<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
  <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:03:28+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/var/style/logo.jpg?v=1219314725</url>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</link>
   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  </image>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-77063181</guid>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Feb 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H.,le 18 février 2024. Textes : Genèse 9, 8-15, 1 Pierre 3, 18-22 et Marc 1, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063181-55904424.jpg?v=1609295058" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" />
     </div>
     <div>
      Nous venons de lire les lignes qui suivent le récit du Baptême de Jésus qui est raconté tout au début de l’évangile selon saint Marc. Son séjour au désert suit ce premier épisode de la vie de Jésus que Marc met en tête de son évangile.  Tout son évangile se propose de scruter et de mieux connaître la vie de Jésus.        <br />
              <br />
       Les textes de la Parole de Dieu dans la liturgie du carême de l'année B nous invitent à faire la même chose cette année - scruter la vie de Jésus -  pour nous préparer à célébrer avec foi le mystère de sa Mort et de sa Résurrection.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Jésus au désert</span>       <br />
              <br />
       Pour saint Marc le séjour de Jésus au désert est un événement majeur de la vie de Jésus et pourtant il nous le présente en trois lignes seulement. Sa présentation est très différente du récit traditionnel des trois tentations de Jésus racontées par l’évangile de saint Mathieu où Satan offre à Jésus la satisfaction de tous ses désirs humains représentés pas le pain, puis le prestige et la première place dans la société et enfin le pouvoir sur tous les royaumes du monde.       <br />
              <br />
       Saint Marc n'entre pas dans les détails comme saint Mathieu. Il se contente de nous rappeler que, pendant son séjour au désert, Jésus a vécu un moment fort au départ de la mission qui sera la sienne et que Jean-Baptiste avait entrevue lorsqu’il le présentait comme l’ « Agneau de Dieu », mission confirmée par l’Esprit lors du Baptême de Jésus où il est révélé à tous et à toutes comme le « Fils bien-aimé » (Marc 1, 11).       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place de Jésus. Il sent peser sur ses épaules tout le poids de cette mission qu'il découvre de façon plus claire maintenant. Il s’y est préparé intérieurement  jusqu’alors, peut-on penser, mais maintenant c’est le passage à l’action. Retiré au désert il va préparer ce qui s'en vient.         <br />
              <br />
       « Parmi les bêtes sauvages » il vit en harmonie avec la nature et « les anges le servaient » précise saint Marc pour indiquer la teneur spirituelle de ce temps de rencontre intérieure et de passage. Ainsi, Jésus affermit en lui la volonté de répondre totalement au plan de Dieu. Il triomphe des peurs et des attaques sournoises de Satan que saint Marc ne précisent pas. Au terme de ces quarante jours, Jésus, après l’arrestation de Jean-Baptiste, part en Galilée pour « proclamer l’Évangile de Dieu ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Jésus se lance donc avec confiance dans sa mission perçue avec plus de netteté au désert. Pour lui comme le souligne saint Marc « Les temps sont accomplis ». Sans hésitation, Jésus donne le signal de l'entrée dans les temps nouveaux. Il sait maintenant qu’il porte en lui depuis sa naissance une mission qui va maintenant se dévoiler tout au cours des trois prochaines années.        <br />
              <br />
       Les temps nouveaux dont il est question sont la réponse à l’attente du peuple d’Israël.  « Le Règne est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».  Dieu se fait non seulement proche mais il se fait humain avec les humains portant leurs limites, leurs espoirs et leurs désirs les plus profonds. Jésus, Fils bien-aimé du Père, est l’un de nous. Il est l’Évangile, la Bonne Nouvelle ( cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>8, 35 et 1, 11).       <br />
              <br />
       Dans ses quarante jours de prière et de lutte au désert, Jésus porte en lui ces temps nouveaux. Ils les préparent dans son cœur. Il les  habite. Il en dessine les contours. Il en voit la richesse et la profondeur.  Son message alors prend forme. Sa prédication subséquente le présentera avec force dans ses paroles et dans ses gestes que saint Marc se plaît à nous raconter simplement sans commentaires.        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc, en effet, ne se lance jamais dans de longs plaidoyers comme c’est le cas dans celui de saint Jean, par exemple. Saint Marc raconte la vie de Jésus en se contentant de rappeler les principaux faits qui nourrissent la foi des disciples de Jésus que furent les premiers chrétiens. Souhaitons que notre foi se laisse illuminer par la lumière de Dieu comme  celle des premiers chrétiens.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le carême : un chemin pascal</span>       <br />
              <br />
       Le carême de cette année qui est l'année liturgique B est un chemin qui nous fait suivre Jésus de plus près. Il est explicitement pascal, en ce sens que l’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques. <!--C’est cela le mystère pascal. -->       <br />
              <br />
       Pour nous aider dans le parcours de ce chemin pascal en ce carême 2024, après l'évangile sur la Tentation de Jésus le 1er dimanche du Carême et celui de sa Transfiguration le 2e dimanche, les évangiles des dimanches suivants tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la Mort-Résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du temple de son corps (<span style="font-style:italic">Jean </span>2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion (<span style="font-style:italic">Jean</span> 12, 20-31).        <br />
              <br />
       Je me suis permis de vous indiquer la tonalité de notre Carême cette année dans la liturgie de l’Église qui nous accompagnera jusqu’à Pâques pour nous aider à y entrer résolument avec cœur. À chaque année le temps du Carême nous est donné comme un moment où nous pouvons faire le point pour aller plus loin. Ce temps du Carême nous permet aussi de nous libérer de nos fardeaux et de nos péchés en rencontrant le Seigneur dans le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Est-il besoin, en terminant, de rappeler que le chemin du Carême se nourrit de la Parole de Dieu et des gestes que l’Église nous a proposés le Mercredi des cendres : la  prière, l’aumône et le jeûne ? Ces trois gestes sont à la portée de toutes et de tous. Ils prennent les formes qu’on leur donne sous l’inspiration de l’Esprit. Je vous invite à les identifier pour vous-mêmes.        <br />
              <br />
       Que ce temps du Carême, comme le disait si bien la prière d'ouverture de ce premier dimanche, nous aide à « progresser dans la connaissance de Jésus-Christ » et à « nous ouvrir à sa lumière par une vie  de plus en plus fidèle ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 février 2024       <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 13 février 2018  et  16 février 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <span style="font-style:italic">Cardinal Cantalamessa la méditation de carême du 26 février 2021au Vatican</span>       <br />
              <br />
        Jésus « s’est retiré dans le désert pour jeûner, certes, mais pas seulement et pas principalement pour cela, répond le prédicateur. Il s’est retiré pour prier, pour se mettre parfaitement en harmonie, même en tant qu’homme, avec la volonté du Père et se préparer à la réaliser parfaitement dans le ministère public qu’il allait commencer ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       ------------------------------------------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait du Message du Carême 2018 du pape François sur la prière, l'aumône et le jeûne</span>       <br />
              <br />
       En consacrant plus de temps à <span style="font-style:italic">la prière</span>, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.       <br />
              <br />
       La pratique de <span style="font-style:italic">l’aumône</span> libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Église. A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem: «C’est ce qui vous est utile, à vous» (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Églises et des populations en difficulté. Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne</span> enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 1er dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Dieu dit à Noé et à ses fils :       <br />
       « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,       <br />
       avec votre descendance après vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :       <br />
       les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,       <br />
       tout ce qui est sorti de l’arche.       <br />
       Oui, j’établis mon alliance avec vous :       <br />
       aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,       <br />
       il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »       <br />
       Dieu dit encore :       <br />
       « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,       <br />
       pour les générations à jamais :       <br />
       je mets mon arc au milieu des nuages,       <br />
       pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.       <br />
       Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,       <br />
       et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,       <br />
       je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,       <br />
       et tous les êtres vivants :       <br />
       les eaux ne se changeront plus en déluge       <br />
       pour détruire tout être de chair. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Tes chemins, Seigneur,       <br />
       sont amour et vérité       <br />
       pour qui garde ton alliance. (cf. 24, 10)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair,       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
       C’est en lui qu’il est parti proclamer son message       <br />
       aux esprits qui étaient en captivité.       <br />
       Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,       <br />
       au temps où se prolongeait la patience de Dieu,       <br />
       quand Noé construisit l’arche,       <br />
       dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,       <br />
       furent sauvées à travers l’eau.       <br />
       C’était une figure du baptême       <br />
       qui vous sauve maintenant :       <br />
       le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,       <br />
       mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite       <br />
       et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,       <br />
       lui qui est à la droite de Dieu,       <br />
       après s’en être allé au ciel,       <br />
       lui à qui sont soumis les anges,       <br />
       ainsi que les Souverainetés et les Puissances.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Jésus venait d’être baptisé.       <br />
       Aussitôt l’Esprit le pousse au désert       <br />
       et, dans le désert,       <br />
       il resta quarante jours,       <br />
       tenté par Satan.       <br />
       Il vivait parmi les bêtes sauvages,       <br />
       et les anges le servaient.       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous       <br />
       et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063181-55904424.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-B-Les-temps-sont-accomplis_a1163.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-69910253</guid>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910253-48825430.jpg?v=1674081028" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910253-48825430.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-91757395</guid>
   <title>Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757395-64417812.jpg?v=1674081028" alt="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757395-64417812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-52628634</guid>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Feb 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., à la chapelle du Séminaire de Québec le 21 février 2021. Textes : Genèse 9, 8-15, 1 Pierre 3, 18-22 et Marc 1, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52628634-40070663.jpg?v=1609295058" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" />
     </div>
     <div>
      Nous venons de lire les lignes qui suivent le récit du Baptême de Jésus qui est raconté tout au début de l’évangile selon saint Marc. Son séjour au désert suit ce premier épisode de la vie de Jésus que Marc met en tête de son évangile.  Tout son évangile se propose de scruter et de mieux connaître la vie de Jésus.        <br />
              <br />
       Les textes de la Parole de Dieu dans la liturgie du carême de l'année B nous invitent à faire la même chose cette année  pour nous préparer à célébrer avec foi le mystère de la Mort et de la Résurrection de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Jésus au désert</span>       <br />
              <br />
       Pour saint Marc le séjour de Jésus au désert est un événement majeur de la vie de Jésus et pourtant il nous le présente en trois lignes seulement. Sa présentation est très différente du récit traditionnel des trois tentations de Jésus racontées par l’évangile de saint Mathieu où Satan offre à Jésus la satisfaction de tous ses désirs humains représentés pas le pain, puis le prestige et la première place dans la société et enfin le pouvoir sur tous les royaumes du monde.       <br />
              <br />
       Saint Marc n'entre pas dans les détails comme saint Mathieu. Il se contente de nous rappeler que, pendant son séjour au désert, Jésus a vécu un moment fort au départ de la mission qui sera la sienne et que Jean-Baptiste avait entrevue lorsqu’il le présentait comme l’ « Agneau de Dieu », mission confirmée par l’Esprit lors du Baptême de Jésus où il est révélé à tous et à toutes comme le « Fils bien-aimé » (Marc 1, 11).       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place de Jésus. Il sent peser sur ses épaules tout le poids de cette mission qu'il découvre de façon plus claire maintenant. Il s’y est préparé intérieurement  jusqu’alors, peut-on penser, mais maintenant c’est le passage à l’action. Retiré au désert il va préparer ce qui s'en vient.         <br />
              <br />
       « Parmi les bêtes sauvages » il vit en harmonie avec la nature et « les anges le servaient » précise saint Marc pour indiquer la teneur spirituelle de ce temps de rencontre intérieure et de passage. Ainsi, Jésus affermit en lui la volonté de répondre totalement au plan de Dieu. Il triomphe des peurs et des attaques sournoises de Satan que saint Marc ne précisent pas. Au terme de ces quarante jours, Jésus, après l’arrestation de Jean-Baptiste, part en Galilée pour « proclamer l’Évangile de Dieu ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Jésus se lance donc avec confiance dans sa mission perçue avec plus de netteté au désert. Pour lui comme le souligne saint Marc « Les temps sont accomplis ». Sans hésitation, Jésus donne le signal de l'entrée dans les temps nouveaux. Il sait maintenant qu’il porte en lui depuis sa naissance une mission qui va maintenant se dévoiler tout au cours des trois prochaines années.        <br />
              <br />
       Les temps nouveaux dont il est question sont la réponse à l’attente du peuple d’Israël.  « Le Règne est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».  Dieu se fait non seulement proche mais il se fait humain avec les humains portant leurs limites, leurs espoirs et leurs désirs les plus profonds. Jésus, Fils bien-aimé du Père, est l’un de nous. Il est l’Évangile, la Bonne Nouvelle ( cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>8, 35 et 1, 11).       <br />
              <br />
       Dans ses quarante jours de prière et de lutte au désert, Jésus porte en lui ces temps nouveaux. Ils les préparent dans son cœur. Il les  habite. Il en dessine les contours. Il en voit la richesse et la profondeur.  Son message alors prend forme. Sa prédication subséquente le présentera avec force dans ses paroles et dans ses gestes que saint Marc se plaît à nous raconter simplement sans commentaires.        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc, en effet, ne se lance jamais dans de longs plaidoyers comme c’est le cas dans celui de saint Jean, par exemple. Saint Marc raconte la vie de Jésus en se contentant de rappeler les principaux faits qui nourrissent la foi des disciples de Jésus que furent les premiers chrétiens. Souhaitons que notre foi se laisse illuminer par la lumière de Dieu comme  celle des premiers chrétiens.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le carême : un chemin pascal</span>       <br />
              <br />
       Le carême de cette année qui est l'année liturgique B est un chemin qui nous fait suivre Jésus de plus près. Il est explicitement pascal, en ce sens que l’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques. <!--C’est cela le mystère pascal. -->       <br />
              <br />
       Pour nous aider dans le parcours de ce chemin pascal en ce carême 2021, après l'évangile sur la Tentation de Jésus le 1er dimanche du Carême et celui de sa Transfiguration le 2e dimanche, les évangiles des dimanches suivants tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la Mort-Résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du temple de son corps (<span style="font-style:italic">Jean </span>2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion (<span style="font-style:italic">Jean</span> 12, 20-31).        <br />
