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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:31:38+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379401-63200211.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »</title>
   <pubDate>Tue, 30 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C le 5 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4. 2 Timothée 1, 6-8.13-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379375-63200194.jpg?v=1655307901" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      L'évangile qui vient d'être lu nous invite dans la première partie à vivre une foi confiante et dans la seconde à servir avec humilité. Ce sont deux messages clairs qui sont donnés par Jésus dans ces extraits de sa prédication.        <br />
              <br />
       Jésus a le don de présenter des conseils simples qui vont au cœur de la vie de ses disciples. Il a passé trois ans à les former et à leur inculquer son esprit pour qu'ils puissent à leur tour le faire avec ceux et celles qu'ils rejoindront dans leur prédication après la résurrection.       <br />
              <br />
       Les deux attitudes préconisées ici, la foi confiante et le service humble, ne vont pas de soi. Dans les deux cas, elles perturbent nos façons habituelles de faire et nous provoquent.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La foi confiante</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la foi confiante.       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus sont bien connues : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l'arbre que voici 'Déracine-toi et va te planter dans la mer' et il vous aurait obéi ». J'ai entendu des gens qui prétendaient mettre cela en pratique en demandant au Seigneur n'importe quoi sans discernement. J'en étais surpris et l’on me répondait avec cette phrase de l'évangile. Voilà pourquoi, j'ai toujours eu de la difficulté à bien comprendre ce que Jésus veut dire ici.       <br />
              <br />
       Quand je m'y arrête un peu plus, je me dis que Jésus ne souhaite sûrement pas une foi magique comme celle des gens dont je viens de parler, une foi qui serait comme un truc pour obtenir tout ce qu'on veut.        <br />
              <br />
       Ce genre de foi a été dénoncé dans l'Ancien Testament. C'est ce genre de foi qui a amené le peuple hébreu à se créer des idoles et à délaisser l'Alliance avec Dieu pour se complaire dans ses aspirations de pouvoir et de puissance au lieu de se laisser habiter par la présence de son Dieu, le Dieu de l'Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, prêché par les prophètes dont le dernier est Jean-Baptiste qui annonce la venue de Jésus qui renouvellera l'Alliance ancienne par une Nouvelle Alliance dans sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Vous voyez que tout au cours de l’histoire du salut la foi confiante se vit dans une relation personnelle avec Dieu, elle n'est pas une foi magique ou intéressée. Elle exprime ses demandes et ses désirs bien sûr, mais ce qui la caractérise c'est que ses demandes et ses désirs sont calqués sur ceux de Dieu. Ils ne sont pas « mes » demandes et « mes » désirs. Ils sont les demandes et les désirs de Dieu.       <br />
              <br />
       On comprend dès lors que Jésus dise de ne pas avoir peur de demander, de développer notre foi car en la développant elle nous fait entrer dans l'intimité de Dieu. Elle ouvre un espace, un monde où tout est possible, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer avec nos réflexes humains.        <br />
              <br />
       C'est le monde du mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous quelles que soit nos limites et nos faiblesses. Ce mouvement de l'amour de Dieu vers nous se nomme l'amour-agapè. C'est l'amour qui est en Dieu répandu dans nos cœurs et partagé avec nos frères et sœurs dans le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       La foi confiante ne peut se séparer de l'amour. Une foi sans amour est une foi morte. Elle dépérit. L'amour est la mesure de la foi.  Si on a ce genre de foi, oui alors! tout devient possible, car tout est possible à l'amour. Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses incomparables.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité du service</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à la seconde attitude demandée par Jésus : l'humilité dans le service.       <br />
              <br />
       Le récit de saint  Luc demande quelques explications. En effet, il décrit un type de relations entre maître et serviteurs qui n'a plus cours aujourd'hui...si ce n'est dans des séries télévisées comme Downtown Abbey où le mur entre les classes sociales est infranchissable. Les positions de chacun : maître et serviteurs sont figées et inchangeables.       <br />
              <br />
       Il en est un peu comme cela dans ce que Jésus raconte. La situation des personnes est une donnée qui n'est pas remise en cause. Et Jésus loin de le faire, nous surprend en déclarant que les serviteurs doivent se considérer inutiles et sans importance pour le maître.       <br />
              <br />
       C’est vraiment déroutant, n'est-ce pas? Essayons, si vous le voulez bien, d'entendre ces paroles non plus dans le contexte des usages du temps, mais dans le contexte de la vie de l'Église dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Appliquée à l'Église, ces paroles lui rappellent qu'elle ne peut jamais se comporter comme si elle était au centre de tout, mais qu'elle doit toujours regarder vers Celui qui l'anime et la fait vivre : Jésus, le Serviteur parfait.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle sera, elle aussi, toujours en service et au service de toute l'humanité et elle se rappellera que ce service n'est pas le sien, qu'il est le service que Dieu lui-même donne en son Fils Jésus qui vient pour sauver toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Comme membres de l'Église nous sommes invités alors à reconnaître que nous sommes interchangeables, pas nécessaires, inutiles non pas par manque de talent, mais inutiles parce nous passons et que d'autres viendront. Nous sommes devant Dieu totalement dépendants de Lui sans droits spéciaux que nous pourrions revendiquer.       <br />
              <br />
       C'est donc ici une invitation à l'humilité qu'adresse Jésus à tous ses disciples en présentant cette scène du maître et des serviteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre prière aujourd'hui soit une prière désintéressée qui nous centre sur le Seigneur, car comme le dit saint Paul aux chrétiens de Philippes : « c'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant » (Philippiens 2, 13).        <br />
              <br />
       Oui, Seigneur, augmente en nous la foi et fais de nous des serviteurs et des servantes humbles dans l'exercice de leurs dons et charismes au service de l'Église.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, nous nous retrouvons autour d'une table à nulle autre pareille : il n'y a plus de maître et de serviteur, mais des amis comme le dit Jésus le soir du Jeudi Saint : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître» (Jean 15, 15).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       30 septembre 2025       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 juillet 2016 et 27 septembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379375-63200195.jpg?v=1655308256" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Habacuc       <br />
              <br />
       Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler,       <br />
       sans que tu entendes ?       <br />
       crier vers toi : « Violence ! »,       <br />
       sans que tu sauves ?       <br />
       Pourquoi me fais-tu voir le mal       <br />
       et regarder la misère ?       <br />
       Devant moi, pillage et violence ;       <br />
       dispute et discorde se déchaînent.       <br />
              <br />
            Alors le Seigneur me répondit :       <br />
       Tu vas mettre par écrit une vision,       <br />
       clairement, sur des tablettes,       <br />
       pour qu’on puisse la lire couramment.       <br />
           Car c’est encore une vision pour le temps fixé ;       <br />
       elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.       <br />
       Si elle paraît tarder, attends-la :       <br />
       elle viendra certainement, sans retard.       <br />
              <br />
           Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » (2 Tm 1, 6-8.13-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
           N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,       <br />
       et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;       <br />
       mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances       <br />
       liées à l’annonce de l’Évangile.       <br />
           Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides       <br />
       que tu m’as entendu prononcer       <br />
       dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Apôtres dirent au Seigneur :       <br />
       « Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
       vous auriez dit à l’arbre que voici :       <br />
       ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,       <br />
       et il vous aurait obéi.       <br />
              <br />
           Lequel d’entre vous,       <br />
       quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,       <br />
       lui dira à son retour des champs :       <br />
       ‘Viens vite prendre place à table’ ?       <br />
           Ne lui dira-t-il pas plutôt :       <br />
       ‘Prépare-moi à dîner,       <br />
       mets-toi en tenue pour me servir,       <br />
       le temps que je mange et boive.       <br />
       Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?       <br />
           Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur       <br />
       d’avoir exécuté ses ordres ?       <br />
           De même vous aussi,       <br />
       quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,       <br />
       dites :       <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379375-63200194.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-humilite_a1265.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C le 31 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sirach 3, 17-18.20, Hébreux 12, 18-19 et Luc 14, 1a.7-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379342-63200164.jpg?v=1754330164" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" />
     </div>
     <div>
      I - <span style="font-style:italic">Un observateur attentif</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de ce dimanche fait partie des conversations de table que saint Luc a regroupées au chapitre 14 de son évangile. Dans ces conversations, Jésus en profite pour passer quelques messages aux personnes qui le reçoivent et aux personnes invitées.       <br />
              <br />
       Regardez la scène racontée aujourd’hui. Jésus observe, comme il nous arrive parfois de le faire dans un rassemblement de fête, et il remarque quoi? Que les invités se poussent en avant, cherchent à être le plus près de ceux qu’ils jugent importants, d’être dans les « loges » et pas dans le « balcon »…        <br />
              <br />
       Et Jésus de commenter avec un but pédagogique : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> L'importance de l'humilité</span>       <br />
              <br />
       Avec Jésus, dans le Royaume de Dieu, nos conventions et nos convenances ne sont plus de mise. Ce qui prime par-dessus tout ce n’est pas ton succès social, ton argent, tes relations, non c’est autre chose. Cette autre chose a un nom : l’humilité. L’attitude d’humilité exprime une vérité essentielle dans nos relations avec Dieu. «Ne va pas te mettre à la première place, au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. ». En d’autres mots : « Ne faites pas les prétentieux, restez humbles devant Dieu, car pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même, c’est Dieu qui nous sauve ». Comme la Vierge Marie le chante dans son Magnificat : "Dieu renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles" (Luc 1, 52).        <br />
              <br />
