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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Nov 2010 14:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration de tous les fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2010. Textes de l'Écriture: Job 19.23-27a, Th 4,13-14.17d-18 et Jn 14, 1-6 ( Année C).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2451419-3440284.jpg?v=1289459894" alt="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" title="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, nous rappelons le souvenir de trois de nos confrères qui nous ont quittés au cours de la dernière année. Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Henri Beaumont, décédé le 22 juin 2010, de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine, décédé le 15 janvier 2010  et de l'abbé Georges Marceau, décédé le 19 décembre 2009.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une commémoration</span>       <br />
              <br />
       La célébration d’aujourd’hui a pour nom officiel « la commémoration de tous les fidèles défunts ».        <br />
              <br />
       Comme la mémoire est une faculté qui oublie, dit-on, il n’est pas mauvais qu’au moins une fois par année, nous nous souvenions de ceux et celles qui nous ont quittés. Nous nous souvenons, bien sûr, de nos confrères partis au cours de l’année, mais nous portons aussi dans notre souvenir toutes les personnes qui nous sont chères et qui nous ont laissés depuis des années parfois, et, pour une institution comme la nôtre, pourquoi ne pas ajouter depuis des décennies et des siècles. Les figures de notre histoire sont maintenant près du Seigneur, tous ces prêtres qui furent nos devanciers dans la vigne du Seigneur et qui se sont dévoués dans les paroisses, dans l’éducation et dans la pastorale. À chacun d’entre nous de mettre les noms des personnes qu’il porte aujourd’hui dans sa mémoire.        <br />
              <br />
       Moment de silence.       <br />
              <br />
       Une commémoration n’est pas seulement un souvenir, c’est aussi un mémorial. Qu’est-ce à dire? La mémoire ne fait pas que nous reporter dans le passé, elle rend aussi présent ce qui l’habite. Les personnes défuntes n’existent pas seulement par leur carte mortuaire, mais elles vivent en nous par ce que nous en gardons et par le lien qui nous unit à elles.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ce que sont les personnes  défuntes pour nous </span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste ce lien? Les manifestations de ce lien sont très diversifiées dans les cultures : repas sur la tombe des morts, décoration, danses etc.       <br />
              <br />
       Parmi ces manifestations, j’en retiens une qui m’a frappé ces derniers jours.        <br />
              <br />
       En Pologne, le 2 novembre est une fête de la lumière. Les gens apportent lampions, chandelles, cierges, bougies et lumières de toutes sortes sur les tombes de leurs proches. Ces jours-là, les cimetières baignent dans la lumière de milliers de bougies. Qu'il vente ou qu'il pleuve, jusque tard dans la soirée les abords des cimetières grouillent de visiteurs et de marchands. Les cimetières deviennent des ilots incandescents et sont visibles de partout. On a là une manière de spectacle très vivant et très féérique et en même temps une présence qui se fait sentir non seulement physiquement mais aussi spirituellement.        <br />
              <br />
       Associer la lumière aux défunts pour manifester le lien qui nous unit à eux me paraît une très belle façon de montrer qu’ils sont toujours avec nous, mais d’une façon mystérieuse.        <br />
              <br />
       Comme la lumière qui guide et éclaire, ils peuvent soutenir et illuminer notre chemin par leurs exemples et par leur vie. Comme la lumière qui dissipe les ténèbres, ils nous montrent que le passage par la mort n’est pas la fin de tout. Comme la lumière qui au lever du jour fait apparaître tout dans sa beauté et sa nouveauté, ainsi ils témoignent de la beauté des « cieux nouveaux et de la terre nouvelle » où ils sont rendus avec le Ressuscité toujours vivant auprès de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà ce que ces gestes de lumière de la tradition polonaise peuvent nous inspirer pour approfondir le lien avec nos défunts.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant ce que sont nos défunts pour Dieu.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Ce que sont les personnes défuntes pour Dieu </span>       <br />
              <br />
       « La commémoration de tous les fidèles défunts » en centrant notre attention sur les personnes qui nous ont quitté met en évidence le lien qui nous unit à elles, mais cette célébration bien plus encore nous rappelle le lien qui les unit à Dieu.       <br />
              <br />
       Les défunts que nous portons dans notre souvenir et dans notre mémorial ce matin sont rendus dans la maison de Dieu. Ils y ont trouvé leur place. La promesse de Jésus que nous venons de lire dans l’évangile de saint Jean : « Dans la maison de mon Père , beaucoup peuvent trouver leur demeure…et là où je suis vous serez vous aussi» (Jn 14, 2-3) est réalisée. Ils sont là où ils doivent être.        <br />
              <br />