              <br />
       Je me suis permis de vous indiquer la tonalité de notre Carême cette année dans la liturgie de l’Église qui nous accompagnera jusqu’à Pâques pour nous aider à y entrer résolument avec cœur. Comme Jésus au désert, nous sommes dans un temps de passage nous aussi en ce temps de pandémie. À chaque année le temps du Carême nous est donné comme un moment où nous pouvons faire le point pour aller plus loin, ce que nous permettent les pauses dues à la <span style="font-style:italic">Coronavirus-19</span>, nous l'espérons. Ce temps du Carême nous permet aussi de nous libérer de nos poids et de nos péchés en rencontrant le Seigneur dans le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation, si cela est possible dans nos régions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Est-il besoin, en terminant, de rappeler que le chemin du Carême se nourrit de la Parole de Dieu et des gestes que l’Église nous a proposés le Mercredi des cendres : la  prière, l’aumône et le jeûne ? Ces trois gestes sont à la portée de toutes et de tous. Ils prennent les formes qu’on leur donne sous l’inspiration de l’Esprit. Je vous invite à les identifier pour vous-mêmes.        <br />
              <br />
       Que ce temps du Carême, comme le disait si bien la prière d'ouverture de ce premier dimanche, nous aide à « progresser dans la connaissance de Jésus-Christ » et à « nous ouvrir à sa lumière par une vie  de plus en plus fidèle ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 février 2021       <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 13 février 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Cardinal Cantalamessa la méditation de carême du 26 février 2021au Vatican</span>       <br />
              <br />
        Jésus « s’est retiré dans le désert pour jeûner, certes, mais pas seulement et pas principalement pour cela, répond le prédicateur. Il s’est retiré pour prier, pour se mettre parfaitement en harmonie, même en tant qu’homme, avec la volonté du Père et se préparer à la réaliser parfaitement dans le ministère public qu’il allait commencer ».       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       ------------------------------------------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait du Message du Carême 2018 du pape François sur la prière, l'aumône et le jeûne</span>       <br />
              <br />
       En consacrant plus de temps à <span style="font-style:italic">la prière</span>, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.       <br />
              <br />
       La pratique de <span style="font-style:italic">l’aumône</span> libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Église. A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem: «C’est ce qui vous est utile, à vous» (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Églises et des populations en difficulté. Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne</span> enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 1er dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Dieu dit à Noé et à ses fils :       <br />
       « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,       <br />
       avec votre descendance après vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :       <br />
       les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,       <br />
       tout ce qui est sorti de l’arche.       <br />
       Oui, j’établis mon alliance avec vous :       <br />
       aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,       <br />
       il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »       <br />
       Dieu dit encore :       <br />
       « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,       <br />
       pour les générations à jamais :       <br />
       je mets mon arc au milieu des nuages,       <br />
       pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.       <br />
       Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,       <br />
       et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,       <br />
       je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,       <br />
       et tous les êtres vivants :       <br />
       les eaux ne se changeront plus en déluge       <br />
       pour détruire tout être de chair. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Tes chemins, Seigneur,       <br />
       sont amour et vérité       <br />
       pour qui garde ton alliance. (cf. 24, 10)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair,       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
       C’est en lui qu’il est parti proclamer son message       <br />
       aux esprits qui étaient en captivité.       <br />
       Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,       <br />
       au temps où se prolongeait la patience de Dieu,       <br />
       quand Noé construisit l’arche,       <br />
       dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,       <br />
       furent sauvées à travers l’eau.       <br />
       C’était une figure du baptême       <br />
       qui vous sauve maintenant :       <br />
       le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,       <br />
       mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite       <br />
       et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,       <br />
       lui qui est à la droite de Dieu,       <br />
       après s’en être allé au ciel,       <br />
       lui à qui sont soumis les anges,       <br />
       ainsi que les Souverainetés et les Puissances.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Jésus venait d’être baptisé.       <br />
       Aussitôt l’Esprit le pousse au désert       <br />
       et, dans le désert,       <br />
       il resta quarante jours,       <br />
       tenté par Satan.       <br />
       Il vivait parmi les bêtes sauvages,       <br />
       et les anges le servaient.       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous       <br />
       et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52628634-40070663.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-B-Les-temps-sont-accomplis_a994.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-41374276</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Mar 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Giuseppe Corbari, un curé italien, a trouvé une façon originale de célébrer avec sa communauté. Il a demandé à ses paroissiens de lui envoyer un selfie et il a disposé tous ceux qu'il a reçu dans les bancs de son église..qui n'a jamais été aussi remplie. Photo à la fin. (Crédtis photo : Aleteia italien)  Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du carême Année A 22 mars 2020. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.  NOTE : le contexte de l'interruption des célébrations dominicales à cause du Covid-19 dans plusieurs pays rend le texte qui suit, préparé depuis quelque temps, moins adapté peut-être, mais, les deux leçons retenues gardent toute leur pertinence. Bon dimanche !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-34812107.jpg?v=1578085668" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques mois, j’ai eu le privilège de visiter à Jérusalem les restes de la piscine de Siloé dont parle l’évangile où l’aveugle est envoyé par Jésus pour se laver. J’ai été touché à ce moment de relire l’épisode qu’on vient d’entendre. Nous l’écoutons aujourd'hui avec ceux et celles qui se préparent au baptême. On a choisi cet évangile comme élément important dans leur préparation et il éclaire leur cheminement qui se fait  pendant le Carême, préparation qui aboutit au baptême dans la Nuit de la Vigile pascale.       <br />
              <br />
       Ce merveilleux passage de l’évangile de saint Jean m’a inspiré deux réflexions et des applications qui peuvent s’appliquer aux personnes qui seront baptisées, mais qui, tout aussi bien, s’appliquent à nous déjà baptisés depuis longtemps parfois.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le choix appartient à Dieu</span>       <br />
              <br />
       La première réflexion m’a été inspirée par une comparaison de cette guérison de l’aveugle-né avec celle, célèbre, de l’aveugle de Jéricho, Bar Timée,  (<span style="font-style:italic">Marc </span>10,46-52 voir aussi <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 20,29-34  et <span style="font-style:italic">Luc</span> 18,35-43) qui criait tellement que les disciples suppliaient Jésus de le faire taire. « Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : "Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! " Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : " Fils de David, prends pitié de moi ! "» (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 47-48)       <br />
              <br />
       Dans notre récit les choses sont totalement différentes. Il ne semble pas que l’aveugle crie après Jésus, loin de là. Il ne fait pas de démarche vers lui, c’est Jésus qui le voit. « En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance ». Et Jésus donne à ses disciples qui voient dans ce handicap une punition de Dieu le sens de ce qui va se passer : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ». 	       <br />
              <br />
       Cette situation manifeste, pour nous personnes baptisées et pour les futures personnes baptisées, les catéchumènes, l'importance de l’initiative de Dieu dans notre cheminement de foi. C’est toujours, en premier lieu, Dieu qui vient vers nous. Nous sommes là. Il nous regarde  il nous aime, il s'approche de nous.        <br />
              <br />
       Il est important de se le rappeler dans notre cheminement  de foi car, ainsi,  nous ne compterons pas sur nos propres forces, mais sur la grâce de Dieu. Nous éviterons ce que le pape François appelle dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span> intitulée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> (Soyez dans la joie et l’allégresse), la  « tendance pélagienne » où  on se fie sur soi-même et ses propres moyens pour avancer dans la vie spirituelle, ce que le pape récuse ainsi : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu. » (Numéro 56).        <br />
              <br />
       « Il faut d'abord appartenir à Dieu », première leçon à retenir  qui a beaucoup de conséquences concrètes.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réponse</span>       <br />
              <br />
       La deuxième réflexion s’inspire de l’attitude de l’aveugle. Il se laisse non seulement guider sans résister par Jésus. Celui-ci  le surprend, sans doute,  car au lieu de lui répondre « Sois guéri », il lui met de la boue sur les yeux et l’invite à aller se laver à la piscine de Siloé. Ces gestes sont des images qui nous indiquent que l’aveuglement dont souffre l’aveugle n’est pas seulement physique, mais il est aussi spirituel.        <br />
              <br />
       La boue est l’image du péché qu’il porte comme toute personne  marquée par la faute originelle. Jésus se présente ici comme le Sauveur qui, pourrait-on dire, met la main à la pâte. Il transformera cette boue en  lumière. De l’aveuglement naîtra la lumière lorsque l’aveugle passera dans l’eau de la piscine qui est l'image de la purification de tout l'être.       <br />
              <br />
       Cette démarche préfigure celle du baptême qui par l’eau versée sur la personne qu’on baptise enlève les scories du péché et la remplit de lumière. On ne le redira pas assez : sans l’action de Dieu qui par Jésus vient sauver l’humanité, celle-ci  va rester dans la nuit et l’aveuglement. Elle reste aveugle.       <br />
              <br />
       La beauté de cette scène de la guérison de l'aveugle-né réside dans sa force d’évocation et dans sa signification profonde. Les personnes baptisées que nous sommes  et les catéchumènes qui se préparent au baptême,  comme cet aveugle-né, passent de l'aveuglement à la lumière. Le baptême est une illumination intérieure et une renouvellement total de la personne. C'est ce que saint Paul rappelle  à la communauté chrétienne d'Éphèse dans le passage que nous avons lu dans la deuxième lecture : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière ».        <br />
              <br />
       « Conduisez-vous comme des enfants de lumière »,  voilà la deuxième réflexion à retenir.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme je le soulignais plus haut, cette réalité du passage de l'aveuglement à la lumière, de la mort à la vie, du péché à la vie dans l’Esprit a des applications bien concrètes. Elle n’est pas une réalité éthérée. Elle n'est pas décrochée de notre vie. Elle touche toute la vie des disciples de Jésus. Saint Paul y revient souvent dans ses lettres, notamment dans la <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span>.        <br />
              <br />
       Pour lui ce passage se fait, comme on vient de le souligner, dans le  baptême en union avec  le Christ qui est passé de la mort à sa vie de ressuscité.  Il le décrit ainsi aux Romains. Permettez-moi de vous lire ce texte en entier :« Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Vous êtes morts avec le Christ et avec lui vous êtes ressuscités et vous vivez désormais pour Dieu » (<span style="font-style:italic">Romains</span> 6, 3-5).       <br />
              <br />
       La vie quotidienne de la personne qui se veut fidèle à son baptême est une vie où elle ne cesse de regarder vers celui qui est toujours vivant et ressuscité, de là l'importance de la prière personnelle et des célébrations liturgiques communautaires. Jésus  devient ainsi la véritable lumière de sa vie. Il peut arriver que comme pour l’aveugle-né de l’évangile, des contestations se fassent jour parfois, des dénigrements et même des attaques sournoises. La vie du disciple de Jésus n'est pas de tout repos. Elle lui demande une attention et un abandon confiant de tous les instants, mais aussi elle lui offre une joie et une lumière à nulles autres pareilles.       <br />
              <br />
       Saurons-nous, comme l’aveugle de l’évangile proclamer la beauté de ce don de la lumière qui est en nous ? Le récit de saint Jean nous livre son témoignage direct devant les pharisiens qui le convoquent par deux fois. Devant leur insistance à le questionner il a ce mot d'humour :   « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
              <br />
       L'aveugle guéri se sent tout entier renouvelé par l'action de Jésus. Il n'est pas question de prendre ses distances avec lui. Il le reconnaît comme celui qui l'a sauvé et qui l' a fait passer de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière. Quel beau modèle pour les futures personnes baptisées et aussi pour nous toutes et tous qui, reconnaissons-le, sommes entraînés avec le Christ dans la lumière de Dieu, créateur et maître de toutes choses.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À partir de cet épisode de la vie de Jésus qui est très parlant et dont la tradition s’est inspirée, en particulier lors des célébrations du Baptême, notre vie de foi se révèle une vie qui nous fait passer des ténèbres à la lumière de la Parole de Dieu qui se concrétise en son Fils, Jésus qui est pour la personne croyante  la Lumière venue dans le monde.       <br />
              <br />
       Remplis de cette Lumière, avec la grâce de Dieu, ayons à cœur, comme Jésus le souhaite lorsqu'il dit en saint Mathieu « Vous êtes la lumière du monde », d’être nous aussi pour nos frères et sœurs une lumière, reflet de celle  que Dieu nous a envoyée en son Fils, Jésus, Sauveur et Lumière des nations. C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous!       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mars 2020       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" VALUE="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" VALUE=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" VALUE="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-34812108.jpg?v=1581731193" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche du Carême Année A </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !       <br />
       Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,       <br />
       car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,       <br />
       il se dit :       <br />
       « Sûrement, c’est lui le messie,       <br />
       lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »       <br />
           Mais le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,       <br />
       car je l’ai écarté.       <br />
       Dieu ne regarde pas comme les hommes :       <br />
       les hommes regardent l’apparence,       <br />
       mais le Seigneur regarde le cœur. »       <br />
           Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,       <br />
       et Samuel lui dit :       <br />
       « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »       <br />
           Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « N’as-tu pas d’autres garçons ? »       <br />
       Jessé répondit :       <br />
       « Il reste encore le plus jeune,       <br />
       il est en train de garder le troupeau. »       <br />
       Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « Envoie-le chercher :       <br />
       nous ne nous mettrons pas à table       <br />
       tant qu’il ne sera pas arrivé. »       <br />
           Jessé le fit donc venir :       <br />
       le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.       <br />
       Le Seigneur dit alors :       <br />
       « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »       <br />
           Samuel prit la corne pleine d’huile,       <br />
       et lui donna l’onction au milieu de ses frères.       <br />
       L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           autrefois, vous étiez ténèbres ;       <br />
       maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;       <br />
