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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-09T19:02:23+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A 08 mars 2023. Textes: Exode 17, 3-7, Romains 5, 1-2.5-8 et Jean 4, 5-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238252-49012632.jpg?v=1675366125" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »" />
     </div>
     <div>
      À partir du troisième dimanche du Carême cette année (année liturgique A), les lectures  dominicales nous invitent à entrer dans un itinéraire baptismal. En effet du 3e au 5e dimanche du Carême on lit, dans l’évangile de saint Jean, les trois grands évangiles de l'initiation catéchuménale : la Samaritaine (<span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 5-42); la guérison de l'aveugle-né  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 9, 1-41) ; la résurrection de Lazare  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 11, 1-45). Ces évangiles servent depuis les débuts de l’Église à la formation des futurs baptisés à Pâques. Ceux-ci sont appelés « catéchumènes » et sont de plus en plus en plus nombreux aujourdhui.        <br />
              <br />
       Même si nous sommes baptisés depuis longtemps, entrons dans l’itinéraire baptismal qui nous est proposé. Faisons comme les catéchumènes, écoutons et regardons la scène qui vient d’être racontée.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène du puits</span>       <br />
              <br />
       Deux personnages sont au premier plan : Jésus et une femme, la Samaritaine.       <br />
              <br />
       Jésus est fatigué. Il s’assoit sur le bord d’un puits pour se reposer. Ses disciples s’en vont acheter des provisions. Il est seul. Le soleil le réchauffe. Il se laisse aller à ses pensées. Il ne se rend pas compte tout de suite de l’arrivée d’une femme.       <br />
              <br />
       Celle-ci dont on ne connait pas le nom vient puiser de l’eau pour sa maisonnée. Elle a un seau qu’elle désire descendre dans le puits. Mais la présence de Jésus la surprend et l’empêche de le faire. Ce qui la surprend encore plus c’est la question de Jésus « Donne-moi à boire ». Elle riposte sur le champ et lui dit : « Comment! Toi un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Et Jésus de répondre : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».       <br />
              <br />
       Quel renversement ! Toute une réponse. La suite du dialogue de Jésus avec cette femme est pour l’évangéliste saint Jean une occasion de nous livrer une conversation qui aboutit à la révélation de la proximité particulière de Jésus avec Dieu. En effet, en réponse à la femme qui lui dit « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand  il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses», Jésus lui dit « Je le suis, moi qui te parle. »        <br />
              <br />
       Cette révélation tombe à point pour  ceux et celles qui reçoivent le baptême. En effet, c’est par Jésus qu’est apportée et donnée  aux personnes baptisées la vie nouvelle en Dieu, qui les fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Cette vie nouvelle reçue au baptême est symbolisée par l’eau du puits. Celle-ci est  une image très parlante du sacrement du Baptême que recevront les catéchumènes adultes dans la Nuit pascale et que nous avons reçu à notre naissance, pour la plupart d'entre nous.        <br />
              <br />
       Que nous enseigne cette image de l'eau vive pour les futures personnes baptisées et pour les personnes baptisées que nous sommes ?         <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les fruits du baptême</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, le signe de l'eau qui est versée sur la tête dans le sacrement du Baptême nous aide à comprendre que la grâce de Dieu purifie le baptisé. C'est le propre de l'eau de laver, de nettoyer, de purifier. L’eau du Baptême purifie. « Les baptisés ont " revêtu le Christ " (Ga 3, 27). Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (cf. 1 Co 6, 11 ; 12, 13) » écrit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l'Église catholique</span> au numéro 1227. Le sacrement du Baptême vient nous purifier des péchés  qui ont obscurci le regard de l'humanité et qui pèsent sur tous, même si nous n'en sommes pas les auteurs. Notre humanité a besoin d'être rétablie dans sa beauté originelle. C'est ce que fait le Baptême par lequel Dieu nous dit que nous sommes son enfant, qu'il nous aime et qu'il nous aimera toujours, car son amour est éternel. « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime » dit-il à chaque nouveau baptisé.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, le signe de l'eau invite à nous laisser remplir par la vie même de Dieu qui nous est donnée par le Baptême. Comme le dit Jésus à la Samaritaine « celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ».  L'eau du Baptême étanche toutes les soifs. Notre vie est remplie de toutes sortes de soifs comme la soif d’être aimé, la soif d’être reconnu, la soif de pouvoir être utile dans le monde etc. et par-dessus tout la soif de Dieu. Certaines soifs cependant sont des pièges comme l’argent, la débauche, la rancune, l’envie etc.  Jésus vient par l’eau du baptême combler les plus belles soifs qui sont dans les personnes. Par le Baptême, le chrétien est rempli de la grâce de Dieu. À la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, dans sa Passion et sa Résurrection, il entre dans une  vie nouvelle. Il peut dire comme le fait saint Paul « Ma vie c'est le Christ » (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20).       <br />
              <br />
       La troisième chose à retenir du signe de l'eau vive que nous pouvons appliquer au Baptême à partir de la conversation de Jésus avec la Samaritaine, c'est que l'eau donnée par le Jésus est une eau « jaillissant en vie éternelle ». Elle est source de vie éternelle. Comme le dit saint Paul, par le Baptême le chrétien reçoit les prémices (les arrhes) de la vie éternelle (II <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 5, 5). La grâce de la vie nouvelle qui est reçue au Baptême est la vie éternelle déjà commencée. La vie nouvelle qu’apporte le baptême va bien au-delà de ce que l’on peut toucher du doigt. Il s’agit d’une transformation totale de notre être qui est un commencement jamais terminé. C’est la vie de Dieu qui s’actualise au jour le jour dans la personne baptisée que nous sommes, vivant pour Dieu comme le Christ et avec le Christ avant de le rencontrer dans la gloire céleste lorsque nous le verrons face à face comme dit saint Paul.        <br />
              <br />
       Voici trois beaux fruits du Baptême  représentés par le signe de l'eau vive        <br />
       - qui nous purifie et qui fait resplendir notre beauté d'enfant de Dieu (Tu as du prix à mes yeux)       <br />
       - qui apaise les soifs d'amour de toutes sortes en nous unissant au Christ dans une vie nouvelle (Tu n'auras plus jamais soif)       <br />
       - et qui est une vie éternelle déjà commencée ici-bas  (Vous avez reçu les prémices de la vie éternelle).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment laisser l'eau vive de notre Baptême produire tous ses fruits en nous ? Pour le faire, nous sommes invités à retenir l'enseignement qui se dégage de la première lecture car nous sommes un peu comme Moïse, remplis de doutes et d'hésitations. Le Seigneur nous dit comme il le dit à Moïse « Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ».       <br />
              <br />
       L’eau vive est là. Elle peut sortir du rocher. Mais il est important de la désirer, de frapper le rocher. Comme la Samaritaine, disons à Jésus ce matin « Seigneur donne-moi à boire… Seigneur donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif ».        <br />
              <br />
       Notre Carême est pour nous cette année un itinéraire baptismal. Nous sommes invités à renouveler nos engagements de personnes baptisées en affirmant notre foi en Jésus et en faisant de notre mieux pour le suivre selon nos vocations comme époux ou épouse, comme parents, comme enfants, comme bénévoles en pastorale, comme célibataires, comme travailleurs, comme responsables de services etc. Demandons au Seigneur que le chemin du Carême cette année soit pour nous un chemin de conversion et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous rapproche de  Jésus qui nous a montré le chemin en donnant sa vie pour nous alors que nous étions pécheurs. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Avec lui, par l'eau du Baptême, nous sommes morts au péché et ressuscités à une vie nouvelle d'amour, de joie, de paix, de partage et de don.        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mars 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 10 mars 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           dans le désert, le peuple, manquant d’eau,       <br />
       souffrit de la soif.       <br />
       Il récrimina contre Moïse et dit :       <br />
       « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir de soif       <br />
       avec nos fils et nos troupeaux ? »       <br />
           Moïse cria vers le Seigneur :       <br />
       « Que vais-je faire de ce peuple ?       <br />
       Encore un peu, et ils me lapideront ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Passe devant le peuple,       <br />
       emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,       <br />
       prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,       <br />
       et va !       <br />
       Moi, je serai là, devant toi,       <br />
       sur le rocher du mont Horeb.       <br />
       Tu frapperas le rocher,       <br />
       il en sortira de l’eau,       <br />
       et le peuple boira ! »       <br />
       Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.       <br />
              <br />
           Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)       <br />
       et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),       <br />
       parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,       <br />
       et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :       <br />
       « Le Seigneur est-il au milieu de nous,       <br />
       oui ou non ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
           Alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !       <br />
       Donne-moi de l’eau vive :       <br />
       que je n’aie plus soif.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?       <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Va, appelle ton mari, et reviens. »       <br />
           La femme répliqua :       <br />
       « Je n’ai pas de mari. »       <br />
       Jésus reprit :       <br />
       « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :       <br />
                   des maris, tu en a eu cinq,       <br />
       et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;       <br />
       là, tu dis vrai. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
           À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;       <br />
       ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.       <br />
       Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »       <br />
       ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »       <br />
              <br />
           La femme, laissant là sa cruche,       <br />
       revint à la ville et dit aux gens :       <br />
           « Venez voir un homme       <br />
       qui m’a dit tout ce que j’ai fait.       <br />
       Ne serait-il pas le Christ ? »       <br />
           Ils sortirent de la ville,       <br />
       et ils se dirigeaient vers lui.       <br />
              <br />
           Entre-temps, les disciples l’appelaient :       <br />
       « Rabbi, viens manger. »       <br />
           Mais il répondit :       <br />
       « Pour moi, j’ai de quoi manger :       <br />
       c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »       <br />
           Les disciples se disaient entre eux :       <br />
       « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Ma nourriture,       <br />
       c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé       <br />
       et d’accomplir son œuvre.       <br />
           Ne dites-vous pas :       <br />
       ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?       <br />
       Et moi, je vous dis :       <br />
       Levez les yeux       <br />
       et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.       <br />
       Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :       <br />
       il récolte du fruit pour la vie éternelle,       <br />
       si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.       <br />
           Il est bien vrai, le dicton :       <br />
       ‘L’un sème, l’autre moissonne.’       <br />
           Je vous ai envoyés moissonner       <br />
       ce qui ne vous a coûté aucun effort ;       <br />
       d’autres ont fait l’effort,       <br />
       et vous en avez bénéficié. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,       <br />
       à cause de la parole de la femme       <br />
       qui rendait ce témoignage :       <br />
       « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?         <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.       <br />
           Je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238252-49012632.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-87600891</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Jun 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C le 15 juin 2025. Textes : Proverbes 8, 22-31, Romains 5, 1-5 et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87600891-62122281.jpg?v=1648742855" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" />
     </div>
     <div>
      Nos frères et soeurs d'origine grecque ont un beau mot pour parler de la Trinité. Ce mot, vous le reconnaîtrez, a des allures de chorégraphie qui est l'ensemble des mouvements d'une danse ou d'un ballet, ce mot, c'est le mot « périchorèse ». Il n'est pas nécessaire de le retenir, mais c'est sa signification qui va me guider dans cette homélie.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Trois en Un : une révélation progressive</span>       <br />
              <br />
       Commençons par mettre les choses en place pour cette divine chorégrahie qu'est la Trinité. Le terme « trinité » le dit. Il s'agit de trois personnes, ces personnes dans notre foi issue des grands conciles de l'Antiquité se nomment le Père, le Fils et l'Esprit. Elles se sont révélées chacune à leur façon au cours de l'histoire du Salut.        <br />
              <br />
       Dans l'Ancien Testament, on pourrait dire que c'est le Père qui a occupé toute la place, puis avec la naissance de Jésus a commencé ce qu'on pourrait appeler le temps de la manifestation du Fils, le Verbe de Dieu fait chair et enfin depuis la Pentecôte s'est établi le temps de l'Esprit. Une des  strophes de l'hymne traditionnelle <span style="font-style:italic">Veni Creator Spiritus</span> résume cela admirablement. En voici la traduction française :        <br />
                <br />
           <span style="font-style:italic">Fais que par toi nous connaissions le Père       <br />
           Et découvrions le Fils,       <br />
           Et qu'en toi, leur commun Esprit,       <br />
           Nous croyions en tout temps.</span>       <br />
              <br />
       Cette vision qui sépare les trois personnes ne doit pas cependant les isoler. Chacune porte en elle la manifestation des deux autres. Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils, dit Jésus, et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils : « Il redira tout ce qu'Il a entendu...Il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 13-14). Il est l'Esprit du Père et du Fils.       <br />
              <br />
       Peut-on aller plus loin pour parler du mystère de la Trinité toujours présente dans nos prières liturgiques qui se font au nom du Père, du Fils et de l'Esprit?       <br />
              <br />
       C'est là que nos frères et soeurs grecques nous ouvrent une porte lumineuse avec la « périchorèse » dont je voudrais maintenant vous entretenir un peu.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Intercommunion et interpénétration</span>       <br />
              <br />
       Notre vision de la Trinité est celle d'une réalité complexe, bien sûr, mais que la doctrine chrétienne nous décrit avec des mots comme « Trinité une et indivise », « trois personnes mais une seule nature », « relation de filiation entre le Père et le Fils », « relation d'un amour commun entre les trois qui se nomme l'Esprit Saint » etc.         <br />
              <br />
       Ces quelques mots sont bien faibles pour nous faire entrer dans le mystère de la Trinité. C'est là que le mot de « périchorèse » vient à notre secours et nous place non plus sur le plan des idées, mais sur celui de la vie trinitaire dont nous sommes participants par notre Baptême fait « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Au IVe siècle les Pères de l'Église grecque ont inventé ce nouveau mot, intraduisible en français, pour rendre compte de cette réalité qui dépasse totalement nos capacités humaines. Et ce terme qu'ils inventèrent, ils ne l'ont pas emprunté au vocabulaire de la philosophie,  mais à celui de la musique et de la danse. Dans ce mot il y a la même racine qui donne le mot « chœur » lorsqu'on parle d'un « choeur de chant » d'une « chorale ». Vous voyez ce que les Pères de l'Église grecque voulaient qu'on retienne de la Trinité. Pour eux, la Trinité est comme un choeur de chant  ou une troupe qui danse en choeur où chaque chantre ou chaque danseur se fond dans l'ensemble tout en restant lui-même au maximum,  où chacun s'efface pour laisser la place à l'autre, tout en s'élançant pour occuper sa place, ce qui demande un mouvement incessant.       <br />
              <br />
       Ainsi, on pourrait dire que l'essentiel de la vie trinitaire est l' « intercommunion » et l' « interpénétration » réciproques des Personnes de la Trinité que les théologiens ont appelées la « cicumincession ». L'une des expressions évangéliques les plus claires de cela se lit en saint Jean: «Je suis dans le Père et le Père est en Moi» (Jean 15,16). Les Personnes sont l'une dans l'autre, l'une pour l'autre, sans rien garder pour elles. « Le Père est en Moi et Je suis dans le Père » (Jean 10, 30; 14, 10.)  Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils dit Jésus et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils. Il est l'Esprit du Père et du Fils (Jean  14, 26).       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pour les explications sur la « périchorèse », mais ne nous arrêtons pas là. En cette fête de la Trinité prenons le temps de nous tourner vers le don qui nous est fait de la présence continuelle de la Trinité au fond de nous, de l' « inhabitation » de la Trinité en nous par la grâce. « Demeurez en moi comme moi en vous », dit Jésus. Cette belle réalité de la présence de la Trinité en nous  peut nous nourrir à chaque instant comme elle a nourri une sainte carmélite, contemporaine de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui s’appelle sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906), carmélite de Dijon, qui a été canonisée par le pape Françöis en 2016. Soeur Élisabeth de la Trinité nous a laissé une prière extraordinaire à la Trinité qui a inspiré toute sa vie et sa spiritualité et qui a connu un diffusion mondiale. Nous terminerons en en lisant quelques passages :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">O MON DIEU, TRINITÉ QUE J'ADORE,       <br />
       Aidez-moi à m'oublier entièrement       <br />
       pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité.       <br />
       Que rien ne puisse troubler ma paix,       <br />
       ni me faire sortir de vous, ô mon immuable,       <br />
       mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère.       <br />
       Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.       <br />
       Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice (…)       <br />
              <br />
       Ö mes trois, mon Tout, ma Béatitude…       <br />
       Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous,       <br />
       en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dominicale nous voit ouverts et ouvertes à la présence de la Trinité en nous de telle sorte que nous laissions l'Esprit chanter les louanges du Père qui nous envoie son Fils par qui nous pouvons nous aussi rendre gloire à Dieu et entrer dans le mouvement d'amour sur le monde qui part du cœur de Dieu, Père, Fils et Esprit dont nous serons ainsi des témoins humbles mais resplendissants.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 juin 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du17 mai 2016 et de celle du7 juin 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :       <br />
           « Le Seigneur m’a faite pour lui,       <br />
       principe de son action,       <br />
       première de ses œuvres, depuis toujours.       <br />
           Avant les siècles j’ai été formée,       <br />
       dès le commencement, avant l’apparition de la terre.       <br />
              <br />
           Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée,       <br />
       quand n’étaient pas les sources jaillissantes.       <br />
           Avant que les montagnes ne soient fixées,       <br />
       avant les collines, je fus enfantée,       <br />
           avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace,       <br />
       les éléments primitifs du monde.       <br />
              <br />
           Quand il établissait les cieux, j’étais là,       <br />
       quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,       <br />
           qu’il amassait les nuages dans les hauteurs       <br />
       et maîtrisait les sources de l’abîme,       <br />
           quand il imposait à la mer ses limites,       <br />
       si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre,       <br />
       quand il établissait les fondements de la terre.       <br />
           Et moi, je grandissais à ses côtés.       <br />
              <br />
       Je faisais ses délices jour après jour,       <br />
       jouant devant lui à tout moment,       <br />
           jouant dans l’univers, sur sa terre,       <br />
       et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Ô Seigneur, notre Dieu,       <br />
       qu’il est grand, ton nom,       <br />
       par toute la terre ! (Ps 8, 2)       <br />
              <br />
       À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,       <br />
       la lune et les étoiles que tu fixas,       <br />
       qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,       <br />
       le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?       <br />
              <br />
       Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,       <br />
       le couronnant de gloire et d’honneur ;       <br />
       tu l’établis sur les œuvres de tes mains,       <br />
       tu mets toute chose à ses pieds.       <br />
              <br />
       Les troupeaux de bœufs et de brebis,       <br />
       et même les bêtes sauvages,       <br />
       les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,       <br />
       tout ce qui va son chemin dans les eaux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté       <br />
       dans la détresse elle-même,       <br />
       puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;       <br />
           la persévérance produit la vertu éprouvée ;       <br />
       la vertu éprouvée produit l’espérance ;       <br />
           et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
           Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
           Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
           Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/87600891-62122281.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-En-intercommunion_a1249.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-82989917</guid>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Jan 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C le 12 janvier 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Isaïe 40, 1-5.9-11, Tite 1,11-14; 3,4-7 et Luc 3, 15-16.21-22.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989917-59469565.jpg?v=1636163759" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons vécu dimanche dernier la fête de l'Épiphanie. Aujourd'hui avec la solennité du Baptême du Seigneur, nous célébrons une  théophanie (du grec théos – Dieu et phanein – éclairer) c'est-à-dire une manifestation de Dieu, une illumination ou un éclairage sur ce qu'il fait pour nous.  <!--Pour méditer cette belle scène que l’évangile selon saint Luc vient de nous raconter, retenons trois mots qui la résument bien : désert, eau et paroles-->       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La prédication de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Cette scène se produit au désert où prêche <!--Commençons par le désert. J’ai retenu ce mot à cause de--> Jean-Baptiste qui est celui qu’annonce le prophète Isaïe que  nous avons entendu dans la première lecture lorsqu’il dit : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu ».       <br />
              <br />
       C’est la mission de Jean-Baptiste de préparer le chemin du Seigneur, de tracer une route pour notre Dieu qui vient sauver son Peuple en lui envoyant son Fils Bien-Aimé, que le prophète Isaïe dans ses enseignements appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous » (Isaïe 7, 1).  Jean-Baptiste a été consacré dès sa naissance pour cette mission de préparation du chemin du Seigneur.        <br />
              <br />
       Devenu adulte, il s’isole dans les déserts autour de Jérusalem qui bordent le fleuve le Jourdain. On nous le présente ailleurs dans l’évangile comme quelqu’un de détaché de lui-même, tout entier à sa mission, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, vêtu de poil de chameaux avec une ceinture de cuir autour des reins (Marc 1, 6), à l’écoute des signes que Dieu lui fait. Il est bien conscient qu’il doit attendre Celui que Dieu envoie et qui n’est pas lui-même : « Il est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ».       <br />
              <br />
       Le désert où il vit est le lieu de toutes les possibilités. C’est à travers le désert que Dieu a fait cheminer son Peuple pour l’amener à la Terre promise et c’est dans le désert que Jean-Baptiste appelle à la conversion. Éloignés de la vie ordinaire, les gens qui le rejoignent se laissent interpeller. Ils ne sont pas surpris de son enseignement car, comme lui, ils attendent Celui qui doit venir.        <br />
              <br />
       Pour vivre cette attente, un geste important leur est proposé par Jean-Baptiste : le baptême.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un geste de conversion : le baptême</span>       <br />
              <br />
       <!--C’est là qu’intervient l’eau qui est le deuxième mot que j’ai retenu-->Le baptême de Jean consiste à inviter les gens à entrer dans l’eau du Jourdain qui est versée sur les personnes acceptant ainsi de se laisser purifier par Dieu pour que  leur attente de Celui qui vient soit dégagée des égoïsmes, des orgueils et des vanités qui risquent de les enfermer dans leur satisfaction de faire partie du Peuple élu. Le baptême de Jean-Baptiste est un geste de conversion.       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste en reprenant les paroles d’Isaïe invite au changement d'attitudes,  à la « métanoia », à un nouveau départ : « Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! »       <br />
              <br />
       Ce message de conversion retentit avec force, car Jean-Baptiste dans sa vie dépouillée est l’image parfaite du juif croyant qui n'a pas d’autre attente que celle de voir l'Envoyé de son Seigneur, le Messie attendu. Vivant à une époque où Israël est sous la domination de Rome, il ne cherche pas de chef militaire ou politique. Il s’inscrit dans le message des prophètes d’Israël qui annoncent la venue d’un Messie-Serviteur qui transforme l’histoire d’Israël.<!-- et que Dieu a choisi de toute éternité.-->       <br />
              <br />
       Et au moment où il donne le baptême à Jésus qui s’est mêlé simplement aux personnes présentes, le choix de Dieu retentit. Des paroles se font entendre, et un signe matériel sous la forme d’une colombe se produit.        <br />
              <br />
       Le voilà le Messie-Serviteur, l'Élu de Dieu.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La théophanie </span>       <br />
              <br />
       Cet agencement du récit de saint Luc s’appelle une théophanie, une manifestation de Dieu, comme nous l'avons dit en commençant. Ce qui était un baptême parmi d’autres devient un événement qui  marquera la vie de Jésus de façon indélébile. Au sortir de son baptême, il prend conscience qu’il est particulièrement aimé de Dieu. Il fait partie des personnes que Jean baptise, mais il s’en distingue par cette attention que lui porte Dieu et qu’exprime, dans le récit de saint Luc,  une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ».       <br />