       L’amour de Dieu qui les a portés de toute éternité, qui les a mis au monde, qui les a accompagnés au fil de leur vie à travers des hauts et des bas, des moments d’intimité avec Lui et des questionnements, des réussites et des erreurs… l’amour de Dieu, dis-je, les prend tout entiers maintenant. Ils ne sont plus à eux-mêmes, mais « à Dieu » comme le dit saint Paul du Christ après la résurrection : « car en mourant, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes : vivant, c’est pour Dieu qu’il vit » (Rm 6, 10).        <br />
              <br />
       De même les fidèles défunts « vivent pour Dieu » totalement et définitivement. Leur lien à Dieu n’est plus un chemin qu’ils empruntent en titubant parfois. Ce n’est plus une montée vers la lumière à travers les nuages. C’est la pleine lumière dans le repas éternel où il n’y a plus de larmes, ni de pleurs. Avec Job, ils peuvent dire  : « Je sais que mon libérateur est vivant » (Job 19, 25).        <br />
              <br />
       Se souvenir de nos défunts, en faire la commémoration, nous permet d’entrer dans cette vie éternelle qui est déjà commencée et de proclamer avec conviction cet article de notre profession de foi : « Je crois à la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique annonce les réalités à venir à travers les signes du pain et du vin, mais elle nous dit aussi que ces réalités sont déjà présentes et qu’il n’est pas besoin d’attendre pour commencer à vivre maintenant ce que nous vivrons tout le temps.        <br />
              <br />
       Dans la lumière de la Toussaint, la commémoration des fidèles défunts est pour les chrétiens l'occasion d'affirmer et de vivre l'espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2010</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2451419-3440285.jpg?v=1289459894" alt="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" title="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »</title>
   <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 14:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour méditation en 2018 Année B - Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2009 ( Année B), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaïe 25,6a,7-9; Rm 8,14-17 et Jn 12, 24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269721.jpg?v=1541121048" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, je vous propose cette année trois mots pour guider notre méditation : «mémoire», «espérance», «promesse». Ils rejoignent bien les textes que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">« Serviteurs fidèles et avisés »</span>       <br />
              <br />
       Nous faisons mémoire aujourd’hui de façon spéciale de trois de nos confrères qui nous ont quitté au cours de la dernière année ainsi que de tous nos parents et amis défunts. <!-- Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Anicet Gréco, décédé le 15 janvier 2009,  de l’abbé Gaston Savard, décédé le 2 février 2009 et de l’abbé Edmond Labrecque, décédé le 6 mai 2009, en la fête du bienheureux François de Laval, notre fondateur.-->       <br />
              <br />
       Nos confrères furent, chacun à leur manière, des serviteurs fidèles et avisés en réponse à leur appel au ministère presbytéral qu’ils ont exercé avec générosité dans des tâches nombreuses et variées. Nos parents et amis ont cherché à répondre le mieux possible aux appels de Dieu dans leur vie. <!-- dans les œuvres du Séminaire de Québec. À l’Université Laval pour l’abbé Gréco, au Petit Séminaire pour l’abbé Savard et au Grand Séminaire pour l’abbé Labrecque.       <br />
              <br />
       En faisant mémoire d’eux nous n’oublions pas aussi tous nos devanciers et tous les membres de nos familles qui nous ont quittés.--> Notre prière pour les défunts qui nous ont été proches garde non seulement leur mémoire, mais elle manifeste une communion qui défie et transcende le temps et l’espace.        <br />
              <br />
       En lien avec eux nous sommes invités à raviver notre espérance et à vivre aujourd’hui dans la confiance en la promesse d’un bonheur éternel qui nous attend comme le dit si bien la prière après le Notre Père : « Seigneur, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’Avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »       <br />
              <br />
       C’est en m’inspirant que cette prière que j’aimerais commenter maintenant les deux autres mots que j’ai retenus pour notre méditation : «espérance» et «promesse».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">« En cette vie où nous espérons... »</span>       <br />
               <br />
       « Espérance », la toute petite vertu comme la qualifiait  Péguy. « Espérance » qui n’est pas un simple espoir, ni un souhait jeté en l’air sans trop y croire. Petite vertu, peut-être, mais immense mouvement de l’être qui se tend vers l’infini en s’appuyant sur Celui qui ne peut décevoir : le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Père de Jésus Sauveur.        <br />
              <br />
       C'est dans ce mouvement de l'espérance que  « la mort est surpassée, détruite pour toujours » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ». Voilà le résultat : non seulement à venir, mais déjà présent en cette vie. En Jésus, l’amour infini du Père nous rejoint, nous renouvelle, nous sauve. Il nous recrée dans une beauté qui resplendit de sa gloire. Le salut nous est donné comme un don et en même temps un gage d’éternité commencée.        <br />
