<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
  <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:25:51+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/var/style/logo.jpg?v=1219314725</url>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/</link>
   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  </image>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-89379347</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» </title>
   <pubDate>Tue, 09 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Nombres 21, 4b-9, Philippiens 2, 6-11 et Jean 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379347-63200174.jpg?v=1754336938" alt="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " title="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de la messe d'aujourd'hui il est question d'un épisode vécu par les hébreux dans le désert,une fois soritis d'Égypte puis le texte de saint Paul reproduit une hymne qui était redite souvent par les premiers chrétiens et que nous chantons parfois en anglais aujourd'hui : ¨He is lord, he is risen from the dead, and he is Lord, every knee shall. bow, every tongue confess that Jesus Christ is Lord". Ces paroles reproduisent celles de saint Paul qu'on trouve dans la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Essayons de nous laisser entrer dans ce mystère de la Croix glorieuse, un mystère difficile à saisir : le mystère de la croix. Dans cette fête de la Croix glorieuse aujourd’hui faisons un effort particulier pour entrer dans ce mystère de la Croix de Jésus si déroutant et si profond pourtant.       <br />
              <br />
       I - Les préparatifs       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament donnait un ton de victoire  à l'action de Dieu pour son peuple. C'est Lui qui l'avait fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise, mais il utilise des  instruments pour la libération de son peuple. Celui-ci trouvera une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, comme ici dans la première lecture le peuple récrimine contre son Dieu. C'est pourquoi Moïse érigera au sommet d'un mat un serpent d'airain qu'on a vu comme un image du Christ car les gens qui le regardaient restaient en vie malgré les morsures quils avaient reçues.       <br />
              <br />
       C'est une image du don de Dieu, qui se fait dans un  Sauveur. Les disciples de Jésus, décontenancés par la croix où le Christ est pendu reconnaîtront plus tard, après la Pentecôte, que ce Jésus qui a été crucifié est Seigneur et Sauveur, qu’il accomplit les promesses et les annonces des Écritures.        <br />
              <br />
       Saint Pierre en fera le thème de son fameux discours le matin de la Pentecôte aux milliers de personnes qui se trouvent autour de lui et des autres apôtres: «  Nous vous l'annonçons ce Jésus crucifié est le Messie annoncé. Il est ressuscité et nous en témoignons. Il est vivant et nous ne pouvons ne pas vous le dire ».       <br />
              <br />
       II - Un abaissement, une kénose irremplaçable       <br />
              <br />
       Le Dieu de Jésus-Christ qui se présente comme le Père miséricordieux et le Dieu d'Amour, en laissant son Fils mourir sur la croix,  questionne ses disciples et nous questionne nous aussi baptisés.        <br />
              <br />
       Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous sauf saint Jean,  sa mère Marie et quelques femmes qui seront tous sur le Calvaire.   Que penser de cela? Si on se met à leur place on peut comprendre que tout l'enseignement de Jésus leur avait passé par-dessus la tête. Son annonce d'un messie crucifié, folie pour les hommes, comme dira saint Paul ne correspond pas à leur lecture des Écritures. Encore lors du repas de la Cène, le Jeudi-Saint. Philippe demande « quand vas-tu restaurer le Royaume d'Israël ? »       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation, toutes proportions gardées. Nous connaissons l'enseignement de l'Église sur le Mystère pascal Mort-Résurrection qui est au cœur de notre foi. Nous avons hélas! tendance bien souvent à gommer le Vendredi-Saint au profit de Pâques. Autrefois on faisait l'inverse et cela a donné une religion de sacrifices,  de privations et de pénitences. Nous avons raison de nous éloigner de cette vision doloriste de la foi, mais ce n'est pas une raison pour mettre de côté le mystère de la Croix de Jésus.       <br />
              <br />
       Saint Jean ici nous résume en une phrase l'essentiel du mystère de la Croix. On peut retenir ces mots et en faire comme son "mantra" : "Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" (Jean 3, 16).       <br />
              <br />
       La croix sera la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître, elle sera le critère sensible et concret de l’imitation de Jésus. Vivre dans sa vie une certain abaissement (kénose) ne détruit pas le disciple de Jésus, elle l'unit à lui dans ce qui est au cœur de sa vie et de son œuvre salvifique.       <br />
              <br />
       III - Le sens de la Croix       <br />
              <br />