       conduisez-vous comme des enfants de lumière       <br />
           – or la lumière       <br />
       a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –       <br />
           et sachez reconnaître       <br />
       ce qui est capable de plaire au Seigneur.       <br />
           Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,       <br />
       elles ne produisent rien de bon ;       <br />
       démasquez-les plutôt.       <br />
           Ce que ces gens-là font en cachette,       <br />
       on a honte même d’en parler.       <br />
           Mais tout ce qui est démasqué       <br />
       est rendu manifeste par la lumière,       <br />
           et tout ce qui devient manifeste est lumière.       <br />
       C’est pourquoi l’on dit :       <br />
       Réveille-toi, ô toi qui dors,       <br />
       relève-toi d’entre les morts,       <br />
       et le Christ t’illuminera.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus. !       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Ses disciples l’interrogèrent :       <br />
       « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,       <br />
       pour qu’il soit né aveugle ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.       <br />
       Mais c’était pour que les œuvres de Dieu       <br />
       se manifestent en lui.       <br />
           Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,       <br />
       tant qu’il fait jour ;       <br />
       la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.       <br />
           Aussi longtemps que je suis dans le monde,       <br />
       je suis la lumière du monde. »       <br />
           Cela dit, il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           Et on lui demandait :       <br />
       « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,       <br />
       il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :       <br />
       ‘Va à Siloé et lave-toi.’       <br />
       J’y suis donc allé et je me suis lavé ;       <br />
       alors, j’ai vu. »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Et lui, où est-il ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne sais pas. »       <br />
              <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
           Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Or, les Juifs ne voulaient pas croire       <br />
       que cet homme avait été aveugle       <br />
       et que maintenant il pouvait voir.       <br />
       C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents       <br />
           et leur demandèrent :       <br />
       « Cet homme est bien votre fils,       <br />
       et vous dites qu’il est né aveugle ?       <br />
       Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »       <br />
           Les parents répondirent :       <br />
       « Nous savons bien que c’est notre fils,       <br />
       et qu’il est né aveugle.       <br />
           Mais comment peut-il voir maintenant,       <br />
       nous ne le savons pas ;       <br />
       et qui lui a ouvert les yeux,       <br />
       nous ne le savons pas non plus.       <br />
       Interrogez-le,       <br />
       il est assez grand pour s’expliquer. »       <br />
           Ses parents parlaient ainsi       <br />
       parce qu’ils avaient peur des Juifs.       <br />
       En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord       <br />
       pour exclure de leurs assemblées       <br />
       tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.       <br />
           Voilà pourquoi les parents avaient dit :       <br />
       « Il est assez grand, interrogez-le ! »       <br />
              <br />
           Pour la seconde fois,       <br />
       les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,       <br />
       et ils lui dirent :       <br />
       « Rends gloire à Dieu !       <br />
       Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Est-ce un pécheur ?       <br />
       Je n’en sais rien.       <br />
       Mais il y a une chose que je sais :       <br />
       j’étais aveugle, et à présent je vois. »       <br />
           Ils lui dirent alors :       <br />
       « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Je vous l’ai déjà dit,       <br />
       et vous n’avez pas écouté.       <br />
       Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?       <br />
       Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
           Ils se mirent à l’injurier :       <br />
       « C’est toi qui es son disciple ;       <br />
       nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.       <br />
           Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;       <br />
       mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »       <br />
           L’homme leur répondit :       <br />
       « Voilà bien ce qui est étonnant !       <br />
       Vous ne savez pas d’où il est,       <br />
       et pourtant il m’a ouvert les yeux.       <br />
           Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,       <br />
       mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.       <br />
           Jamais encore on n’avait entendu dire       <br />
       que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.       <br />
           Si lui n’était pas de Dieu,       <br />
       il ne pourrait rien faire. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           Jésus dit alors :       <br />
       « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :       <br />
       que ceux qui ne voient pas       <br />
       puissent voir,       <br />
       et que ceux qui voient       <br />
       deviennent aveugles. »       <br />
           Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui       <br />
       entendirent ces paroles et lui dirent :       <br />
       « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Si vous étiez aveugles,       <br />
       vous n’auriez pas de péché ;       <br />
       mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,       <br />
       votre péché demeure. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
       Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-35998344.jpg?v=1584453925" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/41374276-35998344.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Il-m-a-mis-de-la-boue-sur-les-yeux-je-me-suis-lave-et-je-vois_a942.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-6395446</guid>
   <title>La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A</title>
   <pubDate>Sat, 08 Mar 2014 22:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marc Bouchard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 1er dimanche du Carême de l'Année A par monsieur le chanoine Marc Bouchard à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le 9 mars 2014. Textes des lectures: Genèse 2,7-9;3,1-7a ; Romains 5,12-19 et Mathieu 4,1-11     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6395446-9647087.jpg?v=1394314996" alt="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" title="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" />
     </div>
     <div>
      Voilà que, comme chaque année, l’Église nous invite à entrer en carême. Une démarche qui fait peut-être sourire bien des gens et dont les médias ne parlent plus. Pourtant, le carême revient, à chaque printemps et il annonce, prépare la fête chrétienne par excellence, Pâques, une fête que tout le monde va célébrer et avec joie.       <br />
              <br />
       À la messe des prochains dimanches, cinq récits évangéliques vont être proposés à notre réflexion, à notre prière : les tentations de Jésus, la transfiguration, la rencontre de la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare. C’est depuis les débuts de l’Église que ces évangiles sont expliqués aux catéchumènes, à ceux et celles qui se préparent au baptême célébré dans la nuit de Pâques, cinq récits qui leur font connaitre celui qu’ils ont pris la décision de suivre.       <br />
              <br />
       Cinq évangiles qui vont nous parler, à nous disciples de Jésus, nous rappeler qu’être baptisés est un appel incessant à nous mettre à sa suite, à marcher avec lui. Si nous voulons demeurer disciples du Seigneur dans ce contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il est bon de profiter de cette démarche du carême pour affermir la foi de notre baptême.       <br />
              <br />
       Pour nous y introduire, l’Église par la liturgie de ce premier dimanche nous fait lire trois textes des Saintes Écritures, des Paroles qui peuvent nourrir notre réflexion, notre prière, et éclairer notre vie de chaque jour. Le récit de saint Matthieu sur les  tentations de Jésus au désert ; un passage de la lettre de saint Paul aux Romains où sont mis en parallèle Adam et Jésus ; et ce récit toujours étonnant du livre de la Genèse nous racontant la faute d’Adam et Ève.       <br />
              <br />
       Les tentations de Jésus… Avant d’entreprendre la mission qui lui est confiée, mission dont il a pris peu à peu conscience et dont il voit de plus en plus où ça peut le conduire, Jésus sent le besoin de se retirer à l’écart. Durant quarante jours, précise le récit, le temps que Jésus se donne pour s’interroger sur lui-même et sur ce que sera sa vie. Comment va-t-il répondre à cet appel qui l’habite, lui, homme de Nazareth, de Galilée ? Comment va-t-il s’y prendre pour interpeller tous ces gens, que la vie va lui faire rencontrer, pour leur révéler que Dieu est leur Père, un Père qui les aime ?        <br />
              <br />
       Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim, dit le récit, qui donne aussitôt la parole au tentateur : Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain. Non, lui répond Jésus. Il refuse carrément d’utiliser pour lui-même, pour son bien-être personnel ce pouvoir qui est en lui. C’est pour les autres qu’il le fera ! N’est-ce pas ce que diront le miracle de la multiplication des pains, et aussi l’institution de l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Une deuxième tentation : le démon propose à Jésus de l’amener sur le sommet du temple et devant la foule, toujours nombreuse, de se jeter en bas, assuré que les anges de Dieu vont le sauver. Un prodige qui va attirer l’attention sur lui. Jésus ne s’est pas laissé prendre par le jeu du sensationnel. C’est vrai qu’il fera des miracles, et en grand nombre, mais ce sera toujours pour sortir des gens d’une situation difficile, apporter du bonheur, ce sera toujours aussi pour appeler à la foi.       <br />
       Le démon intervient une troisième fois et c’est pour suggérer à Jésus de s’engager à la conquête du monde, donc de prendre la voie de la puissance, du pouvoir, de la gloire. C’est d’ailleurs ce que beaucoup de ses concitoyens attendaient du Messie ; cet appel lui sera adressé plus d’une fois, même par certains de ses disciples. La liturgie de la Semaine Sainte va nous rappeler que Jésus a préféré se faire serviteur, il lavera les pieds de ses disciples ; il se fera même le serviteur souffrant, il mourra sur une croix. Une route difficile, exigeante qui le mènera au matin de Pâques, à la gloire de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Comme première lecture, on nous a fait entendre le récit de la tentation d’Adam et Ève au paradis. Nous savons bien qu’il ne s’agit pas là d’un récit historique, les auteurs du livre de la Genèse n’étaient pas des historiens. Ils se sont servis de belles images pour faire comprendre à leurs lecteurs d’hier et d’aujourd’hui, pour nous faire voir et comprendre la présence du mal dans notre vie, dans la vie du monde et nous indiquer comment nous en libérer.        <br />
              <br />
       Ce récit ne veut vraiment pas orienter notre attention sur un fruit quelconque ou sur quelque rapport sexuel interdit. Il nous renvoie à cette tentation si souvent présente dans la vie de toute personne humaine, dans notre vie, celle de vouloir devenir comme des dieux. Le texte le dit clairement : Vous serez comme des dieux. Le « Vous » dont il est question, c’est Adam et Ève, mais Adam et Ève, c’est l’humanité, toute l’humanité, et c’est nous.        <br />
              <br />
       La tentation importante, dans la vie d’un baptisé, ce n’est pas la gourmandise ou la paresse ou l’orgueil ou la domination des autres. La tentation la plus grave pour un baptisé porte précisément sur sa relation filiale avec Dieu. C’est évident que l’adversaire de Dieu attaque aujourd’hui les baptisés, plus que jamais, sur leur qualité de croyants, de croyantes, sur leur foi. Le tentateur essaie et il réussit trop souvent à les persuader qu’ils doivent s’appuyer sur leurs propres façons de voir et se contenter des nourritures terrestres.        <br />
              <br />
       Il faut bien constater que le travail, les études, l’argent, le sport, les amusements et même une vie humainement honnête prennent souvent, dans la vie des baptisés, la place de la Table de la Parole, de la Table de l’Eucharistie, là où ils sont invités à se nourrir. Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, dit Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
              <br />
       La tentation contre la foi, la tentation d’oublier Dieu, de faire comme s’il n’existait pas, sûrement une tentation de notre époque et de nos milieux. Se dire athée aujourd’hui ne cause aucun problème, ça se dit sans aucune gêne. On découvre qu’on peut très bien vivre sans Dieu. Et si on dit croire en Dieu, on ne veut surtout pas qu’il dérange et alors on rejette toute religion, ne voyant là rien d’intéressant, rien d’utile.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul met en opposition Adam et Jésus. Par Adam, le péché est entré dans le monde, mais avec Jésus nous entrons dans le refus du mal sous toutes ses formes, nous entrons dans le monde de la grâce et de la gratuité, dans le monde de la réconciliation, de l’amour.       <br />
               <br />
       Ne faisons pas du carême un simple exercice de prière, de pénitence, de partage.  Notre manière personnelle de vivre le carême doit nous faire entrer davantage dans ce monde que le Fils de Dieu est venu recréer. Il ne faut pas que nous ignorions l’appel que le Seigneur nous adresse par cette démarche du carême. Face à l’athéisme qui se répand autour de nous, que le carême de cette année affermisse notre foi en Jésus, lui seul peut nous sauver en nous apprenant à faire large place dans notre vie à Dieu, son Père et notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6395446-9647087.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-5226886</guid>
   <title>Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)</title>
   <pubDate>Wed, 13 Feb 2013 23:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Roberge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Résumé de l'homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 13 février 2013 Année C, par le Supérieur général, monsieur le chanoine Jacques Roberge. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5226886-7799587.jpg?v=1360797392" alt="Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)" title="Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)" />
     </div>
     <div>
      Encore un autre carême qui commence... Un autre de plus, et qu'est que ça peut bien changer, serions-nous tentés  peut-être de dire. C'est vrai que nous en avons vu passer plusieurs de ces carêmes, et nous avons peut-être  l'impression que malgré le sérieux avec lequel nous avons !  vécu ce temps liturgique, nous avons souvent l'impression ;' d'en être toujours au même point.  Et pourtant, l'Église nous relance son invitation à chaque année, un peu comme l'entraineur invite ses athlètes à l'entraînement. L'athlète sérieux sait qu'il doit mettre  beaucoup d'effort à l'exercice, il sait que ses performances ne vont pas changer du jour au lendemain; et pourtant, il ne se lasse pas de s'entraîner parce qu'il veut s'améliorer  graduellement, il veut devenir meilleur et il garde toujours l'espoir de finir la course quelques fractions de seconde avant le deuxième.  Pour nous chrétiens, prêtres par surcroit, l'objectif de notre entraînement du carême, c'est devenir de meilleurs  disciples, de nous rapprocher du Seigneur, de raffermir notre amitié avec Lui. Et les grands exercices  recommandés pour nous entraîner à devenir de meilleurs disciples, ce sont le partage, la prière et le jeune ou la pénitence.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'aumône ou le partage</span>       <br />
              <br />
       Être un bon disciple, c'est tenter d'imiter Jésus qui est Dieu qui s'est rendu visible à nos yeux. Or Dieu, c'est celui qui donne sans compter, qui donne sans mesure...  Apprendre à être fils, c'est donc apprendre à ressembler à Dieu notre Père, ou encore à ressembler à Jésus son Fils,  c'est apprendre à donner, à partager, et cela, dans la gratuité la plus totale.  Donner sans attendre en retour. . .  Donner discrètement, dans le secret, de manière à n'en tirer aucune gloire personnelle devant les hommes...  L'aumône, le partage, c'est le visage de la charité. C'est  l'expression concrète de l'amour envers l'autre qui est dans le besoin.  En ce début de carême, prendre la route de l'évangile, c'est redécouvrir la joie de partager, de donner sans rien attendre en retour.       <br />
                <br />
       <span style="font-style:italic">La prière</span>       <br />
              <br />
