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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:31:07+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B le 22 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16 – 4, 3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602478-57034348.jpg?v=1626291018" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" />
     </div>
     <div>
      Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31). La seconde partie de l'évangile qu'on vient de lire concerne la dispute des disciples pour la première place.         <br />
              <br />
       Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus à l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta sur le champ en disant « tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au coeur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église. Un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, à questionner, à vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : "Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé ».       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments de soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes : « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres? »  Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants nous le disent clairement: Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici  l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  Lorsqu'on sert les autres, c'est Jésus lui-même qu'on sert.       <br />
              <br />
       C'est en effet, ce que disent ces paroles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 31 à 46.« Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré alors ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».        <br />
              <br />
       Comme répète  souvent le pape François :  « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au coeur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma soeur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma soeur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors!. Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu le Père  dans leur vie  : « Celui qui m'a envoyé », dit Jésus. Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous et  à toutes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos communautés, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ?  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être, à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi. Et demandons à  l'Esprit Saint de nous donner la force de l'être, selon notre vocation.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       17 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 septembre 2015 et14 septembre 2021        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-dispute-eclairante-sur-le-service_a1196.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 7 juillet 2024. Textes : Ézéchiel 2, 2-5; 2 Corinthiens 12, 7-10 et Marc 6, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602253-57034174.jpg?v=1620652785" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. Il s’agit d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs.  L'Église catholique considère que ces frères et sœurs  étaient en réalité des cousins et des cousines et même des parents plus éloignés.  Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes.       <br />
              <br />
       Revenons à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène à Nazareth</span>        <br />
              <br />
       Je viens de lire  « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ». Auparavant, dans la traduction liturgique précédente on disait, « Nul n’est prophète dans son pays ». Cette phrase est même devenue un dicton dans le langage courant.  L’épisode de la vie de Jésus qui nous est raconté aujourd’hui est assez banal en somme. C’est le fils du village qui s’est fait connaître dans tout le pays qui revient chez lui. L’accueil n’est pas aussi sympathique qu’on pourrait l’espérer vue la renommée de Jésus à l’extérieur de Nazareth. Quelque chose ne fonctionne pas. La communication ne se fait pas. C’est un rendez-vous manqué.        <br />
              <br />
       Les gens de son village le regardent de travers, pourrait-on dire. C’est un faiseur de prodiges, il cherche à impressionner, il se prend pour un autre pensent-ils en eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Ces situations d’incompréhension, de non-acceptation nous les avons vécues nous aussi parfois j’en suis sûr. Comme prêtre j’ai reçu beaucoup de confidences de jeunes, par exemple, qui ne se sentaient pas compris de leurs parents, de personnes âgées qui ne savent plus quoi faire et qui se sentent abandonnées, de couples dont la relation est difficile parce qu’ils ne se parlent pas ou ne dialoguent pas etc.       <br />
              <br />
       Ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas de vraie rencontre. Il en est ainsi dans cette visite à Nazareth que saint Marc nous raconte. Ça ne marche pas pour Jésus. Il est réduit à l’impuissance. Il ne fait là aucun miracle. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéressent. Jésus se chauffe du même bois, mais il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.  Il s’en va et laisse ses concitoyens sans s’imposer.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       « Sans s’imposer ». C'est là, je pense, le message, de cette visite à Nazareth : aujourd’hui, comme alors, Jésus vient vers nous mais il ne s’impose pas. Il ne force la main à personne. Il est écrit dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi <span style="font-style:italic">(Apocalypse </span>3, 20).  C’est ce que Jésus attends de nous : une ouverture du cœur, un accueil. Il ne regarde pas qui est la personne. Il regarde le cœur.        <br />
