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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:24:34+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 1er dimanche de l'Avent 30 novembre 2025 Année A Textes: Isaïe 2, 1-5, Romains 13, 11-14a et Mathieu 24, 37-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757157-64417674.jpg?v=1666878320" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" />
     </div>
     <div>
      Les magasins proposent depuis quelques temps, décorations, cadeaux, vêtements pour Noël. Noël s’approche. Cela veut dire quelque chose pour vous dans cette célébration à l’église? Oui! vous y avez pensé. C’est le premier dimanche de l’Avent (Non pas AVANT avec un « A », mais AVENT  avec un « E ». qui vient du mot latin ADVENTUS qui veut dire VENUE). Il y a quatre dimanches de l'Avent d'ici Noël, la fête de la Venue, de la Nativité de Jésus. Une nouvelle année liturgique commence. Et nos regards de  personnes baptisées se tournent vers Noël.        <br />
              <br />
       La couleur liturgique des vêtements du  président est le violet. Cette couleur nous rappelle la nécessaire conversion qui nous permet de renaître à la joie et à l’espérance de la rencontre de Jésus qui continue d’être présent au cœur de notre monde.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un avenir joyeux et ouvert</span>       <br />
              <br />
       Les textes des lectures nous présentent un avenir où Dieu a sa place et nous invitent à l’espérance. C’est ce qui est dit dans l’extrait du prophète Isaïe que nous avons comme première lecture. Nous y entendons le prophète proclamer cette bonne nouvelle qui pourrait se résumer ainsi : « Oui, il y a un avenir. Marchons à la lumière du Seigneur».  Il n’est pas interdit de regarder en avant, au contraire c’est en regardant en avant qu’on trouve l’élan et la force de vivre le présent. Même lorsque les situations sont difficiles, le pessimisme n’est pas la solution.        <br />
              <br />
       Le pape François, de regrettée mémoire, en est une illustration remarquable. Il a écrit une <span style="font-style:italic">Exhortation apostoliqu</span>e en 2013 au début de son pontificat. Elle commence ainsi : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span>  n. 1)       <br />
              <br />
       Les paroles du prophète Isaïe que nous venons d'entendre disent  la même chose avec l'image de la montagne du Seigneur : «  Il arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du Seigneur sera placée à la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elle. »       <br />
              <br />
       Voilà le ton qui est donné pour le temps de l’Avent cette année. « La nuit est bientôt finie, écrit saint Paul aux Romains, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. » (Deuxième lecture).        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les écueils</span>       <br />
              <br />
       Ce beau message qui nous séduit ne peut nous empêcher de jeter autour de nous un regard inquiet parfois.        <br />
              <br />
       Les situations de violence, les affrontements, les petitesses, l’exploitation des uns par les autres etc. nous sautent aux yeux. On n’a qu’à lire les journaux et à écouter la télévision pour constater que notre monde a du chemin à faire pour aller vers la justice et la paix, vers la compassion et la miséricorde, vers l’ouverture et vers le don.        <br />
              <br />
       Reve nons à cette <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> dont je vous parlais  : « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, écrivait le pape François, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudiumn</span>. 1).       <br />
              <br />
       On pourrait se décourager devant une telle situation. Puisque Dieu est venu, pourquoi les temps nouveaux tardent-ils? Pourquoi les temps anciens ne sont-ils pas disparus? C’est le mystère de la venue de Dieu parmi nous. Le Verbe s’est fait chair, dit l’évangile de saint Jean au chapitre premier, mais les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1, 11).       <br />
              <br />
       Et pourtant, l’évangile de ce jour est clair. Il nous dit qu’un monde nouveau apparaîtra un jour. L’avenir du monde c’est Dieu lui-même, car le Seigneur Jésus que nous recevons dans nos cœurs est déjà là, il est venu et il continue de venir en nous et dans le monde.        <br />
              <br />
       Il faut donc veiller. Veiller, en aimant, en pardonnant, en étant attentifs aux autres, en compatissant aux malheurs et aux peines de nos frères et soeurs humains surtout les plus pauvres. En somme veiller c’est vivre l’évangile de Jésus Christ de la façon la plus intense possible, sans se lasser.        <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile par ses images comme celle du déluge ou celle des deux femmes insiste pour nous montrer qu'il est urgent de se mettre en marche derrière Jésus. On risque de réaliser en arrivant au bout de notre chemin  qu’on a perdu notre temps pour des préoccupations inutiles et passagères. Pourquoi ne pas vivre dès maintenant  l’Évangile le mieux possible, selon nos possibilités et selon notre état de vie, pour goûter à la vie qui nous est donnée par Dieu?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’Eucharistie réalise cette venue du Christ</span>       <br />
              <br />
       Après la consécration le prêtre dit « Il est grand le mystère de la foi » et l'assemblée répond « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus; nous proclamons ta résurrection ; nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Eh oui! nous vivons déjà, avec le Christ qui est là, en cette vie qui nous a été donnée par Dieu. Demeurons unis au Christ, présence du Seigneur qui est venu dans notre monde pour l’illuminer et le rendre beau, qui a habité parmi nous, qui y a fait sa place Oui! Il y a un avenir pour l’humanité et Dieu en fait partie. Jésus ressuscité est cet avenir.       <br />
               <br />
       Dans cette célébration de l’Eucharistie dominicale avec nos frères et sœurs du monde entier nous adhérons à ce mystère de la présence vivante du Christ toujours. Nous pouvons dire avec les mots du psaume 121(122) qui suivaient la première lecture : « Quelle joie quand on m'a dit : ' Nous irons à la maison du Seigneur! '…A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : " Paix sur toi !". A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien. » Le Christ mort et ressuscité inspire notre avenir, c'est pourquoi nous avançons avec confiance.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous aide à entrer dans une vraie préparation à Noël pendant le temps de l’Avent qui commence aujourd’hui. Bien sûr que cette préparation inclut l’achat de cadeaux, les décorations, les arbres de Noël, les repas avec la famille, les collègues de travail, les amis etc. Permettez-moi cependant de souhaiter que cette préparation à Noël aille au-delà des préparatifs matériels et qu'elle vous fasse entrer aussi dans un véritable moment de conversion et d’accueil renouvelé de la présence de Jésus dans votre vie et dans notre monde. C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        25 novembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 22 novembre 2016 et du 23 novembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Parole d’Isaïe,       <br />
       – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.       <br />
              <br />
           Il arrivera dans les derniers jours       <br />
       que la montagne de la maison du Seigneur       <br />
       se tiendra plus haut que les monts,       <br />
       s’élèvera au-dessus des collines.       <br />
       Vers elle afflueront toutes les nations       <br />
           et viendront des peuples nombreux.       <br />
       Ils diront : « Venez !       <br />
       montons à la montagne du Seigneur,       <br />
       à la maison du Dieu de Jacob !       <br />
       Qu’il nous enseigne ses chemins,       <br />
       et nous irons par ses sentiers. »       <br />
       Oui, la loi sortira de Sion,       <br />
       et de Jérusalem, la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           Il sera juge entre les nations       <br />
       et l’arbitre de peuples nombreux.       <br />
       De leurs épées, ils forgeront des socs,       <br />
       et de leurs lances, des faucilles.       <br />
       Jamais nation contre nation       <br />
       ne lèvera l’épée ;       <br />
       ils n’apprendront plus la guerre.       <br />
              <br />
           Venez, maison de Jacob !       <br />
       Marchons à la lumière du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus,       <br />
       les tribus du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là qu’Israël doit rendre grâce       <br />
       au nom du Seigneur.       <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
              <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment !       <br />
       Que la paix règne dans tes murs,       <br />
       le bonheur dans tes palais ! »       <br />
              <br />
       À cause de mes frères et de mes proches,       <br />
       je dirai : « Paix sur toi ! »       <br />
       À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,       <br />
       je désire ton bien.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le salut est plus près de nous » (Rm 13, 11-14a)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous le savez : c’est le moment,       <br />
       l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil.       <br />
       Car le salut est plus près de nous maintenant       <br />
       qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.       <br />