       Un exemple. J’ai pensé ici à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus une petite carmélite morte à 24 ans devenue sainte. Elle ne se sentait pas capable de faire de grandes choses. Elle a découvert que c’est dans la petitesse que se manifeste la puissance de Dieu. Elle s’est abandonnée avec confiance et Dieu l’a élevée, l’a bénie, l’a prise près de lui. Elle avait compris le message de Jésus : ne pas faire les prétentieux, se reconnaître petit, être comme un enfant, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’option préférentielle pour les pauvres</span>       <br />
              <br />
       L’évangile ajoute une autre remarque de Jésus à son invité. C’est aussi à nous tous que cela peut s’appliquer aujourd’hui.        <br />
              <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » En d’autres termes : « Si vous n’aimez que vos amis, qu’est-ce qui vous différencie des païens? Eux aussi le font. »       <br />
              <br />
       Par ses remarques à celui qui l’avait invité, Jésus  indique à ses disciples une voie et un chemin de service. C’est le service aux frères et sœurs qui devient le seul et unique critère de grandeur dans le Royaume de Dieu. On se doit penser aux autres, à ceux et celles qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Le service dont il est question ici c'est l'accueil, le partage, le don, la générosité. C'est le regard bienveillant et la main secourable. Avez-vous déjà remarqué combien on apprécie une visite lorsqu’on est malade, lorsqu’on est âgé? Un coup de téléphone de quelqu’un nous fait parfois tellement de bien.        <br />
              <br />
       Le chrétien est celui qui ne se ferme pas sur lui-même. Il a à cœur de penser aussi aux autres. Le pape François de regrettée mémoire  nous donne un bel exemple de cette préoccupation pour les plus démunis, pour les pauvres. « Allez vers les périphéries, vers les gens dans le besoin, répète-t-il dans ses homélies » <!--Lors des JMJ, les Journées Mondiales des la Jeunesse à Rio au Brésil, il a été visiter un des quartiers les plus pauvres de la ville même si on le lui déconseillait pour des raisons de sécurité.--> Un jour, il a téléphoné à une jeune fille victime de viol qui lui avait écrit pour lui demander ses prières. Un autre jour, il l’a fait pour le frère d'un pompiste qui venait d'être assassiné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que chacun ou chacune d’entre nous peut aller avec humilité vers les autres  et comme saint Thérèse de l’Enfant-Jésus offrir sa petitesse, ses efforts humbles, mais réels,  pour qu’ils soient transformés par la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons est un repas où tous ensemble sans faire de distinction nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants bien-aimés. Qu’elle nous rende de plus en plus de véritables disciples de Jésus tournés comme Lui vers nos frères et sœurs dans le besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le 31 août 2025</span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 28 août 2013 et du  23 août 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1260.html</link>
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   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui s'abaissera sera élevé »</title>
   <pubDate>Tue, 31 Oct 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A 5 novembre 2023 du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Malachie 1, 14b – 2, 2b.8-10, 1 Thessaloniciens 2, 7b-9.13et Mathieu 23, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75165669-52590990.jpg?v=1694549066" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui s'abaissera sera élevé »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui s'abaissera sera élevé »" />
     </div>
     <div>
      Le message de l’évangile d’aujourd’hui qui vient d’être lu est clair. Jésus nous invite à fuir l’hypocrisie et à développer l’humilité dans nos vies et dans nos communautés chrétiennes. Le prophète Malachie tient un discours semblable dans la première lecture et saint Paul se décrit plein de douceur et d’affection pour ses frères et sœurs de la ville de Thessalonique en Grèce qu’il a évangélisés. Revenons à l’évangile.       <br />
               <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les reproches aux pharisiens</span>       <br />
              <br />
       Jésus commence par une charge contre l’hypocrisie des pharisiens. Leur hypocrisie prend divers chemins qu'il dénonce vigoureusement.        <br />
              <br />
       Il leur reproche premièrement de ne pas mettre leurs actes et leurs gestes en accord avec ce qu’ils disent. Leur agir n’est pas cohérent avec leurs paroles.        <br />
              <br />
       En second lieu, il leur reproche d’imposer aux autres des fardeaux pesants qu’eux se dispensent de porter. Ils chargent les autres d’obligations qu’eux ne respectent pas.        <br />
              <br />
       En troisième lieu, et c’est un reproche qu’on retrouve ailleurs,  Jésus condamne l’ostentation dont font preuve les pharisiens qui privilégient la façade au lieu de l’intérieur.  Ils aiment se montrer pieux en public. Ils portent des signes de dévotion exagérés, de grands phylactères. Il s’agit d’une petite boîte cubique enfermant des bandes de parchemin sur lesquelles sont inscrits des versets de l’Écriture Sainte. Cet usage est encore présent aujourd’hui chez les juifs pieux. Les pharisiens cherchaient à se montrer plus zélés que les autres et s’en glorifiaient.       <br />
              <br />
       Ces trois reproches montrent comment s’inscrivent les comportements hypocrites. Ils ne sont pas réservés aux pharisiens. Ils nous guettent encore aujourd’hui. C’est pour cela qu’au début de chaque temps du Carême, l’Église nous invite à relire le passage suivant de saint Mathieu : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer…quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient… Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra ».  (Mathieu 6, 5-6)       <br />
              <br />
       Voilà des comportements à l’opposé de ceux des pharisiens.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité, fondement de la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens à qui s’adressent saint Paul et saint Mathieu l’avaient bien compris. Il avaient retenu l’enseignement de Jésus qui figure ici après les reproches aux pharisiens et la condamnation de l’hypocrisie :  « Qui s’élèvera sera abaissé et qui s’abaissera sera élevé ».  Cet enseignement met de l’avant la vertu d’humilité, une  humilité vécue simplement, sans  bruit et sans éclats.        <br />
              <br />
       La dernière phrase de l’évangile que je viens de citer mérite une petite explication, car à la prendre au pied de la lettre on pourrait croire que l’humilité est comme un jeu de qui perd gagne, une façon de s’élever sans que cela paraisse. Ce qui n’est pas le cas dans le message de Jésus. L’abaissement dont il parle est à comprendre en relation avec le regard et l’amour de Dieu sur chacun et chacune de nous. C’est lui qui « élève » et qui « abaisse ».        <br />
              <br />
       La véritable humilité est ainsi une remise entre les mains de Dieu, un abandon confiant comme ce fut le cas de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui avait découvert ce chemin et qui s’en est faite la promotrice dans ce qu’on a appelé la « petite voie ». Elle invitait à laisser la puissance de Dieu agir et à se jeter dans les bras de Dieu, notre Père, comme un enfant.        <br />
              <br />
       L’humilité c’est la reconnaissance de notre petitesse  devant Dieu. Elle devient ainsi le pilier solide de notre relation à Dieu et aux autres.        <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des règles pour les disciples</span>       <br />
              <br />
       Il y a plusieurs dangers sur le chemin de l’humilité. Jésus les dénonce en les caractérisant par des titres qu’on revendique comme « Rabbi (professeur), Père ou Maître ». Il est direct et invite à ne pas se laisser emporter dans leur sillage. On pourrait dire qu’il récuse ainsi tout ce qui entoure ces titres : l’autoritarisme, le paternalisme, l’exploitation des petits, l’orgueil du savoir etc.   L’humilité vraie se traduit dans le service et l’amour fraternel.  « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Les mots que Jésus cite comme « Père » et « Maître » sont utilisés encore aujourd’hui dans l’Église, mais il est à souhaiter que ce qu’ils impliquent comme dérive hypocrite et orgueilleuse ne se matérialise pas. Le pape François est d’un puissant appui sur ce chemin. Ses titres « Pape, Souverain Pontife, Sa Sainteté etc. » font place pour lui à celui d’Évêque de Rome, de Serviteur des serviteurs de Dieu, de Frère parmi ses frères et sœurs. C’est ce que saint Augustin proclamait avec bonheur dans une phrase célèbre que je vous traduis : « Je suis chrétien avec vous, et évêque pour vous ».         <br />
              <br />
       Nos communautés chrétiennes et notre Église vivent les exigences évangéliques dans diverses situations sociales et historiques. Elles sont incarnées. Elles pourront avoir des figures concrètes qui empruntent aux usages du temps ou des contrées où elles vivent, mais elles ne devront jamais mettre de côté l’essentiel du message de Jésus qui invite à développer en nous et dans nos communautés des attitudes d’humilité qui favorisent le partage, le service, l’entraide, la compassion, la miséricorde dont notre monde a tant besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Il est important aujourd’hui que le discours chrétien ne soit pas fait seulement de mots. Nous employons volontiers les mots de « frères » et de « sœurs » pour parler de ceux et celles qui partagent notre foi et même pour tous les autres. Demandons au Seigneur au cours de cette messe que ces mots ne soient pas seulement des mots, mais qu’ils deviennent pour nous des réalités vécues concrètement.       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie nous pourrons alors en vérité célébrer une rencontre fraternelle qui ouvre sur la rencontre parfaite où avec le Christ ressuscité nous nous retrouverons pour louer et chanter la gloire de Dieu pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Redisons avec humilité, si vous le voulez bien, cette prière du psaume 130 que nous avions comme chant de méditation :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.       <br />
       Seigneur, je n'ai pas le cœur fier        <br />
       ni le regard ambitieux ;        <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,        <br />
       ni merveilles qui me dépassent.        <br />
       Non, mais je tiens mon âme        <br />
       égale et silencieuse ;        <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,        <br />
       comme un petit enfant contre sa mère. </span>       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 octobre  2023       <br />
              <br />
        <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 31 octobre 2017-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute » (Ml 1, 14b – 2, 2b.8-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       et mon nom inspire la crainte parmi les nations.       <br />
              <br />
           Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :       <br />
           Si vous n’écoutez pas,       <br />
       si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       j’enverrai sur vous la malédiction,       <br />
       je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.       <br />
       Vous vous êtes écartés de la route,       <br />
       vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude,       <br />
       vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       À mon tour je vous ai méprisés,       <br />
       abaissés devant tout le peuple,       <br />
       puisque vous n’avez pas gardé mes chemins,       <br />
       mais agi avec partialité dans l’application de la Loi.       <br />
       Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père ?       <br />
       N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?       <br />
       Pourquoi nous trahir les uns les autres,       <br />
       profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 130 (131), 1, 2, 3)       <br />
       R/ Garde mon âme dans la paix       <br />
       près de toi, Seigneur.       <br />
              <br />
       Seigneur, je n’ai pas le cœur fier       <br />
       ni le regard ambitieux ;       <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,       <br />
       ni merveilles qui me dépassent.       <br />
              <br />
       Non, mais je tiens mon âme       <br />
       égale et silencieuse ;       <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,       <br />
       comme un petit enfant contre sa mère.       <br />
