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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:01:58+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Apr 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 avril 2024. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601782-57034038.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler, comme celle des changements climatiques et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 avril 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018 et 20 avril 2021-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601782-57034038.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1172.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A : « Moi, je suis la porte des brebis »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Apr 2023 15:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A 30 avril 2023. Textes : Actes 2, 14a.36-41, 1 Pierre 2, 20b-25 et Jean 10, 1-10 le Bon Pasteur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70862592-49383514.jpg?v=1584465110" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A : « Moi, je suis la porte des brebis »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A : « Moi, je suis la porte des brebis »" />
     </div>
     <div>
      Dans sa prédication et ses enseignements, Jésus aime les images qui parlent aux gens. Souvenez-vous de celles du sel, du levain dans la pâte, de la semence jetée dans la bonne terre.        <br />
              <br />
       Dans cette péricope de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lue, Jésus se présente comme le bon berger ou le bon pasteur. Et à la fin de cet enseignement, Jésus ajoute à l’image du berger et des brebis, celle de la porte. « Moi, je suis la porte des brebis ». J’ai donc choisi de m’arrêter sur cette image qui souligne un aspect essentiel de la mission de Jésus : il est  le seul et unique médiateur ente Dieu et l'humanité.        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près en commençant par l'Ancien Testament puis,  ensuite, en approfondissant cette image pour nous aujourd'hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’image de la porte</span>       <br />
              <br />
       L’image de la porte très souvent utilisée dans l’Ancien Testament  l'est toujours en lien avec la présence de Dieu. Quand le prophète Isaïe parle du jour de la paix universelle, il décrit un temps où la présence de Dieu sera toujours là, où « tes portes seront toujours ouvertes, le jour ni la nuit elles ne seront fermées » (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 60, 11). Dans le temple de Jérusalem, l’autel pour les sacrifices se trouvait à la porte de la partie la plus sacrée, le Saint des Saints où résidait la présence du Seigneur  « devant l’entrée de la Demeure, de la Tente de Réunion » (<span style="font-style:italic">Exode</span> 40, 6). Dans le psaume 24 aux versets 7 à 10 que nous utilisons beaucoup dans le temps de Noël, le psalmiste s’exclame : « Portes, levez vos frontons élevez-vous, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire! »        <br />
              <br />
       Ici, dans notre texte, Jésus s’applique à lui-même l’image de la porte. Ce faisant, il se présente comme le seul et unique médiateur auprès de Dieu. Il n’y a pas d’autre porte que Lui pour aller vers Dieu. Il est LA PORTE à travers laquelle nous avons « accès au Père » (<span style="font-style:italic">Éphésiens</span> 2, 18). Il est le «chemin nouveau et vivant » pour rejoindre Dieu : «  C'est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus : nous avons là un chemin nouveau et vivant.»  (<span style="font-style:italic">Hébreux</span> 10, 20).        <br />
              <br />
       Cette porte grande ouverte offre un espace de liberté et non de domination. Ceux qui ont précédé Jésus opprimaient les gens, - ce qui est encore le cas souvent aujourd'hui - « des voleurs et des bandits » dit Jésus. Lui, il ouvre la porte du Salut, une présence du Seigneur qui est offerte gratuitement à tous et que l’on accepte librement. Tu peux entrer, tu peux sortir quand tu le veux : « Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie en abondance. » La présence de Dieu est une présence de vie, une vie en abondance, porteuse de vie  éternelle.       <br />
              <br />
       « Je suis venu pour que les brebis aient la vie en abondance ». Quelle belle promesse!       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La réalisation de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Quelles sont les retombées de cette image où Jésus se présente comme LA PORTE des brebis ? Les premiers chrétiens qui entendaient la lettre de saint Pierre dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture étaient conscients de vivre ces  retombées. Guéris et sauvés par les blessures et la mort de Jésus, ils ne se sentent pas laissés à eux-mêmes errants dans le monde sans savoir où aller.  Ils regardent vers leur Berger qui est Jésus, le « gardien de leurs âmes », la porte par où ils peuvent aller à Dieu.        <br />