              <br />
       Comme l’explique saint Paul « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils.» Et il continue « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Tout est dit.        <br />
              <br />
       L’espérance chrétienne est ancrée (ne la représente-t-on pas par le symbole de l'ancre dans la tradition iconographique <span style="font-style:italic">voir les notes à ce sujet plus bas</span>) dans cette certitude d’un amour qui n’a pas de limites, qui est sans retour et dont nous vivons maintenant comme l’ébauche de ce que ce sera dans la pleine lumière. Nous pouvons espérer car nous sommes sauvés, devenus fils et héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ.        <br />
              <br />
       Et c’est ici que le terme promesse prend tout son sens.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">« …le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »</span>        <br />
              <br />
       La prière que j’ai citée tout à l’heure précise le sens de la promesse. Il s’agit de bonheur (de béatitude disait saint Thomas d’Aquin). Qu’est-ce à dire? Une promesse de plénitude comme on ne peut l’imaginer, une plénitude qui n’arrive pas au terme d’efforts, aussi héroïques soient-ils, mais qui survient comme un don, celui d’une présence, d’une relation vivante et continue « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». La promesse c'est le bonheur d'être avec le Christ non seulement maintenant, mais pour toujours lors de son Retour.       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont pensé un moment que cette présence qui se vérifierait dans le Retour du Christ serait le lot des nouveaux convertis dans un avenir à mesure humaine, de leur vivant même. Mais saint Paul les a amenés à percevoir que cette présence du Christ glorieux les rejoignait déjà de façon mystérieuse sous un mode de relation personnelle, d’une relation filiale dans laquelle il les invite à plonger avec confiance en fils de Dieu, sans esprit de crainte et sans peur.       <br />
              <br />
       Mystère tout de même que ce que vivent les fidèles défunts pour lesquels nous offrons nos prières. Mystère de cet espace qui précède la Parousie, le Retour du Christ qui nous emportera avec lui, Ressuscité et Glorieux, où « le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages » dans un monde nouveau que nous attendons aujourd’hui dans la foi, mais qui brillera de la Gloire du Père.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En cette célébration nous pouvons porter dans nos « vases fragiles » la certitude que nos défunts connaissent « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’être humain, tout ce que Dieu prépare pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens 2.9). En refaisant les gestes de Jésus sur le pain et le vin nous redisons et nos proclamons notre espérance appuyée sur  sa promesse « jusqu’à ce qu’il vienne ».         <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269759.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sculpture dans la pierre qui se trouve dans les Catacombes de Priscille à Rome (IIIe siècle)</span>       <br />
              <br />
       L'ancre est une figure voilée de la croix. Devenue le symbole de l'espérance du salut, elle est associée aux poissons qui désignent les nouveaux chrétiens. On trouvera plus bas sur une autre image une variation moderne de ce symbolisme. L'ancre, symbole de la stabilité, était  devenue au IIe siècle l'image privilégiée de l'espérance (<span style="font-style:italic">Hébreux</span>, 6, 19). Clément d'Alexandrie dans le <span style="font-style:italic">Pédagogue</span>  nomme l'ancre parmi les signes qu'il recommande aux fidèles de graver sur leurs anneaux. Ce symbole de l'Église paléochrétienne apparaît dans la première moitié du IIe siècle, connaît son apogée au IIIe pour disparaître au cours du IVe siècle (Tome I, vol 2 col 1999-2031 du <span style="font-style:italic">Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie</span>.- Paris : Letouzay et Ané, 1907-1951)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2270693.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      Variation moderne d'un artiste québécois, Ulric Bilodeau, pour la patène de mon calice fait par Gilles Beaugrand, orfèvre de Montréal (Canada), en 1962.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1682371-2269721.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html</link>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »</title>
   <pubDate>Thu, 24 Nov 2005 14:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts (Année A) au Séminaire de Québec le 2 novembre 2005. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12; Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1683967-2271991.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
     </div>
     <div>
      Pour les personnes qui se veulent disciples de Jésus, tout commence par un appel et se termine par la vie éternelle. C’est ce qu’ont vécu nos frères et sœurs défunts dont nous nous rappelons le souvenir aujourd’hui dans cette « commémoration des fidèles défunts ». Il en est ainsi de nous aussi sur le chemin qui est nôtre, dans notre histoire de vie.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un appel</span>        <br />
              <br />
