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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-09T18:26:47+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Feb 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 23 février 2025. Textes: 1 Samuel 26, 2.7-9.12-13.22-23, 1 Corinthiens 15, 45-49 et Luc 6, 27-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84962135-60626167.jpg?v=1642178052" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" />
     </div>
     <div>
      Je ne sais si vous êtes comme moi. À chaque fois que j’entends le passage de l'évangile que je viens de lire,  les images qui disent de présenter l’autre joue ou de donner son manteau ainsi que l’invitation à aimer ses ennemis m’accrochent et me dérangent même. Je me suis donc arrêté longuement pour relire et méditer ce passage.        <br />
              <br />
       En faisant cet effort, j'ai découvert que la série de recommandations de Jésus qui font partie de ce qu’on a appelé le <span style="font-style:italic">Discours ou le Sermon sur la montagne</span> et qui suivent la proclamation des béatitudes que nous avons méditée dimanche dernier est soutenue et s'appuie sur  une règle précise qu’on a appelé la règle d’or. Commençons par celle-ci puis nous reviendrons aux invitations percutantes de Jésus.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">La règle d’or</span>       <br />
              <br />
       Cette règle d’or que Jésus reprend à son compte se trouvait déjà dans l'Ancien Testament (Tobie  4, 15) et dans les cultures profanes comme celle des Grecs. Elle s’énonce comme ceci. « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ». Cette phrase a traversé les siècles et je l’ai entendue répétée souvent par mes parents qui y attachaient une grande importance dans l’éducation de leurs enfants.       <br />
              <br />
       Remarquez toutefois que Jésus ajoute ici quelque chose à la formulation traditionnelle. Il ne dit  pas seulement « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent », mais il conseille d'être proactif  et d'agir en conséquence : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ».  Jésus propose ainsi une règle de vie dynamique et active. Il ne s’agit plus seulement de trouver la bonne attitude, mais il s'agit de la vivre concrètement et de la répandre autour de soi.       <br />
              <br />
       Jésus explicitera à la fin du texte de saint Luc des occasions où on peut le faire : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera ». Cette liste n’est pas exhaustive. Elle demeure ouverte.         <br />
              <br />
       Voilà une règle de vie qu’on appelée à juste titre une règle d’or. Si tout le monde la mettait en pratique, les relations seraient complètement changées entre les personnes, entre les groupes, entre les nations, entre les états. Hélas, elle demeure, malgré sa beauté, un idéal jamais atteint.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’idéal chrétien</span>       <br />
              <br />
       Mais Jésus va plus loin dans l’idéal qu’il propose.  C'est  là que les images du soufflet sur la joue ou de la tunique ainsi que l’amour des ennemis nous interpellent.       <br />
              <br />
       Est-ce qu’on laisse tomber ces invitations comme des figures de style qui ne sont que des images ? Ou est-ce que ces invitations ont été retenues par les premiers disciple parce que pour Jésus elles avaient un sens relié à sa mission et, si oui, alors comment les mettre en pratique ?       <br />
              <br />
       S’en remettre purement et simplement aux figures de styles serait,  je pense, priver les invitations de jésus de leur radicalité et de leur nouveauté. En effet, avec les invitations en cause, Jésus veut sortir ses disciples de la dynamique des relations communes et les inviter à se situer sur un autre registre dans leurs relations humaines comme il le fait lui-même lorsqu'il privilégie les petits, les pauvres, les personnes méprisées etc.        <br />
              <br />
       Ainsi le disciple de Jésus n'abandonnera jamais personne. Il sera prêt à aller au-delà de ce qui est requis et même de ce qui est juste et normal, car il sait que Dieu est présent dans ceux et celles qu’il rencontre.  Ainsi l’ennemi ne peut être mis de côté ni le persécuteur. Le disciple est invité à aller plus loin que la réponse habituelle, si nécessaire. Les images retenues sont là pour soutenir cette invitation. Voilà l’idéal chrétien, le code moral chrétien.       <br />
              <br />
       L’épisode raconté dans la première lecture où David épargne le roi Saül, alors qu’il est entre ses mains, nous est comme une préfiguration de ce que Jésus attend de ses disciples et il nous donne un avant-goût de l'idéal qu'ils sont appelés à vivre.        <br />
              <br />
       Un exemple plus  près de nous est celui de saint Jean-Paul II qui est allé rencontrer celui qui avait tenté de l'assassiner le 13 mai 1981 pour lui apporter son pardon.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Sommes-plus avancés après ces quelques mots de réflexion sur les invitations percutantes de ce matin ? Je l’espère car mes réflexions avaient pour but de pointer vers ce que les disciples de Jésus font et vivent dans leurs relations avec les autres. En effet, la loi fondamentale du Royaume de Dieu que Jésus est venu instaurer c’est l’amour fraternel, le  « Aimez-vous les uns les autres » (cf. Jean 15, 12-13).        <br />
              <br />
       La règle d’or ne peut se séparer de cette règle fondamentale de l'amour des autres qui ouvre sur des exigences sans cesse à découvrir. Dans notre temps, les visages d’autrui sont connus de mille façons et, grâce aux réseaux sociaux et aux moyens de communication modernes, les chrétiens sont mis en face des besoins de toutes sortes qui surgissent un peu partout. Le pape François met au premier plan ceux des personnes réfugiées et  démunies de toutes sortes.       <br />
              <br />
       La prière que je vous invite à faire est celle de demander à Dieu de purifier notre regard et de le transformer par sa grâce. Nous avons besoin de cette action de Dieu car sans lui nous ne pouvons arriver à vivre l’idéal du Royaume de Dieu, ni même à nous en approcher car nous sommes toujours de pauvres pécheurs.        <br />
              <br />
       Le pape François aime à demander aux fidèles de prier pour lui car il se reconnaît volontiers pécheur et ayant besoin de l’aide de Dieu en tout, pour lui et pour son ministère au service de l’Église. Ayons nous aussi, ce matin, la même humilité face aux invitations de Jésus et disons-lui du fond du cœur comme l’a fait l’apôtre Pierre : « Sans toi, Seigneur nous ne pouvons rien faire ». (cf. Jean 15, 4-5)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que nous lisons ces dimanches-ci dans la présentation de saint Luc n'a pas vieilli. Il conserve toute son actualité pour nous. Les disciples de Jésus sont toujours, comme lui, en marche et les paroles de l’évangile de saint Luc nous interpellent sans cesse.       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l'Eucharistie la nourriture et le soutien pour nous accompagner dans cette marche à la suite de Jésus.  Son Corps et son Sang sont l'aliment qu'Il nous faut pour continuer notre route. Approchons avec confiance pour recevoir le Corps du Christ  au moment de la communion et disons-lui notre volonté de le suivre généreusement et d'être ainsi « à l’image de celui qui vient du ciel », comme le souhaite saint Paul à la fin de la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       18 février 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 19 février 2019 et 15 février 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur » (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           Saül se mit en route,       <br />