       L'œuvre salvifique de Jésus sur la croix est l'expression ultime de l'amour Dieu de Dieu le Père pour le monde. Elle n'est pas étrangère au plan salvifique de Dieu, au contraire, elle en est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Sur la croix, Jésus meurt pour le salut non d'une minorité mais pour celui de toute l'humanité. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Les ténèbres disparaissent et désormais comme le dit l'évangile, les personnes rejointes par ce mystère auront à choisir de l'accepter et de suivre Jésus ou de se réfugier dans la région des ténèbres et de la dissemblance dira saint Augustin. En somme sa mort ouvre à quiconque croit en Lui la possibilité d'un salut éternel.       <br />
              <br />
       Dieu est venu parmi les ténèbres, le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite car comme le dit saint Paul « Si le Christ est ressuscité, nous les baptisés nous sommes ressuscités avec lui ». "Baptisés disait saint Hilaire nous sommes plongés dans l'amour de Dieu et nous en vivons ».  Cette vie nouvelle est vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de la Croix glorieuse occupe nos pensées ce matin et c'est très heureux. Ce mystère nous plonge avec Jésus dans le mystère du salut que notre Dieu misécordieux nous offre.       <br />
              <br />
       Gardons-nous, cette semaine, quelques moments de recueillement où nous laisserons la grâce de Dieu et l'Esprit nous aider à vivre le lien réel entre la Passion du Christ et ma vie concrète. C’est Pascal qui faisait dire au Christ : « Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » .       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Projet d’homélie en brouillon du 6 mars 2018       <br />
       reprise avec corrections le 9 mars 2021 et inspiratrice de celle de la Croix Glorieuse dimanche le 14 septembre 2025-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Celui qui regardait vers le serpent de bronze restait en vie ! » (Nb 21, 4b-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.       <br />
           Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :       <br />
       « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,       <br />
       où il n’y a ni pain ni eau ?       <br />
       Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »       <br />
           Alors le Seigneur envoya contre le peuple       <br />
       des serpents à la morsure brûlante,       <br />
       et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.       <br />
           Le peuple vint vers Moïse et dit :       <br />
       « Nous avons péché,       <br />
       en récriminant contre le Seigneur et contre toi.       <br />
       Intercède auprès du Seigneur       <br />
       pour qu’il éloigne de nous les serpents. »       <br />
       Moïse intercéda pour le peuple,       <br />
           et le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Fais-toi un serpent brûlant,       <br />
       et dresse-le au sommet d’un mât :       <br />
       tous ceux qui auront été mordus,       <br />
       qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »       <br />
           Moïse fit un serpent de bronze       <br />
       et le dressa au sommet du mât.       <br />
       Quand un homme était mordu par un serpent,       <br />
       et qu’il regardait vers le serpent de bronze,       <br />
       il restait en vie !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)       <br />
              <br />
       R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté ;       <br />
       nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,       <br />
       ils revenaient et se tournaient vers lui :       <br />
       ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,       <br />
       et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.       <br />
              <br />
       Mais de leur bouche ils le trompaient,       <br />
       de leur langue ils lui mentaient.       <br />
       Leur cœur n’était pas constant envers lui ;       <br />
       ils n’étaient pas fidèles à son alliance.       <br />
              <br />
       Et lui, miséricordieux,       <br />
       au lieu de détruire, il pardonnait.       <br />
       Il se rappelait : ils ne sont que chair,       <br />
       un souffle qui s’en va sans retour.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3, 13-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :       <br />
       par ta Croix, tu as racheté le monde.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à Nicodème :       <br />
           « Nul n’est monté au ciel       <br />
       sinon celui qui est descendu du ciel,       <br />
       le Fils de l’homme.       <br />
           De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
           afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379347-63200174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Croix-glorieuse-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1262.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64229171</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C le 11 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 32, 7-14, I Timothée 1, 12-17 et Luc 15, 1-32 (la brebis perdue et le fils prodigue).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229171-46109541.jpg?v=1655147603" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" />