           La nuit est bientôt finie,       <br />
       le jour est tout proche.       <br />
       Rejetons les œuvres des ténèbres,       <br />
       revêtons-nous des armes de la lumière.       <br />
           Conduisons-nous honnêtement,       <br />
       comme on le fait en plein jour,       <br />
       sans orgies ni beuveries,       <br />
       sans luxure ni débauches,       <br />
       sans rivalité ni jalousie,       <br />
           mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Veillez pour être prêts (Mt 24, 37-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Comme il en fut aux jours de Noé,       <br />
       ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.       <br />
           En ces jours-là, avant le déluge,       <br />
       on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,       <br />
       jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;       <br />
           les gens ne se sont doutés de rien,       <br />
       jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :       <br />
       telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.       <br />
           Alors deux hommes seront aux champs :       <br />
       l’un sera pris, l’autre laissé.       <br />
           Deux femmes seront au moulin en train de moudre :       <br />
       l’une sera prise, l’autre laissée.       <br />
           Veillez donc,       <br />
       car vous ne savez pas quel jour       <br />
       votre Seigneur vient.       <br />
           Comprenez-le bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,       <br />
       il aurait veillé       <br />
       et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Tenez-vous donc prêts, vous aussi :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Un-avenir-joyeux-et-ouvert_a1274.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <pubDate>Wed, 24 Sep 2025 00:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379373-63200190.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016 et du 20 septembre 2022-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379373-63200190.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1264.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78601800</guid>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » </title>
   <pubDate>Tue, 30 Apr 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 5 mai 2024. Textes: Actes 10, 25-26.34-35.44-48 Baptême du centurion Corneille, Jean 4, 7-10 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601800-57034045.jpg?v=1615234369" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " />
     </div>
     <div>
      Ce passage de l’évangile de saint Jean s’inscrit dans une longue réflexion que saint Jean place au moment de la Cène, le Jeudi Saint, après le lavement des pieds des apôtres que Jésus vient de faire.  On l’a appelé le « Discours des adieux ». On a ici comme le testament spirituel de Jésus. Le passage qui nous est proposé ce matin se comprend bien si on le situe dans un parcours d'amour qui part de l’amour de Dieu, puis qui se concentre en Jésus et qui se manifeste en  nous. Si vous le voulez bien, essayons de suivre ce parcours.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’amour en Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par l’amour de Dieu. On en parle volontiers, et dans notre langage courant quand on dit l'« amour de Dieu » on pense spontanément à l’amour que j’ai pour Dieu comme on dit l’« amour du sport ». ou l'« amour du tennis ».        <br />
              <br />
       Or il n’en va pas ainsi lorsqu’il est question de l’amour de Dieu. Quand les Écritures, en particulier les Évangiles et les Lettres de saint Paul, parlent de l’amour de Dieu, il s’agit toujours de l'amour que Dieu a pour nous, pour l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’amour de Dieu ne vient pas de nous. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » dit clairement l’extrait de la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Jean </span> que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Saint Paul pour exprimer cette belle réalité a utilisé pour parler de l’amour qui vient de Dieu le mot  « agapè ». En latin on dit « caritas » qui a donné le mot « charité » en français.  On veut dire par là que c’est Dieu qui nous aime d’abord et que nous, nous répondons à un amour qui nous précède.        <br />
              <br />
       Quelle réalité extraordinaire à se rappeler sans cesse comme disciples de Jésus ! Le pape François va dans ce sens en dénonçant dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span>  publiée le 9 avril 2018 ceux et celles qu’il appelle des « nouveaux pélagiens »  qui pensent aller à Dieu par leurs propres moyens, alors que si nous allons à Dieu c’est que Dieu lui-même nous a déjà rejoints. Le pape écrit au numéro 56 de cette <span style="font-style:italic">Exhortation</span> qu’il a nommée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu » .       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">L’amour du Christ</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l'amour du Christ. Dans le testament de Jésus que l'évangile de saint Jean nous rapporte Jésus se révèle  comme celui qui s’est laissé remplir totalement par la puissance de l’amour de Dieu, au point de vivre cet amour tellement à fond qu’il porte les péchés de  l’humanité et s’offre pour le salut de tous.<!-- Il se fait « serviteur » ce qu'il vient d'exprimer par le lavement des pieds de ses apôtres.-->         <br />
              <br />
       Voyez comment fonctionne le don de Jésus pour notre salut. D’un côté, il se laisse remplir de l’amour de Dieu. De l’autre, parce qu’il en est rempli, il peut à son tour laisser se répandre et transparaître cet amour autour de lui : « Comme le Père m’a aimé, dit-il au début de l’évangile de ce jour, moi aussi je vous ai aimés ».       <br />
              <br />
       Vous voyez : le mouvement d’amour qui part de Dieu se cristallise d'une certaine manière dans son Fils Jésus qui reçoit cet amour en lui, qui le cultive et qui se l’approprie totalement. C’est par cet amour qu’il se tourne vers ses frères et sœurs et qu’il se donne pour eux et pour elles.       <br />
              <br />
       On est dans une logique de don qui se répand et non d’utilisation de l’autre. L'amour de Dieu, l' « amour-agapè », est tourné vers l’autre. Il est comme une bonne senteur qui se dégage de la personne qui en vit. C’est cet « amour-agapè » qui a illuminé toute la vie de Jésus. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dit Jésus dans notre passage de son testament spirituel et il ajoute pour rendre cela encore plus clair « je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ».       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> L’amour des autres</span>       <br />
              <br />
       En troisième lieu regardons ce qui se passe en nous. Les disciples de Jésus ne font pas autre chose que de recevoir cet « amour-agapè » que Jésus leur transmet. C'est par lui que l'amour de Dieu nous rejoint. Il est le canal par lequel passe l’amour reçu de Dieu. Il est important de se dire souvent « Je me laisse aimer par Jésus »  parce que cet amour il le reçoit de Dieu lui-même et tout ce qu’il a reçu de son Père il le donne. Cet amour est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». (Romains 5, 5)       <br />
              <br />
       Vous comprenez maintenant que l’invitation à aimer nos frères et sœurs, le commandement nouveau que Jésus donne à ses disciples, et que nous rappellent l'évangile et  la deuxième lecture, n’est autre chose que de vivre dans le concret l’amour reçu de Dieu, l'« amour-agapè ».        <br />
              <br />
       Cet amour comme tout amour ne peut rester enfermé dans le cœur des personnes, car l’amour est communicatif. Il se diffuse, il produit des fruits autour de nous parce que Dieu nous a choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis pour que vous portiez du fruit. » Le fruit principal de l'amour c'est la rencontre et l'accueil de tous ceux et celles qui nous entourent, mais aussi de ceux et celles qui sont loin pour diverses raisons. Nous sommes invités, à l'exemple de saint Pierre dans la première lecture, à accueillir à bras ouverts tous ceux et celles que Dieu a déjà rejoints et qui croisent notre chemin comme Corneille, le centurion de l’armée romaine.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques phrases du testament spirituel de Jésus nous ont permis d’aller au cœur de la Révélation chrétienne, celle d’un Dieu qui aime le monde. Jésus, son Fils est rempli de cet amour et il le répand  dans le cœur des personnes qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Les chrétiens se situent dans la ligne directe de l’amour de Dieu, l’amour infini et éternel qui est en Dieu, l’ « amour-agapè ». Ils sont actifs dans les tâches du monde, ouverts aux besoins de leurs frères et sœurs et soucieux des plus démunis et des pauvres. Cette attitude est pour eux une exigence de leur être de personne baptisée renouvelée par l’amour reçu de Dieu dans lequel ils sont entraînés par le Christ Ressuscité.       <br />
              <br />
       Que cette célébration soit comme un moment de pause où nous prenons le temps de goûter ce riche don de l’amour de Dieu en Jésus et en chacun et chacune d‘entre nous. Rendons gloire à Dieu pour ce don que nous n’avons pas mérité,  qui nous dépasse incroyablement et qui se continue tout au cours des âges.        <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie fasse croître en nous l’ « amour-agapè », la « charité  », afin que nous devenions de plus en plus semblables à notre Dieu qui est le Dieu Amour.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       30 avril 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  1 mai 2018 et 4 mai 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 6e dimanche de Pâques Année B        <br />
