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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:24:40+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» </title>
   <pubDate>Tue, 09 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Nombres 21, 4b-9, Philippiens 2, 6-11 et Jean 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379347-63200174.jpg?v=1754336938" alt="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " title="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de la messe d'aujourd'hui il est question d'un épisode vécu par les hébreux dans le désert,une fois soritis d'Égypte puis le texte de saint Paul reproduit une hymne qui était redite souvent par les premiers chrétiens et que nous chantons parfois en anglais aujourd'hui : ¨He is lord, he is risen from the dead, and he is Lord, every knee shall. bow, every tongue confess that Jesus Christ is Lord". Ces paroles reproduisent celles de saint Paul qu'on trouve dans la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Essayons de nous laisser entrer dans ce mystère de la Croix glorieuse, un mystère difficile à saisir : le mystère de la croix. Dans cette fête de la Croix glorieuse aujourd’hui faisons un effort particulier pour entrer dans ce mystère de la Croix de Jésus si déroutant et si profond pourtant.       <br />
              <br />
       I - Les préparatifs       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament donnait un ton de victoire  à l'action de Dieu pour son peuple. C'est Lui qui l'avait fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise, mais il utilise des  instruments pour la libération de son peuple. Celui-ci trouvera une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, comme ici dans la première lecture le peuple récrimine contre son Dieu. C'est pourquoi Moïse érigera au sommet d'un mat un serpent d'airain qu'on a vu comme un image du Christ car les gens qui le regardaient restaient en vie malgré les morsures quils avaient reçues.       <br />
              <br />
       C'est une image du don de Dieu, qui se fait dans un  Sauveur. Les disciples de Jésus, décontenancés par la croix où le Christ est pendu reconnaîtront plus tard, après la Pentecôte, que ce Jésus qui a été crucifié est Seigneur et Sauveur, qu’il accomplit les promesses et les annonces des Écritures.        <br />
              <br />
       Saint Pierre en fera le thème de son fameux discours le matin de la Pentecôte aux milliers de personnes qui se trouvent autour de lui et des autres apôtres: «  Nous vous l'annonçons ce Jésus crucifié est le Messie annoncé. Il est ressuscité et nous en témoignons. Il est vivant et nous ne pouvons ne pas vous le dire ».       <br />
              <br />
       II - Un abaissement, une kénose irremplaçable       <br />
              <br />
       Le Dieu de Jésus-Christ qui se présente comme le Père miséricordieux et le Dieu d'Amour, en laissant son Fils mourir sur la croix,  questionne ses disciples et nous questionne nous aussi baptisés.        <br />
              <br />
       Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous sauf saint Jean,  sa mère Marie et quelques femmes qui seront tous sur le Calvaire.   Que penser de cela? Si on se met à leur place on peut comprendre que tout l'enseignement de Jésus leur avait passé par-dessus la tête. Son annonce d'un messie crucifié, folie pour les hommes, comme dira saint Paul ne correspond pas à leur lecture des Écritures. Encore lors du repas de la Cène, le Jeudi-Saint. Philippe demande « quand vas-tu restaurer le Royaume d'Israël ? »       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation, toutes proportions gardées. Nous connaissons l'enseignement de l'Église sur le Mystère pascal Mort-Résurrection qui est au cœur de notre foi. Nous avons hélas! tendance bien souvent à gommer le Vendredi-Saint au profit de Pâques. Autrefois on faisait l'inverse et cela a donné une religion de sacrifices,  de privations et de pénitences. Nous avons raison de nous éloigner de cette vision doloriste de la foi, mais ce n'est pas une raison pour mettre de côté le mystère de la Croix de Jésus.       <br />
              <br />
       Saint Jean ici nous résume en une phrase l'essentiel du mystère de la Croix. On peut retenir ces mots et en faire comme son "mantra" : "Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" (Jean 3, 16).       <br />
              <br />
       La croix sera la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître, elle sera le critère sensible et concret de l’imitation de Jésus. Vivre dans sa vie une certain abaissement (kénose) ne détruit pas le disciple de Jésus, elle l'unit à lui dans ce qui est au cœur de sa vie et de son œuvre salvifique.       <br />
              <br />
       III - Le sens de la Croix       <br />
              <br />
       L'œuvre salvifique de Jésus sur la croix est l'expression ultime de l'amour Dieu de Dieu le Père pour le monde. Elle n'est pas étrangère au plan salvifique de Dieu, au contraire, elle en est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Sur la croix, Jésus meurt pour le salut non d'une minorité mais pour celui de toute l'humanité. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Les ténèbres disparaissent et désormais comme le dit l'évangile, les personnes rejointes par ce mystère auront à choisir de l'accepter et de suivre Jésus ou de se réfugier dans la région des ténèbres et de la dissemblance dira saint Augustin. En somme sa mort ouvre à quiconque croit en Lui la possibilité d'un salut éternel.       <br />
              <br />
       Dieu est venu parmi les ténèbres, le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite car comme le dit saint Paul « Si le Christ est ressuscité, nous les baptisés nous sommes ressuscités avec lui ». "Baptisés disait saint Hilaire nous sommes plongés dans l'amour de Dieu et nous en vivons ».  Cette vie nouvelle est vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de la Croix glorieuse occupe nos pensées ce matin et c'est très heureux. Ce mystère nous plonge avec Jésus dans le mystère du salut que notre Dieu misécordieux nous offre.       <br />
              <br />
       Gardons-nous, cette semaine, quelques moments de recueillement où nous laisserons la grâce de Dieu et l'Esprit nous aider à vivre le lien réel entre la Passion du Christ et ma vie concrète. C’est Pascal qui faisait dire au Christ : « Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » .       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Projet d’homélie en brouillon du 6 mars 2018       <br />
       reprise avec corrections le 9 mars 2021 et inspiratrice de celle de la Croix Glorieuse dimanche le 14 septembre 2025-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Celui qui regardait vers le serpent de bronze restait en vie ! » (Nb 21, 4b-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.       <br />
           Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :       <br />
       « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,       <br />
       où il n’y a ni pain ni eau ?       <br />
       Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »       <br />
           Alors le Seigneur envoya contre le peuple       <br />
       des serpents à la morsure brûlante,       <br />
       et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.       <br />
           Le peuple vint vers Moïse et dit :       <br />
       « Nous avons péché,       <br />
       en récriminant contre le Seigneur et contre toi.       <br />
       Intercède auprès du Seigneur       <br />
       pour qu’il éloigne de nous les serpents. »       <br />
       Moïse intercéda pour le peuple,       <br />
           et le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Fais-toi un serpent brûlant,       <br />
       et dresse-le au sommet d’un mât :       <br />
       tous ceux qui auront été mordus,       <br />
       qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »       <br />
           Moïse fit un serpent de bronze       <br />
       et le dressa au sommet du mât.       <br />
       Quand un homme était mordu par un serpent,       <br />
       et qu’il regardait vers le serpent de bronze,       <br />
       il restait en vie !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)       <br />
              <br />
       R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté ;       <br />
       nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,       <br />
       ils revenaient et se tournaient vers lui :       <br />
       ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,       <br />
       et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.       <br />
              <br />
       Mais de leur bouche ils le trompaient,       <br />
       de leur langue ils lui mentaient.       <br />
       Leur cœur n’était pas constant envers lui ;       <br />
       ils n’étaient pas fidèles à son alliance.       <br />
              <br />
       Et lui, miséricordieux,       <br />
       au lieu de détruire, il pardonnait.       <br />
       Il se rappelait : ils ne sont que chair,       <br />
       un souffle qui s’en va sans retour.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3, 13-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :       <br />
       par ta Croix, tu as racheté le monde.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à Nicodème :       <br />
           « Nul n’est monté au ciel       <br />
       sinon celui qui est descendu du ciel,       <br />
       le Fils de l’homme.       <br />
           De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
           afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Croix-glorieuse-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1262.html</link>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <pubDate>Tue, 19 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 24 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379317-63200160.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       19 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013 et du 16 août 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379317-63200160.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1259.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-85946589</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 21:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85946589-61193041.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-82989830</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»</title>
   <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C le 22 décembre 2024.1. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Michée 5, 1-4a, Hébreux, 10, 5-10 et Luc 1, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989830-59469495.jpg?v=1635366583" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance. Cet épisode de la rencontre de Marie et Élisabeth que raconte saint Luc avec une émotion contenue est un des plus beaux de tout son évangile. Il l'a sûrement reçu de Marie elle-même. Et il en a dégagé toute la beauté et la richesse que ces mamans entrevoyaient et que l'avenir allait confirmer.       <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Les récits</span>       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à  l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : " Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole." (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. " Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut " lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       La jeune fille était Marie fiancée à Joseph. Celui-ci, comme elle d'ailleurs, ne comprenait pas ce qui leur arrivait. Et pourtant, Marie et Joseph s'en remettaient à Dieu avec confiance.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi : " Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile ". Marie  n'écoute que son premier mouvement intérieur et part en hâte pour aller la voir. Nous avons dans l'évangile qui vient d'être lu le récit de leur rencontre à nulle autre pareille.       <br />
              <br />
       Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'un puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth  "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, écrit saint Luc, l'enfant tressaillit en elle".  Élisabeth en est toute remuée et elle s'écrie " D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? "        <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Signification</span>       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu  se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Élisabeth par sa foi et son accueil donnera au monde le Précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, l'ultime prophète, appelé à désigner Celui qui sera le Sauveur. Dès sa naissance, il sera consacré à Dieu par ses parents, il fera le parcours d'un jeune juif, étudiant et vivant la Parole de Dieu donnée à son peuple ( la Torah ). Il se retirera au désert vivant frugalement et prêchant la conversion comme on l'a vu dans les évangiles des deux derniers dimanches.        <br />
              <br />
       De son côté Marie, pleine de grâces, est engagée sur un chemin de foi en Dieu dont elle attend tout et dont elle se fait la servante. Tout son être de mère se remplit de Dieu. Elle devient mère de Dieu dans son corps en portant Jésus, mais elle le deviendra encore plus, si l'on peut dire comme le fait saint Augustin, en le portant dans son coeur par la foi. Elle devient ainsi le canal que Dieu choisit pour manifester au monde son amour miséricordieux.  Elle sera la "Mère de miséricorde" comme on aimera à le rappeler souvent lorsque nous chantons dans le "Salve Regina"  "Salut, ô Reine, mère de miséricorde" (voir les paroles à la fin de l'homélie).        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ?        <br />
              <br />
       Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont  des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie.  Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ?  Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       C'est ce que le pape François nous aide à faire dans cette belle  prière à la Vierge <!-- pour sa visite traditionnelle à la statue de la Vierge de la Place d'Espagne à Rome--> que j'aimerais vous partager en terminant.  <!-- 8 décembre 2015-->       <br />
              <br />
       "Vierge Marie... Sous ton manteau, il y a de la place pour tous, parce que tu es la Mère de la Miséricorde.  Ton cœur est plein de tendresse envers tous tes enfants : la tendresse de Dieu, qui a pris chair en toi et qui est devenu notre frère, Jésus, Sauveur de tous les hommes et de toutes les femmes. En te regardant, notre Mère Immaculée, nous reconnaissons la victoire de la divine miséricorde sur le péché et sur toutes ses conséquences ;  et se ravive en nous l’espérance d’une vie meilleure,  libre des esclavages, des rancœurs et des peurs.  Aujourd’hui, ici, nous entendons ta voix maternelle qui appelle chacun à se mettre en chemin vers cette Porte, qui représente le Christ. Tu dis à tous : 'Venez, approchez-vous dans la confiance ;  entrez et recevez le don de la miséricorde ;  n’ayez pas peur, n’ayez pas honte :  le Père vous attend à bras ouverts pour vous donner son pardon et vous accueillir dans sa maison. Venez tous à la source de la paix et de la joie'. <!--Nous te remercions, Mère immaculée, parce que sur ce chemin de réconciliation, tu ne nous laisses pas seuls, mais tu nous accompagnes, tu es proche de nous et tu nous soutiens dans toutes les difficultés. Bénie sois-tu, maintenant et toujours. Amen.-->"       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth.  Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 décembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 décembre 2015 et 14 décembre 2021 -->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <br />       <br />
       <a name="salve"></a><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Salve Regina<o:p></o:p></span></b></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'="">Salve, Regína, Máter misericórdiæ <br />Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve. <br />Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ. <br />Ad te suspirámus, geméntes et flentes <br />in hac lacrimárum válle. <br />Eia ergo, Advocáta nóstra, <br />íllos túos misericórdes óculos <br />ad nos convérte. <br />Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi, <br />nóbis post hoc exsílium osténde. <br />O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p>       <br />
       <br /><br />       <br />
       <p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><i style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Traduction française<o:p></o:p></span></i></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'=""><!--Salut, ô Reine, Mère de miséricorde,<br /> notre vie, notre consolation, notre espoir, salut!<br />Enfants d'Eve, de cette terre d'exil nous crions vers toi; <br />vers toi nous soupirons,  gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.<br />Ô toi, notre Avocate, tourne vers nous <br />ces yeux compatissants qui sont tiens.<br />Et, après cet exil, montre-nous  Jésus, <br />le fruit béni de ton sein,<br /> ô clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie!<br />-->       <br />
              <br />
       Je te salue, Ô Reine, Mère de miséricorde,<br />Toi qui es pour nous vie, douceur, espérance.<br />Vers Toi, nous les fils d'Ève,nous crions dans notre exil,<br />Vers Toi nous soupirons, gémissant et pleurant<br /> dans cette vallée de larmes.<br />Ô Toi, notre Avocate,<br />tourne vers nous <br />tes yeux pleins de bonté,<br />Et Jésus, le fruit béni de ton sein,<br />montre-le nous au terme de cet exil.<br />Ô clémente, ô si bonne, ô douce,Vierge Marie.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p><br />       <br />
       <br />       <br />
              <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Michée       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
           Mais Dieu livrera son peuple       <br />
       jusqu’au jour où enfantera...       <br />
       celle qui doit enfanter,       <br />
       et ceux de ses frères qui resteront       <br />
       rejoindront les fils d’Israël.       <br />
           Il se dressera et il sera leur berger       <br />
       par la puissance du Seigneur,       <br />
       par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.       <br />
       Ils habiteront en sécurité,       <br />
       car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,       <br />
           et lui-même, il sera la paix !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
           Tu n’as pas agréé les holocaustes       <br />
       ni les sacrifices pour le péché ;       <br />
           alors, j’ai dit :       <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
           Le Christ commence donc par dire :       <br />
       Tu n’as pas voulu ni agréé       <br />
       les sacrifices et les offrandes,       <br />
       les holocaustes et les sacrifices pour le péché,       <br />
       ceux que la Loi prescrit d’offrir.       <br />
           Puis il déclare :       <br />
       Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.       <br />
       Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.       <br />
           Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,       <br />
       par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,       <br />
       une fois pour toutes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur :       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989830-59469495.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a1209.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78601853</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année B « Selon le don de l’Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 14 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Pentecôte par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 19 mai 2024. Textes : Actes des Apôtres 2, 1-11, Galates 5, 16-25 et Jean 15, 26-27; 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601853-57034060.jpg?v=1615833548" alt="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année B « Selon le don de l’Esprit »" title="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année B « Selon le don de l’Esprit »" />
     </div>
     <div>
      La fête d’aujourd’hui, la Pentecôte, est une des plus grandes fêtes de l’année liturgique. Elle termine le cycle liturgique de Pâques. Les textes que nous avons lus ont une chose en commun : ils redisent pour notre profit que l’Évangile qui  a été annoncé par Jésus a  une dimension universelle. Il ne s’agit pas du message d'un club sectaire et refermé sur lui-même, mais d’un message à portée universelle.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La description de la Pentecôte par saint Luc </span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture saint Luc, dans la description qu’il donne de l’évènement de la Pentecôte qu’ont vécu les apôtres, Marie, la mère de Jésus et quelques autres disciples, insiste tout long de son récit pour marquer que ce moment est une mission tournée vers le monde entier.        <br />
