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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:02:51+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Jun 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année C le 22 juin 2025 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Luc 9, 11b-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87600919-62122294.jpg?v=1649021046" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" />
     </div>
     <div>
      Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne.        <br />
              <br />
       En effet la Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Revenons au récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain.       <br />
              <br />
       Jésus offre par  sa Parole et par sa vie cette nourriture qui n'est pas seulement matérielle, elle est une nourriture spirituelle, elle réconforte, elle soutient, elle est communion avec Lui et avec la communauté, elle ne se tarit jamais.  Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes ont, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008, <!--et le prochain qui aura lieu à Budapest en 2020 -->entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs lieux de notre diocèse.       <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 juin 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 mai 2016 et 14 juin 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Version réduite       <br />
              <br />
       La Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne. Regardons de plus près le récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’il les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain. Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes l'ont bien compris et, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, elle sont fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008,entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs villes.        <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Melkisédek offre le pain et le vin (Gn 14, 18-20)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Melkisédek, roi de Salem,       <br />
       fit apporter du pain et du vin :       <br />
       il était prêtre du Dieu très-haut.       <br />
           Il bénit Abram en disant :       <br />
       « Béni soit Abram par le Dieu très-haut,       <br />
       qui a fait le ciel et la terre ;       <br />
           et béni soit le Dieu très-haut,       <br />
       qui a livré tes ennemis entre tes mains. »       <br />
       Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)       <br />
       R/ Tu es prêtre à jamais,       <br />
       selon l’ordre de Melkisédek. (cf. Ps 109, 4)       <br />
              <br />
       Oracle du Seigneur à mon seigneur :       <br />
       « Siège à ma droite,       <br />
       et je ferai de tes ennemis       <br />
       le marchepied de ton trône. »       <br />
              <br />
       De Sion, le Seigneur te présente       <br />
       le sceptre de ta force :       <br />
       « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »       <br />
              <br />
       Le jour où paraît ta puissance,       <br />
       tu es prince, éblouissant de sainteté :       <br />
       « Comme la rosée qui naît de l’aurore,       <br />
       je t’ai engendré. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur l’a juré       <br />
       dans un serment irrévocable :       <br />
       « Tu es prêtre à jamais       <br />
       selon l’ordre du roi Melkisédek. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères       <br />
           j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,       <br />
       et je vous l’ai transmis :       <br />
       la nuit où il était livré,       <br />
       le Seigneur Jésus prit du pain,       <br />
           puis, ayant rendu grâce,       <br />
       il le rompit, et dit :       <br />
       « Ceci est mon corps, qui est pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Après le repas, il fit de même avec la coupe,       <br />
       en disant :       <br />
       « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.       <br />
       Chaque fois que vous en boirez,       <br />
       faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain       <br />
       et que vous buvez cette coupe,       <br />
       vous proclamez la mort du Seigneur,       <br />
       jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,       <br />
       et guérissait ceux qui en avaient besoin.       <br />
           Le jour commençait à baisser.       <br />
       Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :       <br />
       « Renvoie cette foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs       <br />
       afin d’y loger et de trouver des vivres ;       <br />
       ici nous sommes dans un endroit désert. »       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.       <br />
       À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture       <br />
       pour tout ce peuple. »       <br />
           Il y avait environ cinq mille hommes.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »       <br />
           Ils exécutèrent cette demande       <br />
       et firent asseoir tout le monde.       <br />
           Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction sur eux,       <br />
       les rompit       <br />
       et les donna à ses disciples       <br />
       pour qu’ils les distribuent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;       <br />
       puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-C-Donnez-leur-vous-memes-a_a1250.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <pubDate>Tue, 23 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 28 juillet 2024 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602278-57034188.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous a rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui sont des signes.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes-signes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé comme signes indiquent un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle. Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus comme signes nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les cinq pains d’orge et les deux poissons        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont là comme une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont le signe de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour.        <br />
              <br />
       Cette multiplication des pains et des poissons indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage, ce n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en  a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste qui est un signe à retenir  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.        <br />
              <br />
       Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
       Le troisième et dernier geste retenu comme signe est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers.        <br />
              <br />
       Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains et des poissons est en elle-même toujours active encore pour nous aujourd’hui. Nous croyons que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de personne baptisée avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015 et 25 juillet 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte : la mission de Jésus est de nous nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.  Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont, dit saint Jean, des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec Les miracles de l’évangile sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
       --><!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018 et du 20 juillet 2021. -->        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602278-57034189.jpg?v=1626880639" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602278-57034189.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1187.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78601875</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <pubDate>Tue, 28 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 2 juin 2024. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601875-57034075.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       On retrouve tout cela dans le repas de Jésus. Et il y a plus. Dans le « Faites ceci en mémoire de moi » que Jésus prononce,   Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est lui qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et ainsi, Jésus est vraiment là, présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains églises, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivi, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 mai 2024       <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018 et 1 juin 2021-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601875-57034075.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1179.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-77063329</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »</title>
   <pubDate>Tue, 27 Feb 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 3 mars 2024. Textes: Exode 20, 1-17, 1 Colossiens 1, 22-25 et Jean 2, 13-25.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063329-55904459.jpg?v=1609770914" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" />
     </div>
     <div>
      Un ami devenu champion de gymnastique sur barre fixe me disait que pendant sa période de compétition son corps était toute sa vie. Tout tournait autour de son corps : entrainement, alimentation, connaissances, études, repos, relations etc. J’ai pensé à ce fait en entendant aujourd’hui Jésus parler de son corps comme d’un sanctuaire qui remplacerait le sanctuaire du Temple de Jérusalem.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Retour sur la scène de l’expulsion des vendeurs du Temple</span>       <br />
              <br />
       La scène de l’expulsion des vendeurs du Temple qui vient d’être racontée est l’une des plus violentes dans la vie de Jésus. On peut dire avec justesse que Jésus fait ici une « sainte colère ». Son ardeur et ses gestes ne trompent pas. Il renverse les tables, il disperse les animaux pour les sacrifices, il interpelle les personnes présentes.       <br />
              <br />
       Pour comprendre cette interpellation où il dit que les vendeurs de toutes sortes ont profané la Maison du Seigneur, il faut se rappeler que le Temple de Jérusalem qui avait remplacé la Tente du désert où se trouvait l’Arche de l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël était un lieu sacré. Sa partie la plus secrète qu’on appelait le Saint des Saints abritait la présence de Dieu. Seul le Grand-Prêtre pouvait entrer dans ce Saint des Saints une fois par année. Ainsi le Temple de Jérusalem où se rassemblaient les foules avait comme mission de conserver dans son centre la présence même de Dieu. Jésus dénonce ce qu’on en a fait en disant « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ».       <br />
              <br />
       Pour Jésus le Temple de Jérusalem est une image, une figure,  qui disparaîtra. <!--Le vrai temple, dit-il, c’est son corps à lui qui ressuscitera après trois jours--> « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ». À l'écoute de cette parole la méprise des assistants est totale. Ils se rappellent les travaux de construction qui ont duré 46 ans. Les paroles de Jésus apparaissent comme des paroles en l’air, les propos d’un exalté qu’on déclasse en partant.        <br />
              <br />
       « Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » Le vrai temple c’est son corps ressuscité. Les premiers chrétiens après la résurrection ont compris le sens profond des paroles de Jésus. « Ils se rappelèrent et ils crurent ».        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Mais lui parlait du sanctuaire de son corps </span>       <br />
              <br />
       Il n’est pas anodin que, d’entrée de jeu dans les premières pages de son évangile, saint Jean nous place devant ce qui est la révélation fondamentale du Nouveau Testament : Dieu n’est plus dans un temple de pierre bâti de main d’homme, car il s'est manifesté dans le corps d’un humain, né d’une femme, Jésus de Nazareth. Cette condition humaine va permettre au Fils de Dieu fait homme de donner par sa mort un sens nouveau à l’aventure humaine.        <br />
              <br />
       Le récit de l’expulsion des vendeurs du Temple permet d'éclairer la prédication de Jésus d’un bout à l’autre, en particulier le fameux <span style="font-style:italic">discours sur le Pain de vie</span> au chapitre 6 où Jésus après la multiplication des pains annonce que son Corps est une vraie nourriture pour ses disciples (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 55).       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus et les apôtres comprendront petit à petit que cet homme bien en chair n'est pas un substitut de Dieu, il est Dieu parmi nous. Sans la chair, il n’y a pas d’Incarnation. La Lettre aux Hébreux le dit fort bellement : « Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché’ ; alors, j’ai dit : ‘Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté…’  Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes ».  (<span style="font-style:italic">Hébreux </span>10, 5-7.10)        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de l’expulsion des marchands au Temple de Jérusalem qui ne manque pas de couleur recèle une valeur et une richesse remarquables comme  nous avons pu le constater. Il ne faut surtout pas le réduire à une crise de colère de Jésus et faire de lui une manière d’activiste avant la lettre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le geste de Jésus dénonce des façons de faire qu’il abhorre. Mais les premières communautés chrétiennes ont surtout retenu que Jésus voyait la fin et la disparition  d’un monde déphasé et d’une religion de préceptes éreintants, et qu’il proposait une nouvelle façon de rejoindre Dieu où c’est lui dans son humanité habitée par la présence de Dieu lui-même, lui le Verbe incarné, qui ouvrait la voie vers Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus propose ainsi un chemin qui libère ses frères et sœurs des lourdeurs et des limites des temples faits de main d’homme et des prescriptions de la Loi de Moïse dont nous parle la première lecture, prescriptions que Jésus ne détruit pas mais qu'il accomplit parfaitement dans son obéissance totale au Père qui le conduit à donner sa vie pour ses frères et soeurs. Les premiers chrétiens s’en réjouissaient. Avec fierté,  comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, ils proclamaient « un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. »       <br />
              <br />
       Cet enseignement est fondamental pour notre foi, et des plus importants, pour notre préparation à Pâques. Dans le Carême de cette année, en effet, nous sommes invités à approfondir le mystère de Jésus qui donne sa vie pour nous. Les textes choisis par l’Église veulent nous guider vers les réalités essentielles de notre foi en Jésus qui n’est pas seulement un grand personnage, une inspiration pour les gens, même les non-chrétiens comme Gandhi, mais qui est  le Fils de Dieu incarné dans un corps humain, Jésus de Nazareth, le fils de Marie, le Sauveur de l'humanité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       On pourrait dire de Jésus ce que mon ami disait de sa période de compétition en gymnastique :  son  « corps »  est tout pour Lui. Sans son « corps » pas d'incarnation du Fils de Dieu, son « corps » est le nouveau Temple où Dieu habite.         <br />
              <br />
       Et ce « corps »,  pouvons-nous  ajouter, est aussi tout pour nous, car le Jeudi Saint en mémoire de sa mort et de sa résurrection, Jésus nous a donné son Corps et son Sang sous les signes du Pain et du Vin consacrés comme moyen par excellence de le suivre et d’aller à Dieu.        <br />
              <br />
       Nous recevons ce Corps et ce Sang ensemble en communauté où nous formons le Corps du Christ qui est l’Église dont le Christ est la Tête et dont nous sommes les membres.  En recevant dans la communion le Corps de Jésus nous sommes projetés au-delà de nos élans personnels dans l’élan toujours nouveau de l’Amour de Dieu pour l’humanité. C’est le but de chacune de nos messes dominicales.       <br />
              <br />
       Laissons cet élan d’Amour nous pénétrer ce matin et recevons dans la foi et avec cœur le Corps du Christ au moment de la communion.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 février 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie 2 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 27 février 2018-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 3e dimanche du Carême Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là, sur le Sinaï,       <br />
       Dieu prononça toutes les paroles que voici :       <br />
