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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:31:24+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 10 mars 2024. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063385-55904471.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème (Jean 3, 16).         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus du début jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 mars 2024       <br />
               <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018 et du 9 mars 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
       <!--       <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       -->       <br />
       Pour prolonger la méditation  lire ce texte de Sébastien Doane dans <span style="font-style:italic"> Interbible</span> du 5 mars 2018 :  « Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle.        <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autre citation, celle de Pascal:       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063385-55904471.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a1166.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-70682224</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Mar 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion (Année A) 2 avril 2023. Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) , Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70682224-49271615.jpg?v=1675961530" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »" />
     </div>
     <div>
      En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation,  la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu. Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’entrée triomphale Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration nous avons marché avec des palmes à la main reproduisant la foule en liesse qui accompagnait Jésus entrant à Jérusalem. Ce n’était pas seulement des palmes, mais des manteaux qu’on étendait sur son passage nous dit l’évangile que nous avons lu. Et pourtant cette entrée triomphale porte déjà un message qui nous invite à situer le triomphe de Jésus à sa vraie place qui n’est pas celle des triomphes humains ordinaires.         <br />
              <br />
       En effet, Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne.        <br />
              <br />
       Cet animal est celui des pauvres, des paysans. C’est celui du travail aux champs, des déplacements de matériel, de transport de denrées, C’est un animal de travail.  C’est une bête de service. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.       <br />
               <br />
       Il se situe dans la lignée des prophètes qui ont prédit ce Messager de Dieu pauvre et humble. Écouter ce passage du prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9, 9)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême  en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.        <br />
              <br />
       Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Le récit se déroule avec plein de détails. Il ravive en nous des images maintes fois rencontrées soit à l’occasion des lectures de la liturgie soit encore dans le visionnement de certains films comme <span style="font-style:italic"> Jésus de Nazareth</span> de Franco Zeffirelli ou <span style="font-style:italic">La Passion</span> de Mel Gibson. On peut se laisser pénétrer par ces images au point d’en garder une vision sanglante et défaitiste de la fin de la vie de Jésus. On manque alors l'essentiel.       <br />
              <br />
       Ce qui  s'est produit, c'est l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu, qui ayant été jusqu’au plus bas en souffrant sa passion,  est exalté par Dieu. Il devient ainsi, comme le dit saint Paul  dans la deuxième lecture « Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».  « C’est pourquoi Dieu l’a exalté, écrit celui-ci aux chrétiens de la ville de Philippes en Grèce : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : ‘ Jésus Christ est Seigneur’  à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 5-11)       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Entrons dans notre Semaine Sainte cette année en suivant Jésus à la trace nous laissant entraîner derrière lui sur le chemin de la Croix et de l’abandon.        <br />
              <br />
       Il nous regarde et nous dit : « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis…je donne la mienne librement pour le salut de tous… ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne…j’accepte d’être l’Agneau immolé pour le salut du monde, je me charge du poids de vos péchés, ils sont sur mon dos avec la croix. » (d’après Jean 15, 13, Jean 10, 18 et Isaïe 53, 7).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merci, Seigneur, d'avoir versé telle goutte de sang pour moi. Tu m'as porté avec toi et tu m'as offert au Père. Tu le refais dans cette Eucharistie qui est le mémorial de ta mort et de ta résurrection. Que cette Eucharistie me donne la grâce d’entrer avec toi sur la voie de l'abandon à la volonté de Dieu, sûr de ta présence avec nous dans ces signes du Pain et du Vin consacrés, devenus ton Corps donné et ton Sang versé pour moi et pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 avril 2017-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur" (Mt 21, 1-11)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,       <br />
       arrivèrent en vue de Bethphagé,       <br />
       sur les pentes du mont des Oliviers.       <br />
       Alors Jésus envoya deux disciples       <br />
                   en leur disant :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous ;       <br />
       vous trouverez aussitôt une ânesse attachée       <br />
       et son petit avec elle.       <br />
       Détachez-les et amenez-les moi.       <br />
           Et si l’on vous dit quelque chose,       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin’.       <br />
       Et aussitôt on les laissera partir. »       <br />
           Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :       <br />
           Dites à la fille de Sion :       <br />
       Voici ton roi qui vient vers toi,       <br />
       plein de douceur,       <br />
       monté sur une ânesse et un petit âne,       <br />
       le petit d’une bête de somme.       <br />
              <br />
           Les disciples partirent       <br />
       et firent ce que Jésus leur avait ordonné.       <br />
           Ils amenèrent l’ânesse et son petit,       <br />
       disposèrent sur eux leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
           Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;       <br />
       d’autres coupaient des branches aux arbres       <br />
