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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-09T18:25:46+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du Carême (Année A) 26 mars 2023. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238278-49012640.jpg?v=1675947939" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" />
     </div>
     <div>
      La résurrection de Lazare est le dernier des signes que rapporte saint Jean avant la Passion de Jésus. Ce signe annonce la Résurrection de Jésus. Il la préfigure. Il en est comme l’avant-première. Il nous permet ainsi de saisir l’essentiel de notre Baptême qui nous fait passer avec Jésus de la mort à la vie. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » dit Saint Paul  (Romains 14, 7).         <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots l’enseignement que nous pouvons retenir de cet épisode des plus parlants de la vie de Jésus qui vient de nous être rappelé. Arrêtons-nous un peu plus longtemps pour le méditer.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Dans ce récit de la résurrection de Lazare nous avons plusieurs personnes qui sont mises en scène Marthe, Marie, les amis, Lazare et Jésus bien sûr. On est entraîné dans une scène de la vie courante. Jésus est au milieu de gens qui l’aiment et qu’il aime, de gens éprouvés par la peine, de gens qui se questionnent sur les événements qu’ils vivent, éprouvés par la perte d’un être cher.       <br />
              <br />
       C’est une chose qui m’a frappé dans ce récit. Jésus est ici dans  une grande famille, dans un groupe auquel il se rattache par des liens d’amitié, par une convivialité répétée. Jésus n’apparaît pas comme quelqu’un au-dessus des autres ou séparé de leurs préoccupations. Il est inséré dans la vie humaine ordinaire. C’est cela le mystère de l’Incarnation. Il est vraiment humain. Il a des amis, il pleure la mort de l’un d’eux, il console sa famille…et il fera pour elle un geste extraordinaire où se révèle sa nature divine, sa proximité particulière avec Dieu. Ce qu’il fait n’est pas prévu et surprend tout le monde. Il fait revenir son ami Lazare à la vie.       <br />
              <br />
       Mais avant ce signe éclatant, il prend le temps d’en donner le sens et de l’expliquer. Ce qui nous vaut  le magnifique dialogue avec Marthe qui précède la résurrection de son frère. Jésus ainsi veut que les gens autour de lui ne se laissent pas prendre uniquement par le miracle qui suivra, mais par son sens et sa signification pour leur foi.       <br />
              <br />
       Les miracles de Jésus pour l’évangéliste saint Jean sont toujours des signes de sa mission. Vous vous souvenez de celui de Cana où il change l’eau en vin. Le récit qui en est fait se termine par ces mots « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.» (Jean 2, 11).  Celui de la résurrection de Lazare est le dernier des signes que fait Jésus avant de passer de ce monde au Père, avant sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce dialogue de Jésus avec Marthe à l’entrée du village alors qu’il arrive à Béthanie où Marthe et Marie l’attendent depuis quelques jours.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens du signe de la résurrection de Lazare</span>       <br />
              <br />
       Marthe commence par un doux reproche à Jésus « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » et elle continue en lui exprimant une confiance absolue : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui répond en lui annonçant que  son frère ressuscitera, ce qui ne surprend pas Marthe qui croit déjà à la résurrection des morts et qui dit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ».       <br />
              <br />
       La réponse qui suit de la part de Jésus, en plus d’être inattendue pour elle, est renversante. Jésus lui demande un acte de foi totale. Il se révèle à elle en disant « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Et il la provoque directement en lui demandant « Crois-tu cela? ».        <br />
              <br />
       Marthe fait ici la plus belle profession de foi qui puisse se faire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». On peut penser que depuis le temps qu’ils connaissaient Jésus, Marthe ainsi que  sa sœur Marie et son frère Lazare avaient saisi avec les yeux de la foi ce qu’était profondément cet ami qu’ils aimaient bien. Ils l’avaient entendu prêcher. Ses paroles les avaient remués. Ils  les avaient méditées dans leur cœur et pour eux son caractère divin ne faisait pas de doute. C’est ce que Marthe exprime avec tout son cœur.       <br />
              <br />
       Le dialogue avec Marthe se complète avec l’arrivée de Marie, sa sœur, toute éplorée, qui y va, elle aussi, d’un doux reproche comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus continue son chemin et parvenu au tombeau, il rend grâces au Père et le miracle se produit. Lazare revient à la vie. Il sort de son tombeau, comme Jésus sortira du tombeau le troisième jour après la Passion.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application au Baptême</span>       <br />
              <br />