       « Je suis le Seigneur ton Dieu,       <br />
       qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
       Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.       <br />
       Tu ne feras aucune idole,       <br />
       aucune image de ce qui est là-haut       <br />
       dans les cieux,       <br />
       ou en bas sur la terre,       <br />
       ou dans les eaux par-dessous la terre.       <br />
       Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,       <br />
       pour leur rendre un culte.       <br />
       Car moi, le Seigneur ton Dieu,       <br />
       je suis un Dieu jaloux :       <br />
       chez ceux qui me haïssent,       <br />
       je punis la faute des pères sur les fils,       <br />
       jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;       <br />
       mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,       <br />
       je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.       <br />
       Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,       <br />
       car le Seigneur ne laissera pas impuni       <br />
       celui qui invoque en vain son nom.       <br />
              <br />
       Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.       <br />
       Pendant six jours tu travailleras       <br />
       et tu feras tout ton ouvrage ;       <br />
       mais le septième jour est le jour du repos,       <br />
       sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :       <br />
       tu ne feras aucun ouvrage,       <br />
       ni toi, ni ton fils, ni ta fille,       <br />
       ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,       <br />
       ni l’immigré qui est dans ta ville.       <br />
       Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,       <br />
       la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,       <br />
       mais il s’est reposé le septième jour.       <br />
       C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat       <br />
       et l’a sanctifié.       <br />
              <br />
       Honore ton père et ta mère,       <br />
       afin d’avoir longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.       <br />
       Tu ne commettras pas de meurtre.       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère.       <br />
       Tu ne commettras pas de vol.       <br />
       Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.       <br />
       Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;       <br />
       tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,       <br />
       ni son serviteur, ni sa servante,       <br />
       ni son bœuf, ni son âne :       <br />
       rien de ce qui lui appartient. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Seigneur, tu as les paroles       <br />
       de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-25)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,       <br />
       et que les Grecs recherchent une sagesse,       <br />
       nous, nous proclamons un Messie crucifié,       <br />
       scandale pour les Juifs,       <br />
       folie pour les nations païennes.       <br />
       Mais pour ceux que Dieu appelle,       <br />
       qu’ils soient juifs ou grecs,       <br />
       ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.       <br />
       Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,       <br />
       et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Comme la Pâque juive était proche,       <br />
       Jésus monta à Jérusalem.       <br />
       Dans le Temple, il trouva installés       <br />
       les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,       <br />
       et les changeurs.       <br />
       Il fit un fouet avec des cordes,       <br />
       et les chassa tous du Temple,       <br />
       ainsi que les brebis et les bœufs ;       <br />
       il jeta par terre la monnaie des changeurs,       <br />
       renversa leurs comptoirs,       <br />
       et dit aux marchands de colombes :       <br />
       « Enlevez cela d’ici.       <br />
       Cessez de faire de la maison de mon Père       <br />
       une maison de commerce. »       <br />
       Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :       <br />
       L’amour de ta maison fera mon tourment.       <br />
       Des Juifs l’interpellèrent :       <br />
       « Quel signe peux-tu       <br />
       nous donner       <br />
       pour agir ainsi ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire,       <br />
       et en trois jours je le relèverai. »       <br />
       Les Juifs lui répliquèrent :       <br />
       « Il a fallu quarante-six       <br />
       ans pour bâtir ce sanctuaire,       <br />
       et toi, en trois jours tu le relèverais ! »       <br />
       Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.       <br />
              <br />
       Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,       <br />
       ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;       <br />
       ils crurent à l’Écriture       <br />
       et à la parole que Jésus avait dite.       <br />
       Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,       <br />
       beaucoup crurent en son nom,       <br />
       à la vue des signes qu’il accomplissait.       <br />
       Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,       <br />
       parce qu’il les connaissait tous       <br />
       et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;       <br />
       lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063329-55904459.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Ils-se-rappelerent-et-ils-crurent_a1165.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-72201742</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année A le 11 juin 2023. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72201742-50248987.jpg?v=1683635121" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle. Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. La nourriture spirituelle que Dieu donne et que la « manne » dans le désert annonce c'est Jésus lui-même, son Corps et son Sang. Écoutons Jésus.       <br />
              <br />
       « Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Je suis le Pain de vie. Celui qui me mange vivra éternellement ».        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Le Corps crucifié et le Sang versé deviennent  la nourriture de nos vies.        <br />
              <br />
       « Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang » écrit saint Thomas d'Aquin dans la séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> , Et il explique : «  Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce. »       <br />
              <br />
       C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui,  se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
               <br />
       III– <span style="font-style:italic">Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 juin 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 13 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72201742-50248987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-Nous-avons-tous-part-a-un_a1123.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-72201515</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A : « Les noms de Dieu… » </title>
   <pubDate>Tue, 30 May 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année A) le 4 juin 2023 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Exode 34, 4...9, II Corinthiens 13, 11-13 et Jean 3, 16-18     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72201515-50248738.jpg?v=1681737651" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A : « Les noms de Dieu… » " title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A : « Les noms de Dieu… » " />
     </div>
     <div>
      « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous » nous a dit saint Paul dans la deuxième lecture. C’est le souhait qu’il faisait en terminant sa seconde lettre aux chrétiens de Corinthe.       <br />
              <br />
       Cette petite phrase résume toute la foi de l’Église que nous partageons et que nous redisons chaque dimanche dans le « Je crois en Dieu ». Le Dieu des chrétiens est un Dieu unique en trois personnes, ce qui lui donne une couleur particulière que je vais essayer de mieux découvrir avec vous.       <br />
               <br />
       Essayer de mieux le découvrir? Est-ce possible? La Sainte Trinité est un mystère avons-nous appris. Et un mystère, on ne peut pas le comprendre.       <br />
              <br />
       Vous avez raison. Mais quand vous dites « un mystère on ne peut pas le comprendre », vous vous placez sur le registre de la raison humaine. Et  sur ce plan, toutes nos explications, toutes nos recherches, ne pourront jamais nous faire entrer dans le mystère. Elles nous en montreront les contours. Elles en décriront l’essentiel, mais elles ne l’expliqueront pas. Alors, on s'arrête là ?  Non, car il y a une autre voie pour mieux découvrir le mystère de la Sainte Trinité, c’est d’y entrer avec son cœur et non avec sa raison. Je vous invite à le faire avec moi en suivant le chemin des noms de Dieu dans la Bible.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le nom de Dieu dans l'Ancien Testament</span>        <br />
               <br />
       Dans l’Ancien Testament, Dieu se présente, non pas divisé, éparpillé dans diverses créatures ou leurs représentations. Il est  le Créateur. Il se présente Un et unique (Deutéronome  6,4), toujours le même, à Abraham, Isaac et Jacob, et à leur descendance croyante (Exode 3, 6). Le nom du Dieu unique est «JE SUIS». Le juifs ne le prononcent pas et disent plutôt « LE SEIGNEUR » ou « ADONAÏ ».  On dit parfois Yahweh ou Yahvé. (Exode 3, 6 cf. aussi 34, 5-6)       <br />
              <br />
       Le Nom divin ne peut être attribué à quoi que ce soit et à qui que ce soit d’autre que l’unique Dieu. C’est le sens du premier commandement de la Loi que Moïse a transmise de la part de Dieu (Exode 20, 3-4; Deutéronome 5,7). Le deuxième, c'est  de ne pas invoquer le nom divin à tout propos, de façon insignifiante, ou même pour faire le mal (Exode 20, 7; Deutéronome 5, 11).        <br />
              <br />
       Tout cela exprime à la fois une proximité exclusive que Dieu veut créer avec son peuple et un respect  pour la sainteté du Dieu unique. Dans l’Ancien Testament, les actes et les paroles des croyants sont toujours guidés par l’amour du Nom divin (Deutéronome 6,5).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La nouveauté apportée par Jésus</span>       <br />
              <br />
       C’est dans cette foi au Dieu unique, révélé à Abraham et à Moïse dans le Nom divin, que  Jésus a été élevé car il était juif et membre du peuple de l’Alliance. Sa mission fut d’accomplir et de porter à sa plénitude l’Alliance de Dieu avec Abraham et Moïse.        <br />
              <br />
       Mais Jésus apportera une nouvelle image de Dieu. Il donne à Dieu le beau nom de PÈRE (« Abba » en Araméen qui se traduit littéralement par PAPA). Déjà à 12 ans au Temple devant les docteurs de la Loi lorsque ses parents le retrouvent il leur dit « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ». (Luc 2, 49)  La prière à Dieu qu'il donne à ses disciples commence par « Notre Père »  (Mathieu 6, 9)         <br />
              <br />
       Dans sa prédication, il parle souvent de ses relations particulières avec Dieu. Il se dit même « FILS DE DIEU». Ce qui suscitera des incompréhensions. On l’accusera de blasphème «  Tu as dit : ‘Je suis Fils de Dieu’ » lui reproche le Grand Prêtre lors de son procès durant la Passion. (Mathieu  26, 62-65)       <br />
              <br />
       Et pour compléter la révélation du Dieu Un et Trine, Dieu unique en trois personnes, Jésus décrit le lien qu’il a avec son Père en le comparant au souffle qui nous fait vivre. Ce lien  c’est celui de  l’amour mutuel à nul autre pareil. Ce souffle de vie prend le nom d'ESPRIT SAINT, amour du Père pour le Fils et du Fils pour le Père.        <br />
              <br />
       Telle est la nouveauté apportée par Jésus. Le nom de Dieu n’est pas seulement « JE SUIS ».  Il est « JE SUIS PÈRE, FILS ET ESPRIT SAINT »,  un seul Dieu en trois personnes, ce qui veut dire qu’il est comme une famille. En lui nous pouvons nous reconnaitre par les sentiments d’amour, de partage, de don qu’il met dans nos cœurs. Même plus, Jésus nous dit qu’il habite en nous, qu’il n’est pas extérieur à nous, mais au fond de notre être même. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. (Jean 14, 23)       <br />
              <br />
       Voilà, en quelques mots, des pistes de méditation pour la fête de la Sainte Trinité où nous vénérons le Dieu Un et Trine au coeur de notre foi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont depuis les tout débuts inscrit cette foi au Dieu Un et Trine dans leur vie et dans leurs célébrations de toutes sortes. Nous le faisons encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Chaque messe commence par le signe de Croix accompagné des paroles « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Nous  faisons spontanément la même chose lorsque nous nous mettons en prière à la chapelle, sur le bord de notre lit le soir, avant un repas ou avant le travail.       <br />
              <br />
       C’est encore « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » que le prêtre ou le diacre donne la bénédiction soit à la messe soit dans d’autres occasions.       <br />
              <br />
       Notre histoire de croyant est commencée à notre baptême où nous avons étés plongés dans la mort et la résurrection du Christ « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » lorsque la personne qui nous a baptisé a dit en versant l’eau sur notre tête  « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe qui nous a réunis « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » nous aide à entrer dans ce grand mouvement d’amour qui est au cœur de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  Jean 14, 23).  Ouvrons-lui la porte de notre coeur.        <br />
              <br />
       « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous »        <br />
       <!--Cet amour nous a donné le Fils de Dieu lui-même qui s’est incarné et s’est fait l’un de nous.  « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous  ». À chaque fois que nous célébrons la messe, nous rappelons que Dieu par Jésus nous amène à entrer de plus en plus en communion avec lui dans le mouvement d’amour de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  Jean 14, 23).       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       30 mai 2023       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï       <br />
       comme le Seigneur le lui avait ordonné.       <br />
       Il emportait les deux tables de pierre.       <br />
           Le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       et vint se placer là, auprès de Moïse.       <br />
       Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.       <br />
           Il passa devant Moïse et proclama :       <br />
       « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,       <br />
       Dieu tendre et miséricordieux,       <br />
       lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »       <br />
           Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.       <br />
           Il dit :       <br />
       « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,       <br />
       daigne marcher au milieu de nous.       <br />
       Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;       <br />
       mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,       <br />
       et tu feras de nous ton héritage. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)       <br />
       R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/       <br />
              <br />
       Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/       <br />
              <br />
       Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez dans la joie,       <br />
       cherchez la perfection,       <br />
       encouragez-vous,       <br />
       soyez d’accord entre vous,       <br />
       vivez en paix,       <br />
       et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.       <br />
           Saluez-vous les uns les autres       <br />
       par un baiser de paix.       <br />
       Tous les fidèles vous saluent.       <br />
              <br />
           Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,       <br />
       l’amour de Dieu       <br />
       et la communion du Saint-Esprit       <br />
       soient avec vous tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
           Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72201515-50248738.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-A-Les-noms-de-Dieu_a1122.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-70862588</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année A : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Apr 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de Pâques (Année A) 23 avril 2023 : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus ». Textes: Actes des Apôtres 2, 14.22b-23, I Pierre 1, 17-21 et Luc 24,13-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70862588-49383507.jpg?v=1489451784" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année A : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »" title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année A : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »" />
     </div>
     <div>
      Quelle belle rencontre que celle qui vient de nous être racontée. Regardons-la de plus près, car les disciples d’Emmaüs sont pour nous des modèles qui peuvent nous inspirer encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Leur démarche nous montre comment faire pour rencontrer Jésus à notre tour dans nos vies d’hommes et de femmes. Trois mots pourraient résumer le tout : marcher, écouter et célébrer.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des disciples en marche</span>       <br />
              <br />
       Ce qui frappe au premier abord  c’est que les disciples sont en marche vers le village d’Emmaüs. Ils devisent entre eux de ce qui s’est passé. Ils essaient de comprendre. Lorsque le visiteur inconnu s’approche d’eux, ils se laissent aller à expliciter leur peine et leur déception. Ils lui partagent leur questionnement. Ils racontent ce qui vient de se passer : Jésus de Nazareth, le prophète puissant, livré aux autorités juives qui le font condamner à mort d’où s’en suit le crucifiement sur le Calvaire où il meurt abandonné de tous. Ils ajoutent qu’on leur a dit qu’il était toujours vivant. Son corps n’a pas été retrouvé, précisent-ils et le tombeau où il avait été enseveli s’est révélé vide le matin de Pâques.       <br />
              <br />
       Quelle leçon retenir  de cela pour nous ? C’est la suivante : la toute première étape de notre cheminement spirituel pour rencontrer Jésus dans notre vie consiste à nous mettre en marche nous aussi. Pour faire  la rencontre de Jésus, il ne suffit pas de désirer cette rencontre. Il faut se donner la peine de revenir sur notre vie courante. Partager avec d’autres nos aspirations et nos craintes, comme le faisaient les disciples d’Emmaüs. C’est la base de tout cheminement spirituel : se donner du temps  pour revenir sur ce que nous faisons, ce que nous désirons et ce que nous sommes.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Écouter la Parole de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce partage et ce retour sur sa vie seront éclairés non seulement par nos pensées personnelles, mais avant tout par la Parole de Dieu comme le Visiteur inconnu le fait avec les disciples d’Emmaüs en leur disant « Esprits sans intelligence! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela pour enter dans sa gloire ».        <br />
              <br />
       Et le récit continue avec ces mots : « Partant de Moïse et de tous les Prophètes, il interpréta,  dans toute l’Écriture ce qui le concernait ».       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième étape du chemin parcouru par les disciples d’Emmaüs, c’est le recours à la Parole de Dieu qui fait tout le travail. Les disciples sont sortis de leurs pensées à courte vue. Ils sont sollicités pour aller plus loin que ce qu’ils ont vu et ce dont ils se souviennent. C’est pour eux un long chemin qui prend plusieurs heures.        <br />
              <br />
       Dans cette écoute de la Parole de Dieu guidée par Jésus lui-même, l’Esprit leur fait comprendre ce qui est arrivé. Ils entrent dans le dessein de Dieu pour son peuple, dans le mystère de l’Alliance de Dieu avec l’humanité. Ils sont fascinés et leurs esprits s’éclairent par l’action de l’Esprit. Ils vivent à leur manière une Pentecôte comme celle dont il est question dans la première lecture. Ils reconnaissent déjà que ce Jésus qu’ils ont connu « Dieu l’a ressuscité…qu’il a été élevé par la droite de Dieu, qu’il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis » comme le dit saint Pierre dans la déclaration rapportée dans la première lecture.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Bénédiction, fraction du pain et présence vivante de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas la fin du cheminement de foi pascale des disciples d'Emmaüs. Ils seront gratifiés de la présence même de Jésus ressuscité.        <br />
              <br />
       Comment ? Dans un geste de tous les jours qui symbolise celui de l’Eucharistie que nous célébrons si souvent. Assis à la table pour prendre le repas, leurs yeux s’ouvrent quand ils entendent la bénédiction prononcée par leur Visiteur inconnu jusqu’alors. Celui-ci s’avère être ce Jésus qu’ils ont connu et qu’ils reconnaissaient comme le Messie promis par Dieu, l’Envoyé du Père.       <br />
              <br />
       Dans notre cheminement spirituel nous sommes invités, comme les disciples d’Emmaüs, à rompre le pain avec Jésus que nous voyons dans la foi sous les espèces du pain et du vin. À chaque messe, une rencontre particulière avec lui nous est proposée.        <br />
              <br />
       Comme les disciples d’Emmaüs, nous apportons nos préoccupations, notre vie avec ses hauts et ses bas. Nous nous laissons enseigner par la Parole de Dieu qui est proclamée par les lectures, l’évangile et l’homélie. Puis nous refaisons les gestes du dernier repas de Jésus où dans la foi il se révèle toujours vivant pour nous et  pour le monde entier. Alors, comme les disciples d'Emmaüs, nos yeux s'ouvrent... c'est la rencontre...       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, soyons sûrs que Jésus est toujours là sur notre chemin, qu’il nous attend, qu’il veut s’asseoir et manger avec nous comme il le fit avec les deux disciples d’Emmaüs. Marcher, écouter, célébrer.       <br />
              <br />
       Si nous prenons la peine de suivre le cheminement des disciples d’Emmaüs, nous serons poussés à dire, nous aussi,  « Reste avec nous Seigneur ».  Cette prière nous pouvons la faire et la refaire avec confiance, car Celui que Dieu a désigné, dès avant la fondation du monde, comme le dit la seconde lecture, est ressuscité d’entre les morts et Dieu lui a donné la gloire qu’il désire partager avec ses frères et sœurs pour qui il a donné sa vie.        <br />
              <br />
              <br />
       En terminant faisons cette prière :       <br />
              <br />
       Reste avec nous Seigneur!       <br />
       Tu nous accompagnes sur nos chemins.       <br />
       Nos vies et nos projets t’appartiennent.       <br />
       Tu les illumines et les éclaires de ta présence.        <br />
       Nous savons que nous pouvons toujours compter sur toi.       <br />
       Nous t'en remercions.        <br />
       Reste avec nous, Seigneur!        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 avril 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 avril 2017-->       <br />
              <br />
       _________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur la peinture de Rembrandt tirée d'une thèse de Doctorat en théologie à l'Université Laval par Robert Bertrand </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La version de 1648 des Pèlerins d’Emmaüs de Rembrandt montre ce moment extraordinaire où le Christ ressuscité se révèle à deux de ses disciples. La lumière, à la fois naturelle et surnaturelle, crée une ambiance mystique. Grâce à sa grille d’analyse, Robert Bertrand a découvert que le véritable sens du tableau n’est pas la fraction du pain, comme on a toujours cru, mais bien la rencontre avec Dieu. « Dans ce tableau, soutient-il, les jeux d’ombre et de lumière créent des élans de transcendance. L’attitude de contemplation de Jésus, son regard tourné vers le haut, le décrit en relation avec le Père tout en étant physiquement présent dans l'ici et le maintenant de la vie humaine. C’est là, à mon avis, un véritable tour de force en technique picturale. L’image de Dieu décrit par Rembrandt est donc celle d’un Dieu accessible, au cœur du quotidien. »</span>       <br />
              <br />
       Tiré du <span style="font-style:italic">Fil des événements</span>, le journal de la communauté universitaire de l'Université Laval à Québec,        <br />
       Volume 43, numéro 18,  24 janvier 2008       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » (Ac 2, 14.22b-33)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Le jour de la Pentecôte,       <br />
           Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,       <br />
       éleva la voix et leur fit cette déclaration :       <br />
       « Vous, Juifs,       <br />
       et vous tous qui résidez à Jérusalem,       <br />
       sachez bien ceci,       <br />
       prêtez l’oreille à mes paroles.       <br />
           Il s’agit de Jésus le Nazaréen,       <br />
       homme que Dieu a accrédité auprès de vous       <br />
       en accomplissant par lui des miracles, des prodiges       <br />
       et des signes au milieu de vous,       <br />
       comme vous le savez vous-mêmes.       <br />
           Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,       <br />
       vous l’avez supprimé       <br />
       en le clouant sur le bois par la main des impies.       <br />
           Mais Dieu l’a ressuscité       <br />
       en le délivrant des douleurs de la mort,       <br />
       car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.       <br />
           En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :       <br />
       Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche :       <br />
       il est à ma droite, je suis inébranlable.       <br />
           C’est pourquoi mon cœur est en fête,       <br />
       et ma langue exulte de joie ;       <br />
       ma chair elle-même reposera dans l’espérance :       <br />
           tu ne peux m’abandonner au séjour des morts       <br />
       ni laisser ton fidèle voir la corruption.       <br />
           Tu m’as appris des chemins de vie,       <br />
       tu me rempliras d’allégresse par ta présence.       <br />
              <br />
           Frères, il est permis de vous dire avec assurance,       <br />
       au sujet du patriarche David,       <br />
       qu’il est mort, qu’il a été enseveli,       <br />
       et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.       <br />
           Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré       <br />
       de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.       <br />
           Il a vu d’avance la résurrection du Christ,       <br />
       dont il a parlé ainsi :       <br />
       Il n’a pas été abandonné à la mort,       <br />
       et sa chair n’a pas vu la corruption.       <br />
           Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;       <br />
       nous tous, nous en sommes témoins.       <br />
           Élevé par la droite de Dieu,       <br />
       il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,       <br />
       et il l'a répandu sur nous,       <br />
       ainsi que vous le voyez et l’entendez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11)       <br />
       R/ Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 15, 11a)       <br />
              <br />
       Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.       <br />
       J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !       <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort. »       <br />
              <br />
       Je bénis le Seigneur qui me conseille :       <br />
       même la nuit mon cœur m’avertit.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez été rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans tache, le Christ » (1 P 1, 17-21)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           si vous invoquez comme Père       <br />
       celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre,       <br />
       vivez donc dans la crainte de Dieu,       <br />
       pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.       <br />
           Vous le savez :       <br />
       ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or,       <br />
       que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;       <br />
           mais c’est par un sang précieux,       <br />
       celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.       <br />
           Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance       <br />
       et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.       <br />
           C’est bien par lui que vous croyez en Dieu,       <br />
       qui l’a ressuscité d’entre les morts       <br />
       et qui lui a donné la gloire ;       <br />
       ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !       <br />
       Que notre cœur devienne brûlant       <br />
       tandis que tu nous parles.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 24, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),       <br />
       deux disciples faisaient route       <br />
       vers un village appelé Emmaüs,       <br />
       à deux heures de marche de Jérusalem,       <br />
           et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.       <br />
              <br />
           Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,       <br />
       Jésus lui-même s’approcha,       <br />
       et il marchait avec eux.       <br />
           Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « De quoi discutez-vous en marchant ? »       <br />
       Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.       <br />
           L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :       <br />
       « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem       <br />
       qui ignore les événements de ces jours-ci. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Quels événements ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,       <br />
       cet homme qui était un prophète       <br />
       puissant par ses actes et ses paroles       <br />
       devant Dieu et devant tout le peuple :       <br />
           comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,       <br />
       ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.       <br />
           Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.       <br />
       Mais avec tout cela,       <br />
       voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.       <br />
           À vrai dire, des femmes de notre groupe       <br />
       nous ont remplis de stupeur.       <br />
       Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,       <br />
           elles n’ont pas trouvé son corps ;       <br />
       elles sont venues nous dire       <br />
       qu’elles avaient même eu une vision :       <br />
       des anges, qui disaient qu’il est vivant.       <br />
           Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,       <br />
       et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;       <br />
       mais lui, ils ne l’ont pas vu. »       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire       <br />
       tout ce que les prophètes ont dit !       <br />
           Ne fallait-il pas que le Christ       <br />
       souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »       <br />
           Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,       <br />
       il leur interpréta, dans toute l’Écriture,       <br />
       ce qui le concernait.       <br />
              <br />
           Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,       <br />
       Jésus fit semblant d’aller plus loin.       <br />
           Mais ils s’efforcèrent de le retenir :       <br />
       « Reste avec nous,       <br />
       car le soir approche et déjà le jour baisse. »       <br />
       Il entra donc pour rester avec eux.       <br />
              <br />
           Quand il fut à table avec eux,       <br />
       ayant pris le pain,       <br />
       il prononça la bénédiction       <br />
       et, l’ayant rompu,       <br />
       il le leur donna.       <br />
           Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,       <br />
       mais il disparut à leurs regards.       <br />
           Ils se dirent l’un à l’autre :       <br />
       « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,       <br />
       tandis qu’il nous parlait sur la route       <br />
       et nous ouvrait les Écritures ? »       <br />
           À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.       <br />
       Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
           « Le Seigneur est réellement ressuscité :       <br />
       il est apparu à Simon-Pierre. »       <br />
           À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70862588-49383507.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Disciples-d-Emmaüs-La-rencontre-de-Jesus_a1115.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année C le 19 juin 2022 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Luc 9, 11b-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/63484658-45758183.jpg?v=1649021046" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" />
