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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:03:19+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jul 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C le 3 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Qohéleth 1, 2 ; 2, 21-23, Colossiens 3, 1-5.9-11 et Luc 12, 13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379258-63200140.jpg?v=1652458263" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" />
     </div>
     <div>
      Je suis un « ramasseux » comme on dit au Québec. Je me sens mis en cause par l’évangile qu’on vient de lire. Est-ce que je dois changer mes habitudes de prévoyance et cesser de faire des réserves de toutes sortes ?  L'homme de l'histoire que Jésus raconte dans notre évangile dit   « Je n’ai pas de place pour mettre ma récolte. Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire :je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Prévoir avant de bâtir</span>       <br />
              <br />
       Pour m’éclairer et bien comprendre ce que Jésus veut dire je me suis rappelé, à ma décharge et comme pour me justifier, peut-être, que Jésus, ailleurs dans l’Évangile, insiste pour qu’on prenne le temps de penser avant de construire, de s’asseoir si on veut bâtir et de  calculer la dépense.        <br />
              <br />
       « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, dit Jésus dans l’évangile de saint Luc, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” » (Luc 14, 28-30) Il en va ainsi pour le Royaume de Dieu. Jésus insiste ici sur le devoir d’une saine prévoyance dans notre cheminement spirituel, dans l’annonce de l’Évangile et dans la vie de l’Église.       <br />
       <!--Ailleurs, encore dans l’Évangile, je sais qu’il dit qu’on peut vivre comme lui sans avoir même une pierre pour poser sa tête et rester libres de tout comme les oiseaux de ciel en s’en remettant à notre Père des cieux. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père  céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?  (Mathieu 6, 26-27)-->       <br />
       Cette insistance ne va pas en contradiction avec le message de Jésus ce matin qui nous invite à fuir les attachements qui écrasent et détruisent la vraie vie. <!-- C’est tout un questionnement pour moi que d’entendre ce dernier texte, mais je sais que c’est une vocation particulière que certains vivent comme saint François d’Assise l’a fait.-->« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance,ne dépend pas de ce qu’il possède ». Et Jésus illustre son message avec la parabole de l'homme riche qui amasse sans retenue.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Amasser pour qui, pourquoi</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte que nous venons d'entendre, lorsque Jésus parle d’amasser, il pose en filigrane la question du « pour qui » et du « pourquoi » on amasse ? Voilà! c’est cela que Jésus veut nous mettre dans la tête.        <br />
              <br />
       Il ne dénonce pas la juste prévoyance à laquelle il nous invite dans l’établissement du Royaume de Dieu comme je l’ai souligné il  y a un instant. Il ne dénonce pas non plus, par exemple,  la planification pour sa retraite ni les programmes sociaux de toutes sortes que nos sociétés ont instaurés au fil des ans etc.        <br />
              <br />
       Jésus ici demande de se questionner pour voir si le goût d’amasser devient trop important dans sa vie, si on sait garder et mettre les choses à la bonne place, si on pense à sa vie dans toutes ses dimensions : physique, humaine, sociale, professionnelle, spirituelle et surtout à sa rencontre  avec Dieu qui est le centre de la vie du disciple de Jésus.         <br />
              <br />
       Pour Jésus, pas de doute, cette rencontre avec Dieu prend les devants au point où tout le reste passe au second plan. Devant le dénuement final que tous connaîtront devant la mort, il n’y a plus de distinctions et les possessions ne valent rien de plus pour l’un ou pour l’autre. C’est l’amour que tu as mis dans ta vie qui compte.        <br />
              <br />
       Voilà comment remplir ses greniers et s’enrichir de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que le message de Jésus aujourd’hui nous invite à regarder en avant en nous rappelant que cet en avant, vers où tout le monde se dirige, il est déjà là maintenant. Il ne sert à rien de se le cacher en se barricadant dans des possessions inutiles en elles-mêmes que nous devrons tous un jour ou l’autre quitter. « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Comme le dit un dicton québécois bien connu : « Le coffre-fort ne suit pas le corbillard ».  Le fameux «  Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité !  » de la première lecture dit la même chose.       <br />
              <br />
       L’histoire que Jésus raconte aujourd’hui est une sensibilisation à ce qu’il a répété souvent. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu  et le reste vous sera donné par surcroît ». (Luc 12, 31)       <br />
              <br />
       Comme je l’ai dit, cela ne nous empêche pas d’être des « ramasseux » comme moi, mais cela nous invite à une liberté totale vis-à-vis tout ce qui est possession matérielle, monétaire, intellectuelle, économique et même politique.       <br />
              <br />
       Jésus n’exclut pas la prévoyance, mais dans le bon sens comme le rappelle le premier texte que je vous ai cité en commençant. Le chrétien, en effet, n’est pas un insignifiant qui se laisse aller à tous le courants. Il sait en qui il a mis sa confiance. C’est Jésus ressuscité qui est son modèle et qui anime sa vie. « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut  » dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Avec Lui il remet sa vie à Dieu en tenant compte de son état de vie et de ses possibilités. Il participe et développe une présence dans la société, dans sa famille, dans l’Église. Il se donne en même temps les moyens de réaliser ce qui est le plan de Dieu sur le monde pour en faire un monde meilleur où tous et toutes peuvent vivre libres et heureux comme des enfants bien-aimés du Père des cieux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous ce matin un heureuse pause dans nos occupations ordinaires et qu’elle nous permette de remettre les pendules à l’heure, si nécessaire, en revoyant ce qui est le plus important dans nos vies ou ce qui devrait l’être.        <br />
              <br />
       Et demandons au Seigneur de nous pardonner tous les retards à le reconnaître et à le recevoir comme notre unique Sauveur en faisant parfois comme l'homme riche de l’évangile se disant : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».        <br />
              <br />
       Non, ce n’est pas demain que le Seigneur nous attend, c’est aujourd’hui maintenant dans le présent. <!--Jean Vanier récemment décédé confiait à un journaliste quelques mois avant de mourir alors qu'il se savait condamné : « Mon principe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai plus de futur, mais je suis heureux dans l’instant présent. À chaque moment ».--> Efforçons-nous de vivre le moment présent. <!--, car comme l'écrit une de mes auteurs préférées sur la retraite  « La seule occupation spécifiquement pertinente a qui vieillit, est tout ce qui se passe à l'instant  » ( Sister Joan Chichister dans Vieillir et se réaliser pleinement.) --> C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 juillet 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 août 2019 et du 26 juillet 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       -------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Encore aujourd’hui dans l’épisode de l’évangile que nous venons de lire, on voit Jésus sur la route en train de prêcher. Et on voit sa façon de faire. Il part souvent de situations courantes.       <br />
              <br />
       Ici, il profite de la question de quelqu’un pour donner un enseignement, dire sa pensée : « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses richesses. »       <br />
              <br />
       Et comme un bon pédagogue, un bon éducateur, il va essayer de faire comprendre ce qu’il veut dire en racontant un fait assez courant de son temps j’imagine.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le fait</span>       <br />
              <br />
       Regardez, dit-il, cet homme qui a une bonne terre, de bonnes récoltes. Il vit bien. Mais il en veut toujours plus. De nouvelles granges. Plus de profit. Plus de sécurité pour être à l’abri des imprévus, pour l’avenir.       <br />
              <br />
       On peut se demander : qu’y a-t-il de mal à cela?        <br />
              <br />
       En effet, on peut dire : « C’est sage. C’est bien de se construire un patrimoine, de faire des placements, de préparer l’avenir des enfants, de se donner une sécurité pour sa retraite. » Et vous avez raison. Ce sont toutes de bonnes choses.        <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas condamner la possession de biens. Il ne vient pas nous dire qu’il faut n’avoir rien, ne pas prévoir sa retraite.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Alors qu’est-ce qui ne va pas chez notre homme riche qui engrange? Où le bât blesse-t-il?       <br />
              <br />
       Écoutez : « Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemandera ta vie. Et ce que tu auras mis de côté qui l’aura?’ Voilà, conclut Jésus, ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
       Ce qui « cloche » ici pour l’homme riche c’est qu’il se laisse enfermer par ses possessions matérielles. C’est son attachement à celles-ci.       <br />
              <br />
       Voilà! Ce n’est pas de les utiliser, mais c’est de ne regarder que cela, de se laisser fermer le coeur par ses biens, par ses possessions de toutes sortes. C’est contre cela que Jésus nous met en garde.       <br />
              <br />
       Il nous dit : « Faites de la place à autre chose que les biens matériels, à des biens spirituels qui sont plus importants, qui ne s’achètent pas : le regard d’un enfant, l’amour d’une épouse, la main qui aide le démuni, la paix que vous cultivez, tout cela ce sont des richesses aussi, et des richesses plus importantes que les richesses matérielles.        <br />
              <br />
       C’est cela qui vous enrichit en vue de Dieu. C’est cela « s’enrichir de Dieu ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Un exercice</span>       <br />
              <br />
       Faisons un petit exercice et regardons dans notre vie, pour nous       <br />
              <br />
       - ce qui est superflu       <br />
       - ce qui est utile       <br />
       - ce qui est important       <br />
       - ce qui est nécessaire et essentiel.       <br />
              <br />
       Cet exercice que nous pouvons faire au cours de la semaine, nous renseignera sur nos priorités et nous aidera sûrement à les mettre à la bonne place.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à élever notre cœur vers les biens spirituels, vers les réalités spirituelles qui ne s’achètent pas, mais qui font vivre et que notre communion au Corps du Christ nous nourrisse de cette nourriture spirituelle dont nous avons tant besoin. Amen.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2016       <br />
              <br />
       reprise d'un homélie du 1 août 2004       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? » (Qo 1, 2 ; 2, 21-23)       <br />
       Lecture du livre de Qohèleth       <br />
              <br />
       Vanité des vanités, disait Qohèleth.       <br />
       Vanité des vanités, tout est vanité !       <br />
              <br />
       Un homme s’est donné de la peine ;       <br />
       il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi.       <br />
       Et voilà qu’il doit laisser son bien       <br />
       à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité,       <br />
           c’est un grand mal !       <br />
              <br />
       En effet, que reste-t-il à l’homme       <br />
       de toute la peine et de tous les calculs       <br />
       pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?       <br />
       Tous ses jours sont autant de souffrances,       <br />
       ses occupations sont autant de tourments :       <br />
       même la nuit, son cœur n’a pas de repos.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ » (Col 3, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si donc vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
           Faites donc mourir en vous       <br />
       ce qui n’appartient qu’à la terre :       <br />
       débauche, impureté, passion, désir mauvais,       <br />
       et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.       <br />
           Plus de mensonge entre vous :       <br />
       vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous       <br />
       et de ses façons d’agir,       <br />
           et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau       <br />
       qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,       <br />
       se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.       <br />
           Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,       <br />
       il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;       <br />
       mais il y a le Christ :       <br />
       il est tout, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :       <br />
       « Maître, dis à mon frère       <br />
       de partager avec moi notre héritage. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Homme, qui donc m’a établi       <br />
       pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »       <br />
           Puis, s’adressant à tous :       <br />
       « Gardez-vous bien de toute avidité,       <br />
       car la vie de quelqu’un,       <br />
       même dans l’abondance,       <br />
       ne dépend pas de ce qu’il possède. »       <br />
           Et il leur dit cette parabole :       <br />
       « Il y avait un homme riche,       <br />
       dont le domaine avait bien rapporté.       <br />
           Il se demandait :       <br />
       ‘Que vais-je faire ?       <br />
       Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’       <br />
           Puis il se dit :       <br />
       ‘Voici ce que je vais faire :       <br />
       je vais démolir mes greniers,       <br />
       j’en construirai de plus grands       <br />
       et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.       <br />
           Alors je me dirai à moi-même :       <br />
       Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,       <br />
       pour de nombreuses années.       <br />
       Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’       <br />
           Mais Dieu lui dit :       <br />
       ‘Tu es fou :       <br />
       cette nuit même, on va te redemander ta vie.       <br />
       Et ce que tu auras accumulé,       <br />
       qui l’aura ?’       <br />
           Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,       <br />
       au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » </title>
   <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour votre méditation en ce jour la fête des saints Pierre et Paul. Bonne lecture! Homélie pour la fête des saints Pierre et Paul (Année C) à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 29 juin 2025. Textes: Actes 12, 1-11 : Emprisonnement de Pierre, 2 Timothée 4, 6-18 : J'ai combattu le bon combat, écrit Paul, j'ai achevé ma course et Matthieu 16, 13-19 : Profession de foi et primauté de Pierre.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87601150-62122437.jpg?v=1403921030" alt="Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » " title="Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » " />
     </div>
     <div>
      En ce dimanche 29 juin la liturgie nous fait célébrer la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, les deux colonnes de l’Église. Aujourd’hui, à Rome le pape Léon XIV remet à certains évêques le pallium, un ornement en forme de ruban laineux qu’ils portent sur leurs épaules. Ce signe marque leur lien particulier avec le pape, successeur de saint Pierre. Comme vous le voyez cette fête solennelle nous met devant les yeux deux personnes qui sont liées entre elles depuis les débuts de l’Église et qui continuent d’en être les gardiens et les piliers.        <br />
              <br />
       Les trois textes de l’Écriture que nous venons d’entendre nous disent l’essentiel de ce que sont saint Pierre et saint Paul pour l’Église et pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Saint Paul : l’Apôtre des périphéries, de l’annonce de l’Évangile aux nations</span>       <br />
              <br />
       Commençons par saint Paul. Vous connaissez son histoire. Il est un jeune juif très cultivé. Élevé dans la culture de son temps, il parle la langue grecque qui est l’anglais du temps. Il est très religieux. Il a étudié la Bible, que les juifs appellent la Loi et les Prophètes. Il est un pratiquant sérieux et, comme plusieurs après la mort de Jésus, il voit d’un mauvais oeil certains de ses coreligionnaires se regrouper autour des disciples de Jésus qui prêchent le message laissé par leur Maître avec un succès remarquable. Il décide avec d’autres de mettre fin à cette dérive, et il les persécute.        <br />
              <br />
       Lors d’une de ses expéditions contre les disciples de Jésus il est renversé sur la route de Damas en Syrie et là ses yeux s’ouvrent, il voit et rencontre Jésus qui lui apparaît et lui dit « Pourquoi me persécutes-tu? ». À partir de ce moment, après une période de réflexion, il commence à faire le tour des villes de l’Empire romain. Il fait trois longs voyages autour de la Méditerranée (voir détails à la fin) et finit sa vie en prison à Rome pendant deux ans (60-62) où il est décapité selon la tradition vers l’an 62.        <br />
              <br />
       Cette brève histoire de saint Paul illustre son activité unique dans les débuts de l’Église. Au cours de ses voyages il a rassemblé des communautés à Corinthe, à Ephèse, à Philippes, à Thessalonique, à Rome etc.  Nous lisons encore aujourd’hui les lettres qu’il leur écrivait. Ces lettres sont comme la base dogmatique, rationnelle et intellectuelle de notre foi en Jésus. C’est saint Paul qui a argumenté pour expliquer le message de Jésus aux païens. Ses explications, nous touchent encore aujourd’hui et sont d’une actualité remarquable.        <br />
              <br />
       Malgré ses succès dans l’évangélisation, saint Paul ne s’est jamais dissocié de ceux qui avaient vécu avec Jésus, les Douze choisis par Jésus lui-même dont saint Pierre était le chef. Quelques mots sur ce dernier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Saint Pierre : le Roc de l’Église qui confesse la foi en Jésus et qui affermit ses frères et soeurs dans la foi       <br />
       </span>       <br />
       Le texte de l’évangile de saint Mathieu que je viens de lire présente une scène connue. Jésus demande à ses disciples ce qu’on pense de lui et c’est saint Pierre qui répond en faisant au nom de tous un acte de foi et de confiance absolue en Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui confie la mission d’être la pierre sur laquelle sera bâtie l’Église. « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église. »       <br />
              <br />
       On sait que saint Pierre aura de la misère à rester fidèle à cette mission. Il reniera son maître par trois fois lors de la passion de Jésus en disant qu’il ne le connaissait pas. C’est la peur alors qui le fait agir. Cette peur va se transformer en audace et en fidélité inébranlable le jour de la Pentecôte. À partir de ce moment, il prêche l’Évangile de Jésus, il annonce qu’il est ressuscité et il invite à la conversion. Il guérit des malades, comme Jésus. Il subit la persécution. Il est emprisonné comme le raconte la première lecture que nous avons entendue, il guide les autres apôtres. Il est reconnu comme le chef et le premier des apôtres.        <br />
              <br />
       Saint Paul vient le voir à Jérusalem et reconnaît sa primauté. Les deux, nous racontent les Actes des Apôtres - un récit des débuts de l’Église écrit par saint Luc - ont parfois divergé d’opinion, mais ils ont toujours gardé une union intime au service de l’Évangile, saint Paul, le prédicateur, reconnaissant et respectant saint Pierre, le premier des apôtres et le chef de l’Église       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">La dévotion aux colonnes de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Au cours des siècles, les chrétiens ont gardé précieusement le souvenir et l’héritage des deux colonnes de l’Église que sont saint Pierre et saint Paul. Sur le lieu de leur martyre à Rome on a érigé deux basiliques à l’époque de Constantin. Les pèlerinages aux tombeaux de saint Pierre et saint Paul ont fait partie de la vie de l’Église et se continuent aujourd’hui. Les évêques doivent faire ce pèlerinage « ad limina apostolorum » - littéralement « au seuil des basiliques des apôtres » - à tous les cinq ans pour montrer qu’ils se rattachent directement à ces deux colonnes de l’Église et que, comme eux, ils sont prêts à donner leur vie pour le Christ, à être « offerts en sacrifice » (2 Timothée 4, 6).       <br />
              <br />
       Par ce pèlerinage, ils veulent aussi montrer à tout le peuple chrétien que l’Église est une assemblée de croyantes et de croyants non pas isolés dans leur foi, mais réunis en communauté autour de leurs pasteurs, un édifice spirituel où toutes les pierres ont leur place, des pierres qui s’appuient sur la pierre angulaire qui est le Christ.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que les deux colonnes de l’Église que nous fêtons aujourd’hui viennent raffermir et soutenir notre foi afin qu’elle demeure solide et qu’elle rayonne autour de nous. Que cette Eucharistie où nous nous rencontrons ensemble dans la variété de nos histoires autour de la table du Seigneur soit le signe de cette Église accueillante et ouverte que nous formons.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       24 juin 2025       <br />
              <br />
       <!-- reprise de l'homélie du  28 juin 2014-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes </span>        <br />
              <br />
       Visite des évêques  « ad limina apostolorum » qui se traduit littéralement  "au seuil [des basiliques] des apôtres" souvent traduit par « aux tombeaux des apôtres ».       <br />
              <br />
       Les trois voyages de saint Paul d’après Michel A. Hubaut dans <span style="font-style:italic">Paul de Tarse</span> (Bibliothèque du Christianisme n. 18)       <br />
              <br />
       - 1er voyage  de l’an 43 à l’an 45 à Chypre, en Pamphylie, en Galatie du sud;        <br />
              <br />
       - 2e voyage de l’an 46 à l’an 54 en Syrie, en Cilicie, en Galatie du nord, à Troas, à Philippes, à Thessalonique, à Berée, à Athènes, à Corinthe, à Jérusalem;        <br />
              <br />
       - 3e voyage de l’an 52 à l’an 57 en Galatie, en Phrygie, en Asie, à Corinthe puis à Césarée où il est arrêté et mis en captivité        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-solennite-des-saints-Pierre-et-Paul-le-29-juin-Les-colonnes-de-l-Eglise_a1251.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C  « Pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel? »  (Luc, 24, 46-53)</title>
   <pubDate>Tue, 27 May 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C (jeudi 29 mai 2025 en dehors du Canada) le 1 juin 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 1, 1-11, Hébreux, 9, 24-28;10, 19-23 et Luc 24, 46-53.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85953064-61196687.jpg?v=1462142662" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C  « Pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel? »  (Luc, 24, 46-53)" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C  « Pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel? »  (Luc, 24, 46-53)" />
     </div>
     <div>
      J’ai retenu comme fil conducteur de cette homélie la phrase des deux hommes en vêtements blancs - deux anges - qui figure dans le récit que fait saint Luc de l’Ascension dans la première lecture : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers  le ciel? »        <br />
              <br />
       Cette phrase m’a toujours fasciné. Elle ne demande pas de trouver des raisons comme lorsque je dis, par exemple, « Pourquoi est-ce que tu fais cela? » Le sens du « Pourquoi » ici n’est pas celui-là.  Il veut plutôt nous faire penser à autre chose. En effet, il y a ici un sous-entendu : « Pourquoi rester là? » avec comme sous-entendu « au lieu de partir ».        <br />
              <br />
       On a ainsi une très belle entrée dans le mystère de l’Ascension de Jésus qui ne nous tourne pas vers un ailleurs nébuleux ou imaginaire, mais vers la réalité de la vie de tous les jours et des engagements à prendre pour répondre à l'invitation d’aller « jusqu'aux extrémités de la terre » que Jésus vient de faire dans le récit des<span style="font-style:italic"> Actes des Apôtres</span> que nous avons lu dans la première lecture.  Jésus part, et c’est aux disciples de se mettre à l’œuvre. C’est à vous de jouer, leur signifie-t-il.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le temps de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Ce temps nouveau qui commence, qu’on a appelé le ``temps de l’Église``, n’est pas un recommencement sans la présence de Jésus qui serait disparu pour toujours. Au contraire, l’Ascension nous invite à réaliser que le départ de Jésus élevé au ciel, n’est pas celui d’une absence, mais bien plutôt d’une présence « démultipliée ».       <br />
              <br />
       La présence de Jésus limitée jusque-là à ceux et celles qui pouvait l’approcher physiquement, le toucher, le voir, entendre ses paroles, sera désormais une présence sans limites de frontières et d’espace.       <br />
              <br />