       </b>       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Même sur les nations païennes, le don de l’Esprit Saint avait été répandu » (Ac 10, 25-26.34-35.44-48)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Comme Pierre arrivait à Césarée       <br />
       chez Corneille, centurion de l’armée romaine,       <br />
       celui-ci vint à sa rencontre,       <br />
       et, tombant à ses pieds, il se prosterna.       <br />
       Mais Pierre le releva en disant :       <br />
       « Lève-toi.       <br />
       Je ne suis qu’un homme, moi aussi. »       <br />
       Alors Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « En vérité, je le comprends,       <br />
       Dieu est impartial :       <br />
       il accueille, quelle que soit la nation,       <br />
       celui qui le craint       <br />
       et dont les œuvres sont justes. »       <br />
       Pierre parlait encore       <br />
       quand l’Esprit Saint descendit       <br />
       sur tous ceux qui écoutaient la Parole.       <br />
       Les croyants qui accompagnaient Pierre,       <br />
       et qui étaient juifs d’origine,       <br />
       furent stupéfaits de voir que, même sur les nations,       <br />
       le don de l’Esprit Saint avait été répandu.       <br />
       En effet, on les entendait parler en langues       <br />
       et chanter la grandeur de Dieu.       <br />
       Pierre dit alors :       <br />
       « Quelqu’un peut-il       <br />
       refuser l’eau du baptême       <br />
       à ces gens qui ont reçu l’Esprit Saint       <br />
       tout comme nous ? »       <br />
       Et il donna l’ordre de les baptiser au nom de Jésus Christ.       <br />
       Alors ils lui demandèrent       <br />
       de rester quelques jours avec eux.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-10)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       aimons-nous       <br />
       les uns les autres,       <br />
       puisque l’amour vient de Dieu.       <br />
       Celui qui aime est né de Dieu       <br />
       et connaît Dieu.       <br />
       Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu,       <br />
       car Dieu est amour.       <br />
              <br />
       Voici comment l’amour de Dieu       <br />
       s’est manifesté parmi nous :       <br />
       Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde       <br />
       pour que nous vivions par lui.       <br />
       Voici en quoi consiste l’amour :       <br />
       ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,       <br />
       mais c’est lui qui nous a aimés,       <br />
       et il a envoyé son Fils       <br />
       en sacrifice de pardon pour nos péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Comme le Père m’a aimé,       <br />
       moi aussi je vous ai aimés.       <br />
       Demeurez dans mon amour.       <br />
       Si vous gardez mes commandements,       <br />
       vous demeurerez dans mon amour,       <br />
       comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,       <br />
       et je demeure dans son amour.       <br />
       Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,       <br />
       et que votre joie soit parfaite.       <br />
       Mon commandement, le voici :       <br />
       Aimez-vous les uns les autres       <br />
       comme je vous ai aimés.       <br />
       Il n’y a pas de plus grand amour       <br />
       que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.       <br />
       Vous êtes mes amis       <br />
       si vous faites ce que je vous commande.       <br />
       Je ne vous appelle plus serviteurs,       <br />
       car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;       <br />
       je vous appelle mes amis,       <br />
       car tout ce que j’ai entendu de mon Père,       <br />
       je vous l’ai fait connaître.       <br />
       Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,       <br />
       c’est moi qui vous ai choisis et établis       <br />
       afin que vous alliez,       <br />
       que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure.       <br />
       Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,       <br />
       il vous le donnera.       <br />
       Voici ce que je vous commande :       <br />
       c’est de vous aimer les uns les autres. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601800-57034045.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-B- Le-testament-spirituel-de-Jesus_a1174.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-68014241</guid>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 1er dimanche de l'Avent 27 novembre 2022 Année A Textes: Isaïe 2, 1-5, Romains 13, 11-14a et Mathieu 24, 37-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014241-47960626.jpg?v=1666878320" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" />
     </div>
     <div>
      Les magasins proposent depuis quelques temps, décorations, cadeaux, vêtements pour Noël. Noël s’approche. Cela veut dire quelque chose pour vous dans cette célébration à l’église? Oui! vous y avez pensé. C’est le premier dimanche de l’Avent (Non pas AVANT avec un « A », mais AVENT  avec un « E ». qui vient du mot latin ADVENTUS qui veut dire VENUE). Il y a quatre dimanches de l'Avent d'ici Noël, la fête de la Nativité de Jésus. Une nouvelle année liturgique commence. Et nos regards de baptisés se tournent vers Noël.        <br />
              <br />
       La couleur liturgique des vêtements du  président est le violet. Cette couleur nous rappelle la nécessaire conversion qui nous permet de renaître à la joie et à l’espérance de la rencontre de Jésus qui continue d’être présent au cœur de notre monde.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un avenir joyeux et ouvert</span>       <br />
              <br />
       Les textes des lectures nous présentent un avenir où Dieu a sa place et nous invitent à l’espérance. C’est ce qui est dit dans l’extrait du prophète Isaïe que nous avons comme première lecture. Nous y entendons le prophète proclamer cette bonne nouvelle qui pourrait se résumer ainsi : « Oui, il y a un avenir. Marchons à la lumière du Seigneur».  Il n’est pas interdit de regarder en avant, au contraire c’est en regardant en avant qu’on trouve l’élan et la force de vivre le présent. Même lorsque les situations sont difficiles, le pessimisme n’est pas la solution.        <br />
              <br />
       Notre pape François en est une illustration remarquable. Il a écrit une <span style="font-style:italic">Exhortation apostoliqu</span>e en 2013 au début de son pontificat. Elle commence ainsi : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span>  n. 1)       <br />
              <br />
       Il reprendrait volontiers à son compte ces paroles du prophète Isaïe : «  Il arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du Seigneur sera placée à la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elle. »       <br />
              <br />
       Voilà le ton qui est donné pour le temps de l’Avent cette année. « La nuit est bientôt finie, écrit saint Paul aux Romains, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. »(Deuxième lecture).        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les écueils</span>       <br />
              <br />
       Ce beau message qui nous séduit ne peut nous empêcher de jeter autour de nous un regard inquiet parfois.        <br />
              <br />
       Les situations de violence, les affrontements, les petitesses, l’exploitation des uns par les autres etc. nous sautent aux yeux. On n’a qu’à lire les journaux et à écouter la télévision pour constater que notre monde a du chemin à faire pour aller vers la justice et la paix, vers la compassion et la miséricorde, vers l’ouverture et vers le don.        <br />
              <br />
       Le pape François le dit clairement dans cette <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> dont je vous parlais  : « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudiumn</span>. 1).       <br />
              <br />
       On pourrait se décourager devant une telle situation. Puisque Dieu est venu, pourquoi les temps nouveaux tardent-ils? Pourquoi les temps anciens ne sont-ils pas disparus? C’est le mystère de la venue de Dieu parmi nous. Le Verbe s’est fait chair, dit l’évangile de saint Jean au chapitre premier, mais les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1, 11).       <br />
              <br />
       Et pourtant, l’évangile de ce jour est clair. Il nous dit qu’un monde nouveau apparaîtra un jour. L’avenir du monde c’est Dieu lui-même, car le Seigneur Jésus que nous recevons dans nos cœurs est déjà là, il est venu et il continue de venir en nous et dans le monde.        <br />
              <br />
       Il faut donc veiller. Veiller, en aimant, en pardonnant, en étant attentifs aux autres, en compatissant aux malheurs et aux peines de nos frères et soeurs humains surtout les plus pauvres. En somme veiller c’est vivre l’évangile de Jésus Christ de la façon la plus intense possible, sans se lasser.        <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile par ses images comme celle du déluge ou celle des deux femmes insiste pour nous montrer qu'il est urgent de se mettre en marche derrière Jésus. On risque de réaliser en arrivant au bout de notre chemin  qu’on a perdu notre temps pour des préoccupations inutiles et passagères. Pourquoi ne pas vivre dès maintenant  l’Évangile le mieux possible, selon nos possibilités et selon notre état de vie, pour goûter à la vie qui nous est donnée par Dieu?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’Eucharistie réalise cette venue du Christ</span>       <br />