              <br />
       Pensez à la scène du collecteur d’impôt, Zachée, monté dans un arbre pour voir Jésus. Jésus l’aperçoit et il l’apostrophe en lui disant « « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». Zachée descend vite et reçoit Jésus avec joie. Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison » (Luc 19,1-10).       <br />
              <br />
       Bien souvent, hélas! lorsque le Seigneur passe, les portes se referment comme à Nazareth et on cherche des prétextes de toutes sortes pour se justifier, des prétextes pour ne pas croire au salut de Dieu, à sa tendresse, à sa miséricorde, à son amour.        <br />
              <br />
       On ressemble alors aux gens de Nazareth qui cachent leur incrédulité, leur manque de foi derrière des paravents, des prétextes : « on connaît ses parents » « il n’est pas mieux que nous » « pour qui se prend-il? ».        <br />
              <br />
       Ça dérange de croire vraiment en Dieu, de pratiquer sa religion alors que plusieurs s’en balancent. Croire aujourd’hui au Québec n’est pas aussi facile qu’auparavant. Mais il y a de beaux gestes comme ceux de plusieurs personnes comme Gregory Charles (chanteur québécois) qui n’a pas peur de dire qu’il est croyant et même pratiquant.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile. Comment faire?       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Si vous le voulez, demandons au Seigneur aujourd’hui de venir faire tomber nos prétextes, nos paravents et nos incompréhensions pour que nous lui ouvrions la porte de notre cœur. En effet, Jésus attend de nous un cœur ouvert. Il nous redit le même message que celui à saint Paul qui nous a été proclamé dans la seconde lecture : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 12, 9)        <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       2 juillet 2024       <br />
       <!-- Homélie reprise avec corrections inspirée de l'homélie du 29 juin 2021--><!--Excursus : Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus`La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes. Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. Il s’agirait donc dans les évangiles d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs. --><!-- Voilà! Revenons maintenant à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une visite de Jésus dans son patelin </span>       <br />
              <br />
       L’évangile commence en disant que Jésus se rend dans son lieu d’origine avec ses disciples. On peut s’imaginer cette visite à Nazareth comme celles que nous faisons dans nos familles en venant ici au lac. C’est toujours agréable de retrouver des lieux qu’on aime et des gens connus. Jésus, peut-on penser, en profite pour faire connaitre aussi ses nouveaux amis, ses disciples, Pierre, Jacques, Jean, André etc.        <br />
              <br />
       Ce qui est différent de nos visites à la maison paternelle ou au chalet, c’est que Jésus ne se contente pas de faire des salutations d’usage et de prendre du temps pour se rappeler des souvenirs avec un tel ou une telle, de vivre de bons moments, ce qu’il a fait j’en suis sûr, mais, il fait passer sa visite à une vitesse supérieure, pourrait-on dire, car, après les papotages de circonstance : la température, les nouveautés du village, les décès etc. il prend la parole pour exprimer ce qu’il l’habite maintenant qu’il est parti pour réaliser une mission qu’il avait en lui, mais qu’il n’avait pas fait connaitre quand il était le charpentier que tous fréquentaient vivant près de sa famille et de sa parenté.         <br />
              <br />
       Ne voilà-t-il pas que maintenant il se permet de parler en clair de cette mission qui lui a été confirmée par son cousin Jean-Baptiste qui l'a  appelé l’Agneau de Dieu et par la parole de Dieu qui s'est faite entendre lors de son baptême  : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».?       <br />
              <br />
       Jésus depuis lors s’est mis à révéler ce qui l’habite : sa proximité avec Dieu et son Alliance qui veut rejoindre tout le monde et manifester l'amour de Dieu pour chacun et chacune, un amour qui n’écrase pas, mais qui libère, qui n’est pas fait uniquement de rites et d’observances, un amour gratuit que les disciples reçoivent et qu’ils vivent en faisant la même chose que leur Père, en s’aimant les uns les autres.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Des paroles qui dérangent</span>       <br />
              <br />
       Quel message! C’est ce message qui sidère les auditeurs et les auditrices de Nazareth qui se demandent d’où lui viennent ces pensées, d'où lui vient cette assurance? Il parle avec autorité. On ne le reconnait pas. Il n’est plus seulement ce jeune homme pieux et fidèle à la prière chaque semaine à la synagogue, serviable et aimable pour tous et toutes. Il parle avec son cœur et il parle au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Certains s’en offusquent. Ils sont choqués.       <br />
              <br />
       Jésus loin de les envoyer paître se contente de noter leur manque de foi. Il ne se laisse  pas arrêter par ce contretemps. Il laisse son village. Sa visite se termine là et il part pour aller dans d’autres villages.       <br />
              <br />
       Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéresse. Jésus se chauffera du même bois et cela le mènera jusqu’à la croix, mais, pour l’instant, il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile.       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent au travail un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de la visite de Jésus dans son village de Nazareth est pour nous l’occasion de reconnaître que son enseignement vient de Dieu. Il est l’Envoyé de Dieu parmi nous. C'est pourquoi, nous pouvons le suivre avec confiance malgré les questionnements, les doutes parfois qui nous envahissent, car il n'est pas facile aujourd’hui d’affirmer qu’on est croyants et disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette Messe nous aide à être de plus en plus convaincus de ce que nous avons reçu en étant baptisés dans la foi en Jésus-Christ vivant et ressuscité. On voit Jésus ici ce matin parcourant les chemins des villages de Galilée. Il parcourt encore nos chemins et il nous dit le même message à savoir que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il nous a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle (cf. Jean 6, 12).       <br />
              <br />
       C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       2 juillet 2024<!-- Reprise avec correction de l'homélie du 2 juillet 2015 et 3 juillet 2018]i-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602253-57034175.jpg?v=1620652955" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est une engeance de rebelles ! Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! » (Ez 2, 2-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           l’esprit vint en moi        <br />
       et me fit tenir debout.        <br />
       J’écoutai celui qui me parlait.        <br />
           Il me dit :       <br />
       « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,        <br />
       vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi.        <br />
       Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères        <br />
       se sont soulevés contre moi.        <br />
           Les fils ont le visage dur,        <br />
       et le cœur obstiné ;        <br />
       c’est à eux que je t’envoie.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’        <br />
           Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas        <br />
       – c’est une engeance de rebelles ! –        <br />
       ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)       <br />
       R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,       <br />
       attendent sa pitié. (cf. Ps 122, 2)       <br />
              <br />
       Vers toi j’ai les yeux levés,       <br />
       vers toi qui es au ciel,       <br />
       comme les yeux de l’esclave       <br />
       vers la main de son maître.       <br />
              <br />
       Comme les yeux de la servante       <br />
       vers la main de sa maîtresse,        <br />
       nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,       <br />
       attendent sa pitié.       <br />
              <br />
       Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :       <br />
       notre âme est rassasiée de mépris.       <br />
       C’en est trop, nous sommes rassasiés        <br />
           du rire des satisfaits,       <br />
       du mépris des orgueilleux !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure » (2 Co 12,7-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           les révélations que j’ai reçues       <br />
       sont tellement extraordinaires        <br />
       que, pour m’empêcher de me surestimer,        <br />
       j’ai reçu dans ma chair une écharde,        <br />
       un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,        <br />
       pour empêcher que je me surestime.        <br />
           Par trois fois,        <br />
       j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.        <br />
           Mais il m’a déclaré :        <br />
       « Ma grâce te suffit,        <br />
       car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »        <br />
       C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,        <br />
       afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.        <br />
           C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ        <br />
       les faiblesses, les insultes, les contraintes,        <br />
       les persécutions et les situations angoissantes.        <br />
       Car, lorsque je suis faible,        <br />
       c’est alors que je suis fort.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia.   (Lc 4, 18ac)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus se rendit dans son lieu d’origine,        <br />
       et ses disciples le suivirent.        <br />
           Le jour du sabbat,        <br />
       il se mit à enseigner dans la synagogue.        <br />
       De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :        <br />
       « D’où cela lui vient-il ?        <br />
       Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,        <br />
       et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?        <br />
           N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,        <br />
       et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?        <br />
       Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »        <br />
       Et ils étaient profondément choqués à son sujet.        <br />
           Jésus leur disait :        <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,        <br />
       sa parenté et sa maison. »        <br />
           Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;        <br />
       il guérit seulement quelques malades        <br />
       en leur imposant les mains.        <br />
           Et il s’étonna de leur manque de foi.        <br />
       Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602253-57034174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Sans-s-imposer_a1184.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-57702653</guid>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B le 19 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16 – 4, 3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57702653-42716100.jpg?v=1626291018" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" />
