parmi nous malgré son handicap me dit que les défunts sont aussi présents parmi nous et que leur vie que je ne puis toucher n’est pas terminée. Ils ont atteint le terme de leur vie terrestre mais la vie reçue sur la terre s’est transformée en vie éternelle où il n’y a plus de larmes et de pleurs et où règnent la  joie et le bonheur pour toujours : « [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé », lisons-nous dans le livre de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> qui termine le Nouveau Testament.  (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21, 4)       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment cela se passera ?       <br />
              <br />
       Pour vous répondre je reviendrai à l’image de la défunte. La vie était en elle jusqu'à la fin. C’est cette vie qui s’est transformée en vie éternelle, une continuité dans la vie qui nous échappe mais qui est réelle pour les personnes qui y croient.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La source de la foi en la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       J’ai parlé plusieurs fois de ceux et celles qui croient à la vie éternelle. J’en suis. Mais pour moi, il ne s’agit pas d’une vague croyance. Elle repose sur ma foi en Jésus-Christ qui est ressuscité et qui a accédé à la vie éternelle. Il est ainsi devenu, comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Colossiens</span>, le Premier-Né d’entre les morts, « afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude ». (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 1, 18-19)       <br />
              <br />
       Dans le passage de l’évangile que j’ai retenu pour notre célébration, Jésus annonce la bonne nouvelle qu’il ne sera pas seul mais que dans la vie éternelle toute personne  a une place qui lui est réservée. La vie éternelle n’est pas simplement une prolongation de la vie, c’est une rencontre dans une demeure habitée par ceux et celles qui nous ont quitté en compagnie de Jésus et des saints et des saintes que nous vénérons.        <br />
              <br />
       Je ne peux en dire plus car, personne n’est revenu à la vie, sauf Jésus ressuscité, qui nous invite à le suivre et à le reconnaître comme notre Seigneur et Sauveur.  Ainsi nous pourrons, le temps venu, entrer dans la demeure qui nous a été préparée de toute éternité et nous asseoir à la table de Dieu notre Père avec Lui. (cf.  <span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 3, 20)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette messe est une occasion de le faire par des symboles comme celui de la communion au Pain et au Vin consacrées et par le partage de la Parole de Dieu qui nourrissent  notre vie ici-bas et notre vie à venir.       <br />
              <br />
       En terminant disons cette prière, si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Maître et Créateur de toutes choses,        <br />
       accepte la vie que j’ai reçue de toi.        <br />
       Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre        <br />
       pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle.        <br />
       Père, entre tes mains je remets ma vie. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 novembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <HR>       <br />
       Lecture du Livre de la Sagesse (Sg 2, 23 ; 3, 1-6.9)       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas, s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment mais, par leur espérance, ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (14, 1-6)       <br />
              <br />
       A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : « Je pars vous préparer une place ? ». Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? ». Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ».       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »</title>
   <updated>2019-11-07T02:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Il-n-est-pas-le-Dieu-des-morts-mais-des-vivants_a919.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/37667028-33178306.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
10 novembre 2019 Textes : 2 Macchabées (Martyrs d'Israël) 7, 1-2.9-14), II Thessaloniciens 2, 16 – 3, 5 et Luc 20, 27.34-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37667028-33178306.jpg?v=1569545602" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »" />
     </div>
     <div>
      La lecture de ce texte de l’évangile de saint Luc m’a rappelé mes conversations du dimanche avec ma mère décédée à 95 ans quelques années après mon père avec qui elle avait vécu un grand amour. Elle me demandait souvent : « Est-ce que je vais pouvoir le revoir quand je vais mourir ? Comment il va être ? Est-ce que je vais le reconnaître ? »       <br />
              <br />
       Autant de questions qu’elle n’est pas la seule à s’être posées. Elles sont derrière la situation évoquée par les Sadducéens pour embêter Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La question des Sadducéens</span>       <br />
              <br />
       La situation présentée à Jésus par les Sadducéens où une épouse a eu plusieurs maris n’est pas incongrue  même si le nombre de sept est hors norme et leurs morts subites aussi. On comprend qu’il s’agit d’un cas hypothétique soumis à Jésus pour le piéger.       <br />
              <br />
       En effet, il faut savoir que les Sadducéens, un groupe de notables juifs, ne croyaient pas à la résurrection des morts et à la vie éternelle. Leurs adversaires, les Pharisiens, eux y croyaient en s'appuyant sur des textes comme ceux de la première lecture qui, en racontant la mort des sept frères arrêtés avec leur mère, dévoile cette foi que chacun proclame à sa façon. En effet  le quatrième frère sur le point d’expirer déclare :  « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle… Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu ».        <br />
              <br />
       Les Sadducéens veulent montrer que cette croyance est absurde. C’est le but de leur histoire qui se veut une illustration parfaite de cette absurdité. « Cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » demandent-ils à Jésus. Ils transposent dans la  vie éternelle, sans adaptation aucune, la vie d’ici-bas.On voit bien que la question posée comme cela ne peut recevoir de réponse satisfaisante. Il faut donc conclure que la résurrection des morts et la vie éternelle n’existent pas. Il faut se concentrer sur la vie d’ici-bas où le temps passe et…les maris aussi. Les liens disparaissent avec la mort qui les emporte. Pas de vie éternelle, encore moins de résurrection des morts.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire présentée par les Sadducéens nous vaut une réponse de Jésus qui a alimenté la foi des premiers chrétiens et qui est encore inspirante pour nous aujourd'hui.       <br />
              <br />
       En effet, saint Luc met dans la bouche de Jésus une réponse qui exprime bien l’essentiel de la foi chrétienne : « Ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection ».       <br />
              <br />
       « Enfants de la résurrection  ». Cette réponse est toute entière illuminée par la lumière de la résurrection de Jésus. Au moment où saint Luc écrit son évangile, entre 70 et 85 après Jésus-Christ très probablement, les premières communautés chrétiennes existent un peu partout et elles vivent dans la foi en Jésus ressuscité, toujours vivant que les premiers témoins ont rencontré après le Vendredi Saint. Il est donc logique pour eux de mettre dans la bouche de Jésus une affirmation claire de la résurrection des morts et de la vie éternelle qui font partie de leur foi : « Ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Cette réponse met devant nos yeux la réalité de la vie après la mort dans une perspective de foi qui se fonde sur la résurrection du Christ qui fera dire à Saint Paul : « S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité ». ( I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 15, 13)       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, qu’en est-il de la question de ma mère semblable à celle des Sadducéens ?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une vie porteuse de vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       Je ne suis pas certain que la question soit bien posée, car comme le dit l’évangile « ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,  car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges ».        <br />