              <br />
       Attends le Seigneur, Israël,       <br />
       maintenant et à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais même nos propres vies » (1 Th 2, 7b-9.13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous avons été pleins de douceur avec vous,       <br />
       comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.       <br />
           Ayant pour vous une telle affection,       <br />
       nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu,       <br />
       mais jusqu’à nos propres vies,       <br />
       car vous nous étiez devenus très chers.       <br />
           Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues :       <br />
       c’est en travaillant nuit et jour,       <br />
       pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous,       <br />
       que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.       <br />
           Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :       <br />
       quand vous avez reçu la parole de Dieu       <br />
       que nous vous faisions entendre,       <br />
       vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement,       <br />
       non pas une parole d’hommes,       <br />
       mais la parole de Dieu       <br />
       qui est à l’œuvre en vous, les croyants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous n’avez qu’un seul Père,       <br />
       celui qui est aux cieux ;       <br />
       vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,       <br />
           et il déclara :       <br />
       « Les scribes et les pharisiens enseignent       <br />
       dans la chaire de Moïse.       <br />
           Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,       <br />
       faites-le et observez-le.       <br />
       Mais n’agissez pas d’après leurs actes,       <br />
       car ils disent et ne font pas.       <br />
           Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,       <br />
       et ils en chargent les épaules des gens ;       <br />
       mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.       <br />
           Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :       <br />
       ils élargissent leurs phylactères       <br />
       et rallongent leurs franges ;       <br />
           ils aiment les places d’honneur dans les dîners,       <br />
       les sièges d’honneur dans les synagogues       <br />
           et les salutations sur les places publiques ;       <br />
       ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.       <br />
           Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,       <br />
       et vous êtes tous frères.       <br />
           Ne donnez à personne sur terre le nom de père,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.       <br />
           Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.       <br />
           Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.       <br />
           Qui s’élèvera sera abaissé,       <br />
       qui s’abaissera sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute » (Ml 1, 14b – 2, 2b.8-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       et mon nom inspire la crainte parmi les nations.       <br />
              <br />
           Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :       <br />
           Si vous n’écoutez pas,       <br />
       si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       j’enverrai sur vous la malédiction,       <br />
       je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.       <br />
       Vous vous êtes écartés de la route,       <br />
       vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude,       <br />
       vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       À mon tour je vous ai méprisés,       <br />
       abaissés devant tout le peuple,       <br />
       puisque vous n’avez pas gardé mes chemins,       <br />
       mais agi avec partialité dans l’application de la Loi.       <br />
       Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père ?       <br />
       N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?       <br />
       Pourquoi nous trahir les uns les autres,       <br />
       profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 130 (131), 1, 2, 3)       <br />
       R/ Garde mon âme dans la paix       <br />
       près de toi, Seigneur.       <br />
              <br />
       Seigneur, je n’ai pas le cœur fier       <br />
       ni le regard ambitieux ;       <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,       <br />
       ni merveilles qui me dépassent.       <br />
              <br />
       Non, mais je tiens mon âme       <br />
       égale et silencieuse ;       <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,       <br />
       comme un petit enfant contre sa mère.       <br />
              <br />
       Attends le Seigneur, Israël,       <br />
       maintenant et à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais même nos propres vies » (1 Th 2, 7b-9.13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous avons été pleins de douceur avec vous,       <br />
       comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.       <br />
           Ayant pour vous une telle affection,       <br />
       nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu,       <br />
       mais jusqu’à nos propres vies,       <br />
       car vous nous étiez devenus très chers.       <br />
           Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues :       <br />
       c’est en travaillant nuit et jour,       <br />
       pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous,       <br />
       que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.       <br />
           Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :       <br />
       quand vous avez reçu la parole de Dieu       <br />
       que nous vous faisions entendre,       <br />
       vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement,       <br />
       non pas une parole d’hommes,       <br />
       mais la parole de Dieu       <br />
       qui est à l’œuvre en vous, les croyants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous n’avez qu’un seul Père,       <br />
       celui qui est aux cieux ;       <br />
       vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,       <br />
           et il déclara :       <br />
       « Les scribes et les pharisiens enseignent       <br />
       dans la chaire de Moïse.       <br />
           Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,       <br />
       faites-le et observez-le.       <br />
       Mais n’agissez pas d’après leurs actes,       <br />
       car ils disent et ne font pas.       <br />
           Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,       <br />
       et ils en chargent les épaules des gens ;       <br />
       mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.       <br />
           Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :       <br />
       ils élargissent leurs phylactères       <br />
       et rallongent leurs franges ;       <br />
           ils aiment les places d’honneur dans les dîners,       <br />
       les sièges d’honneur dans les synagogues       <br />
           et les salutations sur les places publiques ;       <br />
       ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.       <br />
           Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,       <br />
       et vous êtes tous frères.       <br />
           Ne donnez à personne sur terre le nom de père,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.       <br />
           Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.       <br />
           Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.       <br />
           Qui s’élèvera sera abaissé,       <br />
       qui s’abaissera sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75165669-52590990.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-s-abaissera-sera-eleve_a1144.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <pubDate>Tue, 18 Oct 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 23 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/67348691-47650346.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html</link>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »</title>
   <pubDate>Tue, 27 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C le 2 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4. 2 Timothée 1, 6-8.13-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368488-46656732.jpg?v=1655307901" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      L'évangile qui vient d'être lu nous invite dans la première partie à vivre une foi confiante et dans la seconde à servir avec humilité. Ce sont deux messages clairs qui sont donnés par Jésus dans ces extraits de sa prédication.        <br />
              <br />
       Jésus a le don de présenter des conseils simples qui vont au cœur de la vie de ses disciples. Il a passé trois ans à les former et à leur inculquer son esprit pour qu'ils puissent à leur tour le faire avec ceux et celles qu'ils rejoindront dans leur prédication après la résurrection.       <br />
              <br />
       Les deux attitudes préconisées ici, la foi confiante et le service humble, ne vont pas de soi. Dans les deux cas, elles perturbent nos façons habituelles de faire et nous provoquent.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La foi confiante</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la foi confiante.       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus sont bien connues : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l'arbre que voici 'Déracine-toi et va te planter dans la mer' et il vous aurait obéi ». J'ai entendu des gens qui prétendaient mettre cela en pratique en demandant au Seigneur n'importe quoi sans discernement. J'en étais surpris et l’on me répondait avec cette phrase de l'évangile. Voilà pourquoi, j'ai toujours eu de la difficulté à bien comprendre ce que Jésus veut dire ici.       <br />
              <br />
       Quand je m'y arrête un peu plus, je me dis que Jésus ne souhaite sûrement pas une foi magique comme celle des gens dont je viens de parler, une foi qui serait comme un truc pour obtenir tout ce qu'on veut.        <br />
              <br />
       Ce genre de foi a été dénoncé dans l'Ancien Testament. C'est ce genre de foi qui a amené le peuple hébreu à se créer des idoles et à délaisser l'Alliance avec Dieu pour se complaire dans ses aspirations de pouvoir et de puissance au lieu de se laisser habiter par la présence de son Dieu, le Dieu de l'Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, prêché par les prophètes dont le dernier est Jean-Baptiste qui annonce la venue de Jésus qui renouvellera l'Alliance ancienne par une Nouvelle Alliance dans sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Vous voyez que tout au cours de l’histoire du salut la foi confiante se vit dans une relation personnelle avec Dieu, elle n'est pas une foi magique ou intéressée. Elle exprime ses demandes et ses désirs bien sûr, mais ce qui la caractérise c'est que ses demandes et ses désirs sont calqués sur ceux de Dieu. Ils ne sont pas « mes » demandes et « mes » désirs. Ils sont les demandes et les désirs de Dieu.       <br />
              <br />
       On comprend dès lors que Jésus dise de ne pas avoir peur de demander, de développer notre foi car en la développant elle nous fait entrer dans l'intimité de Dieu. Elle ouvre un espace, un monde où tout est possible, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer avec nos réflexes humains.        <br />
              <br />
       C'est le monde du mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous quelles que soit nos limites et nos faiblesses. Ce mouvement de l'amour de Dieu vers nous se nomme l'amour-agapè. C'est l'amour qui est en Dieu répandu dans nos cœurs et partagé avec nos frères et sœurs dans le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       La foi confiante ne peut se séparer de l'amour. Une foi sans amour est une foi morte. Elle dépérit. L'amour est la mesure de la foi.  Si on a ce genre de foi, oui alors! tout devient possible, car tout est possible à l'amour. Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses incomparables.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité du service</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à la seconde attitude demandée par Jésus : l'humilité dans le service.       <br />