       il descendit vers le désert de Zif       <br />
       avec trois mille hommes, l’élite d’Israël,       <br />
       pour y traquer David.       <br />
           David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe.       <br />
       Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp,       <br />
       sa lance plantée en terre près de sa tête ;       <br />
       Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui.       <br />
           Alors Abishaï dit à David :       <br />
       « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains.       <br />
       Laisse-moi donc le clouer à terre       <br />
       avec sa propre lance, d’un seul coup,       <br />
       et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. »       <br />
           Mais David dit à Abishaï :       <br />
       « Ne le tue pas !       <br />
       Qui pourrait demeurer impuni       <br />
       après avoir porté la main sur celui       <br />
       qui a reçu l’onction du Seigneur ? »       <br />
           David prit la lance et la gourde d’eau       <br />
       qui étaient près de la tête de Saül,       <br />
       et ils s’en allèrent.       <br />
       Personne ne vit rien,       <br />
       personne ne le sut,       <br />
       personne ne s’éveilla :       <br />
       ils dormaient tous,       <br />
       car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux.       <br />
           David passa sur l’autre versant de la montagne       <br />
       et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance.       <br />
           Il appela Saül et lui cria :       <br />
       « Voici la lance du roi.       <br />
       Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre !       <br />
           Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité.       <br />
       Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains,       <br />
       mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « De même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel » (1 Co 15, 45-49)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           l’Écriture dit :       <br />
       Le premier homme, Adam,       <br />
       devint un être vivant ;       <br />
       le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel       <br />
       qui donne la vie.       <br />
           Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel,       <br />
       mais le physique ;       <br />
       ensuite seulement vient le spirituel.       <br />
           Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ;       <br />
       le deuxième homme, lui, vient du ciel.       <br />
           Comme Adam est fait d’argile,       <br />
       ainsi les hommes sont faits d’argile ;       <br />
       comme le Christ est du ciel,       <br />
       ainsi les hommes seront du ciel.       <br />
           Et de même que nous aurons été à l’image       <br />
       de celui qui est fait d’argile,       <br />
       de même nous serons à l’image       <br />
       de celui qui vient du ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclarait à ses disciples :       <br />
           « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien à ceux qui vous haïssent.       <br />
           Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,       <br />
       priez pour ceux qui vous calomnient.       <br />
           À celui qui te frappe sur une joue,       <br />
       présente l’autre joue.       <br />
       À celui qui te prend ton manteau,       <br />
       ne refuse pas ta tunique.       <br />
           Donne à quiconque te demande,       <br />
       et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.       <br />
           Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous,       <br />
       faites-le aussi pour eux.       <br />
           Si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.       <br />
           Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs en font autant.       <br />
           Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs prêtent aux pécheurs       <br />
       pour qu’on leur rende l’équivalent.       <br />
           Au contraire, aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.       <br />
       Alors votre récompense sera grande,       <br />
       et vous serez les fils du Très-Haut,       <br />
       car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.       <br />
              <br />
           Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.       <br />
           Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;       <br />
       ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.       <br />
       Pardonnez, et vous serez pardonnés.       <br />
           Donnez, et l’on vous donnera :       <br />
       c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,       <br />
       qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;       <br />
       car la mesure dont vous vous servez pour les autres       <br />
       servira de mesure aussi pour vous. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Feb 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 16 février 2025. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961803-60625961.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montagne</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »         <br />
              <br />
       Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut, pour saint Luc,  les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 février 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 février 2019 et 8 février 2022 -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1226.html</link>
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   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A 19 février 2023. Textes: Lévitique 19, 1-2.17-18, 1 Corinthiens 3, 16-23 et Mathieu 5, 38-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910159-48825349.jpg?v=1674065658" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes encore ramenés, ce matin, par les paroles de l’Évangile, dans une époque et une culture qui nous sont bien étrangères. On ne peut lire et écouter les remarques de Jésus sur la vengeance et l’amour des ennemis sans prendre la peine de les replacer dans leur contexte, mais, sans pour autant, oublier le message qui leur est attaché et qui se résume dans ces mots « Comme votre Père céleste... ». Un fils, une fille imite son père d'autant plus lorsqu'il est celui que Jésus appellera familièrement « Abba » c’est-à-dire « Papa » (cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>16,36).       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vengeance</span>       <br />
              <br />
       La première série d’exemples de comportements recommandés par Jésus a trait à la vengeance. Jésus cite le dicton qui avait cours de son temps « Œil pour œil, dent pour dent ». Ce dicton référait à la Loi de Moïse soucieuse de justice. Lorsqu’on avait été lésé, il était normal de répondre à cette injustice par des représailles qui visaient à rétablir l’équilibre rompu. Ces représailles ne devaient pas toutefois dépasser le mal qui avait été fait. «  Œil pour œil » c’est une invitation à garder l’équilibre dans les représailles.        <br />
