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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:24:52+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Nomination pour l'abbé Gilles Nadeau</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jun 2014 01:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Nominations SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6714512-10262745.jpg?v=1402442717" alt="Nomination pour l'abbé Gilles Nadeau" title="Nomination pour l'abbé Gilles Nadeau" />
     </div>
     <div>
      L'abbé Gilles Nadeau, prêtre résidant au Séminaire de Québec,  a été nommé par Mgr l'Archevêque  animateur de pastorale diocésaine rattaché au Services des ressources humaines du Diocèse de Québec pour l'accompagnement spirituel des prêtres, diacres, agentes et agents de pastorale et pour les candidats au ministère presbytéral à temps partiel jusqu'au 31 juillet 2015 tout en demeurant responsable de la pastorale à la <a class="link" href="http://www.michel-sarrazin.ca">Maison Michel-Sarrazin</a>.        <br />
              <br />
       Félicitations à ce confrère.       <br />
              <br />
       __________________________________________________________       <br />
       Voir la <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/L-abbe-Gilles-Nadeau-partage-avec-ses-confreres-sa-redecouverte-du-Cure-d-Ars_a351.html">vidéo</a> où l'abbé Gilles Nadeau, à l'occasion de l'Année sacerdotale en 2009, partage avec ses confrères sa redécouverte du Curé d'Ars        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6714512-10262745.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nomination-pour-l-abbe-Gilles-Nadeau_a597.html</link>
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   <title>Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Thu, 11 Apr 2013 20:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mario Desrosiers</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'abbé Mario Desrosiers, diacre en cheminement vers le presbytérat pour le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et séminariste au Grand Séminaire de Québec, nous partage le fruit de son cheminement vers le presbytérat qui lui révêle son identité spirituelle de pasteur. Son témoignage est stimulant et rempli de confiance. Vous verrez la solidité de ses convictions, mais surtout l'esprit de service qui préside à son cheminement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5408790-8069116.jpg?v=1365710054" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Voici quelques détails sur le parcours de Mario Desrosiers qui n'est pas banal.        <br />
              <br />
       Marié pendant 5 ans et père de deux enfants, son mariage`a été annulé par l'Église en 1987. À partir de ce moment, il continue d'être actif dans l'Église, mais petit à petit la vocation à la prêtrise se présente à lui. Il se dit finalement : pourquoi pas? Ses obligations de père, de futur grand-père ne peuvent-elles pas se conjuguer avec la vocation sacerdotale. "Après ma séparation, nous dit-il, j’ai commencé à m’engager bénévolement en paroisse.  À la suite de mon implication à l’équipe du baptême, ma participation en tant que responsable aux JMJ de 2002, 2005, et en préparation de 2008, ce désir s’est de plus en plus précisé et développé jusqu'au jour où j’ai ressenti à nouveau un germe d’appel.  Cet appel s’est d’abord manifesté vers le diaconat permanent par la raison seulement, mais après un discernement beaucoup plus profond, j’ai redécouvert que c’était bien vers le sacerdoce que le Seigneur me faisait signe.  Aujourd’hui, à la suite des expériences spirituelles développées au Grand Séminaire, durant mon stage pastoral et finalement après un recul, je peux clairement m’appuyé sur des événements et des sentiments ressentis et éprouvés durant le stage et encore davantage depuis que je suis ordonné diacre pour me confirmer que je suis bien appelé au sacerdoce."       <br />
              <br />
       Mario entre au Grand Séminaire de Québec en 2008 pour discerner plus clairement cet appel qu'il ressent. Et voilà qu'il y trouve toutes les réponses attendues. Après deux ans de formation au Grand Séminaire, il commence en 2010 un stage pastoral dans son diocèse à la paroisse <a class="link" href="http://www.lanativite.org/Principal.html">La Nativité de la Sainte Vierge</a> de Laprairie et il est ordonné diacre par Mgr Gendron, évêque du diocèse de Saint-Jean-Longueil le 9 novembre  2012.        <br />
              <br />
       Voir le <a class="link" href="http://virtuel.lecourrierdusud.canoe.ca/doc/hebdo_le-courrier-du-sud/courrier-3avril2013/2013040201/?referrer=http%3A//www.lecourrierdusud.ca/edition-e#25">reportage</a> de l'hebdomadaire <span style="font-style:italic">Le Courrier du Sud </span>qui a rencontré Mario et qui l'a présenté dans son édition du 3 avril.2013 dans le cahier "Style de vie".       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>TÉMOIGNAGE DE MARIO DESROSIERS</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5408790-8069117.jpg?v=1365862263" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      La majorité des expériences du stage pastoral ont stimulé ma prière et ma relation à Dieu en acquérant une intimité toujours plus grande avec Dieu.   J’ai eu l’occasion d'expérimenter plusieurs domaines ecclésiaux dont les principaux sont la liturgie, la pastorale jeunesse, la pastorale sociale et la pastorale baptismale des petits enfants.  Ces différents domaines m’ont permis de rencontrer des personnes de tout âge, de milieux diversifiés, d’éducation et de professions multiples et de cultures très variées.  À travers ces rencontres, dans la prière et la méditation sur l’amour de Dieu présent au milieu du monde, j’ai pu découvrir un monde en marche vers le Royaume de Dieu que Jésus lui-même est venu instaurer dans notre monde, que les Apôtres ont poursuivi et qui se poursuit encore aujourd’hui.  Je me sens personnellement envoyé vers le monde par les grâces reçues à mon baptême et configurées au Christ : prêtre, prophète et roi.  Et depuis mon diaconat, je me sens appelé au nom de l’Église à poursuivre ce ministère au nom et à la suite de mon évêque diocésain.        <br />
              <br />
       Par le biais des rencontres pré baptismales avec des parents qui demandent le baptême de leur enfant ou des rencontres de jeunes qui se préparent à la Journée Mondiale de la Jeunesse, j’ai pu découvrir davantage un visage de Dieu à travers leurs paroles, leurs valeurs, leurs désirs, leurs ambitions, leurs regards de l’autre, leurs amours et leur spiritualité entre autres.  C’est en reconnaissant davantage Dieu dans les autres que s’est affermi en moi ma spiritualité à ce Dieu trinitaire.  Leurs actions pour le bien de leur famille, de la société et du monde que j’ai découvert en eux m’ont aidé à développer une sollicitude toujours plus grande et plus ancrée en moi et à expérimenter un amour toujours plus universel pour les personnes que Dieu a mis sur mon chemin et vers qui mon évêque m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle.         <br />
              <br />
       L’amour pour le peuple de Dieu qui m’est confié n’enlève rien à l’amour paternel et très profond que je porte pour mes deux enfants et leurs conjoints.  Mes enfants ont toujours une place importante dans ma vie et cela un peu comme au verset 5 du psaume 136 qui dit : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite m’oublie! »  Nous sommes créés à l’exemple de Dieu, juste un peu moindre que des dieux, selon le psaume 8.  Alors à l’exemple de son grand amour qu’il a pour moi et aussi pour l’humanité entière, je crois, et j’en suis sûr par l’expérience déjà vécue en stage, que je peux aimer profondément les miens et le peuple de Dieu en marche qui m’est confié.  Je ne peux pas faire cela seul, mais avec la grâce du sacrement de l’ordre, la prière, l’eucharistie et la force de l’Esprit d’amour de Dieu, rien n’est impossible.        <br />
              <br />
       Pour reconnaître Dieu en moi dans le silence et dans les autres par leurs actes et leurs paroles, il faut qu’il y ait une source vive qui me révèle qui est Dieu.  La meilleure source où Dieu m’est révélé tel qu’il est se trouve dans les Évangiles qui nous rapportent les enseignements et les gestes de Jésus-Christ.  La Parole de Dieu est une nourriture quotidienne pour fortifier ma foi, ma relation intime avec Dieu.  C’est par cette Parole de Dieu méditée, absorbée dans mon esprit que ma relation à Dieu s’intensifie, se raffermit et se concrétise par une fécondité de service auprès de ceux qui me sont confiés.  Lorsque je médite la Parole de Dieu pour préparer une homélie, avant même de réfléchir pour découvrir quel message elle m’inspire à transmettre, je communie moi-même à cette Parole et je la fais mienne.  Aussi, ayant à la travailler, à la décortiquer, à la comprendre, cela fait grandir ma compréhension de Dieu et me centre toujours davantage sur sa vie qui est modèle pour moi et aussi pour ceux à qui je m’adresse.  Je ne peux expliquer les mystères de Dieu seul, mais je ne suis jamais seul, Dieu est toujours là à l’intérieur de moi. C’est à moi de l’écouter et d’en prendre conscience.  J’ai donc besoin pour que cette relation à Dieu s’intensifie que je prenne le temps d’écouter sa Parole, de la méditer et de me sentir accompagné par Jésus et son Esprit Saint pour m’expliquer les écritures et les actualiser pour que notre monde en reçoive le message d’amour et de miséricorde d’un Père, Fils et Esprit habitant au milieu de nous.  En me configurant sur le Christ mort et ressuscité, je peux faire miennes les paroles des disciples d’Emmaüs que Luc nous rapporte au chapitre 24, 29 : « Reste avec nous Seigneur »       <br />
              <br />
       Cette présence de Dieu qui est de plus en plus constante en mon être est fortifiée et soutenue par l’Esprit Saint qui agit en moi.  Je fais appel à lui particulièrement avant de prendre des décisions importantes, de rédiger une homélie, une rencontre de parents ou de jeunes, mais particulièrement avant d’animer une célébration de la Parole ou de présider une célébration du baptême.  Je le prie de m’accompagner durant cette célébration, de me donner et de m’inspirer les Paroles qui seront appropriées pour les gens à qui je m’adresse.  De plus, je demande à l’Esprit Saint qu’il prépare leurs cœurs à cette célébration pour qu’ils la vivent pleinement et qu’ils accueillent toutes les grâces offertes par Dieu.  Donc, Dieu me nourrit de sa Parole qui habite mon cœur.  Celle-ci féconde et cela fait jaillir en moi un amour et une préoccupation humaine et spirituelle pour ceux qui sont sur ma route et avec qui je célèbre les mystères de Dieu.  Cette présence de Dieu en moi me pousse à me préoccuper pas seulement des personnes présentes à nos rencontres, mais aussi des personnes absentes auxquelles nous sommes aussi envoyés, car elles font partie de notre communauté chrétienne et ils sont des fils et des filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Ceci crée une unité de vie avec Dieu dans le quotidien de ma vie.  Cependant, je reconnais bien humblement que mes pensées et mes actes ne sont pas toujours ceux de Dieu.  J’ai beau être branché sur Dieu, être à son écoute, je demeure encore trop souvent le pécheur que je suis avec mes limites et mes faiblesses.  Mais par le sacrement de réconciliation et mon désir de toujours rester uni à l’amour miséricordieux du Christ, cela me réconforte et me fait toujours un peu grandir dans mon intimité avec ce Dieu qui nous accueille comme un Père aimant.        <br />
              <br />
       Cette union profonde à Dieu et au Christ ressuscité avec les marques du crucifié ne reste pas seulement dans mon cœur, mais se manifeste dans le quotidien de ma vie.  Je ne peux m’unir au Christ et rester insensible aux joies et aux souffrances de mes frères et sœurs en Jésus.  C’est pourquoi la dignité de la personne est quelque chose de très important et présent en moi.  Cette préoccupation du plus petit, du faible ne me vient pas seulement de moi, mais me vient de l’Esprit Saint qui habite en moi et m’inspire et me pousse à ne pas accepter des situations injustes ou discriminatoires.  Mon appel à devenir prêtre, je l’ai ressenti entre autres pour être au milieu du monde et pour le monde.  Ma relation à Dieu et mon amour pour l’humanité m’amènent à me tenir au courant de la vie du monde par les différents médias d’information et par l’écoute des gens que je rencontre.  Cette union au monde, empreinte de l’amour de Dieu, me fait voir l’humanité sous un autre angle et m’aide à constituer une pensée critique et ajustée à ce même amour de Dieu pour chacun de nous.  L’une de mes motivations, c’est la mission que je me donne dans ce monde si laïcisé, devenir un prêtre au cœur débordant d’amour pour son peuple.         <br />
              <br />
       Je peux donc constater à la suite du stage que mon amour pour l’autre se développe dans une vision universelle qui est au cœur de mes actes et de mes pensées.  Par cette union au Christ par la prière, la méditation et la célébration des sacrements, je sens toujours davantage le Christ qui m’appelle à être Pasteur au cœur du monde en son nom pour poursuivre son œuvre d’amour à travers ma vie dans le monde.  Prenant conscience d’une responsabilité si grande, je me tourne davantage vers la Trinité Sainte qui habite en moi afin de la contempler, la prier et me laisser guider par elle.  Je peux ainsi être fécond pour le Royaume de Dieu et pour ma famille dans un équilibre de vie par mon engagement baptismal qui s’ajuste selon les étapes de ma vie.       <br />
              <br />
       Par cette présence de Dieu en moi et l’influence que cela apporte à ma vie par mes actes et mes pensées, j’affirme que Dieu occupe une place privilégiée dans ma vie.  Il est uni à l’appel de le suivre qu’il me met au plus profond de mon être.  Ce projet qu’il m’a confié de devenir prêtre n’est pas de moi, mais de lui et j’en suis de plus en plus conscient.  Plus je me rapproche de la réponse « Me voici », plus je prends conscience que Dieu par l’action de l’Esprit-Saint me soutient et me donne la force et l’intelligence au quotidien pour poursuivre et répondre oui tout au long de mon ministère.       <br />
              <br />
       Cette identité spirituelle dans mon ministère presbytéral, comme par le passé dans ma vie, se construira par mes rencontres avec le peuple de Dieu, ma prière quotidienne, ma rencontre personnelle avec ce Dieu trinitaire dans le ministère, en me nourrissant de la Parole de Dieu et finalement par mon amour pour ce Dieu trois fois saint et de ses fils et de ses filles biens aimés qui se trouveront sur mon chemin.  Finalement, je crois sincèrement que selon mes capacités, je saurai être un homme de la Parole, un homme des sacrements et un homme au service du peuple de Dieu tel que le propose le concile Vatican II concernant le ministère presbytéral.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous remercions Mario Desrosiers de nous avoir autoriser à publier ce beau texte tiré d'un travail qu'il a fait dans le cadre du cours du professeur Hermann Giguère sur la</span> <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/spm/">Spiritualité des Ministères </a> <span style="font-style:italic">au Grand Séminaire de Québec offert par la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval</span> .       <br />
              <br />
       Voir deux autres témoignages tirés de ce cours du professeur Giguère qui sont déjà parus sur notre site :       <br />
              <br />
       - Yves Fournier, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Annee-sacerdotale-Temoignage-d-un-futur-pretre-mon-identite-spirituelle-de-pasteur-Yves-Fournier_a334.html">Année sacerdotale : Témoignage d'un futur prêtre - mon identité spirituelle de pasteur - Yves Fournier </a>        <br />
              <br />
       - David Labossiere, &quot;<a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Qui-sera-le-pretre-de-demain-par-un-seminariste-du-Grand-Seminaire-de-Quebec_a467.html">Qui sera le prêtre de demain? par David Labossière du Grand Séminaire de Québec&quot; </a>        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5408790-8069368.jpg?v=1365710656" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Ma-spiritualite-dans-mon-experience-ecclesiale-et-dans-ma-sollicitude-pastorale-par-Mario-Desrosiers-diacre-et_a530.html</link>
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   <title>Les diacres, témoins du service</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 20:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Maurice Couture</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conférence de Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, aux diacres permanents de l'Archidiocèse de Québec lors de l'échange de voeux pour la nouvelle année. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3728626-5538307.jpg?v=1327606814" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
     <div>
      J’envie la chance qu’ont les diacres d’être désignés par un terme qui les caractérise si bien. Comme vous savez, diacres vient du mot grec diaconeiv, qui signifie servir. Les prêtres doivent s’accommoder de l’étymologie grecque presbyteroi qui veut dire anciens. Les évêques ne sont guère mieux partagés. Le mot episcopoi signifie surveillants. Plus littéralement, episcopein  veut dire regarder de haut. Pas de quoi donner une belle image à l’évêque!       <br />
              <br />
