<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</id>
 <updated>2026-07-09T19:03:57+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/var/style/logo.jpg?v=1219314725</logo>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »</title>
   <updated>2019-11-07T02:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Il-n-est-pas-le-Dieu-des-morts-mais-des-vivants_a919.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/37667028-33178306.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
10 novembre 2019 Textes : 2 Macchabées (Martyrs d'Israël) 7, 1-2.9-14), II Thessaloniciens 2, 16 – 3, 5 et Luc 20, 27.34-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37667028-33178306.jpg?v=1569545602" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »" />
     </div>
     <div>
      La lecture de ce texte de l’évangile de saint Luc m’a rappelé mes conversations du dimanche avec ma mère décédée à 95 ans quelques années après mon père avec qui elle avait vécu un grand amour. Elle me demandait souvent : « Est-ce que je vais pouvoir le revoir quand je vais mourir ? Comment il va être ? Est-ce que je vais le reconnaître ? »       <br />
              <br />
       Autant de questions qu’elle n’est pas la seule à s’être posées. Elles sont derrière la situation évoquée par les Sadducéens pour embêter Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La question des Sadducéens</span>       <br />
              <br />
       La situation présentée à Jésus par les Sadducéens où une épouse a eu plusieurs maris n’est pas incongrue  même si le nombre de sept est hors norme et leurs morts subites aussi. On comprend qu’il s’agit d’un cas hypothétique soumis à Jésus pour le piéger.       <br />
              <br />
       En effet, il faut savoir que les Sadducéens, un groupe de notables juifs, ne croyaient pas à la résurrection des morts et à la vie éternelle. Leurs adversaires, les Pharisiens, eux y croyaient en s'appuyant sur des textes comme ceux de la première lecture qui, en racontant la mort des sept frères arrêtés avec leur mère, dévoile cette foi que chacun proclame à sa façon. En effet  le quatrième frère sur le point d’expirer déclare :  « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle… Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu ».        <br />
              <br />
       Les Sadducéens veulent montrer que cette croyance est absurde. C’est le but de leur histoire qui se veut une illustration parfaite de cette absurdité. « Cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » demandent-ils à Jésus. Ils transposent dans la  vie éternelle, sans adaptation aucune, la vie d’ici-bas.On voit bien que la question posée comme cela ne peut recevoir de réponse satisfaisante. Il faut donc conclure que la résurrection des morts et la vie éternelle n’existent pas. Il faut se concentrer sur la vie d’ici-bas où le temps passe et…les maris aussi. Les liens disparaissent avec la mort qui les emporte. Pas de vie éternelle, encore moins de résurrection des morts.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire présentée par les Sadducéens nous vaut une réponse de Jésus qui a alimenté la foi des premiers chrétiens et qui est encore inspirante pour nous aujourd'hui.       <br />
              <br />
       En effet, saint Luc met dans la bouche de Jésus une réponse qui exprime bien l’essentiel de la foi chrétienne : « Ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection ».       <br />
              <br />
       « Enfants de la résurrection  ». Cette réponse est toute entière illuminée par la lumière de la résurrection de Jésus. Au moment où saint Luc écrit son évangile, entre 70 et 85 après Jésus-Christ très probablement, les premières communautés chrétiennes existent un peu partout et elles vivent dans la foi en Jésus ressuscité, toujours vivant que les premiers témoins ont rencontré après le Vendredi Saint. Il est donc logique pour eux de mettre dans la bouche de Jésus une affirmation claire de la résurrection des morts et de la vie éternelle qui font partie de leur foi : « Ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Cette réponse met devant nos yeux la réalité de la vie après la mort dans une perspective de foi qui se fonde sur la résurrection du Christ qui fera dire à Saint Paul : « S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité ». ( I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 15, 13)       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, qu’en est-il de la question de ma mère semblable à celle des Sadducéens ?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une vie porteuse de vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       Je ne suis pas certain que la question soit bien posée, car comme le dit l’évangile « ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,  car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges ».        <br />
              <br />
       Les questions qui nous habitent sont calquées sur les réalités sensibles que nous vivons, mais après la mort ces réalités sont transformées. Les personnes défuntes continuent de vivre mais elles sont dans un état différent du nôtre. Comme pour les anges et comme pour le Christ ressuscité, les frontières du temps et de l’espace n’existent plus. Elles sont devenues des êtres nouveaux tout en restant elles-mêmes mais d’une façon différente de celle qu’elles avaient sur la terre.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, par exemple, lors des apparitions du Christ ressuscité, souvent on ne le reconnaît pas tout de suite ou encore comme Marie Madeleine on le prend pour une autre personne. Dans son cas, elle le prend pour le jardinier avant de le reconnaître dans la foi. « S’étant retournée, est-il écrit dans l’évangile de saint Jean, elle lui dit en hébreu : ‘’ Rabbouni !’’, c’est-à-dire : ‘’Maître’’. Jésus reprend : ‘’ Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ‘’ ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 20, 17)        <br />
