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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:09:50+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année A le 11 juin 2023. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72201742-50248987.jpg?v=1683635121" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle. Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. La nourriture spirituelle que Dieu donne et que la « manne » dans le désert annonce c'est Jésus lui-même, son Corps et son Sang. Écoutons Jésus.       <br />
              <br />
       « Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Je suis le Pain de vie. Celui qui me mange vivra éternellement ».        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Le Corps crucifié et le Sang versé deviennent  la nourriture de nos vies.        <br />
              <br />
       « Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang » écrit saint Thomas d'Aquin dans la séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> , Et il explique : «  Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce. »       <br />
              <br />
       C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui,  se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
               <br />
       III– <span style="font-style:italic">Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 juin 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 13 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72201742-50248987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-Nous-avons-tous-part-a-un_a1123.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-26917277</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C  « Tu m’as formé un corps »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Dec 2018 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 décembre 2018. Textes de l'Écriture : Michée 5, 1-4a, Hébreux 10, 5-10 et Luc 1, 39-45. Voir texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26917277-27400428.jpg?v=1540499718" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C  « Tu m’as formé un corps »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C  « Tu m’as formé un corps »" />
     </div>
     <div>
      Le calendrier fait que cette année le 4e dimanche de l’Avent se retrouve très près de la fête de Noël. Dans la soirée de mardi nous aurons la messe de minuit. Les sentiments se bousculent dans nos cœurs à mesure que Noël approche. Laissons-les grandir à l’école de deux mamans que nous présente l’évangile de ce matin.        <br />
              <br />
       Commençons par cette rencontre décrite par le texte de l’évangile qu’on appelle la Visitation, puis nous nous arrêterons un moment ensuite à la deuxième lecture qui nous donne la clé du Mystère de Noël que nous nous apprêtons à célébrer.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La Visitation : une rencontre inspirante</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous montre Marie qui se hâte vers sa cousine Élisabeth qui, à un âge avancé, est elle aussi enceinte. Cette hâte qui est soulignée mérite de retenir notre attention. Elle donne une image des plus intéressantes de Marie. On y voit son attention qui se porte vers sa cousine dans une geste d’amour et de tendresse. Elle se met en route.        <br />
              <br />
       Une sainte de la Nouvelle-France, sainte Marguerite Bourgeois, née à Troyes en France, en 1620, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, première communauté religieuse féminine non cloîtrée en Amérique du Nord, a mis cette scène de la Visitation au cœur de sa spiritualité et de celle de ses filles. Elle la traduit par l’expression  « la Vie voyagère » de la Vierge Marie.        <br />
              <br />
       Inspirée par cette lecture originale du déplacement de Marie vers sa cousine Élisabeth, elle en fait le socle de la mission de ses filles. Cela peut s’appliquer aussi  à tous les disciples de Jésus qui qu’ils ou qu'elles soient. « Pour Marguerite Bourgeoys la Visitation parle d’apostolat. C’est une démarche ‘ vers le prochain’; une marche ‘ en hâte’, selon l’évangile de Luc. C’est une inspiration pour le service prompt et désintéressé. » (cf. Louise Côte CND sur le site internet de la congrégation à la rubrique Spiritualité).        <br />
              <br />
