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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:55:17+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"</title>
   <pubDate>Thu, 18 Dec 2025 22:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la messe de la fête de Noël le 24 Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757298-64417714.jpg?v=1670641073" alt="Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"" title="Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"" />
     </div>
     <div>
      Je vous invite ce soir à faire avec moi une randonnée avec les bergers, à suivre le chemin des bergers vers la crèche.        <br />
              <br />
       Que fait-on dans une randonnée? On marche, on avance à pied, en vélo, en auto? On s’arrête, on fait des pauses plus ou moins longues et on jouit du paysage, des rencontres, des monuments, que sais-je?       <br />
              <br />
       Hé bien! Ce soir en suivant le chemin des bergers nous nous nous arrêterons à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la première étape, peut-être, d’autres continueront vers la deuxième et certains iront jusqu’à la troisième et dernière étape. Trois mots pour les retenir : magie, nostalgie et mystère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Première étape : la magie de Noël</span>       <br />
              <br />
       La première étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers sont enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît. Quelle surprise et quelle merveille!  Ils sont remplis de la magie de Noël à laquelle ils ne s’attendaient pas.       <br />
              <br />
       Si nous nous regardons, Noël, pour nous, comme pour les bergers est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon, ce sont tous les préparatifs où on laisse aller son imagination et sa créativité. Oui! Noël c’est un moment magique de l’année. Et il est bon de pouvoir le vivre à fond.        <br />
              <br />
       Cependant, à Noël, il y a plus que de la magie et du merveilleux, pour plusieurs cette fête est pleine de belle nostalgie.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Deuxième étape : la nostalgie de Noël</span>       <br />
              <br />
       Regardons de nouveau les bergers. Les juifs espéraient un Messie, un Sauveur. Après avoir entendu l’Ange du Seigneur, les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuple qui vivait dans les ténèbres, dont parle la première lecture, voit ses espoirs comblés. Ils se rappellent leurs prières d’autrefois. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent. Le Sauveur qu’ils attendaient est arrivé. Leurs cœurs vibrent au rythme d’une nostalgie qui se voit comblée.         <br />
              <br />
       Nous sommes peut-être un peu comme les bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Ce soir la chapelle s’est faite belle pour que nous y retrouvions un peu de cette ambiance religieuse si caractéristique des Noëls d’autrefois. Pourquoi, venir ici à la Messe de Minuit au Lac Poulin si ce n’est pour aller plus loin que la magie de Noël? Plusieurs, dont je suis, y trouve un brin de nostalgie. Les souvenirs des Noëls d’autrefois refont surface. Un Noël rempli de symboles religieux et de chants de Noël qui nous vont droit au cœur. Que c’est beau Noël au Lac Poulin!        <br />
              <br />
       Denise Bombardier, cette commentratice de la télévision québécoise bien connue disait il y quelque temps : " Les gens vont à la messe même s’ils ont perdu leurs rêves d’enfance, cette époque lointaine où l’on pouvait croire, dans sa naïveté d’enfant.  On y va quand même, pour la nostalgie."  (fin de la citation). C'était quand même bien, se dit-on.       <br />
              <br />
       Vous pouvez arrêter à ces deux étapes de notre randonnée avec les bergers, et en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais en les suivant, je vous invite à une troisième et dernière étape, celle du mystère de Noël       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Troisième étape : le mystère de Noël</span>       <br />
              <br />
       En effet, si la fête de Noël est magique et si elle peut engendrer une certaine nostalgie, elle n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Voilà le mystère si déroutant.       <br />
              <br />
       Les attentes nostalgiques des bergers sont déjouées. Le Sauveur qui arrive, n’arrive pas accompagné d’une escorte en grande pompe. Il prend les traits d’un petit enfant, faible et impuissant, réchauffé par sa mère qui le tient dans ses bras. C’est tout un signe et un mystère que cet abaissement d’un Dieu qui se fait l’un de nous : « Emmanuel » qui veut dire « Dieu avec nous! »       <br />
              <br />
       Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui mourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours. Un immense chemin nous sera ouvert par celui qui deviendra le premier-né d'une multitude de frères et soeurs et grâce à lui le Fils bien-aimé de Dieu, nous devenons nous aussi par le baptême fils et filles de Dieu par adoption  comme le dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous à cette troisième et dernière étape et unissons nos cœurs et nos voix au chant des anges « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »       <br />
              <br />
       Oui! Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape du chemin des bergers, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui et même encore plus, je dirais. Quelle belle nouvelle de se savoir aimé de Dieu       <br />
              <br />
       Dans un monde qui s’arrête trop souvent à la magie de Noël avec le magasinage, les Pères Noëls, les cadeaux, notre rassemblement nous permet une pause où nous rencontrons Celui qui est plus grand que notre cœur, Celui qui nous aime comme nous sommes et qui ne veut que notre bonheur. La nostalgie et la magie de Noël ne peuvent cacher le mystère de Noël qui s'est accompli hier et qui demeure pour toujours, car Dieu est fidèle et ne nous enlève pas son amour, quoique nous fassions, même si nous l'oublions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, continuons notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur à qui appartient la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Messe à 16 h au Lac Pouin Reprise de l'homélie du 24 décembre 2009 et 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DE LA NUIT       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
           Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
           Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
           Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice       <br />
       et les peuples selon sa vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
           – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
           Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
           Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
           Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
           Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
           Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
           Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
           L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
           Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
           Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
           Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
           Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
           « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757298-64417714.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-Noel-2025-Le-chemin-des-bergers_a1278.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5</title>
   <pubDate>Tue, 20 May 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 25 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952794-61196588.jpg?v=1461677280" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" />
     </div>
     <div>
      vous avez sûrement entendu le terme &quot;synodalité&quot; car on en a beaucoup parlé ces dernières années. Ce terme veut dire simplement qu'il encourage tous les catholiques quelle que soit leur origine ou leurs compétences à travailler ensemble.        <br />
              <br />
       Cet effort pour travailler ensemble - l'esprit de &quot;synodalité&quot;- on le voit à l'oeuvre dans une rencontre célébre au début de l'Église  qu'on a appelée &quot;le Concile de Jérusalem&quot; et qui nous est décrite dans la lecture d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe dans le récit du &quot;Concile de Jérusalem&quot; c'est l'effort consacré au discernement . Cette « approche » de discernement dans l’Église a commencé très tôt, comme on le voit, car, dès les débuts de  l'Église,  les questions posées n’étaient pas faciles. C’est ce que nous raconte la première lecture où on se demandait  vers l’an 50 après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de &quot;Concile de Jérusalem&quot; et est regardée comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de la Pentecôte pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci, comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique, est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce &quot;Concile de Jérusalem&quot;. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       20 mai 2025</span>       <br />
              <br />
              <br />
       &lt;!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016--&gt;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952794-61196588.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix-Jean-14-23-29-5_a1242.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78602501</guid>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »</title>
   <pubDate>Tue, 01 Oct 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B le 6 octobre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Genèse 2, 18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602501-57034354.jpg?v=1626889484" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant la première lecture et l’évangile, nous voici ce matin amenés dans un sujet discuté, controversé et palpitant cependant puisqu’il touche toute l’Église et toutes les communautés  chrétiennes. Il s’agit du rapport de l’homme et de la femme, de leur union dans le mariage et de leur témoignage dans la société.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des discussions vives autrefois et aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on s’arrête à l’évangile qui vient d’être lu, on voit que, du temps de Jésus, comme aujourd'hui,  des questions concrètes se posaient. Jésus est confronté à  celles-ci. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des réglementations concernant le divorce où un mari pouvait renvoyer sa femme. La loi juive donnait des précisions qui sont rapportées ici.       <br />
              <br />
       Le temps a passé et ce ne sont plus seulement les juifs qui ont établi des règles pour le divorce. Nos états modernes l’ont fait. Ils ont prévu aussi une protection pour les couples qui ne veulent pas s’engager dans un mariage même civil. D'un autre côté,  la question des divorcés remariés suscite de nombreuses interrogations dans l’Église. Le pape François a convoqué en 2015 les évêques pour une réunion, un <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span>, où la question a été discutée. On y a rappelé la doctrine traditionnelle en ouvrant toutefois à la conscience bien formée des personnes les décisions de fréquenter ou non l’Eucharistie, pour les personnes divorcées et remariées, en faisant un cheminement de discernement.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans les paroles de Jésus, sans les précisions que les cas concrets demandent, le rappel de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un héritage à conserver et à valoriser</span>       <br />
              <br />
       Dans une société comme la nôtre où les situations de couples sont si diversifiées, où existent même des reconnaissances juridiques de couples de même sexe, les paroles de Jésus paraissent à contre-courant. Pourtant, en reprenant ce qu’on trouve dans le récit du livre de la Genèse que nous a rappelé la première lecture, ces paroles de Jésus font état d'un héritage à conserver.        <br />
              <br />
       C’est dire la continuité qu’il y a dans la réponse de Jésus. Celui-ci ne se trouve pas autorisé à dire autre chose que ce qui est déjà et il rappelle, avec à-propos, la parole de Genèse : « Ce que Dieu a uni, que homme ne le sépare pas ». Il s’agit ici de ce qu’on a appelé, dans un terme technique,  l’indissolubilité du mariage que les premiers chrétiens ont adoptée d’emblée. Saint Paul le dit clairement dans sa lettre aux Corinthiens.       <br />
              <br />
       Cet héritage est basé sur une vision de l'être humain dans sa nature d’être sexué, d’homme et de femme, et sur la complémentarité de ceux-ci. Toute cette vision conduit à favoriser le développement d’un amour stable dans le couple chrétien et amène en même temps une richesse très intimement liée à celui-ci dans la famille qui, par les enfants, crée une nouvelle église, pourrait-on dire. En effet les époux chrétiens deviennent comme le dit saint Paul une image des relations du Christ et de l’Église, avec leurs enfants ils forment le noyau d’une église domestique où tous sont accueillis et se soutiennent mutuellement.        <br />
              <br />
       Voilà l’héritage et le plan de Dieu pour les époux que les paroles de Jésus nous invitent à proposer.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit en commençant, les réalisations concrètes souffrent bien des variations et des divergences. Le document final du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> en 2015 le constate lorsqu'il écrit : « Dans la formation à la vie conjugale et familiale, l’approche pastorale devra tenir compte de la pluralité des situations concrètes »  (Numéro 34). Il n’est pas dans mon propos ici de juger ces situations, mais j'aimerais toutefois rappeler qu'il  y a un principe qui doit toujours être mis de l'avant, c’est celui de respecter les personnes sans les juger.         <br />
              <br />
       Ainsi, on peut voir les paroles de Jésus, non pas comme des paroles qui enferment les personnes dans des cadres étouffants, mais plutôt comme des paroles qui rappellent l’héritage et le sens profond de l’union de l’homme et de la femme. Dans les cheminements des couples qui ont la foi, il sera parfois difficile de réaliser pleinement les souhaits des paroles de Jésus, mais il faut toujours être attentif aux valeurs qui, elles, doivent être protégées et développées.        <br />
              <br />
       Dans le mariage chrétien comme le dit le <span style="font-style:italic">Synode sur la famille </span>de 2015 les époux cultivent l’amour et l’entraide mutuelle qui est leur premier but. Ils se donnent l’un à l’autre totalement dans une union corps et âmes et ils acceptent que leur amour se prolonge dans des  enfants qu’ils reçoivent comme un cadeau du Seigneur. Ils sont ouverts sur la société qui les entoure et sur les autres auxquels ils ne restent jamais étrangers.       <br />
              <br />
       Voici un extrait du document final de ce <span style="font-style:italic">Synode</span> de 2015  qui le dit bien : « L’homme et la femme accueillent ce don [de l'amour] et en prennent soin afin que leur amour puisse durer toujours. Face à la sensibilité de notre temps et aux difficultés effectives à maintenir des engagements définitifs, l’Église est appelée à proposer les exigences et le projet de vie de l’évangile de la famille et du mariage chrétien. » (Numéro 48) Et plus loin, les membres du <span style="font-style:italic">Synode</span> continuent en disant :  « Selon l’ordre de la création, l’amour conjugal entre un homme et une femme et la transmission de la vie sont ordonnés l’un à l’autre (cf. <span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 27-28). De cette façon, le Créateur a fait participer l’homme et la femme à l’œuvre de sa création et a en même temps fait d’eux des instruments de son amour, leur confiant la responsabilité de l’avenir de l’humanité à travers la transmission de la vie humaine. » (Numéro 63)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques réflexions choisies parmi plusieurs possibilités. Ce qui est le plus important ce ne sont pas mes réflexions, mais la vie des couples chrétiens. Ils sont sur un chemin où ils s’ouvrent aux appels de Dieu. Chaque couple et chaque famille sont appelés à être à leur façon une image de l’amour et de la fidélité de Dieu pour son Peuple.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de les confier au Seigneur dans une prière fréquente. Les difficultés  d’aujourd’hui touchent les jeunes couples  en particulier, ils ont besoin de notre soutien et de notre prière.       <br />
              <br />
       Que ce repas à la table de la famille de Dieu que forme la communauté chrétienne réunie autour de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang du Christ nourrisse tous nos repas familiaux et annonce le repas éternel dans la gloire du ciel auquel nous aspirons toutes et tous et auquel nous sommes toutes et tous appelés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 octobre 2018 et 28 septembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu dit :       <br />
       « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.       <br />
       Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »       <br />
           Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela       <br />
       toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,       <br />
       et il les amena vers l’homme       <br />
       pour voir quels noms il leur donnerait.       <br />
       C’étaient des êtres vivants,       <br />
       et l’homme donna un nom à chacun.       <br />
           L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,       <br />
       aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.       <br />
       Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.       <br />
           Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,       <br />
       et l’homme s’endormit.       <br />
       Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,       <br />
       puis il referma la chair à sa place.       <br />
           Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,       <br />
       il façonna une femme       <br />
       et il l’amena vers l’homme.       <br />
       L’homme dit alors :       <br />
       « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os       <br />
       et la chair de ma chair !       <br />
       On l’appellera femme – Ishsha –,       <br />
       elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
       il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)       <br />
       R/ Que le Seigneur nous bénisse       <br />
       tous les jours de notre vie ! (cf. Ps 127, 5ac)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
            l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,       <br />
       et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,       <br />
       nous le voyons couronné de gloire et d’honneur       <br />
       à cause de sa Passion et de sa mort.       <br />
       Si donc il a fait l’expérience de la mort,       <br />
       c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.       <br />
           Celui pour qui et par qui tout existe       <br />
       voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;       <br />
       c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,       <br />
       celui qui est à l’origine de leur salut.       <br />
           Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés       <br />
       doivent tous avoir même origine ;       <br />
       pour cette raison,       <br />
       Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous ;       <br />
       en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
           Des gens présentaient à Jésus des enfants       <br />
       pour qu’il pose la main sur eux ;       <br />
       mais les disciples les écartèrent vivement.       <br />
           Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :       <br />
       « Laissez les enfants venir à moi,       <br />
       ne les empêchez pas,       <br />
       car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu       <br />
       à la manière d’un enfant       <br />
       n’y entrera pas. »       <br />
