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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:01:33+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910253-48825430.jpg?v=1674081028" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910253-48825430.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757395-64417812.jpg?v=1674081028" alt="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757395-64417812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-21962656</guid>
   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B « Un combat jamais fini »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Jun 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 10 juin 2018 Année B. Textes: Genèse 3, 9-15,2 Corinthiens 4, 13 – 5, 1 et Marc 3, 20-35 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/21962656-24823773.jpg?v=1525873753" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B « Un combat jamais fini »" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B « Un combat jamais fini »" />
     </div>
     <div>
      Vous remarquerez que le président de la célébration porte une chasuble verte. La couleur verte, synonyme d’espérance, nous accompagnera pour le reste de l’année liturgique jusqu’à l’Avent 2018.       <br />
              <br />
       Les dimanches se succéderont avec, dans chaque cas, des textes de la Parole de Dieu qui nous permettront d’approfondir notre foi et notre rencontre de Jésus Ressuscité. En général, la première lecture et celle de l’évangile nous donnent le thème de notre réflexion. C’est le cas aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Ce matin, les lectures mettent devant nos yeux une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'œuvre dans le monde et dans nos vies.  Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Belzébul, et sur le péché contre l'Esprit Saint. Nous laisserons de côté le message sur les  frères et soeurs de Jésus dont il est question à la fin de l'évangile.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le combat perdu de notre père Adam</span>       <br />
              <br />
       La Bible nous présente dans la réponse d’Adam et Ève aux sollicitations du Serpent une forme de réponse à la question « D’où vient le mal ? ».  Une question qui touche tout le monde et qui est aussi une question qui de tout temps a été posée par les générations qui se sont succédé.        <br />
              <br />
       Toute une question, me direz-vous. Ce n’est pas ici que j’y répondrai en détail, mais je ne puis l’éviter puisque le récit de la Genèse nous apporte une explication qui a nourri la foi des Hébreux dans l’Ancien Testament et qui nourrit encore notre foi aujourd’hui.       <br />
              <br />
       En deux mots : le mal qui est en nous ne vient pas de Dieu. Il est entré en nous par un choix libre de notre père Adam. Ce choix a obscurci la beauté de la nature créée par Dieu et a mis une ombre réelle dans la vie de ses créatures  qui se retrouvent ainsi forcées de le combattre à répétition.        <br />
              <br />
       On voit dans notre lecture que le péché d’Adam et Ève entraîne  un changement  qui est comme une peine qu’ils doivent porter  et qu'ils transmettent à leurs descendants et descendantes nous dit notre foi. Saint Augustin a fait de cette réalité la base de sa théologie et de sa prédication.        <br />
              <br />
       Pour nous disciples de Jésus, on retient ce que saint Paul dit aux Romains : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste ». (Romains 5, 19) Le mal est entré dans le monde par un seul  et il est vaincu par un seul, le Christ.  Le rôle de Sauveur de Jésus ne se comprend qui si on porte notre regard sur cette réalité du mal et de son origine.  Face à la présence du mal, nous sommes invités à reconnaître en Jésus Ressuscité celui qui est plus fort que le mal et qui vient nous en libérer.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les forces du mal à l'œuvre </span>       <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix. Il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal provient alors d'une cause extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.        <br />
              <br />
       Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan. Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.       <br />
              <br />
       Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi Satan travaillerait contre lui-même.  « C'est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations » dit Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le refus du salut </span>       <br />
              <br />
       Il y a une libération qui paraît quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?       <br />
              <br />
       On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remords. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà ce que serait le péché contre l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.       <br />
              <br />
       Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.         <br />
              <br />
       Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester. C’est ce qui arrive trop souvent.        <br />
              <br />
       Dans la nouvelle version du <span style="font-style:italic">Notre Père</span> déjà utilisée en France (et qui le sera bientôt  au Canada), on dit à Dieu  « Ne nous laisse pas entrer en tentation » et non seulement « Ne nous soumets pas à la tentation ».  Cette nuance met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans notre combat contre le mal : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.        <br />
              <br />
       Je nous souhaite, en terminant, que Jésus soit toujours pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance. Et je vous invite à répéter souvent la prière ancienne dite <span style="font-style:italic">Prière de Jésus</span> « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        5 juin 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!--On dit que dans une homélie, il est bon d'avoir un fil directeur, un idée qu'on développe à partir des lectures faites. Ce matin, ce qu'il est possible de faire c'est de mettre en arrière-fond une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'oeuvre dans le monde et dans nos vies. Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Béelzéboul et sur le péché contre l'Esprit Saint.        <br />
              <br />
       I - Le combat perdu de notre père Adam       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       II - Les forces du mal à l'oeuvre       <br />
              <br />
              <br />