              <br />
       Les questions qui nous habitent sont calquées sur les réalités sensibles que nous vivons, mais après la mort ces réalités sont transformées. Les personnes défuntes continuent de vivre mais elles sont dans un état différent du nôtre. Comme pour les anges et comme pour le Christ ressuscité, les frontières du temps et de l’espace n’existent plus. Elles sont devenues des êtres nouveaux tout en restant elles-mêmes mais d’une façon différente de celle qu’elles avaient sur la terre.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, par exemple, lors des apparitions du Christ ressuscité, souvent on ne le reconnaît pas tout de suite ou encore comme Marie Madeleine on le prend pour une autre personne. Dans son cas, elle le prend pour le jardinier avant de le reconnaître dans la foi. « S’étant retournée, est-il écrit dans l’évangile de saint Jean, elle lui dit en hébreu : ‘’ Rabbouni !’’, c’est-à-dire : ‘’Maître’’. Jésus reprend : ‘’ Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ‘’ ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 20, 17)        <br />
              <br />
       Vous voyez que le message de l’évangile d'aujourd'hui nous rejoint toutes et tous car il ouvre la porte sur nos questions concernant ce mystère de la résurrection des morts et de la vie éternelle. C’est dans la foi que nous recevons la réponse de Jésus qui invite à faire confiance à Celui qui est notre Père et Maître de l’univers. Le « comment de la vie éternelle » nous échappe, mais la réalité de celle-ci fait partie de notre foi.       <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi invités, non pas à discuter comme les Sadducéens, mais à plonger dans cette foi en la résurrection et en la vie éternelle dont Jésus nous montre le chemin par sa propre Résurrection.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette homélie dominicale vous a peut-être rappelé les homélies de funérailles auxquelles vous avez participé à l’occasion. C’est juste, car le questionnement des Sadducéens pour mettre Jésus en boite, n’est pas farfelu. Il nous habite nous aussi comme c’était le cas pour ma mère. Nous sommes toutes et tous invités à dépasser nos questions et à faire le saut dans la foi que nous proclamons à chaque Eucharistie lorsque nous faisons notre profession de foi : « Je crois à la résurrection de la chair,  à la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Nous serons soutenus pour faire ce saut dans la foi par la certitude que nous donne l’Eucharistie qui nous fait rencontrer à chaque messe le Christ Ressuscité et toujours vivant. Dans la liturgie que nous célébrons à la messe nous nous unissons à la liturgie qui se célèbre dans le ciel où Jésus se tient devant son Père avec nos frères et sœurs défunts dans une louange et un bonheur éternels que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 novembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
        <!--car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
              <br />
        Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       -->       <br />
       <b>Lectures de la messe du 32e dimanche du temps ordinaire Année C        <br />
       </b>       <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle » (2 M 7, 1-2.9-14)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.       <br />
       À coups de fouet et de nerf de bœuf,       <br />
       le roi Antiocos voulut les contraindre       <br />
       à manger du porc, viande interdite.       <br />
           L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara :       <br />
       « Que cherches-tu à savoir de nous ?       <br />
       Nous sommes prêts à mourir       <br />
       plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »       <br />
           Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :       <br />
       « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente,       <br />
       mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois,       <br />
       le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »       <br />
           Après cela, le troisième fut mis à la torture.       <br />
       Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna       <br />
       et il présenta les mains avec intrépidité,       <br />
           en déclarant avec noblesse :       <br />
       « C’est du Ciel que je tiens ces membres,       <br />
       mais à cause de ses lois je les méprise,       <br />
       et c’est par lui que j’espère les retrouver. »       <br />
           Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme       <br />
       qui comptait pour rien les souffrances.       <br />
           Lorsque celui-ci fut mort,       <br />
       le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices.       <br />
           Sur le point d’expirer, il parla ainsi :       <br />
       « Mieux vaut mourir par la main des hommes,       <br />
       quand on attend la résurrection promise par Dieu,       <br />
       tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 16 (17), 1ab.3ab, 5-6, 8.15)       <br />
              <br />
       R/ Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur. (Ps 16, 15b)       <br />
              <br />
       Seigneur, écoute la justice !       <br />
       Entends ma plainte, accueille ma prière.       <br />
       Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,       <br />
       tu m’éprouves, sans rien trouver.       <br />
              <br />
       J’ai tenu mes pas sur tes traces,       <br />
       jamais mon pied n’a trébuché.       <br />
       Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :       <br />
       écoute-moi, entends ce que je dis.       <br />
              <br />
       Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;       <br />
       à l’ombre de tes ailes, cache-moi,       <br />
       Et moi, par ta justice, je verrai ta face :       <br />
       au réveil, je me rassasierai de ton visage.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que le Seigneur vous affermisse « en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien » (2 Th 2, 16 – 3, 5)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
            que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,       <br />
       et Dieu notre Père qui nous a aimés       <br />
       et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,       <br />
           réconfortent vos cœurs       <br />
       et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.       <br />
              <br />
            Priez aussi pour nous, frères,       <br />
       afin que la parole du Seigneur poursuive sa course,       <br />
       et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.       <br />
           Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais,       <br />
       car tout le monde n’a pas la foi.       <br />
           Le Seigneur, lui, est fidèle :       <br />
       il vous affermira et vous protégera du Mal.       <br />
           Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous :       <br />
       vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.       <br />
           Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu       <br />
       et l’endurance du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts,       <br />
       à lui, la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles.       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 5a.6b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quelques sadducéens       <br />
       – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –       <br />
       s’approchèrent de Jésus       <br />
           et l’interrogèrent :       <br />
           « Maître, Moïse nous a prescrit :       <br />
       Si un homme a un frère qui meurt       <br />
       en laissant une épouse mais pas d’enfant,       <br />
       il doit épouser la veuve       <br />
       pour susciter une descendance à son frère.       <br />
           Or, il y avait sept frères :       <br />
       le premier se maria et mourut sans enfant ;       <br />
           de même le deuxième,       <br />
           puis le troisième épousèrent la veuve,       <br />
       et ainsi tous les sept :       <br />