       Mais la beauté du diaconat n’est pas que sémantique. Elle est surtout évangélique. Si vous relevez dans la Bible et dans les textes conciliaires et pontificaux  les références au Messie serviteur, au Christ serviteur et à l’Église servante, vous en avez pour noircir quelques pages. Sans être exhaustif, je ne puis traiter mon sujet sans m’appuyer sur la Parole de Dieu et le Magistère.       <br />
              <br />
       On se souvient du serviteur du premier chant du  1e livre d’Isaïe. Jésus va lui-même s’identifier à ce personnage figuratif du Messie (Luc 4,  18-19), lorsqu’il est appelé à faire la lecture du fameux passage du prophète :       <br />
       «L’esprit du Seigneur est sur moi…»  Jésus dira : «Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture».       <br />
              <br />
       Il insistera à plusieurs reprises sur son rôle de serviteur, se refusant à reconnaître sa royauté, sinon alors qu’il est devenu le serviteur souffrant d’Isaïe Il répétera : «Je suis venu pour servir et non pour être servi». (Mt 20, 28).«Je suis au milieu de vous comme celui qui sert». (Lc 22,27) «Le maître se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira».       <br />
       Ses actes iront plus loin que ses paroles, puisqu’il posera envers ses        <br />
       disciples le geste des esclaves envers leurs maîtres : le lavement des pieds. Et il demandera à ses disciples d’en faire autant les uns envers les autres (Jn 13,15).       <br />
              <br />
       C’est dire que Jésus a reconnu expressément son action comme une diaconie et en a recommandé non moins expressément l’exercice à ses disciples.       <br />
              <br />
       Il n’est donc pas étonnant que la spiritualité du service soit devenue la spiritualité de toute l’Église, en tant que toute l’Église (Directoire du diaconat permanent). Comme Marie, mère de l’Église, s’est dite la «servante du Seigneur» (Luc 1, 28), l’Église est au service du salut du monde. Le Concile Vatican II a rappelé à une Église, plus habituée à un certain style triomphant, son rôle de servante. C’est impressionnant de parcourir, ne serait-ce que dans la table analytique des textes conciliaires (éditions du centurion),les nombreuses références à cette dimension essentielle de l’Église  servante : des références qui s’étendent sur une page entière et concernent nommément toutes les catégories de baptisés : les pasteurs (10), les prêtres (23), les diacres (évidemment) (3), les séminaristes (3), les religieux (7), les missionnaires (1), les chrétiens et chrétiennes (14), les associations catholiques (1). Cette seule énumération permet de conclure que, vraiment, toute l’Église est servante.       <br />
              <br />
       Les chiffres révèlent que les ministres ordonnés sont particulièrement invités à exercer leur mission dans un esprit de service. Là encore, le sens même de leur titre le commande : ministre vient du latin minister, qui signifie justement serviteur. On n’y échappe pas, vraiment!       <br />
              <br />
       Il n’y  a donc pas que les diacres qui doivent servir dans l’Église. Tous les chrétiens, toutes les chrétiennes sont au service les uns des autres. De  même, les conseils évangéliques s’adressent à tous les disciples de Jésus, mais les religieux et les religieuses en font profession, sous une forme radicale. La chasteté religieuse n’est pas nécessairement plus méritante devant Dieu, pas toujours plus difficile que la chasteté conjugale, pas plus méritante et probablement plus facile que le célibat laïque, mais il appartient aux personnes consacrées d’être les témoins du radicalisme évangélique. De même pour les vœux de pauvreté et d’obéissance. L’expérience humaine démontre que le pouvoir et l’argent exercent un empire considérable sur les comportements humains. C’est la mission des religieux et des religieuses de témoigner que les dérives en la matière sont surmontables, puisqu’ils en surmontent même les attraits légitimes.       <br />
              <br />
       De plus, les personnes consacrées prononcent leurs veux dans un institut dont les statuts ont été reconnus par l’Église. Leur charisme communautaire les met au service d’une portion déterminée du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Tout cela se retrouve sous une autre forme dans le diaconat. Le diacre personnifie le service vécu par le Christ. Il le partage à un titre particulier avec les autres ministres ordonnés, diacres eux aussi. Mais ils incarnent comme l’essence du service à l’état pur. Ils sont comme la conscience du peuple de Dieu, à un titre spécial des prêtres et des évêques, et d’une façon plus large pour tous les baptisés qui jouissent du sacerdoce des fidèles, prêtres, prophètes et rois. Chacun de ces titres dont vous gratifiez généreusement les enfants que vous baptisez comporte une dimension de service. Comme prophète, le chrétien, la chrétienne doit dispenser la parole de Dieu, témoigner de l’Évangile en paroles et en actes. Comme prêtre, il (elle) est appelé(e) à contribuer à la sanctification de son prochaine en diffusant les valeurs évangéliques. Comme roi à la manière de Jésus, il (elle) ne cherche pas à être servi(e), mais à servir. S’il est un ministère où le diacre est appelé à se nourrir des mystères qu’il célèbre, c’est bien le ministère du baptême qui offre de plus en plus un lieu de nouvelle évangélisation.       <br />
              <br />
       Le bienheureux Jean-Paul II, quelques mois avant de mourir (24 janvier 2004), soulignait la pertinence missionnaire du ministère diaconal :       <br />
              <br />
       «J’apprécie la mission que les diacres remplissent car il sont parfois au contact de milieux très éloignés de l’Église. Ils sont reconnus en raison de leurs compétences professionnelles et de leur proximité fraternelle avec les personnes et la culture dans laquelle elles sont immergées. Ils présentent un visage caractéristique de l’Église qui aime être proche des gens et de leur réalité quotidienne».       <br />
              <br />
       Ces propos décrivent bien le ministère diaconal à la fois dans sa mission (serviteurs de l’Évangile), dans son lieu de mission (milieux éloignés de l’Église) et dans son style d’interventions (compétence professionnelle et proximité familiale). (Cf Le diaconat permanent, AECQ, Fides,  2000)       <br />
       Devant le cumul des tâches par les prêtres et l’implication grandissante des laïcs dans la vie de nos communautés chrétiennes, on peut se demander s’il est possible d’asseoir une conception juste du diaconat permanent à partir de fonctions vraiment spécifiques. Il en est résulté un certain  flou dans le rétablissement du diaconat permanent et, ici et là, un malaise dans les rangs des diacres eux-mêmes. Il n’y a pas lieu de s’étonner qu’une fonction ecclésiale disparue depuis plusieurs siècles et substituée successivement par les prêtres, les religieux et les laïcs engagés  connaisse certaines difficultés à se rétablir. Raison de plus pour définir le diacre par son être autant que par le type de service. C’est l’affirmation du Comité des ministères de l’Assemblée  des évêques du Québec (ouvrage cité). En définitive, c’est autant par ce qu’il est  que par ce qu’il fait que le diacre trouve sa spécificité dans l’ensemble des ministères (25).       <br />
              <br />
       Avant nos évêques, le théologien Roch Pagé estimait que «c’est du côté de l’être qu’il faut chercher la spécifité du diaconat, et non pas du faire. C’est ce qu’ils sont qui fait l’originalité de ce qu’ils font».       <br />
              <br />
       Le diaconat est le sacrement du service dans le peuple de Dieu; le diacre est le signe sacramentel de ce que les membres de la communauté doivent être les uns pour les autres, comme le couple marié est le signe de l’amour du Christ pour son Église. Il est un rappel constant, permanent, autant pour les évêques et les prêtres que pour les autres fidèles, qu’ils sont serviteurs les uns des autres comme le Christ le fut pour les siens et, à travers eux, pour l’humanité.       <br />
              <br />
       Appelés à signifier la dimension diaconale de l’Église toute entière, il accomplit des services divers dans l’Église et dans le monde, sans s’identifier avec aucune. Les trois pôles vers lesquels converge sa mission, à savoir la charité, la parole et la liturgie, deviennent des lieux de signification de ce que tous font ou devraient faire,  et non pas strictement, surtout pas exclusivement, les lieux de l’action spécifique du diacre.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi ces trois lieux sont identifiés tous trois sous le vocable des services : le service de la parole, le service de la liturgie, le service de la charité.       <br />
              <br />
       Dès lors, on pourrait penser que la disposition principale qui sied au diacre serait le dévouement, le don entier de soi-même. Tout service, bien sûr, exige qu’on s’investisse, qu’on y mette tout son cœur. Mais la vertu dominante du serviteur du Christ qui lave les pieds de ses disciples, qui «s’est abaissé jusqu’à la mort sur une croix», selon les mots de Paul aux Philipiens, c’est l’humilité qui colore le service diaconal, quelle qu’en soit la forme.       <br />
              <br />
       Permettez que j’en décrive quelques implications concrètes et que j’interpelle vos motivations comme les miennes d’ailleurs. Je nous interroge :       <br />
              <br />
       1- Quel est le type de service que je privilégie comme spontanément?       <br />
              <br />
       Quelle hiérarchie j’établis comme instinctivement dans mon service ministériel, lorsqu’il s’agit de répartir le temps dont je dispose pour la communauté, de discerner les engagements, de mettre de l’énergie? Il est évident que le service le moins attrayant – parce qu’il concerne ceux et celles que l’on est moins porté à servir – c’est celui de la Charité;! C’est moins gratifiant que le service de la Parole ou celui de la liturgie, mais, tout compte fait, c’est là que le service est le plus «service»!        <br />
              <br />
       Deux questions :       <br />
              <br />
       a) Lorsque je m’adonne au service de la Parole ou de la Liturgie       <br />
       suis-je mu par un véritable désir de servir, non de me faire dire que je suis meilleur que le curé, qu’on devrait bien me faire prêcher plus souvent…       <br />
              <br />
       b) Si je réclame qu’on respecte la place du diacre, suis-je motivé par le bien de l’Église, ou par mon désir d’être considéré?       <br />
              <br />
       2- Quelles sont les personnes que je suis porté à servir?        <br />
              <br />
       Mère Teresa demande aux membres de sa communauté, non       <br />
       seulement d’aller aux plus pauvres, mais d’aller aux plus pauvres parmi les pauvres! Quel que soit le service qu’il rend à la communauté chrétienne, le diacre permanent ne doit-il pas être le serviteur de ceux et celles que l’on ne sert pas, et de signaler par là même la présence de ceux et celles qui n’ont pas «droit au chapitre»?       <br />
              <br />
       a) Service de la Charité       <br />
              <br />
       Quels gens sont mes «privilégiés», mes «enfants gâtés»? Quelles sont les personnes vers lesquelles je vais spontanément, qui retiennent mon attention, qui m’attirent spontanément, pour qui et avec qui je travaille spontanément, que j’ai hâte de rencontrer, dont la vie concrète m’intéresse? Quelles sont les besognes qui me rendent heureux : celles qui paraissent, ou celles qui passent inaperçues et dont on ne parle point?       <br />
               <br />
       b) Service de la parole       <br />
              <br />
       Quelles sont les personnes qui me préoccupent, me hantent, m’habitent lorsque je songe à ce ministère? Celles au nom de qui  je me propose de «parler» dans l’Église? Celles à qui je suis désireux de porter la Parole de Dieu? Quels sont les lieux qui, lorsque j’envisage ce ministère, ont comme spontanément ma préférence : la grande communauté chrétienne rassemblée en célébration dominicale,… ou un bien humble et discret foyer pour personnes âgées, des couples que je prépare au baptême ou au mariage?       <br />
              <br />
       c) Service de la Liturgie       <br />
              <br />
       Quel service m’attire lors d’une célébration eucharistique : une place remarquable ou l’accueil des plus humbles fidèles qui viennent célébrer?  Être présent pour distribuer la communion à ceux et celles qui sont là, dans l’église, avec toute la communauté, c’est bien; être ailleurs pur assurer la communion à ceux et celles qui ne peuvent pas venir célébrer avec les autres, c’est peut-être mieux parfois.       <br />
              <br />
       3- Quelle est la manière dont je conçois mon service?       <br />
              <br />
       Comme un droit que je possède,… ou comme un service qu’on me demande? Suis-je offensé de ce que l’on ne me demande pas régulièrement d’assurer la prédication, d’être responsable de tel comité?       <br />
              <br />
       4- Quel est mon sentiment par rapport aux autres?       <br />
              <br />
       a) L’appel au ministère diaconal ou la vocation n’implique aucune supériorité dans l’ordre de la grâce ou dans l’ordre de la nature. Quelqu’un n’est pas appelé à recevoir ce ministère parce qu’il serait «saint» ou plus généreux que les autres, mais parce que l’évêque a discerné en lui certains charismes nécessaires à l’exercice de ce ministère. Quelqu’un n’est pas «choisi» parce qu’il est «plus» généreux que d’autres, mais parce qu’il se perçoit intimement comme ne pouvant «être» généreux autrement qu’en exerçant ce service dans l’Église et que l’évêque reconnaît cette aspiration et les aptitudes à la réaliser.       <br />
              <br />
       b) Si l’ordination  sacramentelle conférait une supériorité dans l’ordre de la grâce, pourquoi en priver l’épouse du diacre, et tant d’autres personnes dans l’Église? «Les plus grands dans le Royaume, ce ne sont pas les ministres, mais les saints»! L’ordination signifie simplement que dans l’Église, le service lui-même est un don de Dieu! Ça ne prend rien de moins que le don de Dieu  pour servir adéquatement  le «saint« Peuple de Dieu, et pour dresser fidèlement la «Table du Pauvre», ce Seigneur dépossédé. Cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les ordinations aient l’air de célébrer un serviteur au lieu de célébrer le Serviteur et le service comme  tel, et tous ceux et celles qui servent dans l’Église!       <br />
              <br />
       d) Tout cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les diacres permanents se comportent concrètement – et parlent d’eux-mêmes et de leur ministère – comme s’ils avaient le monopole du service dans l’Église! Ils ne sont là que pour signifier le  service du Christ, et pour rappeler à tous les membres de la communauté chrétienne de se tenir «en tenue de service»! Sinon, il y a prétention intolérable et presque du «mépris» pour tous ceux et celles qui, sans que cela soit reconnu et célébré, servent bien humblement et quotidiennement leurs frères et sœurs!       <br />
              <br />
       e) Le goût, l’inclination, la tendance à servir, et à servir les humbles : c’est à travers cela que le Seigneur fait  signe diaconal dans l’Église, Lui qui «n’est pas venu pour être servi, mais pour servir». L’Imitation de Jésus Christ contient des pages admirables concernant l’humilité. Il serait bon parfois que les diacres permanents – et tous les ministres ordonnés d’ailleurs – lisent ou/et relisent cette phrase bien connue : «Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve : aimez à vivre inconnu et à n’être compté pour rien»  (L.I., c. II, #3). Non seulement «vivre inconnu», mais «être compté pour rien, et bien plus : «aimer cela»! Il ne s’agit pas de transformer le diacre en valet, mais de lui donner toute sa dignité de «serviteur»!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Mes propos ne visent pas à faire rentrer les diacres dans le rang, mais à les convaincre que l’attitude humble de service est celle qui accréditera le diaconat permanent, une institution qui doit faire son chemin à nouveau, et contribuer à bâtir sa crédibilité. Car, ne l’oublions pas, le diaconat permanent est une institution à la fois très ancienne et très jeune. C’est ce qui en fait une institution fragile en même  temps qu’un ministère porteur de dynamisme et de fraîcheur. L’Église de Québec peut se dire heureuse de pourvoir en bénéficier.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">+Maurice Couture, S.V.        <br />
       Archevêque émérite de Québec</span>       <br />
       7 janvier 2012       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3728626-5538408.jpg?v=1327607788" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011</title>
   <pubDate>Fri, 13 May 2011 14:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Monsieur l'abbé Mario Côté, recteur du Grand Séminaire de Québec, nous annonce qu'au cours de l'été 2011 quatre séminaristes du Grand Séminaire provenant de quatre diocèses différents seront ordonnés, l'un au diaconat et les trois autres au presbytérat. Voici les détails de cette annonce.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2974761-4226097.jpg?v=1305333789" alt="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" title="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" />
     </div>
     <div>
