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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-09T19:03:54+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Feb 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 16 février 2025. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961803-60625961.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montagne</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »         <br />
              <br />
       Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut, pour saint Luc,  les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 février 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 février 2019 et 8 février 2022 -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année A « Heureux, êtes-vous si... » : Les  Béatitudes du Royaume</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année A 29 janvier 2023. Textes: Sophonie 2, 3 ; 3, 12-13, (1 Corinthiens 1, 26-31 et Mathieu 5, 1-12a.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69908453-48824686.jpg?v=1673583656" alt="Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année A « Heureux, êtes-vous si... » : Les  Béatitudes du Royaume" title="Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année A « Heureux, êtes-vous si... » : Les  Béatitudes du Royaume" />
     </div>
     <div>
      Vous connaissez bien ces paroles de Jésus qui se nomment les « Béatitudes ». Elles inaugurent un grand entretien que présente saint Mathieu au chapitre 5 de son évangile et qu'on a appelé le « Discours sur la montagne ». Les « Béatitudes » sont la porte d’entrée de ce « Discours ou sermon sur la montagne » dont les prochains dimanches nous présenteront des extraits. Ce matin, laissons-nous interpeller par les paroles de Jésus au début de son entretien qui nous donnent ce qui pour lui est l’essentiel de son message.        <br />
              <br />
       I– <span style="font-style:italic">Un message qui renverse les perspectives habituelles </span>       <br />
              <br />
       Notons tout d’abord le caractère non seulement percutant mais à contre-courant de ces paroles. Dans une perspective humaine à courte vue, comme il arrive souvent, le bonheur se retrouve dans les possessions de toutes sortes, dans la reconnaissance sociale, et dans la réussite à tous les niveaux.        <br />
              <br />
       Or, Jésus prend la contrepartie de cette vision et proclame heureuses les personnes qui sont pauvres de cœur, celles qui pleurent, celles qui ont faim et soif de justice, celles qui sont persécutées. Avouez que c’est un message qui renverse nos façons habituelles de voir. Et pourtant, Jésus en fait la base de sa prédication du Royaume de Dieu parmi nous.       <br />
              <br />
       Pourquoi? La réponse se trouve dans la vie entière de Jésus lui-même, l’Envoyé du Père des cieux pour nous révéler sa bonté, son amour et sa miséricorde. En effet, Jésus qui se présentera comme le Fils de Dieu apporte un message d’amour universel destiné d’abord aux humbles et aux petits comme l’annonce le prophète Sophonie dans le texte de la première lecture:  « Vous tous, les humbles du pays, ... cherchez la justice, cherchez l'humilité... Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit : il prendra pour abri le nom du Seigneur ».        <br />
              <br />
       Notre Dieu ne se présente pas comme un Maître souverain, éloigné et distant. Il s’incarne dans la vie de Jésus et à travers Lui il prend nos misères et nos faiblesses sur ses épaules. Il se fait proche.       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">Une invitation à se mettre en marche</span>       <br />
              <br />
       C'est important de bien saisir que le message de Jésus est avant tout la révélation d’un Dieu bon et miséricordieux qui se préoccupe de chacun et chacune de nous avec attention et avec amour, car c'est le cœur de l’Évangile annoncé par Jésus, de la Bonne Nouvelle proclamée par Jésus       <br />
              <br />
       Ainsi, en commençant sa prédication sur les routes de Palestine, Jésus pose au point de départ ce qui doit servir de vision fondamentale pour tout le reste. Il le fait dans des phrases qui sont restées présentes au cours des siècles malgré leur formulation surprenante. En effet, Jésus emploie « heureux » ou « bienheureux » pour désigner ceux et celles qui sont le plus loin des réussites humaines habituelles. Ils sont  «heureux » parce que dans leurs situations particulières, ils vivent la présence de Dieu qui est avec eux et avec elles, qui les consolent non seulement dans le futur, mais qui est déjà en action dans leur vie.       <br />
              <br />
       Cette idée est mise de l'avant par un traducteur de la Bible d’origine juive, André Chouraqui, qui propose de rendre le mot hébreu qu’on a traduit par « heureux » par « en marche » au sens de se lever debout et de marcher avec confiance dès maintenant sans attendre.  Quelle belle traduction qui nous donne le goût de relire les béatitudes avec un regard nouveau en leur restituant leur caractère subversif et révolutionnaire! Je vous lis ce que cela donne comme traduction :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">En marche, les humiliés du souffle! Oui, le royaume des ciels est à eux!        <br />