              <br />
       Tous les disciples de Jésus, d’alors et d'aujourd’hui, sont des personnes en cheminement. Nous en sommes. Nous cherchons le chemin de l’enclos dont il est question au début de l’évangile où se trouve la rencontre avec Dieu dans nos vies. Cet enclos, dit-on, servait au repos des brebis. Le berger se tenait dans la porte en se couchant parfois sur le sol pour les garder avec lui et les protéger. Voilà où nous attend le Bon Pasteur, le « gardien de nos âmes » comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>.        <br />
              <br />
       Plusieurs chemins s’offrent à nous. On peut être tentés d’escalader, d’entrer par nous-mêmes dans des paradis artificiels sans passer par Jésus. C’est une tentation qu’on retrouve partout de nos jours. Jésus disparaît de l’horizon. Il devient pour plusieurs un bon garçon, un personnage hors normes, mais on ne lui reconnaît pas le rôle de médiateur entre Dieu et les hommes. Il n'est plus LA PORTE. On en fait un sage qu’on respecte. Un point c’est tout. Alors que ce que Jésus désire, c’est d’être celui qui ouvre la porte d’un enclos à nul autre pareil, celui du Royaume de Dieu présent parmi nous.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic">Application pratique</span>       <br />
              <br />
       Comment entrer dans ce Royaume de Dieu dont Jésus est la PORTE ? Cette question n’est pas nouvelle. La première lecture nous montre qu’elle se posait déjà lors des premières prédications des apôtres après la Pentecôte. « Frères, que devons-nous faire? » demandait-on à saint Pierre et aux Apôtres.       <br />
              <br />
       Et quelle était la réponse - qui est toujours valable aujourd'hui - « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés, vous recevrez alors le don du Saint-Esprit…car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur, notre Dieu les appellera ».       <br />
              <br />
       Voyez-vous, le mystère de la porte des brebis implique que les brebis que nous sommes se déplacent par elles-mêmes et qu’elles fassent le chemin nécessaire pour accueillir le don de Dieu qui leur permettra d’entrer dans le Royaume. C'est cela le  « Convertissez-vous » que propose saint Pierre, une transformation qui change la vie et fait du Ressuscité le Maître et Seigneur de notre vie.<!--C’est le baptême et l’Esprit Saint. Nous les avons déjà reçus. Les nouveaux baptisés de la Vigile pascale eux aussi. -->       <br />
              <br />
       Nous sommes encore dans la célébration de la Fête de Pâques qui se prolonge jusqu'à l’Ascension.  Profitons de ce temps de Pâques pour vivre une nouvelle conversion en renonçant à ce qui nous éloigne de Dieu et en ouvrant notre cœur à l’action de l’Esprit Saint qui nous fera vivre comme un second baptême nous remplissant d’élan et d’ardeur dans notre vie chrétienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux et chanceuses d’avoir une « PORTE »  pour aller à Dieu comme celle qu’est Jésus. Nous pouvons être sûrs de sa présence constante à notre vie même lorsque nous ne la sentons pas.  Laissons monter notre action de grâces pour ce don de Dieu.       <br />
              <br />
       Au cours de cette Eucharistie, dans la foi, passons la « PORTE » et réitérons notre désir d’union à Dieu par Jésus qui est toujours vivant avec le Père et l’Esprit Saint « pour les siècles des siècles ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 avril 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 avril 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A </b>       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu l’a fait Seigneur et Christ » (Ac 2, 14a.36-41)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Le jour de la Pentecôte,       <br />
           Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,       <br />
       éleva la voix et fit cette déclaration :       <br />
           « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :       <br />
       Dieu l’a fait Seigneur et Christ,       <br />
       ce Jésus que vous aviez crucifié. »       <br />
           Les auditeurs furent touchés au cœur ;       <br />
       ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :       <br />
       « Frères, que devons-nous faire ? »       <br />
           Pierre leur répondit :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ       <br />
       pour le pardon de ses péchés ;       <br />
       vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.       <br />
              <br />
           Car la promesse est pour vous,       <br />
       pour vos enfants       <br />
       et pour tous ceux qui sont loin,       <br />
       aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »       <br />
           Par bien d’autres paroles encore,       <br />
       Pierre les adjurait et les exhortait en disant :       <br />
       « Détournez-vous de cette génération tortueuse,       <br />
       et vous serez sauvés. »       <br />
              <br />
           Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre       <br />