      <b>Gustin Poulin</b>, séminariste pour le diocèse de La Pocatière est appelé au diaconat. Il sera ordonné diacre par Monseigneur Yvon Moreau, évêque du diocèse de La Pocatière, le vendredi 17 juin à 19 h en l’église Notre-Dame-du-Bon-Secours de l’Islet au Québec;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2974761-4228686.jpg?v=1305333790" alt="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" title="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" />
     </div>
     <div>
      <b>Michel Mondou,</b>  diacre pour le diocèse de Québec, est appelé au presbytérat. Il sera ordonné prêtre par Monseigneur Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, le dimanche 19 juin 2011 à 14 h 30 en l’église St-Henri-de-Lévis (Québec);       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2974761-4228687.jpg?v=1305333791" alt="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" title="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" />
     </div>
     <div>
      <b>Jean-François Pelletier</b>, diacre pour le diocèse d’Edmundston au Nouveau-Brunswick, est appelé au presbytérat. Il sera ordonné prêtre par Monseigneur Claude Champagne, évêque du diocèse d'Edmunston, le dimanche 26 juin à 19h en l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs d’Edmundston;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2974761-4228690.jpg?v=1305333791" alt="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" title="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" />
     </div>
     <div>
      <b>Patrick Mc Graw</b>, diacre pour le diocèse de Bathurst au Nouveau-Brunswick, est appelé au presbytérat. Il sera ordonné prêtre par Monseigneur Valery Vienneau, évêque de Bathurst, le jeudi 30 juin 2011 en l’église Notre-Dame de la Salette de Sheila au Nouveau-Brunswick.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nouvelles-vocations-temoignage-de-deux-seminaristes_a92.html">Lire de témoignage de Patrick paru sur ce site en 2007</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2974761-4228691.jpg?v=1305333792" alt="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" title="Une ordination au diaconat et trois ordinations au presbytérat au cours de l'été 2011" />
     </div>
     <div>
      Réjouissons-nous pour ces bonnes nouvelles et portons ces ordinands dans nos prières.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Communiqué de monsieur l'abbé Mario Côté, ptre       <br />
       Recteur du Grand Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 12 mai 2011</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2974761-4228691.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Une-ordination-au-diaconat-et-trois-ordinations-au-presbyterat-au-cours-de-l-ete-2011_a410.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."</title>
   <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 20:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SME-Info Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Témoignage d'Yves Fournier, diacre, la vocation missionnaire de François de Laval, calendrier des activités, dates à retenir, mot du supérieur général etc.Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2039325-2824224.jpg?v=1289459882" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <I>       <br />
       La vocation missionnaire de François de Laval dont nous célébrons la fête le 6 mai et le témoignage d’un futur prêtre sur son identité de pasteur nous permettent de raviver en nous la mission de pasteur qui est au cœur de l’Année sacerdotale qui se terminera le 11 juin prochain.       <br />
              <br />
       Pasteur selon le cœur de Dieu, tel était le souhait du regretté Jean-Paul II dans son Exhortation apostolique  Pastores dabo vobis  qui commence ainsi «Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » (Jr 3, 15) « Par ces mots du prophète Jérémie, commente Jean Paul II, Dieu promet à son        <br />
       peuple de ne jamais le laisser sans pasteur qui le rassemble et le guide ».       <br />
              <br />
       Le service du ministère presbytéral requiert un engagement de toute la personne. Le Curé d’Ars qui est proposé comme patron à tous les prêtres du monde entier l’a vécu à fond. Son exemple est source non seulement d’admiration, mais aussi d’inspiration. Les temps changent, mais les défis restent les mêmes.        <br />
              <br />
       Bon été et à septembre prochain !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</I>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOMINATION</b>       <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Jacques Roberge a été renommé Procureur du Séminaire de Québec jusqu’au 30 juin 2011. Félicitations.       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 1er mai 2010 : Messe anniversaire pour le décès de l’abbé Edmond Labrecque ;       <br />
       - 5 mai 2010 : Assemblée du Clergé à la Maison généralice des Sœurs de la Charité ;       <br />
       - 6 mai 2010 : Fête du fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval ;       <br />
       - 19 mai 2010 : Fête du Supérieur général ;        <br />
       - 1er au 3 juin 2010 : Une session exception-nelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (Campus Notre-Dame-de-Foy à St-Augustin) ;       <br />
       - 17 juin 2010 : Ouverture officielle du Petit Cap.       <br />
              <br />
       <b>ACTIVITÉS PASTORALES</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">MAISON  FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP</span>       <br />
              <br />
       -29 avril 2010 :  Rencontre de fin d’année avec les séminaristes du Grand Séminaire et les formateurs ;       <br />
       -30 avril 2010 : Rencontre « équipe du Grand Séminaire » ;       <br />
       -1er mai 2010 : Pastorale universitaire ;       <br />
       -19 mai 2010 : Rencontre avec les stagiaires agents et agentes de pastorale ;       <br />
       -7 juin 2010 : Rencontre Groupe Louis Corriveau (cours d’anglais), Grand Séminaire ;       <br />
       -17 juin 2010 : Ouverture officielle du Petit Cap ;       <br />
       -27 juin au 2 juillet 2010 : Camp de jeunes du Petit Séminaire diocésain ;       <br />
       -27 juin au 15 août 2010 : Camps diocésains ;       <br />
       -17 au 22 août 2010 : Camp de jeunes du Petit Séminaire diocésain ;       <br />
       -24 au 29 août 2010 : Session début d’année Grand Séminaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">CHÂTEAU BELLEVUE</span>       <br />
       -        <br />
       2 au 6 août  2010 : Retraite pour les prêtres, prêchée par Mgr Maurice Couture, s.v.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>MON IDENTITÉ SPIRITUELLE DE PASTEUR</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Yves Fournier, séminariste du Diocèse de Québec,  a été ordonné diacre le 5 février 2010. Il a 45 ans. Après avoir travaillé en génie civil, il a commencé des études en théologie en 2002 puis est entré au Grand Séminaire à l’automne 2002.</span>       <br />
              <br />
       Réfléchir sur mon identité spirituelle en tant que pasteur ou futur pasteur, quelle tâche importante. Clairement, il apparaît évident que cette réflexion ne pourra se faire par une simple construction de l'esprit.  Car on parle ici d'identité, valeur intrinsèque qui définit toute personne humaine dans ce qu'elle a de plus profond, donc, de plus vrai. Dès lors, cette réflexion, pour être vraiment incarnée et, donc, réelle, ne pourra partir que du terreau humain qui est le mien, celui qui a façonné ce que je suis devenu. Est-ce à dire que l'identité spirituelle d'une personne ne serait qu'unidimensionnelle ou n'impliquerait que le sujet touché et lui seul ?       <br />
              <br />
       L'expérience, en l'occurrence la mienne, dans le cas présent, nous révèlera qu'il y a un autre Acteur qui nous précède et qui nous accompagne dans cet itinéraire de vie, plus encore, il nous y fait tendre sans cesse en nourrissant le désir qui nous habite profondément, qui habite toute personne humaine, désir qui nous pousse à la rencontre de nos frères et sœurs en humanité. Voici, bien humblement, celui que je suis devenu grâce à cet Acteur, grâce à ces acteurs….       <br />
               <br />
       À tout ce qui, en nous, est en puissance de vie, il a fallu la Vie qui est toujours en acte pour dépasser cette puissance craintive et, ainsi, entrer dans la Vie, entrer dans notre véritable identité. Voilà ce qui fut l'élément déclencheur, voici ce qui, en moi, fit toute chose nouvelle. « Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger etc. »  (Mt 25,34 et ss). C'est cette Parole qui, alors que j'approchais la trentaine, allait donner sens à des évènements très douloureux vécus plusieurs années auparavant. Elle me révélait, comme ça, aussi clairement qu'un cristal, que la main de la personne souffrante que j'avais tenue pendant des années, c'était la Sienne…  Dès lors, l'expérience de proximité vécue avec le souffrant allait devenir mon terreau fertile. En conséquence, le contact régulier avec les personnes âgées, avec les grands malades ou avec les souffrants de toutes sortes devint un incontournable, plus encore, un besoin, pour bien nourrir ma vie intérieure. À travers eux, je sais que c'est le Christ que je visitais, je sais que c'est Lui que je touchais, je sais que c'est Lui que j'aimais…       <br />
              <br />
       Mais, ces expériences de proximité auront surtout contribué à me mieux connaître avec mes limites, mes peurs et à les accepter telles quelles. Il n'y a rien comme la rencontre des gens dans leur vulnérabilité pour nous confronter à nos propres vulnérabilités, lesquelles peuvent devenir force de vie dans un don consenti. Tous ces gens rencontrés me révélèrent aussi un visage du Christ plus humain, plus accessible pour moi qui veux marcher à sa suite…C'est le mystère de l'incarnation: la Sienne qui donne sens à la mienne et la mienne qui veut, par Son appel, aider à donner sens à la leur. Merveilleux échange de vie.        <br />
              <br />
       Voilà l'essentiel de mon identité spirituelle, l'essentiel de ce qui fait vivre déjà l'être pasteur en moi. Cela se confirme par le regard et l'approche que les gens ont avec moi. Il y a, en moi, quelque chose qui est changé (cela est d'autant plus vrai depuis mon ordination diaconale). Plus encore, il serait juste de dire qu'il y a Quelqu'un qui vit en moi de plus en plus et qui interroge ceux que je rencontre, que ce soit ma famille, mes amis ou toute autre personne. Mon regard sur les gens, sur les évènements est plus porteur d'espérance, plus porteur de foi, plus porteur d'amour. Et le fait d'être diacre a comme déposé en moi une attitude de joie à servir de toutes les façons possibles. La loi du don crie de plus en plus en moi. Elle m'appelle à la confiance et à l'audace.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Yves Fournier, diacre       <br />
       Séminariste au Grand Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b> SAVIEZ-VOUS …  </b>       <br />
              <br />
       - …qui a fait les verrières de la chapelle du VIe étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand et pouvez-vous nommer au moins trois représentations qui y figurent ?        <br />
              <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - ...doù vient la statue de l’Enfant-Jésus qui se trouve sur le palier du 3e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand  ? 															       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>LES RACINES DE LA VOCATION  MISSIONNAIRE DE FRANÇOIS DE LAVAL </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait d’une conférence qui a été donnée le 16 mars 2010 au cours du colloque intitulé « Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec » dans la salle de conférence des Musées du Vatican à l'occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada. François de Laval et Marie de l'Incarnation étaient les deux figures clés retenues pour présenter la présence missionnaire chrétienne en Nouvelle-France. </span>       <br />
              <br />
       Où s’enracine la vocation missionnaire de François de Laval ? Il faut revenir à ses jeunes années de sacerdoce et aux amis qu’il fréquentait alors. Paris, en 1653, vit des heures palpitantes. C’est la fin des troubles de La Fronde (1648 1653). Les milieux du renouveau catholique bouillonnent de projets et de fondations. Cette effervescence touche de nombreux jeunes hommes qu’on retrouve dans une association dénommée les Bons Amis ou Assemblées des Amis. François de Laval en fait partie. Il y est entré en 1643 lors de ses études au Collège de Clermont à Paris. Il y a retrouvé le Père Bagot qu’il avait connu au Collège de Laflèche. François de Laval est ordonné prêtre en 1647. Même s’il doit s’occuper de la seigneurie familiale à cause de la mort des deux frères aînés, François de Laval passe de longs moments avec ses amis à Paris dont François Pallu et quelques autres jeunes prêtres. Ils partagent un logement sur la rue Copeau au faubourg St-Marcel pas très loin du Collège de Clermont. Un jour, c’est en février 1653, un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre de Rhodes, vient les visiter à l’invitation du Père Bagot. Il l’écoute avec avidité et il en est bouleversé comme tous ceux qui l’approchent.       <br />
              <br />
       Qui est ce Père de Rhodes ? Il est bien connu. Il a créé l’écriture du vietnamien en lettres latines. Il a marqué profondément l’histoire des missions. Il préconise l’envoi d’évêques qui, en vertu de leurs pouvoirs, pourront ordonner des prêtres. Son passage à Paris suscitera de nombreuses vocations, notamment chez les Bons Amis.       <br />
              <br />
       Dans le groupe des Bons Amis, outre François de Laval et son ami, François Pallu, figurent Pierre Lambert de la Motte et Ignace Cotolendi. Les quatre jeunes prêtres seront parmi les premiers vicaires apostoliques nommés par la Congrégation « De Propaganda fide ». Ce sont de jeunes prêtres à la foi ardente qui brûlent de se lancer dans ces périlleuses missions avec le soutien d’Anne d’Autriche et de la Compagnie du Saint-Sacrement. Ils sont à l’origine de la demande de création du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris (SME) remise aux cardinaux de la congrégation « De Propaganda fide » le 1er juillet 1658.         <br />
              <br />
       Le moment était venu pour Rome de reprendre en main les missions confiées jusque-là au patronat (le « Padroado » ) des rois d’Espagne et du Portugal : concrétisant l’idée d’Alexandre de Rhodes, le pape décide de nommer des évêques, vicaires apostoliques, chargés d’aller organiser un clergé local en Asie. Sur les conseils du Père de Rhodes, il opte pour des candidats français. Toutefois, pour ménager les susceptibilités royales, il ne crée pas de nouveaux diocèses pour ces évêques qui sont nommés « in partibus infidelium ».        <br />
              <br />
       Sur proposition des Pères Bagot et de Rhodes, François de Laval, archidiacre d’Évreux, François Pallu, chanoine de Saint Martin de Tours et Pierre Picques, bachelier en théologie de la Faculté de Paris, sont choisis dans le groupe des jeunes prêtres prêts à aller dans les pays lointains au Siam et au Tonkin. Le projet de nomination au Tonkin va tarder pour diverses raisons, dont l’opposition des Portugais et la mort du pape Innocent X en 1655, ce qui permet au Roi Louis XIV, le 26 janvier 1657, de proposer, à la demande des jésuites, que François de Laval soit nommé en Nouvelle France plutôt qu’au Tonkin. Dans sa recommandation, le Roi Louis XIV commence par souligner que ce changement d’affectation proposé pour        <br />
              <br />
       François de Laval ne provient pas du candidat mais des circonstances. Dans cette lettre adressée à Rome, Louis XIV note l’attrait personnel de François de Laval pour les missions lointaines. Ce dernier, c’est bien connu, note le roi, se sent « porté d'aller plutôt en un pays sauvage, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses nécessaires à la vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la Nouvelle-France ».        <br />
       Le jeune évêque vicaire apostolique sera consacré à l’église de l’Abbaye Saint Germain des Prés, le 8 décembre 1658 par le nonce Celio Borromini. Voilà donc une vocation missionnaire bien enracinée chez le jeune évêque de 36 ans qui arrive à Québec le 16 juin 1659.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Réponses au Saviez-vous… ?</b>       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">Réponse 1</span> : Les verrières ont été aménagées lors de la restauration de l'édifice en 1960. Elles sont l’œuvre de Marius Plamondon de l’École des beaux-arts de Québec. Elles racontent la vie de Mgr de Laval : 1) Départ de La Rochelle en 1659 2) Armoiries de Mgr de Laval 3) Carte  géographique de la Nouvelle-France 4) Armoiries du pape Clément X qui érige le Diocèse de Québec en 1674  5) Cathédrale de Québec  6) Marie et l’Enfant-Jésus.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Réponse 2</span>:  Cette statue de l’Enfant-Jésus a été sculptée en 1750 par Pierre-Noël Levasseur (1690-1770) pour le Collège des Jésuites. Elle fut achetée par le Séminaire en 1867 et placée à l’extrémité sud de l’aile de la Procure le 1er juillet 1867. C’est là que des centaines de séminaristes l’ont salué en se rendant à la Cathédrale en cortège le dimanche et les jours de fêtes. Le globe terrestre et la croix symbolisent la royauté universelle du Christ. En 1987, elle a été placée au 3e étage et elle s’y trouve encore aujourd’hui.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVII – No 2,  avril 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2039325-2824224.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-2-avril-2010-Pasteurs-selon-mon-coeur_a343.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-1805542</guid>