       ils moururent sans laisser d’enfants.       <br />
           Finalement la femme mourut aussi.       <br />
           Eh bien, à la résurrection,       <br />
       cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,       <br />
       puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »       <br />
              <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.       <br />
           Mais ceux qui ont été jugés dignes       <br />
       d’avoir part au monde à venir       <br />
       et à la résurrection d’entre les morts       <br />
       ne prennent ni femme ni mari,       <br />
           car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
           Que les morts ressuscitent,       <br />
       Moïse lui-même le fait comprendre       <br />
       dans le récit du buisson ardent,       <br />
       quand il appelle le Seigneur        <br />
       le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.       <br />
           Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       Tous, en effet, vivent pour lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27.34-38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quelques sadducéens       <br />
       – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –       <br />
       s’approchèrent de Jésus       <br />
           et l’interrogèrent.       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.       <br />
           Mais ceux qui ont été jugés dignes       <br />
       d’avoir part au monde à venir       <br />
       et à la résurrection d’entre les morts       <br />
       ne prennent ni femme ni mari,       <br />
           car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
           Que les morts ressuscitent,       <br />
       Moïse lui-même le fait comprendre       <br />
       dans le récit du buisson ardent,       <br />
       quand il appelle le Seigneur        <br />
       le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.       <br />
           Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       Tous, en effet, vivent pour lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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       </div>       <br />
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              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour des funérailles (Luc 12, 35-38,40) : « La vie n’est pas détruite » </title>
   <updated>2019-11-10T13:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-des-funerailles-Luc-12-35-3840-La-vie-n-est-pas-detruite_a691.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8870990-14051196.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-30T03:04:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de monsieur Gaston Turcotte à l'église St-Édouard de Frampton (Québec) le 30 janvier 2016 par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a et Luc 12, 35-38,40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8870990-14051196.jpg?v=1454120397" alt="Homélie pour des funérailles (Luc 12, 35-38,40) : « La vie n’est pas détruite » " title="Homélie pour des funérailles (Luc 12, 35-38,40) : « La vie n’est pas détruite » " />
     </div>
     <div>
      Lorsque je suis allé au salon funéraire hier après-midi après avoir offert mes sympathies à Carole, Dave, Marie-Ève et aux sœurs de Gaston, je me suis arrêté longuement devant les photos qui étaient offertes sur un écran dans le fond de la salle.        <br />
              <br />
       J’y ai vu un homme heureux dans diverses circonstances de sa vie comme son mariage où je figure sur la photo, un homme entouré des siens : de son épouse, de ses enfants, de ses petits- enfants qu’il embrasse avec affection sur plusieurs clichés, un homme fidèle aux Chevaliers de Colomb, à ses hobbies etc.         <br />
              <br />
       Je m’arrête car, au début de notre célébration, Dave a déjà décrit ce qu’a été son père et le but d’une homélie aux funérailles n’est pas de rendre hommage au défunt, mais de nous aider à vivre la disparition d’un être cher en relisant certains textes de la Parole de Dieu, de l’Écriture, qui peuvent alors pour les croyants que nous sommes, et même les non-croyants, apporter un peu de lumière sur ce passage qu’est la mort que nous vivrons tous un jour ou l’autre       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le moment de la mort est un mystère</span>       <br />
              <br />
       Dans l’évangile que je viens de lire, Jésus nous dit : « Tenez-vous prêts, c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ». C’est ce qui est arrivé pour Gaston qui était en pleine forme et qui ne se doutait pas qu’il recevait une annonce de mort prochaine le 11 décembre 2015 lorsque son médecin lui a indiqué qu’il était gravement atteint.        <br />
              <br />
       À 62 ans, on ne pense pas beaucoup à la mort. Dans le contexte d’aujourd’hui où l’espérance de vie s’allonge toujours, à 62 ans on rêve de pouvoir profiter de ce qu’on a réalisé, de voir grandir ses petits-enfants, de rendre service avec plus de disponibilité etc. On ne pense pas que le passage de la mort nous attend au détour du chemin.       <br />
              <br />
       Et pourtant, c’est ce qui s’est produit pour à Gaston. En quelques semaines, il a vu la vie lui échapper. Et comme l’a souligné Dave, après un moment de déstabilisation bien normal, il a vécu petit à petit un abandon de croyant confiant. Sa foi qui est aussi celle de plusieurs parmi nous lui a donné la clé pour comprendre ce qui se passait.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie qui ne finit pas</span>       <br />
              <br />
       La vie qu’il avait reçue lui échappait, dis-je, mais il comprenait que cette vie-là n’était pas finie. En effet, on peut dire que le chrétien qui croit en Jésus Christ ne meurt pas vraiment. Comme on le dit dans la préface de la Prière eucharistique que je proclamerai tout à l’heure : « La vie n’est pas détruite, elle est transformée ».  Écoutez bien ce beau texte si éclairant pour nous :  « ... pour ceux et celles qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux ».       <br />
              <br />
       On peut toujours se demander comment sera cette demeure. C’est une question légitime. Mais, malgré toutes les recherches qui sont possibles aujourd’hui, on ne peut y répondre. Nous avons la chance comme chrétiens d’avoir, nous, une réponse qui est celle de notre foi que saint Paul résume ainsi dans sa lettre aux chrétiens de Rome : &quot; Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur.&quot; (Romains 14, 7).        <br />
              <br />
       Qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que la vie que nous avons, nous l’avons reçu comme un cadeau, comme un don, elle ne nous appartient pas, nous n’en sommes pas les propriétaires. Elle vient de Dieu par l’intermédiaire de nos parents et elle se continue avec Dieu après notre mort. C’est cela « vivre pour le Seigneur » et « mourir pour le Seigneur ». Notre vie appartient à Dieu.       <br />
              <br />
       C’est ce que nous disons sans nous en rendre compte lorsque nous disons « adieu » à quelqu’un. Ce mot « adieu » peut s’écrire en deux mots « À » et « Dieu ». Le pape François a fait un beau commentaire de ce mot lors d’une homélie. Je vous le partage. : «À Dieu, je confie mon âme ; à Dieu je confie mon histoire ; à Dieu je confie les miens ; à Dieu, je confie tout. Nous serons tous amenés un jour, continue le pape,  à dire cette parole …Que le Christ mort et ressuscité nous envoie l’Esprit Saint, afin que nous apprenions cette parole, que nous apprenions à la dire, de toute nos forces : la dernière parole,  À Dieu … »       <br />
              <br />
       C’est ce que Gaston a fait de façon admirable.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment de pause dans nos activités et nos préoccupations.  Et qu’elle permette de dire nous aussi « À Dieu » dans la foi avec sérénité…  lorsqu’arrivera notre heure finale,       <br />
              <br />
       Comme le saint homme Job, mettons   notre confiance en Celui qui s’est fait le Rédempteur, le frère et le Sauveur de nous tous et toutes,et disons dans notre coeur : « Oui je sais que mon Libérateur est vivant et que je verrai Dieu de mes yeux ».       <br />
              <br />
        C’est ce que je souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       30 janvier 2016       <br />