     </div>
     <div>
      Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne.        <br />
              <br />
       En effet la Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Revenons au récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’il les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain.       <br />
              <br />
       Jésus offre par  sa Parole et par sa vie cette nourriture qui n'est pas seulement matérielle, elle est une nourriture spirituelle, elle réconforte, elle soutient, elle est communion avec Lui et avec la communauté, elle ne se tarit jamais.  Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes ont, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008, <!--et le prochain qui aura lieu à Budapest en 2020 -->entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs villes.        <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 mai 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Version réduite       <br />
              <br />
       La Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne. Regardons de plus près le récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’il les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain. Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes l'ont bien compris et, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, elle sont fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008,entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs villes.        <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Melkisédek offre le pain et le vin (Gn 14, 18-20)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Melkisédek, roi de Salem,       <br />
       fit apporter du pain et du vin :       <br />
       il était prêtre du Dieu très-haut.       <br />
           Il bénit Abram en disant :       <br />
       « Béni soit Abram par le Dieu très-haut,       <br />
       qui a fait le ciel et la terre ;       <br />
           et béni soit le Dieu très-haut,       <br />
       qui a livré tes ennemis entre tes mains. »       <br />
       Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)       <br />
       R/ Tu es prêtre à jamais,       <br />
       selon l’ordre de Melkisédek. (cf. Ps 109, 4)       <br />
              <br />
       Oracle du Seigneur à mon seigneur :       <br />
       « Siège à ma droite,       <br />
       et je ferai de tes ennemis       <br />
       le marchepied de ton trône. »       <br />
              <br />
       De Sion, le Seigneur te présente       <br />
       le sceptre de ta force :       <br />
       « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »       <br />
              <br />
       Le jour où paraît ta puissance,       <br />
       tu es prince, éblouissant de sainteté :       <br />
       « Comme la rosée qui naît de l’aurore,       <br />
       je t’ai engendré. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur l’a juré       <br />
       dans un serment irrévocable :       <br />
       « Tu es prêtre à jamais       <br />
       selon l’ordre du roi Melkisédek. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères       <br />
           j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,       <br />
       et je vous l’ai transmis :       <br />
       la nuit où il était livré,       <br />
       le Seigneur Jésus prit du pain,       <br />
           puis, ayant rendu grâce,       <br />
       il le rompit, et dit :       <br />
       « Ceci est mon corps, qui est pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Après le repas, il fit de même avec la coupe,       <br />
       en disant :       <br />
       « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.       <br />
       Chaque fois que vous en boirez,       <br />
       faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain       <br />
       et que vous buvez cette coupe,       <br />
       vous proclamez la mort du Seigneur,       <br />
       jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,       <br />
       et guérissait ceux qui en avaient besoin.       <br />
           Le jour commençait à baisser.       <br />
       Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :       <br />
       « Renvoie cette foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs       <br />
       afin d’y loger et de trouver des vivres ;       <br />
       ici nous sommes dans un endroit désert. »       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.       <br />
       À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture       <br />
       pour tout ce peuple. »       <br />
           Il y avait environ cinq mille hommes.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »       <br />
           Ils exécutèrent cette demande       <br />
       et firent asseoir tout le monde.       <br />
           Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction sur eux,       <br />
       les rompit       <br />
       et les donna à ses disciples       <br />
       pour qu’ils les distribuent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;       <br />
       puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-C-Donnez-leur-vous-memes-a_a1069.html</link>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <pubDate>Tue, 20 Jul 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 25 juillet 2021 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061130-41817798.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre à nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte. Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont dit saint Jean des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec les miracles de l’évangile qui sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       20 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018. Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui ont retenu mon attention. J'aurais pu en retenir d'autres, mais ceux-ci m'ont paru les plus importants.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle.          <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les deux poissons et les cinq pains d’orge.        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont l’image de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour. Et Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage.  Jésus  qui se fait notre nourriture dans le Pain et le Vin de l’Eucharistie n’est pas une nourriture réservée, il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de tous. Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette multiplication indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage,  n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste que j’ai retenu  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean. Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
        Le troisième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers. Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances.        <br />
              <br />
       C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de baptisé avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56061130-41817798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1018.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-55346659</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <pubDate>Tue, 01 Jun 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 6 juin 2021. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55346659-41453817.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       Mais pour le repas de Jésus, dans le « Faites ceci en mémoire de moi » il y a plus qu’un souvenir. Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est luis qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et alors , Jésus est vraiment là présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous, c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur, est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où  le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains lieux publics, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45, ce qui, malheureusement,  ne peut plus se faire en temps de pandémie.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivie, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       1 juin 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55346659-41453817.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1011.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-52628642</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Mar 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 mars 2021. Textes: Exode 20, 1-17, 1 Colossiens 1, 22-25 et Jean 2, 13-25.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52628642-40070684.jpg?v=1609770914" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" />
     </div>
     <div>
      Un ami devenu champion de gymnastique sur barre fixe me disait que pendant sa période de compétition son corps était toute sa vie. Tout tournait autour de son corps : entrainement, alimentation, connaissances, études, repos, relations etc. J’ai pensé à ce fait en entendant aujourd’hui Jésus parler de son corps comme d’un sanctuaire qui remplacerait le sanctuaire du Temple de Jérusalem.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Retour sur la scène de l’expulsion des vendeurs du Temple</span>       <br />
              <br />
       La scène de l’expulsion des vendeurs du Temple qui vient d’être racontée est l’une des plus violentes dans la vie de Jésus. On peut dire avec justesse que Jésus fait ici une « sainte colère ». Son ardeur et ses gestes ne trompent pas. Il renverse les tables, il disperse les animaux pour les sacrifices, il interpelle les personnes présentes.       <br />
              <br />
       Pour comprendre cette interpellation où il dit que les vendeurs de toutes sortes ont profané la Maison du Seigneur, il faut se rappeler que le Temple de Jérusalem qui avait remplacé la Tente du désert où se trouvait l’Arche de l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël était un lieu sacré. Sa partie la plus secrète qu’on appelait le Saint des Saints abritait la présence de Dieu. Seul le Grand-Prêtre pouvait entrer dans le Saint des Saints une fois par année. Ainsi le Temple de Jérusalem où se rassemblaient les foules avait comme mission de conserver dans son centre la présence même de Dieu. Jésus dénonce ce qu’on en a fait en disant « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ».       <br />
              <br />
       Pour Jésus le Temple de Jérusalem est une image, une figure,  qui disparaîtra. <!--Le vrai temple, dit-il, c’est son corps à lui qui ressuscitera après trois jours--> « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ». À l'écoute de cette parole la méprise des assistants est totale. Ils se rappellent les travaux de construction qui ont duré 46 ans. Les paroles de Jésus apparaissent comme des paroles en l’air, les propos d’un exalté qu’on déclasse en partant.        <br />
              <br />
       « Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » Le vrai temple c’est son corps ressuscité. Les premiers chrétiens après la résurrection ont compris le sens profond des paroles de Jésus. « Ils se rappelèrent et ils crurent ».        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Mais lui parlait du sanctuaire de son corps </span>       <br />
              <br />
       Il n’est pas anodin que, d’entrée de jeu dans les premières pages de son évangile, saint Jean nous place devant ce qui est la révélation fondamentale du Nouveau Testament : Dieu n’est plus dans un temple de pierre bâti de main d’homme, car il s'est manifesté dans le corps d’un humain, né d’une femme, Jésus de Nazareth. Cette condition humaine va permettre au Fils de Dieu fait homme de donner par sa mort un sens nouveau à l’aventure humaine.        <br />
              <br />
       Le récit de l’expulsion des vendeurs du Temple permet d'éclairer la prédication de Jésus d’un bout à l’autre, en particulier le fameux discours sur le Pain de vie au chapitre 6 où Jésus après la multiplication des pains annonce que son Corps est une vraie nourriture pour ses disciples (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 55).       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus et les apôtres comprendront petit à petit que cet homme bien en chair n'est pas un substitut de Dieu, il est Dieu parmi nous. Sans la chair, il n’y a pas d’Incarnation. La Lettre aux Hébreux le dit fort bellement : « Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché’ ; alors, j’ai dit : ‘Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté…’  Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes ».  (<span style="font-style:italic">Hébreux </span>10, 5-7.10)        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de l’expulsion des marchands au Temple de Jérusalem qui ne manque pas de couleur recèle une valeur et une richesse remarquables comme  nous avons pu le constater. Il ne faut surtout pas le réduire à une crise de colère de Jésus et faire de lui une manière d’activiste avant la lettre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le geste de Jésus dénonce des façons de faire qu’il abhorre. Mais les premières communautés chrétiennes ont surtout retenu que Jésus voyait la fin et la disparition  d’un monde déphasé et d’une religion de préceptes éreintants, et qu’il proposait une nouvelle façon de rejoindre Dieu où c’est lui dans son humanité habitée par la présence de Dieu lui-même, lui le Verbe incarné, qui ouvrait la voie vers Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus propose ainsi un chemin qui libère ses frères et sœurs des lourdeurs et des limites des temples faits de main d’homme et des prescriptions de la Loi de Moïse dont nous parle la première lecture, prescriptions que Jésus ne détruit pas mais qu'il accomplit parfaitement dans son obéissance totale au Père qui le conduit à donner sa vie pour ses frères et soeurs. Les premiers chrétiens s’en réjouissaient. Avec fierté,  comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, ils proclamaient « un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. »       <br />
              <br />
       Cet enseignement est fondamental pour notre foi, et des plus importants, pour notre préparation à Pâques. Dans le Carême de cette année, en effet, nous sommes invités à approfondir le mystère de Jésus qui donne sa vie pour nous. Les textes choisis par l’Église veulent nous guider vers les réalités essentielles de notre foi en Jésus qui n’est pas seulement un grand personnage, une inspiration pour les gens, même les non-chrétiens comme Gandhi, mais qui est  le Fils de Dieu incarné dans un corps humain, Jésus de Nazareth, le fils de Marie, le Sauveur de l'humanité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       On pourrait dire de Jésus ce que mon ami disait de sa période de compétition en gymnastique :  son  « corps »  est tout pour Lui. Sans son « corps » pas d'incarnation du Fils de Dieu, son « corps » est le nouveau Temple où Dieu habite.         <br />
              <br />
       Et ce « corps »,  pouvons-nous  ajouter, est aussi tout pour nous, car le Jeudi Saint en mémoire de sa mort et de sa résurrection, Jésus nous a donné son Corps et son Sang sous les signes du Pain et du Vin consacrés comme moyen par excellence de le suivre et d’aller à Dieu.        <br />
              <br />
       Nous recevons ce Corps et ce Sang ensemble en communauté où nous formons le Corps du Christ qui est l’Église dont le Christ est la Tête et dont nous sommes les membres.  En recevant dans la communion le Corps de Jésus nous sommes projetés au-delà de nos élans personnels dans l’élan toujours nouveau de l’Amour de Dieu pour l’humanité. C’est le but de chacune de nos messes dominicales.       <br />
              <br />
       Laissons cet élan d’Amour nous pénétrer ce matin et recevons dans la foi et avec cœur le Corps du Christ au moment de la communion.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie 2 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 27 février 2018-->       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 3e dimanche du Carême Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là, sur le Sinaï,       <br />
       Dieu prononça toutes les paroles que voici :       <br />
       « Je suis le Seigneur ton Dieu,       <br />
       qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
       Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.       <br />
       Tu ne feras aucune idole,       <br />
       aucune image de ce qui est là-haut       <br />
       dans les cieux,       <br />
       ou en bas sur la terre,       <br />
       ou dans les eaux par-dessous la terre.       <br />
       Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,       <br />
       pour leur rendre un culte.       <br />
       Car moi, le Seigneur ton Dieu,       <br />
       je suis un Dieu jaloux :       <br />
       chez ceux qui me haïssent,       <br />
       je punis la faute des pères sur les fils,       <br />
       jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;       <br />
       mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,       <br />
       je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.       <br />
       Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,       <br />
       car le Seigneur ne laissera pas impuni       <br />
       celui qui invoque en vain son nom.       <br />
              <br />
       Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.       <br />
       Pendant six jours tu travailleras       <br />
       et tu feras tout ton ouvrage ;       <br />
       mais le septième jour est le jour du repos,       <br />
       sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :       <br />
       tu ne feras aucun ouvrage,       <br />
       ni toi, ni ton fils, ni ta fille,       <br />
       ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,       <br />
       ni l’immigré qui est dans ta ville.       <br />
       Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,       <br />
       la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,       <br />
       mais il s’est reposé le septième jour.       <br />
       C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat       <br />
       et l’a sanctifié.       <br />
              <br />
       Honore ton père et ta mère,       <br />
       afin d’avoir longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.       <br />
       Tu ne commettras pas de meurtre.       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère.       <br />
       Tu ne commettras pas de vol.       <br />
       Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.       <br />
       Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;       <br />
       tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,       <br />
       ni son serviteur, ni sa servante,       <br />
       ni son bœuf, ni son âne :       <br />
       rien de ce qui lui appartient. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Seigneur, tu as les paroles       <br />
       de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-25)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,       <br />
       et que les Grecs recherchent une sagesse,       <br />
       nous, nous proclamons un Messie crucifié,       <br />
       scandale pour les Juifs,       <br />
       folie pour les nations païennes.       <br />
       Mais pour ceux que Dieu appelle,       <br />
       qu’ils soient juifs ou grecs,       <br />
       ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.       <br />
       Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,       <br />
       et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Comme la Pâque juive était proche,       <br />
       Jésus monta à Jérusalem.       <br />
       Dans le Temple, il trouva installés       <br />
       les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,       <br />
       et les changeurs.       <br />
       Il fit un fouet avec des cordes,       <br />
       et les chassa tous du Temple,       <br />
       ainsi que les brebis et les bœufs ;       <br />
       il jeta par terre la monnaie des changeurs,       <br />
       renversa leurs comptoirs,       <br />
       et dit aux marchands de colombes :       <br />
       « Enlevez cela d’ici.       <br />
       Cessez de faire de la maison de mon Père       <br />
       une maison de commerce. »       <br />
       Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :       <br />
       L’amour de ta maison fera mon tourment.       <br />
       Des Juifs l’interpellèrent :       <br />
       « Quel signe peux-tu       <br />
       nous donner       <br />
       pour agir ainsi ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire,       <br />
       et en trois jours je le relèverai. »       <br />
       Les Juifs lui répliquèrent :       <br />
       « Il a fallu quarante-six       <br />
       ans pour bâtir ce sanctuaire,       <br />
       et toi, en trois jours tu le relèverais ! »       <br />
       Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.       <br />
              <br />
       Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,       <br />
       ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;       <br />
       ils crurent à l’Écriture       <br />
       et à la parole que Jésus avait dite.       <br />
       Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,       <br />
       beaucoup crurent en son nom,       <br />
       à la vue des signes qu’il accomplissait.       <br />
       Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,       <br />
       parce qu’il les connaissait tous       <br />
       et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;       <br />
       lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Ils-se-rappelerent-et-ils-crurent_a996.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A « La multiplication des pains : des gestes qui parlent »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jul 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 2 août 2020. Textes : Isaïe 55, 1-3, Romains 8, 35.37-39 et Mathieu 14,13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/46921165-37309859.jpg?v=1591372721" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A « La multiplication des pains : des gestes qui parlent »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A « La multiplication des pains : des gestes qui parlent »" />
     </div>
     <div>
      Les derniers dimanches nous avons entendu de la part de Jésus des histoires, des paraboles avec dans chaque cas un message pour ceux et celles qui les écoutaient et aussi pour nous qui les écoutons de nouveau.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, l’évangile de saint Mathieu change de ton. Il ne s’agit plus de paraboles, d’histoires, mais de gestes au cours d’un événement : la multiplication des pains.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Ces gestes ne sont pas anodins. Ils sont des signes à interpréter et à recevoir. Ils nous livrent comme les paraboles des messages. On dit parfois que les gestes parlent plus fort que les paroles. Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Is 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. Permettez que je souligne quatre gestes de Jésus dans ce récit de la multiplication des pains  en dégageant  la signification qu’on peut leur donner. Comme je viens de le dire, ce sont des signes que Jésus nous donne pour nous faire comprendre un message.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les quatre gestes à retenir dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">premier</span>, c’est l’invitation de Jésus aux disciples « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».        <br />
              <br />
       La situation est pourtant claire : c’est le temps d’aller faire l’épicerie pourrait-on dire. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus répond à la préoccupation de ses disciples d’une façon surprenante. Ils les invitent à se mettre à l’œuvre. Jésus qui se fait notre nourriture est une nourriture qu’on partage. « Vous-mêmes donnez-leur à manger ». En d'autres mots, n'attendez pas le marché ou l'ouverture de l'épicerie. Vous avez avec vous en moi une nourriture spirituelle à partager.         <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">deuxième</span> geste nous met devant les yeux une quantité minime de nourriture : « cinq pains et deux poissons ».        <br />
              <br />
       Les pains et les poissons représentent l'action de Jésus. Jésus ne vient pas dans la splendeur. Il est présent dans la vie de tous les jours comme ces aliments simples que sont les pains et les poissons. Il est une nourriture accessible à toutes et à tous dans la pauvreté des moyens, dans la petitesse, dans la faiblesse. Sa mort sur la croix l'illustrera pour toutes les générations à venir.       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">troisième</span> geste retenu est la réponse de Jésus : « Apportez-les moi ici …et levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ».        <br />
              <br />
       Cette nourriture pauvre est remise entre les mains de Jésus, l’Envoyé de Dieu. Elle est confiée à l’amour de Dieu qui se manifeste en Jésus.  Une pauvreté que Jésus transforme dans la prière en s’abandonnant avec confiance à la puissance de son Père vers qui il lève les  yeux en rendant grâces comme nous le faisons chaque dimanche dans l'Eucharistie. On peut voir dans ce geste un symbole du sacrement de l'Eucharistie, car ce que Jésus fait ressemble à ce que le prêtre fait à chaque messe au moment de la consécration. <!--Avec ce qui est petit, Dieu fait de grandes choses.  « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand » dira-t-il plus tard à ses disciples. (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 48) Saint Paul a conservé ce message et il répète souvent aux personnes qu'il a évangélisées  : «  Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span>, 12,10)-->       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">quatrième</span> geste retenu est le geste de la distribution de la nourriture que Jésus donne aux disciples et que ceux-ci donnent à la foule. « Il les donna…et les disciples les donnèrent à la foule… Tous mangèrent à leur faim  ».        <br />
              <br />
       Jésus exprime ici une confiance totale en la puissance de Dieu son Père et invite les disciples à faire de même. Le résultat de cet abandon c’est un miracle étonnant qui se manifeste dans une abondance de nourriture qui répond à la faim des personnes qui sont là, mais aussi à nos  faims de toutes sortes. La nourriture que Jésus donne est une nourriture de vie éternelle, qui va au-delà de nos attentes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Le récit de saint Mathieu en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle. Celle-ci est le signe de la nourriture spirituelle que Dieu offre en abondance comme le dit la première lecture. « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas? […] Venez à moi! Écoutez, et vous vivrez ». Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? Pour l’instant, le récit de la multiplication des pains ne le dit pas. Mais, Jésus y reviendra plus tard et il expliquera que cette nourriture c’est lui-même qui se donne à nous par amour. « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 51)        <br />
       <!--       <br />
       Voilà où nous mènent les gestes retenus. Chaque geste nous dit quelque chose de Jésus lui-même.       <br />
       -->       <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Devant les faims qui nous tenaillent, faim d’amour, faim de pardon, faim de bonheur, faim de Dieu etc., cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, ces faims seront comblées au-delà de nos espérances.        <br />
              <br />
       C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel à intercéder pour ses disciples.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2020       <br />
              <br />
              <br />
       	       <br />
       <!--1 août 2014 révisée et corrigée le 2 août 2020-->       <br />
              <br />
       <!--Les derniers dimanches nous avons entendu de la part de Jésus des histoires, des paraboles avec dans chaque cas un message pour ceux et celles qui les écoutaient et aussi pour nous qui les écoutons de nouveau.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, l’évangile de saint Mathieu change de ton. Il ne s’agit plus de paraboles, d’histoires, mais de gestes au cours d’un événement : la multiplication des pains.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Ces gestes ne sont pas anodins. Ils sont des signes à interpréter et à recevoir. Ils nous livrent, comme les paraboles, des messages. On dit parfois que les gestes parlent plus fort que les paroles. Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Isaïe 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait l'union avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (Jérémie 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (Osée 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. Chacun et chacune pourrait choisir un des gestes de Jésus et chercher à en découvrir la signification. Permettez que je vous les énumère rapidement en dégageant par la suite une signification qu’on peut leur donner.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les six gestes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le premier, c’est l’invitation de Jésus aux disciples « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». La situation est pourtant claire : c’est le temps d’aller faire l’épicerie pourrait-on dire. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus répond à la préoccupation de ses disciples d’une façon surprenante. Ils les invitent à se mettre à l’œuvre.       <br />
              <br />
       Le deuxième geste nous met devant les yeux une quantité minime de nourriture : « cinq pains et deux poissons ».       <br />
              <br />
       Le troisième est la réponse de Jésus : « Apportez-les moi ici ».       <br />
              <br />
       La quatrième est la prière de Jésus : «  …levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ».       <br />
              <br />
       Le cinquième  est le geste de la distribution de la nourriture que Jésus donne aux disciples et que ceux-ci donnent à la foule.       <br />
              <br />
       Le sixième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture.       <br />
              <br />
       Voilà une série de gestes qui sont des signes que Jésus nous donne pour nous faire comprendre un message.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Et le récit de saint Mathieu en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle. Celle-ci est le signe de la nourriture spirituelle que Dieu offre en abondance comme le dit la première lecture. « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas? […] Venez à moi! Écoutez, et vous vivrez ».        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? Pour l’instant, le récit de la multiplication des pains ne le dit pas. Mais, Jésus y reviendra plus tard et il expliquera que cette nourriture c’est lui-même qui se donne à nous par amour.        <br />
              <br />
       Voilà où nous mènent les gestes retenus. Chaque geste nous dit quelque chose de Jésus lui-même.       <br />
              <br />
        Un : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage.       <br />
              <br />
       Deux : « Cinq pains et deux poissons ». C’est une nourriture qui part de rien, de la pauvreté des moyens, de la petitesse, de la faiblesse.       <br />
              <br />
       Trois : « Apportez-les moi ici ». Cette nourriture pauvre est remise dans les mains de Jésus.         <br />
              <br />
       Quatre : «  …levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ».  Une pauvreté que Jésus transforme dans la prière en se tournant et en s’abandonnant avec confiance à la puissance de son Père.       <br />
              <br />
       Cinq : « Il les donna…et les disciples les donnèrent à la foule ». Jésus transmet  cette confiance et invite les disciples à faire de même       <br />
              <br />
       Six : « Tous mangèrent à leur faim ». Le résultat de cet abandon c’est une plénitude qui répond à nos faims de toutes sortes, qui va au-delà de nos attentes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Devant les faims qui nous tenaillent, faim d’amour, faim de pardon, faim de bonheur, faim de Dieu etc., cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, ces faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel à intercéder pour ses disciples.       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       28 juillet 2020       <br />
       </span>       <br />
       -->       <br />
       <!-- reprise de celle du 3 août 2014-->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       REMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez acheter et consommer » (Is 55, 1-3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Vous tous qui avez soif,       <br />
       venez, voici de l’eau !       <br />
       Même si vous n’avez pas d’argent,       <br />
       venez acheter et consommer,       <br />
       venez acheter du vin et du lait       <br />
       sans argent, sans rien payer.       <br />
           Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,       <br />
       vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?       <br />
       Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,       <br />
       vous vous régalerez de viandes savoureuses !       <br />
           Prêtez l’oreille ! Venez à moi !       <br />
       Écoutez, et vous vivrez.       <br />
       Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :       <br />
