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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:10:00+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5</title>
   <pubDate>Tue, 20 May 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 25 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952794-61196588.jpg?v=1461677280" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" />
     </div>
     <div>
      vous avez sûrement entendu le terme &quot;synodalité&quot; car on en a beaucoup parlé ces dernières années. Ce terme veut dire simplement qu'il encourage tous les catholiques quelle que soit leur origine ou leurs compétences à travailler ensemble.        <br />
              <br />
       Cet effort pour travailler ensemble - l'esprit de &quot;synodalité&quot;- on le voit à l'oeuvre dans une rencontre célébre au début de l'Église  qu'on a appelée &quot;le Concile de Jérusalem&quot; et qui nous est décrite dans la lecture d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe dans le récit du &quot;Concile de Jérusalem&quot; c'est l'effort consacré au discernement . Cette « approche » de discernement dans l’Église a commencé très tôt, comme on le voit, car, dès les débuts de  l'Église,  les questions posées n’étaient pas faciles. C’est ce que nous raconte la première lecture où on se demandait  vers l’an 50 après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de &quot;Concile de Jérusalem&quot; et est regardée comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de la Pentecôte pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci, comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique, est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce &quot;Concile de Jérusalem&quot;. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       20 mai 2025</span>       <br />
              <br />
              <br />
       &lt;!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016--&gt;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952794-61196588.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix-Jean-14-23-29-5_a1242.html</link>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 17 mars 2024. Textes: Jérémie 31, 31-34, Hébreux 5, 7-9 et Jean 12, 20-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063418-55904491.jpg?v=1609856993" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" />
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      Des Grecs demandent à voir Jésus. Avez-vous remarqué que Jésus à qui on transmet la demande n'y répond pas directement ? Il parle plutôt de lui. Dans les derniers jours de sa vie, il est totalement concentré sur sa mission. Et au lieu de répondre à la demande  des Grecs, il partage aux personnes présentes ce qui l'habite.        <br />
              <br />
       Ce partage est un des plus beaux que nous ayons dans les évangiles. On y voit ce que saint Jean (qui était probablement présent) en a retenu, à savoir que Jésus a vécu les derniers moments de sa vie dans une confiance totale à son Père même si le plan de Dieu sur lui prenait une direction qui le mènerait  à la  croix, l'« élèverait» sur la croix.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le sacrifice du Christ</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture tirée de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> décrit ce qu’ont pu être les sentiments de Jésus en voyant venir la croix. Des sentiments d'abandon et d'obéissance à son Père. Le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> ne peut être plus clair. Relisons-le ensemble si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect (en d’autres termes, en raison de son grand abandon). Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. »       <br />
              <br />
       Laissons ces paroles entrer en nous. Elles nous préparent avec à propos à la Semaine Sainte qui s’en vient à grands pas. Elles nous placent sur le bon chemin pour vivre les Jours Saints, car elles mettent devant nos yeux l’offrande que fait Jésus sur la croix, le sacrifice de sa vie pour que ses frères et sœurs soient réconciliés avec Dieu.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance nouvelle </span>       <br />
              <br />
       Cette réconciliation on l’appelle la Nouvelle Alliance qu’annonce le prophète Jérémie dans la première lecture. Sur la croix et dans ses souffrances inouïes Jésus consomme la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance ne tiendra plus dans  des prescriptions à sauvegarder et à appliquer, mais elle se développera dans une intériorisation personnelle. La Nouvelle Alliance se fera dans le cœur des personnes. Les personnes devront, à l'exemple de Jésus,   choisir de s'y abandonner dans l'obéissance et dans la confiance.        <br />
              <br />
       Relisons la merveilleuse promesse que nous révèle texte du prophète Jérémie.       <br />
              <br />
       «  Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : ‘Apprends à connaître le Seigneur !’ Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. »       <br />
              <br />
       « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je l’inscrirai sur leur cœur. » Voilà l’essentiel de la Nouvelle Alliance.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La semence mise en terre</span>       <br />
              <br />
       La réalisation de la Nouvelle Alliance passe par le sacrifice de Jésus qui donne sa vie pour le monde sur la croix. Jésus  en parle comme de son Heure. Il prie pour pouvoir vivre cette Heure avec détachement et dans l’abandon total à la volonté de son Père. Cet abandon est reconnu et loué par la voix - celle de son Père - qui se fait entendre dans le récit de l’évangile, lu il y a un instant,  et qui dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore ».        <br />
              <br />
       Jésus compare son Heure au parcours d'une semence mise en terre. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ».        <br />
              <br />
       Cette image est des plus parlantes. La semence est remplie de vie et de puissance de vie nouvelle, pourtant elle doit être enfouie en terre, se laisser défaire pour pouvoir donner toute son énergie à de nouvelles pousses qui apparaîtront petit à petit.       <br />
              <br />
       Ainsi de la mort de Jésus, elle est une semence. Sur la croix Jésus est non seulement élevé, mais son humanité est enfouie dans la masse humaine. Il porte toute l'humanité en lui avec ses limites et ses faiblesses. Il porte les péchés du monde. Il pourrait s'y refuser, mais c'est l'abandon à la volonté de son Père qui prend le dessus.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, celui-ci le ressuscitera après trois jours et sa mort deviendra ainsi le début d'une vie nouvelle où, ressuscité par la puissance de Dieu, il entraîne derrière lui tous ceux et celles qui l'acceptent comme le Seigneur de leur vie.       <br />
              <br />
       Comment le fait-il ? En nous associant à lui par le Baptême. Par ce sacrement, la personne qui s’avance est plongée dans l’eau avec le Christ, lavée de ses fautes et elle naît à une vie nouvelle avec le Christ ressuscité  comme on l’explique aux futurs baptisés qui, pendant le carême, s’y préparent et qui vivront leur baptême lors de la Vigile pascale.        <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de cette transformation qui ressemble à celle de la semence  que toute la vie du baptisé sera désormais, en union avec le Christ et à sa suite, une vie pour Dieu : « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes, écrit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.  De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur aujourd'hui d’entrer avec tout notre cœur dans cette Nouvelle Alliance avec Dieu que Jésus est venu établir et dont nous sommes partie prenant depuis notre baptême.         <br />
              <br />
       À chaque messe, le président, lorsqu’il consacre le vin, nous le rappelle en disant ces paroles : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.  » Chaque dimanche nous présentons au Seigneur, dans le pain et vin, fruits du travail  humain, nos efforts pour entrer de tout notre cœur dans cette Alliance nouvelle et éternelle que Jésus a inaugurée.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du13 mars 2018 et 16 mars 2021 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,       <br />
       où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda       <br />
       une alliance nouvelle.       <br />
       Ce ne sera pas comme l’alliance       <br />
       que j’ai conclue avec leurs pères,       <br />
       le jour où je les ai pris par la main       <br />
       pour les faire sortir du pays d’Égypte :       <br />
       mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue,       <br />
       alors que moi, j’étais leur maître       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
       Mais voici quelle sera l’alliance       <br />
       que je conclurai avec la maison d’Israël       <br />
       quand ces jours-là seront passés       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ;       <br />
       je l’inscrirai sur leur cœur.       <br />
       Je serai leur Dieu,       <br />
       et ils seront mon peuple.       <br />
       Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon,       <br />
       ni chacun son frère en disant :       <br />
       « Apprends à connaître le Seigneur ! »       <br />
       Car tous me connaîtront,       <br />
       des plus petits jusqu’aux plus grands       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je pardonnerai leurs fautes,       <br />
       je ne me rappellerai plus leurs péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (50 (51), 3-4, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (50, 12a)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;       <br />
       vers toi, reviendront les égarés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Le Christ,       <br />
       pendant les jours de sa vie dans la chair,       <br />
       offrit, avec un grand cri et dans les larmes,       <br />
       des prières et des supplications       <br />
       à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,       <br />
       et il fut exaucé       <br />
       en raison de son grand respect.       <br />
       Bien qu’il soit le Fils,       <br />
       il apprit par ses souffrances l’obéissance       <br />
       et, conduit à sa perfection,       <br />
       il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent       <br />
       la cause du salut éternel.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
              <br />
       « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (Jn 12, 26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem       <br />
       pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.       <br />
       Ils abordèrent Philippe,       <br />
       qui était de Bethsaïde en Galilée,       <br />
       et lui firent cette demande :       <br />