              <br />
       Ainsi, comme illustration, il nous présente un phénomène où tous entendent les disciples « parler dans leurs langues des merveilles de Dieu ». « Chacun d’eux entendaient dans son propre dialecte ceux qui parlaient » écrit-il. Phénomène inexplicable scientifiquement, mais signe évident de l'universalité du message de Jésus qui rejoint tout le monde peu importe son histoire, son origine ou sa langue.       <br />
              <br />
       Pour nous le faire voir, saint Luc comme un bon reporter,  prend la peine d’énumérer les contrées de provenance des auditeurs et auditrices rassemblés auprès des disciples : Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes.       <br />
              <br />
       On le voit par cette énumération, le mystère de la Pentecôte est présenté comme une porte ouverte sur la nouveauté et la diversité que souffle l’Esprit. « Chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit » commente saint Luc.        <br />
              <br />
       Voilà un message important à retenir : le don de l’Esprit n'est pas une charge qui écrase, mais plutôt un souffle qui libère ce qu’il y a de mieux en chacun et chacune de nous. L’Esprit nous est donné comme pour les apôtres, Marie et les disciples pour nous permettre d’être nous-mêmes à la suite de Jésus. Dans l’Évangile Jésus dira que le rôle de l’Esprit c’est de recevoir ce qui vient de Jésus pour nous le faire connaître.       <br />
              <br />
       Oh! bien sûr, les voies de l’Esprit sont parfois déroutantes et elles peuvent aussi être l’occasion de mauvaises interprétations.  Mais les dangers de se laisser aller à l’écoute de l’Esprit ne doivent jamais éteindre son action.  Hélas! Dans l’Église, on parfois préféré la sécurité du bien faire, les certitudes faciles à l’ouverture aux nouveautés de l’écoute et de la liberté de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Il faut refaire souvent la prière du pape Jean XXIII qui demandait en 1959 que le concile Vatican II soit comme une nouvelle Pentecôte : « Renouvelez de nos jours vos prodiges, comme en une autre Pentecôte, et faites de la Sainte Église, toute rassemblée pour une prière plus fervente autour de Marie, Mère de Jésus, et guidée par Pierre, le règne du Divin Sauveur, règne de vérité, de justice, d’amour et de paix ».       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le fruit de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       Comment bien discerner l’action de l’Esprit me direz-vous ? Nous avons la réponse en relisant l’extrait de la lettre de saint Paul aux Galates qui nous est présenté ce matin.        <br />
              <br />
       En deux mots : regardez quel fruit est produit. Pour saint Paul le fruit de l’Esprit a plusieurs facettes : il est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. Et il explique que là, ce n’est pas la Loi qui intervient, c’est l’action de l’Esprit qui se manifeste, c’est lui qui nous fait vivre et puisqu’il en est ainsi il conclut : « Marchons sous la conduite de l’Esprit ».       <br />
              <br />
       Toutes ces facettes de l’action de l'Esprit se résument dans le premier mot qu’emploie saint Paul et qui contient tout le reste : le fruit de l’Esprit est l’amour. Ainsi, se manifeste le grand mouvement qui habite la Trinité où l’Esprit Saint est l’Amour du Père et du Fils que Dieu nous donne avec abondance lorsque nous savons l’accueillir.        <br />
              <br />
       Les apôtres l’ont fait et ils ont été transformés pour toujours. De peureux qu’ils étaient, ils sont devenus des missionnaires qui sont allés aux extrémités du monde. De pauvres pêcheurs illettrés, l’Esprit a fait des prédicateurs charismatiques. D'hommes et de femmes sans moyens, devenus remplis de l’Esprit, ils ont manifesté la puissance de Jésus Ressuscité pour la transformation du monde. Leur exemple est une leçon qui peut nous rejoindre encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">L’action de l’Esprit Saint : une action toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       Ce qu’il y a de beau dans la fête d’aujourd’hui, c’est qu’elle n’est pas un simple souvenir, une commémoration, mais la prise de conscience dans nos vies et dans nos communautés chrétiennes de l’action de l’Esprit Saint que Jésus dans l’évangile appelle le Défenseur qu’il nous enverra d’auprès du Père et qui restera avec nous pour nous permettre de rendre témoignage. Il nous fera reconnaître tout ce que Jésus a apporté.        <br />
              <br />
       Cette mission de l’Esprit Saint, bien sûr, ne se réalise pas forcément en un instant. Elle accompagne le chemin des disciples de Jésus au cours de leur vie et de leurs choix. Les pentecôtes subites sont plutôt rares à moins que le Seigneur veuille donner un signe spécial comme dans le cas de la Pentecôte qu’ont vécu les disciples à Jérusalem.       <br />
              <br />
       En règle générale, l’action de l'Esprit se déroule dans le creux de la vie quotidienne comme une inspiration et une présence qui élève nos cœurs, anime nos actes et guide nos choix.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de prier souvent l’Esprit Saint en diverses occasions. Sa lumière et son inspiration ne nous feront pas défaut.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comme le chante la séquence de la liturgie d’aujourd’hui  disons en terminant : « Viens Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens lumière de nos cœurs… Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. »       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
        Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       14 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 15 mai 2018 et 18 mai 2021-->       <br />
              <br />
        -------------------------------       <br />
              <br />
       Voici le commentaire du souhait  cité plus haut dans cette prière  « Ô Saint Esprit » du Saint Pape Jean XXIII (1881-1963) canonisé le 27 avril 2014 par le Pape François.       <br />
              <br />
       La Prière du Pape Jean XXIII « Ô Saint Esprit » :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Ô Saint Esprit, achevez en nous l'œuvre commencée par Jésus ; donnez force et constance à la prière que nous faisons au nom du monde entier ; hâtez pour chacun de nous l'heure où nous accéderons à une profonde vie intérieure ; donnez son élan à notre apostolat, qui veut atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous ceux qui sont rachetés par le Sang du Christ et tout son héritage. Mortifiez en nous notre présomption naturelle et élevez-nous jusqu'à la sainte humilité, la vraie crainte de Dieu, le courage généreux. Qu'aucune attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation ; qu'aucun intérêt, par lâcheté de notre part, ne lèse les exigences de la justice ; qu'aucun calcul ne réduise l'immensité de la charité aux étroitesses de nos petits égoïsmes. Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude de notre sacrifice, jusqu'à la croix et la mort ; et enfin, que tout corresponde à la dernière prière du Fils à son Père céleste et à cette effusion de grâces que le Père et le Fils veulent répandre par vous, Esprit d'amour, sur l'Église et sur ses institutions, sur chaque âme et chaque peuple. Amen. » </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Saint Pape Jean XXIII (1881-1963)       <br />
       </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler » (Ac 2, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Quand arriva le jour de la Pentecôte,       <br />
       au terme des cinquante jours après Pâques,       <br />
       ils se trouvaient réunis tous ensemble.       <br />
       Soudain un bruit survint du ciel       <br />
       comme un violent coup de vent :       <br />
       la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.       <br />
       Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,       <br />
       qui se partageaient,       <br />
       et il s’en posa une sur chacun d’eux.       <br />
       Tous furent remplis d’Esprit Saint :       <br />
       ils se mirent à parler en d’autres langues,       <br />
       et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Or, il y avait, résidant à Jérusalem,       <br />
       des Juifs religieux,       <br />
       venant de toutes les nations sous le ciel.       <br />
       Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,       <br />
       ils se rassemblèrent en foule.       <br />
       Ils étaient en pleine confusion       <br />
       parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte       <br />
       ceux qui parlaient.       <br />
       Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :       <br />
       « Ces gens qui parlent       <br />
       ne sont-ils pas tous galiléens ?       <br />
       Comment se fait-il que chacun de nous les entende       <br />
       dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?       <br />
       Parthes, Mèdes et Élamites,       <br />
       habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,       <br />
       de la province du Pont et de celle d’Asie,       <br />
       de la Phrygie et de la Pamphylie,       <br />
       de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,       <br />
       Romains de passage,       <br />
       Juifs de naissance et convertis,       <br />
       Crétois et Arabes,       <br />
       tous nous les entendons       <br />
       parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)       <br />
       R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit       <br />
       qui renouvelle la face de la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. 103, 30)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand !       <br />
       Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur !       <br />
       La terre s’emplit de tes biens.       <br />
              <br />
       Tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
       et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       Gloire au Seigneur à tout jamais !       <br />
       Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !       <br />
       Que mon poème lui soit agréable ;       <br />
       moi, je me réjouis dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le fruit de l’Esprit » (Ga 5,16-25)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous le dis :       <br />
       marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,       <br />
       et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.       <br />
       Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,       <br />
       et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.       <br />
       En effet, il y a là un affrontement       <br />
       qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.       <br />
       Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,       <br />
       vous n’êtes pas soumis à la Loi.       <br />
       On sait bien à quelles actions mène la chair :       <br />
       inconduite, impureté, débauche,       <br />
       idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité,       <br />
       jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,       <br />
       envie, beuveries, orgies       <br />
       et autres choses du même genre.       <br />
       Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait :       <br />
       ceux qui commettent de telles actions       <br />
       ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.       <br />
       Mais voici le fruit de l’Esprit :       <br />
       amour, joie, paix, patience,       <br />
       bonté, bienveillance, fidélité,       <br />
       douceur et maîtrise de soi.       <br />
       En ces domaines, la Loi n’intervient pas.       <br />
       Ceux qui sont au Christ Jésus       <br />
       ont crucifié en eux la chair,       <br />
       avec ses passions et ses convoitises.       <br />
       Puisque l’Esprit nous fait vivre,       <br />
       marchons sous la conduite de l’Esprit.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Viens, Esprit Saint, en nos cœurs       <br />
       et envoie du haut du ciel       <br />
       un rayon de ta lumière.       <br />
              <br />
       Viens en nous, père des pauvres,       <br />
       viens, dispensateur des dons,       <br />
       viens, lumière de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Consolateur souverain,       <br />
       hôte très doux de nos âmes,       <br />
       adoucissante fraîcheur.       <br />
              <br />
       Dans le labeur, le repos ;       <br />
       dans la fièvre, la fraîcheur ;       <br />
       dans les pleurs, le réconfort.       <br />
              <br />
       Ô lumière bienheureuse,       <br />
       viens remplir jusqu’à l’intime       <br />
       le cœur de tous les fidèles.       <br />
              <br />
       Sans ta puissance divine,       <br />
       il n’est rien en aucun homme,       <br />
       rien qui ne soit perverti.       <br />
              <br />
       Lave ce qui est souillé,       <br />
       baigne ce qui est aride,       <br />
       guéris ce qui est blessé.       <br />
              <br />
       Assouplis ce qui est raide,       <br />
       réchauffe ce qui est froid,       <br />
       rends droit ce qui est faussé.       <br />
              <br />
       À tous ceux qui ont la foi       <br />
       et qui en toi se confient       <br />
       donne tes sept dons sacrés.       <br />
              <br />
       Donne mérite et vertu,       <br />
       donne le salut final,       <br />
       donne la joie éternelle. Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Viens, Esprit Saint !       <br />
       Emplis le cœur de tes fidèles !       <br />
       Allume en eux le feu de ton amour !       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Quand viendra le Défenseur,       <br />
       que je vous enverrai d’auprès du Père,       <br />
       lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,       <br />
       il rendra témoignage en ma faveur.       <br />
       Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,       <br />
       car vous êtes avec moi depuis le commencement.       <br />
              <br />
       J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
       Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
       Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
       Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601853-57034060.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-la-Pentecote-Annee-B-Selon-le-don-de-l-Esprit_a1177.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-75527597</guid>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Nov 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année A le 26 novembre 2023. Textes : Ézékiel 34, 11-12.15-17, 1 Corinthiens 15, 20-26.28 et Mathieu 25, 31-46.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75527597-53002380.jpg?v=1696012263" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" />
     </div>
     <div>
      Les évangiles donnent à Jésus plusieurs titres.  Le plus fréquent est celui dhttps://www.hgiguere.net/admin/list/all/page/e  Christ qui veut dire l’Envoyé de Dieu, le Messie. On dit donc couramment Jésus-Christ en parlant de Jésus.        <br />
              <br />
       D’autres noms sont aussi utilisés comme Berger, Maître, Serviteur, Fils de l’homme, Fils de Dieu, Agneau de Dieu etc.  Aujourd’hui, nous fêtons Jésus sous son titre de Roi. Ce titre il se l’est attribué lui-même lorsque durant sa passion Pilate lui a demandé « Es-tu le roi des Juifs ? » et qu’il lui a répondu : « C’est toi-même qui le dis. » (Marc 15, 2)        <br />
              <br />
       La fête du Christ-Roi est donc pour nous une occasion d’entrer plus à fond dans le mystère de Jésus dont nous voulons être des disciples fidèles et sincères.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">Le sens du titre de Roi dans l’Écriture Sainte</span>       <br />
              <br />
       Pour bien recevoir et comprendre le titre de « Roi de l’Univers » appliqué à Jésus, il faut remonter dans le temps et revenir aux rois que le Peuple juif a eus avant Jésus. David et Salomon en  sont les plus connus. Jésus se situe dans cette lignée. Il est de la lignée de David dira saint Mathieu au début de son évangile (Mathieu 1, 1 et ss.) C’est dire qu’il en perpétue l’héritage et la mission. Il est le Roi attendu et annoncé par les prophètes.       <br />
              <br />
       Dans l’Israël ancien, le Roi est avant tout l’Élu de Dieu. Son pouvoir ne vient pas de lui-même et il ne doit pas l’exercer pour son bénéfice personnel.  Le psaume 71 (72) le décrit avec poésie et avec justesse : « Qu'il gouverne ton peuple avec justice, qu'il fasse droit aux malheureux... qu'il sauve les pauvres gens, qu'il écrase l'oppresseur ! Qu'il dure sous le soleil et la lune de génération en génération ! Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. » (versets 4-5 et 12-13)       <br />
              <br />
       Ce portrait s’applique parfaitement à la royauté du Christ. Jésus est le Roi parfait. Élu de Dieu, par sa mort et sa résurrection il donne corps au nouveau Peuple de Dieu.  Il y établit son Règne et il en fait son Royaume. « Tout sera sous le pouvoir du Fils, comme dit saint Paul dans la deuxième lecture, lui-même se mettra sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et  ainsi, Dieu sera  tout en tous.»       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’évangile d’aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Ceci étant dit,  l’évangile choisi pour cette fête du Christ-Roi en cette année liturgique A nous présente notre Roi sous un jour particulier. Dans son Royaume les « grands » et les « nobles » sont les pauvres et les marginaux, ce que nous illustrent les paroles très connues de l’évangile qui vient d’être lu. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !  » (Mathieu 25, 35-36)        <br />
              <br />
       Ces paroles mettent au premier rang du Royaume de Jésus les gens dans le besoin, les pauvres, les marginaux etc. Elles retentissent toujours avec force dans nos assemblées. Elles ne peuvent nous laisser indifférents. C’est elles qui ont inspiré des gens comme saint François d’Assise qui a épousé Dame Pauvreté, comme sainte Mère Teresa qui a donné sa vie pour les mourants et les personnes abandonnées.       <br />
              <br />
       Les paroles de l'évangile selon saint Mathieu s’adressent à l’Église et à nous tous et toutes. Elles retentissent en cette fête du Christ Roi comme une invitation à ouvrir la porte pour que le Christ entre dans nos vies de chaque jour à travers des gestes simples et à la portée de toutes et de tous : moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide concrète...en sorte que la célébration de la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’univers se révèle encore plus authentique, selon les mots du pape François.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le message à retenir aujourd’hui en cette fête du Christ, Roi de l’Univers, c’est que nous ne pouvons pas célébrer la Royauté du Christ et son Royaume sans mettre devant nos yeux ceux et celles qui sont sa présence réelle dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire l’effort de les reconnaître autour de nous. Pour ce faire, il nous est donné ce matin un critère que l’Église a reconnu comme étant le signe indissociable de la sainteté des disciples de Jésus lorsqu’il s’agit de procéder à une béatification et à une canonisation : reconnaître la présence de Jésus dans l’autre, en particulier dans le plus démuni et le plus pauvre, en d’autres mots, dans le service du prochain. Il nous est peut-être arrivé d'avoir été sourds à ces invitations et même de ne pas avoir voulu reconnaître Jésus dans cette personne importune, ce visiteur non-désiré, ce jeune délaissé, qui sais-je encore ? C’est l’occasion aujourd’hui d’en demander pardon et de nous relancer sur le chemin de l’accueil  inconditionnel que nous propose Jésus.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent ces invitations avec ardeur. Sa préoccupation pour les réfugiés, les pauvres, les gens des périphéries, les laissés pour compte en fait un modèle à suivre dans nos choix personnels comme disciples-missionnaires.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le passage de l’évangile qui accompagne la Fête du Christ, Roi de l’Univers cette année nous a permis de découvrir  une facette parfois ignorée de la Royauté de Jésus. Le titre de Roi qu’on attribue à Jésus ne le place pas au-dessus de ses frères et sœurs, bien au contraire, il indique une proximité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie  en nous unissant au Christ glorieux toujours vivant pour nous sauver nous aide à reconnaître la présence de Jésus dans les personnes que nous rencontrons, dans celles qui s’adressent à nous, dans celles qui dépendent de nous, dans toute personne dans le besoin : enfants, parents âgés, grands-parents, pauvres, handicapés, malades etc.       <br />
