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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:25:35+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2025 ( Année C), par Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Sagesse 3, 1-6,9; 1 Corinthiens 1, 51-57 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379887-63200314.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Nous en profitons pour prier pour nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous ont été proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Ce « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère,        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 28 ocrobre 2025</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a1269.html</link>
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   <title>Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Nov 2019 20:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Funérailles d'une défunte en l'église de St-Joseph-de-Beauce 9 novembre 2019. La défunte de 101 ans a souffert pendant plusieurs années de déficiences associées souvent à la maladie d'Alzheimer et elle a été admirablement accompagnée par ses proches pendant tout ce temps. Comme elle faisait partie de ma famille et que je la fréquentais régulièrement, j'ai vu de près son cheminement au fil des jours et des ans. Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/39146916-33820798.jpg?v=1572984769" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      La défunte est décédée à 101 ans. Elle a vécu les dernières années de sa vie dans des diminutions importantes et quasi totales de ses capacités physiques, intellectuelles et relationnelles. Elle était pourtant entourée avec amour de sa famille qui ne l’a pas abandonnée un seul instant. Comme elle le souhaitait, elle est morte dans son lit.       <br />
              <br />
       Cette situation vécue par la défunte dans les dernières années de sa vie où elle était là mais où on ne pouvait communiquer avec elle comme on le fait habituellement m’a inspiré le thème de cette homélie. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle.       <br />
       <!--Mais ceci étant dit, on peut se poser la question : est-elle vraiment morte ? Bien sûr Elle est arrivée au terme de sa vie sur la terre. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle. Pourquoi ? -->       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vie éternelle       <br />
       </span>       <br />
       Je vous explique mon point de vue. Nous ne pouvions plus communiquer comme avant avec elle et pourtant sa famille et ses proches ne l’ont pas mise de côté. Elle est restée présente tous les jours pour eux. Une présence vivante malgré les limites qui apparaissaient,  une présence perceptible par certains signes ou petits gestes.       <br />
              <br />
       Voilà le point que j’aimerais retenir et souligner avec vous. La défunte malgré ses diminutions est restée toujours bien vivante. La vie en elle était là, même lorsque nous ne la voyions pas.  La défunte n’était pas un simple objet, mais elle était toujours une personne. Elle vivait. Ses enfants et toute sa famille ont fait le choix d'avoir foi en cette vie qui était en elle. Ils l'ont entourée d’amour et de soins.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Une image de la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi je fais des dernières années de la défunte une image de la vie éternelle? La réponse est bien simple. La raison pour laquelle je vois là une image de la vie éternelle, c'est parce que pour la vie éternelle c'est un peu semblable : on y croit même si on ne la voit pas.       <br />
              <br />
       La vie éternelle à laquelle je crois et en laquelle plusieurs parmi vous croient aussi est, elle aussi, une réalité qui ne se voit pas comme la vie de la défunte qui ne se voyait presque plus et qui pourtant était bien là. La vie éternelle à laquelle nous sommes appelés ne se touche pas avec les moyens humains. Elle dépasse nos perceptions ordinaires. Elle repose sur la foi. C’est un choix d’y croire ou non. Je choisis d’y croire parce que des images comme celle de la vie de la défunte me disent que c’est possible de vivre autrement que de la façon dont se passe notre vie habituellement.       <br />
              <br />
       Cette image de la défunte demeurée pendant toutes ces années présente parmi nous malgré son handicap me dit que les défunts sont aussi présents parmi nous et que leur vie que je ne puis toucher n’est pas terminée. Ils ont atteint le terme de leur vie terrestre mais la vie reçue sur la terre s’est transformée en vie éternelle où il n’y a plus de larmes et de pleurs et où règnent la  joie et le bonheur pour toujours : « [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé », lisons-nous dans le livre de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> qui termine le Nouveau Testament.  (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21, 4)       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment cela se passera ?       <br />
              <br />
       Pour vous répondre je reviendrai à l’image de la défunte. La vie était en elle jusqu'à la fin. C’est cette vie qui s’est transformée en vie éternelle, une continuité dans la vie qui nous échappe mais qui est réelle pour les personnes qui y croient.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La source de la foi en la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       J’ai parlé plusieurs fois de ceux et celles qui croient à la vie éternelle. J’en suis. Mais pour moi, il ne s’agit pas d’une vague croyance. Elle repose sur ma foi en Jésus-Christ qui est ressuscité et qui a accédé à la vie éternelle. Il est ainsi devenu, comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Colossiens</span>, le Premier-Né d’entre les morts, « afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude ». (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 1, 18-19)       <br />
              <br />
       Dans le passage de l’évangile que j’ai retenu pour notre célébration, Jésus annonce la bonne nouvelle qu’il ne sera pas seul mais que dans la vie éternelle toute personne  a une place qui lui est réservée. La vie éternelle n’est pas simplement une prolongation de la vie, c’est une rencontre dans une demeure habitée par ceux et celles qui nous ont quitté en compagnie de Jésus et des saints et des saintes que nous vénérons.        <br />
              <br />
       Je ne peux en dire plus car, personne n’est revenu à la vie, sauf Jésus ressuscité, qui nous invite à le suivre et à le reconnaître comme notre Seigneur et Sauveur.  Ainsi nous pourrons, le temps venu, entrer dans la demeure qui nous a été préparée de toute éternité et nous asseoir à la table de Dieu notre Père avec Lui. (cf.  <span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 3, 20)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette messe est une occasion de le faire par des symboles comme celui de la communion au Pain et au Vin consacrées et par le partage de la Parole de Dieu qui nourrissent  notre vie ici-bas et notre vie à venir.       <br />
              <br />
       En terminant disons cette prière, si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Maître et Créateur de toutes choses,        <br />
       accepte la vie que j’ai reçue de toi.        <br />
       Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre        <br />
       pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle.        <br />
       Père, entre tes mains je remets ma vie. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 novembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
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       </SCRIPT>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/39146916-33821170.jpg?v=1572984842" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      <HR>       <br />
       Lecture du Livre de la Sagesse (Sg 2, 23 ; 3, 1-6.9)       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas, s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment mais, par leur espérance, ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (14, 1-6)       <br />
              <br />
       A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : « Je pars vous préparer une place ? ». Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? ». Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ».       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/39146916-33820798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html</link>
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   <title>Décès de monsieur le chanoine Marcel Drouin (1914-2012), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Wed, 12 Dec 2012 21:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Roberge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Québec, le mardi 11 décembre 2012, est décédé, à l'âge de 98 ans et 9 mois, monsieur le chanoine Marcel Drouin, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1951. Monsieur le chanoine Drouin était le plus vieux prêtre diocésain de Québec. Il avait 71 ans de presbytérat et dans l'histoire de la Société des prêtres du Séminaire de Québec il était celui qui détenait le record de longévité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5016665-7490580.jpg?v=1355348440" alt="Décès de monsieur le chanoine Marcel Drouin (1914-2012), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" title="Décès de monsieur le chanoine Marcel Drouin (1914-2012), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le cnanoine Drouin a été un professeur de philosophie et de religion. Il a été directeur-général du Petit Séminaire de Québec, puis Supérieur général du Séminaire de Québec. En 1979 il devint Chanoine titulaire membre du Chapitre des chanoines de Québec. Il quitta le Chapître des chanoines en 1986 et on le fit  alors chanoine honoraire. Il était retiré à la Résidence Cardinal-Vachon depuis 2006.       <br />
              <br />
       Les confrères de la communauté des prêtres du Séminaire recevront la dépouille mortelle à leur résidence (Pavillon Jean-Olivier-Briand, 1, rue des Remparts, Québec) à la Salle des prêtres le vendredi 14 décembre 2012 à 19h. Les visites pourront se faire de 19h à 21h vendredi soir, le 14 décembre 2012, et le samedi 15 décembre 2012 avant les funérailles à partir de 9h. Les funérailles auront lieu à 10h30 dans la Basilque-cathédrale Notre-Dame de Québec. Stationnement dans le jardin du Séminaire en face du  Pavillon Jean-Olivier-Briand anciennement  Résidence des prêtres qui est situé au 1, rue des Remparts. Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>        <br />
              <br />
       Les funérailles seront présidées par Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire de Québec. Le corps sera inhumé, après les funérailles, dans la Crypte des prêtres du Séminaire de Québec située sous la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. La maison funéraire Lépine-Cloutier est chargée des arrangements funéraires.       <br />
              <br />
       Qu'il repose dans la paix de Dieu!       <br />
              <br />
              <br />
       Le Supérieur général       <br />
              <br />
       Chanoine Jacques Roberge       <br />
       le 12 décembre 2012       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       <b>DROUIN, chanoine Marcel (1914-2012)</b>       <br />
              <br />
       À l’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Québec, le 11 décembre 2012, est décédé, à l'âge de 98 ans et 9 mois, monsieur le chanoine Marcel Drouin, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1951, fils de feu Albert et de feu Évélina St-Hilaire.        <br />
              <br />
       Après avoir fait ses études secondaires à l’Académie commerciale et à l’École privée Jean-Baptiste Michaud, il entra en classe de Philosophie ene 1935 au Petit Séminaire de Québec. En 1937 entre au Grand Séminaire de Québec où il obtient sa Licence en Théologie en 1941. Il est ordonné prêtre le 7 juin 1941. Il poursuit des études supérieures en philosophie à l’Université Laval où il obtient une Licence en Philosophie en 1946, puis il continue des études en sciences religieuses à l’Université de Washington D.C. en 1947 suivies d’un stage d’un an en Europe en 1948.       <br />
              <br />
       Après avoir été surveillant chez les externes de 1941, de retour de ses études, il devient professeur d’Apologétique dans les classes de Philosophie jusqu’en 1964 et de Religion en secondaire V en 1967-68.        <br />
              <br />
       Préfet des études (classes de philosophie – sciences), 1956-1964, puis Directeur des études et des étudiants, à la section collégiale, 1964-1967, il devient Directeur général du Petit Séminaire de Québec en 1968. Il occupe ce poste jusqu’en 1977 et il est en même temps Supérieur des prêtres de la résidence des prêtres au 1, rue des Remparts. De 1977 à 1981, il est Supérieur général du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Parallèlement à ces fonctions, il exerça un ministère en paroisse comme vicaire dominical à Sainte-Foy 1957-1958, Saint-Eugène, 1958-1966 et Saint-Pie X, 1967-1971 et il donna des cours de Théologie et de Religion à l’Université Laval aux Facultés de médecine, de sciences et de droit de 1949 à 1956 ainsi qu’à l’Académie de Québec, au couvent de Bellevue et à l’école des infirmières de l’hôpital de l’Enfant-Jésus et de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1957, 58 et 59.       <br />
              <br />
       En 1979 il devint Chanoine titulaire membre du Chapitre de Québec. Il se retira en 1986 et on le fit  alors Chanoine honoraire.       <br />
              <br />
       Les prêtres du Séminaire de Québec et les membres de la famille recevront les condoléances à la Salle des prêtres au Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (Résidence des prêtres) 1, rue des Remparts, Québec. Les visites pourront se faire le vendredi 14 décembre 2012 de 19h à 21h et le samedi 15 décembre 2012 avant les funérailles à partir de 9 h.  Stationnement dans le jardin du Séminaire par l’entrée du 20, rue Port-Dauphin (le long du parc Montmorency).  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.       <br />
              <br />
       Les funérailles auront lieu le samedi 15 décembre à 10 h 30 dans la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec. Le corps sera inhumé, après les funérailles, dans la Crypte des prêtres du Séminaire de Québec située sous la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec. La maison funéraire Lépine Cloutier est chargée des arrangements funéraires.       <br />
              <br />
       Il était le frère de feu Juliette, feu Simone (feu Adrien Drolet), feu Maurice (feu Jeannette Gariépy), feu Gemma, feu Roger (Gisèle Lavoie), feu Roland (feu Angela Palmondon) et de feu Jean-Claude (Monique Chrétien).        <br />
              <br />
       Outre ses confrères de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et sa famille, il laisse dans le deuil plusieurs cousines et cousins et de nombreuses personnes qu’il a accompagnées individuellement avec sagesse et discernement tout au cours de sa vie.       <br />
               <br />
