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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
  <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:03:04+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379401-63200211.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1268.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <pubDate>Tue, 18 Oct 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 23 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/67348691-47650346.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/67348691-47650346.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-26917055</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2018 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 décembre 2018. Textes de lectures : Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18. Voir texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26917055-27400327.jpg?v=1540498545" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François dans sa dernière <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> qui portait sur la sainteté a repris, comme premiers mots, les mots de saint Paul qui sont dans le chant d’entrée de ce 3e dimanche de l’Avent : « Soyez dans la joie et exultez »,  « Gaudete et exultate » en latin.        <br />
              <br />
       On appelle ce 3e dimanche de l’Avent le « Dimanche de la joie » à cause de ces paroles. Les lectures de la Parole de Dieu retenues pour ce dimanche proclament ce message : « Soyez dans la joie et  exultez ». « Exulter » est le  mot  retenu avec à propos pour ce 3e dimanche de l'Avent  dans la thématique générale pour le temps de l'Avent en 2018 « Que devons-nous faire ? » suggérée par le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span>.        <br />
       <!--       <br />
       Si je tâche de voir le Christ dans cette personne, je vais apprendre à l’aimer. Si je grandis dans ma capacité à aimer, je trouverai la paix profonde qui est source de la vraie joie. Je serai alors capable, comme les bergers, de reconnaître et d’aimer l’enfant-Dieu qui vient dans la crèche.        <br />
       I - <span style="font-style:italic">La puissance de la joie</span>       <br />
              <br />
       Regardons de plus près ce thème de la joie. C’est un thème qui revient tant chez les philosophes comme Aristote ou Spinoza. Il rejoint celui du bonheur qui a retenu l’attention de saint Thomas d’Aquin et de saint Augustin.       <br />
              <br />
       En effet, peut-il y avoir joie sans bonheur ? Peut-il y avoir bonheur sans joie? Sur ce terrain de la joie et du bonheur on se doit de les regarder avec un œil averti.         <br />
              <br />
       Car il y plein de joies et de bonheurs qui n’en sont pas. Ce sont des joies et des bonheurs passagers la plupart du temps. Ce sont des joies et des bonheurs qui ne vont pas très profondément en nous. Ils se tiennent sur le plan des émotions et une fois passés, ils laissent la personne dépouillée et non satisfaite.       <br />
              <br />
       Vous voyez ce qui me guide derrière cette approche. C’est une question   : où est la vraie joie ? où est le vrai bonheur ?       <br />
              <br />
       Commençons par distinguer les deux : le bonheur est comme le fruit d’un ensemble de situations où la personne trouve le bien qui la rend heureuse. Certaines personnes mettront ce bien dans les choses matérielles, alors que d’autres comme nous y invite saint Paul le mettront dans les choses spirituelles comme l’amour et le don.         <br />
              <br />
       La joie se distingue du bonheur en ce qu’elle se vit lorsqu’on se laisse dégager des ses préoccupations personnelles pour s’ouvrir à la communion avec les autres. Elle éclate alors dans le cœur comme une émotion qui transforme la vie et lui permet d’entrer dans le chemin du bonheur.       <br />
              <br />
       Ces considérations permettent de nous expliquer pourquoi la liturgie nous propose de rechercher la joie, ce que le pape François fait de son côté lui aussi.       <br />
              <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le message de la  liturgie</span>       <br />
       -->       <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La vraie joie</span>       <br />
              <br />
       La liturgie d’aujourd’hui présente une image de la joie qui n'est pas n'importe quelle joie, c'est celle qui vient de l’attente d’un Sauveur promis. Cette joie ne se réfère pas aux besoins immédiats tels que, par exemple,  manger, boire, avoir un toit, mais elle s’ouvre sur un projet qui est celui que Dieu a pour son peuple. Elle sort le disciple de son monde limité pour le faire entrer dans celui du Salut donné par Dieu au monde. C’est ce que dit le prophète Sophonie dans ce beau texte que nous venons de lire :       <br />