       II - Les pièges de nos choix        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance » (Gn 3, 9-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,       <br />
         le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :       <br />
       « Où es-tu donc ? »       <br />
         Il répondit :       <br />
       « J’ai entendu ta voix dans le jardin,       <br />
       j’ai pris peur parce que je suis nu,       <br />
       et je me suis caché. »       <br />
         Le Seigneur reprit :       <br />
       « Qui donc t’a dit que tu étais nu ?       <br />
       Aurais-tu mangé de l’arbre       <br />
       dont je t’avais interdit de manger ? »       <br />
         L’homme répondit :       <br />
       « La femme que tu m’as donnée,       <br />
       c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,       <br />
       et j’en ai mangé. »       <br />
         Le Seigneur Dieu dit à la femme :       <br />
       « Qu’as-tu fait là ? »       <br />
       La femme répondit :       <br />
       « Le serpent m’a trompée,       <br />
       et j’ai mangé. »       <br />
         Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :       <br />
       « Parce que tu as fait cela,       <br />
       tu seras maudit parmi tous les animaux       <br />
       et toutes les bêtes des champs.       <br />
       Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière       <br />
       tous les jours de ta vie.       <br />
         Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,       <br />
       entre ta descendance et sa descendance :       <br />
       celle-ci te meurtrira la tête,       <br />
       et toi, tu lui meurtriras le talon. »       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
              <br />
       R/ Près du Seigneur, est l’amour ;                <br />
       près de lui, abonde le rachat. (129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons » (2 Co 4, 13 – 5, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
         l’Écriture dit :       <br />
       J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.       <br />
       Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,       <br />
       nous croyons,       <br />
       et c’est pourquoi nous parlons.       <br />
         Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus       <br />
       nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,       <br />
       et il nous placera près de lui avec vous.       <br />
         Et tout cela, c’est pour vous,       <br />
       afin que la grâce, plus largement répandue       <br />
       dans un plus grand nombre,       <br />
       fasse abonder l’action de grâce       <br />
       pour la gloire de Dieu.       <br />
         C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,       <br />
       et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,       <br />
       l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.       <br />
         Car notre détresse du moment présent est légère       <br />
       par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle       <br />
       qu’elle produit pour nous.       <br />
         Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,       <br />
       mais à ce qui ne se voit pas ;       <br />
       ce qui se voit est provisoire,       <br />
       mais ce qui ne se voit pas est éternel.       <br />
         Nous le savons, en effet,       <br />
       même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,       <br />
       est détruit,       <br />
       nous avons un édifice construit par Dieu,       <br />
       une demeure éternelle dans les cieux       <br />
       qui n’est pas l’œuvre des hommes.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       je les attirerai tous à moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 12, 31b-32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
                 En ce temps-là,       <br />
         Jésus revint à la maison,       <br />
       où de nouveau la foule se rassembla,       <br />
       si bien qu’il n’était même pas possible de manger.       <br />
         Les gens de chez lui, l’apprenant,       <br />
       vinrent pour se saisir de lui,       <br />
       car ils affirmaient :       <br />
       « Il a perdu la tête. »       <br />
              <br />
                 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :       <br />
       « Il est possédé par Béelzéboul ;       <br />
       c’est par le chef des démons       <br />
       qu’il expulse les démons. »       <br />
         Les appelant près de lui,       <br />
       Jésus leur dit en parabole :       <br />
       « Comment Satan peut-il expulser Satan ?       <br />
         Si un royaume est divisé contre lui-même,       <br />
       ce royaume ne peut pas tenir.       <br />
         Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,       <br />
       ces gens ne pourront pas tenir.       <br />
         Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,       <br />
       il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.       <br />
         Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort       <br />
       et piller ses biens,       <br />
       s’il ne l’a d’abord ligoté.       <br />
       Alors seulement il pillera sa maison.       <br />
         Amen, je vous le dis :       <br />
       Tout sera pardonné aux enfants des hommes :       <br />
       leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.       <br />
         Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,       <br />
       il n’aura jamais de pardon.       <br />
       Il est coupable d’un péché pour toujours. »       <br />
         Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :       <br />
       « Il est possédé par un esprit impur. »       <br />
              <br />
                 Alors arrivent sa mère et ses frères.       <br />
       Restant au-dehors, ils le font appeler.       <br />
         Une foule était assise autour de lui ;       <br />
       et on lui dit :       <br />
       « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :       <br />
       ils te cherchent. »       <br />
         Mais il leur répond :       <br />
       « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »       <br />
         Et parcourant du regard       <br />
       ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,       <br />
       il dit :       <br />
       « Voici ma mère et mes frères.       <br />
         Celui qui fait la volonté de Dieu,       <br />
       celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a838.html</link>
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