              <br />
       Jésus ici va plus loin que cette voie de justice et d'égalité. Il témoigne d’une autre mentalité, celle qui lui vient du Père du ciel où la justice ne représente pas tout l’univers du disciple.  La justice se complète avec l’amour et le partage gratuit.  Jésus donne quelque exemples pour illustrer cette mentalité du Royaume, des exemples très parlants : tendre l’autre joue, laisser aller les poursuites en justice, marcher plus qu’il n'est demandé par le compagnon de route.        <br />
              <br />
       Ces gestes vont plus loin que la norme de justice. Ils manifestent que le monde de Jésus ne se construit pas uniquement sur des rapports de justice, mais sur des rapports qui la dépassent où l'amour inspire les gestes de tous les jours et donne aux disciples un élan qui va au-delà de ce qui est vécu habituellement.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’amour des ennemis</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l’évangile, Jésus utilise la même méthode d’enseignement pour parler de l’amour des ennemis. Il commence par rappeler un autre dicton répandu de son temps « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ». Ce dicton ne se trouve pas comme tel dans les Écritures qui ne disent nulle part de haïr son ennemi, mais le dicton reflète bien le ton général de celles-ci, car pour les juifs le prochain c’était les gens de leur peuple.        <br />
              <br />
       La  première lecture tirée du <span style="font-style:italic">Livre des Lévites</span> le dit très bien lorsque qu'on écrit « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur… Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple, Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Les autres qui n’étaient pas juifs étaient vus comme des ennemis. Ils s’attaquaient souvent au peuple de Dieu et pour les Juifs, ils s’attaquaient à Dieu lui-même. Il fallait les combattre avec vigueur. L’Ancien Testament est rempli de batailles avec les voisins d’Israël au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Après ce rappel, Jésus proclame ses recommandations : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent ». Pour bien comprendre ces invitations, il faut les situer dans  un éclairage nouveau. Le contexte où se situe Jésus est totalement différent de celui de l'Ancien Testament. Il repose sur la révélation faite par Jésus à ses disciples à l'effet qu’ils sont les fils et les filles du Père du ciel, un Père qui se penche avec amour et miséricorde sur chacun et chacune, les méchants comme les bons.        <br />
              <br />
       Ainsi les comportements du disciple de Jésus ne peuvent se limiter à ce que font les païens et les juifs pieux. Ils se doivent de témoigner que tous ceux et celles qu’ils rencontrent, qui qu’ils soient, seront toujours vus comme une frère ou une sœur peu importe leur race, leur culture ou la couleur de leur peau. Il n’y a pas de limites au Royaume de Dieu qui englobe maintenant tous les peuples et non seulement le peuple d’Israël. Comme le dit si bien saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens dont on a lu un extrait dans la deuxième lecture : « Le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous ».       <br />
              <br />
       III  – <span style="font-style:italic">Parfait, comme votre Père… </span>       <br />
              <br />
       Résumons. Dans ce passage de l'évangile de  Mathieu qui fait partie de ce qu'on a appelé le <span style="font-style:italic">DIscours sur la montagne</span> Jésus donne sept exemples concrets de comportements  pour ses disciples :  1) ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre, 2)  si quelqu'un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau, 3)  si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui, 4)  à qui te demande, donne, 5) à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos 6) aimez vos ennemis 7) priez pour ceux qui vous persécutent !         <br />
              <br />
       Ces exemples que Jésus donne ne se comprennent que si l’on se rappelle que le disciple imite Dieu, son Père, dans ses comportements et que ceux-ci se doivent d'être imprégnés de sa mentalité. Jésus le note dans une phrase-choc en concluant lorsqu'il dit « Vous, donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».       <br />
              <br />
       Dans cette phrase c’est le mot « comme » qui est important. Jésus ne dit pas « parce que ». La perfection qu’il propose n’est pas un défi à se donner, une conquête à réussir, une récompense de ses efforts, une médaille. Cette perfection est l’entrée dans un mode de vie qui est celui de Dieu, du Père céleste, où l’amour a la première place, car comme dit saint Jean « Dieu est Amour » (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 8) et «  puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres ». (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 11)        <br />
              <br />
       Jésus nous incite à nous mettre en chemin, à rechercher avec tout notre être la ressemblance avec Dieu, à manifester autour de nous l’amour du Père céleste et aussi  à prendre conscience de nos limites et de notre péché.  En effet, nous savons que cette invitation d’être « comme » le Père céleste ne se réalisera pas d’un seul coup. Nous sommes passés de la mort à la vie, du monde des ténèbres à celui de la lumière,  mais nous avons, au fil des jours, à incarner ce passage dans la vie quotidienne.        <br />
              <br />
       Les sept exemples que Jésus nous donne aujourd'hui ne sont qu’un commencement. Nous avons à trouver concrètement dans nos vies de gens du XXIe siècle le ton juste dans nos comportements et dans les attitudes évangéliques à développer dans nos rapports avec les autres.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe  nous unissant au Christ toujours vivant, nous aide à vivre à sa suite de plus en plus et  de mieux en mieux en fils et filles du Père du ciel comme nous le sommes vraiment. C’est la grâce que je vous souhaite de tout cœur !       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 14 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 février 2020 qui reprenait celle du 17 février 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 1-2.17-18)       <br />
       Lecture du livre des Lévites       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse et dit :       <br />
           « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.       <br />
       Tu leur diras :       <br />
       Soyez saints,       <br />
       car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.       <br />
              <br />
           Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.       <br />
       Mais tu devras réprimander ton compatriote,       <br />
       et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.       <br />
           Tu ne te vengeras pas.       <br />
       Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
       Je suis le Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 16-23)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,       <br />
       et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?       <br />
           Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,       <br />
       cet homme, Dieu le détruira,       <br />
       car le sanctuaire de Dieu est saint,       <br />
       et ce sanctuaire, c’est vous.       <br />
           Que personne ne s’y trompe :       <br />
       si quelqu’un parmi vous       <br />