       Si l'aumône nous met directement en relation avec nos frères et sœurs, la prière nous met en présence de Dieu. Elle est aussi essentielle à notre vie spirituelle que l'oxygène à nos poumons.  Prier, c'est se tenir en présence de Dieu, c'est se rendre disponible à sa grâce, à l'action de son Esprit.  Comment vivre comme des disciples, comment vivre  comme des enfants de Dieu sans nous tourner souvent vers notre Père, sans contempler son Fils Jésus, sans le fréquenter régulièrement dans la prière?  La prière, c'est le chemin que Dieu emprunte pour  évangéliser nos cœurs, pour les transformer, les faire  grandir dans son amour et l'amour de nos proches. :;'  Prier, c'est accepter que Dieu porte son regard sur nous, sur notre vie, c'est risquer de le laisser entrer dans notre maison pour qu'il y fasse sa demeure et qu'il devienne  notre maître de vie. '  Il n'y a pas de vie de foi, de vie spirituelle, et encore moins de vie sacerdotale sans prière. Demandons au Seigneur durant ce carême de nous faire redécouvrir la prière et de  1  nous en donner le goût.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne ou la pénitence</span>       <br />
              <br />
       Le jeûne, la pénitence, les privations, les sacrifices...  Voilà des mots qui ne sont pas très populaires dans une société d'abondance comme la nôtre où on a perdu 1 'habitude de se priver de ce dont on a envie.  Pourquoi se priver, pourquoi jeûner, faire pénitence? Dans le jeûne, la pénitence, les privations, il y a toujours un effort pour maîtriser ses appétits sensibles, même les  plus légitimes. C'est une forme d'exercice, de discipline, d'apprentissage à la maîtrise de soi. Il est important dans la vie d'apprendre à maîtriser ses désirs, d'apprendre à se priver volontairement de certains biens, non pas pour satisfaire quelques penchants masochistes, mais pour  1pouvoir partager ces biens avec les autres. Les fruits de  nos privations peuvent donc servir à faire l'aumône, et  : ouvrir ainsi un chemin vers nos frères et soeurs.    N'ayons pas peur de nous imposer quelques sacrifices ;'  durant ce carême. Nos petites victoires sur nous-mêmes nous aideront à retrouver la vigueur nécessaire pour nous attaquer aux chaînes qui nous attachent à notre péché.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        « Revenez à moi de tout votre cœur » nous redit le  Seigneur encore aujourd'hui. Laissons-nous interpeler  aujourd'hui par le Seigneur et prenons la route du carême avec générosité et confiance. Prenons le risque que le Seigneur fasse de nous de meilleurs disciples.           <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5226886-7799587.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-Careme-un-chemin-d-Evangile-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-13-fevrier-2013_a517.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-2794773</guid>
   <title>« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A </title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 20:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 23 mars 2010. Textes de l'Écriture: Jérémie 18, 18-20 et Mathieu, 20, 17-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2794773-3958986.jpg?v=1300829214" alt="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " title="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " />
     </div>
     <div>
      Les premières lignes du récit évangélique qui vient d’être lu présente une réunion au sommet, pourrait-on dire, de Jésus avec ses proches, les Douze, qu’il prend à part avant de monter à Jérusalem. « Voici que nous montons à Jérusalem » leur dit-il. Et de leur expliquer, d’un part, le sens de sa mission et, d’autre part, l’environnement dans lequel il souhaite que se transmette son héritage.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un instant sur ces deux points pour en dégager des applications pour notre communauté invitée, elle aussi, à « monter à Jérusalem » dans les années à venir.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une mission qui  sort de l’ordinaire et qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Le mouvement de la mission du Fils de l’Homme passe par un chemin inattendu pour ses proches et pour ses disciples. Jésus ne leur cache pas le sens du parcours qui sera le sien. Descendu parmi les siens, le Verbe de Dieu s’anéantit lui-même en prenant la nature humaine, il s’offre totalement à l’amour miséricordieux du Père qui le relève et le ressuscite le troisième jour (cf. saint Paul Philippiens 2, 6-11). « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera.» (Mathieu, 20, 18)        <br />
              <br />
       Voilà le cœur de la mission de Jésus : s’offrir totalement à la volonté du Père pour le salut du plus grand nombre, « donner sa vie en rançon pour la multitude » comme le dit la dernière phrase de l'évangile qui vient d'être lu.(Mathieu 20, 28)       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, consacrés par le Baptême les disciples de Jésus ne suivront pas un chemin différent. Les années qui viennent au Québec peuvent faire peur et inquiéter à certains moments. Nous montons, nous aussi, à Jérusalem. Point n’est besoin de se surprendre des difficultés du chemin. Sur les pas de Jésus, nous rencontrons la même humanité avec ses peurs, ses défis, ses attentes. Nos frères et sœurs humains ne sont pas à côté du chemin vers Jérusalem, ils sont avec nous en marche à leur façon, mystérieuse parfois, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Comment les accompagner? Comment vivre entre nous le chemin de Jérusalem aujourd’hui?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’environnement du chemin et des marcheurs</span>       <br />
              <br />
       La clé nous est donnée par Jésus dans sa réponse à la mère de Jacques et Jean. Sa demande reflète bien une dynamique toujours présente même après 2000 ans. Les rapports entre humains suscitent volontiers une mauvaise compétition, des abus de pouvoirs, une domination écrasante. Jésus renverse la situation et propose un environnement renouvelé où la liberté et l’entraide seront désormais le soutien des marcheurs. Pour y arriver, il faut, explique-t-il, que le marcheur se tourne vers l’autre et cesse de se recroqueviller sur lui-même dans un enfermement néfaste. Comment? En se situant dans un environnement de service à 100 pour 100.         <br />
              <br />
       Écoutez cette consigne : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave ».       <br />
              <br />
       Sur la route de Jérusalem, en ce temps de Carême, en cette relance de la vie de notre Église par l’arrivée d’un nouveau pasteur, nous avons de belles occasions de laisser naître en nous et dans l’Église des gestes concrets et porteurs de renouveau. À chacun et à chacune de les identifier et de se mettre en route.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Un fondateur toujours en marche</span>       <br />
              <br />
       Le fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, peut nous servir d’exemple et de modèle. Il fut en marche durant toute sa vie donnée pour son « Église naissante » comme il aimait à qualifier l’Église de Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       Il fut un marcheur infatigable dans tous les sens du mot. On le voyait racontent les <span style="font-style:italic">Relations de Jésuites</span> en raquette sur la neige en hiver ou en canot faisant le tour de son immense diocèse. À son arrivée à Québec, le 16 juin 1659, il n’eut rien de plus pressé que de visiter toutes les maisons du petit village de 300 personnes qu’était Québec à l’époque ainsi que les cabanes des Amérindiens précise les <span style="font-style:italic">Relations</span>. Et cet élan ne se démentît jamais jusqu’à la fin de sa vie.       <br />
              <br />
       Pour les prêtres du Séminaire il voulait qu’ils soient disposés à être envoyés « à toutes rencontres, et au besoin dans les paroisses, et tous autres lieux du dit Pays, » où les pousseraient les besoins d’évangélisation et le souci pastoral des populations. En 1698, il envoya même un groupe de prêtres du Séminaire sur les bords du Mississipi comme missionnaires.        <br />
              <br />
       Il voulait que les séminaristes soient solidement formés pour maintenir l’élan missionnaire qu’il avait su infuser dans son Église.  Ainsi écrit-il le 26 mars 1659 dans l’<span style="font-style:italic">Acte de fondation du Séminaire</span> qui en même temps met sur pied le Grand Séminaire : « Considérant qu'il a plu à la Divine Providence nous charger de l'Église naissante du Canada dit la Nouvelle-France; et qu'il est d'une extrême importance dans ses commencements de donner au Clergé la meilleure forme qui se pourra pour perfectionner des ouvriers, et les rendre capables de cultiver cette nouvelle vigne du Seigneur, en vertu de l'autorité qui nous a été commise, nous avons érigé et érigeons dès à présent, et à perpétuité, un Séminaire pour servir de Clergé à cette nouvelle Église…dans lequel on élèvera et formera les jeunes Clercs qui paraîtront propres au service de Dieu, et auxquels, à cette fin, on enseignera la manière de bien administrer les sacrements, la méthode de catéchiser et prêcher apostoliquement, la Théologie morale, les cérémonies, le plain-chant grégorien, et autres choses appartenant au devoir d'un bon Ecclésiastique ».       <br />
              <br />
       Ces rappels de circonstance sont pour nous aujourd’hui un stimulant à prendre nous aussi la « route de Jérusalem » où remplis de confiance et d’élan, appuyés sur ces devanciers qui n’ont eu peur d’aucuns défis nous répondrons aux appels du Seigneur pour une « nouvelle évangélisation », « nouvelle »  dans ses moyens et dans son ardeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce défi est le nôtre aujourd’hui. Nous pouvons compter que l’Esprit de Dieu souffle toujours et qu’il guidera nos pas sur cette route. Pour nous accompagner nous avons une nourriture à nulle autre pareille. Assidus à la Parole et à la fraction du pain comme les premiers chrétiens (cf. Actes 2, 42), nous pourrons rendre dans notre société le témoignage que Jésus est toujours vivant et qu’il est venu pour servir et donner sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       C’est donc dans une attente vigoureuse et une espérance ferme que nous refaisons les gestes de l’Eucharistie en ce jour d’anniversaire et que nous demandons au Seigneur de devenir de plus en plus serviteurs de nos frères et sœurs. C’est la grâce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2794773-3958986.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Voici-que-nous-montons-a-Jerusalem-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-23-mars-2011_a399.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-2755509</guid>
   <title>L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)</title>
   <pubDate>Wed, 09 Mar 2011 21:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 9 mars 2011 Année A, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2755509-3899753.jpg?v=1299530823" alt="L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)" title="L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)" />
     </div>
     <div>
      Nous entreprenons aujourd’hui le temps du Carême. C’est une grande aventure qui nous engage sur la route de Jérusalem avec Jésus. C’est un parcours spirituel illuminé par la célébration de la Vigile pascale où le baptême prend une grande importance comme vous le savez. Cette année les textes des dimanches du Carême nous feront réfléchir sur nos engagements baptismaux en compagnie de nos frères et sœurs baptisés et en compagnie de ceux et celles qui se préparent au baptême : les catéchumènes,       <br />
              <br />
       Le message du Carême de Notre Saint Père le pape Benoît XVI s’est employé avec un rare bonheur à décrire un itinéraire de carême centré sur le sens du baptême comme rencontre avec le Christ. Vous me permettrez dans cette homélie de reprendre à mon compte l'essenteil du message du pape.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une vie en communion avec le Christ</span>       <br />
              <br />
       Benoît XVI met en tête de sa méditation le texte suivant de saint Paul : « Ensevelis avec le Christ lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui » (cf. Colossiens 2, 12).       <br />
              <br />
       Ressuscités avec le Christ, comme lui le chrétien vit une vie nouvelle. Saint Paul, note le pape, insiste à plusieurs reprises sur la communion tout particulière avec le Fils de Dieu, qui se réalise au moment de l’Immersion dans les eaux baptismales. « Le fait que le Baptême soit reçu le plus souvent en bas-âge, précise-t-il, nous indique clairement qu’il est un don de Dieu. »       <br />
              <br />
       « La miséricorde de Dieu, continue-t-il, qui efface le péché et nous donne de vivre notre existence avec ‘les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus’ (Philippiens 2, 5) est communiquée à l’homme gratuitement. Dans sa lettre aux Philippiens, l'Apôtre des Gentils nous éclaire sur le sens de la transformation qui s'effectue par la participation à la mort et à la résurrection du Christ, en nous indiquant le but poursuivi: 'le connaître lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d'entre les morts'. (Ph 3, 10-11). Le Baptême n'est donc pas un rite du passé, il est la rencontre avec le Christ qui donne forme à l'existence toute entière du baptisé, lui transmet la vie divine et l'appelle à une conversion sincère, mue et soutenue par la Grâce, lui permettant ainsi de parvenir à la stature adulte du Christ. »        <br />
              <br />
       Cette réflexion éclaire bien le geste de l’imposition des cendres qui exprime la reconnaissance de notre état de pécheur et d’« être limité » qui reçoit sa grandeur et sa beauté de l’amour d’un Dieu Père qui l’aime et qui lui fait miséricorde comme le dit si bien la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Des textes évangéliques stimulants pour les baptisés</span>       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu méditée et reçu dans la liturgie dominicale pendant le Carême cette année déploie cette bonne nouvelle. L’Église à travers les textes proclamés, en particulier les textes desévangiles des dimanches, nous conduit à une rencontre plus profonde avec le Christ et nous invite à de nouveaux pas à sa suite. Écoutons encore le message du Carême 2011 de Benoît XVI dont je citerai quelques passages.       <br />
              <br />
       1) « Le premier dimanche de l'itinéraire quadragésimal éclaire notre condition terrestre. Le combat victorieux de Jésus sur les tentations qui inaugure le temps de sa mission, est un appel à prendre conscience de notre fragilité pour accueillir la Grâce qui nous libère du péché et nous fortifie d'une façon nouvelle dans le Christ, chemin, vérité et vie » dit le pape.       <br />
               <br />
       2) « L'évangile de la Transfiguration du Seigneur [le deuxième dimanche du Carême] nous fait contempler la gloire du Christ qui anticipe la résurrection et annonce la divinisation de l'homme. La communauté chrétienne…elle est conduite ‘dans un lieu à part, sur une haute montagne’ (Mt 17,1) afin d'accueillir d'une façon nouvelle, dans le Christ, en tant que fils dans le Fils, le don de la Grâce de Dieu: ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le’ (v.5). Ces paroles nous invitent à quitter la rumeur du quotidien pour nous plonger dans la présence de Dieu… »       <br />
              <br />
       3) «Donne-moi à boire» (Jean 4,7). « Cette demande de Jésus à la Samaritaine, qui nous est rapportée dans la liturgie du troisième dimanche, commente Benoît XVI, exprime la passion de Dieu pour tout homme et veut susciter en notre cœur le désir du don de ‘l'eau jaillissant en vie éternelle’ (v.14)… Seule cette eau, qui nous est donnée par le Fils, peut irriguer les déserts de l'âme inquiète et insatisfaite ' tant qu'elle ne repose en Dieu', selon la célèbre expression de saint Augustin. »       <br />
              <br />
       4) « Le dimanche de l'aveugle-né nous présente le Christ comme la lumière du monde. L'Evangile interpelle chacun de nous: ‘Crois-tu au Fils de l'homme?’ ‘Oui, je crois Seigneur!’ (Jean 9, 35-38), répond joyeusement l'aveugle-né qui parle au nom de tout croyant. Le miracle de cette guérison est le signe que le Christ, en rendant la vue, veut ouvrir également notre regard intérieur afin que notre foi soit de plus en plus profonde et que nous puissions reconnaître en lui notre unique Sauveur. »         <br />
              <br />
       5) « Lorsque l'évangile du cinquième dimanche proclame la résurrection de Lazare, nous nous trouvons, écrit Benoît XVI, face au mystère ultime de notre existence: ‘ Je suis la résurrection et la vie... le crois-tu?’ (Jean 11, 25-26)… La communion avec le Christ, en cette vie, nous prépare à franchir l'obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui… Dieu a créé l'homme pour la résurrection et la vie; cette vérité confère une dimension authentique et définitive à l'histoire humaine, à l'existence personnelle, à la vie sociale, à la culture, à la politique, à l'économie. Privé de la lumière de la foi, l'univers entier périt, prisonnier d'un sépulcre sans avenir ni espérance.»       <br />
              <br />
       6) « Le parcours du Carême, conclut le pape, trouve son achèvement dans le Triduum Pascal, plus particulièrement dans la Grande Vigile de la Nuit Sainte: en renouvelant les promesses du Baptême, nous proclamons à nouveau que le Christ est le Seigneur de notre vie, de cette vie que Dieu nous a donnée lorsque nous sommes renés 'de l'eau et de l'Esprit Saint', et nous réaffirmons notre ferme propos de correspondre à l'action de la Grâce pour être ses disciples.»       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette méditation du pape Benoît XVI nous prépare bien à entrer en Carême. Cette année notre chemin quadragésimal est un chemin baptismal et notre Mercredi des cendres un portail baptismal.       <br />
              <br />