              <br />
       Chaque fois que nous le ferons, nous entendrons alors le Roi nous dire : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 novembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 21 novembre 2017 et 7 novembre 2020 -->       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Toi, mon troupeau, voici que je vais juger entre brebis et brebis » (Ez 34, 11-12.15-17)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis,       <br />
       et je veillerai sur elles.       <br />
           Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau       <br />
       quand elles sont dispersées,       <br />
       ainsi je veillerai sur mes brebis,       <br />
       et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées       <br />
       un jour de nuages et de sombres nuées.       <br />
           C’est moi qui ferai paître mon troupeau,       <br />
       et c’est moi qui le ferai reposer,       <br />
       – oracle du Seigneur Dieu.       <br />
           La brebis perdue, je la chercherai ;       <br />
       l’égarée, je la ramènerai.       <br />
       Celle qui est blessée, je la panserai.       <br />
       Celle qui est malade, je lui rendrai des forces.       <br />
       Celle qui est grasse et vigoureuse,       <br />
       je la garderai, je la ferai paître selon le droit.       <br />
           Et toi, mon troupeau       <br />
       – ainsi parle le Seigneur Dieu –,       <br />
       voici que je vais juger entre brebis et brebis,       <br />
       entre les béliers et les boucs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il remettra le pouvoir royal à Dieu le Père, et ainsi, Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 20-26.28)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
           Car, la mort étant venue par un homme,       <br />
       c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.       <br />
           En effet, de même que tous les hommes       <br />
       meurent en Adam,       <br />
       de même c’est dans le Christ       <br />
       que tous recevront la vie,       <br />
           mais chacun à son rang :       <br />
       en premier, le Christ,       <br />
       et ensuite, lors du retour du Christ,       <br />
       ceux qui lui appartiennent.       <br />
           Alors, tout sera achevé,       <br />
       quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,       <br />
       après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,       <br />
       toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.       <br />
           Car c’est lui qui doit régner       <br />
       jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.       <br />
           Et le dernier ennemi qui sera anéanti,       <br />
       c’est la mort.       <br />
           Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils,       <br />
       lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père       <br />
       qui lui aura tout soumis,       <br />
       et ainsi, Dieu sera tout en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il siégera sur son trône de gloire et séparera les hommes les uns des autres » (Mt 25, 31-46)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (Mc 11, 9b-10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,       <br />
       et tous les anges avec lui,       <br />
       alors il siégera sur son trône de gloire.       <br />
           Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;       <br />
       il séparera les hommes les uns des autres,       <br />
       comme le berger sépare les brebis des boucs :       <br />
           il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.       <br />
              <br />
           Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :       <br />
       ‘Venez, les bénis de mon Père,       <br />
       recevez en héritage le Royaume       <br />
       préparé pour vous depuis la fondation du monde.       <br />
           Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;       <br />
       j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;       <br />
           j’étais nu, et vous m’avez habillé ;       <br />
       j’étais malade, et vous m’avez visité ;       <br />
       j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’       <br />
           Alors les justes lui répondront :       <br />
       ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?       <br />
       tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?       <br />
       tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?       <br />
           tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?       <br />
       tu étais nu, et nous t’avons habillé ?       <br />
           tu étais malade ou en prison...       <br />
       Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’       <br />
           Et le Roi leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous l’avez fait       <br />
       à l’un de ces plus petits de mes frères,       <br />
       c’est à moi que vous l’avez fait.’         <br />
              <br />
           Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :       <br />
       ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,       <br />
       dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.       <br />
           Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;       <br />
           j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;       <br />
       j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;       <br />
       j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’       <br />
           Alors ils répondront, eux aussi :       <br />
       ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu       <br />
       avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,       <br />
       sans nous mettre à ton service ?’       <br />
           Il leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous ne l’avez pas fait       <br />
       à l’un de ces plus petits,       <br />
       c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’       <br />
              <br />
           Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,       <br />
       et les justes, à la vie éternelle. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75527597-53002380.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-A-c-est-a-moi-que-vous-l-avez-fait_a1148.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé »</title>
   <pubDate>Tue, 27 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A 2 juillet 2023. Textes : 2 Rois 4, 8-11.14-16a, Romains 6, 3-4.8-1 et Mathieu 10, 37-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72792743-50633841.jpg?v=1683912846" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé »" />
     </div>
     <div>
      Le mot récompense revient plusieurs fois dans le texte que je viens de lire. Relisons les dernières phrases de l’évangile : « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète  recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.  Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »       <br />
              <br />
       Il y a diverses façons d’être récompensé de ce qu’on fait, d’être gratifié dans ce que l’on fait ou dans les rapports avec autrui.       <br />
               <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Diverses façons d’être récompensé       <br />
       </span>       <br />
       La première est celle de la justice. Cela se produit sur une base de « tu me donnes »  et  « je te donne en retour ».  C’est sur une base de calcul. Cela est très bien et même nécessaire. Si j’ai travaillé pour quelqu’un, je lui demande tant. Si j’ai investi dans mon entreprise (temps et argent), je puis dire « ce que j’ai, je l’ai gagné, j’en fais ce que je veux». On dit en langage familier « Qui engage quelqu’un en a pour ce qu’il paye, il en a pour son argent ».       <br />
              <br />
       Il y a une deuxième façon de recevoir un retour de ce qu’on fait. Celle-là  n'est pas seulement sur une base de calcul, mais sur une base de partage, d’échange, de réciprocité : « Je te rends un service et quand ça "adonnera" (mot québécois qui signifie "quand l'occasion se présentera" ), tu m’en rendras un. Je te reçois chez moi, je t’accueille pour un repas, j’espère que tu me recevras aussi ». C’est normal de s’attendre à ce qu’il y ait un retour lorsqu’on fait quelque chose pour quelqu’un. « Si on aide un prophète, on aura une récompense équivalente, une récompense de prophète, dit Jésus ». Sans être regardant (mot québécois veut dire signifie « sans être calculateur »), lorsqu’on accueille quelqu’un, il est tout à fait indiqué qu’il y ait un retour en proportion de qu’on a fait.       <br />
              <br />
       Enfin, il y a une troisième façon de recevoir un retour de qu’on fait, c’est de recevoir beaucoup plus qu’on ne s’attend. Jésus ici nous montre comment. Lorsque j’aide ou accueille tout à fait gratuitement avec le cœur, avec amour, lorsque j’accueille un petit, celui ou celle qui ne peut rien me donner, là la récompense est quelque chose de spécial parce que l’amour ça ne se mesure pas comme le reste, parce que l’amour me fait sortir de moi. Je ne regarde pas à ce qui me reviendrait au retour. J’aime. Je donne, un point c’est tout. C’est là que l’amour de Dieu est un modèle car Dieu le Père nous donne tout, même son Fils. Nos amours humains, l’amour conjugal, l’amour filial, l’amour des parents pour leurs enfants s’en inspirent même s’ils ne réussissent pas toujours à atteindre cet idéal.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le risque de l'accueil</span>       <br />
              <br />
       Vous me direz : « Est-ce possible? » Oui, car l’amour est à la portée de tous et de toutes. Le disciple de Jésus est celui ou celle qui accepte de sortir de lui, de « perdre sa vie », de ne pas seulement regarder du côté de ce qui est la justice ou du côté des conventions sociales, mais il accepte d’expérimenter autre chose.        <br />
              <br />
       Jésus nous invite ici à prendre le risque de nous laisser changer par autrui, en premier lieu par ceux et celles qu’il appelle les petits: l'enfant que l'on accueille, le handicapé dont on s’occupe, la personne âgée que l'on visite,  l’adolescent qui se cherche, le réfugié qui arrive, l’accidenté frappé dans sa chair, le sans logis etc.  Le disciple de Jésus accepte de voir Jésus qui lui fait signe dans ce petit, ce blessé de la vie, dans cette personne qui a besoin de moi. C’est Jésus qui m’appelle, me sollicite.        <br />
              <br />
       Et ainsi en l’accueillant c’est Jésus qu’on accueille et Celui qui l’a envoyé comme il est dit dans notre évangile. De là les phrases percutantes que nous avons entendues : «  Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera ». Et les phrases du début de l’évangile sur la famille humaine qui ne doit pas empêcher de donner la priorité à la suite de Jésus dans nos vies « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;   celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. »       <br />
              <br />
       Vous voyez, on devient digne de Jésus non pas seulement en écoutant ses paroles, son message, mais en acceptant qu’il soit le Maître de notre vie, en lui donnant la permission d’entrer dans notre vie. Et sa façon préférée, nous dit-il ici, c’est de passer par les petits, par ceux et celles  qui ne peuvent rien nous donner, qui ne peuvent nous remercier même.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ce faisant,  à l’image de la femme riche qui reçoit le prophète Élisée dans le récit de la première lecture, nous préparons une chambre dans notre cœur toujours prêt à accueillir.  « Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle. » Élysée se demande quoi faire pour la remercier. Apprenant que la dame désire avoir un enfant, il prie Dieu de lui faire ce don. Et c'est ce qui arrive.       <br />
              <br />
       La dame est pour nous un modèle de l'attitude chrétienne à développer au fil des jours.  Le chrétien est celui ou celle qui a une chambre en plus dans son cœur, son temps et sa vie, une chambre par où Jésus peut entrer en tout moment.        <br />
              <br />
       C’est ce qu’exprimait bien la tradition québécoise de nos grands-parents qui laissaient toujours près de la porte d'entrée à l'intérieur de leur maison une banc qui pouvait se transformer en lit pour recevoir les mendiants qui pouvaient survenir. On appelait ce lit improvisé le « banc du quêteux »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe en nous unissant à Jésus qui a tout donné pour nous, même sa vie, sans attendre de retour, nous aide à sortir de nous-mêmes pour regarder autour de nous et  y découvrir Jésus présent dans le petit, le faible et le démuni auquel nous pouvons offrir une chambre soit matériellement soit dans notre cœur.        <br />
              <br />
       Ainsi, au jour du jugement, il pourra nous dire  « Toi le béni de mon Père, viens à ma droite car j’avais faim, et tu m’as donné à manger ; j’avais soif, et tu m’as donné à boire ; j’étais un étranger, et tu m’as accueilli ;  j’étais nu, et tu m’as habillé ; j’étais malade, et tu m’as visité ; j’étais en prison, et tu es venu jusqu’à moi ! En effet, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.» (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40). C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 juillet  2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Homélie du 23 juin 2020 inspirée de celle du 2 juillet 2017       <br />
       reprise avec ajouts et  corrections-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Celui qui s’arrête chez nous est un saint homme de Dieu » (2 R 4, 8-11.14-16a)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ;       <br />
       une femme riche de ce pays       <br />
       insista pour qu’il vienne manger chez elle.       <br />
       Depuis, chaque fois qu’il passait par là,       <br />
       il allait manger chez elle.       <br />
           Elle dit à son mari :       <br />
       « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous       <br />
       est un saint homme de Dieu.       <br />
           Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ;       <br />
       nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe,       <br />
       et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. »       <br />
              <br />
           Le jour où il revint,       <br />
       il se retira dans cette chambre pour y coucher.       <br />
           Puis il dit à son serviteur :       <br />
       « Que peut-on faire pour cette femme ? »       <br />
       Le serviteur répondit :       <br />
       « Hélas, elle n’a pas de fils,       <br />
       et son mari est âgé. »       <br />
           Élisée lui dit :       <br />
       « Appelle-la. »       <br />
       Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte.       <br />
           Élisée lui dit :       <br />
       « À cette même époque,       <br />
       au temps fixé pour la naissance,       <br />
       tu tiendras un fils dans tes bras. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 88 (89), 2-3, 16-17, 18-19)       <br />
       R/ Ton amour, Seigneur,       <br />
       sans fin je le chante ! (Ps 88, 2a)       <br />
              <br />
       L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;       <br />
       ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.       <br />
       Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;       <br />
       ta fidélité est plus stable que les cieux.       <br />
              <br />
       Heureux le peuple qui connaît l’ovation !       <br />
       Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;       <br />
       tout le jour, à ton nom il danse de joie,       <br />
       fier de ton juste pouvoir.       <br />
              <br />
       Tu es sa force éclatante ;       <br />
       ta grâce accroît notre vigueur.       <br />
       Oui, notre roi est au Seigneur ;       <br />
       notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Unis, par le baptême, à la mort et à la résurrection du Christ (Rm 6, 3-4.8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne le savez-vous pas ?       <br />
       Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus,       <br />
       c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.       <br />
           Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort,       <br />
       nous avons été mis au tombeau avec lui,       <br />
       c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,       <br />
       comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père,       <br />
       est ressuscité d’entre les morts.       <br />
              <br />
           Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,       <br />
       nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.       <br />
           Nous le savons en effet :       <br />
       ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;       <br />
       la mort n’a plus de pouvoir sur lui.       <br />
           Car lui qui est mort,       <br />
       c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ;       <br />
       lui qui est vivant,       <br />
       c'est pour Dieu qu'il est vivant.       <br />
           De même, vous aussi,       <br />
       pensez que vous êtes morts au péché,       <br />
       mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » (Mt 10, 37-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte,       <br />
       annoncez les merveilles de Celui qui vous a appelés       <br />
       des ténèbres à son admirable lumière.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 2, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses Apôtres :       <br />
           « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi       <br />
       n’est pas digne de moi ;       <br />
       celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi       <br />
       n’est pas digne de moi ;       <br />
           celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas       <br />
       n’est pas digne de moi.       <br />
           Qui a trouvé sa vie       <br />
       la perdra ;       <br />
       qui a perdu sa vie à cause de moi       <br />
       la gardera.       <br />
           Qui vous accueille       <br />
       m’accueille ;       <br />
       et qui m’accueille       <br />
       accueille Celui qui m’a envoyé.       <br />
           Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète       <br />
       recevra une récompense de prophète ;       <br />
       qui accueille un homme juste en sa qualité de juste       <br />
       recevra une récompense de juste.       <br />
           Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,       <br />
       à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,       <br />
       amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72792743-50633841.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-m-accueille-accueille-Celui-qui-m-a-envoye_a1126.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64229171</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C le 11 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 32, 7-14, I Timothée 1, 12-17 et Luc 15, 1-32 (la brebis perdue et le fils prodigue).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229171-46109541.jpg?v=1655147603" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" />
     </div>
     <div>
      Il y une peinture célèbre, celle de Rembrandt que vous avez sûrement vue souvent, qui porte sur cet épisode de l'enfant prodigue, mais qui met l'accent plutôt sur le père miséricordieux.. On voit le fils prodigue à genoux et un homme plus âgé au visage doux et bon qui l’entoure de ses bras dont l'un ressemble à celui d'une femme, d'une mère, le tout dans une lumière diffuse et dans des teintes douces. Le peintre a compris le sens premier de cette parabole qu’on a appelée la plupart du temps « la parabole de l’enfant prodigue », alors que qu’elle raconte  la « miséricorde d’un père » et qu’elle pourrait s’appeler plutôt « la parabole du Père miséricordieux ».       <br />
              <br />
       Cette parabole est un récit et une mise en scène des plus animées et des plus parlantes. Elle est portée par les interactions des trois personnages sur lesquels nous nous arrêterons brièvement à tour de rôle car, remarquez-le bien,  nous pouvons à des degrés divers être chacun de ces personnages à un moment ou l’autre. Ils coexistent en nous pour le meilleur et pour le pire. Suivons les personnages de la parabole dans l’ordre du récit.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le jeune fils</span>       <br />