              <br />
       Le récit de saint  Luc demande quelques explications. En effet, il décrit un type de relations entre maître et serviteurs qui n'a plus cours aujourd'hui...si ce n'est dans des séries télévisées comme Downtown Abbey où le mur entre les classes sociales est infranchissable. Les positions de chacun : maître et serviteurs sont figées et inchangeables.       <br />
              <br />
       Il en est un peu comme cela dans ce que Jésus raconte. La situation des personnes est une donnée qui n'est pas remise en cause. Et Jésus loin de le faire, nous surprend en déclarant que les serviteurs doivent se considérer inutiles et sans importance pour le maître.       <br />
              <br />
       C’est vraiment déroutant, n'est-ce pas? Essayons, si vous le voulez bien, d'entendre ces paroles non plus dans le contexte des usages du temps, mais dans le contexte de la vie de l'Église dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Appliquée à l'Église, ces paroles lui rappellent qu'elle ne peut jamais se comporter comme si elle possédait la vérité, mais qu'elle doit toujours regarder vers Celui qui l'anime et la fait vivre : Jésus, le Serviteur parfait.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle sera, elle aussi, toujours en service et au service de toute l'humanité et elle se rappellera que ce service n'est pas le sien, qu'il est le service que Dieu lui-même donne en son Fils Jésus qui vient pour sauver toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Comme membres de l'Église nous sommes invités alors à reconnaître que nous sommes interchangeables, pas nécessaires, inutiles non pas par manque de talent, mais inutiles parce nous passons et que d'autres viendront. Nous sommes devant Dieu totalement dépendants de Lui sans droits spéciaux que nous pourrions revendiquer.       <br />
              <br />
       C'est donc ici une invitation à l'humilité qu'adresse Jésus à tous ses disciples en présentant cette scène du maître et des serviteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre prière aujourd'hui soit une prière désintéressée qui nous centre sur le Seigneur, car comme le dit saint Paul aux chrétiens de Philippes : « c'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant » (Philippiens 2, 13).        <br />
              <br />
       Oui, Seigneur, augmente en nous la foi et fais de nous des serviteurs et des servantes humbles dans l'exercice de leurs dons et charismes au service de l'Église.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, nous nous retrouvons autour d'une table à nulle autre pareille : il n'y a plus de maître et de serviteur, mais des amis comme le dit Jésus le soir du Jeudi Saint : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître» (Jean 15, 15).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       27 septembre 2022       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368488-46656756.jpg?v=1655308256" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Habacuc       <br />
              <br />
       Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler,       <br />
       sans que tu entendes ?       <br />
       crier vers toi : « Violence ! »,       <br />
       sans que tu sauves ?       <br />
       Pourquoi me fais-tu voir le mal       <br />
       et regarder la misère ?       <br />
       Devant moi, pillage et violence ;       <br />
       dispute et discorde se déchaînent.       <br />
              <br />
            Alors le Seigneur me répondit :       <br />
       Tu vas mettre par écrit une vision,       <br />
       clairement, sur des tablettes,       <br />
       pour qu’on puisse la lire couramment.       <br />
           Car c’est encore une vision pour le temps fixé ;       <br />
       elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.       <br />
       Si elle paraît tarder, attends-la :       <br />
       elle viendra certainement, sans retard.       <br />
              <br />
           Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » (2 Tm 1, 6-8.13-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
           N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,       <br />
       et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;       <br />
       mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances       <br />
       liées à l’annonce de l’Évangile.       <br />
           Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides       <br />
       que tu m’as entendu prononcer       <br />
       dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Apôtres dirent au Seigneur :       <br />
       « Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
       vous auriez dit à l’arbre que voici :       <br />
       ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,       <br />
       et il vous aurait obéi.       <br />
              <br />
           Lequel d’entre vous,       <br />
       quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,       <br />
       lui dira à son retour des champs :       <br />
       ‘Viens vite prendre place à table’ ?       <br />
           Ne lui dira-t-il pas plutôt :       <br />
       ‘Prépare-moi à dîner,       <br />
       mets-toi en tenue pour me servir,       <br />
       le temps que je mange et boive.       <br />
       Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?       <br />
           Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur       <br />
       d’avoir exécuté ses ordres ?       <br />
           De même vous aussi,       <br />
       quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,       <br />
       dites :       <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-humilite_a1084.html</link>
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   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»</title>
   <pubDate>Tue, 23 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sirach 3, 17-18.20, Hébreux 12, 18-19 et Luc 14, 1a.7-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229139-46109505.jpg?v=1655143182" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" />
     </div>
     <div>
      I - <span style="font-style:italic">Un observateur attentif</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de ce dimanche fait partie des conversations de table que saint Luc a regroupées au chapitre 14 de son évangile. Dans ces conversations, Jésus en profite pour passer quelques messages aux personnes qui le reçoivent et aux personnes invitées.       <br />
              <br />
       Regardez la scène racontée aujourd’hui. Jésus observe, comme il nous arrive parfois de le faire dans un rassemblement de fête, et il remarque quoi? Que les invités se poussent en avant, cherchent à être le plus près de ceux qu’ils jugent importants, d’être dans les « loges » et pas dans le « balcon »…        <br />
              <br />
       Et Jésus de commenter avec un but pédagogique : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> L'importance de l'humilité</span>       <br />
              <br />
       Avec Jésus, dans le Royaume de Dieu, nos conventions et nos convenances ne sont plus de mise. Ce qui prime par-dessus tout ce n’est pas ton succès social, ton argent, tes relations, non c’est autre chose. Cette autre chose a un nom : l’humilité. L’attitude d’humilité exprime une vérité essentielle dans nos relations avec Dieu. «Ne va pas te mettre à la première place, au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. ». En d’autres mots : « Ne faites pas les prétentieux, restez humbles devant Dieu, car pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même, c’est Dieu qui nous sauve ». Comme la Vierge Marie le chante dans son Magnificat : "Dieu renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles" (Luc 1, 52).        <br />
              <br />
       Un exemple. J’ai pensé ici à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus une petite carmélite morte à 24 ans devenue sainte. Elle ne se sentait pas capable de faire de grandes choses. Elle a découvert que c’est dans la petitesse que se manifeste la puissance de Dieu. Elle s’est abandonnée avec confiance et Dieu l’a élevée, l’a bénie, l’a prise près de lui. Elle avait compris le message de Jésus : ne pas faire les prétentieux, se reconnaître petit, être comme un enfant, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’option préférentielle pour les pauvres</span>       <br />
              <br />
       L’évangile ajoute une autre remarque de Jésus à son invité. C’est aussi à nous tous que cela peut s’appliquer aujourd’hui.        <br />
              <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » En d’autres termes : « Si vous n’aimez que vos amis, qu’est-ce qui vous différencie des païens? Eux aussi le font. »       <br />
              <br />
       Par ses remarques à celui qui l’avait invité, Jésus  indique à ses disciples une voie et un chemin de service. C’est le service aux frères et sœurs qui devient le seul et unique critère de grandeur dans le Royaume de Dieu. On se doit penser aux autres, à ceux et celles qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Le service dont il est question ici c'est l'accueil, le partage, le don, la générosité. C'est le regard bienveillant et la main secourable. Avez-vous déjà remarqué combien on apprécie une visite lorsqu’on est malade, lorsqu’on est âgé? Un coup de téléphone de quelqu’un nous fait parfois tellement de bien.        <br />
              <br />
       Le chrétien est celui qui ne se ferme pas sur lui-même. Il a à cœur de penser aussi aux autres. Le pape François nous donne un bel exemple de cette préoccupation pour les plus démunis, pour les pauvres. « Allez vers les périphéries, vers les gens dans le besoin, répète-t-il dans ses homélies » Lors des JMJ, les Journées Mondiales des la Jeunesse à Rio au Brésil, il a été visiter un des quartiers les plus pauvres de la ville même si on le lui déconseillait pour des raisons de sécurité. Un jour, il a téléphoné à une jeune fille victime de viol qui lui avait écrit pour lui demander ses prières. Un autre jour, il l’a fait pour le frère d'un pompiste qui venait d'être assassiné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que chacun ou chacune d’entre nous peut comme le pape François aller avec humilité vers les autres  et comme saint Thérèse de l’Enfant-Jésus offrir sa petitesse, ses efforts humbles, mais réels,  pour qu’ils soient transformés par la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons est un repas où tous ensemble sans faire de distinction nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants bien-aimés. Qu’elle nous rende de plus en plus de véritables disciples de Jésus tournés comme Lui vers nos frères et sœurs dans le besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le 23 août 2022</span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 28 août 2013-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229139-46109505.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2019 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 15 décembre 2019. Textes de l'Écriture : Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/38701202-33651656.jpg?v=1571947573" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie il arrive parfois qu’on se demande si l’on a pris la bonne décision, par exemple, en faisant couple avec telle personne, en décidant d’avoir une famille ou en choisissant de changer de travail. Qu’on se pose des questions va de soi. C’est même un signe de sagesse et de sérieux.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le questionnement de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Hé bien! ce matin, l’évangile nous présente Jean-Baptiste au moment où, quelques années après avoir baptisé Jésus et l’avoir présenté comme celui que le Seigneur envoie pour sauver son peuple, il commence à se poser des questions. Jésus est-il bien celui qui est l’envoyé promis ?       <br />
              <br />
       Le pourquoi de ces questions vient du fait que comme les autres juifs Jean-Baptiste attend un Messie rempli de puissance qui va changer les choses et ramener à Dieu le peuple qui s’en éloigne comme le dit la première lecture tirée du prophète Isaïe : « Dites aux gens qui s’affolent : ‘ Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver’’ ».        <br />
              <br />
       Jean-Baptiste entre dans cette vision des prophètes qui annoncent que l’avènement du Messie sera une manifestation de puissance de la part du Dieu d’Israël qui a ramené son peuple de l’exil à Babylone et lui donne maintenant un pouvoir sur ses ennemis.       <br />