       Le Christ Ressuscité ne meurt plus, il est toujours vivant. Sa présence est accessible à tous et à toutes, à ceux et celles qui le reconnaissent dans la foi comme le Seigneur de leur vie et l’Envoyé du Père pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Cette présence intime au plus profond des êtres humains que nous sommes se réalise non seulement dans la foi, mais de façon visible dans les sacrements où la présence du Christ se réalise à travers les gestes et les paroles qu’il nous a laissées. Dans chaque sacrement, il y une présence réelle et particulière du Christ, car c’est lui qui agit. Ainsi quand le ministre du Baptême procède au baptême de quelqu’un, il dit « Je te baptise » et il verse l’eau. Ce n’est pas lui qui baptise, c’est Jésus qui le fait par lui. Ainsi du sacrement de la Réconciliation, de l’Eucharistie etc.       <br />
              <br />
       Le départ de Jésus le jour de l’Ascension - qui est présenté comme ayant eu lieu le soir de Pâques dans l’évangile et quarante jours après Pâques dans la première lecture – transmet le même message dans les deux récits : Jésus s’est élevé au ciel mais il n’a pas quitté ses disciples et tous ceux et celles qui, à leur suite, croirons en lui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’incarnation</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que le mystère de l’Ascension est loin du rêve. Il ne ressemble en rien à ce qu’on propose lorsqu’on nous sollicite pour « Rêves d’enfants » afin de permettre à un enfant malade ou décompté de réaliser un rêve avant de mourir.        <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Ascension ne nous éloigne pas de la réalité humaine où nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, mais il nous renvoie sur la terre. Il actualise le mystère de l’Incarnation du Verbe, Dieu avec nous.       <br />
              <br />
       C’est d’ailleurs le sens de toute l’histoire d’amour de Dieu avec l’humanité que la Bible nous raconte. La lettre aux Hébreux nous en donne une merveilleuse illustration  au chapitre 10 lorsqu’elle relate comment les patriarches et les prophètes ont reconnu la présence de Dieu dans l’histoire du peuple d’Israël. Abraham a vécu le premier l’Alliance avec lui, suivi de Moïse dont Dieu s’est servi pour libérer son peuple d’Égypte, puis des prophètes jusqu’à Jean-Baptiste et Jésus qui est devenu, comme le dit la deuxième lecture, le grand prêtre d’une alliance nouvelle offerte à toutes les nations, le  grand prêtre par excellence, « celui qui est établi sur la maison de Dieu ».       <br />
              <br />
       Le Dieu d’Abraham, de Moïse, de Jean-Baptiste et de Jésus, notre Dieu, n’est pas un Dieu perdu dans les nuages, « dans son immense palais de silence » comme l'imagine Gilbert Bécaud dans sa chanson<span style="font-style:italic"> « Je t'appartiens »</span>. Non, Il s’appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de l’Ascension, comme vous pouvez le constater, nous offre un message tout à fait contemporain et adapté à nos attentes d’aujourd’hui. En effet, devant nos églises qui se vident en Occident ou encore devant des progressions rapides de l’Évangile pour certaines contrées, on peut soit désespérer et se dire « Il est parti, Il nous a laissé » soit se  laisser porter par une vague trop humaine.        <br />
              <br />
       Dans les deux cas on oublie la réalité profonde de la présence continuelle de Jésus dans son peuple pour le guider, le soutenir et le stimuler, une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Église dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin :  « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !  »  ( Mathieu chapitre 25, 35-36 ).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       Je m’en vais, mais je ne pars pas, tel est le message de Jésus à retenir aujourd’hui. « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés… vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
               <br />
       Préparons-nous à accueillir ce don de l’Esprit que nous célébrerons dimanche prochain. D’ici là, prenons la peine de reconnaître la présence de Jésus dans nos vies selon nos possibilités en donnant un peu de temps pour le rencontrer dans la prière par exemple, en participant à un office religieux, en lisant la Bible, en récitant le chapelet etc…        <br />
              <br />
       Et, comme le dit si bellement la fin du passage de la Lettre aux Hébreux que nous avons lu : « <!--Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère, et dans la certitude que donne la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure--> Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. »       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       27 mai 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 3 mai 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est entré dans le ciel lui-même » (He 9, 24-28 ; 10, 19-23)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
           Le Christ n’est pas entré       <br />
       dans un sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       figure du sanctuaire véritable ;       <br />
       il est entré dans le ciel même,       <br />
       afin de se tenir maintenant pour nous       <br />
       devant la face de Dieu.       <br />
           Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,       <br />
       comme le grand prêtre qui, tous les ans,       <br />
       entrait dans le sanctuaire       <br />
       en offrant un sang qui n’était pas le sien ;       <br />
           car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion       <br />
       depuis la fondation du monde.       <br />
       Mais en fait, c’est une fois pour toutes,       <br />
       à la fin des temps,       <br />
       qu’il s’est manifesté       <br />
       pour détruire le péché par son sacrifice.       <br />
           Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois       <br />
       et puis d’être jugés,       <br />
           ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois       <br />
       pour enlever les péchés de la multitude ;       <br />
       il apparaîtra une seconde fois,       <br />
       non plus à cause du péché,       <br />
       mais pour le salut de ceux qui l’attendent.       <br />
              <br />
            Frères, c’est avec assurance       <br />
       que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire       <br />
       grâce au sang de Jésus :       <br />
           nous avons là un chemin nouveau et vivant       <br />
       qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;       <br />
       or, ce rideau est sa chair.       <br />
           Et nous avons le prêtre par excellence,       <br />
       celui qui est établi sur la maison de Dieu.       <br />
           Avançons-nous donc vers Dieu       <br />
       avec un cœur sincère       <br />
       et dans la plénitude de la foi,       <br />
       le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,       <br />
       le corps lavé par une eau pure.       <br />
           Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,       <br />
       car il est fidèle, celui qui a promis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel » (Lc 24, 46-53)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       De toutes les nations, faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples,       <br />
                   leur dit :       <br />
       « Il est écrit que le Christ souffrirait,       <br />
       qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,       <br />
           et que la conversion serait proclamée en son nom,       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
       à toutes les nations,       <br />
       en commençant par Jérusalem.       <br />
           à vous d’en être les témoins.       <br />
           Et moi, je vais envoyer sur vous       <br />
       ce que mon Père a promis.       <br />
       Quant à vous, demeurez dans la ville       <br />
       jusqu’à ce que vous soyez revêtus       <br />
       d’une puissance venue d’en haut. »       <br />
           Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ;       <br />
       et, levant les mains, il les bénit.       <br />
           Or, tandis qu’il les bénissait,       <br />
       il se sépara d’eux       <br />
       et il était emporté au ciel.       <br />
           Ils se prosternèrent devant lui,       <br />
       puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.       <br />
           Et ils étaient sans cesse dans le Temple       <br />
       à bénir Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       à<Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-C-Pourquoi-restez-vous-a-regarder-vers-le-ciel-Luc-24-46-53_a1245.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)</title>
   <pubDate>Tue, 06 May 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C le 11 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 13, 14.43-52, Apocalypse 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952679-61196540.jpg?v=1459993294" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes rendus au Dimanche du Bon Pasteur qui est dans plusieurs endroits consacré à la prière pour les vocations sacerdotales dans l’Église. Je ne m’attarderai pas sur cette invitation qui va de soi, il me semble, mais je me contenterai de partager avec vous des images du Bon Pasteur qui ont frappé mon imaginaire au cours de ma vie de prêtre puis de relire avec un regard neuf les quelques lignes de saint Jean que la liturgie de ce dimanche a retenues.        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Des images de jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Les premières images du Bon Pasteur qui me viennent en mémoire sont celles de tableaux le représentant debout au milieu de nombreuses brebis avec un bâton recourbé à la main et une brebis dans les bras [regarder un spécimen à la fin de ce texte]. Cette représentation avec des dizaines de variations se retrouvait dans les images que nous remettaient les enseignants à l’école. Elles habitaient l’imagination des jeunes que nous étions alors dans les années 1950.        <br />
              <br />
       Ces images avaient pour moi une puissance d’émotion formidable comme celles de la Madone telle que nous la présentait des peintres comme Raphaël ou Léonard de Vinci que nous voyions dans les églises.       <br />
              <br />
       Vous me direz que ces images sont loin de ce qu’était un berger en Palestine. Vous avez raison, mais comme toutes les représentations elles sont porteuses de signification et de sens. Et ces images, malgré leur côté fleur bleu dans bien des cas, irradiaient la compassion, la proximité, la bonté, l’amour du berger pour les brebis qui l’entourent ainsi que son souci de les guider ce que rappelle le bâton.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une inspiration nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Une fois accroché par ces images, mon cheminement vers le presbytérat a été marqué par une autre image associée à une statue qu’on avait mise en évidence dans la chapelle du Grand Séminaire de Québec : celle du Bon Pasteur des catacombes, disait-on, au visage jeune sans barbe et portant sur son dos une brebis. J’ai appris plus tard en visitant les catacombes que cette sculpture reproduisait celle des Catacombes de Domitille [voir la reproduction au début de ce texte].       <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit, cette image d’un jeune homme portant la brebis sur son dos me permettait de m’identifier au berger. Elle a nourri tout mon cheminent vers l’ordination presbytérale et elle n’est jamais disparue de mon horizon. Le prêtre sera toujours à l’image du Bon Pasteur celui qui porte sur ses épaules les brebis qui lui sont confiées. Il n’hésitera pas à les accueillir qui qu’elles soient, il sera toujours là comme en ont donné le témoignage de saints prêtres comme saint François de Sales, le Curé d’Ars ou Padre Pio et comme le font encore  aujourd'hui de nombreux confrères sur le terrain répondant ainsi aux appels et aux cris de celles-ci.       <br />
              <br />
       Ces images nous révèlent, sans les épuiser, les richesses de la figure Bon pasteur que Jésus revendique : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger) ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Aller à la source</span>       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un peu maintenant aux commentaires très éclairants de ces paroles que saint Jean fait suivre.       <br />
               <br />
       Un : « Mes brebis écoutent ma voix, moi le les connais, et elles me suivent ». Il y a un lien de cœur, une intimité entre le pasteur et les brebis. Ils partagent une écoute, un chemin, une connaissance réciproque. Intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation du pasteur et des membres du peuple Dieu.       <br />
              <br />
       Deux : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ». Les brebis participent à ce qui fait vivre le pasteur qui les garde avec lui pour les faire grandir  Le pasteur porte avec lui les personnes vers qui il est envoyé pour leur permettre d’être elles-mêmes de plus en plus, non pour les écraser ou les emprisonner. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres.       <br />
              <br />
       Trois : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux, c’est lui qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. « Le Père et moi nous sommes UN », dit Jésus.        <br />
              <br />
       Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur aujourd'hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination pour témoigner qu'elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce dimanche du Bon Pasteur ne tourne pas nos regards vers les pasteurs eux-mêmes, mais vers Celui qui est le Pasteur des pasteurs, Jésus Ressuscité toujours vivant dans  nos communautés chrétiennes à travers les signes du Pain et du Vin partagés à chaque dimanche et à travers sa Parole reçue en Église.        <br />
              <br />
       Certains dans la communauté reçoivent la mission de rappeler ce mystère en étant des signes, des sacrements, de cette présence du Christ Tête et Pasteur. Ce sont les  prêtres et les évêques qui sont donnés à l’Église pour être eux aussi des pasteurs qui ne font qu’un avec le seul et unique Pasteur : Jésus-Christ, au service de leurs frères et soeurs. Prions pour qu'ils accomplissent leur ministère avec un esprit renouvelé et les regards toujours fixés sur le Christ Pasteur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 mai 2025       <br />
       en la fête de saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec       <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 12 avril 2016 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952679-61196541.jpg?v=1746560442" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" />
     </div>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
              <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78602288</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »</title>
   <pubDate>Tue, 20 Aug 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 25 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602288-57034210.jpg?v=1625837256" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari etc ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       Revenons à l’évangile maintenant.        <br />
              <br />
       Ce dimanche nous avons la conclusion de ces quatre dimanches qui ont précédés sur le pain de vie où la foi des apôtres – et la nôtre – est mise à l’épreuve.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous allons simplement retenir deux points qui me semblent importants pour notre cheminement dans la rencontre de Jésus.       <br />
              <br />
       1-<span style="font-style:italic">Foi et confiance</span>       <br />
              <br />
       Premièrement : avoir la foi en Jésus ce n’est pas tout comprendre       <br />
              <br />
       Regardez en effet. Jésus n’explique pas comment il se fera chair et sang, loin de là, il en rajoute même en annonçant sa résurrection : « Et quand vous verrez le Fils de  l’homme monter là où il était auparavant? ». Il met ses disciples au pied du mur. Les autres qui l’écoutent s’en vont : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter. ». Et Jésus demande aux douze apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi? »       <br />
              <br />
       C’est une question claire un peu comme celle d’un époux qui demande à sa conjointe ou d’une épouse qui demande à son conjoint : « M’aimes-tu? » avec en sous-entendu « M’aimes-tu moi tel, telle que je suis, as-tu confiance en moi? » On n’attend pas des explications, ni une longue discussion, mais une réponse claire : un oui ou un non qui se manifeste par une parole, un geste ou un regard – peu importe – ce qui compte c’est qu’il y a une réponse claire. Le « oui » c’est la confiance en une personne.        <br />
              <br />
       Ainsi saint Pierre et les apôtres restent avec Jésus parce qu’ils ont foi en lui, ils ont une confiance totale en lui. Tout comprendre n’est pas une exigence de la foi, mais faire confiance à Jésus l’envoyé de Dieu qui ne peut me tromper voilà la foi que Jésus demande.        <br />
              <br />
       2- <span style="font-style:italic">Cheminer avec Jésus</span>       <br />
              <br />
       Deuxièmement : croire c’est aussi rester, demeurer avec Jésus       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus parce qu’on le veut. Dieu nous laisse libres. On peut partir comme le Juifs… Ne pas croire, c’est cela, c’est partir.       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’on désire le fréquenter, que notre foi va cheminer, va s’approfondir, va changer même. On ne fait pas confiance à quelqu’un de la même façon à 8 ans, à 15 ans, à 40 ans, à 60 ans.        <br />
              <br />
       Et c’est ici qu’’il y a pour nous baptisés croyants en Jésus tout un cheminement à faire à mesure que l’on vieillit. Si on continue de rester avec Jésus, il y a peut-être des choses à changer ou encore à améliorer. Il y a même certains risques, car suivre quelqu’un peut nous réserver des surprises, nous engager sur des chemins inconnus. Tout au cours de la vie, il y a des choix à refaire. On recommence tous les jours comme dans le mariage où on doit se marier tous les jours.        <br />
              <br />
       3-<span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes comme chrétiens en cheminement. Notre foi nous  invite à découvrir le côté caché, invisible de l’existence. Nous y avons accès par la foi. Nous sommes comme les apôtres qui voient, par la foi, en Jésus qu’ils touchent et avec qui ils mangent « le Saint, le Saint de Dieu » comme il est dit à la fin de notre évangile.        <br />
              <br />
       Dans son conte célèbre, <span style="font-style:italic">Le Petit Prince</span>, Antoine de Saint-Exupéry fait dire au renard : « Adieu, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Ainsi, dans la foi on arrive à l’essentiel qui est spirituel, invisible, caché bien souvent, que si on y met tout notre cœur.       <br />
              <br />
       Mais ce n'est pas facile, on le voit dans notre évangile où plusieurs refuse les paroles de Jésus. Ils ne veulent pas entrer en relation avec lui.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils s'ouvrent à l'invisible, à ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laissent inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à faire de même et à dire «  Tu as les paroles de la vie éternelle »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette participation à l’Eucharistie, au Corps et au Sang du Christ, nous aide à découvrir, comme les apôtres, cet essentiel, invisible pour les yeux, qui est la personne même de Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. « Croire et rester avec Jésus, ne pas croire et partir, C’est le point tournant du dialogue entre Dieu et nous » (Ghislaine Salvail)        <br />
              <br />
       En nous levant et en utilisant la profession de foi contenue dans le « Je crois en Dieu », redisons à Jésus qu’il est l’essentiel de notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
        20  août 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 19  août 201 et 22  août 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1191.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Aug 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 18 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Proverbes 9, 1-6, Éphésiens 5, 15-20 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602287-57034208.jpg?v=1714843810" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" />
     </div>
     <div>
      La semaine dernière un de mes amis a fait une indigestion. Manifestement, il avait pris une nourriture que ne lui allait pas, une mauvaise nourriture pour lui.       <br />
              <br />
       Et je me suis demandé en pensant à l’évangile d’aujourd’hui où Jésus dit que sa chair est une vraie nourriture  qu’est-ce qui fait une bonne, une vraie nourriture?        <br />
              <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les effets de la nourriture matérielle</span>       <br />
              <br />
       Je regardais autour de moi.       <br />
              <br />
       a) Je voyais des jeunes à qui on disait « Viens manger, si tu veux grandir ». Je voyais des adolescents engouffrer tranche de pain sur tranche de pain et j’entendais les parents dire « À cet âge, on ce sont de vrais goinfres. Ils n’ont pas de fond. ». Et je me disais : «  Bien sûr, une vraie nourriture, cela fait croître, cela développe l’organisme, cela donne des forces, de l’énergie »       <br />
              <br />
       b) Je voyais aussi des gens plus vieux et je constatais que même si rendu à un certain âge, si on n’est plus en période de croissance, la nourriture est bien nécessaire pour conserver ses forces et les refaire. Si on perd l’appétit, si on ne mange plus, on se détériore, on perd son énergie, on commence à dépérir.       <br />
              <br />
       c) Et je voyais aussi autre chose. Je constatais que la plupart du temps la nourriture nous rassemble dans la joie. Je voyais les réunions de famille ou d’amis autour d’une table, les cafés et les gâteaux de fin de soirée etc. et je me disais : « Bien sûr, une vraie nourriture cela favorise les contacts, le partage, l’amitié, ça rassemble. »        <br />
              <br />
       En un mot une nourriture matérielle cela développe le corps, cela conserve les forces et cela rassemble.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Application à la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie</span>       <br />
              <br />
       Eh bien! Lorsque Jésus nous dit que sa chair est une vraie nourriture et son sang un vrai breuvage (boisson), je me dis que cela doit être un peu comme dans le cas de la nourriture terrestre, matérielle.  Ainsi on peut faire les applications suivantes.       <br />
              <br />
       a) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe augmentent nos forces, nous font nous développer spirituellement comme les repas généreux de l’adolescent qui sont nécessaires à sa croissance. Le pain et le vin eucharistiques, corps et sang du Christ, soutiennent notre croissance comme disciple de Jésus et comme enfant de Dieu. Ils nourrissent notre vie de baptisé dans le monde où nous vivons.       <br />
              <br />
       b) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe conservent aussi nos forces et nous refont spirituellement. Ils entretiennent une vie spirituelle vivante et agissante.       <br />
              <br />
       c) Enfin, le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe nous rassemblent pour former le Corps du Christ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui transforme</span>       <br />
              <br />
       Voilà une analogie intéressante qui nous fait mieux comprendre les paroles de Jésus aujourd’hui, mais il faut souligner une grosse différence entre la nourriture matérielle et la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous nourrissons à chaque jour, ce que nous mangeons est transformé par notre organisme, mais lorsque nous communions et mangeons le Corps du Christ à la messe, c’est le Christ qui nous transforme en lui, nous devenons ce que nous mangeons : « Celui qui mange ma chair, dit-il, et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui... Celui qui me mangera vivra par moi».       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie, lorsque nous communions nous faisons un geste qui ouvre la porte de notre cœur à Jésus. Ainsi nous lui permettons de nous rendre de plus en plus semblables à lui dans tous les aspects de notre vie : ouverts, miséricordieux, patients, sensibles à la souffrance autour de nous, heureux de partager, d’accueillir etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, retenons que la chair et le sang du Christ <b>nous développent, nous conservent et nous rassemblent</b>. Et, petit à petit, nous font devenir de plus en plus comme Jésus.       <br />
              <br />
       La chair et le sang du Christ ouvrent nos cœurs, nos  yeux, élargissent nos horizons. Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont une nourriture  sans laquelle toutes les autres nourritures perdent leur sens. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
              <br />
       <!! reprise de l'homélie du 13 août 2015-->       <br />
              <br />
       <!--Nous continuons ce dimanche-ci à recevoir dans la Parole de Dieu des images ou des paraboles tirées de l'Ancien Testament qui nous permettent d'écouter avec des oreilles encore plus attentives la suite du Discours de Jésus sur le Pain de vie qui suit comme vous le savez la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       Ce matin le thème avancé par la lecture du Livre de la Sagesse est très concret. On pourrait le résumer en eux mots : Manger et buvez       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'invitation du livre de la Sagesse</span>       <br />
              <br />