              <br />
       Il se jette aux genoux de son père pour exprimer sa conversion. Conversion au sens fort du terme veut dire « retournement » « changement ». C’est le sens du terme grec « metanoia ».  C'est pourquoi, le fils prodigue se jette à genoux devant son père.       <br />
              <br />
       Même physiquement, se mettre à genoux demande un effort. Ce n’est pas facile. Aujourd’hui avec le temps et avec les limites de l’âge les dangers de cette manœuvre pour l’équilibre frappent bien des gens. Ils ne peuvent pas se mettre à genoux physiquement, on le comprends, mais ils peuvent le faire spirituellement comme l'a fait l’enfant prodigue.       <br />
              <br />
       Si nous nous mettons à genoux devant Dieu, si nous nous retournons vers Dieu, nous entrons dans une démarche de changement, un changement radical parfois où nous confessons que nous avons péché : « J’ai péché contre toi, Père ». Mais ce changement est aussi une démarche continuelle à poursuivre car, comme le dit saint Paul, les ténèbres et la lumière, le mal et le péché cohabitent toujours en nous : «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Romains 7, 19).       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le père</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le deuxième acteur de ce récit, le père, ce qui nous frappe dans le tableau de Rembrandt ce sont les bras ouverts qui encerclent le fils retrouvé.       <br />
              <br />
       Ces bras ouverts sont un symbole puissant d’un amour toujours prêt à se manifester, un amour qui désire la vie du pécheur et non sa mort, un amour désintéressé et inconditionnel. Oui, tel est l’amour du Père des cieux.       <br />
              <br />
       Les parents savent un peu ce qu’il en coûte de recevoir un fils ou une fille qui revient de loin parfois. Leur amour ne pose pas de question. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui nous a donné Jésus, son Fils Bien-aimé pour notre salut et le salut du monde. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui surpasse tout ce qu’on peut imaginer « folie pour les hommes » , mais « sagesse pour Dieu » (I Corinthiens 1, 25 ss.).       <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas, par ailleurs, d’un amour qui se ferme les yeux sur l’autre, qui reste à un niveau superficiel et qui permet tout. Au contraire, cet amour fait grandir. Cet amour respecte la personne dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même. Cet amour te permet de devenir ce que tu es réellement « un fils » ou « une fille » bien-aimés de Dieu. «  Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils du Père…vous n’êtes plus esclaves, mais enfants du Père » proclame saint Paul aux Romains (Romains 8, 15).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Le fils aîné</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en au fils aîné. Il est en retrait dans le tableau de Rembrandt. Il murmure et se « défoule », dirait-on en québécois.  Le récit de l’évangile nous rapporte les paroles qui lui sont prêtées. "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Et quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras."       <br />
              <br />
       Que penser de ce personnage? Il nous interroge, car il a de bons arguments. Il souhaite ce qu'on appellerait aujourd'hui la "parité", le même traitement que son frère. mais il en reste à ce plan du "donnant-donnant", de la justice étroite et matérielle. Ce qui cloche, c’est son refus d’entrer dans le mouvement d’amour du père. Il se tient à l’écart dans son monde pour se protéger, pour ne pas se remettre en question. Bien sûr qu’il a été un bon fils. Mais où était son cœur pendant tout ce temps? S’est-il contenté de suivre des préceptes uniquement?        <br />
              <br />
       La question se pose non seulement pour lui mais pour chacun et à chacune d’entre nous. « Ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur’ qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père » (Romains 2, 13), ceux et celles qui entrent dans le mouvement d’amour de Dieu qui se donne et qui sauve.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration dominicale dans le sillage de ce texte si riche de la parabole du Père miséricordieux, nous invite à nous mettre en marche pour entrer de plus en plus dans le mouvement d’amour du Père qui nous accueille à sa table sous les signes du Pain et du Vin partagés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla à Moïse :       <br />
       « Va, descends,       <br />
       car ton peuple s’est corrompu,       <br />
       lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.       <br />
           Ils n’auront pas mis longtemps       <br />
       à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !       <br />
       Ils se sont fait un veau en métal fondu       <br />
       et se sont prosternés devant lui.       <br />
       Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :       <br />
       ‘Israël, voici tes dieux,       <br />
       qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »       <br />
              <br />
           Le Seigneur dit encore à Moïse :       <br />
       « Je vois que ce peuple       <br />
       est un peuple à la nuque raide.       <br />
           Maintenant, laisse-moi faire ;       <br />
       ma colère va s’enflammer contre eux       <br />
       et je vais les exterminer !       <br />
       Mais, de toi, je ferai une grande nation. »       <br />
           Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu       <br />
       en disant :       <br />
       « Pourquoi, Seigneur,       <br />
       ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,       <br />
       que tu as fait sortir du pays d’Égypte       <br />
       par ta grande force et ta main puissante ?       <br />
           Souviens-toi de tes serviteurs,       <br />
       Abraham, Isaac et Israël,       <br />
       à qui tu as juré par toi-même :       <br />
       ‘Je multiplierai votre descendance       <br />
       comme les étoiles du ciel ;       <br />
       je donnerai, comme je l’ai dit,       <br />
       tout ce pays à vos descendants,       <br />
       et il sera pour toujours leur héritage.’ »       <br />
           Le Seigneur renonça       <br />
       au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)       <br />
       R/ Oui, je me lèverai,       <br />
       et j’irai vers mon Père. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
       Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;       <br />
       tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis plein de gratitude       <br />
       envers celui qui me donne la force,       <br />
       le Christ Jésus notre Seigneur,       <br />
       car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,       <br />
           moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.       <br />
       Mais il m’a été fait miséricorde,       <br />
       car j’avais agi par ignorance,       <br />
       n’ayant pas encore la foi ;        <br />
          la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,       <br />
       avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi,       <br />
       et qui mérite d’être accueillie sans réserve :       <br />
       le Christ Jésus est venu dans le monde       <br />
       pour sauver les pécheurs ;       <br />
       et moi, je suis le premier des pécheurs.       <br />
           Mais s’il m’a été fait miséricorde,       <br />
       c’est afin qu’en moi le premier,       <br />
       le Christ Jésus montre toute sa patience,       <br />
       pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,       <br />
       en vue de la vie éternelle.       <br />
              <br />
           Au roi des siècles,       <br />
       au Dieu immortel, invisible et unique,       <br />
       honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           Jésus dit encore :       <br />
       « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,       <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229171-46109541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-amour-a-toujours-le-dernier-mot_a1081.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64229005</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229005-46109483.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       16 août 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229005-46109483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1078.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813546</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 3 avril 2022. Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813546-44966919.jpg?v=1648642618" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il leur laisse du temps pour manifester plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
       <!--Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».-->       <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->.  C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord, <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées--> alors qu’on a eu souvent  tendance dans le passé, comme dans le cas des personnes abusées, à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité plutôt que celui de ces personnes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 avril 2019-->       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813546-44966919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-59540458</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»</title>
   <pubDate>Tue, 14 Dec 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C le 19 décembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Michée 5, 1-4a, Hébreux, 10, 5-10 et Luc 1, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/59540458-43734621.jpg?v=1635366583" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance. Cet épisode de la rencontre de Marie et Élisabeth que raconte saint Luc avec une émotion contenue est un des plus beaux de tout son évangile. Il l'a sûrement reçu de Marie elle-même. Et il en a dégagé toute la beauté et la richesse que ces mamans entrevoyaient et que l'avenir allait confirmer.       <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Les récits</span>       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à  l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : " Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole." (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. " Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut " lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       La jeune fille était Marie fiancée à Joseph. Celui-ci, comme elle d'ailleurs, ne comprenait pas ce qui leur arrivait. Et pourtant, Marie et Joseph s'en remettaient à Dieu avec confiance.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi : " Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile ". Marie  n'écoute que son premier mouvement intérieur et part en hâte pour aller la voir. Nous avons dans l'évangile qui vient d'être lu le récit de leur rencontre à nulle autre pareille.       <br />
              <br />
       Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'un puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth  "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, écrit saint Luc, l'enfant tressaillit en elle".  Élisabeth en est toute remuée et elle s'écrie " D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? "        <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Signification</span>       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu  se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Élisabeth par sa foi et son accueil donnera au monde le Précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, l'ultime prophète, appelé à désigner Celui qui sera le Sauveur. Dès sa naissance, il sera consacré à Dieu par ses parents, il fera le parcours d'un jeune juif, étudiant et vivant la Parole de Dieu donnée à son peuple ( la Torah ). Il se retirera au désert vivant frugalement et prêchant la conversion comme on l'a vu dans les évangiles des deux derniers dimanches.        <br />
              <br />
       De son côté Marie, pleine de grâces, est engagée sur un chemin de foi en Dieu dont elle attend tout et dont elle se fait la servante. Tout son être de mère se remplit de Dieu. Elle devient mère de Dieu dans son corps en portant Jésus, mais elle le deviendra encore plus, si l'on peut dire comme le fait saint Augustin, en le portant dans son coeur par la foi. Elle devient ainsi le canal que Dieu choisit pour manifester au monde son amour miséricordieux.  Elle sera la "Mère de miséricorde" comme on aimera à le rappeler souvent lorsque nous chantons dans le "Salve Regina"  "Salut, ô Reine, mère de miséricorde" (voir les paroles à la fin de l'homélie).        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ?        <br />
              <br />
       Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont  des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie.  Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ?  Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       C'est ce que le pape François nous aide à faire dans cette belle  prière à la Vierge <!-- pour sa visite traditionnelle à la statue de la Vierge de la Place d'Espagne à Rome--> que j'aimerais vous partager en terminant.  <!-- 8 décembre 2015-->       <br />
              <br />
       "Vierge Marie... Sous ton manteau, il y a de la place pour tous, parce que tu es la Mère de la Miséricorde.  Ton cœur est plein de tendresse envers tous tes enfants : la tendresse de Dieu, qui a pris chair en toi et qui est devenu notre frère, Jésus, Sauveur de tous les hommes et de toutes les femmes. En te regardant, notre Mère Immaculée, nous reconnaissons la victoire de la divine miséricorde sur le péché et sur toutes ses conséquences ;  et se ravive en nous l’espérance d’une vie meilleure,  libre des esclavages, des rancœurs et des peurs.  Aujourd’hui, ici, nous entendons ta voix maternelle qui appelle chacun à se mettre en chemin vers cette Porte, qui représente le Christ. Tu dis à tous : 'Venez, approchez-vous dans la confiance ;  entrez et recevez le don de la miséricorde ;  n’ayez pas peur, n’ayez pas honte :  le Père vous attend à bras ouverts pour vous donner son pardon et vous accueillir dans sa maison. Venez tous à la source de la paix et de la joie'. <!--Nous te remercions, Mère immaculée, parce que sur ce chemin de réconciliation, tu ne nous laisses pas seuls, mais tu nous accompagnes, tu es proche de nous et tu nous soutiens dans toutes les difficultés. Bénie sois-tu, maintenant et toujours. Amen.-->"       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth.  Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 décembre 2021       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Résumé pour lire lors d'une célération dominicale de la Parole - 3 minutes</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance.       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : " Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole." (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. " Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ", lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi. Elle part en hâte pour aller la voir. Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'une puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle. Le Salut de Dieu se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ? Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie. Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ? Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth. Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.  </span>       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 décembre 2015-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <br />       <br />
       <a name="salve"></a><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Salve Regina<o:p></o:p></span></b></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'="">Salve, Regína, Máter misericórdiæ <br />Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve. <br />Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ. <br />Ad te suspirámus, geméntes et flentes <br />in hac lacrimárum válle. <br />Eia ergo, Advocáta nóstra, <br />íllos túos misericórdes óculos <br />ad nos convérte. <br />Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi, <br />nóbis post hoc exsílium osténde. <br />O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p>       <br />
       <br /><br />       <br />
       <p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><i style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Traduction française<o:p></o:p></span></i></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'=""><!--Salut, ô Reine, Mère de miséricorde,<br /> notre vie, notre consolation, notre espoir, salut!<br />Enfants d'Eve, de cette terre d'exil nous crions vers toi; <br />vers toi nous soupirons,  gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.<br />Ô toi, notre Avocate, tourne vers nous <br />ces yeux compatissants qui sont tiens.<br />Et, après cet exil, montre-nous  Jésus, <br />le fruit béni de ton sein,<br /> ô clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie!<br />-->       <br />
              <br />
       Je te salue, Ô Reine, Mère de miséricorde,<br />Toi qui es pour nous vie, douceur, espérance.<br />Vers Toi, nous les fils d'Ève,nous crions dans notre exil,<br />Vers Toi nous soupirons, gémissant et pleurant<br /> dans cette vallée de larmes.<br />Ô Toi, notre Avocate,<br />tourne vers nous <br />tes yeux pleins de bonté,<br />Et Jésus, le fruit béni de ton sein,<br />montre-le nous au terme de cet exil.<br />Ô clémente, ô si bonne, ô douce,Vierge Marie.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p><br />       <br />
       <br />       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
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       </form>       <br />
       </div>       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Michée       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
           Mais Dieu livrera son peuple       <br />
       jusqu’au jour où enfantera...       <br />
       celle qui doit enfanter,       <br />
       et ceux de ses frères qui resteront       <br />
       rejoindront les fils d’Israël.       <br />
           Il se dressera et il sera leur berger       <br />
       par la puissance du Seigneur,       <br />
       par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.       <br />
       Ils habiteront en sécurité,       <br />
       car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,       <br />
           et lui-même, il sera la paix !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
           Tu n’as pas agréé les holocaustes       <br />
       ni les sacrifices pour le péché ;       <br />
           alors, j’ai dit :       <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
           Le Christ commence donc par dire :       <br />
       Tu n’as pas voulu ni agréé       <br />
       les sacrifices et les offrandes,       <br />
       les holocaustes et les sacrifices pour le péché,       <br />
       ceux que la Loi prescrit d’offrir.       <br />
           Puis il déclare :       <br />
       Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.       <br />
       Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.       <br />
           Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,       <br />
       par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,       <br />
       une fois pour toutes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur :       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/59540458-43734621.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a1039.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année B « Selon le don de l’Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 18 May 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Pentecôte par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 23 mai 2021. Textes : Actes des Apôtres 2, 1-11, Galates 5, 16-25 et Jean 15, 26-27; 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54714577-41134299.jpg?v=1615833548" alt="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année B « Selon le don de l’Esprit »" title="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année B « Selon le don de l’Esprit »" />
     </div>
     <div>