       et en jonchaient la route.       <br />
           Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient       <br />
       criaient :       <br />
       « Hosanna au fils de David !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
           Comme Jésus entrait à Jérusalem,       <br />
       toute la ville fut en proie à l’agitation,       <br />
       et disait :       <br />
       « Qui est cet homme ? »       <br />
           Et les foules répondaient :       <br />
       « C’est le prophète Jésus,       <br />
       de Nazareth en Galilée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. En ce temps-là,       <br />
           l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,       <br />
       se rendit chez les grands prêtres       <br />
           et leur dit :       <br />
       D. « Que voulez-vous me donner,       <br />
       si je vous le livre ? »       <br />
              <br />
       L. Ils lui remirent trente pièces d’argent.       <br />
           Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable       <br />
       pour le livrer.       <br />
           Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs       <br />
       pour manger la Pâque ? »       <br />
           L. Il leur dit :       <br />
       X.  « Allez à la ville, chez un tel,       <br />
       et dites-lui :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Mon temps est proche ;       <br />
       c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque       <br />
       avec mes disciples.’ »       <br />
           L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       Jésus se trouvait à table avec les Douze.       <br />
           Pendant le repas, il déclara :       <br />
       X.  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous va me livrer. »       <br />
           L. Profondément attristés,       <br />
       ils se mirent à lui demander, chacun son tour :       <br />
       D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »       <br />
           L. Prenant la parole, il dit :       <br />
       X.  « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,       <br />
       celui-là va me livrer.       <br />
           Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
           L. Judas, celui qui le livrait,       <br />
       prit la parole :       <br />
       D. « Rabbi, serait-ce moi ? »       <br />
       L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit ! »       <br />
              <br />
           L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :       <br />
       X.  « Prenez, mangez :       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
           L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna, en disant :       <br />
       X.  « Buvez-en tous,       <br />
           car ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude       <br />
       en rémission des péchés.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous       <br />
       dans le royaume de mon Père. »       <br />
              <br />
           L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
           Alors Jésus leur dit :       <br />
       X.  « Cette nuit,       <br />
       je serai pour vous tous une occasion de chute ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis du troupeau seront dispersées.       <br />
           Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
           L. Prenant la parole, Pierre lui dit :       <br />
       D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi,       <br />
       moi, je ne tomberai jamais. »       <br />
           L. Jésus lui répondit :       <br />
       X.  « Amen, je te le dis :       <br />
       cette nuit même, avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous les disciples dirent de même.       <br />
              <br />
           Alors Jésus parvient avec eux       <br />
       à un domaine appelé Gethsémani       <br />
       et leur dit :       <br />
       X.  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais là-bas pour prier. »       <br />
           L. Il emmena Pierre,       <br />
       ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,       <br />
       et il commença à ressentir tristesse et angoisse.       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       X.  « Mon âme est triste à en mourir.       <br />
       Restez ici et veillez avec moi. »       <br />
           L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tomba face contre terre en priant,       <br />
       et il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       s’il est possible,       <br />
       que cette coupe passe loin de moi !       <br />
       Cependant, non pas comme moi, je veux,       <br />
       mais comme toi, tu veux. »       <br />
           L. Puis il revient vers ses disciples       <br />
       et les trouve endormis ;       <br />
       il dit à Pierre :       <br />
       X.  « Ainsi, vous n’avez pas eu la force       <br />
       de veiller seulement une heure avec moi ?       <br />
           Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
           L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       si cette coupe ne peut passer       <br />
       sans que je la boive,       <br />
       que ta volonté soit faite ! »       <br />
           L. Revenu près des disciples,       <br />
       de nouveau il les trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient lourds de sommeil.       <br />
           Les laissant, de nouveau il s’éloigna       <br />
       et pria pour la troisième fois,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
           Alors il revient vers les disciples et leur dit :       <br />
       X.  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       Voici qu’elle est proche, l’heure       <br />
       où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.       <br />
           Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
           L. Jésus parlait encore,       <br />
       lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,       <br />
       et avec lui une grande foule       <br />
       armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.       <br />
           Celui qui le livrait leur avait donné un signe :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui :       <br />
       arrêtez-le. »       <br />
           L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :       <br />
       D. « Salut, Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »       <br />
       L. Alors ils s’approchèrent,       <br />
       mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.       <br />
