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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:24:56+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 10 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 15 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602475-57034343.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens `. Ce sens c'est de la vivre (la perdre) ``à cause de moi et de l'Évangile``. Jésus ici invite à faire des choix et de à mettre à la base de ceux-ci l'Évangile dont les Béatitudes sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux,  nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018 et 7 septembre 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Mar 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du Carême (Année A) 19 mars 2023. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238277-49012639.jpg?v=1675690497" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »" />
     </div>
     <div>
      En ce 4e dimanche du Carême, la liturgie continue de nous proposer une catéchèse sur le baptême. Ce matin c’est le miracle de la guérison de l’aveugle-né dont nous avons écouté le récit très coloré et très théâtral.  Comme tous les miracles de Jésus celui-ci est un signe. Le récit qui en est fait est assez long et il est difficile de commenter des textes aussi longs que celui-ci. Dans une homélie, il faut veiller à en rechercher l’application pour aujourd’hui. C’est ce que nous allons faire en suivant le parcours que l’aveugle-né a suivi pour arriver à dire « Je crois, Seigneur ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le contexte de l’action : des ténèbres à la lumière</span>       <br />
              <br />
       L’aveugle-né enfermé dans sa cécité depuis sa naissance représente l’humanité refermée sur elle-même par le mal et par le péché d’Adam.        <br />
              <br />
       Pour saint Ambroise, Jésus qui est la lumière du monde amène cette lumière au sein de la boue avec laquelle il guérit l'aveugle, image de la boue dont se sert son Père afin de créer l'Homme dans le livre de la Genèse. Le Christ envoie l'aveugle se laver. Ce geste devient ainsi  le signe du baptême, sacrement par lequel Dieu donne sa lumière à l'humanité qui la réclame à grands cris.  Par la guérison de l'aveugle-né, Jésus donne la vue aux aveugles que nous sommes.       <br />
              <br />
       L’humanité sortie de Dieu dans toute sa beauté a été corrompue par l’Adversaire de Dieu, Satan, en se laissant dévier de ce qu’elle est dans la pensée et l’amour de Dieu. Créature intelligente, la personne humaine a été dotée de la liberté par Dieu, une liberté qui lui permet de sortir des ténèbres et de voir la lumière qui est en elle par la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle passe de la cécité intérieure à la lumière intérieure de l’amour de Dieu pour les personnes qui comme l’aveugle-né crient vers lui. Jésus vient ouvrir les yeux du cœur. Il fait découvrir l’Autre qui est Dieu et l’autre que sont nos frères et sœurs. L’illumination intérieure se traduit par un regard extérieur renouvelé.  C’est ce que les pharisiens se refusent à faire.       <br />
              <br />
       C’est ce que les futurs baptisés font ce matin dans une cérémonie qu’on appelle un scrutin (voir note à la fin). C’est ce que nous sommes invités à faire nous aussi : « Sortir de nos ténèbres et laisser entrer la lumière du Christ en nous ». Certes nous l’avons déjà fait, mais il faut continuellement le refaire. Le temps du Carême à chaque année est là pour cela.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La scène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à l’aveugle-né. Les yeux de l’aveugle-né s’ouvrent comment?        <br />
              <br />
       Par des gestes que Jésus fait et des paroles qu’il dit. Jésus fait de la boue, il la met sur les  yeux de l’aveugle et il lui dit « Va te laver à la piscine de Siloé. » L’aveugle se laisse appliquer la boue sur les yeux et il entend les paroles de Jésus. Ces paroles sont celles du Messager de Dieu, du Fils de Dieu, qui en l’envoyant à la piscine de Siloé le recrée, le refait,  lui donne la vie en plénitude. Dieu fait irruption dans sa vie et le bouscule.       <br />
               <br />
       Une fois sa vision retrouvée, l’aveugle-né est confronté à l’incrédulité des autorités : les pharisiens qui le questionnent et ne croient pas à son témoignage. Enfermés dans leurs lois et leurs règlements ils refusent de voir l’action de Dieu dans cet homme.       <br />
               <br />
       Voir n’est pas seulement une fonction physique. Voir c’est aussi une  vision spirituelle, une vision qui envahit le cœur et l’intelligence.  C’est ce qui se produit dans le Baptême chrétien qu’on appelait  dans les premiers siècles de l’Église une « illumination » .       <br />
              <br />
       Comme à l’aveugle-né, Jésus me demande : « Crois-tu au Fils de l’homme ? ». Et si je lui dis : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus me répondra: « Tu le vois, et c’est lui qui te parle ».  À l’exemple de l’aveugle-né, comme baptisés, nous sommes invités à refaire notre profession de foi en disant nous aussi « Je crois, Seigneur ! ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic">L’illumination de la foi</span>       <br />
               <br />
       La foi n’est pas d’abord un ensemble de dogmes et de vérités à croire (bien qu’elle en contienne plusieurs), mais, avant tout, elle est la rencontre et l’adhésion à une personne à qui je fais confiance totalement. Cette personne c’est Jésus. Il l’affirme clairement au début de notre évangile lorsqu’il dit « aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (verset 5).        <br />