       Prière de compenser l’envoi de fleurs par un don à la Résidence Cardinal-Vachon, 2900, rue Alexandra, Québec, Québec, G1E 7C7.       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5016665-7490580.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Deces-de-monsieur-le-chanoine-Marcel-Drouin-1914-2012--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de_a505.html</link>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"</title>
   <pubDate>Fri, 02 Nov 2012 16:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Roberge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2012 ( Année B), par monsieur le chanoine Jacques Roberge, supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaîe 25,6a.7-9; Romains 8, 14-17 et Jean 12,24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4881666-7282246.jpg?v=1351871340" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"" />
     </div>
     <div>
      Voici un condensé de l'homélie du Supérieur général lors de cette célébration.       <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Roberge a commencé par souligner d'entrée de jeu que &quot;si l’Église a été bien inspirée en réunissant en une seule fête le souvenir et la célébration de tous les saints, elle l’a été également en instituant au lendemain de la Toussaint une mémoire ou commémoration de tous les défunts.  La liturgie de ce jour nous invite à porter en notre mémoire tous les défunts.  Ce n’est pas très difficile de faire mémoire de nos défunts.  Nous avons tous fait l’expérience de la mort d’un de nos proches ou d’un ami très cher, et leur départ a laissé certainement un grand vide.  Nous avons toujours beaucoup de mal à nous habituer à l’absence de ceux et celles qui nous ont quittés.Toutefois, la liturgie d’aujourd’hui, la commémoration des défunts, n’est pas simplement une cérémonie du souvenir.  Nous ne voulons pas nous contenter de rappeler à notre mémoire les êtres chers qui nous ont quittés.  Nous savons bien que ces souvenirs ne peuvent que conduire à une certaine mélancolie qui ne mène nulle part, sauf dans le passé.  Non, si nous n’étions rassemblés aujourd’hui que pour nous souvenir de nos chers disparus, nous nous ferions plus de mal que de bien en entretenant les douleurs de l’absence des êtres que nous avons aimés.&quot;       <br />
              <br />
       Après cette introdction, le Supérieur général a poursuivi en développant les raisons pour lesquelles nous sommes réunis aujourd'hui dans cette commémoration des fidèles défunts. Il en a présenté trois: la prière pour les défunts, la communion de tous dans un même Corps mystique et  la mémoire du Christ mort et ressuscité.       <br />
              <br />
       1) <span style="font-style:italic">la prière pour les défunts </span>       <br />
              <br />
       &quot;Nous devons prier pour nos défunts.  Nous les portons dans la prière parce que le Christ a ouvert pour tous les portes du tombeau et qu’il nous appelle tous à la vie en plénitude.  La prière pour les défunts est l’expression de notre solidarité avec ces membres de l’Église qui nous précèdent de quelques pas sur la route vers la maison du Père.  &quot;       <br />
              <br />
       2) <span style="font-style:italic">le caractère ecclésial de la commémoration des fidèles défunts</span>       <br />
              <br />
       &quot; La fête d’aujourd’hui nous permet également de faire mémoire en Église… a continué le Supérieur général.  Aujourd’hui, ce sont tous les membres de l’Église qui prient pour ses défunts.  Nous ne sommes pas seuls, enfermés chacun dans nos petites pensées ou dans nos petites communautés.  Nous croyons que nous formons un seul corps avec toutes les autres communautés chrétiennes à travers le monde.  Lorsque nous nous rassemblons en Église, nous célébrons avec l’Église d’hier et celle de demain.  Nous sommes unis avec les chrétiens de tous les temps et en tous lieux, ceux que nous ne voyons plus et ceux que nous ne voyons pas.  Et notre prière devient une.   C’est toute l’Église en route vers le Royaume en union avec l’Église des saints qui prient d’une voix unanime… implorant le Père d’accorder son héritage à tous ceux et celles qui ont mis toute leur confiance en lui. &quot;       <br />
              <br />
       3) <span style="font-style:italic">lien avec le Christ mort et ressuscité  </span>       <br />
              <br />
       &quot; Enfin, quand nous prions pour nos défunts, nous faisons mémoire de Jésus-Christ, mort et ressuscité.  Ici, encore une fois, faire mémoire du Seigneur,  ce n’est pas nous tourner vers le passé.  « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul.  S’il meurt, il porte beaucoup de fruit », disait Jésus quelques jours avant de donner sa vie. »  Notre foi nous invite à voir la mort comme quelque chose de dynamique, un passage qui nous amène en avant, qui nous amène dans un monde nouveau qui n’a rien de commun avec ce que nous connaissons maintenant. &quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Et le Supérieur général de conclure par ces mots &quot;en célébrant l’Eucharistie, en ce jour de la commémoration de tous les défunts, portons dans notre prière nos parents, amis et confrères défunts, et demandons au Seigneur de raffermir notre foi et notre espérance de la vie éternelle.&quot;       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">2 novembre 2012</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/4881666-7282246.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Avec-tous-nos-freres-et-soeurs-autour-d-un-meme-Pere_a497.html</link>
  </item>

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   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 20:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3700136-5467882.jpg?v=1327256675" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
     </div>
     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quand on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices, mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Lampe-sur-mes-pas-ta-Parole-lumiere-sur-ma-route-Homelie-pour-des-funerailles_a449.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 15:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2011 ( Année A), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3413644-4909885.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici au Séminaire, nous en profitons pour prier pour les confrères disparus. Nous porterons donc dans la commémoration de ce jour, en particulier, monsieur l’abbé Jean-Marie Thivierge, décédé le 24 janvier 2011, monsieur l’abbé Louis?Joseph Lépine décédé le 26 avril 2011 et tous ceux qui nous ont précédés dans cette communauté du Séminaire en y ajoutant nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous sont proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Cet « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 2 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a439.html</link>
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   <title>« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix</title>
   <pubDate>Mon, 02 May 2011 19:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Gérald C. Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie donnée aux funérailles de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine, prêtre du Séminaire de Québec, le 30 avril 2011 à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Textes : Sagesse 2, 23; 3, 1-6.9 et Mathieu 5, 1-12a (béatitudes).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2936396-4162552.jpg?v=1304358802" alt="« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix" title="« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      Le passage du <span style="font-style:italic">livre de la Sagesse</span> qui nous a été proclamé était un dialogue entre croyants et incroyants. Bien sûr, ces questions sur notre destinée suscitent en nous bien des interrogations.       <br />
       Pour certains, l’espérance d’une vie éternelle est une invention pour nous consoler de la disparition de ceux que nous avons aimés, une façon de conjurer la peur. Pourtant, depuis les temps préhistoriques, des hommes et des femmes de toutes religions, y ont cru et l’ont espérée. Tout être qui réfléchit, est amené à se demander, un jour ou l’autre, s’il y a en lui quelque chose d’immortel. Il y a en nous une réelle soif d’absolu !        <br />
              <br />
       Chrétiens, disciples du Christ ressuscité, nous ne croyons pas au hasard. Au-dessus de nous, Quelqu’un veille sur nous et prend soin de nous ; c’est Dieu, notre Père. Notre foi chrétienne nous permet d’affirmer que Dieu est plus fort que la mort, Il l’a vaincu.       <br />
              <br />
       Depuis la venue du Christ, depuis sa mort sur la Croix et sa résurrection le matin de Pâques, une espérance fiable nous habite. Notre Pasteur, c’est Jésus Christ. Il compare la mort à une porte où il se tient, pour nous ouvrir le moment venu. La mort n’est donc pas une impasse, mais un passage. D’ailleurs, c’est ce que veut dire le mot « Pâques », passage. Passage de la mort à la vie et des ténèbres à la lumière. Notre frère, le chanoine Louis-Joseph, était profondément habité par la foi en Jésus Christ. C’est pourquoi, même à travers de rudes épreuves de santé, il ne s’est pas découragé. Son regard de foi lui permettait de voir plus loin, plus haut. Il se savait attendu à la porte par Celui qui est la Porte, Jésus Christ.       <br />
              <br />
       Il me semble que nous pourrions facilement mettre sur ses lèvres ce poème du grand mystique espagnol, saint Jean de la Croix :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce qui se passera de l’autre côté,        <br />
       quand tout, pour moi,        <br />
       aura basculé dans l’éternité,        <br />
       je ne le sais pas…        <br />
       Je crois seulement        <br />
       qu’un amour m’attend.        <br />
       Je sais pourtant qu’alors, il me faudra faire,        <br />
       pauvre et sans poids,        <br />
       le bilan de moi,        <br />
       mais ne pensez pas que je désespère…        <br />
       Je crois, je crois tellement        <br />
       qu’un amour m’attend…        <br />
       Si je meurs, ne pleurez pas ;        <br />
       c’est un amour qui m’attend.        <br />
       Si j’ai peur, et pourquoi pas ?        <br />
       Rappelez-moi simplement        <br />
       qu’un amour, un amour m’attend.        <br />
       Il va m’ouvrir tout entière        <br />
       à sa joie, à sa lumière.        <br />
       Oui, Père, je viens à Toi        <br />
       dans le vent,        <br />
       dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va.        <br />
       Vers ton amour,        <br />
       ton amour qui m’attend.</span>       <br />
              <br />
       C’est cette qualité de confiance, de foi en la promesse de Dieu qui habitait le chanoine Louis-Joseph. C’est pourquoi les mots du livre de la Sagesse nous sont d’un grand réconfort aujourd’hui: « Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde ».       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">choix de l’Évangile</span> s’imposait, celui des<span style="font-style:italic"> Béatitudes</span>. Les huit béatitudes que rapporte l’évangéliste saint Matthieu, sont le résumé de l’Évangile, la chartre de la vie chrétienne. Ces béatitudes seront notre juge au moment du grand rendez-vous avec le Seigneur. Notre frère Louis-Joseph s’est efforcé de vivre ces béatitudes tout au long de sa vie. Pendant 58 ans, il a servi le Seigneur comme prêtre et a prêché cette Bonne Nouvelle, ce chemin qui conduit au bonheur : « Heureux les pauvres de cœur… heureux les doux… heureux ceux qui pleurent… heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… heureux les miséricordieux… heureux les cœurs purs… heureux les artisans de paix… ».       <br />
              <br />
       Les confrères qui l’ont bien connu et côtoyé tout au long de sa vie au Séminaire, n’hésitent pas à affirmer que le Chanoine Lépine laisse le témoignage d’une vie entièrement donnée au service de l’Évangile, dans la persévérance et le courage. Enseignant, directeur des études au secondaire, directeur des services pédagogiques au collégial, supérieur général du Séminaire de Québec, Chanoine, et depuis une dizaine d’années, visité par la maladie, il s’est toujours efforcé d’incarner l’esprit des béatitudes dans une grande humilité et avec un esprit de foi remarquable.        <br />
              <br />
       Rassemblés aujourd’hui en cette Basilique-cathédrale de Québec, où il venait prier fidèlement l’Office des Laudes chaque matin et concélébrer l’Eucharistie, depuis son entrée dans le Chapitre métropolitain des chanoines en 1984, nous rendons grâce au Seigneur pour sa vie donnée et pour tout le bien qu’il a accompli. Et nous prions le Seigneur, dans sa grande miséricorde, d’accueillir notre frère dans la Ville Habitable, la vie éternelle.        <br />
              <br />
       Nous croyons que « Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable ». Pour ceux et celles qui arrivent au terme de leur pèlerinage, comme le chanoine Louis-Joseph, en ayant emprunté le chemin des Béatitudes, nous prions pour que résonnent pour lui et pour tous les défunts, les paroles de Jésus : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Dieu-a-cree-l-homme-pour-une-existence-imperissable-Homelie-des-funerailles-du-chanoine-Louis-Joseph-Lepine-par-Mgr_a408.html</link>
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   <title>« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jul 2010 19:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie donnée aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont, prêtre du Séminaire de Québec, le 28 juin 2010 à la Cathédrale Notre-Dame de Québec par le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat du Canada. Textes: 1 Thessaloniciens 4, 13-14.17d-18 et Luc, 12, 35-38.40)     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2194328-3059465.jpg?v=1289459892" alt="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" title="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.       <br />
       Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.</span>       <br />
              <br />
       Chers confrères, évêques et prêtres,       <br />
       Chers membres de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec,       <br />
       Chers membres de la famille de l’abbé Beaumont, chers amis,        <br />
              <br />
       Nous sommes rassemblés pour un dernier adieu à l’abbé Henri Beaumont, prêtre du Séminaire de Québec, qui est entré au Petit Séminaire de Québec à l’âge de 11 ans, puis au Grand Séminaire jusqu’à son ordination sacerdotale le 15 juin 1946. Il exerça ensuite son ministère sacerdotal comme formateur au Grand Séminaire et comme professeur à la Faculté de théologie de l’Université Laval. Peu de prêtres ont vécu comme lui toute leur vie dans la même institution, dont 64 années de sacerdoce consacrées à l’enseignement, à l’accompagnement spirituel des séminaristes, des prêtres, des couples et aussi des religieuses, car il a exercé un ministère important comme aumônier des Ursulines et des Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux.        <br />
              <br />