       pense être un sage à la manière d’ici-bas,       <br />
       qu’il devienne fou pour devenir sage.       <br />
           Car la sagesse de ce monde       <br />
       est folie devant Dieu.       <br />
       Il est écrit en effet :       <br />
       C’est lui qui prend les sages       <br />
       au piège de leur propre habileté.       <br />
           Il est écrit encore :       <br />
       Le Seigneur le sait :       <br />
       les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !       <br />
           Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté       <br />
       en tel ou tel homme.       <br />
       Car tout vous appartient,       <br />
           que ce soit Paul, Apollos, Pierre,       <br />
       le monde, la vie, la mort,       <br />
       le présent, l’avenir :       <br />
       tout est à vous,       <br />
           mais vous, vous êtes au Christ,       <br />
       et le Christ est à Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       En celui qui garde la parole du Christ       <br />
       l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 2, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Œil pour œil, et dent pour dent.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;       <br />
       mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,       <br />
       tends-lui encore l’autre.       <br />
           Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice       <br />
       et prendre ta tunique,       <br />
       laisse-lui encore ton manteau.       <br />
           Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,       <br />
       fais-en deux mille avec lui.       <br />
           À qui te demande, donne ;       <br />
       à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !       <br />
              <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Tu aimeras ton prochain       <br />
       et tu haïras ton ennemi.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       et priez pour ceux qui vous persécutent,       <br />
           afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;       <br />
       car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,       <br />
       il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.       <br />
           En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle récompense méritez-vous ?       <br />
       Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?       <br />
           Et si vous ne saluez que vos frères,       <br />
       que faites-vous d’extraordinaire ?       <br />
       Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?       <br />
           Vous donc, vous serez parfaits       <br />
       comme votre Père céleste est parfait. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : « Sel de la terre et lumière du monde »</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A 5 février 2023. Textes: Isaïe 58, 7-10, I Corinthiens 2, 1-5 et Mathieu 5, 13-16.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757382-64417788.jpg?v=1674058398" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : « Sel de la terre et lumière du monde »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : « Sel de la terre et lumière du monde »" />
     </div>
     <div>
      Dans ce passage du Discours de Jésus sur la montagne les disciples ont été accrochés par deux mots : « sel » et « lumière ». Ces deux mots se retrouvaient dans le thème de la <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Toronto (Canada) en 2002  « Vous êtes le Sel de la terre…vous êtes la Lumière du monde ». Ces deux mots ont été repris pour désigner la chaîne catholique de télévision canadienne <!--dirigée depuis sa fondation en 2005 par le père Tom Rosica--> (<a class="link" href="http://seletlumieretv.org/">Sel+Lumière TV</a>). C’est dire combien ces deux mots sont encore inspirateurs pour nous aujourd’hui comme pour les premiers chrétiens qui les ont conservés précieusement.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un héritage transmis au cours des siècles</span>       <br />
              <br />
       Un des moyens que les premiers chrétiens ont mis en place pour assurer la transmission de cet héritage se trouve dans la célébration liturgique du Baptême. Lors du baptême d’un enfant ou d’un adulte, comme il arrive de plus en plus souvent aujourd’hui, le célébrant, après le geste de verser l’eau sur le front de la personne qui est baptisée, remet aux parents, au parrain et à la marraine un cierge en disant lorsque c’est un enfant : « C'est  à  vous,  ses  parents,  son  parrain  et  sa  marraine,  que cette  lumière  est  confiée.  Veillez  à  l'entretenir  pour  que N., illuminé (e) par le Christ, avance dans la vie en  enfant  de  lumière  et  persévère  dans  la  foi.  Ainsi,  quand viendra le Seigneur, il (elle) pourra aller à sa rencontre dans le Royaume, avec tous les saints du ciel. » Et jusqu’au Concile Vatican II, on avait aussi, avant le geste du Baptême, celui de l’imposition de quelques grains de sel dans la bouche du futur baptisé pour rappeler ainsi qu’il avait à devenir le sel de la terre.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus qui ont accepté cet héritage les invitant à être le sel de la terre et la lumière du monde  ne l’ont pas fait pour leur propre gloire dans un esprit de vanité ou d’ostentation. Ils l’ont fait pour que Dieu soit ainsi glorifié par ceux et celles qui les entouraient. Aucune prétention de supériorité, mais une conscience de partager un don à nul autre pareil, celui d’être disciple de Jésus, frères et sœurs du Fils bien-aimé et de porter la Bonne Nouvelle que ce don ne leur est pas réservé, mais qu’il est proposé à tous et à toutes. Quelle belle mission!       <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Une invitation à accueillir l’action de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       Le parcours de disciples qui sont « sel » et « lumière » ne peut se réaliser que s’ils sont convaincus qu’ils ne sont, eux ou elles, que les reflets de Celui qui est le « Vrai Sel » et la « Vraie Lumière ». Qu’ils se gardent de s’approprier ce qu’ils ont reçu. Qu’ils regardent celui qui s’est fait le Serviteur de tous. Qu’ils s’exercent à laver les pieds de leurs frères et sœurs comme leur Maître leur en a donné l’ordre le Jeudi Saint en disant après l’avoir fait à ses apôtres « Faites de même vous aussi » (Jean 13, 1-15).        <br />
              <br />
       La première lecture du prophète Isaïe met de l’avant cette dynamique du service lorsqu’il dit aux Hébreux : « Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, et ne déroge pas à  ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore »       <br />
              <br />
       Ce chemin du service,  qui rend les disciples « sel » et « lumière »,  à la suite de Jésus, se vit en s’appuyant non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de l’Esprit comme le dit saint Paul aux Corinthiens dans la 2e lecture. «  Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une mission toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       L’invitation de Jésus retenue par les premiers chrétiens est toujours actuelle. Dans notre monde de la modernité et de la post-modernité au Québec, on a besoin d’hommes et de femmes qui, sans orgueil ni vanité, auront le courage d’afficher leur choix de vie à la suite de Jésus. Ils le feront de diverses façons, selon leur milieu de vie et selon leur cultures, mais toujours, ils auront à cœur de témoigner du message reçu de Jésus qui se concentre comme le dit l’apôtre Jean dans le « Aimez-vous les uns les autres » (Jean 13, 34).       <br />