              <br />
       Cette vision de l’Ancien Testament est comme contredite par ce que Jean-Baptiste entend dire du ministère de Jésus. Voilà la raison des doutes de Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Jésus, loin de s’installer à la façon d’un roi puissant, fréquente les pauvres et les laissés pour compte. Il se fait proche de ceux et celles qui souffrent. Il guérit les malades. Il prêche un royaume de paix où les plus grands sont ceux et celles qui se mettent au service des autres. Il prévient ses proches en leur disant : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 200-21)        <br />
              <br />
       C’est le Royaume des petits, des sans grade, des pauvres de toutes sortes. La table du maître est ouverte à tous même aux non-juifs qu’on appelle les Gentils       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La promesse de Écritures</span>       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste est un peu déboussolé – on le comprend -  et il demande à ses disciples de l’aider à lever les doutes qui commencent à s’installer en lui concernant Jésus. Ses disciples s’en vont sur les pas de Jésus et font enquête auprès de ceux et celles qui l’entendent prêcher. Ils procèdent en deux temps.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, ils relisent les Écritures Saintes et ils découvrent que celles-ci ne parlent pas toujours d’un Messie puissant. Entre autres le grand prophète Isaïe a des paroles très fortes où il le présente comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. Il en fait non pas un roi  puissant, mais un Serviteur qui donne sa vie pour ses frères et sœurs leur permettant de renouer le fil de leur alliance avec Dieu et de devenir un peuple nouveau. (Cf. <span style="font-style:italic">Isaïe</span> chapitre 53) Ce peuple nouveau pour lequel le Serviteur consacre sa vie et va même jusqu'à mourir pour lui est le vrai peuple de Dieu tel que voulu par Lui de toute éternité.         <br />
              <br />
       Cette nouvelle lecture des Écritures par les disciples de Jean-Baptiste provoque des ajustements dans leur vision du Messie. Ils décident donc d’aller sur le terrain voir ce qui en est de Jésus. C'est le deuxième temps de leur démarche.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le Messie et son messager</span>       <br />
              <br />
       Arrivés près de Jésus, ils l’interrogent et lui demandent de préciser pour eux sa mission. Et c’est là que la réponse de Jésus devient pour eux d’une limpidité éclatante.       <br />
              <br />
       En effet, en l’entendant, ils croient entendre Isaïe et les autres prophètes qu’ils ont redécouverts. Jésus, en effet, cite explicitement ceux-ci lorsqu'il leur répond : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ».  (cf. <span style="font-style:italic">Isaïe</span> 35, 5-6, 42, 18 et 61,1)       <br />
              <br />
       C’est le portrait du Messie que les disciples de Jean-Baptiste attendaient. Ils retournent vers lui et lui annonce que Jésus est bien l'Envoyé de Dieu qu'il a reconnu sur les bords du Jourdain.        <br />
              <br />
       Après le départ des disciples de Jean-Baptiste, qu’est-ce que fait Jésus ? Loin de réprimander Jean-Baptiste pour ses doutes, au contraire, il le loue avec une certaine admiration. « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste. »        <br />
              <br />
       Jésus reconnaît à Jean-Baptiste son rôle de Précurseur du Messie. Les doutes de Jean-Baptiste n’altèrent pas sa mission, au contraire. Elle la rende encore plus vraie et authentique. Il sera le messager qui prépare les voies du Seigneur, les chemins de Dieu pour rencontrer l’humanité dans la personne de Jésus, le Fils bien-aimé du Père.       <br />
              <br />
       <!--Une seule sourdine cependant. -->Malgré la grandeur et la beauté de la mission de Jean-Baptiste, celui ou celle qui sait se faire petit et se mettre à l’écoute de Jésus avec humilié devient le plus grand dans son Royaume. Le critère de la grandeur pour Jésus réside dans le cœur des personnes qui savent accueillir la Parole de Dieu avec foi comme le fit la Vierge Marie lorsqu'elle répondit à l’ange à l’Annonciation « Que tout m’advienne selon ta parole ». (<span style="font-style:italic">Luc </span> 1, 38)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment ne pas être dans la joie en voyant ce que Dieu fait pour son peuple ? Les premiers mots de l’antienne d’ouverture  empruntés à saint Paul pour ce dimanche qui est aussi appelé dimanche de <span style="font-style:italic">Gaudete</span> le disent : « Soyez dans la joie avec le Seigneur, soyez toujours dans la joie » (en latin : <span style="font-style:italic">Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete</span>). La joie du disciple de Jésus résulte de l’amour de Dieu qui vient vers lui  parce Dieu donne à l’humanité son Fils comme Sauveur.        <br />
              <br />
       À Noël, la vue du Fils de Dieu dans une crèche nous interpelle. Comme Jean-Baptiste, nous sommes peut-être déroutés, menacés par le doute. Mais c'est là, dans la crèche que le mystère de l’Amour de Dieu se révèle. L'amour de Dieu se manifeste de façon simple et incarnée dans la vie d’une famille pareille à toutes les autres et dans un enfant qui deviendra l’un de nous en tous points semblables aux autres humains.       <br />
               <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment d’action de grâces et de préparation à la célébration attendue de ce don de Dieu à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 décembre 2019       <br />
       <!--Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
              <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
         Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
              <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
       -->       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
              <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/38701202-33651656.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Voici-que-j-envoie-mon-messager-en-avant-de-toi_a924.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-37579781</guid>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 27 octobre 2019. Textes: Siracide 35, 15b-17.20-22a, 2 Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14 le pharisien et le publicain     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37579781-33133099.jpg?v=1570059240" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes »" />
     </div>
     <div>
      Le but de cette histoire ou parabole bien connue du pharisien et du publicain en prière racontée par Jésus nous est donné d’entrée de jeu par les premières phrases qui la situe bien : « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres » Jésus r aconte la parabole que voici.        <br />
              <br />
       Je commencerai donc par essayer de voir avec vous ce que signifie pour Jésus être juste, puis je ferai ma lecture de la parabole dans cette lumière,        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Qui est  « juste »?</span>       <br />
              <br />
       Comme moi, vous vous demandez sûrement qui est une personne « juste »? Les Saintes Écritures utilisent ce terme très souvent. Les « justes » sont ceux et celles dont les pensées, les paroles, les actions sont entièrement conformes à la volonté de Dieu<!--, qui n'ont pas besoin de modifier leur cœur ou leur vie-->. Ce sont, en un mot, des personnes qui sont « ajustées » à Dieu.        <br />
              <br />
       Le  « Juste parfait » c’est Jésus. Dans sa vie et ses actions il montre  comment on peut devenir « juste » nous aussi. Et comment le devenir me demanderez-vous ? Saint Paul s’est posé la question bien avant nous. Sa réponse tient en un mot : la grâce de Dieu :  « Lui, gratuitement, les fait devenir justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus » (<span style="font-style:italic">Romains </span>3, 24) . C’est Dieu lui-même qui nous « ajuste » à Lui, qui change notre cœur de pierre en un cœur de chair. Il prend ainsi toute la place dans nos vies qui ne sont plus à nous-mêmes, mais à Lui en union avec le Christ ressuscité (cf. <span style="font-style:italic">Romains</span> 3, 21-26).        <br />
              <br />
       On pourrait dire que ce terme de « juste » est souvent mal compris. On l'entend plutôt dans son sens premier qui est de respecter la vertu de justice et ainsi de rendre à chacun ce qui lui revient. La justice règle les rapports sociaux et les rapports aux biens matériels. Dans l’Alliance avec Dieu, la justice va plus loin. La personne « juste » est celle qui observe la loi de Dieu, qui reçoit et garde les commandements de Dieu.        <br />
              <br />
       Vous le voyez, le terme « juste » est très riche. Il exprime un idéal de vie élevé, un idéal de proximité même avec Dieu. Dans nos mots d’aujourd’hui, on pourrait le remplacer souvent par le terme « saint » car la sainteté est l’idéal vers lequel chemine tout disciple de Jésus : « À l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, lit-on dans la première <span style="font-style:italic">Lettre </span> attribuée à saint Pierre, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,  puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint  ». ( 1 <span style="font-style:italic">Pierre</span> 1 15-16).       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’histoire ou parabole de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Avec cette perspective en tête, l’histoire de Jésus est des plus parlantes pour nous encore aujourd’hui. Elle met en scène deux personnes qui donnent des images opposées de ce qu’est être « juste ».        <br />
              <br />
       Le premier, le pharisien, rempli de lui-même se fait une gloire d’être « juste » selon ce qu'il pense. Il se voit au-dessus des autres, dans une classe à part. Il fait partie de ceux que Jésus présente comme « convaincus d’être justes et qui méprisent les autres ».  Il se drape dans sa fidélité à observer la Loi : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. »       <br />
              <br />
       On ne peut faire mieux comme suffisance et orgueil. Pour ce pharisien, être « juste » n’est plus un chemin d’écoute de la Parole de Dieu, mais un privilège dont il se glorifie et qui lui fait mépriser les autres. S’agit-il bien de ce que Dieu désire des personnes « justes », qui s’ « ajustent à sa volonté » ?       <br />
              <br />
       La réponse nous est donnée dans la suite de l’histoire de Jésus où il décrit une autre attitude qui est celle d’un collecteur d’impôt, un publicain, qui était méprisé de ses contemporains.  Dans son histoire Jésus le présente comme quelqu’un d’humble, pas du tout rempli de lui-même, conscient de ses limites qu’il exprime ainsi dans sa prière en se frappant la poitrine et en disant : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! » Le sage, Siracide,  de l'Ancien Testament dans la première lecture, le constatait et l'exprimait ainsi : « La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice ».         <br />
              <br />
       Ce publicain conclut Jésus, quand il redescendit dans sa maison, « c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. »       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       En écoutant cette histoire, cette parabole, qui est facile à comprendre, on peut se demander de qui sommes-nous le plus près dans nos vies de disciples de Jésus? Du pharisien ou du publicain?        <br />
              <br />
       On peut se poser la question parce que le pharisien et le publicain sont des images qui nous invitent à nous interroger sur notre façon de nous ajuster à Dieu dans nos vies. Et nous sommes bien obligés de constater, quand nous nous regardons sérieusement, que le pharisien et le publicain coexistent dans nos vies. Il arrive que nous soyons parfois dans une attitude semblable à celle du pharisien remplis de nous-mêmes et regardant les autres avec condescendance. <!--Cette attitude a été très répandue dans l’histoire de l’Église à certains moments. Elle a été très présente au Québec du temps où l’Église était une institution qui comptait beaucoup et qui exerçait un pouvoir certain.-->        <br />
              <br />