      La fête d’aujourd’hui, la Pentecôte, est une des plus grandes fêtes de l’année liturgique. Elle termine le cycle liturgique de Pâques. Les textes que nous avons lus ont une chose en commun : ils redisent pour notre profit que l’Évangile qui  a été annoncé par Jésus a  une dimension universelle. Il ne s’agit pas du message d'un club sectaire et refermé sur lui-même, mais d’un message à portée universelle.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La description de la Pentecôte par saint Luc </span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture saint Luc, dans la description qu’il donne de l’évènement de la Pentecôte qu’ont vécu les apôtres, Marie, la mère de Jésus et quelques autres disciples, insiste tout long de son récit pour marquer que ce moment est une mission tournée vers le monde entier.        <br />
              <br />
       Ainsi, comme illustration, il nous présente un phénomène où tous entendent les disciples « parler dans leurs langues des merveilles de Dieu ». « Chacun d’eux entendaient dans son propre dialecte ceux qui parlaient » écrit-il. Phénomène inexplicable scientifiquement, mais signe évident de l'universalité du message de Jésus qui rejoint tout le monde peu importe son histoire, son origine ou sa langue.       <br />
              <br />
       Pour nous le faire voir, saint Luc comme un bon reporter,  prend la peine d’énumérer les contrées de provenance des auditeurs et auditrices rassemblés auprès des disciples : Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes.       <br />
              <br />
       On le voit par cette énumération, le mystère de la Pentecôte est présenté comme une porte ouverte sur la nouveauté et la diversité que souffle l’Esprit. « Chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit » commente saint Luc.        <br />
              <br />
       Voilà un message important à retenir : le don de l’Esprit n'est pas une charge qui écrase, mais plutôt un souffle qui libère ce qu’il y a de mieux en chacun et chacune de nous. L’Esprit nous est donné comme pour les apôtres, Marie et les disciples pour nous permettre d’être nous-mêmes à la suite de Jésus. Dans l’Évangile Jésus dira que le rôle de l’Esprit c’est de recevoir ce qui vient de Jésus pour nous le faire connaître.       <br />
              <br />
       Oh! bien sûr, les voies de l’Esprit sont parfois déroutantes et elles peuvent aussi être l’occasion de mauvaises interprétations.  Mais les dangers de se laisser aller à l’écoute de l’Esprit ne doivent jamais éteindre son action.  Hélas! Dans l’Église, on parfois préféré la sécurité du bien faire, les certitudes faciles à l’ouverture aux nouveautés de l’écoute et de la liberté de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Il faut refaire souvent la prière du pape Jean XXIII qui demandait en 1959 que le concile Vatican II soit comme une nouvelle Pentecôte : « Renouvelez de nos jours vos prodiges, comme en une autre Pentecôte, et faites de la Sainte Église, toute rassemblée pour une prière plus fervente autour de Marie, Mère de Jésus, et guidée par Pierre, le règne du Divin Sauveur, règne de vérité, de justice, d’amour et de paix ».       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le fruit de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       Comment bien discerner l’action de l’Esprit me direz-vous ? Nous avons la réponse en relisant l’extrait de la lettre de saint Paul aux Galates qui nous est présenté ce matin.        <br />
              <br />
       En deux mots : regardez quel fruit est produit. Pour saint Paul le fruit de l’Esprit a plusieurs facettes : il est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. Et il explique que là, ce n’est pas la Loi qui intervient, c’est l’action de l’Esprit qui se manifeste, c’est lui qui nous fait vivre et puisqu’il en est ainsi il conclut : « Marchons sous la conduite de l’Esprit ».       <br />
              <br />
       Toutes ces facettes de l’action de l'Esprit se résument dans le premier mot qu’emploie saint Paul et qui contient tout le reste : le fruit de l’Esprit est l’amour. Ainsi, se manifeste le grand mouvement qui habite la Trinité où l’Esprit Saint est l’Amour du Père et du Fils que Dieu nous donne avec abondance lorsque nous savons l’accueillir.        <br />
              <br />
       Les apôtres l’ont fait et ils ont été transformés pour toujours. De peureux qu’ils étaient, ils sont devenus des missionnaires qui sont allés aux extrémités du monde. De pauvres pêcheurs illettrés, l’Esprit a fait des prédicateurs charismatiques. D'hommes et de femmes sans moyens, devenus remplis de l’Esprit, ils ont manifesté la puissance de Jésus Ressuscité pour la transformation du monde. Leur exemple est une leçon qui peut nous rejoindre encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">L’action de l’Esprit Saint : une action toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       Ce qu’il y a de beau dans la fête d’aujourd’hui, c’est qu’elle n’est pas un simple souvenir, une commémoration, mais la prise de conscience dans nos vies et dans nos communautés chrétiennes de l’action de l’Esprit Saint que Jésus dans l’évangile appelle le Défenseur qu’il nous enverra d’auprès du Père et qui restera avec nous pour nous permettre de rendre témoignage. Il nous fera reconnaître tout ce que Jésus a apporté.        <br />
              <br />
       Cette mission de l’Esprit Saint, bien sûr, ne se réalise pas forcément en un instant. Elle accompagne le chemin des disciples de Jésus au cours de leur vie et de leurs choix. Les pentecôtes subites sont plutôt rares à moins que le Seigneur veuille donner un signe spécial comme dans le cas de la Pentecôte qu’ont vécu les disciples à Jérusalem.       <br />
              <br />
       En règle générale, l’action de l'Esprit se déroule dans le creux de la vie quotidienne comme une inspiration et une présence qui élève nos cœurs, anime nos actes et guide nos choix.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de prier souvent l’Esprit Saint en diverses occasions. Sa lumière et son inspiration ne nous feront pas défaut.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comme le chante la séquence de la liturgie d’aujourd’hui  disons en terminant : « Viens Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens lumière de nos cœurs… Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. »       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
        Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       18 mai 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 15 mai 2018-->       <br />
              <br />
        -------------------------------       <br />
              <br />
       Voici la Prière « Ô Saint Esprit » du Saint Pape Jean XXIII (1881-1963) canonisé le 27 avril 2014 par le Pape François.       <br />
              <br />
       La Prière du Pape Jean XXIII « Ô Saint Esprit » :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Ô Saint Esprit, achevez en nous l'œuvre commencée par Jésus ; donnez force et constance à la prière que nous faisons au nom du monde entier ; hâtez pour chacun de nous l'heure où nous accéderons à une profonde vie intérieure ; donnez son élan à notre apostolat, qui veut atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous ceux qui sont rachetés par le Sang du Christ et tout son héritage. Mortifiez en nous notre présomption naturelle et élevez-nous jusqu'à la sainte humilité, la vraie crainte de Dieu, le courage généreux. Qu'aucune attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation ; qu'aucun intérêt, par lâcheté de notre part, ne lèse les exigences de la justice ; qu'aucun calcul ne réduise l'immensité de la charité aux étroitesses de nos petits égoïsmes. Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude de notre sacrifice, jusqu'à la croix et la mort ; et enfin, que tout corresponde à la dernière prière du Fils à son Père céleste et à cette effusion de grâces que le Père et le Fils veulent répandre par vous, Esprit d'amour, sur l'Église et sur ses institutions, sur chaque âme et chaque peuple. Amen. » </span>       <br />
              <br />
       Saint Pape Jean XXIII (1881-1963)       <br />
              <br />
              <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler » (Ac 2, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Quand arriva le jour de la Pentecôte,       <br />
       au terme des cinquante jours après Pâques,       <br />
       ils se trouvaient réunis tous ensemble.       <br />
       Soudain un bruit survint du ciel       <br />
       comme un violent coup de vent :       <br />
       la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.       <br />
       Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,       <br />
       qui se partageaient,       <br />
       et il s’en posa une sur chacun d’eux.       <br />
       Tous furent remplis d’Esprit Saint :       <br />
       ils se mirent à parler en d’autres langues,       <br />
       et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Or, il y avait, résidant à Jérusalem,       <br />
       des Juifs religieux,       <br />
       venant de toutes les nations sous le ciel.       <br />
       Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,       <br />
       ils se rassemblèrent en foule.       <br />
       Ils étaient en pleine confusion       <br />
       parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte       <br />
       ceux qui parlaient.       <br />
       Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :       <br />
       « Ces gens qui parlent       <br />
       ne sont-ils pas tous galiléens ?       <br />
       Comment se fait-il que chacun de nous les entende       <br />
       dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?       <br />
       Parthes, Mèdes et Élamites,       <br />
       habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,       <br />
       de la province du Pont et de celle d’Asie,       <br />
       de la Phrygie et de la Pamphylie,       <br />
       de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,       <br />
       Romains de passage,       <br />
       Juifs de naissance et convertis,       <br />
       Crétois et Arabes,       <br />
       tous nous les entendons       <br />
       parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)       <br />
       R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit       <br />
       qui renouvelle la face de la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. 103, 30)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand !       <br />
       Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur !       <br />
       La terre s’emplit de tes biens.       <br />
              <br />
       Tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
       et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       Gloire au Seigneur à tout jamais !       <br />
       Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !       <br />
       Que mon poème lui soit agréable ;       <br />
       moi, je me réjouis dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le fruit de l’Esprit » (Ga 5,16-25)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous le dis :       <br />
       marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,       <br />
       et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.       <br />
       Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,       <br />
       et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.       <br />
       En effet, il y a là un affrontement       <br />
       qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.       <br />
       Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,       <br />
       vous n’êtes pas soumis à la Loi.       <br />
       On sait bien à quelles actions mène la chair :       <br />
       inconduite, impureté, débauche,       <br />
       idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité,       <br />
       jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,       <br />
       envie, beuveries, orgies       <br />
       et autres choses du même genre.       <br />
       Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait :       <br />
       ceux qui commettent de telles actions       <br />
       ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.       <br />
       Mais voici le fruit de l’Esprit :       <br />
       amour, joie, paix, patience,       <br />
       bonté, bienveillance, fidélité,       <br />
       douceur et maîtrise de soi.       <br />
       En ces domaines, la Loi n’intervient pas.       <br />
       Ceux qui sont au Christ Jésus       <br />
       ont crucifié en eux la chair,       <br />
       avec ses passions et ses convoitises.       <br />
       Puisque l’Esprit nous fait vivre,       <br />
       marchons sous la conduite de l’Esprit.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Viens, Esprit Saint, en nos cœurs       <br />
       et envoie du haut du ciel       <br />
       un rayon de ta lumière.       <br />
              <br />
       Viens en nous, père des pauvres,       <br />
       viens, dispensateur des dons,       <br />
       viens, lumière de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Consolateur souverain,       <br />
       hôte très doux de nos âmes,       <br />
       adoucissante fraîcheur.       <br />
              <br />
       Dans le labeur, le repos ;       <br />
       dans la fièvre, la fraîcheur ;       <br />
       dans les pleurs, le réconfort.       <br />
              <br />
       Ô lumière bienheureuse,       <br />
       viens remplir jusqu’à l’intime       <br />
       le cœur de tous les fidèles.       <br />
              <br />
       Sans ta puissance divine,       <br />
       il n’est rien en aucun homme,       <br />
       rien qui ne soit perverti.       <br />
              <br />
       Lave ce qui est souillé,       <br />
       baigne ce qui est aride,       <br />
       guéris ce qui est blessé.       <br />
              <br />
       Assouplis ce qui est raide,       <br />
       réchauffe ce qui est froid,       <br />
       rends droit ce qui est faussé.       <br />
              <br />
       À tous ceux qui ont la foi       <br />
       et qui en toi se confient       <br />
       donne tes sept dons sacrés.       <br />
              <br />
       Donne mérite et vertu,       <br />
       donne le salut final,       <br />
       donne la joie éternelle. Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Viens, Esprit Saint !       <br />
       Emplis le cœur de tes fidèles !       <br />
       Allume en eux le feu de ton amour !       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Quand viendra le Défenseur,       <br />
       que je vous enverrai d’auprès du Père,       <br />
       lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,       <br />
       il rendra témoignage en ma faveur.       <br />
       Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,       <br />
       car vous êtes avec moi depuis le commencement.       <br />
              <br />
       J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
       Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
       Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
       Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54714577-41134299.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-la-Pentecote-Annee-B-Selon-le-don-de-l-Esprit_a1008.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Nov 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année A le 22 novembre 2020. Textes : Ézékiel 34, 11-12.15-17, 1 Corinthiens 15, 20-26.28 et Mathieu 25, 31-46.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48955218-38234091.jpg?v=1599076541" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" />
     </div>
     <div>
      Les évangiles donnent à Jésus plusieurs titres.  Le plus fréquent est celui de  Christ qui veut dire l’Envoyé de Dieu, le Messie. On dit donc couramment Jésus-Christ en parlant de Jésus.        <br />
              <br />
       D’autres noms sont aussi utilisés comme Berger, Maître, Serviteur, Fils de l’homme, Fils de Dieu, Agneau de Dieu etc.  Aujourd’hui, nous fêtons Jésus sous son titre de Roi. Ce titre il se l’est attribué lui-même lorsque durant sa passion Pilate lui a demandé « Es-tu le roi des Juifs ? » et qu’il lui a répondu : « C’est toi-même qui le dis. » (Marc 15, 2)        <br />
              <br />
       La fête du Christ-Roi est donc pour nous une occasion d’entrer plus à fond dans le mystère de Jésus dont nous voulons être des disciples fidèles et sincères.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">Le sens du titre de Roi dans l’Écriture Sainte</span>       <br />
              <br />
       Pour bien recevoir et comprendre le titre de « Roi de l’Univers » appliqué à Jésus, il faut remonter dans le temps et revenir aux rois que le Peuple juif a eus avant Jésus. David et Salomon en  sont les plus connus. Jésus se situe dans cette lignée. Il est de la lignée de David dira saint Mathieu au début de son évangile (Mathieu 1, 1 et ss.) C’est dire qu’il en perpétue l’héritage et la mission. Il est le Roi attendu et annoncé par les prophètes.       <br />
              <br />
       Dans l’Israël ancien, le Roi est avant tout l’Élu de Dieu. Son pouvoir ne vient pas de lui-même et il ne doit pas l’exercer pour son bénéfice personnel.  Le psaume 71 (72) le décrit avec poésie et avec justesse : « Qu'il gouverne ton peuple avec justice, qu'il fasse droit aux malheureux... qu'il sauve les pauvres gens, qu'il écrase l'oppresseur ! Qu'il dure sous le soleil et la lune de génération en génération ! Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. » (versets 4-5 et 12-13)       <br />
              <br />
       Ce portrait s’applique parfaitement à la royauté du Christ. Jésus est le Roi parfait. Élu de Dieu, par sa mort et sa résurrection il donne corps au nouveau Peuple de Dieu.  Il y établit son Règne et il en fait son Royaume. « Tout sera sous le pouvoir du Fils, comme dit saint Paul dans la deuxième lecture, lui-même se mettra sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et  ainsi, Dieu sera  tout en tous.»       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’évangile d’aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Ceci étant dit,  l’évangile choisi pour cette fête du Christ-Roi en cette année liturgique A nous présente notre Roi sous un jour particulier. Dans son Royaume les « grands » et les « nobles » sont les pauvres et les marginaux, ce que nous illustrent les paroles très connues de l’évangile qui vient d’être lu. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !  » (Mathieu 25, 35-36)        <br />
              <br />
       Ces paroles mettent au premier rang du Royaume de Jésus les gens dans le besoin, les pauvres, les marginaux etc. Elles retentissent toujours avec force dans nos assemblées. Elles ne peuvent nous laisser indifférents. C’est elles qui ont inspiré des gens comme saint François d’Assise qui a épousé Dame Pauvreté, comme sainte Mère Teresa qui a donné sa vie pour les mourants et les personnes abandonnées.       <br />
              <br />
       Les paroles de l'évangile selon saint Mathieu s’adressent à l’Église et à nous tous et toutes. Elles retentissent en cette fête du Christ Roi comme une invitation à ouvrir la porte pour que le Christ entre dans nos vies de chaque jour à travers des gestes simples et à la portée de toutes et de tous : moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide concrète...en sorte que la célébration de la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’univers se révèle encore plus authentique, selon les mots du pape François.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le message à retenir aujourd’hui en cette fête du Christ, Roi de l’Univers, c’est que nous ne pouvons pas célébrer la Royauté du Christ et son Royaume sans mettre devant nos yeux ceux et celles qui sont sa présence réelle dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire l’effort de les reconnaître autour de nous. Pour ce faire, il nous est donné ce matin un critère que l’Église a reconnu comme étant le signe indissociable de la sainteté des disciples de Jésus lorsqu’il s’agit de procéder à une béatification et à une canonisation : reconnaître la présence de Jésus dans l’autre, en particulier dans le plus démuni et le plus pauvre, en d’autres mots, dans le service du prochain. Il nous est peut-être arrivé d'avoir été sourds à ces invitations et même de ne pas avoir voulu reconnaître Jésus dans cette personne importune, ce visiteur non-désiré, ce jeune délaissé, qui sais-je encore ? C’est l’occasion aujourd’hui d’en demander pardon et de nous relancer sur le chemin de l’accueil  inconditionnel que nous propose Jésus.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent ces invitations avec ardeur. Sa préoccupation pour les réfugiés, les pauvres, les gens des périphéries, les laissés pour compte en fait un modèle à suivre dans nos choix personnels comme disciples-missionnaires.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le passage de l’évangile qui accompagne la Fête du Christ, Roi de l’Univers cette année nous a permis de découvrir  une facette parfois ignorée de la Royauté de Jésus. Le titre de Roi qu’on attribue à Jésus ne le place pas au-dessus de ses frères et sœurs, bien au contraire, il indique une proximité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie  en nous unissant au Christ glorieux toujours vivant pour nous sauver nous aide à reconnaître la présence de Jésus dans les personnes que nous rencontrons, dans celles qui s’adressent à nous, dans celles qui dépendent de nous, dans toute personne dans le besoin : enfants, parents âgés, grands-parents, pauvres, handicapés, malades etc.       <br />