              <br />
       Cette voix n’est pas faite de sons uniquement, elle exprime une réalité fondamentale dans la mission de Jésus. L’image de la colombe renvoie à l’Esprit Saint qui en est la source. Ainsi dans cette théophanie, Jésus sort de l’ombre car il est Celui qui doit venir, le Fils même de Dieu qu’il appellera son Père car il y a entre Dieu et lui un lien unique comme celui d'un père qui regarde son fils : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ». Cette révélation se complète dans l'affirmation qui l’accompagne « en toi, je trouve ma joie ». Cette joie c’est le débordement de l’amour de Dieu, cet amour par lequel Dieu s’aime lui-même et ce qui est extérieur à lui qu’on appelle « agapè » ou « charité ». Cet « agapè » remplira totalement  Jésus au point qu’il dira avant de mourir : «  Il n’y a pas de plus grand amour de que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». (Jean 15, 13)        <br />
              <br />
       Les disciples de saint Paul avaient bien compris le sens de la mission de Jésus et le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre à Tite</span> en donne un résumé saisissant en mettant notre baptême en relation avec celle-ci. Je me contenterai de relire la fin de ce passage que nous fournit la deuxième lecture ce matin et qui est on ne peut plus clair.  Voici ce passage : « Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,    il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. »       <br />
              <br />
       Voilà où aboutit la mission de Jésus qui s’inaugure aujourd’hui par son baptême dans le Jourdain : « nous rendre justes par la grâce de Dieu et nous faire devenir héritiers de la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans chaque Eucharistie nous nous unissions de façon réelle à Jésus dans sa mission que nous partageons. Baptisés en Lui, avec Lui nous vivons tout entiers pour Dieu. La célébration de sa Mort et de sa Résurrection sous les signes du Pain et du Vin consacrés est une proclamation qu’il est toujours vivant. Nous en témoignons aujourd’hui, chacun et chacune à notre façon dans nos vies quotidiennes, par une foi renouvelée et agissante « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 janvier 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 8 janvier 2019 et  4 janvier 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur se révélera, et tout être de chair verra » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
           parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
           Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
           Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
           Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
           Monte sur une haute montagne,         <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
               Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
           Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30)       <br />
       R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)       <br />
              <br />
       Revêtu de magnificence,       <br />
       tu as pour manteau la lumière !       <br />
       Comme une tenture, tu déploies les cieux,       <br />
       tu élèves dans leurs eaux tes demeures.       <br />
              <br />
       Des nuées, tu te fais un char,       <br />
       tu t’avances sur les ailes du vent ;       <br />
       tu prends les vents pour messagers,       <br />
       pour serviteurs, les flammes des éclairs.       <br />
              <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       Tout cela , ta sagesse l’a fait ;       <br />
            la terre s’emplit de tes biens.       <br />
       Voici l’immensité de la mer,       <br />
       son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.       <br />
              <br />
       Tous, ils comptent sur toi       <br />
       pour recevoir leur nourriture au temps voulu.       <br />
       Tu donnes : eux, ils ramassent ;       <br />
       tu ouvres la main : ils sont comblés.       <br />
              <br />
       Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;       <br />
       tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
             et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint » (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           Lorsque Dieu, notre Sauveur,       <br />
       a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,       <br />
           il nous a sauvés,       <br />
       non pas à cause de la justice de nos propres actes,       <br />
       mais par sa miséricorde.       <br />
       Par le bain du baptême, il nous a fait renaître       <br />
       et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.       <br />
           Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,       <br />
       par Jésus Christ notre Sauveur,       <br />
           afin que, rendus justes par sa grâce,       <br />
       nous devenions en espérance       <br />
       héritiers de la vie éternelle.       <br />
              <br />
        – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit » (Lc 3, 15-16.21-22)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici venir un plus fort que moi,       <br />
       proclame Jean Baptiste ;       <br />
       c’est lui qui vous baptisera       <br />
       dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes       <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »       <br />
              <br />
           Comme tout le peuple se faisait baptiser       <br />
       et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,       <br />
       le ciel s’ouvrit.       <br />
           L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,       <br />
       descendit sur Jésus,       <br />
       et il y eut une voix venant du ciel :       <br />
       « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-C-Toi-tu-es-mon-Fils-bien-aime_a1214.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78601873</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Trinité par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 26 mai 2024. Textes : Deutéronome 4, 32-34.39-40, Romains 8, 14-17 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601873-57034071.jpg?v=1617715804" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" />
     </div>
     <div>
      En commençant le temps après la Pentecôte, la liturgie dominicale, met devant nos yeux en ce premier dimanche le mystère de la Très Sainte Trinité. Elle le fait en nous le proposant non pas d’une façon intellectuelle, mais par un texte de l’évangile de saint Mathieu que nous venons de lire où il est dit « De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La Parole de Dieu sur la Trinité dans l'évangile de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Plusieurs personnes croient en Dieu. Les musulmans, par exemple, affichent leur foi en un Dieu unique comme le font aussi les Juifs. La première lecture nous le dit clairement :  « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens eux aussi croient en un Dieu unique, mais pour eux ce Dieu unique est un Dieu Père, Fils et Esprit Saint, c'est la Trinité. Le texte de saint Mathieu est clair là-dessus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont reçu cette révélation et l’ont intériorisée au cours des siècles, notamment durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église où on s’est posé un certain nombre de questions comme : « Est-ce que le Fils était en-dessous du Père? », « Est-ce que Jésus était Dieu? » « Est-ce que l’Esprit Saint est une personne? » etc. On en est venu dans la prière et dans la méditation à une synthèse vivante de la foi en la Trinité où ce sont les relations des trois Personnes entre elles et avec nous qui prennent le devant de la scène.       <br />
              <br />
       Le salut nous fait entrer dans une communion intime avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Dieu ne s’est pas contenté de nous faire savoir qu’il existait - ce serait déjà très beau - mais il nous a révélé qu’ils sont trois à l’œuvre dans le monde pour sauver toute l’humanité  : le Père qui nous aime, qui veut notre salut, qui est à l’origine de notre salut; le Fils l’envoyé du Père en qui se réalise notre salut par sa Mort et sa Résurrection et le Saint Esprit qui habite en nos cœurs, qui nous fait vivre et prier en fils et filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà la Parole de Dieu qui nous est proposée aujourd’hui. Notre Dieu est un Dieu Vivant et non pas une abstraction, un Dieu lointain, froid et impersonnel, mais un Dieu où se vit une communion et des relations vivantes. On pourrait dire que la Trinité est comme une famille où chacun et chacune a sa place et où chaque personne contribue à l’unité de l’ensemble.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quelle est maintenant la portée actuelle de cette révélation du Dieu Un et Trine ? Cette révélation qui rejoint nos cœurs est évoquée à chaque fois que nous faisons le signe de la Croix où nous disons, un peu machinalement parfois,  « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
              <br />
       Ce signe de la croix que nous traçons sur nous en honneur des trois personnes de la Trinité n'est pas un geste proposé à notre seule intelligence.  Savoir qu'il y a trois Personnes en Dieu et un seul Dieu, c’est bien, c’est même très bien, mais aujourd’hui la Parole de Dieu nous montre que la Trinité c’est le mystère d’un Dieu présent dans nos vies et dans son Église. C’est le mystère d’une vie.        <br />
              <br />
       Pour nous ce qui est important, ce n’est pas seulement le fait de croire qu’il y a trois Personnes en Dieu, c’est l’expérience vitale de quelqu'un qui se rend compte que, par le Baptême qu’il a reçu, il est en communion avec des personnes vivantes. C’est celle de quelqu'un qui se sait fils ou fille d’un Père qui l’aime, qui lui fait partager, grâce au don de l’Esprit Saint qui habite en nos cœurs, la vie même du Christ ressuscité auprès du Père       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, est-ce que c’est cela le mystère de Sainte Trinité pour vous ? Est-ce que c’est cette relation vivante avec un Dieu Père, Fils et Saint Esprit qui agit dans nos vies, avec qui nous partageons la vie nouvelle : la vie de la grâce reçue de Dieu lui-même qui fait de nous comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>  des « personnes participantes de la nature divine » par la grâce de Dieu.  « De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise», lit-on dans ce passage ( 2 <span style="font-style:italic">Pierre </span>1, 4) .        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, prenons un instant pour reconnaître et goûter la présence de la Trinité au profond de nous-mêmes et tournons-nous vers elle en redisant ces belles paroles de sainte Élisabeth de la Trinité, jeune carmélite de Dijon (1880-1906) : « Ô mes trois, mon Tout, ma Béatitude… Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »       <br />
              <br />
       C’est ainsi que les paroles de notre Credo - le « Je crois en Dieu» - ne sont plus vides des sens, mais pleines d’une richesse vivifiante         <br />
              <br />
       « Je crois en Dieu le Père, Tout-Puissant…        <br />
       Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur…        <br />
       Je crois au Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       21 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie 22 mai 2018 et        <br />
       25 mai 2021-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 32-34.39-40)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
       « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,       <br />
       depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :       <br />
       d’un bout du monde à l’autre,       <br />
       est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,       <br />
       a-t-on jamais connu rien de pareil ?       <br />
       Est-il un peuple qui ait entendu comme toi       <br />
       la voix de Dieu parlant du milieu du feu,       <br />
       et qui soit resté en vie ?       <br />
       Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,       <br />
       de venir la prendre au milieu d’une autre,       <br />
       à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,       <br />
       à main forte et à bras étendu,       <br />
       et par des exploits terrifiants       <br />
       – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu       <br />
       le faire pour toi en Égypte ?       <br />
       Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :       <br />
       c’est le Seigneur qui est Dieu,       <br />
       là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;       <br />
       il n’y en a pas d’autre.       <br />
       Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur       <br />
       que je te donne aujourd’hui,       <br />
       afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (32, 12a)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,       <br />
       l’univers, par le souffle de sa bouche.       <br />
       Il parla, et ce qu’il dit exista ;       <br />
       il commanda, et ce qu’il dit survint.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; en lui nous crions “Abba !”, Père ! » (Rm 8, 14-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
       Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,       <br />
       c’est-à-dire : Père !       <br />
       C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
       Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
       Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
       Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
       apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601873-57034071.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-B-Au-nom-du-Pere-et-du-Fils-et-du-Saint-Esprit_a1178.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Dec 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B le 17 décembre 2023. Textes : Isaïe, 60, 1-2.19-28, I Thessaloniciens 5, 16-24 et Jean, 1, 6-8.19-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838203-53431672.jpg?v=1601317859" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B : « Le témoignage de Jean-Baptiste »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean-Baptiste un grand prophète qui a précédé Jésus. On le surnomme le Précurseur. Il était le cousin de Jésus et c’est vers lui que Jésus est allé pour se faire baptiser au Jourdain. Jean-Baptiste l’a reconnu alors comme Celui qu’on attendait, comme l’Envoyé de Dieu.        <br />
              <br />
       Dans notre préparation à Noël en ce 3e dimanche de l’Avent la liturgie nous met devant les yeux ce témoignage de Jean-Baptiste tel que présenté par l’évangile de saint Jean. Et la façon de le faire est des plus intéressantes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Lumière née de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Dans la lecture de l’évangile de ce jour on a intentionnellement unit deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.       <br />
              <br />
       Celui dont il annonce la venue, dont il prépare les voies - comme le souhaitait le prophète Isaïe :  « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » - porte en lui quelque chose d’unique, de divin, de transcendant, d’autre. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».        <br />
              <br />
       Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.       <br />
               <br />
       Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd'hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ».  Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean-Baptiste le Précurseur</span>       <br />
              <br />
       C''est pour cette raison qu'on lui a donné à juste titre le surnom  de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».        <br />
              <br />
       L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il.  Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l'Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation.  Vous ne regretterez pas d'avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.        <br />
              <br />
       Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus.  L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l'un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean. <!--Noël n’a aucun sens en dehors de celui qui mérite notre témoignage : Jésus, Fils de Dieu, porteur d’une espérance profonde.-->       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.        <br />
              <br />
       Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L'Esprit de Dieu est toujours à l'oeuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »         <br />
              <br />
       Je souhaite que nous devenions tous et toutes des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce dimanche de la joie que célèbre saint Paul dans la deuxième lecture, nous pouvons laisser celle-ci déborder en tout temps nous nourrissant de la prière et de l’action de grâces comme il le suggère. : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Le prophète Isaïe le souhaitait déjà en écrivant ce que nous avons lu dans la première lecture :  «  Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu... Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations ».       <br />
              <br />
       Le don de la joie traduit une présence qui nous habite. Cette présence est au-delà des signes et des mots. Elle est invisible comme la lumière qui passe à travers la vitre de la fenêtre. Nous sommes invités à devenir de plus en plus comme la vitre de la fenêtre, clairs et purs, pour laisser passer toute la Lumière…avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       (reprise avec corrections de celle du 11 décembre 2017 et 10 décembre 2020)       <br />
              <br />
       Il était venu comme témoin       <br />
                  <br />
       Première lecture : Isaïe, Chapitre 60, versets 1 &amp; 2a et 10 &amp; 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 16 à 24       <br />
           Lecture de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 1, versets 6 à 8 et 19 à 28 (Jean :  Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. )       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 3e dimanche de l'Avent Année B</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,       <br />
       guérir ceux qui ont le cœur brisé,       <br />
       proclamer aux captifs leur délivrance,       <br />
       aux prisonniers leur libération,       <br />
       proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tressaille de joie dans le Seigneur,       <br />
       mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
       Car il m’a vêtue des vêtements du salut,       <br />
       il m’a couverte du manteau de la justice,       <br />
       comme le jeune marié orné du diadème,       <br />
       la jeune mariée que parent ses joyaux.       <br />
       Comme la terre fait éclore son germe,       <br />
       et le jardin, germer ses semences,       <br />
       le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange       <br />
       devant toutes les nations.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
         (Is 61, 10)       <br />
              <br />
       Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
       exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
       Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
              <br />
       Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
       Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
              <br />
       Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
       Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez toujours dans la joie,       <br />
       priez sans relâche,       <br />
       rendez grâce en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       N’éteignez pas l’Esprit,       <br />
       ne méprisez pas les prophéties,       <br />
       mais discernez la valeur de toute chose :       <br />
       ce qui est bien, gardez-le ;       <br />
       éloignez-vous de toute espèce de mal.       <br />
       Que le Dieu de la paix lui-même       <br />
       vous sanctifie tout entiers ;       <br />
       que votre esprit, votre âme et votre corps,       <br />
       soient tout entiers gardés sans reproche       <br />
       pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Il est fidèle, Celui qui vous appelle :       <br />
       tout cela, il le fera.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Il y eut un homme envoyé par Dieu ;       <br />
       son nom était Jean.       <br />
       Il est venu comme témoin,       <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière,       <br />
       afin que tous croient par lui.       <br />
       Cet homme n’était pas la Lumière,       <br />
       mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.       <br />
              <br />
       Voici le témoignage de Jean,       <br />
       quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem       <br />
       des prêtres et des lévites       <br />
       pour lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :       <br />
       « Je ne suis pas le Christ. »       <br />
       Ils lui demandèrent :       <br />
       « Alors qu’en est-il ?       <br />
       Es-tu le prophète Élie ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne le suis pas.       <br />
       – Es-tu le Prophète annoncé ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Non. »       <br />
       Alors ils lui dirent :       <br />
       « Qui es-tu ?       <br />
       Il faut que nous donnions une réponse       <br />
       à ceux qui nous ont envoyés.       <br />
       Que dis-tu sur toi-même ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Redressez le chemin du Seigneur,       <br />
       comme a dit le prophète Isaïe. »       <br />
       Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.       <br />
       Ils lui posèrent encore cette question :       <br />
       « Pourquoi donc baptises-tu,       <br />
       si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »       <br />
       Jean leur répondit :       <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau.       <br />
       Mais au milieu de vous       <br />
       se tient celui que vous ne connaissez pas ;       <br />
       c’est lui qui vient derrière moi,       <br />
       et je ne suis pas digne       <br />
       de délier la courroie de sa sandale. »       <br />
              <br />
       Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,       <br />
       à l’endroit où Jean baptisait.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838203-53431672.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a1150.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-70238278</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du Carême (Année A) 26 mars 2023. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238278-49012640.jpg?v=1675947939" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" />
     </div>
     <div>
      La résurrection de Lazare est le dernier des signes que rapporte saint Jean avant la Passion de Jésus. Ce signe annonce la Résurrection de Jésus. Il la préfigure. Il en est comme l’avant-première. Il nous permet ainsi de saisir l’essentiel de notre Baptême qui nous fait passer avec Jésus de la mort à la vie. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » dit Saint Paul  (Romains 14, 7).         <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots l’enseignement que nous pouvons retenir de cet épisode des plus parlants de la vie de Jésus qui vient de nous être rappelé. Arrêtons-nous un peu plus longtemps pour le méditer.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Dans ce récit de la résurrection de Lazare nous avons plusieurs personnes qui sont mises en scène Marthe, Marie, les amis, Lazare et Jésus bien sûr. On est entraîné dans une scène de la vie courante. Jésus est au milieu de gens qui l’aiment et qu’il aime, de gens éprouvés par la peine, de gens qui se questionnent sur les événements qu’ils vivent, éprouvés par la perte d’un être cher.       <br />
              <br />
       C’est une chose qui m’a frappé dans ce récit. Jésus est ici dans  une grande famille, dans un groupe auquel il se rattache par des liens d’amitié, par une convivialité répétée. Jésus n’apparaît pas comme quelqu’un au-dessus des autres ou séparé de leurs préoccupations. Il est inséré dans la vie humaine ordinaire. C’est cela le mystère de l’Incarnation. Il est vraiment humain. Il a des amis, il pleure la mort de l’un d’eux, il console sa famille…et il fera pour elle un geste extraordinaire où se révèle sa nature divine, sa proximité particulière avec Dieu. Ce qu’il fait n’est pas prévu et surprend tout le monde. Il fait revenir son ami Lazare à la vie.       <br />
              <br />
       Mais avant ce signe éclatant, il prend le temps d’en donner le sens et de l’expliquer. Ce qui nous vaut  le magnifique dialogue avec Marthe qui précède la résurrection de son frère. Jésus ainsi veut que les gens autour de lui ne se laissent pas prendre uniquement par le miracle qui suivra, mais par son sens et sa signification pour leur foi.       <br />
              <br />
       Les miracles de Jésus pour l’évangéliste saint Jean sont toujours des signes de sa mission. Vous vous souvenez de celui de Cana où il change l’eau en vin. Le récit qui en est fait se termine par ces mots « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.» (Jean 2, 11).  Celui de la résurrection de Lazare est le dernier des signes que fait Jésus avant de passer de ce monde au Père, avant sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce dialogue de Jésus avec Marthe à l’entrée du village alors qu’il arrive à Béthanie où Marthe et Marie l’attendent depuis quelques jours.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens du signe de la résurrection de Lazare</span>       <br />
              <br />
       Marthe commence par un doux reproche à Jésus « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » et elle continue en lui exprimant une confiance absolue : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui répond en lui annonçant que  son frère ressuscitera, ce qui ne surprend pas Marthe qui croit déjà à la résurrection des morts et qui dit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ».       <br />
              <br />
       La réponse qui suit de la part de Jésus, en plus d’être inattendue pour elle, est renversante. Jésus lui demande un acte de foi totale. Il se révèle à elle en disant « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Et il la provoque directement en lui demandant « Crois-tu cela? ».        <br />
              <br />
       Marthe fait ici la plus belle profession de foi qui puisse se faire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». On peut penser que depuis le temps qu’ils connaissaient Jésus, Marthe ainsi que  sa sœur Marie et son frère Lazare avaient saisi avec les yeux de la foi ce qu’était profondément cet ami qu’ils aimaient bien. Ils l’avaient entendu prêcher. Ses paroles les avaient remués. Ils  les avaient méditées dans leur cœur et pour eux son caractère divin ne faisait pas de doute. C’est ce que Marthe exprime avec tout son cœur.       <br />
              <br />
       Le dialogue avec Marthe se complète avec l’arrivée de Marie, sa sœur, toute éplorée, qui y va, elle aussi, d’un doux reproche comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus continue son chemin et parvenu au tombeau, il rend grâces au Père et le miracle se produit. Lazare revient à la vie. Il sort de son tombeau, comme Jésus sortira du tombeau le troisième jour après la Passion.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application au Baptême</span>       <br />
              <br />
       Ce miracle, ce signe, est l’annonce de la résurrection de Jésus qui passe de la mort à la vie et aussi de notre Baptême. Le Baptême est un passage, en effet. Par le Baptême, nous sommes ensevelis avec le Christ et avec lui nous naissons à une vie nouvelle dans l’Esprit. C’est ce que signifie bien le baptême par immersion que font nos frères orthodoxes et que nous ne faisons plus, nous contentant de verser de l’eau sur la tête de la personne qui est baptisée, alors que nos frères orthodoxes, comme les premiers chrétiens, plongent la personne baptisée dans une cuve d’eau ou dans un ruisseau. Le symbolisme de la naissance à une vie nouvelle est ainsi beaucoup plus parlant.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit,  être baptisé c’est mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, c’est passer de la vie ancienne à la vie nouvelle avec le Christ vivant totalement pour Dieu.  « Car il est mort, et c`est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » (Romains 6, 10).       <br />
