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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:01:53+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 17, 8-13, II Timothée 3,14 - 4,2 et Luc 18, 1- 8 : « La prière persévérante »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379398-63200206.jpg?v=1663177376" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode connu de la veuve et du juge inique met de l’avant la persévérance dans la prière. Toutefois les autres textes de la Parole de Dieu que nous avons aujourd’hui : celui de la prière de Moïse dans l’Exode, ainsi que le psaume et la deuxième lecture tirée de la Lettre de saint Paul à Timothée présentent avec bonheur l’arrière-fond de cette persévérance dans la prière si essentielle à la vie chrétienne. Ils illustrent  le pourquoi de la ténacité et de la persévérance dans la prière des disciples de Jésus qui ne cesse de leur recommander de prier sans cesse.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Moïse et Josué</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a un fil conducteur entre tous ces textes. Ce fil conducteur est celui du projet de Dieu pour l’humanité, l’Alliance qu’il fait avec elle, pour la faire entrer dans son intimité et partager sa vie.       <br />
              <br />
       Ce projet de Dieu que Jésus a mené à terme est commencé dans l’Ancien Testament dont nous avons dans la première lecture une figure incontournable, celle de Moïse.       <br />
              <br />
       On le voit ici les bras étendus comme Jésus sur la croix suppliant Dieu pour son peuple. Cette prière racontée de façon imagée avec les bras qui tombent et les deux assistants qui soutiennent Moïse ne se présente pas comme une simple supplication, elle se joint à l’action de  Josué qui sur le terrain est à l’œuvre pour que se réalise le retour d’Israël dans la Terre promise.        <br />
              <br />
       On le voit  la prière persévérante ici se joint à des gestes concrets. Elle n’est pas un refuge dans le laisser faire et l’inertie. Au contraire elle se continue sans cesse parce qu’elle sait qu’elle est entendue et que les choses peuvent changer sur le terrain. C’est une belle leçon pour nous aujourd’hui dans le contexte d’une sécularisation envahissante où l’Église se retrouve sur un terrain de combat pour l’annonce de l’Évangile       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La veuve de l’Évangile       <br />
       </span>       <br />
       La  veuve dont nous parle Jésus nous conduit sur le même chemin de la prière persévérante. Celle-ci ne se cabre pas dans un effort volontariste, mais elle est habitée par son besoin et son désir profond. Sa prière les transforme et lui donne l’élan pour persévérer malgré l’attitude négative du juge.       <br />
              <br />
       Jésus se sert de cet épisode (qui lui rappelle peut-être un fait vécu)  pour inciter les disciples à crier vers Dieu,  jour et nuit, à cultiver une foi inébranlable en Lui. C’est, en effet, dans une telle foi que tout devient possible.        <br />
              <br />
       Et « c’est dans les Écritures, dans la Parole de Dieu, qu’on trouvera le soutien continuel de notre foi en Jésus. Il faut compter avec le temps, ne pas perdre patience, proclamer la Parole à temps et à contretemps » écrit saint Paul à son disciple Timothée dans l’extrait de sa lettre que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Voilà toute une mission, mais nous pouvons nous y consacrer parce que nous avons la certitude que la  «Manifestation du Christ Jésus» n’est pas une chose du passé, mais qu’elle est toujours présente, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Les bienfaits de la prière persévérante       <br />
       </span>       <br />
       Au cœur du projet de Dieu sur l’humanité, la prière persévérante s’incarnera dans des hommes et des femmes de prière.       <br />
              <br />
       Les priants et les priantes d’aujourd’hui, comme ceux et celles d’autrefois, expérimenteront petit à petit les nombreux bienfaits de la persévérance et de la ténacité dans la prière.       <br />
              <br />
       En voici trois qui me viennent à l’esprit parmi d’autres :       <br />
              <br />
       a) La prière persévérante nous sort de nous-mêmes, de notre petit monde et nous ouvre aux désirs de Dieu sur le monde. Elle nous fait  entrer dans le projet de Dieu pour l’humanité.       <br />
              <br />
       b) La prière persévérante crée un chaîne d’amour entre les priants et les priantes qui expérimentent ainsi une véritable communion de frères et sœurs tournés ensemble vers le même Père.       <br />
              <br />
       c) La prière persévérance développe une attitude fondamentale de pauvreté et d’humilié. Elle oblige à « remettre cent fois sur le métier » ses aspirations et ses désirs. Ils s’en trouvent alors purifiés et élargis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour conclure, disons ensemble cette prière (tirée de la revue Signes) :        <br />
              <br />
       « Esprit de Dieu, ‘prier sans se décourager’ qui peut le faire sans toi, fais résonner en notre cœur le nom du Père!        <br />
              <br />
       Ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers lui. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à la vie!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       En chaque croyant et croyante, déploie cette certitude où s’appuie la confiance : ‘Jésus Christ est Seigneur’. De chacun d’eux et de chacune d’elle fait un témoin de Pâques. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       14 octobre 2025</span>       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 octobre 2016 et du11 octobre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le peuple d’Israël marchait à travers le désert.       <br />
           Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.       <br />
           Moïse dit alors à Josué :       <br />
       « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.       <br />
       Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,       <br />
       le bâton de Dieu à la main. »       <br />
           Josué fit ce que Moïse avait dit :       <br />
       il mena le combat contre les Amalécites.       <br />
       Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.       <br />
           Quand Moïse tenait la main levée,       <br />
       Israël était le plus fort.       <br />
       Quand il la laissait retomber,       <br />
       Amalec était le plus fort.       <br />
           Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;       <br />
       on prit une pierre, on la plaça derrière lui,       <br />
       et il s’assit dessus.       <br />
       Aaron et Hour lui soutenaient les mains,       <br />
       l’un d’un côté, l’autre de l’autre.       <br />
       Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes       <br />
       jusqu’au coucher du soleil.       <br />
           Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)       <br />
              <br />
       Je lève les yeux vers les montagnes :       <br />
       d’où le secours me viendra-t-il ?       <br />
       Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre.       <br />
              <br />
       Qu’il empêche ton pied de glisser,       <br />
       qu’il ne dorme pas, ton gardien.       <br />
       Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,       <br />
       le gardien d’Israël.       <br />
              <br />
       Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,       <br />
       se tient près de toi.       <br />
       Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,       <br />
       ni la lune, durant la nuit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur te gardera de tout mal,       <br />
       il gardera ta vie.       <br />
       Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,       <br />
       maintenant, à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            demeure ferme dans ce que tu as appris :       <br />
       de cela tu as acquis la certitude,       <br />
       sachant bien de qui tu l’as appris.       <br />
           Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :       <br />
       elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,       <br />
       en vue du salut par la foi       <br />
       que nous avons en Jésus Christ.       <br />
           Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;       <br />
       elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,       <br />
       redresser, éduquer dans la justice ;       <br />
           grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,       <br />
       équipé pour faire toute sorte de bien.       <br />
              <br />
            Devant Dieu,       <br />
       et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,       <br />
       je t’en conjure,       <br />
       au nom de sa Manifestation et de son Règne :       <br />
           proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,       <br />
       dénonce le mal,       <br />
       fais des reproches, encourage,       <br />
       toujours avec patience et souci d’instruire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. He 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples une parabole       <br />
       sur la nécessité pour eux       <br />
       de toujours prier sans se décourager :       <br />
           « Il y avait dans une ville       <br />
       un juge qui ne craignait pas Dieu       <br />
       et ne respectait pas les hommes.       <br />
           Dans cette même ville,       <br />
       il y avait une veuve qui venait lui demander :       <br />
       ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’       <br />
           Longtemps il refusa ;       <br />
       puis il se dit :       <br />
       ‘Même si je ne crains pas Dieu       <br />
       et ne respecte personne,       <br />
           comme cette veuve commence à m’ennuyer,       <br />
       je vais lui rendre justice       <br />
       pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »       <br />
           Le Seigneur ajouta :       <br />
       « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !       <br />
           Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,       <br />
       qui crient vers lui jour et nuit ?       <br />
       Les fait-il attendre ?       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       bien vite, il leur fera justice.       <br />
       Cependant, le Fils de l’homme,       <br />
       quand il viendra,       <br />
       trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379398-63200206.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Moise-le-juge-inique-et-la-veuve_a1267.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 21:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85946589-61193041.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-67347525</guid>