              <br />
       Leur engagement de foi derrière Jésus fera qu’ils seront de plus en plus le sel de la terre et la lumière du monde.  C’est ce que je souhaite du plus profond de mon cœur. Des questions se poseront <!--, comme celles du film <span style="font-style:italic">Silence</span> de Martin Scorcese sur les martyrs du Japon au XVIIe siècle. -->Jusqu’où aller ? Aller jusqu’au martyre ? Plusieurs de nos devanciers et devancières l’on fait. D’autres se sont contentés d’un témoignage au ras du sol dans une vie transformée par la présence vivifiante de l’Esprit de Dieu, d’autres se sont lancés dans des œuvres de toutes sortes ou des projets missionnaires. Les portes sont ouvertes aujourd’hui à toutes les initiatives car notre monde attend la manifestation de la gloire de Dieu qui lui offre la vraie vie et l’amour en plénitude.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       J’aime bien un chant repris souvent dans nos célébrations liturgiques. C’est celui composé par Odette Vercruysse et interprété par John Littleton « Je cherche le visage » où  on chante « <span style="font-style:italic">Vous êtes le Corps du Christ Vous êtes le Sang du Christ. Vous êtes l’Amour du Christ. Alors! qu’avez-vous fait de Lui?</span> »   Je le transpose et je vous dis en terminant « Vous êtes le sel du Christ, vous êtes la lumière du Christ, alors qu’en avez-vous fait? »       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 janvier 2023       <br />
              <br />
        <!--Reprise avec correction de l'homélie du 4 février 2020 et de celle de 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ta lumière jaillira comme l’aurore » (Is 58, 7-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Partage ton pain avec celui qui a faim,       <br />
       accueille chez toi les pauvres sans abri,       <br />
       couvre celui que tu verras sans vêtement,       <br />
       ne te dérobe pas à ton semblable.       <br />
           Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,       <br />
       et tes forces reviendront vite.       <br />
       Devant toi marchera ta justice,       <br />
       et la gloire du Seigneur fermera la marche.       <br />
           Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;       <br />
       si tu cries, il dira : « Me voici. »       <br />
       Si tu fais disparaître de chez toi       <br />
       le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,       <br />
           si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,       <br />
       et si tu combles les désirs du malheureux,       <br />
       ta lumière se lèvera dans les ténèbres       <br />
       et ton obscurité sera lumière de midi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 111 (112),.4-5, 6-7, 8a.9)       <br />
       R/ Lumière des cœurs droits,       <br />
       le juste s’est levé dans les ténèbres.       <br />
       ou :       <br />
       Alléluia ! (cf. Ps 111, 4)       <br />
              <br />
       Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,       <br />
       homme de justice, de tendresse et de pitié.       <br />
       L’homme de bien a pitié, il partage ;       <br />
       il mène ses affaires avec droiture.       <br />
              <br />
       Cet homme jamais ne tombera ;       <br />
       toujours on fera mémoire du juste.       <br />
       Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :       <br />
       le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.       <br />
              <br />
       Son cœur est confiant, il ne craint pas.       <br />
       À pleines mains, il donne au pauvre ;       <br />
       à jamais se maintiendra sa justice,       <br />
       sa puissance grandira, et sa gloire !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je suis venu vous annoncer le mystère du Christ crucifié » (1 Co 2, 1-5)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
           Frères,       <br />
       quand je suis venu chez vous,       <br />
       je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu       <br />
       avec le prestige du langage ou de la sagesse.       <br />
           Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ,       <br />
       ce Messie crucifié.       <br />
           Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant,       <br />
       que je me suis présenté à vous.       <br />
           Mon langage, ma proclamation de l’Évangile,       <br />
       n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ;       <br />
       mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,       <br />
           pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes,       <br />
       mais sur la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-16)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Vous êtes le sel de la terre.       <br />
       Mais si le sel devient fade,       <br />
       comment lui rendre de la saveur ?       <br />
       Il ne vaut plus rien :       <br />
       on le jette dehors et il est piétiné par les gens.       <br />
              <br />
           Vous êtes la lumière du monde.       <br />
       Une ville située sur une montagne       <br />
       ne peut être cachée.       <br />
           Et l’on n’allume pas une lampe       <br />
       pour la mettre sous le boisseau ;       <br />
       on la met sur le lampadaire,       <br />
       et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.       <br />
           De même, que votre lumière brille devant les hommes :       <br />
       alors, voyant ce que vous faites de bien,       <br />
       ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757382-64417788.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Sel-de-la-terre-et-lumiere-du-monde_a1285.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-69910152</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : « Sel de la terre et lumière du monde »</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A 5 février 2023. Textes: Isaïe 58, 7-10, I Corinthiens 2, 1-5 et Mathieu 5, 13-16.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910152-48825341.jpg?v=1674058398" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : « Sel de la terre et lumière du monde »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : « Sel de la terre et lumière du monde »" />
     </div>
     <div>
      Dans ce passage du Discours de Jésus sur la montagne les disciples ont été accrochés par deux mots : « sel » et « lumière ». Ces deux mots se retrouvaient dans le thème de la <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Toronto (Canada) en 2002  « Vous êtes le Sel de la terre…vous êtes la Lumière du monde ». Ces deux mots ont été repris pour désigner la chaîne catholique de télévision canadienne <!--dirigée depuis sa fondation en 2005 par le père Tom Rosica--> (<a class="link" href="http://seletlumieretv.org/">Sel+Lumière TV</a>). C’est dire combien ces deux mots sont encore inspirateurs pour nous aujourd’hui comme pour les premiers chrétiens qui les ont conservés précieusement.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un héritage transmis au cours des siècles</span>       <br />
              <br />