           Il les embrassait       <br />
       et les bénissait en leur imposant les mains.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)       <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602501-57034354.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni_a1198.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78601873</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Trinité par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 26 mai 2024. Textes : Deutéronome 4, 32-34.39-40, Romains 8, 14-17 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601873-57034071.jpg?v=1617715804" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" />
     </div>
     <div>
      En commençant le temps après la Pentecôte, la liturgie dominicale, met devant nos yeux en ce premier dimanche le mystère de la Très Sainte Trinité. Elle le fait en nous le proposant non pas d’une façon intellectuelle, mais par un texte de l’évangile de saint Mathieu que nous venons de lire où il est dit « De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La Parole de Dieu sur la Trinité dans l'évangile de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Plusieurs personnes croient en Dieu. Les musulmans, par exemple, affichent leur foi en un Dieu unique comme le font aussi les Juifs. La première lecture nous le dit clairement :  « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens eux aussi croient en un Dieu unique, mais pour eux ce Dieu unique est un Dieu Père, Fils et Esprit Saint, c'est la Trinité. Le texte de saint Mathieu est clair là-dessus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont reçu cette révélation et l’ont intériorisée au cours des siècles, notamment durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église où on s’est posé un certain nombre de questions comme : « Est-ce que le Fils était en-dessous du Père? », « Est-ce que Jésus était Dieu? » « Est-ce que l’Esprit Saint est une personne? » etc. On en est venu dans la prière et dans la méditation à une synthèse vivante de la foi en la Trinité où ce sont les relations des trois Personnes entre elles et avec nous qui prennent le devant de la scène.       <br />
              <br />
       Le salut nous fait entrer dans une communion intime avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Dieu ne s’est pas contenté de nous faire savoir qu’il existait - ce serait déjà très beau - mais il nous a révélé qu’ils sont trois à l’œuvre dans le monde pour sauver toute l’humanité  : le Père qui nous aime, qui veut notre salut, qui est à l’origine de notre salut; le Fils l’envoyé du Père en qui se réalise notre salut par sa Mort et sa Résurrection et le Saint Esprit qui habite en nos cœurs, qui nous fait vivre et prier en fils et filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà la Parole de Dieu qui nous est proposée aujourd’hui. Notre Dieu est un Dieu Vivant et non pas une abstraction, un Dieu lointain, froid et impersonnel, mais un Dieu où se vit une communion et des relations vivantes. On pourrait dire que la Trinité est comme une famille où chacun et chacune a sa place et où chaque personne contribue à l’unité de l’ensemble.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quelle est maintenant la portée actuelle de cette révélation du Dieu Un et Trine ? Cette révélation qui rejoint nos cœurs est évoquée à chaque fois que nous faisons le signe de la Croix où nous disons, un peu machinalement parfois,  « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
              <br />
       Ce signe de la croix que nous traçons sur nous en honneur des trois personnes de la Trinité n'est pas un geste proposé à notre seule intelligence.  Savoir qu'il y a trois Personnes en Dieu et un seul Dieu, c’est bien, c’est même très bien, mais aujourd’hui la Parole de Dieu nous montre que la Trinité c’est le mystère d’un Dieu présent dans nos vies et dans son Église. C’est le mystère d’une vie.        <br />
              <br />
       Pour nous ce qui est important, ce n’est pas seulement le fait de croire qu’il y a trois Personnes en Dieu, c’est l’expérience vitale de quelqu'un qui se rend compte que, par le Baptême qu’il a reçu, il est en communion avec des personnes vivantes. C’est celle de quelqu'un qui se sait fils ou fille d’un Père qui l’aime, qui lui fait partager, grâce au don de l’Esprit Saint qui habite en nos cœurs, la vie même du Christ ressuscité auprès du Père       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, est-ce que c’est cela le mystère de Sainte Trinité pour vous ? Est-ce que c’est cette relation vivante avec un Dieu Père, Fils et Saint Esprit qui agit dans nos vies, avec qui nous partageons la vie nouvelle : la vie de la grâce reçue de Dieu lui-même qui fait de nous comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>  des « personnes participantes de la nature divine » par la grâce de Dieu.  « De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise», lit-on dans ce passage ( 2 <span style="font-style:italic">Pierre </span>1, 4) .        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, prenons un instant pour reconnaître et goûter la présence de la Trinité au profond de nous-mêmes et tournons-nous vers elle en redisant ces belles paroles de sainte Élisabeth de la Trinité, jeune carmélite de Dijon (1880-1906) : « Ô mes trois, mon Tout, ma Béatitude… Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »       <br />
              <br />
       C’est ainsi que les paroles de notre Credo - le « Je crois en Dieu» - ne sont plus vides des sens, mais pleines d’une richesse vivifiante         <br />
              <br />
       « Je crois en Dieu le Père, Tout-Puissant…        <br />
       Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur…        <br />
       Je crois au Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       21 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie 22 mai 2018 et        <br />
       25 mai 2021-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 32-34.39-40)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
       « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,       <br />
       depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :       <br />
       d’un bout du monde à l’autre,       <br />
       est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,       <br />
       a-t-on jamais connu rien de pareil ?       <br />
       Est-il un peuple qui ait entendu comme toi       <br />
       la voix de Dieu parlant du milieu du feu,       <br />
       et qui soit resté en vie ?       <br />
       Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,       <br />
       de venir la prendre au milieu d’une autre,       <br />
       à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,       <br />
       à main forte et à bras étendu,       <br />
       et par des exploits terrifiants       <br />
       – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu       <br />
       le faire pour toi en Égypte ?       <br />
       Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :       <br />
       c’est le Seigneur qui est Dieu,       <br />
       là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;       <br />
       il n’y en a pas d’autre.       <br />
       Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur       <br />
       que je te donne aujourd’hui,       <br />
       afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (32, 12a)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,       <br />
       l’univers, par le souffle de sa bouche.       <br />
       Il parla, et ce qu’il dit exista ;       <br />
       il commanda, et ce qu’il dit survint.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; en lui nous crions “Abba !”, Père ! » (Rm 8, 14-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
       Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,       <br />
       c’est-à-dire : Père !       <br />
       C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
       Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
       Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
       Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
       apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601873-57034071.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-B-Au-nom-du-Pere-et-du-Fils-et-du-Saint-Esprit_a1178.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-75838296</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <pubDate>Tue, 26 Dec 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 31 décembre 2023. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838296-53431731.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Nous la célébrons toujours dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B et du 22 décembre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a1153.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour Noël : "Le chemin des bergers"</title>
   <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la messe de la fête de Noël à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin le 24 décembre 2022 à 16 heures par Mgr Hermann Giguère, "curé" du Lac Poulin. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69502207-48595071.jpg?v=1670641073" alt="Homélie pour Noël : "Le chemin des bergers"" title="Homélie pour Noël : "Le chemin des bergers"" />
     </div>
     <div>
      Je vous invite ce soir à faire avec moi une randonnée avec les bergers, à suivre le chemin des bergers vers la crèche.        <br />
              <br />
       Que fait-on dans une randonnée? On marche, on avance à pied, en vélo, en auto? On s’arrête, on fait des pauses plus ou moins longues et on jouit du paysage, des rencontres, des monuments, que sais-je?       <br />
              <br />
       Hé bien! Ce soir en suivant le chemin des bergers nous nous nous arrêterons à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la première étape, peut-être, d’autres continueront vers la deuxième et certains iront jusqu’à la troisième et dernière étape. Trois mots pour les retenir : magie, nostalgie et mystère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Première étape : la magie de Noël</span>       <br />
              <br />
       La première étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers sont enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît. Quelle surprise et quelle merveille!  Ils sont remplis de la magie de Noël à laquelle ils ne s’attendaient pas.       <br />
              <br />
       Si nous nous regardons, Noël, pour nous, comme pour les bergers est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon, ce sont tous les préparatifs où on laisse aller son imagination et sa créativité. Oui! Noël c’est un moment magique de l’année. Et il est bon de pouvoir le vivre à fond.        <br />
              <br />
       Cependant, à Noël, il y a plus que de la magie et du merveilleux, pour plusieurs cette fête est pleine de belle nostalgie.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Deuxième étape : la nostalgie de Noël</span>       <br />
              <br />
       Regardons de nouveau les bergers. Les juifs espéraient un Messie, un Sauveur. Après avoir entendu l’Ange du Seigneur, les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuple qui vivait dans les ténèbres, dont parle la première lecture, voit ses espoirs comblés. Ils se rappellent leurs prières d’autrefois. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent. Le Sauveur qu’ils attendaient est arrivé. Leurs cœurs vibrent au rythme d’une nostalgie qui se voit comblée.         <br />
              <br />
       Nous sommes peut-être un peu comme les bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Ce soir la chapelle s’est faite belle pour que nous y retrouvions un peu de cette ambiance religieuse si caractéristique des Noëls d’autrefois. Pourquoi, venir ici à la Messe de Minuit au Lac Poulin si ce n’est pour aller plus loin que la magie de Noël? Plusieurs, dont je suis, y trouve un brin de nostalgie. Les souvenirs des Noëls d’autrefois refont surface. Un Noël rempli de symboles religieux et de chants de Noël qui nous vont droit au cœur. Que c’est beau Noël au Lac Poulin!        <br />
              <br />
       Denise Bombardier, cette commentratice de la télévision québécoise bien connue disait il y quelque temps : " Les gens vont à la messe même s’ils ont perdu leurs rêves d’enfance, cette époque lointaine où l’on pouvait croire, dans sa naïveté d’enfant.  On y va quand même, pour la nostalgie."  (fin de la citation). C'était quand même bien, se dit-on.       <br />
              <br />
       Vous pouvez arrêter à ces deux étapes de notre randonnée avec les bergers, et en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais en les suivant, je vous invite à une troisième et dernière étape, celle du mystère de Noël       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Troisième étape : le mystère de Noël</span>       <br />
              <br />
       En effet, si la fête de Noël est magique et si elle peut engendrer une certaine nostalgie, elle n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Voilà le mystère si déroutant.       <br />
              <br />
       Les attentes nostalgiques des bergers sont déjouées. Le Sauveur qui arrive, n’arrive pas accompagné d’une escorte en grande pompe. Il prend les traits d’un petit enfant, faible et impuissant, réchauffé par sa mère qui le tient dans ses bras. C’est tout un signe et un mystère que cet abaissement d’un Dieu qui se fait l’un de nous : « Emmanuel » qui veut dire « Dieu avec nous! »       <br />
              <br />
       Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui mourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours. Un immense chemin nous sera ouvert par celui qui deviendra le premier-né d'une multitude de frères et soeurs et grâce à lui le Fils bien-aimé de Dieu, nous devenons nous aussi par le baptême fils et filles de Dieu par adoption  comme le dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous à cette troisième et dernière étape et unissons nos cœurs et nos voix au chant des anges « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »       <br />
              <br />
       Oui! Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape du chemin des bergers, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui et même encore plus, je dirais. Quelle belle nouvelle de se savoir aimé de Dieu       <br />
              <br />
       Dans un monde qui s’arrête trop souvent à la magie de Noël avec le magasinage, les Pères Noëls, les cadeaux, notre rassemblement nous permet une pause où nous rencontrons Celui qui est plus grand que notre cœur, Celui qui nous aime comme nous sommes et qui ne veut que notre bonheur. La nostalgie et la magie de Noël ne peuvent cacher le mystère de Noël qui s'est accompli hier et qui demeure pour toujours, car Dieu est fidèle et ne nous enlève pas son amour, quoique nous fassions, même si nous l'oublions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, continuons notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur à qui appartient la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Messe à 16 h au Lac Pouin Reprise de l'homélie du 24 décembre 2009-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DE LA NUIT       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
           Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
           Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
           Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice       <br />
       et les peuples selon sa vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
           – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
           Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
           Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
           Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
           Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
           Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
           Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
           L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
           Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
           Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
           Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
           Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
           « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-Noel-Le-chemin-des-bergers_a1097.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »</title>
   <pubDate>Tue, 17 May 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 22 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256407-45177990.jpg?v=1645711636" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François, en bon jésuite, lorsqu'il traite des problèmes et des questions qui se posent aujourd’hui aborde souvent  ces points dans une perspective de discernement. <!--Il exerce ainsi sa mission de discerner où Dieu désire conduire ses enfants et son Église. -->Cette « approche » de discernement n’est pas nouvelle dans l’Église. Elle a commencé très tôt car, dès les débuts de  l'Église, les questions posées n’étaient pas faciles.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous en donne un exemple parlant. On se demandait  alors, vers l’an 50, après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de Concile de Jérusalem et est regardé comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de l'Ascension pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce Concile de Jérusalem. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie de l'Église avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mai 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62256407-45177990.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix_a1063.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-57702658</guid>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B le 3 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Genèse 2, 18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57702658-42716111.jpg?v=1626889484" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant la première lecture et l’évangile, nous voici ce matin amenés dans un sujet discuté, controversé et palpitant cependant puisqu’il touche toute l’Église et toutes les communautés  chrétiennes. Il s’agit du rapport de l’homme et de la femme, de leur union dans le mariage et de leur témoignage dans la société.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des discussions vives autrefois et aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on s’arrête à l’évangile qui vient d’être lu, on voit que, du temps de Jésus, comme aujourd'hui,  des questions concrètes se posaient. Jésus est confronté à  celles-ci. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des réglementations concernant le divorce où un mari pouvait renvoyer sa femme. La loi juive donnait des précisions qui sont rapportées ici.       <br />
              <br />
       Le temps a passé et ce ne sont plus seulement les juifs qui ont établi des règles pour le divorce. Nos états modernes l’ont fait. Ils ont prévu aussi une protection pour les couples qui ne veulent pas s’engager dans un mariage même civil. D'un autre côté,  la question des divorcés remariés suscite de nombreuses interrogations dans l’Église. Le pape François a convoqué en 2015 les évêques pour une réunion, un <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span>, où la question a été discutée. On y a rappelé la doctrine traditionnelle en ouvrant toutefois à la conscience bien formée des personnes les décisions de fréquenter ou non l’Eucharistie, pour les personnes divorcées et remariées, en faisant un cheminement de discernement.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans les paroles de Jésus, sans les précisions que les cas concrets demandent, le rappel de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un héritage à conserver et à valoriser</span>       <br />
              <br />
       Dans une société comme la nôtre où les situations de couples sont si diversifiées, où existent même des reconnaissances juridiques de couples de même sexe, les paroles de Jésus paraissent à contre-courant. Pourtant, en reprenant ce qu’on trouve dans le récit du livre de la Genèse que nous a rappelé la première lecture, ces paroles de Jésus font état d'un héritage à conserver.        <br />
              <br />
       C’est dire la continuité qu’il y a dans la réponse de Jésus. Celui-ci ne se trouve pas autorisé à dire autre chose que ce qui est déjà et il rappelle, avec à-propos, la parole de Genèse : « Ce que Dieu a uni, que homme ne le sépare pas ». Il s’agit ici de ce qu’on a appelé, dans un terme technique,  l’indissolubilité du mariage que les premiers chrétiens ont adoptée d’emblée. Saint Paul le dit clairement dans sa lettre aux Corinthiens.       <br />