              <br />
       Notre itinéraire baptismal éclairé cette année par trois grands récits : celui de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et aujourd’hui celui de la résurrection de Lazare nous  a permis de nous préparer de façon remarquable à la Semaine Sainte où nous suivrons Jésus dans les derniers jours de sa vie. Être baptisé, en effet, c’est suivre Jésus, marcher sur ses traces et entrer avec lui dans le Dessein de Salut de Dieu pour l’humanité tout entière. Avec lui nous portons les péchés du monde, avec lui nous ressusciterons, avec lui nous verrons Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie aujourd’hui soit pour nous une nouvelle occasion de faire comme Marthe une profession de foi totale en Jésus en lui disant : « Oui, Seigneur,  je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 mars 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238278-49012640.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-70238277</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Mar 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du Carême (Année A) 19 mars 2023. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238277-49012639.jpg?v=1675690497" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »" />
     </div>
     <div>
      En ce 4e dimanche du Carême, la liturgie continue de nous proposer une catéchèse sur le baptême. Ce matin c’est le miracle de la guérison de l’aveugle-né dont nous avons écouté le récit très coloré et très théâtral.  Comme tous les miracles de Jésus celui-ci est un signe. Le récit qui en est fait est assez long et il est difficile de commenter des textes aussi longs que celui-ci. Dans une homélie, il faut veiller à en rechercher l’application pour aujourd’hui. C’est ce que nous allons faire en suivant le parcours que l’aveugle-né a suivi pour arriver à dire « Je crois, Seigneur ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le contexte de l’action : des ténèbres à la lumière</span>       <br />
              <br />
       L’aveugle-né enfermé dans sa cécité depuis sa naissance représente l’humanité refermée sur elle-même par le mal et par le péché d’Adam.        <br />
              <br />
       Pour saint Ambroise, Jésus qui est la lumière du monde amène cette lumière au sein de la boue avec laquelle il guérit l'aveugle, image de la boue dont se sert son Père afin de créer l'Homme dans le livre de la Genèse. Le Christ envoie l'aveugle se laver. Ce geste devient ainsi  le signe du baptême, sacrement par lequel Dieu donne sa lumière à l'humanité qui la réclame à grands cris.  Par la guérison de l'aveugle-né, Jésus donne la vue aux aveugles que nous sommes.       <br />
              <br />
       L’humanité sortie de Dieu dans toute sa beauté a été corrompue par l’Adversaire de Dieu, Satan, en se laissant dévier de ce qu’elle est dans la pensée et l’amour de Dieu. Créature intelligente, la personne humaine a été dotée de la liberté par Dieu, une liberté qui lui permet de sortir des ténèbres et de voir la lumière qui est en elle par la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle passe de la cécité intérieure à la lumière intérieure de l’amour de Dieu pour les personnes qui comme l’aveugle-né crient vers lui. Jésus vient ouvrir les yeux du cœur. Il fait découvrir l’Autre qui est Dieu et l’autre que sont nos frères et sœurs. L’illumination intérieure se traduit par un regard extérieur renouvelé.  C’est ce que les pharisiens se refusent à faire.       <br />
              <br />
       C’est ce que les futurs baptisés font ce matin dans une cérémonie qu’on appelle un scrutin (voir note à la fin). C’est ce que nous sommes invités à faire nous aussi : « Sortir de nos ténèbres et laisser entrer la lumière du Christ en nous ». Certes nous l’avons déjà fait, mais il faut continuellement le refaire. Le temps du Carême à chaque année est là pour cela.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La scène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à l’aveugle-né. Les yeux de l’aveugle-né s’ouvrent comment?        <br />
              <br />
       Par des gestes que Jésus fait et des paroles qu’il dit. Jésus fait de la boue, il la met sur les  yeux de l’aveugle et il lui dit « Va te laver à la piscine de Siloé. » L’aveugle se laisse appliquer la boue sur les yeux et il entend les paroles de Jésus. Ces paroles sont celles du Messager de Dieu, du Fils de Dieu, qui en l’envoyant à la piscine de Siloé le recrée, le refait,  lui donne la vie en plénitude. Dieu fait irruption dans sa vie et le bouscule.       <br />
               <br />
       Une fois sa vision retrouvée, l’aveugle-né est confronté à l’incrédulité des autorités : les pharisiens qui le questionnent et ne croient pas à son témoignage. Enfermés dans leurs lois et leurs règlements ils refusent de voir l’action de Dieu dans cet homme.       <br />
               <br />
       Voir n’est pas seulement une fonction physique. Voir c’est aussi une  vision spirituelle, une vision qui envahit le cœur et l’intelligence.  C’est ce qui se produit dans le Baptême chrétien qu’on appelait  dans les premiers siècles de l’Église une « illumination » .       <br />
              <br />
       Comme à l’aveugle-né, Jésus me demande : « Crois-tu au Fils de l’homme ? ». Et si je lui dis : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus me répondra: « Tu le vois, et c’est lui qui te parle ».  À l’exemple de l’aveugle-né, comme baptisés, nous sommes invités à refaire notre profession de foi en disant nous aussi « Je crois, Seigneur ! ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic">L’illumination de la foi</span>       <br />
               <br />
       La foi n’est pas d’abord un ensemble de dogmes et de vérités à croire (bien qu’elle en contienne plusieurs), mais, avant tout, elle est la rencontre et l’adhésion à une personne à qui je fais confiance totalement. Cette personne c’est Jésus. Il l’affirme clairement au début de notre évangile lorsqu’il dit « aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (verset 5).        <br />
              <br />
       Que faisons-nous de cette lumière, de cette « illumination » ?        <br />
              <br />
       Nous sommes renvoyés à notre liberté reçue de Dieu dans sa création de l’humanité. C’est grâce à un choix libre accessible à tous et à toutes  que nous pouvons recevoir la lumière, l'«illumination» en ouvrant notre cœur à celui est la « vraie Lumière » et en croyant en lui.        <br />
              <br />
       Les pharisiens ont refusé Jésus et ils sont carrément condamnés. « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » demandent-ils à Jésus. Et Jésus leur répond : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure ». En d’autres termes : « Si vous reconnaissiez vos ténèbres et votre besoin d’illumination intérieure, vous seriez comme des gens en recherche, mais lorsque vous dites ‘nous voyons', vous fermez la porte à toute recherche et à toute écoute, vous prenez votre cécité pour de la lumière ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Carême, éclairé par les paroles et les exemples de Jésus que la liturgie nous propose, nous donne une foi encore plus agissante et vivante. À chaque jour, au volant de notre voiture, en bus ou en métro, dans les moments de pause, prenons un moment pour lui dire qu’il est celui qui nous éclaire et que nous désirons le suivre généreusement. Ravivons en nous le don reçu au baptême, cette flamme qui risque parfois d'être étouffée. Nourrissons-la de la prière et de l'amour du prochain       <br />
              <br />
       Personnes limitées, pécheurs, les aveuglements nous guettent toujours, mais nous pouvons compter sur la grâce du Christ pour nous donner ou nous redonner la lumière intérieure qu’il est venu apporter au monde.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 21 mars 2017-->       <br />
              <br />
       ---------------------------------       <br />
              <br />
       Dans le vocabulaire ecclésial, le mot "scrutin" rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.       <br />
              <br />
       Pendant la période du Carême qui est l’ultime préparation au Baptême à la Vigile pascale, l’Église offre aux catéchumènes trois rites pénitentiels que l’on appelle « scrutins ». Le mot évoque le discernement entre la lumière et les ténèbres. Les « appelés » sont invités à la conversion, à se tourner vers le Seigneur pour se voir à sa lumière.       <br />
              <br />
       Le rituel recommande de célébrer ces trois scrutins, solennellement, les 3ème, 4ème et 5ème dimanches de carême où on on a rétabli pour l’année A, les évangiles traditionnels de l’initiation chrétienne : Samaritaine, Aveugle-né, Lazare ressuscité. Les   baptisés ont à vivre cette dimension de conversion avec les catéchumènes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !       <br />
       Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,       <br />
       car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,       <br />
       il se dit :       <br />
       « Sûrement, c’est lui le messie,       <br />
       lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »       <br />
           Mais le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,       <br />
       car je l’ai écarté.       <br />
       Dieu ne regarde pas comme les hommes :       <br />
       les hommes regardent l’apparence,       <br />
       mais le Seigneur regarde le cœur. »       <br />
           Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,       <br />
       et Samuel lui dit :       <br />
       « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »       <br />
           Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « N’as-tu pas d’autres garçons ? »       <br />
       Jessé répondit :       <br />
       « Il reste encore le plus jeune,       <br />
       il est en train de garder le troupeau. »       <br />
       Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « Envoie-le chercher :       <br />
       nous ne nous mettrons pas à table       <br />
       tant qu’il ne sera pas arrivé. »       <br />
           Jessé le fit donc venir :       <br />
       le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.       <br />
       Le Seigneur dit alors :       <br />
       « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »       <br />
           Samuel prit la corne pleine d’huile,       <br />
       et lui donna l’onction au milieu de ses frères.       <br />
       L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           autrefois, vous étiez ténèbres ;       <br />
       maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;       <br />
       conduisez-vous comme des enfants de lumière       <br />
           – or la lumière       <br />
       a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –       <br />
           et sachez reconnaître       <br />
       ce qui est capable de plaire au Seigneur.       <br />
           Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,       <br />
       elles ne produisent rien de bon ;       <br />
       démasquez-les plutôt.       <br />
           Ce que ces gens-là font en cachette,       <br />
       on a honte même d’en parler.       <br />
           Mais tout ce qui est démasqué       <br />
       est rendu manifeste par la lumière,       <br />
           et tout ce qui devient manifeste est lumière.       <br />
       C’est pourquoi l’on dit :       <br />
       Réveille-toi, ô toi qui dors,       <br />
       relève-toi d’entre les morts,       <br />
       et le Christ t’illuminera.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus. !       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Ses disciples l’interrogèrent :       <br />
       « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,       <br />
       pour qu’il soit né aveugle ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.       <br />
       Mais c’était pour que les œuvres de Dieu       <br />
       se manifestent en lui.       <br />
           Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,       <br />
       tant qu’il fait jour ;       <br />
       la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.       <br />
           Aussi longtemps que je suis dans le monde,       <br />
       je suis la lumière du monde. »       <br />
           Cela dit, il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           Et on lui demandait :       <br />
       « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,       <br />
       il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :       <br />
       ‘Va à Siloé et lave-toi.’       <br />
       J’y suis donc allé et je me suis lavé ;       <br />
       alors, j’ai vu. »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Et lui, où est-il ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne sais pas. »       <br />
              <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
           Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Or, les Juifs ne voulaient pas croire       <br />
       que cet homme avait été aveugle       <br />
       et que maintenant il pouvait voir.       <br />
       C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents       <br />
           et leur demandèrent :       <br />
       « Cet homme est bien votre fils,       <br />
       et vous dites qu’il est né aveugle ?       <br />
       Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »       <br />
           Les parents répondirent :       <br />
       « Nous savons bien que c’est notre fils,       <br />
       et qu’il est né aveugle.       <br />
           Mais comment peut-il voir maintenant,       <br />
       nous ne le savons pas ;       <br />
       et qui lui a ouvert les yeux,       <br />
       nous ne le savons pas non plus.       <br />
       Interrogez-le,       <br />
       il est assez grand pour s’expliquer. »       <br />
           Ses parents parlaient ainsi       <br />
       parce qu’ils avaient peur des Juifs.       <br />
       En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord       <br />
       pour exclure de leurs assemblées       <br />
       tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.       <br />
           Voilà pourquoi les parents avaient dit :       <br />
       « Il est assez grand, interrogez-le ! »       <br />
              <br />
           Pour la seconde fois,       <br />
       les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,       <br />
       et ils lui dirent :       <br />
       « Rends gloire à Dieu !       <br />
       Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Est-ce un pécheur ?       <br />
       Je n’en sais rien.       <br />
       Mais il y a une chose que je sais :       <br />
       j’étais aveugle, et à présent je vois. »       <br />
           Ils lui dirent alors :       <br />
       « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Je vous l’ai déjà dit,       <br />
       et vous n’avez pas écouté.       <br />
       Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?       <br />
       Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
           Ils se mirent à l’injurier :       <br />
       « C’est toi qui es son disciple ;       <br />
       nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.       <br />
           Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;       <br />
       mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »       <br />
           L’homme leur répondit :       <br />
       « Voilà bien ce qui est étonnant !       <br />
       Vous ne savez pas d’où il est,       <br />
       et pourtant il m’a ouvert les yeux.       <br />
           Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,       <br />
       mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.       <br />
           Jamais encore on n’avait entendu dire       <br />
       que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.       <br />
           Si lui n’était pas de Dieu,       <br />
       il ne pourrait rien faire. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           Jésus dit alors :       <br />
       « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :       <br />
       que ceux qui ne voient pas       <br />
       puissent voir,       <br />
       et que ceux qui voient       <br />
       deviennent aveugles. »       <br />
           Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui       <br />
       entendirent ces paroles et lui dirent :       <br />
       « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Si vous étiez aveugles,       <br />
       vous n’auriez pas de péché ;       <br />
       mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,       <br />
       votre péché demeure. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
       Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238277-49012639.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-L-aveugle-ne-voir-et-croire_a1110.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-69669425</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » </title>
   <pubDate>Tue, 10 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A 15 janvier 2023. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Jean 1, 29-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669425-48683430.jpg?v=1671765212" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " />
     </div>
     <div>
      L’évangile  de saint Jean ne raconte rien de la vie de Jésus avant sa rencontre avec son cousin Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Ce qui nous est présenté aujourd’hui au début du récit de la vie et de la prédication de Jésus, c’est le moment où la vie de Jésus a pris un tournant qui sera sans retour en arrière et qui le mènera jusqu’à la  Passion où il mourra sur la croix pour ressusciter trois jours plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons d’un peu plus près ce qu’a été ce tournant fondamental dans la vie de Jésus       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un jeune juif comme les autres </span>       <br />
              <br />
       Nous savons par les autres évangélistes, notamment, saint Luc, que Jésus a été élevé à Nazareth auprès de son père, Joseph, et de sa mère, Marie  et avec la nombreuse parenté dont parlent les évangiles en plusieurs endroits.. C’est là, qu’après son adolescence dont saint Luc raconte un épisode, celui de la disparition et du recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem  lors d’un pèlerinage (<span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-50), il a grandi  « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes  » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 52).       <br />
              <br />
       Il semblerait qu’il soit demeuré avec ses parents comme un bon enfant juif. Il exerçait le même métier que son père Joseph : le métier de charpentier (<span style="font-style:italic">Marc</span> 6, 3  et <span style="font-style:italic">Mathieu </span>13, 55).       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui va l’amener à quitter Nazareth pour venir se faire baptiser par Jean-Baptiste? On peut penser qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie. Jésus est vraisemblablement dans la trentaine. Ses perceptions de la religion juive qu’il connaît bien et qu’il pratique avec ferveur lui indiquent une voie qui le rejoint et qui éveille ce qui est déjà en lui par la main de Dieu. Il se sent destiné à autre chose qu'au métier de charpentier.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut penser qu’après une bonne réflexion et un bon discernement, il décide, en ces jours où il entend parler de son cousin qui prêche sur les bords du Jourdain, de prendre son courage à deux mains, pourrait-on dire, et de se lancer sans filet de secours, de s'engager dans un tournant où il accepte d’avance de ne  revenir en arrière pour aucune raison.       <br />
              <br />
       Nous avons donc devant nous un homme mûr, dans la trentaine, qui décide par lui-même de se manifester comme serviteur de Dieu. Il est enflammé par le désir de consacrer sa vie au service du Dieu de l'Alliance avec Abraham, du Dieu de son peuple, du Dieu qui remplit sa vie depuis toujours. Il le fait de son plein gré. C’est une décision humaine généreuse comme chez bien d’autres personnes avant lui.        <br />
              <br />
        Ce qui est différent ce sont les résultats immédiats de cette décision que l’évangile nous présente.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La manifestation de l’Esprit en Jésus</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons le témoignage de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu … si je suis venu baptiser dans l’eau c’est pour qu’il soit manifesté à Israël... J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit ‘ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. Moi, j’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu ».       <br />
              <br />
       « C’est lui le Fils de Dieu ». Le jeune juif de Nazareth, venu humblement se consacrer à Dieu, entend cette révélation extraordinaire. Il ne peut qu’en être bouleversé au plus haut point. Le tournant qui l’a amené sur les bords du Jourdain prend une direction qui lui donne un éclairage nouveau sur ce qu’il est et ce que Dieu attend de Lui. Ces mots résonnent pour lui comme quelque chose qu’il sentait en lui depuis longtemps. Ils sont une confirmation de ce qu’il vit dans son être profond.       <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus d’un tournant comme un changement de carrière, il s’agit ici d’un tournant qui touche l’être même de la personne. Vous avez peut-être déjà vécu des situations un peu semblables. Par exemple, vous vous rapprochez d’une personne ou vous fréquentez un groupe, vous vous y engagez et hop ! vous avez la vocation, vous avez le feu sacré, vous êtes dans votre élément, vous êtes comblés. C’est un exemple, mais qui est encore bien loin de ce que Jésus vit sur les bords du Jourdain. Il n’est pas seulement comblé. Son être est profondément touché. Il l’est au point où il sera pour toujours consacré à faire la volonté de son Père et à la manifester à ses contemporains et au monde entier par ses disciples après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Comme le dit Jean-Baptiste, c’est lui le Fils de Dieu et nul ne pourra connaître le Père si ce n’est par lui (<span style="font-style:italic">Jean</span> 10, 30). En ce moment, tout est là, mais c’est au cours des années à venir que cette réalité se laissera mieux découvrir par Jésus et qu’elle le mènera sur les chemins de la Palestine pour annoncer l’amour de Dieu, son Père, pour l’humanité tout entière. Comme l'annonce le prophète Isaïe dans la première lecture en mettant les paroles suivantes dans la bouche du Seigneur : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Après avoir médité sur la venue de Dieu à la crèche de Bethléem dans un enfant nouveau-né, nous sommes maintenant invités à regarder non plus un enfant, mais un homme adulte qui se lance dans un chemin inédit et qui décide d’aller jusqu’au bout sur ce chemin.       <br />
              <br />
       Le jeune juif de Nazareth s’est transformé en un homme qui se sent investi par l’Esprit d’une mission à nulle autre pareille : révéler au monde l'amour d’un Dieu Père qui amènera à leur achèvement les promesses de l’Alliance faite  avec Abraham, Isaac et Jacob, avec le peuple d'Israël.        <br />
              <br />
       Son message risque de créer des peurs ou des oppositions. C’est ce qui se passera au cours des années de la vie publique et de la prédication de Jésus, comme nous le verrons dans les dimanches qui viennent, avant de culminer dans le drame de la Passion où l’Agneau sera immolé.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à fixer nos  yeux sur Jésus, à le regarder avec attention dans ses gestes d'homme qui nous révèlent les attentes de Dieu sur lui et sur ceux et celles qui voudront bien le suivre.        <br />
              <br />
       L’appel à le suivre retentit encore de nos jours. Sommes-nous  prêts nous aussi à prendre les tournants que Dieu nous prépare? Ils peuvent être de toutes sortes : réconciliation, pardon, acceptation d’une maladie, d’une diminution, de la mort, de l’incompréhension, de la venue d'un enfant, du départ de ses parents pour une résidence de personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène. Soyons assurés que dans nos décisions de prendre les tournants qui se présentent dans nos vies, l’Esprit de Jésus sera toujours là et que notre abandon permettra à Dieu de transformer ce qui doit l’être et de faire grandir en nous celui ou celle qu’il a aimé de toute éternité, car, comme le dit si bien le prophète Isaïe dans la première lecture, c’est Lui qui nous a façonné de toute éternité . <!--Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène et soyons sûr de la présence assurée de l'Esprit qui repose sur nous comme il reposait sur Jésus pour qu'à son exemple nous nous abandonnions totalement à la volonté de Dieu sur nous. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <!--homélie du 15 publiée le 10 janvier 2017 et le 14 janvier 2020-->       <br />
       10 janvier 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Commentaire reçu d'un fidèle lecteur       <br />
              <br />
       Bonjour Hermann, ce  texte d’homélie me rappelle à un travail de collégial que j’avais intitulé</span> La foi de Jésus.<span style="font-style:italic">Mon professeur m’avait indiqué que c’était une bizarre d’idée de parler ainsi de Jésus comme un croyant puisqu’il était Fils de Dieu. Cependant de lire les évangiles avec l’intention de tenter de lire la foi de cet homme-là, juif, croyant, spirituel, bien ancré dans la réalité de son temps, visionnaire aussi, et de le voir se découvrir fils, au fil des jours, fils de Dieu tout en étant fils de Marie et Joseph. Et il a tenu des propos révolutionnaires sur la justice, la recherche de vérité, la relation intime  au Père (Quand tu veux prier, entre dans ta chambre , ferme la porte. N’en fais pas l’étalage pour être vu), l’attention au plus petit, le jugement sur la profondeur des actes posés, tant de propos qui culminent dans les béatitudes. J’ai depuis longtemps pensé que ce n’est pas un petit enfant qu’on rencontre dans la crèche, mais l’espoir qu’on met en lui : l’attente n’est pas finie, elle commence, déjà là, mais  encore à venir. Et ce regard me porte à penser que c’est le même regard qu’il faut porter sur soi-même et notre prochain. Bonne journée. Alain</span>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
           Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
           Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens. »       <br />
              <br />
       Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles.       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Paul, appelé par la volonté de Dieu       <br />
       pour être apôtre du Christ Jésus,       <br />
       et Sosthène notre frère,       <br />
           à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,       <br />
       à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus       <br />
       et sont appelés à être saints       <br />
       avec tous ceux qui, en tout lieu,       <br />
       invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       leur Seigneur et le nôtre.       <br />
              <br />
           À vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Le Verbe s’est fait chair,       <br />
       il a établi parmi nous sa demeure.       <br />
       À tous ceux qui l’ont reçu,       <br />
       il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant Jésus venir vers lui,       <br />
       Jean le Baptiste déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde ;       <br />
           c’est de lui que j’ai dit :       <br />
       L’homme qui vient derrière moi       <br />
       est passé devant moi,       <br />
       car avant moi il était.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas ;       <br />
       mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,       <br />
       c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »       <br />
           Alors Jean rendit ce témoignage :       <br />
       « J’ai vu l’Esprit       <br />
       descendre du ciel comme une colombe       <br />
       et il demeura sur lui.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas,       <br />
       mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :       <br />
       ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,       <br />
       celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’       <br />
           Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :       <br />
       c’est lui le Fils de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669425-48683430.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-69607700</guid>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année A « Voici que les cieux s’ouvrirent »</title>