              <br />
       Chaque fois que nous le ferons, nous entendrons alors le Roi nous dire : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 novembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 21 novembre 2017-->       <br />
               <br />
              <br />
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       </style>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48955218-38234132.jpg?v=1599133893" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année A « ...c'est à moi que vous l'avez fait »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Toi, mon troupeau, voici que je vais juger entre brebis et brebis » (Ez 34, 11-12.15-17)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis,       <br />
       et je veillerai sur elles.       <br />
           Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau       <br />
       quand elles sont dispersées,       <br />
       ainsi je veillerai sur mes brebis,       <br />
       et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées       <br />
       un jour de nuages et de sombres nuées.       <br />
           C’est moi qui ferai paître mon troupeau,       <br />
       et c’est moi qui le ferai reposer,       <br />
       – oracle du Seigneur Dieu.       <br />
           La brebis perdue, je la chercherai ;       <br />
       l’égarée, je la ramènerai.       <br />
       Celle qui est blessée, je la panserai.       <br />
       Celle qui est malade, je lui rendrai des forces.       <br />
       Celle qui est grasse et vigoureuse,       <br />
       je la garderai, je la ferai paître selon le droit.       <br />
           Et toi, mon troupeau       <br />
       – ainsi parle le Seigneur Dieu –,       <br />
       voici que je vais juger entre brebis et brebis,       <br />
       entre les béliers et les boucs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il remettra le pouvoir royal à Dieu le Père, et ainsi, Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 20-26.28)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
           Car, la mort étant venue par un homme,       <br />
       c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.       <br />
           En effet, de même que tous les hommes       <br />
       meurent en Adam,       <br />
       de même c’est dans le Christ       <br />
       que tous recevront la vie,       <br />
           mais chacun à son rang :       <br />
       en premier, le Christ,       <br />
       et ensuite, lors du retour du Christ,       <br />
       ceux qui lui appartiennent.       <br />
           Alors, tout sera achevé,       <br />
       quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,       <br />
       après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,       <br />
       toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.       <br />
           Car c’est lui qui doit régner       <br />
       jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.       <br />
           Et le dernier ennemi qui sera anéanti,       <br />
       c’est la mort.       <br />
           Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils,       <br />
       lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père       <br />
       qui lui aura tout soumis,       <br />
       et ainsi, Dieu sera tout en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il siégera sur son trône de gloire et séparera les hommes les uns des autres » (Mt 25, 31-46)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (Mc 11, 9b-10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,       <br />
       et tous les anges avec lui,       <br />
       alors il siégera sur son trône de gloire.       <br />
           Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;       <br />
       il séparera les hommes les uns des autres,       <br />
       comme le berger sépare les brebis des boucs :       <br />
           il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.       <br />
              <br />
           Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :       <br />
       ‘Venez, les bénis de mon Père,       <br />
       recevez en héritage le Royaume       <br />
       préparé pour vous depuis la fondation du monde.       <br />
           Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;       <br />
       j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;       <br />
           j’étais nu, et vous m’avez habillé ;       <br />
       j’étais malade, et vous m’avez visité ;       <br />
       j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’       <br />
           Alors les justes lui répondront :       <br />
       ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?       <br />
       tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?       <br />
       tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?       <br />
           tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?       <br />
       tu étais nu, et nous t’avons habillé ?       <br />
           tu étais malade ou en prison...       <br />
       Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’       <br />
           Et le Roi leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous l’avez fait       <br />
       à l’un de ces plus petits de mes frères,       <br />
       c’est à moi que vous l’avez fait.’         <br />
              <br />
           Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :       <br />
       ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,       <br />
       dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.       <br />
           Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;       <br />
       j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;       <br />
           j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;       <br />
       j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;       <br />
       j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’       <br />
           Alors ils répondront, eux aussi :       <br />
       ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu       <br />
       avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,       <br />
       sans nous mettre à ton service ?’       <br />
           Il leur répondra :       <br />
       ‘Amen, je vous le dis :       <br />
       chaque fois que vous ne l’avez pas fait       <br />
       à l’un de ces plus petits,       <br />
       c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’       <br />
              <br />
           Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,       <br />
       et les justes, à la vie éternelle. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48955218-38234132.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-A-c-est-a-moi-que-vous-l-avez-fait_a978.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-37579790</guid>
   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Oct 2019 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 3 novembre 2019. Textes: Sagesse 11, 22 – 12, 2, 2 Timothée 1, 11 – 2, 2 et Luc 19, 1-10 Zachée     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37579790-33133121.jpg?v=1569327892" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison »" />
     </div>
     <div>
      Dans les évangiles nous avons beaucoup d’histoires ou paraboles comme celles du bon samaritain ou encore celle du pharisien et du publicain que nous avons entendue dimanche dernier. Ce matin ce qui nous est présenté c’est plutôt un événement retenu par les disciples qui étaient avec Jésus. Ceux-ci l’ont raconté aux premiers convertis à la foi chrétienne. Saint Luc l’a consigné dans son évangile avec plein de détails dans le but de montrer comment accueillir le salut de Dieu dans leurs vies.       <br />
              <br />
        C'est très instructif et actuel pour nous car nous sommes dans la même situation que ces premiers chrétiens : nous désirons accueillir le salut de Dieu qu’apporte Jésus au monde. Notre démarche d’accueil du salut, donc, peut s’inspirer avec profit de celle de Zachée qu’on pourrait résumer par trois verbes : voir, entendre et répondre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Voir</span>       <br />
              <br />
       <!--On peut penser que-->Zachée <!-- dont le nom signifie « Dieu se souvient »--> monte sur un arbre parce qu'il est poussé par un fort désir de voir Jésus. En effet, il paraît très attiré par ce personnage qui passe dans sa ville de Jéricho. Il en a sûrement entendu parler car les actions et les miracles de Jésus ne passent pas inaperçus. Le lépreux guéri auparavant en Samarie s’est fait le communicateur de ce qu’il a vécu. La nouvelle a probablement précédé Jésus à Jéricho.        <br />
              <br />
       Les détails donnés par saint Luc manifestent que Zachée, malgré son métier de collecteur d’impôt qui l’amène à exploiter les gens autour de lui, a dans le cœur une petite flamme qui le porte à aller vers celui qui se présente comme l’Envoyé de Dieu et qui annonce que le salut est arrivé pour toutes les personnes qui l’accueillent.       <br />
              <br />
       C’est dans cette perspective qu’on peut regarder Zachée sur son arbre. Il s’est mis en marche. « Il cherchait à voir qui était Jésus, écrit saint Luc, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.  Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là ».        <br />
              <br />
       Zachée cherche à voir Jésus, il court en avant, il grimpe sur un sycomore qui est un grand arbre en Palestine. <!--On pourrait dire qu’il -->Il s’active et se donne les moyens de voir Jésus. Et il le voit.        <br />
              <br />
       Ce qui se passe à ce moment va changer sa vie.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Entendre</span>       <br />
              <br />
       Contre toute attente, lorsqu’il voit Jésus approcher, celui-ci  qui l’a repéré dans son arbre s’arrête. Il le regarde.       <br />
              <br />
       Zachée est estomaqué. Il est comme figé sur la branche de l’arbre où il se tient. Et alors se produit l’impensable pour lui. Jésus l’appelle par son nom. Quelqu’un a-t-il soufflé son nom à Jésus ? Peu importe, Zachée se sent reconnu comme une personne qui compte pour Jésus qui lui dit en levant les yeux vers lui : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ».       <br />
              <br />
       Zachée est complètement abasourdi par cette invitation. Il attendait pour voir Jésus, mais l’entendre s’adresser à lui de cette façon dépasse toutes ses attentes. Son cœur est profondément touché par ce qu’il entend. Il n’hésite pas, car cette invitation rejoint le désir qui avait commencé à se faire une place dans son cœur, celui d’accueillir d’un cœur pur le salut de Dieu qui veut faire de lui une créature nouvelle.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Répondre</span>       <br />
               <br />
       Après avoir entendu Jésus, Zachée saute de son arbre en face de Jésus et il se met à l’œuvre pour répondre à l’invitation de Jésus. « Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.». L’invitation de Jésus ne tombe pas dans une terre sèche et aride. Zachée inconsciemment attendait cette invitation. C’est pourquoi, il y répond promptement.       <br />
              <br />
       La réponse qu’il donne est toute inspirée du regard et de l’invitation de Jésus. Zachée est complétement retourné. Il se décide sur le champ de répondre en changeant de vie. C’est ce qu’on appelle une « conversion ». Cette conversion de Zachée est admirablement décrite par saint Luc qui nous le montre sous un jour nouveau.        <br />
              <br />
       Lui, qui exploitait ses congénères, décide de  réparer ses gestes malheureux. Il le fait de manière éclatante : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,  et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »        <br />
              <br />
       Son action est à l’image de celle de Dieu qui surpasse toujours ce qu’on attend de Lui, comme le décrit si bien l’auteur du <span style="font-style:italic">Livre de la Sagesse</span> dont nous avons lu un extrait dans la première lecture. Écoutez ces paroles de nouveau car elles s’appliquent admirablement à notre propos : « Seigneur, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent <!--. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres… tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants,  toi dont le souffle impérissable les anime tous--> ».       <br />
              <br />
       Jésus confirme sur le champ que le salut est arrivé dans cette maison dans un « aujourd’hui » qui est au-delà du temps. « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison » dit-il à ceux et celles qui l’entourent. « En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ».       <br />
              <br />
       « Aujourd’hui » encore le salut est offert à l’humanité. Ce n’est pas une invitation passée que celle de Jésus à Zachée. C’est une invitation toujours actuelle qui est adressée à chacune et chacun de nous. « Aujourd'hui, nous dit Jésus, - ce matin - je veux demeurer chez toi ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Les évangiles pour nous sont les lieux où nous rencontrons Jésus. Ils sont la Parole de Dieu qui continue de se proclamer aux diverses nations et dans le monde entier. À travers de petites histoires comme le sont les paraboles  et des événements de la vie de Jésus comme la rencontre avec Zachée, nous sommes entraînés à sa suite.       <br />
              <br />
       Demandons ce matin que notre réponse aux invitations de Jésus que l’Esprit fait surgir en nous soit aussi prompte et aussi totale que celle de Zachée. Voir, entendre et répondre, voici ce que nous sommes invités à vivre comme disciples de Jésus et ainsi Jésus nous dira à nous aussi « Aujourd'hui, le salut est arrivé dans ta maison ». C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 octobre 2019       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu aimes tout ce qui existe » (Sg 11, 22 – 12, 2)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Seigneur, le monde entier est devant toi       <br />
       comme un rien sur la balance,       <br />
       comme la goutte de rosée matinale       <br />
       qui descend sur la terre.       <br />
           Pourtant, tu as pitié de tous les hommes,       <br />
       parce que tu peux tout.       <br />
       Tu fermes les yeux sur leurs péchés,       <br />
       pour qu’ils se convertissent.       <br />
           Tu aimes en effet tout ce qui existe,       <br />
       tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ;       <br />
       si tu avais haï quoi que ce soit,       <br />
       tu ne l’aurais pas créé.       <br />
           Comment aurait-il subsisté,       <br />
       si tu ne l’avais pas voulu ?       <br />
       Comment serait-il resté vivant,       <br />
       si tu ne l’avais pas appelé ?       <br />
           En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi,       <br />
       Maître qui aimes les vivants,       <br />
            toi dont le souffle impérissable les anime tous.       <br />
              <br />
           Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu,       <br />
       tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent,       <br />
       pour qu’ils se détournent du mal       <br />
       et croient en toi, Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais ! (Ps 144, 1)       <br />
              <br />
       Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !       <br />
       Chaque jour je te bénirai,       <br />
       je louerai ton nom toujours et à jamais.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       la bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,       <br />
       il redresse tous les accablés.       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui » (2 Th 1, 11 – 2, 2)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
            nous prions pour vous à tout moment       <br />
       afin que notre Dieu vous trouve dignes       <br />
       de l’appel qu’il vous a adressé ;       <br />
       par sa puissance,       <br />
       qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez,       <br />
       et qu’il rende active votre foi.       <br />
           Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous,       <br />
       et vous en lui,       <br />
       selon la grâce de notre Dieu       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
            Frères, nous avons une demande à vous faire       <br />
       à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       et de notre rassemblement auprès de lui :       <br />
           si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre       <br />
       prétendant que le jour du Seigneur est arrivé,       <br />
       n'allez pas aussitôt perdre la tête,       <br />
       ne vous laissez pas effrayer. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 1-10)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.       <br />
           Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;       <br />
       il était le chef des collecteurs d’impôts,       <br />
       et c’était quelqu’un de riche.       <br />
           Il cherchait à voir qui était Jésus,       <br />
       mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,       <br />
       car il était de petite taille.       <br />
           Il courut donc en avant       <br />
       et grimpa sur un sycomore       <br />
       pour voir Jésus qui allait passer par là.       <br />
           Arrivé à cet endroit,       <br />
       Jésus leva les yeux et lui dit :       <br />
       « Zachée, descends vite :       <br />
       aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »       <br />
           Vite, il descendit       <br />
       et reçut Jésus avec joie.       <br />
           Voyant cela, tous récriminaient :       <br />
       « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »       <br />
           Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :       <br />
       « Voici, Seigneur :       <br />
       je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,       <br />
       et si j’ai fait du tort à quelqu’un,       <br />
       je vais lui rendre quatre fois plus. »       <br />
           Alors Jésus dit à son sujet :       <br />
       « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,       <br />
       car lui aussi est un fils d’Abraham.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver       <br />
       ce qui était perdu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/37579790-33133121.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Aujourd-hui-le-salut-est-arrive-pour-cette-maison_a918.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C (Luc 1, 39-45) «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2015 03:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent 20 décembre 2015 Année C Textes: Michée 5, 1-4a, Hébreux, 10, 5-10 et Luc 1, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8598768-13553235.jpg?v=1449948218" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C (Luc 1, 39-45) «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C (Luc 1, 39-45) «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance. Cet épisode de la rencontre de Marie et Élisabeth que raconte saint Luc avec une émotion contenue est un des plus beaux de tout son évangile. Il l'a sûrement reçu de Marie elle-même. Et il en a dégagé toute la beauté et la richesse que ces mamans entrevoyaient et que l'avenir allait confirmer.       <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Les récits</span>       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à  l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : "Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole" (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. "Il sera appelé Fils de Dieu", lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       La jeune fille était Marie fiancée à Joseph. Celui-ci, comme elle d'ailleurs, ne comprenait pas ce qui leur arrivait. Et pourtant, Marie et Joseph s'en remettaient à Dieu avec confiance.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi : "Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois". Marie  n'écoute que son premier mouvement intérieur et part en hâte pour aller la voir. Nous avons dans l'évangile qui vient d'être lu le récit de leur rencontre à nulle autre pareille.       <br />
