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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-09T19:03:03+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du carême Année C - Des visites inattendues</title>
   <pubDate>Tue, 18 Mar 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 mars 2025. Textes: Exode 3, 1-8a.10.13-15, 1 Corinthiens 10, 1-6.10-12 et Luc 13, 1-9.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85945944-61192784.jpg?v=1551047474" alt="Homélie pour le 3e dimanche du carême Année C - Des visites inattendues" title="Homélie pour le 3e dimanche du carême Année C - Des visites inattendues" />
     </div>
     <div>
      Vous est-il déjà arrivé dans votre vie de tous les jours un événement inattendu ? Je serais surpris que ce ne soit pas le cas. Ce peut être un accident comme dans le cas de la chute d’une tour dont parle l’Évangile ou de l'effondrement d'un toit sous le poids de la neige comme il est arrivé plusieurs fois au Québec durant l'hiver, ce peut être une rencontre qui change la vie comme dans le cas de Moïse, mais peu importe l'évènement, très souvent il ne s’agit pas de simples aléas, de simples coïncidences. Ces événements peuvent, sur un plan spirituel, se révéler comme des visites spéciales, des rencontres avec le Dieu de l’inattendu qui nous invite ainsi à aller plus loin.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vocation de Moïse</span>       <br />
              <br />
       C’est ce qui s’est produit avec Moïse dans l’épisode du buisson ardent que nous présente la première lecture. On y retrouve Moïse qui s’est enfui d’Égypte après avoir tué un égyptien. Il s’est installé au désert. Il fait paître les moutons de son beau-père. Il s’est créé une vie simple sans problème et se contente de filer des jours heureux.        <br />
              <br />
       Mais voilà que dans le déroulement de sa vie bien ordinaire, sans préparation spéciale, il est visité par Dieu. C’est cette visite qui nous a été racontée il y a un instant. Cette visite va changer la vie de Moïse pour toujours. Si Dieu l’a choisi depuis longtemps, Moïse, lui, ne le sait pas.  Il est un bon Israélite vénérant le Dieu de ses pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Et voilà qu’il va être l’objet d’une révélation qui va changer la suite de l’histoire d'Israël. <!--C’est la rencontre du buisson ardent. Cette image nous renvoie à des réalités autres qui dépassent la vie courante.--> Le buisson en feu ne se consume pas. Une voix sort de celui-ci. « Moïse ! Moïse ! ». Le Dieu de ses pères l’appelle <!--  pour une mission spéciale au service de son peuple-->et Moïse répond : « Me voici ».  Il reçoit la mission d’être le porte-parole de Dieu auprès de son peuple. « Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël ».       <br />
              <br />
       Pour réaliser sa mission, Moïse désire, à juste titre, connaître celui pour qui il va parler et donner sa vie. « Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? ». Et il entend une réponse  qui donne le nom de son Dieu : « Je suis qui je suis ».  Dieu se laisse chercher, il est celui qui est, « Je suis qui je suis » ou encore « Je serai qui je serai ». En d'autres mots, entre en relation avec moi et tu sauras qui je suis. C'est la rencontre avec Dieu qui est importante. Elle est ineffable. Les mots ne peuvent jamais bien l'exprimer.        <br />
              <br />
       Le nom de Dieu donné à Moïse s'écrit dans une formule en quatre lettres : le « tétragramme sacré » en hébreu. Il est très difficile de le traduire exactement car nous n’avons pas les voyelles qui vont avec ces quatre lettres. Dans plusieurs traductions modernes de la Bible on a utilisé le terme « Yaweh » comme nom du Dieu de Moïse et d’Israël, mais la traduction liturgique est plus précise et donne le sens profond de cette révélation de Dieu à Moïse « Je suis qui je suis ».       <br />
              <br />
       C’est toute la richesse de l’image  du buisson ardent que de nous permettre d’entrer dans un mouvement de relation avec Dieu, dans une dynamique de rencontre. Nous sommes tous et toutes un peu comme Moïse. Il est arrivé ou il arrivera que Dieu se fera présent à notre cœur. Il viendra déranger notre train-train quotidien avec une présence inattendue. Saurons-nous lui répondre « Me voici » comme Moïse? À chacun de se préparer à ces visites. Je connais quelqu'un, un ami, qui a fait cette rencontre en vivant un dépouillement de son intégrité physique dû à la maladie de Parkinson. Ces moments furent pour lui, disait-il, des moments d’intense remise à Dieu et il en est ressorti plus que jamais à l’écoute de la présence de Celui qui est la vie.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La vie courante et ses surprises       <br />
       </span>       <br />
       L’histoire de Moïse et celle de mon ami revêtent un caractère exceptionnel. Notre Dieu de l’inattendu se manifesterait-il uniquement ainsi ?       <br />
               <br />
       Hé bien non! L’évangile nous en donne deux exemples pris dans l’actualité du temps de Jésus : celui des galiléens massacrés par Pilate et celui des personnes tuées par la chute de la Tour de Siloé. « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? » demande Jésus et il répond  «  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! ». Et les personnes tuées par la Tour de Siloé « Pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? » demande Jésus  et il donne la même réponse «  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! ».        <br />
              <br />
       Mais remarquez la suite des réponses de Jésus. Elles nous invitent, comme dans le cas de Moïse, à la rencontre avec Dieu qui se manifeste dans ces événements inattendus. Jésus invite à avoir un coeur ouvert et des yeux  prêts à voir les visites de Dieu. <!-- : « Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »-->Il invite à la conversion.  « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Cette invitation n’est pas une culpabilisation, mais une incitation à aller plus loin que ce qui est visible. La conversion est de cet ordre. Elle est un retournement du cœur, une manière de se mettre le cœur à la bonne place, pourrait-on dire. La conversion ouvre la porte à la reconnaissance de l’action de Dieu dans nos vies.        <br />
              <br />
       En effet, Dieu est toujours à l’œuvre, mais bien souvent nous ne le voyons pas ou nous ne prenons pas la peine d’y porter attention. Voilà pourquoi Dieu parfois nous fait des signes inattendus qui sont pour nous des chemins nouveaux qui s’ouvrent.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Il nous revient d’entrer ou non dans ces chemins. Nous avons le choix de devenir comme le figuier stérile de l'évangile qui ne produit aucun fruit ou de nous mettre à l'oeuvre en sachant que le propriétaire qui est Dieu et le vigneron qui est Jésus nous laissent toujours la chance de bêcher et de cultiver notre jardin.        <br />
              <br />
       Toute vie humaine est parsemée de visites inattendues de Dieu. Ces visites ont commencées avec notre baptême. Elles se continuent à chaque dimanche dans l’Eucharistie. Elles s'expriment dans la prière. Elles se vivent dans la rencontre du pauvre, du prisonnier,  du réfugié, de la personne exploitée, du démuni etc. qui sont Jésus parmi nous. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli etc. » (Mathieu 25, 35).        <br />
              <br />
       Saint Paul ne dit pas autre chose lorsque, dans la deuxième lecture, il reprend l’image du Rocher d’où est sortie de l’eau dans l’Ancien Testament. Il fait une application directe de cette image à Jésus Ressuscité qu’il compare à ce rocher. En effet, la vie du Peuple de Dieu qui est l’Église et le Corps mystique du Christ est la vie même de Jésus. Il n’y pas d’autre vie pour le baptisé que d’être plongé dans la vie du Seigneur Ressuscité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, buvons à ce Rocher qui est le Christ. Partageons entre nous les visites qu’il nous fait et qu’il fait dans notre monde. Demandons-lui de savoir les reconnaître et d’en témoigner.       <br />
              <br />
       Lorsque nous aurons accepté de nous laisser déranger, de nous laisser surprendre par le Dieu de l’inattendu au cœur de nos vies, nous ne serons plus jamais les mêmes personnes.       <br />
              <br />
       Peut-être que notre Carême 2025 est un moment de visite inattendue de Dieu dans notre vie ? Pourquoi pas?       <br />
              <br />
       Laissons la grâce de Dieu en nous ouvrir nos cœurs et nos yeux aux signes de sa présence toujours vivante dans notre monde et dans  nos vies. Telle est la prière que je fais ce matin pour chacune et chacun d'entre nous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Lavail       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 mars 2025       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 19 mars 2019-->       <br />
              <br />
       Pour prolonger votre méditation, voir l'article intitulé l'<a class="link" href="http://officedecatechese.qc.ca/sens/questions/2019/201903_Lang.html">Inattendu de de Dieu</a> (lien visité le 4 février 2025) de Véronique Lang du <a class="link" href="http://www.centremanrese.org/">Centre de spiritualité Manrèse</a> à Québec où elle écrit « Dieu vient souvent à nous dans l’inattendu, ce qui n’était pas prévu. Il affectionne, dirait-on, les surprises et les chemins de traverse. J’oserais même affirmer qu’il est bon de s’attendre à l’inattendu, de s’y préparer. »       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Les visites de Dieu...inattendues       <br />
       dans la vie quotidienne       <br />
              <br />
              <br />
       Je t’envoie chez Pharaon :       <br />
       tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël.       <br />
              <br />
       Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis       <br />
              <br />
        Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple,       <br />
       et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir,       <br />
              <br />
       Faits divers Journal de Québec       <br />
       Propriétaire  de la vigne : Dieu       <br />
       Vigneron : Jésus       <br />
              <br />
       Mais si vous ne vous convertissez pas,       <br />
       vous périrez tous de même.       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le 3e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis » (Ex 3, 1-8a.10.13-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,       <br />
       prêtre de Madiane.       <br />
       Il mena le troupeau au-delà du désert       <br />
       et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.       <br />
           L’ange du Seigneur lui apparut       <br />
       dans la flamme d’un buisson en feu.       <br />
       Moïse regarda : le buisson brûlait       <br />
       sans se consumer.       <br />
           Moïse se dit alors :       <br />
       « Je vais faire un détour       <br />
       pour voir cette chose extraordinaire :       <br />
       pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »       <br />
           Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir,       <br />
       et Dieu l’appela du milieu du buisson :       <br />
       « Moïse ! Moïse ! »       <br />
       Il dit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
           Dieu dit alors :       <br />
       « N’approche pas d’ici !       <br />
       Retire les sandales de tes pieds,       <br />
       car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »       <br />
           Et il déclara :       <br />
       « Je suis le Dieu de ton père,       <br />
       le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. »       <br />
       Moïse se voila le visage       <br />
       car il craignait de porter son regard sur Dieu.       <br />
           Le Seigneur dit :       <br />
       « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple       <br />
       qui est en Égypte,       <br />
       et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants.       <br />
       Oui, je connais ses souffrances.       <br />
           Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens       <br />
       et le faire monter de ce pays       <br />
       vers un beau et vaste pays,       <br />
       vers un pays, ruisselant de lait et de miel.       <br />
           Maintenant donc, va !       <br />
       Je t’envoie chez Pharaon :       <br />
       tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »       <br />
           Moïse répondit à Dieu :       <br />
       « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :       <br />
       ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’       <br />
       Ils vont me demander quel est son nom ;       <br />
       que leur répondrai-je ? »       <br />
           Dieu dit à Moïse :       <br />
       « Je suis qui je suis.       <br />
       Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :       <br />
       ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. »       <br />
           Dieu dit encore à Moïse :       <br />
       « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :       <br />
       ‘Celui qui m’a envoyé vers vous,       <br />
       c’est Le Seigneur,       <br />
       le Dieu de vos pères,       <br />
       le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’.       <br />
       C’est là mon nom pour toujours,       <br />
       c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait œuvre de justice,       <br />
       il défend le droit des opprimés.       <br />
       Il révèle ses desseins à Moïse,       <br />
       aux enfants d’Israël ses hauts faits.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       Comme le ciel domine la terre,       <br />
       fort est son amour pour qui le craint.       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       La vie de Moïse avec le peuple au désert, l’Écriture l’a racontée pour nous avertir (1 Co 10, 1-6.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je ne voudrais pas vous laisser ignorer       <br />
       que, lors de la sortie d’Égypte,       <br />
       nos pères étaient tous sous la protection de la nuée,       <br />
       et que tous ont passé à travers la mer.       <br />
           Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême       <br />
       dans la nuée et dans la mer ;       <br />
           tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;       <br />
           tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ;       <br />
       car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait,       <br />
       et ce rocher, c’était le Christ.       <br />
           Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu :       <br />
       leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.       <br />
           Ces événements devaient nous servir d’exemple,       <br />
       pour nous empêcher de désirer ce qui est mal       <br />
       comme l’ont fait ces gens-là.       <br />
           Cessez de récriminer       <br />
       comme l’ont fait certains d’entre eux :       <br />
       ils ont été exterminés.       <br />
           Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple,       <br />
       et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir,       <br />
       nous qui nous trouvons à la fin des temps.       <br />
           Ainsi donc, celui qui se croit solide,       <br />
       qu’il fasse attention à ne pas tomber.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)       <br />
              <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Convertissez-vous, dit le Seigneur,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (Mt 4, 17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens       <br />
       que Pilate avait fait massacrer,       <br />
       mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Pensez-vous que ces Galiléens       <br />
       étaient de plus grands pécheurs       <br />
       que tous les autres Galiléens,       <br />
       pour avoir subi un tel sort ?       <br />
           Eh bien, je vous dis : pas du tout !       <br />
       Mais si vous ne vous convertissez pas,       <br />
       vous périrez tous de même.       <br />
           Et ces dix-huit personnes       <br />
       tuées par la chute de la tour de Siloé,       <br />
       pensez-vous qu’elles étaient plus coupables       <br />
       que tous les autres habitants de Jérusalem ?       <br />
           Eh bien, je vous dis : pas du tout !       <br />