              <br />
       Que faisons-nous de cette lumière, de cette « illumination » ?        <br />
              <br />
       Nous sommes renvoyés à notre liberté reçue de Dieu dans sa création de l’humanité. C’est grâce à un choix libre accessible à tous et à toutes  que nous pouvons recevoir la lumière, l'«illumination» en ouvrant notre cœur à celui est la « vraie Lumière » et en croyant en lui.        <br />
              <br />
       Les pharisiens ont refusé Jésus et ils sont carrément condamnés. « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » demandent-ils à Jésus. Et Jésus leur répond : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure ». En d’autres termes : « Si vous reconnaissiez vos ténèbres et votre besoin d’illumination intérieure, vous seriez comme des gens en recherche, mais lorsque vous dites ‘nous voyons', vous fermez la porte à toute recherche et à toute écoute, vous prenez votre cécité pour de la lumière ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Carême, éclairé par les paroles et les exemples de Jésus que la liturgie nous propose, nous donne une foi encore plus agissante et vivante. À chaque jour, au volant de notre voiture, en bus ou en métro, dans les moments de pause, prenons un moment pour lui dire qu’il est celui qui nous éclaire et que nous désirons le suivre généreusement. Ravivons en nous le don reçu au baptême, cette flamme qui risque parfois d'être étouffée. Nourrissons-la de la prière et de l'amour du prochain       <br />
              <br />
       Personnes limitées, pécheurs, les aveuglements nous guettent toujours, mais nous pouvons compter sur la grâce du Christ pour nous donner ou nous redonner la lumière intérieure qu’il est venu apporter au monde.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 21 mars 2017-->       <br />
              <br />
       ---------------------------------       <br />
              <br />
       Dans le vocabulaire ecclésial, le mot "scrutin" rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.       <br />
              <br />
       Pendant la période du Carême qui est l’ultime préparation au Baptême à la Vigile pascale, l’Église offre aux catéchumènes trois rites pénitentiels que l’on appelle « scrutins ». Le mot évoque le discernement entre la lumière et les ténèbres. Les « appelés » sont invités à la conversion, à se tourner vers le Seigneur pour se voir à sa lumière.       <br />
              <br />
       Le rituel recommande de célébrer ces trois scrutins, solennellement, les 3ème, 4ème et 5ème dimanches de carême où on on a rétabli pour l’année A, les évangiles traditionnels de l’initiation chrétienne : Samaritaine, Aveugle-né, Lazare ressuscité. Les   baptisés ont à vivre cette dimension de conversion avec les catéchumènes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !       <br />
       Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,       <br />
       car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,       <br />
       il se dit :       <br />
       « Sûrement, c’est lui le messie,       <br />
       lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »       <br />
           Mais le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,       <br />
       car je l’ai écarté.       <br />
       Dieu ne regarde pas comme les hommes :       <br />
       les hommes regardent l’apparence,       <br />
       mais le Seigneur regarde le cœur. »       <br />
           Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,       <br />
       et Samuel lui dit :       <br />
       « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »       <br />
           Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « N’as-tu pas d’autres garçons ? »       <br />
       Jessé répondit :       <br />
       « Il reste encore le plus jeune,       <br />
       il est en train de garder le troupeau. »       <br />
       Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « Envoie-le chercher :       <br />
       nous ne nous mettrons pas à table       <br />
       tant qu’il ne sera pas arrivé. »       <br />
           Jessé le fit donc venir :       <br />
       le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.       <br />
       Le Seigneur dit alors :       <br />
       « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »       <br />
           Samuel prit la corne pleine d’huile,       <br />
       et lui donna l’onction au milieu de ses frères.       <br />
       L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           autrefois, vous étiez ténèbres ;       <br />
       maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;       <br />
       conduisez-vous comme des enfants de lumière       <br />
           – or la lumière       <br />
       a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –       <br />
           et sachez reconnaître       <br />
       ce qui est capable de plaire au Seigneur.       <br />
           Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,       <br />
       elles ne produisent rien de bon ;       <br />
       démasquez-les plutôt.       <br />
           Ce que ces gens-là font en cachette,       <br />
       on a honte même d’en parler.       <br />
           Mais tout ce qui est démasqué       <br />
       est rendu manifeste par la lumière,       <br />
           et tout ce qui devient manifeste est lumière.       <br />
       C’est pourquoi l’on dit :       <br />
       Réveille-toi, ô toi qui dors,       <br />
       relève-toi d’entre les morts,       <br />
       et le Christ t’illuminera.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus. !       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Ses disciples l’interrogèrent :       <br />
       « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,       <br />
       pour qu’il soit né aveugle ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.       <br />
       Mais c’était pour que les œuvres de Dieu       <br />
       se manifestent en lui.       <br />
           Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,       <br />
       tant qu’il fait jour ;       <br />
       la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.       <br />
           Aussi longtemps que je suis dans le monde,       <br />
       je suis la lumière du monde. »       <br />
           Cela dit, il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           Et on lui demandait :       <br />
       « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,       <br />
       il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :       <br />
       ‘Va à Siloé et lave-toi.’       <br />
       J’y suis donc allé et je me suis lavé ;       <br />
       alors, j’ai vu. »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Et lui, où est-il ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne sais pas. »       <br />
              <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
           Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Or, les Juifs ne voulaient pas croire       <br />
       que cet homme avait été aveugle       <br />
       et que maintenant il pouvait voir.       <br />
       C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents       <br />
           et leur demandèrent :       <br />
       « Cet homme est bien votre fils,       <br />
       et vous dites qu’il est né aveugle ?       <br />
       Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »       <br />
           Les parents répondirent :       <br />
       « Nous savons bien que c’est notre fils,       <br />
       et qu’il est né aveugle.       <br />
           Mais comment peut-il voir maintenant,       <br />
       nous ne le savons pas ;       <br />
       et qui lui a ouvert les yeux,       <br />
       nous ne le savons pas non plus.       <br />
       Interrogez-le,       <br />
       il est assez grand pour s’expliquer. »       <br />
           Ses parents parlaient ainsi       <br />
       parce qu’ils avaient peur des Juifs.       <br />
       En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord       <br />
       pour exclure de leurs assemblées       <br />
       tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.       <br />
           Voilà pourquoi les parents avaient dit :       <br />
       « Il est assez grand, interrogez-le ! »       <br />
              <br />
           Pour la seconde fois,       <br />
       les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,       <br />
       et ils lui dirent :       <br />
       « Rends gloire à Dieu !       <br />
       Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Est-ce un pécheur ?       <br />
       Je n’en sais rien.       <br />
       Mais il y a une chose que je sais :       <br />
       j’étais aveugle, et à présent je vois. »       <br />
           Ils lui dirent alors :       <br />
       « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Je vous l’ai déjà dit,       <br />
       et vous n’avez pas écouté.       <br />
       Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?       <br />
       Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
           Ils se mirent à l’injurier :       <br />
       « C’est toi qui es son disciple ;       <br />
       nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.       <br />
           Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;       <br />
       mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »       <br />
           L’homme leur répondit :       <br />
       « Voilà bien ce qui est étonnant !       <br />
       Vous ne savez pas d’où il est,       <br />
       et pourtant il m’a ouvert les yeux.       <br />
           Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,       <br />
       mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.       <br />
           Jamais encore on n’avait entendu dire       <br />
       que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.       <br />
           Si lui n’était pas de Dieu,       <br />
       il ne pourrait rien faire. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           Jésus dit alors :       <br />
       « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :       <br />
       que ceux qui ne voient pas       <br />
       puissent voir,       <br />
       et que ceux qui voient       <br />
       deviennent aveugles. »       <br />
           Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui       <br />
       entendirent ces paroles et lui dirent :       <br />
       « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Si vous étiez aveugles,       <br />
       vous n’auriez pas de péché ;       <br />
       mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,       <br />
       votre péché demeure. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
       Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238277-49012639.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-L-aveugle-ne-voir-et-croire_a1110.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 07 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 12 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57381443-42517248.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens. Jésus ici invite à faire les choix qu’il propose et de mettre à la base de ceux-ci les Béatitudes qui sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux, la pandémie du coronavirus Covid19, nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57381443-42517248.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1025.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-51048258</guid>