       Manger et boire, n'y-a-t-il rien de plus terre à terre? On est renvoyé non seulement à l'action de manger ou de boire, mais à tout ce qui prépare les repas où on se sustente, à l'alimentation  saine et suffisante, aux suites et aux conséquences du boire et du manger etc.       <br />
              <br />
       Vous voyez que l'invitation du live de la Sagesse va couvrir un large éventail de possibilités.       <br />
              <br />
       Il en va ainsi dans la vie des êtres humains. Leur vie s'appuie sur le boire et le manger. On passe des heures à préparer les repas, à cultiver la terre pour se nourrir, à déguster ensemble les produits de la terre, à servir le vin qui réjouit le cœur etc...       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce thème est très riche. Il est appliqué dans notre lecture à la Sagesse car la Sagesse est Dieu lui-même.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Le même thème est repris dans l’évangile. Dans l’évangile Jésus invite à manger et à boire lui aussi.  On n’est sur le même registre car la nourriture dont il parle vient de Dieu, elle est descendue du ciel. Mais, ce n’est plus de la Sagesse dont il parle c’est de sa chair et de son sang donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
       Il est important de faire ce lien entre le don que Jésus fait de sa vie et la nourriture qu’il devient pour nous. En effet, Dieu nous a montré son amour en nous donnant son Fils. Il veut que nous le recevions comme son Fils, mais il veut aussi que nous marchions sur ses traces. Pour ce faire, il partage avec nous ce qu’il a mis en lui, son amour et sa tendresse.        <br />
              <br />
       Ainsi manger la chair de Jésus et boire son sang ne constituent pas seulement un geste quelconque quand nous allons à la messe le dimanche ou en  d’autre temps.  Manger la chair du Christ et boire son sang signifie entrer en communion avec lui dans ce don qu’il fait de lui-même pour notre vie à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie ainsi est le sacrement de l’amour de Dieu répandu en nous et dans le monde. Car il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux et celles qu’on aime.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Les effets</span>       <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie, comme tout ce que nous mangeons et buvons, a des conséquences. Elle nous fait vivre spirituellement. Elle nous ouvre aux autres. Elle crée la communauté des croyants. Elle annonce les merveilles de Dieu et promet un futur ensoleillé.        <br />
              <br />
       Mais comme dans le cas de la nourriture humaine, physique, pour  que ces bonnes conséquences se manifestent, il faut apporter notre contribution. Une nourriture mal préparée ou viciée, comme vous le savez, fait plus de mal que de bien. Il peut en arriver ainsi si nous nous approchons du corps et du sang du Christ sans apporter les bonnes intentions. Il nous revient de nous disposer à les recevoir avec un cœur attentif et un esprit ouvert.       <br />
              <br />
       Si vous le faites, vous verrez que votre vie sera transformée car c’est le propre d’une bonne nourriture que d’opérer d’incroyables bienfaits. Le corps et le sang de Jésus ouvrent nos cœurs. Ils élargissent les horizons. Ils rassemblent. Ils sont la nourriture par excellence sans laquelle toutes les autres nourritures deviennent fades Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où nous sommes rassemblés par la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang, par sa présence aussi dans sa Parole fasse de nous des disciples toujours plus proches de Lui et prêts à aller le dire autour d’eux.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
       -->       <br />
        <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 14 août 2018-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       La Sagesse a bâti sa maison,       <br />
       elle a taillé sept colonnes.       <br />
           Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin,        <br />
       puis a dressé la table.       <br />
           Elle a envoyé ses servantes, elle appelle       <br />
       sur les hauteurs de la cité :       <br />
       « Vous, étourdis, passez par ici ! »       <br />
       À qui manque de bon sens, elle dit :       <br />
           « Venez, mangez de mon pain,        <br />
       buvez le vin que j’ai préparé.       <br />
           Quittez l’étourderie et vous vivrez,       <br />
       prenez le chemin de l’intelligence. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 10-11, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Saints du Seigneur, adorez-le :       <br />
       rien ne manque à ceux qui le craignent.       <br />
       Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;       <br />
       qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.       <br />
              <br />
       Venez, mes fils, écoutez-moi,       <br />
       que je vous enseigne la crainte du Seigneur.       <br />
       Qui donc aime la vie       <br />
       et désire les jours où il verra le bonheur ?       <br />
              <br />
       Garde ta langue du mal       <br />
       et tes lèvres des paroles perfides.       <br />
       Évite le mal, fais ce qui est bien,       <br />
       poursuis la paix, recherche-la.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           prenez bien garde à votre conduite :        <br />
       ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.        <br />
           Tirez parti du temps présent,        <br />
       car nous traversons des jours mauvais.        <br />
           Ne soyez donc pas insensés,        <br />
       mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.        <br />
           Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ;        <br />
       soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.        <br />
           Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,        <br />
       chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.        <br />
           À tout moment et pour toutes choses,        <br />
       au nom de notre Seigneur Jésus Christ,        <br />
       rendez grâce à Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 56)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à la foule :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :        <br />
       « Comment celui-là        <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »        <br />
           Jésus leur dit alors :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,        <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,        <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       a la vie éternelle ;        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,        <br />
       et mon sang est la vraie boisson.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       demeure en moi,        <br />
       et moi, je demeure en lui.        <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,        <br />
       et que moi je vis par le Père,        <br />
       de même celui qui me mange,        <br />
       lui aussi vivra par moi.        <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :        <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.        <br />
       Eux, ils sont morts ;        <br />
       celui qui mange ce pain vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-L-Eucharistie-une-vraie-nourriture_a1190.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »</title>
   <pubDate>Tue, 23 Apr 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 avril 2024. Textes: : Actes des Apôtres 9,26-31, I Jean 3, 18-24 et Jean 15, 1-8 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601784-57034042.jpg?v=1615227039" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile ce matin nous parle de vigneron, de vigne et de sarments. Ces images sont là pour nous éclairer sur ce que Dieu fait pour nous et pour le monde, comment il le fait et comment nous pouvons répondre. Jésus s’en sert dans ce sens-là.        <br />
              <br />
       Pour un québécois, ce sont des images qui ne sont pas familières. Il est plus habitué aux cultures nordiques :  patates, tomates, concombres etc. même si actuellement on a réussi à développer des vignes plus résistantes au froid et qui produisent d'excellents vins. Ceci étant dit, j’ai fait une petite recherche pour entrer plus à fond dans les méandres de la culture de la vigne et ainsi mieux comprendre les explications de Jésus qui nous sont proposées dans la Parole de Dieu aujourd'hui.       <br />
               <br />
       I –<span style="font-style:italic">Description du travail d’un vigneron aujourd’hui comme hier</span>       <br />
              <br />
       Un connaisseur m’a expliqué que la première chose dont se préoccupe le vigneron c’est la taille des vignes. En effet, les vignes comme les tomates qu’on connaît bien chez nous produisent des repousses des sarments qui ressemblent aux gourmands des tomates. Il est nécessaire d’élaguer ces pousses pour que les meilleurs puissent croître et se développer.       <br />
              <br />
       Une autre chose que le vigneron surveille ce sont les conditions dans lesquelles se développent des micro-organismes parfois bénéfiques comme ce qu’il est convenu d’appeler les « pourritures nobles » qui donneront au raisin sa qualité particulière, mais souvent plutôt dévastatrices.        <br />
              <br />
       Le vigneron s’intéresse aussi au sol qui entoure la vigne. Il le bêche par moments, il le draine, il l’enrichit au besoin. C’est de lui qui viendra dans le raisin ce petit quelque chose qui fait qu’on identifie les vins à tel clos, à tel domaine ou à telle région.       <br />
              <br />
       Voilà trois points que j’ai retrouvés avec plaisir dans les explications de Jésus que nous venons de lire       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les explications de Jésus sur le vigneron, la vigne et les sarments</span>       <br />
              <br />
       Revoyons-les ensemble : le premier, le besoin d’élaguer, d’aérer les vignes. Jésus en fait l’application en disant dit : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit,  mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. » On reconnaît là le soin particulier du vigneron pour sa vigne comme on l’a vu  et Jésus l’applique à son Père.       <br />
              <br />
       Le second point retenu de l’image du travail du vigneron c’est celui de favoriser les meilleurs conditions pour la croissance de sa vigne. Le comportement du vigneron nous éclaire sur la vocation chrétienne. La personne baptisée qui suit Jésus est branchée sur lui comme le sarment sur la vigne. Cette union avec lui a besoin d’être cultivée et nourrie. Elle ne peut pas être laissée sans aucun soin sinon elle se videra et se dessèchera. Quels sont ces soins : le premier est la prière et les sacrements qui nous rapprochent de Dieu, le second la rencontre de nos frères et sœurs et le troisième le partage de ce que nous vivons.  Prière, rencontre et partage sont la nourriture nécessaire pour que les sarments que nous sommes se développent et portent du fruit.       <br />
              <br />
       Le troisième point : le sol qui entoure la vigne. Quel est le sol à entretenir pour la personne baptisée disciples de Jésus ?  Le sol est constitué des paroles de Jésus. Il en a la diversité et la couleur. Ces paroles sont esprit et vie, ce sont les paroles de vie éternelle. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »  La vigne est bien entourée et elle s’épanouit en fruits précieux pour le vigneron. Jésus souligne fortement le lien des sarments avec la vigne et la vie qui est le fruit de cette union. La vigne qu’est Jésus est remplie de vie. Cette vie ne demande qu’à se transmettre. Heureux seront les disciples qui comme les sarments bien nourris se laisseront remplir de cette vie et de cette sève. Ils deviendront comme de beaux raisins. « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       On pourrait continuer encore ces réflexions, mais j’aimerais souligner, dans un dernier point, le fil conducteur des trois lectures de ce matin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des disciples sur la route</span>       <br />
              <br />
       Ce fil conducteur m’est donné par une phrase qui revient quelques fois dans l’évangile : « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       C’est ce que nous voyons dans la première lecture tirée des Actes des Apôtres qui décrit la prédication de Saul qui deviendra saint Paul accompagné de Barnabé . Ils sont deux des premiers disciples qui  racontaient leur rencontre de Jésus et qui le faisaient avec assurance, une assurance qui leur venait de cette expérience d’être branchés sur la vigne qu’est Jésus. Ils vivaient leur union avec lui comme celle des sarments sur la vigne. Et leur témoignage portait beaucoup du fruit.       <br />
              <br />
       On a quelque chose de semblable dans la description de la vie des premières communautés chrétiennes que nous fournit la deuxième lecture. Ces premiers chrétiens se faisaient un devoir de garder les commandements du Seigneur dont le plus grand est celui de l’amour du prochain comme le rappelle saint Jean dans cette lecture. « Or, voici son commandement, est-il écrit, mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce que saint Jean redit dans ses mots - garder ses commandements, demeurer en Dieu - recoupe ce que nous dit l’évangile où nous sommes invités à rester et demeurer branchés sur la Vigne qu’est Jésus. C’est dans cette union vécue simplement et dans la vie de tous les jours que se réalise la croissance d’une nouvelle vigne qui est l’Église dont nous sommes les membres.       <br />
              <br />
       En effet, on compare souvent l’Église à une vigne, car elle est le Corps du Christ. Membres de l’Église nous sommes invités à nous attacher à la vraie Vigne qu’est le Christ comme des sarments pour que sa présence soit manifestée au monde dans la vigne qu’est l’Église, signe et sacrement du salut comme le dit le Concile Vatican II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Les lectures d’aujourd’hui nous ont permis un parcours des plus intéressants pour notre vie chrétienne. Dans l’<span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté </span> du pape François publiée <!--le 9 avril ----->en 2018, celui-ci nous souligne que malgré nos limites et nos faiblesses, la rencontre de Jésus se fait et nous pouvons toutes et tous devenir selon les expressions imagées qu’il utilise des saints et saintes « de la porte d'à côté » ou des saints et des saintes « de  la classe moyenne de la sainteté ».        <br />
              <br />
       Que notre célébration par le partage du Corps et du Sang du Christ nous garde toujours de plus en plus unis à Lui, la vraie Vigne, comme de sarments vigoureux des « saints » et  des « saintes » comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       23 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  24 avril 2018 et 27 avril 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 5e dimanche de Pâques  Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Barnabé leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur » (Ac 9, 26-31)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       arrivé à Jérusalem,       <br />
       Saul cherchait à se joindre aux disciples,       <br />
       mais tous avaient peur de lui,       <br />
       car ils ne croyaient pas       <br />
       que lui aussi était un disciple.       <br />
       Alors Barnabé le prit avec lui       <br />
       et le présenta aux Apôtres ;       <br />
       il leur raconta comment, sur le chemin,       <br />
       Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé,       <br />
       et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance       <br />
       au nom de Jésus.       <br />
       Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux,       <br />
       s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.       <br />
       Il parlait aux Juifs de langue grecque,       <br />
       et discutait avec eux.       <br />
       Mais ceux-ci       <br />
       cherchaient à le supprimer.       <br />
       Mis au courant,       <br />
       les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée       <br />
       et le firent partir pour Tarse.       <br />
              <br />
       L’Église était en paix       <br />
       dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ;       <br />
       elle se construisait       <br />
       et elle marchait dans la crainte du Seigneur ;       <br />
       réconfortée par l’Esprit Saint,       <br />
       elle se multipliait.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32)       <br />
       R/ Tu seras ma louange, Seigneur,       <br />
       dans la grande assemblée.       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. 21, 26a)       <br />
              <br />
       Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.       <br />
       Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;       <br />
       ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :       <br />
       « À vous, toujours, la vie et la joie ! »       <br />
              <br />
       La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,       <br />
       chaque famille de nations se prosternera devant lui :       <br />
       « Oui, au Seigneur la royauté,       <br />
       le pouvoir sur les nations ! »       <br />
              <br />
       Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;       <br />
       on annoncera le Seigneur aux générations à venir.       <br />
       On proclamera sa justice au peuple qui va naître :       <br />
       Voilà son œuvre !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de Jésus Christ et nous aimer les uns les autres » (1 Jn 3, 18-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Petits enfants,       <br />
       n’aimons pas en paroles ni par des discours,       <br />
       mais par des actes et en vérité.       <br />
       Voilà comment nous reconnaîtrons       <br />
       que nous appartenons à la vérité,       <br />
       et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ;       <br />
       car si notre cœur nous accuse,       <br />
       Dieu est plus grand que notre cœur,       <br />
       et il connaît toutes choses.       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
       Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
       Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
       Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Moi, je suis la vraie vigne,       <br />
       et mon Père est le vigneron.       <br />
       Tout sarment qui est en moi,       <br />
       mais qui ne porte pas de fruit,       <br />
       mon Père l’enlève ;       <br />
       tout sarment qui porte du fruit,       <br />
       il le purifie en le taillant,       <br />
       pour qu’il en porte davantage.       <br />
       Mais vous, déjà vous voici purifiés       <br />
       grâce à la parole que je vous ai dite.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous.       <br />
       De même que le sarment       <br />
       ne peut pas porter de fruit par lui-même       <br />
       s’il ne demeure pas sur la vigne,       <br />
       de même vous non plus,       <br />
       si vous ne demeurez pas en moi.       <br />
              <br />
       Moi, je suis la vigne,       <br />
       et vous, les sarments.       <br />
       Celui qui demeure en moi       <br />
       et en qui je demeure,       <br />
       celui-là porte beaucoup de fruit,       <br />
       car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.       <br />
       Si quelqu’un ne demeure pas en moi,       <br />
       il est, comme le sarment, jeté dehors,       <br />
       et il se dessèche.       <br />
       Les sarments secs, on les ramasse,       <br />
       on les jette au feu, et ils brûlent.       <br />
       Si vous demeurez en moi,       <br />
       et que mes paroles demeurent en vous,       <br />
       demandez tout ce que vous voulez,       <br />
       et cela se réalisera pour vous.       <br />
       Ce qui fait la gloire de mon Père,       <br />
       c’est que vous portiez beaucoup de fruit       <br />
       et que vous soyez pour moi des disciples. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-la-vigne_a1173.html</link>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » </title>
   <pubDate>Tue, 03 Oct 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A 8 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Isaie 5, 1-7 Philippiens 4, 6-9 et Mathieu 21, 33-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927187-52310374.jpg?v=1693923948" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " />
     </div>
     <div>
       « Les vignerons homicides » Le récit de l'évangile qui vient d’être lu est d’une violence qui heurte aujourd’hui. Il peut faire penser aux propos des radicaux de toutes sortes dont nous parlent les actualités. En effet, il  y a dans cette parabole un radicalisme qui demande quelques explications.        <br />
              <br />
       Si on se contente de la lire avec nos sensibilités d’aujourd’hui, on n’y comprend pas grand chose ou on la rejette carrément. Il faut donc se donner la peine, d'une part, de situer les paroles de Jésus dans leur cadre historique et, d’autre part, d’en chercher le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le cadre historique de la parabole des vignerons homicides</span>       <br />
              <br />
       La parabole des vignerons homicides comme il est convenu de désigner ce passage de l’évangile selon saint Mathieu fait partie d’un ensemble qui porte sur le Royaume de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Pour les juifs du temps de Jésus, le Royaume de Dieu s’incarne dans leur peuple d’Israël. C’est lui le Royaume de Dieu. Avec cette clé on peut relire la parabole en l’appliquant d’abord à Israël. Pour le peuple d’Israël, Dieu s’est manifesté en faisant alliance avec leur ancêtre Abraham. Comme le maître du domaine dont parle la parabole, Dieu plante et arrose sa vigne qu’est Israël par sa Parole et par ses prophètes qui enseignent le peuple. Ceux-ci sont représentés ici par les serviteurs de la parabole.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les prophètes de l’Israël ancien rappellent les lois de Dieu et les exigences de l’Alliance avec Abraham. Comme les serviteurs, ils sont persécutés, même mis à mort. Israël, la vigne du Seigneur dont il attendait de beaux raisins, en a donné de mauvais comme le dit le prophète Isaïe dans la première lecture. Mais Dieu, comme le maître du domaine, ne se décourage pas. Comme celui-ci, il leur envoie en dernier lieu son fils bien-aimé. C’est Jésus. Il subit comme le fils de l’évangile le rejet et la mort infamante sur une croix.       <br />
              <br />
       Voilà sous forme imagée une brève histoire du salut que Dieu offre et dont Jésus est le messager.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Si Jésus raconte cette histoire dans les images dures et violentes que nous avons lues, c’est pour frapper l’imagination de ses auditeurs et les pousser à la conversion.        <br />
              <br />
       On doit comprendre que les images utilisées le sont, non pour proposer un mode de vie, mais pour susciter, chez ceux et celles qui écoutent Jésus, un engagement différent de celui de leurs  prédécesseurs qui ont refusé et tué les prophètes.        <br />
              <br />
       Quel est cet engagement? C’est l’accueil de Jésus lui-même, le prophète des prophètes. Celui-ci se présente d’ailleurs dans le commentaire qu’il donne de la parabole comme la pierre angulaire de la nouvelle demeure de Dieu : « La pierre qu’on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».        <br />
              <br />
       Désormais la demeure du Seigneur est ouverte à tous et à toutes. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, dit Jésus en pensant à Israël, pour être donné  à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Cette nouvelle nation est une terre où Dieu s’emploie avec les ouvrières et ouvriers que nous sommes à faire produire la vigne. Cette vigne est faite de multiples cépages. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » dira Jésus aux Apôtres en Galilée à la montagne où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 28, 19)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’Alliance faite avec Abraham et le peuple d’Israël ne souffre plus de frontières désormais. Elle n’est plus réservée à ceux qui ont la circoncision c'est-à-dire au peuple d'Israël. Elle peut se vivre par tous ceux et celles qui acceptent d’être baptisés au nom de Jésus et de le reconnaître comme leur Maître et Seigneur, comme la pierre angulaire sur laquelle s’appuie et se construit l’édifice spirituel de leur vie et du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette parabole de Jésus sur les vignerons homicides, malgré la violence qu’on  y trouve, comporte un message des plus ouverts pour nous aujourd’hui. En effet, nous sommes invités à reconnaître le Royaume de Dieu déjà à l‘œuvre dans notre monde. «  Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »  dit Jésus (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 21).        <br />
              <br />
       Ce Royaume advient lorsque deux ou trois se réunissent au nom de Jésus (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 18, 20), lorsque le pauvre est évangélisé, lorsque le malade est visité, lorsque les sourds entendent, lorsque les aveugles voient etc. (cf. <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40, <span style="font-style:italic">Luc</span> 4 16-20, <span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 17-18) Tels sont les fruits de la venue du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie le président nous invite en terminant à aller sur les chemins de nos vies et de notre monde pour annoncer et redire la Bonne Nouvelle que nous avons découverte en Jésus. « Allez dans la paix du Christ » nous dit-il.        <br />