              <br />
       Cet héritage est basé sur une vision de l'être humain dans sa nature d’être sexué, d’homme et de femme, et sur la complémentarité de ceux-ci. Toute cette vision conduit à favoriser le développement d’un amour stable dans le couple chrétien et amène en même temps une richesse très intimement liée à celui-ci dans la famille qui, par les enfants, crée une nouvelle église, pourrait-on dire. En effet les époux chrétiens deviennent comme le dit saint Paul une image des relations du Christ et de l’Église, avec leurs enfants ils forment le noyau d’une église domestique où tous sont accueillis et se soutiennent mutuellement.        <br />
              <br />
       Voilà l’héritage et le plan de Dieu pour les époux que les paroles de Jésus nous invitent à proposer.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit en commençant, les réalisations concrètes souffrent bien des variations et des divergences. Le document final du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> en 2015 le constate lorsqu'il écrit : « Dans la formation à la vie conjugale et familiale, l’approche pastorale devra tenir compte de la pluralité des situations concrètes »  (Numéro 34). Il n’est pas dans mon propos ici de juger ces situations, mais j'aimerais toutefois rappeler qu'il  y a un principe qui doit toujours être mis de l'avant, c’est celui de respecter les personnes sans les juger.         <br />
              <br />
       Ainsi, on peut voir les paroles de Jésus, non pas comme des paroles qui enferment les personnes dans des cadres étouffants, mais plutôt comme des paroles qui rappellent l’héritage et le sens profond de l’union de l’homme et de la femme. Dans les cheminements des couples qui ont la foi, il sera parfois difficile de réaliser pleinement les souhaits des paroles de Jésus, mais il faut toujours être attentif aux valeurs qui, elles, doivent être protégées et développées.        <br />
              <br />
       Dans le mariage chrétien comme le dit le <span style="font-style:italic">Synode sur la famille </span>de 2015 les époux cultivent l’amour et l’entraide mutuelle qui est leur premier but. Ils se donnent l’un à l’autre totalement dans une union corps et âmes et ils acceptent que leur amour se prolonge dans des  enfants qu’ils reçoivent comme un cadeau du Seigneur. Ils sont ouverts sur la société qui les entoure et sur les autres auxquels ils ne restent jamais étrangers.       <br />
              <br />
       Voici un extrait du document final de ce <span style="font-style:italic">Synode</span> de 2015  qui le dit bien : « L’homme et la femme accueillent ce don [de l'amour] et en prennent soin afin que leur amour puisse durer toujours. Face à la sensibilité de notre temps et aux difficultés effectives à maintenir des engagements définitifs, l’Église est appelée à proposer les exigences et le projet de vie de l’évangile de la famille et du mariage chrétien. » (Numéro 48) Et plus loin, les membres du <span style="font-style:italic">Synode</span> continuent en disant :  « Selon l’ordre de la création, l’amour conjugal entre un homme et une femme et la transmission de la vie sont ordonnés l’un à l’autre (cf. <span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 27-28). De cette façon, le Créateur a fait participer l’homme et la femme à l’œuvre de sa création et a en même temps fait d’eux des instruments de son amour, leur confiant la responsabilité de l’avenir de l’humanité à travers la transmission de la vie humaine. » (Numéro 63)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques réflexions choisies parmi plusieurs possibilités. Ce qui est le plus important ce ne sont pas mes réflexions, mais la vie des couples chrétiens. Ils sont sur un chemin où ils s’ouvrent aux appels de Dieu. Chaque couple et chaque famille sont appelés à être à leur façon une image de l’amour et de la fidélité de Dieu pour son Peuple.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de les confier au Seigneur dans une prière fréquente. Les difficultés  d’aujourd’hui touchent les jeunes couples  en particulier, ils ont besoin de notre soutien et de notre prière.       <br />
              <br />
       Que ce repas à la table de la famille de Dieu que forme la communauté chrétienne réunie autour de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang du Christ nourrisse tous nos repas familiaux et annonce le repas éternel dans la gloire du ciel auquel nous aspirons toutes et tous et auquel nous sommes toutes et tous appelés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       28 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu dit :       <br />
       « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.       <br />
       Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »       <br />
           Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela       <br />
       toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,       <br />
       et il les amena vers l’homme       <br />
       pour voir quels noms il leur donnerait.       <br />
       C’étaient des êtres vivants,       <br />
       et l’homme donna un nom à chacun.       <br />
           L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,       <br />
       aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.       <br />
       Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.       <br />
           Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,       <br />
       et l’homme s’endormit.       <br />
       Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,       <br />
       puis il referma la chair à sa place.       <br />
           Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,       <br />
       il façonna une femme       <br />
       et il l’amena vers l’homme.       <br />
       L’homme dit alors :       <br />
       « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os       <br />
       et la chair de ma chair !       <br />
       On l’appellera femme – Ishsha –,       <br />
       elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
       il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)       <br />
       R/ Que le Seigneur nous bénisse       <br />
       tous les jours de notre vie ! (cf. Ps 127, 5ac)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
            l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,       <br />
       et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,       <br />
       nous le voyons couronné de gloire et d’honneur       <br />
       à cause de sa Passion et de sa mort.       <br />
       Si donc il a fait l’expérience de la mort,       <br />
       c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.       <br />
           Celui pour qui et par qui tout existe       <br />
       voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;       <br />
       c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,       <br />
       celui qui est à l’origine de leur salut.       <br />
           Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés       <br />
       doivent tous avoir même origine ;       <br />
       pour cette raison,       <br />
       Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous ;       <br />
       en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
           Des gens présentaient à Jésus des enfants       <br />
       pour qu’il pose la main sur eux ;       <br />
       mais les disciples les écartèrent vivement.       <br />
           Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :       <br />
       « Laissez les enfants venir à moi,       <br />
       ne les empêchez pas,       <br />
       car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu       <br />
       à la manière d’un enfant       <br />
       n’y entrera pas. »       <br />
           Il les embrassait       <br />
       et les bénissait en leur imposant les mains.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)       <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57702658-42716111.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni_a1028.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-54933178</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 25 May 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Trinité par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 30 mai 2021. Textes : Deutéronome 4, 32-34.39-40, Romains 8, 14-17 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54933178-41253203.jpg?v=1617715804" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" />
     </div>
     <div>
      En commençant le temps après la Pentecôte, la liturgie dominicale, met devant nos yeux en ce premier dimanche le mystère de la Très Sainte Trinité. Elle le fait en nous le proposant non pas d’une façon intellectuelle, mais par un texte de l’évangile de saint Mathieu que nous venons de lire où il est dit « De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La Parole de Dieu sur la Trinité dans l'évangile de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Plusieurs personnes croient en Dieu. Les musulmans, par exemple, affichent leur foi en un Dieu unique comme le font aussi les Juifs. La première lecture nous le dit clairement :  « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens eux aussi croient en un Dieu unique, mais pour eux ce Dieu unique est un Dieu Père, Fils et Esprit Saint, c'est la Trinité. Le texte de saint Mathieu est clair là-dessus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont reçu cette révélation et l’ont intériorisée au cours des siècles, notamment durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église où on s’est posé un certain nombre de questions comme : « Est-ce que le Fils était en-dessous du Père? », « Est-ce que Jésus était Dieu? » « Est-ce que l’Esprit Saint était un personne? » etc. On en est venu dans la prière et dans la méditation à une synthèse vivante de la foi en la Trinité où ce sont les relations des trois Personnes entre elles et avec nous qui prennent le devant de la scène.       <br />
              <br />
       Le salut nous fait entrer dans une communion intime avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Dieu ne s’est pas contenté de nous faire savoir qu’il existait - ce serait déjà très beau - mais il nous a révélé qu’ils sont trois à l’œuvre dans le monde pour sauver toute l’humanité  : le Père qui nous aime, qui veut notre salut, qui est à l’origine de notre salut; le Fils l’envoyé du Père en qui se réalise notre salut par sa Mort et sa Résurrection et le Saint Esprit qui habite en nos cœurs, qui nous fait vivre et prier en fils et filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà la Parole de Dieu qui nous est proposée aujourd’hui. Notre Dieu est un Dieu Vivant et non pas une abstraction, un Dieu lointain, froid et impersonnel, mais un Dieu où se vit une communion et des relations vivantes. On pourrait dire que la Trinité est comme une famille où chacun et chacune a sa place et où chaque personne contribue à l’unité de l’ensemble.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quelle est maintenant la portée actuelle de cette révélation du Dieu Un et Trine ? Cette révélation qui rejoint nos cœurs est évoquée à chaque fois que nous faisons le signe de la Croix où nous disons, un peu machinalement parfois,  « Au nom du Père et de Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
              <br />
       Ce signe de la croix que nous traçons sur nous en honneur des trois personnes de la Trinité n'est pas un geste proposé à notre seule intelligence.  Savoir qu'il y a trois Personnes en Dieu et un seul Dieu, c’est bien, c’est même très bien, mais aujourd’hui la Parole de Dieu nous montre que la Trinité c’est le mystère d’un Dieu présent dans nos vies et dans son Église. C’est le mystère d’une vie. Pour nous ce qui est important, ce n’est pas seulement le fait de croire qu’il y a trois Personnes en Dieu, c’est l’expérience vitale de quelqu'un qui se rend compte que, par le Baptême qu’il a reçu, il est en communion avec des personnes vivantes. C’est celle de quelqu'un qui se sait fils ou fille d’un Père qui l’aime, qui lui fait partager, grâce au don de l’Esprit Saint qui habite en nos cœurs, la vie même du Christ ressuscité auprès du Père       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, est-ce que c’est cela le mystère de Sainte Trinité pour vous ? Est-ce que c’est cette relation vivante   avec un Dieu  Père, Fils et Saint Esprit qui agit dans nos vies, avec qui nous partageons la vie nouvelle : la vie de la grâce reçue de Dieu lui-même qui fait de nous comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>  des « personnes participantes de la nature divine » par la grâce de Dieu.  « De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise», lit-on dans ce passage ( 2 <span style="font-style:italic">Pierre </span>1, 4) .        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, prenons un instant pour reconnaître et goûter la présence de la Trinité au profond de nous-mêmes et tournons-nous vers elle en redisant ces belles paroles de sainte Élisabeth de la Trinité, jeune carmélite de Dijon (1880-1906) : « Ô mes trois, mon Tout, ma Béatitude… Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »       <br />
              <br />
       C’est ainsi que les paroles de notre Credo - le « Je crois en Dieu» - ne sont plus vides des sens, mais pleines d’une richesse vivifiante         <br />
              <br />
       « Je crois en Dieu le Père, Tout-Puissant…        <br />
       Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur…        <br />
       Je crois au Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       25 mai 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie 22 mai 2018-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 32-34.39-40)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
       « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,       <br />
       depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :       <br />
       d’un bout du monde à l’autre,       <br />
       est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,       <br />
       a-t-on jamais connu rien de pareil ?       <br />
       Est-il un peuple qui ait entendu comme toi       <br />
       la voix de Dieu parlant du milieu du feu,       <br />
       et qui soit resté en vie ?       <br />
       Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,       <br />
       de venir la prendre au milieu d’une autre,       <br />
       à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,       <br />
       à main forte et à bras étendu,       <br />
       et par des exploits terrifiants       <br />
       – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu       <br />
       le faire pour toi en Égypte ?       <br />
       Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :       <br />
       c’est le Seigneur qui est Dieu,       <br />
       là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;       <br />
       il n’y en a pas d’autre.       <br />
       Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur       <br />
       que je te donne aujourd’hui,       <br />
       afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (32, 12a)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,       <br />
       l’univers, par le souffle de sa bouche.       <br />
       Il parla, et ce qu’il dit exista ;       <br />
       il commanda, et ce qu’il dit survint.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; en lui nous crions “Abba !”, Père ! » (Rm 8, 14-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
       Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,       <br />
       c’est-à-dire : Père !       <br />
       C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
       Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
       Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
       Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
       apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54933178-41253203.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-B-Au-nom-du-Pere-et-du-Fils-et-du-Saint-Esprit_a1010.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Dec 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 27 décembre 2020. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51127355-39317090.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      <!--Ce dimanche de la fête de la Sainte Famille nous garde dans l’esprit de Noël. C’est toujours le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu qui est devant nos yeux.        <br />
              <br />
       Les textes des lectures et de l’Évangile de ce jour mettent en scène des personnes qui ont en commun une foi à toute épreuve dans la Parole de Dieu. Abraham et Sara dans la première et la seconde lecture sont enracinés dans une attente ouverte dont ils ne connaissent pas les contours de réalisation. Siméon et Anne, dans l’évangile touchent de leurs mains le salut de Dieu dans l’enfant que Marie et Joseph portent au temple.       <br />
              <br />
       C’est la beauté et la richesse de cette fête de la Sainte Famille que de nous permettre d’entrer par la foi dans la grande famille de Dieu où nous vivons en relation avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       Regardons les modèles proposés ce matin pour en tirer des leçons pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Abraham et Sara, Marie et Joseph</span>       <br />
              <br />
       Vous connaissez en gros l’histoire de celui qu’on nomme le père des croyants : Abraham. L’auteur de la Lettre aux Hébreux retient trois points tournants de l’histoire d’Abraham : son départ de Mésopotamie, d’Ur en Chaldée (l’Iraq d’aujourd’hui), l’annonce qu’il aura une descendance malgré son grand âge et enfin le geste d’offrir son fils à Dieu. Ces rappels s’inscrivent dans le mouvement de l’Alliance qu’Abraham vit avec son Dieu.       <br />
              <br />
       Celle-ci est basée sur une foi qui remet tout à Dieu, éclairée par les promesses d’une grande famille à venir. Voilà où mène l’Alliance. Elle est une Alliance qui crée un peuple choisi, une famille de Dieu, dont l’histoire a ses beaux et se mauvais côtés, une famille durable qui accueillera le Messie promis, Jésus.       <br />
              <br />
       Celui-ci prendra corps dans une famille humaine exceptionnelle bâtie sur la foi comme dans le cas d’Abraham : la foi de Marie qui répond à l’Ange de l’Annonciation « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole », la foi de Joseph qui, gardant Marie près de lui, entre dans le plan de Dieu avec une confiance comparable à celle d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Siméon et Anne</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous présente deux autres modèles de foi liés à la reconnaissance de la venue de Dieu parmi nous : le vieillard Siméon et la prophétesse Anne. Malgré leur âge avancé, ils se sentent encore partie prenante de la famille de Dieu. Ils ont consacré leurs vies à servir le Seigneur. Comme croyants, ils savent que c’est dans cette famille qu’apparaitra le salut pour tous et toutes. Ils l’ont espéré.        <br />
              <br />
       Dans cette famille qu’est le peuple choisi par Dieu pour apporter au monde une lumière à nulle autre pareille, ils reconnaissent la présence du Salut dans un petit enfant parmi des milliers qui se retrouvent au Temple avec leurs parents pour accomplir les rites habituels qui suivent toute nouvelle naissance : présentation de trois colombes et offrande de l’enfant au Seigneur.        <br />
              <br />
       Siméon entonnera un chant de louange disant « Mes yeux ont vu le Salut, je puis maintenant m’en aller en paix. » Il est le modèle d’une foi tenace qui ne s’est jamais éteinte. La prophétesse Anne est dans le même cas.       <br />
              <br />
       Voilà deux autres modèles à suivre dans nos parcours de vie de croyants et croyantes. Ne jamais se décourager, attendre avec confiance et reconnaître les passages de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette année nous sommes invités par les textes de l’Écriture en ce jour de la fête de la Sainte Famille à un sursaut de foi.        <br />
              <br />