       Par la pratique traditionnelle du jeûne, de l’aumône c’est-à-dire le partage et la prière à l’écoute de la Parole de Dieu nous sommes invités à vivre de façon toujours plus radicale notre union au Christ  et notre rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Que ce geste de l’imposition des cendres et que cette eucharistie y contribuent pleinement.       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 9 mars 2011.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2755509-3899753.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-entree-en-Careme-un-portail-baptismal-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-9-mars-2011_a397.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-1882102</guid>
   <title>Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) </title>
   <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 17:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 17 février 2010 Année C, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1882102-2576105.jpg?v=1646077753" alt="Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) " title="Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Méditation reprise en 2016. "Ne vous méprenez pas, le désert c’est essentiel dans la Bible, mais le désert n’est pas un but, le désert c’est beau à condition qu’on en sorte"  Méditation sur le sens du temps du carême (H.Giguère) </span>       <br />
              <br />
       J’avais intitulé mon homélie : « Le Carême, un retour au désert », mais après avoir médité ce titre et revu les textes de la liturgie du Carême pour l’Année C, je me suis rangé très volontiers derrière un de nos anciens professeurs de Bible, le Père Évode Beaucamp, qui avait l’habitude de dire : « Mes amis, ne vous méprenez pas, le désert c’est essentiel dans la Bible, mais le désert n’est pas un but, le désert c’est beau à condition qu’on en sorte ».       <br />
              <br />
       Cette réflexion donnera le ton à notre méditation aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le désert, un lieu hostile</span>       <br />
              <br />
       Dans l’Ancien Testament, le désert regorge de pièges. Il est habité par les démons  (Lévitique 16,10). C’est le lieu où rôdent le Malin et les bêtes malfaisantes (Isaïe 13,21).        <br />
              <br />
       Ce n’est pas un lieu où l’on désire se retirer, si ce n’est pour affronter ces forces mauvaises qui mettent à l’épreuve celui qui s’y risque. Cette terre désolée s'oppose à la Terre promise, comme la malédiction à la bénédiction.        <br />
               <br />
       De même le désert écrase les voyageurs qui s’y retrouvent affamés et assoiffés. Pensez au peuple d’Israël avant qu’apparaissent les cailles et la manne. Pensez à Elie en marche vers l’Horeb (I Rois 19, 8).       <br />
              <br />
       Oui, le désert ne peut pas être un but comme disait le Père Beaucamp. Israël y a vécu quarante ans et il en est sorti pour découvrir un pays où coulaient le lait et le miel. Moïse n’a fait qu’entrevoir ce pays. C’est Josué qui y a introduit le peuple d’Israël.        <br />
              <br />
       Et pourtant, le désert n’a-t-il pas été un passage extraordinaire où Israël, sauvé de l’Égypte par la main de Dieu, a appris à connaître son Dieu, à lui faire confiance, à se remettre entièrement à lui? Ainsi le désert dans la Bible n'est pas seulement une terre de désolation, c'est aussi et surtout un lieu où s’accomplit l'histoire du salut. Car, si Dieu a voulu faire passer son peuple par cette "terre affreuse" (Deutéronome  1,19), c'est pour le faire entrer dans la Terre Promise.        <br />
              <br />
       Voilà la face cachée du désert que les prophètes d’Israël vont chanter et se remémorer avec nostalgie comme le temps des fiançailles de Dieu avec son peuple, le temps de  « ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert » (Jérémie 2, 2), le temps où Dieu le  soulevait comme un nourrisson tout contre sa joue nouant avec lui des liens de tendresse et d'amour (Osée 11, 4).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le désert, le lieu de la rencontre de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Sur cette lancée, le désert n’apparaît plus comme un lieu hostile, il devient un lieu propice à la rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Pourquoi ? Parce qu’il ramène à l’essentiel. Le dénuement de tout, l’insécurité du lendemain, l’horizon lointain ramènent celui qui s’y lance vers lui-même. Il ne peut s’appuyer ses moyens habituels. Il est dépouillé à l’extrême. Et ainsi son cœur s’ouvre à l’Autre au-delà de lui-même, à cette dimension intérieure qui parfois était obnubilée par le bruit et les activités de toutes sortes. C’est ce que le peuple d’Israël a vécu. C’est ce que nous vivons en « faisant désert », en choisissant de passer au désert nous aussi.       <br />
              <br />
       Ramené en nous-mêmes, nous nous retrouvons seuls, mais non pas abandonnés. Nous découvrons une Source d’où surgit la vie. Si l’eau fait défaut, la Parole de Dieu, parole de vie, jaillit en abondance. Notre cœur peut se laisser habiter et nous pouvons renaître.       <br />
              <br />
       Voilà, un passage qui nous est offert cette année dans le temps de la Sainte Quarantaine. Chaque année, le premier dimanche du Carême nous présente Jésus qui affronte ce défi de passer au désert. Il en sort muri et prêt pour une mission qui l’établira, par la mort et la résurrection, Seigneur pour la gloire du Père, puissant pour nous sauver (Romains 1, 5).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
        En ce jour du Mercredi des Cendres, notre regard se porte en avant. La liturgie de l’Église nous invite encore à nous tourner vers l’intérieur de nous-mêmes : « Ton père qui voit dans le secret te le rendra ». Ce mouvement vers l’intériorité fait partie de notre passage au désert. Il nous permet d’aller au fond de nous-mêmes, de faire le point, de vivre un abandon à Dieu renouvelé. C’est pourquoi, j’utiliserai tout à l’heure la formule « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » pour accompagner le geste de l’imposition des Cendres.        <br />
              <br />
       Oui, c’est dans nos déserts que Dieu se fait pédagogue et maître de vie. Ces déserts prennent diverses formes : insatisfactions, doutes, nuits, tristesse, maladies, solitude, manque, indigences de toutes sortes. Mais comme pour Israël, c’est là que Dieu nous attend cette année pendant notre Carême. "Se convertir au Christ, croire à l'Évangile, écrit le pape Benoît XVI dans son Message du Carême pour 2010, implique d'abandonner vraiment l'illusion d'être autosuffisant, de découvrir et accepter sa propre indigence..."Ouvrons nos cœurs et disposons-nous à accueillir ce temps de grâce du Carême. Dans les textes liturgiques de l'année C, l'accent est mis sur la conversion et la pardon :  appel de Jésus à la conversion (Luc 13, 1-9);  parabole du  père et des deux fils (Luc 15, 1-3. 11-32); évangile de la femme adultère (Jean 8, 1-11).       <br />
              <br />
       En recevant les Cendres sur nos têtes, reconnaissons que nous avons encore à parcourir une longue marche dans le désert. Le passage à travers celui-ci n’est pas terminé. Nous savons dans la foi que nous verrons la terre nouvelle et les cieux nouveaux un jour « car la cité que nous avons ici-bas n'est pas définitive : nous attendons la cité future »  (He 13, 14). Nous les attendons comme Moïse qui a espéré la Terre promise toute sa vie. « Mais c’est de nuit », selon l’expression de saint Jean de la Croix dans le merveilleux poème « La Source ». C’est dans la foi que nous attendons et que nous cheminons à travers nos passages au désert, le cœur rempli d’espérance et les yeux tournés vers en avant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le geste de l’imposition des cendres et notre Eucharistie nous plongent au cœur de l’attente. Pourquoi ? Parce qu’ils nous redisent notre condition d’homme, mortel, limité, marqué par la finitude qui a le regard tourné vers l’infini qu’il connaît dans la foi et qu’il annonce à la suite de Celui qui est passé de la mort à la vie, et qui vit maintenant éternellement « pour Dieu ». « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant ». (Romains 6, 10)       <br />
              <br />
       Que notre célébration d’entrée en Carême cette année nous ouvre de nouveaux horizons et qu’elle nous fasse entrer avec joie sur le chemin d’éternité. Comme le dit si bien le thème du Carême de cette année choisi par l’équipe du Prions en Église canadien : « Dieu tient parole: confiance! »       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 17 février 2010.</span>       <br />
              <br />
       <HR>        <br />
               <br />
       <b>Avec toi nous irons au désert</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Texte : J. Servel  Musique: Joseph Gélineau Fiche G229</span>       <br />
              <br />
       Seigneur avec toi nous irons au désert,       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et nous mangerons la parole de Dieu,       <br />
       Et nous choisirons notre Dieu.       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       Nous vivrons le désert avec toi !       <br />
              <br />
       Seigneur nous irons au désert pour guérir       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et tu ôteras de nos cœurs le péché,       <br />
       Et tu guériras notre mal,       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       O vivant qui engendre la vie !       <br />
              <br />
       Seigneur nous irons au désert pour prier       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et nous goûterons le silence de Dieu,       <br />
       Et nous renaîtrons dans la joie.       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       Nous irons dans la force de Dieu !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1882102-2576105.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-Careme-un-passage-au-desert-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-17-fevrier-2010_a330.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-1248463</guid>
   <title>« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2009 04:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par le Supérieur général du Séminaire de Québec, Mgr Hermann Giguère P.H. pour la célébration du Mercredi des Cendres (Année B) le 25 février 2009 (Année B) à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec.Année litrugique B. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2 et Mt, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1248463-1629226.jpg?v=1289459849" alt="« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)" title="« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)" />
     </div>
     <div>
      L’entrée en Carême est un geste que nous posons à chaque année avec gravité et avec confiance en recevant les cendres en ce jour.  Nous entrons par ce geste dans un chemin de vie. L’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques.       <br />
              <br />
       Dans l'année liturgique B que nous vivons en ce carême 2009, les évangiles des dimanches tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la mort-résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du Temple de son corps  (Jn 2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (Jn 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion  (Jn 12, 20-31).  Le chemin du carême qui nous est proposé cette année est donc explicitement pascal. La Gloire et la Croix se rencontrent pour nous entraîner au-delà de nous-mêmes unis à Celui qui est maintenant vivant et glorieux auprès du Père.       <br />
              <br />
       C’est sur cette lancée que j’aimerais aujourd’hui méditer avec vous les textes de l’Écriture que nous venons d’entendre.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Le départ</span>       <br />
              <br />
       La première lecture à première vue semble loin d’un itinéraire pascal. Et pourtant, l’appel à la conversion qui retentit dans ce texte : « Revenez à moi de tout cotre cœur…Revenez au Seigneur votre Dieu …» ne marque-t-il pas une nécessaire prise de conscience pour entrer dans le chemin pascal qu’a suivi Jésus qui n’avait d’autre volonté que de faire la volonté du Père, ce père « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » comme le qualifie Joël.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pas reconnaître son péché, ses limites et se laisser re-créer par la bonté du Père &quot;tendre et miséricordieux&quot;. N'est-ce pas Lui qui a glorifié Jésus qu’il a reconnu comme son Fils bien-aimé : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » disait la voix que Jean-Baptiste a entendue lors du baptême de Jésus? Ce Jésus, comme dira Pierre dans le discours après la Pentecôte qui est rapporté dans les Actes des Apôtres, ce Jésus Dieu l’a relevé d’entre les morts et l’a exalté au dessus de tout.       <br />
              <br />
       Le Carême n'est donc pas une période de crispation volontariste sur soi mais une démarche de conversion au point de départ qui ouvre le chemin vers la Croix et la Gloire, vers la Passion et la Résurrection, vers  le Vendredi Saint et Pâques.  C’est en Église que nous sommes invités à vivre ce chemin vers  le sommet de l'Année liturgique.         <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le chemin</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde lecture tirée de la Lettre aux Corinthiens, le chemin pascal qu’est le Carême est beaucoup plus évident. Lorsque saint Paul s’exclame « C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut », il nous plonge directement dans le mystère du Christ toujours vivant et interpellant au nom de Dieu à recevoir sa grâce. Cette grâce quelle est-elle, sinon de reconnaître, comme Paul le dira dans sa lettre aux Romains, que nous sommes enfants de Dieu, cohéritiers avec le Fils bien-aimé, bien-aimés nous aussi sans mérite de notre part, par pure gratuité d’un amour qui se donne sans retour.       <br />
              <br />
       Nous pouvons, sur les traces de Jésus, répondre à cet amour en devenant des « ambassadeurs du Christ » comme dit saint Paul. Qu’est-ce à dire ? « Ambassadeur », n’est-ce pas reprendre à son compte les paroles de l’autre, n’est-ce pas  tenir ferme sans défaillance à travers vents et marées, n’est-ce pas être capable d’aller jusqu’à l’extrême et de perdre sa vie pour celui qu’on sert? Et ainsi « celui qui perd sa vie, la gagne ».        <br />
              <br />
       Voilà la dynamique pascale qui revient. Ce qui est défiguré est transfiguré, ce qui est faible devient fort, ce qui est méprisé est glorifié. Ainsi, le mystère de Pâques continue de s’accomplir parmi nous, dans nos vies, dans l’Église et dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous aurons un chemin de quarante jours pour vivre ce chemin pascal. En effet, le Carême s'est constitué au fil du temps pour permettre d'avancer lentement mais sûrement sur ce  chemin qui nous est proposé cette année.        <br />
              <br />
       Au 4e siècle s'établit le Carême de quarante jours (quadragesima  qui deviendra  quaresima et quaresme en 1190), rappelant les quarante jours de Jésus au désert et les quarante années du peuple élu avant l'entrée dans la Terre promise.  C'est une préparation à la célébration de la mort et de la résurrection du Seigneur. Célébrons la Fête non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité  dira saint Paul (1 Co 5,8).  Le jeûne de quarante jours pendant le carême est né en même temps  à Rome entre 354 et 384.  Le Carême commençait le dimanche de la Quadragésime (quadragesima dies, le quarantième jour - en réalité le quarante-deuxième - avant Pâques).  Mais en tenant compte des dimanches, pendant lesquels le jeûne était interrompu, le nombre de jours de Carême effectif jusqu'à Pâques se trouvait inférieur à quarante.  Pour  rester fidèle à ce chiffre (quarante ans de traversée du désert par les Hébreux, quarante jours de jeûne du Christ dans le désert) on avança le début du Carême au mercredi précédant le dimanche de la Quadragésime : le mercredi des Cendres.       <br />
              <br />
       Que ce Carême de 2009 nous rende attentifs à reconnaître les signes du mystère pascal qui nous entourent et que bien souvent nous ne savons pas identifier ou reconnaître.        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Les moyens</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en à l'évangile, cet extrait bien connu de l'évangile de Mathieu qui a inspiré la tradition chrétienne pour donner au début du carême des moyens concrets pour soutenir la montée vers Pâques. Les moyens présentés ici sont l’aumône, la prière et jeûne. À ces moyens peuvent s’en ajouter d’autres comme la lectio divina, le recours au Sacrement de la Réconciliation, la participation active à l’Eucharistie, les visites aux malades, le partage avec les démunis etc.       <br />
              <br />
       Cette année le pape Benoît XVI dans son Message du Carême publié le 3 février 2009 propose de redécouvrir le sens chrétien de la pratique du jeûne : c'est le thème de son message.        <br />
              <br />
       « Dans le Nouveau Testament, écrit Benoît XVI, Jésus met en lumière la raison profonde du jeûne en stigmatisant l'attitude des pharisiens qui observaient avec scrupule les prescriptions imposées par la loi, alors que leurs cœurs étaient loin de Dieu. Le vrai jeûne, redit encore en d'autre lieux le divin Maître, consiste plutôt à faire la volonté du Père céleste, lequel ‘voit dans le secret et te récompensera’ (Mt 6,18)… Le vrai jeûne a donc pour but de manger ‘ la vraie nourriture’, qui consiste à faire la volonté du Père (cf. Jn 4,34). »        <br />
              <br />
       Mes frères, pendant ces quarante jours, solidaires du Christ qui monte à Jérusalem pour affronter les heures tragiques de la Passion, nous nous détachons de tout ce qui nous affaiblit pour renouer avec les forces de l'amour et du service. Nous replaçons nos vies sous le signe du Christ qui en est la source et le modèle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi que notre chemin pascal commence cette année. L’horizon de Pâques illumine notre entrée en Carême. Cela n’empêche pas pourtant qu’au début de notre marche vers Pâques nous écoutions et recevions l’appel à la conversion qui nous sera fait lors de l’imposition des cendres sur nos têtes : « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile ». Les paroles qui accompagneront le geste de l'imposition des cendres soulignent avec raison que la grâce du Seigneur s’enracine dans une liberté et une décision qui ne sont jamais forcées.        <br />