   <title>Homélie pour Noël 2020 : «  Noël c'est toi! »</title>
   <pubDate>Mon, 21 Dec 2020 19:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de Noël Année B Messe de minuit à la Chapelle du Séminaire de Québec 24 décembre 2020 à 20h. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51048258-39273530.jpg?v=1604159290" alt="Homélie pour Noël 2020 : «  Noël c'est toi! »" title="Homélie pour Noël 2020 : «  Noël c'est toi! »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons devant nous une belle crèche qui comme toute les crèches se veut une représentation de la Nativité de Jésus. On dit que c’est François d’Assise qui a inventé cette façon de faire à Greccio (Italie) en 1223 où on mimait la scène et où il faisait, dit-on, un mouton. Et on a continué.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Représentations actuelles de la Nativité       <br />
       </span>       <br />
       Cette année sur la place St-Pierre à Rome on a érigé une crèche meublée de santons très modernes qui ont suscité des critiques parce qu’on s’éloignait trop de l’image traditionnelle. Et pourtant celle-ci a connu et connaît encore d’innombrables variations. Pensez aux crèches italiennes où toute la vie d’un village est représentée par les divers métiers, par les lieux favoris  autour de Jésus, de sa Mère et de Joseph sans oublier la bœuf et l’âne, les bergers, les moutons, les anges et les rois mages.        <br />
              <br />
       Il y a une représentation numérique que  j’ai vue sur internet où tout ce beau monde est  en costumes d’aujourd’hui et représenté de la façon suivante : le berger est en train de regarder ses messages sur son téléphone intelligent (smart phone) avec à ses côtés un mouton bien emmitouflé comme le sont les caniches en hiver au Québec, un roi mage apparaît sur son gyropode (Segway), Joseph a un genou à terre près de la mangeoire où repose Jésus et il prend un selfie de la scène alors que Marie pose en faisant avec ses doigts de la main droite le signe V pour victoire et dans la main gauche elle tient un verre de café.       <br />
              <br />
       Quelle mise en scène moderne et actuelle me direz-vous ? Il n'est pas si farfelu que ça paraît de présenter la naissance de Jésus de la façon que je viens de vous décrire parce que la naissance de Jésus elle a lieu aujourd'hui encore. Elle a lieu ici ce soir. Elle est un événement qui transcende le temps.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La naissance de Jésus à Bethléem</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui s’est réellement passé historiquement ? Dans l'évangile qu'on vient de lire saint Luc le rappelle avec de nombreux détails. L'événement de la naissance de Jésus a lieu, dira-t-il, au moment où Auguste était empereur et Quirinus gouverneur de Palestine c’est-à-dire en un temps très précis. Et il ajoute que Marie et Joseph ont fait un long voyage pour venir s’inscrire pour un recensement demandé par l’empereur. C’est à ce moment que la jeune Marie enceinte met au monde son fils Jésus comme le lui avait prédit l’ange Gabriel lors de l’Annonciation. Joseph est là car il a décidé de garder Marie comme épouse même si sa grossesse est le fruit de l’action de l’Esprit Saint et non de lui. Saint Luc raconte en détail comment le jeune couple s’est retrouvé dans une grotte qui servait au bétail comme étable parce qu’il n’y avait plus de place à l’auberge, comment des bergers des alentours ont été alertés par le chant des anges et comment ils sont venus se prosterner devant ce nouveau-né. Voilà les faits.       <br />
              <br />
       À partir de ce récit nous pouvons et nous nous devons aujourd’hui d’actualiser cette naissance bien située dans le temps, mais toujours présente comme événement spirituel dans notre mémoire et notre foi. C’est ce que font de façons différentes les représentations de la scène dans les crèches de toutes sortes que nous pouvons voir, notamment dans la  Nativité numérique que je vous ai racontée en commençant mon homélie.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une naissance pour nous aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Ces représentations ne disent pas autre chose que ce que saint Luc nous raconte, mais elles actualisent l'événement de la Nativité de Jésus et le rendent présent dans des images et des représentations tangibles. Il faut ajouter cependant que Noël est plus qu’une représentation, c'est un événement spirituel qui nous rejoint encore aujourd'hui réellement. C’est une invitation qui nous est faite, à tous et à toutes.        <br />
              <br />
       En un mot Noël c’est nous, c’est ce que nous en faisons aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Le pape François l’a exprimé de façon percutante dans un texte de souhaits de Noël que je vous lis sans commentaires en vous invitant à l’écouter attentivement :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Noël, c'est toi quand tu décides de renaître chaque jour et de laisser Dieu pénétrer ton âme.       <br />
              <br />
       Le sapin de Noël, c'est toi quand tu résistes vigoureusement aux vents et aux obstacles de la vie.       <br />
              <br />
       Les décorations de Noël, c'est toi quand tes vertus sont les couleurs qui ornent ta vie.       <br />
              <br />
       La cloche qui sonne Noël, c'est toi quand tu invites à se rassembler, et tentes de réunir.       <br />
              <br />
       Tu es aussi la lumière de Noël quand tu éclaires de ta présence le chemin des autres par ta bonté, ta patience, ta joie et ta générosité.       <br />