       Les familles d’aujourd’hui en ont bien besoin. Leurs visages sont nombreux. La famille comme unique noyau de rencontre et de relations est éclatée. Les parents et les enfants vivent parfois des éloignements et des tensions qui les accablent.  Il n’est plus rare qu’un enfant, en plus de son père et de sa mère, ait dans le décor le conjoint de sa mère ou la conjointe de son père et que dire des enfants avec deux pères ou deux mères.        <br />
              <br />
       Les figures de la famille changent inexorablement. Une chose demeure pour les personnes croyantes, la famille de Dieu inclut toutes les familles si différentes soient-elles. Voilà le regard de foi que nous pouvons développer à l’image de celui d’Abraham et Sara, de Marie et de Joseph, de Siméon et Anne.        <br />
              <br />
       Tendus vers en avant, grâce à la foi, nous avançons sur des chemins que nous ne connaissons pas en détail. Mais une chose demeure, c’est la présence du Dieu de l’Alliance qui se continue dans nos vies dans un réseau de relations vivantes avec nos proches et avec ceux et celles qui forment notre famille restreinte ou élargie.        <br />
              <br />
       La foi nous permet de vivre nos relations familiales dans le respect, la confiance et l’amour. C’est ce que les lectures de ce jour nous inspirent.  Prenons le temps de recevoir ce message et essayons de l’appliquer en partageant avec les personnes près de nous, avec nos enfants, nos petits-enfants, avec nos voisins et voisines etc.. Comme le vieillard Siméon, nous avons vu le Salut de Dieu, soyons dans l’action de grâces et partageons simplement notre joie d’être fils et filles de Dieu dans la grande famille des enfants de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille était chère au premier évêque de Québec, <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lavalndc.html">saint François de Laval</a>, qui a fondé la Congrégation de la Sainte Famille qui existe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Que sa dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph nous aide à nous enraciner encore plus profondément dans la famille de Dieu et que le Fils unique, le Seigneur Jésus, nous entraîne derrière lui au banquet éternel où nous nous retrouverons tous ensemble comme famille autour du Père céleste.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
       -->       <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 26 décembre 2017-->       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Cette fête se situe pour nous aujourd'hui au lendemain de Noël. Nous la célébrons donc dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette Famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette Famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51127355-39317090.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-27-decembre-2020-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a985.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Oct 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 7 octobre 2018 Année B. Textes: Genèse 2,18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22786335-25333364.jpg?v=1538514131" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant la première lecture et l’évangile, nous voici ce matin amenés dans un sujet discuté, controversé et palpitant cependant puisqu’il touche toute l’Église et toutes les communautés  chrétiennes. Il s’agit du rapport de l’homme et de la femme, de leur union dans le mariage et de leur témoignage dans la société.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des discussions vives autrefois et aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on s’arrête à l’évangile qui vient d’être lu, on voit que, du temps de Jésus, des questions concrètes se posaient. Il est confronté à  celles-ci. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des réglementations concernant le divorce où un mari pouvait renvoyer sa femme. La loi juive donnait des précisions qui sont rapportées ici.       <br />
              <br />
       Le temps a passé et ce ne sont plus seulement les juifs qui ont établi des règles pour le divorce. Nos états modernes l’ont fait. Ils ont prévu aussi une protection pour les couples qui ne veulent pas s’engager dans un mariage même civil. D'un autre côté,  la question des divorcés remariés suscite de nombreuses interrogations dans l’Église. Le pape François a convoqué en 2015 les évêques pour une réunion, un Synode sur la famille, où la question a été discutée. On y a rappelé la doctrine traditionnelle en ouvrant toutefois les décisions de fréquenter ou non l’Eucharistie pour les personnes divorcées et remariées à la conscience bien formée des personnes dans cette situation au cours d’un cheminement de discernement.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans les paroles de Jésus, sans les précisions que les cas concrets demandent, le rappel de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un héritage à conserver et à valoriser</span>       <br />
              <br />
       Dans une société comme la nôtre où les situations de couples sont si diversifiées, où existent même des reconnaissances juridiques de couples de même sexe, les paroles de Jésus paraissent à contre-courant. Pourtant, en reprenant ce qu’on trouve dans le récit du livre de la Genèse que nous a rappelé la première lecture, ces paroles de Jésus font état d'un héritage à conserver.        <br />
              <br />
       C’est dire la continuité qu’il y a dans la réponse de Jésus. Celui-ci ne se trouve pas autorisé à dire autre chose que ce qui est déjà et il rappelle, avec à-propos, la parole de Genèse : « Ce que Dieu a uni, que homme ne le sépare pas ». Il s’agit ici de ce qu’on a appelé, dans un terme technique,  l’indissolubilité du mariage que les premiers chrétiens ont adopté d’emblée. Saint Paul le dit clairement dans sa lettre aux Corinthiens.       <br />
              <br />
       Cet héritage est basé sur une vision de l'être humain dans sa nature d’être sexué, d’homme et de femme, et sur la complémentarité de ceux-ci. Toute cette vision conduit à favoriser le développement d’un amour stable dans le couple chrétien et amène en même temps une richesse très intimement liée à celui-ci dans la famille qui, par les enfants, crée une nouvelle église, pourrait-on dire. En effet les époux chrétiens deviennent comme le dit saint Paul une image des relations du Christ et de l’Église, avec leurs enfants ils forment le noyau d’une église domestique où tous sont accueillis et se soutiennent mutuellement.        <br />
              <br />
       Voilà l’héritage et le plan de Dieu pour les époux que les paroles de Jésus nous invitent à proposer.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit en commençant, les réalisations concrètes souffrent bien des variations et des divergences. Le document final du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> en 2015 le constate lorsqu'il écrit : « Dans la formation à la vie conjugale et familiale, l’approche pastorale devra tenir compte de la pluralité des situations concrètes »  (Numéro 34). Il n’est pas dans mon propos ici de juger ces situations, mais j'aimerais toutefois rappeler qu'il  y a un principe qui doit toujours être mis de l'avant, c’est celui de respecter les personnes sans les juger.         <br />
              <br />
       Ainsi, on peut voir les paroles de Jésus, non pas comme des paroles qui enferment les personnes dans des cadres étouffants, mais plutôt comme des paroles qui rappellent l’héritage et le sens profond de l’union de l’homme et de la femme. Dans les cheminements des couples qui ont la foi, il sera parfois difficile de réaliser pleinement les souhaits des paroles de Jésus,mais il faut toujours être attentif aux valeurs qui, elles, doivent être protégées et développées.        <br />
              <br />
       Dans le mariage chrétien comme le dit le Synode sur la famille de 2015 les époux cultivent l’amour et l’entraide mutuelle qui est leur premier but. Ils se donnent l’un à l’autre totalement dans une union corps et âmes et ils acceptent que leur amour se prolonge dans des  enfants qu’ils reçoivent comme un cadeau du Seigneur. Ils sont ouverts sur la société qui les entoure et sur les autres auxquels ils ne restent jamais étrangers.       <br />
              <br />
       Voici un extrait du document final de ce Synode de 2015  qui le dit bien : « L’homme et la femme accueillent ce don [de l'amour] et en prennent soin afin que leur amour puisse durer toujours. Face à la sensibilité de notre temps et aux difficultés effectives à maintenir des engagements définitifs, l’Église est appelée à proposer les exigences et le projet de vie de l’évangile de la famille et du mariage chrétien. » (Numéro 48) Et plus loin, les membres du <span style="font-style:italic">Synode</span> continuent en disant :  « Selon l’ordre de la création, l’amour conjugal entre un homme et une femme et la transmission de la vie sont ordonnés l’un à l’autre (cf. Genèse 1, 27-28). De cette façon, le Créateur a fait participer l’homme et la femme à l’œuvre de sa création et a en même temps fait d’eux des instruments de son amour, leur confiant la responsabilité de l’avenir de l’humanité à travers la transmission de la vie humaine. » (Numéro 63)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques réflexions choisies parmi plusieurs possibilités. Ce qui est le plus important ce ne sont pas mes réflexions, mais la vie des couples chrétiens. Ils sont sur un chemin où ils s’ouvrent aux appels de Dieu. Chaque couple et chaque famille sont appelés à être à leur façon une image de l’amour et de la fidélité de Dieu pour son Peuple.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de les confier au Seigneur dans une prière fréquente. Les difficultés  d’aujourd’hui touchent les jeunes en particulier, ils ont besoin de notre soutien et de notre prière.       <br />
              <br />
       Que ce repas à la table de la famille de Dieu que forme la communauté chrétienne réunie autour de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang du Christ nourrisse tous nos repas familiaux et annonce le repas éternel dans la gloire du ciel auquel nous aspirons toutes et tous et auquel nous sommes toutes et tous appelés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       2 octobre 2018       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       «L’indissolubilité correspond au désir profond d’amour réciproque et durable que le Créateur a mis dans le cœur de l’homme, il est un don qu’il fait lui- même à chaque couple : " Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas" » (Mt 19, 6 ; cf. Mc 10, 9).   n. 4 du Document final du Synode sur la Famille en 2015       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu dit :       <br />
       « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.       <br />
       Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »       <br />
           Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela       <br />
       toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,       <br />
       et il les amena vers l’homme       <br />
       pour voir quels noms il leur donnerait.       <br />
       C’étaient des êtres vivants,       <br />
       et l’homme donna un nom à chacun.       <br />
           L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,       <br />
       aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.       <br />
       Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.       <br />
           Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,       <br />
       et l’homme s’endormit.       <br />
       Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,       <br />
       puis il referma la chair à sa place.       <br />
           Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,       <br />
       il façonna une femme       <br />
       et il l’amena vers l’homme.       <br />
       L’homme dit alors :       <br />
       « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os       <br />
       et la chair de ma chair !       <br />
       On l’appellera femme – Ishsha –,       <br />
       elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
       il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)       <br />
              <br />
       R/ Que le Seigneur nous bénisse       <br />
       tous les jours de notre vie ! (cf. Ps 127, 5ac)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
            l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,       <br />
       et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,       <br />
       nous le voyons couronné de gloire et d’honneur       <br />
       à cause de sa Passion et de sa mort.       <br />
       Si donc il a fait l’expérience de la mort,       <br />
       c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.       <br />
           Celui pour qui et par qui tout existe       <br />
       voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;       <br />
       c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,       <br />
       celui qui est à l’origine de leur salut.       <br />
           Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés       <br />
       doivent tous avoir même origine ;       <br />
       pour cette raison,       <br />
       Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous ;       <br />
       en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
           Des gens présentaient à Jésus des enfants       <br />
       pour qu’il pose la main sur eux ;       <br />
       mais les disciples les écartèrent vivement.       <br />
           Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :       <br />
       « Laissez les enfants venir à moi,       <br />
       ne les empêchez pas,       <br />
       car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu       <br />
       à la manière d’un enfant       <br />
       n’y entrera pas. »       <br />
           Il les embrassait       <br />
       et les bénissait en leur imposant les mains.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22786335-25333364.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni-que-l-homme-ne-le-separe-pas-_a855.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour des funérailles « Venez, les bénis de mon Père »</title>
   <pubDate>Sat, 06 Jan 2018 17:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles de ma cousine Liliane Grenier-Hogan (Lily Hogan) Église Saint Mathieu (Paroisse Notre-Dame de Foy à Québec) «Venez, les bénis de mon Père » 6 janvier 2018. Textes de l'Écriture: Sagesse 2, 23; 3, 1-6.9, 1, Jean 3, 14.16-20 et Mathieu 25, 31-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/19268736-23223982.jpg?v=1515014307" alt="Homélie pour des funérailles « Venez, les bénis de mon Père »" title="Homélie pour des funérailles « Venez, les bénis de mon Père »" />
     </div>
     <div>
      Ceux qui me connaissent savent que je fais des sites internet et que je fréquente Twitter et Facebook. C’est sur Facebook, pour être plus précis sur la couverture de la page facebook de Cyrille,  que j’ai vu la photo de toute la famille Hogan lors du 40e anniversaire de la relation de Susan et Marc prise le 19 septembre 2016 que Delphine a aussi reproduite sur sa page facebook.       <br />
              <br />
       J’ai compris alors par les commentaires qui accompagnaient cette photo l’importance que Lily et John ainsi que les enfants et petits-enfants accordaient à ce milieu de vie qu’est la famille. Il n’est pas exagéré de dire que Lily l’a toujours mis au sommet de ses préoccupations.        <br />
              <br />
       Mon but dans cette homélie n’est pas de faire un portrait de Lily, mais de montrer à partir des textes des lectures qui ont été choisis avec soin par Susan et la famille comment tout au cours de sa vie elle a vécu une foi qui s’est traduite dans des gestes et des actions concrètes au service des siens et au service des autres. « La foi sans les œuvres est une foi morte » nous rappelle la lettre attribuée à l’apôtre saint Jacques (Jacques 2, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le texte très connu de l’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu me paraît des plus appropriés pour accompagner notre mémoire dans cette célébration.       <br />
              <br />
       Je suis sûr que Lily entend maintenant directement la voix de Jésus qui lui dit : « Lilly, j’étais malade, et tu m’as soigné, j’étais démuni et tu m’as aidé,  j’étais dans le besoin et tu m’as accueilli, j’avais besoin de parler et tu m’as écouté etc.». L’évangéliste saint Mathieu essaie de nous faire comprendre dans ce passage comment vivre notre vie présente car c’est maintenant qu’il faut mettre en pratique ce qu’on croit.         <br />
              <br />
       Et comment le faire?        <br />
              <br />
       La réponse de saint Mathieu est simple et claire. C’est en regardant ceux et celles qui sont autour de nous comme des frères et des sœurs, comme des enfants de Dieu, comme Jésus lui-même parmi nous.         <br />
              <br />
       « Regarder les autres comme Jésus parmi nous ». Notre pape François est un merveilleux exemple de quelqu’un qui met en pratique cette page d’évangile. Lily l’a été à sa façon. Vous pourriez témoigner, chacune et chacun, de plein de gestes dont vous vous souvenez et qui sont comme des pages d’Évangile que Lily vous a montrées.       <br />
              <br />
       Car pour Lily, la foi qu’elle vivait intensément n’était pas dans les nuages. Elle l’a toujours mise en pratique. Elle s’impliquait dans sa paroisse à divers niveaux. Elle était toujours prête à rendre un service bénévole ou à apporter une aide à qui en avait besoin. Sa piété était contagieuse et elle a donné tout au cours de sa vie le témoignage d’un personne habitée par la présence de Dieu, à l’écoute de l’Esprit sans faire trop de flafla, mais simplement et humblement.       <br />
              <br />
       Où se trouvait la source de cet élan qui ne s’est jamais ralenti même dans les dernières années où sa santé lui faisait de plus en plus défaut?        <br />
              <br />
       La réponse nous est donnée par la deuxième lecture : l’amour. Oui, l’amour dans le cœur d’une épouse, d’une mère, mais aussi l’amour reçu de Celui qui est le Dieu Amour. Avec qui elle était en dialogue continuel. « Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » (I Jean 3, 20).       <br />
              <br />
       Bien sûr qu’il y a eu des hauts et des bas, mais l’eau de l’amour de Dieu a toujours coulé dans la rivière du cœur de Lily. Elle s’y replongeait chaque jour dans une prière personnelle  où elle s’en remettait à « la fournaise de l’Amour miséricordieux » de Dieu. Dans ses derniers jours, elle disait combien elle sentait la présence de Jésus. Elle reconnaissait la grâce de Dieu en elle. Ses dernières paroles furent celles du « Je crois en Dieu » la veille de son décès       <br />
              <br />
       Voici la prière que Lily récitait chaque jour : « Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son Amour miséricordieux. Ô mon Dieu! Je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d’accomplir parfaitement votre sainte volonté, d’accepter pour votre Amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l’éternité. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration que nous vivons en étant rassemblés une dernière fois par Lily, un épouse, une mère, une grand-mère, une sœur, une amie, une parente nous permette de laisser naître en nous le même amour qui l’a nourri toute sa vie.        <br />
              <br />
       C’est à la portée de toutes et de tous. Ce n’est pas quelque chose d’impossible. Il nous revient d’en prendre les moyens et, pour ceux et celles qui partagent la foi de Lily, nous pouvons être sûrs que nous serons toujours soutenus par la grâce du Dieu Amour qui est plus grand que notre cœur.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       6 janvier 2018</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/19268736-23224024.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-des-funerailles-Venez-les-benis-de-mon-Pere_a815.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 2-12) : « L'amour est notre mission »</title>
   <pubDate>Wed, 30 Sep 2015 03:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 27e dimanche du temps ordinaire 4 octobre 2015 Année B Textes: Genèse 2,18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8321465-13032549.jpg?v=1443464435" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 2-12) : « L'amour est notre mission »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 2-12) : « L'amour est notre mission »" />
     </div>
     <div>