       Nous sommes, je l’espère, le plus souvent comme le publicain, conscients de nos limites et de nos faiblesses, capables de dire comme lui « je suis pécheur, j’ai besoin de la grâce de Dieu » . Je ne puis pas être pleinement moi-même sans l’aide de Dieu.  C’est cela que nous fait dire la foi en la puissance créatrice de Dieu qui refait toutes choses nouvelles et qui rend « justes » ceux et celles qui s’en remettent à lui. « Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé » avons-nous entendu dans la première lecture.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comme je le disais en commençant, J’ai été frappé par la première phrase de cet évangile qui m’a semblé donner une clé pour méditer cette année cette fameuse histoire du pharisien et du publicain. D'autres pistes peuvent se dégager d’une telle histoire, bien sûr, mais je vous ai partagé celle-ci pour nous aider dans notre célébration où nous sommes invités comme à chaque Eucharistie à nous laisser remplir de la vie de Dieu, de sa présence pour la faire  rayonner autour de nous en reconnaissant que nous sommes pécheurs nous aussi. <!--C’est cela pour nous aujourd’hui être « justes », être « ajustés  à la volonté de Dieu ».-->       <br />
              <br />
       En partageant le Corps du Christ, nous devenons de plus en plus « justes », « ajustés à la volonté de Dieu » comme Lui l’a été jusqu’à la fin. C’est pourquoi, Dieu l’a ressuscité et nous l’a donné comme Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22 octobre 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/37579781-33133099.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-A-l-adresse-de-certains-qui-etaient-convaincus-d-etre-justes_a917.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-32551054</guid>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Va te mettre à la dernière place »</title>
   <pubDate>Tue, 27 Aug 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 1 septembre 2019 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Siracide 3, 17-18.20.28-29, He 12, 18-19.22-24a et Luc 14, 1.7-14     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/32551054-30318972.jpg?v=1554947073" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Va te mettre à la dernière place »" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Va te mettre à la dernière place »" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile d’aujourd’hui, il y a deux parties, Chacune avec un message particulier. La première c’est la parabole des invités au repas et la seconde ce sont les remarques de Jésus à celui qui l’avait invité       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La parabole du repas</span>       <br />
              <br />
       D’abord la parabole du repas.       <br />
              <br />
       Ici Jésus ne parle pas des convenances sociales, c’est une parabole, une histoire avec une leçon, un message. Jésus ne nous dit pas comment recevoir les amis, les parents. Cela dépend des diverses cultures, des convenances. On peut mettre les jubilaires, les mariés à la première place… cela varie d’un pays ou d’une région à l’autre.       <br />
               <br />
       Jésus ici nous parle non pas des convenances sociales, mais des « convenances du Royaume de Dieu ». Il exprime  un message, une vérité qui concerne nos relations avec Dieu.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’il dit ? « Ne faites pas les prétentieux, rester humbles devant Dieu ». En d’autres mots, pour entrer dans le Royaume de Dieu il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même. C’est Dieu qui nous sauve.        <br />
              <br />
       <!--Un exemple? J’ai pensé ici à Jean Vanier qui vient de mourir (1928-2019) le 7 mai. Il a vécu cette attitude d’humilité essentielle au chrétien. Il y a été conduit à la pratiquer en se mettant au service des handicapés de toutes sortes et en les écoutant. Il en est sorti une œuvre qui s’appelle <span style="font-style:italic">l’Arche</span> qui compte 147 communautés répandues dans le monde entier.  Pour Jean Vanier se mettre au service de ces petits du Royaume c’est refuser de se faire valoir, de se considérer supérieur à eux. Ce qui compte c’est de se laisser conduire par eux dans un chemin où l’amour est au rendez-vous en tout temps. -->       <br />
              <br />
       Il en va ainsi dans le Royaume de Dieu. C’est cela choisir la dernière place et laisser Dieu agir en nous, à sa façon, pour nous rendre proches de lui, à la place qu’il nous a choisie. Voilà le message. Ne pas faire les prétentieux avec Dieu, se reconnaître petit avec humilité, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les remarques de Jésus à son hôte</span>       <br />
              <br />
       La deuxième partie de l’évangile de ce matin est constituée des remarques de Jésus au pharisien qui l'avait invité, c'est aussi à nous qu’elles peuvent s’appliquer.       <br />
              <br />
       Encore là Jésus ne veut pas briser nos usages, nos convenances, nos politesses : c’est bien de se retrouver entre amis, d’inviter ses parents, de fêter ensemble. Ici, Jésus veut nous dire, je pense, qu’un chrétien ne peut pas s’en tenir à cela. Dans le Royaume de Dieu on doit penser aux autres, à ceux qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Avez-vous déjà remarqué comment on apprécie une visite lorsqu’on est malade? Lorsqu’on est âgé, un coup de téléphone de quelqu’un fait parfois tellement de bien. Le chrétien est celui qui ne se ferme sur lui-même. Il a le cœur de penser aussi aux autres. « En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? nous prévient Jésus ». (Cf.  Mathieu 5, 46)        <br />
              <br />
       Le pape François nous donne l’exemple de quelqu’un qui va le plus loin qu’Il peut le faire vers les autres. Il nous invite à aller comme lui vers ce qu’il nomme « les périphéries » et de ne pas avoir peur de nous laisser déranger par les besoins autour de nous.        <br />
              <br />
       Le chrétien met toujours au premier plan la gratuité dans sa vie. Et on la  voit heureusement en œuvre de nos jours dans nos sociétés dans une progression remarquable du bénévolat qui est une des formes modernes de cette préoccupation pour les autres qui n'est pas réservée aux chrétiens, bien sûr. Pourquoi ne pas choisir cet automne à la reprise des activités une activité de bénévolat? Voilà l’invitation est lancée.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Il n’est pas facile d’arriver à vivre comme Jésus nous invite à le faire, dans ces propos de table chez le pharisien. Pour le faire, il y un une attitude qu’on doit développer sur le plan humain et que la première lecture tirée du livre d’un sage d’autrefois qui s’appelait Ben Sira décrit avec conviction : c’est l’humilité. C’est si bien dit qu’il me suffira de relire le passage que nous avons entendu qui fait l’éloge de celle-ci.       <br />
              <br />
       « Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
          Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui. »       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit avec justesse : « L’humilité c’est la vérité ».        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous garder toujours conscients que c’est de lui qui nous recevons notre grandeur et comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus remettons-lui notre petitesse et nos limites comme un enfant qui se jette dans les bras de ses parents.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie est un repas, un repas où tous ensemble sans faire de distinctions, nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants. Que cette  célébration nous rende de plus en plus de véritables fils et filles du Père des cieux à l’image de Jésus, le Fils Bien-aimé, toujours vivant que nous accueillons sous les espèces du Pain et du Vin auxquels nous communions.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       27 août 2019       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
              <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
              <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Va-te-mettre-a-la-derniere-place_a908.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-26917055</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2018 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 décembre 2018. Textes de lectures : Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18. Voir texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26917055-27400327.jpg?v=1540498545" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C  « Soyez dans la joie  »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François dans sa dernière <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> qui portait sur la sainteté a repris, comme premiers mots, les mots de saint Paul qui sont dans le chant d’entrée de ce 3e dimanche de l’Avent : « Soyez dans la joie et exultez »,  « Gaudete et exultate » en latin.        <br />
              <br />
       On appelle ce 3e dimanche de l’Avent le « Dimanche de la joie » à cause de ces paroles. Les lectures de la Parole de Dieu retenues pour ce dimanche proclament ce message : « Soyez dans la joie et  exultez ». « Exulter » est le  mot  retenu avec à propos pour ce 3e dimanche de l'Avent  dans la thématique générale pour le temps de l'Avent en 2018 « Que devons-nous faire ? » suggérée par le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span>.        <br />
       <!--       <br />
       Si je tâche de voir le Christ dans cette personne, je vais apprendre à l’aimer. Si je grandis dans ma capacité à aimer, je trouverai la paix profonde qui est source de la vraie joie. Je serai alors capable, comme les bergers, de reconnaître et d’aimer l’enfant-Dieu qui vient dans la crèche.        <br />
       I - <span style="font-style:italic">La puissance de la joie</span>       <br />
              <br />
       Regardons de plus près ce thème de la joie. C’est un thème qui revient tant chez les philosophes comme Aristote ou Spinoza. Il rejoint celui du bonheur qui a retenu l’attention de saint Thomas d’Aquin et de saint Augustin.       <br />
              <br />
       En effet, peut-il y avoir joie sans bonheur ? Peut-il y avoir bonheur sans joie? Sur ce terrain de la joie et du bonheur on se doit de les regarder avec un œil averti.         <br />
              <br />
       Car il y plein de joies et de bonheurs qui n’en sont pas. Ce sont des joies et des bonheurs passagers la plupart du temps. Ce sont des joies et des bonheurs qui ne vont pas très profondément en nous. Ils se tiennent sur le plan des émotions et une fois passés, ils laissent la personne dépouillée et non satisfaite.       <br />
              <br />
       Vous voyez ce qui me guide derrière cette approche. C’est une question   : où est la vraie joie ? où est le vrai bonheur ?       <br />
              <br />
       Commençons par distinguer les deux : le bonheur est comme le fruit d’un ensemble de situations où la personne trouve le bien qui la rend heureuse. Certaines personnes mettront ce bien dans les choses matérielles, alors que d’autres comme nous y invite saint Paul le mettront dans les choses spirituelles comme l’amour et le don.         <br />
              <br />
       La joie se distingue du bonheur en ce qu’elle se vit lorsqu’on se laisse dégager des ses préoccupations personnelles pour s’ouvrir à la communion avec les autres. Elle éclate alors dans le cœur comme une émotion qui transforme la vie et lui permet d’entrer dans le chemin du bonheur.       <br />
              <br />
       Ces considérations permettent de nous expliquer pourquoi la liturgie nous propose de rechercher la joie, ce que le pape François fait de son côté lui aussi.       <br />
              <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le message de la  liturgie</span>       <br />
       -->       <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La vraie joie</span>       <br />
              <br />
       La liturgie d’aujourd’hui présente une image de la joie qui n'est pas n'importe quelle joie, c'est celle qui vient de l’attente d’un Sauveur promis. Cette joie ne se réfère pas aux besoins immédiats tels que, par exemple,  manger, boire, avoir un toit, mais elle s’ouvre sur un projet qui est celui que Dieu a pour son peuple. Elle sort le disciple de son monde limité pour le faire entrer dans celui du Salut donné par Dieu au monde. C’est ce que dit le prophète Sophonie dans ce beau texte que nous venons de lire :       <br />
              <br />
       « Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
        comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que la joie des disciples ne leur appartient pas en propre. Elle est la joie même de Dieu qui est en eux. Il est en toi, il a en toi sa joie et son allégresse comme le dit si bien le prophète.         <br />