     </div>
     <div>
      Il y une peinture célèbre, celle de Rembrandt que vous avez sûrement vue souvent, qui porte sur cet épisode de l'enfant prodigue, mais qui met l'accent plutôt sur le père miséricordieux.. On voit le fils prodigue à genoux et un homme plus âgé au visage doux et bon qui l’entoure de ses bras dont l'un ressemble à celui d'une femme, d'une mère, le tout dans une lumière diffuse et dans des teintes douces. Le peintre a compris le sens premier de cette parabole qu’on a appelée la plupart du temps « la parabole de l’enfant prodigue », alors que qu’elle raconte  la « miséricorde d’un père » et qu’elle pourrait s’appeler plutôt « la parabole du Père miséricordieux ».       <br />
              <br />
       Cette parabole est un récit et une mise en scène des plus animées et des plus parlantes. Elle est portée par les interactions des trois personnages sur lesquels nous nous arrêterons brièvement à tour de rôle car, remarquez-le bien,  nous pouvons à des degrés divers être chacun de ces personnages à un moment ou l’autre. Ils coexistent en nous pour le meilleur et pour le pire. Suivons les personnages de la parabole dans l’ordre du récit.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le jeune fils</span>       <br />
              <br />
       Il se jette aux genoux de son père pour exprimer sa conversion. Conversion au sens fort du terme veut dire « retournement » « changement ». C’est le sens du terme grec « metanoia ».  C'est pourquoi, le fils prodigue se jette à genoux devant son père.       <br />
              <br />
       Même physiquement, se mettre à genoux demande un effort. Ce n’est pas facile. Aujourd’hui avec le temps et avec les limites de l’âge les dangers de cette manœuvre pour l’équilibre frappent bien des gens. Ils ne peuvent pas se mettre à genoux physiquement, on le comprends, mais ils peuvent le faire spirituellement comme l'a fait l’enfant prodigue.       <br />
              <br />
       Si nous nous mettons à genoux devant Dieu, si nous nous retournons vers Dieu, nous entrons dans une démarche de changement, un changement radical parfois où nous confessons que nous avons péché : « J’ai péché contre toi, Père ». Mais ce changement est aussi une démarche continuelle à poursuivre car, comme le dit saint Paul, les ténèbres et la lumière, le mal et le péché cohabitent toujours en nous : «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Romains 7, 19).       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le père</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le deuxième acteur de ce récit, le père, ce qui nous frappe dans le tableau de Rembrandt ce sont les bras ouverts qui encerclent le fils retrouvé.       <br />
              <br />
       Ces bras ouverts sont un symbole puissant d’un amour toujours prêt à se manifester, un amour qui désire la vie du pécheur et non sa mort, un amour désintéressé et inconditionnel. Oui, tel est l’amour du Père des cieux.       <br />
              <br />
       Les parents savent un peu ce qu’il en coûte de recevoir un fils ou une fille qui revient de loin parfois. Leur amour ne pose pas de question. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui nous a donné Jésus, son Fils Bien-aimé pour notre salut et le salut du monde. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui surpasse tout ce qu’on peut imaginer « folie pour les hommes » , mais « sagesse pour Dieu » (I Corinthiens 1, 25 ss.).       <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas, par ailleurs, d’un amour qui se ferme les yeux sur l’autre, qui reste à un niveau superficiel et qui permet tout. Au contraire, cet amour fait grandir. Cet amour respecte la personne dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même. Cet amour te permet de devenir ce que tu es réellement « un fils » ou « une fille » bien-aimés de Dieu. «  Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils du Père…vous n’êtes plus esclaves, mais enfants du Père » proclame saint Paul aux Romains (Romains 8, 15).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Le fils aîné</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en au fils aîné. Il est en retrait dans le tableau de Rembrandt. Il murmure et se « défoule », dirait-on en québécois.  Le récit de l’évangile nous rapporte les paroles qui lui sont prêtées. "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Et quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras."       <br />
              <br />
       Que penser de ce personnage? Il nous interroge, car il a de bons arguments. Il souhaite ce qu'on appellerait aujourd'hui la "parité", le même traitement que son frère. mais il en reste à ce plan du "donnant-donnant", de la justice étroite et matérielle. Ce qui cloche, c’est son refus d’entrer dans le mouvement d’amour du père. Il se tient à l’écart dans son monde pour se protéger, pour ne pas se remettre en question. Bien sûr qu’il a été un bon fils. Mais où était son cœur pendant tout ce temps? S’est-il contenté de suivre des préceptes uniquement?        <br />
              <br />