     </div>
     <div>
      Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31). La seconde partie de l'évangile qu'on vient de lire concerne la dispute des disciples pour la première place.  Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus à l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta sur le champ en disant « tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au coeur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église. Un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, à questionner, à vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : "Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé ».       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments de soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes : « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres? »  Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants nous le disent clairement: Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici  l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  Lorsqu'on sert les autres, c'est Jésus lui-même qu'on sert.       <br />
              <br />
       C'est en effet, ce que disent ces paroles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 31 à 46.« Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré alors ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».        <br />
              <br />
       Comme répète  souvent le pape François :  « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au coeur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma soeur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma soeur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors!. Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu le Père  dans leur vie  : « Celui qui m'a envoyé », dit Jésus. Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous et  à toutes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos communautés, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ?  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être, à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi. Et demandons à  l'Esprit Saint de nous donner la force de l'être, selon notre vocation.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       14 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 septembre 2015        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57702653-42716100.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-dispute-eclairante-sur-le-service_a1026.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-56061118</guid>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jun 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 4 juillet 2021. Textes : Ézéchiel 2, 2-5; 2 Corinthiens 12, 7-10 et Marc 6, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061118-41817770.jpg?v=1620652785" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. Il s’agit d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs.  L'Église catholique considère que ces frères et sœurs  étaient en réalité des cousins et des cousines et même des parents plus éloignés.  Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes.        <br />
              <br />
       Revenons à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène à Nazareth</span>        <br />
              <br />
       Je viens de lire  « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ». Auparavant, dans la traduction liturgique précédente on disait, « Nul n’est prophète dans son pays ». Cette phrase est même devenue un dicton dans le langage courant.  L’épisode de la vie de Jésus qui nous est raconté aujourd’hui est assez banal en somme. C’est le fils du village qui s’est fait connaître dans tout le pays qui revient chez lui.       <br />
              <br />
       L’accueil n’est pas aussi sympathique qu’on pourrait l’espérer vue la renommée de Jésus à l’extérieur de Nazareth. Quelque chose ne fonctionne pas. La communication ne se fait pas. C’est un rendez-vous manqué.        <br />
              <br />
       Les gens de son village le regardent de travers, pourrait-on dire. C’est un faiseur de miracle, il cherche à impressionner, il se prend pour un autre pensent-ils en eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Ces situations d’incompréhension, de non-acceptation nous les avons vécues nous aussi parfois j’en suis sûr. Comme prêtre j’ai reçu beaucoup de confidences de jeunes, par exemple, qui ne se sentaient pas compris de leurs parents, de personnes âgées qui ne savent plus quoi faire et qui se sentent abandonnées, de couples dont la relation est difficile parce qu’ils ne se parlent pas ou ne dialoguent pas etc.       <br />
              <br />
       Ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas de vraie rencontre. Il en est ainsi dans cette visite à Nazareth que saint Marc nous raconte. Ça ne marche pas pour Jésus. Il est réduit à l’impuissance. Il ne fait là aucun miracle. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéressent. Jésus se chauffe du même bois. il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.  Il s’en va et laisse ses concitoyens sans s’imposer.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       « Sans s’imposer ». C'est là, je pense, le message, de cette visite à Nazareth : aujourd’hui, comme alors, Jésus vient vers nous mais il ne s’impose pas. Il ne force la main à personne. Il est écrit dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi <span style="font-style:italic">(Apocalypse </span>3, 20).  C’est ce que Jésus attends de nous : une ouverture du cœur, un accueil. Il ne regarde pas qui est la personne. Il regarde le cœur.        <br />
              <br />