   <title>Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)</title>
   <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 23:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Année sacerdotale]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un grand rassemblement est prévu du 1 au 3 juin 2010 pour la formation continue. Il aura lieu au Campus Notre-Dame de Foy à St-Augustin (Québec). Cette nouvelle expérience d'une session de trois jours plutôt que des sessions répétées au cours de l'année est une première. Votre réponse et votre participation nous diront si c'est une bonne voie de servir les besoins si importants de formation continue dans les circonstances actuelles.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1805542-2459231.jpg?v=1289459877" alt="Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)" title="Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)" />
     </div>
     <div>
      <b>Inscription       <br />
              <br />
       Pour vous inscrire dès maintenant, veuillez compléter le </b>       <br />
        <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/forcon/docs/Inscription-a-la-Session-generale-de-formation-continue-du-1-au-3-juin-2010-du-Diocese-de-Quebec_a8.html">formulaire d’inscription  en PDF</a>, puis remplissez-le en suivant les instructions et le retournez-le avant le 15 mai 2010.         <br />
              <br />
       Nous encourageons l’inscription pour les trois jours. Il est possible de s’inscrire pour une journée. Le montant pour les trois jours 150.00$ et 60.00$ pour une journée.       <br />
               <br />
       Selon l’ordonnance diocésaine, 50% de la formation est remboursable par l’employeur.        <br />
              <br />
       <b>Lieu de la rencontre - Pavillon André Coindre        <br />
              <br />
       Campus Notre-Dame-de-Foy        <br />
       5000, rue Clément-Lockquell        <br />
       Saint-Augustin-de-Desmaures       <br />
       (Québec) G3A 1B3       <br />
       Canada</b>       <br />
              <br />
       <!--<b> Pour consulter le programme détaillé</b>, <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/forcon/Programme,-horaire-et-inscription-pour-la-Session-generale-de-formation-continue-du-1-au-3-juin-2010-qui-aura-lieu-a_a7.html">cliquez ici</a>.       <br />
       --->       <br />
              <br />
              <br />
       RETOURNER AUX SOURCES DE NOTRE VOCATION BAPTISMALE        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première journée : Retrouver le prophète : </span>       <br />
              <br />
       C’est reprendre l’annonce de la Parole au coeur du monde aujourd’hui, ce sont les moyens de communication. Apprendre à vivre une cohésion dans l’art de communiquer en tenant compte des données actuelles offrant les conditions gagnantes pour qu’un message passe.        <br />
       La première journée portera sur l’annonce de la Parole et la force de l’Écriture dans notre ministère – Accueillir la Parole – vivre de la Parole et la communiquer. Les ateliers de ce jour porteront sur les outils à nous donner pour apprivoiser et mieux nous servir des moyens de communications et des habiletés à développer pour annoncer la Bonne Nouvelle        <br />
              <br />
       Cette première journée, le mardi, le 1er juin 2010 la journée s'intitulera JOURNÉE «PROPHÈTE», L'abbé Marc Girard de Chicoutimi a déjà accepté de faire la conférence du matin : ". La journée se continuera dans des ateliers dont nous vous donnerons le détail bientôt.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Seconde journée : Se réapproprier la dimension royale </span>       <br />
              <br />
       Être membre de l’Église Corps du Christ selon l’esprit de Vatican II c’est faire communauté et c’est aussi accompagner les pas de l’être humain contemporain pour faire face aux enjeux posés par les grandes questions sociales de l’heure et qui touchent l’éthique. La seconde journée devrait nous resituer - dans l’esprit de Vatican II ie - dans l’esprit dans lequel les Chrétiens sont appelés à être sel de la terre et lumière du monde. La question du «nous à construire» formera l’étape charnière de cette journée. La construction du nous ecclésial appelle une conscientisation de reprendre la parole, en usant des moyens de communication pour offrir des repères à notre monde qui souffre d’un grand manque et d’une absence de réflexion pour se situer devant les grands enjeux social notamment ceux qui relèvent des questions éthiques (avortement – euthanasie).        <br />
              <br />
       Au cours de cette journée du mercredi, le 2 juin 2010, deux intervenants principaux :en avant-midi,  Mgr Noël Simard, évêque auxiliaire de Saut-Ste-Marie suivi de Me Marie-Josée Longtin. Des ateliers sont prévus aussi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Troisième  : Retrouver la dimension sacerdotale en chacun </span>       <br />
              <br />
       Tous participants du sacerdoce du Christ, et, à un titre particulier, comme signe du Christ Tête et Pasteur, ce que nous avons vu, touché, entendu nous le célébrons, nous l’évoquons, nous l’invoquons et nous l’annonçons – thème de la liturgie – s’habiliter à construire et à vivre des liturgies selon les règles de l’art. Faire communauté, qu’est-ce à dire ? – dépoussiérer notre notion d’ecclésial qui se constitue de façon visible lors de la célébration du dimanche et les lieu sacramentels où ils est possible d’en faire des lieux sacrés d’évangélisation – funérailles – mariages, lieu de la rencontre et de l’expérience de la présence de Dieu. Dans ce sens la journée du jeudi devrait porter sur le thème de la liturgie et une mise à jour sur l’art de célébrer (1ère lettre pastorale du CEI)        <br />
              <br />
       Cette journée du jeudi, le 3 juin 2010, s'intitulera JOURNÉE «PRÊTRE». Conférence : "Une liturgie qui favorise le silence intérieur" par Mgr Joseph-Yvon Moreau, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.        <br />
              <br />
              <br />
       Vous  trouverez les détails d'inscription sur le site de la formation continue dans le Diocèse de Québec, <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/forcon">en cliquant ici</a>  à partir du mois de mars 2010       <br />
              <br />
       <!--Pour plus de renseignements, envoyer un courriel au responsable de la session, <a class="link" href="javascript:protected_mail('forcon@seminairedequebec.org')" >l'abbé Alain Pouliot</a> qui se fera un plaisir de vous répondre.-->       <br />
              <br />
       le 7 janvier 2010 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1805542-2459231.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-sacerdotale-une-session-exceptionnelle-de-formation-avec-l-abbe-Marc-Girard-Mgr-Noel-Simard-et-Mgr-Joseph-Yvon_a320.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-1575384</guid>
   <title>Un lancement pastoral marquant pour les années à venir à Québec</title>
   <pubDate>Tue, 08 Sep 2009 17:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Plus de 300 prêtres, diacres, agentes et agents de pastorale laïcs, personnes intervenantes en pastorale étaient réunies ce jeudi 3 septembre 2009 à l'église Christ-Roi de Lévis pour le lancement de l'année pastorale sous le thème "Missionnaires pour la vie du monde". On attendait avec impatience l'allocution du cardinal Ouellet qui annoncerait la direction que prendraient les structures du diocèse et surtout l'esprit dans lequel ces transformations étaient envisagées.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1575384-2110265.jpg?v=1289459865" alt="Un lancement pastoral marquant pour les années à venir à Québec" title="Un lancement pastoral marquant pour les années à venir à Québec" />
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      La journée commença par une animation vidéo suivie d'un temps de partage en petites équipes puis de la concélébration en fin d'avant-midi. Le repas du midi fut l'occasion de retrouvailles et de rencontres bien appréciées dans un climat de fraternité et d'ouverture.       <br />
              <br />
       L'après-midi, après un bref moment de prière, commença par l'intervention tant attendue de notre archevêque. Celui-ci expliqua que celle-ci faisait suite au travail des trois comités mis sur pied l'an dernier; l'un sur le contenu, l'autre sur les structures et le dernier sur les stragégies de communication. Il se dit très heureux du résultat qu'il avait partagé déjà avec les personnes employées dans les bureaux des Services diocésains.       <br />
              <br />
       Son intervention intitulée &quot;Une vision pour l'Église catholique de Québec&quot; s'est déroulée autour de deux  points qui sont résumés par cette phrase qu'il a commentée : &quot;Construire un nous écclésial qui interpelle le nous social&quot;. La construction du &quot;nous ecclésial&quot; requiert une écoute des blessures et des aspirations de nos contemporains, a expliqué le cardinal. Il est de première importance aussi d'ëtre greffés au Christ dans l'Eucharistie pour laisser passer cet Autre plus grand que nous. La vie fraternelle et communautaire demande à être cultivée dans une authenticité fondée sur le Ressuscité présent, mais discret, qui sollicite notre amour d'alliance inclusif à tous les égard. Enfin, la manifestation enthousiaste de notre foi  devient une tâche emballante en se recentrant sur notre raison d'être : le Christ qui nous invite à accueilir les événements dans un esprit de foi et à contribuer à répondre à notre façon à l'effritement social qui se se manifeste par l'isolement, la solitude, les souffrances de toutes sortes, les familles brisées et éclatées, la violence etc.       <br />
              <br />
       Le &quot;nous ecclésial&quot; dynamique permettra d'interpeller le &quot;nous social&quot;, a continué notre archevêque. Il s'agit, en premier lieu, de vivre la mission d'évangélisation comme aux origines des premières communautés chértiennes; en second lieu, d'élaborer des stragégies missionnaires et pastorales pour la nouvelle évangélisation; en troisième lieu, de relancer l'appel aux ministères ordonnés, aux vocations consacrées et d'encourager l'engagement de personnes mandatées, et, enfin, en quatrième lieu, de dvelopper des réseaux, établir des partenariats et confier plus de responsabilités aux laïcs, aux bénévoles.       <br />
              <br />
       Ce programme stimulant a besoin de mains et de bras, il doit être aidé et soutenu par la participation de toutes les personnes motivées et engagées. C'est pourquoi, au terme de son intervention, le cardinal Ouellet a dévoilé le nouvel organigramme du diocèse qui met au centre la mission diocésaine alimentée par les paroisses et les régions, les mouvements et la vie consacrée. Cet organigramme est inclusif et intégratif. Il n'est pas linéaire comme le montre l'image jointe. Madame Marie Chrétien, responsable du Service de la pastorale, a commenté les attributions des divers secteurs faisant partie du service.       <br />
              <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1575384-2110709.jpg?v=1289459865" alt="Un lancement pastoral marquant pour les années à venir à Québec" title="Un lancement pastoral marquant pour les années à venir à Québec" />
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      Les organismes diocésains et les régions pastorales ont comme mission désormais de servir les initiatives des personnes impliquées à quelque niveau que ce soit et de les aider à contribuer à la vitalité de ce &quot;nous ecclésial&quot; qui est l'Église catholique de Québec, cette portion du Peuple de Dieu appelée à témoigner ici de l'amour de notre Dieu qui vient vers nous et désire que toute personne entende sa voix...jusqu'aux extrémités de la terre.       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      À la suite de ces moments denses et chargés d'espérance, les trois évêques auxiliaires ont pris la parole chacun à leur tour. Mgr Gilles Lemay, le doyen, responsable des régions pastorales Rive-Nord, responsable du comité des nominations et répondant des dossiers du diaconat permanent, du mariage et de la famille nous a partagé son enthousiasme au retour du Paraguay où il a oeuvré plus de dix ans comme missionnaire. Le sercret de notre action pastorale réside dans les gens sur le terrain, dit-il. Il se propose de demeurer à l'écoute et présent le plus possible dans ses régions pastorales.       <br />
              <br />
       Mgr Paul Lortie, nouvel évêque auxiliaire, déjà vicaire épiscopal des régions pastorales Appalaches (Rive-Sud) continue d'en être le responsable et il ajoute à cette tâche celle de répondant du patrimoine religieux. Dans son allocution, il témoigne avec conviction de l'importance de la prière dans tous ces changements et ces initiatives au plan pastoral. Pour lui, ce qui fait foi de tout c'est l'être de celui ou de celle qui oeuvre au service de l'Église et non pas les structutres comme telles. Son plaidoyer soulève une émotion palpable et arrive bien à propos.       <br />
              <br />
       Mgr Gérald.C. Lacroix, nouvel auxiliaire lui aussi, le plus jeune du groupe, aura la responsabilité de l'évangélisation et de la catéchèse et sera répondant de la vie consacrée, des mouvements, de la jeunesse et des vocations. Vous pouvez¨être assuré, dit-il aux personnes présentes, que l'évangélisation j'y crois de tout mon coeur. Impliqué dans la fondation de l'École St-André à Québec avant d'être évêque, directeur d'un institut séculier tourné vers la nouvelle évangélisation, son message sonne juste et obtient la faveur de l'assemblée qui s'engage à le suivre sur ce terrain avec toute la persévérance et l'élan nécessaires.       <br />
              <br />
       Monsieur le cardinal Ouellet, notre archevêque, s'est réservé de façon particulière la responsabilité de la formation sacerdotale, de l'oecuménisme, des rapports avec les communautés culturelles et du dialogue religieux sans laisser de côté la sollicitude pastorale pour tous les versants de la pastorale diocésaine dont il est le premier responsable comme évêque et pasteur de cette Église particulère qu'est le diocèse de Québec, le premier et le plus ancien au Canada et aux États-Unis (1674).       <br />
              <br />
       Quelle admirable journée tournée vers les années à venir! Oui, l'assemblée vivait des moments qu'elle sentait importants. Ce lancement pastoral 2009 est un autre pas en avant dans la suite du Synode diocésain (1995), du Congrès sur les communautés chrétiennes (2004) et du Congrès eucharistique international  (2008).       <br />
              <br />
       Les résultats de cette semence viendront en leur temps, car, comme le dit saint Paul : &quot;J'ai semé, Appollos a arrosé...mais c'est le Seigneur qui donne la croissance.&quot; C'est dans une confiance innébranlable que toutes les personnes participantes se sont quittées sûres et convaincues que le Seigneur est toujours à l'oeuvre &quot;pour la vie du monde.&quot;
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     <br style="clear:both;"/>
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      Visionnez le reportage de ECDQ.tv  (4 minutes) en cliquant sur l'image.       <br />
              <br />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Un-lancement-pastoral-marquant-pour-les-annees-a-venir-a-Quebec_a297.html</link>
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   <title>Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières</title>
   <pubDate>Sun, 31 May 2009 16:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En la solennité du dimanche de la Pentecôte, Guy Bossé a été ordonné diacre par Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, à l'église St-Zéphirin de La Tuque le 30 mai 2009 à 16 heures. De nombreux prêtres, des parents avec en tête sa mère venue de St-Louis du Ha! Ha! ainsi que des confrères séminaristes, des amis et des paroissiens de St-Martin de Tours de La Tuque où Guy a fait un stage pastoral de deux ans ont participé à cette célébration.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1349791-1782190.jpg?v=1289459852" alt="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" title="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" />
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      Après l'ordination, le nouveau diacre accompagné de Mgr Veillette  a béni les personnes qui se présentaient à l'avant de l'église. Puis, par la suite, un repas festif à réuni plus de 200 personnes dans le sous-sol de l'église St-Zéphirin, l'un des sept lieux de culte de la <a class="link" href="http://www.biblio.vip7.com/">paroisse Saint-Martin de Tours</a>, où, après une santé, au cours du repas on a remis à l'abbé Guy une bourse offerte par les invités. Le supérieur général du Séminaire de Québec ainsi que le recteur du Grand Séminaire de Québec accompagnés de deux membres de l'Équipe de formation du Grand Séminaire de Québec et le supérieur du Grand Séminaire de Trois-Rivières, l'abbé Yvon Leclerc et l'abbé Claude Lapointe, curé de la paroisse Saint-Martin de Tours, étaient parmi les invités. Encore une fois, sincères félicitations à l'abbé Guy Bossé et meilleurs voeux de la communauté des prêtres et des séminaristes du Séminaire de Québec.