       Mais si vous ne vous convertissez pas,       <br />
       vous périrez tous de même. »       <br />
           Jésus disait encore cette parabole :       <br />
       « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.       <br />
       Il vint chercher du fruit sur ce figuier,       <br />
       et n’en trouva pas.       <br />
           Il dit alors à son vigneron :       <br />
       ‘Voilà trois ans que je viens       <br />
       chercher du fruit sur ce figuier,       <br />
       et je n’en trouve pas.       <br />
       Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’       <br />
           Mais le vigneron lui répondit :       <br />
       ‘Maître, laisse-le encore cette année,       <br />
       le temps que je bêche autour       <br />
       pour y mettre du fumier.       <br />
           Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.       <br />
       Sinon, tu le couperas.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85945944-61192784.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-careme-Annee-C-Des-visites-inattendues_a1235.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-84961910</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961910-60626064.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » </title>
   <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 14 juillet 2024. Textes : Amos 7, 12-15, Éphésiens 1,3-14 et Marc 6, 7-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602276-57034182.jpg?v=1620914245" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " />
     </div>
     <div>
      Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus avec ses apôtres? Aujourd’hui, il les envoie en mission en leur donnant ses conseils, des conseils qui s’adressent aussi à chaque chrétien qui est, lui aussi, elle aussi, envoyé pour annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle autour de lui.  Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous.  Le pape nous a même donné un évêque auxiliaire originaire de Colombie , Mgr Juan Carlos Londoño . Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous. Les apôtres d'aujourd'hui c'est nous. Dieu compte sur nous pour l’évangélisation du monde, pas seulement sur le pape (qui le fait très bien) pas seulement sur les évêques et les prêtres, mais sur chacune et chacun d’entre nous.       <br />
              <br />
       Pourquoi Dieu compte-t-il ainsi sur nous? Eh bien! La réponse se trouve dans la deuxième lecture où saint Paul nous dit que Dieu nous a comblés de sa bénédiction. Il a fait de nous ses enfants. Il nous a choisis. Il nous a prédestinés à être des fils et des filles de Dieu. Nous sommes son peuple. Nous avons en héritage la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Alors si Dieu nous a beaucoup donné, nous devons donner à notre tour. S'il nous a fait connaître son amour pour nous, nous, nous devons en retour le faire connaitre autour de nous. Dans l’évangile de saint Mathieu Jésus dit dans le <span style="font-style:italic">Discours sur la montagne</span> « Vous êtes la lumière du monde. On ne met pas une lampe sous le lit, mais sur un chandelier pour qu’elle éclaire toute la maison ». Il ne dit pas seulement « Moi, je suis la lumière du monde » mais « vous, vous êtes la lumière du monde » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 5, 14-67).       <br />
              <br />
       Hé oui! D’une certaine façon, Dieu a besoin de nous, il compte sur nous pour répandre la Bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comment faire pour évangéliser : les conseils de Jésus       <br />
       </span>       <br />
       Évidemment, la question qui nous vient à l’esprit, tous et toutes, est la suivante : comment faire pour évangéliser, annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle ?       <br />
              <br />
       C’est à cette question que l’évangile d’aujourd’hui répond. Regardons-y de plus près. Qu'est-ce que Jésus donne comme conseils aux Douze (et à nous aussi)? Il dit de ne rien emporter, sinon un bâton, d’aller deux par deux, pas de pièces de monnaie, pas de sandales, pas de vêtement de rechange, et si on refuse de les accueillir, d’aller ailleurs.       <br />
              <br />
       Ces conseils sont bien adaptés à la vie en Palestine au temps de Jésus il y deux mille ans, mais ils ne sont pas à prendre à la lettre. Au Canada, par exemple, en hiver, il est sûr qu’on ne peut se promener nu-pieds lorsqu'il fait moins 20 °C. Même s’il faut savoir adapter nos manières de faire pour parler de Dieu, il faut se rappeler qu’il y a des choses qui, elles, ne changeront jamais.       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">Actualisation</span>       <br />
              <br />
       Pour aujourd'hui, il y a deux pistes qu’on peut retenir des conseils de Jésus et qui s'appliquent encore à nous. Au-delà des détails des moyens mis en œuvre, ces deux pistent gardent toujours une actualité certaine.       <br />
              <br />
       Premièrement : pour annoncer l’Évangile, il faut se débarrasser de l’accessoire, de ce qui n’est pas important. C’est la simplicité qui compte, car ce qu’on propose ce n’est pas une produit destiné à plaire, c’est Jésus lui-même. Le pape François l’a bien compris lorsqu’il a choisi d’habiter en dehors des appartements des autres papes se contentant d’une petite chambre et d’un bureau à la <span style="font-style:italic">Maison Sainte-Marthe</span> au Vatican. Ce qu’il faut donc, c’est une richesse d’amour dans le cœur pour nos frères et sœurs. Le reste, l’accessoire : argent, techniques de marketing, publicité, tout cela est utile mais jamais indispensable. Jésus nous a donné l’exemple d’une totale simplicité. Il a vécu pauvrement, il a partagé ce qu'il avait dans le cœur.       <br />
              <br />
       En second lieu, Jésus nous dit que le succès de notre évangélisation ne dépend pas de nous uniquement. « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.   « Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Le résultat de l'évangélisation ne dépend pas de nos efforts uniquement, mais de la grâce de Dieu.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui on rencontre souvent des insuccès. Autrefois tous étaient chrétiens au Québec : beaux-frères, belles-sœurs, cousins et cousines, amis, relations, voisins. Aujourd’hui beaucoup autour de nous ont tourné le dos à l’Église, à Jésus parfois, et se disent même athées. C’est une souffrance. On refuse de nous accueillir, d’accueillir Jésus.       <br />
              <br />
       En écoutant Jésus ce matin, nous sommes invités à respecter la liberté des personnes et à continuer avec patience à rendre témoignage. Il ne faut pas se décourager trop vite, et même si les fruits se font attendre, il faut continuer sans se lasser, car nous savons que Jésus nous laisse placer une semence, très petite parfois. Il faut faire confiance à la grâce de l'Esprit qui la fera croître et s’épanouir, car c'est Dieu qui donne la croissance. Saint Paul, un grand évangélisateur comme vous le savez, disait aux chrétiens de Corinthe « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance ». ( I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 3, 6).       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs et des semeuses. Dieu fait lever la semence quand bon lui semble. Nous y allons avec confiance et avec abandon à sa volonté dans la simplicité en allant à l'essentiel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Disons en conclusion que le message de l’évangile de ce dimanche est clair : annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour nous c’est notre mission à tous et à toutes. Nous avons beaucoup reçu, il est normal de donner en retour.       <br />
              <br />
       À nous d’y penser plus souvent…et nous trouverons plusieurs occasions de le faire de diverses manières, si nous sommes un peu attentifs : un mot d’encouragement, une réponse à une demande de service, une écoute de son ado, un partage avec des gens dans le besoin, une ouverture à des étrangers etc. Voilà autant de manières de dire l’amour de Dieu autour de nous, d'évangéliser, d'aller en mission et de proclamer la Bonne Nouvelle à laquelle nous croyons.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, cette messe, nous aide à être toujours de plus en plus, à la suite de Jésus, la lumière monde et le sel de la terre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <!--Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous : il les envoie en mission.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission </span>       <br />
              <br />
       Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous.  Le pape nous a même donné un évêque auxiliaire originaire de Colombie , Mgr Juan Calos Londongno. Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous.        <br />
              <br />
       Comment? Voilà la grande question.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">La mission aujourd’hui </span>       <br />
              <br />
       « Alors il commença à les envoyer en mission », ce qui s'applique à chacun et à chacune de nous, et- la suite de cet évangile est une série de conseils très marqués par les conditions et les usages du temps de Jésus. Ils ne peuvent s'appliquer à la lettre pour nous. En hiver, on ne peut marcher en sandales ici.  Mais dans le prolongement de ces invitations de Jésus,  j'ai trouvé quatre conseils des plus adaptés pour nous aujourd'hui et ils viennent du pape François.       <br />
               <br />
       Je me permettrai,  si vous le voulez, de vous les résumer par quatre mots : témoignage, rencontre, universalité et identité Ces conseils du pape François sont  extraits d'une homélie [à la messe qu’il a célébrée le 7 juillet 2015 devant plus d’un million de personnes à Quito] en Équateur où il était en visite pastorale. Ces quelques phrases me paraissent bien adaptées pour comprendre et actualiser le message de Jésus dans cet évangile de l’envoi en mission des apôtres.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Les quatre conseils du pape François pour aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Témoignage</span>       <br />
              <br />
       Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage, dit le pape François, ce qui est à la portée de tout le monde.        <br />
              <br />
       « L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : " Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour" » (Evangelii gaudium, n.113). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontre</span>       <br />
              <br />
       Deuxième chose que nous rappelle le pape François, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre.       <br />
               <br />
       Je vous le cite : « Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … « nous réalisons la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur  ‘comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire’ » (Document d’Aparecida, n. 370). »        <br />
              <br />
       « Jésus, dit le pape François, nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice (cf. Evangelii Gaudium, n. 78). »  […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Universalité</span>       <br />
              <br />
       Et troisième point à toujours se rappeler : évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place.       <br />
              <br />
       « L’intimité de Dieu, incompréhensible pour nous, se révèle à nous à travers des images qui nous parlent de communion, de communication, de don, d’amour. Voilà pourquoi « L’union que Jésus demande n’est pas une uniformité mais l’« harmonie multiforme qui attire » (Evangelii gaudium, n. 117)… [Ce n’est pas] un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères [et  soeurs]. Cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants   (cf. Éphésiens 1, 5). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Identité</span>       <br />
              <br />
       Et dernier point  que souligne le pape François : évangéliser c’est finalement rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       « En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec sa véritable identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage. C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant. »         <br />
              <br />
       Et  c'est ce que nous rappelle  avec force le très beau texte de saint Paul dans la deuxième lecture où saint Paul écrit : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ… [qui] nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire » (<span style="font-style:italic">Éphésiens</span> 1,  5-6).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà :       <br />
       - Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage        <br />
       - Évangéliser, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre       <br />
       - Évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place       <br />
       - Évangéliser c’est rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       En terminant, faisons une prière:       <br />
       « Nous te louons et nous te bénissons Seigneur de nous avoir aimés de toute éternité comme tes enfants chéris. Cette Bonne Nouvelle, nous voulons la partager avec nos frères et sœurs dans le monde où nous vivons, car ton amour ne rejette personne. Rends-nous attentifs et attentives aux inspirations que tu mets dans nos cœurs pour devenir de plus en plus des 'donneurs'  et des 'donneuses' de vie comme notre frère Jésus. Amen! »        <br />
       -->       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       9 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l’homélie du  6 juillet 2021-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Va, tu seras prophète pour mon peuple » (Am 7, 12-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :       <br />
       « Toi, le voyant, va-t’en d’ici,        <br />
       fuis au pays de Juda ;        <br />
       c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie        <br />
       en faisant ton métier de prophète.        <br />
           Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ;        <br />
       car c’est un sanctuaire royal,        <br />
       un temple du royaume. »       <br />
           Amos répondit à Amazias :        <br />
       « Je n’étais pas prophète        <br />
       ni fils de prophète ;        <br />
       j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.        <br />
           Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau,        <br />
       et c’est lui qui m’a dit :        <br />
       ‘Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.’ »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,        <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde » (Ep 1,3-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ !       <br />
       Il nous a bénis et comblés       <br />
       des bénédictions de l’Esprit,       <br />
       au ciel, dans le Christ.       <br />
              <br />
           Il nous a choisis, dans le Christ,       <br />
       avant la fondation du monde,       <br />
       pour que nous soyons saints, immaculés        <br />
       devant lui, dans l’amour.       <br />
              <br />
           Il nous a prédestinés       <br />
       à être, pour lui, des fils adoptifs       <br />
       par Jésus, le Christ.       <br />
              <br />
       Ainsi l’a voulu sa bonté,       <br />
           à la louange de gloire de sa grâce,       <br />
       la grâce qu’il nous donne       <br />
       dans le Fils bien-aimé.       <br />
              <br />
           En lui, par son sang,       <br />
       nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon de nos fautes.       <br />
              <br />
       C’est la richesse de la grâce       <br />
       que Dieu a fait déborder jusqu’à nous       <br />
       en toute sagesse et intelligence.        <br />
              <br />
           Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,       <br />
       selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :       <br />
           pour mener les temps à leur plénitude,       <br />
       récapituler toutes choses dans le Christ,       <br />
       celles du ciel et celles de la terre.       <br />
              <br />
           En lui, nous sommes devenus       <br />
       le domaine particulier de Dieu,       <br />
       nous y avons été prédestinés        <br />
       selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :       <br />
       il a voulu  que nous vivions        <br />
       à la louange de sa gloire,       <br />
       nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.       <br />
              <br />
           En lui, vous aussi,       <br />
       après avoir écouté la parole de vérité,       <br />
       l’Évangile de votre salut,       <br />
       et après y avoir cru,       <br />
       vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.       <br />
       Et l’Esprit promis par Dieu       <br />
           est une première avance sur notre héritage,       <br />
       en vue de la rédemption que nous obtiendrons,       <br />
       à la louange de sa gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Évangile       <br />
       « Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ             <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia.   (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Evangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus appela les Douze ;        <br />
       alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.        <br />
       Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,        <br />
           et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,        <br />
       mais seulement un bâton ;        <br />
       pas de pain, pas de sac,        <br />
       pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.        <br />
           « Mettez des sandales,        <br />
       ne prenez pas de tunique de rechange. »        <br />
           Il leur disait encore :        <br />
       « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,        <br />
       restez-y jusqu’à votre départ.        <br />
           Si, dans une localité,        <br />
       on refuse de vous accueillir et de vous écouter,        <br />
       partez et secouez la poussière de vos pieds :        <br />
       ce sera pour eux un témoignage. »        <br />
           Ils partirent,        <br />
       et proclamèrent qu’il fallait se convertir.        <br />
           Ils expulsaient beaucoup de démons,        <br />
       faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,        <br />
       et les guérissaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
                  <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602276-57034182.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a1185.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-69669701</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » </title>
   <pubDate>Tue, 17 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A 22 janvier 2023. Textes: Isaïe 8, 23b – 9, 3, I Corinthiens 1, 10-13 et Mathieu 4, 12-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669701-48683628.jpg?v=1671766165" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " />
     </div>
     <div>
      Vous connaissez les expressions « vie cachée » et « vie publique » pour désigner les deux étapes de la vie de Jésus. On souligne ainsi non seulement le cadre extérieur de sa vie mais aussi le fait que pendant trente ans, plus ou moins, sa divinité est restée cachée. Il était un habitant de Nazareth comme les autres, le fils du charpentier Joseph. À partir du moment où Jésus quitte Nazareth et s’en vient à Capharnaüm, il est mu par une motivation profonde de faire connaître qu’il n’est pas comme les autres, qu’il peut se dire le Fils de Dieu comme l'Esprit le lui a fait connaître lors de son baptême par Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Ce sera le cœur de sa prédication : révéler à ses contemporains et à tous ceux  et celles qui viendront plus tard l’amour qu’il partage avec Dieu son Père dans l’Esprit Saint pour ses enfants qui sont ses frères et ses soeurs, « héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ  ».  (<span style="font-style:italic">Romains</span> 5, 18)       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Capharnaüm, le rendez-vous des nations</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous fait connaître l’endroit où Jésus a commencé sa vie publique, Le choix qu’il fait de s’installer à Capharnaüm est des plus intéressants. Cette ville qui aujourd’hui est en ruine, mais qu’on visite avec émotion, était au temps de Jésus un carrefour de commerce et d’échanges. Elle était très cosmopolite. On l'a appelée le « rendez-vous des nations ». Outre les juifs, des romains, des  syriens, des habitants de la Cisjordanie, de Sion au Liban etc. y venaient pour commercer et certains s’y établissaient. Ce qui fait que nous sommes très loin de l’atmosphère qui régnait à Nazareth, petite bourgade juive où tout le monde se connaissait et où la vie se déroulait sur un rythme marqué par les fêtes juives. Capharnaüm vivait à un rythme différent.        <br />
              <br />
       Jésus en est conscient. Il veut porter le message qui est en lui à toutes les nations. Il se présentera comme Celui qui est attendu par Israël, le Messie, mais déjà, dans les débuts de sa prédication, son regard se porte plus loin, aux périphéries, vers les nations païennes.       <br />
              <br />
       Jésus commence à Capharnaüm une vie publique sous le signe de l’ouverture, des défis de la rencontre de la diversité et de l’annonce d’un Royaume différent des autres royaumes de la terre.       <br />
              <br />
       Voilà pour le portrait de Jésus qui nous est donné ce matin. D'ici Pâques, les évangiles des dimanches nous en révéleront encore beaucoup plus. Pour l'instant, contentons-nous de ce portrait mais sans oublier le reste de l'évangile qui vient d'être lu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les premiers appels</span>       <br />
              <br />
       À ce portrait de Jésus, s’ajoute un geste remarquable qui nous est raconté dans la seconde partie de l’évangile. Il s’agit du récit de la vocation de Pierre et André et de Jean et Jacques, fils de Zébédée, quatre pêcheurs dont il fera des « pêcheurs d’hommes ».         <br />
              <br />
       Ce qui est à retenir ici, au-delà de l’appel auquel ces quatre premiers apôtres répondent avec empressement, c’est le fait que Jésus décide de les associer à sa mission dès le point de départ. Jésus au lieu de se lancer dans sa prédication seul sur les chemins de la Palestine se liera avec ces premiers apôtres qui seront accompagnés par la suite d’autres apôtres pour former le groupe des Douze, et aussi de femmes et de disciples qui vont le suivre tout au cours de son ministère.        <br />
              <br />
       Au lieu de choisir des gens instruits et savants, Jésus arrête son choix sur des petits, des pêcheurs, plus tard sur un collecteur d’impôt, Mathieu (<span style="font-style:italic">Marc</span> 2, 13-17), puis sur des amis de ceux-ci, même  des pécheresses comme Marie-Madeleine ou Marie de Magdala  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 2), des laissés pour compte. Il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait, mais ce qui est constant chez ces personnes c’est l’attachement à Jésus. Ils ont foi en lui. « À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle ? » dira Pierre à Jésus un jour où presque tout le monde le quittait (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 68). Ce choix de Jésus illustre déjà l’essentiel de sa mission qu’il résumera dans cette phrase : «   le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10).       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le coaching de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Avec ses apôtres et ses disciples, que fera Jésus tout au cours de sa vie publique ? Il va les former petit à petit, en les surprenant bien souvent. Un de mes amis, jeune prêtre, a développé avec brio les méthodes de Jésus en les nommant du « coaching » et en expliquant que « coaching » vient du mot français « cocher ». Comme le cocher qui guide son attelage et le dirige dans la bonne direction, Jésus va « coacher » ses apôtres et ses disciples pendant trois ans. Il prendra le temps de les guider et de les diriger.       <br />
              <br />
       Nous avons beaucoup à apprendre sur ces façons de faire et c’est dans les évangiles qu’on voit le « coaching » de Jésus à l’œuvre.        <br />
              <br />
       Il le fait par l’enseignement  qu’il donne à tous et qu’il explique en particulier aux disciples.        <br />
       Il le fait par une convivialité de tous les instants.        <br />
       Il le fait par des moments de feu comme lors de la Transfiguration.        <br />
       Il le fait par une mort qui les décontenancera au plus point.        <br />
              <br />
       Toute cette démarche que les disciples vont vivre avec Jésus leur apparaîtra dans toute sa richesse après la résurrection. C’est ce qui arrive aux disciples d’Emmaüs qui, après avoir marché avec Jésus de Jérusalem à Emmaüs et l’avoir écouté leur expliquer les Écritures sans le reconnaître, voient leur yeux s’ouvrir en partageant le pain avec ce visiteur qu’il reconnaissent alors comme le Christ ressuscité (<span style="font-style:italic">Luc</span> 24,  13-35).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Recueillons aujourd’hui ces souvenirs des débuts de la vie publique de Jésus en nous laissant habiter par un désir de le suivre comme les premiers apôtres, de nous laisser « coacher » par lui. Demandons à l’Esprit Saint de renouveler notre ardeur et notre désir de témoigner de Jésus dans un monde qui a bien besoin de son message d’amour et de miséricorde.        <br />
              <br />
       <!--En ce <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole de Dieu</span> Que l'Esprit Saint fasse de nous des gens qui ont à coeur de porter la Parole de Dieu dans leurs familles, dans leurs milieux de travail et de loisirs et dans la société pour que le souhait du pape François la fin de sa <span style="font-style:italic">Lettre apostolique</span> ou <span style="font-style:italic">Motu proprio</span> se réalise : <span style="font-style:italic"> Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple de Dieu la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré l'enseignait déjà dans les temps anciens « Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique </span>» (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 30, 14).       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 16 janvier 2023       <br />
       <!-- 17 janvier 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (Is 8, 23b – 9, 3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte       <br />
       le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;       <br />
       mais ensuite, il a couvert de gloire       <br />
       la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,       <br />
       et la Galilée des nations.       <br />
         Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 4abcd, 13-14)       <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       J’ai demandé une chose au Seigneur,       <br />
       la seule que je cherche :       <br />
       habiter la maison du Seigneur       <br />
       tous les jours de ma vie.       <br />
              <br />
       Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (1 Co 1, 10-13.17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       ayez tous un même langage ;       <br />
       qu’il n’y ait pas de division entre vous,       <br />
       soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions.       <br />
           Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères,       <br />
       par les gens de chez Chloé,       <br />
       qu’il y a entre vous des rivalités.       <br />
           Je m’explique.       <br />
       Chacun de vous prend parti en disant :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Paul »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Apollos »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Pierre »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens au Christ ».       <br />
           Le Christ est-il donc divisé ?       <br />
       Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ?       <br />
       Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?       <br />
           Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser,       <br />
       mais pour annoncer l’Évangile,       <br />
       et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine,       <br />
       ce qui rendrait vaine la croix du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           Comme il marchait le long de la mer de Galilée,       <br />
       il vit deux frères,       <br />
       Simon, appelé Pierre,       <br />
       et son frère André,       <br />
       qui jetaient leurs filets dans la mer ;       <br />
       car c’étaient des pêcheurs.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Venez à ma suite,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
           Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.       <br />
              <br />
       De là, il avança et il vit deux autres frères,       <br />
       Jacques, fils de Zébédée,       <br />
       et son frère Jean,       <br />
       qui étaient dans la barque avec leur père,       <br />
       en train de réparer leurs filets.       <br />
       Il les appela.       <br />
           Aussitôt, laissant la barque et leur père,       <br />
       ils le suivirent.       <br />
              <br />
           Jésus parcourait toute la Galilée ;       <br />
       il enseignait dans leurs synagogues,       <br />
       proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-17)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669701-48683628.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Il-proclamait-l-Evangile-du-Royaume_a1102.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-60107185</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <pubDate>Wed, 11 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60107185-44032944.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60107185-44032944.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64153137</guid>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64153137-46080209.jpg?v=1651544840" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" />
     </div>
     <div>
      Commençons par le portrait qui est donné de Jésus dans ce passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le visage déterminé</span>       <br />
              <br />
       Jésus prend la route de Jérusalem en sachant qu’il n’en reviendra pas. Il le fait avec détermination. C’est un moment de choix important pour lui. Certains font des choix semblables parfois.        <br />
              <br />
       J’ai un ami qui, il y a quelques  années, à la suite de son  fils qui l’avait fait, a décidé  de faire à pied le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Il est parti de Paris et a parcouru pendant un mois environ 850 kilomètres à pied. Il y allait avec détermination car cela représentait pour lui non seulement un défi mais  une rencontre avec lui-même et avec Dieu. Il avait fait déjà un pèlerinage en Terre Sainte, mais cette marche de pèlerin vers saint Jacques de Compostelle avait un sens encore plus fort pour lui. Il a tenu bon et il en est aujourd’hui, non seulement heureux, mais transformé. Il rayonne de la joie de l’Évangile et il est un témoin de l'amour du Christ dans son milieu de travail auprès des personnes âgées et autour de lui. Il s’est réconcilié avec son fils dont il s’était séparé depuis plusieurs années.        <br />
              <br />
       Jésus commence ici un pèlerinage particulier. Il est en mesure déjà de prévoir les tenants et les aboutissants de sa route vers Jérusalem. Il entrevoit que ce sera pour lui la rencontre finale avec sa mission de Sauveur qui le conduira sur le Calvaire où il donnera sa vie pour le salut du monde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut voir cet épisode comme un point tournant dans la vie de Jésus. Jésus en partant accepte résolument non seulement d’annoncer l’amour du Père, mais de vivre  cet amour en donnant sa propre vie pour ses frères et sœurs. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dira-t-il la veille de sa mort pendant son dernier repas avec des disciples. (Jean 15, 13).       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Les routes de Galilée</span>       <br />
              <br />
       Cette décision de Jésus d’aller vers Jérusalem avec détermination ne le renferme pas sur lui-même, loin de là. Jésus est sur les routes depuis quelques années. Et il rencontre plein de gens. Il a avec lui des compagnons et des compagnes qui le suivent. Il sillonne le pays à pied.        <br />
              <br />