       « Nous voudrions voir Jésus. »       <br />
       Philippe va le dire à André,       <br />
       et tous deux vont le dire à Jésus.       <br />
       Alors Jésus leur déclare :       <br />
       « L’heure est venue où le Fils de l’homme       <br />
       doit être glorifié.       <br />
       Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,       <br />
       il reste seul ;       <br />
       mais s’il meurt,       <br />
       il porte beaucoup de fruit.       <br />
       Qui aime sa vie       <br />
       la perd ;       <br />
       qui s’en détache en ce monde       <br />
       la gardera pour la vie éternelle.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir,       <br />
       qu’il me suive ;       <br />
       et là où moi je suis,       <br />
       là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Si quelqu’un me sert,       <br />
       mon Père l’honorera.       <br />
              <br />
       Maintenant mon âme est bouleversée.       <br />
       Que vais-je dire ?       <br />
       “Père, sauve-moi       <br />
       de cette heure” ?       <br />
       – Mais non ! C’est pour cela       <br />
       que je suis parvenu à cette heure-ci !       <br />
       Père, glorifie ton nom ! »       <br />
       Alors, du ciel vint une voix qui disait :       <br />
       « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »       <br />
       En l’entendant, la foule qui se tenait là       <br />
       disait que c’était un coup de tonnerre.       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « C’est un ange qui lui a parlé. »       <br />
       Mais Jésus leur répondit :       <br />
       « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,       <br />
       mais pour vous.       <br />
       Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;       <br />
       maintenant le prince de ce monde       <br />
       va être jeté dehors ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       j’attirerai à moi tous les hommes. »       <br />
       Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063418-55904491.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Si-le-grain-de-ble-ne-meurt_a1167.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Mar 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion (Année A) 2 avril 2023. Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) , Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70682224-49271615.jpg?v=1675961530" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »" />
     </div>
     <div>
      En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation,  la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu. Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’entrée triomphale Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration nous avons marché avec des palmes à la main reproduisant la foule en liesse qui accompagnait Jésus entrant à Jérusalem. Ce n’était pas seulement des palmes, mais des manteaux qu’on étendait sur son passage nous dit l’évangile que nous avons lu. Et pourtant cette entrée triomphale porte déjà un message qui nous invite à situer le triomphe de Jésus à sa vraie place qui n’est pas celle des triomphes humains ordinaires.         <br />
              <br />
       En effet, Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne.        <br />
              <br />
       Cet animal est celui des pauvres, des paysans. C’est celui du travail aux champs, des déplacements de matériel, de transport de denrées, C’est un animal de travail.  C’est une bête de service. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.       <br />
               <br />
       Il se situe dans la lignée des prophètes qui ont prédit ce Messager de Dieu pauvre et humble. Écouter ce passage du prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9, 9)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême  en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.        <br />
              <br />
       Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Le récit se déroule avec plein de détails. Il ravive en nous des images maintes fois rencontrées soit à l’occasion des lectures de la liturgie soit encore dans le visionnement de certains films comme <span style="font-style:italic"> Jésus de Nazareth</span> de Franco Zeffirelli ou <span style="font-style:italic">La Passion</span> de Mel Gibson. On peut se laisser pénétrer par ces images au point d’en garder une vision sanglante et défaitiste de la fin de la vie de Jésus. On manque alors l'essentiel.       <br />
              <br />
       Ce qui  s'est produit, c'est l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu, qui ayant été jusqu’au plus bas en souffrant sa passion,  est exalté par Dieu. Il devient ainsi, comme le dit saint Paul  dans la deuxième lecture « Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».  « C’est pourquoi Dieu l’a exalté, écrit celui-ci aux chrétiens de la ville de Philippes en Grèce : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : ‘ Jésus Christ est Seigneur’  à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 5-11)       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Entrons dans notre Semaine Sainte cette année en suivant Jésus à la trace nous laissant entraîner derrière lui sur le chemin de la Croix et de l’abandon.        <br />
              <br />
       Il nous regarde et nous dit : « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis…je donne la mienne librement pour le salut de tous… ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne…j’accepte d’être l’Agneau immolé pour le salut du monde, je me charge du poids de vos péchés, ils sont sur mon dos avec la croix. » (d’après Jean 15, 13, Jean 10, 18 et Isaïe 53, 7).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merci, Seigneur, d'avoir versé telle goutte de sang pour moi. Tu m'as porté avec toi et tu m'as offert au Père. Tu le refais dans cette Eucharistie qui est le mémorial de ta mort et de ta résurrection. Que cette Eucharistie me donne la grâce d’entrer avec toi sur la voie de l'abandon à la volonté de Dieu, sûr de ta présence avec nous dans ces signes du Pain et du Vin consacrés, devenus ton Corps donné et ton Sang versé pour moi et pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 avril 2017-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur" (Mt 21, 1-11)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,       <br />
       arrivèrent en vue de Bethphagé,       <br />
       sur les pentes du mont des Oliviers.       <br />
       Alors Jésus envoya deux disciples       <br />
                   en leur disant :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous ;       <br />
       vous trouverez aussitôt une ânesse attachée       <br />
       et son petit avec elle.       <br />
       Détachez-les et amenez-les moi.       <br />
           Et si l’on vous dit quelque chose,       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin’.       <br />
       Et aussitôt on les laissera partir. »       <br />
           Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :       <br />
           Dites à la fille de Sion :       <br />
       Voici ton roi qui vient vers toi,       <br />
       plein de douceur,       <br />
       monté sur une ânesse et un petit âne,       <br />
       le petit d’une bête de somme.       <br />
              <br />
           Les disciples partirent       <br />
       et firent ce que Jésus leur avait ordonné.       <br />
           Ils amenèrent l’ânesse et son petit,       <br />
       disposèrent sur eux leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
           Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;       <br />
       d’autres coupaient des branches aux arbres       <br />
       et en jonchaient la route.       <br />
           Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient       <br />
       criaient :       <br />
       « Hosanna au fils de David !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
           Comme Jésus entrait à Jérusalem,       <br />
       toute la ville fut en proie à l’agitation,       <br />
       et disait :       <br />
       « Qui est cet homme ? »       <br />
           Et les foules répondaient :       <br />
       « C’est le prophète Jésus,       <br />
       de Nazareth en Galilée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. En ce temps-là,       <br />
           l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,       <br />
       se rendit chez les grands prêtres       <br />
           et leur dit :       <br />
       D. « Que voulez-vous me donner,       <br />
       si je vous le livre ? »       <br />
              <br />
       L. Ils lui remirent trente pièces d’argent.       <br />
           Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable       <br />
       pour le livrer.       <br />
           Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs       <br />
       pour manger la Pâque ? »       <br />
           L. Il leur dit :       <br />
       X.  « Allez à la ville, chez un tel,       <br />
       et dites-lui :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Mon temps est proche ;       <br />
       c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque       <br />
       avec mes disciples.’ »       <br />
           L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       Jésus se trouvait à table avec les Douze.       <br />
           Pendant le repas, il déclara :       <br />
       X.  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous va me livrer. »       <br />
           L. Profondément attristés,       <br />
       ils se mirent à lui demander, chacun son tour :       <br />
       D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »       <br />
           L. Prenant la parole, il dit :       <br />
       X.  « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,       <br />
       celui-là va me livrer.       <br />
           Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
           L. Judas, celui qui le livrait,       <br />
       prit la parole :       <br />
       D. « Rabbi, serait-ce moi ? »       <br />
       L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit ! »       <br />
              <br />
           L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :       <br />
       X.  « Prenez, mangez :       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
           L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna, en disant :       <br />
       X.  « Buvez-en tous,       <br />
           car ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude       <br />
       en rémission des péchés.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous       <br />
       dans le royaume de mon Père. »       <br />
              <br />
           L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
           Alors Jésus leur dit :       <br />
       X.  « Cette nuit,       <br />
       je serai pour vous tous une occasion de chute ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis du troupeau seront dispersées.       <br />
           Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
           L. Prenant la parole, Pierre lui dit :       <br />
       D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi,       <br />
       moi, je ne tomberai jamais. »       <br />
           L. Jésus lui répondit :       <br />
       X.  « Amen, je te le dis :       <br />
       cette nuit même, avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous les disciples dirent de même.       <br />
              <br />
           Alors Jésus parvient avec eux       <br />
       à un domaine appelé Gethsémani       <br />
       et leur dit :       <br />
       X.  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais là-bas pour prier. »       <br />
           L. Il emmena Pierre,       <br />
       ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,       <br />
       et il commença à ressentir tristesse et angoisse.       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       X.  « Mon âme est triste à en mourir.       <br />
       Restez ici et veillez avec moi. »       <br />
           L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tomba face contre terre en priant,       <br />
       et il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       s’il est possible,       <br />
       que cette coupe passe loin de moi !       <br />
       Cependant, non pas comme moi, je veux,       <br />
       mais comme toi, tu veux. »       <br />
           L. Puis il revient vers ses disciples       <br />
       et les trouve endormis ;       <br />
       il dit à Pierre :       <br />
       X.  « Ainsi, vous n’avez pas eu la force       <br />
       de veiller seulement une heure avec moi ?       <br />
           Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
           L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       si cette coupe ne peut passer       <br />
       sans que je la boive,       <br />
       que ta volonté soit faite ! »       <br />
           L. Revenu près des disciples,       <br />
       de nouveau il les trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient lourds de sommeil.       <br />
           Les laissant, de nouveau il s’éloigna       <br />
       et pria pour la troisième fois,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
           Alors il revient vers les disciples et leur dit :       <br />
       X.  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       Voici qu’elle est proche, l’heure       <br />
       où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.       <br />
           Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
           L. Jésus parlait encore,       <br />
       lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,       <br />
       et avec lui une grande foule       <br />
       armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.       <br />
           Celui qui le livrait leur avait donné un signe :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui :       <br />
       arrêtez-le. »       <br />
           L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :       <br />
       D. « Salut, Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »       <br />
       L. Alors ils s’approchèrent,       <br />
       mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.       <br />
           L’un de ceux qui étaient avec Jésus,       <br />
       portant la main à son épée,       <br />
       la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
           Alors Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Rentre ton épée,       <br />
       car tous ceux qui prennent l’épée       <br />
       périront par l’épée.       <br />
           Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?       <br />
       Il mettrait aussitôt à ma disposition       <br />
       plus de douze légions d’anges.       <br />
           Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures       <br />
       selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »       <br />
           L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :       <br />
       X.  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
       Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté. »       <br />
           L. Mais tout cela est arrivé       <br />
       pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.       <br />
       Alors tous les disciples l’abandonnèrent       <br />
       et s’enfuirent.       <br />
              <br />
           Ceux qui avaient arrêté Jésus       <br />
       l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre,       <br />
       chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.       <br />
           Quant à Pierre, il le suivait à distance,       <br />
       jusqu’au palais du grand prêtre ;       <br />
       il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs       <br />
       pour voir comment cela finirait.       <br />
           Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un faux témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Ils n’en trouvèrent pas ;       <br />
       pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés.       <br />
       Finalement il s’en présenta deux,       <br />
           qui déclarèrent :       <br />
       A. « Celui-là a dit :       <br />
       ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu       <br />
       et, en trois jours, le rebâtir.’ »       <br />
           L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus gardait le silence.       <br />
       Le grand prêtre lui dit :       <br />
       A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant,       <br />
       de nous dire si c’est toi qui es le Christ,       <br />
       le Fils de Dieu. »       <br />
           L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit !       <br />
       En tout cas, je vous le déclare :       <br />
       désormais vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant       <br />
       et venir sur les nuées du ciel. »       <br />
           L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :       <br />
       A. « Il a blasphémé !       <br />
       Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
       Vous venez d’entendre le blasphème !       <br />
           Quel est votre avis ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Il mérite la mort. »       <br />
           L. Alors ils lui crachèrent au visage       <br />
       et le giflèrent ;       <br />
       d’autres le rouèrent de coups       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Fais-nous le prophète, ô Christ !       <br />
       Qui t’a frappé ? »       <br />
              <br />
           L. Cependant Pierre était assis       <br />
       dehors dans la cour.       <br />
       Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »       <br />
           L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :       <br />
       D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »       <br />
          L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail       <br />
       et elle dit à ceux qui étaient là :       <br />
       A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »       <br />
           L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
           L. Peu après, ceux qui se tenaient là       <br />
       s’approchèrent et dirent à Pierre :       <br />
       A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »       <br />
           L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
       L. Et aussitôt un coq chanta.       <br />
           Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
        Le matin venu,       <br />
       tous les grands prêtres et les anciens du peuple       <br />
       tinrent conseil contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Après l’avoir ligoté,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.       <br />
              <br />
           Alors, en voyant que Jésus était condamné,       <br />
       Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ;       <br />
       il rendit les trente pièces d’argent       <br />
       aux grands prêtres et aux anciens.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »       <br />
       L. Ils répliquèrent :       <br />
       A. « Que nous importe ?       <br />
       Cela te regarde ! »       <br />
           L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple,       <br />
       il se retira et alla se pendre.       <br />
           Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :       <br />
       A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor,       <br />
       puisque c’est le prix du sang. »       <br />
           Après avoir tenu conseil,       <br />
       ils achetèrent avec cette somme le champ du potier       <br />
       pour y enterrer les étrangers.       <br />
           Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour       <br />
       le Champ-du-Sang.       <br />
           Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :       <br />
       Ils ramassèrent les trente pièces d’argent,       <br />
       le prix de celui qui fut mis à prix,       <br />
       le prix fixé par les fils d’Israël,       <br />
           et ils les donnèrent pour le champ du potier,       <br />
       comme le Seigneur me l’avait ordonné.           <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
              <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin.       <br />
       Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.       <br />
           Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques et de Joseph,       <br />
       et la mère des fils de Zébédée.       <br />
              <br />
           Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie,       <br />
       qui s’appelait Joseph,       <br />
       et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.       <br />
           Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.       <br />
       Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.       <br />
           Prenant le corps,       <br />
       Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,       <br />
           et le déposa dans le tombeau neuf       <br />
       qu’il s’était fait creuser dans le roc.       <br />
       Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau       <br />
       et s’en alla.       <br />
           Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là,       <br />
       assises en face du sépulcre.       <br />
              <br />
           Le lendemain, après le jour de la Préparation,       <br />
       les grands prêtres et les pharisiens       <br />
       s’assemblèrent chez Pilate,       <br />
           en disant :       <br />
       A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé       <br />
       que cet imposteur a dit, de son vivant :       <br />