       furent baptisés.       <br />
       Ce jour-là, environ trois mille personnes       <br />
       se joignirent à eux.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer.       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vous êtes retournés vers le berger de vos âmes » (1 P 2, 20b-25)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien,       <br />
       c’est une grâce aux yeux de Dieu.       <br />
           C’est bien à cela que vous avez été appelés,       <br />
           car c’est pour vous que le Christ,       <br />
           lui aussi, a souffert ;       <br />
       il vous a laissé un modèle       <br />
           afin que vous suiviez ses traces.       <br />
           Lui n’a pas commis de péché ;       <br />
       dans sa bouche,       <br />
       on n’a pas trouvé de mensonge.       <br />
           Insulté, il ne rendait pas l’insulte,       <br />
       dans la souffrance, il ne menaçait pas,       <br />
       mais il s’abandonnait       <br />
       à Celui qui juge avec justice.       <br />
           Lui-même a porté nos péchés,       <br />
       dans son corps, sur le bois,       <br />
       afin que, morts à nos péchés,       <br />
       nous vivions pour la justice.       <br />
       Par ses blessures, nous sommes guéris.       <br />
           Car vous étiez errants       <br />
       comme des brebis ;       <br />
       mais à présent vous êtes retournés       <br />
       vers votre berger, le gardien de vos âmes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus déclara :       <br />
           « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui entre dans l’enclos des brebis       <br />
       sans passer par la porte,       <br />
       mais qui escalade par un autre endroit,       <br />
       celui-là est un voleur et un bandit.       <br />
           Celui qui entre par la porte,       <br />
       c’est le pasteur, le berger des brebis.       <br />
           Le portier lui ouvre,       <br />
       et les brebis écoutent sa voix.       <br />
       Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,       <br />
       et il les fait sortir.       <br />
           Quand il a poussé dehors toutes les siennes,       <br />
       il marche à leur tête,       <br />
       et les brebis le suivent,       <br />
       car elles connaissent sa voix.       <br />
           Jamais elles ne suivront un étranger,       <br />
       mais elles s’enfuiront loin de lui,       <br />
       car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »       <br />
              <br />
           Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,       <br />
       mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.       <br />
       C’est pourquoi Jésus reprit la parole :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       Moi, je suis la porte des brebis.       <br />
           Tous ceux qui sont venus avant moi       <br />
       sont des voleurs et des bandits ;       <br />
       mais les brebis ne les ont pas écoutés.       <br />
           Moi, je suis la porte.       <br />
       Si quelqu’un entre en passant par moi,       <br />
       il sera sauvé ;       <br />
       il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.       <br />
       Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.       <br />
       Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie,       <br />
       la vie en abondance. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70862592-49383514.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Moi-je-suis-la-porte-des-brebis_a1116.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-53942417</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <pubDate>Tue, 20 Apr 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 25 avril 2021. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/53942417-40705479.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 avril 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/53942417-40705479.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1003.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-43723287</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A  « Moi, je suis la porte des brebis »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Apr 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A 3 mai 2020. Textes : Actes 2, 14a.36-41, 1 Pierre 2, 20b-25 et Jean 10, 1-10 le Bon Pasteur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/43723287-35995893.jpg?v=1584465110" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A  « Moi, je suis la porte des brebis »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A  « Moi, je suis la porte des brebis »" />
     </div>
     <div>
      Dans sa prédication et ses enseignements, Jésus aime les images qui parlent aux gens. Souvenez-vous de celles du sel, du levain dans la pâte, de la semence jetée dans la bonne terre.        <br />
              <br />