              <br />
       Après la consécration le prêtre dit « Il est grand le m mystère de la foi » et l'assemblée répond « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus; nous proclamons ta résurrection ; nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Eh oui! nous vivons déjà, avec le Christ qui est là, cette vie qui nous a été donnée par Dieu. Demeurons unis au Christ, présence du Seigneur qui est venu dans notre monde pour l’illuminer et le rendre beau, qui a habité parmi nous, qui y a fait sa place Oui! Il y a un avenir pour l’humanité et Dieu en fait partie. Jésus ressuscité est cet avenir.       <br />
               <br />
       Dans cette célébration de l’Eucharistie dominicale avec nos frères et sœurs du monde entier nous adhérons à ce mystère de la présence vivante du Christ toujours. Nous pouvons dire avec les mots du psaume 121(122) qui suivaient la première lecture : « Quelle joie quand on m'a dit : ' Nous irons à la maison du Seigneur! '…A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : " Paix sur toi !". A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien. » Le Christ mort et ressuscité inspire notre avenir, c'est pourquoi nous avançons avec confiance.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous aide à entrer dans une vraie préparation à Noël pendant le temps de l’Avent qui commence aujourd’hui. Bien sûr que cette préparation inclut l’achat de cadeaux, les décorations, les arbres de Noël, les repas avec la famille, les collègues de travail, les amis en respectant les règles de protection contre la Covid : distanciation, masques, lavage de mains etc. Permettez-moi cependant de souhaiter que cette préparation à Noël aille au-delà des préparatifs matériels et qu'elle vous fasse entrer aussi dans un véritable moment de conversion et d’accueil renouvelé de la présence de Jésus dans votre vie et dans notre monde. C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 novembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 22 novembre 2016 -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Parole d’Isaïe,       <br />
       – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.       <br />
              <br />
           Il arrivera dans les derniers jours       <br />
       que la montagne de la maison du Seigneur       <br />
       se tiendra plus haut que les monts,       <br />
       s’élèvera au-dessus des collines.       <br />
       Vers elle afflueront toutes les nations       <br />
           et viendront des peuples nombreux.       <br />
       Ils diront : « Venez !       <br />
       montons à la montagne du Seigneur,       <br />
       à la maison du Dieu de Jacob !       <br />
       Qu’il nous enseigne ses chemins,       <br />
       et nous irons par ses sentiers. »       <br />
       Oui, la loi sortira de Sion,       <br />
       et de Jérusalem, la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           Il sera juge entre les nations       <br />
       et l’arbitre de peuples nombreux.       <br />
       De leurs épées, ils forgeront des socs,       <br />
       et de leurs lances, des faucilles.       <br />
       Jamais nation contre nation       <br />
       ne lèvera l’épée ;       <br />
       ils n’apprendront plus la guerre.       <br />
              <br />
           Venez, maison de Jacob !       <br />
       Marchons à la lumière du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus,       <br />
       les tribus du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là qu’Israël doit rendre grâce       <br />
       au nom du Seigneur.       <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
              <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment !       <br />
       Que la paix règne dans tes murs,       <br />
       le bonheur dans tes palais ! »       <br />
              <br />
       À cause de mes frères et de mes proches,       <br />
       je dirai : « Paix sur toi ! »       <br />
       À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,       <br />
       je désire ton bien.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le salut est plus près de nous » (Rm 13, 11-14a)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous le savez : c’est le moment,       <br />
       l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil.       <br />
       Car le salut est plus près de nous maintenant       <br />
       qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.       <br />
           La nuit est bientôt finie,       <br />
       le jour est tout proche.       <br />
       Rejetons les œuvres des ténèbres,       <br />
       revêtons-nous des armes de la lumière.       <br />
           Conduisons-nous honnêtement,       <br />
       comme on le fait en plein jour,       <br />
       sans orgies ni beuveries,       <br />
       sans luxure ni débauches,       <br />
       sans rivalité ni jalousie,       <br />
           mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Veillez pour être prêts (Mt 24, 37-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Comme il en fut aux jours de Noé,       <br />
       ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.       <br />
           En ces jours-là, avant le déluge,       <br />
       on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,       <br />
       jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;       <br />
           les gens ne se sont doutés de rien,       <br />
       jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :       <br />
       telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.       <br />
           Alors deux hommes seront aux champs :       <br />
       l’un sera pris, l’autre laissé.       <br />
           Deux femmes seront au moulin en train de moudre :       <br />
       l’une sera prise, l’autre laissée.       <br />
           Veillez donc,       <br />
       car vous ne savez pas quel jour       <br />
       votre Seigneur vient.       <br />
           Comprenez-le bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,       <br />
       il aurait veillé       <br />
       et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Tenez-vous donc prêts, vous aussi :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68014241-47960626.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Un-avenir-joyeux-et-ouvert_a1092.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-65368487</guid>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <pubDate>Tue, 20 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 25 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368487-46656730.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64153137-46080209.jpg?v=1651544840" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" />
     </div>
     <div>
      Commençons par le portrait qui est donné de Jésus dans ce passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le visage déterminé</span>       <br />
              <br />
       Jésus prend la route de Jérusalem en sachant qu’il n’en reviendra pas. Il le fait avec détermination. C’est un moment de choix important pour lui. Certains font des choix semblables parfois.        <br />
              <br />
       J’ai un ami qui, il y a quelques  années, à la suite de son  fils qui l’avait fait, a décidé  de faire à pied le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Il est parti de Paris et a parcouru pendant un mois environ 850 kilomètres à pied. Il y allait avec détermination car cela représentait pour lui non seulement un défi mais  une rencontre avec lui-même et avec Dieu. Il avait fait déjà un pèlerinage en Terre Sainte, mais cette marche de pèlerin vers saint Jacques de Compostelle avait un sens encore plus fort pour lui. Il a tenu bon et il en est aujourd’hui, non seulement heureux, mais transformé. Il rayonne de la joie de l’Évangile et il est un témoin de l'amour du Christ dans son milieu de travail auprès des personnes âgées et autour de lui. Il s’est réconcilié avec son fils dont il s’était séparé depuis plusieurs années.        <br />
              <br />
       Jésus commence ici un pèlerinage particulier. Il est en mesure déjà de prévoir les tenants et les aboutissants de sa route vers Jérusalem. Il entrevoit que ce sera pour lui la rencontre finale avec sa mission de Sauveur qui le conduira sur le Calvaire où il donnera sa vie pour le salut du monde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut voir cet épisode comme un point tournant dans la vie de Jésus. Jésus en partant accepte résolument non seulement d’annoncer l’amour du Père, mais de vivre  cet amour en donnant sa propre vie pour ses frères et sœurs. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dira-t-il la veille de sa mort pendant son dernier repas avec des disciples. (Jean 15, 13).       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Les routes de Galilée</span>       <br />
              <br />
       Cette décision de Jésus d’aller vers Jérusalem avec détermination ne le renferme pas sur lui-même, loin de là. Jésus est sur les routes depuis quelques années. Et il rencontre plein de gens. Il a avec lui des compagnons et des compagnes qui le suivent. Il sillonne le pays à pied.        <br />
              <br />
       Quand on parcourt une route en marchant à pied - mon ami l'a fait en allant à St-Jacques de Compostelle - le temps s’écoule lentement, on réfléchit en marchant et il survient plein de situations de toutes sortes. On rencontre des gens, on profite du beau temps, on doit se mettre à l’abri, on est fatigué, on se retire à l’écart, on passe dans des endroits inconnus, on rencontre des gens différents etc.       <br />
              <br />