       Conseiller recherché, professeur compétent et pasteur très dévoué, l’abbé Beaumont a exercé une influence profonde sur un nombre incalculable de personnes engagées dans la vie de l’Église. Nous sommes tous conscients de perdre une figure de premier plan de notre Église, une figure peu connue peut-être du grand public, mais tellement significative pour la vie spirituelle et intellectuelle de beaucoup d’entre nous. Par son témoignage de longue fidélité et sa manière d’être, humble et discrète, Monsieur Beaumont était en quelque sorte une institution dans l’institution, une référence, un prêtre estimé de tous et un sage très consulté jusque dans son grand âge.       <br />
              <br />
       « Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées ». Ces paroles de l’Évangile me semblent bien correspondre à la vie de ce prêtre remarquable par sa constance et sa sagesse. C’était un homme de foi profonde et de mure réflexion, de tempérament timide et introverti qui fuyait les feux de l’actualité, mais qui gardait la tenue de service par sa disponibilité et la qualité de son ministère. Il priait de façon fervente et assidue. Ses cours et ses homélies étaient toujours soigneusement préparées. Si le ton de ses enseignements pouvait paraître terne à certains, leur contenu impressionnait et rendait réellement service. L’abbé Beaumont était d’une intelligence pénétrante,  très au fait de l’évolution des idées, ouvert d’esprit et de cœur au dialogue, respectueux dans la manière de s’exprimer, surtout quand il formulait quelque réserve sur un livre ou une opinion théologique, notamment dans le domaine de la théologie morale. Les nobles qualités de ce prêtre et ses états de service font honneur à la Faculté de théologie et à la Communauté des Prêtres du Séminaire de Québec qui lui doivent beaucoup.        <br />
              <br />
       Nous nous recueillons au chevet de sa dépouille en pensant au mystère du sacerdoce que la Parole de Dieu éclaire aujourd’hui d’une vive lumière.  « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Vraiment, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour ». Le prêtre est un serviteur de Dieu au milieu de son peuple. Il représente le Christ Jésus, le Bon Pasteur qui annonce le Royaume, qui s’abaisse pour laver les pieds de ses disciples et qui donne sa vie pour ses brebis. L’abbé Beaumont a servi le Christ, Prêtre et Pasteur, de diverses manières, durant 64 ans de ministère, apportant à ses frères et sœurs la sagesse de l’Église à laquelle il était indéfectiblement attaché. En évoquant la mémoire de ce prêtre rayonnant de bonté, prenons conscience plus profondément de ce que signifie la prêtrise pour l’Église et le monde. Le prêtre est l’homme de la Parole, de la prière et de l’unité. Il rassemble et sanctifie la communauté des croyants au nom du Christ et de l’Église. Ce n’est qu’un pauvre serviteur de la grâce mais il demeure néanmoins indispensable.        <br />
              <br />
       Chers membres de la famille, amis et proches de l’abbé Henri Beaumont, notre Église a besoin de prêtres. Notre Église a un urgent besoin de prêtres, de diacres, de personnes consacrées et de laïcs ardents qui témoignent de l’Évangile en esprit de solidarité et de communion. Devant l’urgence d’une nouvelle évangélisation et l’appauvrissement en ressources, prions le Maître de la moisson, avec humilité et persévérance, d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Notre Église a besoin de prêtres, qui, comme l’abbé Beaumont, sauront apporter un éclairage judicieux sur les questions de théologie morale qui sont souvent délicates, mais nécessaires pour guider la route des baptisés avec une conscience éclairée.        <br />
              <br />
       Gardons vivant le témoignage édifiant de l’abbé Beaumont en devenant personnellement plus engagés pour demander des vocations à la prêtrise et pour les accompagner de notre mieux; encourageons les familles et les communautés chrétiennes à redécouvrir la grandeur et l’importance du sacerdoce ministériel au sein de la mission de l’Église; n’hésitons pas à inviter des jeunes à fréquenter le Petit Séminaire diocésain et à soutenir les candidats qui entrent au Grand Séminaire. C’est la responsabilité de toute la communauté ecclésiale et c’est la nôtre aujourd’hui, en présence de ce serviteur fidèle de l’Évangile, de promouvoir avec une nouvelle ardeur et de nouveaux moyens les vocations au sacerdoce. Puisse le Bienheureux François de Laval, fondateur de notre Église de Québec, obtenir pour nous du Maître de la moisson, des ministres de la Parole et de l’Autel qui soient de la trempe de ce bon prêtre que nous portons à son dernier repos.         <br />
              <br />
       Au moment où nous allons poursuivre l’Eucharistie, rappelons-nous du rôle irremplaçable et unique du prêtre à la messe. Laissons-nous inspirer par les paroles de la Constitution sur la Divine liturgie du Concile Vatican II : « Le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques. Le Christ est présent dans le sacrifice de la messe et dans la personne du ministre, « le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s’offrit alors lui-même sur la croix et, au plus haut point sous les espèces eucharistiques ». (S.C. 7).        <br />
              <br />
       « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Vraiment, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour ». Chers amis, c’est ce mystère qui s’accomplit maintenant pour nous. Le Maître nous invite à sa table, Il nous sert le mets le plus précieux et le plus inimaginable en nous offrant humblement son corps à manger et son sang à boire, comme remède d’immortalité et nourriture de vie éternelle. Rendons grâces à Dieu. Ce mystère ineffable, c’est par le prêtre qu’il s’accomplit. Amen!        <br />
              <br />
       Marc Cardinal Ouellet       <br />
       Archevêque de Québec et Primat du Canada       <br />
       28 juin 2010.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2194328-3059466.jpg?v=1289459892" alt="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" title="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Serviteur-fidele-et-prudent-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont-par-le-cardinal-Ouellet_a360.html</link>
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   <title>«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)</title>
   <pubDate>Wed, 23 Dec 2009 23:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de l'abbé Georges Marceau, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1974, à la Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, le 23 décembre 2009 par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Ph 1, 8-11.19-21; Le bon pasteur Jn 10, 14-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1779686-2419257.jpg?v=1289459876" alt="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" title="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Au mois de janvier dernier, lorsque l’abbé Marceau m’a annoncé qu’il était atteint de cancer et que ses jours étaient comptés, il m’a dit : « Je veux continuer mon ministère de prêtre le plus longtemps possible. C’est ce qui me fait vivre. »  Sa réflexion a suscité mon admiration. Ce qui fut dit fut fait. Lorsque les souffrances et les douleurs ont commencées au cours de l’été, Georges a continué courageusement jusqu'à quelques semaines de la fin.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous avons choisi comme texte de l’évangile, l’épisode du Bon Pasteur, ce que fut Georges admirablement.       <br />
              <br />
       En effet, l’homme solitaire qu’il était, était loin d’être refermé sur lui-même, Il était sans cesse à l’écoute de ses ouailles et se dévouait à leur service avec une assiduité et une générosité sans égale.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le berger demeure avec ses brebis</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on évoque l’image du pasteur, du berger pour reprendre les termes de l’Évangile, on s’attache souvent à cette phrase : « Le berger connaît ses brebis ». Ce qui est tout à fait juste, Cependant, l’occupation du berger ne se résume pas à cet aspect de sa vie.        <br />
              <br />
       Les témoignages de ceux qui,  encore aujourd’hui en Europe et en Orient, exercent ce vieux métier, nous soulignent tous que le berger est celui qui vit un enracinement continu dans sa tâche. Il fréquente les mêmes pâturages, il refait les mêmes gestes auprès des brebis malades, il ne peut être là en passant, il est là en permanence. C’est à longueur de temps qu’il crée les liens et qu’il persévère dans ce soin de tous les instants.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est cet aspect de l’enracinement et de la fidélité que j’ai remarqué chez notre confrère Georges depuis toujours. Georges en homme discipliné était quelqu’un sur qui on pouvait compter en tout temps. Il a accompli ses divers ministères au Petit Séminaire et dans la pastorale paroissiale avec une application et un soin qui ne sont jamais démentis. Pour lui, il s’agissait non seulement de durer, mais d’être au service. Il était très fier des ses 31 ans passé au service de la Desserte de Shannon qu’il a voulu desservir jusqu’à la fin.Voilà un bon berger qui demeure avec ses brebis quoiqu’il arrive.        <br />
              <br />
       Comme enracinement, on peut noter encore son attachement à l’Académie de Québec où il avait étudié et à la communauté des prêtres du Séminaire qui s’exprimait dans les conversations, mais aussi dans des réalisations dont nous lui sommes redevables : comme celles concernant les horloges de parquet du Séminaire, l’histoire du Séminaire en photos, les parcours de visite, les édifices du Séminaire, le Grand Escalier et concernant combien de sujets qui lui ont fait parcourir assidument le Journal et les Archives du Séminaire. Cet enracinement et cet attachement lui inspiraient une grande dévotion à notre fondateur, le bienheureux François de Laval dont il a traduit en anglais le site internet qui lui est consacré.       <br />
              <br />
       Voilà un bon pasteur, un bon berger, qui ne se lasse pas de penser aux autres, d’utiliser ses ressources et ses talents pour servir à la manière de Jésus qui n’eut d’autre volonté que d’être Serviteur et qui est allé jusqu’à donner sa vie pour ses amis.       <br />
              <br />
       On peut dire, sans exagération, que l’abbé Marceau a réellement donné sa vie au service de l’Évangile et au service des autres avec une générosité et une constance qui lui font honneur.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ma vie, c'est le Christ</span>       <br />
              <br />
       Mais où puisait-il cet élan et cette constance, me direz-vous? La question n’est pas saugrenue.        <br />
              <br />
       La première lecture nous donne une piste de réponse. Pour ceux qui ont bien connu Georges, la foi en Jésus-Christ faisait partie de lui comme une seconde nature: « Oui, ma vie c’est le Christ » aurait-il peut dire comme saint Paul à fin de ce beau texte de la lettre aux Philippiens qui a été lu comme première lecture.       <br />
              <br />
       Cette foi a été soumise au crible d’un esprit scientifique et rationnel qui n’avait pas peur des questions. Son intérêt pour les recherches sur le Saint Suaire de Turin en est la preuve. Être croyant, pour lui, ne voulait pas dire être ignorant, ni mettre de côté la science d’aujourd’hui. Comment a-t-il su réconcilier foi et raison? C’est le mystère de son âme. Mais en bon disciple de Thomas d’Aquin, il a toujours su unir les deux sans sacrifier ni l’une ni l’autre, car comme le dit l’adage célèbre de saint Anselme que commente saint Thomas « la foi cherche à comprendre » (« Fides quaerens intellectum ») et elle ne laisse pas les questionnements de côté (« Cum assensione cogitare»).       <br />
              <br />
       La vie de Georges reflétait bien dans son dépouillement son total attachement au Christ. Je me plaisais, chaque fois que j’entrais dans ses appartements, à lui dire que je me sentais comme chez le Curé d’Ars. Un dépouillement et une sobriété se dégageaient de ces lieux, sans pour autant mettre de côté ses goûts pour les horloges, pour la musique et pour l’informatique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ému d’avoir à accompagner avec vous ce confrère qui fut un grand ami au Grand Séminaire, je prie le Seigneur que notre célébration de l’Eucharistie, nous rapproche les uns des autres comme le font les brebis autour de leur Berger suprême : le Christ Jésus et que les gestes que nous posons en présentant le pain et le vin dans la foi soient pour nous un gage de vie éternelle… ce que je souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       23 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-bon-pasteur-donne-sa-vie-pour-ses-brebis-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Georges-Marceau-23-decembre-2009_a318.html</link>
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   <title>«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)</title>
   <pubDate>Sun, 20 Dec 2009 01:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de madame Suzanne Laroche, épouse de monsieur Claude Laroche, ancien contremaître au Séminaire de Québec. Église St-Pierre-aux-Liens (Québec), le 19 décembre 2009 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec.Textes de l'Écriture: 1 Jean 3, 14.16-20 et Jn, 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1774175-2410486.jpg?v=1289459876" alt="«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)" title="«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Mgr de Laval, le fondateur du Séminaire de Québec, voulait que ses prêtres réunis dans cette communauté ne fassent qu’une seule famille. Cet esprit de famille s’est toujours continué et il s’étend au personnel et aux personnes employées au Séminaire.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que chaque année, à Petit Cap au cours de l’automne il y a une fête qui réunit tous les employés pour une journée de fraternité et d’amitié. C’est au cours d’une de ces fêtes que j’ai connu madame Suzanne Laroche.        <br />
              <br />
       Je la revois encore, un peu timide, me présentant un de ses petits-fils qui l’accompagnait. Je sentais chez elle tout l’amour d’une grand-mère et d’une mère.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un amour sans limites</span>       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, je n’ai pas été surpris que l’on choisisse comme texte de la première lecture que vous venez d’entendre le beau texte de saint Jean qui nous dit qu’aimer c’est vivre et que refuser d’aimer, c’est mourir. Aimer d’un amour sans limites, voilà ce que notre sœur a vécu.        <br />
              <br />
       Cet amour sans limites elle l’a répandu autour d’elle, en particulier dans sa famille. Se dépenser pour les autres fut sa préoccupation de tous les instants. Elle fait partie de ces personnes pour qui vivre c’est aimer, c’est se donner. Elle l’a fait avec combien de charme, de patience et de dévouement.       <br />
              <br />