       « La Vie voyagère » c’est aussi la louange et l’action de grâces. « Tour à tour, Élisabeth et Marie chantent la gloire du Seigneur et la gratitude qui les habite. Le Mystère de la Visitation invite donc à la prière de louange et d’action de grâce devant les merveilles de Dieu et les grâces accordées aux humains qu’Il aime ». (Ibidem)       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce mystère de la Visitation qui nous est raconté simplement ce matin est d’une grande richesse. Il nous incite à notre tour à aller vers les autres et à savoir louer Dieu pour ce qu’il réalise pour nous et pour notre Église aujourd’hui.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le fruit de tes entrailles est béni</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant au passage de la<span style="font-style:italic"> Lettre aux Hébreux</span> que nous présente la deuxième lecture. Ce passage que j’aime beaucoup et qui m’a inspiré dans ma vie de prêtre vient donner une profondeur encore plus grande à cette rencontre de Marie et d’Élisabeth, à cette Visitation, parce que le texte y présente en quelque mots l’essentiel du mystère de l’Incarnation qui s’accomplit dans le sein de Marie.        <br />
              <br />
       « En entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. » écrit l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span>. C’est ça le mystère de l’Incarnation.  Dieu qui se fait humain, l’un de nous, qui se laisse former un corps par une jeune femme qui lui donnera son amour, son sang, son cœur.        <br />
              <br />
       Dans cette mission, cette jeune femme, Marie, comme jeune mère enceinte, sent le besoin d'être accompagnée. Elle rejoint sa cousine qui elle aussi vit quelque chose de semblable. En la voyant Élisabeth s’écrie : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »        <br />
              <br />
       L’enfant qu’Élisabeth porte dans sein tressaille car elle porte un enfant qui sera, selon les paroles  de l’ange à son mari, Zacharie, le Précurseur du Sauveur. « Car, écrit saint Luc, il sera grand  devant le Seigneur...<!--. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; --> il marchera devant, en présence du Seigneur ». (Luc 1, 15-17) Il indiquera à ses disciples  que Jésus est celui qu'annonçait le prophète Michée dans le passage qui a été lui à la deuxième lecture : « Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël ».  Nous sommes l'Israël nouveau, le Peuple de Dieu à qui Dieu donne son Fils.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Un des messages à retenir aujourd’hui des textes des lectures proposées, je pense, c’est de ne pas avoir peur de vivre la réalité charnelle de notre foi qui n’est pas seulement une croyance à des idées, des dogmes ou à des écritures. Notre foi est la reconnaissance de Dieu dans la chair de Jésus, son Fils donné au monde . «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jean 3, 16).        <br />
              <br />
       Préparons-nous à célébrer ce don de son Fils que nous fait Dieu le Père et écoutons les signes de sa présence. Il nous en fait, comme lorsque encore dans le sein de Marie il se présente devant Élisabeth et que l’enfant que celle-ci porte, Jean-Baptiste, tressaille de joie. <!--Comme Jean-Baptiste, laissons la joie nous envahir nous aussi car nous sommes visités par celui qui est le Sauveur du Monde Marie porte dans son sein. --> Soyons assurés que le mystère de la Visitation, de « la Vie voyagère », de Marie continue de se vivre aujourd’hui. Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin pour rencontrer des gens qui attendent une présence, un mot, une aide, un encouragement. C’est le regard tourné vers ces deux mamans présentées par saint Luc aujourd’hui que nous trouverons l’élan et l’inspiration nécessaires pour aller sur nos chemins.        <br />
              <br />
       Ces chemins sont bien différents de ceux de Marie et Élisabeth. Ils le sont pour chaque personne. Mais ils ont en commun qu’ils sont toujours des chemins de rencontre où celui que Marie a porté se fait pour nous Parole vivante et concrète dès aujourd’hui<!-- et pour toujours-->.  Ainsi nous sommes invités à  « obéir » à la Parole de Dieu comme le propose le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span> pour  ce 4e dimanche de l'Avent dans la thématique générale du temps de l'Avent 2018 « Que devons-nous faire ? »         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe préparatoire à celle de Noël dans quelques jours seulement nous fasse déjà entrer dans le mystère de Noël et que Marie et Élisabeth nous accompagnent pour accueillir Celui qui vient, qui est venu et qui viendra.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval</span>       <br />
               <br />
       18  décembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
              <br />
              <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
              <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
              <br />
        Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu se fait chair       <br />
       -->       <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 4e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Michée       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