       ‘Trois jours après, je ressusciterai.’       <br />
       Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé       <br />
       jusqu’au troisième jour,       <br />
       de peur que ses disciples ne viennent voler le corps       <br />
       et ne disent au peuple :       <br />
       ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’       <br />
       Cette dernière imposture serait pire que la première. »       <br />
           L. Pilate leur déclara :       <br />
       A. « Vous avez une garde.       <br />
       Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »       <br />
              <br />
           L. Ils partirent donc       <br />
       et assurèrent la surveillance du sépulcre       <br />
       en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X. = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit.       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70682224-49271615.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-Annee-A-La-gloire-et-la-croix_a1112.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-62256407</guid>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »</title>
   <pubDate>Tue, 17 May 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 22 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256407-45177990.jpg?v=1645711636" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François, en bon jésuite, lorsqu'il traite des problèmes et des questions qui se posent aujourd’hui aborde souvent  ces points dans une perspective de discernement. <!--Il exerce ainsi sa mission de discerner où Dieu désire conduire ses enfants et son Église. -->Cette « approche » de discernement n’est pas nouvelle dans l’Église. Elle a commencé très tôt car, dès les débuts de  l'Église, les questions posées n’étaient pas faciles.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous en donne un exemple parlant. On se demandait  alors, vers l’an 50, après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de Concile de Jérusalem et est regardé comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de l'Ascension pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce Concile de Jérusalem. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie de l'Église avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mai 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62256407-45177990.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix_a1063.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-52796951</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Mar 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 mars 2021. Textes: Jérémie 31, 31-34, Hébreux 5, 7-9 et Jean 12, 20-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52796951-40141401.jpg?v=1609856993" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" />
     </div>
     <div>
      Des Grecs demandent à voir Jésus. Avez-vous remarqué que Jésus à qui on transmet la demande n'y répond pas directement ? Il parle plutôt de lui. Dans les derniers jours de sa vie, il est totalement concentré sur sa mission. Et au lieu de répondre à la demande  des Grecs, il partage aux personnes présentes ce qui l'habite.        <br />
              <br />
       Ce partage est un des plus beaux que nous ayons dans les évangiles. On y voit ce que saint Jean (qui était probablement présent) en a retenu, à savoir que Jésus a vécu les derniers moments de sa vie dans une confiance totale à son Père même si le plan de Dieu sur lui prenait une direction qui le mènerait  à la  croix, l'« élèverait» sur la croix.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le sacrifice du Christ</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture tirée de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> décrit ce qu’ont pu être les sentiments de Jésus en voyant venir la croix. Des sentiments d'abandon et d'obéissance à son Père. Le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> ne peut être plus clair. Relisons-le ensemble si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect (en d’autres termes, en raison de son grand abandon). Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. »       <br />
              <br />
       Laissons ces paroles entrer en nous. Elles nous préparent avec à propos à la Semaine Sainte qui s’en vient à grands pas. Elles nous placent sur le bon chemin pour vivre les Jours Saints, car elles mettent devant nos yeux l’offrande que fait Jésus sur la croix, le sacrifice de sa vie pour que ses frères et sœurs soient réconciliés avec Dieu.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance nouvelle </span>       <br />
              <br />
       Cette réconciliation on l’appelle la Nouvelle Alliance qu’annonce le prophète Jérémie dans la première lecture. Sur la croix et dans ses souffrances inouïes Jésus consomme la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance ne tiendra plus dans  des prescriptions à sauvegarder et à appliquer, mais elle se développera dans une intériorisation personnelle. La Nouvelle Alliance se fera dans le cœur des personnes. Les personnes devront, à l'exemple de Jésus,   choisir de s'y abandonner dans l'obéissance et dans la confiance.        <br />
              <br />
       Relisons la merveilleuse promesse que nous révèle texte du prophète Jérémie.       <br />
              <br />
       «  Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : ‘Apprends à connaître le Seigneur !’ Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. »       <br />
              <br />
       « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je l’inscrirai sur leur cœur. » Voilà l’essentiel de la Nouvelle Alliance.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La semence mise en terre</span>       <br />
              <br />
       La réalisation de la Nouvelle Alliance passe par le sacrifice de Jésus qui donne sa vie pour le monde sur la croix. Jésus  en parle comme de son Heure. Il prie pour pouvoir vivre cette Heure avec détachement et dans l’abandon total à la volonté de son Père. Cet abandon est reconnu et loué par la voix - celle de son Père - qui se fait entendre dans le récit de l’évangile, lu il y a un instant,  et qui dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore ».        <br />
              <br />
       Jésus compare son Heure au parcours d'une semence mise en terre. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ». Cette image est des plus parlantes. La semence est remplie de vie et de puissance de vie nouvelle, pourtant elle doit être enfouie en terre, se laisser défaire pour pouvoir donner toute son énergie à de nouvelles pousses qui apparaîtront petit à petit.       <br />
              <br />
       Ainsi de la mort de Jésus, elle est une semence. Sur la croix Jésus est non seulement élevé, mais son humanité est enfouie dans la masse humaine. Il porte toute l'humanité en lui avec ses limites et ses faiblesses. Il porte les péchés du monde. Il pourrait s'y refuser, mais c'est l'abandon à la volonté de son Père qui prend le dessus. C’est pourquoi, celui-ci le ressuscitera après trois jours et sa mort deviendra ainsi le début d'une vie nouvelle où, ressuscité par la puissance de Dieu, il entraîne derrière lui tous ceux et celles qui l'acceptent comme le Seigneur de leur vie.       <br />
              <br />
       Comment le fait-il ? En nous associant à lui par le Baptême. Par ce sacrement, la personne qui s’avance est plongée dans l’eau avec le Christ, lavée de ses fautes et elle naît à une vie nouvelle avec le Christ ressuscité  comme on l’explique aux futurs baptisés qui, pendant le carême, s’y préparent et qui vivront leur baptême lors de la Vigile pascale.        <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de cette transformation qui ressemble à celle de la semence  que toute la vie du baptisé sera désormais, en union avec le Christ et à sa suite, une vie pour Dieu : « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes, écrit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.  De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur aujourd'ui d’entrer avec tout notre cœur dans cette Nouvelle Alliance avec Dieu que Jésus est venu établir et de laquelle nous sommes partie prenant depuis notre baptême.         <br />
              <br />
       À chaque messe, le président, lorsqu’il consacre le vin, nous le rappelle en disant ces paroles : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.  »       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Chaque dimanche nous présentons au Seigneur, dans le pain et vin, fruits du travail  humain, nos efforts pour entrer de tout notre cœur dans cette Alliance nouvelle et éternelle que Jésus a inaugurée. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       16 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du13 mars 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,       <br />
       où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda       <br />
       une alliance nouvelle.       <br />
       Ce ne sera pas comme l’alliance       <br />
       que j’ai conclue avec leurs pères,       <br />
       le jour où je les ai pris par la main       <br />
       pour les faire sortir du pays d’Égypte :       <br />
       mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue,       <br />
       alors que moi, j’étais leur maître       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
       Mais voici quelle sera l’alliance       <br />
       que je conclurai avec la maison d’Israël       <br />
       quand ces jours-là seront passés       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ;       <br />
       je l’inscrirai sur leur cœur.       <br />
       Je serai leur Dieu,       <br />
       et ils seront mon peuple.       <br />
       Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon,       <br />
       ni chacun son frère en disant :       <br />
       « Apprends à connaître le Seigneur ! »       <br />
       Car tous me connaîtront,       <br />
       des plus petits jusqu’aux plus grands       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je pardonnerai leurs fautes,       <br />
       je ne me rappellerai plus leurs péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (50 (51), 3-4, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (50, 12a)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;       <br />
       vers toi, reviendront les égarés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Le Christ,       <br />
       pendant les jours de sa vie dans la chair,       <br />
       offrit, avec un grand cri et dans les larmes,       <br />
       des prières et des supplications       <br />
       à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,       <br />
       et il fut exaucé       <br />
       en raison de son grand respect.       <br />
       Bien qu’il soit le Fils,       <br />
       il apprit par ses souffrances l’obéissance       <br />
       et, conduit à sa perfection,       <br />
       il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent       <br />