   <pubDate>Tue, 03 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du lundi 9 janvier 2023 (fête déplacée à cause du calendrier) pour la solennité du Baptême du Seigneur Année A. Textes: Isaïe 42, 1-4.6-7, Actes 10, 34-38 et Mathieu 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69607700-48653546.jpg?v=1671133919" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année A « Voici que les cieux s’ouvrirent »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année A « Voici que les cieux s’ouvrirent »" />
     </div>
     <div>
      Le récit du baptême de Jésus par saint Mathieu est un récit qui nous raconte une expérience très personnelle de Jésus. Celle-ci marque un moment important dans sa vie. Le récit de saint Mathieu est très différent de celui de saint Marc (1, 9-11) ou de saint Luc (3,21-22) qui eux font de cet événement une sorte de théophanie, une manifestation éclatante de la puissance de Dieu qui accrédite publiquement son Envoyé.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La perspective de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Saint Mathieu, sans mettre de côté l’aspect inaugural du ministère de Jésus puisqu’il situe le Baptême de Jésus au tout début de son évangile, va nous faire entrer, cependant, dans l’expérience intérieure de Jésus à ce moment-là. Et on le comprend, car pour Jésus ce moment était attendu et, en même temps, redouté parce qu’il marquait un changement radical dans sa vie.       <br />
              <br />
       Pour nous faire une petite idée de ce que Jésus vit à ce moment-là, prenons quelques comparaisons bien imparfaites, mais assez évocatrices. Pensez à des moments de changements importants que vous avez vécus comme, par exemple, la naissance de votre premier enfant, la rencontre de votre âme sœur, la décision d’aller étudier en Europe ou de partir collaborer à un organisme d’aide international comme médecins ou avocats sans frontières, votre premier emploi, votre entrée en retraite etc.       <br />
              <br />
       Ce sont des comparaisons, mais elles nous mettent sur la bonne voie pour méditer cette scène du Baptême de Jésus telle que racontée par saint Mathieu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les effets de ce moment privilégié pour Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, saint Mathieu raconte la scène comme un souvenir que les disciples ont conservé. Ceux-ci ont décrit cette scène dans la lumière de la résurrection de Jésus qui illumine leur foi  depuis la Pentecôte où ils ont compris le sens de sa vie et de son message. <!--Dans ce contexte, les disciples revoient et racontent le Baptême de Jésus où certains ont dû être présents comme Pierre et André qui étaient disciples de Jean-Baptiste. -->Dans notre scène, Jean-Baptiste passe au second plan. Il n’agit pas comme le Précurseur qui annonce la venue du Messie. Il agit plutôt comme un témoin qui respecte scrupuleusement la démarche de celui qui lui demande de le baptiser. C’est Jésus qui est au centre de la scène et non pas Jean-Baptiste.       <br />
              <br />
       Saint Mathieu à l’école des premiers disciples a retenu deux enseignements de ce baptême.       <br />
              <br />
       Le premier est exprimé par la vision des cieux ouverts et de l’Esprit qui descend sur Jésus : « Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui ».  Jésus, à ce moment-là, apparaît comme celui qui  porte en lui une puissance nouvelle qui dépasse les confins habituels de nos relations et de nos lieux d’appartenance pour entrer dans le monde autre où se tient Celui qui est le créateur et le maître de tout.        <br />
              <br />
       À cette vision des cieux ouverts et de la colombe qui représente l’Esprit, saint Mathieu ajoute une parole qui donne le sens de cet événement fondamental dans la vie de Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie ».  Le Baptême de Jésus touche tout son être. Saint Mathieu nous montre ici que le fils de Marie et de Joseph réalise, dans ce moment d’intense émotion et de profond abandon à Dieu, que Dieu et lui sont un et qu’il peut et se doit de l’appeler son Père, ce qu’il fera dans toute sa prédication par la suite, car il est vraiment et réellement le Fils bien-aimé.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons aujourd'hui nous laisser, nous aussi, habiter par cette présence de Dieu comme l'a fait Jésus. Comme Lui nous avons reçu le Baptême. Ce fut pour la plupart au moment de notre jeunesse ou de notre enfance. C’était une beau geste et une célébration liturgique, d’abord et avant tout, où se manifestait une présence et une grâce du Christ toute particulière nous faisant enfants de Dieu. En effet par le baptême nous sommes devenus, et nous le sommes toujours, de véritables enfants de Dieu (cf. I <span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 1).  Nous sommes entrés dans l’Église et nous avons été admis dans sa famille, pourrait-on dire.       <br />
              <br />
       Il reste qu'il y a un problème pour nous...presque toutes et tous. Ce baptême nous l’avons reçu alors que nous étions peu ou pas conscients  des conséquences. Ce sont nos parents et nos parrains et marraines qui nous ont porté sur les fonds baptismaux. Il est bon de se rappeler cela et de se souvenir même de la date de notre baptême comme le suggère le pape François. Pourquoi ? Parce que cela nous donne l'occasion d’entrer maintenant - si ce n'est déjà fait - nous aussi dans la démarche de Jésus et de laisser l’Esprit nous prendre et nous rendre témoins pour la mission qui est la nôtre.  Cette mission a toutes les variétés possibles. Elle n’est pas à sens unique et n’est pas limitée. L’Esprit souffle où il veut comme le dit saint Jean (cf. <span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 8).        <br />
              <br />
       Nous sommes au début d’une nouvelle année, c'est le temps de laisser notre cœur et notre esprit préciser ce qui sera l’objet de nos efforts spéciaux.  Pour ce faire il est bon de se concentrer dans la prière et dans la méditation personnelle comme Jésus l'a fait en allant vers Jean-Baptiste pour être baptisé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, nous sommes invités à célébrer dans le signe du Pain et du Vin consacrés la venue de Jésus, le Fils bien-aimé, qui s’est donné pour nous et qui a fait de nous ses frères et ses sœurs.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une grande famille, celle du Corps du Christ, qui dépasse les horizons géographiques et sociaux. Ce matin, en ce jour du Baptême de Jésus, entrons comme Lui dans cette mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier selon notre vocation et selon les inspirations que l’Esprit - qui est descendu sur nous au baptême - mettra dans notre coeur.        <br />
              <br />
       Que la grâce de Dieu nous soit en aide !         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       le lundi 8 janvier 2023 à cause du calendrier       <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 7 janvier 2020 -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici mon serviteur, qui a toute ma faveur » (Is 42, 1-4.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
          « Voici mon serviteur que je soutiens,       <br />
       mon élu qui a toute ma faveur.       <br />
       J’ai fait reposer sur lui mon esprit ;       <br />
       aux nations, il proclamera le droit.       <br />
           Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton,       <br />
       il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.       <br />
           Il ne brisera pas le roseau qui fléchit,       <br />
       il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,       <br />
       il proclamera le droit en vérité.       <br />
           Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas,       <br />
       jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre,       <br />
       et que les îles lointaines       <br />
       aspirent à recevoir ses lois.       <br />
              <br />
           Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ;       <br />
           je te saisis par la main, je te façonne,       <br />
       je fais de toi l’alliance du peuple,       <br />
       la lumière des nations :       <br />
           tu ouvriras les yeux des aveugles,       <br />
       tu feras sortir les captifs de leur prison,       <br />
       et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       Ou bien :       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint » (Ac 10, 34-38)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée,       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
       « En vérité, je le comprends,       <br />
       Dieu est impartial :       <br />
           il accueille, quelle que soit la nation,       <br />
       celui qui le craint       <br />
       et dont les œuvres sont justes.       <br />
           Telle est la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël,       <br />
       en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ,       <br />
       lui qui est le Seigneur de tous.       <br />
           Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 28 (29), 1-2, 3ac-4, 3b.9c-10)       <br />
       R/ Le Seigneur bénit son peuple       <br />
       en lui donnant la paix. (Ps 28, 11b)       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, vous, les dieux,       <br />
       rendez au Seigneur gloire et puissance.       <br />
       Rendez au Seigneur la gloire de son nom,       <br />
       adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
              <br />
       La voix du Seigneur domine les eaux,       <br />
       le Seigneur domine la masse des eaux.       <br />
       Voix du Seigneur dans sa force,       <br />
       voix du Seigneur qui éblouit.       <br />
              <br />
       Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre,       <br />
       Et tous dans son temple s’écrient : « Gloire ! »       <br />
       Au déluge le Seigneur a siégé ;       <br />
       il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » (Mt 3, 13-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Aujourd’hui, le ciel s’est ouvert,       <br />
       l’Esprit descend sur Jésus,       <br />
       et la voix du Père domine les eaux :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ! »       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 3, 16-17, Ps 28, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Alors paraît Jésus.       <br />
       Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain       <br />
       auprès de Jean,       <br />
       pour être baptisé par lui.       <br />
           Jean voulait l’en empêcher et disait :       <br />
       « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,       <br />
       et c’est toi qui viens à moi ! »       <br />
           Mais Jésus lui répondit :       <br />
       « Laisse faire pour le moment,       <br />
       car il convient       <br />
       que nous accomplissions ainsi toute justice. »       <br />
       Alors Jean le laisse faire.       <br />
              <br />
           Dès que Jésus fut baptisé,       <br />
       il remonta de l’eau,       <br />
       et voici que les cieux s’ouvrirent :       <br />
       il vit l’Esprit de Dieu       <br />
       descendre comme une colombe et venir sur lui.       <br />
           Et des cieux, une voix disait :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé       <br />
       en qui je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69607700-48653546.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-A-Voici-que-les-cieux-s-ouvrirent_a1100.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-63449400</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C le 12 juin 2022. Textes : Proverbes 8, 22-31, Romains 5, 1-5 et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/63449400-45739671.jpg?v=1648742855" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" />
     </div>
     <div>
      Nos frères et soeurs d'origine grecque ont un beau mot pour parler de la Trinité. Ce mot, vous le reconnaîtrez, a des allures de chorégraphie qui est l'ensemble des mouvements d'une danse ou d'un ballet, ce mot, c'est le mot « périchorèse ». Il n'est pas nécessaire de le retenir, mais c'est sa signification qui va me guider dans cette homélie.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Trois en Un : une révélation progressive</span>       <br />
              <br />
       Commençons par mettre les choses en place pour cette divine chorégrahie qu'est la Trinité. Le terme « trinité » le dit. Il s'agit de trois personnes, ces personnes dans notre foi issue des grands conciles de l'Antiquité se nomment le Père, le Fils et l'Esprit. Elles se sont révélées chacune à leur façon au cours de l'histoire du Salut.        <br />
              <br />
       Dans l'Ancien Testament, on pourrait dire que c'est le Père qui a occupé toute la place, puis avec la naissance de Jésus a commencé ce qu'on pourrait appeler le temps de la manifestation du Fils, le Verbe de Dieu fait chair et enfin depuis la Pentecôte s'est établi le temps de l'Esprit. Une des  strophes de l'hymne traditionnelle <span style="font-style:italic">Veni Creator Spiritus</span> résume cela admirablement. En voici la traduction française :        <br />
                <br />
           <span style="font-style:italic">Fais que par toi nous connaissions le Père       <br />
           Et découvrions le Fils,       <br />
           Et qu'en toi, leur commun Esprit,       <br />
           Nous croyions en tout temps.</span>       <br />
              <br />
       Cette vision qui sépare les trois personnes ne doit pas cependant les isoler. Chacune porte en elle la manifestation des deux autres. Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils, dit Jésus, et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils : « Il redira tout ce qu'Il a entendu...Il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 13-14). Il est l'Esprit du Père et du Fils.       <br />
              <br />
       Peut-on aller plus loin pour parler du mystère de la Trinité toujours présente dans nos prières liturgiques qui se font au nom du Père, du Fils et de l'Esprit?       <br />
              <br />
       C'est là que nos frères et soeurs grecques nous ouvrent une porte lumineuse avec la « périchorèse » dont je voudrais maintenant vous entretenir un peu.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Intercommunion et interpénétration</span>       <br />
              <br />
       Notre vision de la Trinité est celle d'une réalité complexe, bien sûr, mais que la doctrine chrétienne nous décrit avec des mots comme « Trinité une et indivise », « trois personnes mais une seule nature », « relation de filiation entre le Père et le Fils », « relation d'un amour commun entre les trois qui se nomme l'Esprit Saint » etc.         <br />
              <br />
       Ces quelques mots sont bien faibles pour nous faire entrer dans le mystère de la Trinité. C'est là que le mot de « périchorèse » vient à notre secours et nous place non plus sur le plan des idées, mais sur celui de la vie trinitaire dont nous sommes participants par notre Baptême fait « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Au IVe siècle les Pères de l'Église grecque ont inventé ce nouveau mot, intraduisible en français, pour rendre compte de cette réalité qui dépasse totalement nos capacités humaines. Et ce terme qu'ils inventèrent, ils ne l'ont pas emprunté au vocabulaire de la philosophie,  mais à celui de la musique et de la danse. Dans ce mot il y a la même racine qui donne le mot « chœur » lorsqu'on parle d'un « choeur de chant » d'une « chorale ». Vous voyez ce que les Pères de l'Église grecque voulaient qu'on retienne de la Trinité. Pour eux, la Trinité est comme un choeur de chant  ou une troupe qui danse en choeur où chaque chantre ou chaque danseur se fond dans l'ensemble tout en restant lui-même au maximum,  où chacun s'efface pour laisser la place à l'autre, tout en s'élançant pour occuper sa place, ce qui demande un mouvement incessant.       <br />
              <br />
       Ainsi, on pourrait dire que l'essentiel de la vie trinitaire est l' « intercommunion » et l' « interpénétration » réciproques des Personnes de la Trinité que les théologiens ont appelées la « cicumincession ». L'une des expressions évangéliques les plus claires de cela se lit en saint Jean: «Je suis dans le Père et le Père est en Moi» (Jean 15,16). Les Personnes sont l'une dans l'autre, l'une pour l'autre, sans rien garder pour elles. « Le Père est en Moi et Je suis dans le Père » (Jean 10, 30; 14, 10.)  Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils dit Jésus et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils. Il est l'Esprit du Père et du Fils (Jean  14, 26).       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pour les explications sur la « périchorèse », mais ne nous arrêtons pas là. En cette fête de la Trinité prenons le temps de nous tourner vers le don qui nous est fait de la présence continuelle de la Trinité au fond de nous, de l' « inhabitation » de la Trinité en nous par la grâce. « Demeurez en moi comme moi en vous », dit Jésus. Cette belle réalité de la présence de la Trinité en nous  peut nous nourrir à chaque instant comme elle a nourri une sainte carmélite, contemporaine de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui s’appelle sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906), carmélite de Dijon, qui a été canonisée par le pape Françöis en 2016. Soeur Élisabeth de la Trinité nous a laissé une prière extraordinaire à la Trinité qui a inspiré toute sa vie et sa spiritualité et qui a connu un diffusion mondiale. Nous terminerons en en lisant quelques passages :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">O MON DIEU, TRINITÉ QUE J'ADORE,       <br />
       Aidez-moi à m'oublier entièrement       <br />
       pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité.       <br />
       Que rien ne puisse troubler ma paix,       <br />
       ni me faire sortir de vous, ô mon immuable,       <br />
       mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère.       <br />
       Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.       <br />
       Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice (…)       <br />
              <br />
       Ö mes trois, mon Tout, ma Béatitude…       <br />
       Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous,       <br />
       en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dominicale nous voit ouverts et ouvertes à la présence de la Trinité en nous de telle sorte que nous laissions l'Esprit chanter les louanges du Père qui nous envoie son Fils par qui nous pouvons nous aussi rendre gloire à Dieu et entrer dans le mouvement d'amour sur le monde qui part du cœur de Dieu, Père, Fils et Esprit dont nous serons ainsi des témoins humbles mais resplendissants.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du17 mai 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :       <br />
           « Le Seigneur m’a faite pour lui,       <br />
       principe de son action,       <br />
       première de ses œuvres, depuis toujours.       <br />
           Avant les siècles j’ai été formée,       <br />
       dès le commencement, avant l’apparition de la terre.       <br />
              <br />
           Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée,       <br />
       quand n’étaient pas les sources jaillissantes.       <br />
           Avant que les montagnes ne soient fixées,       <br />
       avant les collines, je fus enfantée,       <br />
           avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace,       <br />
       les éléments primitifs du monde.       <br />
              <br />
           Quand il établissait les cieux, j’étais là,       <br />
       quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,       <br />
           qu’il amassait les nuages dans les hauteurs       <br />
       et maîtrisait les sources de l’abîme,       <br />
           quand il imposait à la mer ses limites,       <br />
       si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre,       <br />
       quand il établissait les fondements de la terre.       <br />
           Et moi, je grandissais à ses côtés.       <br />
              <br />
       Je faisais ses délices jour après jour,       <br />
       jouant devant lui à tout moment,       <br />
           jouant dans l’univers, sur sa terre,       <br />
       et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Ô Seigneur, notre Dieu,       <br />
       qu’il est grand, ton nom,       <br />
       par toute la terre ! (Ps 8, 2)       <br />
              <br />
       À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,       <br />
       la lune et les étoiles que tu fixas,       <br />
       qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,       <br />
       le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?       <br />
              <br />
       Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,       <br />
       le couronnant de gloire et d’honneur ;       <br />
       tu l’établis sur les œuvres de tes mains,       <br />
       tu mets toute chose à ses pieds.       <br />
              <br />
       Les troupeaux de bœufs et de brebis,       <br />
       et même les bêtes sauvages,       <br />
       les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,       <br />
       tout ce qui va son chemin dans les eaux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté       <br />
       dans la détresse elle-même,       <br />
       puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;       <br />
           la persévérance produit la vertu éprouvée ;       <br />
       la vertu éprouvée produit l’espérance ;       <br />
           et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
           Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
           Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
           Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/63449400-45739671.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-En-intercommunion_a1068.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-60059336</guid>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Jan 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C le 9 janvier 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Isaïe 40, 1-5.9-11, Tite 1,11-14; 3,4-7 et Luc 3, 15-16.21-22.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60059336-44011159.jpg?v=1636163759" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons vécu dimanche dernier la fête de l'Épiphanie. Aujourd'hui avec la solennité du Baptême du Seigneur, nous célébrons une  théophanie (du grec théos – Dieu et phanein – éclairer) c'est-à-dire une manifestation de Dieu, une illumination ou un éclairage sur ce qu'il fait pour nous.  <!--Pour méditer cette belle scène que l’évangile selon saint Luc vient de nous raconter, retenons trois mots qui la résument bien : désert, eau et paroles-->       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La prédication de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Cette scène se produit au désert où prêche <!--Commençons par le désert. J’ai retenu ce mot à cause de--> Jean-Baptiste qui est celui qu’annonce le prophète Isaïe que  nous avons entendu dans la première lecture lorsqu’il dit : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu ».       <br />
              <br />
       C’est la mission de Jean-Baptiste de préparer le chemin du Seigneur, de tracer une route pour notre Dieu qui vient sauver son Peuple en lui envoyant son Fils Bien-Aimé, que le prophète Isaïe dans ses enseignements appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous » (Isaïe 7, 1).  Jean-Baptiste a été consacré dès sa naissance pour cette mission de préparation du chemin du Seigneur.        <br />
              <br />
       Devenu adulte, il s’isole dans les déserts autour de Jérusalem qui bordent le fleuve le Jourdain. On nous le présente ailleurs dans l’évangile comme quelqu’un de détaché de lui-même, tout entier à sa mission, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, vêtu de poil de chameaux avec une ceinture de cuir autour des reins (Marc 1, 6), à l’écoute des signes que Dieu lui fait. Il est bien conscient qu’il doit attendre Celui que Dieu envoie et qui n’est pas lui-même : « Il est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ».       <br />
              <br />
       Le désert où il vit est le lieu de toutes les possibilités. C’est à travers le désert que Dieu a fait cheminer son Peuple pour l’amener à la Terre promise et c’est dans le désert que Jean-Baptiste appelle à la conversion. Éloignés de la vie ordinaire, les gens qui le rejoignent se laissent interpeller. Ils ne sont pas surpris de son enseignement car, comme lui, ils attendent Celui qui doit venir.        <br />
              <br />
       Pour vivre cette attente, un geste important leur est proposé par Jean-Baptiste : le baptême.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un geste de conversion : le baptême</span>       <br />
              <br />
       <!--C’est là qu’intervient l’eau qui est le deuxième mot que j’ai retenu-->Le baptême de Jean consiste à inviter les gens à entrer dans l’eau du Jourdain qui est versée sur les personnes acceptant ainsi de se laisser purifier par Dieu pour rendre leur attente de Celui qui vient dégagée des égoïsmes, des orgueils et des vanités qui risquent de les enfermer dans leur satisfaction de faire partie du Peuple élu. Le baptême de Jean-Baptiste est un geste de conversion.       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste en reprenant les paroles d’Isaïe invite au changement d'attitudes,  à la « métanoia », à un nouveau départ : « Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! »       <br />
              <br />
       Ce message de conversion retentit avec force, car Jean-Baptiste dans sa vie dépouillée est l’image parfaite du juif croyant qui n'a pas d’autre attente que celle de voir l'Envoyé de son Seigneur, le Messie attendu. Vivant à une époque où Israël est sous la domination de Rome, il ne cherche pas de chef militaire ou politique. Il s’inscrit dans le message des prophètes d’Israël qui annoncent la venue d’un Messie-Serviteur qui transforme l’histoire d’Israël.<!-- et que Dieu a choisi de toute éternité.-->       <br />
              <br />
       Et au moment où il donne le baptême à Jésus qui s’est mêlé simplement aux personnes présentes, le choix de Dieu retentit. Des paroles se font entendre, et un signe matériel sous la forme d’une colombe se produit.        <br />
              <br />
       Le voilà le Messie-Serviteur, l'Élu de Dieu.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La théophanie </span>       <br />
              <br />
       Cet agencement du récit de saint Luc s’appelle une théophanie, une manifestation de Dieu, comme nous l'avons dit en commençant. Ce qui était un baptême parmi d’autres devient un événement qui  marquera la vie de Jésus de façon indélébile. Au sortir de son baptême, il prend conscience qu’il est particulièrement aimé de Dieu. Il fait partie des personnes que Jean baptise, mais il s’en distingue par cette attention que lui porte Dieu et qu’exprime, dans le récit de saint Luc,  une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ».       <br />
              <br />
       Cette voix n’est pas faite de sons uniquement, elle exprime une réalité fondamentale dans la mission de Jésus. L’image de la colombe renvoie à l’Esprit Saint qui en est la source. Ainsi dans cette théophanie, Jésus sort de l’ombre car il est Celui qui doit venir, le Fils même de Dieu qu’il appellera son Père car il y a entre Dieu et lui un lien unique comme celui d'un père qui regarde son fils : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ». Cette révélation se complète dans l'affirmation qui l’accompagne « en toi, je trouve ma joie ». Cette joie c’est le débordement de l’amour de Dieu, cet amour par lequel Dieu s’aime lui-même et ce qui est extérieur à lui qu’on appelle « agapè » ou « charité ». Cet « agapè » remplira totalement  Jésus au point qu’il dira avant de mourir : «  Il n’y a pas de plus grand amour de que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». (Jean 15, 13)        <br />
              <br />
       Les disciples de saint Paul avaient bien compris le sens de la mission de Jésus et le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre à Tite</span> en donne un résumé saisissant en mettant notre baptême en relation avec celle-ci. Je me contenterai de relire la fin de ce passage que nous fournit la deuxième lecture ce matin et qui est on ne peut plus clair.  Voici ce passage : « Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,    il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. »       <br />
              <br />