           Mais Dieu livrera son peuple       <br />
       jusqu’au jour où enfantera...       <br />
       celle qui doit enfanter,       <br />
       et ceux de ses frères qui resteront       <br />
       rejoindront les fils d’Israël.       <br />
           Il se dressera et il sera leur berger       <br />
       par la puissance du Seigneur,       <br />
       par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.       <br />
       Ils habiteront en sécurité,       <br />
       car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,       <br />
           et lui-même, il sera la paix !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
              <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
           Tu n’as pas agréé les holocaustes       <br />
       ni les sacrifices pour le péché ;       <br />
           alors, j’ai dit :       <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
           Le Christ commence donc par dire :       <br />
       Tu n’as pas voulu ni agréé       <br />
       les sacrifices et les offrandes,       <br />
       les holocaustes et les sacrifices pour le péché,       <br />
       ceux que la Loi prescrit d’offrir.       <br />
           Puis il déclare :       <br />
       Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.       <br />
       Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.       <br />
           Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,       <br />
       par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,       <br />
       une fois pour toutes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur :       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/26917277-27400428.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>« Debout, la mère des douleurs..» :  homélie pour la fête de Notre-Dame des douleurs</title>
   <pubDate>Mon, 14 Sep 2015 20:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux aspirants et candidats au diaconat permanent de Québec en la fête de Notre-Dame des douleurs au Séminaire de Québec le 15 septembre 2007 par Mgr Hermann Giguère P. H. conseiller épiscopal pour la formation initiale des futurs diacres permanents et Supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Hébreux 5, 7-9 et Jean 19, 25-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/723862-885013.jpg?v=1289459900" alt="« Debout, la mère des douleurs..» :  homélie pour la fête de Notre-Dame des douleurs" title="« Debout, la mère des douleurs..» :  homélie pour la fête de Notre-Dame des douleurs" />
     </div>
     <div>
      <!--Reprise en 2015. -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Debout, la Mère des douleurs Près de la croix était en pleurs  Quand son Fils pendait au bois »</span>        <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, cette traduction française de la première strophe du « Stabat mater dolorosa » situe le cadre de notre méditation d'aujourd'hui. Elle  reprend poétiquement le texte de l'évangile de Jean que nous venons d'entendre. Cette scène si forte inspire l'auteur de l'Épître aux Hébreux dont la liturgie a retenu un court passage qui inspirera mes réflexions.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Un nouvel enfantement</span>       <br />
              <br />
       L'auteur de l'Épître aux Hébreux  fait dire au Christ un peu plus loin dans sa méditation : « ...tu m'as façonné un corps... Voici, je suis venu pour faire ta volonté » (Hébreux 10, 5.9).        <br />
              <br />
       Ce corps reçu de Dieu c'est lui que contemple au pied de la croix la Mère de Jésus, Marie femme de Cléophas, Marie-Madeleine et l'apôtre Jean. Ce corps déchiré et meurtri marque la perfection de l'accomplissement de la volonté de Dieu. "Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel» (Hébreux 5, 9). Le Serviteur souffrant donne sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       Ce corps lacéré, à bout de souffle, défiguré, c'est celui que Marie a formé dans sa chair pendant neuf mois. Elle est là. C'est elle-même qui est sur la Croix. Une mère peut-elle voir son enfant ainsi traité sans en ressentir une douleur extrême, sans devenir une «mère en douleur»? Elle participe à un nouvel enfantement.        <br />
              <br />
       C'est en ces moments que s'accomplit le chant des anges à Bethléem: « Un enfant vous est né. Un sauveur vous est donné ».  C'est en ces moments que le fils de Marie devient  le Sauveur d'une multitude de frères et de soeurs, que l'amour de Dieu vient à la rencontre de l'humanité par le Corps et le Sang versé de celui qui est sur la croix. De ce corps transpercé par la lance du soldat sortiront du sang et de l'eau. De ce corps naîtra un peuple nouveau, une foule immense des quatre coins de la terre.       <br />