       Un des moyens que les premiers chrétiens ont mis en place pour assurer la transmission de cet héritage se trouve dans la célébration liturgique du Baptême. Lors du baptême d’un enfant ou d’un adulte, comme il arrive de plus en plus souvent aujourd’hui, le célébrant, après le geste de verser l’eau sur le front de la personne qui est baptisée, remet aux parents, au parrain et à la marraine un cierge en disant lorsque c’est un enfant : « C'est  à  vous,  ses  parents,  son  parrain  et  sa  marraine,  que cette  lumière  est  confiée.  Veillez  à  l'entretenir  pour  que N., illuminé (e) par le Christ, avance dans la vie en  enfant  de  lumière  et  persévère  dans  la  foi.  Ainsi,  quand viendra le Seigneur, il (elle) pourra aller à sa rencontre dans le Royaume, avec tous les saints du ciel. » Et jusqu’au Concile Vatican II, on avait aussi, avant le geste du Baptême, celui de l’imposition de quelques grains de sel dans la bouche du futur baptisé pour rappeler ainsi qu’il avait à devenir le sel de la terre.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus qui ont accepté cet héritage les invitant à être le sel de la terre et la lumière du monde  ne l’ont pas fait pour leur propre gloire dans un esprit de vanité ou d’ostentation. Ils l’ont fait pour que Dieu soit ainsi glorifié par ceux et celles qui les entouraient. Aucune prétention de supériorité, mais une conscience de partager un don à nul autre pareil, celui d’être disciple de Jésus, frères et sœurs du Fils bien-aimé et de porter la Bonne Nouvelle que ce don ne leur est pas réservé, mais qu’il est proposé à tous et à toutes. Quelle belle mission!       <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Une invitation à accueillir l’action de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       Le parcours de disciples qui sont « sel » et « lumière » ne peut se réaliser que s’ils sont convaincus qu’ils ne sont, eux ou elles, que les reflets de Celui qui est le « Vrai Sel » et la « Vraie Lumière ». Qu’ils se gardent de s’approprier ce qu’ils ont reçu. Qu’ils regardent celui qui s’est fait le Serviteur de tous. Qu’ils s’exercent à laver les pieds de leurs frères et sœurs comme leur Maître leur en a donné l’ordre le Jeudi Saint en disant après l’avoir fait à ses apôtres « Faites de même vous aussi » (Jean 13, 1-15).        <br />
              <br />
       La première lecture du prophète Isaïe met de l’avant cette dynamique du service lorsqu’il dit aux Hébreux : « Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, et ne déroge pas à  ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore »       <br />
              <br />
       Ce chemin du service,  qui rend les disciples « sel » et « lumière »,  à la suite de Jésus, se vit en s’appuyant non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de l’Esprit comme le dit saint Paul aux Corinthiens dans la 2e lecture. «  Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une mission toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       L’invitation de Jésus retenue par les premiers chrétiens est toujours actuelle. Dans notre monde de la modernité et de la post-modernité au Québec, on a besoin d’hommes et de femmes qui, sans orgueil ni vanité, auront le courage d’afficher leur choix de vie à la suite de Jésus. Ils le feront de diverses façons, selon leur milieu de vie et selon leur cultures, mais toujours, ils auront à cœur de témoigner du message reçu de Jésus qui se concentre comme le dit l’apôtre Jean dans le « Aimez-vous les uns les autres » (Jean 13, 34).       <br />
              <br />
       Leur engagement de foi derrière Jésus fera qu’ils seront de plus en plus le sel de la terre et la lumière du monde.  C’est ce que je souhaite du plus profond de mon cœur. Des questions se poseront <!--, comme celles du film <span style="font-style:italic">Silence</span> de Martin Scorcese sur les martyrs du Japon au XVIIe siècle. -->Jusqu’où aller ? Aller jusqu’au martyre ? Plusieurs de nos devanciers et devancières l’on fait. D’autres se sont contentés d’un témoignage au ras du sol dans une vie transformée par la présence vivifiante de l’Esprit de Dieu, d’autres se sont lancés dans des œuvres de toutes sortes ou des projets missionnaires. Les portes sont ouvertes aujourd’hui à toutes les initiatives car notre monde attend la manifestation de la gloire de Dieu qui lui offre la vraie vie et l’amour en plénitude.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       J’aime bien un chant repris souvent dans nos célébrations liturgiques. C’est celui composé par Odette Vercruysse et interprété par John Littleton « Je cherche le visage » où  on chante « <span style="font-style:italic">Vous êtes le Corps du Christ Vous êtes le Sang du Christ. Vous êtes l’Amour du Christ. Alors! qu’avez-vous fait de Lui?</span> »   Je le transpose et je vous dis en terminant « Vous êtes le sel du Christ, vous êtes la lumière du Christ, alors qu’en avez-vous fait? »       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 janvier 2023       <br />
              <br />
        <!--Reprise avec correction de l'homélie du 4 février 2020 et de celle de 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ta lumière jaillira comme l’aurore » (Is 58, 7-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Partage ton pain avec celui qui a faim,       <br />
       accueille chez toi les pauvres sans abri,       <br />
       couvre celui que tu verras sans vêtement,       <br />
       ne te dérobe pas à ton semblable.       <br />
           Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,       <br />
       et tes forces reviendront vite.       <br />
       Devant toi marchera ta justice,       <br />
       et la gloire du Seigneur fermera la marche.       <br />
           Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;       <br />
       si tu cries, il dira : « Me voici. »       <br />
       Si tu fais disparaître de chez toi       <br />
       le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,       <br />
           si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,       <br />
       et si tu combles les désirs du malheureux,       <br />
       ta lumière se lèvera dans les ténèbres       <br />
       et ton obscurité sera lumière de midi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 111 (112),.4-5, 6-7, 8a.9)       <br />
       R/ Lumière des cœurs droits,       <br />
       le juste s’est levé dans les ténèbres.       <br />
       ou :       <br />
       Alléluia ! (cf. Ps 111, 4)       <br />
              <br />
       Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,       <br />
       homme de justice, de tendresse et de pitié.       <br />
       L’homme de bien a pitié, il partage ;       <br />
       il mène ses affaires avec droiture.       <br />
              <br />
       Cet homme jamais ne tombera ;       <br />
       toujours on fera mémoire du juste.       <br />
       Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :       <br />
       le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.       <br />
              <br />
       Son cœur est confiant, il ne craint pas.       <br />
       À pleines mains, il donne au pauvre ;       <br />
       à jamais se maintiendra sa justice,       <br />
       sa puissance grandira, et sa gloire !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je suis venu vous annoncer le mystère du Christ crucifié » (1 Co 2, 1-5)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
           Frères,       <br />
       quand je suis venu chez vous,       <br />
       je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu       <br />
       avec le prestige du langage ou de la sagesse.       <br />
           Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ,       <br />