              <br />
       Je nous redis la même chose au terme de cette homélie : « Allons et soyons chacun et chacune, selon nos possibilités et selon notre état de vie, des témoins de Jésus-Christ aujourd’hui ».       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 octobre 2023       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 3 octobre 2017 et16 septembre 2020       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Je veux chanter pour mon ami       <br />
       le chant du bien-aimé à sa vigne.       <br />
              <br />
       Mon ami avait une vigne       <br />
       sur un coteau fertile.       <br />
           Il en retourna la terre, en retira les pierres,       <br />
       pour y mettre un plant de qualité.       <br />
       Au milieu, il bâtit une tour de garde       <br />
       et creusa aussi un pressoir.       <br />
       Il en attendait de beaux raisins,       <br />
       mais elle en donna de mauvais.       <br />
              <br />
          Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,       <br />
       soyez donc juges entre moi et ma vigne !       <br />
           Pouvais-je faire pour ma vigne       <br />
       plus que je n’ai fait ?       <br />
       J’attendais de beaux raisins,       <br />
       pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?       <br />
           Eh bien, je vais vous apprendre       <br />
       ce que je ferai de ma vigne :       <br />
       enlever sa clôture       <br />
       pour qu’elle soit dévorée par les animaux,       <br />
       ouvrir une brèche dans son mur       <br />
       pour qu’elle soit piétinée.       <br />
           J’en ferai une pente désolée ;       <br />
       elle ne sera ni taillée ni sarclée,       <br />
       il y poussera des épines et des ronces ;       <br />
       j’interdirai aux nuages       <br />
       d’y faire tomber la pluie.       <br />
              <br />
           La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël.       <br />
       Le plant qu’il chérissait,       <br />
       ce sont les hommes de Juda.       <br />
       Il en attendait le droit,       <br />
       et voici le crime ;       <br />
       il en attendait la justice,       <br />
       et voici les cris.       <br />
              <br />
         – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)       <br />
       R/ La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël. (cf. Is 5, 7a)       <br />
              <br />
       La vigne que tu as prise à l’Égypte,       <br />
       tu la replantes en chassant des nations.       <br />
       Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,       <br />
       et ses rejets, jusqu’au Fleuve.       <br />
              <br />
       Pourquoi as-tu percé sa clôture ?       <br />
       Tous les passants y grappillent en chemin ;       <br />
       le sanglier des forêts la ravage       <br />
       et les bêtes des champs la broutent.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
           Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,       <br />
       tout ce qui est juste et pur,       <br />
       tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,       <br />
       tout ce qui s’appelle vertu       <br />
       et qui mérite des éloges,       <br />
       tout cela, prenez-le en compte.       <br />
           Ce que vous avez appris et reçu,       <br />
       ce que vous avez vu et entendu de moi,       <br />
       mettez-le en pratique.       <br />
       Et le Dieu de la paix sera avec vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       C’est moi qui vous ai choisis,       <br />
       afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Écoutez cette parabole :       <br />
       Un homme était propriétaire d’un domaine ;       <br />
       il planta une vigne,       <br />
       l’entoura d’une clôture,       <br />
       y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.       <br />
       Puis il loua cette vigne à des vignerons,       <br />
       et partit en voyage.       <br />
           Quand arriva le temps des fruits,       <br />
       il envoya ses serviteurs auprès des vignerons       <br />
       pour se faire remettre le produit de sa vigne.       <br />
           Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,       <br />
       frappèrent l’un,       <br />
       tuèrent l’autre,       <br />
       lapidèrent le troisième.       <br />
           De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs       <br />
       plus nombreux que les premiers ;       <br />
       mais on les traita de la même façon.       <br />
           Finalement, il leur envoya son fils,       <br />
       en se disant :       <br />
       ‘Ils respecteront mon fils.’       <br />
           Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :       <br />
       ‘Voici l’héritier :       <br />
       venez ! tuons-le,       <br />
       nous aurons son héritage !’       <br />
           Ils se saisirent de lui,       <br />
       le jetèrent hors de la vigne       <br />
       et le tuèrent.       <br />
           Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,       <br />
       que fera-t-il à ces vignerons ? »       <br />
           On lui répond :       <br />
       « Ces misérables, il les fera périr misérablement.       <br />
       Il louera la vigne à d’autres vignerons,       <br />
       qui lui en remettront le produit en temps voulu. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux !       <br />
           Aussi, je vous le dis :       <br />
       Le royaume de Dieu vous sera enlevé       <br />
       pour être donné à une nation       <br />
       qui lui fera produire ses fruits. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-73493800</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Aug 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 27 août 2023. Textes : Isaïe 22, 19-23, Romains 11, 33-36 et Mathieu 16, 13-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/73493800-51147567.jpg?v=1690300535" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous remarqué que les deux questions que Jésus demande à ses disciples ne sont pas pareilles, même si elles se ressemblent ? La première : « D’après ce qu’on dit, qui est-ce que je suis pour les gens? » et l’autre « Pour vous, qui suis-je? » Arrêtons-nous à cela un petit peu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux questions</span>       <br />
              <br />
       La première question touche l’image d’un homme public. Elle apporte toutes sortes de réponses. Les disciples répètent ce qu’on dit autour. « Tu es Jean-Baptiste, Élie. Tu es un prophète ».        <br />
              <br />
       Et encore aujourd’hui on entend plusieurs personnes dire que Jésus les inspire. C’est un homme superbe. Les artistes s’y intéressent pour faire des films ou écrire des romans. On édite des livres savants sur lui, parfois pour contester certaines pages de l’évangile et même pour nier qu’il ait existé comme le fait philosophe Michel Onfray dans <span style="font-style:italic">Décadence</span>. Quoiqu’il en soit, même aujourd’hui, Jésus ne laisse pas indifférent.       <br />
              <br />
       Mais dans notre évangile, Jésus dans sa deuxième question « Pour vous qui suis-je? » dit aux disciples, en d’autres mots, « ce que je veux savoir, c’est ce que vous vous pensez ». Il les oblige à se « brancher », à s’impliquer vis-à-vis de lui.       <br />
              <br />
       C’est un peu comme lorsqu’on vit une relation amoureuse. On aime se retrouver pour toutes sortes d’activités. Bien souvent c’est du « parle, parle, jase, jase ». Mais si, tout à coup, vous demandez  à votre vis-à-vis : « Est-ce que tu es intéressé ou intéressée à aller plus loin? » avez-vous remarqué que souvent la personne recule ?. Elle a peur de s’impliquer. Avec raison peut-être, car faire un pas en avant peut vouloir dire beaucoup. Il faut être prêt à investir, comme on dit, pour aller plus loin dans une véritable relation amoureuse.       <br />
              <br />
       Ici saint Pierre va faire le pas. Il va s’impliquer et il  dit : « Pour moi tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Voilà il dit, en d’autres mots, « ce qui m’importe ce n’est pas ce qu’on dit de toi,  c’est ta personne, je te fais confiance un point c’est tout. »       <br />
              <br />
       C’est cela la foi. C’est faire confiance à Jésus, ce n’est pas seulement croire à des vérités,  mais c’est s’impliquer vis-à-vis la personne de Jésus et lui faire confiance. C'est une grâce comme le dit Jésus à saint Pierre. « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais  mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La grâce de la foi</span>       <br />
              <br />
       Cette grâce de la foi en Jésus, saint Pierre l’a reçue non pas pour lui seul, mais pour soutenir les autres apôtres et tous les disciples de Jésus. Jésus lui dit « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Cette belle image des clés veut montrer que la mission de Pierre n’est pas seulement de fermer des portes mais de les ouvrir comme le rappelle si souvent notre pape François.        <br />
              <br />
       Saint Pierre le premier pape a reçu cette mission particulière et il l’a transmise à ses successeurs. C’est le rôle principal du pape que de soutenir la foi des chrétiens et des chrétiennes. Le pape François le fait admirablement et c’est l’occasion aujourd’hui de prier pour son ministère.       <br />
              <br />
       La foi, en effet, n’est pas un cadeau qu’on reçoit pour soi tout seul. La foi on ne la reçoit pas isolé. On est partie d’un peuple, d’une Église. C’est la foi de l’Église qu’on reçoit.  C’est  ce que nous rappelle le i[Catéchisme de l’Église catholique] lorsqu’on y lit :        <br />
              <br />
       « La foi est un acte personnel : la réponse libre de l’homme à l’initiative de Dieu qui se révèle. Mais la foi n’est pas un acte isolé. Nul ne peut croire seul, comme nul ne peut vivre seul. Nul ne s’est donné la foi à lui-même comme nul ne s’est donné la vie à lui-même. Le croyant a reçu la foi d’autrui, il doit la transmettre à autrui. Notre amour pour Jésus et pour les hommes nous pousse à parler à autrui de notre foi. Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres. » (numéro 166)        <br />
              <br />
       L’Église n’est pas seulement une simple organisation matérielle avec des activités très visibles comme les voyages du pape, par exemple, c'est une réalité spirituelle : le peuple de Dieu. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire « moi je me contente de pratiquer  ma religion, de faire ma religion à ma façon, tout seul ». On se rassemble comme nous le faisons en ce dimanche en communauté. On est ensemble pour recevoir la foi, en vivre sous la mouvance de l’Esprit, en union avec le pape et les évêques et avec nos pasteurs.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Témoins de la foi</span>       <br />
              <br />
       Ce cadeau de la foi que nous avons reçu, pensons à le transmettre. J’aime beaucoup l’image de la flamme olympique pour représenter la foi. On va chercher la flamme en Grèce, puis des coureurs se relaient pour l’apporter jusqu’au lieu des Olympiques. C’est toujours la même flamme, le même feu qui se transporte. Ainsi de la foi. C’est une affaire de témoins qui la reçoivent et la transmettent.       <br />
              <br />
       Cela peut se faire de mille et une façons. La créativité n’a pas de limites. Je laisse le soin à l’Esprit Saint de vous inspirer. Quelques exemples. Je connais des grands mamans qui apprennent à leurs petits enfants les prières comme le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> ou le <span style="font-style:italic">Je vous salue Marie</span> qu'il n'ont pas appris à la maison ou à l'école. Je connais des étudiants ou des étudiantes qui ne refusent pas de dire qu’ils vont à la messe assez souvent le dimanche, même s’ils se font dire « Tu crois encore à cela, ces niaiseries-là ». Je pourrais continuer avec d'autres exemples, mais il est temps de m’arrêter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de recevoir le don de la foi.        <br />
              <br />
       Demandons-lui de le développer et demandons-lui que notre foi rejoigne de plus en plus de monde aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Prions aussi pour le ministère du pape François qui a la charge de soutenir la foi du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un ressourcement en communauté de foi avec nos frères et sœurs présents et avec tous ceux et celles qui, comme nous, célèbrent le Jour du Seigneur dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 août 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Rerprise de l'homélie du 8 août 2020-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Afrique       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai sur mon épaule la clef de la maison de David » (Is 22, 19-23)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :       <br />
           « Je vais te chasser de ton poste,       <br />
       t’expulser de ta place.       <br />
           Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,       <br />
       Éliakim, fils d’Helcias.       <br />
           Je le revêtirai de ta tunique,       <br />
       je le ceindrai de ton écharpe,       <br />
       je lui remettrai tes pouvoirs :       <br />
       il sera un père pour les habitants de Jérusalem       <br />
       et pour la maison de Juda.       <br />
           Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :       <br />
       s’il ouvre, personne ne fermera ;       <br />
       s’il ferme, personne n’ouvrira.       <br />
           Je le planterai comme une cheville       <br />
       dans un endroit solide ;       <br />
       il sera un trône de gloire       <br />
       pour la maison de son père. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6.8bc)       <br />
       R/ Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains. (cf. Ps 137, 8)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.       <br />
       de loin, il reconnaît l’orgueilleux.       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est de lui, et par lui, et pour lui » (Rm 11, 33-36)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
           Quelle profondeur dans la richesse,       <br />
       la sagesse et la connaissance de Dieu !       <br />
       Ses décisions sont insondables,       <br />
       ses chemins sont impénétrables !       <br />
           Qui a connu la pensée du Seigneur ?       <br />
       Qui a été son conseiller ?       <br />
           Qui lui a donné en premier,       <br />
       et mériterait de recevoir en retour ?       <br />
           Car tout est de lui,       <br />
       et par lui, et pour lui.       <br />
       À lui la gloire pour l’éternité !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
       Alléluia. (Mt 16, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,       <br />
       demandait à ses disciples :       <br />
       « Au dire des gens,       <br />
       qui est le Fils de l’homme ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Pour les uns, Jean le Baptiste ;       <br />
       pour d’autres, Élie ;       <br />
       pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »       <br />
           Jésus leur demanda :       <br />
       « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
           Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « Tu es le Christ,       <br />
       le Fils du Dieu vivant ! »       <br />
           Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :       <br />
       « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :       <br />
       ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,       <br />
       mais mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Et moi, je te le déclare :       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
           Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :       <br />
       tout ce que tu auras lié sur la terre       <br />
       sera lié dans les cieux,       <br />
       et tout ce que tu auras délié sur la terre       <br />
       sera délié dans les cieux. »       <br />
           Alors, il ordonna aux disciples       <br />
       de ne dire à personne que c’était lui le Christ.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/73493800-51147567.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Tu-es-le-Christ-le-Fils-du-Dieu-vivant-_a1134.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A : « Et moi, je suis avec vous tous les jours  jusqu’à la fin du monde »</title>
   <pubDate>Mon, 15 May 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A le 18 mai 2023 (ou le dimanche 21 mai 2023 dans certains pays, comme le Canada). Textes : Actes des Apôtres 1, 1-11, Éphésiens 1, 17-23 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/71108126-49546094.jpg?v=1677612180" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A : « Et moi, je suis avec vous tous les jours  jusqu’à la fin du monde »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A : « Et moi, je suis avec vous tous les jours  jusqu’à la fin du monde »" />
     </div>
     <div>
      Le mystère de l’Ascension du Seigneur est très important pour l’Église. Il marque la fin d’une forme de présence du Seigneur ressuscité pour les disciples qui sont regroupés une dernière fois autour de lui. Il les quitte, alors se fait sentir pour eux l’absence du Maître.        <br />
              <br />
       Ils se rappellent toutefois qu’il leur avait indiqué qu’il sera toujours avec eux : «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». (Mathieu 28, 20) Comment comprendre ce mystère d’une absence-présence?        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les souvenirs au rendez-vous</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place des premiers disciples. Ils se rappellent avec joie les années de la vie terrestre de Jésus. Ils se souviennent de sa prédication, puis de sa dernière semaine qui se termine par la crucifixion.  Ils savourent les rencontres qu’ils ont eues avec lui quand il leur est apparu après sa Résurrection.  Ils le voient toujours vivant et ressuscité comme il l’avait promis.       <br />
              <br />
       Dans le sillage de l’Ascension, les disciples prennent conscience de l’absence physique définitive de leur Maître. Il disparaît à leurs regards. Il s’élève  dans le ciel. Ils entendent des paroles qui leur disent « Pourquoi regardez-vous vers le ciel?  Allez plutôt ans le monde et témoignez de ce que vous vivez maintenant ».       <br />
              <br />
       Voilà un départ qui crée  une absence, mais qui est aussi rempli de promesses pour l’avenir. Ce départ de l’Ascension ouvre les portes d’une nouvelle forme de présence du Maître. Le message de Jésus a été livré. Sa mission est accomplie. Désormais, ce sont les disciples qui entrent en action, assurés du soutien invisible, mais bien réel, de Jésus Ressuscité, présent d’une façon mystérieuse, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Dans l’épisode qui clôt l’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu, les disciples se rappellent une des dernières rencontres avec Jésus Ressuscité où il leur avait dit : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens de la mission de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes les héritiers des premiers disciples. Comme eux nous avons à nous remémorer l’histoire de notre salut, de notre rencontre avec Jésus Ressuscité. Cette rencontre s’est poursuivie pendant de nombreuses années et se poursuit encore. Elle a parfois connu des moments de nuits et de questionnements, ce qui est normal car  nos yeux ne peuvent voir Jésus Ressuscité, nos oreilles ne peuvent l’entendre, nos mains ne peuvent le toucher. Il échappe à nos sens. Comme dans le récit de l’Ascension, il disparaît à nos regards. Nous sommes comme les premiers disciples, un peu désemparés. Regardons-les. Leur façon de réagir est très éclairante pour nous.       <br />
              <br />
       Comment ont-ils réagi ?       <br />
              <br />
       Dans un premier temps d’appropriation de cette absence de Jésus, comme le raconte la première lecture, ils sont retournés au Cénacle ensemble pour méditer et découvrir le sens de cette absence qui les prenait au dépourvu. Ils avaient cru que leur Maître Ressuscité reprendrait la tête de l’annonce du salut, peut-être qu’il apparaîtrait à des milliers et des milliers de personnes comme il l’avait fait pour eux.        <br />
              <br />
       Or il n’en est rien ! Ils se souviennent alors qu’il leur avait dit que c’étaient eux et elles qui étaient choisis pour porter la Bonne Nouvelle aux extrémités de la terre. Alors que faire devant une telle mission? Ils empruntent le chemin de la prière  Les Apôtres choisis par Jésus et les autres disciples dont plusieurs femmes se mettent en prière autour de Marie.       <br />
              <br />
       Le deuxième temps d’appropriation de cette situation à nulle autre pareille sera vécu dix jours plus tard lorsque l’Esprit Saint se manifestera avec éclat forçant tout le monde à sortir du Cénacle et à annoncer que ce Jésus qui a été crucifié est ressuscité, qu’il est toujours vivant et qu’ils en sont les témoins.        <br />
              <br />
       Le témoignage des disciples se fera alors une invitation à la conversion et à la foi en Jésus. L’action de l’Esprit Saint décuplera leurs paroles et plusieurs se joindront à eux pour marquer la beauté de la nouvelle présence de Jésus dans le monde où il se fait présence par ses disciples qui témoignent de lui.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le temps de l’Église</span>       <br />
              <br />
       C’est-ce qu’on a appelé le « temps de l’Église » qui est le Corps du Christ, le Christ présent au monde, signe du Salut parmi les nations.        <br />
              <br />
       Nous n’avons pas à nous perdre dans les nuages pour trouver Jésus. Il est là dans la communauté des croyants comme on le voit dans les <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span>. Il est là aussi toujours présent dans les pauvres, les rejetés, les persécutés, les déplacés, les réfugiés etc.  Il est là dans toute personne que je vois désormais comme mon frère et ma sœur.        <br />
              <br />
       L’absence vécue au moment de l’Ascension s’est transformée en présence ouverte et universelle. Tous et toutes peuvent rencontrer le Ressuscité.        <br />
              <br />
       Cette présence universelle est admirablement signifiée dans le sacrement de l’Eucharistie qui est accessible à toutes les personnes de tous les temps et de tous les lieux. Il n’y a plus de limites de temps et d’espace. Jésus Ressuscité se fait présent à tous ceux et celles qui prennent la peine de le chercher et de le recevoir.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration eucharistique en ce jour de la Solennité de l’Ascension soit pour nous une nouvelle rencontre avec celui qui, disparu aux regards de ses disciples, continue d’habiter dans son Église et dans le cœur de ceux et celles qui croient en Lui.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       15 mai 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 22 mai 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apotres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux » (Ep 1, 17-23)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       le Père dans sa gloire,       <br />
       vous donne un esprit de sagesse       <br />
       qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.       <br />
           Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur,       <br />
       pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel,       <br />
       la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,       <br />
           et quelle puissance incomparable       <br />
       il déploie pour nous, les croyants :       <br />
       c’est l’énergie, la force, la vigueur       <br />
           qu’il a mise en œuvre dans le Christ       <br />
       quand il l’a ressuscité d’entre les morts       <br />
       et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.       <br />
           Il l’a établi au-dessus de tout être céleste :       <br />
       Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination,       <br />
       au-dessus de tout nom       <br />
       que l’on puisse nommer,       <br />
       non seulement dans le monde présent       <br />
       mais aussi dans le monde à venir.       <br />
           Il a tout mis sous ses pieds       <br />
       et, le plaçant plus haut que tout,       <br />
       il a fait de lui la tête de l’Église       <br />
           qui est son corps,       <br />
       et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,       <br />
       lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
           Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
           Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
           Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
           apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/71108126-49546094.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-A-Et-moi-je-suis-avec-vous-tous-les-jours-jusqu-a-la-fin-du-monde_a1120.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-68014065</guid>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers, Année C : « Il m’a consacré »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Nov 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la solennité du Christ, Roi de l'Univers Année C le 20 novembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : II Samuel 5, 1-3, Colossiens 1, 1-20 et Luc 23, 25-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014065-47960529.jpg?v=1666700990" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers, Année C : « Il m’a consacré »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers, Année C : « Il m’a consacré »" />
     </div>
     <div>