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1349791-1865373.jpg?v=1289459852" alt="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" title="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1349791-1865374.jpg?v=1289459852" alt="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" title="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" />
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      _________________________________________________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       Guy Bossé est né le 31 janvier 1963 à St-Louis du Ha! Ha! dans le Témiscouata au Québec. Il a fait ses études primaires à St-Louis, puis ensuite à Cabano. Il a fréquenté le CEGEP à Gaspé, Rimouski et Trois-Rivières et il a obtenu un Diplôme collégial en instrumentation et contrôle (électronique industrielle). Puis il a poursuivi des études en génie électrique à Montréal.       <br />
              <br />
       De 1986 à 1994, il a travaillé chez Cascades à Cabano et de 1994 à 2001 chez Desancrage CMD à Cap-de-la-Madeleine.       <br />
              <br />
       Guy entre au Grand Séminaire de Québec en 2002 pour sa formation de futur prêtre et ses études en théologie. Il était rattaché alors au diocèse de Rimouski. En 2003, il choisit celui de Trois-Rivières où il avait travaillé durant plusieurs années. Guy a fait son stage pastoral dans la paroisse de St-Martin-de-Tours de La Tuque de 2006 à 2008. De retour au Grand Séminaire de Québec, il termine sa formation en 2009 et il obtient une Maîtrise en théologie de l'Université Laval.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1349791-1865380.jpg?v=1289459852" alt="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" title="Reportage sur l'ordination diaconale de Guy Bossé, séminariste du Grand Séminaire de Québec pour le diocèse de Trois-Rivières" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reportage-sur-l-ordination-diaconale-de-Guy-Bosse-seminariste-du-Grand-Seminaire-de-Quebec-pour-le-diocese-de-Trois_a269.html</link>
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   <title>La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»</title>
   <pubDate>Tue, 14 Apr 2009 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Comme Lui savoir dresser la table, comme Lui nouer le tablier... » (Chant de Robert Lebel). Conférence aux prêtres et diacres de la Région pastorale de Limoilou, Laurentides et Québec/Centre à l'occasion de leur rencontre pour le Jeudi-Saint, le mercredi 8 avril 2009, à 15h30 à la Salle des prêtres du Séminaire de Québec par Mgr Hermann Giguère P.H., Supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1310741-1724649.jpg?v=1289459851" alt="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" title="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_mercredi_saint_final_090408.pdf">Version PDF</a>       <br />
              <br />
       Cette conférence a été publiée en version réduite pour le lancement de l'Année sacerdotale du 19 juin 2009 au 19 juin 2010 dans la revue <span style="font-style:italic">Pastorale Québec </span>, vol. 121, 6 juin 2009, pp. 4-8 sous le titre <span style="font-style:italic">La spiritualité du prêtre diocésain 'Comme Lui nouer le tablier...' </span> et reproduite avec les autorisations de l'auteur et de la revue sur le site internet du Diocèse de Montréal. <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_site_internet_montreal_090614.pdf">Lire ce texte réduit.</a>       <br />
              <br />
       J’ai intitulé mon texte :<span style="font-style:italic"> La spiritualité du prêtre diocésain </span> comme me l’a demandé l’abbé Denis Bélanger, notre vicaire épiscopal, mais je n’ai pas un modèle normatif de spiritualité du prêtre diocésain à vous proposer. Vous avez tous développé au cours des années à travers  votre cheminement une forme concrète et incarrnée de spiritualité de prêtre diocésain. Ce que je ferai simplement avec vous cet après-midi, c’est  une présentation d’un miroir dans lequel vous pourrez vous regarder en tant que prêtre. Ce regard ne sera pas le mien. Ce sera le vôtre. Je me contenterai de vous laisser des points de repères pour jauger votre identité personnelle de prêtre diocésain, pour l’évaluer, pour la cultiver mieux, mais surtout pour en vivre toujours plus intensément au fil des jours.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, permettez-moi de vous présenter d’abord le texte que j’ai préparé pour cette rencontre, puis, par la suite, nous pourrons avoir un moment d’échange et de questions avant le vin d’honneur et le repas fraternel que vous offre le Séminaire de Québec à l’occasion du Jeudi Saint et en préparation de l'Année sacerdotale annoncées par le pape Benoît XVI qui commencera le 19 juin  2009. Vous ne serez pas surpris si je vous dis, d’entrée de jeu, que je me suis inspiré en grande partie, pour mon exposé, du cours que je donne aux séminaristes de dernière étape sur la spiritualité des ministères.       <br />
                                <br />
       Commençons par regarder brièvement comment naissent les spiritualités ? Ce que je vais décrire vaut non seulement des familles spirituelles, des spiritualités en général, mais des spiritualités personnelles puisque dans tous les cas, le même processus est à l’œuvre.       <br />
              <br />
       <b>Le pilier essentiel : l’expérience spirituelle</b>       <br />
              <br />
       Une spiritualité n'est pas d'abord une application de principes, une déduction à partir d'une théorie, mais elle est le résultat d'une expérience d’un sujet-croyant qui se dit, qui se structure et se donne les moyens d'aller plus loin.       <br />
              <br />
       Les spiritualités naissent donc d'une expérience d'une personne ou d’un groupe de personnes. Elles sont reçues plutôt qu'elles ne sont créées. Elles prennent des configurations variées. Leur naissance et leur développement mettent en œuvre un processus continuel d'interprétation qui est partie inhérente de toute expérience spirituelle personnelle.        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien. L’expérience spirituelle ne se vit pas toujours au même niveau. Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) écrivait avec sagesse et discernement qu’autre chose est d’ « avoir l’expérience », de « percevoir » ce qui se passe et de l’ «  expliquer ».  Revenons un moment sur chacun de ces niveaux.       <br />
              <br />
       « Avoir l’expérience ». Le premier niveau est celui de l'expérience elle-même, indicible et unique. « Ce qui est vécu ».        <br />
              <br />
       « Percevoir ce qui se passe ». Le second niveau est une première « perception de ce qui est vécu ». On le raconte, on le décrit, on tente de l’exprimer dans des mots ou autrement. Ce second niveau implique nécessairement une première interprétation,  par des œuvres poétiques ou artistiques, des récits autobiographiques, des confidences, des témoignages, des symboles, des «visions», des œuvres apostoliques, des engagements sociaux, et que sais-je encore. Ce champ de la première interprétation est aussi vaste que les moyens d'expression dont on bénéficie et à la mesure des talents naturels des protagonistes. Si je me suis arrêté plus longuement à ce deuxième niveau, c’est pour une raison bien simple. C’est parce que c’est sur ce terrain que naissent et se développent des «écoles de spiritualité», des «familles spirituelles» et des « spiritualités particulières » dans l'Église comme celle des évêques, des prêtres et des diacres.        <br />
              <br />
       «  Expliquer ce qui se passe». Enfin, souvent, mais pas tout le temps, il y a un troisième niveau où l’on pousse plus loin le processus d'interprétation en développant une réflexion d'ensemble, des «référents », une «théologie», une « élaboration systématique », une « doctrine spirituelle » pourrait-on dire, qui présente une vision particulière reliée aux réalités de la foi.        <br />
              <br />
       Retenons donc que toute spiritualité vécue est l'objet d'une réinterprétation, d’une re-lecture, d’une re-formulation constante. Elle « s'acculture », « s'acclimate » aux générations qui se suivent, aux lieux, aux théologies et aux intérêts variables de ceux et celles qui l'adopte ou s'en inspire.        <br />
              <br />
       <b>Application à la spiritualité des prêtres</b>       <br />
              <br />
       La spiritualité du prêtre issue des réformes du Concile de Trente et de l'école Française soutenait le prêtre dans son rôle de chef du peuple qui lui inculquait le sens de la dignité et la connaissance des pouvoirs dont il était dépositaire. À l'époque, la spiritualité sacerdotale se structurait autour des exercices de piété et de l'ascèse sacerdotale qui se définissait par le souci des convenances ecclésiastiques.        <br />
              <br />
       L'attention était mise sur le Christ Souverain-Prêtre et le sacerdoce des prêtres était vu comme en étant la réplique. Les prêtres étaient invités à suivre les exemples du Christ, ses fonctions de médiateur étant également celles du prêtre, et ce dernier, ayant le caractère sacramentel, se devait de les exercer comme Jésus les a lui-même exercées. On insistait beaucoup sur le caractère sacramentel qui donnait au prêtre d'avoir en lui la physionomie presque physique, pourrait-on dire, du Christ-Prêtre-Souverain. La référence première de la spiritualité du prêtre était d’abord ontologique. On misait sur la consécration Cette approche a donné de grands saints, mais elle a le désavantage de mettre l’expérience en sourdine et que celle-ci cède alors la place au cadre extérieur, aux règles et à un format prédéterminé.       <br />
               <br />
       Le Concile Vatican II a changé totalement la perspective et nous en sommes les héritiers directs, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.        <br />
              <br />
       Le Concile Vatican Il s'est clairement orienté vers une spiritualité presbytérale mettant en valeur l’expérience d’une personne qui cherche à vivre une relation vivante et constante au Christ Pasteur. L'unité de vie, lit-on au numéro 13 de Presbyterorum Ordinis,  ne peut se construire ou se réaliser uniquement par les exercices de piété qui y contribuent grandement, mais également, et surtout, par la nécessaire volonté de suivre « l'exemple du Christ Seigneur dont la nourriture est de faire la volonté de Celui qui l'a envoyé et d'accomplir son œuvre. » (Presbyterorum Ordinis, no 13)       <br />
              <br />
       Voilà un choix clair, qui remet au premier plan l’expérience d’un sujet-croyant et qui peut donner naissance à des spiritualités personnelles vairées, mais toutes inspirées de la même source.       <br />
              <br />
       Ainsi, le Concile Vatican Il, par rapport au Concile de Trente, passe du Christ-Souverain- Prêtre au Christ consacré et envoyé pour accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé, le Dessein de Salut du Père. Il n’y a pas  que la consécration qui sert de référence, mais aussi la mission. C’est désormais, le Christ consacré et envoyé qui devient le pôle inspirateur de toute la vie du prêtre.        <br />
              <br />
       <b>Un appel à une sainteté particulière : pour et avec le peuple de Dieu</b>       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, le Concile Vatican Il définit la « vocation des prêtres à la sainteté » comme un appel à une sainteté objective, bien sûr,  provenant du lien qui unit le prêtre au Christ par le sacrement de l'Ordre qui le configure au Christ-Prêtre et en même temps à une sainteté subjective qui s'acquiert graduellement par l'homme-prêtre, avide de transcrire cette union ontologique au Christ, dans sa vie personnelle, dans l'accomplissement de son ministère.        <br />
              <br />
       Ainsi, avec Vatican Il, le prêtre apparaît dans sa personne et dans sa mission sacramentelle, à l'intérieur de l'Église, comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donné par le Christ ressuscité à son Église. Par le sacerdoce ministériel, l'Église prend conscience, dans la foi "qu'elle ne peut pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l'Esprit Saint ». Les Apôtres et leurs successeurs, comme détenteurs d'une autorité qui leur vient du Christ Tête et Pasteur, sont placés par leur ministère face à l'Église, comme prolongement visible et signe sacramentel du Christ. Les ministres ordonnés deviennent alors les signes et les serviteurs de l'initiative du Christ qui construit son Corps. La mission du prêtre revêt un triple aspect. Le prêtre est à la fois prophète, prêtre et roi.  Il est au service de l’annonce de l’Évangile, des sacrements et de la communion entre les groupes, les communautés et les Églises.        <br />
              <br />
       L'apport du concile Vatican Il a été d'affirmer que le ministère presbytéral ne peut être compris en dehors du Peuple de Dieu et ainsi de situer le ministère presbytéral dans sa relation constitutive au sacerdoce de tout le peuple de Dieu. « Évêque pour vous, chrétien avec vous », disait saint Augustin (« Vobis sum episcopus, vobiscum christianus »). Et il continuait : « Si donc être avec vous comme racheté m’apporte plus de joie que d’être placé à votre tête, en suivant le commandement du Seigneur, je tâcherai de vous servir, avec le plus grand dévouement, pour ne pas être ingrat envers celui qui m’a racheté au prix de m’avoir fait votre serviteur » (PDV no. 20). Le ministère presbytéral est au service du sacerdoce de tous les baptisés, où les chrétiens apparaissent comme un « sacerdoce saint ou royal ».        <br />
              <br />
       En recevant l'imposition des mains, le baptisé qui devient diacre, prêtre ou évêque ne cesse pas de faire partie du peuple de Dieu, son sacerdoce baptismal demeure intact, tel qu'il était auparavant. Comme tout autre baptisé, le nouvel ordonné continue de s'offrir en hostie vivante, sainte et agréable à Dieu. Même s'il est établi dans un rapport nouveau avec le peuple de Dieu, il n'en est pas pour autant séparé. Son ministère se situe au plan de la représentation, du signe sacramentel.        <br />
              <br />
       <b>Les voies de la formation de l’identité spirituelle personnelle du prêtre diocésain</b>       <br />
              <br />
       Venons-en maintenant à quelques pistes de méditation qui serviront de miroir concret pour le prêtre du XXIe siècle. Nous avons dans la « spiritualité presbytérale » et dans la « spiritualité diaconale » une situation « existentielle » incontournable où, comme y a insisté le Concile Vatican II dans le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres </span>au numéro 2, « consécration et mission » sont indissociablement unies, car il n’y a pas de consécration sans mission et il n’y pas de mission sans consécration. C’est le point de départ à ne jamais oublier.        <br />
              <br />
       Cette situation « existentielle » s’incarne dans des conditions de vie concrètes : état de vie, circonstances de lieux et de temps, etc. Elle cherche des voies pour s’exprimer et se nourrir. Avec mes étudiants du cours sur la spiritualité des ministères, nous avons choisis trois voies à privilégier. Elles peuvent nous aider, je crois bien modestement, à croître comme prêtres-pasteurs et toutes proportions gardées comme diacres-serviteurs. Nous les avons appelées : la voie évangélique, la voie du ministère, la voie des engagements ecclésiastiques qui répondent à des exigences particulières que l’Église impose ou recommande.       <br />
              <br />
       Ces trois voies sont comme des repères qui nous permettent de décrire comment peut se développer le cœur d’une spiritualité liée à un ministère. Ils ne sont pas les seuls repères, mais ils m’apparaissent essentiels pour le développement d’une spiritualité riche, saine et équilibrée.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">a) La voie évangélique</span>       <br />
              <br />
       Commençons avec la voie évangélique. En ce qui concerne l’interpellation des exigences évangéliques, aucune n’est laissée dans l’ombre, mais le prêtre privilégie celles qui concernent les serviteurs puisqu'il se définit comme tel à la suite du Christ, le Serviteur par excellence, Tête et Pasteur. En effet, il s’efforce de cheminer en s'inspirant de l'approche de Jésus qui est venu sauver ce qui était perdu et qui a donné sa vie pour ses brebis. Cette façon de voir a plusieurs conséquences concrètes que de nombreux textes de l’Évangile nous transmettent. Voici un choix d’impératifs évangéliques en relation avec les manifestations concrètes d’un « esprit de serviteur » chez le ministre ordonné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Choisis par grâce</span>       <br />
              <br />
       Les serviteurs de Jésus et de son Évangile ont répondu à un appel. Ce ne sont pas eux-mêmes qui se sont désignés ou choisis. « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn15, 16).  « Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis » (Jn 13, 18). N’importe qui peut être choisi. Leur mission est grâce, avant tout. L'orgueil, la vanité, la conscience de classe etc., sont donc non fondés et illégitimes. Comme ministre ordonné (cela vaut autant pour le prêtre que pour le diacre) tu as été choisi par un appel provenant du Christ confirmé par l’Église.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tous égaux et frères</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième série d’appels a trait à la fraternité. Celle-ci a été très présente chez les prêtres au Québec et notamment dans la fondation de la Société des prêtres du Séminaire de Québec selon le témoignage de M. de Maizerets rapporté par le premier biographe du bienheureux François de Laval, Bertrand de Latour: « le prélat ne faisait rien de considérable que de concert avec nous tous.  Nos biens étaient communs avec les siens.  Je n'ai jamais vu faire parmi nous aucune distinction du pauvre et du riche, ni examiner la naissance et la condition de personne, nous regardant tous comme frères».  C'est le sens profond de la donation de ses biens au Séminaire que fit François de Laval en 1680.  Il voulait « que tout le clergé ne fit qu'une famille».       <br />
              <br />
       Puisque tous sont égaux et frères, il n'y a donc pas lieu d'établir une hiérarchie spirituelle. Chacun y va de sa générosité et ses talents. Il y a des chances égales, et un salaire égal, pour tous les serviteurs : « Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers'. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. » (Mt 20, 8-10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Respect absolu et total des personnes</span>       <br />
              <br />
       Les serviteurs de l’Évangile ont l'obligation absolue de la compassion, d'être miséricordieux  et compatissants comme le Christ lui-même qui s’est fait le serviteur de tous. Il ne leur revient ni d'évaluer, ni de juger, ni de condamner : «  Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous » (Lc 6,37-38). La moisson n'est pas leur affaire, et ils n'ont aucune décision à prendre au sujet de l'ivraie « Les serviteurs disent  [au maître]:'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?' Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson » (Mt 13, 28-30).       <br />