        À pied sur la route, on se doit d’être ouverts à tous les imprévus.  C’est ce qui se passe dans le reste de l’épisode de l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les appels de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Le premier imprévu vient des disciples qui sont avec Jésus. Ils sont tellement imprégnés de son enseignement, ils l'admirent tellement qu’ils veulent forcer l’adhésion de ces samaritains qu’ils croisent,  même en le faisant avec violence, avec le feu du ciel. <!--C'est le piège de l'intolérance.-->Devant cette fougue injustifiée, Jésus les réprimande car son message est proposé et non pas imposé.  Il en est toujours de même. Dans l’histoire de l’Église on l’a oublié parfois. Nous, les messagers d'aujourd’hui, les disciples-missionnaires comme nous appelle le pape François,  nous avons  à proposer notre foi et non à l’imposer. Il nous revient de trouver les moyens adaptés pour ce faire.       <br />
              <br />
       À la suite de la scène des disciples exaltés que Jésus refrène. Il y a trois autres imprévus, des rencontres de personnes qui  permettent à Jésus de mettre les points sur les i pourrait-on dire.        <br />
              <br />
       La première personne rencontrée est remplie d’enthousiasme et dit à Jésus « Je te suivrai partout où tu iras. ». Jésus la renvoie et lui indique qu’il est important pour ceux et celles qui veulent le suivre de se garder libres des attaches de toutes sortes qui les guettent : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
       Dans le deuxième cas c’est Jésus qui interpelle une personne : « Suis-moi. ». La personne invoque les funérailles de son père, mais Jésus sent qu’il s’agit là d’une excuse pour se dérober et il lui réplique : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu ».  Il n’y a pas ici de refus des rites funéraires comme nous en faisons volontiers, mais c'est une invitation à placer les appels de Dieu au-dessus de tout.       <br />
              <br />
       Dans le troisième cas, la réponse de Jésus va dans le même sens. À une autre personne  que Jésus interpelle  et qui lui répond qu’elle doit d’abord faire des adieux à sa famille, il lui répond, avec la belle image du labour avec une charrue,  qu’il propose un choix radical: « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, en fin de compte, les textes proposés à notre méditation sont des textes qui nous rappellent que comme Jésus, comme Élisée dont parle la première lecture, comme les trois personnes interpellées par Jésus, nous aussi, sur la route de la vie qui est la nôtre nous avons des vocations, des appels particuliers, chacun et chacune.        <br />
              <br />
       Ces appels sont variés et différents selon nos situations de vie, mais ils ont en commun qu’ils nous demandent d’avancer le regard fixé en avant et de façon déterminée, pas seulement dans des à peu près. C’est le message à retenir ce matin je pense.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur qu’il nous aide par son Esprit Saint à découvrir comment avancer toujours avec confiance dans notre vie chrétienne de femmes baptisées et d'hommes  baptisés désirant devenir de plus en plus des disciples de Celui que est le seul et vrai Maître digne d’être suivi et demandons à Dieu de savoir reconnaitre ses voies  dans nos vies.        <br />
              <br />
       Confions cette intention à la Vierge Marie, la patronne de cette chapelle qui lui est dédiée - Notre-Dame du Lac Poulin - qui a su le faire à la perfection et qui peut nous aider  à le faire malgré nos limites et nos faiblesses.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        21 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 25 juin 2019-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Élisée se leva et partit à la suite d’Élie » (1 R 19, 16b.19-21)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur avait dit au prophète Élie :       <br />
       « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,       <br />
       comme prophète pour te succéder. »       <br />
           Élie s’en alla.       <br />
       Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.       <br />
       Il avait à labourer douze arpents,       <br />
       et il en était au douzième.       <br />
       Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.       <br />
           Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,       <br />
       puis je te suivrai. »       <br />
       Élie répondit :       <br />
       « Va-t’en, retourne là-bas !       <br />
       Je n’ai rien fait. »       <br />
           Alors Élisée s’en retourna ;       <br />
       mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,       <br />
       les fit cuire avec le bois de l’attelage,       <br />
       et les donna à manger aux gens.       <br />
       Puis il se leva, partit à la suite d’Élie       <br />
       et se mit à son service.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)       <br />
       R/ Dieu, mon bonheur et ma joie ! (cf. Ps 15, 2.11)       <br />
              <br />
       Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.       <br />
       J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !       <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort. »       <br />
              <br />
       Je bénis le Seigneur qui me conseille :       <br />
       même la nuit mon cœur m’avertit.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.       <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez été appelés à la liberté » (Ga 5, 1.13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est pour que nous soyons libres       <br />
       que le Christ nous a libérés.       <br />
       Alors tenez bon,       <br />
       ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.       <br />
           Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.       <br />
       Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte       <br />
       pour votre égoïsme ;       <br />
       au contraire, mettez-vous, par amour,       <br />
       au service les uns des autres.       <br />
           Car toute la Loi est accomplie       <br />
       dans l’unique parole que voici :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
           Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,       <br />
       prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,       <br />
       et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.       <br />
           Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,       <br />
       et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.       <br />
       En effet, il y a là un affrontement       <br />
       qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.       <br />
           Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,       <br />
       vous n’êtes pas soumis à la Loi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 51-62)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ;       <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Comme s’accomplissait le temps       <br />
       où il allait être enlevé au ciel,       <br />
       Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.       <br />
           Il envoya, en avant de lui, des messagers ;       <br />
       ceux-ci se mirent en route       <br />
       et entrèrent dans un village de Samaritains       <br />
       pour préparer sa venue.       <br />
           Mais on refusa de le recevoir,       <br />
       parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.       <br />
           Voyant cela,       <br />
       les disciples Jacques et Jean dirent :       <br />
       « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions       <br />
       qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »       <br />
           Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.       <br />
           Puis ils partirent pour un autre village.       <br />
              <br />
           En cours de route, un homme dit à Jésus :       <br />
       « Je te suivrai partout où tu iras. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Les renards ont des terriers,       <br />
       les oiseaux du ciel ont des nids ;       <br />
       mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
           Il dit à un autre :       <br />
       « Suis-moi. »       <br />
       L’homme répondit :       <br />
       « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord       <br />
       enterrer mon père. »       <br />
           Mais Jésus répliqua :       <br />
       « Laisse les morts enterrer leurs morts.       <br />
       Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »       <br />
              <br />
           Un autre encore lui dit :       <br />
       « Je te suivrai, Seigneur ;       <br />
       mais laisse-moi d’abord faire mes adieux       <br />
       aux gens de ma maison. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque met la main à la charrue,       <br />
       puis regarde en arrière,       <br />
       n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64153137-46080209.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Jesus-le-visage-determine-prit-la-route-de-Jerusalem_a1070.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-54516033</guid>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » </title>
   <pubDate>Tue, 04 May 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 9 mai 2021. Textes: Actes 10, 25-26.34-35.44-48 Baptême du centurion Corneille, Jean 4, 7-10 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54516033-41023005.jpg?v=1615234369" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " />
     </div>
     <div>