       ce sont les bienfaits garantis à David.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 8-9, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres ta main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (cf. Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       la bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ » (Rm 8, 35.37-39)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?       <br />
       la détresse ? l’angoisse ? la persécution ?       <br />
       la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?       <br />
           Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs       <br />
       grâce à celui qui nous a aimés.       <br />
           J’en ai la certitude :       <br />
       ni la mort ni la vie,       <br />
       ni les anges ni les Principautés célestes,       <br />
       ni le présent ni l’avenir,       <br />
       ni les Puissances,       <br />
           ni les hauteurs, ni les abîmes,       <br />
       ni aucune autre créature,       <br />
       rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu       <br />
       qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés » (Mt 14, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira et partit en barque       <br />
       pour un endroit désert, à l’écart.       <br />
       Les foules l’apprirent       <br />
       et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.       <br />
           En débarquant, il vit une grande foule de gens ;       <br />
       il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       les disciples s’approchèrent et lui dirent :       <br />
       « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée.       <br />
       Renvoie donc la foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »       <br />
           Mais Jésus leur dit :       <br />
       « Ils n’ont pas besoin de s’en aller.       <br />
       Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
           Alors ils lui disent :       <br />
       « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Apportez-les moi. »       <br />
           Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe,       <br />
       il prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction ;       <br />
       il rompit les pains,       <br />
       il les donna aux disciples,       <br />
       et les disciples les donnèrent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.       <br />
       On ramassa les morceaux qui restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers pleins.       <br />
           Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille,       <br />
       sans compter les femmes et les enfants.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/46921165-37309859.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-multiplication-des-pains-des-gestes-qui-parlent_a962.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-45085466</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » </title>
   <pubDate>Tue, 09 Jun 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête du Très Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu 14 juin 2020. Textes : Deutéronome 8, 2-3.14b-16a; I Corinthiens 10, 16-17 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/45085466-36568076.jpg?v=1587434884" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » " title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » " />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle (voir à la fin). Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">I –  Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II – La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. C’est Jésus lui-même qui le propose à ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. Voici en résumé ce qu’il propose.        <br />
              <br />
       Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Comme Moïse l’a fait comprendre au peuple, le Dieu de l’Alliance est généreux et il s’occupe de donner à son peuple la nourriture dont il a besoin pour vivre spirituellement et avancer dans la connaissance et l’amour de Dieu.  Mais ce n’est pas tout, cette nourriture n’est plus la « manne », mais elle est désormais mon Corps et mon Sang.        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que <!--celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous.C’est --> ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, cette nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Oui, Jésus peut dire avec raison« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. <!--Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants.--> Jésus se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure ne lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
              <br />
       Écoutons le grand théologien saint Thomas D'Aquin qui le dit tellement bien dans dans le poème appelé séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> que nous venons de lire après le chant de méditation : "Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang. Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce."       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">III– Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr, c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyantes et de croyants qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus ici, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       9 juin 2020       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       reprise et retouches de l'homélie du 21 juin 2014 utilisée en 2017       <br />
        -->       <br />
       _______________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Les origines de la Fête-Dieu       <br />
       </b>       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes tirées de Wikipedia</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Une hostie aurait suinté du sang. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto en Italie.  Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où il renouvela la constitution d'Urbain IV.</span>       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
              <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C « Voyant qu’il était guéri... »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Oct 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 13 octobre 2019. Textes: 2 Rois 5, 14-17, 2 Timothée 2, 8-13 et Luc 17, 11-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37381255-33032967.jpg?v=1568743418" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C « Voyant qu’il était guéri... »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C « Voyant qu’il était guéri... »" />
     </div>
     <div>
      Au Québec, ce dimanche tombe la veille de la fête de l’<span style="font-style:italic">Action de grâces</span> inspirée de  celle du <span style="font-style:italic">Thanksgiving</span> américain fêté le 4e jeudi de novembre. Chez nous, on a placé cette fête le 2e lundi d’octobre car les récoltes ont lieu plus tôt qu’aux États-Unis qui sont plus au sud. Cette coïncidence nous permet de vivre cette année le congé de la fête de l’<span style="font-style:italic">Action de grâces</span> en nous laissant inspirer par l’évangile d’aujourd’hui       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic">  La scène des lépreux</span>       <br />
              <br />
       Cette scène de la guérison de dix lépreux est bien connue. On retient qu’un seul des dix prend la peine de revenir sur ses pas pour remercier Jésus. Cette image a marqué des générations de chrétiens et de chrétiennes. Elle a servi pour inculquer aux jeunes et moins jeunes une mentalité de reconnaissance bien placée. Elle a ouvert les personnes à une attitude essentielle dans la vie : dire merci. En effet, les parents ne se gênent pas, bien souvent, pour le rappeler à leurs enfants qui sont l’objet d’un cadeau ou d’un service : « Dis merci » rappellent-ils à leurs enfants en bas âge.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, la scène racontée par saint Luc, révèle bien plus que l’importance de dire merci dans la vie. Pour le comprendre, revenons sur les lectures que nous avons entendues       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Les lectures </span>       <br />
              <br />
       Le récit de la guérison des 10 lépreux par Jésus est accompagné de celui de la guérison de Naaman, le syrien, repris du deuxième livre des Rois. Les deux récits se répondent et nous livrent trois enseignements importants.       <br />
              <br />
       Le premier est celui de l’amour de Dieu qui s’adresse à toute personne quelle qu’elle soit, un amour universel qui, ici dans nos lectures, donne le salut à des étrangers au peuple choisi d’Israël : le général qui vient d’un pays païen et le 10e lépreux qui est samaritain, une région rivale de Jérusalem. Le message est transparent : Dieu ne fait pas de distinction. Le salut est offert à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Ce salut se réalisera à une condition cependant.       <br />
              <br />
       C’est le deuxième enseignement à retenir. La condition pour l’accès au salut, à la guérison dans le cas du général et des lépreux, c’est qu’ils fassent eux-mêmes une démarche personnelle de foi en Dieu. Pour Naaman, cette démarche se réalise dans la confiance en la parole de son représentant le prophète Élisée. « Le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ». Pour les lépreux, elle se fait en se présentant à Jésus, l’Envoyé de Dieu, le reconnaissant comme tel. « Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : ‘‘Jésus, maître, prends pitié de nous’’. »       <br />
              <br />
       Dans les deux cas,  le message à retenir est le même. Dieu désire que les personnes qui veulent s’approcher de Lui fassent elles-mêmes quelques pas. Il est capable de les guérir sans cela, mais le récit de saint Luc et celui de l’Ancien Testament nous montrent qu’en général Dieu agit lorsqu’on prend la peine de le lui demander dans la foi.       <br />
              <br />
       Troisième enseignement à retenir de ces deux guérisons : l’importance de l’action de grâces. Naaman désire combler de dons le prophète Élisée. « Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur ». Devant le refus d'Élisée, il fait monter son action de grâce vers Dieu  lui-même  « car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël ».  Et le 10e lépreux, lui,  fait demi-tour pour venir remercier Jésus. « [Il] revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. »       <br />
              <br />
       Souvent dans la vie nous passons vite sur les grâces reçues en nous les appropriant comme les 9 lépreux sans en voir ou en reconnaître la source. Ce à quoi nous invite ces deux textes c’est qu’à l’exemple de Naaman et du 10e lépreux nous sachions louer Dieu pour ses bienfaits, en particulier pour la vie qu’il nous donne et pour la création qui nous entoure. Nous pourrions faire souvent cette belle prière : « Seigneur Dieu et Maître du Monde, accepte la vie et la création que j’ai reçues de toi. Tu me les as données sur la terre ici-bas pour qu’elles deviennent porteuses de vie éternelle. Sois-en béni et remercié ».       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       En terminant, pourquoi, dans la perspective de la fête de l’<span style="font-style:italic">Action de grâces</span> de demain et dans le sillage de ces lectures, ne pas nous rappeler que notre célébration eucharistique à chaque dimanche est une action de grâces, ce que veut dire le mot « eucharistie » qui est la transposition en français du mot grec « eucharistia » signifiant « remerciement, action de grâces » ? <!--Nos frères et sœurs protestants pour parler de la célébration eucharistique utilisent plutôt le terme « Sainte Cène » et nos frères et sœurs orthodoxes utilisent eux le terme   de  « Sainte Liturgie ». -->       <br />
              <br />
       Il est  heureux qu’à chaque dimanche nous vivions nos célébrations eucharistiques dans un climat d’action de grâces. C’est l’essentiel de ce qu’est la messe dominicale. Nous y apportons, bien sûr, nos demandes et nos intentions de prière personnelles, mais nous entrons surtout dans ce mouvement d’action de grâces universel qui nous fait reconnaitre le don que Dieu nous fait dans le Corps et le Sang de son Fils que nous partageons. Sans cet horizon, nos messes dominicales resteront au mieux  des pratiques méritoires, mais elles manqueront l’essentiel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration d’aujourd’hui nous trouve ouverts et ouvertes aux surprises de Dieu qui, non seulement guérit nos blessures, notre lèpre, mais nous accompagne sur la route de notre vie comme un père ou une mère le fait pour ses enfants.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 octobre 2019       <br />
              <br />
               <br />
       <!--       <br />
       Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger       <br />
       pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !       <br />
              <br />
        Naaman dit alors :       <br />
       « Puisque c’est ainsi,       <br />
       permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays       <br />
       autant que deux mulets peuvent en transporter,       <br />
       car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice       <br />
       à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »       <br />
              <br />
       -->       <br />
       <span style="font-style:italic">Témoignage reçu d'une lectrice assidue</span>       <br />
              <br />
       Merci beaucoup pour les belles homélies, pas trop longues et surtout basées sur du concret. Je les lis à chaque semaine et cela me nourrit spirituellement.       <br />
              <br />
       Je veux donner un exemple concret que j'ai vécu par rapport à l'histoire des 10 lépreux. En 1996, j'enseignais à l'école secondaire internationale à une centaine d'élèves. Je venais d'avoir un cancer du sein et ma soeur dont j'étais très proche venait de décéder à l'âge de 58 ans.  Le travail à l'école était très exigeant et j'ai dû m'avouer que je vivais une forme de "burn out" pour ne pas dire DÉPRESSION. J'ai dû laisser mes élèves sans avoir eu le temps de les saluer. J'ai rencontré ma suppléante à l'école pour lui donner mes directives.       <br />
              <br />
       Pendant que je discutais avec elle, mon élève le plus tannant est venu par hasard dans la salle des profs. En me voyant, il m'a dit qu'il me remerciait pour les quelques mois que j'avais vécu avec eux. Je n'en revenais pas et l'image qui me revient à chaque fois que je pense à cela, c'est le 10e lépreux qui est revenu pour remercier Jésus. Ce fut un moment de grâce qui reste gravé dans mes plus beaux souvenirs.       <br />
              <br />
       <!--Merci d'avoir croisé ma route SUR LES PAS DE JÉSUS.-->       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe du 28e dimanche du temps ordinaire Année C       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le général syrien Naaman, qui était lépreux,       <br />
           descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,       <br />
       pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ;       <br />
       alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :       <br />
       il était purifié !       <br />
       Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ;       <br />
       il entra, se présenta devant lui et déclara :       <br />
       « Désormais, je le sais :       <br />
       il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël !       <br />
       Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »       <br />
           Mais Élisée répondit :       <br />
       « Par la vie du Seigneur que je sers,       <br />
       je n’accepterai rien. »       <br />
       Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.       <br />
           Naaman dit alors :       <br />
       « Puisque c’est ainsi,       <br />
       permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays       <br />
       autant que deux mulets peuvent en transporter,       <br />
       car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice       <br />
       à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           souviens-toi de Jésus Christ,       <br />
       ressuscité d’entre les morts,       <br />
       le descendant de David :       <br />
       voilà mon évangile.       <br />
           C’est pour lui que j’endure la souffrance,       <br />
       jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.       <br />
       Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !       <br />
           C’est pourquoi je supporte tout       <br />
       pour ceux que Dieu a choisis,       <br />
       afin qu’ils obtiennent, eux aussi,       <br />
       le salut qui est dans le Christ Jésus,       <br />
       avec la gloire éternelle.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi :       <br />
       Si nous sommes morts avec lui,       <br />
       avec lui nous vivrons.       <br />
           Si nous supportons l’épreuve,       <br />
       avec lui nous régnerons.       <br />
       Si nous le rejetons,       <br />
       lui aussi nous rejettera.       <br />
           Si nous manquons de foi,       <br />