       Pensez à la scène du collecteur d’impôt, Zachée, monté dans un arbre pour voir Jésus. Jésus l’aperçoit et il l’apostrophe en lui disant « « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». Zachée descend vite et reçoit Jésus avec joie. Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison ».       <br />
              <br />
       Bien souvent, hélas! lorsque le Seigneur passe, les portes se referment comme à Nazareth et on cherche des prétextes de toutes sortes pour se justifier, des prétextes pour ne pas croire au salut de Dieu, à sa tendresse, à sa miséricorde, à son amour.        <br />
              <br />
       On ressemble alors aux gens de Nazareth qui cachent leur incrédulité, leur manque de foi derrière des paravents, des prétextes : « on connaît ses parents » « il n’est pas mieux que nous » « pour qui se prend-il? ».        <br />
              <br />
       Ça dérange de croire vraiment en Dieu, de pratiquer sa religion alors que plusieurs s’en balancent. Croire aujourd’hui au Québec n’est pas aussi facile qu’auparavant. Mais il y a de beaux gestes comme ceux de Gregory Charles (chanteur québécois) et Norman Bradwaite (comédien québécois) qui n’ont pas eu peur de dire qu’ils étaient croyants et même pratiquants lorsqu'ils sont passé à l’émission de télévision « <span style="font-style:italic">Tout le monde en parle </span>» il y a quelque années. Norman Bradwaite, en particulier, avait laissé Guy A. LePage, l’animateur,  pantois en lui disant simplement : « Je suis croyant, pratiquant et je prie souvent ».       <br />
              <br />
       Si vous le voulez, demandons au Seigneur aujourd’hui de venir faire tomber nos prétextes, nos paravents et nos incompréhensions pour que nous lui ouvrions la porte de notre cœur. En effet, Jésus attend de nous un cœur ouvert. Il nous redit le même message que celui à saint Paul qui nous a été proclamé dans la seconde lecture : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 12, 9)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, faisons cette prière à l’Esprit Saint :       <br />
               <br />
       « Esprit Saint, nous t’en prions : maintiens en nous la confiance face au manque de foi chez nous, face à nos échecs de croyants et face aux échecs de l’Église. Toi qui est toujours à l’œuvre dans le monde et dans nos cœurs, garde l’Église et garde-nous debouts malgré les difficultés, les incompréhensions  comme le prophète Ézéchiel ».        <br />
              <br />
       C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       29 juin 2021       <br />
              <br />
       <!--Excursus : Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes. Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. Il s’agirait donc dans les évangiles d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs. Voilà! Revenons maintenant à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une visite dans son patelin </span>       <br />
              <br />
       L’évangile commence en disant que Jésus se rend dans son lieu d’origine avec ses disciples. On peut s’imaginer cette visite à Nazareth comme celles que nous faisons dans nos familles en venant ici au lac. C’est toujours agréable de retrouver des lieux qu’on aime et des gens connus. Jésus, peut-on penser, en profite pour faire connaitre aussi ses nouveaux amis, ses disciples, Pierre, Jacques, Jean, André etc.        <br />
              <br />
       Ce qui est différent de nos visites à la maison paternelle ou au chalet, c’est que Jésus ne se contente pas de faire des salutations d’usage et de prendre du temps pour se rappeler des souvenirs avec un tel ou une telle, de vivre de bons moments, ce qu’il a fait j’en suis sûr, mais, il fait passer sa visite à une vitesse supérieure, pourrait-on dire, car, après les papotages de circonstance : la température, les nouveautés du village, les décès etc. il prend la parole pour exprimer ce qu’il l’habite maintenant qu’il est parti pour réaliser une mission qu’il avait en lui, mais qu’il n’avait pas fait connaitre quand il était le charpentier que tous fréquentaient vivant près de sa famille et de sa parenté.         <br />
              <br />
       Ne voilà-t-il pas que maintenant il se permet de parler en clair de cette mission qui lui a été confirmée par son cousin Jean-Baptiste qui l'a  appelé l’Agneau de Dieu et par la parole de Dieu qui s'est faite entendre lors de son baptême  : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».?       <br />
              <br />
       Jésus depuis lors s’est mis à révéler ce qui l’habite : sa proximité avec Dieu et son Alliance qui veut rejoindre tout le monde et manifester l'amour de Dieu pour chacun et chacune, un amour qui n’écrase pas, mais qui libère, qui n’est pas fait uniquement de rites et d’observances, un amour gratuit que les disciples reçoivent et qu’ils vivent en faisant la même chose que leur Père, en s’aimant les uns les autres.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Des paroles qui dérangent</span>       <br />
              <br />
       Quel message! C’est ce message qui sidère les auditeurs et les auditrices de Nazareth qui se demandent d’où lui viennent ces pensées, d'où lui vient cette assurance? Il parle avec autorité. On ne le reconnait pas. Il n’est plus seulement ce jeune homme pieux et fidèle à la prière chaque semaine à la synagogue, serviable et aimable pour tous et toutes. Il parle avec son cœur et il parle au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Certains s’en offusquent. Ils sont choqués.       <br />
              <br />