   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 17, 8-13, II Timothée 3,14 - 4,2 et Luc 18, 1- 8 : « La prière persévérante »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/67347525-47649765.jpg?v=1663177376" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode connu de la veuve et du juge inique met de l’avant la persévérance dans la prière. Toutefois les autres textes de la Parole de Dieu que nous avons aujourd’hui : celui de la prière de Moïse dans l’Exode, ainsi que le psaume et la deuxième lecture tirée de la Lettre de saint Paul à Timothée présentent avec bonheur l’arrière-fond de cette persévérance dans la prière si essentielle à la vie chrétienne. Ils illustrent  le pourquoi de la ténacité et de la persévérance dans la prière des disciples de Jésus qui ne cesse de leur recommander de prier sans cesse.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Moïse et Josué</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a un fil conducteur entre tous ces textes. Ce fil conducteur est celui du projet de Dieu pour l’humanité, l’Alliance qu’il fait avec elle, pour la faire entrer dans son intimité et partager sa vie.       <br />
              <br />
       Ce projet de Dieu que Jésus a mené à terme est commencé dans l’Ancien Testament dont nous avons dans la première lecture une figure incontournable, celle de Moïse.       <br />
              <br />
       On le voit ici les bras étendus comme Jésus sur la croix suppliant Dieu pour son peuple. Cette prière racontée de façon imagée avec les bras qui tombent et les deux assistants qui soutiennent Moïse ne se présente pas comme une simple supplication, elle se joint à l’action de  Josué qui sur le terrain est à l’œuvre pour que se réalise le retour d’Israël dans la Terre promise.        <br />
              <br />
       On le voit  la prière persévérante ici se joint à des gestes concrets. Elle n’est pas un refuge dans le laisser faire et l’inertie. Au contraire elle se continue sans cesse parce qu’elle sait qu’elle est entendue et que les choses peuvent changer sur le terrain. C’est une belle leçon pour nous aujourd’hui dans le contexte d’une sécularisation envahissante où l’Église se retrouve sur un terrain de combat pour l’annonce de l’Évangile       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La veuve de l’Évangile       <br />
       </span>       <br />
       La  veuve dont nous parle Jésus nous conduit sur le même chemin de la prière persévérante. Celle-ci ne se cabre pas dans un effort volontariste, mais elle est habitée par son besoin et son désir profond. Sa prière les transforme et lui donne l’élan pour persévérer malgré l’attitude négative du juge.       <br />
              <br />
       Jésus se sert de cet épisode (qui lui rappelle peut-être un fait vécu)  pour inciter les disciples à crier vers Dieu,  jour et nuit, à cultiver une foi inébranlable en Lui. C’est, en effet, dans une telle foi que tout devient possible.        <br />
              <br />
       Et « c’est dans les Écritures, dans la Parole de Dieu, qu’on trouvera le soutien continuel de notre foi en Jésus. Il faut compter avec le temps, ne pas perdre patience, proclamer la Parole à temps et à contretemps » écrit saint Paul à son disciple Timothée dans l’extrait de sa lettre que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Voilà toute une mission, mais nous pouvons nous y consacrer parce que nous avons la certitude que la  «Manifestation du Christ Jésus» n’est pas une chose du passé, mais qu’elle est toujours présente, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Les bienfaits de la prière persévérante       <br />
       </span>       <br />
       Au cœur du projet de Dieu sur l’humanité, la prière persévérante s’incarnera dans des hommes et des femmes de prière.       <br />
              <br />
       Les priants et les priantes d’aujourd’hui, comme ceux et celles d’autrefois, expérimenteront petit à petit les nombreux bienfaits de la persévérance et de la ténacité dans la prière.       <br />
              <br />
       En voici trois qui me viennent à l’esprit parmi d’autres :       <br />
              <br />
       a) La prière persévérante nous sort de nous-mêmes, de notre petit monde et nous ouvre aux désirs de Dieu sur le monde. Elle nous fait  entrer dans le projet de Dieu pour l’humanité.       <br />
              <br />
       b) La prière persévérante crée un chaîne d’amour entre les priants et les priantes qui expérimentent ainsi une véritable communion de frères et sœurs tournés ensemble vers le même Père.       <br />
              <br />
       c) La prière persévérance développe une attitude fondamentale de pauvreté et d’humilié. Elle oblige à « remettre cent fois sur le métier » ses aspirations et ses désirs. Ils s’en trouvent alors purifiés et élargis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour conclure, disons ensemble cette prière (tirée de la revue Signes) :        <br />
              <br />
       « Esprit de Dieu, ‘prier sans se décourager’ qui peut le faire sans toi, fais résonner en notre cœur le nom du Père!        <br />
              <br />
       Ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers lui. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à la vie!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       En chaque croyant et croyante, déploie cette certitude où s’appuie la confiance : ‘Jésus Christ est Seigneur’. De chacun d’eux et de chacune d’elle fait un témoin de Pâques. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 octobre 2022</span>       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 octobre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le peuple d’Israël marchait à travers le désert.       <br />
           Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.       <br />
           Moïse dit alors à Josué :       <br />
       « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.       <br />
       Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,       <br />
       le bâton de Dieu à la main. »       <br />
           Josué fit ce que Moïse avait dit :       <br />
       il mena le combat contre les Amalécites.       <br />
       Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.       <br />
           Quand Moïse tenait la main levée,       <br />
       Israël était le plus fort.       <br />
       Quand il la laissait retomber,       <br />
       Amalec était le plus fort.       <br />
           Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;       <br />
       on prit une pierre, on la plaça derrière lui,       <br />
       et il s’assit dessus.       <br />
       Aaron et Hour lui soutenaient les mains,       <br />
       l’un d’un côté, l’autre de l’autre.       <br />
       Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes       <br />
       jusqu’au coucher du soleil.       <br />
           Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)       <br />
              <br />
       Je lève les yeux vers les montagnes :       <br />
       d’où le secours me viendra-t-il ?       <br />
       Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre.       <br />
              <br />
       Qu’il empêche ton pied de glisser,       <br />
       qu’il ne dorme pas, ton gardien.       <br />
       Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,       <br />
       le gardien d’Israël.       <br />
              <br />
       Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,       <br />
       se tient près de toi.       <br />
       Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,       <br />
       ni la lune, durant la nuit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur te gardera de tout mal,       <br />
       il gardera ta vie.       <br />
       Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,       <br />
       maintenant, à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            demeure ferme dans ce que tu as appris :       <br />
       de cela tu as acquis la certitude,       <br />
       sachant bien de qui tu l’as appris.       <br />
           Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :       <br />
       elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,       <br />
       en vue du salut par la foi       <br />
       que nous avons en Jésus Christ.       <br />
           Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;       <br />
       elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,       <br />
       redresser, éduquer dans la justice ;       <br />
           grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,       <br />
       équipé pour faire toute sorte de bien.       <br />
              <br />
            Devant Dieu,       <br />
       et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,       <br />
       je t’en conjure,       <br />
       au nom de sa Manifestation et de son Règne :       <br />
           proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,       <br />
       dénonce le mal,       <br />
       fais des reproches, encourage,       <br />
       toujours avec patience et souci d’instruire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. He 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples une parabole       <br />
       sur la nécessité pour eux       <br />
       de toujours prier sans se décourager :       <br />
           « Il y avait dans une ville       <br />
       un juge qui ne craignait pas Dieu       <br />
       et ne respectait pas les hommes.       <br />
           Dans cette même ville,       <br />
       il y avait une veuve qui venait lui demander :       <br />
       ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’       <br />
           Longtemps il refusa ;       <br />
       puis il se dit :       <br />
       ‘Même si je ne crains pas Dieu       <br />
       et ne respecte personne,       <br />
           comme cette veuve commence à m’ennuyer,       <br />
       je vais lui rendre justice       <br />
       pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »       <br />
           Le Seigneur ajouta :       <br />
       « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !       <br />
           Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,       <br />
       qui crient vers lui jour et nuit ?       <br />
       Les fait-il attendre ?       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       bien vite, il leur fera justice.       <br />
       Cependant, le Fils de l’homme,       <br />
       quand il viendra,       <br />
       trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/67347525-47649765.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Moise-le-juge-inique-et-la-veuve_a1086.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813546</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 3 avril 2022. Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813546-44966919.jpg?v=1648642618" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il leur laisse du temps pour manifester plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
       <!--Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».-->       <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->.  C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord, <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées--> alors qu’on a eu souvent  tendance dans le passé, comme dans le cas des personnes abusées, à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité plutôt que celui de ces personnes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 avril 2019-->       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813546-44966919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-37579706</guid>
   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Oct 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 20 octobre 2019. Textes: Exode 17, 8-13, 2 Timothée 3, 14 – 4, 2 et Luc 18, 1-8 le juge et la veuve     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/37579706-33133056.jpg?v=1569324776" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »" />
     </div>
     <div>
      Encore une histoire surprenante de Jésus qui compare Dieu à un juge inique et corrompu. Mais encore ici, comme ailleurs, cette image est là pour nous donner un message.  Ce message concerne notre façon de prier. Regardons-y de plus près       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une veuve dans le besoin et les bras étendus de Moïse</span>       <br />
              <br />
       Regardons la scène que propose Jésus. Une vieille dame veuve est dans le besoin. Elle se doit de demander l’aumône. Elle compte sur le soutien d’autrui. Elle s’adresse au juge parce que dans le peuple juif, les juges ne faisaient pas que rendre la justice, ils étaient aussi comme des répartiteurs de bienfaits. Ils jouaient un rôle social important. Ils pouvaient mettre des gens à l’écart et en privilégier d’autres. La veuve sait cela. C’est pourquoi, elle se fait si insistante. Sa persévérance aura raison du juge qui lui accorde ce qu’elle demande.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, la scène théâtrale de Moïse dont on soutient les bras les bras  nous donne aussi un exemple de persévérance dans la prière.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La leçon de ces scènes</span>       <br />
              <br />
       Jésus a raconté cette histoire pour donner une leçon, un enseignement à ses disciples et donc à nous tous ici présents. Ce message de Jésus c’est celui de la persévérance dans notre rencontre de Dieu dans la prière. La prière chrétienne ne se réduit pas aux invocations, aux prières apprises par cœur, au chapelet etc. Elle vient du fond du cœur et cherche les mots pour se dire. Ce qui est important c’est que dans notre rencontre de Dieu, nous n’ayons pas peur d’être nous-mêmes comme cette veuve démunie.        <br />
              <br />
       En effet, être soi-même devant Dieu – comme la veuve devant le juge – c’est revenir  souvent à la charge, répéter les mêmes mots, rappeler les mêmes intentions, présenter avec simplicité ses besoins ainsi que ceux des gens qu’on aime.        <br />
              <br />
       On dit que la prière est avant tout une conversation avec Dieu. Oui! une conversation qui n’a pas peur de se renouveler, de dire ce qu’on a dans le cœur et de présenter à Dieu ses demandes avec confiance et persévérance. Jésus nous l’a dit « Demandez et recevrez, frappez et l’on vous ouvrira ». (Luc 11, 9)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La foi</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire du juge et de la veuve ne se limite pas à vanter la persévérance de la veuve devant le juge inique. Jésus lui donne une conclusion qui nous surprend. « Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
       Cette phrase m’a interrogé. Mon interprétation c’est que Jésus ainsi, selon moi, ne désire pas seulement vanter la persévérance de la veuve, il veut faire ressortir la foi à toute épreuve qui l’animait et où elle a trouvé la force de persévérer. Sa foi l'a soutenue et elle n’en a pas démordu.        <br />
              <br />
       Jésus fait une transposition. Il met cette image de la veuve et du juge sur le registre de la fin des temps. La foi de la veuve est l'image de la foi en la Parole de Dieu, qui est Jésus lui-même, le Verbe de Dieu incarné qu’on appelle ici le Fils de l’homme. <!--C'est cette foi au Christ qui transporte les montages, relève les morts, guérit les aveugles et fait marcher les infirmes. -->       <br />
              <br />
       Cette foi que Jésus souhaite trouver à son retour, c’est la foi que nous portons en nous déjà. C’est pourquoi, nous nous devons de la cultiver dans une prière confiante et dans une rencontre de Dieu toujours nouvelle. Sa proximité s’est révélée tout au cours de l’histoire du Salut. Ce qu’il attend de nous c’est de ne jamais nous lasser devant lui, même lorsqu’il nous paraît absent ou sourd à nos demandes. Il y répond de la meilleure façon qui soit pour nous et pour l’Église.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, nous sommes comme la veuve devant le juge, mais notre juge est d’un autre modèle, il écoute ce qu’on  a dans le cœur, il répond à nos demandes et il les prévient même.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur d’augmenter notre foi pour que celle-ci nous permette de le rencontrer maintenant et aujourd’hui en préparation de la rencontre éternelle qui sera la nôtre avec lui un jour.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       15 octobre 2019       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le peuple d’Israël marchait à travers le désert.       <br />
           Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.       <br />
           Moïse dit alors à Josué :       <br />
       « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.       <br />
       Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,       <br />
       le bâton de Dieu à la main. »       <br />
           Josué fit ce que Moïse avait dit :       <br />
       il mena le combat contre les Amalécites.       <br />
       Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.       <br />
           Quand Moïse tenait la main levée,       <br />
       Israël était le plus fort.       <br />
       Quand il la laissait retomber,       <br />
       Amalec était le plus fort.       <br />
           Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;       <br />
       on prit une pierre, on la plaça derrière lui,       <br />
       et il s’assit dessus.       <br />
       Aaron et Hour lui soutenaient les mains,       <br />
       l’un d’un côté, l’autre de l’autre.       <br />
       Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes       <br />
       jusqu’au coucher du soleil.       <br />
           Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)       <br />
              <br />
       Je lève les yeux vers les montagnes :       <br />
       d’où le secours me viendra-t-il ?       <br />
       Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre.       <br />
              <br />
       Qu’il empêche ton pied de glisser,       <br />
       qu’il ne dorme pas, ton gardien.       <br />
       Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,       <br />
       le gardien d’Israël.       <br />
              <br />
       Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,       <br />
       se tient près de toi.       <br />
       Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,       <br />
       ni la lune, durant la nuit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur te gardera de tout mal,       <br />
       il gardera ta vie.       <br />
       Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,       <br />
       maintenant, à jamais.       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            demeure ferme dans ce que tu as appris :       <br />
       de cela tu as acquis la certitude,       <br />
       sachant bien de qui tu l’as appris.       <br />
           Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :       <br />
       elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,       <br />
       en vue du salut par la foi       <br />
       que nous avons en Jésus Christ.       <br />
           Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;       <br />
       elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,       <br />
       redresser, éduquer dans la justice ;       <br />
           grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,       <br />
       équipé pour faire toute sorte de bien.       <br />
              <br />
            Devant Dieu,       <br />
       et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,       <br />
       je t’en conjure,       <br />
       au nom de sa Manifestation et de son Règne :       <br />
           proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,       <br />
       dénonce le mal,       <br />
       fais des reproches, encourage,       <br />
       toujours avec patience et souci d’instruire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. He 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples une parabole       <br />
       sur la nécessité pour eux       <br />
       de toujours prier sans se décourager :       <br />
           « Il y avait dans une ville       <br />
       un juge qui ne craignait pas Dieu       <br />
       et ne respectait pas les hommes.       <br />
           Dans cette même ville,       <br />
       il y avait une veuve qui venait lui demander :       <br />
       ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’       <br />
           Longtemps il refusa ;       <br />
       puis il se dit :       <br />
       ‘Même si je ne crains pas Dieu       <br />
       et ne respecte personne,       <br />
           comme cette veuve commence à m’ennuyer,       <br />
       je vais lui rendre justice       <br />
       pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »       <br />
           Le Seigneur ajouta :       <br />
       « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !       <br />
           Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,       <br />
       qui crient vers lui jour et nuit ?       <br />
       Les fait-il attendre ?       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       bien vite, il leur fera justice.       <br />
       Cependant, le Fils de l’homme,       <br />
       quand il viendra,       <br />
       trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour le samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire Année C : « Rencontrer le désir de Dieu» (Luc 18, 1-8)</title>
   <pubDate>Thu, 10 Nov 2016 00:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux candidats et aspirants au diaconat permanent de Québec Séminaire de Québec 12 novembre 2016 samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire années paires par Mgr Hermann Giguère P.H., conseiller pastoral pour la formation au diaconat permanent. Textes de l'Écriture : III Jean 5-8 et Luc 18, 1-8.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/10554435-17347327.jpg?v=1478734011" alt="Homélie pour le samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire Année C : « Rencontrer le désir de Dieu» (Luc 18, 1-8)" title="Homélie pour le samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire Année C : « Rencontrer le désir de Dieu» (Luc 18, 1-8)" />
     </div>
     <div>
      Cet évangile nous surprend n’est-ce pas? Revoyons la scène.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un tableau parlant</span>       <br />
              <br />
       Un juge inique peu scrupuleux, un « grand » de ce monde, une « autorité aveugle » sans souci réel de justice.       <br />
              <br />
       Une femme, un de ces petits, de ces pauvres qu’on ne voit pas, qu’on rejette même, une « veuve » sans personne sur qui s’appuyer.       <br />
              <br />
       Et que se passe-t-il?       <br />
              <br />
       L’un fait la source oreille, l’autre revient à la charge. Elle le « tourmente » continuellement [en québécois tourmenter veut dire aussi « insister à répétition »]. Il n’y a pas de communication. Un refus de la part du juge. Et finalement, il accorde ce que la veuve demande et il répond à sa prière insistante.       <br />
              <br />
       II – Le message       <br />
              <br />
       Quel est le message à dégager de cette histoire?       <br />
              <br />
       La veuve, c’est nous, nous qui sommes invités à faire comme elle, à toujours « prier sans se décourager » comme le dit le début de l’Évangile. C’est quelque chose que nous ne pratiquons pas assez hélas!       <br />
              <br />
       Le personnage du juge nous dit quelque chose de très important pour ceux et celles qui persévèrent dans la prière. Le juge, ici, représente Dieu à qui on adresse nos prières. Dieu- est-il sourd à nos prières, se demande-t-on souvent? Sur ce point il est complètement différent du juge. Il écoute nos prières comme un Père. Il est toujours là. Mais sur un autre plan, et c’est la « pointe » de la parabole c’est-à-dire le message essentiel que Jésus veut nous faire comprendre, la « leçon » à retenir, sur ce plan Dieu est comme le juge, il exauce nos prières.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas moi qui  invente cela. C’est Jésus lui-même qui nous signale cette leçon, ce message en disant : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice » et que dit-il ‘ Je vais lui rendre justice, je vais lui accorder ce qu’elle demande’. Oui sur ce point, Dieu est comme le juge, il exauce nos prières.       <br />
              <br />
       Vous voyez, c’est la certitude d’être exaucé qui est le point essentiel de la parabole.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons être sûrs que Dieu répond à nos prières, qu’il ne manque pas à sa Parole, qu’il accomplit et réalise ce qui est bon et grand pour nous. C’est une chose que nous savons mais que nous n’expérimentons pas assez, ne vivons pas assez intensément hélas! Il le fait d’une façon mystérieuse parfois, mais il répond toujours.       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, efforçons-nous de rester branchés sur Dieu et non sur nos désirs, branchés sur le désir de Dieu, que nous accueillons pleinement. Imitons cette veuve, inlassable, persévérante, « entêtée » même, je dirais, dans une prière de foi confiance, non pas pour nous prouver que sommes capables de performer (comme un athlète qui veut gagner une médaille), non pas par peur de prendre nos responsabilités, par insécurité, mais,  parce que nous sommes sûrs que déjà, dans son amour de Père, Dieu répond, qu’il n’attend que cette foi confiante pour que sa puissance, son action se mettent à l’œuvre.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans notre célébration eucharistique de ce matin, le Seigneur a déjà mis la table pour nous  et il nous dit «  Pourquoi chercher par vous-même cette nourriture que je vous donne déjà, faites confiance à mon amour et à ma miséricorde de Père et votre panier sera bien rempli? »       <br />
              <br />
       Et en terminant faisons cette prière :        <br />
              <br />
       « Seigneur, ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers Toi. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à ajuster notre désir à tes désirs pour nous!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       Jésus, Seigneur et Sauveur, garde nous confiants et persévérants à travers les hauts et les bas de notre vie et sois pour nous le Chemin, la Vérité et la Vie, comme tt nous l’as promis. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 novembre 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/10554435-17347327.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-samedi-de-la-32e-semaine-du-Temps-ordinaire-Annee-C-Rencontrer-le-desir-de-Dieu-Luc-18-1-8_a745.html</link>
  </item>

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