       ce Messie crucifié.       <br />
           Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant,       <br />
       que je me suis présenté à vous.       <br />
           Mon langage, ma proclamation de l’Évangile,       <br />
       n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ;       <br />
       mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,       <br />
           pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes,       <br />
       mais sur la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-16)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Vous êtes le sel de la terre.       <br />
       Mais si le sel devient fade,       <br />
       comment lui rendre de la saveur ?       <br />
       Il ne vaut plus rien :       <br />
       on le jette dehors et il est piétiné par les gens.       <br />
              <br />
           Vous êtes la lumière du monde.       <br />
       Une ville située sur une montagne       <br />
       ne peut être cachée.       <br />
           Et l’on n’allume pas une lampe       <br />
       pour la mettre sous le boisseau ;       <br />
       on la met sur le lampadaire,       <br />
       et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.       <br />
           De même, que votre lumière brille devant les hommes :       <br />
       alors, voyant ce que vous faites de bien,       <br />
       ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910152-48825341.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Sel-de-la-terre-et-lumiere-du-monde_a1104.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Feb 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 20 février 2022. Textes: 1 Samuel 26, 2.7-9.12-13.22-23, 1 Corinthiens 15, 45-49 et Luc 6, 27-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159021-44062515.jpg?v=1642178052" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" />
     </div>
     <div>
      Je ne sais si vous êtes comme moi. À chaque fois que j’entends le passage de l'évangile que je viens de lire,  les images qui disent de présenter l’autre joue ou de donner son manteau ainsi que l’invitation à aimer ses ennemis m’accrochent et me dérangent même. Je me suis donc arrêté longuement pour relire et méditer ce passage.        <br />
              <br />
       En faisant cet effort, j'ai découvert que la série de recommandations de Jésus qui font partie de ce qu’on a appelé le <span style="font-style:italic">Discours ou le Sermon sur la montagne</span> et qui suivent la proclamation des béatitudes que nous avons méditée dimanche dernier est soutenue et s'appuie sur  une règle précise qu’on a appelé la règle d’or. Commençons par celle-ci puis nous reviendrons aux invitations percutantes de Jésus.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">La règle d’or</span>       <br />
              <br />
       Cette règle d’or que Jésus reprend à son compte se trouvait déjà dans l'Ancien Testament (Tobie  4, 15) et dans les cultures profanes comme celle des Grecs. Elle s’énonce comme ceci. « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ». Cette phrase a traversé les siècles et je l’ai entendue répétée souvent par mes parents qui y attachaient une grande importance dans l’éducation de leurs enfants.       <br />
              <br />
       Remarquez toutefois que Jésus ajoute ici quelque chose à la formulation traditionnelle. Il ne dit  pas seulement « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent », mais il conseille d'être proactif  et d'agir en conséquence : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ».  Jésus propose ainsi une règle de vie dynamique et active. Il ne s’agit plus seulement de trouver la bonne attitude, mais il s'agit de la vivre concrètement et de la répandre autour de soi.       <br />
              <br />
       Jésus explicitera à la fin du texte de saint Luc des occasions où on peut le faire : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera ». Cette liste n’est pas exhaustive. Elle demeure ouverte.         <br />
              <br />
       Voilà une règle de vie qu’on appelée à juste titre une règle d’or. Si tout le monde la mettait en pratique, les relations seraient complètement changées entre les personnes, entre les groupes, entre les nations, entre les états. Hélas, elle demeure, malgré sa beauté, un idéal jamais atteint.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’idéal chrétien</span>       <br />
              <br />
       Mais Jésus va plus loin dans l’idéal qu’il propose.  C'est  là que les images du soufflet sur la joue ou de la tunique ainsi que l’amour des ennemis nous interpellent.       <br />
              <br />
       Est-ce qu’on laisse tomber ces invitations comme des figures de style qui ne sont que des images ? Ou est-ce que ces invitations ont pour Jésus un sens relié à sa mission et, si oui, alors comment les mettre en pratique ?       <br />
              <br />
       S’en remettre purement et simplement aux figures de styles serait,  je pense, priver les invitations de jésus de leur radicalité et de leur nouveauté. En effet, avec les invitations en cause, Jésus veut sortir ses disciples de la dynamique des relations communes et les inviter à se situer sur un autre registre dans leurs relations humaines comme il le fait lui-même lorsqu'il privilégie les petits, les pauvres, les personnes méprisées etc.        <br />
              <br />
       Ainsi le disciple de Jésus n'abandonnera jamais personne. Il sera prêt à aller au-delà de ce qui est requis et même de ce qui est juste et normal, car il sait que Dieu est présent dans ceux et celles qu’il rencontre.  Ainsi l’ennemi ne peut être mis de côté ni le persécuteur. Le disciple est invité à aller plus loin que la réponse habituelle, si nécessaire. Les images retenues sont là pour soutenir cette invitation. Voilà l’idéal chrétien, le code moral chrétien.       <br />
              <br />
       L’épisode raconté dans la première lecture où David épargne le roi Saül, alors qu’il est entre ses mains, nous est comme une préfiguration de ce que Jésus attend de ses disciples et il nous donne un avant-goût de l'idéal qu'ils sont appelés à vivre.        <br />
              <br />
       Un exemple plus  près de nous est celui de saint Jean-Paul II qui est allé rencontrer celui qui avait tenté de l'assassiner le 13 mai 1981 pour lui apporter son pardon.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Sommes-plus avancés après ces quelques mots de réflexion sur les invitations percutantes de ce matin ? Je l’espère car mes réflexions avaient pour but de pointer vers ce que les disciples de Jésus font et vivent dans leurs relations avec les autres. En effet, la loi fondamentale du Royaume de Dieu que Jésus est venu instaurer c’est l’amour fraternel, le  « Aimez-vous les uns les autres » (cf. Jean 15, 12-13).        <br />
              <br />
       La règle d’or ne peut se séparer de cette règle fondamentale de l'amour des autres qui ouvre sur des exigences sans cesse à découvrir. Dans notre temps, les visages d’autrui sont connus de mille façons et, grâce aux réseaux sociaux et aux moyens de communication modernes, les chrétiens sont mis en face des besoins de toutes sortes qui surgissent un peu partout. Le pape François met au premier plan ceux des personnes réfugiées et  démunies de toutes sortes.       <br />
              <br />
       La prière que je vous invite à faire est celle de demander à Dieu de purifier notre regard et de le transformer par sa grâce. Nous avons besoin de cette action de Dieu car sans lui nous ne pouvons arriver à vivre l’idéal du Royaume de Dieu, ni même à nous en approcher car nous sommes toujours de pauvres pécheurs.        <br />