      Ce passage de l’évangile de saint Jean s’inscrit dans une longue réflexion que saint Jean place au moment de la Cène, le Jeudi Saint, après le lavement des pieds des apôtres que Jésus vient de faire.  On l’a appelé le « Discours des adieux ». On a ici comme le testament spirituel de Jésus. Le passage qui nous est proposé ce matin se comprend bien si on le situe dans un parcours d'amour qui part de l’amour de Dieu, puis qui se concentre en Jésus et qui se manifeste en  nous. Si vous le voulez bien, essayons de suivre ce parcours.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’amour en Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par l’amour de Dieu. On en parle volontiers, et dans notre langage courant quand on dit l'« amour de Dieu » on pense spontanément à l’amour que j’ai pour Dieu comme on dit l’« amour du sport ». ou l'« amour du tennis ».        <br />
              <br />
       Or il n’en va pas ainsi lorsqu’il est question de l’amour de Dieu. Quand les Écritures, en particulier les Évangiles et les Lettres de saint Paul, parlent de l’amour de Dieu, il s’agit toujours de l'amour que Dieu a pour nous, pour l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’amour de Dieu ne vient pas de nous. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » dit clairement l’extrait de la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Jean </span> que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Saint Paul pour exprimer cette belle réalité a utilisé pour parler de l’amour qui vient de Dieu le mot  « agapè ». En latin on dit « caritas » qui a donné le mot « charité » en français.  On veut dire par là que c’est Dieu qui nous aime d’abord et que nous, nous répondons à un amour qui nous précède.        <br />
              <br />
       Quelle réalité extraordinaire à se rappeler sans cesse comme disciples de Jésus ! Le pape François va dans ce sens en dénonçant dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span>  publiée le 9 avril 2018 ceux et celles qu’il appelle des « nouveaux pélagiens »  qui pensent aller à Dieu par leurs propres moyens, alors que si nous allons à Dieu c’est que Dieu lui-même nous a déjà rejoints. Le pape écrit au numéro 56 de cette <span style="font-style:italic">Exhortation</span> qu’il a nommée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu » .       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">L’amour du Christ</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l'amour du Christ. Dans le testament de Jésus que l'évangile de saint Jean nous rapporte Jésus se révèle  comme celui qui s’est laissé remplir totalement par la puissance de l’amour de Dieu, au point de vivre cet amour tellement à fond qu’il porte les péchés de  l’humanité et s’offre pour le salut de tous.<!-- Il se fait « serviteur » ce qu'il vient d'exprimer par le lavement des pieds de ses apôtres.-->         <br />
              <br />
       Voyez comment fonctionne le don de Jésus pour notre salut. D’un côté, il se laisse remplir de l’amour de Dieu. De l’autre, parce qu’il en est rempli, il peut à son tour laisser se répandre et transparaître cet amour autour de lui : « Comme le Père m’a aimé, dit-il au début de l’évangile de ce jour, moi aussi je vous ai aimés ».       <br />
              <br />
       Vous voyez : le mouvement d’amour qui part de Dieu se cristallise d'une certaine manière dans son Fils Jésus qui reçoit cet amour en lui, qui le cultive et qui se l’approprie totalement. C’est par cet amour qu’il se tourne vers ses frères et sœurs et qu’il se donne pour eux et pour elles.       <br />
              <br />
       On est dans une logique de don qui se répand et non d’utilisation de l’autre. L'amour de Dieu, l' « amour-agapè », est tourné vers l’autre. Il est comme une bonne senteur qui se dégage de la personne qui en vit. C’est cet « amour-agapè » qui a illuminé toute la vie de Jésus. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dit Jésus dans notre passage de son testament spirituel et il ajoute pour rendre cela encore plus clair « je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ».       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> L’amour des autres</span>       <br />
              <br />
       En troisième lieu regardons ce qui se passe en nous. Les disciples de Jésus ne font pas autre chose que de recevoir cet « amour-agapè » qu’il leur transmet. C'est par lui que l'amour de Dieu nous rejoint. Il est le canal par lequel passe l’amour reçu de Dieu. Il est important de se dire souvent « Je me laisse aimer par Jésus »  parce que cet amour il le reçoit de Dieu lui-même et tout ce qu’il a reçu de son Père il le donne. Cet amour est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». (Romains 5, 5)       <br />
              <br />
       Vous comprenez maintenant que l’invitation à aimer nos frères et sœurs, le commandement nouveau que Jésus donne à ses disciples, et que nous rappellent l'évangile et  la deuxième lecture, n’est autre chose que de vivre dans le concret l’amour reçu de Dieu, l'« amour-agapè ».        <br />
              <br />
       Cet amour comme tout amour ne peut rester enfermé dans le cœur des personnes, car l’amour est communicatif. Il se diffuse, il produit des fruits autour de nous parce que Dieu nous a choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis pour que vous portiez du fruit. » Le fruit principal de l'amour c'est la rencontre et l'accueil de tous ceux et celles qui nous entourent, mais aussi de ceux et celles qui sont loin pour diverses raisons. Nous sommes invités, à l'exemple de saint Pierre dans la première lecture, à accueillir à bras ouverts tous ceux et celles que Dieu a déjà rejoints et qui croisent notre chemin comme Corneille, le centurion de l’armée romaine.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques phrases du testament spirituel de Jésus nous ont permis d’aller au cœur de la Révélation chrétienne, celle d’un Dieu qui aime le monde. Jésus, son Fils est rempli de cet amour et il le répand  dans le cœur des personnes qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Les chrétiens se situent dans la ligne directe de l’amour de Dieu, l’amour infini et éternel qui est en Dieu, l’ « amour-agapè ». Ils sont actifs dans les tâches du monde, ouverts aux besoins de leurs frères et sœurs et soucieux des plus démunis et des pauvres. Cette attitude est pour eux une exigence de leur être de personne baptisée renouvelée par l’amour reçu de Dieu dans lequel ils sont entraînés par le Christ Ressuscité.       <br />
              <br />
       Que cette célébration soit comme un moment de pause où nous prenons le temps de goûter ce riche don de l’amour de Dieu en Jésus et en chacun et chacune d‘entre nous. Rendons gloire à Dieu pour ce don que nous n’avons pas mérité,  qui nous dépasse incroyablement et qui se continue tout au cours des âges.        <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie fasse croître en nous l’ « amour-agapè », la « charité  », afin que nous devenions de plus en plus semblables à notre Dieu qui est le Dieu Amour.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 mai 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  1 mai 2018-->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 6e dimanche de Pâques Année B        <br />
       </b>       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Même sur les nations païennes, le don de l’Esprit Saint avait été répandu » (Ac 10, 25-26.34-35.44-48)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Comme Pierre arrivait à Césarée       <br />
       chez Corneille, centurion de l’armée romaine,       <br />
       celui-ci vint à sa rencontre,       <br />
       et, tombant à ses pieds, il se prosterna.       <br />
       Mais Pierre le releva en disant :       <br />
       « Lève-toi.       <br />
       Je ne suis qu’un homme, moi aussi. »       <br />
       Alors Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « En vérité, je le comprends,       <br />
       Dieu est impartial :       <br />
       il accueille, quelle que soit la nation,       <br />
       celui qui le craint       <br />
       et dont les œuvres sont justes. »       <br />
       Pierre parlait encore       <br />
       quand l’Esprit Saint descendit       <br />
       sur tous ceux qui écoutaient la Parole.       <br />
       Les croyants qui accompagnaient Pierre,       <br />
       et qui étaient juifs d’origine,       <br />
       furent stupéfaits de voir que, même sur les nations,       <br />
       le don de l’Esprit Saint avait été répandu.       <br />
       En effet, on les entendait parler en langues       <br />
       et chanter la grandeur de Dieu.       <br />
       Pierre dit alors :       <br />
       « Quelqu’un peut-il       <br />
       refuser l’eau du baptême       <br />
       à ces gens qui ont reçu l’Esprit Saint       <br />
       tout comme nous ? »       <br />
       Et il donna l’ordre de les baptiser au nom de Jésus Christ.       <br />
       Alors ils lui demandèrent       <br />
       de rester quelques jours avec eux.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-10)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       aimons-nous       <br />
       les uns les autres,       <br />
       puisque l’amour vient de Dieu.       <br />
       Celui qui aime est né de Dieu       <br />
       et connaît Dieu.       <br />
       Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu,       <br />
       car Dieu est amour.       <br />
              <br />
       Voici comment l’amour de Dieu       <br />
       s’est manifesté parmi nous :       <br />
       Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde       <br />
       pour que nous vivions par lui.       <br />
       Voici en quoi consiste l’amour :       <br />
       ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,       <br />