              <br />
       
     </div>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" </title>
   <updated>2018-06-06T04:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-funerailles-Jean-14-1-6-La-place-preparee-par-Jesus_a546.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5760382-8587615.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-10T01:11:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de Carole Bourret-Giroux Église St-Joseph-de-Beauce 9 août 2013. Textes de l'Écriture: I Jean 6, 3-4.8-11et Jean 14, 1-6 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5760382-8587615.jpg?v=1376143969" alt="Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" " title="Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" " />
     </div>
     <div>
      Carole nous a donné le témoignage d’une fin de vie que nous admirons. Diminuée dans sa santé par une terrible maladie pendant presque un an et demi, grâce à Marc, Annie et Véronique et à ses amis, elle s’est ajustée à la situation avec un abandon remarquable et une sérénité constante même dans les moments plus difficiles. Jamais un mot de refus. Des moments d’émotion vécus lorsque les signes de la progression de la maladie l’empêchait de marcher, de tenir ses petits-enfants dans ses bras, mais toujours vécus dans la sérénité.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un amour enraciné dans celui de Dieu le Père</span>       <br />
              <br />
       Tout au cours de ce cheminement, il y a eu un fil conducteur. C’est celui de l’amour. Saint Paul dans un très beau texte de sa Lettre aux Corinthiens que l’abbé Denis Veilleux a mis en musique écrit: « L’amour prend patience…L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. »       <br />
              <br />
       Carole a vécu l’amour jusqu’au bout. Elle y a trouvé la force de supporter sa terrible maladie. Son époux et ses filles lui ont déversé des tonnes d’amour eux aussi. Leur demeure a été pendant tous ces mois remplie d’amour.        <br />
              <br />
       Ce faisant, ils s’abreuvaient tous, sans le savoir peut-être ou sans le dire, à la fontaine d’un amour plus grand encore celui de Dieu pour chacun et chacune d’entre nous comme le rappelle la lecture de saint Jean qui vient d’être faite.       <br />
              <br />
       Cet amour de Dieu est un amour de Père qui se penche sur nous et qui nous fait ses enfants, un amour qui nous fait entrer dans la même famille, dans la demeure où il nous attend tous et toutes un jour.        <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle, c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui nous a donné la vie et qui nous attend comme un père et une mère attendent leurs enfants. Dieu notre Père  attend ses enfants auprès de Lui.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun dans la demeure éternelle</span>       <br />
              <br />
       Carole a vu Dieu notre Père venir à elle pour toujours. Il lui avait préparé une place. Sa place est une demeure éternelle qui fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.        <br />
              <br />
       En effet, le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité.        <br />
              <br />
       Carole a été baptisée, elle est devenue enfant de Dieu et Dieu l’a reconnue et l’a reçue. Il lui a donné la place préparée par Jésus pour elle.        <br />
              <br />
       Cette place préparée par  Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun. Le chemin de Carole vous est connu. Elle a développé une gentillesse et une affabilité remarquables dans son travail, une application et une régularité appréciées autour d’elle, la constance, la générosité et l’amour pour sa famille. Et quand sa maladie s’est déclarée, elle a manifesté une patience remarquable.        <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, Carole, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il dans la demeure éternelle que Dieu m’offre et où il m’attend?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus qui terminait la lecture de l’évangile : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la rencontre avec Jésus dans le partage du pain et du vin, signes du repas éternel où il nous attend pour l’éternité.        <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix par la miséricorde de Dieu.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       9 août 2013</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "</title>
   <updated>2017-11-08T01:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-Alliance-de-Dieu-avec-l-humanite-traverse-la-mort_a561.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6036594-9004407.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-11T02:20:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C 10 novembre 2013. Textes : 2 Macchabés 7,1.2.9-14 ; 2 Thessaloniciens 2,16-,5 ; Luc 20,27-38 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6036594-9004407.jpg?v=1384133987" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-L-Epoux-s-en-vient_a799.html">Homélie pour l'Année A</a>       <br />
              <br />
       Permettez-moi de commencer cet entretien en vous faisant part d’un souvenir personnel ! J’ai concélébré, il y quelque temps, à l’eucharistie des funérailles d’un chanteur, un homme très connu, ici à Québec et aussi aux plans provincial et même international. Il a chanté dans les églises tout au long de sa carrière de chanteur professionnel, et chanter à l’église, pour lui c’était prier.       <br />
              <br />
       Au début de la célébration liturgique, son fils a fait son éloge et a souligné la grande foi de son père, et avec raison. Il a raconté qu’avant de mourir, son père a dit à sa famille rassemblée autour de son lit : « Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre avec le Seigneur, pour vivre avec Lui la fête éternelle dans la maison du Père ».       <br />
              <br />
       Le jour de sa mort, le plus beau jour de sa vie ! Pour lui, la mort faisait partie de la vie, elle était le passage de cette vie à cette autre vie qui avait toujours été son espérance, cette espérance qu’il avait si souvent chantée. Le jour de sa mort était le jour de la rencontre du Seigneur, le jour où il entrait dans la maison de Dieu pour la grande fête éternelle. Son fils a terminé en disant : « Bonne fête papa ».       <br />
              <br />
       Si cela est revenu à ma mémoire en préparant cette homélie, c’est que cet impressionnant témoignage de foi devant la mort, de foi en la résurrection me paraissait rejoindre ce que nous dit la Parole de Dieu de ce dimanche. Nous sommes appelés à ressusciter pour aller vivre la fête éternelle du Royaume de Dieu. Telle est l’espérance chrétienne, telle est notre espérance !       <br />
               <br />
       Dans la première lecture, l’un des sept frères martyrs disait : Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. Et dans le récit évangélique, Jésus parlait de ceux et celles qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection. Il ajoutait que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
               <br />
       Des sondages nous disent qu’actuellement plus de la moitié des gens, et même des chrétiens, ne croient pas en la vie au-delà de la mort; pour eux, la mort est la fin de tout. Ce n’est pas là une opinion si moderne qu’on peut le penser. Il y a plus de deux mille ans, au temps de Jésus, les Sadducéens, des croyants, niaient eux aussi la résurrection après la mort.       <br />
              <br />
       Jésus parle de la résurrection justement à la suite de ce que lui racontent ce groupe de Sadducéens, une histoire qu’ils inventent, une histoire étonnante et même un peu loufoque, celle d’une femme qui a aurait sept maris, sept frères. Ils évoquaient alors une prescription du livre du Deutéronome qui voulait qu’une femme, à la mort de son mari, si elle n’avait pas eu d’enfant avec lui, pouvait épouser son frère. Il est clair que ces Sadducéens voulaient mettre Jésus dans l’embarras. Ils ne l’interrogeaient pas sur le mariage, mais bien plutôt sur la résurrection. C’est la foi en la résurrection qu’ils voulaient tourner en dérision.       <br />
               <br />