              <br />
       Retenons que le chemin de la joie chrétienne  que saint Paul vante et à laquelle peuvent s'appliquer les mots du prophète Sophonie est celui d’une obéissance à la volonté de Dieu qui remplit tout l'être de la personne et qui la rend accordée au vouloir divin, au Dessein d'amour de Dieu pour ses enfants.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le chemin de la joie : la conversion</span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Jean-Baptiste propose à ceux qui l’écoutent et lui demandent quoi faire de leur vie. Jean-Baptiste leur répond de se concentrer sur leur vie de tous les jours pour y reconnaître la volonté de Dieu, car c'est dans leur vie quotidienne, dans leur devoir d'état, qu'il est présent en tout temps. À ceux qui lui demandent « Que devons-nous faire ? » il dit : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! ». Aux administrateurs (ici les collecteurs d’impôt) il dit « soyez de bons administrateurs  » : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. », puis aux soldats « soyez de bons soldats » :  « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde ».        <br />
              <br />
       À chacun et à chacune de nous, Jean-Baptiste dirait à peu près ceci: « Sois une bon père ou un bonne mère pour tes enfants, sois un employé soucieux des autres, sois un bénévole généreux de son temps, sois celui ou celle qui reconnaît l'amour de Dieu pour toi, sois une jeune personne ouverte au défis d'aujourd'hui qui n'a pas peur de dire ce qu'elle croit,  tâche de voir le Christ dans toute personne que tu rencontres et  apprends à l’aimer... etc. »       <br />
              <br />
       Pour répondre à la volonté de Dieu sur nous, il est important de prendre une décision personnelle, c'est pourquoi Jean-Baptiste  invite toutes les personnes qui l'écoutent sur les bords du Jourdain à manifester leur réel désir de conversion, de réponse aux appels de Dieu, en s'avançant dans les eaux du Jourdain  pour être purifiés par l'eau qu'il verse sur eux. C'est de là que vient son surnom le   « Baptiste » littéralement le  « Baptiseur». Et il leur dit lorsqu'elles sortent de l'eau  : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ».       <br />
               <br />
       Demandons au Seigneur ce baptême dans l'Esprit que Jean-Baptiste annonce. Sans un désir de conversion profond, la fidélité à la volonté de Dieu qui est le chemin de la joie n'a pas de racine. <!-- et ne prend pas place dans notre vie de tous les jours.--> Inspirons-nous de l'exemple de saint François d’Assise qui priait ainsi devant le crucifix à San Damiano :  « Ô Dieu très grand, je vous demande de dissiper les ténèbres de mon esprit et de m'illuminer pour faire en toute chose votre sainte volonté qui ne saurait nous égarer ».        <br />
              <br />
       C'est dans une  réponse généreuse à la volonté de Dieu sur nous que nous pourrons goûter la joie que Saint Paul souhaite aux Philippiens. « Soyez dans la joie, réjouissez-vous en toutes circonstances et rendez grâce à Dieu… Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : la joie de la foi</span>       <br />
              <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ». <!-Dans le temps de l’Avent, c'est  vers le mystère de la venue de Jésus que nous regardons. C'est cette venue que nous attendons et que nous célébrerons à Noël avec reconnaissance et action des grâces. -C'est dans cet esprit que nous devrions toujours regarder le don que nous avons reçu dans la foi en Jésus Sauveur et dont nous voulons témoigner. -->Les disciples de Jésus qui forment le peuple de Dieu sont invités par le pape François à se débarrasser de leur mine attristée pour donner une image de nouveauté et de joie.         <br />
              <br />
       « Ne soyez jamais des hommes, des femmes tristes: un chrétien ne peut jamais l'être! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement! Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais du fait d'avoir rencontré une Personne:  Jésus, du fait de savoir qu'avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles.  (…) et il y en a tant! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que Lui nous accompagne et nous met sur ses épaules: ici se trouve notre joie, l'espérance que nous devons porter dans notre monde. Portons à tous la joie de la foi! » (<span style="font-style:italic">Homélie du Dimanche des Rameaux 24 mars 2013</span>)       <br />
              <br />
       Notre vie de chrétiens et de chrétiennes remplie de la présence de Jésus est une vie qui n'est pas écrasante. Elle nous libère et nous donne la vraie  joie de vivre, la « joie de la foi ». <!--Ce sont bien sûr de nobles pensées, mais on sait par expérience que la vie n’est pas toujours facile malgré tout. -->Dans nos vies bousculées et tourmentées parfois, nous sommes invités durant  le temps de l'Avent  à regarder vers le Sauveur qui est venu et qui continue de venir. Il est à près de nous. Il nous soutient et nous stimule. Il refait nos forces et nous relève au besoin. La pratique de recevoir le Sacrement du Pardon dans le temps de l'Avent va dans ce sens.       <br />
       <!--       <br />
       La suite de Jésus n'est pas un idéal hors de notre portée, mais bien plutôt une joie qui remplit tout l'être et l'épanouit et que nous pouvons laisser transparaître autour de nous. C'est ce que le pape François appelle « la joie de la foi ». Il a d'ailleurs présenté, avec conviction et avec ardeur, le programme de son pontificat sous le titre « la joie de l’évangile ».-->       <br />
       Soyons dans la joie et l’allégresse!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie dominicale est une action de  grâces qui nous remplit de joie car nous y rencontrons celui qui nous la donne. Le mot « eucharistie » est la transcription d’un mot grec qui signifie « action de grâces, remerciement, louange ». Oui! laissons monter vers Dieu, en union avec Jésus, notre action de grâces pleine de joie en partageant le Pain et le Vin consacrés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
       11  décembre 2018       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
              <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
              <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 3e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Sion !       <br />
       Éclate en ovations, Israël !       <br />
       Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,       <br />
       fille de Jérusalem !       <br />
           Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,       <br />
       il a écarté tes ennemis.       <br />
       Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.       <br />
       Tu n’as plus à craindre le malheur.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, on dira à Jérusalem :       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Jubile, crie de joie,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut.       <br />
              <br />
       « Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
           Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.       <br />
       Le Seigneur est proche.       <br />
           Ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
           Jean leur répondait :       <br />
       « Celui qui a deux vêtements,       <br />
       qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;       <br />
       et celui qui a de quoi manger,       <br />
       qu’il fasse de même ! »       <br />
           Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)         <br />
       vinrent aussi pour être baptisés ;       <br />
       ils lui dirent :       <br />
       « Maître, que devons-nous faire ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »       <br />
           Des soldats lui demandèrent à leur tour :       <br />
       « Et nous, que devons-nous faire ? »       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Ne faites violence à personne,       <br />
       n’accusez personne à tort ;       <br />
       et contentez-vous de votre solde. »       <br />
           Or le peuple était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes         <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Il tient à la main la pelle à vanner       <br />
       pour nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera le grain dans son grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Soyez-dans-la-joie_a867.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-17348919</guid>
   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A « Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé »</title>
   <pubDate>Tue, 31 Oct 2017 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A le 5 novembre 2017 par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec. Textes: Malachie 1, 14b; 2, 2b.8-10, 1 Thessaloniciens 2, 7b-9.11 et Mathieu 23, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/17348919-21860458.jpg?v=1506554881" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A « Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A « Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé »" />
     </div>
     <div>
      Le message de l’évangile d’aujourd’hui qui vient d’être lu est clair. Jésus nous invite à fuir l’hypocrisie et à développer l’humilité dans nos vies et dans nos communautés chrétiennes. Le prophète Malachie tient un discours semblable dans la première lecture et saint Paul se décrit plein de douceur et d’affection pour ses frères et sœurs de la ville de Thessalonique en Grèce qu’il a évangélisés. Revenons à l’évangile.       <br />
               <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les reproches aux pharisiens</span>       <br />
              <br />
       Jésus commence par une charge contre l’hypocrisie des pharisiens. Leur hypocrisie prend divers chemins qu'il dénonce vigoureusement.        <br />
              <br />
       Il leur reproche premièrement de ne pas mettre leurs actes et leurs gestes en accord avec ce qu’ils disent. Leur agir n’est pas cohérent avec leurs paroles.        <br />
              <br />
       En second lieu, il leur reproche d’imposer aux autres des fardeaux pesants qu’eux se dispensent de porter. Ils chargent les autres d’obligations qu’eux ne respectent pas.        <br />
              <br />
       En troisième lieu, et c’est un reproche qu’on retrouve ailleurs,  Jésus condamne l’ostentation dont font preuve les pharisiens qui privilégient la façade au lieu de l’intérieur.  Ils aiment se montrer pieux en public. Ils portent des signes de dévotion exagérés, de grands phylactères. Il s’agit d’une petite boîte cubique enfermant des bandes de parchemin sur lesquelles sont inscrits des versets de l’Écriture Sainte. Cet usage est encore présent aujourd’hui chez les juifs pieux. Les pharisiens cherchaient à se montrer plus zélés que les autres et s’en glorifiaient.       <br />
              <br />
       Ces trois reproches montrent comment s’inscrivent les comportements hypocrites. Ils ne sont pas réservés aux pharisiens. Ils nous guettent encore aujourd’hui. C’est pour cela qu’au début de chaque temps du Carême, l’Église nous invite à relire le passage suivant de saint Mathieu : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer…quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient… Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra ».  (Mathieu 6, 5-6)       <br />
              <br />
       Voilà des comportements à l’opposé de ceux des pharisiens.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité, fondement de la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens à qui s’adressent saint Paul et saint Mathieu l’avaient bien compris. Il avaient retenu l’enseignement de Jésus qui figure ici après les reproches aux pharisiens et la condamnation de l’hypocrisie :  « Qui s’élèvera sera abaissé et qui s’abaissera sera élevé ».  Cet enseignement met de l’avant la vertu d’humilité, une  humilité vécue simplement, sans  bruit et sans éclats.        <br />
              <br />
       La dernière phrase de l’évangile que je viens de citer mérite une petite explication, car à la prendre au pied de la lettre on pourrait croire que l’humilité est comme un jeu de qui perd gagne, une façon de s’élever sans que cela paraisse. Ce qui n’est pas le cas dans le message de Jésus. L’abaissement dont il parle est à comprendre en relation avec le regard et l’amour de Dieu sur chacun et chacune de nous. C’est lui qui « élève » et qui « abaisse ».        <br />