              <br />
       Vous voyez que le message de l’évangile d'aujourd'hui nous rejoint toutes et tous car il ouvre la porte sur nos questions concernant ce mystère de la résurrection des morts et de la vie éternelle. C’est dans la foi que nous recevons la réponse de Jésus qui invite à faire confiance à Celui qui est notre Père et Maître de l’univers. Le « comment de la vie éternelle » nous échappe, mais la réalité de celle-ci fait partie de notre foi.       <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi invités, non pas à discuter comme les Sadducéens, mais à plonger dans cette foi en la résurrection et en la vie éternelle dont Jésus nous montre le chemin par sa propre Résurrection.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette homélie dominicale vous a peut-être rappelé les homélies de funérailles auxquelles vous avez participé à l’occasion. C’est juste, car le questionnement des Sadducéens pour mettre Jésus en boite, n’est pas farfelu. Il nous habite nous aussi comme c’était le cas pour ma mère. Nous sommes toutes et tous invités à dépasser nos questions et à faire le saut dans la foi que nous proclamons à chaque Eucharistie lorsque nous faisons notre profession de foi : « Je crois à la résurrection de la chair,  à la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Nous serons soutenus pour faire ce saut dans la foi par la certitude que nous donne l’Eucharistie qui nous fait rencontrer à chaque messe le Christ Ressuscité et toujours vivant. Dans la liturgie que nous célébrons à la messe nous nous unissons à la liturgie qui se célèbre dans le ciel où Jésus se tient devant son Père avec nos frères et sœurs défunts dans une louange et un bonheur éternels que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 novembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
        <!--car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
              <br />
        Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       -->       <br />
       <b>Lectures de la messe du 32e dimanche du temps ordinaire Année C        <br />
       </b>       <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle » (2 M 7, 1-2.9-14)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.       <br />
       À coups de fouet et de nerf de bœuf,       <br />
       le roi Antiocos voulut les contraindre       <br />
       à manger du porc, viande interdite.       <br />
           L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara :       <br />
       « Que cherches-tu à savoir de nous ?       <br />
       Nous sommes prêts à mourir       <br />
       plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »       <br />
           Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :       <br />
       « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente,       <br />
       mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois,       <br />
       le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »       <br />
           Après cela, le troisième fut mis à la torture.       <br />
       Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna       <br />
       et il présenta les mains avec intrépidité,       <br />
           en déclarant avec noblesse :       <br />
       « C’est du Ciel que je tiens ces membres,       <br />
       mais à cause de ses lois je les méprise,       <br />
       et c’est par lui que j’espère les retrouver. »       <br />
           Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme       <br />
       qui comptait pour rien les souffrances.       <br />
           Lorsque celui-ci fut mort,       <br />
       le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices.       <br />
           Sur le point d’expirer, il parla ainsi :       <br />
       « Mieux vaut mourir par la main des hommes,       <br />
       quand on attend la résurrection promise par Dieu,       <br />
       tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 16 (17), 1ab.3ab, 5-6, 8.15)       <br />
              <br />
       R/ Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur. (Ps 16, 15b)       <br />
              <br />
       Seigneur, écoute la justice !       <br />
       Entends ma plainte, accueille ma prière.       <br />
       Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,       <br />
       tu m’éprouves, sans rien trouver.       <br />
              <br />
       J’ai tenu mes pas sur tes traces,       <br />
       jamais mon pied n’a trébuché.       <br />
       Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :       <br />
       écoute-moi, entends ce que je dis.       <br />
              <br />
       Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;       <br />
       à l’ombre de tes ailes, cache-moi,       <br />
       Et moi, par ta justice, je verrai ta face :       <br />
       au réveil, je me rassasierai de ton visage.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que le Seigneur vous affermisse « en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien » (2 Th 2, 16 – 3, 5)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
            que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,       <br />
       et Dieu notre Père qui nous a aimés       <br />
       et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,       <br />
           réconfortent vos cœurs       <br />
       et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.       <br />
              <br />
            Priez aussi pour nous, frères,       <br />
       afin que la parole du Seigneur poursuive sa course,       <br />
       et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.       <br />
           Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais,       <br />
       car tout le monde n’a pas la foi.       <br />