       N’est-ce pas, mes frères et sœurs, un chemin qui doit nous inspirer nous aussi dans notre vie? N’est-ce pas un message dont a besoin notre société, si dure et si égoïste parfois? Le souvenir de madame Laroche nous met les choses à la bonne place, je dirais. Oui! Comme le dit saint Jean :  « Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité…et devant Dieu nous aurons le cœur en paix. »       <br />
              <br />
       Cet amour sans limites que nous sommes invités à vivre, Jésus l’a vécu le premier et c’est pour cela que sa vie et son message continuent d’être si actuels. On le connaît peu et mal parfois. On se laisse modeler par les médias qui n’en donnent que des approximations et pourtant quelle force et quelle beauté qui rejoignent ceux et celles qui, comme la défunte que nous accompagnons de nos prières, se laissent bien simplement modeler par l’amour qui est au-dessus de tout et qui ne mourra jamais.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une demeure éternelle</span>       <br />
              <br />
       Si nous passons maintenant au texte de l’évangile que j’ai lu il y a un instant, je dois dire que madame Suzanne Laroche a pu avoir un avant-goût, je pense, de la demeure éternelle qui nous attend. Elle avait déjà ici-bas une demeure qu’elle chérissait énormément. Cette demeure c’était  la nature tout entière. La nature des Monts Vallin, les couchers de soleil, les poissons qu’elle ne faisait pas que taquiner, mais qu’elle attendait avec une patience que son mari se plaît à vanter. Nous reconnaissons là ses origines indiennes. Elle aimait deux prières qu’à la fin de la messe on entendra : la première une prière indienne que lira son fils Yves entouré de ses autres fils Denis et Marc et la seconde une prière que madame Laroche récitait tous les jours et que lira Francine, sa belle-fille.       <br />
              <br />
       Cette nature si belle qu’elle aimait, c’est aux Monts Vallin, en particulier, qu’elle la goûtait. J’ai remarqué hier soir au salon funéraire que plusieurs des photos exposées le rappelaient. J’ai été frappé par l’un d’elle qui la montre assise dans le soleil couchant devant la roulotte avec son mari, Claude. Celui-ci me disait que cette photo était une de celle qu’il préférait car c’étaient les moments de paix et de plénitude que Suzanne appréciait le plus. Elle était alors, me disait-il, en paix, pleinement heureuse et détendue.       <br />
              <br />
       Cette paix qu’elle a connue en ces moments forts, elle la trouve maintenant pour toujours d’une façon mystérieuse qui nous surprend, mais qui est bien réelle. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans sa lettre au x Thessaloniciens (1Th 4, 13)       <br />
              <br />
       Le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Notre sœur en Jésus-Christ, Suzanne,  a vu le Seigneur venir à elle pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle dépasse la belle nature visible qu’elle aimait tant, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé. Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle se construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où nous sommes encore engagés, nous qui nous souvenons aujourd’hui de celle qui a été une épouse, une mère, une grand-mère, une amie, une confidente et par-dessus tout une enfant de Dieu par le baptême qui lui a ouvert les portes d’une demeure que l’œil ne peut voir et que l’esprit ne peut imaginer, une demeure où celui qui nous attend, le Seigneur Jésus, nous dit : « Venez le bénis de mon Père et assoyez-vous à ma table pour le banquet éternel ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre messe est l’image de ce banquet éternel. Déjà nous vivons en ce moment, en nous unissant au Christ et en nous unissant les uns aux autres, un amour et une communion qui ne passent pas et qui sont comme les commencements de cette vie bienheureuse qui nous attend et que je vous souhaite  toutes et à tous. Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 19 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-maison-de-beaucoup-de-monde-Homelie-pour-des-funerailles-19-decembre-2009_a316.html</link>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »</title>
   <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 14:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour méditation en 2018 Année B - Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2009 ( Année B), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaïe 25,6a,7-9; Rm 8,14-17 et Jn 12, 24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269721.jpg?v=1541121048" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, je vous propose cette année trois mots pour guider notre méditation : «mémoire», «espérance», «promesse». Ils rejoignent bien les textes que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">« Serviteurs fidèles et avisés »</span>       <br />
              <br />
       Nous faisons mémoire aujourd’hui de façon spéciale de trois de nos confrères qui nous ont quitté au cours de la dernière année ainsi que de tous nos parents et amis défunts. <!-- Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Anicet Gréco, décédé le 15 janvier 2009,  de l’abbé Gaston Savard, décédé le 2 février 2009 et de l’abbé Edmond Labrecque, décédé le 6 mai 2009, en la fête du bienheureux François de Laval, notre fondateur.-->       <br />
              <br />
       Nos confrères furent, chacun à leur manière, des serviteurs fidèles et avisés en réponse à leur appel au ministère presbytéral qu’ils ont exercé avec générosité dans des tâches nombreuses et variées. Nos parents et amis ont cherché à répondre le mieux possible aux appels de Dieu dans leur vie. <!-- dans les œuvres du Séminaire de Québec. À l’Université Laval pour l’abbé Gréco, au Petit Séminaire pour l’abbé Savard et au Grand Séminaire pour l’abbé Labrecque.       <br />
              <br />
       En faisant mémoire d’eux nous n’oublions pas aussi tous nos devanciers et tous les membres de nos familles qui nous ont quittés.--> Notre prière pour les défunts qui nous ont été proches garde non seulement leur mémoire, mais elle manifeste une communion qui défie et transcende le temps et l’espace.        <br />
              <br />
       En lien avec eux nous sommes invités à raviver notre espérance et à vivre aujourd’hui dans la confiance en la promesse d’un bonheur éternel qui nous attend comme le dit si bien la prière après le Notre Père : « Seigneur, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’Avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »       <br />
              <br />
       C’est en m’inspirant que cette prière que j’aimerais commenter maintenant les deux autres mots que j’ai retenus pour notre méditation : «espérance» et «promesse».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">« En cette vie où nous espérons... »</span>       <br />
               <br />
       « Espérance », la toute petite vertu comme la qualifiait  Péguy. « Espérance » qui n’est pas un simple espoir, ni un souhait jeté en l’air sans trop y croire. Petite vertu, peut-être, mais immense mouvement de l’être qui se tend vers l’infini en s’appuyant sur Celui qui ne peut décevoir : le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Père de Jésus Sauveur.        <br />
              <br />
       C'est dans ce mouvement de l'espérance que  « la mort est surpassée, détruite pour toujours » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ». Voilà le résultat : non seulement à venir, mais déjà présent en cette vie. En Jésus, l’amour infini du Père nous rejoint, nous renouvelle, nous sauve. Il nous recrée dans une beauté qui resplendit de sa gloire. Le salut nous est donné comme un don et en même temps un gage d’éternité commencée.        <br />
              <br />
       Comme l’explique saint Paul « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils.» Et il continue « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Tout est dit.        <br />
              <br />
       L’espérance chrétienne est ancrée (ne la représente-t-on pas par le symbole de l'ancre dans la tradition iconographique <span style="font-style:italic">voir les notes à ce sujet plus bas</span>) dans cette certitude d’un amour qui n’a pas de limites, qui est sans retour et dont nous vivons maintenant comme l’ébauche de ce que ce sera dans la pleine lumière. Nous pouvons espérer car nous sommes sauvés, devenus fils et héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ.        <br />
              <br />
       Et c’est ici que le terme promesse prend tout son sens.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">« …le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »</span>        <br />
              <br />
       La prière que j’ai citée tout à l’heure précise le sens de la promesse. Il s’agit de bonheur (de béatitude disait saint Thomas d’Aquin). Qu’est-ce à dire? Une promesse de plénitude comme on ne peut l’imaginer, une plénitude qui n’arrive pas au terme d’efforts, aussi héroïques soient-ils, mais qui survient comme un don, celui d’une présence, d’une relation vivante et continue « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». La promesse c'est le bonheur d'être avec le Christ non seulement maintenant, mais pour toujours lors de son Retour.       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont pensé un moment que cette présence qui se vérifierait dans le Retour du Christ serait le lot des nouveaux convertis dans un avenir à mesure humaine, de leur vivant même. Mais saint Paul les a amenés à percevoir que cette présence du Christ glorieux les rejoignait déjà de façon mystérieuse sous un mode de relation personnelle, d’une relation filiale dans laquelle il les invite à plonger avec confiance en fils de Dieu, sans esprit de crainte et sans peur.       <br />
              <br />
       Mystère tout de même que ce que vivent les fidèles défunts pour lesquels nous offrons nos prières. Mystère de cet espace qui précède la Parousie, le Retour du Christ qui nous emportera avec lui, Ressuscité et Glorieux, où « le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages » dans un monde nouveau que nous attendons aujourd’hui dans la foi, mais qui brillera de la Gloire du Père.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En cette célébration nous pouvons porter dans nos « vases fragiles » la certitude que nos défunts connaissent « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’être humain, tout ce que Dieu prépare pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens 2.9). En refaisant les gestes de Jésus sur le pain et le vin nous redisons et nos proclamons notre espérance appuyée sur  sa promesse « jusqu’à ce qu’il vienne ».         <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269759.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sculpture dans la pierre qui se trouve dans les Catacombes de Priscille à Rome (IIIe siècle)</span>       <br />
              <br />
       L'ancre est une figure voilée de la croix. Devenue le symbole de l'espérance du salut, elle est associée aux poissons qui désignent les nouveaux chrétiens. On trouvera plus bas sur une autre image une variation moderne de ce symbolisme. L'ancre, symbole de la stabilité, était  devenue au IIe siècle l'image privilégiée de l'espérance (<span style="font-style:italic">Hébreux</span>, 6, 19). Clément d'Alexandrie dans le <span style="font-style:italic">Pédagogue</span>  nomme l'ancre parmi les signes qu'il recommande aux fidèles de graver sur leurs anneaux. Ce symbole de l'Église paléochrétienne apparaît dans la première moitié du IIe siècle, connaît son apogée au IIIe pour disparaître au cours du IVe siècle (Tome I, vol 2 col 1999-2031 du <span style="font-style:italic">Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie</span>.- Paris : Letouzay et Ané, 1907-1951)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2270693.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      Variation moderne d'un artiste québécois, Ulric Bilodeau, pour la patène de mon calice fait par Gilles Beaugrand, orfèvre de Montréal (Canada), en 1962.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1682371-2269721.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html</link>
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   <title>Décès de monsieur l'abbé Gaston Savard (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Wed, 04 Feb 2009 05:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Notre confrère, l'abbé Gaston Savard, est décédé en après-midi le 2 février 2009 à l'Hôtel-Dieu de Québec. Il avait 86 ans. Depuis 17 mois, il habitait à la Résidence Cardinal-Vachon. Nous le recommandons à vos prières, nous offrons nos sympathies à sa famille. Homélie à la messe anniversaire de son décès célébrée au Séminaire de Québec le 30 janvier 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1217114-1583495.jpg?v=1289459848" alt="Décès de monsieur l'abbé Gaston Savard (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" title="Décès de monsieur l'abbé Gaston Savard (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Les confrères de la communauté des prêtres du Séminaire recevront la dépouille mortelle à leur résidence (Pavillon Jean-Olivier-Briand, 1, rue des Remparts, Québec) à la Salle des prêtres le vendredi 6 février 2009 à 19h.  Les visites pourront se faire de 19h à 21h30 le vendredi 6 février, et avant les funérailles, le samedi matin 7 février à 11h.   Stationnement dans le jardin du Séminaire en face du  Pavillon Jean-Olivier-Briand anciennement  Résidence des prêtres qui est situé au 1, rue des Remparts. Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca./carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.        <br />
              <br />
       Les funérailles seront présidées par Mgr Jean-Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau, et elles auront lieu à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec le samedi 7 février 2009 à 12h30. Le corps sera inhumé, après les funérailles, dans la Crypte des prêtres du Séminaire de Québec située sous la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. La maison funéraire Lépine-Cloutier est chargée des arrangements funéraires.       <br />
              <br />
              <br />
       Le Supérieur général       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
              <br />
              <br />
       le 3 février 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _________________________________________________________________       <br />
       <b>SAVARD, abbé Gaston</b>       <br />
              <br />
       À l’Hôtel-Dieu de Québec, le 2 février 2009, est décédé, à l'âge de 86 ans et 4 mois, monsieur l'abbé Gaston Savard, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, fils de feu Abraham Savard et  de feu Ernestine Pelletier.        <br />
              <br />
       Après avoir fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec (1937 à 1945) et obtenu son baccalauréat ès arts de l’Université Laval en 1945, il fit ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec et à l’Université Laval (1945 à 1950). Il obtint son baccalauréat en Philosophie en 1946 et son baccalauréat en Théologie en 1950. Il fut ordonné prêtre le 12 juin 1949. De 1960 à 1963, il étudia en Lettres à l’Université Laval et il y obtint une licence en Lettres en 1963.       <br />
              <br />