       la cause du salut éternel.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
              <br />
       « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (Jn 12, 26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem       <br />
       pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.       <br />
       Ils abordèrent Philippe,       <br />
       qui était de Bethsaïde en Galilée,       <br />
       et lui firent cette demande :       <br />
       « Nous voudrions voir Jésus. »       <br />
       Philippe va le dire à André,       <br />
       et tous deux vont le dire à Jésus.       <br />
       Alors Jésus leur déclare :       <br />
       « L’heure est venue où le Fils de l’homme       <br />
       doit être glorifié.       <br />
       Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,       <br />
       il reste seul ;       <br />
       mais s’il meurt,       <br />
       il porte beaucoup de fruit.       <br />
       Qui aime sa vie       <br />
       la perd ;       <br />
       qui s’en détache en ce monde       <br />
       la gardera pour la vie éternelle.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir,       <br />
       qu’il me suive ;       <br />
       et là où moi je suis,       <br />
       là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Si quelqu’un me sert,       <br />
       mon Père l’honorera.       <br />
              <br />
       Maintenant mon âme est bouleversée.       <br />
       Que vais-je dire ?       <br />
       “Père, sauve-moi       <br />
       de cette heure” ?       <br />
       – Mais non ! C’est pour cela       <br />
       que je suis parvenu à cette heure-ci !       <br />
       Père, glorifie ton nom ! »       <br />
       Alors, du ciel vint une voix qui disait :       <br />
       « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »       <br />
       En l’entendant, la foule qui se tenait là       <br />
       disait que c’était un coup de tonnerre.       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « C’est un ange qui lui a parlé. »       <br />
       Mais Jésus leur répondit :       <br />
       « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,       <br />
       mais pour vous.       <br />
       Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;       <br />
       maintenant le prince de ce monde       <br />
       va être jeté dehors ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       j’attirerai à moi tous les hommes. »       <br />
       Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52796951-40141401.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Si-le-grain-de-ble-ne-meurt_a998.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-40138937</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jan 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 2 février 2020 pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple. Textes: Malachie 3, 1-4, Hébreux 2, 14-18 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/40138937-34238936.jpg?v=1574899639" alt="Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais »" title="Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais »" />
     </div>
     <div>
      Les textes proclamés il y un instant nous permettent de bien saisir le sens de cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur au Temple</span> qu'on appelle aussi la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span> en particulier le texte de Malachie qui en donne le sens profond. .       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Une vie reçue, une vie donnée</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons ce texte. « Voici que j’envoie mon Messager pour qu’il prépare le chemin devant moi…le messager de l’Alliance le voici qui vient ». Le vieillard Siméon fait écho à ce texte dans son cantique « <span style="font-style:italic">Nunc dimittis…</span> » « ...mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël ton peuple. »       <br />
              <br />
       Ces textes chantent la beauté de la mission de ce jeune enfant que les parents présentent au Temple. C’est cet enfant exceptionnel que l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span>(10, 5.7) met en scène lorsqu’il dit : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m'as formé un corps… Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté».  Et la volonté de Dieu c’est que toute l’Humanité soit sauvée : « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2, 4).  Le Père donne son Fils né de Marie pour le salut de tous. Il sera l’Agneau immolé (Jean 1, 9; Apocalypse 5, 12)  pour la multitude, le Serviteur souffrant (Isaïe 42-53) qui est non seulement lumière des nations, mais qui offre sa vie en expiation pour le péché du monde.       <br />
              <br />
       Tel sera le destin de cet enfant que Marie et Joseph présentent au Temple. Sa vie est toute entière remise entre les mains du Père. Elle est reçue pour être donnée. Elle ne lui appartient pas comme un objet qu’on peut s’approprier. Il la reçoit et il la donne. Voilà ce qu’est le mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur.</span>       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Récipiendaires du don de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère nous inspire encore aujourd’hui car nous sommes nous aussi des récipiendaires du don de Dieu. Cette vie qui est la nôtre ne nous appartient pas. Nous la recevons. Nous en sommes les dépositaires et notre plus beau cadeau sera de pouvoir dire un jour, de le dire déjà, « Père, je remets ma vie entre tes mains » (Luc, 23, 46) comme le fait la si belle prière de Charles de Foucauld « Mon Père, je m'abandonne à toi » (voir le texte à la fin). Oui, c’est alors la vraie <span style="font-style:italic">Présentation</span> qui est vécue.        <br />
              <br />
       Nous avons besoin, bien sûr, de nous entraîner à cette remise totale à Dieu. Et c’est vers Marie et Joseph que nous pouvons tourner notre regard aujourd’hui. Ils ont compris que cet enfant ne leur appartient pas. Ils l’ont reçu. Ils l’ont accueilli, En le présentant au Temple, ils reconnaissent en lui, « le messager désiré de l’Alliance », le Messie Sauveur,        <br />
              <br />
       Marie entend   Syméon lui dire que son cœur sera transpercé. Le chemin à préparer devant le Seigneur demandera beaucoup à ceux et celles qui se mettront à l’écoute de ce messager. « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11, 28) dira-t-il dans sa prédication.       <br />
              <br />
       Vous voyez pourquoi de mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span> a été retenu comme point de référence fondamental pour la vie consacrée qui se veut une suite radicale du Christ à laquelle tous les baptisés sont invités, mais que certaines personnes s’engagent publiquement à  poursuivre en se libérant le plus possible de ce qui peut la retarder ou l’obscurcir.       <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">Un héritage à nul autre pareil</span>       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j’aimerais souligner comment cette fête nous plonge dans les racines judaïques du christianisme.        <br />
              <br />
       Marie et Joseph sont montés au Temple « au jour fixé…selon ce qui est écrit dans la Loi. ». Jésus est un fils d’Israël. Il baigne dans cet héritage. Les gestes de ses parents et les siens plus tard reprennent ceux de ses frères et sœurs juifs. Les psaumes nourrissent sa prière. Les bénédictions comme le « <span style="font-style:italic">Shema Israël </span>» - «Écoute, Israël » (Deutéronome 6, 4) qui est le texte principal de la liturgie juive qu’on récite le matin et soir accompagné de bénédictions font partie de sa vie quotidienne.       <br />
              <br />
       Nous partageons cet héritage encore aujourd’hui. L’Église a retenu les Psaumes comme sa prière officielle dans la <span style="font-style:italic">Liturgie des Heures </span>. L’agencement de notre célébration eucharistique se fait sous le mode de la bénédiction, de l’ «action de grâces », », de la « berakah ». La grande prière eucharistique est une « berakah » chrétienne où la Parole, le Pain et le Vin sont partagés en mémorial de la Pâque du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Voilà. Cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur, de Jésus au Temple</span> comme vous le voyez va beaucoup plus loin que le symbole de la lumière qui en émane et qui l’a fait désigner comme la « chandeleur », la fête où on allume des chandelles. Mais à bien y penser, ces chandelles allumées ne sont-elles pas une image du Christ lui-même qui se laisse consumer pour éclairer et réchauffer l’humanité? Oui, nous avons besoin de laisser ce « Messager de l’Alliance » devenir lui-même l’Alliance Nouvelle qui s’adresse à toutes les nations, de tous les temps et de tous les lieux.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous rende de plus en plus participants et participantes à ce projet d’amour d’un Dieu qui vient vers nous, qui nous donne la vie pour (comme le dit si bien une oraison de la liturgie quotidienne) pour, dis-je, qu’en offrant ce qu’il nous a donné, nous puissions le recevoir lui-même. Ce que je nous souhaite à toutes et à tous.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 janvier 2020       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
              <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld  (1858-1916)</a>       <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple.</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez » (Ml 3, 1-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager       <br />
       pour qu’il prépare le chemin devant moi ;       <br />
       et soudain viendra dans son Temple       <br />
       le Seigneur que vous cherchez.       <br />
       Le messager de l’Alliance que vous désirez,       <br />
       le voici qui vient – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?       <br />
       Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ?       <br />
       Car il est pareil au feu du fondeur,       <br />
       pareil à la lessive des blanchisseurs.       <br />
       Il s’installera pour fondre et purifier :       <br />
       il purifiera les fils de Lévi,       <br />
       il les affinera comme l’or et l’argent ;       <br />
       ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur,       <br />
       présenter l’offrande en toute justice.       <br />
       Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem       <br />
       sera bien accueillie du Seigneur,       <br />
       comme il en fut aux jours anciens,       <br />
       dans les années d’autrefois.       <br />
              <br />
       — Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 7, 8, 9, 10)       <br />
       R/ C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;       <br />
       c’est lui, le roi de gloire. (Ps 23, 10bc)       <br />
              <br />
       Portes, levez vos frontons,       <br />
       élevez-vous, portes éternelles :       <br />