               <br />
       C’est cette compassion qui a manqué dans le cas de l’excommunication prononcée par un évêque du Brésil à l’égard d’une maman et d’un groupe de médecins qui avaient jugé devoir procéder à l’interruption de grossesse d’une jeune fille de 9 ans, enceinte suite à un viol. Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque de Ste-Anne-de-la-Pocatière, termine son homélie du 15 mars 2009 sur cet événement par ces mots  :  « En tant qu’humain et pécheur, en tant que moine et évêque, je serais plus heureux de faire partie d’une Église qui pourrait se tromper par excès de compassion et d’attention aux personnes, que de faire partie d’une Église qui se tromperait par excès d’intransigeance et de rigueur à défendre ce qu’elle pense la vérité... »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Recherche de fécondité et d’efficacité</span>       <br />
              <br />
       De la part des serviteurs de l’Évangile, l'on attend absolument l'efficacité, la fécondité du travail. « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups » (Lc, 12, 47). Quel que soit le trésor confié à leur sollicitude (l'Évangile, en l'occurrence), il ne leur est pas confié pour qu'ils le « conservent », mais pour qu'ils lui fassent porter du fruit en faveur du Dieu jaloux, plein d'amour. Méditer la parabole des talents où le serviteur qui n’a rien fait tente de se justifier en disant au roi « Tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé » et le roi répond « Je vais te juger d'après tes propres paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n'ai pas déposé, que je moissonne ce que je n'ai pas semé alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? A mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts » (Lc 19, 21-23). Également le récit parallèle de Mt 25, 14-30.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Modestie et humilité</span>       <br />
              <br />
       Je pourrais continuer longtemps avec ces textes sur les serviteurs. Qu’il me suffise d’en ajouter un dernier. En dépit de l'exigence absolue de fécondité et de rentabilité qui leur est adressée, les serviteurs sont invités à se regarder eux-mêmes comme inutiles. « De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir.' » (Lc 17, 10). On peut se passer d'eux. Ils sèment mais c’est Dieu qui fait croître la semence. Ils sont interchangeables. C’est la mission qui est première et non pas leur personne ou leurs créations individuelles ou collectives.       <br />
              <br />
       Je m’arrête en vous invitant à continuer cette méditation par vous-mêmes en ces Jours Saints dans lesquels le Serviteur par excellence se présente à nous dans toute sa faiblesse et dans toute sa grandeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">b) La voie du ministère</span>        <br />
              <br />
       Venons-en à la voie du ministère. Quand on essaie de cerner les exigences  « ministérielles », on constate rapidement qu’elles ne sont pas d’une nature autre que le ministère lui-même. C’est le ministère presbytéral (ou diaconal) lui-même qui est le « moyen authentique » de suivre les traces de Jésus.       <br />
               <br />
       La vie spirituelle du prêtre se doit d’être modelée par les comportements, les sentiments et les attitudes du Christ Tête et Pasteur de l’Église. L’<span style="font-style:italic">Exhortation apostolique post-synodale Je vous donnerai des pasteurs</span> en 1992 à la suite du Synode sur la formation des prêtres dans les circonstances actuelles tenu à l’automne 1990, montre bien que la vie spirituelle du prêtre se cristallise dans la charité pastorale qui est présentée comme une « participation de la charité pastorale du Christ Jésus » (PDV no 23). Au numéro 22 le pape Jean-Paul II développe le caractère sponsal de celle-ci. Je vous cite ce passage : « C’est pourquoi, écrit le pape, [le prêtre] est appelé, dans sa vie spirituelle, à revivre l’amour du Christ époux envers l’Église épouse. Sa vie doit donc être illuminée et orientée par ce caractère sponsal qui lui demande d’être témoin de l’amour sponsal du Christ ; ainsi sera-t-il capable d’aimer les gens avec un cœur nouveau, grand et pur, avec un authentique détachement de lui-même, dans un don de soi total continu et fidèle ». La charité pastorale, « participation de la charité pastorale du Christ Jésus » a donc un caractère sponsal qui l’habite et l’anime.       <br />
              <br />
       Le regard fixé sur le Christ Jésus Tête, Pasteur et Époux, le prêtre se laisse modeler et nourrir par son ministère accompli dans l’Esprit du Christ. « Ministres de la Parole de Dieu, dit le concile Vatican II au numéro 13 de Presbyterorum Ordinis, [les prêtres] la lisent et l’écoutent tous les jours pour l’enseigneur aux autres ; s’ils ont en même temps le souci de l’accueillir en eux-mêmes, ils deviendront des disciples du Seigneur de plus en plus parfaits…Ministres de la liturgie, surtout dans le sacrifice de la Messe, les prêtres y représentent de manière spéciale le Christ en personne…ils sont dès lors invités à imiter ce qu’ils accomplissent…Guides et pasteurs du peuple de Dieu, ils sont poussés par la charité du Bon Pasteur à donner leur vie pour leurs brebis…à renoncer à leurs avantages personnels…à être prêts, s’il le faut, à s’engager dans des voies pastorales nouvelles sous la conduite de l’Esprit d’amour qui souffle où il veut » (PO no13).       <br />
              <br />
       Il y aurait tellement à dire. Permettez-moi de vous partager, la réflexion de Donald Cozzens, un prêtre américain, que j’ai entendu lors d’un congrès des directeurs spirituels à Portland (Oregon). Il est l'auteur du volume <span style="font-style:italic">Le visage nouveau des prêtres</span>.       <br />
              <br />
       Father Cozzens, dans cette spiritualité nourrie du ministère presbytéral lui-même, donne la première place à la prédication. Pour lui, - et je partage totalement ce point de vue et cette expérience  ainsi que de nombreux confrères -  la prédication dominicale ou quotidienne dans une assemblée célébrante est le lieu par excellence où le ministre se laisse envahir et interpeller par la Parole et où il l'actualise dans les conditions concrètes où il se trouve parce qu’il devient alors non seulement un auditeur de la Parole, mais un « Tender of the Word », celui qui propose, qui offre la Parole aux autres et à lui-même.        <br />
              <br />
       « La spiritualité du prêtre diocésain, écrit Father Cozzens, émerge de son ministère comme prêtre et prédicateur, écrit Father Donald Cozzens. Il prie dans le but de prêcher et il prêche dans le but de prier. ..Il est possible donc de parler de la spiritualité du prêtre comme d'une spiritualité dialectique. La nature dialectique de la spiritualité du prêtre apparaît le plus clairement dans sa prédication, dans son service de la parole de Dieu. L'encouragement à donner l'homélie aux célébrations eucharistiques quotidiennes, aussi bien qu'à celles du dimanche constitue un développement structurel majeur dans la spiritualité du prêtre qui émane de Vatican II. Car l'homélie quotidienne exige la prière et la réflexion, l'étude et la contemplation » (COZZENS, Donald, B.  “Tenders of the Word” dans COZZENS, Donald, B. , éd., <span style="font-style:italic">The Spirituality of the Diocesan Priest</span>, The Liturgical Press, Collegeville, Minnesota,  1997, p. 56.).        <br />
              <br />
       Votre « spiritualité personnelle » met sûrement d’autres éléments en valeur, car le champ des exigences ministérielles qui configurent la spiritualité du prêtre est immense et comporte des variations liées aux personnes, aux lieux et aux temps. C’est pourquoi,  on peut parler avec justesse de diverses spiritualités presbytérales. La structure demeure la même, comme je l’ai dit plus haut, mais la figure, les réalisations sur le terrain prennent divers visages. À chacun de développer son identité spirituelle personnelle de ministre ordonné. Une spiritualité propre au prêtre diocésain n’est pas seulement un amalgame de dévotions ou d’exercices, mais elle s’intègre de façon concrète à sa vie de pasteur et elle en respecte les particularités.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">c) La voie des exigences et des recommandations ecclésiastiques</span>       <br />
              <br />
       Ces engagements et ces recommandations résultent de dispositions de l’Église qui ont connu des développements au cours des âges et qui ne peuvent se présenter comme nécessaires et essentielles, quoiqu’ils modèlent profondément la spiritualité du prêtre (et du diacre).        <br />
              <br />
       Aujourd’hui les engagements demandés par l’Église se cristallisent autour de l’exigence du célibat, de celle de la prière des Heures, de celle de l’incardination pour le prêtre diocésain, de celle des vœux et du rattachement à sa congrégation ou à son Ordre pour le prêtre religieux et du non-remariage pour le diacre qui devient veuf.        <br />
              <br />
       Ces engagements bien qu’ils répondent à des lois ou des dispositions obligatoires ne sont pas pour autant de simples engagements extérieurs. Le célibat, par exemple, engage la personne dans ce qu’elle a de plus intime. La prière des Heures, quant à elle, actualise la fonction d’intercession inhérente au ministère presbytéral lui-même. L’incardination déborde le seul rattachement juridique : elle créée un lien « mystique »,  dira Mgr Gilson, avec la communauté diocésaine. J’y reviendrai un peu plus loin.        <br />
              <br />
       Sur le plan des recommandations de l’Église, on retrouve les moyens de sanctification que les documents du Concile et les documents du Magistère recommandent. À strictement parler, il ne s’agit plus ici d’ « exigences », ni d’engagements formels, il s’agit plutôt d’incitatifs fortement recommandés. Ces moyens sont la lecture de l’Écriture, la célébration quotidienne de l'Eucharistie, l’adoration eucharistique, la récitation du chapelet, l’oraison mentale, les retraites et les journées de récollection etc. (<span style="font-style:italic">Décret sur le ministère et la vie des prêtres</span>, no 18). Ces moyens prennent aujourd’hui des visages renouvelés avec internet notamment, où on peut suivre, par exemple, une retraite pendant le Carême avec les dominicains de Lille qui proposent à chaque jour une méditation et un moment de prière avec la communauté sans parler du blog et de l’accompagnement disponible en ligne.       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j’aimerais revenir sur l’incardination, si vous le voulez bien. La vocation du prêtre diocésain se distingue de celle d'un prêtre membre d'un Ordre religieux ou d'une congrégation religieuse par le lien créé avec une Église locale. En effet, c'est à partir de la réalité de l'Église locale que se former la physionomie spirituelle ou l'identité spirituelle originale du prêtre diocésain. Il ne s’agit pas seulement d’un lien juridique, mais d’un lien « mystique », « spirituel » parce que le lien du prêtre diocésain à l'Église locale ouvre sur le Peuple de Dieu, sur l'Église. en devenir, ici et maintenant.        <br />
              <br />
       Le prêtre diocésain sera donc partie prenante des enjeux et défis de cette partie du Peuple de Dieu qu'est son Église particulière, son Église propre et cela marquera profondément sa spiritualité propre. Le rattachement à une Église locale étant au cœur de la spiritualité du prêtre diocésain, les retombées spirituelles de l'incardination ne tiennent pas tant au cadre juridique qu'à la vision de l'Église particulière qui anime les prêtres. L'incardination ouvre sur la solidarité et la communion comme valeurs spirituelles indispensables à la vie du prêtre. Elle amène un positionnement personnel dans la façon de vivre l'obéissance à l'évêque parce que, d'une part, c'est lui qui par l'ordination au diaconat ou par une lettre d'incardination établit le rattachement à une Église particulière et parce que, d'autre part, l'Église particulière n'existe pas sans l'évêque. «  Les évêques sont, chacun pour sa part, principe et fondement de l’unité dans leurs Églises particulières » (<span style="font-style:italic">Constitution sur l'Église</span> de Vatican II, n. 23).         <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
       Je vous ai présenté un miroir de la spiritualité du prêtre diocésain. Comme je l’ai répété plusieurs fois, il n’y a pas une seule spiritualité du prêtre diocésain, mais il y a des spiritualités du prêtre diocésain parce que les conditions de lieux, de temps ou de personne varient.        <br />
              <br />
       Mais comme j’ai tenté de le montrer dans le miroir tracé, si les figures et les visages qui se reflètent dans le miroir sont divers, il y a une structure, comme dit  le Père Sesboué à propos du ministère ordonné, qui demeure toujours la même. Il en est ainsi de la spiritualité du prêtre (ou du diacre ou de l’évêque), de la spiritualité presbytérale, de la spiritualité diaconale ou de la spiritualité épiscopale, si vous préférez ces désignations. La spiritualité du prêtre ou spiritualité presbytérale repose essentiellement sur la consécration et la mission intimement unies et inspiratrices de toute la vie du prêtre à la suite du Christ, Tête et Pasteur, consacré et envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Je vous laisse sur ce beau texte d’Henri Nouwen qui vous rejoindra, j’en suis sûr, sur le chemin du développement d’une identité spirituelle personnelle marquée au plus haut degré par le ministère que nous accomplissons au service du Peuple de Dieu et au service de l’Évangile.       <br />
              <br />
       "L'identité du pasteur, qui devient visible dans son service pastoral, naît d'une tension imperceptible entre l'affirmation de soi et le renoncement à soi, la réalisation de soi et le sacrifice de soi, la satisfaction personnelle et l'anéantissement. Selon les périodes de la vie, l'accent sera mis davantage sur un pôle ou sur l'autre, mais, en général, à mesure qu'une personne acquiert plus de maturité, elle aura tendance à moins rechercher à ceindre ses reins elle-même et plutôt à tendre les mains et à suivre Celui qui a trouvé sa vie en la perdant." (Henri J. M. Nouwen, <span style="font-style:italic">Pour des ministères créateurs</span>, Bellarmin, Montréal, 1999, p. 67.)         <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général de la Société des prêtres du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Le 8 avril 2009.       <br />
              <br />
              <br />
       Cette conférence a été publiée en version réduite dans la revue <span style="font-style:italic">Pastorale Québec </span>, vol. 121, 6 juin 2009, pp. 4- 8 sous le titre <span style="font-style:italic">La spiritualité du prêtre diocésain 'Comme Lui porter le tablier...' </span> et reproduite avec les autorisations de l'auteur et de la revue sur le site internet du Diocèse de Montréal        <br />
        <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/spiritualite_pretre_diocesain_site_internet_montreal_090614.pdf">Lire ce texte réduit.</a>.       <br />
              <br />
       <!-- et reproduite avec les autorisations de l'auteur et de la revue sur le <a class="link" href="http://www.diocesemontreal.org/accueil/activites_ponctuelles/2009/06/20090619_giguere.pdf">site internet du Diocèse de Montréal</a>       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1310741-1743646.jpg?v=1289459851" alt="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" title="La spiritualité du prêtre diocésain « Comme Lui nouer le tablier...»" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1310741-1743646.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-spiritualite-du-pretre-diocesain-Comme-Lui-nouer-le-tablier_a264.html</link>
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   <title>Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?</title>
   <pubDate>Wed, 15 Feb 2006 02:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien avec les prêtres et les diacres de la Région de Charlevoix à St-Hilarion jeudi le 9 février 2006 de 9h15 à 11h45 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec. Existe-t-il une spiritualité particulière pour les prêtres : une spiritualité presbytérale (je reviendrai dans la première partie de mon exposé sur cette façon de la désigner que je préfère à "spiritualité sacerdotale") et une spiritualité particulière pour les diacres : une spiritualité diaconale? Éléments de réponse.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/299140-372620.jpg?v=1289459895" alt="Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?" title="Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?" />
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      <A HREF="http://www.carrefourkairos.net/spm/"><FONT SIZE=2 color="#800000">Cliquez ici</A>  pour consulter les notes du cours Spiritualité des ministères à  la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à  Québec et au Grand Séminaire de Québec déposées dans le site internet hgiguere.net, site personnel du professeur Hermann Giguère.</FONT><br /><br />

Lorsque j’ai accepté, après quelques coups téléphone, de venir vous rencontrer, je savais que si je le faisais je serais amené à m’interroger, à me regarder dans ma vie de prêtre, de ministre ordonné au service de l’Évangile. Je savais que je me retrouverais devant vous non comme un professeur qui partage son savoir, mais comme un de vous, un « cum fratres », un « avec ses frères », un « confrère » portant les mêmes questions, les mêmes espoirs, les mêmes limites, les mêmes joies, les mêmes déceptions, mais partageant le même idéal : celui d’un serviteur du Christ pour ses frères et sœurs dans la communauté de l’Église.
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Où en suis-je après 40 ans de sacerdoce, de vie presbytérale, de vie sacerdotale? Comment s’est vécue et se vit cette existence qui est la mienne dans sa configuration concrète, dans son histoire?
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À la fin du cours classique , en choisissant le ruban blanc lors de la cérémonie solennelle de la prise des rubans qui marquait l’intention de me présenter au Grand Séminaire comme candidat à la prêtrise, j’écrivais dans le livre-souvenir des finissants de mon collège au nom du groupe de confrères qui faisaient le même choix ce qui suit : 
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« Pourquoi nous avons choisi… le clergé séculier?<br />

On entend parfois sur le sacerdoce et le clergé séculier des réflexions jetées en l’air, sans malice, mais qui n’en laissent pas moins une impression un peu amère. Eh bien! N’allez pas croire que les porteurs de rubans blancs ambitionnent dans le sacerdoce une vie aisée, une vie de tout repos; ils choisissent au contraire une vie remplie, tout entière consacrée à Dieu. En effet, le prêtre reste dans le monde, mais il ne vit plus avec le monde. 
<br />Son ministère baigne dans le surnaturel, c’est à lui que revient la charge des âmes. Il laisse de côté le domaine matériel pour s’attacher uniquement à son ministère et pour être une présence qui chante l’Infini.
<br />Tel m’apparaît le prêtre.
Pour être différent des autres professionnels, le prêtre l’est assurément, avant tout, il est un « professionnel » de Dieu.