       Au temps de Jésus, la foi en la résurrection était quelque chose de nouveau et ce n’est pas tout le monde qui partageait cette croyance. C’est d’ailleurs la raison qui a fait choisir ce récit du Livre des Martyrs d’Israël comme première lecture. Ce texte marque une étape importante dans le développement de la foi juive : c'est l'une des premières fois qu’est affirmée la résurrection des morts.       <br />
               <br />
       Le peuple élu vit alors une terrible persécution. De nombreux Juifs préfèrent mourir plutôt que de désobéir à la Loi de Dieu. C’est durant cette persécution que des juifs très religieux expriment leur foi en la résurrection. Sept martyrs, sept frères, torturés et exécutés. Cette extraordinaire découverte de la foi en la Résurrection les a soutenus : Puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. La découverte de la foi en la résurrection n'a été possible qu'après une longue expérience de la fidélité de Dieu.       <br />
               <br />
       Une étape capitale sur le chemin de la connaissance de Dieu, mais une étape qui sera dépassée. On envisageait la résurrection seulement pour les justes morts à cause de leur fidélité à Dieu. Il faudra l'éducation patiente de Dieu, la venue de son Fils pour que la foi en la résurrection des morts soit affirmée sans restriction, comme nous l'affirmons clairement dans notre Credo que nous proclamons chaque dimanche : Je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle, ou, selon l’autre formule, J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.       <br />
               <br />
       Aux Sadducéens, Jésus, comme cela lui arrive si souvent, se réfère aux Écritures. Il leur rappelle que Dieu s’est révélé à Moïse comme le Dieu de nos Pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.       <br />
              <br />
       L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort. Nous savons que cette Alliance a été renouvelée en Jésus, cette Alliance nouvelle et éternelle, comme nous le disons chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie. Cette Alliance, dont le peuple de Dieu a saisi peu à peu toutes les dimensions, a atteint sa plénitude en Jésus : en lui, Dieu a noué avec chacun, chacune de nous et nous tous ensemble un lien d'amour que rien ne pourra défaire. Vous êtes filles et fils de Dieu, nous dit Jésus, et donc héritiers de la résurrection.       <br />
               <br />
       Notre foi nous dit qu’il y a une vie au-delà de la mort mais elle ne nous dit pas ce qu’elle sera. Ceux et celles qui sont morts sont semblables aux anges : par ces mots, Jésus nous invite à ne pas chercher à percer ce mystère qui accompagne notre foi en la vie éternelle, en ce monde que Jésus nous a annoncé, le Royaume céleste de Dieu.       <br />
               <br />
       Ce sera d’ailleurs ce que vivront les disciples après la résurrection quand Jésus leur apparaîtra. Ils ne sauront pas le reconnaître. La résurrection de Jésus n’a pas été une réanimation comme dans le cas de Lazare, ni une réincarnation dans un autre être. C’est toujours lui, l’homme Jésus, mais pour lui les frontières de notre monde ont éclaté. De ce monde dans lequel il est entré, nous ne savons pas parler, nous sommes incapables d’expliquer cette nouvelle manière d’exister.       <br />
               <br />
       Croire en la résurrection de Jésus, c’est accepter l’inconnu de la foi, c’est aimer suffisamment pour faire confiance. Et c’est dans ce monde complètement nouveau de la résurrection que nous sommes appelés à entrer nous aussi, là que notre vie se poursuivra. Là où je suis, vous serez vous aussi, a-t-il promis à ses disciples. Telle est notre foi, telle est notre espérance.       <br />
               <br />
       Quand la mort viendra, si cette grâce nous est accordée de la voir venir, notre foi et notre espérance nous feront-elles dire : Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre du Seigneur, pour vivre avec lui la fête éternelle dans la maison du Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc  Bouchard       <br />
       Séminaire  de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <updated>2012-09-17T21:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Lampe-sur-mes-pas-ta-Parole-lumiere-sur-ma-route-Homelie-pour-des-funerailles_a449.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <published>2012-01-22T20:07:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3700136-5467882.jpg?v=1327256675" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
     </div>
     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quand on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices, mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix</title>
   <updated>2011-08-30T23:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Dieu-a-cree-l-homme-pour-une-existence-imperissable-Homelie-des-funerailles-du-chanoine-Louis-Joseph-Lepine-par-Mgr_a408.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2936396-4162552.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-05-02T19:30:00+02:00</published>
   <author><name>Mgr Gérald C. Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée aux funérailles de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine, prêtre du Séminaire de Québec, le 30 avril 2011 à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Textes : Sagesse 2, 23; 3, 1-6.9 et Mathieu 5, 1-12a (béatitudes).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2936396-4162552.jpg?v=1304358802" alt="« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix" title="« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      Le passage du <span style="font-style:italic">livre de la Sagesse</span> qui nous a été proclamé était un dialogue entre croyants et incroyants. Bien sûr, ces questions sur notre destinée suscitent en nous bien des interrogations.       <br />
       Pour certains, l’espérance d’une vie éternelle est une invention pour nous consoler de la disparition de ceux que nous avons aimés, une façon de conjurer la peur. Pourtant, depuis les temps préhistoriques, des hommes et des femmes de toutes religions, y ont cru et l’ont espérée. Tout être qui réfléchit, est amené à se demander, un jour ou l’autre, s’il y a en lui quelque chose d’immortel. Il y a en nous une réelle soif d’absolu !        <br />
              <br />
       Chrétiens, disciples du Christ ressuscité, nous ne croyons pas au hasard. Au-dessus de nous, Quelqu’un veille sur nous et prend soin de nous ; c’est Dieu, notre Père. Notre foi chrétienne nous permet d’affirmer que Dieu est plus fort que la mort, Il l’a vaincu.       <br />
              <br />
       Depuis la venue du Christ, depuis sa mort sur la Croix et sa résurrection le matin de Pâques, une espérance fiable nous habite. Notre Pasteur, c’est Jésus Christ. Il compare la mort à une porte où il se tient, pour nous ouvrir le moment venu. La mort n’est donc pas une impasse, mais un passage. D’ailleurs, c’est ce que veut dire le mot « Pâques », passage. Passage de la mort à la vie et des ténèbres à la lumière. Notre frère, le chanoine Louis-Joseph, était profondément habité par la foi en Jésus Christ. C’est pourquoi, même à travers de rudes épreuves de santé, il ne s’est pas découragé. Son regard de foi lui permettait de voir plus loin, plus haut. Il se savait attendu à la porte par Celui qui est la Porte, Jésus Christ.       <br />
              <br />
       Il me semble que nous pourrions facilement mettre sur ses lèvres ce poème du grand mystique espagnol, saint Jean de la Croix :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce qui se passera de l’autre côté,        <br />
       quand tout, pour moi,        <br />
       aura basculé dans l’éternité,        <br />
       je ne le sais pas…        <br />
       Je crois seulement        <br />
       qu’un amour m’attend.        <br />
       Je sais pourtant qu’alors, il me faudra faire,        <br />
       pauvre et sans poids,        <br />
       le bilan de moi,        <br />
       mais ne pensez pas que je désespère…        <br />
       Je crois, je crois tellement        <br />
       qu’un amour m’attend…        <br />
       Si je meurs, ne pleurez pas ;        <br />
       c’est un amour qui m’attend.        <br />
       Si j’ai peur, et pourquoi pas ?        <br />
       Rappelez-moi simplement        <br />
       qu’un amour, un amour m’attend.        <br />
       Il va m’ouvrir tout entière        <br />
       à sa joie, à sa lumière.        <br />
       Oui, Père, je viens à Toi        <br />