              <br />
       Les anges de Noël, c'est toi quand tu chantes au monde un message de paix, de justice et d'amour.       <br />
              <br />
       L'étoile de Noël, c'est toi quand tu conduis quelqu'un à la rencontre du Seigneur.       <br />
              <br />
       Tu es aussi les Rois mages, quand tu offres ce que tu possèdes de mieux sans tenir compte de celui ou celle à qui tu donnes.       <br />
              <br />
       La musique de Noël, c'est toi quand tu conquiers l'harmonie qui est en toi.       <br />
              <br />
       Le cadeau de Noël, c'est toi quand tu te comportes en véritable ami(e), en frère ou sœur, avec tous les êtres humains.       <br />
              <br />
       Les vœux de Noël, c'est toi quand tu pardonnes et rétablis la paix, même si tu souffres.       <br />
              <br />
       Le réveillon de Noël, c'est toi quand tu rassasies de pain et d'espérance le pauvre qui est auprès de toi.       <br />
              <br />
       Tu es la nuit de Noël quand, humble et éveillé(e), tu reçois dans le silence de la nuit le Sauveur du monde sans bruit ni grande célébration; tu es le sourire confiant et tendre de la paix intérieure d'un Noël éternel qui instaure son royaume en toi.       <br />
              <br />
       Joyeux Noël à tous ceux et celles qui se reconnaissent dans l'esprit de Noël.       <br />
              <br />
       </span>Tiré du livre <span style="font-style:italic">L'esprit de Noël : fraternité, tendresse, générosité</span> par le pape François, Michel Lafon, Paris, 2016.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux et chanceuses, qui que nous soyons, malgré les circonstances de la pandémie que nous vivons actuellement, de pouvoir prendre du temps à Noël pour un moment d’ouverture à plus que nous-mêmes. Les rassemblements ne sont pas permis dans plusieurs pays, mais cela n'empêche pas de laisser sortir le meilleur qui est en nous et le faire transparaître autour de nous.       <br />
              <br />
       Noël c’est comme l’annonçait le prophète Isaïe « le peuple qui a vu se lever une grande lumière ». C’est ce qui est arrivé aux bergers et c’est ce qui nous arrive encore aujourd’hui, si nous acceptons de dire comme nous le suggère le pape François « Noël c’est moi », car comme on l'a écrit avec Justesse : « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre ».       <br />
       <!--       <br />
       En ce temps de COVID-19 vous avez sûrement utilisé internet plus souvent  : pour le travail, pour l'épicerie, pour des contacts de famille etc. Vous êtes probablement  sur Facebook? Si oui, vous avez peut-être vu passer une représentation numérique de la Nativité de Jésus qui reconstruit l’image traditionnelle de la crèche. Je vous la décris.       <br />
              <br />
       I – Représentation numérique de la Nativité       <br />
              <br />
       Comme dans toute crèche on retrouve les personnages suivants : Marie et Joseph, le bœuf et l’âne, les bergers, les rois mages et Jésus bien entendu. Dans la représentation numérique ils sont tous en costumes d’aujourd’hui et représentés de la façon suivante : le berger est en train de regarder ses messages sur son téléphone intelligent (smart phone) avec à ses côtés un mouton bien emmitouflé comme le sont les caniches en hiver au Québec, un roi mage apparaît sur son gyropode (Segway), Joseph a un genou à terre près de la mangeoire où repose Jésus et il prend un selfie de la scène alors que Marie pose en faisant avec ses doigts de la main droite le signe V pour victoire et dans la main gauche elle tient un verre de café.       <br />
              <br />
       Quelle mise en scène moderne et actuelle me direz-vous ?       <br />
        La naissance de Jésus est un événement spirituel toujours actuel. Et c'est pour cela qu'il n'est pas si farfelu que ça paraît de présenter la naissance de Jésus de la façon que je viens de vous décrire parce que la naissance de Jésus elle a lieu aujourd'hui encore. Elle a lieu ici ce soir.       <br />
              <br />
       Mais commençons par la naissance historique décrite par saint Luc.       <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La naissance de Jésus à Bethléem</span>       <br />
              <br />
       Dans l'évangile qu'on vient de lire saint Luc rappelle l’événement passé en le situant précisément dans le temps. Il se passe, dira-t-il, au moment où Auguste était empereur et Quirinus gouverneur de Palestine c’est-à-dire en un temps très précis. Et il ajoute que Marie et Joseph ont fait un long voyage pour venir s’inscrire pour un recensement demandé par l’empereur. C’est à ce moment que la jeune Marie enceinte met au monde son fils Jésus comme le lui avait prédit l’ange Gabriel lors de l’Annonciation. Joseph est là car il a décidé de garder Marie comme épouse même si sa grossesse est le fruit de l’action de l’Esprit Saint et non de lui. Saint Luc raconte en détail comment le jeune couple s’est retrouvé dans une grotte qui servait au bétail comme étable parce qu’il n’y avait plus de place à l’auberge, comment des bergers des alentours ont été alertés par le chant des anges et comment ils sont venus se prosterner devant ce nouveau-né.       <br />
              <br />