              <br />
       La véritable humilité est ainsi une remise entre les mains de Dieu, un abandon confiant comme ce fut le cas de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui avait découvert ce chemin et qui s’en est faite la promotrice dans ce qu’on a appelé la « petite voie ». Elle invitait à laisser la puissance de Dieu agir et à se jeter dans les bras de Dieu, notre Père, comme un enfant.        <br />
              <br />
       L’humilité c’est la reconnaissance de notre petitesse  devant Dieu. Elle devient ainsi le pilier solide de notre relation à Dieu et aux autres.        <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des règles pour les disciples</span>       <br />
              <br />
       Il y a plusieurs dangers sur le chemin de l’humilité. Jésus les dénonce en les caractérisant par des titres qu’on revendique comme « Rabbi (professeur), Père ou Maître ». Il est direct et invite à ne pas se laisser emporter dans leur sillage. On pourrait dire qu’il récuse ainsi tout ce qui entoure ces titres : l’autoritarisme, le paternalisme, l’exploitation des petits, l’orgueil du savoir etc.   L’humilité vraie se traduit dans le service et l’amour fraternel.  « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Les mots que Jésus cite comme « Père » et « Maître » sont utilisés encore aujourd’hui dans l’Église, mais il est à souhaiter que ce qu’ils impliquent comme dérive hypocrite et orgueilleuse ne se matérialise pas. Le pape François est d’un puissant appui sur ce chemin. Ses titres « Pape, Souverain Pontife, Sa Sainteté etc. » font place pour lui à celui d’Évêque de Rome, de Serviteur des serviteurs de Dieu, de Frère parmi ses frères et sœurs. C’est ce que saint Augustin proclamait avec bonheur dans une phrase célèbre que je vous traduis : « Je suis chrétien avec vous, et évêque pour vous ».         <br />
              <br />
       Nos communautés chrétiennes et notre Église vivent les exigences évangéliques dans diverses situations sociales et historiques. Elles sont incarnées. Elles pourront avoir des figures concrètes qui empruntent aux usages du temps ou des contrées où elles vivent, mais elles ne devront jamais mettre de côté l’essentiel du message de Jésus qui invite à développer en nous et dans nos communautés des attitudes d’humilité qui favorisent le partage, le service, l’entraide, la compassion, la miséricorde dont notre monde a tant besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Il est important aujourd’hui que le discours chrétien ne soit pas fait seulement de mots. Nous employons volontiers les mots de « frères » et de « sœurs » pour parler de ceux et celles qui partagent notre foi et même pour tous les autres. Demandons au Seigneur au cours de cette messe que ces mots ne soient pas seulement des mots, mais qu’ils deviennent pour nous des réalités vécues concrètement.       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie nous pourrons alors en vérité célébrer une rencontre fraternelle qui ouvre sur la rencontre parfaite où avec le Christ ressuscité nous nous retrouverons pour louer et chanter la gloire de Dieu pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Redisons avec humilité, si vous le voulez bien, cette prière du psaume 130 que nous avions comme chant de méditation :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.       <br />
       Seigneur, je n'ai pas le cœur fier        <br />
       ni le regard ambitieux ;        <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,        <br />
       ni merveilles qui me dépassent.        <br />
       Non, mais je tiens mon âme        <br />
       égale et silencieuse ;        <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,        <br />
       comme un petit enfant contre sa mère. </span>       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 octobre 2017       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/17348919-21860458.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-s-elevera-sera-abaisse-qui-s-abaissera-sera-eleve_a798.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et service humble »  (Luc 17, 5-10)</title>
   <pubDate>Tue, 27 Sep 2016 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C le 2 octobre 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Habacuc 1, 2-4, II Timothée 1, 6-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9621888-15477796.jpg?v=1465671472" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et service humble »  (Luc 17, 5-10)" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et service humble »  (Luc 17, 5-10)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-vignerons-homicides_a793.html">Homélie pour l'année A</a>       <br />
              <br />
       L'évangile qui vient d'être lu nous invite dans la première partie à vivre une foi confiante et dans la seconde à servir avec humilité. Ce sont deux messages clairs qui sont donnés par Jésus dans ces extraits de sa prédication.        <br />
              <br />
       Jésus a le don de présenter des conseils simples qui vont au cœur de la vie de ses disciples. Il a passé trois ans à les former et à leur inculquer son esprit pour qu'ils puissent à leur tour le faire avec ceux et celles qu'ils rejoindront dans leur prédication après la résurrection.       <br />
              <br />
       Les deux attitudes préconisées ici, la foi confiante et le service humble, ne vont pas de soi. Dans les deux cas, elles perturbent nos façons habituelles de faire et nous provoquent.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La foi confiante</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la foi confiante.       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus sont bien connues : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l'arbre que voici 'Déracine-toi et va te planter dans la mer' et il vous aurait obéi ». J'ai entendu des gens qui prétendaient mettre cela en pratique en demandant au Seigneur n'importe quoi sans discernement. J'en étais surpris et l’on me répondait avec cette phrase de l'évangile. Voilà pourquoi, j'ai toujours eu de la difficulté à bien comprendre ce que Jésus veut dire ici.       <br />
              <br />
       Quand je m'y arrête un peu plus, je me dis que Jésus ne souhaite sûrement pas une foi magique comme celle des gens dont je viens de parler, une foi qui serait comme un truc pour obtenir tout ce qu'on veut.        <br />
              <br />
       Ce genre de foi a été dénoncé dans l'Ancien Testament. C'est ce genre de foi qui a amené le peuple hébreu à se créer des idoles et à délaisser l'Alliance avec Dieu pour se complaire dans ses aspirations de pouvoir et de puissance au lieu de se laisser habiter par la présence de son Dieu, le Dieu de l'Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, prêché par les prophètes dont le dernier est Jean-Baptiste qui annonce la venue de Jésus qui renouvellera l'Alliance ancienne par une Nouvelle Alliance dans sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Vous voyez que tout au cours de l’histoire du salut la foi confiante se vit dans une relation personnelle avec Dieu, elle n'est pas une foi magique ou intéressée. Elle exprime ses demandes et ses désirs bien sûr, mais ce qui la caractérise c'est que ses demandes et ses désirs sont calqués sur ceux de Dieu. Ils ne sont pas « mes » demandes et « mes » désirs. Ils sont les demandes et les désirs de Dieu.       <br />
              <br />
       On comprend dès lors que Jésus dise de ne pas avoir peur de demander, de développer notre foi car en la développant elle nous fait entrer dans l'intimité de Dieu. Elle ouvre un espace, un monde où tout est possible, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer avec nos réflexes humains.        <br />
              <br />
       C'est le monde du mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous quelles que soit nos limites et nos faiblesses. Ce mouvement de l'amour de Dieu vers nous se nomme l'amour-agapè. C'est l'amour qui est en Dieu répandu dans nos cœurs et partagé avec nos frères et sœurs dans le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       La foi confiante ne peut se séparer de l'amour. Une foi sans amour est une foi morte. Elle dépérit. L'amour est la mesure de la foi.  Si on a ce genre de foi, oui alors! tout devient possible, car tout est possible à l'amour. Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses incomparables.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité du service</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à la seconde attitude demandée par Jésus : l'humilité dans le service.       <br />
              <br />
       Le récit de saint  Luc demande quelques explications. En effet, il décrit un type de relations entre maître et serviteurs qui n'a plus cours aujourd'hui...si ce n'est dans des séries télévisées comme Downtown Abbey où le mur entre les classes sociales est infranchissable. Les positions de chacun : maître et serviteurs sont figées et inchangeables.       <br />
              <br />
       Il en est un peu comme cela dans ce que Jésus raconte. La situation des personnes est une donnée qui n'est pas remise en cause. Et Jésus loin de le faire, nous surprend en déclarant que les serviteurs doivent se considérer inutiles et sans importance pour le maître.       <br />
              <br />
       C’est vraiment déroutant, n'est-ce pas? Essayons, si vous le voulez bien, d'entendre ces paroles non plus dans le contexte des usages du temps, mais dans le contexte de la vie de l'Église dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Appliquée à l'Église, ces paroles lui rappellent qu'elle ne peut jamais se comporter comme si elle possédait la vérité, mais qu'elle doit toujours regarder vers Celui qui l'anime et la fait vivre : Jésus, le Serviteur parfait.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle sera, elle aussi, toujours en service et au service de toute l'humanité et elle se rappellera que ce service n'est pas le sien, qu'il est le service que Dieu lui-même donne en son Fils Jésus qui vient pour sauver toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Comme membres de l'Église nous sommes invités alors à reconnaître que nous sommes interchangeables, pas nécessaires, inutiles non pas par manque de talent, mais inutiles parce nous passons et que d'autres viendront. Nous sommes devant Dieu totalement dépendants de Lui sans droits spéciaux que nous pourrions revendiquer.       <br />
              <br />
       C'est donc ici une invitation à l'humilité qu'adresse Jésus à tous ses disciples en présentant cette scène du maître et des serviteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre prière aujourd'hui soit une prière désintéressée qui nous centre sur le Seigneur, car comme le dit saint Paul aux chrétiens de Philippes : « c'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant » (Philippiens 2, 13).        <br />
              <br />
       Oui, Seigneur, augmente en nous la foi et fais de nous des serviteurs et des servantes humbles dans l'exercice de leurs dons et charismes au service de l'Église.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, nous nous retrouvons autour d'une table à nulle autre pareille : il n'y a plus de maître et de serviteur, mais des amis comme le dit Jésus le soir du Jeudi Saint : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître» (Jean 15, 15).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       27 septembre 2016       <br />
       <!--5  juillet 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--  (la  foi charismatique)       <br />
       Le maître qui se fait préparer un diner "Des serviteurs inutiles : nous n'avons fait que notre devoir"       <br />
              <br />
       La puissance de la foi qui a la force de Dieu  Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses comparables au déracinement d'un sycomores dont les racines vivent jusqu'à six cents ans.       <br />
              <br />
       Foi confiante       <br />
              <br />
       Servir avec humilité.       <br />
              <br />
       l'homme est devant Dieu comme un serviteur sans droits spéciaux dont il pourrait imposer à Dieu le respect.       <br />
              <br />
       Caractère désintéressé que le chrétien doit donner à ses actes.       <br />
       "C'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant (Philippiens 2 13)       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9621888-15477796.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-service-humble-Luc-17-5-10_a731.html</link>
  </item>

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