              <br />
       Le pape François aime à demander aux fidèles de prier pour lui car il se reconnaît volontiers pécheur et ayant besoin de l’aide de Dieu en tout, pour lui et pour son ministère au service de l’Église. Ayons nous aussi, ce matin, la même humilité face aux invitations de Jésus et disons-lui du fond du cœur comme l’a fait l’apôtre Pierre : « Sans toi, Seigneur nous ne pouvons rien faire ». (cf. Jean 15, 4-5)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que nous lisons ces dimanches-ci dans la présentation de saint Luc n'a pas vieilli. Il conserve toute son actualité pour nous. Les disciples de Jésus sont toujours, comme lui, en marche et les paroles de l’évangile de saint Luc nous interpellent sans cesse.       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l'Eucharistie la nourriture et le soutien pour nous accompagner dans cette marche à la suite de Jésus.  Son Corps et son Sang sont l'aliment qu'Il nous faut pour continuer notre route. Approchons avec confiance pour recevoir le Corps du Christ  au moment de la communion et disons-lui notre volonté de le suivre généreusement et d'être ainsi « à l’image de celui qui vient du ciel », comme le souhaite saint Paul à la fin de la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 février 2022       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 19 février 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur » (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           Saül se mit en route,       <br />
       il descendit vers le désert de Zif       <br />
       avec trois mille hommes, l’élite d’Israël,       <br />
       pour y traquer David.       <br />
           David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe.       <br />
       Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp,       <br />
       sa lance plantée en terre près de sa tête ;       <br />
       Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui.       <br />
           Alors Abishaï dit à David :       <br />
       « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains.       <br />
       Laisse-moi donc le clouer à terre       <br />
       avec sa propre lance, d’un seul coup,       <br />
       et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. »       <br />
           Mais David dit à Abishaï :       <br />
       « Ne le tue pas !       <br />
       Qui pourrait demeurer impuni       <br />
       après avoir porté la main sur celui       <br />
       qui a reçu l’onction du Seigneur ? »       <br />
           David prit la lance et la gourde d’eau       <br />
       qui étaient près de la tête de Saül,       <br />
       et ils s’en allèrent.       <br />
       Personne ne vit rien,       <br />
       personne ne le sut,       <br />
       personne ne s’éveilla :       <br />
       ils dormaient tous,       <br />
       car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux.       <br />
           David passa sur l’autre versant de la montagne       <br />
       et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance.       <br />
           Il appela Saül et lui cria :       <br />
       « Voici la lance du roi.       <br />
       Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre !       <br />
           Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité.       <br />
       Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains,       <br />
       mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « De même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel » (1 Co 15, 45-49)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           l’Écriture dit :       <br />
       Le premier homme, Adam,       <br />
       devint un être vivant ;       <br />
       le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel       <br />
       qui donne la vie.       <br />
           Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel,       <br />
       mais le physique ;       <br />
       ensuite seulement vient le spirituel.       <br />
           Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ;       <br />
       le deuxième homme, lui, vient du ciel.       <br />
           Comme Adam est fait d’argile,       <br />
       ainsi les hommes sont faits d’argile ;       <br />
       comme le Christ est du ciel,       <br />
       ainsi les hommes seront du ciel.       <br />
           Et de même que nous aurons été à l’image       <br />
       de celui qui est fait d’argile,       <br />
       de même nous serons à l’image       <br />
       de celui qui vient du ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclarait à ses disciples :       <br />
           « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien à ceux qui vous haïssent.       <br />
           Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,       <br />
       priez pour ceux qui vous calomnient.       <br />
           À celui qui te frappe sur une joue,       <br />
       présente l’autre joue.       <br />
       À celui qui te prend ton manteau,       <br />
       ne refuse pas ta tunique.       <br />
           Donne à quiconque te demande,       <br />
       et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.       <br />
           Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous,       <br />
       faites-le aussi pour eux.       <br />
           Si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.       <br />
           Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs en font autant.       <br />
           Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs prêtent aux pécheurs       <br />
       pour qu’on leur rende l’équivalent.       <br />
           Au contraire, aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.       <br />
       Alors votre récompense sera grande,       <br />
       et vous serez les fils du Très-Haut,       <br />
       car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.       <br />
              <br />
           Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.       <br />
           Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;       <br />
       ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.       <br />
       Pardonnez, et vous serez pardonnés.       <br />
           Donnez, et l’on vous donnera :       <br />
       c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,       <br />
       qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;       <br />
       car la mesure dont vous vous servez pour les autres       <br />
       servira de mesure aussi pour vous. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60159021-44062515.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Des-invitations-derangeantes_a1050.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Feb 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 13 février 2022. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159018-44062507.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montage</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »  Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 février 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du5 février 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur       <br />
              <br />
       à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1049.html</link>
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