      J’ai eu l’occasion de prier au sanctuaire du <span style="font-style:italic">Cristo Re</span>i près de Lisbonne. Nous y trouvons une statue du Christ sur une stèle de plus de 110 mètres. Elle nous fait penser spontanément à la statue du <span style="font-style:italic">Christ Roi sur la Pain de Sucre</span> à Rio de Rio de Janeiro avec laquelle les jeux olympiques d'été de 2016 nous ont familiarisé. Ces deux immenses statues sont le fruit d’une volonté de rendre visible ce que nous fêtons aujourd’hui : le Christ, Roi de l’Univers.        <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Une fête liturgique récente</span>       <br />
              <br />
       La fête du Christ-Roi prend naissance dans un contexte où l’Église est dévalorisée, dépossédée de ses biens au XIXe siècle, et où, au début du XXe siècle, un laïcisme intolérant fait fureur. Elle se présente alors comme une affirmation que cette institution qu’est l’Église, malmenée dans la société, repose sur une base qui la dépasse et qui la rend solide malgré les apparences : son fondateur et maître,  le Christ Jésus.        <br />
              <br />
       C’est dans ce contexte que l’image de la royauté est de plus en plus utilisée. Le pape Pie XI va favoriser cette dévotion que déjà le pape Léon XIII avait encouragée (Encyclique <span style="font-style:italic">Immortale Dei</span> 1 novembre 1885) et il instituera la fête liturgique du Christ Roi en 1925 (Encyclique <span style="font-style:italic">Quas primas</span> 11 décembre 1925). Le fameux chant « <span style="font-style:italic">Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat</span> » (le Christ  est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande) devient le chant de ralliement pour des milliers de catholiques dans toutes les régions du monde. Jusqu’à il y a quelques années, il était encore le signal de <span style="font-style:italic">Radio Vatican</span>.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une image biblique</span>       <br />
              <br />
       L’image de la royauté qu’on a ainsi utilisée a eu certes des tonalités très rébarbatives à des esprits imprégnés de démocratie et d’égalité. On s’en tenait à l’image des souverains temporels hélas!  Mais comme le montre la première lecture, la royauté dans la Bible est un don de Dieu qui est loin de l’image des souverains habituels. Le roi est un « consacré ».  Il a reçu une « onction ».        <br />
              <br />
       On le voit bien dans cette lecture tirée du deuxième livre de Samuel, où David reçoit la consécration,  l’onction, qui le fait roi, l’élu et le dépositaire de la grâce de Dieu pour guider et conduire son peuple. Cette grâce est destinée à le rendre attentif aux besoins de son peuple, à le soutenir et à le rapprocher sans cesse de son Dieu. David hélas! manquera à cette mission plusieurs fois, mais il reste qu’il sera toujours l’Élu, l’Oint de Dieu.        <br />
              <br />
       Ainsi de Jésus qui est Celui que le Père a choisi pour porter la Bonne nouvelle et qui se reconnaît comme Celui qui est l’Élu de Dieu, Consacré et Oint, pour porter la Bonne nouvelle que l’épisode fameux de la lecture du livre d’Isaïe dans la synagogue de Capharnaüm décrit si bien : «  L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur ». (Luc 4, 18-19)       <br />
              <br />
       On ne peut parler de royauté du Christ sans mettre de l’avant cette onction qui le fait Prêtre, Prophète et Roi et à  laquelle tous les baptisés participent comme nous l’a enseigné le <span style="font-style:italic">Concile Vatican II</span>, ce que le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> reprend losqu'il dit : « Jésus-Christ  est celui que le Père a oint de l’Esprit Saint et qu’il a constitué ‘Prêtre, Prophète et Roi’. Le Peuple de Dieu tout entier participe à ces trois fonctions du Christ et il porte les responsabilités de mission et de service qui en découlent »  (numéro 783).       <br />
              <br />
        III- <span style="font-style:italic">Des retombées dans notre vie de tous les jours</span>       <br />
              <br />
       On le voit la royauté de Jésus ne nous amène pas sur le terrain de la puissance, du pouvoir et de l’exploitation, mais elle nous tourne vers celui de qui vient toute puissance, toute gloire et toute majesté. : Dieu le Père qui envoie son Fils pour nous sauver et nous amener vers lui.       <br />
              <br />
       On en trouve une belle illustration dans l'évangile de ce matin qui rapporte la fameuse scène des larrons sur le Calvaire  avec Jésus où le bon larron supplie Jésus en lui disant « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». La réponse de Jésus vous est connue : « Amen, je te le dis : aujourd’hui,  avec moi, tu seras dans le Paradis ». Dans cette réponse au bon larron, Jésus manifeste la proximité de Dieu avec toutes les personnes quelles qu’elles soient : « Aujourd’hui, tu seras avec moi » dit-il à chacun et à chacune de nous.        <br />
              <br />
       Le Christ Roi ne siège pas sur un trône qui le sépare de ses frères et sœurs. Au contraire,  parce qu’il est l’Élu de Dieu, il les rend participants et participantes avec Lui pour devenir comme Lui par le baptême prêtres, prophètes et rois par participation.       <br />
              <br />
       Ainsi, saint Pierre, dans sa  première Lettre qui nous a été conservée, peut dire à la communauté chrétienne à laquelle il écrit : «  Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal» (I Pierre 2, 9).  Citons encore ici le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> qui explicite très bien cette affirmation de la Lettre de saint Pierre lorsqu’il écrit « Le Peuple de Dieu participe enfin à la fonction royale du Christ. Le Christ exerce sa royauté en attirant à soi tous les hommes par sa mort et sa Résurrection. Le Christ, Roi et Seigneur de l’univers, s’est fait le serviteur de tous, n’étant ‘pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour la multitude ‘ (Mathieu 20, 28). Pour le chrétien, ‘régner, c’est le servir ' particulièrement dans les pauvres et les souffrants, dans lesquels l’Église reconnaît l’image de son Fondateur pauvre et souffrant' .  Le Peuple de Dieu réalise sa 'dignité royale' en vivant conformément à cette vocation de servir avec le Christ. » (numéro 786).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette fête qui termine l’Année liturgique nous ancre davantage dans notre vocation de prêtres, prophètes et rois au service de l’humanité comme le fut notre Maître et Seigneur élu et choisi par Dieu pour manifester au monde son amour, sa bienveillance et sa miséricorde.        <br />
              <br />
       Placés par le baptême « dans le Royaume de son Fils bien-aimé », comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, nous jouissons déjà d’une intimité avec lui « Tête du Corps » et « Tête de l’Église » par laquelle nous sommes unis les uns avec les autres pour servir nos frères et soeurs à l'image du Roi-Serviteur qu'est le Christ Roi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       15 novembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 15 novembre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3)       <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron       <br />
       et lui dirent :       <br />
       « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.       <br />
           Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,       <br />
       c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,       <br />
       et le Seigneur t’a dit :       <br />
       ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple,       <br />
       tu seras le chef d’Israël.’ »       <br />
           Ainsi, tous les anciens d’Israël       <br />
       vinrent trouver le roi à Hébron.       <br />
       Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,       <br />
       devant le Seigneur.       <br />
       Ils donnèrent l’onction à David       <br />
       pour le faire roi sur Israël.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4, 5-6)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,       <br />
       là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 12-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           rendez grâce à Dieu le Père,       <br />
       qui vous a rendus capables       <br />
       d’avoir part à l’héritage des saints,       <br />
       dans la lumière.       <br />
           Nous arrachant au pouvoir des ténèbres,       <br />
       il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :       <br />
           en lui nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon des péchés.       <br />
              <br />
           Il est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       on venait de crucifier Jésus,       <br />
                   et le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix       <br />
       l’injuriait :       <br />
       « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           Et il disait :       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-C-Il-m-a-consacre_a1091.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »</title>
   <pubDate>Tue, 26 Jul 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C le 31 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Qohéleth 1, 2 ; 2, 21-23, Colossiens 3, 1-5.9-11 et Luc 12, 13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228938-46109444.jpg?v=1652458263" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" />
     </div>
     <div>
      Je suis un « ramasseux » comme on dit au Québec. Je me sens mis en cause par l’évangile qu’on vient de lire. Est-ce que je dois changer mes habitudes de prévoyance et cesser de faire des réserves de toutes sortes ?  L'homme de l'histoire que Jésus raconte dans notre évangile dit   « Je n’ai pas de place pour mettre ma récolte. Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire :je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Prévoir avant de bâtir</span>       <br />
              <br />
       Pour m’éclairer et bien comprendre ce que Jésus veut dire je me suis rappelé, à ma décharge et comme pour me justifier, peut-être, que Jésus, ailleurs dans l’Évangile, insiste pour qu’on prenne le temps de penser avant de construire, de s’asseoir si on veut bâtir et de  calculer la dépense.        <br />
              <br />
       « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, dit Jésus dans l’évangile de saint Luc, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” » (Luc 14, 28-30) Il en va ainsi pour le Royaume de Dieu. Jésus insiste ici sur le devoir d’une saine prévoyance dans notre cheminement spirituel, dans l’annonce de l’Évangile et dans la vie de l’Église.       <br />
       <!--Ailleurs, encore dans l’Évangile, je sais qu’il dit qu’on peut vivre comme lui sans avoir même une pierre pour poser sa tête et rester libres de tout comme les oiseaux de ciel en s’en remettant à notre Père des cieux. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père  céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?  (Mathieu 6, 26-27)-->       <br />
       Cette insistance ne va pas en contradiction avec le message de Jésus ce matin qui nous invite à fuir les attachements qui écrasent et détruisent la vraie vie. <!-- C’est tout un questionnement pour moi que d’entendre ce dernier texte, mais je sais que c’est une vocation particulière que certains vivent comme saint François d’Assise l’a fait.-->« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance,ne dépend pas de ce qu’il possède ». Et Jésus illustre son message avec la parabole de l'homme riche qui amasse sans retenue.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Amasser pour qui, pourquoi</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte que nous venons d'entendre, lorsque Jésus parle d’amasser, il pose en filigrane la question du « pour qui » et du « pourquoi » on amasse ? Voilà! c’est cela que Jésus veut nous mettre dans la tête.        <br />
              <br />
       Il ne dénonce pas la juste prévoyance à laquelle il nous invite dans l’établissement du Royaume de Dieu comme je l’ai souligné il  y a un instant. Il ne dénonce pas non plus, par exemple,  la planification pour sa retraite ni les programmes sociaux de toutes sortes que nos sociétés ont instaurés au fil des ans etc.        <br />
              <br />
       Jésus ici demande de se questionner pour voir si le goût d’amasser devient trop important dans sa vie, si on sait garder et mettre les choses à la bonne place, si on pense à sa vie dans toutes ses dimensions : physique, humaine, sociale, professionnelle, spirituelle et surtout à sa rencontre  avec Dieu qui est le centre de la vie du disciple de Jésus.         <br />
              <br />
       Pour Jésus, pas de doute, cette rencontre avec Dieu prend les devants au point où tout le reste passe au second plan. Devant le dénuement final que tous connaîtront devant la mort, il n’y a plus de distinctions et les possessions ne valent rien de plus pour l’un ou pour l’autre. C’est l’amour que tu as mis dans ta vie qui compte.        <br />
              <br />
       Voilà comment remplir ses greniers et s’enrichir de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que le message de Jésus aujourd’hui nous invite à regarder en avant en nous rappelant que cet en avant, vers où tout le monde se dirige, il est déjà là maintenant. Il ne sert à rien de se le cacher en se barricadant dans des possessions inutiles en elles-mêmes que nous devrons tous un jour ou l’autre quitter. « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Comme le dit un dicton québécois bien connu : « Le coffre-fort ne suit pas le corbillard ».  Le fameux «  Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité !  » de la première lecture dit la même chose.       <br />
              <br />
       L’histoire que Jésus raconte aujourd’hui est une sensibilisation à ce qu’il a répété souvent. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu  et le reste vous sera donné par surcroît ». (Luc 12, 31)       <br />
              <br />
       Comme je l’ai dit, cela ne nous empêche pas d’être des « ramasseux » comme moi, mais cela nous invite à une liberté totale vis-à-vis tout ce qui est possession matérielle, monétaire, intellectuelle, économique et même politique.       <br />
              <br />
       Jésus n’exclut pas la prévoyance, mais dans le bon sens comme le rappelle le premier texte que je vous ai cité en commençant. Le chrétien, en effet, n’est pas un insignifiant qui se laisse aller à tous le courants. Il sait en qui il a mis sa confiance. C’est Jésus ressuscité qui est son modèle et qui anime sa vie. « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut  » dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Avec Lui il remet sa vie à Dieu en tenant compte de son état de vie et de ses possibilités. Il participe et développe une présence dans la société, dans sa famille, dans l’Église. Il se donne en même temps les moyens de réaliser ce qui est le plan de Dieu sur le monde pour en faire un monde meilleur où tous et toutes peuvent vivre libres et heureux comme des enfants bien-aimés du Père des cieux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous ce matin un heureuse pause dans nos occupations ordinaires et qu’elle nous permette de remettre les pendules à l’heure, si nécessaire, en revoyant ce qui est le plus important dans nos vies ou ce qui devrait l’être.        <br />
              <br />
       Et demandons au Seigneur de nous pardonner tous les retards à le reconnaître et à le recevoir comme notre unique Sauveur en faisant parfois comme l'homme riche de l’évangile se disant : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».        <br />
              <br />
       Non, ce n’est pas demain que le Seigneur nous attend, c’est aujourd’hui maintenant dans le présent. <!--Jean Vanier récemment décédé confiait à un journaliste quelques mois avant de mourir alors qu'il se savait condamné : « Mon principe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai plus de futur, mais je suis heureux dans l’instant présent. À chaque moment ».--> Efforçons-nous de vivre le moment présent. <!--, car comme l'écrit une de mes auteurs préférées sur la retraite  « La seule occupation spécifiquement pertinente a qui vieillit, est tout ce qui se passe à l'instant  » ( Sister Joan Chichister dans Vieillir et se réaliser pleinement.) --> C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 août 2019-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       -------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Encore aujourd’hui dans l’épisode de l’évangile que nous venons de lire, on voit Jésus sur la route en train de prêcher. Et on voit sa façon de faire. Il part souvent de situations courantes.       <br />
              <br />
       Ici, il profite de la question de quelqu’un pour donner un enseignement, dire sa pensée : « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses richesses. »       <br />
              <br />
       Et comme un bon pédagogue, un bon éducateur, il va essayer de faire comprendre ce qu’il veut dire en racontant un fait assez courant de son temps j’imagine.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le fait</span>       <br />
              <br />
       Regardez, dit-il, cet homme qui a une bonne terre, de bonnes récoltes. Il vit bien. Mais il en veut toujours plus. De nouvelles granges. Plus de profit. Plus de sécurité pour être à l’abri des imprévus, pour l’avenir.       <br />
              <br />
       On peut se demander : qu’y a-t-il de mal à cela?        <br />
              <br />
       En effet, on peut dire : « C’est sage. C’est bien de se construire un patrimoine, de faire des placements, de préparer l’avenir des enfants, de se donner une sécurité pour sa retraite. » Et vous avez raison. Ce sont toutes de bonnes choses.        <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas condamner la possession de biens. Il ne vient pas nous dire qu’il faut n’avoir rien, ne pas prévoir sa retraite.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Alors qu’est-ce qui ne va pas chez notre homme riche qui engrange? Où le bât blesse-t-il?       <br />
              <br />
       Écoutez : « Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemandera ta vie. Et ce que tu auras mis de côté qui l’aura?’ Voilà, conclut Jésus, ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
       Ce qui « cloche » ici pour l’homme riche c’est qu’il se laisse enfermer par ses possessions matérielles. C’est son attachement à celles-ci.       <br />
              <br />
       Voilà! Ce n’est pas de les utiliser, mais c’est de ne regarder que cela, de se laisser fermer le coeur par ses biens, par ses possessions de toutes sortes. C’est contre cela que Jésus nous met en garde.       <br />
              <br />
       Il nous dit : « Faites de la place à autre chose que les biens matériels, à des biens spirituels qui sont plus importants, qui ne s’achètent pas : le regard d’un enfant, l’amour d’une épouse, la main qui aide le démuni, la paix que vous cultivez, tout cela ce sont des richesses aussi, et des richesses plus importantes que les richesses matérielles.        <br />
              <br />
       C’est cela qui vous enrichit en vue de Dieu. C’est cela « s’enrichir de Dieu ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Un exercice</span>       <br />
              <br />
       Faisons un petit exercice et regardons dans notre vie, pour nous       <br />
              <br />
       - ce qui est superflu       <br />
       - ce qui est utile       <br />
       - ce qui est important       <br />
       - ce qui est nécessaire et essentiel.       <br />
              <br />
       Cet exercice que nous pouvons faire au cours de la semaine, nous renseignera sur nos priorités et nous aidera sûrement à les mettre à la bonne place.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à élever notre cœur vers les biens spirituels, vers les réalités spirituelles qui ne s’achètent pas, mais qui font vivre et que notre communion au Corps du Christ nous nourrisse de cette nourriture spirituelle dont nous avons tant besoin. Amen.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2016       <br />
              <br />
       reprise d'un homélie du 1 août 2004       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? » (Qo 1, 2 ; 2, 21-23)       <br />
       Lecture du livre de Qohèleth       <br />
              <br />
       Vanité des vanités, disait Qohèleth.       <br />
       Vanité des vanités, tout est vanité !       <br />
              <br />
       Un homme s’est donné de la peine ;       <br />
       il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi.       <br />
       Et voilà qu’il doit laisser son bien       <br />
       à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité,       <br />
           c’est un grand mal !       <br />
              <br />
       En effet, que reste-t-il à l’homme       <br />
       de toute la peine et de tous les calculs       <br />
       pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?       <br />
       Tous ses jours sont autant de souffrances,       <br />
       ses occupations sont autant de tourments :       <br />
       même la nuit, son cœur n’a pas de repos.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ » (Col 3, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si donc vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
           Faites donc mourir en vous       <br />
       ce qui n’appartient qu’à la terre :       <br />
       débauche, impureté, passion, désir mauvais,       <br />
       et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.       <br />
           Plus de mensonge entre vous :       <br />
       vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous       <br />
       et de ses façons d’agir,       <br />
           et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau       <br />
       qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,       <br />
       se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.       <br />
           Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,       <br />
       il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;       <br />
       mais il y a le Christ :       <br />
       il est tout, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :       <br />
       « Maître, dis à mon frère       <br />
       de partager avec moi notre héritage. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Homme, qui donc m’a établi       <br />
       pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »       <br />
           Puis, s’adressant à tous :       <br />
       « Gardez-vous bien de toute avidité,       <br />
       car la vie de quelqu’un,       <br />
       même dans l’abondance,       <br />
       ne dépend pas de ce qu’il possède. »       <br />
           Et il leur dit cette parabole :       <br />
       « Il y avait un homme riche,       <br />
       dont le domaine avait bien rapporté.       <br />
           Il se demandait :       <br />
       ‘Que vais-je faire ?       <br />
       Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’       <br />
           Puis il se dit :       <br />
       ‘Voici ce que je vais faire :       <br />
       je vais démolir mes greniers,       <br />
       j’en construirai de plus grands       <br />
       et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.       <br />
           Alors je me dirai à moi-même :       <br />
       Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,       <br />
       pour de nombreuses années.       <br />
       Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’       <br />
           Mais Dieu lui dit :       <br />
       ‘Tu es fou :       <br />
       cette nuit même, on va te redemander ta vie.       <br />
       Et ce que tu auras accumulé,       <br />
       qui l’aura ?’       <br />
           Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,       <br />
       au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228938-46109444.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Amasser-pour-qui-et-pour-quoi_a1075.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-62462596</guid>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »</title>
   <pubDate>Mon, 23 May 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour l'Ascension du Seigneur le 26 mai 2022. Textes : Actes 1, 1-11, Hébreux 9, 24-28 ; 10, 19-23 et Luc 24, 46-53 (ou le dimanche 29 mai 2022 dans certains pays comme au Canada).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62462596-45269922.jpg?v=1645221376" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »" />
     </div>
     <div>
      J’ai retenu comme fil conducteur de cette homélie la phrase des deux hommes en vêtements blancs - deux anges - qui figure dans le récit que fait saint Luc de l’Ascension dans la première lecture : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »       <br />
              <br />
       Cette phrase m’a toujours fasciné. Elle ne demande pas de trouver des raisons comme lorsque je dis, par exemple, « Pourquoi est-ce que tu fais cela? » Le sens du « Pourquoi » ici n’est pas celui-là. Il veut plutôt nous faire penser à autre chose. En effet, il y a ici un sous-entendu : « Pourquoi rester là? » avec comme sous-entendu « au lieu de partir ».       <br />
              <br />
       On a ainsi une très belle entrée dans le mystère de l’Ascension de Jésus qui ne nous tourne pas vers un ailleurs nébuleux ou imaginaire, mais vers la réalité de la vie de tous les jours et des engagements à prendre pour répondre à l'invitation d’aller « jusqu'aux extrémités de la terre » que Jésus vient de faire dans le récit des Actes des Apôtres que nous avons lu dans la première lecture. Jésus part, et c’est aux disciples de se mettre à l’œuvre. C’est à vous de jouer, leur signifie-t-il.       <br />
              <br />
       I- Le temps de l’Église       <br />
              <br />
       Ce temps nouveau qui commence, qu’on a appelé le temps de l’Église, n’est pas un recommencement sans la présence de Jésus qui serait disparu pour toujours. Au contraire, l’Ascension nous invite à réaliser que le départ de Jésus élevé au ciel, n’est pas celui d’une absence, mais bien plutôt d’une présence « démultipliée ».       <br />