       Voilà où aboutit la mission de Jésus qui s’inaugure aujourd’hui par son baptême dans le Jourdain : « nous rendre justes par la grâce de Dieu et nous faire devenir héritiers de la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans chaque Eucharistie nous nous unissions de façon réelle à Jésus dans sa mission que nous partageons. Baptisés en Lui, avec Lui nous vivons tout entiers pour Dieu. La célébration de sa Mort et de sa Résurrection sous les signes du Pain et du Vin consacrés est une proclamation qu’il est toujours vivant. Nous en témoignons aujourd’hui, chacun et chacune à notre façon dans nos vies quotidiennes, par une foi renouvelée et agissante « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        4 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 8 janvier 2019-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur se révélera, et tout être de chair verra » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
           parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
           Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
           Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
           Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
           Monte sur une haute montagne,         <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
               Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
           Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30)       <br />
       R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)       <br />
              <br />
       Revêtu de magnificence,       <br />
       tu as pour manteau la lumière !       <br />
       Comme une tenture, tu déploies les cieux,       <br />
       tu élèves dans leurs eaux tes demeures.       <br />
              <br />
       Des nuées, tu te fais un char,       <br />
       tu t’avances sur les ailes du vent ;       <br />
       tu prends les vents pour messagers,       <br />
       pour serviteurs, les flammes des éclairs.       <br />
              <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       Tout cela , ta sagesse l’a fait ;       <br />
            la terre s’emplit de tes biens.       <br />
       Voici l’immensité de la mer,       <br />
       son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.       <br />
              <br />
       Tous, ils comptent sur toi       <br />
       pour recevoir leur nourriture au temps voulu.       <br />
       Tu donnes : eux, ils ramassent ;       <br />
       tu ouvres la main : ils sont comblés.       <br />
              <br />
       Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;       <br />
       tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
             et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint » (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           Lorsque Dieu, notre Sauveur,       <br />
       a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,       <br />
           il nous a sauvés,       <br />
       non pas à cause de la justice de nos propres actes,       <br />
       mais par sa miséricorde.       <br />
       Par le bain du baptême, il nous a fait renaître       <br />
       et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.       <br />
           Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,       <br />
       par Jésus Christ notre Sauveur,       <br />
           afin que, rendus justes par sa grâce,       <br />
       nous devenions en espérance       <br />
       héritiers de la vie éternelle.       <br />
              <br />
        – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit » (Lc 3, 15-16.21-22)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici venir un plus fort que moi,       <br />
       proclame Jean Baptiste ;       <br />
       c’est lui qui vous baptisera       <br />
       dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes       <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »       <br />
              <br />
           Comme tout le peuple se faisait baptiser       <br />
       et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,       <br />
       le ciel s’ouvrit.       <br />
           L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,       <br />
       descendit sur Jésus,       <br />
       et il y eut une voix venant du ciel :       <br />
       « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60059336-44011159.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-C-Toi-tu-es-mon-Fils-bien-aime_a1044.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-54933178</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 25 May 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Trinité par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 30 mai 2021. Textes : Deutéronome 4, 32-34.39-40, Romains 8, 14-17 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54933178-41253203.jpg?v=1617715804" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" />
     </div>
     <div>
      En commençant le temps après la Pentecôte, la liturgie dominicale, met devant nos yeux en ce premier dimanche le mystère de la Très Sainte Trinité. Elle le fait en nous le proposant non pas d’une façon intellectuelle, mais par un texte de l’évangile de saint Mathieu que nous venons de lire où il est dit « De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La Parole de Dieu sur la Trinité dans l'évangile de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Plusieurs personnes croient en Dieu. Les musulmans, par exemple, affichent leur foi en un Dieu unique comme le font aussi les Juifs. La première lecture nous le dit clairement :  « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens eux aussi croient en un Dieu unique, mais pour eux ce Dieu unique est un Dieu Père, Fils et Esprit Saint, c'est la Trinité. Le texte de saint Mathieu est clair là-dessus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont reçu cette révélation et l’ont intériorisée au cours des siècles, notamment durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église où on s’est posé un certain nombre de questions comme : « Est-ce que le Fils était en-dessous du Père? », « Est-ce que Jésus était Dieu? » « Est-ce que l’Esprit Saint était un personne? » etc. On en est venu dans la prière et dans la méditation à une synthèse vivante de la foi en la Trinité où ce sont les relations des trois Personnes entre elles et avec nous qui prennent le devant de la scène.       <br />
              <br />
       Le salut nous fait entrer dans une communion intime avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Dieu ne s’est pas contenté de nous faire savoir qu’il existait - ce serait déjà très beau - mais il nous a révélé qu’ils sont trois à l’œuvre dans le monde pour sauver toute l’humanité  : le Père qui nous aime, qui veut notre salut, qui est à l’origine de notre salut; le Fils l’envoyé du Père en qui se réalise notre salut par sa Mort et sa Résurrection et le Saint Esprit qui habite en nos cœurs, qui nous fait vivre et prier en fils et filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà la Parole de Dieu qui nous est proposée aujourd’hui. Notre Dieu est un Dieu Vivant et non pas une abstraction, un Dieu lointain, froid et impersonnel, mais un Dieu où se vit une communion et des relations vivantes. On pourrait dire que la Trinité est comme une famille où chacun et chacune a sa place et où chaque personne contribue à l’unité de l’ensemble.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quelle est maintenant la portée actuelle de cette révélation du Dieu Un et Trine ? Cette révélation qui rejoint nos cœurs est évoquée à chaque fois que nous faisons le signe de la Croix où nous disons, un peu machinalement parfois,  « Au nom du Père et de Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
              <br />
       Ce signe de la croix que nous traçons sur nous en honneur des trois personnes de la Trinité n'est pas un geste proposé à notre seule intelligence.  Savoir qu'il y a trois Personnes en Dieu et un seul Dieu, c’est bien, c’est même très bien, mais aujourd’hui la Parole de Dieu nous montre que la Trinité c’est le mystère d’un Dieu présent dans nos vies et dans son Église. C’est le mystère d’une vie. Pour nous ce qui est important, ce n’est pas seulement le fait de croire qu’il y a trois Personnes en Dieu, c’est l’expérience vitale de quelqu'un qui se rend compte que, par le Baptême qu’il a reçu, il est en communion avec des personnes vivantes. C’est celle de quelqu'un qui se sait fils ou fille d’un Père qui l’aime, qui lui fait partager, grâce au don de l’Esprit Saint qui habite en nos cœurs, la vie même du Christ ressuscité auprès du Père       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, est-ce que c’est cela le mystère de Sainte Trinité pour vous ? Est-ce que c’est cette relation vivante   avec un Dieu  Père, Fils et Saint Esprit qui agit dans nos vies, avec qui nous partageons la vie nouvelle : la vie de la grâce reçue de Dieu lui-même qui fait de nous comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>  des « personnes participantes de la nature divine » par la grâce de Dieu.  « De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise», lit-on dans ce passage ( 2 <span style="font-style:italic">Pierre </span>1, 4) .        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, prenons un instant pour reconnaître et goûter la présence de la Trinité au profond de nous-mêmes et tournons-nous vers elle en redisant ces belles paroles de sainte Élisabeth de la Trinité, jeune carmélite de Dijon (1880-1906) : « Ô mes trois, mon Tout, ma Béatitude… Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »       <br />
              <br />
       C’est ainsi que les paroles de notre Credo - le « Je crois en Dieu» - ne sont plus vides des sens, mais pleines d’une richesse vivifiante         <br />
              <br />
       « Je crois en Dieu le Père, Tout-Puissant…        <br />
       Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur…        <br />
       Je crois au Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       25 mai 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie 22 mai 2018-->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 32-34.39-40)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
       « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,       <br />
       depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :       <br />
       d’un bout du monde à l’autre,       <br />
       est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,       <br />
       a-t-on jamais connu rien de pareil ?       <br />
       Est-il un peuple qui ait entendu comme toi       <br />
       la voix de Dieu parlant du milieu du feu,       <br />
       et qui soit resté en vie ?       <br />
       Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,       <br />
       de venir la prendre au milieu d’une autre,       <br />
       à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,       <br />
       à main forte et à bras étendu,       <br />
       et par des exploits terrifiants       <br />
       – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu       <br />
       le faire pour toi en Égypte ?       <br />
       Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :       <br />
       c’est le Seigneur qui est Dieu,       <br />
       là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;       <br />
       il n’y en a pas d’autre.       <br />
       Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur       <br />
       que je te donne aujourd’hui,       <br />
       afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (32, 12a)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,       <br />
       l’univers, par le souffle de sa bouche.       <br />
       Il parla, et ce qu’il dit exista ;       <br />
       il commanda, et ce qu’il dit survint.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; en lui nous crions “Abba !”, Père ! » (Rm 8, 14-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
       Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,       <br />
       c’est-à-dire : Père !       <br />
       C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
       Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
       Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
       Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
       apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54933178-41253203.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-B-Au-nom-du-Pere-et-du-Fils-et-du-Saint-Esprit_a1010.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Jan 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le le Baptême du Seigneur Année B le 10 janvier 2021. Textes : Isaïe 55, 1-11, 1 Jean 5, 1-9 et Marc 1, 7-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51708124-39623094.jpg?v=1606083023" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez probablement participé à une inauguration d'un monument, d'un édifice ou du mandat de quelqu’un pour une nouvelle fonction : député, maire etc. Tous ces événements ont en commun un format particulier, à quelques exceptions près. En premier lieu, on rappelle le chemin qui a mené là, en deuxième lieu, on présente l'événement en l'entourant soit d'un décorum particulier soit d'éléments d'animation comme une vidéo par exemple, enfin, en troisième lieu, une inauguration nous projette en avant dans un avenir en partie inconnu.       <br />
              <br />
       Ce format s'applique admirablement au Baptême du Seigneur, le Baptême de Jésus dans le Jourdain, que nous fêtons aujourd'hui. Cet événement est un événement inaugural, l’inauguration du ministère de Jésus. C'est ainsi que le voit l'évangéliste saint Marc qui le place au tout début de son évangile Reprenons, si vous le voulez bien, les trois aspects d'une inauguration signalés il y a un instant.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un événement attendu</span>       <br />
              <br />
       Le premier aspect : quel est le chemin qui a mené jusque-là ?       <br />
              <br />
       Le Baptême de Jésus s'est préparé depuis longtemps. En effet, les prophètes et le dernier de ceux-ci, Jean-Baptiste, qui précède Jésus sur les bords du Jourdain espéraient et annonçaient la venue d'un Sauveur. Leur foi ne se laissait pas ébranler même lorsque tout paraissait perdu. Isaïe en témoigne ici dans la première lecture. « Consolez mon peuple…Voici votre Dieu… Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. »       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste, lui, reconnaît que les temps sont venus où Dieu va manifester de façon éclatante son amour pour ses enfants en leur envoyant son Fils lui-même. C'est le grand mérite de Jean-Baptiste d'avoir su reconnaître en Jésus l'Envoyé du Père, celui qu'on attendait. « Moi, je vous baptise avec de l’eau : mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. » lit-on dans l’évangile qui vient d’être proclamé.       <br />
              <br />
       Liturgiquement, cette solennité du Baptême du Seigneur arrive à la fin du temps de Noël et dans le sillage de l'Épiphanie, la manifestation du Christ aux nations. Elle est, elle aussi, une manifestation de la mission de Jésus pour le salut du monde dont elle marque l’inauguration publique de façon percutante.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : une scène puissante et resplendissante</span>       <br />
              <br />
       Comment se passe cette inauguration du ministère de Jésus? C'est le deuxième aspect que je voudrais développer maintenant en suivant le texte de saint Marc..       <br />
              <br />
       Regardons le récit de saint Marc. Jésus arrive de Nazareth. Il vient vers Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Jean-Baptiste, textuellement « Jean le Baptiseur »,  donne depuis quelque temps, dans l’eau du Jourdain, un baptême de conversion qui invite les gens à changer leur cœur et à se tourner résolument vers Dieu, « à préparer à travers le désert le chemin du Seigneur… une route aplanie pour Dieu » comme le souhaitait Isaïe.       <br />
              <br />
       Pour Jean-Baptiste, Jésus est le Sauveur promis « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi  ». Pour lui Jésus n'a pas besoin de ce genre de conversion. Cependant, en se mêlant à tout le peuple, Jésus fait comprendre à Jean-Baptiste qu'il désire être baptisé lui aussi, non parce qu'il a besoin de se convertir, mais parce qu'il porte les péchés et le poids des souffrances de ses frères et sœurs qu'il est venu libérer et sauver. Jésus en entrant dans le Jourdain assume cette mission extraordinaire qui sera la sienne : donner sa vie pour la multitude. Il sera ce Serviteur souffrant dont a parlé le prophète Isaïe (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 53, 1-12). Il ira jusqu'au bout et mourra sur une croix pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       La scène du Baptême de Jésus telle que racontée par saint Marc prend une allure théophanique. Elle revêt un éclat particulier. Des symboles l'accompagnent : les cieux se déchirent, l'Esprit descend sous la forme d'une colombe et une voix se fait entendre. Ces trois symboles viennent confirmer à Jean-Baptiste qu'il a vu juste.        <br />
       <!--La scène fait lever nos regards vers les cieux où Dieu réside. Les cieux se déchirent. La colombe, elle,  qui dans la Bible représente l'Esprit Saint nous renvoie à la création racontée dans le livre de la Genèse où il est dit que l'Esprit, le Souffle, de Dieu planait sur les eaux (<span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 2). Le même Esprit descend ici sur Jésus pour  inaugurer une création nouvelle dégagée du péché et de la mort, toute habitée par Dieu et remplie de son amour et de sa miséricorde de Père.  Et en troisième lieu, nous avons la voix qui se fait entendre. C'est de Dieu que vient cette voix qui  proclame : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». -->       <br />
       Voilà comment se passe l'inauguration du ministère de Jésus. Venons-en maintenant au troisième aspect d'une inauguration que nous retrouvons dans la scène du Baptême de Jésus.       <br />
       <!--Quel destin et quel avenir! Nous les verrons se déployer pour nous dans la suite de l'Année liturgique pendant le temps du Carême, le temps pascal et le temps de la Pentecôte qui nous feront revivre les mystères de la vie de Jésus.-->       <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un commencement</span>       <br />
              <br />
       Le troisième aspect d'une inauguration, comme on l'a dit au début, ouvre sur un avenir qu'on espère, mais qui n'est pas exempt d'inconnu. Il en est ainsi du Baptême de Jésus. Jésus en descendant dans l'eau du Jourdain s'engage à suivre le chemin que Dieu son Père lui a tracé. Il dit déjà dans son cœur de qu'il dira au Jardin des Oliviers lors de son agonie : « Père que ta volonté se fasse et non la mienne ». (<span style="font-style:italic">Luc</span> 22,42).       <br />
              <br />
       Jésus sait que la route ne sera pas toujours facile, mais il accepte de la prendre avec générosité et sans regarder en arrière. Il gardera ses oreilles attentives aux paroles entendues « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré  ». Soutenu par cette conviction et par cette assurance, il ira de l'avant dans la voie d'un amour fou pour ses frères et sœurs. Il rétablira la créature blessée dans sa beauté originelle et, comme l’explique saint Paul aux Romains, par le baptême il fera de toute personne qui le suit une créature nouvelle « vivant pour Dieu ». « Car [le Christ] qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10-11).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quelle belle fête que cette solennité du Baptême du Seigneur. Elle fixe notre regard sur Jésus quittant sa vie tranquille d'humble artisan à Nazareth pour celle du prédicateur, du messager de l'amour de Dieu pour l'humanité toute entière. Nous le voyons répondre avec confiance à cette vocation qui est la sienne et qu'il suivra sans faillir même dans les pires souffrances. Et ainsi il deviendra par sa mort et sa résurrection le Premier-né d'une multitude de frères et de sœurs. Demandons-lui de nous garder, comme Lui, confiants en Dieu qui dit aujourd'hui à chacun et à chacune de nous : « Tu es mon fils bien-aimé, ma fille bien-aimée et je t'aime ».       <br />
              <br />
       Redisons, en terminant, les mots que nous avions dans la Prière d’ouverture : « Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint reposa sur lui, tu l’as désigné comme ton Fils bien-aimé, accorde à tes fils et filles  adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 janvier 2021       <br />
              <br />
       <!---reprise avec corrections de l'homélie du 5 janvier 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51708124-39623099.jpg?v=1606083057" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le Baptême du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez » (Is 55, 1-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Vous tous qui avez soif,       <br />
       venez, voici de l’eau !       <br />
       Même si vous n’avez pas d’argent,       <br />
       venez acheter et consommer,       <br />
       venez acheter du vin et du lait       <br />
       sans argent, sans rien payer.       <br />
       Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,       <br />
       vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?       <br />
       Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,       <br />
       vous vous régalerez de viandes savoureuses !       <br />
       Prêtez l’oreille ! Venez à moi !       <br />
       Écoutez, et vous vivrez.       <br />
       Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :       <br />
       ce sont les bienfaits garantis à David.       <br />
       Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,       <br />
       pour les peuples, un guide et un chef.       <br />
       Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;       <br />
       une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,       <br />
       à cause du Seigneur ton Dieu,       <br />
       à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.       <br />
              <br />
       Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;       <br />
       invoquez-le tant qu’il est proche.       <br />
       Que le méchant abandonne son chemin,       <br />
       et l’homme perfide, ses pensées !       <br />
       Qu’il revienne vers le Seigneur       <br />
       qui lui montrera sa miséricorde,       <br />
       vers notre Dieu       <br />
       qui est riche en pardon.       <br />
       Car mes pensées ne sont pas vos pensées,       <br />
       et vos chemins ne sont pas mes chemins,       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,       <br />
       autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,       <br />
       et mes pensées, au-dessus de vos pensées.       <br />
              <br />
       La pluie et la neige qui descendent des cieux       <br />
       n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,       <br />
       sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,       <br />
       donnant la semence au semeur       <br />
       et le pain à celui qui doit manger ;       <br />
       ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,       <br />
       ne me reviendra pas sans résultat,       <br />
       sans avoir fait ce qui me plaît,       <br />
       sans avoir accompli sa mission.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Is 12, 2, 4bcd, 5-6)       <br />
       R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut ! (Is 12, 3)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits !       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
              <br />
              <br />
       DEUXIÊME LECTURE       <br />
       « L’Esprit, l’eau et le sang » (1 Jn 5, 1-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
       En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,       <br />
       l’Esprit, l’eau et le sang,       <br />
       et les trois n’en font qu’un.       <br />
       Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;       <br />
       or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,       <br />
       puisque le témoignage de Dieu,       <br />
       c’est celui qu’il rend à son Fils.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde. »       <br />
       Alléluia. (Jn 1, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jean le Baptiste proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,       <br />
       et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.       <br />
       Et aussitôt, en remontant de l’eau,       <br />
       il vit les cieux se déchirer       <br />
       et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.       <br />
       Il y eut une voix venant des cieux :       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51708124-39623094.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-B-Une-inauguration-a-nulle-autre-pareille_a987.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Jan 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B. Cette année la fête ne pouvant se faire le dimanche elle est reportée au lundi 8 janvier 2023. Textes : Isaïe 55, 1-11, 1 Jean 5, 1-9 et Marc 1, 7-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/76400495-54595007.jpg?v=1606083023" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez probablement participé à une inauguration d'un monument, d'un édifice ou du mandat de quelqu’un pour une nouvelle fonction : député, maire etc. Tous ces événements ont en commun un format particulier, à quelques exceptions près. En premier lieu, on rappelle le chemin qui a mené là, en deuxième lieu, on présente l'événement en l'entourant soit d'un décorum particulier soit d'éléments d'animation comme une vidéo par exemple, enfin, en troisième lieu, une inauguration nous projette en avant dans un avenir en partie inconnu.       <br />
              <br />
       Ce format s'applique admirablement au Baptême du Seigneur, le Baptême de Jésus dans le Jourdain, que nous fêtons aujourd'hui. Cet événement est un événement inaugural, l’inauguration du ministère de Jésus. C'est ainsi que le voit l'évangéliste saint Marc qui le place au tout début de son évangile Reprenons, si vous le voulez bien, les trois aspects d'une inauguration signalés il y a un instant.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un événement attendu</span>       <br />
              <br />
       Le premier aspect : quel est le chemin qui a mené jusque-là ?       <br />
              <br />
       Le Baptême de Jésus s'est préparé depuis longtemps. En effet, les prophètes et le dernier de ceux-ci, Jean-Baptiste, qui précède Jésus sur les bords du Jourdain espéraient et annonçaient la venue d'un Sauveur. Leur foi ne se laissait pas ébranler même lorsque tout paraissait perdu. Isaïe en témoigne ici dans la première lecture. « Consolez mon peuple…Voici votre Dieu… Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. »       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste, lui, reconnaît que les temps sont venus où Dieu va manifester de façon éclatante son amour pour ses enfants en leur envoyant son Fils lui-même. C'est le grand mérite de Jean-Baptiste d'avoir su reconnaître en Jésus l'Envoyé du Père, celui qu'on attendait. « Moi, je vous baptise avec de l’eau : mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. » lit-on dans l’évangile qui vient d’être proclamé.       <br />
              <br />
       Liturgiquement, cette solennité du Baptême du Seigneur arrive à la fin du temps de Noël et dans le sillage de l'Épiphanie, la manifestation du Christ aux nations. Elle est, elle aussi, une manifestation de la mission de Jésus pour le salut du monde dont elle marque l’inauguration publique de façon percutante.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : une scène puissante et resplendissante</span>       <br />
              <br />
       Comment se passe cette inauguration du ministère de Jésus? C'est le deuxième aspect que je voudrais développer maintenant en suivant le texte de saint Marc..       <br />
              <br />
       Regardons le récit de saint Marc. Jésus arrive de Nazareth. Il vient vers Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Jean-Baptiste, textuellement « Jean le Baptiseur »,  donne depuis quelque temps, dans l’eau du Jourdain, un baptême de conversion qui invite les gens à changer leur cœur et à se tourner résolument vers Dieu, « à préparer à travers le désert le chemin du Seigneur… une route aplanie pour Dieu » comme le souhaitait Isaïe.       <br />
              <br />