              <br />
       « Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
        comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que la joie des disciples ne leur appartient pas en propre. Elle est la joie même de Dieu qui est en eux. Il est en toi, il a en toi sa joie et son allégresse comme le dit si bien le prophète.         <br />
              <br />
       Retenons que le chemin de la joie chrétienne  que saint Paul vante et à laquelle peuvent s'appliquer les mots du prophète Sophonie est celui d’une obéissance à la volonté de Dieu qui remplit tout l'être de la personne et qui la rend accordée au vouloir divin, au Dessein d'amour de Dieu pour ses enfants.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le chemin de la joie : la conversion</span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Jean-Baptiste propose à ceux qui l’écoutent et lui demandent quoi faire de leur vie. Jean-Baptiste leur répond de se concentrer sur leur vie de tous les jours pour y reconnaître la volonté de Dieu, car c'est dans leur vie quotidienne, dans leur devoir d'état, qu'il est présent en tout temps. À ceux qui lui demandent « Que devons-nous faire ? » il dit : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! ». Aux administrateurs (ici les collecteurs d’impôt) il dit « soyez de bons administrateurs  » : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. », puis aux soldats « soyez de bons soldats » :  « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde ».        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Jean-Baptiste dirait à peu près ceci: « Sois une bon père ou un bonne mère pour tes enfants, sois un employé soucieux des autres, sois un bénévole généreux de son temps, sois celui ou celle qui reconnaît l'amour de Dieu pour toi, sois une jeune personne ouverte au défis d'aujourd'hui qui n'a pas peur de dire ce qu'elle croit,  tâche de voir le Christ dans toute personne que tu rencontres et  apprends à l’aimer... etc. »       <br />
              <br />
       Pour répondre à la volonté de Dieu sur nous, il est important de prendre une décision personnelle, c'est pourquoi Jean-Baptiste  invite toutes les personnes qui l'écoutent sur les bords du Jourdain à manifester leur réel désir de conversion, de réponse aux appels de Dieu, en s'avançant dans les eaux du Jourdain  pour être purifiés par l'eau qu'il verse sur eux. C'est de là que vient son surnom le   « Baptiste » littéralement le  « Baptiseur». Et il leur dit lorsqu'elles sortent de l'eau  : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ».       <br />
               <br />
       Demandons au Seigneur ce baptême dans l'Esprit que Jean-Baptiste annonce. Sans un désir de conversion profond, la fidélité à la volonté de Dieu qui est le chemin de la joie n'a pas de racine. <!-- et ne prend pas place dans notre vie de tous les jours.--> Inspirons-nous de l'exemple de saint François d’Assise qui priait ainsi devant le crucifix à San Damiano :  « Ô Dieu très grand, je vous demande de dissiper les ténèbres de mon esprit et de m'illuminer pour faire en toute chose votre sainte volonté qui ne saurait nous égarer ».        <br />
              <br />
       C'est dans une  réponse généreuse à la volonté de Dieu sur nous que nous pourrons goûter la joie que Saint Paul souhaite aux Philippiens. « Soyez dans la joie, réjouissez-vous en toutes circonstances et rendez grâce à Dieu… Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : la joie de la foi</span>       <br />
              <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ». <!-Dans le temps de l’Avent, c'est  vers le mystère de la venue de Jésus que nous regardons. C'est cette venue que nous attendons et que nous célébrerons à Noël avec reconnaissance et action des grâces. -C'est dans cet esprit que nous devrions toujours regarder le don que nous avons reçu dans la foi en Jésus Sauveur et dont nous voulons témoigner. -->Les disciples de Jésus qui forment le peuple de Dieu sont invités par le pape François à se débarrasser de leur mine attristée pour donner une image de nouveauté et de joie.         <br />
              <br />
       « Ne soyez jamais des hommes, des femmes tristes: un chrétien ne peut jamais l'être! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement! Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais du fait d'avoir rencontré une Personne:  Jésus, du fait de savoir qu'avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles.  (…) et il y en a tant! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que Lui nous accompagne et nous met sur ses épaules: ici se trouve notre joie, l'espérance que nous devons porter dans notre monde. Portons à tous la joie de la foi! » (<span style="font-style:italic">Homélie du Dimanche des Rameaux 24 mars 2013</span>)       <br />