              <br />
       La présence de Jésus limitée jusque-là à ceux et celles qui pouvait l’approcher physiquement, le toucher, le voir, entendre ses paroles, sera désormais une présence sans limites de frontières et d’espace.       <br />
              <br />
       Le Christ Ressuscité ne meurt plus, il est toujours vivant. Sa présence est accessible à tous et à toutes, à ceux et celles qui le reconnaissent dans la foi comme le Seigneur de leur vie et l’Envoyé du Père pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Cette présence intime au plus profond des êtres humains que nous sommes se réalise non seulement dans la foi, mais de façon visible dans les sacrements où la présence du Christ se réalise à travers les gestes et les paroles qu’il nous a laissées. Dans chaque sacrement, il y une présence réelle et particulière du Christ, car c’est lui qui agit. Ainsi quand le ministre du Baptême procède au baptême de quelqu’un, il dit « Je te baptise » et il verse l’eau. Ce n’est pas lui qui baptise, c’est Jésus qui le fait par lui. Ainsi du sacrement de la Réconciliation, de l’Eucharistie etc.       <br />
              <br />
       Le départ de Jésus le jour de l’Ascension - qui est présenté comme ayant eu lieu le soir de Pâques dans l’évangile et quarante jours après Pâques dans la première lecture – transmet le même message dans les deux récits : Jésus s’est élevé au ciel mais il n’a pas quitté ses disciples et tous ceux et celles qui, à leur suite, croirons en lui.       <br />
              <br />
       II- Une expérience d’incarnation       <br />
              <br />
       Vous voyez que le mystère de l’Ascension est loin du rêve. Il ne ressemble en rien à ce qu’on propose lorsqu’on nous sollicite pour « Rêves d’enfants » afin de permettre à un enfant malade ou décompté de réaliser un rêve avant de mourir.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Ascension ne nous éloigne pas de la réalité humaine où nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, mais il nous renvoie sur la terre. Il actualise le mystère de l’Incarnation du Verbe, Dieu avec nous.       <br />
              <br />
       C’est d’ailleurs le sens de toute l’histoire d’amour de Dieu avec l’humanité que la Bible nous raconte. La lettre aux Hébreux nous en donne une merveilleuse illustration au chapitre 10 lorsqu’elle relate comment les patriarches et les prophètes ont reconnu la présence de Dieu dans l’histoire du peuple d’Israël. Abraham a vécu le premier l’Alliance avec lui, suivi de Moïse dont Dieu s’est servi pour libérer son peuple d’Égypte, puis des prophètes jusqu’à Jean-Baptiste et Jésus qui est devenu, comme le dit la deuxième lecture, le grand prêtre d’une alliance nouvelle offerte à toutes les nations, le grand prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu ».       <br />
              <br />
       Le Dieu d’Abraham, de Moïse, de Jean-Baptiste et de Jésus, notre Dieu, n’est pas un Dieu perdu dans les nuages, « dans son immense palais de silence » comme l'imagine Gilbert Bécaud dans sa chanson « Je t'appartiens ». Non, Il s’appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
       III - Application       <br />
              <br />
       Le mystère de l’Ascension, comme vous pouvez le constater, nous offre un message tout à fait contemporain et adapté à nos attentes d’aujourd’hui. En effet, devant nos églises qui se vident en Occident ou encore devant des progressions rapides de l’Évangile pour certaines contrées, on peut soit désespérer et se dire « Il est parti, Il nous a laissé » soit se laisser porter par une vague trop humaine.       <br />
              <br />
       Dans les deux cas on oublie la réalité profonde de la présence continuelle de Jésus dans son peuple pour le guider, le soutenir et le stimuler, une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Église dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » ( Mathieu chapitre 25, 35-36 ).       <br />
              <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       Je m’en vais, mais je ne pars pas, tel est le message de Jésus à retenir aujourd’hui. « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés… vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       Préparons-nous à accueillir ce don de l’Esprit que nous célébrerons le dimanche de la Pentecôte. D’ici là, prenons la peine de reconnaître la présence de Jésus dans nos vies selon nos possibilités en donnant un peu de temps pour le rencontrer dans la prière par exemple, en participant à un office religieux, en lisant la Bible, en récitant le chapelet etc…       <br />
              <br />
       Et, comme le dit si bellement la fin du passage de la Lettre aux Hébreux que nous avons lu : « Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère, et dans la certitude que donne la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. »       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       23 mai 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 mai 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Afrique, Canada       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est entré dans le ciel lui-même » (He 9, 24-28 ; 10, 19-23)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
           Le Christ n’est pas entré       <br />
       dans un sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       figure du sanctuaire véritable ;       <br />
       il est entré dans le ciel même,       <br />
       afin de se tenir maintenant pour nous       <br />
       devant la face de Dieu.       <br />
           Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,       <br />
       comme le grand prêtre qui, tous les ans,       <br />
       entrait dans le sanctuaire       <br />
       en offrant un sang qui n’était pas le sien ;       <br />
           car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion       <br />
       depuis la fondation du monde.       <br />
       Mais en fait, c’est une fois pour toutes,       <br />
       à la fin des temps,       <br />
       qu’il s’est manifesté       <br />
       pour détruire le péché par son sacrifice.       <br />
           Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois       <br />
       et puis d’être jugés,       <br />
           ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois       <br />
       pour enlever les péchés de la multitude ;       <br />
       il apparaîtra une seconde fois,       <br />
       non plus à cause du péché,       <br />
       mais pour le salut de ceux qui l’attendent.       <br />
              <br />
            Frères, c’est avec assurance       <br />
       que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire       <br />
       grâce au sang de Jésus :       <br />
           nous avons là un chemin nouveau et vivant       <br />
       qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;       <br />
       or, ce rideau est sa chair.       <br />
           Et nous avons le prêtre par excellence,       <br />
       celui qui est établi sur la maison de Dieu.       <br />
           Avançons-nous donc vers Dieu       <br />
       avec un cœur sincère       <br />
       et dans la plénitude de la foi,       <br />
       le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,       <br />
       le corps lavé par une eau pure.       <br />
           Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,       <br />
       car il est fidèle, celui qui a promis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel » (Lc 24, 46-53)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       De toutes les nations, faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples,       <br />
                   leur dit :       <br />
       « Il est écrit que le Christ souffrirait,       <br />
       qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,       <br />
           et que la conversion serait proclamée en son nom,       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
       à toutes les nations,       <br />
       en commençant par Jérusalem.       <br />
           à vous d’en être les témoins.       <br />
           Et moi, je vais envoyer sur vous       <br />
       ce que mon Père a promis.       <br />
       Quant à vous, demeurez dans la ville       <br />
       jusqu’à ce que vous soyez revêtus       <br />
       d’une puissance venue d’en haut. »       <br />
           Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ;       <br />
       et, levant les mains, il les bénit.       <br />
           Or, tandis qu’il les bénissait,       <br />
       il se sépara d’eux       <br />
       et il était emporté au ciel.       <br />
           Ils se prosternèrent devant lui,       <br />
       puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.       <br />
           Et ils étaient sans cesse dans le Temple       <br />
       à bénir Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62462596-45269922.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-C-Pourquoi-restez-vous-la-a-regarder-vers-le-ciel_a1065.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » </title>
   <pubDate>Tue, 03 May 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C le 8 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 13, 14.43-52, Apocalypse 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256373-45177987.jpg?v=1645536117" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " />
     </div>
     <div>
      Nous sommes rendus au <span style="font-style:italic">Dimanche du Bon Pasteur</span> qui est, dans plusieurs endroits, consacré à la prière pour les vocations sacerdotales dans l’Église. Je ne m’attarderai pas sur cette invitation qui va de soi, il me semble, mais je me contenterai de partager avec vous des images du Bon Pasteur qui ont frappé mon imaginaire au cours de ma vie de prêtre puis de relire avec un regard neuf les quelques lignes de saint Jean que la liturgie de ce dimanche a retenues.        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Des images de jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Les premières images du Bon Pasteur qui me viennent en mémoire sont celles de tableaux le représentant debout au milieu de nombreuses brebis avec un bâton recourbé à la main et une brebis dans les bras [regarder un spécimen au début de ce texte]. Cette représentation avec des dizaines de variations se retrouvait dans les images que nous remettaient les enseignants à l’école. Elles habitaient l’imagination des jeunes que nous étions alors dans les années 1950.        <br />
              <br />
       Ces images avaient pour moi une puissance d’émotion formidable comme celles de la Madone telle que nous la présentait des peintres comme Raphaël ou Léonard de Vinci que nous voyions dans les églises.       <br />
              <br />
       Vous me direz que ces images sont loin de ce qu’était un berger en Palestine. Vous avez raison, mais comme toutes les représentations elles sont porteuses de signification et de sens. Et ces images, malgré leur côté fleur bleu dans bien des cas, irradiaient la compassion, la proximité, la bonté, l’amour du berger pour les brebis qui l’entourent ainsi que son souci de les guider ce que rappelle le bâton.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une inspiration nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Une fois accroché par ces images, mon cheminement vers le presbytérat a été marqué par une autre image associée à une statue qu’on avait mise en évidence dans la chapelle du Grand Séminaire : celle du Bon Pasteur des catacombes au visage jeune sans barbe et portant sur son dos une brebis. J’ai appris plus tard en visitant les catacombes à Rome que cette sculpture reproduisait celle des catacombes de Domitille [voir la reproduction a la fin de ce texte].       <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit, cette image d’un jeune homme portant la brebis sur son dos me permettait de m’identifier au berger. Elle a nourri tout mon cheminent vers l’ordination presbytérale et elle n’est jamais disparue de mon horizon. Le prêtre sera toujours à l’image du Bon Pasteur celui qui porte sur ses épaules les brebis qui lui sont confiées. Il n’hésitera pas à les accueillir qui qu’elles soient, il sera toujours là comme en ont donné le témoignage de saints prêtres comme saint François de Sales, le Curé d’Ars ou Padre Pio et comme le font encore  aujourd'hui de nombreux confrères sur le terrain répondant ainsi aux appels et aux cris de celles-ci.       <br />
              <br />
       Ces images nous révèlent, sans les épuiser, les richesses de la figure Bon Pasteur que Jésus revendique : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.» (Jean 10, 11)       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Aller à la source</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile que nous venons de lire nous fournit des commentaires très éclairants de cette parole.       <br />
               <br />
       Un : « Mes brebis écoutent ma voix, moi le les connais, et elles me suivent ». Il y a un lien de cœur, une intimité entre le pasteur et les brebis. Ils partagent une écoute, un chemin, une connaissance réciproque. Intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation du pasteur et des membres du peuple Dieu.       <br />
              <br />
       Deux : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ». Les brebis participent à ce qui fait vivre le pasteur qui les garde avec lui pour les faire grandir  Le pasteur porte avec lui les personnes vers qui il est envoyé pour leur permettre d’être elles-mêmes de plus en plus, non pour les écraser ou les emprisonner. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres.       <br />
              <br />
       Trois : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux, c’est lui qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. « Le Père et moi nous sommes UN », dit Jésus à la fin du texte de l'évangile qui vient d'être lu.        <br />
              <br />
       Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur aujourd'hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination pour témoigner qu'elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce dimanche du Bon Pasteur ne tourne pas nos regards vers les pasteurs eux-mêmes, mais vers Celui qui est le Pasteur des pasteurs, Jésus Ressuscité toujours vivant dans  nos communautés chrétiennes à travers les signes du Pain et du Vin partagés à chaque dimanche et à travers sa Parole reçue en Église.        <br />
              <br />
       Certains dans la communauté reçoivent la mission de rappeler ce mystère en étant des signes, des sacrements, de cette présence du Christ Tête et Pasteur. Ce sont les  prêtres et les évêques qui sont donnés à l’Église pour être eux aussi des pasteurs qui ne font qu’un avec le seul et unique Pasteur : Jésus-Christ au service de leurs frères et soeurs. Prions pour qu'ils accomplissent leur ministère avec un esprit renouvelé et les regards toujours fixés sur le Christ Pasteur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
              <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       3 mai 2022       <br />
              <br />
       <!Reprise de l'homélie  du 12 avril 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256373-45177996.jpg?v=1645537061" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62256373-45177987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur_a1061.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-56745161</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Aug 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 22 août 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56745161-42187760.jpg?v=1625837256" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari etc ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       Revenons à l’évangile maintenant.        <br />
              <br />
       Ce dimanche nous avons la conclusion de ces quatre dimanches qui ont précédés sur le pain de vie où la foi des apôtres – et la nôtre – est mise à l’épreuve.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, il me semble qu’il y a trois choses à retenir du texte de l’évangile qui vient d’être lu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Premièrement : avoir la foi ce n’est pas tout comprendre</span>       <br />
              <br />
       Regardez en effet. Jésus n’explique pas comment il se fera chair et sang, loin de là, il en rajoute même en annonçant sa résurrection : « Et quand vous verrez le Fils de  l’homme monter là où il était auparavant? ». Il met ses disciples au pied du mur. Les autres qui l’écoutent s’en vont : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter. ». Et Jésus demande aux douze apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi? »       <br />
              <br />
       C’est une question claire un peu comme celle d’un époux qui demande à sa conjointe ou d’une épouse qui demande à son conjoint : « M’aimes-tu? » avec en sous-entendu « M’aimes-tu moi tel, telle que je suis, as-tu confiance en moi? » On n’attend pas des explications, ni une longue discussion, mais une réponse claire : un oui ou un non qui se manifeste par une parole, un geste ou un regard – peu importe – ce qui compte c’est qu’il y a une réponse claire. Le « oui » c’est la confiance en une personne.        <br />
              <br />
       Ainsi saint Pierre et les apôtres restent avec Jésus parce qu’ils ont foi en lui, ils ont une confiance totale en lui. Tout comprendre n’est pas une exigence de la foi, mais faire confiance à Jésus l’envoyé de Dieu qui ne peut me tromper voilà la foi que Jésus demande.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Deuxièmement : croire c’est aussi rester avec Jésus</span>       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus parce qu’on le veut. Dieu nous laisse libres. On peut partir comme le Juifs… Ne pas croire, c’est cela, c’est partir.       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’on désire le fréquenter, que notre foi va cheminer, va s’approfondir, va changer même. On ne fait pas confiance à quelqu’un de la même façon à 8 ans, à 15 ans, à 40 ans, à 60 ans.        <br />
              <br />
       Et c’est ici qu’’il y a pour nous baptisés croyants en Jésus tout un cheminement à faire à mesure que l’on vieillit. Si on continue de rester avec Jésus, il y a peut-être des choses à changer ou encore à améliorer. Il y a même certains risques, car suivre quelqu’un peut nous réserver des surprises, nous engager sur des chemins inconnus. Tout au cours de la vie, il y a des choix à refaire. On recommence tous les jours comme dans le mariage où on doit se marier tous les jours.        <br />
              <br />
       Premièrement: croire, avoir la foi, ce n’est pas tout comprendre et deuxièmement c’est rester avec Jésus même quand on est surpris. C’est cheminer avec Lui car il a les paroles de la vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Troisièmement : croire c’est changer petit à petit notre vision des choses</span>       <br />
              <br />
       En effet, le chrétien croyant cherche à découvrir le côté caché, invisible de l’existence. Il est comme les apôtres qui voient, par la foi, en Jésus qu’ils touchent et avec qui ils mangent « le Saint, le Saint de Dieu » comme il est dit à la fin de notre évangile. Dans son conte célèbre, <span style="font-style:italic">Le Petit Prince</span>, Antoine de Saint-Exupéry fait dire au Renard : « Adieu, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Ainsi, dans la foi on arrive à l’essentiel qui est spirituel, invisible, caché bien souvent, que si on y met tout notre cœur.       <br />
              <br />
       Masi ce n'est pas facile, on le voit dans notre évangile où plusieurs refuse les paroles de Jésus. Ils ne veulent pas entrer en relation avec lui.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils s'ouvrent à l'invisible, à ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laissent inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette participation à l’Eucharistie, au Corps et au Sang du Christ, nous aide à découvrir, comme les apôtres, cet essentiel, invisible pour les yeux, qui est la personne même de Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. « Croire et rester avec Jésus, ne pas croire et partir, C’est le point tournant du dialogue entre Dieu et nous » (Ghislaine Salvail)        <br />
              <br />
       En nous levant et en utilisant la profession de foi contenue dans le « Je crois en Dieu », redisons à Jésus qu’il est l’essentiel de notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22  août 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 19  août 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56745161-42187760.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1022.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-54511682</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »</title>
   <pubDate>Tue, 27 Apr 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 2 mai 2021. Textes: : Actes des Apôtres 9,26-31, I Jean 3, 18-24 et Jean 15, 1-8 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54511682-41021968.jpg?v=1615227039" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile ce matin nous parle de vigneron, de vigne et de sarments. Ces images sont là pour nous éclairer sur ce que Dieu fait pour nous et pour le monde, comment il le fait et comment nous pouvons répondre. Jésus s’en sert dans ce sens-là.        <br />
              <br />
       Pour un québécois, ce sont des images qui ne sont pas familières. Il est plus habitué aux cultures nordiques :  patates, tomates, concombres etc même si actuellement on a réussi à développer des vignes plus résistantes au froid et qui produisent d'excellents vins. Ceci étant dit, j’ai fait une petite recherche pour entrer plus à fond dans les méandres de la culture de la vigne et ainsi mieux comprendre les explications de Jésus qui nous sont proposées dans la Parole de Dieu aujourd'hui.       <br />
               <br />
       I –<span style="font-style:italic">Description du travail d’un vigneron aujourd’hui comme hier</span>       <br />
              <br />
       Un connaisseur m’a expliqué que la première chose dont se préoccupe le vigneron c’est la taille des vignes. En effet, les vignes comme les tomates qu’on connaît bien chez nous produisent des repousses des sarments qui ressemblent aux gourmands des tomates. Il est nécessaire d’élaguer ces pousses pour que les meilleurs puissent croître et se développer.       <br />
              <br />
       Une autre chose que le vigneron surveille ce sont les conditions dans lesquelles se développent des micro-organismes parfois bénéfiques comme ce qu’il est convenu d’appeler les « pourritures nobles » qui donneront au raisin sa qualité particulière, mais souvent plutôt dévastatrices.        <br />
              <br />
       Le vigneron s’intéresse aussi au sol qui entoure la vigne. Il le bêche par moments, il le draine, il l’enrichit au besoin. C’est de lui qui viendra dans le raisin ce petit quelque chose qui fait qu’on identifie les vins à tel clos, à tel domaine ou à telle région.       <br />
              <br />
       Voilà trois points que j’ai retrouvés avec plaisir dans les explications de Jésus que nous venons de lire       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les explications de Jésus sur le vigneron, la vigne et les sarments</span>       <br />
              <br />
       Revoyons-les ensemble : le premier, le besoin d’élaguer, d’aérer les vignes. Jésus en fait l’application en disant dit : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit,  mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. » On reconnaît là le soin particulier du vigneron pour sa vigne comme on l’a vu  et Jésus l’applique à son Père.       <br />
              <br />
       Le second point retenue de l’image du travail du vigneron c’est celle de favoriser les meilleurs conditions pour la croissance de sa vigne. Le comportement du vigneron nous éclaire sur la vocation chrétienne.        <br />
              <br />
       La personne baptisée qui suit Jésus est branchée sur lui comme le sarment sur la vigne. Cette union avec lui a besoin d’être cultivée et nourrie. Elle ne peut pas être laissée sans aucun soin sinon elle se videra et se dessèchera.        <br />
              <br />
       Quels sont ces soins : le premier est la prière qui nous rapproche de Dieu, le second la rencontre de nos frères et sœurs et le troisième le partage de ce que nous vivons.  Prière, rencontre et partage sont la nourriture nécessaire pour que les sarments que nous sommes se développent et portent du fruit.       <br />
              <br />
       Le troisième point : le sol qui entoure la vigne. Et quel est le sol à entretenir pour la personne baptisée disciples de Jésus ?  Le sol est constitué des paroles de Jésus. Il en a la diversité et la couleur. Ces paroles sont esprit et vie, ce sont les paroles de vie éternelle. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »       <br />
              <br />
       La vigne est bien entourée et elle s’épanouit en fruits précieux pour le vigneron. Jésus souligne fortement le lien des sarments avec la vigne et la vie qui est le fruit de cette union. La vigne qu’est Jésus est remplie de vie. Cette vie ne demande qu’à se transmettre. Heureux seront les disciples qui comme les sarments bien nourris se laisseront remplir de cette vie et de cette sève. Ils deviendront comme de beaux raisins. « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       On pourrait continuer encore ces réflexions, mais j’aimerais souligner, dans un dernier point, le fil conducteur des trois lectures ce matin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des disciples sur la route</span>       <br />
              <br />