       Pour Jean-Baptiste, Jésus est le Sauveur promis « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi  ». Pour lui Jésus n'a pas besoin de ce genre de conversion. Cependant, en se mêlant à tout le peuple, Jésus fait comprendre à Jean-Baptiste qu'il désire être baptisé lui aussi, non parce qu'il a besoin de se convertir, mais parce qu'il porte les péchés et le poids des souffrances de ses frères et sœurs qu'il est venu libérer et sauver. Jésus en entrant dans le Jourdain assume cette mission extraordinaire qui sera la sienne : donner sa vie pour la multitude. Il sera ce Serviteur souffrant dont a parlé le prophète Isaïe (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 53, 1-12). Il ira jusqu'au bout et mourra sur une croix pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       La scène du Baptême de Jésus telle que racontée par saint Marc prend une allure théophanique. Elle revêt un éclat particulier. Des symboles l'accompagnent : les cieux se déchirent, l'Esprit descend sous la forme d'une colombe et une voix se fait entendre. Ces trois symboles viennent confirmer à Jean-Baptiste qu'il a vu juste.        <br />
       <!--La scène fait lever nos regards vers les cieux où Dieu réside. Les cieux se déchirent. La colombe, elle,  qui dans la Bible représente l'Esprit Saint nous renvoie à la création racontée dans le livre de la Genèse où il est dit que l'Esprit, le Souffle, de Dieu planait sur les eaux (<span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 2). Le même Esprit descend ici sur Jésus pour  inaugurer une création nouvelle dégagée du péché et de la mort, toute habitée par Dieu et remplie de son amour et de sa miséricorde de Père.  Et en troisième lieu, nous avons la voix qui se fait entendre. C'est de Dieu que vient cette voix qui  proclame : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». -->       <br />
       Voilà comment se passe l'inauguration du ministère de Jésus. Venons-en maintenant au troisième aspect d'une inauguration que nous retrouvons dans la scène du Baptême de Jésus.       <br />
       <!--Quel destin et quel avenir! Nous les verrons se déployer pour nous dans la suite de l'Année liturgique pendant le temps du Carême, le temps pascal et le temps de la Pentecôte qui nous feront revivre les mystères de la vie de Jésus.-->       <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un commencement</span>       <br />
              <br />
       Le troisième aspect d'une inauguration, comme on l'a dit au début, ouvre sur un avenir qu'on espère, mais qui n'est pas exempt d'inconnu. Il en est ainsi du Baptême de Jésus. Jésus en descendant dans l'eau du Jourdain s'engage à suivre le chemin que Dieu son Père lui a tracé. Il dit déjà dans son cœur de qu'il dira au Jardin des Oliviers lors de son agonie : « Père que ta volonté se fasse et non la mienne ». (<span style="font-style:italic">Luc</span> 22,42).       <br />
              <br />
       Jésus sait que la route ne sera pas toujours facile, mais il accepte de la prendre avec générosité et sans regarder en arrière. Il gardera ses oreilles attentives aux paroles entendues « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré  ». Soutenu par cette conviction et par cette assurance, il ira de l'avant dans la voie d'un amour fou pour ses frères et sœurs. Il rétablira la créature blessée dans sa beauté originelle et, comme l’explique saint Paul aux Romains, par le baptême il fera de toute personne qui le suit une créature nouvelle « vivant pour Dieu ». « Car [le Christ] qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10-11).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quelle belle fête que cette solennité du Baptême du Seigneur. Elle fixe notre regard sur Jésus quittant sa vie tranquille d'humble artisan à Nazareth pour celle du prédicateur, du messager de l'amour de Dieu pour l'humanité toute entière. Nous le voyons répondre avec confiance à cette vocation qui est la sienne et qu'il suivra sans faillir même dans les pires souffrances. Et ainsi il deviendra par sa mort et sa résurrection le Premier-né d'une multitude de frères et de sœurs. Demandons-lui de nous garder, comme Lui, confiants en Dieu qui dit aujourd'hui à chacun et à chacune de nous : « Tu es mon fils bien-aimé, ma fille bien-aimée et je t'aime ».       <br />
              <br />
       Redisons, en terminant, les mots que nous avions dans la Prière d’ouverture : « Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint reposa sur lui, tu l’as désigné comme ton Fils bien-aimé, accorde à tes fils et filles  adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!---reprise avec corrections de l'homélie du 5 janvier 2016 et 5 janvier 2021-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/76400495-54595008.jpg?v=1606083057" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le Baptême du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez » (Is 55, 1-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Vous tous qui avez soif,       <br />
       venez, voici de l’eau !       <br />
       Même si vous n’avez pas d’argent,       <br />
       venez acheter et consommer,       <br />
       venez acheter du vin et du lait       <br />
       sans argent, sans rien payer.       <br />
       Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,       <br />
       vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?       <br />
       Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,       <br />
       vous vous régalerez de viandes savoureuses !       <br />
       Prêtez l’oreille ! Venez à moi !       <br />
       Écoutez, et vous vivrez.       <br />
       Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :       <br />
       ce sont les bienfaits garantis à David.       <br />
       Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,       <br />
       pour les peuples, un guide et un chef.       <br />
       Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;       <br />
       une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,       <br />
       à cause du Seigneur ton Dieu,       <br />
       à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.       <br />
              <br />
       Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;       <br />
       invoquez-le tant qu’il est proche.       <br />
       Que le méchant abandonne son chemin,       <br />
       et l’homme perfide, ses pensées !       <br />
       Qu’il revienne vers le Seigneur       <br />
       qui lui montrera sa miséricorde,       <br />
       vers notre Dieu       <br />
       qui est riche en pardon.       <br />
       Car mes pensées ne sont pas vos pensées,       <br />
       et vos chemins ne sont pas mes chemins,       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,       <br />
       autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,       <br />
       et mes pensées, au-dessus de vos pensées.       <br />
              <br />
       La pluie et la neige qui descendent des cieux       <br />
       n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,       <br />
       sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,       <br />
       donnant la semence au semeur       <br />
       et le pain à celui qui doit manger ;       <br />
       ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,       <br />
       ne me reviendra pas sans résultat,       <br />
       sans avoir fait ce qui me plaît,       <br />
       sans avoir accompli sa mission.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Is 12, 2, 4bcd, 5-6)       <br />
       R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut ! (Is 12, 3)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits !       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
              <br />
              <br />
       DEUXIÊME LECTURE       <br />
       « L’Esprit, l’eau et le sang » (1 Jn 5, 1-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
       En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,       <br />
       l’Esprit, l’eau et le sang,       <br />
       et les trois n’en font qu’un.       <br />
       Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;       <br />
       or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,       <br />
       puisque le témoignage de Dieu,       <br />
       c’est celui qu’il rend à son Fils.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde. »       <br />
       Alléluia. (Jn 1, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jean le Baptiste proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,       <br />
       et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.       <br />
       Et aussitôt, en remontant de l’eau,       <br />
       il vit les cieux se déchirer       <br />
       et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.       <br />
       Il y eut une voix venant des cieux :       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-B-Une-inauguration-a-nulle-autre-pareille_a1160.html</link>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B le 13 décembre 2020. Textes : Isaïe, 60, 1-2.19-28, I Thessaloniciens 5, 16-24 et Jean, 1, 6-8.19-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/50165034-38791672.jpg?v=1601317859" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année B « Le témoignage de Jean-Baptiste »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean-Baptiste un grand prophète qui a précédé Jésus. On le surnomme le Précurseur. Il était le cousin de Jésus et c’est vers lui que Jésus est allé pour se faire baptiser au Jourdain. Jean-Baptiste l’a reconnu alors comme Celui qu’on attendait, comme l’Envoyé de Dieu.        <br />
              <br />
       Dans notre préparation à Noël en ce 3e dimanche de l’Avent la liturgie nous met devant les yeux ce témoignage de Jean-Baptiste tel que présenté par l’évangile de saint Jean. Et la façon de le faire est des plus intéressantes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Lumière née de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Dans la lecture de l’évangile de ce jour on a intentionnellement unit deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.       <br />
              <br />
       Celui dont il annonce la venue, dont il prépare les voies - comme le souhaitait le prophète Isaïe :  « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » - porte en lui quelque chose d’unique, de divin, de transcendant, d’autre. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».        <br />
              <br />
       Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.       <br />
               <br />
       Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd'hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ».  Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean-Baptiste le Précurseur</span>       <br />
              <br />
       C''est pour cette raison qu'on lui a donné à juste titre le surnom  de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».        <br />
              <br />
       L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il.  Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l'Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation.  Malgré la pandémie de la Covid-19 plusieurs paroisses offrent un accès au Sacrement de la Réconciliation avec les précautions sanitaires appropriées. Vous ne regretterez pas d'avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.        <br />
              <br />
       Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus.  L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l'un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean. <!--Noël n’a aucun sens en dehors de celui qui mérite notre témoignage : Jésus, Fils de Dieu, porteur d’une espérance profonde.-->       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.        <br />
              <br />
       Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L'Esprit de Dieu est toujours à l'oeuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »         <br />
              <br />
       Je souhaite que nous devenions tous et toutes des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce dimanche de la joie que célèbre saint Paul dans la deuxième lecture, nous pouvons laisser celle-ci déborder en tout temps nous nourrissant de la prière et de l’action de grâces comme il le suggère. : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Le prophète Isaïe le souhaitait déjà en écrivant ce que nous avons lu dans la première lecture :  «  Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu... Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.».       <br />
              <br />
       Le don de la joie traduit une présence qui nous habite. Cette présence est au-delà des signes et des mots. Elle est invisible comme la lumière qui passe à travers la vitre de la fenêtre. Nous sommes invités à devenir de plus en plus comme la vitre de la fenêtre, clairs et purs, pour laisser passer toute la Lumière…avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       13 décembre 2020       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       (reprise avec corrections de celle du 11 décembre 2017)       <br />
              <br />
       Il était venu comme témoin       <br />
                  <br />
       Première lecture : Isaïe, Chapitre 60, versets 1 &amp; 2a et 10 &amp; 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 16 à 24       <br />
           Lecture de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 1, versets 6 à 8 et 19 à 28 (Jean :  Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. )       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 3e dimanche de l'Avent Année B</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,       <br />
       guérir ceux qui ont le cœur brisé,       <br />
       proclamer aux captifs leur délivrance,       <br />
       aux prisonniers leur libération,       <br />
       proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tressaille de joie dans le Seigneur,       <br />
       mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
       Car il m’a vêtue des vêtements du salut,       <br />
       il m’a couverte du manteau de la justice,       <br />
       comme le jeune marié orné du diadème,       <br />
       la jeune mariée que parent ses joyaux.       <br />
       Comme la terre fait éclore son germe,       <br />
       et le jardin, germer ses semences,       <br />
       le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange       <br />
       devant toutes les nations.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)       <br />
              <br />
       R/ Mon âme exulte en mon Dieu.       <br />
         (Is 61, 10)       <br />
              <br />
       Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
       exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
       Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
              <br />
       Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
       Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
              <br />
       Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
       Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez toujours dans la joie,       <br />
       priez sans relâche,       <br />
       rendez grâce en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       N’éteignez pas l’Esprit,       <br />
       ne méprisez pas les prophéties,       <br />
       mais discernez la valeur de toute chose :       <br />
       ce qui est bien, gardez-le ;       <br />
       éloignez-vous de toute espèce de mal.       <br />
       Que le Dieu de la paix lui-même       <br />
       vous sanctifie tout entiers ;       <br />
       que votre esprit, votre âme et votre corps,       <br />
       soient tout entiers gardés sans reproche       <br />
       pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Il est fidèle, Celui qui vous appelle :       <br />
       tout cela, il le fera.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Il y eut un homme envoyé par Dieu ;       <br />
       son nom était Jean.       <br />
       Il est venu comme témoin,       <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière,       <br />
       afin que tous croient par lui.       <br />
       Cet homme n’était pas la Lumière,       <br />
       mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.       <br />
              <br />
       Voici le témoignage de Jean,       <br />
       quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem       <br />
       des prêtres et des lévites       <br />
       pour lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :       <br />
       « Je ne suis pas le Christ. »       <br />
       Ils lui demandèrent :       <br />
       « Alors qu’en est-il ?       <br />
       Es-tu le prophète Élie ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne le suis pas.       <br />
       – Es-tu le Prophète annoncé ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Non. »       <br />
       Alors ils lui dirent :       <br />
       « Qui es-tu ?       <br />
       Il faut que nous donnions une réponse       <br />
       à ceux qui nous ont envoyés.       <br />
       Que dis-tu sur toi-même ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Redressez le chemin du Seigneur,       <br />
       comme a dit le prophète Isaïe. »       <br />
       Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.       <br />
       Ils lui posèrent encore cette question :       <br />
       « Pourquoi donc baptises-tu,       <br />
       si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »       <br />
       Jean leur répondit :       <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau.       <br />
       Mais au milieu de vous       <br />
       se tient celui que vous ne connaissez pas ;       <br />
       c’est lui qui vient derrière moi,       <br />
       et je ne suis pas digne       <br />
       de délier la courroie de sa sandale. »       <br />
              <br />
       Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,       <br />
       à l’endroit où Jean baptisait.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/50165034-38791672.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Le-temoignage-de-Jean-Baptiste_a982.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A ou Dimanche de la Miséricorde divine « Vivant pour Dieu éternellement »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Apr 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A ou Dimanche de la Miséricorde divine le 19 avril 2020. Textes : Actes 2, 42-47, 1 Pierre 1, 3-9 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42876803-35580786.jpg?v=1581993302" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A ou Dimanche de la Miséricorde divine « Vivant pour Dieu éternellement »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A ou Dimanche de la Miséricorde divine « Vivant pour Dieu éternellement »" />
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      Habituellement, le 2e dimanche de Pâques que nous vivons met devant nos yeux les nouveaux baptisés qui depuis la Vigile pascale ont été revêtus d'un vêtement blanc marquant leur passage avec le Christ ressuscité vers une vie nouvelle pour Dieu. Hélas en 2020, en raison de la pandémie de la maladie du coronavirus COVID-19 les baptêmes dans la Nuit de Pâques n'ont pas eu lieu. Quoiqu'il en soit, le symbolisme de la liturgie demeure. Dans les temps anciens, les nouveaux baptisés portaient leur vêtement blanc, leur aube blanche, pendant toute la semaine et le  huitième jour ils le déposaient à l'église et on donnait au 2e Dimanche de Pâques le nom de Dimanche  « in albis ».       <br />
              <br />
       Depuis 2008, ce 2e dimanche de Pâques a été nommé par saint Jean-Paul II le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span>. Ce faisant il donnait suite au message diffusé par sainte Faustine Kowalska  (25 août 1905-5 octobre 1938), religieuse polonaise du diocèse de Cracovie, lui demandant de répandre une image de Jésus miséricordieux où il est écrit « Jésus, j'ai confiance en toi » et de proposer que le 2e dimanche de Pâques soit celui de la Miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Comment vivre les beautés de ce 2e Dimanche de Pâques dont les lectures sont des plus stimulantes ?       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Pâques dure cinquante jours</span>       <br />
              <br />
       Commençons par prendre conscience que la fête de Pâques s'étend sur cinquante jours que nous appelons le « Temps de Pâques ». On ne peut découvrir et expliciter toutes les richesses de Pâques en une seule fois. Il fait bon de se laisser habiter en profondeur par ce mystère fondamental de la foi chrétienne. En effet, comme dit saint Paul, si le Christ n'est pas ressuscité, ma foi est vaine (I <span style="font-style:italic">Corinthiens </span> 15, 14). Elle n'a pas de sens.       <br />
               <br />
       Au cours des jours du Temps pascal, nous sommes replongés dans les eaux de notre baptême, nous revivons les découvertes des Apôtres et des disciples après la Pentecôte, nous relisons les Écritures avec une lumière nouvelle et nous comprenons que Celui dont parlaient les Écritures de l'Ancien Testament depuis Abraham en passant par Moïse et les prophètes c'est Jésus.        <br />
              <br />
       Comme le proclame saint Pierre aux gens réunis autour de lui et des apôtres le jour de la Pentecôte « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ » (<span style="font-style:italic">Actes</span> 2, 37). Oui! dans son abaissement sur la croix, Jésus a porté toutes les fragilités et les péchés du monde. Il a été relevé par Dieu qui l'a exalté et nous l'a donné comme « premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » (I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 15, 20), notre frère Premier-né "vivant pour Dieu éternellement". Il « est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit », écrit saint Paul (<span style="font-style:italic">Romains</span> 6, 10).        <br />
              <br />
       De même, comme baptisés, nous le suivons dans sa mort et sa résurrection. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur » (<span style="font-style:italic">Romains</span> 14, 8). C'est dans ce contexte baptismal que nous sommes passés avec Jésus de la mort à la vie, d'une mortalité marquée par la finitude à une vie qui ne finit plus, à la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Comment recevoir ce Mystère de la Résurrection dans nos vies ?       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La Résurrection de Jésus, une grâce à découvrir</span>       <br />
              <br />
       Les trois lectures entendues seront ici pour nous autant de voies pour nous aider à entrer dans le Mystère de la Résurrection de Jésus.        <br />
              <br />
       La première nous indique que c'est en communauté que nous faisons une véritable rencontre du Christ ressuscité. Voyez la petite communauté naissante celle de de tous les croyants qu'on nous présente unie dans la même foi : « Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ;  se tenant dans le Temple et attirant de plus en plus de personnes qui adhèrent au Seigneur par la foi ».  Le témoignage que nous avons à rendre encore aujourd'hui est le même. C'est celui d'une foi commune vécue en communauté qui interpelle dans notre monde éclaté et invite à reconnaître Jésus comme Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       La seconde lecture tirée de la Première Lettre attribuée a saint Pierre invite les personnes croyantes à exprimer sans peur leur foi dans l'héritage reçu de Jésus, un héritage de vie éternelle que les soucis et le temps ne peuvent amoindrir, un héritage qui mène dans l'intimité de Dieu en union avec Jésus Ressuscité. Comme dit saint Pierre, c'est  « un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie ».  Nous sommes les héritiers et les héritières d'une Bonne Nouvelle dont notre monde a un grand besoin. Que notre vie laisse paraître la joie qui nous habite. Oui! Exultons de joie. Ceux et celless qui nous croiseront le remarqueront. C'est  le plus beau témoignage que nous pouvons donner et qui est à la portée de toutes les personnes quelles qu'elles soient.       <br />
              <br />
       Enfin en troisième lieu, l'évangile nous présente deux visites de Jésus Ressuscité qui sont des rencontres inoubliables pour les disciples. L'une à tout le groupe au soir de Pâques sans la présence de Thomas et l'autre une semaine plus tard. Thomas  en apprenant que les autres apôtres avait rencontré le Ressuscité ne voulait pas croire ce qu'on lui racontait. Et une semaine plus tard nous le retrouvons à genoux devant le Ressuscité lui disant « Mon Seigneur et mon Dieu ». Les hésitations et les doutes de Thomas ressemblent aux nôtres parfois. Nos sens et notre raison cherchent des preuves de la résurrection. Ils n'en auront jamais. C'est une affaire de foi, une foi qui s'appuie sur des témoins qui ont fait une rencontre avec le Ressuscité qui remplit leur cœur d'une présence à nulle autre pareille. C'est ce qu'ont vécu les premiers témoins : les apôtres, Marie-Madeleine, les disciples d'Emmaüs  et c'est ce que nous sommes invités à vivre. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».       <br />
              <br />
       Nous sommes donc invités ce matin à recevoir le mystère de la Résurrection dans la foi à travers des questionnements parfois semblables à  ceux de l'apôtre Thomas, mais avec une confiance absolue dans le témoignage des premiers disciples qui ont vu et reconnu la présence de Jésus Ressuscité toujours vivant.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La fête de la Miséricorde divine</span>       <br />
              <br />
       Ajoutons en terminant un mot sur la fête de la Miséricorde divine associée au 2e Dimanche de Pâques. La prière « Jésus, j’ai confiance en toi » (<span style="font-style:italic">Jezu ufam tobie</span> en polonais) qui figure sur l’image de Jésus miséricordieux de sainte Faustine exprime notre assurance que Dieu ouvre ses bras à toutes les personnes sans faire de distinction car  « la puissance de Dieu est amour et sa justice est miséricorde » dit justement le pape François dans un tweet posté sur son compte Twitter. Notre attitude de confiance est l’expression concrète de notre abandon à la Miséricorde divine. En nous jetant dans les bras de Jésus nous nous remettons totalement entre les mains de la Miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Sainte Faustine propose des moyens concrets pour développer ce sens de la Miséricorde divine comme le chapelet de la miséricorde, l’arrêt pour un moment de prière dans l’après-midi à 15 heures l'heure de la mort du Christ en croix, la prière devant l’image de Jésus miséricordieux, la neuvaine de la miséricorde du Vendredi Saint au 2e dimanche de Pâques.        <br />
              <br />
       Ces gestes de dévotion ont été entérinés par l’autorité de l’Église en nommant le 2e dimanche de Pâques le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span>. Ils rejoignent plusieurs chrétiens et chrétiennes. <!--, mais ce ne sont pas les gestes de piété qui sont les plus importants. Le pape François l’a bien compris en lançant toute l’Église dans un Jubilé extraordinaire de la miséricorde qui nous fait entrer au cœur de l’histoire du Salut.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que la célébration eucharistique de ce dimanche vécue soit en famille soit par internet ou par la télévision à cause du confinement où nous relègue la COVID-19 nous garde malgré tout  dans la joie de Pâques et la confiance dans le Père qui a ressuscité Jésus pour en faire le Seigneur et le Sauveur de l’humanité.        <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons, chacun et chacune dans nos milieux de travail, dans nos familles, dans nos lieux de loisirs et/ou de retraite être des témoins que Jésus est vivant et que la puissance de Dieu qui l’a ressuscité des morts se manifeste principalement dans la miséricorde.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval</span>       <br />
              <br />
       14 avril 2020       <br />
               <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
              <br />
           « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal de saint Faustine Kowalska, § 699).       <br />
              <br />
           « Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier. » (Ibidem § 1517).       <br />
              <br />
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      <b>Lectures pour le 2e dimanche de Pâques</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun » (Ac 2, 42-47)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres       <br />
       et à la communion fraternelle,       <br />
       à la fraction du pain       <br />
       et aux prières.       <br />
           La crainte de Dieu était dans tous les cœurs       <br />
       à la vue des nombreux prodiges et signes       <br />
       accomplis par les Apôtres.       <br />
              <br />
           Tous les croyants vivaient ensemble,       <br />
       et ils avaient tout en commun ;       <br />
           ils vendaient leurs biens et leurs possessions,       <br />
       et ils en partageaient le produit entre tous       <br />
       en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
           Chaque jour, d’un même cœur,       <br />
       ils fréquentaient assidûment le Temple,       <br />