       À partir de ce récit nous pouvons aujourd’hui actualiser cette naissance historique bien située dans le temps, mais toujours présente comme événement spirituel dans notre mémoire et notre foi. C’est ce que fait de façon actuelle la représentation de la scène de la Nativité numérique que je vous ai racontée en commençant mon homélie.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une naissance pour nous aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Cette représentation ne dit pas autre chose que ce que saint Luc nous raconte, mais elle actualise l'événement et le rend présent dans des images modernes. Ces images peuvent nous aider ce soir à entrer dans le mystère de Noël, car Noël est plus qu’une représentation, c'est un événement spirituel qui nous rejoint encore aujourd'hui. C’est une invitation qui nous est faite, à tous et à toutes.        <br />
              <br />
       Dans les moments de retrait  que nous imposent la pandémie que nous vivons, nous avons plus de temps pour laisser nos coeurs entrer dans le mystère de Noël. Nous pouvons ainsi mieux comprendre qu'en un mot Noël c’est nous, c’est ce que nous en faisons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Le pape François l’a exprimé de façon percutante dans un texte de souhaits de Noël que je vous lis sans commentaires en vous invitant à l’écouter attentivement :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Noël, c'est toi quand tu décides de renaître chaque jour et de laisser Dieu pénétrer ton âme.        <br />
              <br />
       Le sapin  de   Noël, c'est   toi  quand  tu   résistes   vigoureusement  aux vents  et aux obstacles de la vie.        <br />
              <br />
       Les décorations de Noël, c'est toi quand tes vertus sont les couleurs qui ornent ta vie.        <br />
              <br />
       La cloche qui sonne Noël, c'est toi quand tu invites à se rassembler, et tentes de réunir.        <br />
              <br />
              <br />
       Tu es aussi la lumière de Noël quand tu éclaires de ta présence le chemin des autres par ta bonté, ta patience, ta joie et ta générosité.        <br />
              <br />
       Les anges de Noël, c'est toi quand tu chantes au monde un message de paix, de justice et d'amour.        <br />
              <br />
       L'étoile de Noël, c'est toi quand tu conduis quelqu'un à la rencontre du Seigneur.        <br />
              <br />
       Tu es aussi les Rois mages, quand tu offres ce que tu possèdes de mieux sans tenir compte de celui ou celle à qui tu donnes.        <br />
              <br />
       La musique de Noël, c'est toi quand tu conquiers l'harmonie qui est en toi.        <br />
              <br />
       Le cadeau de Noël, c'est toi quand tu te comportes en véritable ami(e), en frère ou sœur, avec tous les êtres humains.        <br />
              <br />
       Les vœux de Noël, c'est toi quand tu pardonnes et rétablis la paix, même si tu souffres.        <br />
              <br />
       Le réveillon de Noël, c'est toi quand tu rassasies de pain et d'espérance le pauvre qui est auprès de toi.        <br />
              <br />
       Tu es la nuit de Noël quand, humble et éveillé(e), tu reçois dans le silence de la nuit le Sauveur du monde sans bruit ni grande célébration; tu es le sourire confiant et tendre de la paix intérieure d'un Noël éternel qui instaure son royaume en toi.        <br />
              <br />
       Joyeux Noël à tous ceux et celles qui se reconnaissent dans l'esprit de Noël.        <br />
       </span>       <br />
       Tiré du livre  L'esprit de Noël : fraternité, tendresse, générosité par le pape François, Michel Lafon, Paris, 2016.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux et chanceuses, qui que nous soyons,  malgré les circonstances de la pandémie que nous vivons, de prendre le temps à Noël pour un moment d’ouverture à plus que nous-mêmes. Les rassemblements ne sont pas permis dans plusieurs pays, mais cela n'empêche pas de laisser sortir le meilleur qui est en nous et le le faire transparaître autour de nous.       <br />
              <br />
       Noël c’est comme l’annonçait le prophète Isaïe « le peuple qui a vu se lever une grande lumière ». C’est ce qui est arrivé aux bergers et c’est ce qui nous arrive encore aujourd’hui, si nous acceptons de dire comme nous le suggère le pape François « Noël c’est moi », car comme on l'a écrit : « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre ».       <br />
              <br />
       -->       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       21 décembre 2020       <br />
              <br />
              <br />
       « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre »       <br />
       <span style="font-style:italic">Roy Lemon Smith (1887-1963) Historien et pasteur américain</span>       <br />
              <br />
       « A quoi me sert-il que le Christ soit né une fois de Marie à Bethléem, s’il ne naît pas aussi par la foi dans mon âme ? »  i[Cf. Origène, Commentaire de l’évangile de Luc 22,3 (SCH 87, p. 302).        <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Textes de la liturgie de Noël</b>       <br />
              <br />
       MESSE DE LA NUIT       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
       Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
       Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
       Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
       Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
       Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur.       <br />
         (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice,       <br />
       et les peuples selon sa vérité !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
       la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
       Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
       attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
       Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
       – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
       Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
       Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
       Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
       Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
       Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
       Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
       L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
       Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
       Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
       Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
       Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
       « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51048258-39273530.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-Noel-2020-Noel-c-est-toi_a984.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C  « Si vous aviez la foi... »</title>
   <pubDate>Tue, 01 Oct 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 octobre 2019 . Textes: Habacuc, 1, 2-3 ; 2, 2-4, 2 Timothée 1, 6-8.13-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/34112383-31266062.jpg?v=1559741052" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C  « Si vous aviez la foi... »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C  « Si vous aviez la foi... »" />
     </div>
     <div>
      Jésus est en marche vers Jérusalem depuis sa Galilée natale ce qui fait un peu plus de 100 kilomètres. Il fait cette longue marche à pied. Il la fait avec ses apôtres et plusieurs personnes qui le suivent. Tout ce beau monde monte à Jérusalem pour la Pâque. Durant cette marche, on prend des pauses, on cause et Jésus communique soit aux apôtres qu'il prend à part parfois soit à toute  le monde ses pensées sur l’Alliance avec Dieu vécue par Israël en annonçant qu’elle deviendra une nouvelle Alliance dont il est porteur comme il l'a dit à Nazareth devant se concitoyens. En effet, c'est là qu'un jour, après avoir lu les paroles du prophète Isaïe décrivant la venue du Messie, il a proclamé : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ».(cf. Luc 4, 21)<!--       <br />
       En plus de ses enseignements, Jésus parfois opère des guérisons,  il chasse les démons des personnes qui viennent se faire délier leurs chaînes, il argument dans des controverses avec les pharisiens, il prend des repas chez des notables de temps à autre etc. -->       <br />
               <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les exigences de la Nouvelle Alliance </span>       <br />
              <br />
       Dans sa prédication publique et dans ses conversations privées, Jésus promet l’accomplissement de ce que Dieu a promis. Pour entrer dans son Royaume, les exigences sont radicales toutefois, elles vont bien au-delà des exigences de la Loi de Moïse. Les gens sont surpris, mais intéressés et gagnés à cette nouvelle façon de voir les relations de l'humanité avec Dieu, un Dieu qui n'est pas seulement une Maître exigeant mais un père pour ses enfants.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que devant ces nouvelles exigences et l’incitation à choisir ce camp par opposition à celui des gens remplis d’eux-mêmes et profiteurs des réalités de ce monde comme le riche dont parlait l’évangile de dimanche dernier, les disciples sont un peu dépassés. Ils comprennent ce que Dieu attend d’eux. Ils sont prêts à adhérer à la vision de Jésus, mais ils ne sentent pas assez de force pour réussir à vivre ces nouvelles exigences.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi ils demandent à Jésus d’augmenter leur foi, de leur donner une foi plus forte. Cette foi qu’ils demandent c’est l’abandon à la  volonté de Dieu, c'est d’être capables de se laisser guider par les enseignements de Jésus dans toute leur vie.         <br />
              <br />
       Pour leur répondre, Jésus utilise une comparaison surprenante et il leur dit que s’ils avaient un peu de foi ils diraient à l’arbre qu'ils voient devant eux de se planter dans la mer et il le ferait!<!-- Il veut les rassurer.-->  Par cette image, il leur indique que pour Dieu un tout petit peu de foi peut transformer toute une vie. Rien n'est impossible à Dieu.  Il compare ce petit peu de foi à une graine de moutarde qui   est une des plus petites graines qu’on trouve en Palestine. Elle est toute petite mais elle donne une plante vigoureuse. Ainsi de la foi.        <br />
              <br />
       Comme les apôtres, demandons au Seigneur d'augmenter notre foi car bien souvent nous laissons les visions humaines obscurcir celle-ci alors qu’en vivant dans l'abandon nous sommes sûrs que Dieu lui-même fera des merveilles et même des miracles.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La fidélité dans la foi</span>       <br />
              <br />
       Le disciple qui s'abandonne dans une foi confiante est un disciple vivant la fidélité comme le souhaite la fin du texte lu dans la première lecture où il est dit « le juste vivra par sa fidélité ».  Jésus, dans la petite parabole qui suit ses paroles sur la foi,  explique que la fidélité du disciple est comparable à celle d’un ouvrier ou serviteur sur une ferme. Il fait son travail et en plus dans les mœurs du temps, il s’occupe du ravitaillement et de la bouffe. C’est tout un contrat, mais il est clair quand il accepte de boulot.       <br />
              <br />
       Sans juger des exigences de ce type de contrat, Jésus, retient que pour son disciple, il en va de même. Il a été choisi. Son engagement avec son Maître qui est Dieu est un engagement qu’il doit respecter en tout temps. Les deux ne sont pas sur le même pied. Le disciple, pour Jésus, est  comme le serviteur. Il  ne peut rien exiger de Dieu. C'est toujours Dieu qui a l’initiative dans son mouvement d’amour qui l’a rejoint et l’a sauvé. Le disciple ne peut prétendre imposer ses exigences à son Dieu.        <br />
