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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:02:49+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <pubDate>Tue, 19 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 24 mars 2024. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063531-55904525.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification.        <br />
              <br />
       L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions . Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication.        <br />
              <br />
       Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique ... ». L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, ô mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018 et 23 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063531-55904525.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <pubDate>Tue, 23 Mar 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 mars 2021. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52963678-40222833.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification. L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs. Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions. Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication. Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure. L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu. Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, o mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52963678-40222833.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a999.html</link>
  </item>

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   <title>Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."</title>
   <pubDate>Mon, 21 Mar 2016 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/886384-1091358.jpg?v=1289459903" alt="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" title="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" />
     </div>
     <div>
      "Voici que les étendards de notre roi s'avancent", en latin "Vexilla regis prodeunt". C'est cette hymne à la Croix, attribuée à Venance Fortunat (évêque de Poitiers au VIème siècle), que l'Église nous propose dans le temps de la Passion <!-- et pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre-->. Dans cette hymne chantée traditionnellement pendant le temps de la Passion qui allait du dimanche de la Passion (5e dimanche du Carême) en passant par le dimanche des Rameaux jusqu'à Pâques, la Croix n'est plus seulement considérée comme un instrument de supplice mais comme l'arbre de vie qui nous a donné le fruit le plus fécond. C'est un regard de foi que nous sommes invités à poser sur la Croix !       <br />
              <br />
       <!--Victore! tu règneras!        <br />
       O Croix!  tu nous sauveras.       <br />
              <br />
       Rayonne sur le monde qui cherche la vérité,       <br />
       O croix, source féconde d'amour et de liberté.       <br />
              <br />
       Victore! tu règneras!        <br />
       O Croix!  tu nous sauveras.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.youtube.com/watch?v=8fHVyO2DLA4">Écouter l'hymne chantée </a> par Schola Gregoriana Mediolanensis, Giovanni Vianini, Milano, Italia        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=kZ3YO7Cw3fI">Ou chantée par des voix d'hommes</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/886384-1095521.jpg?v=1289459903" alt="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" title="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" />
     </div>
     <div>
      <TABLE><TR><TD width="45%">
Vexilla regis prodeunt<br />
Fulget crucis mysterium<br />
Quo carne carnis conditor<br />
Suspensus est patibulo.
<br />
<br />
Quo vulneratus insuper<br />
Mucrone diro lanceae<br />
Ut nos lavaret crimine<br />
Manavit unda et sanguine.
<br />
<br />
Impleta sunt quae concinit<br />
David fideli carmine<br />
Dicens in nationibus<br />
Regnavit a ligno Deus.
<br />
<br />
Arbor decora et fulgida<br />
Ornata Regis purpura<br />
Electa digno stipite<br />
Tam sancta membra tangere.
<br />
<br />
Beata, cuius brachiis<br />
Saecli pependit pretium<br />
Statera facta corporis<br />
Praedamque tulit tartari.
<br />
<br />
O Crux ave, spes unica<br />
In hac triumphi gloria<br />
Auge piis justitiam<br />
Reisque dona veniam.
<br />
<br />
Te summa Deus Trinitas<br />
Collaudet omnis spiritus:<br />
Quos per crucis mysterium<br />
Salvas, rege per saecula
.<br /><br />
Amen.	<br />
</TD>

<TD >
<br />
Les étendards du Roi s’avancent,<br />
et la Lumière de la Croix resplendit,<br />
à laquelle pend dans sa chair<br />
le Créateur de la chair.
<br />
<br />

Achevé par la funeste pointe<br />
d’une lance il laisse<br />
couler l’eau et le sang<br />
afin de nous laver de notre crime.
<br />
<br />

Voici qu’est accompli ce que chantait<br />
David dans les psaumes de sa foi,<br />
disant : parmi les nations<br />
Dieu a régné par le bois.
<br />
<br />

Choisi comme potence,<br />
honoré de la pourpre du Roi,<br />
cet arbre porte les membres sacrés<br />
comme une décoration resplendissante.
<br />
<br />

Bienheureux arbre dont les branches<br />
supportent pendu le salut de ce siècle :<br />
en échange de ce corps<br />
l’Enfer a été dépouillé.
<br />
<br />

Salut ô Croix, unique espérance<br />
dans la gloire de ton triomphe !<br />
Offre la grâce aux hommes pieux,<br />
et détruis les crimes des méchants.
<br />
<br />