              <br />
       Que le geste que nous poserons nous aide à entre le cœur léger dans un chemin de transformation où comme le Christ nous mourrons au péché pour vivre pour Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Le 25 février 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1248463-1629226.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-Gloire-et-la-Croix-Le-Careme-un-chemin-pascal-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-25-fevrier-2009_a254.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-844981</guid>
   <title>«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)</title>
   <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 19:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec le 6 février 2008 Année A. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/844981-1036424.jpg?v=1289459902" alt="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" title="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" />
     </div>
     <div>
      Le retour du temps du Carême est une grâce. « Fais-nous revenir à toi, Seigneur » avons-nous chanté dans le psaume d’acclamation (Ps 79, 8). Oui, chers confrères, c’est le Seigneur qui non seulement nous invite à vivre la montée vers Pâques qu’est le carême, mais qui en prend la tête et la direction. « Convertis-moi et je serai converti » pouvons-nous répéter avec foi.        <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le carême, un chemin baptismal</span>       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, les textes liturgiques de l’Année liturgique  A qui nous accompagneront tout au cours du carême sont des plus intéressants. Ils nous ramènent au 3e dimanche, l’évangile de la Samaritaine, au 4e celui de l’aveugle-né et au 5e celui de la résurrection de Lazare.        <br />
              <br />
       Ils sont choisis spécialement pour aider le cheminement des catéchumènes et nous invitent à entrer dans un chemin baptismal qui à travers « l’eau vive » nous fait passer des « ténèbres » à la « lumière du salut » et de la « mort » à la « vie éternelle».        <br />
              <br />
       Eau vive, lumière du salut, vie éternelle, quel bel horizon apporte la conversion qui est détournement de ce qui nous lie et nous limite vers ce qui nous libère et nous grandit.        <br />
              <br />
       C’est le sens profond de ce chemin baptismal qui nous est proposé cette année dans le carême.        <br />
              <br />
       Nous pouvons par la pensée nous associer aux catéchumènes qui sont de plus en plus nombreux chez nous. Le premier dimanche du carême, ils répondront à l'appel décisif qui a lieu le de préférence à la cathédrale. Après un appel nominal des catéchumènes, l'évêque demande aux futurs parrains et marraines s'ils jugent que la personne est prête à recevoir le baptême et il demande à l'assemblée son accord. Après la liturgie de la parole, l’évêque demande aux catéchumènes de confirmer leur décision de recevoir le baptême et les invite à inscrire leur nom sur le registre diocésain.       <br />
               <br />
       Puis, au cours du carême, les catéchumènes se prépareront immédiatement au baptême qu’ils recevront durant la Vigile pascale. Ils franchiront trois scrutins où leur parcours sera évalué et enfin on leur remettra le Credo et le Notre-Père. Ces gestes catéchuménaux sont issus d’une longue tradition dont nous pouvons faire notre profit. Ils invitent à la purification et à la conversion.         <br />
              <br />
              <br />
       En effet, ils centrent l’attention sur le fait que le baptême est un passage à la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, qui dans le mystère pascal se remet tout entier entre les mains du Père qui l’exalte et lui donne le Nom au-dessus de tout nom.        <br />
              <br />
       Ainsi, dira saint Paul, « Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle » (Romains 6, 4). Ces gestes catéchuménaux n’épuisent pas pour autant la richesse du chemin baptismal qu’est le carême.        <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Deux aspects complémentaires : entraînement spirituel et ouverture à la communauté</span>       <br />
              <br />
       Pour compléter notre méditation, j’aimerais souligner deux autres aspects du carême qui sont tirés des lectures que nous venons de faire.       <br />
              <br />
       En premier lieu, c’est l’importance de l’entraînement spirituel. Si c’est bien le Seigneur qui convertit, si c’est bien avec le Christ que nous sommes passés de la mort à la vie, il n’en reste pas moins que c’est au baptisé de s’impliquer avec les ressources de son être, avec sa volonté, avec ses efforts, C’est sa décision que celle d’entrer ou non dans la démarche qui le convertira de plus en plus.        <br />
              <br />
       Pour le faire, l’évangile et la tradition pointent trois moyens qui sont l’aumône et le partage, la prière,  le jeûne et la pénitence.        <br />
              <br />
       Ces moyens peuvent prendre des formes renouvelées. L’un ou l’autre peut être privilégié. Cette année, par exemple, le pape Benoît XVI dans son Message du Carême met en évidence l’aumône dont il dit qu’ « elle nous apprend à aller à la rencontre des besoins de notre prochain », qu’ « elle éduque à la générosité de l’amour », qu’elle fait « reconnaître Jésus lui même dans les pauvres ». À chacun de privilégier le moyen qui lui apparaît le plus approprié.       <br />
               <br />
       En second lieu, il me semble qu’en cette année où se tiendra à Québec le 49e Congrès eucharistique international, il est plus que pertinent de faire ressortir la dimension eucharistique du chemin baptismal.        <br />
              <br />
       En effet, l’initiation chrétienne ne sépare pas le Baptême de l’Eucharistie. L’Eucharistie est l’aboutissement du chemin baptismal. Les nouveaux baptisés de la Vigile pascale revêtent un vêtement blanc et ils entrent dans la communauté célébrante du Ressuscité qui est vivant et présent dans la Pain et le Vin partagés.  Pour y arriver, ils ont rejeté ce qui les en éloignait. Ils sont « morts au péché et vivants pour Dieu en  Jésus-Christ » (Romains 6, 11). Désormais, ils forment le peuple nouveau rassemblé par Dieu lui-même. C’est dans la « Fraction du pain » qu’ils reconnaissent la présence du Ressuscité comme l’ont fait les disciples d’Emmaüs.       <br />
              <br />
       Ne sommes-nous pas nous aussi dans la même dynamique ? Une dynamique de cheminement où nous sommes sans cesse en action, une dynamique de reprises et d’avancées, une dynamique de transformation jamais terminée.        <br />
       À chaque eucharistie, nous devenons ce que nous mangeons,  nous reconnaissons le Ressuscité présent dans nos vies et dans son peuple. Le Pain eucharistique, le Corps du Christ, nous transforme en son Corps mystique et nous pouvons reprendre en vérité les paroles de saint Paul « Vous êtes le Corps du Christ ».       <br />
              <br />
       Le chemin baptismal du carême ne nous isole pas dans une démarche d’individu replié sur lui-même, au contraire, il nous ouvre à la communauté où nous nous retrouvons avec joie pour nous soutenir mutuellement.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers confrères, en avançant recevoir les cendres, entrons avec confiance dans ce chemin baptismal qui nous est proposé cette année.        <br />
              <br />
       Les paroles qui accompagneront le geste « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » soulignent avec raison que la grâce du Seigneur s’enracine dans une liberté et une décision qui ne sont jamais forcées.        <br />
              <br />
       Que le geste que nous poserons nous aide à entre le cœur léger dans un chemin de transformation où comme le Christ nous mourrons au péché pour vivre pour Dieu.        <br />
              <br />
       Amen.        <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
               <br />
       Le 6 février 2008.       <br />
              <br />
       _______________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Normes universelles de l'année liturgique       <br />
       </span>       <br />
       « Le temps de Carême est ordonné à la célébration de Pâques : la liturgie du carême dispose en effet les catéchumènes, par les divers degrés de l'initiation chrétienne, et les fidèles, par la commémoration du baptême et par la pénitence, à célébrer le mystère pascal » (n°27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/844981-1036434.jpg?v=1289459902" alt="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" title="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/844981-1036424.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Fais-nous-revenir-a-toi-Seigneur-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-6-fevrier-2008_a168.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-572096</guid>
   <title>Homélie pour le Mercredi des Cendres (21 février 2007) : 'Vivre le chemin du carême avec le regard sur 'Celui qu'ils ont transpercé'</title>
   <pubDate>Sat, 24 Feb 2007 16:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec le 21 février 2007. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/572096-698170.jpg?v=1289459898" alt="Homélie pour le Mercredi des Cendres (21 février 2007) : 'Vivre le chemin du carême avec le regard sur 'Celui qu'ils ont transpercé'" title="Homélie pour le Mercredi des Cendres (21 février 2007) : 'Vivre le chemin du carême avec le regard sur 'Celui qu'ils ont transpercé'" />
     </div>
     <div>
      Dans son message du Carême 2007, le pape Benoît XVI nous invite à porter notre regard «sur Celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37). Vivre le chemin du carême avec un tel regard, pourquoi, me suis-je demandé? À la lecture de son texte le thème m’a fasciné au point où je me permets de nous lancer cette invitation en ce Mercredi des cendres Elle surprend, mais elle m’apparaît tout à fait indiquée. Pourquoi?        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      I-  <span style="font-style:italic">Pas de glorification sans anéantissement (kénose)</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que cette invitation a le mérite de nous faire entrer de plein fouet dans le cœur du mystère du Salut, de l’amour fou de Dieu qui n’a pas hésité à donner son Fils, son Fils qui s’est anéanti jusqu’à prendre la forme d’esclave, son Fils qui est devenu le Serviteur défiguré par le poids de nos péchés, son Fils qui a obtenu du Père le salut pour nous tous.       <br />
              <br />
       Tous ceux qui Lui remettent leurs péchés et qui acceptent de se  laisser aimer comme Lui d’un amour inconditionnel deviennent fils de Dieu en Lui qui réunit ce qui avait été séparé, qui refait ce qui avait été brisé et qui glorifie ce qui paraissait anéanti. « Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu » (2e lecture - 2 Co, 5, 22).       <br />
              <br />
       Avec cet horizon notre carême ne peut être autre chose qu’un chemin de transformation personnelle et communautaire. Et au soir de la Vigile pascale éclatera la joie d’être avec le Christ passé de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.  Et avec saint Paul nous pourrons chanter l’hymne célèbre de la lettre aux Philippiens « C’est pourquoi, Dieu l’a exalté et lui a donné le Nom au-dessus de tout nom et il l’a fait Seigneur ».       <br />
              <br />
       Les textes de la liturgie du Carême de cette année peuvent nous aider admirablement dans ce chemin. En effet, la liturgie de l’année C tout au long des semaines du Carême nous présente la figure de Serviteur « Celui qu’ils ont transpercé » sous ses différentes facettes. Ce Serviteur c’est Jésus dans sa vie de prophète et de messager de Dieu. C’est Jésus qui affronte les ténèbres dans un combat dont les récits de miracles révèlent la profondeur. C’est Jésus qui par la main de Dieu est vainqueur et victorieux.  Tout autant de facettes que la liturgie nous invitera à méditer cette année.       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le sens des exhortations des textes liturgiques du Mercredi des cendres</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi, me direz-vous, centrer autant notre attention sur Jésus lui-même en ce Mercredi des cendres alors que les textes d’aujourd’hui sont pleins d’exhortations à la prière, à la pénitence et au partage? La réponse est obvie.        <br />
              <br />
       Les exhortations à l’effort renouvelé, à une ardeur plus grande dans la vie chrétienne n’auront nulle prise et nul effet si nous ne prenons pas le temps d’aller vers la source où puiser sans se lasser et sans se tromper. Cette source est Jésus lui-même regardé, contemplé et aimé. La liturgie du temps du Carême viendra soutenir ainsi nos efforts si nous prenons la peine de méditer et intérioriser les textes de la Parole de Dieu qui nous accompagneront tout au long de cette sainte Quarantaine.       <br />
               <br />
       Le chemin du Carême nous invite à vivre une liberté plus grande vis à vis les biens qui peuvent nous enfermer dans leurs limites. C’est à cet « effort de libération résultant immédiatement de la foi, libération de ce monde pour le monde qui vient » (Bouyer) que nous convie la liturgie du Mercredi des cendres dans le « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » si souvent décrié, mais si réaliste et si riche de profondeur humaine.        <br />
              <br />
       Cette formule laissée à elle seule serait une condamnation insoutenable si elle ne s’accompagnait de la certitude que l’être spirituel surgit là où l’insensé ne voit que finitude et néant, un être spirituel restauré dans la plénitude de la vie de Dieu par Celui qui le premier y est arrivé, Jésus, Seigneur vivant pour Dieu.        <br />
              <br />
       Adam, comme le dit saint Paul aux Corinthiens, pétri de terre  appartient à la terre et comme lui l’humanité appartient à la terre. Mais le Christ venu du ciel vit pour Dieu. « Et de même que nous sommes à l’image de celui qui est pétri de terre, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel » (1 Co, 15,49).        <br />
              <br />
       Le Christ Jésus réconcilie en lui la terre et le ciel. Fils de Dieu incarné, il assume totalement la terre et en dépasse les limites en ouvrant les portes à l’être spirituel que nous sommes. Pleinement humain, il est devenu par sa résurrection la Premier-né d’un multitude de frères et de sœurs.        <br />
              <br />
       Ainsi nos efforts de carême si minimes soient-ils nous ouvrent un chemin où nous cheminons avec Celui en qui nous croyons, Celui « qu’ils ont transpercé ».       <br />
              <br />
       « Pendant le chemin du Carême, écrit le pape Benoît XVI, mémoire de notre Baptême, nous sommes exhortés à sortir de nous-mêmes pour nous ouvrir, dans un abandon confiant, à l’étreinte miséricordieuse du Père (cf. Saint Jean Chrysostome, <span style="font-style:italic">Catéchèses</span>, 3,14) »…       <br />
              <br />
       « Contempler ‘celui qu’ils ont transpercé’, continue-t-il nous poussera de manière telle à ouvrir notre cœur aux autres en reconnaissant les blessures infligées à la dignité de l’être humain : cela nous poussera, en particulier, à combattre chaque forme de mépris de la vie, d’exploitation des personnes, et à soulager les drames de la solitude et de l’abandon de tant de personnes. Le Carême est pour chaque chrétien une expérience renouvelée de l’amour de Dieu qui se donne à nous dans le Christ, amour que chaque jour nous devons à notre tour ‘ redonner ’ au prochain, surtout à ceux qui souffrent le plus et sont dans le besoin. De cette façon seulement nous pourrons participer pleinement à joie de Pâques. »         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces réflexions inspirées en partie, comme je le disais au début, des paroles du pape Benoît XVI dans son message du Carême vont se prolonger maintenant dans le geste de l’imposition des cendres. Que ce geste sobre et beau vienne mettre notre cœur en attente et le dispose à accueillir dans cette Eucharistie « Celui qu’ils ont transpercé », qui est toujours le même hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
              <br />
       Le 21 février 2007.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/572096-698170.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-21-fevrier-2007-Vivre-le-chemin-du-careme-avec-le-regard-sur-Celui-qu-ils-ont_a95.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-322649</guid>
   <title>Homélie pour le Mercredi des Cendres </title>
   <pubDate>Thu, 02 Mar 2006 03:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Textes de l'Écriture: Joël 1,12-18; 2 Co 5,20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18. Titre: "Cendres et Quarantaine" par monsieur l'abbé Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec le 1 mars 2006.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/322649-398413.jpg?v=1551817309" alt="Homélie pour le Mercredi des Cendres " title="Homélie pour le Mercredi des Cendres " />
     </div>
     <div>
      Le début du temps liturgique du Carême, de la Sainte Quarantaine comme le disent les catholiques de rite oriental et les Pères de l’Église,
 est marqué à chaque année par un geste d’imposition des cendres sur la tête de ceux et celles qui le désirent. D’où le nom de « Mercredi des cendres » pour désigner le début du Carême.
<BR><BR>
<I>I- Le carême : un entraînement spirituel