       En marche, les endeuillés!  Oui, ils seront réconfortés!        <br />
       En marche, les humbles!  Oui, ils hériteront la terre!        <br />
       En marche, les affamés et les assoiffés de justice! Oui, ils seront rassasiés!        <br />
       En marche, les matriciels</span> [les miséricordieux] !  <span style="font-style:italic">Oui, ils seront matriciés</span> [ils obtiendront miséricorde] !        <br />
       <span style="font-style:italic">En marche, les cœurs purs!  Oui, ils verront Dieu. </span>  [Chouraqui écrit Élohims, qui est un des noms de Dieu dans l’Ancien Testament].        <br />
       <span style="font-style:italic">En marche, les faiseurs de paix!  Oui, ils seront criés fils de Dieu!         <br />
       En marche, les persécutés à cause de la justice!  Oui, le royaume des ciels est à eux!        <br />
       En marche, quand ils vous outragent et vous persécutent, en mentant vous accusent de tout crime, à cause de moi. </span>       <br />
              <br />
       Au lieu de lire ces maximes comme des promesses de récompense à venir, lisons-les plutôt comme des réalisations à chérir et à privilégier dans le temps présent.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Les béatitudes du pape François pour aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       C’est ce qu’a fait le pape François dans une homélie lors de la messe de la Toussaint en 2016 en Suède. « Les béatitudes, dit-il, sont de quelque manière la carte d’identité du chrétien, qui l’identifie comme disciple de Jésus ». Et le pape de poursuivre avec une application actualisée  des béatitudes  de Jésus en ajoutant aux béatitudes de l’Évangile, six béatitudes d’aujourd’hui que je vous livre, en terminant.       <br />
              <br />
       Voici les six « nouvelles béatitudes» proposées par le pape François pour vivre les souffrances et les angoisses de notre époque avec un esprit renouvelé:       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Bienheureux ceux qui supportent avec foi les maux que d’autres leur infligent et pardonnent du fond du cœur ;       <br />
       bienheureux ceux qui regardent dans les yeux les rejetés et les marginalisés en leur manifestant de la proximité ;       <br />
       bienheureux ceux qui reconnaissent Dieu dans chaque personne et luttent pour que d’autres le découvrent aussi ;       <br />
       bienheureux ceux qui protègent et sauvegardent la maison commune ;       <br />
       bienheureux ceux qui renoncent à leur propre bien-être pour le bien d’autrui ;       <br />
       bienheureux ceux qui prient et travaillent pour la pleine communion des chrétiens… ils sont tous porteurs de la miséricorde et de la tendresse de Dieu, et ils recevront certainement de lui la récompense méritée.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Laissons-nous habiter, dans cette Eucharistie, par le présence vivifiante de Jésus qui est au cœur de notre vie et de la vie de l’Église.  C’est en le suivant avec confiance et en nous laissant remuer par ses paroles que les Béatitudes seront l'inspiration de nos vies et que nous développerons, de plus en plus, un regard nouveau sur nos frères et sœurs à l’image de celui de Dieu notre Père.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 janvier 2023       <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 janvier 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
       ___       <br />
              <br />
       <b>Nathan André Chouraqui</b> <span style="font-style:italic">(né le 11 août 1917 à Aïn Témouchent, Algérie et mort le 9 juillet 2007 à Jérusalem), était un avocat, écrivain, penseur et homme politique franco-israélien, connu pour sa traduction de la Bible, dont la publication, à partir des années 1970, donne un ton différent à sa lecture.       <br />
              <br />
       Pour la traduction des Béatitudes de Mathieu au chapitre 5 , Chouraqui précise : en hébreu, le mot (qu’on traduit habituellement par « Heureux » en français) que Jésus aurait utilisé est "ashreï" qui est une exclamation au pluriel construit, d'une racine "ashar" qui implique, non pas l'idée d'un vague bonheur hédoniste, mais la rectitude, "iashar", de l’homme en marche sur une route qui va droit vers  Dieu.</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit » (So 2, 3 ; 3, 12-13)       <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Cherchez le Seigneur,       <br />
       vous tous, les humbles du pays,       <br />
       qui accomplissez sa loi.       <br />
       Cherchez la justice,       <br />
       cherchez l’humilité :       <br />
       peut-être serez-vous à l’abri       <br />
       au jour de la colère du Seigneur.       <br />
              <br />
           Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ;       <br />
       il prendra pour abri le nom du Seigneur.       <br />
           Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ;       <br />