        Après son ordination à la prêtrise, il devint maître de salle à la Petite Salle au Petit Séminaire de Québec de 1950 à 1958 et professeur d’anglais (1950-1953) et de mathématiques (1953-1954). Il fut professeur principal en Éléments Latins de 1958 à 1960, puis il enseigna le latin de 1963 à 1983 et le grec de 1963 à 1971. Il fut confesseur chez les élèves de 1958 à 1960 et de 1964 à 1969. Il travailla au secrétariat du Secondaire à la comptabilité de 1979 à 1983 et, en 1983, ayant dû quitter l’enseignement à cause de problèmes cardiaques, il fut affecté au contrôle des absences jusqu’en 1993.        <br />
              <br />
       Il avait été reçu membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec en 1964. Il prit sa retraite en 1993. Il habitait à l’Unité de soins de la Résidence Cardinal-Vachon depuis 17 mois.       <br />
              <br />
       Il exerça un ministère dominical à Saint-Joseph (Québec) en 1958-1959, puis à Stadacona (Québec) de 1959 à 1982.        <br />
              <br />
       Les prêtres du Séminaire de Québec et les membres de la famille recevront les condoléances au Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (Résidence des prêtres), 1, rue des Remparts, le vendredi 6 février 2009 de 19 h à 21 h 30 et à partir de 11h le jour des funérailles. Stationnement dans le jardin du Séminaire par l’entrée du 20, rue Port-Dauphin (le long du parc Montmorency).        <br />
              <br />
       Les funérailles seront célébrées à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le samedi 7 février 2009 à 12h30 Elles seront présidées par Mgr Jean-Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau.       <br />
               <br />
       L'inhumation se fera à la crypte des prêtres du Séminaire de Québec située sous la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec.  La direction des funérailles a été confiée à la Maison Lépine-Cloutier Ltée de Québec.       <br />
              <br />
       Il était le frère de feu Joseph (feu Bertha Bourget), feu Albert (feu Flore Demontigny) feu Jeanne (feu Maurice Defoy), Gemma (feu Noël Therrien), Thérèse, feu Gisèle, Marie-Claire (feu Robert Mccann).       <br />
              <br />
       Outre ses confrères de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et ses sœurs, il laisse dans le deuil de nombreux neveux et nièces, petits neveux et nièces et arrière-petits neveux et nièces, des cousins et des cousines et plusieurs personnes amies et chères.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">FUNÉRAILLES</span>       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Hommage des neveux de l'abbé Gaston Savard (1922 - 2009) aux funérailles le 7 février 2009</b>       <br />
              <br />
       Cher oncle Gaston,        <br />
              <br />
       Croire à l'existence d'une vie nouvelle et éternelle après la mort a été l'une des caractéristiques dominantes de votre vie. Ce matin,  nous tous, parents et amis réunis dans cette église, voulons partager votre foi, nous laisser entraîner par vous et croire nous aussi que vous êtes mystérieusement présent au milieu de nous.        <br />
              <br />
       Nous vous adresserons donc, oncle Gaston, un bref message, un message auquel, nous en sommes certains,  vous prêterez une oreille attentive, comme vous l'avez  toujours fait pour chacun d'entre nous. Et pour répondre au désir que vous avez exprimé à tante Thérèse, quelques heures avant votre décès, ce message est l'œuvre commune des trois fils de Joseph, Jean-Pierre, Guy et Gérard.       <br />
              <br />
              <br />
       Oncle Gaston, vous le savez bien,  tous ces gens rassemblés autour de vous ce matin pleurent votre départ. Les premières à le faire sont évidemment vos trois sœurs bien-aimées Gemma, Thérèse et Marie-Claire avec lesquelles vous avez partagé tellement de peines, mais surtout tellement de joies pendant votre vie.         <br />
              <br />
       Il est tout à fait certain, oncle Gaston, que Gemma, Thérèse et Marie-Claire auraient souhaité de tout cœur que vous puissiez poursuivre pendant encore plusieurs années votre aventure en leur compagnie. Pour elles, en effet, vous avez été un frère, un frère exceptionnel, un frère en qui elles ont eu tellement confiance et qu'elles ont tellement admiré. Privées qu'elles seront désormais de votre compagnie sur cette terre, il est tout aussi certain que vos sœurs trouveront de quoi atténuer leur tristessse dans la pensée que vous pouvez maintenant jouir d'un état de bonheur sur lequel la maladie et la souffrance qui vous ont si longtemps et profondément affligé n'auront plus de prise.        <br />
              <br />
       Ce matin, on imagine aisément que d'innombrables souvenirs doivent envahir la pensée de vos sœurs. Et l'on imagine aussi facilement que quelques mots très simples doivent occuper leur esprit, des mots comme ceux-ci : un très, très gros merci, mon cher frère Gaston, pour toute la bonté et toute la beauté que tu nous a prodiguées au cours de ta vie en notre compagnie.        <br />
              <br />
       Dans l'assemblée de ce matin, oncle Gaston, c'est sans doute avec joie et avec votre sourire accueillant habituel que vous pouvez constater, en plus de la présence de vos trois sœurs, celle de vos nombreux neveux et nièces, les enfants de Joseph, Marie-Jeanne, Albert, Gemma, et Marie-Claire.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces enfants de vos frères et sœurs ne sont pas venus seuls. Leurs conjoints ou conjointes, leurs enfants, leurs petits-enfants et même leurs arrières-petits-enfants les accompagnent. Tous sont venus exprimer à leur cher oncle Gaston leur affection et leur gratitude, en retour de l'affection très particulière que vous avez toujours manifestée à l'égard de chacun d'entre eux. Ils veulent vous dire combien ils vous ont aimé et que, jamais, ils n'oublieront la grande valeur des liens étroits et enrichissants que vous avez établis avec chacun d'eux. Pour cela, eux aussi voudraient que vous les entendiez vous adresser ces mots très simples qu'ils ont présentement à l'esprit :  un gros merci, oncle Gaston.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Oncle Gaston,  permettez-nous de vous rappeler brièvement seulement quelques-uns des faits de votre vie. Nous savons tous par exemple que vous avez été un très grand sportif, non pas un sportif de salon, mais un véritable athlète de terrain. Vous avez en effet pratiqué de nombreux sports et, dans la majorité d'entre eux, vous avez excellé. Vos exploits de jeunesse en ce domaine ont souvent été célébrés. Mais ce que tous ne connaissent pas, c'est l'un de vos plus récents exploits, un exploit sportif tout à fait exceptionnnel et inoubliable. Il y a à peine deux ou trois ans, en effet, par une très froide soirée d'hiver, vous aviez alors 84 ou 85 ans, vous n'avez pas hésité à chausser vos patins à lame et à sauter sur une patinoire extérieure pour afffronter l'un de vos arrière-petits neveux plus jeune que vous d'environ 80 ans pour une partie de hockey par ailleurs chaudement disputée        <br />
              <br />
       Adolescent, vous avez été un champion de la course à la trottinette. Cette course vous a donné comme un élan, un élan impossible à contrôler pour le reste de votre vie. Par la suite, en effet, on vous a vu courir sans arrêt, comme si la distance entre deux points, comme si le moment entre deux activités ou entre deux tâches était une perte de temps. On nous a même rapporté que, pendant ces derniers mois, à la maison Cardinal Vachon, les infirmières et préposées vous ont supplié de ralentir le pas. Vous comprendrez maintenant pourquoi nous n'avons pas été surpris d'apprendre que votre façon de nous quitter, il y a quelques jours,  a été à l’image de la démarche qui vous a toujours caractérisé, à savoir, entre la terre et le ciel, pas de longue agonie; vite, on ne s’attarde pas, on y court.        <br />
              <br />
       Oncle Gaston, vous avez été un homme de famille. Vous nous avez même montré un fort côté père de famille.  Et pour tous les membres de la famille élargie des Savard, vous avez été un oncle exceptionnel, un oncle comme on en trouve bien peu dans ce monde. Tous ont discerné, rassemblés en votre seule personne, les traits d'un ami bienveillant, d'un conseiller nullement moralisateur, d'un grand frère accueillant, d'un père affectueux et même d'un véritable grand-père. Du plus vieux au plus jeune de cette grande famille élargie, tous peuvent témoigner aujourd'hui que vous avez été  pour eux un véritable rayon de lumière, constamment nourri par votre bonne humeur et votre optimisme immuables.        <br />
              <br />
       Tout au long de votre vie, oncle Gaston, chacun d'entre nous a eu la chance de vous rencontrer de façon régulière et à de multiples occasions. Lors de ces rencontres, et particulièrement au cours des quelques vingt dernières années, il y a une caractéristique de votre personnalité qui a suscité l'admiration de tous. Vous ne faisiez pas vieux. La jeunesse semblait ne vous avoir jamais quitté. Tous s'étonnaient de constater en vous un désir ardent de vivre, lequel se manifestait par exemple dans votre curiosité insatiable, cette curiosité qui vous a incité, à un âge très avancé de votre vie, à ouvrir de nouvelles fenêtres sur le monde en cliquant quoti-diennement sur votre ordinateur. Votre vaste bibliothèque ne vous suffisait plus pour satisfaire cette curiosité, votre ordinateur en devenait l'extension qui vous a procuré d'innombrables heures de bonheur. Et face à un monde en constante évolution, vous n'étiez pas du genre à radoter sur les vertus du passé.          <br />
              <br />
       Le véritable travail de moine auquel vous vous êtes livré au cours des tout derniers mois nous montre aussi à quel point vous avez été un passionné de l'action et de la vie. Avec patience et détermination, et sans doute parce que vous vouliez en faire une manifestation tangible de votre  héritage, vous vous êtes attablé à votre bureau presque tous les jours où vous n'aviez pas de dialyse.  En utilisant votre scanner, vous avez reproduit sur papier tout près de 1800 diapositives et vous avez fait le montage d'une douzaine de gros albums-souvenirs de photos, des photos que vous avez disposées en ordre chronologique, année après année. Et entre les photos, vous avez gardé l’espace nécessaire pour  pouvoir ajouter une légende au bas de chacune d'elles. Pour ceux qui doutaient qu’un prêtre aussi malade et âgé de plus de 85 ans pouvait encore s'astreindre à faire un travail de moine, ce doit être toute une découverte.        <br />
              <br />
       Vous rencontrer, oncle Gaston, passer quelques minutes et même quelques heures à jaser ou très souvent à s'amuser avec vous, a toujours été un événement des plus agréable. Quel que soit le sujet abordé, et quel que soit notre âge, nous pouvions percevoir dans votre regard et dans vos réactions que vous portiez à nous-mêmes et à nos propos une attention et un intérêt de tous les instants. Vous maîtrisiez parfaitement l'art de vous adapter à chacun de nous.        <br />
              <br />
       Lors de ces rencontres, vous étiez toujours, par vos questions, à l'affût des plus récentes nouvelles nous concernant. Échanger avec nous sur quelque sujet d'actualité que ce soit, partager nos joies et nos peines, recevoir nos confidences, nous supporter moralement, nous encourager à aller de l'avant avec nos projets, tout cela, nous avions le sentiment que vous le faisiez avec grand plaisir et que vous ne le subissiez pas comme un moment pénible et ennuyeux à supporter. Et quel respect toujours démontré envers chacun et chacune d'entre nous, et quel que soit notre âge !        <br />
              <br />
       De ces rencontres, nous en sortions inévitablement enrichis. À plusieurs d'entre nous, vous avez par exemple souvent raconté les événements, petits et grands, heureux et malheureux, qui ont marqué la vie de votre famille et la vie des familles de vos frères et sœurs C'est un beau cadeau que vous nous faisiez à ce moment-là, un cadeau qui nous permettait d'avoir une meilleure connaissance de nos origines, une meilleure connaissance de ceux et celles qui nous ont précédés dans la vie.        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, oncle Gaston, nous voulons donc vous dire combien toutes ces rencontres que nous avons eu la chance de vivre avec vous ont laissé en nous des traces profondes et indélibiles. Pour toutes ces traces ou pour cette influence indéniable et remarquable que vous avez eue sur chacune de nos vies, nous vous adressons chaleureusement ces quelques mots très simples : un gros, gros merci, oncle Gaston.        <br />
              <br />
              <br />
       Pendant de nombreuses années, de jour et de nuit, vous avez lutté, oncle Gaston, contre les effets douloureux d'une maladie qui n'a jamais cessé de vous harceler. Cette lutte constante et tellement courageuse de votre part, vous l'avez, selon nous, gagnée. Heureusement pour vous et pour nous, votre lutte a eu comme effet de faire mentir tous les pronostics concernant votre avenir.  À propos de pronostic, on n'a pas de mal à vous imaginer ce matin en train de rire aux éclats en ré-entendant ce que vous avez vous-même raconté à l'un d'entre nous. Un jour, en effet, lorsque vous étiez séminariste, un prêtre vous disait souvent de faire attention à votre santé. Pourquoi ?  Parce que vous couriez trop vite, disait ce prêtre, et que,  possiblement vous alliez mourir très  jeune…        <br />
              <br />
       Cher oncle Gaston, il faut maintenant nous résoudre à tourner une autre page de l'histoire de la famille des Savard, une grande page, celle-là.  Avant de la tourner définitivement, permettez-nous de vous présenter nos plus profonds remerciements pour votre présence et votre influence auprès de chacun et chacune d'entre nous.  Permettez-nous aussi de souhaiter que vous puissiez jouir de ce mystérieux repos éternel que vous avez hautement mérité.  Et permettez-nous enfin d'espérer que cet Adieu de notre part soit l'équivalent d'un Au revoir.        <br />
              <br />
              <br />
       Vos neveux Jean-Pierre, Guy et Gérard.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER><B>       <br />
       REQUIESCAT IN PACE!       <br />
       </CENTER></B>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1217114-1583495.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Deces-de-monsieur-l-abbe-Gaston-Savard-1922-2009--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec_a249.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La mort, une transformation qui est un don de Dieu</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2009 23:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Jean-Pierre Blais</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Jean-Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau aux funérailles de l'abbé Anicet Greco, prêtre du Séminaire de Québec, le 19 janvier 2009 à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Textes de l'Écriture: 1 P 1, 3-8; Jn 10, 14-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1189560-1545684.jpg?v=1289459846" alt="La mort, une transformation qui est un don de Dieu" title="La mort, une transformation qui est un don de Dieu" />
     </div>
     <div>
      Frères et sœurs en Jésus-Christ,       <br />