       Quand on parcourt une route en marchant à pied - mon ami l'a fait en allant à St-Jacques de Compostelle - le temps s’écoule lentement, on réfléchit en marchant et il survient plein de situations de toutes sortes. On rencontre des gens, on profite du beau temps, on doit se mettre à l’abri, on est fatigué, on se retire à l’écart, on passe dans des endroits inconnus, on rencontre des gens différents etc.       <br />
              <br />
        À pied sur la route, on se doit d’être ouverts à tous les imprévus.  C’est ce qui se passe dans le reste de l’épisode de l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les appels de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Le premier imprévu vient des disciples qui sont avec Jésus. Ils sont tellement imprégnés de son enseignement, ils l'admirent tellement qu’ils veulent forcer l’adhésion de ces samaritains qu’ils croisent,  même en le faisant avec violence, avec le feu du ciel. <!--C'est le piège de l'intolérance.-->Devant cette fougue injustifiée, Jésus les réprimande car son message est proposé et non pas imposé.  Il en est toujours de même. Dans l’histoire de l’Église on l’a oublié parfois. Nous, les messagers d'aujourd’hui, les disciples-missionnaires comme nous appelle le pape François,  nous avons  à proposer notre foi et non à l’imposer. Il nous revient de trouver les moyens adaptés pour ce faire.       <br />
              <br />
       À la suite de la scène des disciples exaltés que Jésus refrène. Il y a trois autres imprévus, des rencontres de personnes qui  permettent à Jésus de mettre les points sur les i pourrait-on dire.        <br />
              <br />
       La première personne rencontrée est remplie d’enthousiasme et dit à Jésus « Je te suivrai partout où tu iras. ». Jésus la renvoie et lui indique qu’il est important pour ceux et celles qui veulent le suivre de se garder libres des attaches de toutes sortes qui les guettent : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
       Dans le deuxième cas c’est Jésus qui interpelle une personne : « Suis-moi. ». La personne invoque les funérailles de son père, mais Jésus sent qu’il s’agit là d’une excuse pour se dérober et il lui réplique : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu ».  Il n’y a pas ici de refus des rites funéraires comme nous en faisons volontiers, mais c'est une invitation à placer les appels de Dieu au-dessus de tout.       <br />
              <br />
       Dans le troisième cas, la réponse de Jésus va dans le même sens. À une autre personne  que Jésus interpelle  et qui lui répond qu’elle doit d’abord faire des adieux à sa famille, il lui répond, avec la belle image du labour avec une charrue,  qu’il propose un choix radical: « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, en fin de compte, les textes proposés à notre méditation sont des textes qui nous rappellent que comme Jésus, comme Élisée dont parle la première lecture, comme les trois personnes interpellées par Jésus, nous aussi, sur la route de la vie qui est la nôtre nous avons des vocations, des appels particuliers, chacun et chacune.        <br />
              <br />
       Ces appels sont variés et différents selon nos situations de vie, mais ils ont en commun qu’ils nous demandent d’avancer le regard fixé en avant et de façon déterminée, pas seulement dans des à peu près. C’est le message à retenir ce matin je pense.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur qu’il nous aide par son Esprit Saint à découvrir comment avancer toujours avec confiance dans notre vie chrétienne de femmes baptisées et d'hommes  baptisés désirant devenir de plus en plus des disciples de Celui que est le seul et vrai Maître digne d’être suivi et demandons à Dieu de savoir reconnaitre ses voies  dans nos vies.        <br />
              <br />
       Confions cette intention à la Vierge Marie, la patronne de cette chapelle qui lui est dédiée - Notre-Dame du Lac Poulin - qui a su le faire à la perfection et qui peut nous aider  à le faire malgré nos limites et nos faiblesses.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        21 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 25 juin 2019-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Élisée se leva et partit à la suite d’Élie » (1 R 19, 16b.19-21)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur avait dit au prophète Élie :       <br />
       « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,       <br />
       comme prophète pour te succéder. »       <br />
           Élie s’en alla.       <br />
       Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.       <br />
       Il avait à labourer douze arpents,       <br />
       et il en était au douzième.       <br />
       Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.       <br />
           Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,       <br />
       puis je te suivrai. »       <br />
       Élie répondit :       <br />
       « Va-t’en, retourne là-bas !       <br />
       Je n’ai rien fait. »       <br />
           Alors Élisée s’en retourna ;       <br />
       mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,       <br />
       les fit cuire avec le bois de l’attelage,       <br />
       et les donna à manger aux gens.       <br />
       Puis il se leva, partit à la suite d’Élie       <br />
       et se mit à son service.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)       <br />
       R/ Dieu, mon bonheur et ma joie ! (cf. Ps 15, 2.11)       <br />
              <br />
       Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.       <br />
       J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !       <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort. »       <br />
              <br />
       Je bénis le Seigneur qui me conseille :       <br />
       même la nuit mon cœur m’avertit.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.       <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez été appelés à la liberté » (Ga 5, 1.13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est pour que nous soyons libres       <br />
       que le Christ nous a libérés.       <br />
       Alors tenez bon,       <br />
       ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.       <br />
           Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.       <br />
       Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte       <br />
       pour votre égoïsme ;       <br />
       au contraire, mettez-vous, par amour,       <br />
       au service les uns des autres.       <br />
           Car toute la Loi est accomplie       <br />
       dans l’unique parole que voici :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
           Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,       <br />
       prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,       <br />
       et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.       <br />
           Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,       <br />
       et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.       <br />
       En effet, il y a là un affrontement       <br />
       qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.       <br />
           Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,       <br />
       vous n’êtes pas soumis à la Loi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 51-62)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ;       <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Comme s’accomplissait le temps       <br />
       où il allait être enlevé au ciel,       <br />
       Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.       <br />
           Il envoya, en avant de lui, des messagers ;       <br />
       ceux-ci se mirent en route       <br />
       et entrèrent dans un village de Samaritains       <br />
       pour préparer sa venue.       <br />
           Mais on refusa de le recevoir,       <br />
       parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.       <br />
           Voyant cela,       <br />
       les disciples Jacques et Jean dirent :       <br />
       « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions       <br />
       qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »       <br />
           Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.       <br />
           Puis ils partirent pour un autre village.       <br />
              <br />
           En cours de route, un homme dit à Jésus :       <br />
       « Je te suivrai partout où tu iras. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Les renards ont des terriers,       <br />
       les oiseaux du ciel ont des nids ;       <br />
       mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
           Il dit à un autre :       <br />
       « Suis-moi. »       <br />
       L’homme répondit :       <br />
       « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord       <br />
       enterrer mon père. »       <br />
           Mais Jésus répliqua :       <br />
       « Laisse les morts enterrer leurs morts.       <br />
       Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »       <br />
              <br />
           Un autre encore lui dit :       <br />
       « Je te suivrai, Seigneur ;       <br />
       mais laisse-moi d’abord faire mes adieux       <br />
       aux gens de ma maison. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque met la main à la charrue,       <br />
       puis regarde en arrière,       <br />
       n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64153137-46080209.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Jesus-le-visage-determine-prit-la-route-de-Jerusalem_a1070.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61778892</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « L'inattendu de Dieu »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Mar 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 20 mars 2022. Textes: Exode 3, 1-8a.10.13-15, 1 Corinthiens 10, 1-6.10-12 et Luc 13, 1-9.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778892-44951739.jpg?v=1643030659" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « L'inattendu de Dieu »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « L'inattendu de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Vous est-il déjà arrivé dans votre vie de tous les jours un événement inattendu ? Je serais surpris que ce ne soit pas le cas. Ce peut être un accident comme dans le cas de la chute d’une tour dont parle l’Évangile ou de l'effondrement d'un toit sous le poids de la neige comme il arrive parfois durant l'hiver au Québec, ce peut être une rencontre qui change la vie comme dans le cas de Moïse, mais peu importe l'évènement, très souvent il ne s’agit pas de simples aléas, de simples coïncidences. Ces événements peuvent, sur un plan spirituel, se révéler comme des visites spéciales, des rencontres avec le Dieu de l’inattendu qui nous invite ainsi à aller plus loin.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vocation de Moïse</span>       <br />
              <br />
       C’est ce qui s’est produit avec Moïse dans l’épisode du buisson ardent que nous présente la première lecture. On y retrouve Moïse qui s’est enfui d’Égypte après avoir tué un égyptien. Il s’est installé au désert. Il fait paître les moutons de son beau-père. Il s’est créé une vie simple sans problème et se contente de filer des jours heureux.        <br />
              <br />
       Mais voilà que dans le déroulement de sa vie bien ordinaire, sans préparation spéciale, il est visité par Dieu. C’est cette visite qui nous a été racontée il y a un instant. Cette visite va changer la vie de Moïse pour toujours. Si Dieu l’a choisi depuis longtemps, Moïse, lui, ne le sait pas.  Il est un bon Israélite vénérant le Dieu de ses pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Et voilà qu’il va être l’objet d’une révélation qui va changer la suite de l’histoire d'Israël. <!--C’est la rencontre du buisson ardent. Cette image nous renvoie à des réalités autres qui dépassent la vie courante.--> Le buisson en feu ne se consume pas. Une voix sort de celui-ci. « Moïse ! Moïse ! ». Le Dieu de ses pères l’appelle <!--  pour une mission spéciale au service de son peuple-->et Moïse répond : « Me voici ».  Il reçoit la mission d’être le porte-parole de Dieu auprès de son peuple. « Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël ».       <br />
              <br />
       Pour réaliser sa mission, Moïse désire, à juste titre, connaître celui pour qui il va parler et donner sa vie. « Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? ». Et il entend une réponse  qui donne le nom de son Dieu : « Je suis qui je suis ».  Dieu se laisse chercher, il est celui qui est, « Je suis qui je suis » ou encore « Je serai qui je serai ». <b>En d'autres mots, entre en relation avec moi et tu sauras qui je suis.</b> C'est la rencontre avec Dieu qui est importante. Elle est ineffable. Les mots ne peuvent jamais bien l'exprimer.        <br />
              <br />
       Le nom de Dieu donné à Moïse s'écrit dans une formule en quatre lettres en hébreu.  C'est ce qu'on appelle le « tétragramme sacré » (יהוה est le tétragramme composé des lettres yōḏ (י), hē (ה), wāw (ו), hē (ה)  et retranscrit YHWH). Il est très difficile de le traduire exactement car nous n’avons pas les voyelles qui vont avec ces quatre lettres. Dans plusieurs traductions modernes de la Bible on a utilisé le terme « Yaweh » comme nom du Dieu de Moïse et d’Israël, mais la traduction liturgique est plus précise et donne le sens profond de cette révélation de Dieu à Moïse « Je suis qui je suis ».       <br />
              <br />
       C’est toute la richesse de l’image du buisson ardent que de nous permettre d’entrer dans un mouvement de relation avec Dieu, dans une dynamique de rencontre. Nous sommes tous et toutes un peu comme Moïse. Il est arrivé ou il arrivera que Dieu se fera présent à notre cœur. Il viendra déranger notre train-train quotidien avec une présence inattendue. Saurons-nous lui répondre « Me voici » comme Moïse? À chacun de se préparer à ces visites. Je connais quelqu'un, un ami, qui a fait cette rencontre en vivant un dépouillement de son intégrité physique dû à la maladie de Parkinson. Ces moments furent pour lui, disait-il, des moments d’intense remise à Dieu et il en est ressorti plus que jamais à l’écoute de la présence de Celui qui est la vie.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La vie courante et ses surprises       <br />
       </span>       <br />
       L’histoire de Moïse et celle de mon ami revêtent un caractère exceptionnel. Notre Dieu de l’inattendu se manifesterait-il uniquement ainsi ?       <br />
               <br />
       Hé bien non! L’évangile nous en donne deux exemples pris dans l’actualité du temps de Jésus : celui des galiléens massacrés par Pilate et celui des personnes tuées par la chute de la Tour de Siloé. « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? » demande Jésus et il répond  «  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! ». Et les personnes tuées par la Tour de Siloé « Pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? » demande Jésus  et il donne la même réponse «  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! ».        <br />
              <br />
       Mais remarquez la suite des réponses de Jésus. Elles nous invitent, comme dans le cas de Moïse, à la rencontre avec Dieu qui se manifeste dans ces événements inattendus. Jésus invite à avoir un coeur ouvert et des yeux  prêts à voir les visites de Dieu. <!-- : « Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »-->Il invite à la conversion.  « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Cette invitation n’est pas une culpabilisation, mais une incitation à aller plus loin que ce qui est visible. La conversion est de cet ordre. Elle est un retournement du cœur, une manière de se mettre le cœur à la bonne place, pourrait-on dire. La conversion ouvre la porte à la reconnaissance de l’action de Dieu dans nos vies.        <br />
              <br />
       En effet, Dieu est toujours à l’œuvre, mais bien souvent nous ne le voyons pas ou nous ne prenons pas la peine d’y porter attention. Voilà pourquoi Dieu parfois nous fait des signes inattendus qui sont pour nous des chemins nouveaux qui s’ouvrent.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Il nous revient d’entrer ou non dans ces chemins. Nous avons le choix de devenir comme   le figuier stérile de l'évangile qui ne produit aucun fruit ou de nous mettre à l'oeuvre en sachant que le propriétaire qui est Dieu et le vigneron qui est Jésus nous laissent toujours la chance de bêcher et de cultiver notre jardin.        <br />
              <br />