       mais c’est lui qui nous a aimés,       <br />
       et il a envoyé son Fils       <br />
       en sacrifice de pardon pour nos péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Comme le Père m’a aimé,       <br />
       moi aussi je vous ai aimés.       <br />
       Demeurez dans mon amour.       <br />
       Si vous gardez mes commandements,       <br />
       vous demeurerez dans mon amour,       <br />
       comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,       <br />
       et je demeure dans son amour.       <br />
       Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,       <br />
       et que votre joie soit parfaite.       <br />
       Mon commandement, le voici :       <br />
       Aimez-vous les uns les autres       <br />
       comme je vous ai aimés.       <br />
       Il n’y a pas de plus grand amour       <br />
       que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.       <br />
       Vous êtes mes amis       <br />
       si vous faites ce que je vous commande.       <br />
       Je ne vous appelle plus serviteurs,       <br />
       car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;       <br />
       je vous appelle mes amis,       <br />
       car tout ce que j’ai entendu de mon Père,       <br />
       je vous l’ai fait connaître.       <br />
       Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,       <br />
       c’est moi qui vous ai choisis et établis       <br />
       afin que vous alliez,       <br />
       que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure.       <br />
       Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,       <br />
       il vous le donnera.       <br />
       Voici ce que je vous commande :       <br />
       c’est de vous aimer les uns les autres. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54516033-41023005.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-B- Le-testament-spirituel-de-Jesus_a1005.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Aug 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 26 août 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes: Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22612084-25237705.jpg?v=1527725038" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Homélie</span>       <br />
              <br />
       Comme nous avons fait plusieurs fois cet été, recherchons le lien que la liturgie invite à faire entre la première lecture et celle de l’évangile. La deuxième lecture quant à elle n’a pas été choisie dans le même but. Elle déroule à la suite des passages des lettres de saint Paul. On y trouve parfois un certain lien avec les deux autres lectures, parfois non.        <br />
              <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans la première lecture tirée du livre de Josué qui raconte une réunion de toutes les tribus d’Israël à Sichem, une phrase m’a frappé : « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur ». Le mot « servir » a plusieurs sens dans le langage courant ainsi que dans l’Ancien Testament dans le Nouveau testament. Il nous servira de fil conducteur pour cette homélie.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les sens du mot servir</span>       <br />
              <br />
       Dans le langage courant, « servir » peut se dire de quelqu'un ou de quelque chose qui nous est utile. On se sert d’un conseiller financier, d’un médecin. On se sert d’un balai, d’un plat, d’un chaudron etc. « Servir » peut aussi nous mettre sur le registre de l’aide et du soutien à des personnes. Je vais aller servir ma grand-mère qui est en résidence d’aînés. Je sers des repas à la Popote roulante. Je sers guide à des jeunes pour leurs devoirs etc. Voilà deux sens du mot « servir » assez courants.       <br />
              <br />
       Dans la Bible on retrouve le même mot, mais avec une connotation religieuse. Dans l’Ancien Testament  d’où est tiré le texte de la première lecture, lorsqu’il est question de servir c’est toujours en référence à Dieu : « servir le Seigneur ».        <br />
              <br />
       L’accent est mis sur l’autre, sur la personne qu’on sert. Il laisse en retrait la personne qui sert pour se fixer sur celle qui est servie. Dans l’Ancien Testament, ce service sera celui de la Gloire de Dieu. Ce sera le service de la grandeur de Dieu, de sa bonté et de son amour. Les « serviteurs » vrais seront ceux et celles qui regardent vers le Seigneur et ses volontés et non du côté de leurs désirs et de leurs attentes à eux et à elles.       <br />
              <br />
       Dans le Nouveau Testament - évangiles et lettres des apôtres - le terme « servir » revient souvent. Il prend un couleur particulière puisque Jésus lui-même se définit comme le « Serviteur par excellence ». Les disciples regarderont vers lui pour apprendre comment être à leur tour des vrais serviteurs. À son exemple, ils deviendront les serviteurs de leurs frères et sœurs. Ainsi le service acquiert une importance particulière dans l’enseignement de Jésus. Il lavera les pieds de ses disciples pour leur enseigner comment le faire à leur tour.       <br />
              <br />
       On le voit, dans la Bible le mot « servir » nous implique toujours dans un réseau de relations personnelles.        <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le choix de marcher derrière Jésus</span>       <br />
              <br />
       Cet arrière-fond porté par le mot « servir » nous permet ce matin de relire la discussion qui est racontée dans l’évangile d’une façon nouvelle. Ce qui est en cause n’est pas seulement un choix de ce qui m’est utile ou profitable, mais une relation personnelle avec Jésus.         <br />
              <br />
       Les auditeurs et les auditrices de Jésus réagissent dans un premier temps avec étonnement devant ses propos, cela se comprend, car Jésus dans ses paroles se présente comme Dieu lui-même, comme celui qui est venu dans le monde pour que Dieu soit présent et incarné. Cette affirmation surprend et déroute. « Cela vous scandalise ? » dit Jésus.        <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas tout, il annonce qu’il participe à la gloire de Dieu lui-même « Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! »       <br />
              <br />
       La réaction d’étonnement fait place bientôt à une forme de refus d’entrer en relation avec ce Jésus si déroutant.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce nouveau Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils acceptent de servir en regardant celui que Dieu envoie. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laisseront désormais inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       Point n’est besoin de délibérer longuement. Ils se rangent du côté de Celui que Dieu envoie et lui jurent une fidélité totale.        <br />
              <br />
       Ce choix est très beau, même si on sait que devant les obstacles et devant la persécution qui amène Jésus sur la croix, ils seront déboussolés. Et pourtant, ce choix ne disparaîtra jamais, et l’Esprit Saint les renouvellera au point que plusieurs d’entre eux donneront leur vie pour servir Jésus jusqu'à la mort.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans la vie, il y a souvent des moments de choix, des étapes où l'on doit non seulement chercher un chemin, mais où l'on doit ouvrir une porte et faire un choix. C’est ce que les disciples ont fait ce matin.       <br />
              <br />
       Nous sommes nous aussi des disciples de Jésus dans le 21e siècle. Nos choix de vie sont présents à chaque jour dans nos occupations de toutes sortes, dans notre famille, dans nos loisirs, dans nos occupations. Est-ce que cette vie qui est la nôtre se laisse interpeller par les paroles de Jésus qui nous arrivent de diverses façons, soit ici à l’église, soit dans des conversations, soit encore dans des événements ? Nous laissons-nous toucher? Reconnaissons-nous qu’elles sont des paroles de vie?       <br />
              <br />
        Ce n'est pas toujours facile, je le sais. Nous sommes comme les disciples qui ont laissé Jésus au moment de la Passion, mais n’abandons pas si facilement, car nous pouvons compter sur sa présence continuelle dans le sacrement de l’Eucharistie, dans son Corps et dans son Sang partagés. Comme nous le faisons ce matin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Retenons en terminant que notre célébration eucharistique - notre messe – est le lieu d’une rencontre personnelle avec Jésus que nous servons. Comme les tribus d’Israël réunies par Josué à Sichem qui promettaient de servir le Seigneur, mettons-nous en état de servir nous aussi en recevant son Envoyé, son Fils bien-aimé, Jésus. C’est lui  que nous prions ensemble. C’est à lui que nous présentons nos besoins et nos demandes. Nous lui offrons nos vies en union avec lui comme hommage et louange à Dieu de qui nous les tenons.        <br />
              <br />
       Ainsi chaque dimanche est un moment où nous venons servir le Seigneur en union avec Jésus le Serviteur parfait présent au milieu de nous par sa Parole et par son Corps et son Sang.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       21  août 2018       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <!--Idées       <br />
              <br />
        Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas.       <br />
              <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur.        <br />
              <br />
        Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
              <br />
        Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
              <br />
       Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu.        <br />
              <br />
       ----------------       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       </style>       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