              <br />
       Notre vie de chrétiens et de chrétiennes remplie de la présence de Jésus est une vie qui n'est pas écrasante. Elle nous libère et nous donne la vraie  joie de vivre, la « joie de la foi ». <!--Ce sont bien sûr de nobles pensées, mais on sait par expérience que la vie n’est pas toujours facile malgré tout. -->Dans nos vies bousculées et tourmentées parfois, nous sommes invités durant  le temps de l'Avent  à regarder vers le Sauveur qui est venu et qui continue de venir. Il est à près de nous. Il nous soutient et nous stimule. Il refait nos forces et nous relève au besoin. La pratique de recevoir le Sacrement du Pardon dans le temps de l'Avent va dans ce sens.       <br />
       <!--       <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ».-->       <br />
       Soyons dans la joie et l’allégresse!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie dominicale est une action de  grâces qui nous remplit de joie car nous y rencontrons celui qui nous la donne. Le mot « eucharistie » est la transcription d’un mot grec qui signifie « action de grâces, remerciement, louange ». Oui! laissons monter vers Dieu, en union avec Jésus, notre action de grâces pleine de joie en partageant le Pain et le Vin consacrés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
       11  décembre 2018       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
              <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
              <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 3e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Sion !       <br />
       Éclate en ovations, Israël !       <br />
       Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,       <br />
       fille de Jérusalem !       <br />
           Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,       <br />
       il a écarté tes ennemis.       <br />
       Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.       <br />
       Tu n’as plus à craindre le malheur.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, on dira à Jérusalem :       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Jubile, crie de joie,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut.       <br />
              <br />
       « Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
           Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.       <br />
       Le Seigneur est proche.       <br />
           Ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
           Jean leur répondait :       <br />
       « Celui qui a deux vêtements,       <br />
       qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;       <br />
       et celui qui a de quoi manger,       <br />
       qu’il fasse de même ! »       <br />
           Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)         <br />
       vinrent aussi pour être baptisés ;       <br />
       ils lui dirent :       <br />
       « Maître, que devons-nous faire ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »       <br />
           Des soldats lui demandèrent à leur tour :       <br />
       « Et nous, que devons-nous faire ? »       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Ne faites violence à personne,       <br />
       n’accusez personne à tort ;       <br />
       et contentez-vous de votre solde. »       <br />
           Or le peuple était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes         <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Il tient à la main la pelle à vanner       <br />
       pour nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera le grain dans son grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
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       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/26917055-27400327.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Soyez-dans-la-joie_a867.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-10554435</guid>
   <title>Homélie pour le samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire Année C : « Rencontrer le désir de Dieu» (Luc 18, 1-8)</title>
   <pubDate>Thu, 10 Nov 2016 00:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux candidats et aspirants au diaconat permanent de Québec Séminaire de Québec 12 novembre 2016 samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire années paires par Mgr Hermann Giguère P.H., conseiller pastoral pour la formation au diaconat permanent. Textes de l'Écriture : III Jean 5-8 et Luc 18, 1-8.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/10554435-17347327.jpg?v=1478734011" alt="Homélie pour le samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire Année C : « Rencontrer le désir de Dieu» (Luc 18, 1-8)" title="Homélie pour le samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire Année C : « Rencontrer le désir de Dieu» (Luc 18, 1-8)" />