C’est Toi, Trinité source de notre salut,<br />
que loue tout esprit :<br />
par le mystère de la Croix<br />
tu nous sauves et tu nous guéris.
<br />
<br />
Amen.
<br />
<br />
</TD>
</TR>
</TABLE>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour nourrir la méditattion, lire les réflexions inspirantes sur        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/cithare/celebrer/2011/a_ram.html">Le signe de la croix par l'abbé Gérard Longtin, bibliste du diocèse de Longueil (Québec)</a>       <br />
              <br />
       &quot;Dans l’Évangile de Matthieu, le récit de la Passion commence au début du chapitre 26. Jésus annonce lui-même ce qui va arriver : La Pâque … tombe dans deux jours, et le Fils de l’homme va être livré pour être crucifié (Mt 26, 2). Si on ajoute à cet emploi du verbe crucifier ceux qui apparaissent jusqu’à la fin du chapitre 27 on obtient un total de 7 (Matthieu 27, 22. 23. 26. 31. 35. 38) ce qui est, on le sait, le chiffre de la plénitude. D’ailleurs, lors de la découverte du tombeau vide, l’ange dira aux femmes : Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié (Mt 28, 5). Jésus se définit par cette caractéristique; il est le crucifié....&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/cithare/celebrer/2011/a_ram.html">Lire la suite</a>       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Source: Le Feuillet biblique, no 2269.        <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Regardez cette <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/crucifix-sens-et-histoire/">très bonne vidéo</a> produite par ECDQ.tv  du Diocèse de Québec sur les liens de la croix et de la culture .       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Dimanche des Rameaux A - 17 avril 2011       <br />
              <br />
               <br />
         	       <br />
       Le signe de la croix       <br />
              <br />
       Trahison de Judas : Matthieu 26, 14 - 27,66       <br />
       Autres lectures : Isaïe 50, 4-7; Psaume 21(22); Philippiens 2, 6-11       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Dans l’Évangile de Matthieu, le récit de la Passion commence au début du chapitre 26. Jésus annonce lui-même ce qui va arriver : La Pâque … tombe dans deux jours, et le Fils de l’homme va être livré pour être crucifié (Mt 26, 2). Si on ajoute à cet emploi du verbe crucifier ceux qui apparaissent jusqu’à la fin du chapitre 27 on obtient un total de 7 (Matthieu 27, 22. 23. 26. 31. 35. 38) ce qui est, on le sait, le chiffre de la plénitude. D’ailleurs, lors de la découverte du tombeau vide, l’ange dira aux femmes : Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié (Mt 28, 5). Jésus se définit par cette caractéristique; il est le crucifié. Pourtant beaucoup d’autres, avant lui et après, ont subi le même supplice. Mais Jésus demeure, aux yeux de l’histoire, le crucifié par excellence, celui dont la mort a marqué pour toujours l’existence de l’humanité. Pour les chrétiens, cette mort est devenue promesse de vie, rappelant que, de l’abaissement extrême surgit le salut : Il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout (Philippiens 2, 8-9a).       <br />
       L’Alliance (cf. Mt 26, 28)       <br />
              <br />
            Jésus met explicitement en lien sa Passion et la fête de la Pâque (cf. Mt 26, 2). Pourtant ses adversaires désiraient éviter cette coïncidence à cause des réactions imprévisibles de la foule qui aurait pu prendre le parti de Jésus et provoquer des troubles (Mt 26, 5). Mais le plan de Dieu se réalise malgré les hommes. Jésus devait être livré au moment où Israël célébrait sa délivrance; il allait devenir la victime d’un nouveau repas pascal offert pour la multitude (Mt 26, 28).       <br />
              <br />
            Jésus avait déjà défini sa mission comme un service allant jusqu’au don de sa vie pour la multitude : Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude (Mt 20, 28). Lorsqu’il parle de la multitude, il pense à toute l’humanité invitée à entrer dans l’Alliance grâce à l’annonce de l’Évangile.        <br />
              <br />
            Ainsi s’éclaire le sens de la parole de Jésus lors de son dernier repas : Ceci est mon sang (le sang) de l’Alliance répandu pour la multitude en rémission des péchés (Mt 26, 28). Le sang de l’agneau pascal protégeait les Hébreux en éloignant l’exterminateur de leurs maisons (Ex 12, 13). Le sang de l’Alliance scellait le pacte de partenariat entre Dieu et son peuple, sur la base des commandements de la Loi (Ex 24, 8). Le sang répandu de Jésus délivre du péché et de la mort la multitude des croyants  en accomplissant jusqu’au bout la mission du Serviteur : Il se dépouilla lui-même en prenant la condition du serviteur (Phil 2, 7).       <br />
       L’accomplissement des Écritures       <br />
              <br />
            Le Fils de l’homme s’en va comme il est écrit à son sujet (Mt 26, 24). Il est difficile de trouver une citation qui annoncerait explicitement les souffrances et la mort du Fils de l’homme. Pourtant Jésus, et les premiers chrétiens avec lui (cf. 1 Co 15, 3-4) affirment que tout ce qui est arrivé : la passion, la mort, la résurrection, est conforme aux Écritures.       <br />
              <br />