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       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Moi-et-les-miens-nous-voulons-servir-le-Seigneur_a849.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)</title>
   <pubDate>Tue, 14 Jun 2016 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de cette desserte. Textes : Zacharie 12, 1-11, 13, 1, Galates 3, 26-29 et Luc 9, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471691-15194964.jpg?v=1463406530" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)" />
     </div>
     <div>
      « Pour vous qui suis-je? » Saint Pierre répond à Jésus qu’il est celui en qui ils ont mis leur confiance : le «  Messie de Dieu » celui qui sauve auquel ils peuvent se fier pour tout, en lui abandonnant leurs vies. Mais Jésus lui répond que ce n’est pas si facile que ça de s’abandonner, faire confiance, cela amène des choix, des renoncements. C'est le cas pour Jésus.       <br />
       <!--N’est-ce pas ce qu’on peut constater dans nos vies et autour de nous?       <br />
       Je l’ai constaté de façon particulière en accompagnant un ami prêtre de 45 ans qui avait été notifié que son cancer de la rate le condamnait. Le médecin lui a donné alors un an. Je le voyais baisser continuellement. Au cours de mes visites, il me disait que c’était bien difficile de faire confiance, de s’abandonner à la volonté de Dieu. Lui qui avait été longtemps aumônier dans un hôpital où avait encouragé bien des gens se sentait démuni. Il avait de la misère à mettre en pratique ce qu’il disait aux autres quand il était aumônier d’hôpital.-->       <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un modèle d'abandon</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le Jésus que les apôtres découvrent sur les chemins de la Galilée, nous voyons quelqu’un qui avance sur  sa route en prévoyant que tout ne sera pas facile. Il s’abandonne. Il donne sa vie en sachant qu’il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup avant d’entrer dans la gloire.  « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup ».       <br />
              <br />
       Il se rend disponible à sa mission, une mission qui le conduira jusqu’à la croix. Il témoigne que celui qui perd sa vie, la sauve en la remettant totalement Dieu, ce qui n'est pas toujours facile.        <br />
              <br />
       Même pour Jésus, la peur et la crainte de tout perdre lui ont fait suer des sueurs de sang le soir du Jeudi Saint dans son agonie au jardin des Oliviers dit Gethsémani. Mais, sa prière qui se faisait ardente lui faisait dire « Si c'est possible que ce calice s'éloigne de moi, mais que ta volonté soit faite. »        <br />
              <br />
       Et Jésus, après le baiser de Judas est allé jusqu'au bout comme un Serviteur souffrant qui donne sa vie pour ses frères et sœurs afin qu'ils soient réconciliés pour toujours avec Dieu.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un engagement</span>        <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite à regarder ce que Jésus est pour nous.  Sommes-nous sur la même longueur d’onde que saint Pierre ?.       <br />
               <br />
       « Qui suis-je pour vous? » nous demande Jésus. « Voulez-vous me faire confiance comme moi j’ai fait confiance à mon Père? » « Voulez-vous marcher à ma suite? »        <br />
              <br />
       C’est une question qui demande une réponse personnelle. Cette réponse Jésus en indique ici la couleur particulière. Elle est une suite, une imitation qui demande de « prendre sa croix chaque jour », de « perdre sa vie ». Ces mots très forts ne sont pas déplacés ici car ils nous invitent à la seule attitude possible si nous voulons nous mettre sur les traces de Jésus, c’est celle de l’abandon confiant comme celui d’un enfant dans les bras de son père. Elle se résume dans deux mots « faire confiance ».       <br />
              <br />
       Faire confiance       <br />
       - c'est faire un choix clair de la personne de Jésus sur qui on s'appuie       <br />
       - c'est continuer malgré les difficultés et les imprévus       <br />
       - c'est garder la foi même si on ne comprend pas toujours       <br />
       - c'est se laisser aimer       <br />
       - c'est recevoir les dons de Dieu avec action de grâces.       <br />
              <br />
       III–<span style="font-style:italic"> Prière d’abandon</span>       <br />
              <br />
       Faire confiance, être de plus en plus capables de dire avec nos coeurs et nos gestes cette merveilleuse prière du bienheureux Charles de Foucauld, ermite missionnaire dans le désert du Sahara, une prière qui dit tout sur l'abandon de façon simple et que nous pouvons essayer de mettre en pratique dans nos vies.        <br />
              <br />
       La voici :       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie où Jésus se rend présent par son Corps et son Sang soit pour nous une ouverture vers une confiance toujours plus grande en celui  qui est le « Messie d Dieu » : la Voie, la Vérité et la VIe.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 juin 2016       <br />
              <br />
       Félicitations à tous les papas en cette fête des Pères 2016 !       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--« Pour vous qui suis-je? ». Saint Pierre répond à Jésus qu’il est celui en qui ils ont mis leur confiance : le «  Messie de Dieu », celui qui sauve, celui auquel ils peuvent se fier pour tout, en lui abandonnant leurs vies. Mais Jésus lui répond que ce n’est pas si facile que ça de s’abandonner, de faire confiance, cela amène des choix, des renoncements. Et il donne des exemples.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un témoignage</span>       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qu’on peut constater dans nos vies et autour de nous?       <br />
              <br />
       Je l’ai constaté de façon particulière en accompagnant un ami prêtre de 45 ans à qui on avait annoncé  que son cancer de la rate le condamnait définitivement. Le médecin lui avait donné alors un an. Je le voyais baisser continuellement. Au cours de mes visites, il me disait que c’était bien difficile de faire confiance, de s’abandonner à la volonté de Dieu. Lui qui avait été longtemps aumônier dans un hôpital où il avait encouragé bien des gens se sentait démunis. Il avait de la misère à mettre en pratique ce qu’il disait aux autres quand il était aumônier d’hôpital.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un modèle</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le Jésus que les apôtres découvrent sur les chemins de la Galilée, nous voyons quelqu’un qui avance sur  sa route en prévoyant que tout ne sera pas facile. Il s’abandonne. Il donne sa vie en sachant qu’il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup avant d’entrer dans la gloire.       <br />
              <br />
       C’est ainsi qu’il se rend disponible à sa mission, une mission qui le conduira jusqu’à la croix. Il témoigne que celui qui perd sa vie, la sauve en la remettant totalement Dieu, ce qui n'est pas toujours facile. Même pour Jésus, la peur et la crainte de tout perdre lui ont fait suer des sueurs de sang le soir du Jeudi Saint dans son agonie au jardin des Oliviers dit Gethsémani. Mais, sa prière qui se faisait ardente lui faisait dire « Si c'est possible que calice s'éloigne de moi, mais que ta volonté soit faite. » Et Jésus, après le baiser de Judas est allé jusqu'au bout comme un Serviteur souffrant qui donne sa vie pour ses frères et soeurs afin qu'ils soient réconciliés pour toujours avec Dieu        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un engagement</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite à regarder ce que Jésus est pour nous. Sommes-nous sur la même longueur d’onde que saint Pierre ?       <br />
              <br />
       « Qui suis-je pour vous ? » nous demande Jésus. « Voulez-vous me faire confiance comme moi j’ai fait confiance à mon Père ? » « Voulez-vous marcher à ma suite ? »        <br />
              <br />
       C’est une question qui demande une réponse personnelle. Cette réponse Jésus en indique ici la couleur particulière. Elle est une suite, une imitation de Jésus  qui demande de « prendre sa croix chaque jour », de « perdre sa vie ». Ces mots très forts ne sont pas déplacés ici car ils nous invitent à la seule attitude possible si nous voulons nous mettre sur les traces de Jésus. Cette attitude se résume dans deux mots : « faire confiance ».       <br />
              <br />
              <br />
       Faire confiance :        <br />
       - c’est faire un choix clair de la personne de Jésus sur qui on s’appuie       <br />
       - c’est continuer malgré les difficultés et les imprévus,       <br />
       - c’est garder la foi même si on ne comprend pas  toujours       <br />
       - c'est se fier à la personne de Jésus totalement        <br />
       - c'est se laisser aimer       <br />
       - c'est recevoir les dons de Dieu avec action de grâces       <br />
              <br />
       Faire confiance c’est redire avec nos cœurs et nos gestes cette merveilleuse prière du bienheureux <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld</a>, ermite missionnaire dans le désert du Sahara :       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie où Jésus se rend présent par son Corps et son Sang soit pour nous une ouverture vers une confiance toujours plus grande en celui qui est le « Messie de Dieu » :  la Voie, la Vérité et la Vie.        <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9471691-15194964.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-grace-de-la-foi-confiante-Luc-9-18-24_a716.html</link>
  </item>

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