     </div>
     <div>
      Cet évangile nous surprend n’est-ce pas? Revoyons la scène.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un tableau parlant</span>       <br />
              <br />
       Un juge inique peu scrupuleux, un « grand » de ce monde, une « autorité aveugle » sans souci réel de justice.       <br />
              <br />
       Une femme, un de ces petits, de ces pauvres qu’on ne voit pas, qu’on rejette même, une « veuve » sans personne sur qui s’appuyer.       <br />
              <br />
       Et que se passe-t-il?       <br />
              <br />
       L’un fait la source oreille, l’autre revient à la charge. Elle le « tourmente » continuellement [en québécois tourmenter veut dire aussi « insister à répétition »]. Il n’y a pas de communication. Un refus de la part du juge. Et finalement, il accorde ce que la veuve demande et il répond à sa prière insistante.       <br />
              <br />
       II – Le message       <br />
              <br />
       Quel est le message à dégager de cette histoire?       <br />
              <br />
       La veuve, c’est nous, nous qui sommes invités à faire comme elle, à toujours « prier sans se décourager » comme le dit le début de l’Évangile. C’est quelque chose que nous ne pratiquons pas assez hélas!       <br />
              <br />
       Le personnage du juge nous dit quelque chose de très important pour ceux et celles qui persévèrent dans la prière. Le juge, ici, représente Dieu à qui on adresse nos prières. Dieu- est-il sourd à nos prières, se demande-t-on souvent? Sur ce point il est complètement différent du juge. Il écoute nos prières comme un Père. Il est toujours là. Mais sur un autre plan, et c’est la « pointe » de la parabole c’est-à-dire le message essentiel que Jésus veut nous faire comprendre, la « leçon » à retenir, sur ce plan Dieu est comme le juge, il exauce nos prières.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas moi qui  invente cela. C’est Jésus lui-même qui nous signale cette leçon, ce message en disant : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice » et que dit-il ‘ Je vais lui rendre justice, je vais lui accorder ce qu’elle demande’. Oui sur ce point, Dieu est comme le juge, il exauce nos prières.       <br />
              <br />
       Vous voyez, c’est la certitude d’être exaucé qui est le point essentiel de la parabole.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons être sûrs que Dieu répond à nos prières, qu’il ne manque pas à sa Parole, qu’il accomplit et réalise ce qui est bon et grand pour nous. C’est une chose que nous savons mais que nous n’expérimentons pas assez, ne vivons pas assez intensément hélas! Il le fait d’une façon mystérieuse parfois, mais il répond toujours.       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, efforçons-nous de rester branchés sur Dieu et non sur nos désirs, branchés sur le désir de Dieu, que nous accueillons pleinement. Imitons cette veuve, inlassable, persévérante, « entêtée » même, je dirais, dans une prière de foi confiance, non pas pour nous prouver que sommes capables de performer (comme un athlète qui veut gagner une médaille), non pas par peur de prendre nos responsabilités, par insécurité, mais,  parce que nous sommes sûrs que déjà, dans son amour de Père, Dieu répond, qu’il n’attend que cette foi confiante pour que sa puissance, son action se mettent à l’œuvre.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans notre célébration eucharistique de ce matin, le Seigneur a déjà mis la table pour nous  et il nous dit «  Pourquoi chercher par vous-même cette nourriture que je vous donne déjà, faites confiance à mon amour et à ma miséricorde de Père et votre panier sera bien rempli? »       <br />
              <br />
       Et en terminant faisons cette prière :        <br />
              <br />
       « Seigneur, ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers Toi. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à ajuster notre désir à tes désirs pour nous!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       Jésus, Seigneur et Sauveur, garde nous confiants et persévérants à travers les hauts et les bas de notre vie et sois pour nous le Chemin, la Vérité et la Vie, comme tt nous l’as promis. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 novembre 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-samedi-de-la-32e-semaine-du-Temps-ordinaire-Annee-C-Rencontrer-le-desir-de-Dieu-Luc-18-1-8_a745.html</link>
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