              <br />
       Par votre présence, vous traduisez votre attachement et votre reconnaissance à l’abbé Anicet Gréco.  Ce matin, c’est l’abbé Anicet Gréco qui nous rassemble auprès du Christ pour nous nourrir de sa Parole et nous donner sa vie en partage. Avec Saint Pierre, nous proclamons : « Dieu, le Père nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus-Christ. »(1P.1, 3)  Avec le décès de l’abbé Gréco, nous sommes placés au cœur de notre foi pour y laisser naître l’espérance de notre vie : la mort et la résurrection de Jésus.  Nous devons mourir pour pouvoir ressusciter.       <br />
                <br />
       L’Église a toujours tenu en même temps deux affirmations très simples : D’une part le Christ est ressuscité d’une manière qui n’est pas purement physique et matérielle.  C’est beaucoup plus qu’une réanimation parce que la résurrection de Jésus ouvre une nouvelle manière d’exister. Par sa résurrection, Jésus commence un nouveau monde et il est encore à venir pour nous;  mais nous ne pouvons pas dire le comment.  D’autre part la résurrection est de l’ordre de la foi, de l’ordre d’une renaissance des forces spirituelles de communion et de partage.   Nos rencontres, à l’occasion du décès, deviennent des moments pour partager nos solidarités et refaire des liens entre nous.         <br />
              <br />
       Il y a un conte qui présente une image de cette nouvelle manière d’exister : « Au fond d’un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne pouvaient comprendre pourquoi nul du groupe ne revenait après avoir rampé au long des tiges des lys jusqu’à la surface de l’eau.  Elles se promirent l’une à l’autre que la prochaine qui serait appelée à monter reviendrait dire aux autres ce qui lui était arrivé,  Peu de temps après, l’une d’entre elles se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la surface; elle se reposa au sommet d’une feuille de lys et subit une magnifique transformation qui fit d’elle une libellule avec de jolies ailes.  Elle essaya en vain de tenir sa promesse,  Volant d’un bout à l’autre du marais, elle voyait bien ses amies en dessous.  Alors, elle comprit que, même si elles avaient pu la voir, elles ne l’auraient pas reconnu comme une des leurs une créature si radieuse. » Cette transformation est un  don gratuit de Dieu.  Nous sommes participants à cet héritage de la résurrection de Jésus.  C’est ce que Saint Pierre nous dit : « Cet héritage vous est réservé dans les cieux. »(1P.1, 4)        <br />
              <br />
       En 1948, l’abbé Gréco a répondu à l’appel de son évêque de devenir prêtre pour faire de sa vie un ministère au service du Christ et des autres. La Parole de Dieu que nous venons d’entendre, l’Eucharistie que nous célébrons, combien de fois n’a-t-il pas rassemblé pour donner la Parole de Dieu et le corps du Christ en partage.       <br />
              <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur » (Jn10, 14)  Cette Parole de Jésus nous le montre comme pasteur selon le monde nouveau de la résurrection.   La Parole de Jésus est le chemin de ce monde nouveau, de ce monde de la résurrection.  C’est le chemin que Jésus a donné à suivre à l’abbé Gréco comme prêtre et le chemin que nous sommes invités à prendre comme prêtre.  Voici comment le curé d’Ars a raconté ce rôle du prêtre.  « Mes enfants, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas de moments où l’on ait plus envie de dormir que pendant les instructions ou les prédications.  Vous me direz : « Mais j’ai trop sommeil. »  Si je prenais un violon, personne ne songerait à dormir, tout bougerait…On écoute encore un prêtre qui convient, mais si c’est un prêtre qui ne convient pas, on est tenté de le …juger.  Il ne faut pas agir si humainement, quel que soit le prêtre, c’est toujours l’instrument dont Dieu se sert pour distribuer sa Parole.  Vous faites passer de la liqueur par un entonnoir qu’il soit d’or, de cuivre ou de zinc, si la liqueur est bonne, elle est toujours bonne. »       <br />
              <br />
       C’est un chemin dans lequel nous reconnaissons que l’abbé Gréco a toujours essayé de marcher.       <br />
              <br />
       Pour le prêtre,« Moi, Je suis le bon pasteur », c’est être l’homme de l’unité.  Faire l’unité en vivant de la Parole de Dieu.  Chercher à appliquer la Parole de Dieu dans sa vie,  Dans les nombreux témoignages que j’ai entendus, l’abbé Gréco a toujours été un  homme de relation humaine, d’humour et de contact agréable.  Par sa manière de faire, il a toujours facilité le vivre ensemble dans l’unité.  Nous ne lui connaissions pas d’ennemi.  Il était très apprécié.       <br />
              <br />
       Pour le prêtre, « Moi, Je suis le bon pasteur », c’est l’homme éducateur.  Le mot éducation vient du latin « educatio » qui veut dire conduire.  C’est ce que Jésus nous dit : « celles-là aussi, il faut que je les conduisent. » (Jn10, 16)  Il faut éduquer à la prière, à travailler, à développer ses talents.  L’abbé Gréco est resté un éducateur toute sa vie.  A l’Université, il a aidé à mettre en place un programme pour les aînés; chez les religieuses,  il a enseigné les vérités de la foi comme aumônier; dans la formation des diacres, il a conduit leur chemin pour approfondir leur relation au Christ;  A la Résidence-Vachon, il a aidé à créer un climat fraternel selon l’esprit de l’Évangile.       <br />
               <br />
       Pour le prêtre, « Moi, Je suis le bon pasteur », c’est l’homme serviteur du Christ et de l’Église.  Le prêtre cherche à se faire tout à tous.  Il multiplie les initiatives qui favorisent la fraternité et le service.  Il témoigne de la compréhension, de l’écoute et de la compassion pour les malades et les gens qu’il côtoie.  Il encourage les projets qui soutiennent l’entraide, le partage et la solidarité.  L’abbé Gréco s’est montré serviteur de l’Église en acceptant les différentes affectations comme employé à l’Université Laval, comme directeur du service du personnel, comme secrétaire d’un ensemble de comités diocésains dont le Comité des nominations, comme aumônier de religieuses et supérieur de la Résidence Cardinal-Vachon.  Dans toutes ces fonctions, il a dû pratiquer bien des qualités du serviteur.       <br />
              <br />
       Je l’ai rencontré à la messe du premier de l’an, il avait toujours son attitude accueillante et le sourire aux lèvres même si son corps avait subi les blessures du temps.  Jusqu’au  bout,  il a voulu rester ce bon pasteur qui nous conduit sur le chemin de la résurrection.  Quant à nous, continuons de faire de notre vie, un chemin de résurrection.       <br />
              <br />
       +Jean-Pierre Blais       <br />
       Évêque nommé de Baie-Comeau (Québec, Canada)       <br />
       19 janvier 2009       <br />
                  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-mort-une-transformation-qui-est-un-don-de-Dieu_a243.html</link>
  </item>

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   <title>Décès de monsieur l'abbé Anicet Greco (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Fri, 16 Jan 2009 03:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Notre confrère, l'abbé Anicet Greco, est décédé à 12h30 le 15 janvier 2009 à l'Hôpital Saint-Sacrement à Québec. Il avait 86 ans. Depuis deux ans, il habitait à la Résidence Cardinal-Vachon. Nous le recommandons à vos prières, nous offrons nos sympathies à sa famille.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1184083-1537566.jpg?v=1289459846" alt="Décès de monsieur l'abbé Anicet Greco (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" title="Décès de monsieur l'abbé Anicet Greco (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Les confrères de la communauté des prêtres du Séminaire recevront la dépouille mortelle à leur résidence (Pavillon Jean-Olivier-Briand, 1, rue des Remparts, Québec) à la Salle des prêtres dimanche à 14h. Les visites pourront se faire de 14h à 16h30 et de 19h à 21h30 le dimanche, 18 janvier 2009, et avant les funérailles, lundi matin à partir de 9h.   Stationnement dans le jardin du Séminaire en face du  Pavillon Jean-Olivier-Briand anciennement  Résidence des prêtres qui est situé au 1, rue des Remparts. Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca./carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.        <br />
              <br />
       Les funérailles seront présidées par Mgr Jean-Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau, et elles auront lieu à la Basilique-cathédrale de Québec le lundi, 19 janvier 2009, à 10 heures. Le corps sera inhumé, après les funérailles, dans la Crypte des prêtres du Séminaire de Québec située sous la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. La maison funéraire Lépine-Cloutier est chargée des arrangements funéraires.       <br />
              <br />
       Le défunt a souhaité que les dons compensant l'envoi de fleurs soient offerts à la Résidence Cardinal-Vachon dont il a été le directeur pendant de nombreuses années.       <br />
              <br />
       Résidence Cardinal-Vachon       <br />
       2900, rue Alexandra       <br />
       Beauport, Québec       <br />
       G1E 7C7       <br />
              <br />
       Le Supérieur général       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
              <br />
              <br />
       le 15 janvier 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1184083-1537573.jpg?v=1289459846" alt="Décès de monsieur l'abbé Anicet Greco (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" title="Décès de monsieur l'abbé Anicet Greco (1922-2009), prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      _________________________________________________________       <br />
       <b>GRECO, abbé Anicet (1992-2009) </b>       <br />
              <br />
       À l’Hôpital du Saint-Sacrement, le 15 janvier 2009, est décédé, à l'âge de 86 ans et 8 mois, monsieur l'abbé Anicet Greco, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, fils de feu Vincenzo Greco et de feu Marie Gauthier.        <br />
              <br />
       Après avoir fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec (1936 à 1944) et obtenu son baccalauréat ès arts de l’Université Laval en 1944, il fit ses études théologiques au Grand Séminaire de Qué¬bec et à l’Université Laval (1944 à 1949), il fut ordonné prêtre le 20 juin 1948. Il termina son baccalauréat en Théologie en 1949. En 1957 et  1958, il étudia la Philosophie à l’Université catholique de Washington et y reçut une maîtrise en Philosophie en 1961. Après son ordination à la prêtrise, il devint maître de Salle au Petit Séminaire de Québec de 1949 à 1956 et professeur de mathématiques de 1950 à 1953. Il fut reçu membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 12 juin 1963.       <br />
              <br />
       En 1952, il prit la direction des Cours d’été à l’Université Laval, alors une œuvre du Séminaire de Québec, qu’il conserva jusqu’en 1972. Ayant quitté le Petit Séminaire de Québec pour l’Université Laval, il y exerça de nombreuses fonctions administratives jusqu’à son départ en avril 1989 : sous-secrétaire de l’Université Laval (1956-1957), secrétaire de l’École des Gradués (1959 1960), secrétaire du Comité des bourses (1959 1962), directeur du Service de l’aide aux étudiants (1959 1960), modérateur de l’Université Laval (1961 1965), directeur de l’Extension de l’Enseignement universitaire (1962 1979), assistant du Recteur (1964 1969), directeur général adjoint du Service de l’éducation permanente (1972 1975), conseiller au Service de promotion de l’éducation permanente (1980 1982), adjoint au doyen de la Faculté des sciences et de génie (1982 1984), secrétaire de la Commission de la recherche (1982 1989).       <br />
              <br />
       En plus de ses fonctions à l’Université Laval, l’abbé Greco se consacra à plusieurs tâches pastorales : aumônier des Sœurs dominicaines du Grand Séminaire de Québec (1972 1978), aumônier des religieuses de l’Année doctrinale (1985 1989), membre et secrétaire du Comité du Diaconat permanent (1983 1989), puis président du Comité (1989 1992). Après sa retraite de l’Université Laval, il fut nommé directeur responsable de la Résidence Cardinal Vachon et supérieur des prêtres y résidant. Il occupa ce poste de 1989 à 1998. Depuis deux ans, il habitait à l’Unité de soins de la Résidence Cardinal Vachon.       <br />
               <br />
       Les prêtres du Séminaire de Québec et les membres de la famille recevront les condoléances au Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (Résidence des prêtres), 1, rue des Remparts, le dimanche 18 janvier de 14 h à 16 h 30 et de 19 h à 21 h 30 et à partir de 9 h le jour des funérailles. Stationnement dans le jardin du Séminaire par l’entrée du 20, rue Port Dauphin (le long du parc Montmorency).        <br />
               <br />
       Les funérailles seront célébrées à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le lundi 19 janvier 2009 à 10 h.  Elles seront présidées par Mgr Jean Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau.       <br />
               <br />
       L'inhumation se fera à la crypte des prêtres du Séminaire de Québec située sous la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec.  La direction des funérailles a été confiée à la Maison Lépine-Cloutier Ltée de Québec.       <br />
              <br />
       Il était le frère de Micheline (feu Robert Breton), feu Pierre (Madeleine Harvey) et l’oncle de Louise, Pierre et Michel Greco et de Josée, Denis et Anick Breton.       <br />
              <br />
       Outres ses confrères de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et les membres de sa famille, il laisse dans le deuil plusieurs personnes amies et chères.       <br />
              <br />
       Prière de compenser l’envoi de fleurs par un don à la Résidence Cardinal Vachon, 2900, rue Alexandra, Québec, Québec, G1E 7C7.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Un témoignage</span>       <br />
              <br />
       Gabriel Côté, dans un article du <span style="font-style:italic">Fil des évènements</span> de l'Université Laval, le 10 avril 2003 intitulé &quot;Pour la suite du monde: Hommage à six pionniers de l'Éducation des adultes à l'Université&quot; et  présentant le troisième volume d'André Thibault dans la série <span style="font-style:italic">Avant que d'oublier</span> consacrée à des profils d'éducateurs et d'éducatrices provenant des différentes régions du Québec, et même des provinces de l'Atlantique, cite ce passage que nous reproduisons avec plaisir.        <br />
              <br />
        &quot;Madame Marquis a réussi à imprégner sa marque sur les politiques du Service de l'extension et elle a, avec l'abbé Anicet Greco en particulier, contribué à implanter un service d'accueil et d'encadrement des adultes qui facilitait leur retour aux études et concourrait à leur donner confiance en ëux-mêmes... L'abbé Anicet Greco a traversé le monde de l'éducation à la manière d'un sage, animé par des valeurs de tolérance, de respect d'autrui et de compassion&quot;.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pour nous rejoindre <a class="link" href="javascript:protected_mail('superieurgeneral@seminairedequebec.org')" >cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER><B>
REQUIESCAT IN PACE!