       Ce miracle, ce signe, est l’annonce de la résurrection de Jésus qui passe de la mort à la vie et aussi de notre Baptême. Le Baptême est un passage, en effet. Par le Baptême, nous sommes ensevelis avec le Christ et avec lui nous naissons à une vie nouvelle dans l’Esprit. C’est ce que signifie bien le baptême par immersion que font nos frères orthodoxes et que nous ne faisons plus, nous contentant de verser de l’eau sur la tête de la personne qui est baptisée, alors que nos frères orthodoxes, comme les premiers chrétiens, plongent la personne baptisée dans une cuve d’eau ou dans un ruisseau. Le symbolisme de la naissance à une vie nouvelle est ainsi beaucoup plus parlant.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit,  être baptisé c’est mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, c’est passer de la vie ancienne à la vie nouvelle avec le Christ vivant totalement pour Dieu.  « Car il est mort, et c`est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » (Romains 6, 10).       <br />
              <br />
       Notre itinéraire baptismal éclairé cette année par trois grands récits : celui de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et aujourd’hui celui de la résurrection de Lazare nous  a permis de nous préparer de façon remarquable à la Semaine Sainte où nous suivrons Jésus dans les derniers jours de sa vie. Être baptisé, en effet, c’est suivre Jésus, marcher sur ses traces et entrer avec lui dans le Dessein de Salut de Dieu pour l’humanité tout entière. Avec lui nous portons les péchés du monde, avec lui nous ressusciterons, avec lui nous verrons Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie aujourd’hui soit pour nous une nouvelle occasion de faire comme Marthe une profession de foi totale en Jésus en lui disant : « Oui, Seigneur,  je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 mars 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238278-49012640.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-42789660</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » </title>
   <pubDate>Tue, 24 Mar 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du carême Année A 29 mars 2020. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42789660-35548099.jpg?v=1581728642" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » " title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de la résurrection de Lazare est un des récits les plus spectaculaires de l’évangile avec celui de la tempête apaisée par Jésus (cf. <span style="font-style:italic">Marc</span> 4, 35- 41, <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 8, 23-27, <span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 22-25). Ces deux récits poursuivent le même but à savoir nous montrer que pour Jésus, notre Seigneur et notre Sauveur, les limites habituelles n’existent pas. La puissance de la grâce de Dieu qu’il apporte au monde franchit tous les obstacles. Il n’y a plus  de barrières si la foi est au rendez-vous.       <br />
              <br />
       Voilà, sommairement dit, le message qu’on peut retenir de l’évangile de ce dimanche. Mais prenons le temps d’y regarder de plus près, si vous le voulez bien, car le récit de la résurrection de Lazare comporte pour nous aujourd'hui un enseignement très adapté à nos communautés chrétiennes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Trop tard</span>       <br />
              <br />
       Sans entrer dans les détails de ce récit, je retiens un point qui m’a frappé et qui est repris par divers auteurs aujourd’hui comme le Père Martin Werlen, ancien abbé d’Einsiedeln en Suisse (référence à la fin). Ce que j’ai retenu c’est que Jésus arrive trop tard sur les lieux. Marthe ne se gêne pas pour le lui faire remarquer : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » De son côté, Jésus ne se presse pas pour entrer en action : « Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.  Puis, après cela, il dit aux disciples : ‘‘Revenons en Judée’’ ».       <br />
              <br />
       Cette mise en scène du récit n’est pas anodine. Elle nous fait penser au premier miracle de Jésus à Cana où Marie lui fait remarquer qu’il n’y a plus de vin… trop tard pour les invités qui  en redemandent (cf. <span style="font-style:italic">Jean </span>2, 8-10).       <br />
              <br />
       Ce thème du « trop tard » parcourt plusieurs récits des évangiles et il est riche d’enseignement pour nous. Dans tous le cas, il est associé à une démarche de foi dans le Dieu de l’impossible comme Jésus le dit a ses disciples incrédules : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »  (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 27)        <br />
              <br />
       Tout est possible pour Dieu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une foi sans retenue</span>       <br />
              <br />
       Le retard de Jésus à se rendre à Béthanie alors qu’on lui a annoncé la maladie de son ami Lazare prépare une venue qui sera l’occasion d’un message essentiel pour la vie des disciples. C’est dans la conversation avec Marthe qu’il ressort le mieux.        <br />
              <br />
       Celle-ci est peinée de la disparition de son frère. Elle le dit simplement à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ». Et la conversation continue pour se terminer par une profession de foi de Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
              <br />
       Nous y sommes. Dans cette réponse de Marthe nous avons une profession de foi absolue où elle s’en remet totalement à Dieu et reconnait en Jésus son Envoyé. Elle ne met aucune limite à sa foi. Elle ne pose pas de questions. Elle fait confiance à une personne. Cette personne est Jésus qu’on voit tout ému et qui pleure. Ses liens humains sont bien réels, mais il porte en lui la puissance de Dieu. Il la manifestera pour ressusciter son ami Lazare.        <br />