       Dans cette péricope de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lue, Jésus se présente comme le bon berger ou le bon pasteur. Et à la fin de cet enseignement, Jésus ajoute à l’image du berger et des brebis, celle de la porte. « Moi, je suis la porte des brebis ». J’ai donc choisi de m’arrêter sur cette image qui souligne un aspect essentiel de la mission de Jésus : il est  le seul et unique médiateur ente Dieu et l'humanité. Regardons-y de plus près en commençant par l'Ancien Testament puis,  ensuite, en approfondissant cette image pour nous aujourd'hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’image de la porte</span>       <br />
              <br />
       L’image de la porte très souvent utilisée dans l’Ancien Testament  l'est toujours en lien avec la présence de Dieu. Quand le prophète Isaïe parle du jour de la paix universelle, il décrit un temps où la présence de Dieu sera toujours là, où « tes portes seront toujours ouvertes, le jour ni la nuit elles ne seront fermées » (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 60, 11). Dans le temple de Jérusalem, l’autel pour les sacrifices se trouvait à la porte de la partie la plus sacrée, le Saint des Saints où résidait la présence du Seigneur  « devant l’entrée de la Demeure, de la Tente de Réunion » (<span style="font-style:italic">Exode</span> 40, 6). Dans le psaume 24 aux versets 7 à 10 que nous utilisons beaucoup dans le temps de Noël, le psalmiste s’exclame : « Portes, levez vos frontons élevez-vous, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire! »        <br />
              <br />
       Ici, dans notre texte, Jésus s’applique à lui-même l’image de la porte. Ce faisant, il se présente comme le seul et unique médiateur auprès de Dieu. Il n’y a pas d’autre porte que Lui pour aller vers Dieu. Il est LA PORTE à travers laquelle nous avons « accès au Père » (<span style="font-style:italic">Éphésiens</span> 2, 18). Il est le «chemin nouveau et vivant » pour rejoindre Dieu : «  C'est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus : nous avons là un chemin nouveau et vivant.»  (<span style="font-style:italic">Hébreux</span> 10, 20).        <br />
              <br />
       Cette porte grande ouverte offre un espace de liberté et non de domination. Ceux qui ont précédé Jésus opprimaient les gens, - ce qui est encore le cas souvent aujourd'hui - « des voleurs et des bandits » dit Jésus. Lui, il ouvre la porte du Salut, une présence du Seigneur qui est offerte gratuitement à tous et que l’on accepte librement. Tu peux entrer, tu peux sortir quand tu le veux : « Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie en abondance. » La présence de Dieu est une présence de vie, une vie en abondance, porteuse de vie  éternelle.       <br />
              <br />
       « Je suis venu pour que les brebis aient la vie en abondance ». Quelle belle promesse!       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La réalisation de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Quelles sont les retombées de cette image où Jésus se présente comme LA PORTE des brebis ? Les premiers chrétiens qui entendaient la lettre de saint Pierre dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture étaient conscients de vivre ces  retombées. Guéris et sauvés par les blessures et la mort de Jésus, ils ne se sentent pas laissés à eux-mêmes errants dans le monde sans savoir où aller.  Ils regardent vers leur Berger qui est Jésus, le « gardien de leurs âmes », la porte par où ils peuvent aller à Dieu.        <br />
              <br />
       Tous les disciples de Jésus, d’alors et d'aujourd’hui, sont des personnes en cheminement. Nous en sommes. Nous cherchons le chemin de l’enclos dont il est question au début de l’évangile où se trouve la rencontre avec Dieu dans nos vies. Cet enclos, dit-on, servait au repos des brebis. Le berger se tenait dans la porte en se couchant parfois sur le sol pour les garder avec lui et les protéger. Voilà où nous attend le Bon Pasteur, le « gardien de nos âmes » comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>.        <br />
              <br />
       Plusieurs chemins s’offrent à nous. On peut être tentés d’escalader, d’entrer par nous-mêmes dans des paradis artificiels sans passer par Jésus. C’est une tentation qu’on retrouve partout de nos jours. Jésus disparaît de l’horizon. Il devient pour plusieurs un bon garçon, un personnage hors normes, mais on ne lui reconnaît pas le rôle de médiateur entre Dieu et les hommes. Il n'est plus LA PORTE. On en fait un sage qu’on respecte. Un point c’est tout. Alors que ce que Jésus désire, c’est d’être celui qui ouvre la porte d’un enclos à nul autre pareil, celui du Royaume de Dieu présent parmi nous.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic">Application pratique</span>       <br />
              <br />
       Comment entrer dans ce Royaume de Dieu dont Jésus est la PORTE ? Cette question n’est pas nouvelle. La première lecture nous montre qu’elle se posait déjà lors des premières prédications des apôtres après la Pentecôte. « Frères, que devons-nous faire? » demandait-on à saint Pierre et aux Apôtres.       <br />