      Dans le sillage de la VIIIe Rencontre internationale des familles qui s'est terminée à Philadelphie dimanche dernier 27 septembre 2015, les textes des lectures d'aujourd'hui nous permettent de nous en approprier le thème qui était &quot;L'amour est notre mission : la famille pleinement vivante&quot;.  Sans l'amour du couple, homme et femme, la famille est un vain mot, elle s'étiole et perd sa vie. En effet, au coeur du couple, homme et femme, c'est l'amour qui explique tout, qui vivifie tout, qui s'épanouit.       <br />
              <br />
       Regardons ensemble le parcours de l'amour dans le couple et la famille.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La source</span>       <br />
              <br />
       Commençons par en chercher la source. Et c'est le pape François qui nous guidera vers elle.       <br />
              <br />
       Pour répondre à cette question, le pape François dans son intervention improvisée à la Veillée de prière le samedi soir à Philadelphie a raconté l'épisode suivant de sa vie. Un jour, dit-il, un enfant me demande à brûle-pourpoint après une catéchèse sur la création : qu'est-ce que faisait Dieu avant de créer le monde? J'ai été surpris de la question, continue le pape, puis j'ai réfléchi rapidement et la réponse m'est venue.  Je vous la donne.        <br />
              <br />
       Avant de créer le monde, ai-je dit alors à mon jeune interlocuteur, Dieu vivait l'amour. Le Père aimait le Fils, le Fils aimait le Père et tous les deux aimaient l'Esprit Saint qui à son tour les aimait. Dieu est un foyer d'amour et cet amour, il n'a pas voulu le garder seulement pour lui, c'est pourquoi, il a créé le monde qui est un reflet de son amour. Toute la création est à son image et en particulier les êtres humains qu'il a créés à sa ressemblance et qui peuvent voir et reconnaître ce qu'il a fait, qui peuvent, s'ils le veulent, entrer dans ce grand mouvement d'amour.       <br />
              <br />
       Ainsi pour répondre à notre question, la source de notre mission d'amour est dans l'amour de Dieu au sein de la Trinité qui n'arrête jamais de se répandre dans le monde. Pour assurer cette épanchement d'amour continuel, Dieu a créé comme le dit le texte de la Genèse que nous venons de lire l'homme et la femme pour qu'ils ne fassent qu'un dans une seule chair: &quot;Tous deux ne feront plus qu'un.&quot; Ce mystère de l'union de l'homme et de la femme est celui du mariage dont parle Jésus dans l'évangile.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le défi</span>       <br />
              <br />
       Unis dans une seule chair par le mariage, les époux reflètent sur la terre l'amour qu'il y a en Dieu, dans la Trinité. Cela ne va pas sans tensions ni sans échecs.  Ainsi, dans l'Évangile Jésus accueille la question des ses auditeurs qui font état de ces échecs possibles que Moïse dans l'Ancien Testament avaient reconnus en ouvrant la porte à une forme de divorce.        <br />
              <br />
       Jésus tout en sachant que la vie dans le mariage est un incroyable défi ne se laisse pas démonter et il préfère regarder la puissance de l'amour que Dieu met dans le coeur des époux. Ceux-ci pour Jésus ne bâtissent pas leur relation en milieu fermé. Ils entrent dans un mouvement d'amour qui les dépasse et ainsi, malgré leurs limites, ils peuvent envisager avec confiance le défi de vivre cette union dans une seule chair en prenant modèle, comme le dira saint Paul plus tard, sur le Christ et l'Église qui ne sont qu'un et dont l'amour est le ciment. En effet, le Christ a tellement aimé l'Église qu'il a donné sa vie pour elle, dira saint Paul (Éphésiens 5, 25).       <br />
              <br />
       Il reste que le défi est un défi qui n'est pas affronté une fois pour toutes. C'est un défi quotidien. On a l'habitude de dire que l'on ne se marie pas seulement le jour de l'échange des consentements, mais qu'on se marie à chaque jour. Toute journée devrait se terminer dans une union renouvelée pour les époux et s'il y a eu quelques heurts, il ne faut jamais s'endormir avant de s'être réconciliés. C'est là un énorme défi qui s'ajoute aux autres, mais avec la grâce du sacrement de mariage tout est possible.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La récompense</span>       <br />
              <br />
       Le chemin du mariage chrétien ne serait pas possible sans la grâce du sacrement de mariage comme nous venons de la dire, mais aussi sans la bénédiction du Seigneur à travers la famille qui se crée autour des époux. Ceux-ci, la plupart du temps, deviennent parents. Leur amour fleurit dans des êtres qu'ils reçoivent de Dieu et qu'ils aiment d'un amour à nul autre pareil dans une &quot;famille pleinement vivante&quot;. Ainsi cette grand-maman qui écrivait dans son journal à la fin de sa longue vie :  &quot;J'ai tellement aimé mes enfants. Cela a été mon plus grand bonheur....La tendresse et l'amour sont comme une eau qui court. Plus on donne,  plus il en vient. &quot;        <br />
              <br />
       En effet, l'amour des parents pour leurs enfants continue sur la terre l'amour de Dieu où il prend sa source. Il ne peut se réduire à aucun autre amour, Il unit tout ce que Dieu donne, tout ce que les époux partagent et tout ce qu'ils sont. Il est le mouvement même du don qui ne se referme pas sur soi mais qui, comme l'amour de Dieu, devient créateur. Quelle belle mission! Oui, peuvent dire les couples chrétiens et les familles chrétiennes &quot;l'amour est notre mission&quot;.       <br />
              <br />
       Comme nous y invite la scène finale du texte de l'évangile qui a été lu tout à l'heure : &quot;Laissez venir à vous les petits enfants&quot; comme le fait Jésus. Ils sont des modèles d'abandon et d'accueil. Leur petitesse les rend fragiles et dépendants, mais en même temps ouverts et confiants. Ils sont la récompense des couples chrétiens qui les reçoivent comme un cadeau précieux, signes de l'amour de Dieu qui &quot;court et se donne&quot; dans jamais retourner en arrière.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dans le sillage de la <span style="font-style:italic">Rencontre internationale des familles à Philadelphie</span> et dans la perspective de la deuxième étape du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> dont le pape François a fait l'ouverture solennelle à Saint-Pierre de Rome ce matin soit pour nous un moment fort d'amour et d'abandon confiant à l'amour de la Trinité, Père, Fils et Esprit qui continue de se répandre dans toutes les créatures et particulièrement dans les  couples et les familles qui en sont des signes visibles dans notre monde d'aujourd'hui.        <br />
              <br />
       Que le Pain de vie partagé soit le soutien et la nourriture de vos couples et de vos familles !       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       30 septembre 2015</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8321465-13032550.jpg?v=1443550201" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 2-12) : « L'amour est notre mission »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 2-12) : « L'amour est notre mission »" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <title>Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée</title>
   <pubDate>Thu, 24 Sep 2015 03:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval a révisé sa réflexion sur les divorcés remariés pour la rendre plus claire. En voici la version finale en vue du Synode sur la famille du 4 au 25 octobre 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8304827-13000109.jpg?v=1443059388" alt="Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée" title="Mgr Pierre Gaudette : Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 révisée" />
     </div>
     <div>
      Texte final révisé en septembre 2015 <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_2_ajout_gaudette.pdf">en format PDF</a> intitulé : " <b>Les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie (texte révisé) Octobre 2015</b> "       <br />
              <br />
       <!--Cette réflexion commencée à l'automne 2014 a été publiée in extenso sur notre site.        <br />
              <br />
       Le premier volet inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014 se trouve à l' <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">adresse suivante</a>.       <br />
              <br />
       Un deuxième volet de sa réflexion a été publié en avril 2015 sous le titre <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a>       <br />
              <br />
       Il s'agit ici d'une <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_2_ajout_gaudette.pdf">version révisée</a> où l’auteur a  voulu  apporter dans la présente version quelques réaménagements qui, espère-t-il, clarifient sa pensée.       <br />
       Voici le plan de la réflexion de Mgr Gaudette dans le texte révisé qu’il présente ainsi :       <br />
       -->       <br />
       Il s'agit ici d'une version révisée d'un texte publié en avril 2015 où l’auteur a  voulu  apporter quelques réaménagements qui, espère-t-il, clarifient sa pensée.       <br />
              <br />
       Voici le plan de la réflexion de Mgr Gaudette dans le texte révisé qu’il présente ainsi :       <br />
              <br />
       "Le présent synode sur la famille a un but essentiellement  pastoral. Il ne s’agit pas d’abord de développer le corps de doctrine concernant le mariage et la famille. Cela a été fait avec beaucoup de profondeur sous le pontificat de Jean-Paul II. Il s’agit plutôt de dégager, dans le contexte d’aujourd’hui une pastorale adéquate pour les personnes en situation problématique, et plus particulièrement pour les divorcés remariés. « Quelle attitude, par exemple, adopter face à des divorcés remariés qui fréquentent leur paroisse et expriment le désir de communier? » Question éminemment pastorale.        <br />
              <br />
       Pour y répondre, il nous faut au point de départ        <br />
              <br />
       (1) être à l’écoute des personnes en cause et discerner quelle perception elles ont de leur situation. Il nous faut aussi        <br />
              <br />
       (2) être conscients des difficultés inédites de la conscience morale dans une société pluraliste. Nous en déduirons        <br />
              <br />
       (3) la nécessité d’une approche morale et        <br />
       pastorale différente de l’approche traditionnelle axée sur la formulation des normes. Enfin,        <br />
              <br />
       (4) nous aborderons la question plus précise des divorcés remariés."       <br />
              <br />
       Bonne lecture!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       23 septembre 2015</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette</title>
   <pubDate>Sat, 18 Apr 2015 03:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Gaudette</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval continue sa réflexion sur les divorcés remariés. Il nous transmet une deuxième texte inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7410345-11415688.jpg?v=1422845863" alt="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" title="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" />
     </div>
     <div>
      Voici son texte en format PDF <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_pierre_gaudette2_150417.pdf">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a> pour lire le premier texte <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       Pour donner un aperçu de la position de Mgr Gaudette, voici un extrait de sa conclusion : «Plutôt que de parler de scandale, je parlerais plutôt d’une exigence de réalisme. Le divorce est toujours un échec. Il est une atteinte à l’indissolubilité attachée à tout amour véritable, surtout lorsque les conjoints s’engagent officiellement face à la société et à l’Église. Mais il faut prendre en compte la faiblesse humaine qui ne résiste pas toujours aux sollicitations extérieures ou à la routine d’une vie commune sans échanges profonds. Oui, beaucoup de mariages indissolubles se sont dissous progressivement par manque d’attention des conjoints eux-mêmes ou ont éclaté en raison de crises soudaines. C’est que l’amour, condition et ciment de l’indissolubilité, n’a pas été suffisamment nourri et entretenu. L’Église doit pouvoir accompagner ceux et celles qui ont été brisés par cet échec de leur amour. Elle doit pouvoir éventuellement leur offrir le pardon du Seigneur, même s’ils se sont engagés dans une autre union, portés qu’ils sont maintenant par un amour qu’ils souhaitent authentique envers un autre partenaire.»       <br />
              <br />
              <br />
       Et il continue : « Mais, pour éviter toute ambiguïté - et pour le bien même des personnes en cause - il conviendrait cependant, comme on l’a déjà suggéré plus haut, que l’accès au sacrement de Pénitence et d’Eucharistie se fasse au terme d’un temps officiel de pénitence ou mieux de discernement au cours duquel les divorcés remariés feraient le point sur leur situation et sur les appels qu’ils perçoivent de la part du Seigneur.  Doivent-ils revenir à leur premier mariage? Se découvrent-ils appelés à vivre la continence totale dans la deuxième union, leur alliance conjugale devant alors être vécue comme alliance fraternelle? Doivent-ils vivre positivement leur vie de couple et construire ce nouvel amour qu’ils veulent indissoluble? Comme l’exprime très bien un théologien qui est en même temps père de famille,  «  n’y aurait-il pas dans l’effort de vivre la deuxième union dans la générosité, dans le respect et l’amour du conjoint, dans le souci des enfants tant de la première que de la deuxième union, n’y aurait-il pas là des signes de conversion susceptibles de conduire à la réception du sacrement ? »  Il y aurait tout intérêt à ce que ce temps de discernement se termine par une célébration d’accueil dont il faudrait préciser les éléments. Le scandale, aujourd’hui, ce serait de ne pas offrir le pardon sacramentel et le corps du Christ à des personnes brisées par la rupture de leur mariage, engagées dans un amour qui se veut définitif et soucieuses de reconstruire leur vie à la suite du Christ.»        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pierre Gaudette       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       Université Laval, Québec       <br />
       Membre de la Commission internationale de théologie de 1997 à 2008       <br />
              <br />
       Le 15 avril 2015       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html</link>
  </item>

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   <title>Note sur les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie</title>
   <pubDate>Tue, 18 Feb 2014 03:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Gaudette</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur associé de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval et prêtre associé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec nous fait parvenir ce texte des plus intéressants que nous sommes heureux de vous partager.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6336468-9556606.jpg?v=1392692613" alt="Note sur les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie" title="Note sur les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie" />
     </div>
     <div>
      Mgr PIerre Gaudette a été professeur d'Éthique fondamentale à l'Université Laval pendant de nombreuses années et titulaire d'un cours sur les divorcés-remariés. De 2002 à 2008 il a été secrétaire de l'<span style="font-style:italic">Assemblée des évêques catholiques du Québec</span>. Il a été membre de la <span style="font-style:italic">Commission théologique internationale</span>. Son expertise et sa compétence lui ont permis de regarder toute la question de l'accès aux sacrements des divorcés-remariés avec des points de vue qui ouvrent des perspectives nouvelles sur cette question qui est à l'ordre du jour du Consistoire extraordinaire des cardinaux avec le pape François à Rome les 20 et 21 février 2014.        <br />
              <br />
       La citation de saint Cyprien de Carthage sur les <span style="font-style:italic">lapsi</span> (chrétiens qui sous la crainte du martyre avaient renié leur foi devant les persécuteurs) que Mgr Gaudette nous propose en <span style="font-style:italic">Annexe</span> &quot;mérite réflexion, écrit-il,  et, me semble-t-il, ouvre une porte intéressante&quot;.        <br />
              <br />
       Bonne lecture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_eucharistie_gaudette_corr.pdf">Texte complet de Mgr Gaudette</a>       <br />
              <br />
       Deuxième texte le 17 avril 2015 qui précise les choses à la suite du Synode de l'automne 2014. À lire!       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html">Texte complet</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6336468-9556606.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html</link>
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   <title>Noël loin de ma famille</title>
   <pubDate>Tue, 21 Dec 2010 05:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Témoignage de l'abbé Cyriaque Somé, prêtre du diocèse de Diebougou au Burkina Faso et résidant au Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2563216-3615055.jpg?v=1292904603" alt="Noël loin de ma famille" title="Noël loin de ma famille" />
     </div>
     <div>
      L'abbé Cyriaque Somé, étudiant en communications à l'Université Laval, a rencontré Jean-Marie Villeneuve du journal Le Soleil à Québec qui lui a demandé ce qu'était son expérience de vivre son premier Noël loin de sa famille. Pour lire l'article qu'il a consacré à notre confrère, veuillez <a class="link" href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/famille/201012/18/01-4353776-noel-loin-de-ma-famille.php">cliquez sur ce lien</a>.       <br />
              <br />
       Joyeux Noël et Bonne Année.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2563216-3615055.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Noel-loin-de-ma-famille_a384.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle</title>
   <pubDate>Sat, 01 May 2010 03:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie en la fête de saint Joseph, travailleur, lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Edmond Labrecque (décédé le 6 mai 2009) célébrée le 1 mai 2010 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général au Séminaire de Québec, Textes de l'Écriture: Colossiens 3,14-15.17.23-24 et Matthieu 13, 54-58.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2067554-2868650.jpg?v=1289459883" alt="Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle" title="Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle" />
     </div>
     <div>
      J’ai été baptisé à la paroisse de saint Joseph en Beauce et j’ai toujours eu une grande dévotion à saint Joseph. Je me rappelle avec nostalgie les invocations chantées à saint Joseph, protecteur des maisons religieuses à la fin de la prière du soir durant mes études classiques comme pensionnaire. C’est pourquoi, je suis heureux de présider cette messe du premier anniversaire du décès de notre confrère l’abbé Edmond Labrecque en la fête de saint Joseph, travailleur. Cette fête, introduite dans l'année liturgique par le pape Pie XII en 1955, nous permet de nous laisser toucher par cet humble artisan et travailleur que fut saint Joseph. Les mots de la préface qui lui est consacrée au début de la Prière eucharistique m’ont inspiré les réflexions qui suivent.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’homme juste que tu donnas comme époux à la Vierge Marie</span>       <br />
              <br />
       Joseph est reconnu ici comme un homme juste. La richesse de ce terme dépasse l’usage qui en est fait lorsqu’il est appliqué au domaine financier. Dans la Bible le juste est quelqu’un d’accompli, un être épanoui et ouvert. Le juste est loué parce qu’il ne se regarde pas d’abord lui-même. Il porte avant tout son regard sur Celui qui l’a fait et qu’il sert : Dieu son créateur et son protecteur.       <br />
              <br />
       Dire que Joseph fut un homme juste, c’est le situer dans un environnement où ce n’est pas d’abord ce que tu fais, ce que tu gagnes, ce que tu réalises qui compte, mais c’est ce que tu es. C’est mettre de l’avant non pas le faire mais l’être. C’est pourquoi, l’humble artisan, le charpentier, que fut Joseph peut servir de modèle à tous les travailleurs et travailleuses qui demandent avec raison dans notre monde d’être reconnus dans leur dignité de personne humaine et de ne pas être traités seulement comme un ressource interchangeable des entreprises où ils deviennent hélas! parfois une simple monnaie d’échange.       <br />
              <br />