       ils ne diront plus de mensonge ;       <br />
       dans leur bouche, plus de langage trompeur.       <br />
       Mais ils pourront paître et se reposer,       <br />
       nul ne viendra les effrayer.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10b)       <br />
       R/ Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux ! ou : Alléluia ! (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       le Seigneur est ton Dieu pour toujours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi » (1 Co 1, 26-31)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
           Frères,       <br />
       vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien :       <br />
       parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes,       <br />
       ni de gens puissants ou de haute naissance.       <br />
           Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde,       <br />
       voilà ce que Dieu a choisi,       <br />
       pour couvrir de confusion les sages ;       <br />
       ce qu’il y a de faible dans le monde,       <br />
       voilà ce que Dieu a choisi,       <br />
       pour couvrir de confusion ce qui est fort ;       <br />
           ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde,       <br />
       ce qui n’est pas,       <br />
       voilà ce que Dieu a choisi,       <br />
       pour réduire à rien ce qui est ;       <br />
           ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.       <br />
           C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus,       <br />
       lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu,       <br />
       justice, sanctification, rédemption.       <br />
           Ainsi, comme il est écrit :       <br />
       Celui qui veut être fier,       <br />
       qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12a)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,       <br />
       car votre récompense est grande dans les cieux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant les foules,       <br />
       Jésus gravit la montagne.       <br />
       Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.       <br />
           Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.       <br />
       Il disait :       <br />
           « Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux.       <br />
           Heureux ceux qui pleurent,       <br />
       car ils seront consolés.       <br />
           Heureux les doux,       <br />
       car ils recevront la terre en héritage.       <br />
           Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,       <br />
       car ils seront rassasiés.       <br />
           Heureux les miséricordieux,       <br />
       car ils obtiendront miséricorde.       <br />
           Heureux les cœurs purs,       <br />
       car ils verront Dieu.       <br />
           Heureux les artisans de paix,       <br />
       car ils seront appelés fils de Dieu.       <br />
           Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux.       <br />
           Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,       <br />
       si l’on vous persécute       <br />
       et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,       <br />
       à cause de moi.       <br />
           Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,       <br />
       car votre récompense est grande dans les cieux ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69908453-48824686.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Feb 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 13 février 2022. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159018-44062507.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montage</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »  Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 février 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du5 février 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur       <br />
              <br />
       à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60159018-44062507.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1049.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-40138937</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jan 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 2 février 2020 pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple. Textes: Malachie 3, 1-4, Hébreux 2, 14-18 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/40138937-34238936.jpg?v=1574899639" alt="Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais »" title="Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais »" />
     </div>
     <div>