</I><BR><BR>
Ce temps qui s’ouvre maintenant est comme un période d’entraînement spirituel. Un peu comme l’athlète qui s’est préparé aux Olympiques d’hiver à Turin dernièrement, le baptisé investit plus d’énergie, plus de temps, plus de sérieux, plus de moyens pour se disposer à vivre le mystère central de sa foi, celui de la Mort et de la Résurrection du Christ que nous célébrerons dans les Jours Saints et à Pâques. 
<BR><BR>
Les textes du jour nous indiquent plusieurs moyens à cultiver dans cet entraînement, en particulier l’évangile de Matthieu qui en pointent trois : l’aumône, la prière et le jeûne. Le tout dans la simplicité et sans ostentation car « ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra ».
<BR><BR>
On pourrait s’arrêter ici et notre Sainte Quarantaine serait bien engagée.
<BR><BR>
<I>II- L’imposition des cendres
</I><BR><BR>
En continuant notre méditation un peu, on découvre aussi par les pratiques anciennes de nos ancêtres que l’imposition des cendres ouvre sur des perspectives des plus intéressantes pour nous.
<BR><BR>

En effet, la cendre était utilisée de diverses façons. On l’utilisait dans la fabrication du savon et pour laver des vêtements. Elle est encore utilisée par les jardiniers et les agriculteurs pour nourrir le terrain où ils l’étendent, pour fertiliser le sol.
<BR><BR>
 