       Toute vie humaine est parsemée de visites inattendues de Dieu. Ces visites ont commencées avec notre baptême. Elles se continuent à chaque dimanche dans l’Eucharistie. Elles s'expriment dans la prière. Elles se vivent dans la rencontre du pauvre, du prisonnier,  du réfugié, de la personne exploitée, du démuni, d'enfants autistes comme dans le cas d'un de mes amis etc. qui sont Jésus parmi nous. « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli etc. » (Mathieu 25, 35).        <br />
              <br />
       Saint Paul ne dit pas autre chose lorsque, dans la deuxième lecture, il reprend l’image du Rocher d’où est sortie de l’eau dans l’Ancien Testament. Il fait une application directe de cette image à Jésus Ressuscité qu’il compare à ce rocher. En effet, la vie du Peuple de Dieu qui est l’Église et le Corps mystique du Christ est la vie même de Jésus. Il n’y pas d’autre vie pour le baptisé que d’être plongé dans la vie du Seigneur Ressuscité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, buvons nous aussi à ce Rocher qui est le Christ. Partageons entre nous les visites qu’il nous fait et qu’il fait dans notre monde. Demandons-lui de savoir les reconnaître et d’en témoigner.       <br />
              <br />
       Lorsque nous aurons accepté de nous laisser déranger, de nous laisser surprendre par le Dieu de l’inattendu au cœur de nos vies, nous ne serons plus jamais les mêmes personnes.       <br />
              <br />
       Peut-être que notre Carême est un moment de visite inattendue de Dieu dans notre vie ? Pourquoi pas?       <br />
              <br />
       Laissons la grâce de Dieu en nous ouvrir nos cœurs et nos yeux aux signes de sa présence toujours vivante dans notre monde et dans  nos vies. Telle est la prière que je fais ce matin pour chacune et chacun d'entre nous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Lavail       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       15 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 19 mars 2019-->       <br />
              <br />
       Pour prolonger votre méditation, voir l'article intitulé l'<a class="link" href="http://officedecatechese.qc.ca/sens/questions/2019/201903_Lang.html">Inattendu de de Dieu</a> (lien visité le 24 janvier 2022) de Véronique Lang du <a class="link" href="http://www.centremanrese.org/">Centre de spiritualité Manrèse</a> à Québec où elle écrit « Dieu vient souvent à nous dans l’inattendu, ce qui n’était pas prévu. Il affectionne, dirait-on, les surprises et les chemins de traverse. J’oserais même affirmer qu’il est bon de s’attendre à l’inattendu, de s’y préparer. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis » (Ex 3, 1-8a.10.13-15)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,       <br />
       prêtre de Madiane.       <br />
       Il mena le troupeau au-delà du désert       <br />
       et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.       <br />
           L’ange du Seigneur lui apparut       <br />
       dans la flamme d’un buisson en feu.       <br />
       Moïse regarda : le buisson brûlait       <br />
       sans se consumer.       <br />
           Moïse se dit alors :       <br />
       « Je vais faire un détour       <br />
       pour voir cette chose extraordinaire :       <br />
       pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »       <br />
           Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir,       <br />
       et Dieu l’appela du milieu du buisson :       <br />
       « Moïse ! Moïse ! »       <br />
       Il dit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
           Dieu dit alors :       <br />
       « N’approche pas d’ici !       <br />
       Retire les sandales de tes pieds,       <br />
       car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »       <br />
           Et il déclara :       <br />
       « Je suis le Dieu de ton père,       <br />
       le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. »       <br />
       Moïse se voila le visage       <br />
       car il craignait de porter son regard sur Dieu.       <br />
           Le Seigneur dit :       <br />
       « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple       <br />
       qui est en Égypte,       <br />
       et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants.       <br />
       Oui, je connais ses souffrances.       <br />
           Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens       <br />
       et le faire monter de ce pays       <br />
       vers un beau et vaste pays,       <br />
       vers un pays, ruisselant de lait et de miel.       <br />
           Maintenant donc, va !       <br />
       Je t’envoie chez Pharaon :       <br />
       tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »       <br />
           Moïse répondit à Dieu :       <br />
       « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :       <br />
       ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’       <br />
       Ils vont me demander quel est son nom ;       <br />
       que leur répondrai-je ? »       <br />
           Dieu dit à Moïse :       <br />
       « Je suis qui je suis.       <br />
       Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :       <br />
       ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. »       <br />
           Dieu dit encore à Moïse :       <br />
       « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :       <br />
       ‘Celui qui m’a envoyé vers vous,       <br />
       c’est Le Seigneur,       <br />
       le Dieu de vos pères,       <br />
       le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’.       <br />
       C’est là mon nom pour toujours,       <br />
       c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait œuvre de justice,       <br />
       il défend le droit des opprimés.       <br />
       Il révèle ses desseins à Moïse,       <br />
       aux enfants d’Israël ses hauts faits.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       Comme le ciel domine la terre,       <br />
       fort est son amour pour qui le craint.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La vie de Moïse avec le peuple au désert, l’Écriture l’a racontée pour nous avertir (1 Co 10, 1-6.10-12)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je ne voudrais pas vous laisser ignorer       <br />
       que, lors de la sortie d’Égypte,       <br />
       nos pères étaient tous sous la protection de la nuée,       <br />
       et que tous ont passé à travers la mer.       <br />
           Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême       <br />
       dans la nuée et dans la mer ;       <br />
           tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;       <br />
           tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ;       <br />
       car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait,       <br />
       et ce rocher, c’était le Christ.       <br />
           Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu :       <br />
       leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.       <br />
           Ces événements devaient nous servir d’exemple,       <br />
       pour nous empêcher de désirer ce qui est mal       <br />
       comme l’ont fait ces gens-là.       <br />
           Cessez de récriminer       <br />
       comme l’ont fait certains d’entre eux :       <br />
       ils ont été exterminés.       <br />
           Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple,       <br />
       et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir,       <br />
       nous qui nous trouvons à la fin des temps.       <br />
           Ainsi donc, celui qui se croit solide,       <br />
       qu’il fasse attention à ne pas tomber.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Convertissez-vous, dit le Seigneur,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (Mt 4, 17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens       <br />
       que Pilate avait fait massacrer,       <br />
       mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Pensez-vous que ces Galiléens       <br />
       étaient de plus grands pécheurs       <br />
       que tous les autres Galiléens,       <br />
       pour avoir subi un tel sort ?       <br />
           Eh bien, je vous dis : pas du tout !       <br />
       Mais si vous ne vous convertissez pas,       <br />
       vous périrez tous de même.       <br />
           Et ces dix-huit personnes       <br />
       tuées par la chute de la tour de Siloé,       <br />
       pensez-vous qu’elles étaient plus coupables       <br />
       que tous les autres habitants de Jérusalem ?       <br />
           Eh bien, je vous dis : pas du tout !       <br />
       Mais si vous ne vous convertissez pas,       <br />
       vous périrez tous de même. »       <br />
           Jésus disait encore cette parabole :       <br />
       « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.       <br />
       Il vint chercher du fruit sur ce figuier,       <br />
       et n’en trouva pas.       <br />
           Il dit alors à son vigneron :       <br />
       ‘Voilà trois ans que je viens       <br />
       chercher du fruit sur ce figuier,       <br />
       et je n’en trouve pas.       <br />
       Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’       <br />
           Mais le vigneron lui répondit :       <br />
       ‘Maître, laisse-le encore cette année,       <br />
       le temps que je bêche autour       <br />
       pour y mettre du fumier.       <br />
           Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.       <br />
       Sinon, tu le couperas.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-C-L-inattendu-de-Dieu_a1054.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » </title>
   <pubDate>Tue, 06 Jul 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 11 juillet 2021. Textes : Amos 7, 12-15, Éphésiens 1,3-14 et Marc 6, 7-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061122-41817777.jpg?v=1620914245" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " />
     </div>
     <div>
      Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus avec ses apôtres? Aujourd’hui, il les envoie en mission en leur donnant ses conseils, des conseils qui s’adressent aussi à chaque chrétien qui est, lui aussi, elle aussi, envoyé pour annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle autour de lui. Les apôtres d'aujourd'hui c'est nous. Dieu compte sur nous pour l’évangélisation du monde, pas seulement sur le pape (qui le fait très bien) pas seulement sur les évêques et les prêtres, mais sur chacune et chacun d’entre nous.       <br />
              <br />
       Pourquoi Dieu compte-t-il ainsi sur nous? Eh bien! La réponse se trouve dans la deuxième lecture où saint Paul nous dit que Dieu nous a comblés de sa bénédiction. Il a fait de nous ses enfants. Il nous a choisis. Il nous a prédestinés à être des fils et des filles de Dieu. Nous sommes son peuple. Nous avons en héritage la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Alors si Dieu nous a beaucoup donné, nous devons donner à notre tour. S'il nous a fait connaître son amour pour nous, nous, nous devons en retour le faire connaitre autour de nous. Dans l’évangile de saint Mathieu Jésus dit dans le <span style="font-style:italic">Discours sur la montagne</span> « Vous êtes la lumière du monde. On ne met pas une lampe sous le lit, mais sur un chandelier pour qu’elle éclaire toute la maison ». Il ne dit pas seulement « Moi, je suis la lumière du monde » mais « vous, vous êtes la lumière du monde » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 5, 14-67).       <br />
              <br />
       Hé oui! D’une certaine façon, Dieu a besoin de nous, il compte sur nous pour répandre la Bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comment faire pour évangéliser : les conseils de Jésus       <br />
       </span>       <br />
       Évidemment, la question qui nous vient à l’esprit, tous et toutes, est la suivante : comment faire pour évangéliser, annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle ?       <br />
              <br />
       C’est à cette question que l’évangile d’aujourd’hui répond. Regardons-y de plus près. Qu'est-ce que Jésus donne comme conseils aux Douze (et à nous aussi)? Il dit de ne rien emporter, sinon un bâton, d’aller deux par deux, pas de pièces de monnaie, pas de sandales, pas vêtement de rechange, et si on refuse de les accueillir, d’aller ailleurs.       <br />
              <br />
       Ces conseils sont bien adaptés à la vie en Palestine au temps de Jésus il y deux mille ans, mais ils ne sont pas à prendre à la lettre. Au Canada, par exemple, en hiver, il est sûr qu’on ne peut se promener nu-pieds lorsqu'il fait moins 20 °C. Même s’il faut savoir adapter nos manières de faire pour parler de Dieu, il faut se rappeler qu’il y a des choses qui, elles, ne changeront jamais. Il y a en a deux qu’on peut tirer des conseils de Jésus et qui s'appliquent encore à nous aujourd’hui. Au-delà des détails des moyens mis en œuvre, ces deux conseils gardent toujours une actualité certaine.       <br />
              <br />
       Premièrement : pour annoncer l’Évangile, il faut se débarrasser de l’accessoire, de ce qui n’est pas important. C’est la simplicité qui compte, car ce qu’on propose ce n’est pas une produit destiné à plaire, c’est Jésus lui-même. Le pape François l’a bien compris lorsqu’il a choisi d’habiter en dehors des appartements des autres papes se contentant d’une petite chambre et d’un bureau à la <span style="font-style:italic">Maison Sainte-Marthe</span> au Vatican. Ce qu’il faut donc, c’est une richesse d’amour dans le cœur pour nos frères et sœurs. Le reste, l’accessoire : argent, techniques de marketing, publicité, tout cela est utile mais jamais indispensable. Jésus nous a donné l’exemple d’une totale simplicité. Il a vécu pauvrement, il a partagé ce qu'il avait dans le cœur.       <br />
              <br />
       En second lieu, Jésus nous dit que le succès de notre évangélisation ne dépend pas de nous uniquement. « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Le résultat de l'évangélisation ne dépend pas de nos efforts uniquement, mais de la grâce de Dieu.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui on rencontre souvent des insuccès. Autrefois tous étaient chrétiens au Québec : beaux-frères, belles-sœurs, cousins et cousines, amis, relations, voisins. Aujourd’hui beaucoup autour de nous ont tourné le dos à l’Église, à Jésus parfois, et se disent même athées. C’est une souffrance. On refuse de nous accueillir, d’accueillir Jésus. En écoutant Jésus ce matin, nous sommes invités à respecter la liberté des personnes et à continuer avec patience à rendre témoignage. Il ne faut pas se décourager trop vite, et même si les fruits se font attendre, il faut continuer sans se lasser, car nous savons que Jésus nous laisse placer une semence, très petite parfois. Il faut faire confiance à la grâce de l'Esprit qui la fera croître et s’épanouir, car c'est Dieu qui donne la croissance. Saint Paul, un grand évangélisateur comme vous le savez, disait aux chrétiens de Corinthe « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance ». ( I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 3, 6).       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs et des semeuses. Dieu fait lever la semence quand bon lui semble. Nous y allons avec confiance et avec abandon à sa volonté dans la simplicité en allant à l'essentiel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Disons en conclusion que le message de l’évangile de ce dimanche est clair : annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour nous c’est notre mission à tous et à toutes. Nous avons beaucoup reçu, il est normal de donner en retour.       <br />
              <br />
       À nous d’y penser plus souvent…et nous trouverons plusieurs occasions de le faire de diverses manières, si nous sommes un peu attentifs : un mot d’encouragement, une réponse à une demande de service, une écoute de son ado, un partage avec des gens dans le besoin, une ouverture à des étrangers etc. Voilà autant de manières de dire l’amour de Dieu autour de nous, d'évangéliser, d'aller en mission et de proclamer la Bonne Nouvelle à laquelle nous croyons.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, cette messe, nous aide à être toujours de plus en plus, à la suite de Jésus, la lumière monde et le sel de la terre, ne l’oublions pas nous sommes des « semeurs » et des « semeuses ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       6 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l’homélie du 10 juillet 2018-->       <br />
              <br />