            Si les choses s’étaient passées autrement, si Jésus, après son entrée dans Jérusalem (cf. Mt 21, 1-11) avait rallié à lui tout le peuple juif et avait été proclamé roi, on aurait trouvé facilement dans les Écritures des passages qui annonçaient le triomphe du Messie, comme le fit la foule qui l’accueillit ce jour-là : Hosanna au fils de David. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux (Mt 21, 9). Évidemment, la suite des événements allait poser un problème crucial : l’échec apparent de Jésus était-il conforme au projet de Dieu?       <br />
              <br />
            Tout au long de son ouvrage, Matthieu est préoccupé de montrer la continuité du plan divin à travers l’ancienne Alliance et la nouvelle. Il se montre attentif à souligner cet aspect durant son récit de la Passion : Tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes (Mt 26, 56. Voir aussi : 26, 31.54; 27, 29).       <br />
              <br />
            Plus encore que la correspondance de tel épisode avec un passage de l’Écriture, c’est à travers la figure du Serviteur souffrant que s’exprime la conviction que Jésus accomplit véritablement le projet de Dieu. Selon la parole déjà citée (Mt 20, 28), Jésus se définit comme serviteur. Au moment de mourir il emprunte le cri de détresse du pauvre abandonné et pourtant confiant malgré tout (Mt 27, 46; cf. Ps 22(21), 2). Même ses adversaires, en se moquant de lui, lui attribuent les paroles du juste souffrant du livre de la Sagesse (Mt 27, 43; cf. Sg 2, 17-20). Enfin, la figure mystérieuse du Serviteur dans le livre d’Isaïe a permis de décoder le sort, autrement incompréhensible, réservé au Messie. Comme lui, il ne s’est pas révolté ni dérobé (cf. Is 50, 5) acceptant de faire jusqu’au bout la volonté du Père : Non pas comme je veux mais comme tu veux (Mt 26, 39). Il supporte en silence les injures et les supplices : J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient … je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats (Is 50, 6; cf. Mt 26, 67-68; 27, 26-30). Malgré le scandale que représente toujours la croix (Ph 2, 8; cf. 1 Co 1, 23) Jésus accomplit fidèlement les Écritures; il porte à leur plein achèvement les promesses de salut de l’Ancienne Alliance.       <br />
       Le Fils de Dieu (cf. Mt 27, 54)       <br />
              <br />
            Ce titre revient à trois reprises dans le récit de la Passion. La première fois, il est mis dans la bouche du grand prêtre : Je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu (Mt 26, 63). Le grand prêtre semble considérer les deux termes comme synonymes. Il fait sans doute référence au Psaume 2 où Dieu déclare au roi : Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré (Ps 2, 7). Être messie, c’est-à-dire consacré à Dieu en vue d’une mission, implique une relation spéciale avec Dieu; cette relation s’exprime le mieux en termes de filiation. Jésus ne récuse pas cette affirmation mais il la réinterprète en y ajoutant l’image du juge eschatologique : Désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout Puissant et venir sur les nuées du ciel (Mt 26, 64; cf. Dn 7, 13-14). Il n’a pas d’ambitions politiques mais une mission de salut à réaliser.       <br />
              <br />
            Le deuxième emploi de ce titre vient des passants qui insultent Jésus sur la croix. Ils attribuent à Jésus l’origine de cette affirmation : Car il a dit : je suis le Fils de Dieu (Mt 27, 43). Comme on l’a vu plus haut, l’arrière-fond est clairement la réflexion du livre de la Sagesse         <br />
       sur le sort des justes et des impies : Car si le juste est fils de Dieu, il l’assistera et le délivrera des mains de ses adversaires (Sg 2, 18). En attribuant ces mots aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens Matthieu les assimile aux impies qui ignorent les secrets de Dieu (Sg 2, 22). Jésus, le juste par excellence, peut compter sur l’aide de Dieu même dans la mort, au moment où tout semble perdu (cf. Sg 3, 1-4).       <br />
              <br />
            Dans le récit de Matthieu la mort de Jésus s’accompagne de phénomènes extraordinaires dont la résurrection de nombreux saints (Mt 27, 51-53). Il ne s’agit pas seulement de la mort d’un innocent injustement condamné mais de la fin d’un monde et de la naissance d’un nouveau. Devant ce spectacle, le centurion et les gardes s’écrient : vraiment cet homme était le Fils de Dieu (Mt 27, 54). La mort du Fils de Dieu condamne le monde ancien qui va disparaître et annonce la naissance d’un nouveau. La résurrection des justes (cf. Dn 12, 2-3) anticipe celle de Jésus. Les autorités juives la redoutent parce qu’elles appartiennent au monde ancien (cf. Mt 27, 62-64) mais leurs précautions seront inutiles parce que Jésus est entré dans le monde de Dieu où il échappe à leur pouvoir.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Jérôme Longtin, ptre       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Source: Le Feuillet biblique, no 2269. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.       <br />
              <br />
        -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/886384-1095521.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-temps-de-la-Passion-Vexilla-regis-prodeunt_a175.html</link>
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