       Joseph, l’homme juste, ne s’est pas renfermé sur lui. Il a accueilli, comme le raconte saint Luc dans son évangile, Marie de Nazareth comme épouse. Il a épousé en elle non seulement la jeune fille qu’il aimait, mais le destin que Dieu lui préparait.  Ce qui l’amena à devenir comme le dit la préface à laquelle je me référais tout à l’heure « le serviteur fidèle et prudent à qui tu confias la sainte Famille ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Serviteur fidèle et prudent</span>       <br />
              <br />
       Ce rôle unique de Joseph auprès de Marie et de Jésus en fait une figure exceptionnelle. Tous les parents qui sont ici savent ce qu’il en coûte de temps et d’amour pour qu’une famille s’épanouisse et vive dans l’harmonie et le bonheur. Celle de Joseph, la Sainte Famille, a réalisé à la perfection sa mission en permettant à ses membres d’être ce qu’ils étaient appelés à être de toute éternité.        <br />
               <br />
       Sur les chemins de la vie quotidienne, la famille de Joseph a connu, c’est sûr, des hivers et des étés, des hauts et des bas, des questionnements même, mais Joseph ne mit jamais de côté cette foi et cette confiance en la Parole de Dieu qui se manifestaient dans son cœur et dans son intelligence.       <br />
              <br />
       Nous savons qu’il fut présent à Jésus et à Marie durant l’enfance de Jésus puisqu’on le retrouve avec eux au Temple lorsque Jésus avait 12 ans. On ne connaît pas ce qui s’est passé par la suite. Joseph disparaît du décor et au moment où Jésus commence à prêcher la Bonne nouvelle, il n’est plus question de lui dans les évangiles.        <br />
              <br />
       N’est-ce pas le lot d’un bon serviteur de laisser la place au Maître et de rester dans l’ombre? Joseph s’est réalisé pleinement en donnant à sa façon Jésus au monde. C’est pourquoi, vous remarquerez que les statues et les tableaux de saint Joseph le présente habituellement tenant Jésus dans ses bras (comme celui de Murillo qui illustre ce texte).        <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un modèle pour aujourd’hui et un modèle de toujours</span>       <br />
              <br />
       Je me permets de relier notre confrère Edmond Labrecque à cette image de saint Joseph. Dans sa vie, il fut bien souvent effacé et dans l’ombre, mais il portait, par son ordination comme prêtre, Jésus dans ses mains et il le présentait au monde. Il l’a fait bien humblement, mais quelle belle mission que celle de présenter Jésus au monde.       <br />
              <br />
       C’est cette mission qui nous incombe encore aujourd’hui comme hier. Vous le savez les conditions où nous nous trouvons sont difficiles : décrochage et baisse de la pratique religieuse, apostasies même pour certaines personnes, sécularisation galopante, crise de confiance envers l’Église à cause des scandales liés à la pédophilie etc.        <br />
              <br />
       Le chrétien croyant baptisé chemine à la suite du Christ dans l’histoire humaine et il n’attend pas de changements magiques. Il se met à la suite de Jésus qui a invité les siens à la persévérance et à la confiance, car comme le disait le bienheureux François de Laval « la semence de la Parole de Dieu porte du fruit dans la patience ».       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à être aujourd’hui être des semeurs de l’Évangile, d’une Bonne nouvelle qui s’adresse à tous et qui apporte joie, paix, bonheur, compassion, respect qui culminent dans l’amour de nos frères et sœurs, dans le « Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire entrer de plus en plus dans ce chemin de l’amour fraternel qui est le commandement nouveau que Jésus nous a laissé.        <br />
              <br />
       Et que cette Eucharistie où nous nous retrouvons ensemble comme frères et sœurs réunis pas une même foi manifeste à travers les gestes de Jésus à la dernière Cène notre désir de le suivre toujours de mieux en mieux, car « le maître, c’est le Christ; vous êtes à son service » comme le rappelle saint Paul aux Colossiens  dans la première lecture (Colossiens 3, 24).       <br />
              <br />
       Comme le dit si bien l’antienne de communion tirée de cette lecture : « Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Colossiens 3,17).       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       1 mai 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-saint-Joseph-travailleur-Saint-Joseph-homme-juste-epoux-et-serviteur-fidele_a346.html</link>
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   <title>"Communio nuptialis" Orient et Occident en dialogue sur l'amour humain et la famille</title>
   <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 20:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Institut Jean-Paul II de Rome en collaboration avec le "Centro Studi Padre Enrico Mauri", a été l'hôte d'un colloque qui invitait les chrétiens de tradition occidentale et orientale à se rencontrer sur le thème de la famille. On y a consacré deux journées, le 16 et 17 mars 2010, où divers conférenciers, dont le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, ont présenté divers aspects d'un sujet qui n'intéresse pas seulement la théologie, mais qui revêt un importance essentielle pour la foi dans le futur.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1955894-2691754.jpg?v=1289459880" alt=""Communio nuptialis" Orient et Occident en dialogue sur l'amour humain et la famille" title=""Communio nuptialis" Orient et Occident en dialogue sur l'amour humain et la famille" />
     </div>
     <div>
      Voici le programme de cet évênement avec quelques commentaires sur les conférences du cardinal Ouellet (Québec) et celle du professeur Leb Vasile (Roumanie).       <br />
              <br />
       La première session en après-midi le 16 mars 2010 présidée par Monseigneur Jean Laffitte, secrétaire du <span style="font-style:italic">Conseil pontifical pour la famille</span> a traité de la communion des personnes comme source de dialogue entre Dieu et l'homme. On a abordé le thème de l'être humain comme image de Dieu, puis celui de la beauté de la rencontre entre homme et femme.       <br />
              <br />
       Le lendemain, 17 mars 2010, la seconde session en avant-midi s'est arrêté à la question du symbole anthropologique des noces ainsi que celui du &quot;Sacrement des noces&quot;. &quot;Le sacrement du mariage basé sur un amour exclusif et définitif, a-t-on noté, devient l'icône du rapport de Dieu avec son peuple et viceversa : la façon d'aimer Dieu devient la mesure de l'amour humain.&quot;       <br />
              <br />
       La troisième session en après-midi a débuté par l'Intervention du <b>cardinal Ouellet </b>sur la tâche de la famille, Église domestique, dans le troisième millénaire. Le cardinal Ouellet a souligné dans son exposé théologique que l'amour des époux est échange avec le Christ qui leur donne l'amour trinitaire. Ce don provoque une ouverture sur la communion dans la famille, sur l'apostolat et sur la société. Il résume par trois mots les principales tâches de la famille au seuil du troisième millénaire : unité, service et fécondité.       <br />
              <br />
       Le professeur <b>Leb Vasile</b>, de la <span style="font-style:italic">Faculté théologique orthodoxe</span> de Clug (Roumanie) aborda les défis de la famille pour le futur dans la société et dans le monde. Professeur d'histoire, monsieur Vasile, s'attache à une analyse concrète des défis qui attendent la famille et il met en évidence des statistiques sur la natalité qui font réfléchir. Après les avoir commentées brièvement, il replace la famille dans le contexte du mariage orthodoxe qui est vu comme une &quot;anamnèse&quot; continuelle qui en fait une action de grâces, une actuation et une prophétie qui espère l'accomplissement total toujours  à venir. Il en vient par la suite aux points à surveiller pour affronter les défis actuels du mariage et de la famille en tenant compte de l'enfant et de l'activité des parents (père et mère). Il souligne, entre autres, 1) la nécessité d'un politique famillale de la part des états comme des allocations familiales etc.;  2) la reconnaissance du statut de la mère au foyer;  3) le soutien aux parents par des congés de paternité et de maternité;  4) l'importance de ne pas confondre politique familiale et politique sociale.       <br />
               <br />
       Retenons, en terminant ce bref compte-rendu, cette citation de Benoît XVI dans <span style="font-style:italic">Deus caritas est</span> : &quot;L 'Esprit Saint est ausi une force qui transforme le coeur de la communauté ecclésiale afin qu'elle soit dans le monde témoin de l'amour du Père qui veut faire de toute l'humanité dans son Fils une unique famille.&quot; ( n. 19)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1955894-2691754.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Communio-nuptialis-Orient-et-Occident-en-dialogue-sur-l-amour-humain-et-la-famille_a333.html</link>
  </item>

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   <title>La famille, éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : valeurs à découvrir et à redécouvrir</title>
   <pubDate>Thu, 15 Jan 2009 02:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Cardinal Marc Ouellet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités et documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   VIe Rencontre mondiale des familles, à Mexico. Intervention du cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat du Canada, ce primat du Canada, a prononcé ce mercredi 14 janvier 2009. Texte intégral. TIré de Zenit.org, agence d'information catholique. Plus d'un million de personnes sont attendues à cette rencontre mondiale des familles qui se déroule en deux temps. Les 3 premiers jours seront consacrés au congrès théologico-pastoral, durant lequel 3 thèmes principaux sont abordés : La vocation éducatrice de la famille, les relations et les valeurs de la famille, Famille et sexualité. Près de 10 000 personnes participent à ce congrè théologico-pastoral.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1182155-1533265.jpg?v=1289459845" alt="La famille, éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : valeurs à découvrir et à redécouvrir" title="La famille, éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : valeurs à découvrir et à redécouvrir" />
     </div>
     <div>
      Les deux événements les plus attendus auront lieu le 17 et le 18. La soirée du 17 janvier sera consacrée aux témoignages de familles venues du monde entier. Une messe solennelle aura lieu par ailleurs dans la matinée du dimanche 18. Le pape Benoît XVI interviendra à travers un message vidéo lors de ces deux événements présidés par son envoyé spécial, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.emf2009.com">Cliquez ici</a> pour visiter le site internet du Congrès et voir le programme détaillé en anglais ou en espagnol.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Introduction : Un bouleversement des valeurs aux vastes proportions       <br />
       </span>       <br />
       Le mariage et la famille sont devenus à notre époque un champ de bataille culturel dans les sociétés sécularisées où une vision du monde sans Dieu tente de supplanter l'héritage judéo-chrétien. Depuis quelques décennies, les valeurs du mariage et de la famille ont subi des assauts répétés qui ont causé de graves dommages au plan humain, social et religieux. À la fragilité croissante des couples se sont ajouté de graves problèmes d'éducation liés à la perte des modèles parentaux et à l'influence de courants de pensée qui rejettent les fondements mêmes de l'institution familiale. Le bouleversement des valeurs atteint l'identité même de l'être humain, au-delà de sa fidélité à un ordre moral. Il règne désormais une confusion anthropologique subtilement entretenue par un langage ambigu qui impose à la pensée chrétienne un travail de décodage et de discernement[1]. La crise que traverse l'humanité actuelle se révèle comme étant d'ordre anthropologique et non plus seulement d'ordre moral ou spirituel.       <br />
              <br />
       En Occident, par exemple, les philosophies du constructivisme et du genre[2] ( gender theory ) dénaturent la réalité du mariage et de la famille en refondant la notion du couple humain à partir des désirs subjectifs de l'individu, rendant pratiquement insignifiante la différence sexuelle, au point de traiter équivalemment l'union hétérosexuelle et les rapports homosexuels. Selon cette théorie, la différence sexuelle inscrite dans la réalité biologique de l'homme et de la femme n'influe pas de façon signifiante sur l'identité sexuelle des individus car celle-ci est le résultat d'une orientation subjective et d'une construction sociale[3]. L'identité sexuelle des individus ne serait pas un donné objectif inscrit dans le fait de naître homme ou femme mais plutôt une donnée psycho-sociale construite à même les influences culturelles subies ou choisies par les individus.       <br />
              <br />
       Sous la pression de ces idéologies parfois ouvertement antichrétiennes, certains États procèdent à des législations qui redéfinissent le sens du mariage, de la procréation, de la filiation et de la famille, sans égard pour les réalités anthropologiques fondamentales qui structurent les rapports humains[4]. Plusieurs organisations internationales participent à ce mouvement de déconstruction du mariage et de famille au profit de certains groupes de pression bien organisés qui poursuivent leurs propres intérêts au détriment du bien commun. Bref, un bouleversement des valeurs aux vastes proportions touche l'amour humain, la vie, la famille et la place de la religion dans la société.       <br />
              <br />
       L'Église catholique critique fortement ces courants culturels qui obtiennent trop facilement l'appui des moyens modernes de communication. Grâce à la clairvoyance des papes contemporains, l'Église réaffirme les valeurs traditionnelles du mariage et de la famille dans la ligne novatrice du Concile Vatican II. À la suite du synode romain de 1980 sur la famille, l'Exhortation apostolique Familiaris Consortio propose une grande charte de la famille fondée sur la création de l'homme à l'image de Dieu et sur le sacrement du mariage. Cette grande charte pastorale culmine par un appel du pape Jean Paul II : « Famille deviens ce que tu es !» : une communauté de vie et d'amour, une école de communion, une Église domestique.       <br />
              <br />
       Cet appel reste plus que jamais actuel 29 ans plus tard, et nous replace devant la mission essentielle de la famille : « l'essence de la famille et ses devoirs sont définis par l'amour, écrit le pape. C'est pourquoi la famille reçoit la mission de garder, de révéler et de communiquer l'amour, reflet vivant et participation réelle de l'amour de Dieu pour l'humanité et de l'amour du Christ Seigneur pour l'Eglise son Epouse » (FC 17). Cette déclaration solennelle de Jean Paul Il introduit la troisième partie de ce document qui prolonge la ligne rénovatrice de la Constitution pastorale Gaudium et Spes. Celle-ci définit le mariage comme une union personnelle dans laquelle les époux se donnent et se reçoivent réciproquement (GS 48). En définissant l'essence de la famille et sa mission par l'amour et non pas d'abord par la procréation, le pape ne fait pas une concession douteuse à la mentalité contemporaine. Il prétend rejoindre &quot;les racines mêmes de la réalité&quot; (FC 17), il affirme la continuité interne entre l'amour personnel des époux et la transmission de la vie. Sa prise de position marque une étape importante vers une refonte personnaliste de la doctrine chrétienne du mariage et de la famille. Elle place les trois valeurs traditionnelles du mariage, la procréation, l'amour fidèle et la signification sacramentelle, dans l'axe de l'amour conjugal fécond et non plus dans celui de la procréation comme finalité distincte[5]. Il me semble important de prolonger ce développement doctrinal en creusant davantage la dimension christologique et sacramentelle du mariage afin de relancer la mission éducative de la famille chrétienne à partir des valeurs du sacrement encore à découvrir et des valeurs de l'amour conjugal établies dès l'origine de la création mais qui sont à redécouvrir à la lumière du Christ et face au grand défi contemporain[6].       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1182155-1533266.jpg?v=1289459846" alt="La famille, éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : valeurs à découvrir et à redécouvrir" title="La famille, éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : valeurs à découvrir et à redécouvrir" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">I-      Valeurs à découvrir        <br />
       </span>       <br />
       Disons tout d'abord, d'une façon générale, que les circonstances actuelles évoquées plus haut poussent la famille chrétienne à une prise de conscience fondamentale : Seule la rencontre personnelle et authentique du Christ Rédempteur peut lui permettre de relever le défi de l'éducation à la vie chrétienne et aux valeurs humaines qui s'y rattachent. Au tout début du troisième millénaire, le Pape Jean Paul II a exhorté l'Église à repartir du Christ, Tête et Époux de l'Église[7]. Repartir du Christ comme fondement d'un élan renouvelé vers la sainteté pour tous dans chaque état de vie. Cet appel concerne au premier chef les époux qui cherchent à répondre à leur vocation de baptisés mariés[8] au sein d'une famille. Ils ont besoin pour y parvenir d'une spiritualité personnelle et ecclésiale appropriée qui va au-delà de la présentation traditionnelle des valeurs du mariage et de la famille, à prédominance morale et juridique.              <br />
              <br />
       Repartir du Christ signifie concrètement approfondir le sacrement qui est le bien suprême du mariage selon saint Augustin. L'évêque d'Hippone a résumé la doctrine du mariage en définissant trois biens essentiels du mariage, la fidélité (fides), la procréation (proles) et l'indissolubilité (sacramentum). Alors que la fidélité et la procréation s'enracinent dans la dimension naturelle du mariage, le sacrement appartient plus explicitement à sa dimension surnaturelle. Celle-ci offre un bon point de départ pour une spiritualité du mariage et de la famille qui soit signifiante pour ses membres et en même temps féconde pour l'Église et la société. Voyons-en les fondements à partir 1) de l'horizon christocentrique global, 2) de l'acte de consécration matrimoniale et 3) de la grâce qui en découle pour les époux et à l'Église. 4) Des valeurs éducatives seront identifiées à partir de ces fondements.         <br />
              <br />
       1)     Le sacrement du mariage comme rencontre du Christ       <br />
              <br />
       Une première valeur à découvrir est la place de la foi dans le pacte d'alliance des époux et l'impact qu'elle a ou devrait avoir dans leur vie. Quand la foi des époux est vécue comme une rencontre personnelle avec le Christ, elle confère à leur amour une dimension théologale qui bonifie toute leur vie matrimoniale. Car le mariage n'est pas une réalité purement naturelle, complète et suffisante en elle-même, à laquelle le Christ n'apporterait qu'une aide extrinsèque pour qu'elle atteigne mieux sa propre finalité. Le mariage existe depuis les origines de la création en vue du Christ et de sa grâce rédemptrice qui instaure une plénitude de sens pour l'amour conjugal et familial.       <br />
              <br />
       La Constitution pastorale Gaudium et Spes du Concile Vatican II a opté pour une refonte de la doctrine du mariage dans cette perspective christocentrique. Alors que la théologie moderne, tributaire d'une vision extrinséciste du rapport entre la nature et de la grâce, présentait le sacrement du mariage comme une élévation de la nature, le Concile le présente comme une rencontre du Christ et une amitié avec lui. « De même en effet que Dieu prit autrefois l'initiative d'une alliance d'amour et de fidélité avec son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Epoux de l'Eglise, vient à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement de mariage. Il continue de demeurer avec eux pour que les époux, par leur don mutuel, puissent s'aimer dans une fidélité perpétuelle, comme Lui-même a aimé l'Eglise et s'est livré pour elle » (GS 48).       <br />
              <br />
       D'où l'importance de la célébration sacramentelle du mariage qui symbolise cette rencontre des époux avec le Christ et qui inaugure toute une vie d'amitié avec lui au cœur même de la vie conjugale et familiale. Cette célébration inaugure du même coup la mission ecclésiale du couple et de la famille, une mission de service à l'égard de la société par le biais de la procréation et de l'éducation, mais d'abord et avant tout une mission de service à l'égard de l'amour du Christ pour l'Église qui assume la réalité humaine du mariage parmi les sacrements de son Royaume.         <br />