              <br />
       Nous l’oublions parfois, hélas! lorsque nous sommes tentés de dire dans nos prières. « Mon Dieu, si tu me donnes cela, je te remercierai par un don à l’Église, mais si tu ne me donnes pas cela je bouderai,  je laisserai de côté mes rencontres avec toi et je filerai mon chemin sans toi ». On sera toujours tentés de négocier comme cela avec Dieu alors que Jésus ici nous dit : « On ne négocie pas avec Dieu. Il sait ce dont vous avez besoin, vous êtes des serviteurs un point c’est tout ».       <br />
              <br />
       III –  <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       J’aurais aimé être dans le groupe autour de Jésus pour l’entendre de vive voix faire ces recommandations et lui poser mes questions. Mais à bien y penser, il me permet de le faire aujourd’hui encore car il est toujours présent. Vivant et ressuscité il ne nous a pas quittés. C’est lui que je rencontre dans la célébration eucharistique en ce moment.  Je fais confiance à l’Esprit Saint pour qu’il ouvre mon cœur et mon intelligence à la compréhension et à l’acceptation de son message.       <br />
              <br />
       Le message de Jésus, la Bonne Nouvelle, son Évangile a nourri des générations de disciples, dont ce matin la deuxième lecture nous présente un témoin exceptionnel. Il s’agit de Timothée qui a été converti par saint Paul et qu’il a choisi comme un de ses successeurs. Il lui rappelle dans cette lettre qu’il a reçu un esprit de force, d’amour et de pondération pour garder le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. (Cf. <span style="font-style:italic">2  Timothée 1, 6-7</span> )       <br />
              <br />
       Cet Esprit est toujours à l’œuvre dans l’Église aujourd’hui,  dans ceux et celles qui veulent suivre Jésus comme Timothée. Ne l’oublions pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de se manifester en nous  par un abandon confiant à la parole du Seigneur Jésus, d'« augmenter notre foi » et soyons sûrs qu’il veille à ce que l’Esprit Saint fasse fructifier ce qui a été semé en nous.       <br />
              <br />
       Faisons, si vous le voulez bien,  cette belle prière qu'on trouve dans la liturgie des ordinations presbytérales et diaconales  : « Achève en nous, Seigneur, ce que tu as commencé ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       1 octobre 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
              <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
              <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
              <br />
       Augmente en nous la foi« Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
              <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Habacuc       <br />
              <br />
       Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler,       <br />
       sans que tu entendes ?       <br />
       crier vers toi : « Violence ! »,       <br />
       sans que tu sauves ?       <br />
       Pourquoi me fais-tu voir le mal       <br />
       et regarder la misère ?       <br />
       Devant moi, pillage et violence ;       <br />
       dispute et discorde se déchaînent.       <br />
              <br />
            Alors le Seigneur me répondit :       <br />
       Tu vas mettre par écrit une vision,       <br />
       clairement, sur des tablettes,       <br />
       pour qu’on puisse la lire couramment.       <br />
           Car c’est encore une vision pour le temps fixé ;       <br />
       elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.       <br />
       Si elle paraît tarder, attends-la :       <br />
       elle viendra certainement, sans retard.       <br />
              <br />
           Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
              <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
              <br />
       « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » (2 Tm 1, 6-8.13-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
           N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,       <br />
       et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;       <br />
       mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances       <br />
       liées à l’annonce de l’Évangile.       <br />
           Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides       <br />
       que tu m’as entendu prononcer       <br />
       dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Apôtres dirent au Seigneur :       <br />
       « Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
       vous auriez dit à l’arbre que voici :       <br />
       ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,       <br />
       et il vous aurait obéi.       <br />
              <br />
           Lequel d’entre vous,       <br />
       quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,       <br />
       lui dira à son retour des champs :       <br />
       ‘Viens vite prendre place à table’ ?       <br />
           Ne lui dira-t-il pas plutôt :       <br />
       ‘Prépare-moi à dîner,       <br />
       mets-toi en tenue pour me servir,       <br />
       le temps que je mange et boive.       <br />
       Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?       <br />
           Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur       <br />
       d’avoir exécuté ses ordres ?       <br />
           De même vous aussi,       <br />
       quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,       <br />
       dites :       <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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