      Les textes proclamés il y un instant nous permettent de bien saisir le sens de cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur au Temple</span> qu'on appelle aussi la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span> en particulier le texte de Malachie qui en donne le sens profond. .       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Une vie reçue, une vie donnée</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons ce texte. « Voici que j’envoie mon Messager pour qu’il prépare le chemin devant moi…le messager de l’Alliance le voici qui vient ». Le vieillard Siméon fait écho à ce texte dans son cantique « <span style="font-style:italic">Nunc dimittis…</span> » « ...mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël ton peuple. »       <br />
              <br />
       Ces textes chantent la beauté de la mission de ce jeune enfant que les parents présentent au Temple. C’est cet enfant exceptionnel que l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span>(10, 5.7) met en scène lorsqu’il dit : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m'as formé un corps… Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté».  Et la volonté de Dieu c’est que toute l’Humanité soit sauvée : « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2, 4).  Le Père donne son Fils né de Marie pour le salut de tous. Il sera l’Agneau immolé (Jean 1, 9; Apocalypse 5, 12)  pour la multitude, le Serviteur souffrant (Isaïe 42-53) qui est non seulement lumière des nations, mais qui offre sa vie en expiation pour le péché du monde.       <br />
              <br />
       Tel sera le destin de cet enfant que Marie et Joseph présentent au Temple. Sa vie est toute entière remise entre les mains du Père. Elle est reçue pour être donnée. Elle ne lui appartient pas comme un objet qu’on peut s’approprier. Il la reçoit et il la donne. Voilà ce qu’est le mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur.</span>       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Récipiendaires du don de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère nous inspire encore aujourd’hui car nous sommes nous aussi des récipiendaires du don de Dieu. Cette vie qui est la nôtre ne nous appartient pas. Nous la recevons. Nous en sommes les dépositaires et notre plus beau cadeau sera de pouvoir dire un jour, de le dire déjà, « Père, je remets ma vie entre tes mains » (Luc, 23, 46) comme le fait la si belle prière de Charles de Foucauld « Mon Père, je m'abandonne à toi » (voir le texte à la fin). Oui, c’est alors la vraie <span style="font-style:italic">Présentation</span> qui est vécue.        <br />
              <br />
       Nous avons besoin, bien sûr, de nous entraîner à cette remise totale à Dieu. Et c’est vers Marie et Joseph que nous pouvons tourner notre regard aujourd’hui. Ils ont compris que cet enfant ne leur appartient pas. Ils l’ont reçu. Ils l’ont accueilli, En le présentant au Temple, ils reconnaissent en lui, « le messager désiré de l’Alliance », le Messie Sauveur,        <br />
              <br />
       Marie entend   Syméon lui dire que son cœur sera transpercé. Le chemin à préparer devant le Seigneur demandera beaucoup à ceux et celles qui se mettront à l’écoute de ce messager. « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11, 28) dira-t-il dans sa prédication.       <br />
              <br />
       Vous voyez pourquoi de mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span> a été retenu comme point de référence fondamental pour la vie consacrée qui se veut une suite radicale du Christ à laquelle tous les baptisés sont invités, mais que certaines personnes s’engagent publiquement à  poursuivre en se libérant le plus possible de ce qui peut la retarder ou l’obscurcir.       <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">Un héritage à nul autre pareil</span>       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j’aimerais souligner comment cette fête nous plonge dans les racines judaïques du christianisme.        <br />
              <br />
       Marie et Joseph sont montés au Temple « au jour fixé…selon ce qui est écrit dans la Loi. ». Jésus est un fils d’Israël. Il baigne dans cet héritage. Les gestes de ses parents et les siens plus tard reprennent ceux de ses frères et sœurs juifs. Les psaumes nourrissent sa prière. Les bénédictions comme le « <span style="font-style:italic">Shema Israël </span>» - «Écoute, Israël » (Deutéronome 6, 4) qui est le texte principal de la liturgie juive qu’on récite le matin et soir accompagné de bénédictions font partie de sa vie quotidienne.       <br />
              <br />
       Nous partageons cet héritage encore aujourd’hui. L’Église a retenu les Psaumes comme sa prière officielle dans la <span style="font-style:italic">Liturgie des Heures </span>. L’agencement de notre célébration eucharistique se fait sous le mode de la bénédiction, de l’ «action de grâces », », de la « berakah ». La grande prière eucharistique est une « berakah » chrétienne où la Parole, le Pain et le Vin sont partagés en mémorial de la Pâque du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Voilà. Cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur, de Jésus au Temple</span> comme vous le voyez va beaucoup plus loin que le symbole de la lumière qui en émane et qui l’a fait désigner comme la « chandeleur », la fête où on allume des chandelles. Mais à bien y penser, ces chandelles allumées ne sont-elles pas une image du Christ lui-même qui se laisse consumer pour éclairer et réchauffer l’humanité? Oui, nous avons besoin de laisser ce « Messager de l’Alliance » devenir lui-même l’Alliance Nouvelle qui s’adresse à toutes les nations, de tous les temps et de tous les lieux.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous rende de plus en plus participants et participantes à ce projet d’amour d’un Dieu qui vient vers nous, qui nous donne la vie pour (comme le dit si bien une oraison de la liturgie quotidienne) pour, dis-je, qu’en offrant ce qu’il nous a donné, nous puissions le recevoir lui-même. Ce que je nous souhaite à toutes et à tous.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 janvier 2020       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