              <br />
       Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'un puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth  "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, écrit saint Luc, l'enfant tressaillit en elle".  Élisabeth en est toute remuée et elle s'écrie "Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Sauveur vienne jusqu'à moi?"        <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Signification</span>       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu  se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Élisabeth par sa foi et son accueil donnera au monde le Précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, l'ultime prophète, appelé à désigner Celui qui sera le Sauveur. Dès sa naissance, il sera consacré à Dieu par ses parents, il fera le parcours d'un jeune juif, étudiant et vivant la Parole de Dieu donnée à son peuple ( la Torah ). Il se retirera au désert vivant frugalement et prêchant la conversion comme on l'a vu dans les évangiles des deux derniers dimanches.        <br />
              <br />
       De son côté Marie, pleine de grâces, est engagée sur un chemin de foi en Dieu dont elle attend tout et dont elle se fait la servante. Tout son être de mère se remplit de Dieu. Elle devient mère de Dieu dans son corps en portant Jésus, mais elle le deviendra encore plus, si l'on peut dire comme le fait saint Augustin, en le portant dans son coeur par la foi. Elle devient ainsi le canal que Dieu choisit pour manifester au monde son amour miséricordieux.  Elle sera la "Mère de miséricorde" comme on aimera à le rappeler souvent dans l'Année jubilaire de la miséricorde que nous vivons et comme nous le chantons dans le "Salve Regina" (voir les paroles à la fin de l'homélie).        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ?        <br />
              <br />
       Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont  des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie.  Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ?  Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       C'est ce que le pape François nous aidera à faire dans cette belle  prière à la Vierge composée spécialement pour la journée du 8 décembre 2015  lors de la visite traditionnelle du pape à la statue de la Vierge de la Place d'Espagne à Rome que j'aimerais vous partager en terminant.       <br />
              <br />
       "Vierge Marie... Sous ton manteau, il y a de la place pour tous, parce que tu es la Mère de la Miséricorde.  Ton cœur est plein de tendresse envers tous tes enfants : la tendresse de Dieu, qui a pris chair en toi et qui est devenu notre frère, Jésus, Sauveur de tous les hommes et de toutes les femmes. En te regardant, notre Mère Immaculée, nous reconnaissons la victoire de la divine miséricorde sur le péché et sur toutes ses conséquences ;  et se ravive en nous l’espérance d’une vie meilleure,  libre des esclavages, des rancœurs et des peurs.  Aujourd’hui, ici, nous entendons ta voix maternelle qui appelle chacun à se mettre en chemin vers cette Porte, qui représente le Christ. Tu dis à tous : 'Venez, approchez-vous dans la confiance ;  entrez et recevez le don de la miséricorde ;  n’ayez pas peur, n’ayez pas honte :  le Père vous attend à bras ouverts pour vous donner son pardon et vous accueillir dans sa maison. Venez tous à la source de la paix et de la joie'. Nous te remercions, Mère immaculée, parce que sur ce chemin de réconciliation, tu ne nous laisses pas seuls, mais tu nous accompagnes, tu es proche de nous et tu nous soutiens dans toutes les difficultés. Bénie sois-tu, maintenant et toujours. Amen."       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth.  Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 décembre 2015       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <br />       <br />
       <a name="salve"></a><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Salve Regina<o:p></o:p></span></b></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'="">Salve, Regína, Máter misericórdiæ <br />Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve. <br />Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ. <br />Ad te suspirámus, geméntes et flentes <br />in hac lacrimárum válle. <br />Eia ergo, Advocáta nóstra, <br />íllos túos misericórdes óculos <br />ad nos convérte. <br />Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi, <br />nóbis post hoc exsílium osténde. <br />O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p>       <br />
       <br /><br />       <br />
       <p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><i style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Traduction française<o:p></o:p></span></i></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'=""><!--Salut, ô Reine, Mère de miséricorde,<br /> notre vie, notre consolation, notre espoir, salut!<br />Enfants d'Eve, de cette terre d'exil nous crions vers toi; <br />vers toi nous soupirons,  gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.<br />Ô toi, notre Avocate, tourne vers nous <br />ces yeux compatissants qui sont tiens.<br />Et, après cet exil, montre-nous  Jésus, <br />le fruit béni de ton sein,<br /> ô clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie!<br />-->       <br />
              <br />
       Je te salue, Ô Reine, Mère de miséricorde,<br />Toi qui es pour nous vie, douceur, espérance.<br />Vers Toi, nous les fils d'Ève,nous crions dans notre exil,<br />Vers Toi nous soupirons, gémissant et pleurant<br /> dans cette vallée de larmes.<br />Ô Toi, notre Avocate,<br />tourne vers nous <br />tes yeux pleins de bonté,<br />Et Jésus, le fruit béni de ton sein,<br />montre-le nous au terme de cet exil.<br />Ô clémente, ô si bonne, ô douce,Vierge Marie.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p><br />       <br />
       <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Luc-1-39-45-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a679.html</link>
  </item>

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   <title>Accueil des séminaristes anciens et nouveaux par la communauté des prêtres du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Fri, 16 Sep 2011 03:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après la concélébration eucharistique, ce mercredi 14 septembre 2011, les prêtres de la communauté (agrégés, auxiliares et associés) recevaient à la Salle de lecture du Parvillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec, les séminaristes résidants cette année au Grand Séminaire situé aux étages supérieurs du Pavillon.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3277716-4695599.jpg?v=1316138417" alt="Accueil des séminaristes anciens et nouveaux par la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" title="Accueil des séminaristes anciens et nouveaux par la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Monsieur l'abbé Mario Côté, recteur du Grand Séminaire, oeuvre première et principale de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, a présenté les nouveaux séminaristes et a donné des nouvelles de ceux qui sont à l'extérieur de la résidence pour leur stage pastoral. Le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. a remis à chaque nouveau séminariste l'écusson du Séminaire de Québec représentant <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/armoiries_laval_plus.htm">les armes</a> du fondateur le bienheureux François de Laval.       <br />
              <br />
       Après une santé prise ensemble, tout le monde s'est retrouvé au réfectoire de la communauté pour un repas fraternel. Cette tradition d'un accueil des séminaristes par les prêtres de la communauté remonte à 2002. C'est un moment où l'on vit l'intergénérationnel avec bonheur et où le soutien mutuel si cher à François de Laval prend tout son sens. L'Équipe du Grand Séminaire est responsable de l'animation et de la formation des futurs prêtres qui vivent au Grand Séminaire. La vie au Grand Séminaire est séparée de celle de la communauté des prêtres, mais ces moments de &quot;fraternisation&quot; sont des plus appréciés tant des séminaristes que des prêtres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3277716-4695607.jpg?v=1316138269" alt="Accueil des séminaristes anciens et nouveaux par la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" title="Accueil des séminaristes anciens et nouveaux par la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3277716-4695599.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Accueil-des-seminaristes-anciens-et-nouveaux-par-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec_a430.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Serviteur de l'Évangile » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont</title>
   <pubDate>Sat, 11 Jun 2011 16:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère, P.H., supérieur général du Séminaire de Québec, lors de la messe anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont, prêtre agrégé de la Communauté des prêtres du Séminaire de Québec, à la chapelle du Séminaire le 11 juin 2011 Textes des lectures: Actes 11, 21b-26; 13, 1-3 et Matthieu 10, 7-13 en la fête de saint Barnabé.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3021009-4302993.jpg?v=1306961782" alt="« Serviteur de l'Évangile » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont" title="« Serviteur de l'Évangile » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont" />
     </div>
     <div>
      C’est le souvenir de monsieur <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Deces-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont-1920-2010--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec_a359.html">l'abbé Henri Beaumont</a> (1920-2010) qui nous rassemble ce matin. Il nous a quittés le 22 juin 2010 de façon assez rapide et tout doucement, sans faire de bruit. Cette image d'un homme discret et effacé reste dans nos mémoires.        <br />
              <br />
       Le personnage de saint Barnabé que nous fêtons en ce jour et dont la première lecture nous raconte l'envoi en mission est,  à première vue, à l'opposé de ce que fut monsieur Beaumont. Et pourtant, les deux personnages nous révèlent le coeur de l'Église qui se nourrit de la complémentarité des charismes de ses membres. Le Corps mystique du Christ qui est l'Église est formé de divers membres avec leurs talents, leurs ressources et  leur vocation propre qui en manifestent la beauté et la richesse.       <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Ouvrier de l'Évangile</span>       <br />
              <br />
       On peut dire sans exgération que notre confrère monsieur Beaumont fut comme saint Barnabé un ouvrier remarquable de l'Évangile. Comme lui c'est par l'imposition des mains reçue à son ordination au presbytérat qu'il a été consacré dans sa vocation de prêtre. Comme Barnabé et Paul, il a accepté d'être séparé, mis à part, pour le service de l'Évangile.        <br />
              <br />
       Il n'a pas pour autant laissé de côté les membres de sa famille ici présents. Il fut toujours pour eux un soutien, un conseiller et un confident même dans les moments difficiles. Mais ce que je retiens, c'est la fidélité durable à un appel entendu dans sa jeunesse et à une vocation qui s'est manifesté dans un service auprès des autres qui a pris diverses formes.        <br />
              <br />
       Son intelligence, son discernement et son jugement furent sans cesse mis à contribution dans son enseignement à la Faculté de théologie et de sciences religieuses, auprès des couples, comme juge au tribunal matrimonial diocésain, comme supérieur et directeur spirituel au Grand Séminaire pour ne citer que quelques-uns des terrains où s'est réalisé sa vocation de prêtre.       <br />
              <br />
       2 - <span style="font-style:italic">À l'écoute</span>       <br />
              <br />
       Ouvrier de l'Évangile, monsieur Beaumont, fut aussi comme saint Barnabé, mais à sa façon, un apôtre ouvert aux personnes et aux nouveautés de l'Esprit. On voit dans la première lecture Paul et Barnabé qui prennent du temps avec les gens à Antioche &quot;...pendant toute une année, est-il écrit, ils furent les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable.         <br />
              <br />
       Tel fut monsieur Beaumont : présence assidue et constante; écoute attentive et ouverte; annonce claire et sentie de l'amour de Jésus. Les heures passées à son bureau comme conseiller spirituel furent les plus belles de sa vie, disait-il. À la retraite, il ne cessait de recevoir ceux et celles qui se présentaient.        <br />
              <br />
       Cette facette de la vie de monsieur Beaumont ne le confinait pas dans l'individuel et l'intime, Il a su comme Paul et Barnabé &quot;instruire une foule considérable&quot;, c'est-à-dire guider et encadrer avec compétence et sagesse de nombreux étudiants et étudiantes au cours de sa carrière de professeur d'Éthique et Morale. On pourrait dire de lui ce que l'auteur des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> écrit de Barnabé ; &quot;c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi&quot; (<span style="font-style:italic">Actes, 11, 24</span>).       <br />
              <br />
       3 -<span style="font-style:italic"> Dépouillé et donné aux autres</span>       <br />
              <br />
       Si nous laissons maintenant les paroles de l'évangile de Matthieu résonner en nous, celles-ci, rapportant certaines des consignes données par Jésus à ses disciples, me paraissent s'incarner profondément dans la vie de monsieur Beaumont : surtout son détachement proverbial et son attention au vécu des personnes.        <br />
              <br />
       &quot;Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement&quot; conseille Jésus aux Apôtres. Restez libres &quot;ni or ni argent... ni sac, ni sandales, ni bâton.&quot; Monsieur Beaumont avait bien compris cette consigne. Il fut un homme libre dans sa vie personnelle, dans ses opinions, dans son enseignement, dans ses conseils. &quot;Serviteur de l'Évangile&quot;, il trouvait dans ces Paroles de vie la source de cette liberté.       <br />
              <br />
       &quot;Informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir...rester chez lui...&quot; dit Jésus aux Apôtres. Je trouve dans cette autre consigne de Jésus une illustration du soin que mettait monsieur Beaumont à ne pas s'imposer, à procéder lentement, à regarder les personnes en face, à les accueillir en ce qu'elles étaient sans jamais les juger.        <br />
              <br />
       Son attention au vécu des personnes était proverbiale. Plutôt que de transmettre une théorie, une réflexion abstraite, monsieur Beaumont s'intéressait à la vie concrète, aux situations particulières. Casuiste, disait-on de lui sans être péjoratif, il l'était admirablement. On reconnaissait ainsi son souci continuel d'aller dans les détails des situations pour mieux les peser, les évaluer et porter un jugement équilibré.        <br />
              <br />
       Je m'arrête dans cet éloge qui ne nous éloigne pas cependant des lectures du jour puisqu'il nous donne l'occasion de reconnaître en saint Barnabé dont c'est la fête et en monsieur Beaumont dont nous faisons mémoire d'admirables &quot;serviteurs de l'Évangile&quot; chacun à leur façon.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Baptisés et disciples de Jésus, nous sommes invités à marcher dans la même voie. Les obstacles ne manquent pas. La route est difficile parfois. Comme le prophète Élie nous risquons de manquer de force pour aller jusqu'au bout. La force et la nourriture spirituelle dont nous avons besoin nous les trouvons dans l'Eucharistie.       <br />
              <br />
       Que cette célébration en mémoire de notre frère Henri ravive notre foi, soutienne notre espérance et nous enflamme d'amour. C'est ce que je nous souhaite à tous.       <br />
              <br />
       Amen!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3021009-4302993.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Serviteur-de-l-Evangile-Homelie-pour-l-anniversaire-du-deces-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont_a417.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 3 septembre 2010: "Des départs et des arrivées..."</title>
   <pubDate>Tue, 07 Sep 2010 22:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SME-Info Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hommage des prêtres au cardinal Ouellet, article de l'abbé Mario Côté, recteur du Grand Séminaire de Québec : statistiques, calendrier et nouvelles entrées, témoignage du professeur Bernard Keating sur l'abbé Henri Beaumont, calendrier des activités, dates à retenir, mot du supérieur général etc. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2332006-3261361.jpg?v=1289459893" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 3 septembre 2010: "Des départs et des arrivées..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 3 septembre 2010: "Des départs et des arrivées..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <I>       <br />
       Les jours se suivent et ne se ressemblent pas toujours. La pause estivale nous a fourni plein d’émotions à commencer par la nomination de notre archevêque, le Cardinal  Ouellet, comme préfet de la Congrégation des évêques et président de la Commission pour l’Amérique latine. Dans le sillage de cette nomination, nous avons vécu le 15 août 2010 à Ste-Anne-de-Beaupré un événement reconnaissance qui a rassemblé 2 000 personnes. Le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest et madame Michèle Dionne y participaient ainsi que 25 évêques et environ 125 prêtres.        <br />
              <br />
       L’abbé Mario Duchesne au nom des prêtres a souligné que le presbyterium assure une continuité de mémoire dans une Église locale. Celui de Québec, a-t-il dit, a une longue mémoire et désormais le Cardinal Ouellet comme pasteur de notre Église pendant sept ans en fait partie. Ses initiatives ont suscité espérance et questionnement parfois, mais c’est dans la foi que ses gestes et sa parole ont été porteurs de renouveau. Le Séminaire de Québec a collaboré de façon particulière à la fondation du Petit Séminaire diocésain actualisant de nouveau la vision de son fondateur, le bienheureux François de Laval qui a inscrit la formation des futurs prêtres comme la priorité numéro un de la communauté des prêtres du Séminaire mise sur pied, comme on le sait, le 26 mars 1663.       <br />
              <br />
       Laissons-nous emporter par le vent de l’Esprit avec sagesse et discernement et que la nouvelle année soit pour toutes et pour tous une année de renouveau et de mémoire.       <br />
       Bonne lecture!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       </I>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      NOMINATIONS       <br />
              <br />
       Monsieur l'abbé Mario Côté a été nommé recteur du Grand Séminaire de Québec pour un troisième mandat qui se terminera le 31 juillet 2013.        <br />
       Monsieur l'abbé René Bégin et monsieur l'abbé Serge Lavoie ont été élus membres du Conseil du Séminaire de Québec pour deux ans.       <br />
       Monsieur le chanoine Jacques Lemieux a été renommé conservateur du patrimoine du Séminaire de Québec jusqu’au 30 juin 2011.        <br />
       Mgr l’Archevêque a nommé monsieur l’abbé Louis Corriveau administrateur des paroisses de Saint-Raymond et de Sainte-Christine dans Portneuf. Il quittera donc l’Équipe d’animation du Grand Séminaire de Québec tout en conservant quelques contributions au Grand Séminaire.        <br />
              <br />
       DATES À RETENIR       <br />
              <br />
       31 août 2010 : Accueil des séminaristes par la communauté des prêtres du Séminaire.       <br />
       2 septembre 2010 : Lancement de l’année pastorale au Montmartre à Québec sous le thème « Évangélisation : un défi pour nous aujourd’hui ».       <br />
       12 septembre 2010 : Inauguration officielle des nouveaux locaux du Petit Séminaire diocésain de Québec sur la rue Marie-Victorin (arrondissement de Sillery).       <br />
       12 septembre 2010 : Cérémonie d’accueil à 10 h 30 pour l’abbé Louis Corriveau à St-Raymond.       <br />
       2 octobre 2010 : Ordination presbytérale d'Yves Fournier, séminariste du Diocèse de Québec, à Notre-Dame-de-la-Victoire à Lévis à 19 h.       <br />
       21 novembre 2010 :  Fête du Christ Roi - célébration pour les ministères d’acolyte et de lecteur.       <br />
              <br />
       ACTIVITÉS PASTORALES MAISON FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP       <br />
              <br />
       3 octobre 2010 : Recollection « Équipe Notre-Dame ».       <br />
       30 octobre au 1er novembre 2010 : Rencontre « Vivre et Aimer ».       <br />
       5 novembre 2010 : Rencontre du Groupe de 1re étape du Grand Séminaire.       <br />
       13 novembre 2010 : Rencontre fiancés.       <br />
              <br />