              <br />
       Cette perspective christocentrique et ecclésiale s'inscrit dans la mouvance du tournant initié par Henri de Lubac à notre époque pour restaurer une compréhension à la fois plus traditionnelle et plus unifiée du rapport entre la nature et la grâce. Selon lui, l'homme n'a qu'une seule finalité, surnatu­relle, qu'il est incapable d'atteindre par lui-même. C'est là son paradoxe et sa noblesse qui fait dire à saint Tho­mas d'Aquin que l'homme est un être qui, par sa nature rationnelle, aspire à la vision de Dieu (Desiderium naturale visionis)[9]. Ouvert sur l'infini à cause de sa dimension spirituelle, l'homme aspire naturellement à la vision de Dieu. Il est, en tant qu'image de Dieu, une liberté finie en quête de la Liberté infinie. Vatican II a exprimé cette vérité paradoxale en disant qu' &quot;en réalité, le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné&quot; (GS 22). L'homme et la femme mariés, en tant que « communauté de vie et d'amour », aspirent à cette plénitude de sens qui lui est promise et que le sacrement leur fait déjà entrevoir et expérimenter dans l'Église.        <br />
              <br />
       2)          Le mariage comme consécration et mission ecclésiale       <br />
              <br />
       Faisons un pas de plus pour découvrir la dynamique profonde du sacrement à partir de l'acte de foi qui le fonde. Quand deux baptisés se marient à l'Église, le don du sacrement est fait simultanément au couple et à l'Eglise, car en tous ses dons sacramentels, le Christ aime l'Eglise et fait de ses enfants, avec elle et par elle, des témoins du salut. Par le don du sacrement du mariage, le Christ confère aux époux une grâce qui les unit, qui les guérit et les sanctifie dans leur vie d'amour. Mais il y a plus. Par le don du sacrement, le Christ les consacre comme témoins de son propre amour pour l'Eglise. Une telle vocation sacramentelle suppose évidemment la foi, l'acte de foi qui fonde le sacrement. « Le mariage chrétien doit être interprété dès le principe à partir d'en-haut, écrit Hans Urs von Balthasar, c'est à dire à partir de l'acte chrétien qui le fonde. Cet acte est celui de la foi chrétienne, qui lorsqu'il est vivant inclut toujours l'amour et l'espérance, et qui est le fondement sur lequel repose le don mutuel des partenaires. C'est un acte qui va directement et immédiatement à Dieu, un vœu de fidélité à Dieu parce que Dieu s'est manifesté le premier par ses promesses et ses révélations comme l'éternellement Fidèle, à qui on doit croire, en qui on doit espérer et que l'on doit aimer. Le vœu de fidélité au conjoint est prononcé à l'intérieur de ce voeu de fidélité à Dieu »[10].       <br />
              <br />
       Selon le grand théologien de Bâle, l'échange des consentements entre les époux chrétiens a donc une dimension intrinsèquement théologale qui retentit sur toutes les dimensions de leur union. Balthasar poursuit : « C'est l'acte de foi des deux partenaires du mariage qui se rencontre en Dieu et qui à partir de Dieu, fondement de leur unité, témoin de leur lien et garant de leur fécondité, devient façonné, assumé et restitué. C'est Dieu qui, dans l'acte de foi, donne les conjoints l'un à l'autre à l'intérieur de l'acte chrétien fondamental d'offrande de soi. C'est à Lui que l'un et l'autre s'offrent ensemble, c'est de Lui qu'ils se reçoivent de nouveau dans un don de grâce, de confiance et d'exigence chrétienne »[11].       <br />
              <br />
       Ce texte d'une extrême densité propose un tournant théologique radical dans la compréhension du sacrement du mariage, qui peut fonder une spiritualité renouvelée pour cet état de vie. À la perspective habituelle anthropocentrique où les époux apparaissent comme les premiers protagonistes de leur consentement mutuel, nous voyons plus profondément ici que l'acte de foi sous-jacent à leur don inclut leur échange dans l'acte fondamental de remise de soi à Dieu. Parce qu'ils se marient comme des baptisés, dans le Christ, ils déposent leur amour entre les mains du Christ, qui les redonne l'un à l'autre, les bénit et les gratifie d'une effusion spéciale de son Esprit (FC 21). Dorénavant ils s'aimeront avec toute la force de leurs sentiments personnels, mais aussi dans la puissance de l'Esprit qui les investit d'une mission d'amour de nature ecclésiale.       <br />
              <br />
       La dimension théologale de ce sacrement, vue à partir de son acte constitutif, est appelée à se développer et à pénétrer tous les aspects de la vie conjugale et familiale. Elle met en valeur le partenaire divin qui est engagé dans l'union des époux et qui veut féconder de toutes les manières leur communauté de vie et d'amour. Comment aider les couples à se préparer à un tel acte de consécration de leur union et à vivre en permanence l'acte de foi qui les donne à Dieu en se donnant l'un à l'autre ? Comment éduquer les époux et les futurs époux pour que leur rencontre du Christ les mène à vivre leur union comme une mission reçue de lui dans l'Église et pas seulement comme une recherche personnelle de bonheur ? Ces questions invitent à développer plus précisément les effets ecclésiaux du sacrement et à en explorer les potentialités éducatives.                          <br />
              <br />
       3)     La double signification, ecclésiale et anthropologique, du don sacramentel       <br />
              <br />
       Le sacrement du mariage ajoute une participation à deux, comme couple, à la vie divine qui est donnée en tout sacrement, &quot;à tel point que l'effet premier et immédiat du mariage (res et sacramentum) n'est pas la grâce surnaturelle elle-même, mais le lien conjugal chrétien, une communion typiquement chrétienne parce que repré­sentant le mystère d'incarnation du Christ et son mystère d'alliance&quot; (FC 13).       <br />
              <br />
       Selon ce passage de Familiaris Consortio qui recueille la doctrine commune de l'Église, le premier effet du sacrement scelle de façon indissoluble l'appartenance des époux l'un à l'autre, par un don mutuel qui transcende leurs fluctuations émotionnelles. Ce sceau sacramentel unit les deux personnes indissolublement en vertu de l'amour du Christ qui s'engage avec eux et les requiert pour représenter son propre mystère d'alliance. Le lien conjugal constitue la base de la dimension ecclésiale du sacrement. Par ce lien les époux forment une nouvelle unité, un couple sacramentel, qui constitue la cellule de base de la société et de l'Église.         <br />
              <br />
       Ce lien sacramentel signifie que l'amour divin épouse l'amour conjugal et l'engage au service de son mystère d'Alliance avec l'humanité. Cela signifie, anthropologiquement, qu'au moment où les époux se vouent leur amour, ils sont simultanément bénis et comme désappropriés. Leur vie commune, habitée par l'Esprit Saint, sera un signe de la fidélité de Dieu envers son peuple, une source de la fécondité spirituelle et humaine de l'Église, Épouse du Christ.  &quot;Par le sacrement, tout couple épouse le Christ&quot; écrit Paul Evdokimov. L'engagement des époux, l'un vis-à-vis de l'autre, étant d'abord et avant tout un engagement à l'égard du Christ, Celui-ci se porte garant, en retour, des secours nécessaires pour surmonter leurs faiblesses, pour guérir leurs blessures et perfectionner leur amour en toutes ses manifestations humaines et spirituelles. « En accomplissant leur mission conjugale et familiale avec la force de ce sacrement, pénétrés de l'esprit du Christ qui imprègne toute leur vie de foi, d'espérance et de charité, ils parviennent de plus en plus à leur perfection personnelle et à leur sanctification mutuelle: c'est ainsi qu'ensemble ils contribuent à la glorification de Dieu » (GS 48).             <br />
              <br />
       Au cœur du sacrement du mariage, le Christ exerce donc une véritable médiation nuptiale, symbolisée par sa présence à Cana[12], qui déploie l'horizon trinitaire de la spiritualité conjugale et familiale. Comme l'exprime audacieusement le Concile, « l'authentique amour conjugal est assumé dans l'amour divin » (GS 48) et il est intégré par la grâce rédemptrice du Christ dans le rapport d'Alliance de la Trinité Sainte avec le monde. Car, en vertu de l'union hypostatique du Christ qui fonde l'alliance sacramentelle des époux, leur amour mutuel est assumé dans l'échange entre les Personnes divines et devient fonction de cet échange. Le Père et le Fils se glorifient mutuellement à même l'amour des époux et de la famille qu'ils bénissent et sanctifient par le don de leur Esprit. D'où un élargissement infini de leur horizon spirituel et de leur rayonnement sacramentel. L'amour fécond des époux chrétiens et les rapports familiaux qui en procèdent deviennent le sanctuaire de l'Amour trinitaire, le signe sacré d'un Amour divin incarné qui s'offre au monde humblement par leur communauté de vie et d'amour vécue à l'image de la Sainte Famille de Nazareth.       <br />
              <br />
       4)     L'Église domestique, école d'évangile et de valeurs humaines       <br />
              <br />
       Dans cette perspective trinitaire et christocentrique, la dimension ecclésiale du mariage ressort au premier plan et devient englobante alors qu'elle demeurait auparavant limitée et marginale. De fait, par la grâce du sacrement du mariage, les époux chrétiens sont constitués membres de la première cellule de l'Église, appelée à juste titre au Concile « église domestique »[13]. Développée abondamment par l'Exhortation apostolique Familiaris Consortio cette perspective acquiert alors officiellement droit de cité sans toutefois que ce document établisse pleinement l'ecclésialité de la famille. Car, selon les termes de la FC, la famille, communauté « sauvée » devient une communauté « qui sauve » (FC 49) mais sa « participation à la vie et à la mission de l'Eglise » (FC 49-64) est encore pensée de façon quelque peu extrinsèque en référence aux activités spécifiques d'évangélisation et de culte. Alors que c'est tout l'être du couple dans toutes ses dimensions qui est ecclésial, puisque le Christ assume l'amour humain dans son amour divin pour en faire un sacrement de son rapport nuptial à l'Eglise (GS 48).       <br />
              <br />
       Par le mariage sacramentel, les époux ne sont pas seulement une image de l'Église, ils sont vraiment constitués « une église en miniature » dotée des propriétés de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique. On y trouve en effet la communauté de vie, le sacerdoce baptismal, la charité, l'évangélisation et le culte. Ces dimensions constitutives confèrent au couple d'être une réalité ecclésiale authentique et essentiellement missionnaire, à l'instar de la grande Eglise dont elle est une cellule de base.       <br />
              <br />
       Dans cette lumière, on perçoit mieux la beauté et l'importance de la mission éducative des époux. Par la grâce du Christ, ils sont une source jaillissante de vie, de croissance, d'éducation et de service; leur union devient dans un sens élargi un sacrement de la paternité divine et de la filiation divine dans la fécondité de l'Esprit Saint. Saint Thomas a pu comparer la sublimité du ministère éducatif des parents chrétiens au ministère des prêtres: &quot;Certains propagent et entretiennent la vie spirituelle par un ministère uniquement spirituel, et cela revient au sacrement de l'ordre; d'autres le font pour la vie à la fois corporelle et spirituelle, et cela se réalise par le sacrement de mariage, dans lequel l'homme et la femme s'unissent pour engendrer les enfants et leur enseigner le culte de Dieu&quot;[14].       <br />
              <br />
       « Famille deviens ce que tu es !» répétait avec force Jean Paul II, le pape de la famillle. Deviens ce que tu es : une cellule d'Église, un sanctuaire de l'Amour, une école d'évangile et de valeurs humaines, l'épouse du Christ. C'est seulement dans la conscience de cette lumière qui vient de la rencontre du Christ que la famille peut aujourd'hui remplir sa mission d'éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes. Deviens ce que tu es : « Fais de ta maison une Église » répétait à ses fidèles saint Jean Chrysostome .             <br />
              <br />
       En corollaire de ces considérations théologiques, certaines valeurs éducatives à promouvoir ressortent au premier plan. En tout premier lieu, une éducation à la vie théologale de foi, espérance et charité, qui doit préparer les époux à leur mariage afin que leur union conjugale et familiale soit fondée sur le roc de la parole de Dieu et pas seulement sur le sable mouvant de leurs sentiments, si sincères soient-ils. Une profonde vie théologale implique la conscience vive des époux de ce que signifie le baptême comme appartenance au Christ et à l'Église ; elle implique aussi une vie intense de prière, nourrie de l'Eucharistie et périodiquement renouvelée par le sacrement de pénitence. La vitalité de la famille, Église domestique, dépend de sa cohérence sacramentelle qui assure son ouverture à Dieu et son ouverture apostolique. Cette vitalité grandit ou dépérit selon la fidélité du couple et de la famille à son appartenance ecclésiale.         <br />
              <br />
       D'où l'importance de certaines rencontres familiales et ecclésiales qui nourrissent la spiritualité de l'Église domestique. Aux grandes rencontres familiales de Noël et de Pâque, s'ajoute tout naturellement la messe dominicale en famille, préparée peut-être par une catéchèse et suivie du repas hebdomadaire festif. Certains groupes religieux contemporains restaurent ces belles traditions comme un signe prophétique qu'un nouveau printemps de l'Église commence dans les familles. Ces temps forts de vie commune renforcent l'unité de la famille et le sens d'appartenance à la communauté, contre les tendances culturelles dominantes à l'individualisme et à la dispersion. Quelles que soient les contraintes de la vie moderne, une famille chrétienne doit choisir consciemment et fortement de ne pas abandonner la valeur inestimable du dimanche comme jour de repos, de prière et de vie familiale. Une famille qui respecte et honore le jour du Seigneur par l'écoute de la Parole de Dieu au sein de l'Assemblée dominicale porte un message prophétique au monde d'aujourd'hui. En remerciant Dieu de son appartenance à la famille de Dieu, elle témoigne en Église de son Alliance avec le Christ pour l'édification d'une civilisation de l'amour.              <br />
              <br />
       La famille chrétienne remplit aussi sa mission d'éducatrice par son ouverture à la société et à l'apostolat. L'accueil, l'hospitalité, le partage et l'entraide sont des traits caractéristiques de la spiritualité familiale qui manifestent l'Esprit d'amour qui l'anime. L'ouverture à Dieu dont témoignent les époux par la sainteté de leur vie se prolonge par l'ouverture missionnaire à la société. Même si la mission de l'Église domestique commence en tout premier lieu par l'être de la famille, par la communion des personnes, le don de la vie et l'éducation des enfants, elle se prolonge néanmoins tout naturellement par l'apostolat auprès des autres familles ou dans tout autre rayonnement sur la société qui est compatible avec sa mission première. Son ouverture apostolique témoigne de l'Amour trinitaire qui l'habite et l'entraîne à partager la bonne nouvelle de l'Amour qui se fait chair.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II-Valeurs à redécouvrir       <br />
       </span>       <br />
                <br />
              <br />
       La réflexion sur le sacrement du mariage a révélé le but de la famille éducatrice qui est de conduire ses membres à la sainteté par l'appropriation la plus profonde possible de la mission et des valeurs de l'Église domestique. En traitant d'abord du sacrement, nous sommes partis du Christ pour définir la réalité profonde que la famille est appelée à découvrir et à vivre en réponse à l'amour du Christ. Il faut maintenant traiter de la dimension anthropologique, apparemment mieux connue, mais où les valeurs sont à redécouvrir pour répondre aux défis éducatifs de notre époque.         <br />
              <br />
       1)     L'amour conjugal et familial à l'image de l'amour divin.       <br />
              <br />
       Dans un monde qui facilite les unions libres et qui justifie les ruptures successives, fatales pour l'éducation des enfants, les chrétiens sont appelés à révéler par leur vie le dessein original du Créateur sur l'amour conjugal, le mariage et la famille. L'amour conjugal est la première valeur à redécouvrir car, bien qu'il soit plus menacé que jamais, il constitue néanmoins le premier fondement du mariage et de la famille. Face au mouvement de privatisation de l'amour conjugal qui réduit l'engagement du couple au minimum, les disciples du Christ s'engagent, aujourd'hui comme hier, à vivre au maximum l'amour conjugal dans l'institution sociale et sacramentelle du mariage. Ils offrent ainsi au monde le témoignage d'un don de soi réciproque qui n'est pas seulement subjectif et privé, mais public et ratifié par la célébration sacramentelle du mariage. Ce témoignage d'amour « exclusif » et « définitif »[15], fondé sur le dessein de Dieu et soutenu par la grâce divine, constitue la base de la famille, éducatrice aux valeurs humaines et chrétiennes.            <br />
              <br />
       À la lumière de la révélation biblique, l'amour conjugal d'un homme et d'une femme apparaît en effet comme une réalité sacrée, enracinée dans leur être créé à l'image de Dieu : « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa » (Gn 1,27). À ce couple originel, Dieu donne d'expérimenter la merveille de l'amour : « Voici cette fois l'os de mes os et la chair de ma chair » ( Gn 2, 23) et de participer à sa seigneurie sur le monde par l'expérience de la fécondité: « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 28). L'homme et la femme, créés à l'image de Dieu, tendent vers la ressemblance avec Lui en devenant « une seule chair » (Gn2, 24) par un amour fidèle et fécond. L'exégèse de la tradition sacerdotale arrive ainsi à joindre très étroitement le thème de l'image et celui de la famille. &quot;Adam représente Dieu, c'est à dire qu'il rend son pouvoir et son autorité présente et il interagit avec Lui, dans la relation de l'homme et de la femme&quot;[16]. Selon les spécialistes, Gn 1,26 suggère &quot;un rapport de ressemblance entre Dieu qui crée et l'homme, mâle et femelle, qui, béni par lui, procrée&quot;. Ainsi &quot;l'expression ''Dieu le fit à sa ressemblance'' signifie que Dieu fit l'homme pour être fécond comme lui&quot;[17].       <br />
              <br />
       Le pacte d'alliance qui établit entre les époux une « communauté de vie et d'amour » (GS 48) repose par conséquent sur un ordre de choses divinement institué. Il assure ainsi à la société son premier fondement : la famille. D'où l'exigence d'unité, de stabilité et de fécondité qui définit la nature même de l'amour conjugal dans le plan de Dieu, un amour béni de Dieu qu'on ne peut réduire à une émotion passagère ou à un transport érotique sans lendemain. Bien qu'affaibli et menacé par les conséquences désastreuses du péché originel, l'amour conjugal demeure une valeur première dont les caractéristiques sont rappelées dans l'Encyclique Humanae Vitae. C'est un amour « pleinement humain, c'est-à-dire à la fois sensible et spirituel » (HV 9) ; un amour qui engage par « un acte de la volonté libre » impliquant un « don de soi total, fidèle et fécond ». Ces traits caractéristiques de l'amour conjugal authentique, décrit par Paul VI, conservent toute leur valeur, malgré les libéralisations contemporaines, car elles sont fondées sur la sagesse divine et confirmées par l'expérience humaine.       <br />
              <br />
       D'autres interventions pontificales ont exprimé par la suite la sollicitude constante de l'Église pour ce domaine vital de la pastorale catholique[18]. Le pape Benoît XVI en a exploré de nouveau les fondements en insistant sur l'imbrication des deux dimensions de l'amour, l'eros et l'agapè, et en soulignant la nécessité d'éduquer l'eros possessif à une maturation vers l'agapè oblatif qui aime l'autre pour lui-même : « Oui, l'amour est extase, mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu »[19].       <br />
              <br />