</CENTER></B>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1184083-1537566.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Deces-de-monsieur-l-abbe-Anicet-Greco-1922-2009--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec_a242.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 22:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe pour les confrères défunts au lendemain de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 3 novembre 2008, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. . Textes de l'Écriture: Sg 2, 1-4a.22-2; 3,1-9; Lc 12,35-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1096089-1395032.jpg?v=1289459843" alt="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" title="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" />
     </div>
     <div>
      Cette année nous nous réunissons le lendemain de la Commémoration des fidèles défunts puisque celle-ci tombait le dimanche et se célébrait en paroisse. Nous avons tenu à ce que la communauté des prêtres se réunisse autour de la table eucharistique aujourd’hui pour prier ensemble pour nos confrères défunts, en particulier pour monsieur l’abbé Noël Baillargeon décédé le 18 janvier 2008 l’âge de 93 ans et 11 mois et pour qui nous avons célébré une messe des funérailles le 22 janvier suivant  à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Nous ferons mémoire aussi de tous ceux que nous avons connu et de tous nos devanciers qui ont établi et servi le Séminaire de Québec depuis 345 ans maintenant.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Une vie après la mort</span>       <br />
              <br />
       En faisant mémoire de nos devanciers et en priant pour eux, notre solidarité avec les défunts se manifeste de façon simple, mais riche. En effet, c’est dans une relation toujours actuelle, malgré le changement, que se vit cette relation. La prière pour les défunts nous permet d’entrer dans ce réseau d’amour, de paix, de bonheur dont nous faisons partie avec eux. Ils ont franchi une limite qui nous est familière celle du temps et de l’espace. Leur vie, cependant, comme le dit la préface de la messe des défunts, n’est pas terminée, elle est transformée.       <br />
               <br />
       La fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts ont quelque chose en commun. Ces deux fêtes nous parlent d’une même vie, d’une vie transformée, une vie éternelle, une vie après la mort.  Si nous ne croyions pas à une vie après la mort, il serait contre-indiqué de célébrer la fête de la Toussaint  et, encore moins indiqué, de prier pour les défunts.       <br />
                <br />
       Par sa résurrection, Jésus ouvre la voie d’ « un lieu  où le temps s'arrêtera sur nous pour céder le pas à l'éternité ; où l'amour sera total », comme le dit si bellement le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison de sa Sainteté.       <br />
              <br />
       Qu’est-ce à dire? Permettez-moi de partager avec vous quelques moments de méditation sur ce thème de la « vie transformée ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une transformation d’un don reçu</span>       <br />
              <br />
       Notre vie ne nous est pas prêtée. Elle nous est donnée. Et ce qui nous est donné nous le recevons. Nous ne sommes pas l’auteur de ce don merveilleux. Benoît XVI le note avec justesse dans son encyclique <span style="font-style:italic">Spe salvi</span> : &quot;La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi: elle est une relation&quot;, écrit-Il. Et il poursuit : &quot;Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie.&quot; (numéro 27)       <br />
              <br />
       Bien sûr que nous pouvons, comme l’incroyant dont parle le livre de la Sagesse, nous contenter d’une lecture superficielle, à ras de terre. Notre souffle s’évanouit. La pensée s’éteint. Le corps s’en va en cendres. Il n’y a plus rien. Écoutez-le : « Nous sommes nés par hasard, et après, nous serons comme si nous n’avions pas existé : le souffle de nos narines s’évanouit comme la fumée, et la pensée est une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur : si elle s’éteint, le corps s’en ira en cendres, et l’esprit se dissipera comme une brise légère. » (Sg  2, 2-3)        <br />
              <br />
       Ne peut-on pas prendre le risque d’aller  plus loin que cette lecture sans espérance? Pourquoi ne pas reconnaître que si la vie nous est donnée, elle l’est « pour le temps et l’éternité »? Avouons que nous ne connaissons pas encore toute la richesse du don reçu. Pourquoi ce don devrait-il disparaître? N’est-il pas plus juste de reconnaître, comme nous le faisons dans la foi, que nous n’avons pas pris encore toute la mesure du don reçu?       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un don « pour le temps et l’éternité »</span>       <br />
              <br />
       Bien sûr l’expérience commune ne peut être mise de côté et rejetée du revers de la main : notre vie change et par la mort elle échappe à nos certitudes et à nos sensations. Le croyant n’évite ni ne fuit l’angoisse du « devoir mourir ».        <br />
              <br />
       La foi, cependant, nous dit que la vie après la mort existe. « Vita mutatur, non tollitur.» La vie est changée, elle n’est pas détruite. Le don de la vie est un don « pour le temps et l’éternité ». Après le passage de la mort physique, il continue de se déployer encore, de se livrer, dans une beauté que nous ne pouvons imaginer et dans une plénitude inouïe. C’est l’ « amour total » dont parle le Père Cantalamessa.       <br />
              <br />
       Saint Paul n’écrivait-il pas aux Corinthiens : « L’amour ne passera pas » (I Co 13,8), car, voyez-vous, la transformation est déjà commencée. Comme l’expérimente saint Jean de la Croix (1543-1591), le grand docteur mystique espagnol,  nous sommes sur le chemin d’une « union transformante », une « union d’amour » (cf. <span style="font-style:italic">La Montée du Carmel</span>, livre 2, chapitre 4)  avec Celui que l’œil ne peut voir et que les mains ne peuvent toucher, une union vécue ici-bas dans le mystère de la nuit bien souvent, derrière le voile qui atténue sa souveraine splendeur, dans la foi en Celui qui est passé par la mort et que le Père a relevé le rendant puissant pour nous sauver et le faisant le Premier-Né d’une multitude.        <br />
              <br />
       Ces nuits terribles comme celles que nous découvrons dans les écrits intimes de Mère Teresa de Calcutta (<span style="font-style:italic">Viens soit ma lumière.  Les écrits intimes de la &quot;Sainte de Calcutta&quot;</span>, textes édités et commentés par Brian Kolodiejchuk MC - traduit de l'anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet, Éditions Lethielleux, Paris, 2008, 444 pages) sont le signe d’une transformation « totale » que nous attentons dans la foi et l’espérance, attente qui faisait répéter aux premiers chrétiens le célèbre « Maranatha » (Viens, Seigneur, viens).        <br />
              <br />
       Ce qui s’ouvre à nos frères et sœurs défunts au moment du passage par la mort c’est l’ « union transformante » totale. Une plénitude de vie. Une relation d’amour qui les fait dire comme le ferait un nouveau-né : « voilà que j’arrive à la pleine lumière », « c’est donc cela que je vivais déjà sans pouvoir en mesurer toute la beauté ».        <br />
              <br />
       Il arrivera que certains devront encore progresser dans leur marche vers cette union à nulle autre pareille. Ils sont rendus, mais encore éloignés de quelque façon. Ce sont nos frères et sœurs de l’Église « souffrante », « ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés » comme le dit <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> (numéro 1030). Nous offrons pour eux et pour elles la sainte Eucharistie et nous les portons dans notre prière.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L’ « amour total », l’ « union transformante » : voilà, mes frères, ce que le croyant expérimente lorsqu’il attend son maître; voilà ce que le croyant confesse quand il dit : « Je crois à la résurrection des morts et à la vie du monde à venir »; voilà ce que le croyant incarne dans les gestes envers le pauvre, l’affamé, le prisonnier, le malade comme le dit l’évangile de Mathieu au chapitre 25. Le croyant que nous sommes, comme disciple de Jésus, entrevoit un monde autre, transformé. Il espère le retour du Maître et il l’attend.        <br />
              <br />
       Le Maître lui aussi l’attend. Il a revêtu la tenue de service, il lave les pieds de ses serviteurs. Il est là à la porte. « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai, je prendrai le repas avec lui et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20).       <br />
              <br />
       Chers frères, c’est déjà ce que nous pouvons vivre dans cette Eucharistie. À travers le signe du Pain et du Vin partagés, laissons nos cœurs s’approcher de celui qui a dit : « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, qu’on l’ait en plénitude. » (Jn 10,10).        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 novembre 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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<!-- remplacé par le javascript  qui précèse le 25 janvier 2009


<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1096089-1395032.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-La-vie-ne-passe-pas-elle-est-transformee_a220.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour les défunts : La proximité avec nos défunts : les défunts sont-ils morts?</title>
   <pubDate>Sat, 03 Nov 2007 00:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2007. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a; 1 Th 4, 13-14.17d-18 et Jean 14,1-6.  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/763102-933995.jpg?v=1289459900" alt="Homélie pour les défunts : La proximité avec nos défunts : les défunts sont-ils morts?" title="Homélie pour les défunts : La proximité avec nos défunts : les défunts sont-ils morts?" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici au Séminaire, nous en profitons pour prier pour les confrères disparus. Nous porterons donc dans la commémoration de ce jour, en particulier, monsieur l’abbé Armand Mathieu et tous ceux qui nous ont précédés dans cette communauté du Séminaire en y ajoutant nos parents, nos amis et tous ceux et celles qui nous restent proches.       <br />
              <br />
       En effet, la commémoration des fidèles défunts nous permet de ressentir, d’expérimenter et vivre une dimension de la relation à l’autre qui ouvre sur une proximité au-delà des cadres habituels reçus et vécus.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une proximité dans une continuité de vie</span>       <br />
              <br />
       Nos défunts ne sont pas partis. La mort est une fin, mais pour le croyant elle est aussi un accomplissement où il entre dans la vie qu’il a entretenue depuis sa naissance à la vie nouvelle par le baptême.        <br />
              <br />
       Saint Paul le dit avec conviction aux Thessaloniciens dans la seconde lecture: « Il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus nous le croyons est mort et ressuscité; de même nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le terrain où nous amène saint Paul est celui d’une proximité dans une dimension nouvelle. Comment ne pas s'inquiéter devant la mort, sinon en développant au fond de nous cette espérance dont le support est Celui qui est devenu le Premier-né d’une multitude de frères et sœurs?        <br />
              <br />
       Vivre la mort comme un passage est une condition inhérente au devenir chrétien à la suite de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce passage sera le lot de chacun de nous un jour ou l’autre. C’est pourquoi, la proximité avec le Seigneur commence déjà dans nos gestes, dans nos prières, dans nos espoirs et dans nos attentes actuelles. En développant en nous les sentiments qui furent les siens, nous entrons déjà dans cette proximité de vie, après la mort, où « nous serons pour toujours avec le Seigneur ».       <br />
              <br />
       On comprend ainsi que l’évangile de Jean dans cette superbe méditation du chapitre 14 que nous venons d’entendre résume en cette formule-choc la primauté et la centralité, pourrait-on dire, de Jésus, « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ».        <br />
              <br />
       À l’heure où il passait de ce monde à son Père, Jésus met en évidence l’importance de la proximité avec lui sur le plan du cheminement de chacun et de chacune : « Moi, je suis le Chemin », sur le plan de la raison qui cherche à comprendre : « Moi, je suis la Vérité » et sur le plan de l’existence, de l’expérience de vie : « Moi, je suis la Vie ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une vie avec le Seigneur Jésus Christ, le point synthétique de la vie</span>       <br />
              <br />
       Ce résumé de la formule célèbre si souvent reprise ne l’épuise pas loin de là. Elle est d’une telle richesse que la méditation de chacun peut en tirer sans cesse des choses nouvelles. Cette parole a soutenu nos frères défunts qui ont mis eux aussi Jésus Christ au centre de leur vie, qui en ont fait leur Chemin, leur Vérité et leur Vie..       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qui nous a inspiré nous aussi au moment de nos choix de vie ? N’est-ce pas ce dont a besoin notre Église ? N’est-ce pas ce que le jeunes générations cherchent dans le « vide spirituel » auquel faisait référence le Cardinal Ouellet dans son intervention devant la Commission Bouchard-Taylor le 30 octobre 2007 ?       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce que des penseurs comme Teilhard de Chardin et Hans Uvon Balthasar nous ont légué ? Permettez-moi de vous les citer.       <br />
              <br />
       Le premier insiste dans son ouvrage <span style="font-style:italic">Le Milieu divin</span> pour que le croyant prenne conscience que tout est récapitulé dans le Christ : le phénomène humain comme le monde de la matière qui tendent sans cesse vers le Christ, point Oméga, aboutissement et canal de l’accomplissement parfait de la vie avec le Seigneur pour reprendre l’expression de saint Paul citée plus haut.        <br />
              <br />
       Le second écrit cette profession de foi percutante : « Au point de vue chrétien, le point synthétique se trouve, entre Dieu et le monde, et l'intégration concrète du monde dans le mouvement vers Dieu passe toujours par le Christ » .        <br />
              <br />
       Le « point synthétique » chrétien, pour reprendre l'expression même de Balthasar est, en définitive, « l'imitation de Jésus-Christ », le seul et unique modèle parce que tout est « par Lui, avec Lui, en Lui » (doxologie de la prière eucharistique).        <br />
              <br />
       Les « imitateurs », comme les saints canonisés et tous ceux et celles qui choisissent la norme de l'Évangile comme la référence unique de leur existence, tracent des voies d'actualisation, d'appropriation dans leur histoire et dans le temps qui servent à rendre le Christ visible dans des figures, des réalisations, des gestes, des paroles qui lui donnent un visage pour leur temps et leurs milieux.        <br />
              <br />
       L'évangile de Matthieu ne nous rapporte-t-il pas ces paroles étonnantes de Jésus : « Vous êtes le sel de la terre [...]. Vous êtes la lumière du monde [...]. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5, 13 16).        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nos défunts ont cherché à suivre ce Chemin qu’est le Christ Vérité et Vie. Dans cette proximité que nous reconnaissons avec eux et avec elles, cette commémoration des fidèles défunts, nous incite aujourd’hui à être nous aussi des chercheurs et des chercheuses de Dieu dans notre monde et dans notre temps.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pouvons annoncer déjà dans cette Eucharistie à travers les signes du Pain et du Vin partagés que le Règne de Dieu est parmi nous et que la mémoire des disparus nous habite chaque fois que nous refaisons les mêmes gestes et que nous redisons les mêmes paroles de Jésus le soir du Jeudi-Saint...« jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Co 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 2 novembre 2007       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/763102-933995.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-defunts-La-proximite-avec-nos-defunts-les-defunts-sont-ils-morts_a144.html</link>
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   <title> « Qui m'a vu a vu le Père » Homélie pour l'anniversaire du décès de l'abbé Guy Frenette</title>
   <pubDate>Sat, 05 May 2007 19:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Guy Frenette, prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec décédé le 12 mai 2006 à l'âge de 62 ans et 3 mois par Mgr Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec, à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts) le 5 mai 2007 à 10h30. Textes de l'Écriture: Actes 13, 44-52; Jean, 14, 7-14.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/627243-765665.jpg?v=1289459899" alt=" « Qui m'a vu a vu le Père » Homélie pour l'anniversaire du décès de l'abbé Guy Frenette" title=" « Qui m'a vu a vu le Père » Homélie pour l'anniversaire du décès de l'abbé Guy Frenette" />
     </div>
     <div>
      En entendant la lecture de l’évangile d’aujourd’hui j’ai été frappé par la question de Philippe à Jésus : « Seigneur montre-nous le Père? ». Et je me suis dit que si la même question était posée en ce jour à notre ami Guy qui nous a quitté il y a déjà un an, sa réponse nous ferait entrer avec lui dans le monde d’amour et de confiance qu’annonce Jésus en répondant à Philippe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I-  Jésus nous révèle que Dieu est Père</span>       <br />