       ils rompaient le pain dans les maisons,       <br />
       ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;       <br />
           ils louaient Dieu       <br />
       et avaient la faveur du peuple tout entier.       <br />
       Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait       <br />
       ceux qui allaient être sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24)       <br />
              <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ;       <br />
       mais le Seigneur m’a défendu.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Clameurs de joie et de victoire       <br />
       sous les tentes des justes.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle ;       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3-9)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       dans sa grande miséricorde,       <br />
       il nous a fait renaître pour une vivante espérance       <br />
       grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,       <br />
           pour un héritage qui ne connaîtra       <br />
       ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.       <br />
       Cet héritage vous est réservé dans les cieux,       <br />
           à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,       <br />
       pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.       <br />
           Aussi vous exultez de joie,       <br />
       même s’il faut que vous soyez affligés,       <br />
       pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;       <br />
           elles vérifieront la valeur de votre foi       <br />
       qui a bien plus de prix que l’or       <br />
       – cet or voué à disparaître       <br />
       et pourtant vérifié par le feu –,       <br />
       afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur       <br />
       quand se révélera Jésus Christ.       <br />
           Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;       <br />
       en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,       <br />
       vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,       <br />
           car vous allez obtenir le salut des âmes       <br />
       qui est l’aboutissement de votre foi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
               Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
           Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
           Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
           Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
           Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
           Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42876803-35885749.jpg?v=1583865174" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A ou Dimanche de la Miséricorde divine « Vivant pour Dieu éternellement »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A ou Dimanche de la Miséricorde divine « Vivant pour Dieu éternellement »" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/42876803-35580786.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-A-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Vivant-pour-Dieu-eternellement_a946.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Mar 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Giuseppe Corbari, un curé italien, a trouvé une façon originale de célébrer avec sa communauté. Il a demandé à ses paroissiens de lui envoyer un selfie et il a disposé tous ceux qu'il a reçu dans les bancs de son église..qui n'a jamais été aussi remplie. Photo à la fin. (Crédtis photo : Aleteia italien)  Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du carême Année A 22 mars 2020. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.  NOTE : le contexte de l'interruption des célébrations dominicales à cause du Covid-19 dans plusieurs pays rend le texte qui suit, préparé depuis quelque temps, moins adapté peut-être, mais, les deux leçons retenues gardent toute leur pertinence. Bon dimanche !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-34812107.jpg?v=1578085668" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques mois, j’ai eu le privilège de visiter à Jérusalem les restes de la piscine de Siloé dont parle l’évangile où l’aveugle est envoyé par Jésus pour se laver. J’ai été touché à ce moment de relire l’épisode qu’on vient d’entendre. Nous l’écoutons aujourd'hui avec ceux et celles qui se préparent au baptême. On a choisi cet évangile comme élément important dans leur préparation et il éclaire leur cheminement qui se fait  pendant le Carême, préparation qui aboutit au baptême dans la Nuit de la Vigile pascale.       <br />
              <br />
       Ce merveilleux passage de l’évangile de saint Jean m’a inspiré deux réflexions et des applications qui peuvent s’appliquer aux personnes qui seront baptisées, mais qui, tout aussi bien, s’appliquent à nous déjà baptisés depuis longtemps parfois.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le choix appartient à Dieu</span>       <br />
              <br />
       La première réflexion m’a été inspirée par une comparaison de cette guérison de l’aveugle-né avec celle, célèbre, de l’aveugle de Jéricho, Bar Timée,  (<span style="font-style:italic">Marc </span>10,46-52 voir aussi <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 20,29-34  et <span style="font-style:italic">Luc</span> 18,35-43) qui criait tellement que les disciples suppliaient Jésus de le faire taire. « Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : "Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! " Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : " Fils de David, prends pitié de moi ! "» (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 47-48)       <br />
              <br />
       Dans notre récit les choses sont totalement différentes. Il ne semble pas que l’aveugle crie après Jésus, loin de là. Il ne fait pas de démarche vers lui, c’est Jésus qui le voit. « En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance ». Et Jésus donne à ses disciples qui voient dans ce handicap une punition de Dieu le sens de ce qui va se passer : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ». 	       <br />
              <br />
       Cette situation manifeste, pour nous personnes baptisées et pour les futures personnes baptisées, les catéchumènes, l'importance de l’initiative de Dieu dans notre cheminement de foi. C’est toujours, en premier lieu, Dieu qui vient vers nous. Nous sommes là. Il nous regarde  il nous aime, il s'approche de nous.        <br />
              <br />
       Il est important de se le rappeler dans notre cheminement  de foi car, ainsi,  nous ne compterons pas sur nos propres forces, mais sur la grâce de Dieu. Nous éviterons ce que le pape François appelle dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span> intitulée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> (Soyez dans la joie et l’allégresse), la  « tendance pélagienne » où  on se fie sur soi-même et ses propres moyens pour avancer dans la vie spirituelle, ce que le pape récuse ainsi : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu. » (Numéro 56).        <br />
              <br />
       « Il faut d'abord appartenir à Dieu », première leçon à retenir  qui a beaucoup de conséquences concrètes.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réponse</span>       <br />
              <br />
       La deuxième réflexion s’inspire de l’attitude de l’aveugle. Il se laisse non seulement guider sans résister par Jésus. Celui-ci  le surprend, sans doute,  car au lieu de lui répondre « Sois guéri », il lui met de la boue sur les yeux et l’invite à aller se laver à la piscine de Siloé. Ces gestes sont des images qui nous indiquent que l’aveuglement dont souffre l’aveugle n’est pas seulement physique, mais il est aussi spirituel.        <br />
              <br />
       La boue est l’image du péché qu’il porte comme toute personne  marquée par la faute originelle. Jésus se présente ici comme le Sauveur qui, pourrait-on dire, met la main à la pâte. Il transformera cette boue en  lumière. De l’aveuglement naîtra la lumière lorsque l’aveugle passera dans l’eau de la piscine qui est l'image de la purification de tout l'être.       <br />
              <br />
       Cette démarche préfigure celle du baptême qui par l’eau versée sur la personne qu’on baptise enlève les scories du péché et la remplit de lumière. On ne le redira pas assez : sans l’action de Dieu qui par Jésus vient sauver l’humanité, celle-ci  va rester dans la nuit et l’aveuglement. Elle reste aveugle.       <br />
              <br />
       La beauté de cette scène de la guérison de l'aveugle-né réside dans sa force d’évocation et dans sa signification profonde. Les personnes baptisées que nous sommes  et les catéchumènes qui se préparent au baptême,  comme cet aveugle-né, passent de l'aveuglement à la lumière. Le baptême est une illumination intérieure et une renouvellement total de la personne. C'est ce que saint Paul rappelle  à la communauté chrétienne d'Éphèse dans le passage que nous avons lu dans la deuxième lecture : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière ».        <br />
              <br />
       « Conduisez-vous comme des enfants de lumière »,  voilà la deuxième réflexion à retenir.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme je le soulignais plus haut, cette réalité du passage de l'aveuglement à la lumière, de la mort à la vie, du péché à la vie dans l’Esprit a des applications bien concrètes. Elle n’est pas une réalité éthérée. Elle n'est pas décrochée de notre vie. Elle touche toute la vie des disciples de Jésus. Saint Paul y revient souvent dans ses lettres, notamment dans la <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span>.        <br />
              <br />
       Pour lui ce passage se fait, comme on vient de le souligner, dans le  baptême en union avec  le Christ qui est passé de la mort à sa vie de ressuscité.  Il le décrit ainsi aux Romains. Permettez-moi de vous lire ce texte en entier :« Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Vous êtes morts avec le Christ et avec lui vous êtes ressuscités et vous vivez désormais pour Dieu » (<span style="font-style:italic">Romains</span> 6, 3-5).       <br />
              <br />
       La vie quotidienne de la personne qui se veut fidèle à son baptême est une vie où elle ne cesse de regarder vers celui qui est toujours vivant et ressuscité, de là l'importance de la prière personnelle et des célébrations liturgiques communautaires. Jésus  devient ainsi la véritable lumière de sa vie. Il peut arriver que comme pour l’aveugle-né de l’évangile, des contestations se fassent jour parfois, des dénigrements et même des attaques sournoises. La vie du disciple de Jésus n'est pas de tout repos. Elle lui demande une attention et un abandon confiant de tous les instants, mais aussi elle lui offre une joie et une lumière à nulles autres pareilles.       <br />
              <br />
       Saurons-nous, comme l’aveugle de l’évangile proclamer la beauté de ce don de la lumière qui est en nous ? Le récit de saint Jean nous livre son témoignage direct devant les pharisiens qui le convoquent par deux fois. Devant leur insistance à le questionner il a ce mot d'humour :   « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
              <br />
       L'aveugle guéri se sent tout entier renouvelé par l'action de Jésus. Il n'est pas question de prendre ses distances avec lui. Il le reconnaît comme celui qui l'a sauvé et qui l' a fait passer de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière. Quel beau modèle pour les futures personnes baptisées et aussi pour nous toutes et tous qui, reconnaissons-le, sommes entraînés avec le Christ dans la lumière de Dieu, créateur et maître de toutes choses.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À partir de cet épisode de la vie de Jésus qui est très parlant et dont la tradition s’est inspirée, en particulier lors des célébrations du Baptême, notre vie de foi se révèle une vie qui nous fait passer des ténèbres à la lumière de la Parole de Dieu qui se concrétise en son Fils, Jésus qui est pour la personne croyante  la Lumière venue dans le monde.       <br />
              <br />
       Remplis de cette Lumière, avec la grâce de Dieu, ayons à cœur, comme Jésus le souhaite lorsqu'il dit en saint Mathieu « Vous êtes la lumière du monde », d’être nous aussi pour nos frères et sœurs une lumière, reflet de celle  que Dieu nous a envoyée en son Fils, Jésus, Sauveur et Lumière des nations. C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous!       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mars 2020       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche du Carême Année A </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !       <br />
       Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,       <br />
       car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,       <br />
       il se dit :       <br />
       « Sûrement, c’est lui le messie,       <br />
       lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »       <br />
           Mais le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,       <br />
       car je l’ai écarté.       <br />
       Dieu ne regarde pas comme les hommes :       <br />
       les hommes regardent l’apparence,       <br />
       mais le Seigneur regarde le cœur. »       <br />
           Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,       <br />
       et Samuel lui dit :       <br />
       « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »       <br />
           Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « N’as-tu pas d’autres garçons ? »       <br />
       Jessé répondit :       <br />
       « Il reste encore le plus jeune,       <br />
       il est en train de garder le troupeau. »       <br />
       Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « Envoie-le chercher :       <br />
       nous ne nous mettrons pas à table       <br />
       tant qu’il ne sera pas arrivé. »       <br />
           Jessé le fit donc venir :       <br />
       le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.       <br />
       Le Seigneur dit alors :       <br />
       « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »       <br />
           Samuel prit la corne pleine d’huile,       <br />
       et lui donna l’onction au milieu de ses frères.       <br />
       L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           autrefois, vous étiez ténèbres ;       <br />
       maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;       <br />
       conduisez-vous comme des enfants de lumière       <br />
           – or la lumière       <br />
       a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –       <br />
           et sachez reconnaître       <br />
       ce qui est capable de plaire au Seigneur.       <br />
           Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,       <br />
       elles ne produisent rien de bon ;       <br />
       démasquez-les plutôt.       <br />
           Ce que ces gens-là font en cachette,       <br />
       on a honte même d’en parler.       <br />
           Mais tout ce qui est démasqué       <br />
       est rendu manifeste par la lumière,       <br />
           et tout ce qui devient manifeste est lumière.       <br />
       C’est pourquoi l’on dit :       <br />
       Réveille-toi, ô toi qui dors,       <br />
       relève-toi d’entre les morts,       <br />
       et le Christ t’illuminera.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus. !       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Ses disciples l’interrogèrent :       <br />
       « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,       <br />
       pour qu’il soit né aveugle ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.       <br />
       Mais c’était pour que les œuvres de Dieu       <br />
       se manifestent en lui.       <br />
           Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,       <br />
       tant qu’il fait jour ;       <br />
       la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.       <br />
           Aussi longtemps que je suis dans le monde,       <br />
       je suis la lumière du monde. »       <br />
           Cela dit, il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           Et on lui demandait :       <br />
       « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,       <br />
       il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :       <br />
       ‘Va à Siloé et lave-toi.’       <br />
       J’y suis donc allé et je me suis lavé ;       <br />
       alors, j’ai vu. »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Et lui, où est-il ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne sais pas. »       <br />
              <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
           Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Or, les Juifs ne voulaient pas croire       <br />
       que cet homme avait été aveugle       <br />
       et que maintenant il pouvait voir.       <br />
       C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents       <br />
           et leur demandèrent :       <br />
       « Cet homme est bien votre fils,       <br />
       et vous dites qu’il est né aveugle ?       <br />
       Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »       <br />
           Les parents répondirent :       <br />
       « Nous savons bien que c’est notre fils,       <br />
       et qu’il est né aveugle.       <br />
           Mais comment peut-il voir maintenant,       <br />
       nous ne le savons pas ;       <br />
       et qui lui a ouvert les yeux,       <br />
       nous ne le savons pas non plus.       <br />
       Interrogez-le,       <br />
       il est assez grand pour s’expliquer. »       <br />
           Ses parents parlaient ainsi       <br />
       parce qu’ils avaient peur des Juifs.       <br />
       En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord       <br />
       pour exclure de leurs assemblées       <br />
       tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.       <br />
           Voilà pourquoi les parents avaient dit :       <br />
       « Il est assez grand, interrogez-le ! »       <br />
              <br />
           Pour la seconde fois,       <br />
       les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,       <br />
       et ils lui dirent :       <br />
       « Rends gloire à Dieu !       <br />
       Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Est-ce un pécheur ?       <br />
       Je n’en sais rien.       <br />
       Mais il y a une chose que je sais :       <br />
       j’étais aveugle, et à présent je vois. »       <br />
           Ils lui dirent alors :       <br />
       « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Je vous l’ai déjà dit,       <br />
       et vous n’avez pas écouté.       <br />
       Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?       <br />
       Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
           Ils se mirent à l’injurier :       <br />
       « C’est toi qui es son disciple ;       <br />
       nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.       <br />
           Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;       <br />
       mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »       <br />
           L’homme leur répondit :       <br />
       « Voilà bien ce qui est étonnant !       <br />
       Vous ne savez pas d’où il est,       <br />
       et pourtant il m’a ouvert les yeux.       <br />
           Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,       <br />
       mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.       <br />
           Jamais encore on n’avait entendu dire       <br />
       que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.       <br />
           Si lui n’était pas de Dieu,       <br />
       il ne pourrait rien faire. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           Jésus dit alors :       <br />
       « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :       <br />
       que ceux qui ne voient pas       <br />
       puissent voir,       <br />
       et que ceux qui voient       <br />
       deviennent aveugles. »       <br />
           Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui       <br />
       entendirent ces paroles et lui dirent :       <br />
       « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Si vous étiez aveugles,       <br />
       vous n’auriez pas de péché ;       <br />
       mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,       <br />
       votre péché demeure. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
       Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       
     </div>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-35998344.jpg?v=1584453925" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/41374276-35998344.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Il-m-a-mis-de-la-boue-sur-les-yeux-je-me-suis-lave-et-je-vois_a942.html</link>
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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-39932484</guid>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année A « Voici que les cieux s’ouvrirent »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Jan 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 12 janvier 2020 pour la solennité du Baptême du Seigneur Année A. Textes: Isaïe 42, 1-4.6-7, Actes 10, 34-38 et Mathieu 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/39932484-34162953.jpg?v=1574537327" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année A « Voici que les cieux s’ouvrirent »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année A « Voici que les cieux s’ouvrirent »" />
     </div>
     <div>
      Le récit du baptême de Jésus par saint Mathieu est un récit qui nous raconte une expérience très personnelle de Jésus. Celle-ci marque un moment important dans sa vie. Le récit de saint Mathieu est très différent de celui de saint Marc (1, 9-11) ou de saint Luc (3,21-22) qui eux font de cet événement une sorte de théophanie, une manifestation éclatante de la puissance de Dieu qui accrédite publiquement son Envoyé.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La perspective de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Saint Mathieu, sans mettre de côté l’aspect inaugural du ministère de Jésus puisqu’il situe le Baptême de Jésus au tout début de son évangile, va nous faire entrer, cependant, dans l’expérience intérieure de Jésus à ce moment-là. Et on le comprend, car pour Jésus ce moment était attendu et, en même temps, redouté parce qu’il marquait un changement radical dans sa vie.       <br />
              <br />
       Pour nous faire une petite idée de ce que Jésus vit à ce moment-là, prenons quelques comparaisons bien imparfaites, mais assez évocatrices. Pensez à des moments de changements importants que vous avez vécus comme, par exemple, la naissance de votre premier enfant, la rencontre de votre âme sœur, la décision d’aller étudier en Europe ou de partir collaborer à un organisme d’aide international comme médecins ou avocats sans frontières, votre premier emploi, votre entrée en retraite etc.       <br />
              <br />
       Ce sont des comparaisons, mais elles nous mettent sur la bonne voie pour méditer cette scène du Baptême de Jésus telle que racontée par saint Mathieu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les effets de ce moment privilégié pour Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, saint Mathieu raconte la scène comme un souvenir que les disciples ont conservé. Ceux-ci ont décrit cette scène dans la lumière de la résurrection de Jésus qui illumine leur foi  depuis la Pentecôte où ils ont compris le sens de sa vie et de son message. <!--Dans ce contexte, les disciples revoient et racontent le Baptême de Jésus où certains ont dû être présents comme Pierre et André qui étaient disciples de Jean-Baptiste. -->Dans notre scène, Jean-Baptiste passe au second plan. Il n’agit pas comme le Précurseur qui annonce la venue du Messie. Il agit plutôt comme un témoin qui respecte scrupuleusement la démarche de celui qui lui demande de le baptiser. C’est Jésus qui est au centre de la scène et non pas Jean-Baptiste.       <br />
              <br />
       Saint Mathieu à l’école des premiers disciples a retenu deux enseignements de ce baptême.       <br />
              <br />
       Le premier est exprimé par la vision des cieux ouverts et de l’Esprit qui descend sur Jésus : « Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui ».  Jésus, à ce moment-là, apparaît comme celui qui  porte en lui une puissance nouvelle qui dépasse les confins habituels de nos relations et de nos lieux d’appartenance pour entrer dans le monde autre où se tient Celui qui est le créateur et le maître de tout.        <br />
              <br />
       À cette vision des cieux ouverts et de la colombe qui représente l’Esprit, saint Mathieu ajoute une parole qui donne le sens de cet événement fondamental dans la vie de Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie ».  Le Baptême de Jésus touche tout son être. Saint Mathieu nous montre ici que le fils de Marie et de Joseph réalise, dans ce moment d’intense émotion et de profond abandon à Dieu, que Dieu et lui sont un et qu’il peut et se doit de l’appeler son Père, ce qu’il fera dans toute sa prédication par la suite, car il est vraiment et réellement le Fils bien-aimé.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons aujourd'hui nous laisser, nous aussi, habiter par cette présence de Dieu comme l'a fait Jésus. Comme Lui nous avons reçu le Baptême. Ce fut pour la plupart au moment de notre jeunesse ou de notre enfance. C’était une beau geste et une célébration liturgique, d’abord et avant tout, où se manifestait une présence et une grâce du Christ toute particulière nous faisant enfants de Dieu. En effet par le baptême nous sommes devenus, et nous le sommes toujours, de véritables enfants de Dieu (cf. I <span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 1).  Nous sommes entrés dans l’Église et nous avons été admis dans sa famille, pourrait-on dire.       <br />
              <br />
       Il reste qu'il y a un problème pour nous...presque toutes et tous. Ce baptême nous l’avons reçu alors que nous étions peu ou pas conscients  des conséquences. Ce sont nos parents et nos parrains et marraines qui nous ont porté sur les fonds baptismaux. Il est bon de se rappeler cela et de se souvenir même de la date de notre baptême comme le suggère le pape François. Pourquoi ? Parce que cela nous donne l'occasion d’entrer maintenant - si ce n'est déjà fait - nous aussi dans la démarche de Jésus et de laisser l’Esprit nous prendre et nous rendre témoins pour la mission qui est la nôtre.  Cette mission a toutes les variétés possibles. Elle n’est pas à sens unique et n’est pas limitée. L’Esprit souffle où il veut comme le dit saint Jean (cf. <span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 8).        <br />
              <br />
       Nous sommes au début d’une nouvelle année, c'est le temps de laisser notre cœur et notre esprit préciser ce qui sera l’objet de nos efforts spéciaux.  Pour ce faire il est bon de se concentrer dans la prière et dans la méditation personnelle comme Jésus l'a fait en allant vers Jean-Baptiste pour être baptisé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, nous sommes invités à célébrer dans le signe du Pain et du Vin consacrés la venue de Jésus, le Fils bien-aimé, qui s’est donné pour nous et qui a fait de nous ses frères et ses sœurs.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une grande famille, celle du Corps du Christ, qui dépasse les horizons géographiques et sociaux. Ce matin, en ce jour du Baptême de Jésus, entrons comme Lui dans cette mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier selon notre vocation et selon les inspirations que l’Esprit - qui est descendu sur nous au baptême - mettra dans notre coeur.        <br />
              <br />
       Que la grâce de Dieu nous soit en aide !         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       7 janvier 2020       <br />
       <!--       <br />
              <br />
       Parallèle         <br />
              <br />
       In principio le Verbe        <br />
              <br />
       Baptême L'homme       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
              <br />
              <br />
       « Laisse faire pour le moment,       <br />
       car il convient       <br />
       que nous accomplissions ainsi toute justice. »       <br />
       Alors Jean le laisse faire.       <br />
              <br />
          Dès que Jésus fut baptisé,       <br />
       il remonta de l’eau,       <br />
       et voici que les cieux s’ouvrirent :       <br />
       il vit l’Esprit de Dieu       <br />
       descendre comme une colombe et venir sur lui.       <br />
           Et des cieux, une voix disait :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé       <br />