Ces usages anciens nous orientent vers un symbolisme où les « cendres » ne sont plus uniquement un résidu, mais où elles sont un aliment, une ressource productive, où elles évoquent aussi la vie nouvelle.  
<BR><BR>
Alors que nous recevrons l’imposition des cendres sur notre tête dans un instant, bien sûr que nous penserons à notre finitude, à la brièveté de la vie humaine comme on dit, mais aussi nous affirmerons que ce geste n’est pas un geste de démission, de fatalisme. 
<BR><BR>

Recevoir les cendres c’est aussi croire en la vie, car celles-ci la nourrissent et l’entretiennent comme les usages anciens nous le montrent. 
<BR><BR>

Recevoir les cendres, c’est croire que la vie maintenant mérite qu’on s’y enfonce jusqu’à la perdre pour Celui qui a donné la sienne « en rançon pour la multitude » et qui est devenu ainsi le « Premier-Né » d’un grand nombre de frères et sœurs dont nous sommes.
<BR><BR>

Recevoir les cendres c’est croire en la vie nouvelle dans l’Esprit où nous sommes entrés avec le Christ par notre baptême.
<BR><BR>

Finitude et vie nouvelle, quel contraste, mais aussi quelle richesse de sens.
<BR><BR>
<I>Conclusion
</I><BR><BR>
Chers amis, que notre célébration d’aujourd’hui soit l’occasion de laisser la grâce de Dieu entrer en nous pendant la Sainte Quarantaine pour y être productive. 

Que conscients de nos limites et de notre finitude, nous sachions, dans la foi, que cette vie est un commencement sur le chemin qui nous a été ouvert par Jésus qui est passé de la mort à la Vie. 

Et que cette eucharistie qui nous réunit autour de Lui toujours vivant et présent parmi nous soit un gage de vie éternelle, ce que je nous souhaite à tous.

<BR><BR>
Amen!

<BR><BR>
Hermann Giguère, prêtre, p.h.<BR>
Supérieur général du Séminaire de Québec <BR>
1 mars 2006<BR>
<BR><BR>

</DIV>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 

<!-- remplacé par le javascript  qui précède le 25 janvier 2009

<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
-->


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       <!--       <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/322649-398413.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres_a25.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-1886200</guid>
   <title>«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)</title>
   <pubDate>Wed, 09 Feb 2005 23:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec,le 9 février 2005, par l'abbé Hermann Giguère, supérieur général. Textes de l'Écriture : Joël 2, 12-18, II Corintiens 5, 20-6,2 et Mathieu, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1886200-2582825.jpg?v=1289459879" alt="«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)" title="«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)" />
     </div>
     <div>
      Lorsque nous sommes dans le tourbillon de la vie active remplie de toutes sortes d’obligations, le rythme de celle-ci est marqué par des temps forts comme le début d’une nouvelle année scolaire, le début des vacances, etc. Dans une vie de retraité où les activités sont moins nombreuses, le rythme peut manquer de nouveauté apparemment.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit de notre situation, tous nous nous retrouvons dans un autre rythme plus intérieur marqué par l’année liturgique. En effet, celle-ci est faite de divers temps forts qui nous permettent d’entrer dans le « temps du salut ».        <br />
              <br />
       Le carême est un de ces temps forts incontournables de la vie chrétienne dans lequel nous sommes invités à entrer à travers cette célébration et avec le geste de l’imposition des cendres.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le carême revient </span>       <br />
              <br />
       Oui le carême revient… encore une fois. Un carême de plus dans nos vies. Il ne vient pas répéter celui de l’an dernier, ni ceux des précédentes années. C’est le premier jour d’une longue marche. Il rappelle celle du peuple hébreu dans le désert pendant 40 ans. Une marche où, tendu vers la Terre Promise, il a découvert la présence toute spéciale de son Dieu qui cheminait à ses côtés, une présence qu’il a parfois oubliée, qu’il a même critiquée, mais qui s’est imposée comme la seule qui puisse le faire vivre pleinement.        <br />
              <br />
       Premier jour d’une longue marche aussi pour Jésus qui s’est retiré pendant 40 jours au désert au début de son ministère public. Moment de décision, de tentations, mais aussi triomphe d’une foi et d’une confiance totale en Dieu.        <br />
              <br />
       Premier jour d’une longue marche pour chacun de nous qui sommes invités à refaire simplement encore une fois le parcours des ces 40 jours, qui nous permet de pousser plus loin notre marche vers l’ultime Pâques.        <br />
              <br />
       C’est le temps de nous laisser poser des questions du genre de que fais-tu de ta vie? Que deviens-tu? Qu’est-ce qui est important pour toi? Comment accueilles-tu la Parole de Dieu aujourd’hui?        <br />
              <br />
       Chacun fait évidemment de son carême ce qu’il veut bien. Le geste de l’imposition des cendres qui le commence nous permet ce soir d’entrer en nous et d’ouvrir un espace de réponse personnelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’appel à la conversion </span>       <br />
              <br />
       Vous vous souvenez de la formule qui accompagnait l’imposition des cendres et qui a été utilisée jusqu’à Vatican : « Souviens-toi que tu es poussière  et que tu retourneras en poussière».        <br />
              <br />
       Elle est toujours dans le Missel et elle rappelle avec justesse la réalité de la mort qui fait partie de la condition humaine. Elle centre l’attention sur cette réalité, et c’est bien d’y penser. Plusieurs ici, en raison de leur âge avancé, se voient dans l’obligation de l’envisager non seulement comme une hypothèse lointaine, mais comme une réalité plus proche. Et c’est bien ainsi.        <br />
              <br />
       Le Concile Vatican II a introduit une autre formule pour accompagner l’imposition des cendres que nous utiliserons ce soir : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » tiré de saint Marc (Mc 1, 15) qui la présente comme le cœur de la prédication de Jésus. Cette dernière formule nous fait voir que la mort n’est pas le dernier mot de notre vie. Le dernier mot, c’est la vie, la vie nouvelle annoncée et apportée par Jésus.        <br />
              <br />
       Dans la formule de Vatican II, l’accent est mis sur la conversion. « Se convertir » c’est « se tourner vers », « se tourner vers » quelqu’un, le Christ. La conversion n’est jamais complètement acquise. Au contraire, elle est mouvement sans cesse projeté en avant. Elle est « chemin », « route », « pèlerinage ». Elle nous engage à la suite de ces grands chercheurs de Dieu que furent les patriarches et les prophètes.        <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">« Croyez à la Bonne Nouvelle » </span>       <br />
              <br />
       Sur cette lancée de la « conversion », le « pèlerinage » du carême met devant nous le message de la Bonne Nouvelle. « Se convertir à quoi? ». « Croyez à la Bonne Nouvelle ». Quelle Bonne Nouvelle? Tant et tant de lectures de celle-ci sont faites. Des études scientifiques, des reportages, des travaux d’exégètes ou de théologiens la scrutent de toutes parts.        <br />
              <br />
       Cette année, le parcours proposé par la liturgie durant le carême nous entraîne dans un chemin baptismal avec les trois textes bien connus de saint Jean, qui nous présentent l’épisode de la Samaritaine le 3e dimanche du carême, celui de l’aveugle-né le 4e dimanche et celui de la résurrection de Lazare le 4e dimanche.        <br />
              <br />
       Ce parcours baptismal complété par les lectures de chaque jour nous permet de revenir aux réalités essentielles de notre vocation de baptisé et de disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       À travers les symboles de la soif apaisée, de la vue transformée et de la vie retrouvée nous découvrons la richesse de la source d’eau vive qu’est le Christ, la lumière qu’est pour nous sa Parole qui éclaire et la joie de la communion dans sa vie de Ressuscité que Lazare, revenu à la vie, annonce et proclame.        <br />
              <br />
       Oui, un autre carême revient… il nous offre un parcours d’initiation catéchuménale dans lequel nous aurons grand profit à entrer puisque nous ne pouvons jamais dire que nous avons été au fond du mystère du Christ car, comme le dit saint Paul : « nul ne connaît la profondeur, la hauteur, la longueur, la largeur de l’amour du Christ ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Laissons-nous entraîner dans la marche vers Pâques qu’est le carême et profitons-en pour refaire ce chemin d’initiation au mystère du Christ en nous unissant à tous ceux et celles qui se préparent au Baptême dans la nuit de Pâques. Que le geste de l’imposition des cendres nous aide à entrer symboliquement dans cette marche et que ce carême nous permette d’être plus assidus à la prière, à l’aumône et au jeûne, comme la tradition nous y invite.        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 9 février 2005       <br />
              <br />
              <br />
       HG/mdb        <br />
              <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 9 février 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1886200-2582825.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Convertissez-vous-et-croyez-a-la-Bonne-Nouvelle-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-9-fevrier-2005_a331.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