       qu’il entre, le roi de gloire !       <br />
              <br />
       Qui est ce roi de gloire ?       <br />
       C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,       <br />
       le Seigneur, le vaillant des combats.       <br />
              <br />
       Portes, levez vos frontons,       <br />
       levez-les, portes éternelles :       <br />
       qu’il entre, le roi de gloire !       <br />
              <br />
       Qui donc est ce roi de gloire ?       <br />
       C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;       <br />
       c’est lui, le roi de gloire.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il lui fallait se rendre en tout semblable à ses frères » (He 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair,       <br />
       Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition :       <br />
       ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance       <br />
       celui qui possédait le pouvoir de la mort,       <br />
       c’est-à-dire le diable,       <br />
           et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort,       <br />
       passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.       <br />
           Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges,       <br />
       c’est la descendance d’Abraham.       <br />
           Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères,       <br />
       pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi       <br />
       pour les relations avec Dieu,       <br />
       afin d’enlever les péchés du peuple.       <br />
           Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion,       <br />
       il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Mes yeux ont vu ton salut » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël.       <br />
       Alléluia. (Lc 2, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras,       <br />
       et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
              <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées       <br />
       les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de 84 ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé       <br />
       tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
              <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       (Lc 2, 22-32)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras,       <br />
       et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Presentation-du-Seigneur-au-Temple-Mes-yeux-ont-vu-le-salut-que-tu-preparais_a933.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Apr 2017 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »Homélie pour le Dimanche des Rameaux (Année A) 9 avril 2017 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) , Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/11366283-18952958.jpg?v=1489449441" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »" />
     </div>
     <div>
      En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation,  la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu. Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’entrée triomphale Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration nous avons marché avec des palmes à la main reproduisant la foule en liesse qui accompagnait Jésus entrant à Jérusalem. Ce n’était pas seulement des palmes, mais des manteaux qu’on étendait sur son passage nous dit l’évangile que nous avons lu. Et pourtant cette entrée triomphale porte déjà un message qui nous invite à situer le triomphe de Jésus à sa vraie place qui n’est pas celle des triomphes humains ordinaires.         <br />
              <br />
       En effet, Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne.        <br />
              <br />
       Cet animal est celui des pauvres, des paysans. C’est celui du travail aux champs, des déplacements de matériel, de transport de denrées, C’est un animal de travail.  C’est une bête de service. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.       <br />
               <br />
       Il se situe dans la lignée des prophètes qui ont prédit ce Messager de Dieu pauvre et humble. Écouter ce passage du prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9, 9)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême  en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.        <br />
              <br />
       Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Le récit se déroule avec plein de détails. Il ravive en nous des images maintes fois rencontrées soit à l’occasion des lectures de la liturgie soit encore dans le visionnement de certains films comme <span style="font-style:italic"> Jésus de Nazareth</span> de Franco Zeffirelli ou <span style="font-style:italic">La Passion</span> de Mel Gibson. On peut se laisser pénétrer par ces images au point d’en garder une vision sanglante et défaitiste de la fin de la vie de Jésus. On manque alors l'essentiel.       <br />
              <br />
       Ce qui  s'est produit, c'est l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu, qui ayant été jusqu’au plus bas en souffrant sa passion,  est exalté par Dieu. Il devient ainsi, comme le dit saint Paul  dans la deuxième lecture « Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».  «C’est pourquoi Dieu l’a exalté, écrit celui-ci aux chrétiens de la ville de Philippes en Grèce : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : ‘ Jésus Christ est Seigneur’  à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 5-11).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Entrons dans notre Semaine Sainte cette année en suivant Jésus à la trace nous laissant entraîner derrière lui sur le chemin de la Croix et de l’abandon.        <br />
              <br />
       Il nous regarde et nous dit : « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis…je donne la mienne librement pour le salut de tous… ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne…j’accepte d’être l’Agneau immolé pour le salut du monde, je me charge du poids de vos péchés, ils sont sur mon dos avec la croix. » (d’après Jean 15, 13, Jean 10, 18 et Isaïe 53, 7).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merci, Seigneur, d'avoir versé telle goutte de sang pour moi. Tu m'as porté avec toi et tu m'as offert au Père. Tu le refais dans cette Eucharistie qui est le mémorial de ta mort et de ta résurrection. Que cette Eucharistie me donne la grâce d’entrer avec toi sur la voie de l'abandon à la volonté de Dieu, sûr de ta présence avec nous dans ces signes du Pain et du Vin consacrés, devenus ton Corps donné et ton Sang versé pour moi et pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 avril 2017       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/11366283-18952958.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-2017-Annee-A-La-gloire-et-la-croix_a767.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)</title>
   <pubDate>Tue, 14 Jun 2016 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de cette desserte. Textes : Zacharie 12, 1-11, 13, 1, Galates 3, 26-29 et Luc 9, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471691-15194964.jpg?v=1463406530" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)" />
     </div>
     <div>
      « Pour vous qui suis-je? » Saint Pierre répond à Jésus qu’il est celui en qui ils ont mis leur confiance : le «  Messie de Dieu » celui qui sauve auquel ils peuvent se fier pour tout, en lui abandonnant leurs vies. Mais Jésus lui répond que ce n’est pas si facile que ça de s’abandonner, faire confiance, cela amène des choix, des renoncements. C'est le cas pour Jésus.       <br />
       <!--N’est-ce pas ce qu’on peut constater dans nos vies et autour de nous?       <br />
       Je l’ai constaté de façon particulière en accompagnant un ami prêtre de 45 ans qui avait été notifié que son cancer de la rate le condamnait. Le médecin lui a donné alors un an. Je le voyais baisser continuellement. Au cours de mes visites, il me disait que c’était bien difficile de faire confiance, de s’abandonner à la volonté de Dieu. Lui qui avait été longtemps aumônier dans un hôpital où avait encouragé bien des gens se sentait démuni. Il avait de la misère à mettre en pratique ce qu’il disait aux autres quand il était aumônier d’hôpital.-->       <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un modèle d'abandon</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le Jésus que les apôtres découvrent sur les chemins de la Galilée, nous voyons quelqu’un qui avance sur  sa route en prévoyant que tout ne sera pas facile. Il s’abandonne. Il donne sa vie en sachant qu’il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup avant d’entrer dans la gloire.  « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup ».       <br />
              <br />
       Il se rend disponible à sa mission, une mission qui le conduira jusqu’à la croix. Il témoigne que celui qui perd sa vie, la sauve en la remettant totalement Dieu, ce qui n'est pas toujours facile.        <br />
              <br />
       Même pour Jésus, la peur et la crainte de tout perdre lui ont fait suer des sueurs de sang le soir du Jeudi Saint dans son agonie au jardin des Oliviers dit Gethsémani. Mais, sa prière qui se faisait ardente lui faisait dire « Si c'est possible que ce calice s'éloigne de moi, mais que ta volonté soit faite. »        <br />
              <br />
       Et Jésus, après le baiser de Judas est allé jusqu'au bout comme un Serviteur souffrant qui donne sa vie pour ses frères et sœurs afin qu'ils soient réconciliés pour toujours avec Dieu.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un engagement</span>        <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite à regarder ce que Jésus est pour nous.  Sommes-nous sur la même longueur d’onde que saint Pierre ?.       <br />
               <br />
       « Qui suis-je pour vous? » nous demande Jésus. « Voulez-vous me faire confiance comme moi j’ai fait confiance à mon Père? » « Voulez-vous marcher à ma suite? »        <br />
              <br />
       C’est une question qui demande une réponse personnelle. Cette réponse Jésus en indique ici la couleur particulière. Elle est une suite, une imitation qui demande de « prendre sa croix chaque jour », de « perdre sa vie ». Ces mots très forts ne sont pas déplacés ici car ils nous invitent à la seule attitude possible si nous voulons nous mettre sur les traces de Jésus, c’est celle de l’abandon confiant comme celui d’un enfant dans les bras de son père. Elle se résume dans deux mots « faire confiance ».       <br />
              <br />
       Faire confiance       <br />
       - c'est faire un choix clair de la personne de Jésus sur qui on s'appuie       <br />
       - c'est continuer malgré les difficultés et les imprévus       <br />
       - c'est garder la foi même si on ne comprend pas toujours       <br />
       - c'est se laisser aimer       <br />
       - c'est recevoir les dons de Dieu avec action de grâces.       <br />
              <br />
       III–<span style="font-style:italic"> Prière d’abandon</span>       <br />
