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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:24:30+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5</title>
   <pubDate>Tue, 20 May 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 25 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952794-61196588.jpg?v=1461677280" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" />
     </div>
     <div>
      vous avez sûrement entendu le terme &quot;synodalité&quot; car on en a beaucoup parlé ces dernières années. Ce terme veut dire simplement qu'il encourage tous les catholiques quelle que soit leur origine ou leurs compétences à travailler ensemble.        <br />
              <br />
       Cet effort pour travailler ensemble - l'esprit de &quot;synodalité&quot;- on le voit à l'oeuvre dans une rencontre célébre au début de l'Église  qu'on a appelée &quot;le Concile de Jérusalem&quot; et qui nous est décrite dans la lecture d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe dans le récit du &quot;Concile de Jérusalem&quot; c'est l'effort consacré au discernement . Cette « approche » de discernement dans l’Église a commencé très tôt, comme on le voit, car, dès les débuts de  l'Église,  les questions posées n’étaient pas faciles. C’est ce que nous raconte la première lecture où on se demandait  vers l’an 50 après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de &quot;Concile de Jérusalem&quot; et est regardée comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de la Pentecôte pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci, comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique, est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce &quot;Concile de Jérusalem&quot;. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       20 mai 2025</span>       <br />
              <br />
              <br />
       &lt;!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016--&gt;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952794-61196588.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix-Jean-14-23-29-5_a1242.html</link>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 21:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
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      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85946589-61193041.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-69541860</guid>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année A ou fête des Rois : « Regardez l’étoile »</title>
   <pubDate>Tue, 03 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année A ou Fête des Rois le 8 janvier 2023. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69541860-48611946.jpg?v=1670850440" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année A ou fête des Rois : « Regardez l’étoile »" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année A ou fête des Rois : « Regardez l’étoile »" />
     </div>
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      C’est aujourd’hui la Fête des Rois où on mange la galette dans laquelle on a mis une fève et celui ou celle qui la trouve dans sa portion devient le roi ou la reine de la journée. Cette tradition très vivace encore dans certaines régions du monde se rattache à la fête liturgique de l’Épiphanie ou manifestation du Christ aux nations comme le souligne si bien la première lecture.       <br />
              <br />
       Si vous le voulez bien nous allons suivre ce matin les rois mages. Avec eux regardons l’étoile. <!-- qui les conduit à Jésus et aussi l’étoile qui brille dans nos cœurs.-->       <br />
              <br />
        I- <span style="font-style:italic">Une étoile pas comme les autres</span>       <br />
              <br />
       En écoutant l’histoire des Rois mages que raconte saint Mathieu (l’évangile ne parle que de « mages », mais la tradition les a appelés « Rois mages »), on est frappé par la présence d’une étoile qui les guide.       <br />
              <br />
       Les hommes de science et les astronomes se sont penchés sur cette apparition d’une étoile que les Rois mages auraient repérée. Est-elle vraiment apparue dans le ciel à ce moment? Plusieurs hypothèses ont été émises, comme le passage d’une comète qu’on aurait prise pour une étoile ou la chute d’un météorite sur la terre (voir l'<a class="link" href="http://www.lepoint.fr/societe/l-etoile-des-rois-mages-a-t-elle-existe-05-01-2013-1608842_23.php">article intéressant </a> du <span style="font-style:italic">Point</span>). Mais il n’est pas possible de confirmer ces faits et on est renvoyé au récit lui-même. Ce qui est important ce n’est pas de savoir s’il s’agit bien d’une véritable étoile, mais c’est plutôt de voir son lien avec la démarche, le chemin des Rois mages.       <br />
              <br />
       On a ici trois grands personnages. Ils sont présentés comme venant de très loin avec des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ils sont présentés comme des hommes de foi.  Ils sont présentés comme des chercheurs de Dieu. Et pour les guider, il y a cette lumière d’une étoile qui disparait parfois comme lorsqu’ils rencontrent Hérode, et qui réapparaît ensuite pour s’arrêter à l’endroit où ils pourront reconnaître dans un enfant avec sa mère et son père le don de Dieu pour le monde.       <br />
              <br />
       Cette étoile qui s’arrête sur le lieu où Dieu s’est manifesté au monde dans son Fils devenu un enfant comme les autres n’est pas seulement une lumière extérieure, elle est aussi une lumière intérieure.  Les rois mages sont les premiers disciples de Jésus. Ils seront changés pour toujours par leur rencontre.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’étoile de nos cœurs</span>       <br />
              <br />
       En effet, c’est un des message importants de ce récit des Rois mages : « Regardez l’étoile de vos cœurs ». Dieu répand par Jésus une lumière dont le monde et chacun et chacune de nous ont besoin. Sans ce don d’une lumière intérieure, où irions-nous? « Tu as les paroles de la vie éternelle » confesserons plus tard les apôtres en entendant Jésus (Jean 6, 68).        <br />