       <!--Cet évangile est bien connu. Un de mes amis l’appelle l’évangile du tandem, vous savez ce vélo où deux personnes pédalent, mais où une seule dirige. C’est l’image des apôtres qui sont envoyés deux par deux à la suite de Jésus pour aller évangéliser à leur tour.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission </span>       <br />
              <br />
       Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous. Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous.        <br />
              <br />
       Comment? Voilà la grande question.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">La mission aujourd’hui </span>       <br />
              <br />
       « Alors il commença à les envoyer en mission », ce qui s'applique à chacun et à chacune de nous, et la suite de cet évangile est une série de conseils marqués par les conditions et les usages du temps de Jésus. Ils ne peuvent s'appliquer à la lettre pour nous. En hiver, on ne peut marcher en sandales ici.  Mais dans le prolongement de ces invitations de Jésus,  j'ai trouvé quatre conseils des plus adaptés pour nous aujourd'hui et ils viennent du pape François.       <br />
               <br />
       Je me permettrai,  si vous le voulez, de vous les résumer par quatre mots : témoignage, rencontre, universalité et identité Ces conseils du pape François sont  extraits d'une homélie [à la messe qu’il a célébrée le 7 juillet 2015 devant plus d’un million de personnes à Quito] en Équateur où il était en visite pastorale. Ces quelques phrases me paraissent bien adaptées pour comprendre et actualiser le message de Jésus dans cet évangile de l’envoi en mission des apôtres.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Les quatre conseils du pape François pour aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Témoignage</span>       <br />
              <br />
       Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage, dit le pape François, ce qui est à la portée de tout le monde.        <br />
              <br />
       « L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : " Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour" » (Evangelii gaudium, n.113). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontre</span>       <br />
              <br />
       Deuxième chose que nous rappelle le pape François, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre.       <br />
               <br />
       Je vous le cite : « Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … « nous réalisons la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur  ‘comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire’ » (Document d’Aparecida, n. 370). »        <br />
              <br />
       « Jésus, dit le pape François, nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice (cf. Evangelii Gaudium, n. 78). »  […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Universalité</span>       <br />
              <br />
       Et troisième point à toujours se rappeler : évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place.       <br />
              <br />
       « L’intimité de Dieu, incompréhensible pour nous, se révèle à nous à travers des images qui nous parlent de communion, de communication, de don, d’amour. Voilà pourquoi « L’union que Jésus demande n’est pas une uniformité mais l’« harmonie multiforme qui attire » (Evangelii gaudium, n. 117)… [Ce n’est pas] un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères [et  soeurs]. Cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants   (cf. Éphésiens 1, 5). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Identité</span>       <br />
              <br />
       Et dernier point  que souligne le pape François : évangéliser c’est finalement rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       « En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec sa véritable identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage. C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant. »         <br />
              <br />
       Et  c'est ce que nous rappelle  avec force le très beau texte de saint Paul dans la deuxième lecture où saint Paul écrit : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ… [qui] nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire » (<span style="font-style:italic">Éphésiens</span> 1,  5-6).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà :       <br />
       - Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage        <br />
       - Évangéliser, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre       <br />
       - Évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place       <br />
       - Évangéliser c’est rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       En terminant, faisons une prière:       <br />
       « Nous te louons et nous te bénissons Seigneur de nous avoir aimés de toute éternité comme tes enfants chéris. Cette Bonne Nouvelle, nous voulons la partager avec nos frères et sœurs dans le monde où nous vivons, car ton amour ne rejette personne. Rends-nous attentifs et attentives aux inspirations que tu mets dans nos cœurs pour devenir de plus en plus des 'donneurs'  et des 'donneuses' de vie comme notre frère Jésus. Amen! »        <br />
              <br />
       -->        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Va, tu seras prophète pour mon peuple » (Am 7, 12-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :       <br />
       « Toi, le voyant, va-t’en d’ici,        <br />
       fuis au pays de Juda ;        <br />
       c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie        <br />
       en faisant ton métier de prophète.        <br />
           Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ;        <br />
       car c’est un sanctuaire royal,        <br />
       un temple du royaume. »       <br />
           Amos répondit à Amazias :        <br />
       « Je n’étais pas prophète        <br />
       ni fils de prophète ;        <br />
       j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.        <br />
           Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau,        <br />
       et c’est lui qui m’a dit :        <br />
       ‘Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.’ »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,        <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde » (Ep 1,3-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ !       <br />
       Il nous a bénis et comblés       <br />
       des bénédictions de l’Esprit,       <br />
       au ciel, dans le Christ.       <br />
              <br />
           Il nous a choisis, dans le Christ,       <br />
       avant la fondation du monde,       <br />
       pour que nous soyons saints, immaculés        <br />
       devant lui, dans l’amour.       <br />
              <br />
           Il nous a prédestinés       <br />
       à être, pour lui, des fils adoptifs       <br />
       par Jésus, le Christ.       <br />
              <br />
       Ainsi l’a voulu sa bonté,       <br />
           à la louange de gloire de sa grâce,       <br />
       la grâce qu’il nous donne       <br />
       dans le Fils bien-aimé.       <br />
              <br />
           En lui, par son sang,       <br />
       nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon de nos fautes.       <br />
              <br />
       C’est la richesse de la grâce       <br />
       que Dieu a fait déborder jusqu’à nous       <br />
       en toute sagesse et intelligence.        <br />
              <br />
           Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,       <br />
       selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :       <br />
           pour mener les temps à leur plénitude,       <br />
       récapituler toutes choses dans le Christ,       <br />
       celles du ciel et celles de la terre.       <br />
              <br />
           En lui, nous sommes devenus       <br />
       le domaine particulier de Dieu,       <br />
       nous y avons été prédestinés        <br />
       selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :       <br />
       il a voulu  que nous vivions        <br />
       à la louange de sa gloire,       <br />
       nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.       <br />
              <br />
           En lui, vous aussi,       <br />
       après avoir écouté la parole de vérité,       <br />
       l’Évangile de votre salut,       <br />
       et après y avoir cru,       <br />
       vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.       <br />
       Et l’Esprit promis par Dieu       <br />
           est une première avance sur notre héritage,       <br />
       en vue de la rédemption que nous obtiendrons,       <br />
       à la louange de sa gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Évangile       <br />
       « Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ             <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia.   (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Evangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus appela les Douze ;        <br />
       alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.        <br />
       Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,        <br />
           et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,        <br />
       mais seulement un bâton ;        <br />
       pas de pain, pas de sac,        <br />
       pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.        <br />
           « Mettez des sandales,        <br />
       ne prenez pas de tunique de rechange. »        <br />
           Il leur disait encore :        <br />
       « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,        <br />
       restez-y jusqu’à votre départ.        <br />
           Si, dans une localité,        <br />
       on refuse de vous accueillir et de vous écouter,        <br />
       partez et secouez la poussière de vos pieds :        <br />
       ce sera pour eux un témoignage. »        <br />
           Ils partirent,        <br />
       et proclamèrent qu’il fallait se convertir.        <br />
           Ils expulsaient beaucoup de démons,        <br />
       faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,        <br />
       et les guérissaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
                  <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56061122-41817777.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a1016.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-10764345</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) 26 janvier 2020 proclamé Dimanche de la Parole de Dieu par le pape François le 30 septembre 2019. Lien pour le texte de son Motu proprio à la fin de l'homélie. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Mathieu 4, 12-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/10764345-17765394.jpg?v=1481554079" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " />
     </div>
     <div>
      Vous connaissez les expressions « vie cachée » et « vie publique » pour désigner les deux étapes de la vie de Jésus. On souligne ainsi non seulement le cadre extérieur de sa vie mais aussi le fait que pendant trente ans, plus ou moins, sa divinité est restée cachée. Il était un habitant de Nazareth comme les autres, le fils du charpentier Joseph. À partir du moment où Jésus quitte Nazareth et s’en vient à Capharnaüm, il est mu par une motivation profonde de faire connaître qu’il n’est pas comme les autres, qu’il peut se dire le Fils de Dieu comme l'Esprit le lui a fait connaître lors de son baptême par Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Ce sera le cœur de sa prédication : révéler à ses contemporains et à tous ceux  et celles qui viendront plus tard l’amour qu’il partage avec Dieu son Père dans l’Esprit Saint pour ses enfants qui sont ses frères et ses soeurs, « héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ  ».  (<span style="font-style:italic">Romains</span> 5, 18)       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Capharnaüm, le rendez-vous des nations</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous fait connaître l’endroit où Jésus a commencé sa vie publique, Le choix qu’il fait de s’installer à Capharnaüm est des plus intéressants. Cette ville qui aujourd’hui est en ruine, mais qu’on visite avec émotion, était au temps de Jésus un carrefour de commerce et d’échanges. Elle était très cosmopolite. On l'a appelée le « rendez-vous des nations ». Outre les juifs, des romains, des  syriens, des habitants de la Cisjordanie, de Sion au Liban etc. y venaient pour commercer et certains s’y établissaient. Ce qui fait que nous sommes très loin de l’atmosphère qui régnait à Nazareth, petite bourgade juive où tout le monde se connaissait et où la vie se déroulait sur un rythme marqué par les fêtes juives. Capharnaüm vivait à un rythme différent.        <br />
              <br />
       Jésus en est conscient. Il veut porter le message qui est en lui à toutes les nations. Il se présentera comme Celui qui est attendu par Israël, le Messie, mais déjà, dans les débuts de sa prédication, son regard se porte plus loin, aux périphéries, vers les nations païennes.       <br />
              <br />
       Jésus commence à Capharnaüm une vie publique sous le signe de l’ouverture, des défis de la rencontre de la diversité et de l’annonce d’un Royaume différent des autres royaumes de la terre.       <br />
              <br />
       Voilà pour le portrait de Jésus qui nous est donné ce matin. D'ici Pâques, les évangiles des dimanches nous en révéleront encore beaucoup plus. Pour l'instant, contentons-nous de ce portrait mais sans oublier le reste de l'évangile qui vient d'être lu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les premiers appels</span>       <br />
              <br />
       À ce portrait de Jésus, s’ajoute un geste remarquable qui nous est raconté dans la seconde partie de l’évangile. Il s’agit du récit de la vocation de Pierre et André et de Jean et Jacques, fils de Zébédée, quatre pêcheurs dont il fera des « pêcheurs d’hommes ».         <br />
              <br />
       Ce qui est à retenir ici, au-delà de l’appel auquel ces quatre premiers apôtres répondent avec empressement, c’est le fait que Jésus décide de les associer à sa mission dès le point de départ. Jésus au lieu de se lancer dans sa prédication seul sur les chemins de la Palestine se liera avec ces premiers apôtres qui seront accompagnés par la suite d’autres apôtres pour former le groupe des Douze, et aussi de femmes et de disciples qui vont le suivre tout au cours de son ministère.        <br />
              <br />
       Au lieu de choisir des gens instruits et savants, Jésus arrête son choix sur des petits, des pêcheurs, plus tard sur un collecteur d’impôt, Mathieu (<span style="font-style:italic">Marc</span> 2, 13-17), puis sur des amis de ceux-ci, même  des pécheresses comme Marie-Madeleine ou Marie de Magdala  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 2), des laissés pour compte. Il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait, mais ce qui est constant chez ces personnes c’est l’attachement à Jésus. Ils ont foi en lui. « À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle ? » dira Pierre à Jésus un jour où presque tout le monde le quittait (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 68). Ce choix de Jésus illustre déjà l’essentiel de sa mission qu’il résumera dans cette phrase : «   le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10).       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le coaching de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Avec ses apôtres et ses disciples, que fera Jésus tout au cours de sa vie publique ? Il va les former petit à petit, en les surprenant bien souvent. Un de mes amis, jeune prêtre, a développé avec brio les méthodes de Jésus en les nommant du « coaching » et en expliquant que « coaching » vient du mot français « cocher ». Comme le cocher qui guide son attelage et le dirige dans la bonne direction, Jésus va « coacher » ses apôtres et ses disciples pendant trois ans. Il prendra le temps de les guider et de les diriger.       <br />
              <br />
       Nous avons beaucoup à apprendre sur ces façons de faire et c’est dans les évangiles qu’on voit le « coaching » de Jésus à l’œuvre.        <br />
              <br />
       Il le fait par l’enseignement  qu’il donne à tous et qu’il explique en particulier aux disciples.        <br />
       Il le fait par une convivialité de tous les instants.        <br />
       Il le fait par des moments de feu comme lors de la Transfiguration.        <br />