       dans le vent,        <br />
       dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va.        <br />
       Vers ton amour,        <br />
       ton amour qui m’attend.</span>       <br />
              <br />
       C’est cette qualité de confiance, de foi en la promesse de Dieu qui habitait le chanoine Louis-Joseph. C’est pourquoi les mots du livre de la Sagesse nous sont d’un grand réconfort aujourd’hui: « Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde ».       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">choix de l’Évangile</span> s’imposait, celui des<span style="font-style:italic"> Béatitudes</span>. Les huit béatitudes que rapporte l’évangéliste saint Matthieu, sont le résumé de l’Évangile, la chartre de la vie chrétienne. Ces béatitudes seront notre juge au moment du grand rendez-vous avec le Seigneur. Notre frère Louis-Joseph s’est efforcé de vivre ces béatitudes tout au long de sa vie. Pendant 58 ans, il a servi le Seigneur comme prêtre et a prêché cette Bonne Nouvelle, ce chemin qui conduit au bonheur : « Heureux les pauvres de cœur… heureux les doux… heureux ceux qui pleurent… heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… heureux les miséricordieux… heureux les cœurs purs… heureux les artisans de paix… ».       <br />
              <br />
       Les confrères qui l’ont bien connu et côtoyé tout au long de sa vie au Séminaire, n’hésitent pas à affirmer que le Chanoine Lépine laisse le témoignage d’une vie entièrement donnée au service de l’Évangile, dans la persévérance et le courage. Enseignant, directeur des études au secondaire, directeur des services pédagogiques au collégial, supérieur général du Séminaire de Québec, Chanoine, et depuis une dizaine d’années, visité par la maladie, il s’est toujours efforcé d’incarner l’esprit des béatitudes dans une grande humilité et avec un esprit de foi remarquable.        <br />
              <br />
       Rassemblés aujourd’hui en cette Basilique-cathédrale de Québec, où il venait prier fidèlement l’Office des Laudes chaque matin et concélébrer l’Eucharistie, depuis son entrée dans le Chapitre métropolitain des chanoines en 1984, nous rendons grâce au Seigneur pour sa vie donnée et pour tout le bien qu’il a accompli. Et nous prions le Seigneur, dans sa grande miséricorde, d’accueillir notre frère dans la Ville Habitable, la vie éternelle.        <br />
              <br />
       Nous croyons que « Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable ». Pour ceux et celles qui arrivent au terme de leur pèlerinage, comme le chanoine Louis-Joseph, en ayant emprunté le chemin des Béatitudes, nous prions pour que résonnent pour lui et pour tous les défunts, les paroles de Jésus : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »</title>
   <updated>2011-06-18T03:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2011-Le-Christ-est-la-cle-de-la-Nouvelle-Alliance-comme-il-est-la-cle-de-ma-vie_a405.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2910717-4122648.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-04-21T20:29:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 21 avril 2011. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 et Jn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2910717-4122648.jpg?v=1303411183" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" />
     </div>
     <div>
      La célébration du Jeudi-Saint nous renvoie au mystère de l’Incarnation qui se déploie totalement dans celui de Pâques. En effet, il est à propos aujourd’hui de parler de l’Eucharistie comme du mystère de la Nouvelle Alliance dans le Verbe qui a habité parmi nous et qui nous entraîne derrière lui dans la vie nouvelle, participation à vie divine elle-même.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vie, fruit d’une Alliance </span>       <br />
              <br />
       L’humanité a besoin de signes et de gestes qui expriment le sens de la vie. Dans la première lecture, nous voyons le Peuple de Dieu appelé par Moïse à mettre en œuvre son lien à son Dieu, fruit de l’Alliance scellée avec Abraham dans un rituel qui servira de mémorial d’âge en âge.       <br />
              <br />
       Ces gestes étrangers pour nous sont cependant ceux de gens qui disent ainsi leur attachement et leur foi dans Celui qui les fait vivre : le Dieu d’Abraham et de ses descendants, le Dieu proche d’eux, le Dieu qui est le Dieu avec nous. Cette proximité fait que leur Dieu ne peut se désintéresser de leur sort. C’est pourquoi, les gestes proposés les mettent sur un pied d’alerte, les font entrer en marche, en pèlerinage dans la foi et dans la confiance.       <br />
              <br />
       L’Incarnation du Verbe de Dieu vient renouveler d’une façon unique ce pèlerinage de la Première Alliance. « C’est ainsi, commente saint Augustin, que l’être immortel a pu mourir, c’est ainsi qu’il a voulu donner la vie aux mortels : il devait dans l’avenir les faire participer à ce qu’il est, après avoir participé lui-même à ce qu’ils sont. » (<span style="font-style:italic">Sermon sur la Passion du Seigneur</span> dans l’<span style="font-style:italic">Office des lectures</span> du Lundi Saint).        <br />
              <br />
       Dans le Verbe incarné, Dieu n’est plus seulement le protecteur, le défenseur de son Peuple, il est l’un de nous. Il prend notre chair pour pouvoir mourir et sauver toute l’humanité. Il ne regardera pas comme un priviège son égalité avec Dieu et il acceptera de s'anéantir dans la condition mortelle, comme le dit saint Paul aux Philippiens (Phil, 2, 6-7). C’est pourquoi, Dieu le relèvera, le ressuscitera pour que, la mort étant vaincue, la vie triomphe définitivement.       <br />
              <br />
       Vous voyez que ces réflexions nous renvoient spontanément au Baptême qui prend tant d’importance dans la célébration de la Vigile pascale. Le ton baptismal des lectures du Carême cette année nous a permis de méditer diverses facettes de la vie nouvelle dans laquelle le baptisé est emporté, dans « la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous » (saint Augustin <span style="font-style:italic">loc.cit.</span>).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les gestes de la Cène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à notre célébration de la Cène du Seigneur maintenant. Nous sommes invités, comme les Israélites à qui s’adressaient Moïse à poser des gestes symboliques. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des gestes anciens. Jésus se retrouve avec les siens pour la Pâque. Il refait certainement les gestes qu’il a appris dans sa famille et que tous autour de la table connaissent bien.        <br />
              <br />
       Mais, ô surprise, sur le pain et la coupe il prononce ces paroles devenues si familières pour nous et que saint Paul rapporte fidèlement : « Ceci est mon corps, qui est pour vous », « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ». Et saint Jean ajoute la scène du lavement des pieds que nous venons d’entendre dans la lecture de l’évangile et que nous referons nous aussi ce soir.       <br />
              <br />
       Les gestes et les signes que nous posons maintenant ne nous appartiennent pas. Ils sont sans contredit d’une puissance incomparable pour nous faire cheminer de plus en plus sur le chemin de la vie reçue de Dieu par l’obéissance de Jésus, Verbe de Dieu, ayant porté toutes les blessures et les péchés de notre humanité pour les anéantir et ouvrir pour tous la voie de la vie avec lui, Dieu fait homme, Dieu avec nous que le Père ressuscite et consacre Maître de la Vie.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le Corps et le Sang du Christ</span>        <br />
               <br />
       On peut ce soir, avec raison, se poser la question que se posaient les Juifs à propos de Jésus : « Comment peut-il nous donner sa chair à manger? » Et pourtant, ce soir, nous donnons dans cette célébration de la Cène du Seigneur tout leur sens aux paroles de Jésus qui dit : « Ceci est ma chair » et « Ceci est mon sang » si nous n’oublions pas qu’il s’agit du Corps et du Sang du Christ ressuscité c’est-à-dire du Verbe de Dieu venu parmi nous, qui s’est fait proche de l’humanité aux temps anciens et aux temps nouveaux commencés en Jésus. Ce qui fait dire à saint Paul : « chaque fois que mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne »(<span style="font-style:italic">deuxième lecture</span>).       <br />