              <br />
       Déjà dans cet enfant que les mages adorent et auquel ils offrent leurs présents, la lumière de Dieu se manifeste pour ceux et celles qui sont proches comme Marie, Joseph et les bergers et pour ceux et celles qui viennent de loin comme les Rois mages. Cette lumière n’a pas de frontière.        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, il y a pour chacun et chacune de nous une lumière intérieure qui est l’« étoile de nos cœurs ». C'est la lumière de Dieu qui est offerte à toutes les nations comme le dit le prophète Isaïe « Debout, Jérusalem, resplendis! Elle est venue, ta lumière et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi... Les nations marcheront vers ta lumière... tous ils se rassemblent, ils viennent vers toi ».        <br />
              <br />
       Cette lumière de Dieu, c’est en regardant l’« étoile dans nos cœurs » qu’on la découvre. C'est ce que les Rois mages ont fait en marchant et en cheminant.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une marche et un chemin</span>       <br />
              <br />
       Les mages ne sont pas  restés bien assis dans leur fauteuil, renfermés dans leur science, dans leurs connaissances ou dans leurs positions. Ils se sont mis en marche. Ils se sont déplacés avec les risques inhérents à tout voyage.  Ils se sont dépouillés de ce qui n’était pas nécessaire. Ils sont entrés dans une route qui n’était pas toute faite d’avance. Et ils ont marché en suivant l'étoile.       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive dans notre route de croyant aujourd’hui. La foi est notre étoile. Avoir la foi, c’est accepter de prendre des risques. C’est être attentif aux événements pour discerner la présence de Dieu qui est près de nous bien souvent et que nous ne voyons pas.        <br />
              <br />
       N’est-ce pas merveilleux de prendre le « beau risque  de la foi » ? C’est ce que les Rois mages ont fait. Ils sont pour nous des modèles de cheminement dans l’écoute de la Parole de Dieu et des signes de sa présence.       <br />
              <br />
       Et une fois qu’ils ont vécu la rencontre avec l’Enfant-Jésus qui les mène à Dieu, ils reviennent à leur occupations, transformés pour la vie. Ils seront des témoins  et des messagers de l'amour de Dieu  pour les nations.  Ils seront les premiers qui iront « jusqu’aux extrémités de la terre »  pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ, les prophètes d’un temps nouveau.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réjouissons-nous de cette merveilleuse histoire si inspirante et si actuelle. Nous sommes tous et toutes comme les Rois mages. Nous avons rencontré Jésus dans la crèche. Il nous invite non seulement à le regarder mais à le quitter pour aller partager ce qui nous inspire et nous fait vivre comme disciples de Jésus.        <br />
              <br />
       Vous me direz, c'est au-dessus de mes forces. Mais non. Le soutien de la communauté nous est assuré dans cette mission. C’est ensemble que nous la réalisons. C’est ce que nous nous redisons lorsque nous partageons, comme on le fait chaque dimanche, le Corps et le Sang du Christ répandu pour nous et pour le salut du monde. « Allez dans la paix du Christ ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       3 janvier 2023       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 3 janvier 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69541860-48611946.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-A-ou-fete-des-Rois-Regardez-l-etoile_a1099.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-62256407</guid>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »</title>
   <pubDate>Tue, 17 May 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 22 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256407-45177990.jpg?v=1645711636" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François, en bon jésuite, lorsqu'il traite des problèmes et des questions qui se posent aujourd’hui aborde souvent  ces points dans une perspective de discernement. <!--Il exerce ainsi sa mission de discerner où Dieu désire conduire ses enfants et son Église. -->Cette « approche » de discernement n’est pas nouvelle dans l’Église. Elle a commencé très tôt car, dès les débuts de  l'Église, les questions posées n’étaient pas faciles.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous en donne un exemple parlant. On se demandait  alors, vers l’an 50, après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de Concile de Jérusalem et est regardé comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de l'Ascension pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce Concile de Jérusalem. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie de l'Église avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mai 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62256407-45177990.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix_a1063.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813546</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 3 avril 2022. Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813546-44966919.jpg?v=1648642618" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il leur laisse du temps pour manifester plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
       <!--Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».-->       <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->.  C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord, <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées--> alors qu’on a eu souvent  tendance dans le passé, comme dans le cas des personnes abusées, à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité plutôt que celui de ces personnes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 avril 2019-->       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813546-44966919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html</link>
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