       Il le fait par une mort qui les décontenancera au plus point.        <br />
              <br />
       Toute cette démarche que les disciples vont vivre avec Jésus leur apparaîtra dans toute sa richesse après la résurrection. C’est ce qui arrive aux disciples d’Emmaüs qui, après avoir marché avec Jésus de Jérusalem à Emmaüs et l’avoir écouté leur expliquer les Écritures sans le reconnaître, voient leur yeux s’ouvrir en partageant le pain avec ce visiteur qu’il reconnaissent alors comme le Christ ressuscité (<span style="font-style:italic">Luc</span> 24,  13-35).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Recueillons aujourd’hui ces souvenirs des débuts de la vie publique de Jésus en nous laissant habiter par un désir de le suivre comme les premiers apôtres, de nous laisser « coacher » par lui. Demandons à l’Esprit Saint de renouveler notre ardeur et notre désir de témoigner de Jésus dans un monde qui a bien besoin de son message d’amour et de miséricorde.        <br />
              <br />
       En ce <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole de Dieu</span> que l'Esprit Saint fasse de nous des gens qui ont à coeur de porter la Parole de Dieu dans leurs familles, dans leurs milieux de travail et de loisirs et dans la société pour que le souhait du pape François la fin de sa <span style="font-style:italic">Lettre apostolique</span> ou <span style="font-style:italic">Motu proprio</span> se réalise : <span style="font-style:italic"> Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple de Dieu la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré l'enseignait déjà dans les temps anciens « Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique </span>» (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 30, 14).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 21 janvier 2020       <br />
       <!-- 17 janvier 2017-->       <br />
              <br />
        Lien pour le texte du <span style="font-style:italic">Motu proprio</span> du pape François sur le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole de Dieu</span>  <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/motu_proprio/documents/papa-francesco-motu-proprio-20190930_aperuit-illis.html">APERUIT ILLIS</a>       <br />
              <br />
       <!--« Capharnaüm, prédication, appels et coaching »-->       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=EKu4F3VUCPI">Sur le « coaching des apôtres par Jésus écouter cette entrevue du Père Jean-Philippe Auger sur KTO</a>       <br />
              <br />
       <!--http://www.ktotv.com/video/00118759/pere-jean-philippe-auger-coach-de-leaders-extraordinaires?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter       <br />
       ne fonctionne plus vérifié le 26 novembre 2019-->       <br />
              <br />
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              <br />
       <HR>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A)</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (Is 8, 23b – 9, 3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte       <br />
       le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;       <br />
       mais ensuite, il a couvert de gloire       <br />
       la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,       <br />
       et la Galilée des nations.       <br />
         Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 4abcd, 13-14)       <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       J’ai demandé une chose au Seigneur,       <br />
       la seule que je cherche :       <br />
       habiter la maison du Seigneur       <br />
       tous les jours de ma vie.       <br />
              <br />
       Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (1 Co 1, 10-13.17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       ayez tous un même langage ;       <br />
       qu’il n’y ait pas de division entre vous,       <br />
       soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions.       <br />
           Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères,       <br />
       par les gens de chez Chloé,       <br />
       qu’il y a entre vous des rivalités.       <br />
           Je m’explique.       <br />
       Chacun de vous prend parti en disant :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Paul »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Apollos »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Pierre »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens au Christ ».       <br />
           Le Christ est-il donc divisé ?       <br />
       Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ?       <br />
       Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?       <br />
           Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser,       <br />
       mais pour annoncer l’Évangile,       <br />
       et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine,       <br />
       ce qui rendrait vaine la croix du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           Comme il marchait le long de la mer de Galilée,       <br />
       il vit deux frères,       <br />
       Simon, appelé Pierre,       <br />
       et son frère André,       <br />
       qui jetaient leurs filets dans la mer ;       <br />
       car c’étaient des pêcheurs.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Venez à ma suite,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
           Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.       <br />
              <br />
       De là, il avança et il vit deux autres frères,       <br />
       Jacques, fils de Zébédée,       <br />
       et son frère Jean,       <br />
       qui étaient dans la barque avec leur père,       <br />
       en train de réparer leurs filets.       <br />
       Il les appela.       <br />
           Aussitôt, laissant la barque et leur père,       <br />
       ils le suivirent.       <br />
              <br />
           Jésus parcourait toute la Galilée ;       <br />
       il enseignait dans leurs synagogues,       <br />
       proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-17)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Sep 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 septembre 2018 Année B. Textes: Nombres 11,25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.5.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22786332-25333360.jpg?v=1528406503" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »" />
     </div>
     <div>
      Jésus est toujours en déplacement sur les routes de Galilée et, ces dimanches-ci, nous le suivons avec l’évangile selon saint Marc . Au cours de ces pérégrinations, ce ne sont pas les sujets de conversation qui manquent. Ce matin, saint Marc en rapporte deux. Le premier est fourni par une activité qui suscite le questionnement des disciples et le second rassemble des propos sur le scandale.       <br />
              <br />
       Reprenons-les à la suite       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Pour ou contre Jésus ?</span>       <br />
              <br />
       Le premier sujet de conversation nous livre les réactions des disciples devant un cas où des gens ont réussi à chasser des démons en invoquant le nom de Jésus sans être ses disciples. « En son nom », ils ont réalisé ce que les disciples et Jésus lui-même font. Faut-il alors les réprimander ou les laisser faire ?       <br />
              <br />
       Voilà la question qui se pose. On voit que Jésus ici, dans le récit reflétant les préoccupations des premiers chrétiens auxquels saint Marc s’adresse, est plein d'ouverture. « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous » répond-il.       <br />
              <br />
        C’est très intéressant. Car les premiers chrétiens avaient à cœur que la Bonne nouvelle se répande. Ils ne la regardaient pas, comme on l’a fait plus tard, avec un sentiment de possession de celle-ci. Ils avaient conscience que les chemins que Dieu prend peuvent être différents de ceux qu’on estime devoir prendre. C’est pourquoi ils avaient développé une attitude de tolérance, de grandeur d’âme et de largeur de vue. Voilà le sens de la sentence retenue par saint Marc « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous ».       <br />
              <br />
       On trouve une ouverture semblable dans la première lecture ou deux jeunes Israélites prophétisent alors que c’est une action réservée habituellement à des gens reconnus. La réaction de Moïse est, elle aussi, une réaction de largeur de vue. À son assistant, Josué, qui le supplie d’arrêter ces deux jeunes, il répond « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! ».        <br />
              <br />
       Dans les deux cas, la motivation  est la même : l’Esprit de Dieu se manifeste de différentes façons et ce n’est pas nous qui en avons le contrôle.        <br />
              <br />
       Quel beau message d’ouverture et d’accueil à appliquer dans nos vies et dans l’Église ! En effet, nous pouvons être tentés de juger ou de reléguer dans le placard des habitudes, des gestes ou des évènements où n’avons pas eu la part qu’on aurait souhaitée comme disciples de Jésus.        <br />
              <br />
       Retenons que ce qui est important c’est que l’Évangile soit annoncé. Quand des amis, des concitoyens, se penchent avec générosité sur les pauvres, les réfugiés, les démunis, ils sont déjà dans la suite de Jésus.  C’est ce qu’il dit lui-même lorsqu'il dit  à la fin de l'évangile : « Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le scandale</span>       <br />
              <br />
       Le second sujet qui est abordé par saint Marc est celui du scandale. Il est abordé de front avec des paroles dures et des condamnations percutantes       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       Au cœur des paroles de Jésus, il y les « petits qui croient en moi ». Les petits sont tous ceux et celles qui suivent Jésus dans une foi et une confiance totales.  Ils sont comme des enfants. Ce que Jésus demande à tous ses disciples d’être.       <br />
              <br />
       Il s’agit donc en premier lieu ici du scandale dans la communauté chrétienne. Vivre ensemble à la suite de Jésus exige une solidarité de tous les instants. Les écarts sont malheureusement présents. Ce sont des scandales car la foi et la confiance des frères et sœurs sont amoindries ou détruites par ces comportements. On le voit, il s’agit avant tout de vivre l’amour mutuel dans la communauté des croyants et croyantes.         <br />
              <br />
       Mais Jésus va plus loin, il met en cause aussi le comportement moral des individus et des personnes. Lorsqu’il identifie des sources de péché comme la main, les pieds ou les yeux, il indique une voie implacable pour y faire front.  Il demande de s’en séparer. Saint Jacques dans la deuxième lecture est tout aussi direct : « Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés…vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe  ».        <br />
              <br />
       Dans les deux cas nous avons là des paroles qui ne laissent pas place à des demi-mesures. Ce sont des paroles interpellantes. Considérant le cheminement humain, il est normal de voir ici un idéal qui est proposé.  Il ne faudrait pas pendre ces paroles au pied de la lettre. Jésus, dans son action concrète l’a compris et à la femme adultère, par exemple, il dit « va et ne pèche plus ». Il ne lui impose pas de peine. Et le pape François à une question sur les personnes homosexuelles, a eu une réponse qui a fait le tour du monde « Qui suis-je pour juger? »       <br />
              <br />
       Voilà mes réflexions sur ce passage assez spécial.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Retenons ce matin un mot qui résume tout « En son nom ». Nous sommes invités dans quelques circonstances que ce soit à ne pas regarder ailleurs que du côté de Jésus. C’est lui qui est le modèle à imiter. Il a donné un exemple qui a été reçu et retenu par les premiers chrétiens à travers les récits des évangélistes comme celui de ce matin. Il y aura toujours des choses à mesurer, à peser, à évaluer, car l’image de Jésus est complexe  et il est très important que nous ne regardions jamais un seul aspect de sa vie ou de son enseignement,       <br />
              <br />
       Si nous étions parmi les gens autour de lui sur les routes de Galilée nous le ferions spontanément, car nous ne ferions pas que l’écouter, mais nous mangerions avec lui, nous le verrions parler avec toute le monde, se retirer pour prier, Nous aurions avec lui une rencontre  personnelle.       <br />
              <br />
       Eh bien ! Nous pouvons encore aujourd’hui avoir avec lui cette rencontre personnelle, marcher avec lui sur la route. Il est présent dans l’Eucharistie qui est son Corps et  son Sang donnés pour nous accompagner et nous inspirer. Il est présent dans celui dont nous nous approchons et que nous reconnaissons comme Lui-même nous rappelant les paroles de l’évangile de saint Mathieu : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” (Mathieu 25, 35-36). <!--mettre Jésus au centre, en celui qui a faim, en le prisonnier, le migrant et l’abusé-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette Messe nous avons entendu la Parole de Dieu qui nous a proposé une nourriture spirituelle et nous recevons le Corps du Christ qui permet de nous rapprocher de lui sur le chemin de notre vie quotidienne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu de ce qu’il nous donne et prions que toute l’humanité reçoive sa lumière et sa  grâce. Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
       25 septembre 2018       <br />
              <br />
       <!--Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
              <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
               <br />
       Trois sujets       <br />
              <br />
       En ton nom        <br />
              <br />
       verre d'eau       <br />
              <br />
       Scandale       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       pour parler avec Moïse.       <br />
       Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,       <br />
       et le mit sur les 70 anciens.       <br />
       Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,       <br />
       mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
           Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;       <br />
       l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.       <br />
       L’esprit reposa sur eux ;       <br />
       eux aussi avaient été choisis,       <br />
       mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,       <br />
       et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.       <br />
           Un jeune homme courut annoncer à Moïse :       <br />
       « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »       <br />
           Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,       <br />
       prit la parole :       <br />
       « Moïse, mon maître, arrête-les ! »       <br />
           Mais Moïse lui dit :       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ?       <br />
       Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
       Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)       <br />
              <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur. (Ps 18, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Aussi ton serviteur en est illuminé ;       <br />
       à les garder, il trouve son profit.       <br />
       Qui peut discerner ses erreurs ?       <br />
       Purifie-moi de celles qui m’échappent.       <br />
              <br />
       Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :       <br />
       qu’il n’ait sur moi aucune emprise.       <br />
       Alors je serai sans reproche,       <br />
       pur d’un grand péché.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Vous autres, maintenant, les riches !       <br />
       Pleurez, lamentez-vous       <br />
       sur les malheurs qui vous attendent.       <br />
           Vos richesses sont pourries,       <br />
       vos vêtements sont mangés des mites,       <br />
           votre or et votre argent sont rouillés.       <br />
       Cette rouille sera un témoignage contre vous,       <br />
       elle dévorera votre chair comme un feu.       <br />
       Vous avez amassé des richesses,       <br />
       alors que nous sommes dans les derniers jours !       <br />
           Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers       <br />
       qui ont moissonné vos champs,       <br />
       le voici qui crie,       <br />