              <br />
       Et quelle était la réponse - qui est toujours valable aujourd'hui - « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés, vous recevrez alors le don du Saint-Esprit…car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur, notre Dieu les appellera ».       <br />
              <br />
       Voyez-vous, le mystère de la porte des brebis implique que les brebis que nous sommes se déplacent par elles-mêmes et qu’elles fassent le chemin nécessaire pour accueillir le don de Dieu qui leur permettra d’entrer dans le Royaume. C'est cela le  « Convertissez-vous » que propose saint Pierre, une transformation qui change la vie et fait du Ressuscité le Maître et Seigneur de notre vie.<!--C’est le baptême et l’Esprit Saint. Nous les avons déjà reçus. Les nouveaux baptisés de la Vigile pascale eux aussi. -->       <br />
              <br />
       Nous sommes encore dans la célébration de la Fête de Pâques qui se prolonge jusqu'à l’Ascension.  Profitons de ce temps de Pâques pour vivre une nouvelle conversion en renonçant à ce qui nous éloigne de Dieu et en ouvrant notre cœur à l’action de l’Esprit Saint qui nous fera vivre comme un second baptême nous remplissant d’élan et d’ardeur dans notre vie chrétienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux et chanceuses d’avoir une « PORTE »  pour aller à Dieu comme celle qu’est Jésus. Nous pouvons être sûrs de sa présence constante à notre vie même lorsque nous ne la sentons pas.  Laissons monter notre action de grâces pour ce don de Dieu.       <br />
              <br />
       Au cours de cette Eucharistie, dans la foi, passons la « PORTE » et réitérons notre désir d’union à Dieu par Jésus qui est toujours vivant avec le Père et l’Esprit Saint « pour les siècles des siècles ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 avril 2020       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année A </b>       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu l’a fait Seigneur et Christ » (Ac 2, 14a.36-41)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Le jour de la Pentecôte,       <br />
           Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,       <br />
       éleva la voix et fit cette déclaration :       <br />
           « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :       <br />
       Dieu l’a fait Seigneur et Christ,       <br />
       ce Jésus que vous aviez crucifié. »       <br />
           Les auditeurs furent touchés au cœur ;       <br />
       ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :       <br />
       « Frères, que devons-nous faire ? »       <br />
           Pierre leur répondit :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ       <br />
       pour le pardon de ses péchés ;       <br />
       vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.       <br />
              <br />
           Car la promesse est pour vous,       <br />
       pour vos enfants       <br />
       et pour tous ceux qui sont loin,       <br />
       aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »       <br />
           Par bien d’autres paroles encore,       <br />
       Pierre les adjurait et les exhortait en disant :       <br />
       « Détournez-vous de cette génération tortueuse,       <br />
       et vous serez sauvés. »       <br />
              <br />
           Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre       <br />
       furent baptisés.       <br />
       Ce jour-là, environ trois mille personnes       <br />
       se joignirent à eux.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer.       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vous êtes retournés vers le berger de vos âmes » (1 P 2, 20b-25)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien,       <br />
       c’est une grâce aux yeux de Dieu.       <br />
           C’est bien à cela que vous avez été appelés,       <br />
           car c’est pour vous que le Christ,       <br />
           lui aussi, a souffert ;       <br />
       il vous a laissé un modèle       <br />
           afin que vous suiviez ses traces.       <br />
           Lui n’a pas commis de péché ;       <br />
       dans sa bouche,       <br />
       on n’a pas trouvé de mensonge.       <br />
           Insulté, il ne rendait pas l’insulte,       <br />
       dans la souffrance, il ne menaçait pas,       <br />
       mais il s’abandonnait       <br />
       à Celui qui juge avec justice.       <br />
           Lui-même a porté nos péchés,       <br />
       dans son corps, sur le bois,       <br />
       afin que, morts à nos péchés,       <br />
       nous vivions pour la justice.       <br />
       Par ses blessures, nous sommes guéris.       <br />
           Car vous étiez errants       <br />
       comme des brebis ;       <br />
       mais à présent vous êtes retournés       <br />
       vers votre berger, le gardien de vos âmes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus déclara :       <br />
           « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui entre dans l’enclos des brebis       <br />
       sans passer par la porte,       <br />
       mais qui escalade par un autre endroit,       <br />
       celui-là est un voleur et un bandit.       <br />
           Celui qui entre par la porte,       <br />
       c’est le pasteur, le berger des brebis.       <br />
           Le portier lui ouvre,       <br />
       et les brebis écoutent sa voix.       <br />
       Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,       <br />
       et il les fait sortir.       <br />
           Quand il a poussé dehors toutes les siennes,       <br />
       il marche à leur tête,       <br />
       et les brebis le suivent,       <br />
       car elles connaissent sa voix.       <br />
           Jamais elles ne suivront un étranger,       <br />
       mais elles s’enfuiront loin de lui,       <br />
       car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »       <br />
              <br />
           Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,       <br />
       mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.       <br />
       C’est pourquoi Jésus reprit la parole :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       Moi, je suis la porte des brebis.       <br />
           Tous ceux qui sont venus avant moi       <br />
       sont des voleurs et des bandits ;       <br />
       mais les brebis ne les ont pas écoutés.       <br />
           Moi, je suis la porte.       <br />
       Si quelqu’un entre en passant par moi,       <br />
       il sera sauvé ;       <br />
       il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.       <br />
       Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.       <br />
       Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie,       <br />
       la vie en abondance. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/43723287-35995893.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Moi-je-suis-la-porte-des-brebis_a948.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-31420987</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C  « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais »</title>
   <pubDate>Tue, 07 May 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 12 mai 2019. Textes : Actes 13, 14.43-52, Apocalypse 7, 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/31420987-29632247.jpg?v=1552055283" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C  « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C  « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin un extrait de l’évangile de saint Jean qui reprend une image bien connue celle du bon pasteur ou bon berger. Dans cet extrait  de l’évangile de saint Jean c'est Jésus lui-même qui nous explique ce que cette image signifie pour les relations mutuelles entre les brebis et le pasteur,  entre nous et lui.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le choix de l’image du bon pasteur</span>       <br />
              <br />
       On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte.        <br />
              <br />
       Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui.        <br />
              <br />
       Suivons-le.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Trois traits de la relation de Jésus, bon pasteur,  avec nous</span>       <br />
              <br />
       Le premier trait retenu par Jésus c’est celui de la réciprocité.  « Moi, je les connais, et elles me suivent ».       <br />
              <br />
       Les deux, le pasteur et les brebis,  ne peuvent se ficher de l’autre. Leur sort est lié à celui de l’autre. Les brebis ne peuvent partir sans le pasteur. Le pasteur ne peut s’éloigner d'elles et les laisser à elles-mêmes. Il est ainsi amené à développer une sollicitude continuelle de tous les instants.  Même la nuit il dort avec une œil ouvert, comme on dit, comme le font les parents de jeunes enfants.        <br />
              <br />
       Quelle belle image du lien que Jésus a et veut développer avec chacun et chacune d’entre nous. Sa présence auprès de nous, n’est pas une présence intellectuelle et distante. Elle est une présence de tous les instants qui rejoint notre vie concrète. Il le promet lorsqu'il apparaît aux apôtres en Galilée avant l’Ascension : «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.» (Mathieu 28, 20)        <br />
              <br />
       Puisque nous sommes des brebis, nous sommes invités quant a nous à vivre avec notre pasteur une proximité et une intimité de tous les instants. Nous pouvons nous tourner vers lui en tout temps car il est toujours là. Nous sommes liés à lui, car sans lui nous ne pouvons par nos seules forces réaliser ce que nous devons faire pour répondre à l’appel de Dieu dans nos vies.  Comme brebis nous sommes dépendants de notre pasteur. <!--Même si nous y mettons nos efforts, il faut toujours se rappeler que sans lui nous ne pouvons aller bien loin sur le chemin de la sainteté à laquelle toutes les personnes baptisées sont appelées.-->Le lien mutuel entre le pasteur et les brebis, entre Jésus et nous,  est un lien serré et inviolable, ce qui fera dire à saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Galates</span> «  Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». (Galates 2, 20)       <br />