              <br />
       Voilà la beauté de cette scène de l'évangile que nous venons de lire. Oui! au pied de la Croix la Mère des douleurs devient la Mère de l'Église, de ce peuple nouveau des baptisés. « Femme, voici ton fils ».        <br />
              <br />
       C'est pourquoi, l'Église nourrit depuis les temps anciens une telle dévotion à Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Église. « Voici ta mère ».       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Toujours vivant, le Christ ne meurt plus</span>       <br />
              <br />
       Ce n'est pas tout. Ce corps battu par les lanières des fouets, crucifié, percé par la lance, celui du Sauveur qui a été l'instrument dont celui-ci s'est servi pour accomplir la volonté de Dieu jusqu'au bout est sorti du tombeau. Le Christ est ressuscité.Il est devenu puissant pour nous sauver. « Il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel» (Hébreux 5, 9).       <br />
              <br />
       Naissance dans la douleur au pied de la Croix, naissance dans la gloire de Pâques où le Christ s'est levé du tombeau. Désormais le Christ est vivant et il ne meurt plus.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'à chaque Eucharistie que nous célébrons en assemblée autour de la Croix associés à Marie et aux témoins qui se tenaient sur le Golgotha, nous tenons en nos mains, nous partageons et nous mangeons le Corps du Christ. Et nous pouvons dire en vérité et en souhaitant que cela s'inscrive de plus en plus profondément dans nos vies : « Ô Christ, tu m'as donné et façonné par cette Eucharistie ton Corps meurtri et ressuscité... Voici que je viens, comme toi, faire la volonté du Père qui n'a d'autre volonté que celle que toute l'humanité soit sauvée.»        <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie  où nous nous tenons comme la Mère des douleurs au pied de la croix, demandons au Seigneur de le faire comme Marie dans l'abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre, p.h.       <br />
       Le 15 septembre 2007       <br />
              <br />
              <br />
       Le titre de cette homélie est une traduction des premiers vers de l'hymne « Stabat mater dolorosa ». En voici le texte latin complet ainsi qu'une traduction française.        <br />
              <br />
       Sur cette belle prière du « Stabat mater »  le site le plus complet est en anglais et d'une richesse incroyable. Tout y est. L'adresse du site est <a class="link" href="http://www.stabatmater.info/index1.html">http://www.stabatmater.info/index1.html</a>       <br />
              <br />
       <a name="stabat"></a>       <br />
       Compte tenu de ses nombreuses variantes nous donnons ici le texte latin "canonique" d'origine et une traduction française officielle de l'Église.       <br />
              <br />
       TEXTE LATIN       <br />
              <br />
       Stabat mater dolorosa       <br />
       juxta crucem lacrimosa       <br />
       dum pendebat Filius.       <br />
               <br />
       Cujus animam gementem       <br />
       constristatam et dolentem       <br />
       pertransivit gladius.       <br />
              <br />
       O quam tristis et afflicta       <br />
       fuit illa benedicta       <br />
       mater Unigenti.       <br />
              <br />
       Quae maerebat et dolebat       <br />
       pia mater dum videbat       <br />
       nati poenas incliti       <br />
              <br />
       Quis est homo qui non fleret       <br />
       matrem Christi si videret       <br />
       in tanto supplicio?       <br />
              <br />
       Quis non posset contristari       <br />
       Christi matrem contemplari       <br />
       dolentem cum Filio?       <br />
              <br />
       Pro peccatis suae gentis       <br />
       vidit Jesum in tormentis       <br />
       et flagellis subditum.       <br />
              <br />
       Vidit suum dulcem natum       <br />
       moriendo desolatum       <br />
       dum emisit spiritum.       <br />
              <br />
       Eia Mater, fons amoris,       <br />
       me sentire vim doloris       <br />
       fac ut tecum lugeam.       <br />
              <br />
       Fac ut ardeat cor meum       <br />
       in amando Christum Deum       <br />
       ut sibi complaceam.       <br />
              <br />
       Sancta Mater, istud agas,       <br />
       crucifixi fige plagas       <br />
       cordi meo valide.       <br />
              <br />
       Tui nati vulnerati       <br />
       tam dignati pro me pati       <br />
       paenas mecum divide.       <br />
              <br />
       Fac me vere tecum flere       <br />
       crucifixo condolere       <br />