       Il nous est arrivé un jour de répondre oui pour suivre Jésus en choisissant la vocation de prêtres diocésain ou en s'y préparant comme futur prêtre. Comment dire et raconter cette réponse? C’est l’histoire de toute une vie. Répondre à l’appel à suivre Jésus ne se résume pas à se trouver une place sous le soleil pour œuvrer dans sa vigne. C’est entrer dans un compagnonnage, dans une expérience d’intimité qui ouvre sans cesse sur de l’inédit, des surprises, mais aussi sur un enchantement qu’on n’a jamais fini d’explorer. Au fond de lui-même, le disciple de Jésus continue de ressentir cet appel personnel qui est assez fort pour mobiliser toutes ses énergies et toutes ses aspirations en vue du Royaume et il s’efforce d’y répondre selon sa situation de vie, selon son âge, selon ses talents, selon ses charismes, mais surtout avec son cœur, avec toute son âme et avec toutes ses forces.        <br />
              <br />
       Si nous portons un peu attention à ce que nous sommes, nous pouvons comme toucher du doigt la puissance en même temps que la prévenance du Seigneur qui se tient à la porte et qui frappe.        <br />
              <br />
       Nos frères et sœurs qui nous ont devancés ont eu l’occasion d’ouvrir cette porte en laissant le Seigneur prendre totalement possession de leur être. « Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » comme on l’a proclamé dans l’extrait du chapitre 6 de saint Jean qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une vie de disciple de Jésus </span>       <br />
              <br />
       « Voir le Fils et croire en Lui » n’est-ce pas le but de toute une vie. En effet, le disciple de Jésus est quelqu’un qui se laisse séduire avant tout par une personne. Oui, c’est à « cause de Jésus » que les apôtres ont tout quitté. Ils l’ont connu, ils ont mangé avec lui, ils ont marché sur les routes de Palestine avec lui. Ils ont cru en lui, en la Bonne Nouvelle qu’il portait et qu’il répandait autour de lui.        <br />
              <br />
       Mais que se passe-t-il entre l’appel reçu et la vie éternelle, qu’on espère comme le dit la belle prière qui suit le Notre Père? Il se passe pour chacun et chacune de nous un périple rempli de situations de vie, de moments intenses parfois ou encore plus douloureux, d’amitiés et de relations de toutes sortes. C’est la vie, notre vie qui se tisse au fil des jours qui passent.        <br />
              <br />
       Comme le dit la lettre aux Hébreux au chapitre 12 : nous sommes comme «  des étrangers et des voyageurs …à la recherche d’une patrie. » Notre vie n’est pas une parenthèse sur cette route vers la patrie céleste, elle est, je dirais, « la route elle-même », car c’est dans le quotidien de nos vies que se noue et se développe l’alliance que Dieu veut établir avec chacun d’entre nous, que se déploie l’appel que Jésus lance à tous ceux et celles qui veulent le suivre comme disciple. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. »        <br />
              <br />
       À travers la banalité du quotidien, le chrétien, disciple de Jésus, perçoit le « fond divin » de l’existence et laisse se libérer la beauté cachée, enclose sous cette rude écorce, une beauté qui éclate en vie éternelle. « Aucun d'entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même: si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur » comme le dit saint Paul aux Romains. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. »        <br />
              <br />
       Finalement, quelle que soit notre histoire de vie, là où est l’Amour, Dieu est présent. « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantions-nous autrefois. C’est ainsi que notre banal quotidien, s’il s’ouvre à l’Amour, s’ouvre à Dieu « car l’amour vient de Dieu » et « tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu ». « Les gens voient cela sans comprendre; il ne leur vient pas à l'esprit que Dieu accorde à ses élus grâce et miséricorde, et qu'il veille sur ses amis » comme le note avec à propos le passage du livre de la Sagesse proclamé dans la première lecture.        <br />
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       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
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       Mes bien chers frères, souhaitons que cette célébration commémorative des fidèles défunts disciples de Jésus soit une occasion de nous ouvrir de plus en plus à cet Amour qui nous vient de Dieu par Jésus, à cet Amour qui le fait se tenir à la porte et nous dire : « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi »   (Apoc 3, 20).        <br />
              <br />
       Déjà dans cette célébration nous sommes invités à nous asseoir et à manger « avec Lui et Lui  avec nous » dans ce banquet eucharistique qui est pour nous un signe et un avant-goût du banquet éternel qui nous attend et que je nous souhaite à tous. Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 2 novembre 2005       <br />
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              <br />
       HG/mdb        <br />
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              <br />
       Dernière mise à jour 24 novembre 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1683967-2271994.jpg?v=1509580552" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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