           Le Seigneur, lui, est fidèle :       <br />
       il vous affermira et vous protégera du Mal.       <br />
           Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous :       <br />
       vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.       <br />
           Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu       <br />
       et l’endurance du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts,       <br />
       à lui, la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles.       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 5a.6b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quelques sadducéens       <br />
       – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –       <br />
       s’approchèrent de Jésus       <br />
           et l’interrogèrent :       <br />
           « Maître, Moïse nous a prescrit :       <br />
       Si un homme a un frère qui meurt       <br />
       en laissant une épouse mais pas d’enfant,       <br />
       il doit épouser la veuve       <br />
       pour susciter une descendance à son frère.       <br />
           Or, il y avait sept frères :       <br />
       le premier se maria et mourut sans enfant ;       <br />
           de même le deuxième,       <br />
           puis le troisième épousèrent la veuve,       <br />
       et ainsi tous les sept :       <br />
       ils moururent sans laisser d’enfants.       <br />
           Finalement la femme mourut aussi.       <br />
           Eh bien, à la résurrection,       <br />
       cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,       <br />
       puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »       <br />
              <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.       <br />
           Mais ceux qui ont été jugés dignes       <br />
       d’avoir part au monde à venir       <br />
       et à la résurrection d’entre les morts       <br />
       ne prennent ni femme ni mari,       <br />
           car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
           Que les morts ressuscitent,       <br />
       Moïse lui-même le fait comprendre       <br />
       dans le récit du buisson ardent,       <br />
       quand il appelle le Seigneur        <br />
       le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.       <br />
           Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       Tous, en effet, vivent pour lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27.34-38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quelques sadducéens       <br />
       – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –       <br />
       s’approchèrent de Jésus       <br />
           et l’interrogèrent.       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.       <br />
           Mais ceux qui ont été jugés dignes       <br />
       d’avoir part au monde à venir       <br />
       et à la résurrection d’entre les morts       <br />
       ne prennent ni femme ni mari,       <br />
           car ils ne peuvent plus mourir :       <br />
       ils sont semblables aux anges,       <br />
       ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.       <br />
           Que les morts ressuscitent,       <br />
       Moïse lui-même le fait comprendre       <br />
       dans le récit du buisson ardent,       <br />
       quand il appelle le Seigneur        <br />
       le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.       <br />
           Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
       Tous, en effet, vivent pour lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Il-n-est-pas-le-Dieu-des-morts-mais-des-vivants_a919.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "</title>
   <updated>2017-11-08T01:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-Alliance-de-Dieu-avec-l-humanite-traverse-la-mort_a561.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6036594-9004407.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-11T02:20:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C 10 novembre 2013. Textes : 2 Macchabés 7,1.2.9-14 ; 2 Thessaloniciens 2,16-,5 ; Luc 20,27-38 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6036594-9004407.jpg?v=1384133987" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-L-Epoux-s-en-vient_a799.html">Homélie pour l'Année A</a>       <br />
              <br />
       Permettez-moi de commencer cet entretien en vous faisant part d’un souvenir personnel ! J’ai concélébré, il y quelque temps, à l’eucharistie des funérailles d’un chanteur, un homme très connu, ici à Québec et aussi aux plans provincial et même international. Il a chanté dans les églises tout au long de sa carrière de chanteur professionnel, et chanter à l’église, pour lui c’était prier.       <br />
              <br />
       Au début de la célébration liturgique, son fils a fait son éloge et a souligné la grande foi de son père, et avec raison. Il a raconté qu’avant de mourir, son père a dit à sa famille rassemblée autour de son lit : « Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre avec le Seigneur, pour vivre avec Lui la fête éternelle dans la maison du Père ».       <br />
              <br />
       Le jour de sa mort, le plus beau jour de sa vie ! Pour lui, la mort faisait partie de la vie, elle était le passage de cette vie à cette autre vie qui avait toujours été son espérance, cette espérance qu’il avait si souvent chantée. Le jour de sa mort était le jour de la rencontre du Seigneur, le jour où il entrait dans la maison de Dieu pour la grande fête éternelle. Son fils a terminé en disant : « Bonne fête papa ».       <br />
              <br />