<br />Ceux qui se destinent au clergé séculier savent que leur vie sera différente de celle du monde, ils savent que le Dieu qu’ils servent est un Dieu jaloux et qu’il n’accepte pas de demi-mesure; ils savent aussi qu’ils sont faibles, qu’ils sont de pauvres humains, qu’ils sont des instruments dans la main de Celui qui est prêtre selon l’ordre de Melchisedech.
<br />Mais Dieu qui les appelés saura aussi les soutenir et forts de cette assurance, ils envisagent l’avenir avec confiance. 
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<br />Et c’est signé : les futurs prêtres par Hermann Giguère.
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<br />Quarante ans et quelques poussières plus tard, je suis encore prêt à signer cette présentation avec la devise que j’avais choisie : « Ut vitam habeant » - « Pour qu’ils aient la vie » (Jean 10,10).
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Mais venons-en à la question que vous m’avez posée : Comment naît et se développe une spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres) aujourd’hui? Je tenterai de répondre à cette question en trois étapes. Nous commencerons par nous arrêter à quelques points de repères essentiels pour discerner l’origine et le développement d’une spiritualité qui est le reflet d’une identité spirituelle personnelle comme nous le verrons. Ensuite dans un deuxième point, je vous commenterai une grille de lecture pour décrire la dynamique de l’actualisation d’une spiritualité concrète. Enfin, dans un troisième point, je partagerai avec vous le résultat de mon retour sur ma vie de prêtre en vous présentant les quatre pistes de croissance qui soutiennent le plus ma vie presbytérale.
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I- REPÈRES POUR DÉCRIRE UNE SPIRITUALITÉ DES MINISTRES ORDONNÉS (PRÊTRES ET DIACRES)
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Dans ce point, nous nous arrêterons à quelques conclusions importantes pour décrire une spiritualité presbytérale ou diaconale pertinente et incarnée dans le temps et l’espace que je ferai suivre dans le second point d’un cadre de référence pour les « spiritualités des ministères » dont nous retrouverons la structure dans la « spiritualité presbytérale », dans la « spiritualité diaconale » et dans la « spiritualité des ministères laïcs » que je présenterai sous forme de tableau commenté. Pour les prêtres, on utilise dans les documents pontificaux et dans bien d'autres écrits le terme "spiritualité sacerdotale". Je n'exclus pas le terme "spiritualité sacerdotale", mais je retiens celui de de "spiritualité presbytérale" dans le sillage de "Presbyterorum Ordinis" qui a pris soin de distinguer "sacerdos" et "presbyter".  Ceci étant dit, je ne rejette pas l'utilisation courante qui est faite du terme "spiritualité sacerdotale" quoique "spiritualité presbytérale" me semble plus approprié.  Voir les remarques de Father Cozzens plus loin.
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En commençant notre parcours, nous nous devons de prendre acte à partir de l’histoire de la spiritualité que les formes que prend une spiritualité varient selon les contextes et selon les «théologies» qui l'entourent, c’est pourquoi un <I>premier constat</I> s’impose :  <B>il n'y a pas « une » spiritualité des ministères, mais «des» spiritualités des ministères, non pas «une» spiritualité presbytérale, mais «des» spiritualités presbytérales, non pas «une» spiritualité diaconale, mais «des» spiritualités diaconales. </B>
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Si on constate ce fait, ce n'est pas pour réduire ces spiritualités à quelque chose de vague et informe, mais plutôt pour marquer qu'une spiritualité est de l'ordre d'une vie, d'un dynamisme, d'un processus toujours en action. Vouloir l'enfermer dans une «structure» fermée c'est la tuer et la condamner à n'être qu'une série de gestes, d'attitudes répétitives où la personne devient prisonnière au lieu de développer son identité spirituelle personnelle.
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</I>Deuxième constat qui découle du précédent: les «spiritualités»  nous renvoient non seulement à des individus, mais aussi à des groupes, à des conditions de vie communes, à des tâches, des services qui ont des exigences semblables, une « mission commune », un « service commun », c'est pourquoi, on peut dire qu'il existe des configurations  <B>plus générales, des «familles», des «affinités» de groupe.</B> C'est à ce plan que se situent selon nous la « spiritualité presbytérale » et la « spiritualité diaconale ».
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Enfin, en <I>troisième lieu</I>, on se doit de retenir qu'une spiritualité n'est pas d'abord une application de principes, un déduction à partir d'une théorie, mais elle <B>est le résultat d'une expérience</B> d’un sujet-croyant qui se dit, qui se structure et se donne les moyens d'aller plus loin. 
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Les spiritualités naissent donc d'une expérience, d'un charisme particulier. Elles sont reçues plutôt qu'elles ne sont créées. Elles prendront des configurations variées. Leur naissance et leur développement mettent en œuvre un processus continuel d'interprétation qui est partie inhérente de toute expérience spirituelle personnelle. 
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Regardons-y de plus près si vous le voulez bien. L’expérience spirituelle se caractérise par son intégralité et sa globalité, mais cela n’exclut pas qu’elle ne se vit pas toujours au même niveau. On peut distinguer comme trois niveaux de celle-ci ou de l'expérience de Dieu si l'on veut. Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) écrivait avec sagesse et discernement qu’autre chose est d’ « avoir l’expérience », de « percevoir » ce qui se passe et de l’ «  expliquer ». 
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Le<I> premier</I> niveau est celui de l'expérience elle-même, indicible et unique. « Ce qui est vécu ». Le <I>second</I> niveau est une première « perception de ce qui est vécu ». On le raconte, on le décrit, on tente de l’exprimer dans des mots ou autrement. Ce second niveau implique donc une première interprétation soit par des récits autobiographiques, des confidences, des «relations» où les descriptions à consonances psychologiques seront privilégiées (Thérèse d'Avila en est l'exemple le plus connu et a fait école pendant les siècles qui l'ont suivie) soit par des symboles, des «figures», des «visions», des œuvres apostoliques, des engagements sociaux,  des oeuvres poétiques ou artistiques etc. Ce champ de la première interprétation est aussi vaste que les moyens d'expression dont on bénéficie et à la mesure des talents naturels des protagonistes. C'est sur ce terrain que naissent et se développent des «écoles de spiritualité», des «familles spirituelles» et des « spiritualités particulières » dans l'Église comme celle des pasteurs (prêtres) et des serviteurs (diacres). 
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Enfin, souvent, mais pas tout le temps, il y a un <I>troisième</I> niveau qui met en action « une élaboration systématique » qui vient se greffer sur les deux premiers. « On explique » ce qui est vécu dira Thérèse d’Avila. On pousse plus loin le processus d'interprétation en développant une, une réflexion d'ensemble, des « référents », une «théologie», pourrait-on dire, qui présente une vision particulière reliée aux réalités de la foi. 
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La « spiritualité du prêtre » et la « spiritualité du diacre » s’élaborent en grande partie aussi à ce troisième niveau parce que comme nous le verrons dans le second point, ces spiritualités se construisent au fil des jours dans une tension productive et créatrice entre, d’une part, une situation ecclésiale donnée qui est reçue par l’imposition des mains de l’évêque et, d’autre part, le contexte concret dans lequel évolue la personne (le sujet) qui est amené à découvrir et développer une identité spirituelle personnelle marquée par cette situation existentielle nouvelle créée par l’ordination. 
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Il ne faut pas oublier cependant que ce troisième niveau ne dois jamais exclure les deux premiers car, comme toute spiritualité, la « spiritualité presbytérale » et la « spiritualité diaconale » intègrent dans leur actualisation ces deux premiers niveaux qui demeurent toujours incontournables puisqu’une spiritualité ne peut jamais n’être qu’une application de principes extérieurs au sujet, une théorie, une simple doctrine spirituelle. En effet, elle implique toujours une appropriation personnelle par la personne (le sujet) des réalités de la foi dans les circonstances de temps et de lieu où elle se trouve.  
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II- GRILLE DE LECTURE POUR DÉVELOPPER UNE SPIRITUALITÉ PERSONNELLE DE MINISTRE ORDONNÉ (PRÊTRES ET DIACRES)
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Je vous ai mis sous forme de schéma - avec tous les raccourcis que cela comporte -  une grille de lecture qui un cadre de référence auquel on peut revenir pour discerner et développer son identité spirituelle personnelle de pasteur ou de serviteur. En voici une présentation sommaire.
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Au cœur de toute spiritualité se trouve une personne (un sujet interprétant) qui vit une expérience personnelle où elle exprime et interprète son identité spirituelle. Dans le cas des ministères ordonnés, il  y a une situation ecclésiale et sacramentelle qui est la consécration pour une mission. Tout baptisé est consacré et envoyé en vertu du sacerdoce commun des fidèles, mais les ministres ordonnés sont « configurés » au Christ d’un manière particulière. Voilà une situation « ontologique » qui les marquent à jamais. Les personnes exerçant des ministères laïcs, sans être ainsi transformées sacramentellement, sont marquées par leur « vocation » confirmée par l’Église sous forme de mandat ou autrement qui devient ainsi l’équivalent de la « consécration » des ministres ordonnés. 
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Nous avons donc dans la « spiritualité presbytérale » et dans la « spiritualité diaconale » une situation « existentielle » incontournable où comme y a insisté le Concile Vatican II dans le <I>Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</I> au numéro 2 « consécration et mission » sont indissociablement unies, car il n’y a pas de consécration sans mission et il n’y pas de mission sans consécration. C’est le point de départ à ne jamais oublier. 
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Cette situation « existentielle » s’incarne dans des conditions de vie concrètes : état de vie, circonstances de lieux et de temps, etc. Ce deuxième volet de la formation de l’identité spirituelle d’une personne engagée dans un ministère viendra colorer toute sa spiritualité ainsi que celle de son groupe. Nous le savons par expérience. Les habitudes et les moyens en usage du temps de notre Grand Séminaire ont évolués et pour les plus vieux parmi nous, ils ont parfois disparus et ont été remplacés par d’autres, et s’ils sont demeurés, ils sont pratiqués bien souvent assez différemment, je pense à la méditation et aux exercices de piété qui prennent maintenant des formes complètement nouvelles, mais tout aussi riches et efficaces si on se donne la peine de les cultiver et de les mettre dans son agenda.
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Au-delà de ces deux assises fondamentales, diverses exigences vont retentir comme des appels et solliciter une réponse de la personne. Elles sont issues de l’Évangile lui-même qui interpelle tous le chrétiens de façon personnelle : ce sont les exigences que nous avons appelées « évangéliques ». D’autres exigences retentissent au nom du ministère dans lequel la personne est engagée : ce sont les exigences « ministérielles ». Et, enfin s’ajouteront des exigences particulières que l’Église impose ou recommande : ce sont des exigences que nous appellerons « ecclésiastiques ». 
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Ces repères nous permettent de décrire comment peut se développer une spiritualité liée à un ministère. Ils ne sont pas les seuls repères. On pourrait en ajouter d’autres, mais ceux-ci ont été abondamment décrits et utilisés dans les documents du Magistère et dans les témoignages tirés de l’Écriture ou des saints qui nous ont précédés.
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Regardons maintenant comment ils peuvent nourrir le prêtre, ensuite comment ils peuvent aussi s’appliquer concrètement dans l’existence diaconale.
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Le prêtre
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En ce qui concerne l’interpellation des exigences évangéliques, aucune n’est laissée dans l’ombre, mais le prêtre privilégie celles qui ont trait aux serviteurs puisqu’il se définit comme tel à la suite du Christ, le Serviteur par excellence, Tête et Pasteur. C’est l’interaction de toutes ces exigences toutefois qui marque continuellement le processus de production d’une spiritualité propre et particulière aux prêtres qu’on désigne maintenant sous le nom générique de « spiritualité presbytérale » et dans le cas des évêques de « spiritualité épiscopale ». De la même façon ces exigences évangéliques mesureront la « spiritualité diaconale » puisqu’elles sont incontournables pour les « serviteurs » et que la « spiritualité du diacre » est avant tout celle du service. 
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	Voici un choix d’impératifs évangéliques en relation avec les manifestations concrètes d’un « esprit de serviteur » chez le ministre ordonné qui rejoint les trois ordres diaconat, presbytérat, épiscopat et qui met devant nos yeux des exigences toujours actuelles même si elles  ne sont jamais complètement réalisées.
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<I>	Choisis par grâce</I>
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	Les serviteurs de Jésus et de son Évangile ont répondu à un appel. Ce ne sont pas eux-mêmes qui se sont désignés ou choisis (Jn 13, 18; 15, 16). Leur mission est grâce, avant tout. L'orgueil, la vanité, la conscience de classe etc., sont donc non fondés et illégitimes.  

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<I>Tous égaux et frères</I>
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Il n'y a pas lieu d'établir une hiérarchie spirituelle. Il n’y a pas de « serviteur idéal ». Chacun y va de sa générosité et de ses talents. Il y a des chances égales, une égale magnanimité et un salaire égal, pour tous les serviteurs (Mt 20, 1-16).
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<I>Respect absolu et total des personnes</I>
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Les serviteurs de l'Évangile ont l'obligation absolue <I>d'être miséricordieux</I>, parce qu'envers eux aussi l'on a été miséricordieux (Mt 18, 23-25). Il ne leur revient ni d'évaluer, ni de juger, ni de condamner (Lc 6,37 s.). La moisson n'est pas leur affaire, et ils n'ont aucune décision à prendre au sujet de l'ivraie (Mt 13, 24-30). Dans l'exacte mesure où les serviteurs ont eu connaissance de la volonté de leur maître - et dans la mesure où ils y auront réfléchi - eux-mêmes seront châtiés, au cas où ils se seraient mis à battre les autres serviteurs et servantes, à manger et à boire et à s'enivrer (Lc 12, 45-48). Quiconque « bat » autrui de manière quelconque sera lui-même compté au nombre des infidèles (Lc 12, 46). 
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<I>Recherche de fécondité et d’efficacité</I>
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De la part des serviteurs, l'on attend <I>absolument l'efficacité</I>, la fécondité du travail. Quel que soit le trésor confié à leur sollicitude (l'Évangile, en l'occurrence), il ne leur est pas confié pour qu'ils le « conservent », mais pour qu'ils lui fassent porter du fruit en faveur du Dieu jaloux, plein d'amour (surtout: Lc 19, 12-27; également Mt 25, 14-30).  Les serviteurs sont invités à se regarder eux-mêmes comme inutiles, en dépit de l'exigence absolue de fécondité et de rentabilité qui leur est adressée (Lc 17, 10). On peut se passer d'eux et ils sont interchangeables. C’est la mission qui est première et non pas leur personne ou leurs créations individuelles ou collectives.
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<I>Exigences ministérielles</I>
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Au plan des exigences ministérielles, celles-ci ne sont pas d’une nature autre que le ministère lui-même. C’est le ministère presbytéral (ou diaconal) lui-même qui apparaît comme le « moyen authentique » de suivre les traces de Jésus. Les numéros 12, 13 et 14 de <I>Presbyterorum Ordinis</I> repris dans <I>Pastores dabo vobis</I> le développent avec brio : Parole, Sacrement, Présidence de la communauté.
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Dans le cas du diacre, il faudra ici moduler ce principe comme je dirai dans un instant, car, dans le cas d’un diacre marié, son « ministère » ne peut se substituer à son engagement dans le mariage-sacrement. 

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Exigences ecclésiastiques
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Celles-ci font partie de configurations données. Elles traduisent en dispositions ecclésiastiques un « style », une « manière d’être » qui n’enlève jamais la place fondamentale irremplaçable et fondatrice qu’occupe le ministère lui-même.  
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Ces exigences « ecclésiastiques » ont connu des développements et ne peuvent se présenter comme nécessaires et essentielles. Aujourd’hui elles se cristallisent autour de l’exigence du célibat, de celle de la prière des Heures, de celle de l’incardination pour le prêtre diocésain et de celle des vœux et du rattachement à sa congrégation ou à son Ordre pour le prêtre religieux. 
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Ces dernières exigences qui ont une dimension juridique ne sont pas pour autant de simples exigences extérieures. Le célibat, par exemple, engage la personne dans ce qu’elle a de plus intime. La prière des Heures, quant à elle, actualise la fonction d’intercession inhérente au ministère presbytéral lui-même. L’incardination déborde le seul rattachement juridique : elle créée un lien « mystique », et les « vœux » du religieux attestent une volonté de radicalisme évangélique dans l’Église qui engage la personne de façon irréversible et stable. 
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Sur ce plan des « exigences ecclésiastiques », il faut faire ici une place aux moyens de sanctification que les documents du Concile et les documents du Magistère recommandent. À strictement parler, il ne s’agit plus ici d’ « exigences », mais, l’insistance avec laquelle ils sont proposés et surtout leur utilisation marqueront la spiritualité du prêtre. Moyens de sanctification no 18 de PO. 