              <br />
       Faire confiance, être de plus en plus capables de dire avec nos coeurs et nos gestes cette merveilleuse prière du bienheureux Charles de Foucauld, ermite missionnaire dans le désert du Sahara, une prière qui dit tout sur l'abandon de façon simple et que nous pouvons essayer de mettre en pratique dans nos vies.        <br />
              <br />
       La voici :       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie où Jésus se rend présent par son Corps et son Sang soit pour nous une ouverture vers une confiance toujours plus grande en celui  qui est le « Messie d Dieu » : la Voie, la Vérité et la VIe.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 juin 2016       <br />
              <br />
       Félicitations à tous les papas en cette fête des Pères 2016 !       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--« Pour vous qui suis-je? ». Saint Pierre répond à Jésus qu’il est celui en qui ils ont mis leur confiance : le «  Messie de Dieu », celui qui sauve, celui auquel ils peuvent se fier pour tout, en lui abandonnant leurs vies. Mais Jésus lui répond que ce n’est pas si facile que ça de s’abandonner, de faire confiance, cela amène des choix, des renoncements. Et il donne des exemples.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un témoignage</span>       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qu’on peut constater dans nos vies et autour de nous?       <br />
              <br />
       Je l’ai constaté de façon particulière en accompagnant un ami prêtre de 45 ans à qui on avait annoncé  que son cancer de la rate le condamnait définitivement. Le médecin lui avait donné alors un an. Je le voyais baisser continuellement. Au cours de mes visites, il me disait que c’était bien difficile de faire confiance, de s’abandonner à la volonté de Dieu. Lui qui avait été longtemps aumônier dans un hôpital où il avait encouragé bien des gens se sentait démunis. Il avait de la misère à mettre en pratique ce qu’il disait aux autres quand il était aumônier d’hôpital.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un modèle</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le Jésus que les apôtres découvrent sur les chemins de la Galilée, nous voyons quelqu’un qui avance sur  sa route en prévoyant que tout ne sera pas facile. Il s’abandonne. Il donne sa vie en sachant qu’il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup avant d’entrer dans la gloire.       <br />
              <br />
       C’est ainsi qu’il se rend disponible à sa mission, une mission qui le conduira jusqu’à la croix. Il témoigne que celui qui perd sa vie, la sauve en la remettant totalement Dieu, ce qui n'est pas toujours facile. Même pour Jésus, la peur et la crainte de tout perdre lui ont fait suer des sueurs de sang le soir du Jeudi Saint dans son agonie au jardin des Oliviers dit Gethsémani. Mais, sa prière qui se faisait ardente lui faisait dire « Si c'est possible que calice s'éloigne de moi, mais que ta volonté soit faite. » Et Jésus, après le baiser de Judas est allé jusqu'au bout comme un Serviteur souffrant qui donne sa vie pour ses frères et soeurs afin qu'ils soient réconciliés pour toujours avec Dieu        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un engagement</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite à regarder ce que Jésus est pour nous. Sommes-nous sur la même longueur d’onde que saint Pierre ?       <br />
              <br />
       « Qui suis-je pour vous ? » nous demande Jésus. « Voulez-vous me faire confiance comme moi j’ai fait confiance à mon Père ? » « Voulez-vous marcher à ma suite ? »        <br />
              <br />
       C’est une question qui demande une réponse personnelle. Cette réponse Jésus en indique ici la couleur particulière. Elle est une suite, une imitation de Jésus  qui demande de « prendre sa croix chaque jour », de « perdre sa vie ». Ces mots très forts ne sont pas déplacés ici car ils nous invitent à la seule attitude possible si nous voulons nous mettre sur les traces de Jésus. Cette attitude se résume dans deux mots : « faire confiance ».       <br />
              <br />
              <br />
       Faire confiance :        <br />
       - c’est faire un choix clair de la personne de Jésus sur qui on s’appuie       <br />
       - c’est continuer malgré les difficultés et les imprévus,       <br />
       - c’est garder la foi même si on ne comprend pas  toujours       <br />
       - c'est se fier à la personne de Jésus totalement        <br />
       - c'est se laisser aimer       <br />
       - c'est recevoir les dons de Dieu avec action de grâces       <br />
              <br />
       Faire confiance c’est redire avec nos cœurs et nos gestes cette merveilleuse prière du bienheureux <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld</a>, ermite missionnaire dans le désert du Sahara :       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie où Jésus se rend présent par son Corps et son Sang soit pour nous une ouverture vers une confiance toujours plus grande en celui qui est le « Messie de Dieu » :  la Voie, la Vérité et la Vie.        <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9471691-15194964.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-grace-de-la-foi-confiante-Luc-9-18-24_a716.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-8925544</guid>
   <title>Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond</title>
   <pubDate>Wed, 10 Feb 2016 04:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention au Séminaire du CÉMI à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval le 5 février 2016 sur le septième état d’oraison de Marie de l'Incarnation qui traite des réactions de son fils lors de l’entrée de Marie de l’Incarnation chez les Ursulines.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8925544-14150420.jpg?v=1455077252" alt="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" title="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/Marie_Inc_7e_etat_Bremond_finalhg_160202.pdf">Version complète de l'intervention en PDF</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Titre: «La réelle difficulté d'un cas de conscience: la séparation mère-fils présentée par Henri Bremond »       <br />
       </span>       <br />
       par Mgr Hermann Giguère P.H.¸       <br />
       professeur titulaire de théologie spirituelle et d’histoire de spiritualité de 1968 à 2002       <br />
       professeur associé       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec)       <br />
              <br />
       Raymond Brodeur, responsable scientifique du <a class="link" href="https://cemi.ulaval.ca/">Centre d’Études Marie de l’Incarnation</a> (CÉMI),  m'a demandé de présenter ce que dit Henri Brémond de la séparation  du fils de Marie de l’Incarnation avec sa mère et de présenter l’état de question qu’il en fait dans le sixième tome de l’<a class="link" href="http://www.abbaye-saint-benoit.ch/histoiredusentimentreligieux/index.htm">Histoire du sentiment religieux en France à partir des guerres de religion</a>. J’ai accepté de le faire en lui disant que je me contenterais de résumer Brémond pour votre bénéfice sans entrer dans la discussion de ses positions. Qui est Brémond? C’est un historien mort en 1933. Il a étudié en Angleterre alors qu’il était jésuite. Il quitta par la suite la Compagnie de Jésus. Il a publié plus de 20 ouvrages. Son œuvre majeure est l’<span style="font-style:italic">Histoire du sentiment religieux en France à partir des guerres de religion</span> commencée en 1909 et non  terminée. Réédition avec annotations en 2006 et édition de la partie que nous allons utiliser sur Marie de l’Incarnation aux éditions du Cerf à Paris en 2014 intitulée <span style="font-style:italic">Sainte Marie de l’Incarnation</span>.       <br />
              <br />
       PLAN       <br />
              <br />
       Introduction : un cas de conscience       <br />
              <br />
       I – L’épisode raconté dans le 7e état d’oraison        <br />
        a) les faits       <br />
       - La version de la mère : Marie de l’Incarnation       <br />
       - La version du fils : Dom Claude       <br />
       b) les raisons évoquées       <br />
              <br />
       II – Les suites retenues  par Brémond       <br />
       a)  les retombées       <br />
       b) les retours sur cette situation       <br />
              <br />
       III – Le jugement de Brémond         <br />
       a) La vraie pensée de Mme Martin sur ce cas de conscience       <br />
       b) A la place de son directeur, qu'eussions-nous conseillé?       <br />
              <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       Bonne lecture !  <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/Marie_Inc_7e_etat_Bremond_finalhg_160202.pdf">Texte de la communication en PDF</a>       <br />
              <br />
       9 février 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8925544-14150467.jpg?v=1455077282" alt="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" title="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Marie-de-l-Incarnation-1599-1672-la-separation-de-la-mere-et-du-fils-presentee-par-Henri-Bremond_a696.html</link>
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   <title>«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2009 16:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Edmond Labrecque, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec, Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, 11 mai 2009, par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Romains 6, 3-4.8-11 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1367435-1806319.jpg?v=1289459855" alt="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" title="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" />
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     <div>
      Quand j’étais plus jeune la mort était un sujet de réflexion et d’enseignement. Depuis que je m’occupe d’accompagner des gens en fin de vie et que je suis rendu à un âge certain, la mort est devenu un événement, un événement imprévu parfois, un événement attendu, mais toujours un événement incontournable.       <br />
              <br />
       Le grand théologien jésuite, Karl Rahner, comparaît cet événement à une ascèse et à un dépouillement nécessaire qui met toute personne en face d’un choix. Comment vivre cet événement?        <br />
              <br />
       Je vois plein de gens autour de moi qui, à cause de leur grand âge, attendent cet événement dans la paix et la confiance. Monsieur l’abbé Labrecque fut l’un de ceux-là. Diminué dans sa santé depuis plusieurs années, il s’ajustait à la situation avec un abandon remarquable. Jamais un mot de refus :  une sérénité qui m’a frappée lorsque dans les jours qui ont précédé son décès, il m’a dit lentement : « J’ai…été..heureux.. ».        <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une demeure de famille</span>       <br />
              <br />