       À la lumière du Nouveau Testament, cette doctrine acquiert une force et une beauté encore plus grande. Jésus exhorte ses disciples à la perfection de l'amour dont le modèle suprême est l'amour trinitaire: « Vous, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». L'amour conjugal et familial participe au modèle suprême par son unité et sa fécondité qui l'assimile à l'amour paternel, filial et fraternel des Personnes divines. Cette participation jette une nouvelle lumière sur la vocation des époux d'être un sacrement de l'amour du Christ Époux pour l'Église Épouse, ce qui veut dire en définitive un sacrement de l'amour trinitaire pour le monde. La paternité et la maternité humaines, exercées selon Dieu, appartiennent par conséquent à la perfection de l'amour et à la sainteté du couple. C'est pourquoi l'éducation à l'amour conjugal authentique, conformément à la dignité de l'homme et de la femme créées à l'image et à la ressemblance de Dieu, doit devenir une priorité si l'on veut établir des familles stables et fécondes au service de l'Église et de la société.             <br />
              <br />
       Une lumière complémentaire sur l'amour et la mission éducative de la famille vient de la vocation chrétienne à la virginité. Jean Paul II a bien spécifié que &quot;la Révélation chrétienne connaît deux façons spécifiques de réaliser la vocation à l'amour de la personne humaine dans son intégrité: le mariage et la virginité&quot; (FC 11). La vocation à l'amour dans le mariage inclut l'équilibre délicat entre l'eros et l'agapè de même que la fécondité du couple qui est à la fois spirituelle et physique. La vocation à la virginité consacrée répond pour sa part à un appel particulier de l'Époux qui choisit des hommes et des femmes pour être des témoins de son amour crucifié et des porteurs de sa fécondité eschatologique. La consécration virginale découle directement de l'amour-agapè du Christ sur la croix et, par le sacrifice de la fécondité conjugale et familiale, elle reçoit une participation singulière et surabondante à la fécondité infinie de la croix. &quot;Grâce à ce témoignage, la virginité garde vivante dans l'Eglise la conscience du mystère du mariage et elle le défend contre toute atteinte à son intégrité et tout appauvrissement&quot; (FC 16). En développant des liens avec des personnes consacrées, les époux et les familles pressentent la grâce de l'accomplissement eschatologique vers où chemine leur propre vie. Ils en reçoivent un puissant appui pour leur propre fidélité et un encouragement à intensifier leur relation à Dieu, source de toute fécondité. Et si jamais ils sont éprouvés par l'absence de fécondité naturelle de leur mariage, leur acceptation sereine de ce sacrifice augmente leur fécondité spirituelle et les assimile à la fécondité surnaturelle des personnes consacrées[20].       <br />
              <br />
       2)     L'éducation aux vertus doit prévaloir sur l'usage de techniques artificielles       <br />
              <br />
       Le développement prodigieux de la technique a contribué à des progrès fascinants en beaucoup de domaines de la vie moderne. Les avancées de la médecine apportent des ressources nouvelles à la guérison des maladies tout en soulevant de nouvelles questions que la réflexion bioéthique s'efforce de résoudre. Un des discernements majeurs accomplis par l'Église catholique et toujours reconfirmé depuis 40 ans touche la moralité des moyens artificiels de contraception. Son refus d'entériner moralement l'usage de ces moyens contraste avec la mentalité contemporaine qui promeut l'usage de toutes les techniques disponibles permettant d'accomplir l'acte conjugal sans le risque de la procréation. Là où la sagesse de l'Église, fondée sur la révélation, unit l'amour, le mariage et la vie, la culture actuelle tend à les dissocier au nom d'une affirmation sans contrainte de la liberté individuelle.       <br />
              <br />
       Le message central de l'Encyclique Humanae Vitae est l'affirmation « que chaque acte conjugal doit rester ouvert à la transmission de la vie[21] ». Cette affirmation s'appuie sur la connexion inséparable voulue par Dieu entre les deux significations de l'acte conjugal : la signification unitive et la signification procréative. « En sauvegardant ces deux aspects essentiels, unitif et procréatif, l'acte conjugal conserve intégralement le sens d'un amour mutuel vrai et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité [22] ».               <br />
              <br />
       Proposer une telle doctrine signifie 1) maintenir tout d'abord la signification sacrée de la transmission de la vie comme un acte de coopération avec Dieu ; 2) maintenir le lien entre l'amour vrai et l'ouverture réelle au don de la vie ; 3) déclarer immoraux les moyens contraceptifs qui excluent l'ouverture à la vie et donc la communion avec Dieu, puisque les conjoints « ne sont pas les arbitres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur [23] ».       <br />
              <br />
       Maintes fois réitérée et amplement refondée sur l'anthropologie ‘adéquate' développée par Jean Paul II[24], cette doctrine dénonce les pratiques contraceptives qui dissocient l'amour de la vie, le sexe de l'amour et la personne de son propre corps. Ces pratiques largement répandues fragmentent l'unité de la personne humaine et détruisent la valeur de la sexualité humaine, même à l'intérieur du mariage. Consciente de cette dévalorisation, l'Église promeut l'amour conjugal et la sexualité elle-même en gardant unies toutes les dimensions de l'être humain. La pratique de la continence périodique, par exemple, avec ses renoncements, favorise chez le couple la maîtrise de soi, l'humanisation des relations et la maturité spirituelle: « le couple expérimente le fait que la communion conjugale est enrichie par les valeurs de tendresse et d'affectivité qui constituent la nature profonde de la sexualité humaine, jusque dans sa dimension physique. Ainsi, la sexualité est respectée et promue dans sa dimension vraiment et pleinement humaine, mais n'est jamais «utilisée» comme un «objet» qui, dissolvant l'unité personnelle de l'âme et du corps, atteint la création de Dieu dans les liens les plus intimes unissant nature et personne » (FC 32).       <br />
              <br />
       La mentalité contraceptive a obtenu jusqu'à maintenant l'adhésion de la majorité grâce à l'appui des médias de communication, mais ses effets déshumanisants deviennent de plus en plus visibles. La procréation devient ‘reproduction' d'un individu de l'espèce ; elle peut désormais être réalisée sans amour, ni sexe, au moyen de la technique d'insémination artificielle ou même par celle plus aberrante de la clonation[25]. L'Église joue son rôle de gardienne de la vérité de l'homme quand, à la lumière de la révélation et de la loi naturelle, elle dénonce l'usage arbitraire et immoral des techniques au détriment de sa dignité personnelle et du caractère sacré de la vie. Il faut reconnaître toutefois que cet enseignement cohérent et réitéré a été somme toute peu reçu et il est souvent ignoré ou déformé. Les jeunes générations, pourtant ouvertes à ces vérités, s'en trouvent cruellement privées.        <br />
              <br />
       La pertinence du Magistère de l'Église apparaît clairement dans la justesse prophétique des prédictions de l'encyclique HV quant au déclin des valeurs morales si on laissait libre cours à l'usage de la contraception. De fait, le rejet de la doctrine de l'Église sur la contraception a ouvert la grande porte à l'infidélité, au divorce, à l'avortement et aux unions libres, même de type homosexuel. Dans ce dernier cas il ne s'agit même plus d'amour conjugal, puisqu'il manque la condition essentielle de la différence sexuelle qui exclut toute possibilité de transmission de la vie. Cette dérive des valeurs du mariage et de la famille s'accompagne d'un obscurcissement de la conscience morale qui affecte grandement l'éducation des nouvelles générations. Une carence grave de points de repère moraux favorise en effet la diffusion des théories du constructivisme et du genre qui sèment la confusion dans la perception de l'identité sexuelle de l'être humain. En réaffirmant le lien intime entre la personne, l'amour, le sexe et la vie, l'Église défend des valeurs morales mais elle protège aussi la dignité de la personne humaine qui se perd sous les assauts conjugués du relativisme éthique et du nihilisme de nos sociétés sécularisées.       <br />
              <br />
       L'importance de la doctrine de l'Église apparaît clairement dans le domaine de l'éducation où on doit réapprendre que l'acquisition des vertus importe autant sinon davantage que le recours à des techniques. Si prodigieuse et prometteuse que soit la technique, ses produits sont ambigus car ils peuvent être utilisés à des fins qui ne concourent pas à l'épanouissement authentique de l'être humain. Si on confie à la technique des résultats qui doivent venir de la maîtrise de l'homme sur lui-même, on ouvre la porte à de nouveaux esclavages que les multiples phénomènes de dépendance illustrent de façon alarmante. Les résultats inquiétants des techniques de contraception et de reproduction fournissent des exemples suffisants pour qu'on prenne conscience de l'impasse éducative qu'elle entraîne et qu'on mette l'accent désormais sur la formation aux vertus dans l'éducation en général et dans la vie conjugale et familiale en particulier.       <br />
              <br />
       3)     L'éducation aux valeurs humaines à vivre dans le Christ.       <br />
              <br />
       Pour le commun des mortels, une « valeur » désigne quelque chose qui répond à un besoin, c'est-à-dire un « bien » qui satisfait une aspiration ou qui comble un désir dans tel ou tel domaine de l'activité humaine. L'amour, la vie, la famille, le travail, la compétence professionnelle, la solidarité, l'argent, sont des valeurs qui, à des degrés divers, satisfont des besoins, font agir et pâtir les individus, attirent et mobilisent les personnes et les sociétés, pour les acquérir, les développer ou les défendre. Ces valeurs font naître des projets et des initiatives, motivent l'acquisition de vertus par des sujets qui posent des actes faisant participer aux idéaux universels de vérité, bonté, paix, justice et beauté. D'où l'aspiration universelle de l'humanité à une éducation aux valeurs religieuses, morales, familiales, sociales, esthétiques, etc. La famille offre la première initiation à ces valeurs et son influence, positive ou négative, marque de façon indélébile et pour la vie, chaque génération.          <br />
              <br />
       Éduquer aux valeurs humaines et chrétiennes dans la famille, c'est former des hommes et des femmes qui apprennent à s'approprient personnellement les valeurs qui répondent aux aspirations profondes de leur cœur. La foi chrétienne fournit le cadre englobant qui détermine ces valeurs et les vertus correspondantes qui permettent de les acquérir. Dans ce cadre, une hiérarchie des valeurs s'établit à partir des dons de la grâce pour s'étendre jusqu'aux valeurs de la nature humaine enrichie d'acquisitions culturelles.            <br />
              <br />
       La valeur première que nous avons soulignée dès le début est la foi au Christ comme rencontre personnelle débouchant dans une alliance qui comprend toutes les dimensions de l'être, y compris l'amour conjugal. Celui-ci étant promu à la dignité de sacrement par un acte de foi théologale, il faut bien saisir l'importance d'une sérieuse préparation au mariage par une véritable éducation à l'amour sacramentel. C'est dans cette lumière que les époux peuvent atteindre plus facilement l'équilibre entre leur amour érotique et leur charité généreuse et féconde. S'ils sont animés d'une vie théologale profonde, ils sauront développer les vertus humaines indispensables à la vie conjugale et familiale : la prudence, la maîtrise de soi, le dialogue et le pardon mutuel, la patience et la chasteté conjugale. Le développement personnel de ces vertus transparaîtra dans toutes leurs relations et formera surtout un milieu éducatif sain, coloré par l'amour authentique, la confiance, la tendresse, la piété filiale, le respect et l'ouverture aux autres. Toutes ces vertus et attitudes, pénétrées par l'Esprit de Dieu, deviennent des médiations du Don que le Christ fait de lui-même à l'Église domestique, pour en faire son Épouse fidèle et féconde au service de l'Amour et de la Vie. Au fond, l'atmosphère éducative d'une famille chrétienne dépend d'une culture vocationnelle dont le but avoué est la perfection de l'amour à atteindre dans tous les états de vie et en toutes circonstances, grâce à l'idéal souverain de la Sainte Famille de Nazareth.             <br />
              <br />
                <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion :       <br />
       </span>       <br />
        La famille, Église domestique, première éducatrice aux valeurs de l'amour et de la vie       <br />
              <br />
       Nonobstant les difficultés actuelles, la famille demeure l'héritage le plus précieux de la tradition chrétienne, « le véritable patrimoine de l'humanité », la première école de communion humaine et ecclésiale. Il faut toutefois reconnaître qu'actuellement sa mission éducative est handicapée, faute d'appui dans la culture dominante, bien sûr, mais faute aussi d'une appropriation profonde de son idéal et de ses valeurs.  Il manque encore à la pastorale de l'Église un engagement plus déterminé dans la nouvelle évangélisation des familles, mais aussi d'une nouvelle évangélisation à partir des familles qui ont rencontré le Christ. Jean-Paul II a lancé ce grand mouvement qui annonce, s'il est promu et amplifié par des événements comme celui que nous vivons ici, un nouveau printemps de l'Église.       <br />
              <br />
       Des valeurs connues mais encore à découvrir ont été évoquées ici pour préciser le but de la mission éducative de la famille, qui n'est autre que la réalisation de l'Église domestique, fondée sur l'amour conjugal authentique assumé par le Christ et béni par les grâces sacramentelles du mariage. La famille, Église domestique, évangélise, forme les personnes à la communion et à l'apostolat. Quant aux valeurs de l'amour conjugal et des vertus qui lui sont connexes, elles  sont à redécouvrir car sous la pression de la culture dominante, hédoniste et relativiste, on ne reconnaît plus leur source et leur articulation morale et spirituelle. Il importe de multiplier les efforts pour faire découvrir et redécouvrir les liens intrinsèques entre l'amour, la vie, la fécondité spirituelle et toutes les vertus qui garantissent la croissance et la stabilité des familles face aux forces adverses.       <br />
              <br />
       La promotion d'une spiritualité propre au mariage et à la famille fondée sur la valeur ecclésiale et sociale de la famille, devrait contribuer davantage à former les consciences, à dynamiser la mission éducative des parents et à multiplier les initiatives apostoliques, culturelles et politiques qui défendent les droits de la famille et protègent ses acquis. Tenir bien haut l'étendard de la famille correspond à un signe des temps et à un grand besoin de notre époque. Rehausser sa mission éducative au niveau de son identité profonde n'est plus seulement une tâche urgente de l'aggiornamento ecclésial mais bien la condition sine qua non pour assurer la fidélité de l'Église à sa mission et un avenir à notre civilisation.         <br />
              <br />
       _____________________________       <br />
              <br />
       NOTES       <br />
       [1] Cf. Conseil Pontifical pour la Famille, Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, Pierre Téqui éditeur, 2005.       <br />
              <br />
       [2] Cf. Théry I., La distinction de sexe une nouvelle approche de l'égalité, Paris, Odile Jacob, 2007; Delorme W. Quatrième génération, Paris, Grasset, 2007; Godelier, M., Au fondement des sociétés humaines, Paris, Albin Michel, 2007; Judith Butler, Trouble dans le genre pour un féminisme de subversion, La découverte , Paris, 2005;       <br />
              <br />
       [3] Cf. La tentation de Capoue. Anthropologie du mariage et de la filiation, Sous la direction de Tony Anatrella, Ed. Cujas, 2008. Pour la critique de ces théories, voir en particulier «Hors conjugal et parental : des enjeux psychologiques et sociaux, p. 25-97, et autres œuvres de Tony Anatrella, dont Le règne de Narcisse. Les enjeux du déni de la différence sexuelle, La Renaissance, Paris, 2005.        <br />
              <br />
       [4] Cf. Iacub M. et Maniglier P., L'anti-manuel d'éducation sexuelle, Bréal, Paris, 2005.       <br />
              <br />
       [5]  Cf. W. Kasper, Teologia del matrimonio cristiano, Queriniana, 1985, 2e éd., 18. Je renvoie à mes deux volumes qui développent amplement ces perspectives : Divina somiglianza. Antropologia trinitaria della famiglia, Lateran University Press, Rome, 2004 ; Mistero e Sacramento dell'amore. Teologia del matrimonio et della famiglia per la nuova evangelizzazione, Cantagalli, 2007.       <br />
              <br />
       [6] Cf. Alfonso Lopez Trujillo, La grande sfida. Famiglia, dignità della persona e umanizzazione, Città Nuova, 2004 ; voir aussi Jorge Alberto Serrano, ,Valores familiares y modernidad, In : Familia et Vita, Anno IX, No. 1-2, 2004, 138-151.       <br />
              <br />
       [7] Jean Paul II, Exhortation apostolique Novo Millenio Inneunte, 6 janvier 2001, à l'aube du nouveau millénaire.         <br />
              <br />
       [8] Cf. M. Ouellet, La vocazione cristiana al matrimonio e alla famiglia nella missione della chiesa, L.U.P. Roma 2005.       <br />
              <br />
       [9] Saint Thomas d'Aquin, Contra Gentes, 3, 25; 3, 50; S. Th. I IIae q 5 a 5 ad 2. Voir Henri de Lubac, Surnaturel, 1946, 483-494; Hans Urs von Balthasar, La Dramatique divine. II. Les personnes du drame 1. L'homme en Dieu, 177ss.       <br />
              <br />
       [10] Balthasar, H.U. von, Christlicher Stand , Johannes, Einsiedeln, 1977, 198.         <br />
              <br />
       [11] Id.       <br />
              <br />
       [12]Cf. De la Potterie, I.  Le Nozze messianiche e il matrimonio cristiano, in: Lo Sposo, la Sposa (Parola Spirito e Vita n. 13), Bologna 1986, 87-104; Tettamanzi, D. La famiglia, via della Chiesa, chap. II, Come a Cana di Galilea: Cristo incontra gli sposi, 31-51.       <br />
              <br />
       [13] Lumen Gentium 11; Apostolicam actuositatem 11.       <br />
              <br />
       [14] S. Thomas d'Aquin, Summa contra Gentiles, IV, 58 (FC 38).       <br />
              <br />
       [15] SS Benoît XVI, Deus Caritas est, 6.       <br />
              <br />
       [16]Francis Martin, ‘A Summary of the teaching of Genesis chapter one', in : Communio 90 (Summer 1993) 259.       <br />
              <br />
       [17] La première citation est tirée d'un article de R. Hinschberger,  &quot;Image et ressemblance dans la tradition sacerdotale&quot;, in RSR 59 (1985) 192. Cet article est une courte présentation de son mémoire D.E.A.: Image et ressemblance dans la tradi­tion sacerdotale, Strasbourg, 1983, d'où est tirée la seconde citation: 52. Voir Divine ressemblance, Op. cit., 41-51 (it.).       <br />
              <br />
       [18] Mentionnons entre autres la Lettre apostolique Mulieris Dignitatem, 1988; la Lettre aux Familles, 1994; l'Encyclique Evangelium vitae, 1995; l'Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi Donum vitae, (1987).       <br />
              <br />
       [19] SS Benoît XVI, Deus Caritas est, 6.       <br />
              <br />
       [20]Cf. Mistero e Sacramento, Op. cit., 119ss.       <br />
              <br />
       [21] SS Paulo VI, Humanae Vitae, 11.       <br />
              <br />
       [22] Ib., 12.       <br />
              <br />
       [23] Ib., 13. Cf. Gustave Martelet, &quot;Pour mieux comprendre l'encyclique Humanae Vitae&quot;, in: NRTh 90 (1968) 897-917; 1009-1063.       <br />
              <br />
       [24] Cf. Familiaris Consortio 32: « Ainsi, au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire, selon lequel il ne s'agit plus de se donner totalement à l'autre; il en découle non seulement le refus positif de l'ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité intérieure de l'amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière ». Cf. aussi les catéchèses de Jean Paul II sur l'amour humain dans le plan de Dieu : Uomo e donna lo creò, sesto ciclo, Amore e fecondità, 453-502.       <br />
              <br />
       [25] Cf. Angelo Scola (a cura di) Quale vita? La bioetica in questione. Mondadori, 1998.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-famille-educatrice-aux-valeurs-humaines-et-chretiennes-valeurs-a-decouvrir-et-a-redecouvrir_a241.html</link>
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