              <br />
       Le deuxième trait retenu par Jésus  pour décrire ce qu’il est comme pasteur, c'est la relation affectueuse avec les brebis. «  Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main ».         <br />
              <br />
       Jésus, le bon  pasteur,  est tellement proche des brebis qu’il prend même sur lui leurs péchés. Il a été à la recherche de la brebis perdue et il l'a portée sur ses épaules  pour la ramener au bercail. Pour Jésus les brebis sont sa vie.  Il a donné sa vie pour qu’elles vivent de la vie même de Dieu. Il les a réunies autour de lui pour les offrir au Père comme un sacrifice agréable et leur donner la vie éternelle.        <br />
              <br />
       Le troisième trait qui s'applique au pasteur qu'est Jésus, c'est la relation de communion des brebis avec lui et avec le Père : « personne ne peut les arracher de la main du Père ».        <br />
              <br />
       Ce lien de chaque brebis avec Jésus et avec le Père la fait entrer dans <!-- un monde où elle ne sera jamais seule. Elle connaîtra d’autres brebis. Elle les fréquentera pour vivre avec elles -->une communion de coeur et d’esprit avec Jésus et son Père dans laquelle il les entraîne, car comme il le dit :   «  Le Père et moi, nous sommes UN ».         <br />
              <br />
       La brebis que nous sommes  vivra l'amour qui vient du Dieu-Amour (l'agapè). Elle entrera ainsi dans la communion entre Jésus et son Père. Le disciple de Jésus est appelé à partager cette communion du Père et du Fils avec ses frères et soeurs. Elle se reflétera dans le « aimons-nous les uns les autres » qui est un impératif incontournable pour le chrétien et pour toute communauté chrétienne. C'est ainsi que s'exprime la communion entre le pasteur et les brebis.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous  pouvez constater que l’image du pasteur a une belle résonance dans les paroles de Jésus aujourd'hui. Ces paroles de Jésus nous permettent d’aller plus loin dans la compréhension et l'expérience de nos relations avec Lui.       <br />
              <br />
       Le temps de Pâques est une belle occasion de nous laisser entraîner derrière le bon pasteur qu'est Jésus. Apprenons à être et à devenir de vraies «  bonnes brebis ».  Nous saurons éviter les chemins de traverses si nous prenons le temps de regarder celui qui se présente comme le bon pasteur, le bon berger. Celui-ci aime ses brebis. Son amour n’est pas un amour  commandé, mais c’est un amour qui vient du cœur, qui le fait se pencher vers chacune des brebis avec sollicitude et avec attention.       <br />
              <br />
       Le texte de saint Jean nous a mis sur la piste de trois traits essentiels au pasteur qui ressortent des paroles mêmes de Jésus : réciprocité, affection et communion. Ces trois traits sont une invitation à les développer nous aussi dans nos vies à l'image du bon pasteur, du bon berger, Jésus qui est notre modèle et notre inspiration. En effet, nous sommes toutes et tous envoyés vers nos frères et soeurs pour les soutenir, les accompagner et les aimer comme le pasteur aime ses brebis poursuivant ainsi la mission d'annoncer « le salut jusqu’aux extrémités de la terre »  comme le font Paul et Barnabé au début de l'Église dans le reportage coloré qu'en fait la première lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que l’Eucharistie que nous célébrons comme à  chaque dimanche nous permette d’aller plus loin dans notre suite de Jésus, le bon pasteur, en tout temps, dans les moments plus difficiles et dans les moments joyeux, et que notre marche à sa suite nous conduise à la bergerie où il nous attend pour toujours.  C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mai 2019       <br />
              <br />
       Note : Depuis 1985, il existe au Québec une association pour les jeunes qui porte le nom <a class="link" href="http://lesbrebisdejesus.com/">LES BREBIS DE JÉSUS</a>, « un Mouvement ecclésial qui prend sa vie, son souffle, sa couleur dans le Cœur de Jésus, Bon Berger » écrit-on sur leur site internet. Le mouvement a été reconnu comme Association privée de fidèles, de droit diocésain en 2006. Ce mouvement s’étend aussi maintenant en Amérique du Sud et en Afrique notamment en République Dominicaine, au Cameroun, au Mali, au Mexique, en Équateur, au Pérou, au Rwanda, au Burundi, en RD Congo, aux Philippines, au Sénégal. <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/le-mouvement-les-brebis-de-jesus/">Entrevue avec la fondatrice</a>, sœur Jocelyne Huot.       <br />
              <br />
       ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche de Pâques Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
              <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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