       La question se pose non seulement pour lui mais pour chacun et à chacune d’entre nous. « Ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur’ qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père » (Romains 2, 13), ceux et celles qui entrent dans le mouvement d’amour de Dieu qui se donne et qui sauve.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration dominicale dans le sillage de ce texte si riche de la parabole du Père miséricordieux, nous invite à nous mettre en marche pour entrer de plus en plus dans le mouvement d’amour du Père qui nous accueille à sa table sous les signes du Pain et du Vin partagés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla à Moïse :       <br />
       « Va, descends,       <br />
       car ton peuple s’est corrompu,       <br />
       lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.       <br />
           Ils n’auront pas mis longtemps       <br />
       à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !       <br />
       Ils se sont fait un veau en métal fondu       <br />
       et se sont prosternés devant lui.       <br />
       Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :       <br />
       ‘Israël, voici tes dieux,       <br />
       qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »       <br />
              <br />
           Le Seigneur dit encore à Moïse :       <br />
       « Je vois que ce peuple       <br />
       est un peuple à la nuque raide.       <br />
           Maintenant, laisse-moi faire ;       <br />
       ma colère va s’enflammer contre eux       <br />
       et je vais les exterminer !       <br />
       Mais, de toi, je ferai une grande nation. »       <br />
           Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu       <br />
       en disant :       <br />
       « Pourquoi, Seigneur,       <br />
       ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,       <br />
       que tu as fait sortir du pays d’Égypte       <br />
       par ta grande force et ta main puissante ?       <br />
           Souviens-toi de tes serviteurs,       <br />
       Abraham, Isaac et Israël,       <br />
       à qui tu as juré par toi-même :       <br />
       ‘Je multiplierai votre descendance       <br />
       comme les étoiles du ciel ;       <br />
       je donnerai, comme je l’ai dit,       <br />
       tout ce pays à vos descendants,       <br />
       et il sera pour toujours leur héritage.’ »       <br />
           Le Seigneur renonça       <br />
       au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)       <br />
       R/ Oui, je me lèverai,       <br />
       et j’irai vers mon Père. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
       Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;       <br />
       tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis plein de gratitude       <br />
       envers celui qui me donne la force,       <br />
       le Christ Jésus notre Seigneur,       <br />
       car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,       <br />
           moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.       <br />
       Mais il m’a été fait miséricorde,       <br />
       car j’avais agi par ignorance,       <br />
       n’ayant pas encore la foi ;        <br />
          la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,       <br />
       avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi,       <br />
       et qui mérite d’être accueillie sans réserve :       <br />
       le Christ Jésus est venu dans le monde       <br />
       pour sauver les pécheurs ;       <br />
       et moi, je suis le premier des pécheurs.       <br />
           Mais s’il m’a été fait miséricorde,       <br />
       c’est afin qu’en moi le premier,       <br />
       le Christ Jésus montre toute sa patience,       <br />
       pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,       <br />
       en vue de la vie éternelle.       <br />
              <br />
           Au roi des siècles,       <br />
       au Dieu immortel, invisible et unique,       <br />
       honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           Jésus dit encore :       <br />
       « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,       <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229171-46109541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-amour-a-toujours-le-dernier-mot_a1081.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61778895</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Mar 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-8967348</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)</title>
   <pubDate>Tue, 01 Mar 2016 14:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C le 6 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes: Josué 5, 10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226810.jpg?v=1456427913" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous rappeler qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel et telle qu'il est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » comme le soulignait, avec raison, le pape François dans sa catéchèse lors de l’audience générale 24 février 2016 sur la place Saint-Pierre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mars 2016       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a>       <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226811.jpg?v=1456261384" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967348-14226810.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Le-Pere-misericordieux-et-ses-deux-fils-Luc-15-1-3-11-32_a698.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-7542506</guid>