              <br />
       La scène de l’évangile qui nous est racontée ici est un échange familier qui nous permet en le suivant d’entrer au cœur de ce que Jésus a découvert et qu’il partage avec ceux et celles qui l’accueille.        <br />
              <br />
       En effet, la nouveauté extraordinaire que l’enseignement de Jésus apporte par rapport à celui des prophètes qui l’on précédé consiste dans cette révélation que Dieu est Père. Le Dieu de Jésus n’est pas un architecte tout-puissant uniquement, le Dieu créateur et le premier moteur de l’univers. Il n’est pas un Dieu froid et lointain qui n’a rien à faire avec les humains dans leurs joies et leurs peines et qui n’attend que leur soumission. Il n’est pas un grand tout indifférencié et vague. Non! Jésus nous révèle que Dieu est Père et que nous sommes réellement enfants de Dieu, car, comme Jésus,  je puis dire « je suis dans le Père et le Père est en moi ».       <br />
              <br />
       Comment y arriver? C’est là que l’échange de Philippe et de Jésus devient des plus intéressants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- L’intimité avec le Père passe par le Fils</span>       <br />
              <br />
       Jésus interpelle Philippe en lui disant familièrement : «  Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père ».  Il le provoque à entrer en lui-même et à mesurer sa relation avec Lui.        <br />
              <br />
       Philippe s’est sûrement demandé pourquoi Jésus lui disait qu’il ne le connaissait pas. Il avait mangé avec lui. Il avait parcouru les routes de Palestine avec lui. Il l’écoutait. Et pourtant Jésus lui reproche doucement de ne pas être allé encore au fond de leur relation. Aller le plus loin possible dans une relation d’amour n’est pas facile. C’est un ouvrage de tous le instants. C’est une œuvre faite de petites choses et de petites attentions. C’est du temps. C’est de la patience.       <br />
              <br />
       Guy a cultivé tout au long de sa vie le désir d’aller le plus loin possible dans sa relation avec Jésus. J’ai été frappé que pour ses funérailles il ait demandé de lire l’extrait de l’évangile de saint Mathieu où Jésus dit : « J’étais malade et vous m’avez visité, J’étais étranger et vous m’avez accueilli etc. ».         <br />
              <br />
       À la réflexion j’ai compris que pour Guy, Jésus, il l’avait rencontré au ras du quotidien, dans les gens qu’il servait avec générosité et dans ceux et celles qu’il rencontrait dans son ministère qui l’amenait sur divers terrains.       <br />
              <br />
       À la réflexion, j’ai compris qu’en reconnaissant Jésus dans les autres autour de lui, il le connaissait de plus et plus de façon intime et que par Jésus, le Fils bien-aimé,  il voyait Dieu qui nous aime, il rencontrait Dieu qui se révélait à lui aussi comme un Père. C’est dans cette expérience et cette foi qu’il est mort et que maintenant il vit près de Dieu avec le Christ.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">III- Application</span>       <br />
              <br />
       C’est dans cette expérience et cette foi que nous sommes invités à entrer nous aussi, aujourd’hui, en entendant la Parole de Dieu qui nous a été proposée et en nous souvenant de notre frère pour qui nous prions.       <br />
              <br />
       La célébration eucharistique qui nous rassemble n’est pas seulement l’occasion de commémorer le premier anniversaire du décès de Guy, c’est aussi l’occasion de regarder avec lui dans la même direction et de suivre les traces qu’il a laissées.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à entrer, par les gestes que nous y faisons et par le partage du Corps et du Sang de Jésus, dans l’amour d’un Dieu Père qui nous aime tant qu’il fait de nous des fils et des filles d’adoption et qu’il nous invite comme son Fils bien-aimé à  demeurer avec Lui pour toujours. C’est la grâce que je nous souhaite à tous et à toutes.        <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       5 mai 2007       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
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<br />
<br />
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<ul/>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
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<br />
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<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
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<UL>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT

-->

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/627243-765665.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Qui-m-a-vu-a-vu-le-Pere-Homelie-pour-l-anniversaire-du-deces-de-l-abbe-Guy-Frenette_a115.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles</title>
   <pubDate>Mon, 30 Apr 2007 01:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/622691-760083.jpg?v=1289459899" alt="«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles" title="«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles" />
     </div>
     <div>
      Homélie pour un défunt, église de Sts-Anges (Beauce), 28 avril 2007. Textes de l'Écriture:  2 Thess,  4, 13-14, 17d-18; Lc,  24, 13-35; lecture brève 24, 13-16, 28-35.       <br />
              <br />
       Je commence par cette phrase d’un grand historien, Jean Delumeau, qui peut éclairer avec bonheur notre rassemblement autour de la dépouille de celui qui nous a quitté. « Parce que le christianisme donne à Jésus sa plus grande dimension, parce que la résurrection du Sauveur donne un sens et un avenir à notre parcours terrestre, si difficile soit-il parfois, je continue à m’attacher à lui. » (p. 14) Quelle belle profession de foi.  Une foi que plusieurs parmi nous partagent, même s’ils n’ont pas les mots savants de Jean Delumeau.       <br />
              <br />
       Oui, tous ces croyantes et croyants sont de la race de ceux que nous avons rencontrés en lisant l’extrait de l’évangile de saint Jean qui nous raconte l’épisode des disciples d’Emmaüs. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I- Un deuil et une séparation incontournables</span>       <br />
              <br />
       Les disciples d’Emmaüs témoignent d’une rencontre du Ressuscité bien particulière. Leur attachement à lui, qu’ils expriment avec coeur et en abondance, se voit confronté au mystère de l’absence. Ils ont beau parler de lui, se rappeler les moments heureux qu’ils ont vécus avec lui, son absence leur pèse lourd. Les mots restent bien en deçà de la rencontre de personne à personne qu’ils ont connue avec Jésus avant sa mort.       <br />
              <br />
       Ne sont-ils pas ainsi un peu comme nous avec ceux et celles que nous aimons et qui quittent pour toujours notre regard? Nos mots les font revivre, mais ils ne sont jamais que le rappel d’une absence qui nous va droit au cœur et que nous vivons dans le deuil et la séparation incontournables.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Une rencontre inexprimable, mais bien réelle</span>       <br />
              <br />
       Mais revenons aux disciples d’Emmaüs. À mesure qu’ils partagent avec l’étranger qui les a rejoints, ils sentent en eux non plus seulement des mots qui montent, mais un je ne sais quoi de plus. « Nos cœurs n’étaient-ils pas brûlants? » constateront-ils plus tard? » Eh oui! pour eux dans la suite du récit, les mots laissent place à  une relation de personne à personne, à une rencontre inexprimable, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Bien sûr que l’absence physique demeure, mais elle n’empêche  pas la présence de la personne aimée. Ayant vécu la fin tragique de Jésus qui les prive d’une présence physique qui soutenait leur attachement à lui, celui-ci en prend pour son compte. « Nous pensions qu’il était celui qui nous sauverait, qui rétablirait la gloire d’Israël ». Des rêves brisés. Privés de cette présence physique, la tristesse les envahit. L’être humain a besoin de sentir, de toucher, de voir pour entrer en relation avec les personnes. Les disciples d’Emmaüs ne sont pas différents. Et pourtant l’étranger qui marche avec eux leur révèle que tout ne finit pas avec la mort physique.        <br />
              <br />
       Les disciples d’Emmaüs confrontés à une absence physique sont amenés sur un chemin différent et combien déroutant : celui de la foi. Ils sont les premiers des croyants. Et à ceux qui les suivent au temps de saint Paul, les Thessaloniciens, celui-ci rappelle qu’« il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance, Jésus nous le croyons est mort et ressuscité. » Rappel qui vaut encore pour nous au XXIe siècle. Oui, je vous le dis moi aussi « il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance, Jésus nous le croyons est mort et ressuscité. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Le chemin de la foi vécue</span>       <br />
              <br />
       Voilà le défi auquel nous sommes tous confrontés : celui de la mort et de l’absence physique. Le chrétien, sans avoir toutes les réponses, prend le beau risque de la foi comme cet historien que je citais au début. Ce « beau risque » c’est celui de l’attachement à la personne de Jésus que nous reconnaissons toujours vivant et que nous retrouvons de diverses manières : dans l’autre que je regarde comme un frère et une sœur - « Aimez-vous les uns les autres »-, dans le pain et le vin partagé dans l’Eucharistie, dans le souffle de l’Esprit au cœur du plus petit, dans l’étranger, dans l’enfant qui pleure, dans le jeune qui se cherche etc.         <br />
              <br />
       Quel beau risque de chercher Jésus et de le chercher sans se lasser. La vie d’un chrétien n’est pas une « assurance tous risques ». Elle comporte ses moments d’hésitations, de doutes, de retards, de lenteurs, mais elle est remplie d’une espérance fondée sur la foi en la Résurrection du Jésus. « Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. »       <br />
              <br />
       Ce « beau risque » dont je viens de faire la description de façon très sommaire, le défunt que nous accompagnons, y a été plongé dès son enfance dans une famille croyante. Il a vécu comme les gens de sa génération les pratiques d’une église, disons-le, raide et sévère. Plus tard, dans les années 60 et 70, il ne comprenait pas comment et pourquoi les choses changeaient autant. À chaque fois que je le rencontrais, il me faisait part de ses questionnements toujours intéressants, mais je puis témoigner que, le dernier dimanche avant de mourir, lorsque je l’ai visité à l’hôpital, nous avons longuement parlé de la mort et de la foi qu’il avait conservée, une foi vive et confiante.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Devant le mystère de la mort physique, nous affirmons notre espérance fondée sur notre attachement à Jésus. Et pour manifester cet attachement nous refaisons les gestes que Jésus a fait avec les disciples d’Emmaüs et à la dernière Cène, car comme le dit saint Paul « chaque fois que vous faites cela, vous annoncez la mort et la résurrection du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Que cette célébration ouvre nos cœurs à cette présence mystérieuse de Jésus au moment où la disparition physique d’un être cher nous invite à chercher et découvrir l’au-delà des apparences et de l’absence.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 28 avril 2007
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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<!-- remplacé par le javascript  qui précède le 25 janvier 2009

<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/622691-760083.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nous-serons-pour-toujours-avec-le-Seigneur-Homelie-pour-des-funerailles_a114.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »</title>
   <pubDate>Thu, 24 Nov 2005 14:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts (Année A) au Séminaire de Québec le 2 novembre 2005. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12; Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1683967-2271991.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
     </div>
     <div>
      Pour les personnes qui se veulent disciples de Jésus, tout commence par un appel et se termine par la vie éternelle. C’est ce qu’ont vécu nos frères et sœurs défunts dont nous nous rappelons le souvenir aujourd’hui dans cette « commémoration des fidèles défunts ». Il en est ainsi de nous aussi sur le chemin qui est nôtre, dans notre histoire de vie.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un appel</span>        <br />
              <br />
       Il nous est arrivé un jour de répondre oui pour suivre Jésus en choisissant la vocation de prêtres diocésain ou en s'y préparant comme futur prêtre. Comment dire et raconter cette réponse? C’est l’histoire de toute une vie. Répondre à l’appel à suivre Jésus ne se résume pas à se trouver une place sous le soleil pour œuvrer dans sa vigne. C’est entrer dans un compagnonnage, dans une expérience d’intimité qui ouvre sans cesse sur de l’inédit, des surprises, mais aussi sur un enchantement qu’on n’a jamais fini d’explorer. Au fond de lui-même, le disciple de Jésus continue de ressentir cet appel personnel qui est assez fort pour mobiliser toutes ses énergies et toutes ses aspirations en vue du Royaume et il s’efforce d’y répondre selon sa situation de vie, selon son âge, selon ses talents, selon ses charismes, mais surtout avec son cœur, avec toute son âme et avec toutes ses forces.        <br />
              <br />
       Si nous portons un peu attention à ce que nous sommes, nous pouvons comme toucher du doigt la puissance en même temps que la prévenance du Seigneur qui se tient à la porte et qui frappe.        <br />
              <br />
       Nos frères et sœurs qui nous ont devancés ont eu l’occasion d’ouvrir cette porte en laissant le Seigneur prendre totalement possession de leur être. « Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » comme on l’a proclamé dans l’extrait du chapitre 6 de saint Jean qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une vie de disciple de Jésus </span>       <br />
              <br />
       « Voir le Fils et croire en Lui » n’est-ce pas le but de toute une vie. En effet, le disciple de Jésus est quelqu’un qui se laisse séduire avant tout par une personne. Oui, c’est à « cause de Jésus » que les apôtres ont tout quitté. Ils l’ont connu, ils ont mangé avec lui, ils ont marché sur les routes de Palestine avec lui. Ils ont cru en lui, en la Bonne Nouvelle qu’il portait et qu’il répandait autour de lui.        <br />
              <br />
       Mais que se passe-t-il entre l’appel reçu et la vie éternelle, qu’on espère comme le dit la belle prière qui suit le Notre Père? Il se passe pour chacun et chacune de nous un périple rempli de situations de vie, de moments intenses parfois ou encore plus douloureux, d’amitiés et de relations de toutes sortes. C’est la vie, notre vie qui se tisse au fil des jours qui passent.        <br />
              <br />
       Comme le dit la lettre aux Hébreux au chapitre 12 : nous sommes comme «  des étrangers et des voyageurs …à la recherche d’une patrie. » Notre vie n’est pas une parenthèse sur cette route vers la patrie céleste, elle est, je dirais, « la route elle-même », car c’est dans le quotidien de nos vies que se noue et se développe l’alliance que Dieu veut établir avec chacun d’entre nous, que se déploie l’appel que Jésus lance à tous ceux et celles qui veulent le suivre comme disciple. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. »        <br />
              <br />
       À travers la banalité du quotidien, le chrétien, disciple de Jésus, perçoit le « fond divin » de l’existence et laisse se libérer la beauté cachée, enclose sous cette rude écorce, une beauté qui éclate en vie éternelle. « Aucun d'entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même: si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur » comme le dit saint Paul aux Romains. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. »        <br />
              <br />
       Finalement, quelle que soit notre histoire de vie, là où est l’Amour, Dieu est présent. « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantions-nous autrefois. C’est ainsi que notre banal quotidien, s’il s’ouvre à l’Amour, s’ouvre à Dieu « car l’amour vient de Dieu » et « tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu ». « Les gens voient cela sans comprendre; il ne leur vient pas à l'esprit que Dieu accorde à ses élus grâce et miséricorde, et qu'il veille sur ses amis » comme le note avec à propos le passage du livre de la Sagesse proclamé dans la première lecture.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Mes bien chers frères, souhaitons que cette célébration commémorative des fidèles défunts disciples de Jésus soit une occasion de nous ouvrir de plus en plus à cet Amour qui nous vient de Dieu par Jésus, à cet Amour qui le fait se tenir à la porte et nous dire : « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi »   (Apoc 3, 20).        <br />
              <br />
       Déjà dans cette célébration nous sommes invités à nous asseoir et à manger « avec Lui et Lui  avec nous » dans ce banquet eucharistique qui est pour nous un signe et un avant-goût du banquet éternel qui nous attend et que je nous souhaite à tous. Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 2 novembre 2005       <br />
              <br />
              <br />
       HG/mdb        <br />
              <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 24 novembre 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1683967-2271994.jpg?v=1509580552" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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