       Quel cadeau d’entendre cette phrase et de le voir ainsi dans une paix profonde avant de passer de ce monde à la nouvelle demeure où le Père l’attend. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle n’est pas une question philosophique d’abord, ce qu’il est bien entendu, mais c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui le premier a franchi les portes de la mort et qui entraîne à sa suite tous ceux et celles qui croient en Lui.  Écoutons encore saint Paul :   « Nous le savons, écrit-il, Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. » « Avec vous » : le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Les disciples l’ont expérimenté plusieurs fois après la résurrection. Pensons aux disciples d’Emmaüs qui témoignent d’une présence qu’ils ont reconnu dans la fraction du pain ou  aux apôtres sur les bords du Lac de Génésareth en Galilée qui entendent Jésus leur dire : « Eh, les enfants n'avez-vous pas un peu de poisson?...Venez déjeuner avec moi » (Jn 20, 5.12).        <br />
              <br />
       Les chrétiens des premiers siècles s’entendent dire ce mot du livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe, si quelqu’un entends ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi » (Apoc 3, 26)  et ils y répondent par une prière d’attente ardente : « Maranatha » « Viens, Seigneur, viens » (1 Co 16, 22).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun</span>       <br />
              <br />
       Notre frère monsieur l’abbé Labrecque a vu le Seigneur venir à lui pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.  Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où les talents et les qualités personnelles ainsi que les limites se révèlent. Le chemin de notre confrère l’abbé Labrecque vous est connu. Il a développé dans ses affectations une gentillesse constante, une application soignée à réaliser ses tâches d’administration, une régularité sans faille et quand les infirmités se sont déclarées, il a manifesté une patience remarquable. Ce ne sont que des aperçus furtifs du chemin qui fut le sien, car le mystère des personnes n’est connu que de Dieu seul. Nous en connaissons bien peu en somme.       <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, notre confrère l’abbé Labrecque, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la demeure de Dieu parmi nous, à sa présence vivante et comblante, « en cette vie où nous espérons le bonheur qu’[Il] promet et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur » comme le dit la prière après le Notre Père.       <br />
              <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       11 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Je-pars-vous-preparer-une-place-Homelie-pour-des-funerailles-11-mai-2009_a274.html</link>
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   <title>La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009</title>
   <pubDate>Wed, 06 May 2009 03:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le parcours mystique d'un pasteur: Homélie pour la célébration de la fête liturgique de saint François de Laval au Séminaire de Québec le 6 mai 2009 par Mgr Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec dont François de Laval est le fondateur. Textes de l'Écriture: II Tim, 4, 1-5; Jean 10, 11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1359723-1795244.jpg?v=1289459854" alt="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" title="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" />
     </div>
     <div>
      Je me suis laissé inspiré pour cette fête de notre fondateur, saint François de Laval, par cette phrase que vous retrouvez au dos du feuillet de notre célébration : « Il y a longtemps que Dieu me fait la grâce de regarder tout ce qui m'arrive en cette vie comme un effet de sa providence. » ( Lettre au Père de La Chaize, mai 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 407)        <br />
              <br />
       François de Laval écrit cette phrase en 1687 après avoir remis sa démission comme évêque et demandé au Roi de revenir en Nouvelle-France. Son retour ne sera pas accepté alors par le Roi. Ce ne sera que l’année suivante que François de Laval obtiendra enfin la permission de venir finir ses jours dans son Église.       <br />
              <br />
       Cet épisode aux multiples rebondissements marque un passage spirituel révélateur dans la vie de François de Laval. Il éclaire son parcours spirituel d’une façon nouvelle. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le cheminement spirituel       <br />
       </span>       <br />
       Le cheminement spirituel a été souvent décrit en référence à des étapes ou des passages vécus dans la pratique de l’oraison comme chez Thérèse d’Avila ou dans les purifications intérieures comme chez Jean de la Croix. On a dit et répété que la mystique n’était pas pour les gens lancés dans l’apostolat ou la pastorale. À tout le moins, on l’a laissé entendre.        <br />
              <br />
       Cette vision de la  mystique décrochée de l’action et de l’apostolat est en partie responsable d’une image de François de Laval où il est vu comme  un bon pasteur certes, mais non pas comme un mystique. Les élans et les descriptions de sa contemporaine Marie de l’Incarnation lui faisant défaut, on a reconnu sa sainteté certes, mais on a oublié la flamme qui l’habitait.        <br />
              <br />
       Cette flamme allumée dans sa jeunesse chez les jésuites ne s’est jamais éteinte. Elle l’a accompagnée tout au cours de sa vie, et à 64 ans, elle rencontre un obstacle majeur, la volonté du Roi de le garder en France. Les réactions de François de Laval dans ce deuil qui lui est demandé font partie des plus beaux textes que nous avons de lui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les purifications  apostoliques</span>       <br />
              <br />
       Que nous apprennent ces textes que nous ne savions déjà?        <br />
              <br />
       Ils nous éclairent sur la profondeur du passage de ce que Jean de la Croix appelle la « Nuit de la foi », non plus chez la personne contemplative, mais telle qu’elle se présente dans la vie d’un pasteur, d’une personne engagée dans le ministère et la vie apostolique. Le parcours d’un pasteur, à travers les évènements et les circonstances qu’il rencontre sur le terrain de la mission l’invitent continuellement à se détacher de ses vues et de ses projets pour s’ajuster dans la foi à ceux de Dieu.        <br />
              <br />
       Ce faisant, il est amené à vivre de profondes purifications, des nuits et des deuils. Le pasteur devient, sans le savoir bien souvent, un « mystique actif », un « mystique paulinien », pourrait-on dire en pensant à l’Apôtre des Gentils qui répétait ; « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile » (1 Co 9,16).       <br />
              <br />
       Hé bien! François de Laval, à 64 ans, après 29 ans d’épiscopat vit un abandon mystique au-delà d’une simple obéissance à son Roi. Il laisse Dieu conduire. Il lâche prise. Il s’en remet totalement à la volonté divine. Son union d’amour avec le Dieu vivant se concrétise dans sa chair et dans son cœur. L’abandon à Dieu en est l’expression concrète.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un abandon mystique</span>       <br />
              <br />
       Cet abandon le caractérisera jusqu’à sa mort. En effet, revenu en Nouvelle-France il verra son Séminaire incendié par deux fois, il connaîtra une cohabitation difficile et tourmentée avec son successeur, il expérimentera la maladie sous diverses formes. Et pourtant l’abandon du pasteur  ne se dément pas. François de Laval est entré, au cours de ces années 1687-1688 en France, dans les dernières Demeures, dirait Thérèse d’Avila.        <br />
              <br />
       Dans une lettre aux prêtres du Séminaire le 9 juin 1687, François de Laval écrit : :       <br />
              <br />
       Il est bien juste [...] que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de <b>la vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.» ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441) Cette lettre remarquable mériterait d'être citée plus longuement, si j'en avais le temps, (Note: Voir plus bas l'extrait complet d'où est tirée la citation.)       <br />
              <br />
       L’image du pasteur totalement dévoué à ses brebis, détaché de tout pour être avec elles et pour les servir sans penser à lui-même s’applique admirablement à François de Laval qui nous le montre avec éclat dans les circonstances que nous avons rappelées au moment de sa démission comme évêque de Québec. Cette charité pastorale s’est transformée en amour sponsal selon l'expression employée par Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique <span style="font-style:italic">Je vous donnerai des pasteurs</span> (numéro 23). François de Laval est devenu, dans son cœur et dans sa chair, l’époux de son Église. Son union à Dieu passe par son lien avec ses brebis, avec son peuple.       <br />
              <br />
       Oui, le cheminement spirituel de François de Laval dessine le parcours d’un pasteur mystique transformé par son ministère et porté par lui aux sommets de la vie mystique, au sommet de la montage où l’attend le banquet éternel aux côtés de Celui qui est l'unique Pasteur, Jésus, le Serviteur par excellence, toujours vivant pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Chers frères et sœurs, que cette célébration, où nous refaisons les gestes de Celui qui s’est abandonné jusqu’au bout à la volonté de salut du Père des miséricordes, du Bon Pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis, vienne nous rendre de plus en plus disponibles aux signes de sa volonté et nous rendre capables de l’accomplir pour sa plus grande gloire.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       le 6 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Mais comme la bonté de Notre-Seigneur ne rejette point un coeur contrit et humilié, et que ‘humiliat et sublevat’, il me fit connaitre que c'était la plus grande grâce qu'il me pouvait faire que de me donner part aux états qu'il a voulu porter en sa vie et en sa mort pour notre amour, en action de grâces de laquelle je dis un Te Deum avec un coeur rempli de joie et de consolation au fond de l'âme, car pour  la partie inférieure, elle est laissée dans l'amertume qu'elle doit porter. C'est une blessure et une plaie qui sera difficile à guérir et qui apparemment durera jusqu'à la mort, à moins qu'il ne plaise à la divine Providence, qui dispose des coeurs comme lui plaît, apporter quelque changement à l'état des affaires. Ce sera quand il lui plaira et comme il lui plaira, sans que les créatures puissent s'y opposer.  n'étant en pouvoir de faire que ce qu'elle leur permettra. Il est . bien juste cependant que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de la <b>vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.»</span> ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vie-du-pur-abandon-d-un-pasteur-Homelie-pour-la-fete-de-Francois-de-Laval-en-2009_a272.html</link>
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