       et les clameurs des moissonneurs       <br />
       sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.       <br />
           Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,       <br />
       et vous vous êtes rassasiés       <br />
       au jour du massacre.       <br />
           Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,       <br />
       sans qu’il vous oppose de résistance.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Ta parole, Seigneur, est vérité ;       <br />
       dans cette vérité, sanctifie-nous.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :       <br />
       « Maître, nous avons vu quelqu’un       <br />
       expulser les démons en ton nom ;       <br />
       nous l’en avons empêché,       <br />
       car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
           celui qui n’est pas contre nous       <br />
       est pour nous.       <br />
           Et celui qui vous donnera un verre d’eau       <br />
       au nom de votre appartenance au Christ,       <br />
       amen, je vous le dis,       <br />
       il ne restera pas sans récompense.       <br />
              <br />
           Celui qui est un scandale, une occasion de chute,       <br />
       pour un seul de ces petits qui croient en moi,       <br />
       mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou       <br />
       une de ces meules que tournent les ânes,       <br />
       et qu’on le jette à la mer.       <br />
           Et si ta main est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-la.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,       <br />
       là où le feu ne s’éteint pas.       <br />
           Si ton pied est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.       <br />
           Si ton œil est pour toi une occasion de chute,       <br />
       arrache-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,       <br />
           là où le ver ne meurt pas       <br />
       et où le feu ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-n-est-pas-contre-nous-est-pour-nous_a854.html</link>
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   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Sep 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 septembre 2018 Année B. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16-4,3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22786329-25333355.jpg?v=1528398786" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »" />
     </div>
     <div>
      Saint Marc dans l’évangile de ce matin nous fait entrer dans les conversations de Jésus au cours de ses déplacements en Galilée. Ce sont des souvenirs qu’il a reçu de ceux et celles qui étaient avec Jésus dans ces moments-là ou qui les ont entendus de d’autres. Il ne se préoccupe pas de les organiser selon un plan défini. Ce sont des sentences, des phrases qui sont rapportées un peu à bâtons rompus, pourrait-on dire. <!--Parfois, c’est un mot qui retient l’attention, parfois c’est une geste comme ce matin celui avec les enfants.-->       <br />
              <br />
       Dans le texte de l’évangile qui vient d’être proclamé il y a trois sujets qui sont retenus par l’évangéliste dans le but d’aider les premières communautés à mieux connaitre Jésus et à le suivre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La deuxième annonce de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Le premier sujet  est grave. Saint Marc relève que Jésus avance dans sa mission et qu'elle approche désormais de son terme. Ce terme est celui de sa Passion et de sa Mort sur la croix. « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
              <br />
       En annonçant cette mort sur la croix avec les souffrances qui l’accompagneront, Jésus fait entrer ses disciples dans le mystère de l'amour de Dieu qui l’envoie porter les péchés du monde et réconcilier l’humanité avec Lui.        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
              <br />
       Les apôtres ont déjà entendu ce discours qui avait révolté Pierre et que Jésus avait rabroué. Nous avions cet épisode dans l’évangile de dimanche dernier. Ici, Jésus se contente de confirmer aux disciples que tel est bien la destinée vers où il se dirige. Il leur donnera plus de détails quand l’heure sera venue. Après cette annonce, saint Marc passe à un autre sujet.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le désir d’être en premier</span>       <br />
              <br />
       Cet autre sujet c’est la discussion des disciples entre eux pour savoir qui est le plus grand. Et quand Jésus leur demande « De quoi discutiez-vous en chemin ? », ils sont un peu mal à l’aise et ne répondent pas. Ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand  nous dit saint Marc. Leurs préoccupations et leurs conversations apparaissent ainsi tout à fait dans l’esprit du monde, l’esprit « mondain »  que dénonce souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Dans la deuxième lecture,  la<span style="font-style:italic"> Lettre de saint Jacques</span> dénonce cette mentalité mondaine : « D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. »       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens n’étaient pas indemnes de tentations comme celle des apôtres. Être le plus grand et briller par le pouvoir et par les honneurs exercent toujours un certain attrait qu’il faut reconnaître et combattre. Nous ne sommes pas différents d’eux. C’est pourquoi, comme eux nous avons à encore à apprendre de Jésus la véritable attitude du disciple. C’est le troisième sujet qui invite à créer dans les premières communautés chrétiennes un cadre de vie à l’inverse des valeurs que la société leur propose.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le cadre du service et de l’amour mutuel</span>       <br />
              <br />
       Ce cadre de vie est celui du service et de l’amour mutuel. Voilà le troisième sujet abordé par Jésus ce matin.       <br />
              <br />
       Saint Marc rappelle cette parole de Jésus qui a été conservé soigneusement : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Dans la communauté chrétienne les valeurs de promotion personnelle,  de compétition  et de réussite ne sont pas ce qui est recherché d’abord et avant tout. C’est le service qui met les uns et les autres sur le même pied, c’est l’amour mutuel. C'est le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       Et pour illustrer, ce cadre particulier du service et de l’amour mutuel dans la communauté, saint Marc rappelle les paroles de Jésus sur les enfants.  Il montre même Jésus qui prend un enfant, le place au milieu des disciples et l’embrasse en leur disant : « Quiconque accueille en mon nom, un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé ».        <br />
              <br />
       On peut penser que cet enfant représente le disciple qui se fait, tel un enfant, petit et accueillant et qui s’en remet à Dieu comme l’enfant s’en remet à ses parents pour grandir et se développer Ce fut la découverte de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui disait « Je suis petite et Dieu mon Père fait tout pour moi. Je me contente de me laisser aimer car par moi-même je ne puis rien ».  Saint Paul ne parlait pas autrement lorsqu’il écrivait que Dieu se manifeste dans la faiblesse « Et lorsque  je suis faible, c’est alors que je suis fort de la force de Dieu » (2 Corinthiens 12, 10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà trois belles considérations pour nous inspirer cette semaine.  Demandons au Seigneur dans cette Eucharistie d'entrer de plus en plus dans cette révélation que Jésus nous fait de lui-même et prions-le de nous accorder de devenir nous aussi comme les premiers chrétiens des disciples attentifs à le découvrir de plus en plus.        <br />
              <br />
       Que par la coupe et par le pain partagés nous le recevions déjà afin qu’il nous rende de plus en plus semblables à lui et que nous pussions dire comme saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». (Galates 2, 20)       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>18 septembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31) et la seconde concerne la dispute des disciples pour la première place. Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta brutalement sur le champ en disant « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mai scelles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au cœur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. ». Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église, un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, questionner, vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici ? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments se soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres ? » Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants sont la réponse. Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici l l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  On doit mettre ces paroles en lien avec celles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 3146.  « Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré là ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un e ces petits,, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » Comme Jean Vanier aime à le répéter et comme le fait souvent le pape François « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au cœur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma sœur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma sœur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors! Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu, le Père  dans leur vie : « celui qui m'envoyé, dit Jésus. » Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: « Est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ? »  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi.       <br />
              <br />
       Et que l'Esprit Saint nous donne la force de pouvoir donner notre vie, selon notre vocation, comme Jésus pour nos frères et sœurs accueillis   « au nom du Seigneur ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>18 septembre 2018       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Saint Marc  se contente de rapporter des souvenirs souvent dan le désordre à batons rompus.        <br />
       Conversations a batons rompus       <br />
              <br />
       C'es le cas aujourd'hui trois sujets abordés       <br />
       le Messie souffrant - souffrance, opposition et sacrifice       <br />
       Les désirs d'honneur       <br />
       La réponse de Jésus ou l'attitude fondamentale du chrétien       <br />
              <br />
              <br />
        Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
              <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       </style>       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22786329-25333355.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-De-quoi-discutiez-vous-en-chemin_a853.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 6, 7-13) : « En mission... »</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jul 2015 21:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 12 juin 2015 pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B. Textes: Amos 7, 12-15, Éphésiens 1, 3-14 et Marc 6, 7-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7963820-12382445.jpg?v=1435611525" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 6, 7-13) : « En mission... »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 6, 7-13) : « En mission... »" />
     </div>
     <div>
      Cet évangile est bien connu. Un de mes amis l’appelle l’évangile du tandem, vous savez ce vélo où deux personnes pédalent, mais où une seule dirige. C’est l’image des apôtres qui sont envoyés deux par deux à la suite de Jésus pour aller évangéliser à leur tour.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission </span>       <br />
              <br />
       Il est question aujourd’hui d’aller en mission, d’aller évangéliser. « Aller en mission » : en disant cette phrase, je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc. tel le père Gaétan Poulin de Beauceville décédé il y quelques années (que plusieurs connaissaient bien) et qui a passé sa vie en Afrique. Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous. Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous.       <br />
              <br />
       Comment? Voilà la grande question.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">La mission aujourd’hui </span>       <br />
               <br />
       Je me permettrai,  si vous le voulez, de répondre à cette question avec les mots d’un grand missionnaire d’aujourd’hui. J’ai nommé notre pape François. Je vous lirai quelques extraits choisis dans son homélie à la messe qu’il a célébrée le 7 juillet 2015 devant plus d’un million de personnes à Quito en Équateur où il est en visite pastorale. Ces quelques phrases me paraissent bien adaptées pour comprendre le message de Jésus dans cet évangile de l’envoi en mission des apôtres.       <br />
              <br />
       <b>Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage </b>       <br />
              <br />
       « L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : « Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour » (Evangelii gaudium, n.113). » […]       <br />
       <b>       <br />
       Évangéliser, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre</b>       <br />
               <br />
       « Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … nous réalisons la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur  ‘comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire’ » (Document d’Aparecida, n. 370). » […]       <br />
              <br />
       « Jésus, dit le pape François, nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice (cf. Evangelii Gaudium, n. 78). »  […]       <br />
              <br />
       <b>Évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place</b>       <br />
              <br />
       « L’intimité de Dieu, incompréhensible pour nous, se révèle à nous à travers des images qui nous parlent de communion, de communication, de don, d’amour. Voilà pourquoi l’union que Jésus demande n’est pas une uniformité mais l’« harmonie multiforme qui attire » (Evangelii gaudium, n. 117)… [Ce n’est pas] un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères. Cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants   (cf. Éphésiens 1, 5). » […]       <br />
              <br />
       <b> Évangéliser c’est finalement rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu</b>        <br />
              <br />
       C'est ce que nous rappelle  avec force le très beau texte de saint Paul dans la deuxième lecture où saint Paul écrit : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ… [qui] nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1,  5-6).       <br />
               <br />
       C’est la même idée que reprend le pape François lorsqu’il dit en conclusion de son homélie:       <br />
              <br />
       « En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec sa véritable identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage. C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà :       <br />
       - Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage        <br />
       - Évangéliser, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre       <br />
       - Évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place       <br />
       - Évangéliser c’est rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
              <br />
       En terminant, faisons une prière:       <br />
              <br />
       « Nous te louons et nous te bénissons Seigneur de nous avoir aimés de toute éternité comme tes enfants chéris. Cette Bonne Nouvelle, nous voulons la partager avec nos frères et sœurs dans le monde où nous vivons, car ton amour ne rejette personne. Rends-nous attentifs et attentives aux inspirations que tu mets dans nos cœurs pour devenir de plus en plus des 'donneurs'  et des 'donneuses' de vie comme notre frère Jésus. Amen! »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       8 juillet 2015</span>       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7963820-12382466.jpg?v=1435611626" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 6, 7-13) : « En mission... »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 6, 7-13) : « En mission... »" />
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7963820-12452830.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-6-7-13-En-mission_a648.html</link>
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