       donec ego vixero.       <br />
              <br />
       Juxta crucem tecum stare       <br />
       et me sibi sociare       <br />
       in planctu desidero.       <br />
              <br />
       Virgo virginum praeclara       <br />
       mihi jam non sis amara       <br />
       fac me tecum plangere.       <br />
              <br />
       Fac ut portem Christi mortem       <br />
       passionis fac consortem       <br />
       et plagas recolere.       <br />
              <br />
       Fac me plagis vulnerari       <br />
       fac me cruce inebriari       <br />
       et cruore Filii.       <br />
              <br />
       Flammis ne urar succensus       <br />
       per te Virgo sim defensus       <br />
       in die judicii.       <br />
              <br />
       Christe,cum sit hinc exire,       <br />
       da per matrem me venire       <br />
       ad palmam victoriae.       <br />
              <br />
       Quando corpus morietur       <br />
       fac ut animae donetur       <br />
       paradisi gloria.       <br />
              <br />
              <br />
       TEXTE FRANÇAIS       <br />
              <br />
       Debout, la mère des douleurs       <br />
       Près de la croix était en pleurs       <br />
       Quand son Fils pendait au bois.        <br />
              <br />
       Alors, son âme gémissante       <br />
       Toute triste et toute dolente       <br />
       Un glaive la transperça.       <br />
              <br />
       Qu'elle était triste, anéantie,       <br />
       La femme entre toutes bénie,       <br />
       La Mère du Fils de Dieu!       <br />
              <br />
       Dans le chagrin qui la poignait,       <br />
       Cette tendre Mère pleurait       <br />
       Son Fils mourant sous ses yeux.       <br />
              <br />
       Quel homme sans verser de pleurs       <br />
       Verrait la Mère du Seigneur       <br />
       Endurer si grand supplice?       <br />
              <br />
       Qui pourrait dans l'indifférence       <br />
       Contempler en cette souffrance       <br />
       La Mère auprès de son Fils?       <br />
              <br />
       Pour toutes les fautes humaines,       <br />
       Elle vit Jésus dans la peine       <br />
       Et sous les fouets meurtri.       <br />
              <br />
       Elle vit l'Enfant bien-aimé       <br />
       Mourir tout seul, abandonné,       <br />
       Et soudain rendre l'esprit.       <br />
              <br />
       O Mère, source de tendresse,       <br />
       Fais-moi sentir grande tristesse       <br />
       Pour que je pleure avec toi.       <br />
              <br />
       Fais que mon âme soit de feu       <br />
       Dans l'amour du Seigneur mon Dieu:       <br />
       Que je lui plaise avec toi.       <br />
              <br />
       Mère sainte, daigne imprimer       <br />
       Les plaies de Jésus crucifié       <br />
       En mon cœur très fortement.       <br />
              <br />
       Pour moi, ton Fils voulut mourir,       <br />
       Aussi donne-moi de souffrir       <br />
       Une part de ses tourments.       <br />
              <br />
       Pleurer en toute vérité       <br />
       Comme toi près du crucifié       <br />
       Au long de mon existence.       <br />
              <br />
       Je désire auprès de la croix       <br />
       Me tenir, debout avec toi,       <br />
       Dans ta plainte et ta souffrance.       <br />
              <br />
       Vierge des vierges, toute pure,       <br />
       Ne sois pas envers moi trop dure,       <br />
       Fais que je pleure avec toi.       <br />
              <br />
       Du Christ fais-moi porter la mort,       <br />
       Revivre le douloureux sort       <br />
       Et les plaies, au fond de moi.       <br />
              <br />
       Fais que ses propres plaies me blessent,       <br />
       Que la croix me donne l'ivresse       <br />
       Du sang versé par ton Fils.       <br />
              <br />
       Je crains les flammes éternelles;       <br />
       O Vierge, assure ma tutelle       <br />
       A l'heure de la justice.       <br />
              <br />
       O Christ, à l'heure de partir,       <br />
       Puisse ta Mère me conduire       <br />
       A la palme de la victoire.       <br />
              <br />
       A l'heure où mon corps va mourir,       <br />
       A mon âme fais obtenir       <br />
       La gloire du paradis.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/723862-885013.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Debout-la-mere-des-douleurs-homelie-pour-la-fete-de-Notre-Dame-des-douleurs_a133.html</link>
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