       en qui je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le Baptême du Seigneur Année A </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici mon serviteur, qui a toute ma faveur » (Is 42, 1-4.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
          « Voici mon serviteur que je soutiens,       <br />
       mon élu qui a toute ma faveur.       <br />
       J’ai fait reposer sur lui mon esprit ;       <br />
       aux nations, il proclamera le droit.       <br />
           Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton,       <br />
       il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.       <br />
           Il ne brisera pas le roseau qui fléchit,       <br />
       il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,       <br />
       il proclamera le droit en vérité.       <br />
           Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas,       <br />
       jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre,       <br />
       et que les îles lointaines       <br />
       aspirent à recevoir ses lois.       <br />
              <br />
           Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ;       <br />
           je te saisis par la main, je te façonne,       <br />
       je fais de toi l’alliance du peuple,       <br />
       la lumière des nations :       <br />
           tu ouvriras les yeux des aveugles,       <br />
       tu feras sortir les captifs de leur prison,       <br />
       et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 28 (29), 1-2, 3ac-4, 3b.9c-10)       <br />
       R/ Le Seigneur bénit son peuple       <br />
       en lui donnant la paix. (Ps 28, 11b)       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, vous, les dieux,       <br />
       rendez au Seigneur gloire et puissance.       <br />
       Rendez au Seigneur la gloire de son nom,       <br />
       adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
              <br />
       La voix du Seigneur domine les eaux,       <br />
       le Seigneur domine la masse des eaux.       <br />
       Voix du Seigneur dans sa force,       <br />
       voix du Seigneur qui éblouit.       <br />
              <br />
       Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre,       <br />
       Et tous dans son temple s’écrient : « Gloire ! »       <br />
       Au déluge le Seigneur a siégé ;       <br />
       il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint » (Ac 10, 34-38)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée,       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
       « En vérité, je le comprends,       <br />
       Dieu est impartial :       <br />
           il accueille, quelle que soit la nation,       <br />
       celui qui le craint       <br />
       et dont les œuvres sont justes.       <br />
           Telle est la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël,       <br />
       en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ,       <br />
       lui qui est le Seigneur de tous.       <br />
           Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » (Mt 3, 13-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Aujourd’hui, le ciel s’est ouvert,       <br />
       l’Esprit descend sur Jésus,       <br />
       et la voix du Père domine les eaux :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ! »       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 3, 16-17, Ps 28, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Alors paraît Jésus.       <br />
       Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain       <br />
       auprès de Jean,       <br />
       pour être baptisé par lui.       <br />
           Jean voulait l’en empêcher et disait :       <br />
       « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,       <br />
       et c’est toi qui viens à moi ! »       <br />
           Mais Jésus lui répondit :       <br />
       « Laisse faire pour le moment,       <br />
       car il convient       <br />
       que nous accomplissions ainsi toute justice. »       <br />
       Alors Jean le laisse faire.       <br />
              <br />
           Dès que Jésus fut baptisé,       <br />
       il remonta de l’eau,       <br />
       et voici que les cieux s’ouvrirent :       <br />
       il vit l’Esprit de Dieu       <br />
       descendre comme une colombe et venir sur lui.       <br />
           Et des cieux, une voix disait :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé       <br />
       en qui je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/39932484-34162953.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-A-Voici-que-les-cieux-s-ouvrirent_a932.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-31980362</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C  « Tout ce que possède le Père est à moi »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Jun 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 juin 2019 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Proverbes 8, 22-31, Romains 5, 1-5 et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/31980362-29954791.jpg?v=1553556688" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C  « Tout ce que possède le Père est à moi »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C  « Tout ce que possède le Père est à moi »" />
     </div>
     <div>
      <!--La Sainte Trinité n’est pas seulement une vérité à croire, un dogme central de notre foi, c’est le cœur de la vie chrétienne. C'est pourquoi, on entre dans le mystère de la Sainte Trinité par le chemin de l’expérience intérieure et non pas par la simple réflexion théologique.-->       <br />
       On entre dans le mystère de la Sainte Trinité par le chemin de l’expérience intérieure et non pas par la simple réflexion théologique. La Trinité n’est pas seulement un mystère, une vérité à croire, un dogme central de notre foi, c’est le cœur de la vie chrétienne.         <br />
              <br />
       Notre expérience du mystère de la Sainte Trinité s'est commencée au moment de notre baptême. Lorsque quelqu’un est baptisé la personne qui célèbre dit « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Par ces paroles et par l’eau qu’on verse sur son front, elle est comme plongé dans l’amour de Père, du Fils et du Saint Esprit.        <br />
              <br />
       Ce jour de la fête de la Sainte Trinité est donc une belle occasion de poursuivre ce qui a débuté à notre Baptême. Suivons le chemin que nous indique chacune des personnes de la Trinité : l'Esprit Saint, le Fils bien-aimé et le Père.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La personne de l’Esprit Saint</span>       <br />
              <br />
       Le chemin à prendre pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité commence avec l'Esprit Saint. C'est la personne de la Trinité qui est souvent oubliée, mais c'est peut-être la plus importante. L’Esprit Saint en effet est comme un souffle. (cf. Jean 3, 8)  Il ne donne pas des ordres comme un supérieur, un maître ou un surveillant. Il inspire les personnes. Il agit dans leur intérieur. Il ouvre leur cœur, il éclaire leur intelligence, il fortifie leur volonté dans les bons choix.       <br />
              <br />
       L’enseignement de l’Église a retenu comme signes de l'action de l’Esprit dans la vie des personnes baptisées la liste de sept dons qu’on appelle les dons du Saint Esprit. Je ne vous demande pas de les nommer – encore que certaines personnes, j’en suis sûr, pourraient le faire avec brio – mais je prends le temps de vous les énumérer : le don de sagesse, le don  d’intelligence, le don de science, le don de force, le don de conseil, le don de piété et le don de crainte de Dieu. Ces sept dons sont accompagnés des fruits de l'Esprit. Saint Paul dans sa lettre au Galates  résume ainsi les fruits de l’Esprit « Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ». (Galates 5, 22-23).       <br />
              <br />
       Tous ces dons et ces fruits se résument dans celui de  l’amour- agapè qu’on nomme aussi la charité, cet amour qui, non seulement vient de Dieu, mais qui est en Dieu, qui est l’amour même du Père pour le Fils et l’Esprit, du Fils pour le Père et l’Esprit  et de l’Esprit pour le Père et le Fils car comme le dit l’Écriture : Dieu est Amour. Et « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » rappelle avec justesse saint Paul dans l’extrait de sa lettre au Galates que nous venons de lire dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La personne du Fils</span>       <br />
              <br />
       Continuons notre chemin pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité avec le Fils bien aimé, la deuxième personne de la Trinité.  L'amour au sein de la Trinité dont on vient de parler s’est manifesté par la venue du Fils bien-aimé dans le monde. Celui-ci  s’est fait homme en Jésus sans quitter sa vie avec le Père et l’Esprit. C’est pourquoi, si souvent dans les évangiles et notamment dans l’évangile de saint Jean Jésus nous parle de son union avec le Père « Le Père et moi, nous sommes UN » (Jean 10, 30). L’évangile de ce matin nous le redit : « Tout ce que possède le Père est à moi ».       <br />
       <!--Ces paroles suscitaient bien des étonnements pour les gens qui les entendaient de la bouche de Jésus. Elles ne nous étonnent plus maintenant, mais en mesurons-nous toute la richesse? Le mystère de la Sainte Trinité est-il bien vivant en nous? -->       <br />
       Cette union de Jésus avec le Père a fait l’objet de nombreuses discussions de théologiens, surtout dans les premiers siècles de l’Église où deux Conciles se sont penchés sur cette question car il y avait des déviations. Certains voyaient Jésus comme étant le Fils de Dieu qui avait fait semblant d’être comme nous, un genre de robot humain, et d’autres ne voulaient pas que Jésus fut plus qu’un être humain. Ces hérésies ont été condamnées et on a toujours tenu que le mystère de la Trinité fait partie de la révélation du vrai Dieu qui se manifeste d’abord à Abraham comme un seul Dieu, puis qu’on découvre dans le Nouveau Testament, avec l’enseignement de Jésus, comme un Dieu Un et Trine, un seul Dieu en trois personnes.         <br />
              <br />
       Retenons que le Fils bien-aimé se fait l’un de nous tout en demeurant au sein de la Trinité. Jésus est vrai homme et vrai Dieu. Et  comme le dit saint Paul, « ayant la condition de Dieu, ( il ) ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes ». (Philippiens 2, 6-7)        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La personne du Père</span>       <br />
              <br />
       Au terme de notre chemin pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité, nous rencontrons la figure du Père éternel qui envoie son Fils dans le monde pour nous sauver en se faisant l’un de nous. C’est le mystère de l’Incarnation et en parlant de mystère de  l’Incarnation, on est amené à se tourner vers Dieu le Père car c’est lui qui est vu comme l’origine et le commencement de tout. Ce qui fait dire à saint Jean « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». (Jean 3, 16)       <br />
              <br />
       Ce don va permettre à Dieu de se révéler sous un jour encore jamais atteint avec le peuple d’Israël. Cette révélation est extraordinaire. Elle nous révèle que notre Dieu est Père. Dans la prédication de Jésus, en effet, celui-ci ne se contente pas de parler de son Père,  mais il enseigne à ses disciples à dire à Dieu  « Notre Père ». (Mathieu  6, 9 et ss.) La paternité de Dieu qui est représentée de façon particulière par Dieu le Père est une paternité qui se réalise dans le Fils bien-aimé, le Fils « par nature » disent les théologiens, et cette paternité se donne des fils et les filles « par adoption » que nous sommes. Saint Paul l’avait compris et le rappelait ainsi aux chrétiens de Rome : «  Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; nous crions ‘ Abba ! ‘ c’est-à-dire : Père ! » (Romains 8, 15)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête, car vous voyez que le mystère de la Trinité est inépuisable. Il n’est pas seulement un dogme de la foi que nous proclamons chaque dimanche dans le  <span style="font-style:italic">Je crois en Dieu</span> . <!--Nous avons à nous rappeler toujours que la foi que nous professons et que  nous proclamons ce ne sont pas des phrases et des formules, mais c'est  la Parole faite chair en Jss pour la gloire de Dieu le Père dans l'Esprit Saint. C'est-->Il est le chemin dans lequel depuis notre baptême nous sommes entrés et dans lequel nous avançons en reconnaissant, dans l'Esprit Saint, Jésus comme le Fils bien-aimé de Dieu, notre Père, jusqu’au jour où, comme dit saint Paul,  « nous le verrons face à face » (1 Corinthiens 13, 12). Ce que je nous souhaite à toutes et à tous.         <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 juin 2019        <br />
               <br />
              <br />
       _____________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe de la solennité de la Très Sainte Trinité</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :       <br />
           « Le Seigneur m’a faite pour lui,       <br />
       principe de son action,       <br />
       première de ses œuvres, depuis toujours.       <br />
           Avant les siècles j’ai été formée,       <br />
       dès le commencement, avant l’apparition de la terre.       <br />
              <br />
           Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée,       <br />
       quand n’étaient pas les sources jaillissantes.       <br />
           Avant que les montagnes ne soient fixées,       <br />
       avant les collines, je fus enfantée,       <br />
           avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace,       <br />
       les éléments primitifs du monde.       <br />
              <br />
           Quand il établissait les cieux, j’étais là,       <br />
       quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,       <br />
           qu’il amassait les nuages dans les hauteurs       <br />
       et maîtrisait les sources de l’abîme,       <br />
           quand il imposait à la mer ses limites,       <br />
       si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre,       <br />
       quand il établissait les fondements de la terre.       <br />
           Et moi, je grandissais à ses côtés.       <br />
              <br />
       Je faisais ses délices jour après jour,       <br />
       jouant devant lui à tout moment,       <br />
           jouant dans l’univers, sur sa terre,       <br />
       et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Ô Seigneur, notre Dieu,       <br />
       qu’il est grand, ton nom,       <br />
       par toute la terre ! (Ps 8, 2)       <br />
              <br />
       À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,       <br />
       la lune et les étoiles que tu fixas,       <br />
       qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,       <br />
       le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?       <br />
              <br />
       Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,       <br />
       le couronnant de gloire et d’honneur ;       <br />
       tu l’établis sur les œuvres de tes mains,       <br />
       tu mets toute chose à ses pieds.       <br />
              <br />
       Les troupeaux de bœufs et de brebis,       <br />
       et même les bêtes sauvages,       <br />
       les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,       <br />
       tout ce qui va son chemin dans les eaux.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté       <br />
       dans la détresse elle-même,       <br />
       puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;       <br />
           la persévérance produit la vertu éprouvée ;       <br />
       la vertu éprouvée produit l’espérance ;       <br />
           et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
           Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
           Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
           Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-Tout-ce-que-possede-le-Pere-est-a-moi_a897.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-26917055</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2018 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 décembre 2018. Textes de lectures : Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18. Voir texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26917055-27400327.jpg?v=1540498545" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François dans sa dernière <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> qui portait sur la sainteté a repris, comme premiers mots, les mots de saint Paul qui sont dans le chant d’entrée de ce 3e dimanche de l’Avent : « Soyez dans la joie et exultez »,  « Gaudete et exultate » en latin.        <br />
              <br />
       On appelle ce 3e dimanche de l’Avent le « Dimanche de la joie » à cause de ces paroles. Les lectures de la Parole de Dieu retenues pour ce dimanche proclament ce message : « Soyez dans la joie et  exultez ». « Exulter » est le  mot  retenu avec à propos pour ce 3e dimanche de l'Avent  dans la thématique générale pour le temps de l'Avent en 2018 « Que devons-nous faire ? » suggérée par le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span>.        <br />
       <!--       <br />
       Si je tâche de voir le Christ dans cette personne, je vais apprendre à l’aimer. Si je grandis dans ma capacité à aimer, je trouverai la paix profonde qui est source de la vraie joie. Je serai alors capable, comme les bergers, de reconnaître et d’aimer l’enfant-Dieu qui vient dans la crèche.        <br />
       I - <span style="font-style:italic">La puissance de la joie</span>       <br />
              <br />
       Regardons de plus près ce thème de la joie. C’est un thème qui revient tant chez les philosophes comme Aristote ou Spinoza. Il rejoint celui du bonheur qui a retenu l’attention de saint Thomas d’Aquin et de saint Augustin.       <br />
              <br />
       En effet, peut-il y avoir joie sans bonheur ? Peut-il y avoir bonheur sans joie? Sur ce terrain de la joie et du bonheur on se doit de les regarder avec un œil averti.         <br />
              <br />
       Car il y plein de joies et de bonheurs qui n’en sont pas. Ce sont des joies et des bonheurs passagers la plupart du temps. Ce sont des joies et des bonheurs qui ne vont pas très profondément en nous. Ils se tiennent sur le plan des émotions et une fois passés, ils laissent la personne dépouillée et non satisfaite.       <br />
              <br />
       Vous voyez ce qui me guide derrière cette approche. C’est une question   : où est la vraie joie ? où est le vrai bonheur ?       <br />
              <br />
       Commençons par distinguer les deux : le bonheur est comme le fruit d’un ensemble de situations où la personne trouve le bien qui la rend heureuse. Certaines personnes mettront ce bien dans les choses matérielles, alors que d’autres comme nous y invite saint Paul le mettront dans les choses spirituelles comme l’amour et le don.         <br />
              <br />
       La joie se distingue du bonheur en ce qu’elle se vit lorsqu’on se laisse dégager des ses préoccupations personnelles pour s’ouvrir à la communion avec les autres. Elle éclate alors dans le cœur comme une émotion qui transforme la vie et lui permet d’entrer dans le chemin du bonheur.       <br />
              <br />
       Ces considérations permettent de nous expliquer pourquoi la liturgie nous propose de rechercher la joie, ce que le pape François fait de son côté lui aussi.       <br />
              <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le message de la  liturgie</span>       <br />
       -->       <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La vraie joie</span>       <br />
              <br />
       La liturgie d’aujourd’hui présente une image de la joie qui n'est pas n'importe quelle joie, c'est celle qui vient de l’attente d’un Sauveur promis. Cette joie ne se réfère pas aux besoins immédiats tels que, par exemple,  manger, boire, avoir un toit, mais elle s’ouvre sur un projet qui est celui que Dieu a pour son peuple. Elle sort le disciple de son monde limité pour le faire entrer dans celui du Salut donné par Dieu au monde. C’est ce que dit le prophète Sophonie dans ce beau texte que nous venons de lire :       <br />
              <br />
       « Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
        comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que la joie des disciples ne leur appartient pas en propre. Elle est la joie même de Dieu qui est en eux. Il est en toi, il a en toi sa joie et son allégresse comme le dit si bien le prophète.         <br />
              <br />
       Retenons que le chemin de la joie chrétienne  que saint Paul vante et à laquelle peuvent s'appliquer les mots du prophète Sophonie est celui d’une obéissance à la volonté de Dieu qui remplit tout l'être de la personne et qui la rend accordée au vouloir divin, au Dessein d'amour de Dieu pour ses enfants.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le chemin de la joie : la conversion</span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Jean-Baptiste propose à ceux qui l’écoutent et lui demandent quoi faire de leur vie. Jean-Baptiste leur répond de se concentrer sur leur vie de tous les jours pour y reconnaître la volonté de Dieu, car c'est dans leur vie quotidienne, dans leur devoir d'état, qu'il est présent en tout temps. À ceux qui lui demandent « Que devons-nous faire ? » il dit : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! ». Aux administrateurs (ici les collecteurs d’impôt) il dit « soyez de bons administrateurs  » : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. », puis aux soldats « soyez de bons soldats » :  « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde ».        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Jean-Baptiste dirait à peu près ceci: « Sois une bon père ou un bonne mère pour tes enfants, sois un employé soucieux des autres, sois un bénévole généreux de son temps, sois celui ou celle qui reconnaît l'amour de Dieu pour toi, sois une jeune personne ouverte au défis d'aujourd'hui qui n'a pas peur de dire ce qu'elle croit,  tâche de voir le Christ dans toute personne que tu rencontres et  apprends à l’aimer... etc. »       <br />
              <br />
       Pour répondre à la volonté de Dieu sur nous, il est important de prendre une décision personnelle, c'est pourquoi Jean-Baptiste  invite toutes les personnes qui l'écoutent sur les bords du Jourdain à manifester leur réel désir de conversion, de réponse aux appels de Dieu, en s'avançant dans les eaux du Jourdain  pour être purifiés par l'eau qu'il verse sur eux. C'est de là que vient son surnom le   « Baptiste » littéralement le  « Baptiseur». Et il leur dit lorsqu'elles sortent de l'eau  : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ».       <br />
               <br />
       Demandons au Seigneur ce baptême dans l'Esprit que Jean-Baptiste annonce. Sans un désir de conversion profond, la fidélité à la volonté de Dieu qui est le chemin de la joie n'a pas de racine. <!-- et ne prend pas place dans notre vie de tous les jours.--> Inspirons-nous de l'exemple de saint François d’Assise qui priait ainsi devant le crucifix à San Damiano :  « Ô Dieu très grand, je vous demande de dissiper les ténèbres de mon esprit et de m'illuminer pour faire en toute chose votre sainte volonté qui ne saurait nous égarer ».        <br />
              <br />
       C'est dans une  réponse généreuse à la volonté de Dieu sur nous que nous pourrons goûter la joie que Saint Paul souhaite aux Philippiens. « Soyez dans la joie, réjouissez-vous en toutes circonstances et rendez grâce à Dieu… Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : la joie de la foi</span>       <br />
              <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ». <!-Dans le temps de l’Avent, c'est  vers le mystère de la venue de Jésus que nous regardons. C'est cette venue que nous attendons et que nous célébrerons à Noël avec reconnaissance et action des grâces. -C'est dans cet esprit que nous devrions toujours regarder le don que nous avons reçu dans la foi en Jésus Sauveur et dont nous voulons témoigner. -->Les disciples de Jésus qui forment le peuple de Dieu sont invités par le pape François à se débarrasser de leur mine attristée pour donner une image de nouveauté et de joie.         <br />
              <br />
       « Ne soyez jamais des hommes, des femmes tristes: un chrétien ne peut jamais l'être! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement! Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais du fait d'avoir rencontré une Personne:  Jésus, du fait de savoir qu'avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles.  (…) et il y en a tant! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que Lui nous accompagne et nous met sur ses épaules: ici se trouve notre joie, l'espérance que nous devons porter dans notre monde. Portons à tous la joie de la foi! » (<span style="font-style:italic">Homélie du Dimanche des Rameaux 24 mars 2013</span>)       <br />
              <br />
       Notre vie de chrétiens et de chrétiennes remplie de la présence de Jésus est une vie qui n'est pas écrasante. Elle nous libère et nous donne la vraie  joie de vivre, la « joie de la foi ». <!--Ce sont bien sûr de nobles pensées, mais on sait par expérience que la vie n’est pas toujours facile malgré tout. -->Dans nos vies bousculées et tourmentées parfois, nous sommes invités durant  le temps de l'Avent  à regarder vers le Sauveur qui est venu et qui continue de venir. Il est à près de nous. Il nous soutient et nous stimule. Il refait nos forces et nous relève au besoin. La pratique de recevoir le Sacrement du Pardon dans le temps de l'Avent va dans ce sens.       <br />
       <!--       <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ».-->       <br />
       Soyons dans la joie et l’allégresse!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie dominicale est une action de  grâces qui nous remplit de joie car nous y rencontrons celui qui nous la donne. Le mot « eucharistie » est la transcription d’un mot grec qui signifie « action de grâces, remerciement, louange ». Oui! laissons monter vers Dieu, en union avec Jésus, notre action de grâces pleine de joie en partageant le Pain et le Vin consacrés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
       11  décembre 2018       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
              <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
              <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 3e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Sion !       <br />
       Éclate en ovations, Israël !       <br />
       Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,       <br />
       fille de Jérusalem !       <br />
           Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,       <br />
       il a écarté tes ennemis.       <br />
       Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.       <br />
       Tu n’as plus à craindre le malheur.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, on dira à Jérusalem :       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Jubile, crie de joie,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut.       <br />
              <br />
       « Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
           Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.       <br />
       Le Seigneur est proche.       <br />
           Ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
           Jean leur répondait :       <br />
       « Celui qui a deux vêtements,       <br />
       qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;       <br />
       et celui qui a de quoi manger,       <br />
       qu’il fasse de même ! »       <br />
           Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)         <br />
       vinrent aussi pour être baptisés ;       <br />
       ils lui dirent :       <br />
       « Maître, que devons-nous faire ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »       <br />
           Des soldats lui demandèrent à leur tour :       <br />
       « Et nous, que devons-nous faire ? »       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Ne faites violence à personne,       <br />
       n’accusez personne à tort ;       <br />
       et contentez-vous de votre solde. »       <br />
           Or le peuple était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes         <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Il tient à la main la pelle à vanner       <br />
       pour nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera le grain dans son grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
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       </SCRIPT>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/26917055-27400327.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Soyez-dans-la-joie_a867.html</link>
  </item>

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