              <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld  (1858-1916)</a>       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple.</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez » (Ml 3, 1-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager       <br />
       pour qu’il prépare le chemin devant moi ;       <br />
       et soudain viendra dans son Temple       <br />
       le Seigneur que vous cherchez.       <br />
       Le messager de l’Alliance que vous désirez,       <br />
       le voici qui vient – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?       <br />
       Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ?       <br />
       Car il est pareil au feu du fondeur,       <br />
       pareil à la lessive des blanchisseurs.       <br />
       Il s’installera pour fondre et purifier :       <br />
       il purifiera les fils de Lévi,       <br />
       il les affinera comme l’or et l’argent ;       <br />
       ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur,       <br />
       présenter l’offrande en toute justice.       <br />
       Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem       <br />
       sera bien accueillie du Seigneur,       <br />
       comme il en fut aux jours anciens,       <br />
       dans les années d’autrefois.       <br />
              <br />
       — Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 7, 8, 9, 10)       <br />
       R/ C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;       <br />
       c’est lui, le roi de gloire. (Ps 23, 10bc)       <br />
              <br />
       Portes, levez vos frontons,       <br />
       élevez-vous, portes éternelles :       <br />
       qu’il entre, le roi de gloire !       <br />
              <br />
       Qui est ce roi de gloire ?       <br />
       C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,       <br />
       le Seigneur, le vaillant des combats.       <br />
              <br />
       Portes, levez vos frontons,       <br />
       levez-les, portes éternelles :       <br />
       qu’il entre, le roi de gloire !       <br />
              <br />
       Qui donc est ce roi de gloire ?       <br />
       C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;       <br />
       c’est lui, le roi de gloire.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il lui fallait se rendre en tout semblable à ses frères » (He 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair,       <br />
       Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition :       <br />
       ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance       <br />
       celui qui possédait le pouvoir de la mort,       <br />
       c’est-à-dire le diable,       <br />
           et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort,       <br />
       passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.       <br />
           Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges,       <br />
       c’est la descendance d’Abraham.       <br />
           Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères,       <br />
       pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi       <br />
       pour les relations avec Dieu,       <br />
       afin d’enlever les péchés du peuple.       <br />
           Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion,       <br />
       il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Mes yeux ont vu ton salut » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël.       <br />
       Alléluia. (Lc 2, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras,       <br />
       et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
              <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées       <br />
       les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de 84 ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé       <br />
       tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
              <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       (Lc 2, 22-32)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras,       <br />
       et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Presentation-du-Seigneur-au-Temple-Mes-yeux-ont-vu-le-salut-que-tu-preparais_a933.html</link>
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