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Le diacre
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Comme pour le presbytérat et l’épiscopat, le fondement de la spiritualité diaconale est le ministère lui-même. Michel Cancouët note avec justesse que l'ordination est un appel à la sainteté et la grâce pour la vivre se trouve dans le ministère lui-même. Et il propose d'appliquer aux diacres ce qui est dit des prêtres dans le décret de Vatican II <I>Le Ministère et la Vie des prêtres</I>: «C'est l'exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l'Église du Christ qui est pour les prêtres (pour les diacres) le moyen authentique d'arriver à la sainteté».  
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La spiritualité diaconale, et la grâce reçue par le sacrement pour vivre la sainteté dans le ministère sont clairement indiquées: il s'agit de suivre Jésus venu pour servir et non pour être servi.
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Toutefois, dans le cas des diacres mariés, sans enlever la place fondamentale du ministère (relevant de leur consécration et mission) on se doit de souligner la place qu’occupe leur état de vie. Dans la formation et le développement de leur identité spirituelle personnelle, l’état de vie sanctionné par le sacrement de mariage a déjà formé celle-ci. L’ordination au diaconat d’hommes mariés  ne vient pas enlever cette identité déjà présente.  
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On pourrait dire que pour le diacre le ministère est formellement le cadre de sa spiritualité, mais que son état de vie en est essentiellement partie prenante.
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Du côté des exigences ecclésiastiques, le diacre est tenu à la liturgie des Heures et dans le cas du décès de son épouse, il accepte de ne pas se remarier. 
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Il n’est pas facile de tracer les contours de la spiritualité diaconale tant à cause de sa richesse qu’à cause de sa « jeunesse ». Pour dessiner un portrait de celle-ci, rien de mieux à ce stade-ci que d’interroger et de regarder vivre ceux qui ont reçu ce ministère et d’en esquisser les principaux traits à partir du témoignage des personnes engagées actuellement dans le diaconat permanent.
Soulignons toutefois une caractéristique particulière de la « spiritualité diaconale ». C’est son caractère universel et commun à tous les ministères puisque tout  « ministère » dans l’Église est « service ». C’est le modèle du Christ lavant les pieds des apôtres qui doit inspirer toutes les personnes qui exercent n’importe quel ministère dans l’Église. Voilà pourquoi nous parlons ici du caractère « paradigmatique » de la spiritualité diaconale, car elle peut être donnée comme un modèle qui se retrouve dans les autres formes de « spiritualité des ministères ». 
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Le document des évêques du Québec sur la complémentarité des ministères va dans ce sens lorsqu’il écrit : « Les diacres sont, dans l’Église, les veilleurs du service…les diacres signifient constamment aux baptisés qu’il sont serviteurs et servantes de Dieu dans l’Église et dans le monde et qu’ils le sont au nom de l’Évangile.» 

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III- QUATRE PISTES DE CROISSANCE DE LA VIE SPIRITUELLE DU PRÊTRE DU TROISIÈME MILLÉNAIRE À PARTIR DE MON EXPÉRIENCE PERSONNELLE
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En terminant ces réflexions plus générales sur la « spiritualité des ministères ordonnés », j’ai pensé qu’il serait indiqué que je vous partage les pistes que je privilégie personnellement dans le développement de mon identité de pasteur.  Ce sera le troisième point de mon entretien. Vous  y reconnaîtrez les marques du ministère qui a été le mien, d’un ministère où je n’ai jamais eu la responsabilité d’une paroisse, même si j’ai interagi avec beaucoup de communautés chrétiennes à divers niveaux, notamment dans les groupes de prière et comme pasteur dans deux dessertes estivales depuis plus de trente ans.
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Ceci étant dit, <B>la première piste</B> qui m’apparaît comme un pilier essentiel de mon identité de pasteur, c’est le fait que le pasteur que je suis demeure toujours un baptisé. Son ministère presbytéral qui le transforme sacramentellement par une consécration le rendant « signe du Christ, Tête et Pasteur » ne le sort pas de son sacerdoce baptismal par lequel comme tout baptisé il offre sa vie tout entière en « sacrifice spirituel » comme le Christ qui a offert la sienne dans une obéissance totale à la volonté salvifique du Père.  Je retrouve cette expérience qui m’a toujours suivi tout au cours des années dans un texte du Père Vanhoye dont je vous citerai quelques extraits.
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Dans la vie et le ministère des prêtres, il convient, me semble-t-il, écrit le Père Vanhoye, de distinguer les deux sacerdoces [sacerdoce commun des fidèles et sacerdoce ministériel]. Distinguer, non pas séparer. Distinguer est utile pour la clarté des concepts doctrinaux; séparer par contre serait contraire à la vocation concrète. 
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Il semble, au contraire, nécessaire de distinguer: le prêtre est appelé à vivre toujours le sacerdoce commun, parce que tout chrétien est appelé à offrir toute sa vie, soit qu'il mange, soit qu'il boive, quoi qu'il fasse... (cf. I Co 10, 31 ; Col 3, 17).  Mais il n'exerce pas toujours son sacerdoce ministériel; quand il mange, quand il se détend, il n'exerce pas son ministère, il n'est pas signe et instrument du Christ médiateur; il doit cependant être uni à Dieu par le Christ, ce qui correspond au sacerdoce commun.  …ce qui doit envahir toute l'existence, c'est le sacerdoce commun, sacerdoce réel. Il doit imprégner les actes ministériels eux-mêmes. L'activité proprement ministérielle donne lieu, elle aussi, à l'exercice du sacerdoce commun. Là encore, la séparation ne serait pas normale. Dans tout ministère, il y a un aspect sacramentel de l'activité qui appartient au sacerdoce ministériel, mais il y a également un aspect personnel de l'activité qui revient normalement au sacerdoce commun. « Imitamini quod tractatis » « Imitez ce que vous faites » ou « Soyez ce que vous proclamez »
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Prenons l'exemple le plus simple: la célébration de la messe. En célébrant la messe, le prêtre est signe et instrument du Christ médiateur qui s'offre au Père et unit les croyants à son offrande. La consécration est action ministérielle; elle n'est pas une action personnelle du prêtre, elle ne dépend pas du mérite du prêtre. Cependant, en célébrant la messe, le prêtre est appelé à adhérer personnellement au mystère. Cet aspect se distingue du premier, il peut aussi en être séparé, mais la séparation est anormale. Un prêtre peut célébrer la messe sans adhérer personnellement au sacrifice du Christ, par exemple avec une volonté de vengeance mortelle contre une personne qui l'a offensé. La messe ne sera pas invalide; les fidèles pourront s'y unir au sacrifice du Christ. Le prêtre aura exercé son sacerdoce ministériel tout en refusant d'exercer le sacerdoce commun. 

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Les trois autres pistes de croissance qui m’ont permis de développer et nourrir ma « spiritualité de pasteur» sont en relation directe avec le ministère et se rattachent à cette affirmation incontournable du Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres au numéro 13 où il est dit : « C’est l’exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l’Esprit du Christ qui est, pour les prêtes, le moyen authentique d’arriver à la sainteté ».
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La <B>seconde piste</B> pour moi se trouve dans la prédication notamment sous la forme de l’homélie qui m’oblige à chaque fois à me situer dans mon rôle de pasteur et de « donneur de la Parole » selon une expression que j’emprunte à un auteur américain qui présente le prêtre comme « Tender of the Word » « Celui qui tend, qui offre la Parole ». La prédication sous la forme homélitique et non pas les sermons à la Lacordaire ou à la Bourdaloue qui avaient comme but un exposé de la doctrine chrétienne .La prédication dominicale ou quotidienne dans une assemblée célébrante est le lieu par excellence où le ministre se laisse envahir et interpeller par la Parole et où il actualise dans les conditions concrètes où il se trouve les traces et les appels que celle-ci lance encore aujourd’hui à ceux et celles qui l’ouvrent et qui l’écoutent : « Bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent », dit Jésus.<br />
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La spiritualité du prêtre diocésain émerge de son ministère comme prêtre et prédicateur, écrit Father Donald Cozzens. Il prie dans le but de prêcher et il prêche dans le but de prier. Il prie dans le but de servir et il sert dans le but de prier. Tout ce qu’il fait s'enracine dans le don de la grâce et en faisant précisément ce que font les prêtres, son âme est renouvelée. Il est possible donc de parler de la spiritualité du prêtre comme d'une spiritualité dialectique. La nature dialectique de la spiritualité du prêtre apparaît le plus clairement dans sa prédication, dans son service de la parole de Dieu. 
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L'encouragement à donner l'homélie aux célébrations eucharistiques quotidiennes, aussi bien qu'à celles du dimanche constitue un développement structurel majeur dans la spiritualité du prêtre qui émane de Vatican II. Car l'homélie quotidienne exige la prière et la réflexion, l'étude et la contemplation. 
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Elle appelle le prêtre à acquérir l'imagination du romancier et le coeur du poète L'acte créateur de la prédication, dans laquelle la parole de Dieu transforme le prédicateur et l'auditeur et nomme la grâce de la vie quotidienne, sert de clef de voûte à la spiritualité du prêtre diocésain. Prêcher bien et efficacement, être le guide-serviteur de la communauté catholique, évangéliser la société, constituent à la vérité une mission héroïque -- la mission du prêtre.

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La <B>troisième piste</B> de croissance qui soutient ma vie spirituelle de prêtre est reliée directement elle aussi au ministère du prêtre et participe de la même dynamique que l’homélie. Elle touche non seulement les gestes à faire mais renvoie le sujet à lui-même dans ce qu’il est lors de la célébration des sacrements en présence du peuple (avec la communauté chrétienne)
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De la même façon que pour l’homélie, cette célébration de l’eucharistie et des autres sacrements avec la communauté ramène le prêtre dans la dialectique d’intégration de sa « consécration », de sa « grâce », de sa « mission » et de son « ministère ». Elle lui donne un lieu concret d’intégration. Elle ne le met pas à part de la communauté, au contraire elle l’y insère et lui rappelle continuellement que ce qu’il célèbre n’est pas seulement pour les autres  mais aussi pour lui qui comme baptisé se nourrit de la même grâce, de la même vie, de la même source.
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La <B>quatrième piste</B> relève d’un sentiment d’appartenance qui m’est cher et qui m’a toujours habité. Je l’appellerais d’un terme un peu barbare : la « diocésanité ». Qu’est-ce que je veux dire par ce mot? Il exprime pour moi l’attachement à mon diocèse, aux gens de ce territoire qui est une véritable Église, un diocèse, une Église locale ou particulière unie au successeur des apôtres qui la guide et la conduit :  l’évêque. Le sens de la solidarité avec mes frères prêtres et avec l’évêque ne m’a jamais quitté même si parfois cette solidarité que le Concile Vatican II appelle « obéissance responsable » au numéro 16 de <I>Presbyterorum Ordinis</I> ne fut pas toujours facile et de tout repos.
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Il reste que je me suis toujours senti lié, « incardiné » à cette Église diocésaine que je sers, non seulement juridiquement, mais aussi spirituellement. L’incardination (la « diocésanité ») ouvre sur la solidarité et la communion comme valeurs spirituelles indispensables dans la vie spirituelle du prêtre. Elle amène aussi un positionnement personnel dans la façon de vire l’obéissance à l’évêque, d’une part, parce que c’est lui qui par l’ordination au diaconat ou par une lettre d’incardination établit le rattachement à une Église particulière et, d’autre part, parce que l’Église particulière n’existe pas sans l’évêque (<I>Pastores dabo vobis</I>, numéro 28). Enfin, on pourrait ajouter un autre bienfait de cette appartenance à une Église diocésaine qu’est l’incardination. L’être humain a besoin d’un terrain où s’enraciner pour donner de bons fruits. L’incardination en fixant le prêtre dans une Église locale ou particulière lui offre ce terrain stable pour avancer, pour grandir vers la maturité spirituelle.
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Ces pistes ne sont pas exclusives, loin de là, et elles ne disent pas tout, car je pourrais ajouter l’importance de la prière en groupe avec des gens de tout horizon et dans une spontanéité rafraîchissante qui m’a bien nourri pendant de nombreuses années. Et que dire de ces retraites à l’écart qui m’ont permis de faire le point en compagnie d’amis comme François d’Assise et Claire d’Assise ou Charles de Foucauld. 
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Je vous ai fait part simplement de mon expérience personnelle qui correspond j’en suis sûr à celle de plusieurs confrères. À travers ces pistes de croissance spirituelle se dessine une spiritualité propre au prêtre diocésain qui n’est pas seulement un amalgame de dévotions ou d’exercices, mais qui s’intègre de façon concrète à sa vie de pasteur et qui en respecte les particularités.
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Concernant la prédication et la célébration des sacrements, j’entends monter une question : n’êtes-vous pas en train de nous centrer sur les sacrements et d’oublier que le ministère du prêtre ne se limite pas à ceux-ci?  Je comprends la question.
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Laissez-moi répondre que ces deux pistes sont situées ici sur le terrain de l’expérience intérieure du prêtre, de son « vécu », de son identité spirituelle personnelle qui ne peut se construire sans un ancrage solide dans ce qu’il est et dans ce qu’il fait. 
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Les deux moyens que je privilégie ne sont pas les seuls sur ce plan. Pour certains, le bréviaire, la célébration quotidienne de l’Eucharistie, les rencontres en équipes de vie, la participation à des mouvements, l’engagement social, les pèlerinages ou encore une dévotion particulière seront des riches pistes de croissance. Comme j’ai insisté pour montrer qu’il y a plusieurs configurations que peut prendre la spiritualité du prêtre diocésain, je serais mal venu de vous présenter une recette normative. 
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La raison pour laquelle, j’ai mis ces deux pistes en évidence, c’est qu’elles m’ont bien servi dans la formation d’une identité personnelle de prêtre : Si tu prêches comme un perroquet qui répète des choses qu’il ne comprends pas ou qu’il a seulement apprises sans les vivre, tu agis comme un fonctionnaire dirait Drewerman, tu n’agis pas comme un ministre du Christ. D’autre part si tu t’adresses à tes frères et sœurs comme celui qui a la vérité, sur un ton d’autorité écrasante, tu oublies que tu es au service d’une Parole qui ne t’appartient pas et que toi aussi tu dois méditer et écouter.
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CONCLUSION
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En guise de conclusion de ces exposés, je vous laisse sur ce beau texte de Henri Nouwen qui saura vous accompagner sur le chemin de la formation et du dévelopement d’une identité spirituelle personnelle marquée au plus haut degré par le ministère que vous accomplissez ou que vous accomplirez au service du Peuple de Dieu et au service de l’Évangile.
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L'identité du pasteur, qui devient visible dans son service pastoral, naît d'une tension imperceptible entre l'affirmation de soi et le renoncement à soi, la réalisation de soi et le sacrifice de soi, la satisfaction personnelle et l'anéantissement. Selon les périodes de la vie, l'accent sera mis davantage sur un pôle ou sur l'autre, mais, en général, à mesure qu'une personne acquiert plus de maturité, elle aura tendance à moins rechercher à ceindre ses reins elle-même et plutôt à tendre les mains et à suivre Celui qui a trouvé sa vie en la perdant. 
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Hermann Giguère, ptre<br />

8 février 2006
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<I>Questionnaire sur l’identité spirituelle du ministre ordonné </I>
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Comment se construit mon identité spirituelle personnelle dans mon ministère de prêtre ou de diacre?
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Pour vous aider dans cette réflexion vous pouvez  vous demander :
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1) Est-ce que j’ai eu un appel à ce ministère? Comment s'est-il manifesté?
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2) Quelles personnes ou quelles situations m’interpellent et me nourrissent spirituellement?
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3) Quels moyens ai-je développés pour entretenir le "feu" au fil des jours?
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4) Quelles sont les motivations principales qui m’animent actuellement dans l'exercice de mon ministère?
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 5) Y a-t-il des exigences spirituelles que je privilégie dans l'exercice de mon ministère?
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6) Comment ma vie personnelle est-elle touchée par mon ministère? Et à l'inverse, comment mon état de vie marque-t-il spirituellement mon ministère?
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7) Comment décrirais-je les traits spirituels essentiels à l'exercice "conscient"  et "dans l'Esprit du Christ" du ministère dans l'Église d'aujourd'hui?


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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/299140-372620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Comment-se-developpe-la-spiritualite-des-ministres-ordonnes-pretres-et-diacres_a20.html</link>
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