       Jésus loin de les envoyer paître se contente de noter leur manque de foi. Il ne se laisse  pas arrêter par ce contretemps. Il laisse son village. Sa visite se termine là et il part pour aller dans d’autres villages. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéresse. Jésus se chauffera du même bois et cela le mènera jusqu’à la croix, mais, pour l’instant, il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile.       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de la visite de Jésus dans son village de Nazareth est pour nous l’occasion de reconnaître que son enseignement vient de Dieu. Il est l’Envoyé de Dieu parmi nous. C'est pourquoi, nous pouvons le suivre avec confiance malgré les questionnements, les doutes parfois qui nous envahissent, car il n'est pas facile aujourd’hui d’affirmer qu’on est croyants et disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette Messe nous aide à être de plus en plus convaincus de ce que nous avons reçu en étant baptisés dans la foi en Jésus-Christ vivant et ressuscité. On voit Jésus ici ce matin parcourant les chemins des villages de Galilée. Il parcourt encore nos chemins et il nous dit le même message à savoir que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il nous a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle (cf. Jean 6, 12).       <br />
              <br />
       C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       3 juillet 2018       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 2 juillet 2015]i       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est une engeance de rebelles ! Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! » (Ez 2, 2-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           l’esprit vint en moi        <br />
       et me fit tenir debout.        <br />
       J’écoutai celui qui me parlait.        <br />
           Il me dit :       <br />
       « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,        <br />
       vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi.        <br />
       Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères        <br />
       se sont soulevés contre moi.        <br />
           Les fils ont le visage dur,        <br />
       et le cœur obstiné ;        <br />
       c’est à eux que je t’envoie.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’        <br />
           Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas        <br />
       – c’est une engeance de rebelles ! –        <br />
       ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)       <br />
       R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,       <br />
       attendent sa pitié. (cf. Ps 122, 2)       <br />
              <br />
       Vers toi j’ai les yeux levés,       <br />
       vers toi qui es au ciel,       <br />
       comme les yeux de l’esclave       <br />
       vers la main de son maître.       <br />
              <br />
       Comme les yeux de la servante       <br />
       vers la main de sa maîtresse,        <br />
       nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,       <br />
       attendent sa pitié.       <br />
              <br />
       Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :       <br />
       notre âme est rassasiée de mépris.       <br />
       C’en est trop, nous sommes rassasiés        <br />
           du rire des satisfaits,       <br />
       du mépris des orgueilleux !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure » (2 Co 12,7-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           les révélations que j’ai reçues       <br />
       sont tellement extraordinaires        <br />
       que, pour m’empêcher de me surestimer,        <br />
       j’ai reçu dans ma chair une écharde,        <br />
       un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,        <br />
       pour empêcher que je me surestime.        <br />
           Par trois fois,        <br />
       j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.        <br />
           Mais il m’a déclaré :        <br />
       « Ma grâce te suffit,        <br />
       car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »        <br />
       C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,        <br />
       afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.        <br />
           C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ        <br />
       les faiblesses, les insultes, les contraintes,        <br />
       les persécutions et les situations angoissantes.        <br />
       Car, lorsque je suis faible,        <br />
       c’est alors que je suis fort.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia.   (Lc 4, 18ac)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus se rendit dans son lieu d’origine,        <br />
       et ses disciples le suivirent.        <br />
           Le jour du sabbat,        <br />
       il se mit à enseigner dans la synagogue.        <br />
       De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :        <br />
       « D’où cela lui vient-il ?        <br />
       Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,        <br />
       et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?        <br />
           N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,        <br />
       et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?        <br />
       Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »        <br />
       Et ils étaient profondément choqués à son sujet.        <br />
           Jésus leur disait :        <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,        <br />
       sa parenté et sa maison. »        <br />
           Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;        <br />
       il guérit seulement quelques malades        <br />
       en leur imposant les mains.        <br />
           Et il s’étonna de leur manque de foi.        <br />
       Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56061118-41817770.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Sans-s-imposer_a1015.html</link>
  </item>

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