              <br />
       Voilà le mystère de notre Eucharistie ce soir et de toute Eucharistie. L’Eucharistie est nourriture sur le chemin, elle ne  prétend pas mettre le point final à la transformation inaugurée en nous par le Baptême.  Elle est le soutien sur la route et l’aliment du pèlerinage.        <br />
              <br />
       Sur les pas du Christ, le baptisé connaît une transformation radicale qui bouleverse les racines de son être humain. Comme les Israélites de la Première Pâque il se met en marche. Il regarde avec confiance vers le Premier-Né, Jésus-Christ, qui est sorti des limites de notre temps et de notre espace et qui vit toujours. Le Christ ressucité vit pour Dieu éternellement dit saint Paul ; &quot;quod enim mortuus est peccato mortuus est semel quod autem vivit vivit Deo&quot; (Rm 6,10) . Et c’est pourquoi, dans la foi nous célébrons l'Eucharistie et que, dans ce mystère, nous allons au-delà des apparences, des espèces du pain et du vin.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, nous avons besoin d’humilité et de proximité avec nos frères et sœurs. C’est ici que le geste du lavement des pieds prend tout son relief. Il est un exemple comme le dit Jésus « afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Sur les traces du Serviteur par excellence nous apprenons le décentrement de nous-mêmes pour ouvrir l’espace du don de la vie que Dieu propose à tous ceux et celles qui accueillent Jésus, son Envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, en mangeant le pain et en buvant le vin, nous recevons en nous non pas la chair mortelle du Christ, mais son Corps et son Sang de Seigneur ressuscité pour que grandisse en nous la vie de Dieu dans laquelle nous sommes entrés au baptême et qui sera la nôtre éternellement.       <br />
              <br />
       Que ce Jeudi-Saint nous trouve accueillants à ce don merveilleux du Corps et du Sang du Christ, donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
       Le 21 avril 2011.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle » Homélie des funérailles de l'abbé Jean-Marie Thivierge par Mgr Maurice Couture</title>
   <updated>2011-04-04T02:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vie-est-trop-belle-pour-ne-pas-etre-eternelle-Homelie-des-funerailles-de-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-par-Mgr-Maurice_a387.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2655649-3750263.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-01-29T23:14:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Maurice Couture</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée aux funérailles de monsieur l'abbé Jean-Marie Thivierge, prêtre du Séminaire de Québec, le 29 janvier 2011 à la Cathédrale Notre-Dame de Québec par Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec. Textes : 2 Corinthiens 4, 14-15,1 et Jean 2, 32b-45.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2655649-3750263.jpg?v=1296341807" alt="« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle » Homélie des funérailles de l'abbé Jean-Marie Thivierge par Mgr Maurice Couture" title="« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle » Homélie des funérailles de l'abbé Jean-Marie Thivierge par Mgr Maurice Couture" />
     </div>
     <div>
      Le choix des lectures qui viennent d’être proclamées et, par voie de conséquence, les commentaires que j’en ferai s’inspirent de souvenirs qui me sont revenus et de témoignages que j’ai entendus depuis le décès de l’abbé Jean-Marie Thivierge.       <br />
              <br />
       «Un pédagogue et un éducateur hors pair», m’a dit de lui le supérieur provincial de ma famille religieuse qui l’a eu comme professeur en éléments latins. Un autre de ses anciens élèves confirmait : «Il n’était pas un simple enseignant, comme l’on désigne habituellement la profession de nos jours, mais un éducateur qui, selon l’étymologie latine du mot, fait grandir et sait tirer le meilleur de ses élèves, et un pédagogue qui, selon l’étymologie grecque du terme cette fois, a l’art d’enseigner aux jeunes. Les 32 années d’enseignement de M. Thivierge auxquelles s’ajoutent en parallèle 22 années consacrées à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine artistique du Séminaire de Québec, font de lui le prototype des centaines de prêtres qui ont continué l’œuvre de Mgr de Laval, au Petit et Grand Séminaire de Québec. Je suis sûr que dans cette cathédrale, dans la nef aussi bien que dans le chœur, des anciens élèves qui ont  retrouvé ce midi le chemin de leur alma mater pourraient s’associer à cet hommage envers l’un ou l’autre de ces prêtres qui ont contribué à  structurer leur avenir.       <br />
              <br />
       Je n’élaborerai pas davantage sur le sujet, par respect de la modestie de mes confrères concernés, comme des règles liturgiques de l’homélie. Mais notre célébration,  qui est action de grâce, nous permet d’inscrire nos motifs personnels de reconnaissance au Seigneur pour ce que nous avons reçu particulièrement de notre défunt, d’abord par l’intermédiaire des membres de sa belle famille largement représentée dans notre assemblée, puis à travers son engagement comme prêtre éducateur.       <br />
              <br />
       Mais venons-en à la Parole de Dieu. Ces deux textes m’ont été suggérés, à son insu évidemment, par un entretien impromptu avec l’abbé Thivierge peu après son déménagement à la résidence Cardinal-Vachon. Un tel déracinement, après 65 ans d’implantation entre les murs du Vieux Séminaire, invitait à la réflexion sur ses fins dernières. Avec le sourire contenu qui le caractérisait, M. Thivierge me disait : «Vous savez, je ne me fais aucune illusion. On nous traite bien ici, mais on ne nous ressuscite pas».       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu, elle, ne parle que de résurrection, et c’est sûrement cette résurrection que notre défunt avait en tête et le faisait sourire d’aise. Une façon, bien typique du style de l’abbé Thivierge, de redire en un  bout de phrase l’enseignement maintes fois repris par saint Paul : «Le corps, qui est notre demeure sur la terre doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes».       <br />
              <br />
       En cette demeure éternelle, Jésus nous dit, dans un autre passage de l’Évangile, qu’il  est allé nous préparer une place à chacun et chacune de nous. Nous devrions logiquement voir dans la mort le passage à une vie meilleure,  selon l’expression consacrée. Alors, est-ce un manque de foi, si la mort nous fait peur? Si nous sommes plus sensibles à ce que nous quittons qu’à ce qui nous attend?       <br />
              <br />
       Si nous sommes de ce nombre, le récit de la résurrection de Lazare a de quoi nous déculpabiliser. Jésus manifeste une grande compréhension envers Marthe, la sœur de Lazare, qui lui reproche de n’avoir pas été là pour empêcher son frère de mourir. La perte de son ami et la peine de ses sœurs lui arrachent les larmes.       <br />
              <br />
       Quelques jours plus tard, il sera confronté lui-même à la perspective de sa mort qu’il a pourtant prévue, acceptée et annoncée à plusieurs reprises à ses apôtres. Mais le moment venu d’affronter cette heure fatidique, il ne peut réprimer une réaction bien humaine : «Père, fais que ce calice s’éloigne de moi». Personne, pas même le Fils de Dieu qui a vécu notre condition humaine en toute chose excepté le péché, n’est à l’abri du combat intérieur qu’éprouvent tous les humains devant le caractère inéluctable de la mort.       <br />
              <br />
       Nous y sommes d’ailleurs préparés par ce qui fait la trame de notre existence terrestre. On dit souvent que la vie est marquée, dès la naissance, du signe de la mort. Toute notre existence est tissée de petites morts que sont les deuils, les maladies, les échecs, autant de signes avant-coureurs de la mort. Cette même existence est parsemée de petites résurrections que sont les naissances, les guérisons, les victoires porteuses de bonheurs tels qu’elles engendrent l’aspiration au bonheur éternel. La résurrection promise par Jésus, que la Parole de Dieu répercute abondamment, est la seule réponse valable à ce besoin de vivre sans fin. La vie est trop belle pour ne pas être éternelle. Si on nie la résurrection parce qu’on ne peut répondre à toutes les questions sur son comment, ou qu’on se rabat sur des succédanés comme la réincarnation, on enlève du sens non seulement à la mort, mais à la vie elle-même.       <br />