   <title>Homélie pour le samedi de la 2e semaine du Carême  Année B sur la parabole de l'enfant prodigue et du père aimant : « L’amour a toujours le dernier mot »</title>
   <pubDate>Sat, 07 Mar 2015 17:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux aspirants et candidats au diaconat permanent de Québec, samedi de la 2e semaine du Carême Année B. Séminaire de Québec, 7 mars 2015. Textes de l'Écriture: Michée 7, 14-15, 18-20; Luc, 15, 1-3.11-32 (parabole de l'enfant prodigue et du père aimant)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7542506-11637948.jpg?v=1425744946" alt="Homélie pour le samedi de la 2e semaine du Carême  Année B sur la parabole de l'enfant prodigue et du père aimant : « L’amour a toujours le dernier mot »" title="Homélie pour le samedi de la 2e semaine du Carême  Année B sur la parabole de l'enfant prodigue et du père aimant : « L’amour a toujours le dernier mot »" />
     </div>
     <div>
      Il en va de cet épisode un peu comme pour un site remarquable qu’on a visité souvent : Tour Eiffel, Vieux Québec, Chutes Niagara… ou encore qui est proche de nous : un lac, un boisé adoré, un point de vue unique… On y est habitué. On ne les voit plus avec des  yeux neufs. C’est un eu ce que je ressens face à cette parabole du fils prodigue ou du père aimant, tellement enfouie dans ma mémoire que j’ai de la misère à m’y arrêter avec des yeux neufs.        <br />
              <br />
       C’est peut-être votre cas aussi. Essayons, si vous le voulez bien, d’entendre ce récit comme si c’était la première fois qu’il frappait nos oreilles. Je ne le reprendrai pas en détail, mais je vous donnerai deux impressions qui me sont venues en faisant l’exercice de regarder le tout comme si je ne connaissais rien de ce récit.       <br />
              <br />
       I- Une réaction logique       <br />
               <br />
       Ma première réaction est une réaction qui est semblable à celle du fils aîné. Je suis déstabilisé. Je ne vois pas trop où le père se situe.       <br />
              <br />
       Le manque d’équité et de justice est flagrant. À quoi sert de travailler? De se dépenser? De prévoir? De s’assurer de bons résultats? Vous voyez le genre de questionnements. Des jeunes d’aujourd’hui réagissent ainsi avec l’école, l’instruction : à quoi cela sert-il? Pourquoi se « forcer » tant? Des employés se laissent tenter par des à cotés pas toujours « catholiques » parce qu’ils manquent de cette honnêteté et de cette justice si nécessaires en société.        <br />
              <br />
       Manque de justice évident, telle est une première impression.       <br />
              <br />
        II- Un geste surprenant       <br />
              <br />
       Mon seconde impression est aussi percutante, c’est de voir l’attitude du Père. Un home qui semble avoir bien réussi puisqu’il avait des biens à donner à son fils.       <br />
              <br />
       Il apparaît si désolé par le départ de son fils prodigue qu’il scrute l’horizon tous les jours pour voir s’il revient. Es entrailles sont remuées, l’homme d’affaires fait place à un père miséricordieux qui va accueillir le fils revenu en l’embrassant tendrement et en tuant le veau gras.       <br />
              <br />
       Un geste d’accueil inexpliqué et inexplicable, deuxième impression.       <br />
              <br />
       III- Applications       <br />
              <br />
       À partir de ces impressions, une question toujours actuelle nous est posée : comment unir justice et amour (charité-agapè)? On voit clairement ici que pour Dieu dont le père est l’exemple c’est l’amour qui le pas sur la justice. <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm">Saint François de Sales</a> que j’aime bien en avait fait le fil conducteur de sa vie et de ses enseignements comme le célébra Traité de l’Amour de Dieu. Il a été proclamé le « Docteur de l’Amour ».        <br />
              <br />
       Le pape François en est bien conscient et il en témoigne de façon admirable.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous délivrer des cadres qui enferment l’élan du cœur de Dieu en nous et dans le monde.  Cherchons les moyens concrets qui nous sont possibles pour être nous aussi des témoins de l’amour. Soyons accueillants sans questionner et avec la joie de l’Évangile que Jésus est venu apporter au monde. C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       7 mars 2015.       <br />
       </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7542506-11637948.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-samedi-de-la-2e-semaine-du-Careme-Annee-B-sur-la-parabole-de-l-enfant-prodigue-et-du-pere-aimant-L-amour_a635.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