       Si cela est revenu à ma mémoire en préparant cette homélie, c’est que cet impressionnant témoignage de foi devant la mort, de foi en la résurrection me paraissait rejoindre ce que nous dit la Parole de Dieu de ce dimanche. Nous sommes appelés à ressusciter pour aller vivre la fête éternelle du Royaume de Dieu. Telle est l’espérance chrétienne, telle est notre espérance !       <br />
               <br />
       Dans la première lecture, l’un des sept frères martyrs disait : Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. Et dans le récit évangélique, Jésus parlait de ceux et celles qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection. Il ajoutait que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
               <br />
       Des sondages nous disent qu’actuellement plus de la moitié des gens, et même des chrétiens, ne croient pas en la vie au-delà de la mort; pour eux, la mort est la fin de tout. Ce n’est pas là une opinion si moderne qu’on peut le penser. Il y a plus de deux mille ans, au temps de Jésus, les Sadducéens, des croyants, niaient eux aussi la résurrection après la mort.       <br />
              <br />
       Jésus parle de la résurrection justement à la suite de ce que lui racontent ce groupe de Sadducéens, une histoire qu’ils inventent, une histoire étonnante et même un peu loufoque, celle d’une femme qui a aurait sept maris, sept frères. Ils évoquaient alors une prescription du livre du Deutéronome qui voulait qu’une femme, à la mort de son mari, si elle n’avait pas eu d’enfant avec lui, pouvait épouser son frère. Il est clair que ces Sadducéens voulaient mettre Jésus dans l’embarras. Ils ne l’interrogeaient pas sur le mariage, mais bien plutôt sur la résurrection. C’est la foi en la résurrection qu’ils voulaient tourner en dérision.       <br />
               <br />
       Au temps de Jésus, la foi en la résurrection était quelque chose de nouveau et ce n’est pas tout le monde qui partageait cette croyance. C’est d’ailleurs la raison qui a fait choisir ce récit du Livre des Martyrs d’Israël comme première lecture. Ce texte marque une étape importante dans le développement de la foi juive : c'est l'une des premières fois qu’est affirmée la résurrection des morts.       <br />
               <br />
       Le peuple élu vit alors une terrible persécution. De nombreux Juifs préfèrent mourir plutôt que de désobéir à la Loi de Dieu. C’est durant cette persécution que des juifs très religieux expriment leur foi en la résurrection. Sept martyrs, sept frères, torturés et exécutés. Cette extraordinaire découverte de la foi en la Résurrection les a soutenus : Puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. La découverte de la foi en la résurrection n'a été possible qu'après une longue expérience de la fidélité de Dieu.       <br />
               <br />
       Une étape capitale sur le chemin de la connaissance de Dieu, mais une étape qui sera dépassée. On envisageait la résurrection seulement pour les justes morts à cause de leur fidélité à Dieu. Il faudra l'éducation patiente de Dieu, la venue de son Fils pour que la foi en la résurrection des morts soit affirmée sans restriction, comme nous l'affirmons clairement dans notre Credo que nous proclamons chaque dimanche : Je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle, ou, selon l’autre formule, J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.       <br />
               <br />
       Aux Sadducéens, Jésus, comme cela lui arrive si souvent, se réfère aux Écritures. Il leur rappelle que Dieu s’est révélé à Moïse comme le Dieu de nos Pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.       <br />
              <br />
       L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort. Nous savons que cette Alliance a été renouvelée en Jésus, cette Alliance nouvelle et éternelle, comme nous le disons chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie. Cette Alliance, dont le peuple de Dieu a saisi peu à peu toutes les dimensions, a atteint sa plénitude en Jésus : en lui, Dieu a noué avec chacun, chacune de nous et nous tous ensemble un lien d'amour que rien ne pourra défaire. Vous êtes filles et fils de Dieu, nous dit Jésus, et donc héritiers de la résurrection.       <br />
               <br />
       Notre foi nous dit qu’il y a une vie au-delà de la mort mais elle ne nous dit pas ce qu’elle sera. Ceux et celles qui sont morts sont semblables aux anges : par ces mots, Jésus nous invite à ne pas chercher à percer ce mystère qui accompagne notre foi en la vie éternelle, en ce monde que Jésus nous a annoncé, le Royaume céleste de Dieu.       <br />
               <br />
       Ce sera d’ailleurs ce que vivront les disciples après la résurrection quand Jésus leur apparaîtra. Ils ne sauront pas le reconnaître. La résurrection de Jésus n’a pas été une réanimation comme dans le cas de Lazare, ni une réincarnation dans un autre être. C’est toujours lui, l’homme Jésus, mais pour lui les frontières de notre monde ont éclaté. De ce monde dans lequel il est entré, nous ne savons pas parler, nous sommes incapables d’expliquer cette nouvelle manière d’exister.       <br />
               <br />
       Croire en la résurrection de Jésus, c’est accepter l’inconnu de la foi, c’est aimer suffisamment pour faire confiance. Et c’est dans ce monde complètement nouveau de la résurrection que nous sommes appelés à entrer nous aussi, là que notre vie se poursuivra. Là où je suis, vous serez vous aussi, a-t-il promis à ses disciples. Telle est notre foi, telle est notre espérance.       <br />
               <br />
       Quand la mort viendra, si cette grâce nous est accordée de la voir venir, notre foi et notre espérance nous feront-elles dire : Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre du Seigneur, pour vivre avec lui la fête éternelle dans la maison du Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc  Bouchard       <br />
       Séminaire  de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-Alliance-de-Dieu-avec-l-humanite-traverse-la-mort_a561.html" />
  </entry>
</feed>