       lui reste fidèle à sa parole,       <br />
       car il ne peut se rejeter lui-même.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Alléluia. (1 Th 5, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, marchant vers Jérusalem,       <br />
       traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.       <br />
           Comme il entrait dans un village,       <br />
       dix lépreux vinrent à sa rencontre.       <br />
       Ils s’arrêtèrent à distance       <br />
           et lui crièrent :       <br />
       « Jésus, maître,       <br />
       prends pitié de nous. »       <br />
           À cette vue, Jésus leur dit :       <br />
       « Allez vous montrer aux prêtres. »       <br />
       En cours de route, ils furent purifiés.       <br />
              <br />
           L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,       <br />
       revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.       <br />
           Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus       <br />
       en lui rendant grâce.       <br />
       Or, c’était un Samaritain.       <br />
           Alors Jésus prit la parole en disant :       <br />
       « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?       <br />
       Les neuf autres, où sont-ils ?       <br />
           Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger       <br />
       pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2018 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 décembre 2018. Textes de lectures : Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18. Voir texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26917055-27400327.jpg?v=1540498545" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François dans sa dernière <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> qui portait sur la sainteté a repris, comme premiers mots, les mots de saint Paul qui sont dans le chant d’entrée de ce 3e dimanche de l’Avent : « Soyez dans la joie et exultez »,  « Gaudete et exultate » en latin.        <br />
              <br />
       On appelle ce 3e dimanche de l’Avent le « Dimanche de la joie » à cause de ces paroles. Les lectures de la Parole de Dieu retenues pour ce dimanche proclament ce message : « Soyez dans la joie et  exultez ». « Exulter » est le  mot  retenu avec à propos pour ce 3e dimanche de l'Avent  dans la thématique générale pour le temps de l'Avent en 2018 « Que devons-nous faire ? » suggérée par le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span>.        <br />
       <!--       <br />
       Si je tâche de voir le Christ dans cette personne, je vais apprendre à l’aimer. Si je grandis dans ma capacité à aimer, je trouverai la paix profonde qui est source de la vraie joie. Je serai alors capable, comme les bergers, de reconnaître et d’aimer l’enfant-Dieu qui vient dans la crèche.        <br />
       I - <span style="font-style:italic">La puissance de la joie</span>       <br />
              <br />
       Regardons de plus près ce thème de la joie. C’est un thème qui revient tant chez les philosophes comme Aristote ou Spinoza. Il rejoint celui du bonheur qui a retenu l’attention de saint Thomas d’Aquin et de saint Augustin.       <br />
              <br />
       En effet, peut-il y avoir joie sans bonheur ? Peut-il y avoir bonheur sans joie? Sur ce terrain de la joie et du bonheur on se doit de les regarder avec un œil averti.         <br />
              <br />
       Car il y plein de joies et de bonheurs qui n’en sont pas. Ce sont des joies et des bonheurs passagers la plupart du temps. Ce sont des joies et des bonheurs qui ne vont pas très profondément en nous. Ils se tiennent sur le plan des émotions et une fois passés, ils laissent la personne dépouillée et non satisfaite.       <br />
              <br />
       Vous voyez ce qui me guide derrière cette approche. C’est une question   : où est la vraie joie ? où est le vrai bonheur ?       <br />
              <br />
       Commençons par distinguer les deux : le bonheur est comme le fruit d’un ensemble de situations où la personne trouve le bien qui la rend heureuse. Certaines personnes mettront ce bien dans les choses matérielles, alors que d’autres comme nous y invite saint Paul le mettront dans les choses spirituelles comme l’amour et le don.         <br />
              <br />
       La joie se distingue du bonheur en ce qu’elle se vit lorsqu’on se laisse dégager des ses préoccupations personnelles pour s’ouvrir à la communion avec les autres. Elle éclate alors dans le cœur comme une émotion qui transforme la vie et lui permet d’entrer dans le chemin du bonheur.       <br />
              <br />
       Ces considérations permettent de nous expliquer pourquoi la liturgie nous propose de rechercher la joie, ce que le pape François fait de son côté lui aussi.       <br />
              <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le message de la  liturgie</span>       <br />
       -->       <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La vraie joie</span>       <br />
              <br />
       La liturgie d’aujourd’hui présente une image de la joie qui n'est pas n'importe quelle joie, c'est celle qui vient de l’attente d’un Sauveur promis. Cette joie ne se réfère pas aux besoins immédiats tels que, par exemple,  manger, boire, avoir un toit, mais elle s’ouvre sur un projet qui est celui que Dieu a pour son peuple. Elle sort le disciple de son monde limité pour le faire entrer dans celui du Salut donné par Dieu au monde. C’est ce que dit le prophète Sophonie dans ce beau texte que nous venons de lire :       <br />
              <br />
       « Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
        comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que la joie des disciples ne leur appartient pas en propre. Elle est la joie même de Dieu qui est en eux. Il est en toi, il a en toi sa joie et son allégresse comme le dit si bien le prophète.         <br />
              <br />
       Retenons que le chemin de la joie chrétienne  que saint Paul vante et à laquelle peuvent s'appliquer les mots du prophète Sophonie est celui d’une obéissance à la volonté de Dieu qui remplit tout l'être de la personne et qui la rend accordée au vouloir divin, au Dessein d'amour de Dieu pour ses enfants.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le chemin de la joie : la conversion</span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Jean-Baptiste propose à ceux qui l’écoutent et lui demandent quoi faire de leur vie. Jean-Baptiste leur répond de se concentrer sur leur vie de tous les jours pour y reconnaître la volonté de Dieu, car c'est dans leur vie quotidienne, dans leur devoir d'état, qu'il est présent en tout temps. À ceux qui lui demandent « Que devons-nous faire ? » il dit : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! ». Aux administrateurs (ici les collecteurs d’impôt) il dit « soyez de bons administrateurs  » : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. », puis aux soldats « soyez de bons soldats » :  « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde ».        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Jean-Baptiste dirait à peu près ceci: « Sois une bon père ou un bonne mère pour tes enfants, sois un employé soucieux des autres, sois un bénévole généreux de son temps, sois celui ou celle qui reconnaît l'amour de Dieu pour toi, sois une jeune personne ouverte au défis d'aujourd'hui qui n'a pas peur de dire ce qu'elle croit,  tâche de voir le Christ dans toute personne que tu rencontres et  apprends à l’aimer... etc. »       <br />
              <br />
       Pour répondre à la volonté de Dieu sur nous, il est important de prendre une décision personnelle, c'est pourquoi Jean-Baptiste  invite toutes les personnes qui l'écoutent sur les bords du Jourdain à manifester leur réel désir de conversion, de réponse aux appels de Dieu, en s'avançant dans les eaux du Jourdain  pour être purifiés par l'eau qu'il verse sur eux. C'est de là que vient son surnom le   « Baptiste » littéralement le  « Baptiseur». Et il leur dit lorsqu'elles sortent de l'eau  : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ».       <br />
               <br />
       Demandons au Seigneur ce baptême dans l'Esprit que Jean-Baptiste annonce. Sans un désir de conversion profond, la fidélité à la volonté de Dieu qui est le chemin de la joie n'a pas de racine. <!-- et ne prend pas place dans notre vie de tous les jours.--> Inspirons-nous de l'exemple de saint François d’Assise qui priait ainsi devant le crucifix à San Damiano :  « Ô Dieu très grand, je vous demande de dissiper les ténèbres de mon esprit et de m'illuminer pour faire en toute chose votre sainte volonté qui ne saurait nous égarer ».        <br />
              <br />
       C'est dans une  réponse généreuse à la volonté de Dieu sur nous que nous pourrons goûter la joie que Saint Paul souhaite aux Philippiens. « Soyez dans la joie, réjouissez-vous en toutes circonstances et rendez grâce à Dieu… Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : la joie de la foi</span>       <br />
              <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ». <!-Dans le temps de l’Avent, c'est  vers le mystère de la venue de Jésus que nous regardons. C'est cette venue que nous attendons et que nous célébrerons à Noël avec reconnaissance et action des grâces. -C'est dans cet esprit que nous devrions toujours regarder le don que nous avons reçu dans la foi en Jésus Sauveur et dont nous voulons témoigner. -->Les disciples de Jésus qui forment le peuple de Dieu sont invités par le pape François à se débarrasser de leur mine attristée pour donner une image de nouveauté et de joie.         <br />
              <br />
       « Ne soyez jamais des hommes, des femmes tristes: un chrétien ne peut jamais l'être! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement! Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais du fait d'avoir rencontré une Personne:  Jésus, du fait de savoir qu'avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles.  (…) et il y en a tant! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que Lui nous accompagne et nous met sur ses épaules: ici se trouve notre joie, l'espérance que nous devons porter dans notre monde. Portons à tous la joie de la foi! » (<span style="font-style:italic">Homélie du Dimanche des Rameaux 24 mars 2013</span>)       <br />
              <br />
       Notre vie de chrétiens et de chrétiennes remplie de la présence de Jésus est une vie qui n'est pas écrasante. Elle nous libère et nous donne la vraie  joie de vivre, la « joie de la foi ». <!--Ce sont bien sûr de nobles pensées, mais on sait par expérience que la vie n’est pas toujours facile malgré tout. -->Dans nos vies bousculées et tourmentées parfois, nous sommes invités durant  le temps de l'Avent  à regarder vers le Sauveur qui est venu et qui continue de venir. Il est à près de nous. Il nous soutient et nous stimule. Il refait nos forces et nous relève au besoin. La pratique de recevoir le Sacrement du Pardon dans le temps de l'Avent va dans ce sens.       <br />
       <!--       <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ».-->       <br />
       Soyons dans la joie et l’allégresse!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie dominicale est une action de  grâces qui nous remplit de joie car nous y rencontrons celui qui nous la donne. Le mot « eucharistie » est la transcription d’un mot grec qui signifie « action de grâces, remerciement, louange ». Oui! laissons monter vers Dieu, en union avec Jésus, notre action de grâces pleine de joie en partageant le Pain et le Vin consacrés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
       11  décembre 2018       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
              <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
              <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 3e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Sion !       <br />
       Éclate en ovations, Israël !       <br />
       Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,       <br />
       fille de Jérusalem !       <br />
           Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,       <br />
       il a écarté tes ennemis.       <br />
       Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.       <br />
       Tu n’as plus à craindre le malheur.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, on dira à Jérusalem :       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Jubile, crie de joie,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut.       <br />
              <br />
       « Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
           Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.       <br />
       Le Seigneur est proche.       <br />
           Ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
           Jean leur répondait :       <br />
       « Celui qui a deux vêtements,       <br />
       qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;       <br />
       et celui qui a de quoi manger,       <br />
       qu’il fasse de même ! »       <br />
           Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)         <br />
       vinrent aussi pour être baptisés ;       <br />
       ils lui dirent :       <br />
       « Maître, que devons-nous faire ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »       <br />
           Des soldats lui demandèrent à leur tour :       <br />
       « Et nous, que devons-nous faire ? »       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Ne faites violence à personne,       <br />
       n’accusez personne à tort ;       <br />
       et contentez-vous de votre solde. »       <br />
           Or le peuple était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes         <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Il tient à la main la pelle à vanner       <br />
       pour nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera le grain dans son grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  </title>
   <pubDate>Tue, 24 Jul 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 29 juillet 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et de la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de ces dessertes. Textes: 2 Rois 4, 42-44 , Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22541057-25195546.jpg?v=1527538412" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  " />
     </div>
     <div>
      J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre à nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte. Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont dit saint Jean des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec les miracles de l’évangile qui sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       24 juillet 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
              <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques  (Année A) : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Apr 2017 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 3e dimanche de Pâques (Année A) 30 avril 2017 : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus » par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes des Apôtres 2, 14.22b-23, I Pierre 1, 17-21 et Luc 24,13-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/11367055-18954527.jpg?v=1489451784" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques  (Année A) : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »" title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques  (Année A) : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »" />
     </div>
     <div>
      Quelle belle rencontre que celle qui vient de nous être racontée. Regardons-la de plus près, car les disciples d’Emmaüs sont pour nous des modèles qui peuvent nous inspirer encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Leur démarche nous montre comment faire pour rencontrer Jésus à notre tour dans nos vies d’hommes et de femmes. Trois mots pourraient résumer le tout : marcher, écouter et célébrer.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des disciples en marche</span>       <br />
              <br />
       Ce qui frappe au premier abord  c’est que les disciples sont en marche vers le village d’Emmaüs. Ils devisent entre eux de ce qui s’est passé. Ils essaient de comprendre. Lorsque le visiteur inconnu s’approche d’eux, ils se laissent aller à expliciter leur peine et leur déception. Ils lui partagent leur questionnement.. Ils racontent ce qui vient de se passer : Jésus de Nazareth, le prophète puissant, livré aux autorités juives qui le font condamner à mort d’où s’en suit le crucifiement sur le Calvaire où il meurt abandonné de tous. Ils ajoutent qu’on leur a dit qu’il était toujours vivant. Son corps n’a pas été retrouvé, précisent-ils et le tombeau où il avait été enseveli s’est révélé vide le matin de Pâques.       <br />
              <br />