           L’un de ceux qui étaient avec Jésus,       <br />
       portant la main à son épée,       <br />
       la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
           Alors Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Rentre ton épée,       <br />
       car tous ceux qui prennent l’épée       <br />
       périront par l’épée.       <br />
           Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?       <br />
       Il mettrait aussitôt à ma disposition       <br />
       plus de douze légions d’anges.       <br />
           Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures       <br />
       selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »       <br />
           L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :       <br />
       X.  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
       Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté. »       <br />
           L. Mais tout cela est arrivé       <br />
       pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.       <br />
       Alors tous les disciples l’abandonnèrent       <br />
       et s’enfuirent.       <br />
              <br />
           Ceux qui avaient arrêté Jésus       <br />
       l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre,       <br />
       chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.       <br />
           Quant à Pierre, il le suivait à distance,       <br />
       jusqu’au palais du grand prêtre ;       <br />
       il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs       <br />
       pour voir comment cela finirait.       <br />
           Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un faux témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Ils n’en trouvèrent pas ;       <br />
       pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés.       <br />
       Finalement il s’en présenta deux,       <br />
           qui déclarèrent :       <br />
       A. « Celui-là a dit :       <br />
       ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu       <br />
       et, en trois jours, le rebâtir.’ »       <br />
           L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus gardait le silence.       <br />
       Le grand prêtre lui dit :       <br />
       A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant,       <br />
       de nous dire si c’est toi qui es le Christ,       <br />
       le Fils de Dieu. »       <br />
           L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit !       <br />
       En tout cas, je vous le déclare :       <br />
       désormais vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant       <br />
       et venir sur les nuées du ciel. »       <br />
           L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :       <br />
       A. « Il a blasphémé !       <br />
       Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
       Vous venez d’entendre le blasphème !       <br />
           Quel est votre avis ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Il mérite la mort. »       <br />
           L. Alors ils lui crachèrent au visage       <br />
       et le giflèrent ;       <br />
       d’autres le rouèrent de coups       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Fais-nous le prophète, ô Christ !       <br />
       Qui t’a frappé ? »       <br />
              <br />
           L. Cependant Pierre était assis       <br />
       dehors dans la cour.       <br />
       Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »       <br />
           L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :       <br />
       D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »       <br />
          L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail       <br />
       et elle dit à ceux qui étaient là :       <br />
       A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »       <br />
           L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
           L. Peu après, ceux qui se tenaient là       <br />
       s’approchèrent et dirent à Pierre :       <br />
       A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »       <br />
           L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
       L. Et aussitôt un coq chanta.       <br />
           Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
        Le matin venu,       <br />
       tous les grands prêtres et les anciens du peuple       <br />
       tinrent conseil contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Après l’avoir ligoté,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.       <br />
              <br />
           Alors, en voyant que Jésus était condamné,       <br />
       Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ;       <br />
       il rendit les trente pièces d’argent       <br />
       aux grands prêtres et aux anciens.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »       <br />
       L. Ils répliquèrent :       <br />
       A. « Que nous importe ?       <br />
       Cela te regarde ! »       <br />
           L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple,       <br />
       il se retira et alla se pendre.       <br />
           Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :       <br />
       A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor,       <br />
       puisque c’est le prix du sang. »       <br />
           Après avoir tenu conseil,       <br />
       ils achetèrent avec cette somme le champ du potier       <br />
       pour y enterrer les étrangers.       <br />
           Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour       <br />
       le Champ-du-Sang.       <br />
           Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :       <br />
       Ils ramassèrent les trente pièces d’argent,       <br />
       le prix de celui qui fut mis à prix,       <br />
       le prix fixé par les fils d’Israël,       <br />
           et ils les donnèrent pour le champ du potier,       <br />
       comme le Seigneur me l’avait ordonné.           <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
              <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin.       <br />
       Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.       <br />
           Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques et de Joseph,       <br />
       et la mère des fils de Zébédée.       <br />
              <br />
           Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie,       <br />
       qui s’appelait Joseph,       <br />
       et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.       <br />
           Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.       <br />
       Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.       <br />
           Prenant le corps,       <br />
       Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,       <br />
           et le déposa dans le tombeau neuf       <br />
       qu’il s’était fait creuser dans le roc.       <br />
       Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau       <br />
       et s’en alla.       <br />
           Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là,       <br />
       assises en face du sépulcre.       <br />
              <br />
           Le lendemain, après le jour de la Préparation,       <br />
       les grands prêtres et les pharisiens       <br />
       s’assemblèrent chez Pilate,       <br />
           en disant :       <br />
       A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé       <br />
       que cet imposteur a dit, de son vivant :       <br />
       ‘Trois jours après, je ressusciterai.’       <br />
       Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé       <br />
       jusqu’au troisième jour,       <br />
       de peur que ses disciples ne viennent voler le corps       <br />
       et ne disent au peuple :       <br />
       ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’       <br />
       Cette dernière imposture serait pire que la première. »       <br />
           L. Pilate leur déclara :       <br />
       A. « Vous avez une garde.       <br />
       Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »       <br />
              <br />
           L. Ils partirent donc       <br />
       et assurèrent la surveillance du sépulcre       <br />
       en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X. = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit.       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-Annee-A-La-gloire-et-la-croix_a1112.html</link>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Séminaire le 14 mars 2021. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52796937-40141373.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème.         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus à partir de la Cène jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
        9 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et lire ce texte de Sébastien Doane dans Interbible du 5 mars 2018 :  " Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle. '       <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père. -->       <br />
       <!--   -->       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Apr 2017 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »Homélie pour le Dimanche des Rameaux (Année A) 9 avril 2017 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) , Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/11366283-18952958.jpg?v=1489449441" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »" />
     </div>
     <div>
      En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation,  la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu. Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’entrée triomphale Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration nous avons marché avec des palmes à la main reproduisant la foule en liesse qui accompagnait Jésus entrant à Jérusalem. Ce n’était pas seulement des palmes, mais des manteaux qu’on étendait sur son passage nous dit l’évangile que nous avons lu. Et pourtant cette entrée triomphale porte déjà un message qui nous invite à situer le triomphe de Jésus à sa vraie place qui n’est pas celle des triomphes humains ordinaires.         <br />
              <br />
       En effet, Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne.        <br />
              <br />
       Cet animal est celui des pauvres, des paysans. C’est celui du travail aux champs, des déplacements de matériel, de transport de denrées, C’est un animal de travail.  C’est une bête de service. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.       <br />
               <br />
       Il se situe dans la lignée des prophètes qui ont prédit ce Messager de Dieu pauvre et humble. Écouter ce passage du prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9, 9)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême  en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.        <br />
              <br />
       Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Le récit se déroule avec plein de détails. Il ravive en nous des images maintes fois rencontrées soit à l’occasion des lectures de la liturgie soit encore dans le visionnement de certains films comme <span style="font-style:italic"> Jésus de Nazareth</span> de Franco Zeffirelli ou <span style="font-style:italic">La Passion</span> de Mel Gibson. On peut se laisser pénétrer par ces images au point d’en garder une vision sanglante et défaitiste de la fin de la vie de Jésus. On manque alors l'essentiel.       <br />
              <br />
       Ce qui  s'est produit, c'est l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu, qui ayant été jusqu’au plus bas en souffrant sa passion,  est exalté par Dieu. Il devient ainsi, comme le dit saint Paul  dans la deuxième lecture « Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».  «C’est pourquoi Dieu l’a exalté, écrit celui-ci aux chrétiens de la ville de Philippes en Grèce : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : ‘ Jésus Christ est Seigneur’  à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 5-11).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Entrons dans notre Semaine Sainte cette année en suivant Jésus à la trace nous laissant entraîner derrière lui sur le chemin de la Croix et de l’abandon.        <br />
              <br />
       Il nous regarde et nous dit : « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis…je donne la mienne librement pour le salut de tous… ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne…j’accepte d’être l’Agneau immolé pour le salut du monde, je me charge du poids de vos péchés, ils sont sur mon dos avec la croix. » (d’après Jean 15, 13, Jean 10, 18 et Isaïe 53, 7).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merci, Seigneur, d'avoir versé telle goutte de sang pour moi. Tu m'as porté avec toi et tu m'as offert au Père. Tu le refais dans cette Eucharistie qui est le mémorial de ta mort et de ta résurrection. Que cette Eucharistie me donne la grâce d’entrer avec toi sur la voie de l'abandon à la volonté de Dieu, sûr de ta présence avec nous dans ces signes du Pain et du Vin consacrés, devenus ton Corps donné et ton Sang versé pour moi et pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 avril 2017       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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