       Ce fil conducteur m’est donné par une phrase qui revient quelques fois dans l’évangile : « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       C’est ce que nous voyons dans la prédication de Saul qui deviendra saint Paul accompagné de Barnabé que nous rappelle la première lecture tirée des Actes des Apôtres. Ils sont deux des premiers disciples qui  racontaient leur rencontre de Jésus et qui le faisait avec assurance, une assurance qui leur venait de cette expérience d’être branchés sur la vigne qu’est Jésus. Ils vivaient leur union avec lui comme celle des sarments sur la vigne. Et leur témoignage portait beaucoup du fruit.       <br />
              <br />
       On a quelque chose de semblable dans la description de la vie des premières communautés chrétiennes que nous fournit la deuxième lecture. Ces premiers chrétiens se faisaient un devoir de garder les commandements du Seigneur dont le plus grand est celui de l’amour du prochain. « Or, voici son commandement, est-il écrit, mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce fil conducteur recoupe celui de l’évangile où nous sommes invités à rester et demeurer branchés sur la Vigne qu’est Jésus. C’est dans cette union vécue simplement et dans la vie de tous les jours que se réalise la croissance d’une nouvelle vigne qui sera l’Église dont nous sommes les membres.       <br />
              <br />
       En effet, on compare souvent l’Église à une vigne, car elle est le Corps du Christ. Membres de l’Église nous sommes invités à nous attacher à la vraie Vigne qu’est le Christ comme des sarments pour que sa présence soit manifestée au monde dans la vigne qu’est l’Église, signe et sacrement du salut comme le dit le Concile Vatican II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Les lectures d’aujourd’hui nous ont permis un parcours des plus intéressants pour notre vie chrétienne. Dans l’<span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté </span>du pape François publiée <!--le 9 avril ----->en 2018, celui-ci nous souligne que malgré nos limites et nos faiblesses, la rencontre de Jésus se fait et nous pouvons toutes et tous devenir selon les expressions imagées qu’il utilise des saints et saintes « de la porte d'à côté » ou des saints et des saintes « de  la classe moyenne de la sainteté ».        <br />
              <br />
       Que notre célébration par le partage du Corps et du Sang du Christ nous garde toujours de plus en plus unis à lui la vraie Vigne comme de sarments vigoureux.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       27 avril 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  24 avril 2018-->       <br />
              <br />
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               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 5e dimanche de Pâques  Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Barnabé leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur » (Ac 9, 26-31)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       arrivé à Jérusalem,       <br />
       Saul cherchait à se joindre aux disciples,       <br />
       mais tous avaient peur de lui,       <br />
       car ils ne croyaient pas       <br />
       que lui aussi était un disciple.       <br />
       Alors Barnabé le prit avec lui       <br />
       et le présenta aux Apôtres ;       <br />
       il leur raconta comment, sur le chemin,       <br />
       Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé,       <br />
       et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance       <br />
       au nom de Jésus.       <br />
       Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux,       <br />
       s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.       <br />
       Il parlait aux Juifs de langue grecque,       <br />
       et discutait avec eux.       <br />
       Mais ceux-ci       <br />
       cherchaient à le supprimer.       <br />
       Mis au courant,       <br />
       les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée       <br />
       et le firent partir pour Tarse.       <br />
              <br />
       L’Église était en paix       <br />
       dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ;       <br />
       elle se construisait       <br />
       et elle marchait dans la crainte du Seigneur ;       <br />
       réconfortée par l’Esprit Saint,       <br />
       elle se multipliait.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32)       <br />
       R/ Tu seras ma louange, Seigneur,       <br />
       dans la grande assemblée.       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. 21, 26a)       <br />
              <br />
       Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.       <br />
       Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;       <br />
       ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :       <br />
       « À vous, toujours, la vie et la joie ! »       <br />
              <br />
       La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,       <br />
       chaque famille de nations se prosternera devant lui :       <br />
       « Oui, au Seigneur la royauté,       <br />
       le pouvoir sur les nations ! »       <br />
              <br />
       Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;       <br />
       on annoncera le Seigneur aux générations à venir.       <br />
       On proclamera sa justice au peuple qui va naître :       <br />
       Voilà son œuvre !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de Jésus Christ et nous aimer les uns les autres » (1 Jn 3, 18-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Petits enfants,       <br />
       n’aimons pas en paroles ni par des discours,       <br />
       mais par des actes et en vérité.       <br />
       Voilà comment nous reconnaîtrons       <br />
       que nous appartenons à la vérité,       <br />
       et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ;       <br />
       car si notre cœur nous accuse,       <br />
       Dieu est plus grand que notre cœur,       <br />
       et il connaît toutes choses.       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
       Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
       Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
       Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Moi, je suis la vraie vigne,       <br />
       et mon Père est le vigneron.       <br />
       Tout sarment qui est en moi,       <br />
       mais qui ne porte pas de fruit,       <br />
       mon Père l’enlève ;       <br />
       tout sarment qui porte du fruit,       <br />
       il le purifie en le taillant,       <br />
       pour qu’il en porte davantage.       <br />
       Mais vous, déjà vous voici purifiés       <br />
       grâce à la parole que je vous ai dite.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous.       <br />
       De même que le sarment       <br />
       ne peut pas porter de fruit par lui-même       <br />
       s’il ne demeure pas sur la vigne,       <br />
       de même vous non plus,       <br />
       si vous ne demeurez pas en moi.       <br />
              <br />
       Moi, je suis la vigne,       <br />
       et vous, les sarments.       <br />
       Celui qui demeure en moi       <br />
       et en qui je demeure,       <br />
       celui-là porte beaucoup de fruit,       <br />
       car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.       <br />
       Si quelqu’un ne demeure pas en moi,       <br />
       il est, comme le sarment, jeté dehors,       <br />
       et il se dessèche.       <br />
       Les sarments secs, on les ramasse,       <br />
       on les jette au feu, et ils brûlent.       <br />
       Si vous demeurez en moi,       <br />
       et que mes paroles demeurent en vous,       <br />
       demandez tout ce que vous voulez,       <br />
       et cela se réalisera pour vous.       <br />
       Ce qui fait la gloire de mon Père,       <br />
       c’est que vous portiez beaucoup de fruit       <br />
       et que vous soyez pour moi des disciples. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54511682-41021968.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-la-vigne_a1004.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-48675927</guid>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A « Les vignerons homicides » </title>
   <pubDate>Tue, 29 Sep 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A le 4 octobre 2020. Textes : Isaïe 5, 1-7, Philippiens 4, 6-9 et Mathieu 21, 33-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48675927-38119103.jpg?v=1596844220" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A « Les vignerons homicides » " title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A « Les vignerons homicides » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de l'évangile qui vient d’être lu est d’une violence qui heurte aujourd’hui. Il peut faire penser aux propos des radicaux de toutes sortes dont nous parlent les actualités. En effet, il  y a dans cette parabole un radicalisme qui demande quelques explications.        <br />
              <br />
       Si on se contente de la lire avec nos sensibilités d’aujourd’hui, on n’y comprend pas grand chose ou on la rejette carrément. Il faut donc se donner la peine, d'une part, de situer les paroles de Jésus dans leur cadre historique et, d’autre part, d’en chercher le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le cadre historique de la parabole des vignerons homicides</span>       <br />
              <br />
       La parabole des vignerons homicides comme il est convenu de désigner ce passage de l’évangile selon saint Mathieu fait partie d’un ensemble qui porte sur le Royaume de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Pour les juifs du temps de Jésus, le Royaume de Dieu s’incarne dans leur peuple d’Israël. C’est lui le Royaume de Dieu. Avec cette clé on peut relire la parabole en l’appliquant d’abord à Israël. Pour le peuple d’Israël, Dieu s’est manifesté en faisant alliance avec leur ancêtre Abraham. Comme le maître du domaine dont parle la parabole, Dieu plante et arrose sa vigne qu’est Israël par sa Parole et par ses prophètes qui enseignent le peuple. Ceux-ci sont représentés ici par les serviteurs de la parabole.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les prophètes de l’Israël ancien rappellent les lois de Dieu et les exigences de l’Alliance avec Abraham. Comme les serviteurs, ils sont persécutés, même mis à mort. Israël, la vigne du Seigneur dont il attendait de beaux raisins, en a donné de mauvais comme le dit le prophète Isaïe dans la première lecture. Mais Dieu, comme le maître du domaine, ne se décourage pas. Comme celui-ci, il leur envoie en dernier lieu son fils bien-aimé. C’est Jésus. Il subit comme le fils de l’évangile le rejet et la mort infamante sur une croix.       <br />
              <br />
       Voilà sous forme imagée une brève histoire du salut que Dieu offre et dont Jésus est le messager.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Si Jésus raconte cette histoire dans les images dures et violentes que nous avons lues, c’est pour frapper l’imagination de ses auditeurs et les pousser à la conversion.        <br />
              <br />
       On doit comprendre que les images utilisées le sont, non pour proposer un mode de vie, mais pour susciter, chez ceux et celles qui écoutent Jésus, un engagement différent de celui de leurs  prédécesseurs qui ont refusé et tué les prophètes.        <br />
              <br />
       Quel est cet engagement? C’est l’accueil de Jésus lui-même, le prophète des prophètes. Celui-ci se présente d’ailleurs dans le commentaire qu’il donne de la parabole comme la pierre angulaire de la nouvelle demeure de Dieu : « La pierre qu’on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».        <br />
              <br />
       Désormais la demeure du Seigneur est ouverte à tous et à toutes. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, dit Jésus en pensant à Israël, pour être donné  à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Cette nouvelle nation est une terre où Dieu s’emploie avec les ouvrières et ouvriers que nous sommes à faire produire la vigne. Cette vigne est faite de multiples cépages. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » dira Jésus aux Apôtres en Galilée à la montagne où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 28, 19)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’Alliance faite avec Abraham et le peuple d’Israël ne souffre plus de frontières désormais. Elle n’est plus réservée à ceux qui ont la circoncision c'est-à-dire au peuple d'Israël. Elle peut se vivre par tous ceux et celles qui acceptent d’être baptisés au nom de Jésus et de le reconnaître comme leur Maître et Seigneur, comme la pierre angulaire sur laquelle s’appuie et se construit l’édifice spirituel de leur vie et du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette parabole de Jésus sur les vignerons homicides, malgré la violence qu’on  y trouve, comporte un message des plus ouverts pour nous aujourd’hui. En effet, nous sommes invités à reconnaître le Royaume de Dieu déjà à l‘œuvre dans notre monde. «  Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »  dit Jésus (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 21).        <br />
              <br />
       Ce Royaume advient lorsque deux ou trois se réunissent au nom de Jésus (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 18, 20), lorsque le pauvre est évangélisé, lorsque le malade est visité, lorsque les sourds entendent, lorsque les aveugles voient etc. (cf. <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40, <span style="font-style:italic">Luc</span> 4 16-20, <span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 17-18) Tels sont les fruits de la venue du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie le président nous invite en terminant à aller sur les chemins de nos vies et de notre monde pour annoncer et redire la Bonne Nouvelle que nous avons découverte en Jésus. « Allez dans la paix du Christ » nous dit-il.        <br />
              <br />
       Je nous redis la même chose au terme de cette homélie : « Allons et soyons chacun et chacune, selon nos possibilités et selon notre état de vie, des témoins de Jésus-Christ aujourd’hui ».       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 septembre 2020       <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 3 octobre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Je veux chanter pour mon ami       <br />
       le chant du bien-aimé à sa vigne.       <br />
              <br />
       Mon ami avait une vigne       <br />
       sur un coteau fertile.       <br />
           Il en retourna la terre, en retira les pierres,       <br />
       pour y mettre un plant de qualité.       <br />
       Au milieu, il bâtit une tour de garde       <br />
       et creusa aussi un pressoir.       <br />
       Il en attendait de beaux raisins,       <br />
       mais elle en donna de mauvais.       <br />
              <br />
          Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,       <br />
       soyez donc juges entre moi et ma vigne !       <br />
           Pouvais-je faire pour ma vigne       <br />
       plus que je n’ai fait ?       <br />
       J’attendais de beaux raisins,       <br />
       pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?       <br />
           Eh bien, je vais vous apprendre       <br />
       ce que je ferai de ma vigne :       <br />
       enlever sa clôture       <br />
       pour qu’elle soit dévorée par les animaux,       <br />
       ouvrir une brèche dans son mur       <br />
       pour qu’elle soit piétinée.       <br />
           J’en ferai une pente désolée ;       <br />
       elle ne sera ni taillée ni sarclée,       <br />
       il y poussera des épines et des ronces ;       <br />
       j’interdirai aux nuages       <br />
       d’y faire tomber la pluie.       <br />
              <br />
           La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël.       <br />
       Le plant qu’il chérissait,       <br />
       ce sont les hommes de Juda.       <br />
       Il en attendait le droit,       <br />
       et voici le crime ;       <br />
       il en attendait la justice,       <br />
       et voici les cris.       <br />
              <br />
         – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)       <br />
       R/ La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël. (cf. Is 5, 7a)       <br />
              <br />
       La vigne que tu as prise à l’Égypte,       <br />
       tu la replantes en chassant des nations.       <br />
       Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,       <br />
       et ses rejets, jusqu’au Fleuve.       <br />
              <br />
       Pourquoi as-tu percé sa clôture ?       <br />
       Tous les passants y grappillent en chemin ;       <br />
       le sanglier des forêts la ravage       <br />
       et les bêtes des champs la broutent.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
           Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,       <br />
       tout ce qui est juste et pur,       <br />
       tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,       <br />
       tout ce qui s’appelle vertu       <br />
       et qui mérite des éloges,       <br />
       tout cela, prenez-le en compte.       <br />
           Ce que vous avez appris et reçu,       <br />
       ce que vous avez vu et entendu de moi,       <br />
       mettez-le en pratique.       <br />
       Et le Dieu de la paix sera avec vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       C’est moi qui vous ai choisis,       <br />
       afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Écoutez cette parabole :       <br />
       Un homme était propriétaire d’un domaine ;       <br />
       il planta une vigne,       <br />
       l’entoura d’une clôture,       <br />
       y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.       <br />
       Puis il loua cette vigne à des vignerons,       <br />
       et partit en voyage.       <br />
           Quand arriva le temps des fruits,       <br />
       il envoya ses serviteurs auprès des vignerons       <br />
       pour se faire remettre le produit de sa vigne.       <br />
           Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,       <br />
       frappèrent l’un,       <br />
       tuèrent l’autre,       <br />
       lapidèrent le troisième.       <br />
           De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs       <br />
       plus nombreux que les premiers ;       <br />
       mais on les traita de la même façon.       <br />
           Finalement, il leur envoya son fils,       <br />
       en se disant :       <br />
       ‘Ils respecteront mon fils.’       <br />
           Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :       <br />
       ‘Voici l’héritier :       <br />
       venez ! tuons-le,       <br />
       nous aurons son héritage !’       <br />
           Ils se saisirent de lui,       <br />
       le jetèrent hors de la vigne       <br />
       et le tuèrent.       <br />
           Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,       <br />
       que fera-t-il à ces vignerons ? »       <br />
           On lui répond :       <br />
       « Ces misérables, il les fera périr misérablement.       <br />
       Il louera la vigne à d’autres vignerons,       <br />
       qui lui en remettront le produit en temps voulu. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux !       <br />
           Aussi, je vous le dis :       <br />
       Le royaume de Dieu vous sera enlevé       <br />
       pour être donné à une nation       <br />
       qui lui fera produire ses fruits. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48675927-38119103.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-vignerons-homicides_a971.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-47069137</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !  »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Aug 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A pour la Chapelle du Lac Poulin le 23 août 2020. Textes : Isaïe 22, 19-23, Romains 11, 33-36 et Mathieu 16, 13-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/47069137-37372789.jpg?v=1594057648" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !  »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !  »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous remarqué que les deux questions que Jésus demande à ses disciples ne sont pas pareilles, même si elles se ressemblent ? La première : « D’après ce qu’on dit, qui est-ce que je suis pour les gens? » et l’autre « Pour vous, qui suis-je? » Arrêtons-nous à cela un petit peu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux questions</span>       <br />
              <br />
       La première question touche l’image d’un homme public. Elle apporte toutes sortes de réponses. Les disciples répètent ce qu’on dit autour. « Tu es Jean-Baptiste, Élie. Tu es un prophète ».        <br />
              <br />
       Et encore aujourd’hui on entend plusieurs personnes dire que Jésus les inspire. C’est un homme superbe. Les artistes s’y intéressent pour faire des films ou écrire des romans. On édite des livres savants sur lui, parfois pour contester certaines pages de l’évangile et même pour nier qu’il ait existé comme le fait philosophe Michel Onfray dans <span style="font-style:italic">Décadence</span>. Quoiqu’il en soit, même aujourd’hui, Jésus ne laisse pas indifférent.       <br />
              <br />
       Mais dans notre évangile, Jésus dans sa deuxième question « Pour vous qui suis-je? » dit aux disciples, en d’autres mots, « ce que je veux savoir, c’est ce que vous vous pensez ». Il les oblige à se « brancher », à s’impliquer vis-à-vis de lui.       <br />
              <br />
       C’est un peu comme lorsqu’on vit une relation amoureuse. On aime se retrouver pour toutes sortes d’activités. Bien souvent c’est du « parle, parle, jase, jase ». Mais si, tout à coup, vous demandez  à votre vis-à-vis : « Est-ce que tu es intéressé ou intéressée à aller plus loin? » avez-vous remarqué que souvent la personne recule ?. Elle a peur de s’impliquer. Avec raison peut-être, car faire un pas en avant peut vouloir dire beaucoup. Il faut être prêt à investir, comme on dit, pour aller plus loin dans une véritable relation amoureuse.       <br />
              <br />
       Ici saint Pierre va faire le pas. Il va s’impliquer et il  dit : « Pour moi tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Voilà il dit, en d’autres mots, « ce qui m’importe ce n’est pas ce qu’on dit de toi,  c’est ta personne, je te fais confiance un point c’est tout. »       <br />
              <br />
       C’est cela la foi. C’est faire confiance à Jésus, ce n’est pas seulement croire à des vérités,  mais c’est s’impliquer vis-à-vis la personne de Jésus et lui faire confiance. C'est une grâce comme le dit Jésus à saint Pierre. « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais  mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La grâce de la foi</span>       <br />
              <br />
       Cette grâce de la foi en Jésus, saint Pierre l’a reçue non pas pour lui seul, mais pour soutenir les autres apôtres et tous les disciples de Jésus. Jésus lui dit « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Cette belle image des clés veut montrer que la mission de Pierre n’est pas seulement de fermer des portes mais de les ouvrir comme le rappelle si souvent notre pape François.        <br />
              <br />
       Saint Pierre le premier pape a reçu cette mission particulière et il l’a transmise à ses successeurs. C’est le rôle principal du pape que de soutenir la foi des chrétiens et des chrétiennes. Le pape François le fait admirablement et c’est l’occasion aujourd’hui de prier pour son ministère.       <br />
              <br />
       La foi, en effet, n’est pas un cadeau qu’on reçoit pour soi tout seul. La foi on ne la reçoit pas isolé. On est partie d’un peuple, d’une Église. C’est la foi de l’Église qu’on reçoit.  C’est  ce que nous rappelle le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholiqu</span>e lorsqu’on y lit :        <br />
              <br />
       « La foi est un acte personnel : la réponse libre de l’homme à l’initiative de Dieu qui se révèle. Mais la foi n’est pas un acte isolé. Nul ne peut croire seul, comme nul ne peut vivre seul. Nul ne s’est donné la foi à lui-même comme nul ne s’est donné la vie à lui-même. Le croyant a reçu la foi d’autrui, il doit la transmettre à autrui. Notre amour pour Jésus et pour les hommes nous pousse à parler à autrui de notre foi. Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres. » (numéro 166)        <br />
              <br />
       L’Église n’est pas seulement une simple organisation matérielle avec des activités très visibles comme les voyages du pape, par exemple, c'est une réalité spirituelle : le peuple de Dieu. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire « moi je me contente de pratiquer  ma religion, de faire ma religion à ma façon, tout seul ». On se rassemble comme nous le faisons en ce dimanche en communauté. On est ensemble pour recevoir la foi, en vivre sous la mouvance de l’Esprit, en union avec le pape et les évêques et avec nos pasteurs.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Témoins de la foi</span>       <br />
              <br />
       Ce cadeau de la foi que nous avons reçu, pensons à le transmettre. J’aime beaucoup l’image de la flamme olympique pour représenter la foi. On va chercher la flamme en Grèce, puis des coureurs se relaient pour l’apporter jusqu’au lieu des Olympiques. C’est toujours la même flamme, le même feu qui se transporte. Ainsi de la foi. C’est une affaire de témoins qui la reçoivent et la transmettent.       <br />
              <br />
       Cela peut se faire de mille et une façons. La créativité n’a pas de limites. Je laisse le soin à l’Esprit Saint de vous inspirer. Quelques exemples. Je connais des grands mamans qui apprennent à leurs petits enfants les prières comme le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> ou le <span style="font-style:italic">Je vous salue Marie</span> qu'il n'ont pas appris à la maison ou à l'école. Je connais des étudiants ou des étudiantes qui ne refusent pas de dire qu’ils vont à la messe assez souvent le dimanche, même s’ils se font dire « Tu crois encore à cela, ces niaiseries-là ». Je pourrais continuer avec d'autres exemples, mais il est temps de m’arrêter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de recevoir le don de la foi.        <br />