              <br />
       C’est précisément cette certitude de notre résurrection que nous célébrons en ce moment, autour de la dépouille de notre frère et ami Jean-Marie, en attendant de le rejoindre dans la maison du Père.        <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Maurice Couture       <br />
       archevêque émérite de Québec       <br />
       29 janvier 2011       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Deces-de-monsieur-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-1920-2011--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de_a386.html">Notice nécrologique pour monsieur l'abbé Jean-Marie Thivierge</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vie-est-trop-belle-pour-ne-pas-etre-eternelle-Homelie-des-funerailles-de-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-par-Mgr-Maurice_a387.html" />
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »</title>
   <updated>2016-10-31T14:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Je-crois-a-la-vie-eternelle_a370.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2451419-3440285.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-02T14:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration de tous les fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2010. Textes de l'Écriture: Job 19.23-27a, Th 4,13-14.17d-18 et Jn 14, 1-6 ( Année C).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2451419-3440284.jpg?v=1289459894" alt="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" title="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, nous rappelons le souvenir de trois de nos confrères qui nous ont quittés au cours de la dernière année. Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Henri Beaumont, décédé le 22 juin 2010, de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine, décédé le 15 janvier 2010  et de l'abbé Georges Marceau, décédé le 19 décembre 2009.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une commémoration</span>       <br />
              <br />
       La célébration d’aujourd’hui a pour nom officiel « la commémoration de tous les fidèles défunts ».        <br />
              <br />
       Comme la mémoire est une faculté qui oublie, dit-on, il n’est pas mauvais qu’au moins une fois par année, nous nous souvenions de ceux et celles qui nous ont quittés. Nous nous souvenons, bien sûr, de nos confrères partis au cours de l’année, mais nous portons aussi dans notre souvenir toutes les personnes qui nous sont chères et qui nous ont laissés depuis des années parfois, et, pour une institution comme la nôtre, pourquoi ne pas ajouter depuis des décennies et des siècles. Les figures de notre histoire sont maintenant près du Seigneur, tous ces prêtres qui furent nos devanciers dans la vigne du Seigneur et qui se sont dévoués dans les paroisses, dans l’éducation et dans la pastorale. À chacun d’entre nous de mettre les noms des personnes qu’il porte aujourd’hui dans sa mémoire.        <br />
              <br />
       Moment de silence.       <br />
              <br />
       Une commémoration n’est pas seulement un souvenir, c’est aussi un mémorial. Qu’est-ce à dire? La mémoire ne fait pas que nous reporter dans le passé, elle rend aussi présent ce qui l’habite. Les personnes défuntes n’existent pas seulement par leur carte mortuaire, mais elles vivent en nous par ce que nous en gardons et par le lien qui nous unit à elles.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ce que sont les personnes  défuntes pour nous </span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste ce lien? Les manifestations de ce lien sont très diversifiées dans les cultures : repas sur la tombe des morts, décoration, danses etc.       <br />
              <br />
       Parmi ces manifestations, j’en retiens une qui m’a frappé ces derniers jours.        <br />
              <br />
       En Pologne, le 2 novembre est une fête de la lumière. Les gens apportent lampions, chandelles, cierges, bougies et lumières de toutes sortes sur les tombes de leurs proches. Ces jours-là, les cimetières baignent dans la lumière de milliers de bougies. Qu'il vente ou qu'il pleuve, jusque tard dans la soirée les abords des cimetières grouillent de visiteurs et de marchands. Les cimetières deviennent des ilots incandescents et sont visibles de partout. On a là une manière de spectacle très vivant et très féérique et en même temps une présence qui se fait sentir non seulement physiquement mais aussi spirituellement.        <br />
              <br />
       Associer la lumière aux défunts pour manifester le lien qui nous unit à eux me paraît une très belle façon de montrer qu’ils sont toujours avec nous, mais d’une façon mystérieuse.        <br />
              <br />
       Comme la lumière qui guide et éclaire, ils peuvent soutenir et illuminer notre chemin par leurs exemples et par leur vie. Comme la lumière qui dissipe les ténèbres, ils nous montrent que le passage par la mort n’est pas la fin de tout. Comme la lumière qui au lever du jour fait apparaître tout dans sa beauté et sa nouveauté, ainsi ils témoignent de la beauté des « cieux nouveaux et de la terre nouvelle » où ils sont rendus avec le Ressuscité toujours vivant auprès de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà ce que ces gestes de lumière de la tradition polonaise peuvent nous inspirer pour approfondir le lien avec nos défunts.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant ce que sont nos défunts pour Dieu.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Ce que sont les personnes défuntes pour Dieu </span>       <br />
              <br />
       « La commémoration de tous les fidèles défunts » en centrant notre attention sur les personnes qui nous ont quitté met en évidence le lien qui nous unit à elles, mais cette célébration bien plus encore nous rappelle le lien qui les unit à Dieu.       <br />
              <br />
       Les défunts que nous portons dans notre souvenir et dans notre mémorial ce matin sont rendus dans la maison de Dieu. Ils y ont trouvé leur place. La promesse de Jésus que nous venons de lire dans l’évangile de saint Jean : « Dans la maison de mon Père , beaucoup peuvent trouver leur demeure…et là où je suis vous serez vous aussi» (Jn 14, 2-3) est réalisée. Ils sont là où ils doivent être.        <br />
              <br />
       L’amour de Dieu qui les a portés de toute éternité, qui les a mis au monde, qui les a accompagnés au fil de leur vie à travers des hauts et des bas, des moments d’intimité avec Lui et des questionnements, des réussites et des erreurs… l’amour de Dieu, dis-je, les prend tout entiers maintenant. Ils ne sont plus à eux-mêmes, mais « à Dieu » comme le dit saint Paul du Christ après la résurrection : « car en mourant, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes : vivant, c’est pour Dieu qu’il vit » (Rm 6, 10).        <br />
              <br />
       De même les fidèles défunts « vivent pour Dieu » totalement et définitivement. Leur lien à Dieu n’est plus un chemin qu’ils empruntent en titubant parfois. Ce n’est plus une montée vers la lumière à travers les nuages. C’est la pleine lumière dans le repas éternel où il n’y a plus de larmes, ni de pleurs. Avec Job, ils peuvent dire  : « Je sais que mon libérateur est vivant » (Job 19, 25).        <br />
              <br />
       Se souvenir de nos défunts, en faire la commémoration, nous permet d’entrer dans cette vie éternelle qui est déjà commencée et de proclamer avec conviction cet article de notre profession de foi : « Je crois à la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique annonce les réalités à venir à travers les signes du pain et du vin, mais elle nous dit aussi que ces réalités sont déjà présentes et qu’il n’est pas besoin d’attendre pour commencer à vivre maintenant ce que nous vivrons tout le temps.        <br />
              <br />
       Dans la lumière de la Toussaint, la commémoration des fidèles défunts est pour les chrétiens l'occasion d'affirmer et de vivre l'espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2010</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2451419-3440285.jpg?v=1289459894" alt="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" title="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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