       SAVIEZ-VOUS …        <br />
              <br />
       - Quand la restauration du Vieux-Séminaire s’est-elle faite et pour quelles raisons ?        <br />
       			Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
       - Quel est l’architecte qui a réalisé le nouveau tombeau du bienheureux François de Laval à la Basilique-Cathédrale et quand ? 												Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       NOUVEAUX RÉSIDANTS       <br />
              <br />
       Cordiale bienvenue à deux nouveaux résidants. Il s’agit de l’abbé Cyriaque Somé du Diocèse de Diebougou au Burkina-Faso qui est envoyé pour faire des études à l’Université Laval en communications et qui sera avec nous pendant trois ans.        <br />
              <br />
       Le second résidant nous revient pour l’automne 2010. Il s’agit du père Olivier Robin, salésien français, qui résidera au Séminaire jusqu’en décembre 2010 pour ses recherches en vue d’un doctorat en théologie. Cordiale et fraternelle bienvenue !       <br />
              <br />
       UNE NOUVELLE ANNÉE DE FORMATION QUI S’OUVRE DEVANT NOUS       <br />
              <br />
       Je prends quelques lignes du premier SME Info de l’année pastorale pour venir vous donner quelques nouvelles du Grand Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Pour cette nouvelle année de formation, nous accueillerons quatre nouveaux candidats qui seront séminaristes pour le Diocèse de Québec. J’aurai le bonheur de les présenter aux membres de la communauté des prêtres du Séminaire le mardi 31 août prochain dans le cadre de la santé d’accueil offerte par le Supérieur général. La communauté de formation comptera 22 séminaristes au total; 10 sont actuellement en stage (dont 2 en stage diaconal) dans leur diocèse respectif et les autres seront en résidence au Grand Séminaire (3 en première étape / 6 en deuxième étape/ 3 en quatrième étape).        <br />
              <br />
       Le début de notre année est marqué par différentes activités dont la session d’initiation, pour les nouveaux séminaristes au Petit Cap du 24 au 29 août, pendant que les candidats de deuxième étape seront en retraite prêchée par l’abbé Louis Corriveau au monastère de St-Jean-de-Matha. Les candidats de quatrième étape pour leur part auront une session de mise en route également au Petit Cap à compter du 27 août. Les séminaristes stagiaires quant à eux sont déjà à l’œuvre dans leurs milieux de stage respectifs.        <br />
              <br />
       Tout ce monde se retrouvera à la célébration de début d’année que je présiderai le dimanche 29 août en la chapelle historique de St-Louis-de-Gonzague du Petit-Cap. Les six nouveaux stagiaires (Alexis L’Heureux, Mario  Desrosiers, François Diamond, Roger Laroche, Gerrry Dufour et Claude Brochu) seront officiellement envoyés en mission dans        <br />
       leurs paroisses de stage. La communauté de formation du Grand Séminaire profitera aussi de cette occasion pour saluer notre confrère Louis Corriveau qui a consacré les quatorze dernières années de sa vie à la formation des séminaristes et qui sera introduit dans ses nouvelles fonctions de curé à St-Raymond et Ste-Christine dans la région de Portneuf le 12 septembre prochain.         <br />
              <br />
       Les activités régulières de formation et l’année universitaire débuteront le lundi 30 août.        <br />
              <br />
       Aussi, c’est avec enthousiasme que nous entreprenons cette nouvelle année et j’invite tous les lecteurs du SME Info à nous porter dans leurs prières afin que notre travail de formation, d’accompa-gnement et de discernement soit fructueux et ajusté à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Mario Côté, ptre       <br />
       Recteur du Grand Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       DÉCÈS DE L’ABBÉ HENRI BEAUMONT (1920-2010) : UN SAGE ET UN SAINT       <br />
              <br />
       Le sous-titre « Un sage et un saint » ne voudrait pas blesser l’humilité de Monsieur Beaumont, mais d’après les témoignages reçus, il exprime parfaitement le personnage. Ses étudiantes et ses étudiants ainsi que les personnes qu’il a accompagnées et celles qui l’ont si souvent consulté sont unanimes à ce sujet. Bernard Keating, professeur d’éthique à l’Université Laval termine son témoignage par cette phrase : « le jugement que nous admirions chez lui avait une source bien en amont de sa finesse intellectuelle. Il prenait racine dans la bonté de l’homme. C’est un regard plein de bonté qu’il posait sur les personnes. Ce fut un privilège que d’avoir été associé à son enseignement. Je lui suis redevable de maintes façons. »       <br />
              <br />
       À l’Hôtel-Dieu de Québec, le 22 juin 2010, est décédé, à l'âge de 90 ans et 4 mois, monsieur l’abbé Henri Beaumont, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1957, fils de feu Albert Beaumont et de feu Florida Boucher.        <br />
              <br />
       Après avoir fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec 1934-1942, il entre au Grand Séminaire de Québec où il obtient sa Licence en Théologie en 1947. Il est ordonné prêtre le 15 juin 1946. Après son ordination, il est        <br />
              <br />
              <br />
       nommé au Grand Séminaire et professeur en Théologie. Il poursuit des études supérieures en Droit canonique à Rome et il obtient un Doctorat en 1954. De retour à Québec, il reprend son poste de professeur à la Faculté de Théologie de l’Université Laval, poste qu’il occupe jusqu’en 1989. Il enseigne principalement la théologie morale et l’éthique.        <br />
              <br />
       Parallèlement à sa carrière de professeur, il est membre de l’Équipe du Grand Séminaire jusqu’en 1999, directeur des séminaristes à la Maison des étudiants 1954-1957, assistant du supérieur du Grand Séminaire 1963-1968, puis supérieur du Grand Séminaire (1969-1972). De plus, il est avocat et juge au Tribunal diocésain à partir de 1955, conseiller moral des équipes Seréna 1980-1997, aumônier des ursulines du Vieux-Monastère 1973-2005 et aumônier des Sœurs de la Saint-Famille de Bordeaux 1989-1997. Il a aussi exercé un ministère dominical dans plusieurs paroisses.       <br />
              <br />
       Les funérailles ont été célébrées à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le lundi 28 juin 2010 à 10 h 30 par le Cardinal Marc Ouellet.       <br />
              <br />
              <br />
       RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS?       <br />
              <br />
       1 - Au cours de l'été de 1987, le projet de recyclage du Vieux-Séminaire est annoncé: l'École d'architecture de l'Université Laval s'y installera. L'Université se réapproprie alors son lieu d'origine, dans le Quartier Latin, plusieurs décennies après le grand déménagement vers la Cité universitaire de Sainte-Foy. En 1987, les élèves du Petit Séminaire de Québec déménagent dans de nouveaux locaux et d'importants travaux sont alors effectués sur le vieil édifice, un monument de notre histoire, pour l’adapter aux conditions contemporaines sans toutefois évacuer toutes ses richesses.        <br />
              <br />
       2 -  La chapelle funéraire du bienheureux François de Laval, notre fondateur et premier évêque de Québec, est l’œuvre d’Émile Gilbert et associés en 1993. À l'extérieur, le volume de la chapelle en hémicycle excède en hauteur celui du bas-côté et crée une certaine animation rue De Buade en interrompant la perspective de la longue muraille de la basilique, directement dans l'axe de la rue du Trésor. Un haut-relief en bronze, œuvre de Jules Lasalle, y symbolise la rencontre de deux cultures et de deux systèmes de valeurs: une famille de souche amérindienne et une famille de souche française. À l'intérieur, autour du tombeau de  François de Laval éclairé par une bande de lumière verticale, une carte géographique gravée dans le sol en granit représente le Diocèse de Québec au XVIIe siècle, tandis que quatre bas-reliefs en verre évoquent la vie et l'œuvre du prélat : Appel, Fondation, Croissance, Abandon.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://twitter.com/smequebec">Séminaire de Québec sur Twitter</a>       <br />
              <br />
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              <br />
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              <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVII – No 3,  septembre 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2332006-3261361.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-3-septembre-2010-Des-departs-et-des-arrivees_a365.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques.</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2009 17:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Ce que vous vénérez, sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer. » Homélie prononcée lors de la fête du Supérieur général par Mgr Hermann Giguère P.H. à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand, Séminaire de Québec, le 20 mai 2009. Textes de l'Écriture: Actes17, 15.22-18,1(discours de saint Paul à Athènes au complet : Actes 17, 16-34) et Jn 16, 12-15. Mercredi de la 6e semaine de Pâques.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1385704-1833521.jpg?v=1289459860" alt="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." title="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." />
     </div>
     <div>
      Les lectures d’aujourd’hui demanderaient des commentaires assez développés, mais n’ayez crainte, je ne serai pas très long. Il reste qu’en cette année paulienne, le discours de saint Paul devant les Athéniens résonne à nos oreilles de façon interpellante. Le contenu de cette annonce de l’Évangile tranche avec celle de Pierre après la Pentecôte ou encore avec le discours de Paul à Antioche (Actes 13, 16-43) que nous avons lu au cours des dernières semaines. Il s’agit toujours du même Évangile bien sûr que Paul annonce, mais nous pouvons constater ici que Paul se préoccupe non seulement du contenu, mais aussi de la façon de transmettre ce contenu. Voilà pourquoi, ce discours de Paul aux Athéniens est des plus actuels pour nous.       <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Contexte : le deuxième voyage missionnaire</span>       <br />
              <br />
       De l'an 49 à l'an 52, selon les spécialistes de saint Paul, celui-ci est engagé dans son deuxième voyage missionnaire qu’il commence à  Antioche dans les difficultés avec Barnabé qu’il laisse pour traverser la Turquie actuelle avec Silas (Actes 15, 36-40). Plus de mille kilomètres. Il retrouve les communautés déjà fondées notamment celle des Galates et rencontre Timothée qui l’accompagnera pour le reste du voyage. Le groupe s’embarque pour la Macédoine, poursuit sa route, évangélisant Thessalonique et Bérée et Paul se retrouve à Athènes, la capitale culturelle de la Grèce. Il y est seul attendant que Timothée et Silas viennent le rejoindre.       <br />
              <br />
       Transportons-nous dans cette capitale il y a presque 2000 ans en même temps que Paul. La ville est une des plus belles villes de l’époque, pleine d’animation, de culture comme le sont aujourd’hui Paris ou New-York. Parcourons la ville avec Paul. Admirons-y les magnifiques bâtiments, les riches maisons sculptées en pierre blanche, les théâtres et les fontaines. Avec Paul, au fil de notre promenade, nous découvrons aussi les nombreux temples où l'on adorait une multitude de divinités. Petits temples bien souvent avec colonnades et frontons sculptés et décorés. Chaque temple a son dieu ou sa déesse.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un discours exemplaire       <br />
       </span>       <br />
       Lorsqu’il commence à s’adresser aux gens réunis autour de lui à l’Aréopage, Paul se sert de cette visite pour en faire un point d’accrochage : « En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j’y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : ‘ Au dieu inconnu’ ».       <br />
              <br />
       Voilà le départ. Et le discours continue avec un souci remarquable de rejoindre les auditeurs. Cependant, remarquez-le, il y a plus qu’une technique de communication ici.       <br />
              <br />
       Autant, jusqu’ici on voyait Paul se faisant « juif avec les juifs », autant on le voit maintenant se faire « grec avec les grecs », autant on l’entendait citer plein de passages de l’Ancien Testament et se référer à l’histoire d’Israël, autant maintenant à Athènes on sent l’adaptation au milieu païen, mais le discours s’achève avec la proclamation de la résurrection de façon non équivoque. « [Dieu] a fixé le jour où il va juger l’univers avec justice, par un homme qu’il a désigné;  il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d’entre les morts. »       <br />
              <br />
       L’ensemble de l’argumentation va dans le sens d’un effort pour rejoindre ceux à qui Paul s’adresse pour la proclamation de l’Évangile. Ce discours est vraiment remarquable du point de vue de la communication, mais il n’est pas seulement un effort de communicateur, il est aussi la parole d’un évangélisateur.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application       <br />
       </span>       <br />
       On parle volontiers dans le Québec d’aujourd’hui de « nouvelle évangélisation ». La Montée des Jeunes qui a eu lieu en fin de semaine dernière avait comme thème : « Missionnaire, ose le style saint Paul. » On trouve dans le discours à Athènes, un bel exemple du « style saint Paul», d'une véritable méthode d'évangélisation.       <br />
              <br />
       Paul se trouve à Athènes dans une situation inédite : - il est seul, sans aide ni équipe. Qu’est-ce que Paul fait dans un tel contexte?  Premièrement, Paul commence par faire le tour de la ville pour prendre connaissance du milieu dans lequel il se trouve. Deuxièmement, il cherche des ponts par lesquels il peut, avec l’Évangile, rejoindre les Athéniens dans ce qu’ils croient. C’est pourquoi, Paul ne part pas, contrairement à l’accoutumée, des affirmations bibliques pour s’adresser aux Grecs. Il part des éléments connus de leur culture par lesquels il y a une porte d’entrée pour l’Évangile. Et, troisièmement, Paul proclame le kérigme : « Il est ressuscité, oui, cet homme est vraiment ressuscité » comme le chante notre liturgie pascale.        <br />
              <br />
       L'approche est différente de celle qu'il avait avec les juifs, mais son message ne change pas. Il demeure le même qu’à Antioche : Dieu a ressuscité Jésus pour en faire le Premier-Né d’une multitude de frères et sœurs, même si Paul sent que celui-ci est difficile à entendre pour les Grecs. En effet, on se moque de lui, mais ce n’est pas l’échec total, étant donné que naît à Athènes une petite communauté chrétienne : Denys, Damaris et quelques autres (Actes 17, 32- 34).       <br />
              <br />
       Le pape Paul VI écrivait  dans l' <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi »</span>  : « Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.»        <br />
              <br />
       Et Jean-Paul II, faisant écho à ces paroles, écrit dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »        <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Cette méditation, plus longue que ce que je m’imaginais, nous garde, avec saint Paul, dans le sillage du texte de l’évangile de Jean qui nous invite à rester toujours attentifs à l’Esprit si nous voulons connaître et suivre Jésus. « Il reprend ce qui vient de moi, dit Jésus, pour vous le faire connaître. » (Jn 16,15)        <br />
              <br />
       Prions, chers amis, pour que nous sachions bien  discerner les voies de l’Esprit pour notre Église d’aujourd’hui, pour notre communauté et pour notre cheminement de vie personnel,       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous donne d’être, de plus en plus,  unis au Seigneur ressuscité comme des membres vivants et rayonnants de la beauté, de la bonté et de l’amour de Celui en qui « il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d’exister » (Actes 17, 28).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       20 mai 2009       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________________________________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citations       <br />
       </span>       <br />
       Le pape Paul VI, de regrettée mémoire,  a pris la peine de rappeler, dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi »</span> (8 décembre 1975)  la nécessité d’une annonce explicite de l’Évangile. Il écrivait au numéro 22 : «La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés. L’histoire de l’Église, depuis le discours de Pierre le matin de Pentecôte, s’entremêle et se confond avec l’histoire de cette annonce. À chaque nouvelle étape de l’histoire humaine, l’Église, constamment travaillée par le désir d’évangéliser, n’a qu’une hantise : qui envoyer annoncer le mystère de Jésus ? Dans quel langage annoncer ce mystère ? Comment faire pour qu’il retentisse et arrive à tous ceux qui doivent l’écouter ? »       <br />
              <br />
       Et Jean-Paul II faisant écho à ces paroles écrit dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> (6 janvier 2001)  : « Nous nous interrogeons avec un optimisme confiant, sans pour autant sous-estimer les problèmes. Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! Il ne s'agit pas alors d'inventer un ‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste. C'est un programme qui ne change pas avec la variation des temps et des cultures, même s'il tient compte du temps et de la culture pour un dialogue vrai et une communication efficace. Ce programme de toujours est notre programme pour le troisième millénaire » (Numéro 29).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1385704-1833534.jpg?v=1289459860" alt="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." title="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1385704-1833521.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-paulienne-Homelie-sur-le-discours-de-saint-Paul-a-Athenes-en-Actes-17-16-34-Mercredi-de-la-6e-semaine-de-Paques_a278.html</link>
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   <title>9 nouveaux séminaristes au Grand Séminaire de Québec en 2008</title>
   <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 18:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce n'est pas moins de 9 nouveaux séminaristes (5 de Québec, 1 de St-Jean-Longueuil, 1 d'Alexandria-Cornwall et 1 de l'Institut séculier Pie X ) que nous nous préparons à accueillir, ce qui est beaucoup plus que l'an passé où n'avons eu 2 nouveaux séminaristes. Voici les noms des nouveaux aspirants. De Québec : Daniel Busque, Michël Girard, Roger Laroche et Guillaume Rodrigue plus un autre. D’Alexandria-Cornwall : Timothy Humphries. De St-Jean-Longueil : Mario Desrosiers. De St-Jérôme: Rochard Synnot. De l’Institut Pie X : Patrick Simard.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1014071-1272219.jpg?v=1289459834" alt="9 nouveaux séminaristes au Grand Séminaire de Québec en 2008" title="9 nouveaux séminaristes au Grand Séminaire de Québec en 2008" />
     </div>
     <div>
      La communauté comptera donc au total 25 séminaristes dont 5 sont actuellement en stage dans leurs diocèses respectifs. La seconde étape qui correspond aux études théologiques compte 8 séminaristes et en quatrième étape, celle du retour de stage, il y a 2 séminaristes. Les activités reprendront du côté du Grand Séminaire le 26 août par une session à Petit Cap pour les séminaristes de première étape et la retraite pour les autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les cours à l'Université commenceront mardi, le 2 septembre, et le même jour, à 17h15, le Supérieur général du Séminaire de Québec et les prêtres de la communauté recevront tous les séminaristes, anciens et nouveaux, pour une repas fraternel. Avant le repas, le Recteur du Grand Séminaire, monsieur l'abbé Mario Côté, présentera les nouveaux séminaristes et le Supérieur général leur remettra, comme signe distinctif, un écusson du Séminaire de Québec représentant les armoiries de Mgr François de Laval.       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       _________________________________________________________       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <a class="link" href="http://www.gsdq.org/files/index.php?id=14">Liste des séminaristes à l'automne 2008</a>       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.gsdq.org">Site internet du Grand Séminaire de Québec</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1014071-1272232.jpg?v=1289459834" alt="9 nouveaux séminaristes au Grand Séminaire de Québec en 2008" title="9 nouveaux séminaristes au Grand Séminaire de Québec en 2008" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1014071-1272232.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/9-nouveaux-seminaristes-au-Grand-Seminaire-de-Quebec-en-2008_a206.html</link>
  </item>

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