              <br />
       Pour Dieu, il n’est jamais trop tard.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques mots ont cherché dans ce récit un message adapté à notre Église aujourd’hui. Celui-ci touche surtout les Églises qui sont en perte de vitesse. On a l’habitude de dire qu’il est minuit moins cinq pour ces Églises et qu’il faut au plus vite se mettre à l’œuvre. Ce qu’on fait en inventant des moyens de rassemblement nouveaux, des techniques de leadership, des suivis bien planifiés etc. et pourtant le temps passe. Rien ne permet de l’arrêter.        <br />
              <br />
       N’est-on pas plutôt dans la situation où Jésus se retrouve avec Lazare ? Il est trop tard. Il n’est plus minuit moins cinq, mais minuit et cinq. C’est dans cette situation que le Dieu de l’impossible se révèle. Ce qui paraît mort ne l’est pas vraiment, ce qui est passé n’est pas disparu, ce qui a rassemblé n’est pas mort. Ce qui manque c’est la foi en l’action toujours vivante du Dieu de l’impossible. C’est lorsque tout semble perdu, lorsqu’il est trop tard du point de vue de nos regards humains, que  la grâce de Dieu éclate sans retenue. Le prophète Ézéchiel nous le rappelle dans la première lecture : « Quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple !  Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ».       <br />
              <br />
       Cet abandon confiant n’est pas du défaitisme. Il nous met sur la bonne voie, celle de la foi qui, non seulement s’exprime dans des rites ou des instituions, mais dans une relation personnelle avec celui en qui on met sa confiance. Cette relation personnelle se vivra en nous faisant sortir de nos étroitesses et de nos projets à courte vue. Cette relation personnelle sera une relation d’amour, de confiance et d’abandon. C’est une relation qui fait vivre comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous ».       <br />
               <br />
       Jésus a vécu profondément un abandon total à Dieu toute sa vie et, ici devant le tombeau de Lazare, de façon exceptionnelle la réponse de Dieu éclate devant tout  le monde lorsque Lazare sort du tombeau. L’abandon total de Jésus se terminera sur la croix, mais alors que c’est trop tard pour la plupart de ses disciples, le matin de Pâques la situation est retournée. Il est ressuscité. Il a franchi les limites de la mort et il est vivant pour nous sauver.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pourrait-il pas aujourd’hui faire la même chose avec nos communautés chrétiennes, particulièrement celles qui sont démunies et appauvries de toutes sortes façons ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce récit de la résurrection de Lazare nous provoque à un surplus de foi dans une époque où se manifeste l’incroyance sous toutes ses formes et où même les personnes croyantes se laissent séduire par l’air ambiant.        <br />
              <br />
       Associons-nous de façon spéciale ce matin aux personnes qui se préparent au baptême, les catéchumènes. Normalement, elles seraient  baptisées la Nuit de Pâques mais à cause de la crise du coronavirus qui a chamboulé leur préparation et qui limite les rassemblements, il en sera autrement cette année. L’évangile de la résurrection de Lazare préfigure ce que sera le baptême pour elles : le passage de la mort à la vie.        <br />
              <br />
       Pour elles comme pour nous, le « trop tard » nous permet d’aller avec confiance vers le Dieu qui peut tout. Le « minuit et cinq » se transforme en une résurrection semblable à celle de Lazare. C’est Lui, Jésus,  le Roi et le Maître, qui décide de relever ce qui est mort et de le transformer en vie éternelle.        <br />
              <br />
       Entrons avec joie dans ce monde de la vie en plénitude qui est commencée en nous par le baptême.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 mars 2020       <br />
              <br />
       ___________________________________       <br />
              <br />
       Martin Werden, <span style="font-style:italic">Trop tard! Une provocation pour l'Église Une espérance pour tous</span>, Éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice (Suisse), 2019, 216 pp.        <br />
              <br />
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      LECTURES DE LA MESSE du 5e dimanche du Carême Année A        <br />
               <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/42789660-35548099.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Seigneur-si-tu-avais-ete-ici_a943.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »</title>
   <pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 29 septembre 2019 . Textes: Amos 6, 1a.4-7, I Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/34107779-31263318.jpg?v=1558816814" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C  « L'homme riche et le pauvre Lazare »" />
     </div>
     <div>
      Vous le savez sans doute. Le choix des lectures à la messe le dimanche n’est pas fait au hasard. En principe, la première lecture tirée de l’Ancien Testament est choisie en fonction du texte retenu pour l’évangile.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, cet arrimage est des plus réussis. Les diatribes du prophète Amos (vers 750 avant Jésus-Christ) donnent le même message sept cent ans  plus tôt que celui de la parabole célèbre du riche et du pauvre Lazare qu’on vient d’entendre.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un message qui a traversé les siècles</span>       <br />