       Quelle leçon retenir  de cela pour nous? C’est la suivante : la toute première étape de notre cheminement spirituel pour rencontrer Jésus dans notre vie consiste à nous mettre en marche nous aussi. Pour faire  la rencontre de Jésus, il ne suffit pas de désirer cette rencontre. Il faut se donner la peine de revenir sur notre vie courante. Partager avec d’autres nos aspirations et nos craintes, comme le faisaient les disciples d’Emmaüs. C’est la base de tout cheminement spirituel : se donner du temps  pour revenir sur ce que nous faisons, ce que nous désirons et ce que nous sommes.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Écouter la Parole de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce partage et ce retour sur sa vie seront éclairés non seulement par nos pensées personnelles, mais avant tout par la Parole de Dieu comme le Visiteur inconnu le fait avec les disciples d’Emmaüs en leur disant « Esprits sans intelligence! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela pour enter dans sa gloire ».        <br />
              <br />
       Et le récit continue avec ces mots : « Partant de Moïse et de tous les Prophètes, il interpréta,  dans toute l’Écriture ce qui le concernait ».       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième étape du chemin parcouru par les disciples d’Emmaüs, c’est le recours à la Parole de Dieu qui fait tout le travail. Les disciples sont sortis de leurs pensées à courte vue. Ils sont sollicités pour aller plus loin que ce qu’ils ont vu et ce dont ils se souviennent. C’est pour eux un long chemin qui prend plusieurs heures.        <br />
              <br />
       Dans cette écoute de la Parole de Dieu guidée par Jésus lui-même, l’Esprit leur fait comprendre ce qui est arrivé. Ils entrent dans le dessein de Dieu pour son peuple, dans le mystère de l’Alliance de Dieu avec l’humanité. Ils sont fascinés et leurs esprits s’éclairent par l’action de l’Esprit. Ils vivent à leur manière une Pentecôte comme celle dont il est question dans la première lecture. Ils reconnaissent déjà que ce Jésus qu’ils ont connu « Dieu l’a ressuscité…qu’il a été élevé par la droite de Dieu, qu’il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis » comme le dit saint Pierre dans la déclaration rapportée dans la première lecture.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Bénédiction, fraction du pain et présence vivante de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas la fin du cheminement de foi pascale des disciples d'Emmaüs. Ils seront gratifiés de la présence même de Jésus ressuscité.        <br />
              <br />
       Comment ? Dans un geste de tous les jours qui symbolise celui de l’Eucharistie que nous célébrons si souvent. Assis à la table pour prendre le repas, leurs yeux s’ouvrent quand ils entendent la bénédiction prononcée par leur Visiteur inconnu jusqu’alors. Celui-ci s’avère être ce Jésus qu’ils ont connu et qu’ils reconnaissaient comme le Messie promis par Dieu, l’Envoyé du Père.       <br />
              <br />
       Dans notre cheminement spirituel nous sommes invités, comme les disciples d’Emmaüs, à rompre le pain avec Jésus que nous voyons dans la foi sous les espèces du pain et du vin. À chaque messe, une rencontre particulière avec lui nous est proposée.        <br />
              <br />
       Comme les disciples d’Emmaüs, nous apportons nos préoccupations, notre vie avec ses hauts et ses bas. Nous nous laissons enseigner par la Parole de Dieu qui est proclamée par les lectures, l’évangile et l’homélie. Puis nous refaisons les gestes du dernier repas de Jésus où dans la foi il se révèle toujours vivant pour nous et  pour le monde entier. Alors, comme les disciples d'Emmaüs, nos yeux s'ouvrent... c'est la rencontre...       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, soyons sûrs que Jésus est toujours là sur notre chemin, qu’il nous attend, qu’il veut s’asseoir et manger avec nous comme il le fit avec les deux disciples d’Emmaüs. Marcher, écouter, célébrer...       <br />
              <br />
       Si nous prenons la peine de suivre le cheminement des disciples d’Emmaüs, nous serons poussés à dire, nous aussi,  « Reste avec nous Seigneur ».  Cette prière nous pouvons la faire et la refaire avec confiance, car Celui que Dieu a désigné, dès avant la fondation du monde, comme le dit la seconde lecture, est ressuscité d’entre les morts et Dieu lui a donné la gloire qu’il désire partager avec ses frères et sœurs pour qui il a donné sa vie.        <br />
              <br />
              <br />
       En terminant faisons cette prière :       <br />
              <br />
       Reste avec nous Seigneur!       <br />
       Tu nous accompagnes sur nos chemins.       <br />
       Nos vies et nos projets t’appartiennent.       <br />
       Tu les illumines et les éclaires de ta présence.        <br />
       Nous savons que nous pouvons toujours compter sur toi.       <br />
       Nous t'en remercions.        <br />
       Reste avec nous, Seigneur!        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 avril 2017       <br />
              <br />
       _________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur la peinture de Rembrandt tirée d'une thèse de Doctorat en théologie à l'Université Laval par Robert Bertrand </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La version de 1648 des Pèlerins d’Emmaüs de Rembrandt montre ce moment extraordinaire où le Christ ressuscité se révèle à deux de ses disciples. La lumière, à la fois naturelle et surnaturelle, crée une ambiance mystique. Grâce à sa grille d’analyse, Robert Bertrand a découvert que le véritable sens du tableau n’est pas la fraction du pain, comme on a toujours cru, mais bien la rencontre avec Dieu. « Dans ce tableau, soutient-il, les jeux d’ombre et de lumière créent des élans de transcendance. L’attitude de contemplation de Jésus, son regard tourné vers le haut, le décrit en relation avec le Père tout en étant physiquement présent dans l'ici et le maintenant de la vie humaine. C’est là, à mon avis, un véritable tour de force en technique picturale. L’image de Dieu décrit par Rembrandt est donc celle d’un Dieu accessible, au cœur du quotidien. »</span>       <br />
              <br />
       Tiré du <span style="font-style:italic">Fil des événements</span>, le journal de la communauté universitaire de l'Université Laval à Québec,        <br />
       Volume 43, numéro 18,  24 janvier 2008       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/11367055-18954527.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Disciples-d-Emmaüs-La-rencontre-de-Jesus_a770.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée</title>
   <pubDate>Thu, 24 Sep 2015 03:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval a révisé sa réflexion sur les divorcés remariés pour la rendre plus claire. En voici la version finale en vue du Synode sur la famille du 4 au 25 octobre 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8304827-13000109.jpg?v=1443059388" alt="Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée" title="Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée" />
     </div>
     <div>
      Texte final révisé en septembre 2015 <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_2_ajout_gaudette.pdf">en format PDF</a> intitulé : " <b>Les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie (texte révisé) Octobre 2015</b> "       <br />
              <br />
       <!--Cette réflexion commencée à l'automne 2014 a été publiée in extenso sur notre site.        <br />
              <br />
       Le premier volet inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014 se trouve à l' <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">adresse suivante</a>.       <br />
              <br />
       Un deuxième volet de sa réflexion a été publié en avril 2015 sous le titre <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a>       <br />
              <br />
       Il s'agit ici d'une <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_2_ajout_gaudette.pdf">version révisée</a> où l’auteur a  voulu  apporter dans la présente version quelques réaménagements qui, espère-t-il, clarifient sa pensée.       <br />
       Voici le plan de la réflexion de Mgr Gaudette dans le texte révisé qu’il présente ainsi :       <br />
       -->       <br />
       Il s'agit ici d'une version révisée d'un texte publié en avril 2015 où l’auteur a  voulu  apporter quelques réaménagements qui, espère-t-il, clarifient sa pensée.       <br />
              <br />
       Voici le plan de la réflexion de Mgr Gaudette dans le texte révisé qu’il présente ainsi :       <br />
              <br />
       "Le présent synode sur la famille a un but essentiellement  pastoral. Il ne s’agit pas d’abord de développer le corps de doctrine concernant le mariage et la famille. Cela a été fait avec beaucoup de profondeur sous le pontificat de Jean-Paul II. Il s’agit plutôt de dégager, dans le contexte d’aujourd’hui une pastorale adéquate pour les personnes en situation problématique, et plus particulièrement pour les divorcés remariés. « Quelle attitude, par exemple, adopter face à des divorcés remariés qui fréquentent leur paroisse et expriment le désir de communier? » Question éminemment pastorale.        <br />
              <br />
       Pour y répondre, il nous faut au point de départ        <br />
              <br />
       (1) être à l’écoute des personnes en cause et discerner quelle perception elles ont de leur situation. Il nous faut aussi        <br />
              <br />
       (2) être conscients des difficultés inédites de la conscience morale dans une société pluraliste. Nous en déduirons        <br />
              <br />
       (3) la nécessité d’une approche morale et        <br />
       pastorale différente de l’approche traditionnelle axée sur la formulation des normes. Enfin,        <br />
              <br />
       (4) nous aborderons la question plus précise des divorcés remariés."       <br />
              <br />
       Bonne lecture!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       23 septembre 2015</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8304827-13000109.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Mgr-Pierre-Gaudette-Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-revisee_a663.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jul 2015 17:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 26 juillet 2015 pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée; Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8020824-12485640.jpg?v=1436831829" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous 2000 ans plus tard, un signe à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplies de détails : le nombre de poissons et de pains etc. il nous livre un message qui a traversé les siècles       <br />
              <br />
       Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés parfois des gestes forts pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Is 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (Jr 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (Os 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. J’ai choisi trois gestes plus significatifs pour moi. Je vous les partage. Chacun et chacune pourrait choisir un autre des gestes de Jésus et chercher à en découvrir la signification.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes que j’ai retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les deux poissons et les cinq pains d’orge. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus se préoccupe de la foule qui n’a pas mangé. Les disciples se trouvent désemparés.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste que j’ai retenu  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.       <br />
              <br />
       Le troisième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas.        <br />
              <br />
       Arrêtons-nous pour approfondir le message que portent ces gestes qui sont des signes que Jésus nous donne pour inspirer notre vie chrétienne aujourd’hui.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes retenus tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Et le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus nous éclairent.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Premièrement</span>, on voit à que les cinq pains et les deux poissons sont une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont l’image de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour. Et Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage. Jésus  qui se fait notre nourriture dans le Pain et le Vin de l’Eucharistie n’est pas une nourriture réservée, il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de tous. Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Deuxième message</span> à partir de la phrase  « après avoir rendu grâces, il les leur distribua ». Jésus transforme ce que nous lui apportons comme il le fait pour les poissons et les pains. Il nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Troisième point</span> à retenir inspiré par les douze corbeilles qui restent.  C’est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu... bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel d’intercéder pour ses disciples.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       22  juillet 2015</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8020824-12485643.jpg?v=1436831880" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette</title>
   <pubDate>Sat, 18 Apr 2015 03:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Gaudette</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval continue sa réflexion sur les divorcés remariés. Il nous transmet une deuxième texte inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7410345-11415688.jpg?v=1422845863" alt="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" title="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" />
     </div>
     <div>
      Voici son texte en format PDF <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_pierre_gaudette2_150417.pdf">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a> pour lire le premier texte <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       Pour donner un aperçu de la position de Mgr Gaudette, voici un extrait de sa conclusion : «Plutôt que de parler de scandale, je parlerais plutôt d’une exigence de réalisme. Le divorce est toujours un échec. Il est une atteinte à l’indissolubilité attachée à tout amour véritable, surtout lorsque les conjoints s’engagent officiellement face à la société et à l’Église. Mais il faut prendre en compte la faiblesse humaine qui ne résiste pas toujours aux sollicitations extérieures ou à la routine d’une vie commune sans échanges profonds. Oui, beaucoup de mariages indissolubles se sont dissous progressivement par manque d’attention des conjoints eux-mêmes ou ont éclaté en raison de crises soudaines. C’est que l’amour, condition et ciment de l’indissolubilité, n’a pas été suffisamment nourri et entretenu. L’Église doit pouvoir accompagner ceux et celles qui ont été brisés par cet échec de leur amour. Elle doit pouvoir éventuellement leur offrir le pardon du Seigneur, même s’ils se sont engagés dans une autre union, portés qu’ils sont maintenant par un amour qu’ils souhaitent authentique envers un autre partenaire.»       <br />
              <br />
              <br />
       Et il continue : « Mais, pour éviter toute ambiguïté - et pour le bien même des personnes en cause - il conviendrait cependant, comme on l’a déjà suggéré plus haut, que l’accès au sacrement de Pénitence et d’Eucharistie se fasse au terme d’un temps officiel de pénitence ou mieux de discernement au cours duquel les divorcés remariés feraient le point sur leur situation et sur les appels qu’ils perçoivent de la part du Seigneur.  Doivent-ils revenir à leur premier mariage? Se découvrent-ils appelés à vivre la continence totale dans la deuxième union, leur alliance conjugale devant alors être vécue comme alliance fraternelle? Doivent-ils vivre positivement leur vie de couple et construire ce nouvel amour qu’ils veulent indissoluble? Comme l’exprime très bien un théologien qui est en même temps père de famille,  «  n’y aurait-il pas dans l’effort de vivre la deuxième union dans la générosité, dans le respect et l’amour du conjoint, dans le souci des enfants tant de la première que de la deuxième union, n’y aurait-il pas là des signes de conversion susceptibles de conduire à la réception du sacrement ? »  Il y aurait tout intérêt à ce que ce temps de discernement se termine par une célébration d’accueil dont il faudrait préciser les éléments. Le scandale, aujourd’hui, ce serait de ne pas offrir le pardon sacramentel et le corps du Christ à des personnes brisées par la rupture de leur mariage, engagées dans un amour qui se veut définitif et soucieuses de reconstruire leur vie à la suite du Christ.»        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pierre Gaudette       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       Université Laval, Québec       <br />
       Membre de la Commission internationale de théologie de 1997 à 2008       <br />
              <br />
       Le 15 avril 2015       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html</link>
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