              <br />
       Demandons-lui de le développer et demandons-lui que notre foi rejoigne de plus en plus de monde aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Prions aussi pour le ministère du pape François qui a la charge de soutenir la foi du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un ressourcement en communauté de foi avec nos frères et sœurs présents et avec tous ceux et celles qui, comme nous, célèbrent le Jour du Seigneur dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 août 2020       <br />
              <br />
       <!--- texte du 22 août 2017 remanié -->       <br />
              <br />
              <br />
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       </style>       <br />
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              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai sur mon épaule la clef de la maison de David » (Is 22, 19-23)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :       <br />
           « Je vais te chasser de ton poste,       <br />
       t’expulser de ta place.       <br />
           Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,       <br />
       Éliakim, fils d’Helcias.       <br />
           Je le revêtirai de ta tunique,       <br />
       je le ceindrai de ton écharpe,       <br />
       je lui remettrai tes pouvoirs :       <br />
       il sera un père pour les habitants de Jérusalem       <br />
       et pour la maison de Juda.       <br />
           Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :       <br />
       s’il ouvre, personne ne fermera ;       <br />
       s’il ferme, personne n’ouvrira.       <br />
           Je le planterai comme une cheville       <br />
       dans un endroit solide ;       <br />
       il sera un trône de gloire       <br />
       pour la maison de son père. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6.8bc)       <br />
       R/ Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains. (cf. Ps 137, 8)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.       <br />
       de loin, il reconnaît l’orgueilleux.       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est de lui, et par lui, et pour lui » (Rm 11, 33-36)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
           Quelle profondeur dans la richesse,       <br />
       la sagesse et la connaissance de Dieu !       <br />
       Ses décisions sont insondables,       <br />
       ses chemins sont impénétrables !       <br />
           Qui a connu la pensée du Seigneur ?       <br />
       Qui a été son conseiller ?       <br />
           Qui lui a donné en premier,       <br />
       et mériterait de recevoir en retour ?       <br />
           Car tout est de lui,       <br />
       et par lui, et pour lui.       <br />
       À lui la gloire pour l’éternité !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
       Alléluia. (Mt 16, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,       <br />
       demandait à ses disciples :       <br />
       « Au dire des gens,       <br />
       qui est le Fils de l’homme ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Pour les uns, Jean le Baptiste ;       <br />
       pour d’autres, Élie ;       <br />
       pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »       <br />
           Jésus leur demanda :       <br />
       « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
           Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « Tu es le Christ,       <br />
       le Fils du Dieu vivant ! »       <br />
           Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :       <br />
       « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :       <br />
       ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,       <br />
       mais mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Et moi, je te le déclare :       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
           Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :       <br />
       tout ce que tu auras lié sur la terre       <br />
       sera lié dans les cieux,       <br />
       et tout ce que tu auras délié sur la terre       <br />
       sera délié dans les cieux. »       <br />
           Alors, il ordonna aux disciples       <br />
       de ne dire à personne que c’était lui le Christ.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/47069137-37372789.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Tu-es-le-Christ-le-Fils-du-Dieu-vivant-_a965.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-44313448</guid>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A « Il est monté au ciel, il est assis à la droite de Dieu »</title>
   <pubDate>Mon, 18 May 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A le 21 mai 2020 (ou le dimanche 24 mai 2020 dans certains pays, comme le Canada) par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 1, 1-11, Éphésiens 1, 17-23 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/44313448-36264388.jpg?v=1586375634" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A « Il est monté au ciel, il est assis à la droite de Dieu »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A « Il est monté au ciel, il est assis à la droite de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      À chaque messe le dimanche après l’homélie nous sommes invités à faire notre profession de foi en récitant ensemble le « Je crois en Dieu ». Dans celui qu’on appelle le Symbole des Apôtres que nous utilisons la plupart du temps nous affirmons de Jésus-Christ que nous croyons qu’il est monté au ciel et qu’il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant. C’est cela le mystère de l’Ascension que nous fêtons aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Comme tous les mystères de la foi, nous n’en avons pas une intelligence totale et parfaite. Nous y croyons en nous appuyant sur la Parole de Dieu et sur celles des témoins qui nous l’ont transmise. « Fides ex auditu » - « La foi naît de ce que l'on entend » dira saint Paul. (cf. <span style="font-style:italic">Romains</span> 10, 17) Cette foi qui est reçue demande à chacun et à chacune de chercher  à la dire et à la partager dans des mots humains qui loin de la détruire lui donne encore plus de relief et de beauté.        <br />
              <br />
       Regardons de plus près le mystère de l’Ascension dans cet esprit.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le récit des Actes des Apôtres</span>       <br />
              <br />
       La première lecture est la base du témoignage des disciples sur l’Ascension. Lors de cet événement que nous relatent les Actes des Apôtres, ceux-ci ont vécu une expérience unique qui a pris place après plusieurs apparitions de Jésus ressuscité.        <br />
              <br />
       Cette expérience est comme une dernière apparition du Ressuscité. Jésus est au milieu d’eux et ils le voient disparaitre à leurs yeux humains. Ils réalisent que se termine une étape des plus importantes du ministère de Jésus. Leur vie de disciples en sera transformée.        <br />
              <br />
       Le lien physique avec Jésus est terminé. Les limites du temps et de l’espace sont rompues. Jésus entre dans une nouvelle présence auprès des siens, une présence spirituelle et vivante qui se continue jusqu’à nous. La distance entre les personnes disparaît. Les liens se transforment. C’est un nouveau type de présence à l’humanité.        <br />
              <br />
       Voilà l’essentiel de ce mystère de l’Ascension : présence nouvelle de Jésus dans le monde et chez les siens. Ce mystère de l’Ascension est comme l’achèvement et  le résultat du mystère de l’Incarnation que nous célébrons depuis Noël.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un  prolongement du mystère de l’Incarnation</span>       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous, si vous le voulez bien, à expliciter un peu ce lien du mystère de l'Ascension avec le mystère de l’Incarnation. Car dans notre foi chrétienne tout se tient.        <br />
              <br />
       En effet, dans le mystère de l’Incarnation, nous reconnaissons que Dieu se penche vers l’humanité en se faisant participant de celle-ci et en prenant un corps matériel. « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » dit le prologue de l’évangile selon saint Jean. (<span style="font-style:italic">Jean</span> 1, 14)        <br />
              <br />
       Notre Dieu ne se cantonne pas dans les cieux éthérés. Il vient au contraire sur les chemins que suivent les humains à la recherche du bonheur et de la réalisation plénière de ce qu’ils sont. Il répond aux attentes qu’il a mises dans le peuple d’Israël.  Il envoie le Messie, son Fils bien-aimé qui a pour visage celui de Jésus, fils de Marie. C'est le mystère de l’Incarnation. Dieu rejoint notre humanité. Il en fait partie.         <br />
              <br />
       Dans celui de l'Ascension, il ne s'éloigne pas de cette humanité dans laquelle il s’est incarné. Au contraire, il l’entraîne avec lui dans la beauté et la joie de la vie avec Dieu. Toujours vivant, le Ressuscité voit sa présence dans un corps humain transformée en présence spirituelle qui transcende les frontières géographies et les limites du temps. Cette présence est offerte à tous ceux et celles qui lui ouvrent leur cœur.       <br />
              <br />
       Désormais, avec le départ physique de Jésus que rappelle l'Ascension, sa mission prend toute sa dimension universelle.  Les limites n’existent plus, le sang versé est offert  à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Le mystère de l’Ascension nous rappelle donc que Jésus continue d’être présent parmi nous d’une présence nouvelle mais bien réelle et qu’ainsi il entraîne avec lui ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur.       <br />
              <br />
       III -<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Ces explications sur le mystère de l’Ascension sont peut-être un peu intellectuelles, mais retenez qu’elles veulent seulement montrer que dans notre foi tout se tient. Ce mystère de l’Ascension est un mystère qui s’arrime à celui de l’Incarnation et il  ouvre ce qu’on a appelé le « temps de l’Église ».         <br />
              <br />
       En effet, la mission de l’Église qui poursuit celle de Jésus est l’annonce de l’évangile à toute créature. Les disciples s’y consacreront avec ardeur et avec foi. Dans la confiance en celui qui est leur Seigneur et Sauveur, les disciples se prennent en main. Ils ont à cœur de témoigner de ce qui les fait vivre. C’est ce qui est arrivé après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Ce « temps de l'Église » se vit dans la foi en la présence de Jésus toujours là qui n’a pas quitté son humanité à l’Ascension, mais qui est devenu solidaire de l’humanité d’une façon nouvelle, ouverte à toutes les générations et à toutes les populations. « Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » dit Jésus avant de disparaître de leurs regards écrit saint Luc dans le récit des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> que nous avons lu comme première lecture.        <br />
              <br />
       Les disciples de la première heure ont pu parler  avec Jésus. Ils l’ont connu. Des centaines de personnes, des milliers même ont pu l’approcher, mais la barrière physique était toujours là. Avec l’Ascension celle-ci a sauté. Disparu des regards humains, Jésus maintenant, comme le dit le <span style="font-style:italic">Symbole des Apôtres</span> est monté au ciel et il est  assis à la droite du Père. Il est désormais accessible en tous lieux et en tous temps.        <br />
              <br />
       Sa présence n'est pas seulement un souvenir. Elle est une réalité et les disciples que nous sommes peuvent dans la foi le rencontrer comme ont pu le faire ceux et celles qui ont eu la chance de le connaitre durant sa vie terrestre. Une présence qui se manifeste la Parole, les sacrements, l’Esprit Saint, précise le pape François dans son  commentaire de   pour le <span style="font-style:italic">Regina Coeli</span>, le dimanche 24 mai 2020 : « Jésus est présent dans le monde mais avec un autre style, le style du Ressuscité, c’est-à-dire une présence qui se révèle dans la Parole, dans les sacrements, dans l’action constante et intérieure de l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est en  faisant les gestes de l’Eucharistie dans la foi que nous sommes sûrs de le rencontrer ce matin. Qu’aujourd’hui notre célébration nous fasse rendre grâces pour cette présence de Jésus qui prend forme dans le mystère de l’Ascension, une présence qui transcende toutes les barrières et une présence universelle qui se traduit de façon sacramentelle, réelle et efficace, dans la célébration de l’Eucharistie.        <br />
              <br />
       Le Pain et le Vin que nous partageons nous permettent de vivre à chaque dimanche plus près de celui qui est « assis à la droite de Dieu » lui offrant une louange incessante dans une liturgie céleste à laquelle nous nous unissons dans chaque Eucharistie.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 mai 2020       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!--<span style="font-style:italic">Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique</span>       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe de l'Ascension       <br />
       </b>       <br />
       Première lecture       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux » (Ep 1, 17-23)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       le Père dans sa gloire,       <br />
       vous donne un esprit de sagesse       <br />
       qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.       <br />
           Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur,       <br />
       pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel,       <br />
       la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,       <br />
           et quelle puissance incomparable       <br />
       il déploie pour nous, les croyants :       <br />
       c’est l’énergie, la force, la vigueur       <br />
           qu’il a mise en œuvre dans le Christ       <br />
       quand il l’a ressuscité d’entre les morts       <br />
       et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.       <br />
           Il l’a établi au-dessus de tout être céleste :       <br />
       Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination,       <br />
       au-dessus de tout nom       <br />
       que l’on puisse nommer,       <br />
       non seulement dans le monde présent       <br />
       mais aussi dans le monde à venir.       <br />
           Il a tout mis sous ses pieds       <br />
       et, le plaçant plus haut que tout,       <br />
       il a fait de lui la tête de l’Église       <br />
           qui est son corps,       <br />
       et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,       <br />
       lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16-20)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les on       <br />
              <br />
       Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique       <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Tandis que les Apotres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux » (Ep 1, 17-23)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       le Père dans sa gloire,       <br />
       vous donne un esprit de sagesse       <br />
       qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.       <br />
           Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur,       <br />
       pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel,       <br />
       la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,       <br />
           et quelle puissance incomparable       <br />
       il déploie pour nous, les croyants :       <br />
       c’est l’énergie, la force, la vigueur       <br />
           qu’il a mise en œuvre dans le Christ       <br />
       quand il l’a ressuscité d’entre les morts       <br />
       et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.       <br />
           Il l’a établi au-dessus de tout être céleste :       <br />
       Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination,       <br />
       au-dessus de tout nom       <br />
       que l’on puisse nommer,       <br />
       non seulement dans le monde présent       <br />
       mais aussi dans le monde à venir.       <br />
           Il a tout mis sous ses pieds       <br />
       et, le plaçant plus haut que tout,       <br />
       il a fait de lui la tête de l’Église       <br />
           qui est son corps,       <br />
       et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,       <br />
       lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16-20)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
           Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
           Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
           Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
           apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       ze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
           Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
           Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
           Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
           apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/44313448-36264388.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-A-Il-est-monte-au-ciel-il-est-assis-a-la-droite-de-Dieu_a951.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-42789660</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » </title>
   <pubDate>Tue, 24 Mar 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du carême Année A 29 mars 2020. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42789660-35548099.jpg?v=1581728642" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » " title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de la résurrection de Lazare est un des récits les plus spectaculaires de l’évangile avec celui de la tempête apaisée par Jésus (cf. <span style="font-style:italic">Marc</span> 4, 35- 41, <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 8, 23-27, <span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 22-25). Ces deux récits poursuivent le même but à savoir nous montrer que pour Jésus, notre Seigneur et notre Sauveur, les limites habituelles n’existent pas. La puissance de la grâce de Dieu qu’il apporte au monde franchit tous les obstacles. Il n’y a plus  de barrières si la foi est au rendez-vous.       <br />
              <br />
       Voilà, sommairement dit, le message qu’on peut retenir de l’évangile de ce dimanche. Mais prenons le temps d’y regarder de plus près, si vous le voulez bien, car le récit de la résurrection de Lazare comporte pour nous aujourd'hui un enseignement très adapté à nos communautés chrétiennes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Trop tard</span>       <br />
              <br />
       Sans entrer dans les détails de ce récit, je retiens un point qui m’a frappé et qui est repris par divers auteurs aujourd’hui comme le Père Martin Werlen, ancien abbé d’Einsiedeln en Suisse (référence à la fin). Ce que j’ai retenu c’est que Jésus arrive trop tard sur les lieux. Marthe ne se gêne pas pour le lui faire remarquer : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » De son côté, Jésus ne se presse pas pour entrer en action : « Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.  Puis, après cela, il dit aux disciples : ‘‘Revenons en Judée’’ ».       <br />
              <br />
       Cette mise en scène du récit n’est pas anodine. Elle nous fait penser au premier miracle de Jésus à Cana où Marie lui fait remarquer qu’il n’y a plus de vin… trop tard pour les invités qui  en redemandent (cf. <span style="font-style:italic">Jean </span>2, 8-10).       <br />
              <br />
       Ce thème du « trop tard » parcourt plusieurs récits des évangiles et il est riche d’enseignement pour nous. Dans tous le cas, il est associé à une démarche de foi dans le Dieu de l’impossible comme Jésus le dit a ses disciples incrédules : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »  (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 27)        <br />
              <br />
       Tout est possible pour Dieu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une foi sans retenue</span>       <br />
              <br />
       Le retard de Jésus à se rendre à Béthanie alors qu’on lui a annoncé la maladie de son ami Lazare prépare une venue qui sera l’occasion d’un message essentiel pour la vie des disciples. C’est dans la conversation avec Marthe qu’il ressort le mieux.        <br />
              <br />
       Celle-ci est peinée de la disparition de son frère. Elle le dit simplement à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ». Et la conversation continue pour se terminer par une profession de foi de Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
              <br />
       Nous y sommes. Dans cette réponse de Marthe nous avons une profession de foi absolue où elle s’en remet totalement à Dieu et reconnait en Jésus son Envoyé. Elle ne met aucune limite à sa foi. Elle ne pose pas de questions. Elle fait confiance à une personne. Cette personne est Jésus qu’on voit tout ému et qui pleure. Ses liens humains sont bien réels, mais il porte en lui la puissance de Dieu. Il la manifestera pour ressusciter son ami Lazare.        <br />
              <br />
       Pour Dieu, il n’est jamais trop tard.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques mots ont cherché dans ce récit un message adapté à notre Église aujourd’hui. Celui-ci touche surtout les Églises qui sont en perte de vitesse. On a l’habitude de dire qu’il est minuit moins cinq pour ces Églises et qu’il faut au plus vite se mettre à l’œuvre. Ce qu’on fait en inventant des moyens de rassemblement nouveaux, des techniques de leadership, des suivis bien planifiés etc. et pourtant le temps passe. Rien ne permet de l’arrêter.        <br />
              <br />
       N’est-on pas plutôt dans la situation où Jésus se retrouve avec Lazare ? Il est trop tard. Il n’est plus minuit moins cinq, mais minuit et cinq. C’est dans cette situation que le Dieu de l’impossible se révèle. Ce qui paraît mort ne l’est pas vraiment, ce qui est passé n’est pas disparu, ce qui a rassemblé n’est pas mort. Ce qui manque c’est la foi en l’action toujours vivante du Dieu de l’impossible. C’est lorsque tout semble perdu, lorsqu’il est trop tard du point de vue de nos regards humains, que  la grâce de Dieu éclate sans retenue. Le prophète Ézéchiel nous le rappelle dans la première lecture : « Quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple !  Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ».       <br />
              <br />
       Cet abandon confiant n’est pas du défaitisme. Il nous met sur la bonne voie, celle de la foi qui, non seulement s’exprime dans des rites ou des instituions, mais dans une relation personnelle avec celui en qui on met sa confiance. Cette relation personnelle se vivra en nous faisant sortir de nos étroitesses et de nos projets à courte vue. Cette relation personnelle sera une relation d’amour, de confiance et d’abandon. C’est une relation qui fait vivre comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous ».       <br />
               <br />
       Jésus a vécu profondément un abandon total à Dieu toute sa vie et, ici devant le tombeau de Lazare, de façon exceptionnelle la réponse de Dieu éclate devant tout  le monde lorsque Lazare sort du tombeau. L’abandon total de Jésus se terminera sur la croix, mais alors que c’est trop tard pour la plupart de ses disciples, le matin de Pâques la situation est retournée. Il est ressuscité. Il a franchi les limites de la mort et il est vivant pour nous sauver.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pourrait-il pas aujourd’hui faire la même chose avec nos communautés chrétiennes, particulièrement celles qui sont démunies et appauvries de toutes sortes façons ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce récit de la résurrection de Lazare nous provoque à un surplus de foi dans une époque où se manifeste l’incroyance sous toutes ses formes et où même les personnes croyantes se laissent séduire par l’air ambiant.        <br />
              <br />
       Associons-nous de façon spéciale ce matin aux personnes qui se préparent au baptême, les catéchumènes. Normalement, elles seraient  baptisées la Nuit de Pâques mais à cause de la crise du coronavirus qui a chamboulé leur préparation et qui limite les rassemblements, il en sera autrement cette année. L’évangile de la résurrection de Lazare préfigure ce que sera le baptême pour elles : le passage de la mort à la vie.        <br />
              <br />
       Pour elles comme pour nous, le « trop tard » nous permet d’aller avec confiance vers le Dieu qui peut tout. Le « minuit et cinq » se transforme en une résurrection semblable à celle de Lazare. C’est Lui, Jésus,  le Roi et le Maître, qui décide de relever ce qui est mort et de le transformer en vie éternelle.        <br />
              <br />
       Entrons avec joie dans ce monde de la vie en plénitude qui est commencée en nous par le baptême.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 mars 2020       <br />
              <br />
       ___________________________________       <br />
              <br />
       Martin Werden, <span style="font-style:italic">Trop tard! Une provocation pour l'Église Une espérance pour tous</span>, Éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice (Suisse), 2019, 216 pp.        <br />
              <br />
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      LECTURES DE LA MESSE du 5e dimanche du Carême Année A        <br />
               <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Seigneur-si-tu-avais-ete-ici_a943.html</link>
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