              <br />
       Dans les deux cas,  ce qui est dénoncé, c’est l’appropriation des biens sans aucun sens de leur relativité. C’est d'en faire le seul but de la vie, de les regarder comme le but ultime de la vie.        <br />
              <br />
       Ce chemin est ici non seulement condamné, mais il est décrit comme un chemin sans issue, ou plutôt avec un issue fatale. Ceux qui vivent bien tranquilles et ceux qui se croient en sécurité « couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans » annonce Amos « vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus ». Leur futur, prédit le prophète Amos, est un futur de douleurs et de souffrances loin des leurs dans le malheur.        <br />
              <br />
       Saint Luc décrit quelque chose de semblable pour le riche dont il raconte l'histoire. Il utilise des images bien connues de son temps. Il le voit dans le sein d’Abraham, sa vie étant terminée ici-bas. Il le présente dans une situation de souffrances et de regrets.  Sa nouvelle vie est loin de celle du pauvre Lazare qui était au pied de sa table et qu'il voit maintenant tout près d'Abraham.        <br />
              <br />
       Le riche qui n’a pas de nom en est tellement renversé qu’il sollicite même le pauvre Lazare qu’il méprisait de son vivant pour intervenir en sa faveur. Il veut éviter à ses frères le même sort que le sien.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une continuité de l’ici-bas à l’au-delà</span>       <br />
              <br />
       Ce qu’on peut retenir ici, c’est ceci. En voyant les sorts des vautrés et celui du riche de la parabole dans l'au-delà,  on réalise qu’il y a un lien entre notre vie ici-bas et notre futur dans la vie éternelle. Celle-ci n’est pas une récompense sans contribution de notre part. Elle n'est pas un simple renversement de situation. Elle éternise,  pourrait-on dire, ce qu’on a été ici-bas.        <br />
              <br />
       Ainsi, si on a mis touts ses efforts pour jouir en tout des biens terrestres et sans préoccupation autre, on a comme fermé l’ouverture aux réalités spirituelles et il n'y a rien qui se passera  pour nous. Si, au contraire, on a été dans l’accueil et dans le respect de soi-même malgré les limites de nos vies, là il y a place pour un futur ensoleillé comme celui du pauvre Lazare qui dans sa pauvreté a su  être lui-même dans une vie que Dieu a remplie de sa présence.        <br />
              <br />
       Saint Luc ne fait dire aucun mot à Lazare. Il se contente de le présenter comme ce pauvre qui fait partie des pauvres dont Jésus dit qu’ils hériteront du Royaume des cieux. Sa pauvreté, avant d’être un fait économique, est un état d’accueil et une présence à plus grand que lui. Sa pauvreté est faite de la richesse de Dieu.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La  Parole de Dieu qui fait vivre</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce surplus de sens dans nos vies si nous ne voulons pas comme le riche nous refermer sur les biens qui passent ?       <br />
                <br />
       La réponse nous est donnée clairement par la conclusion de la parabole lorsque Dieu refuse que le riche revienne sur terre pour avertir  ses frères, en lui expliquant que cela ne servirait à rien car ils ne le croiraient pas. Ils ont déjà les indicateurs tout trouvés pour répondre à leurs questionnements  et à leurs interrogations. C’est   Moïse et les Prophètes ce qui veut dire pour nous la Parole de Dieu contenue dans les Saintes Écritures. Il n’est pas nécessaire de chercher de midi à quatorze heures.  Le message est clair « Ouvrez la Parole de Dieu, et vous  trouverez les indications pour vous guider sur le chemin qui mène à l’héritage de la vie éternelle que vous partagerez avec Dieu comme le pauvre Lazare ».       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est comme une lampe sur nos pas (cf. <span style="font-style:italic">Psaume 109, 105</span>). Elle éclaire et elle nourrit ceux et celles qui se donnent la peine de l’écouter et de l’entendre.  Cela se fait directement et de bien des façons : seul en la lisant et en la méditant, en communauté comme on le fait ce matin dans la liturgie, dans de petits groupes de partage etc. Ce qui compte c’est de laisser place à l’Esprit Saint pour que cette Parole de Dieu entre en nous avec sa force et sa puissance uniques, une force transformante et une puissance qui annoncent que Jésus est celui qui est lui-même la Parole de Dieu incarnée et qu'il est toujours vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces lectures d’aujourd’hui  sont une invitation à mettre dans nos vies la foi et l’écoute de la Parole de Dieu. Nous avons un choix à faire qui influencera notre futur. Ce choix se fait non pas par nos savoirs et nos connaissances, mais il se fait dans la foi à une personne qui est Jésus que je décide de suivre. Il nous offre d’être le Seigneur de nos vies et ainsi il nous introduira derrière lui dans le sein d’Abraham avec les élus qui trouvent auprès du Père une demeure éternelle que je nous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 septembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
              <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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