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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:03:49+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)</title>
   <pubDate>Wed, 13 Feb 2013 23:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Roberge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Résumé de l'homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 13 février 2013 Année C, par le Supérieur général, monsieur le chanoine Jacques Roberge. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5226886-7799587.jpg?v=1360797392" alt="Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)" title="Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)" />
     </div>
     <div>
      Encore un autre carême qui commence... Un autre de plus, et qu'est que ça peut bien changer, serions-nous tentés  peut-être de dire. C'est vrai que nous en avons vu passer plusieurs de ces carêmes, et nous avons peut-être  l'impression que malgré le sérieux avec lequel nous avons !  vécu ce temps liturgique, nous avons souvent l'impression ;' d'en être toujours au même point.  Et pourtant, l'Église nous relance son invitation à chaque année, un peu comme l'entraineur invite ses athlètes à l'entraînement. L'athlète sérieux sait qu'il doit mettre  beaucoup d'effort à l'exercice, il sait que ses performances ne vont pas changer du jour au lendemain; et pourtant, il ne se lasse pas de s'entraîner parce qu'il veut s'améliorer  graduellement, il veut devenir meilleur et il garde toujours l'espoir de finir la course quelques fractions de seconde avant le deuxième.  Pour nous chrétiens, prêtres par surcroit, l'objectif de notre entraînement du carême, c'est devenir de meilleurs  disciples, de nous rapprocher du Seigneur, de raffermir notre amitié avec Lui. Et les grands exercices  recommandés pour nous entraîner à devenir de meilleurs disciples, ce sont le partage, la prière et le jeune ou la pénitence.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'aumône ou le partage</span>       <br />
              <br />
       Être un bon disciple, c'est tenter d'imiter Jésus qui est Dieu qui s'est rendu visible à nos yeux. Or Dieu, c'est celui qui donne sans compter, qui donne sans mesure...  Apprendre à être fils, c'est donc apprendre à ressembler à Dieu notre Père, ou encore à ressembler à Jésus son Fils,  c'est apprendre à donner, à partager, et cela, dans la gratuité la plus totale.  Donner sans attendre en retour. . .  Donner discrètement, dans le secret, de manière à n'en tirer aucune gloire personnelle devant les hommes...  L'aumône, le partage, c'est le visage de la charité. C'est  l'expression concrète de l'amour envers l'autre qui est dans le besoin.  En ce début de carême, prendre la route de l'évangile, c'est redécouvrir la joie de partager, de donner sans rien attendre en retour.       <br />
                <br />
       <span style="font-style:italic">La prière</span>       <br />
              <br />
       Si l'aumône nous met directement en relation avec nos frères et sœurs, la prière nous met en présence de Dieu. Elle est aussi essentielle à notre vie spirituelle que l'oxygène à nos poumons.  Prier, c'est se tenir en présence de Dieu, c'est se rendre disponible à sa grâce, à l'action de son Esprit.  Comment vivre comme des disciples, comment vivre  comme des enfants de Dieu sans nous tourner souvent vers notre Père, sans contempler son Fils Jésus, sans le fréquenter régulièrement dans la prière?  La prière, c'est le chemin que Dieu emprunte pour  évangéliser nos cœurs, pour les transformer, les faire  grandir dans son amour et l'amour de nos proches. :;'  Prier, c'est accepter que Dieu porte son regard sur nous, sur notre vie, c'est risquer de le laisser entrer dans notre maison pour qu'il y fasse sa demeure et qu'il devienne  notre maître de vie. '  Il n'y a pas de vie de foi, de vie spirituelle, et encore moins de vie sacerdotale sans prière. Demandons au Seigneur durant ce carême de nous faire redécouvrir la prière et de  1  nous en donner le goût.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne ou la pénitence</span>       <br />
              <br />
       Le jeûne, la pénitence, les privations, les sacrifices...  Voilà des mots qui ne sont pas très populaires dans une société d'abondance comme la nôtre où on a perdu 1 'habitude de se priver de ce dont on a envie.  Pourquoi se priver, pourquoi jeûner, faire pénitence? Dans le jeûne, la pénitence, les privations, il y a toujours un effort pour maîtriser ses appétits sensibles, même les  plus légitimes. C'est une forme d'exercice, de discipline, d'apprentissage à la maîtrise de soi. Il est important dans la vie d'apprendre à maîtriser ses désirs, d'apprendre à se priver volontairement de certains biens, non pas pour satisfaire quelques penchants masochistes, mais pour  1pouvoir partager ces biens avec les autres. Les fruits de  nos privations peuvent donc servir à faire l'aumône, et  : ouvrir ainsi un chemin vers nos frères et soeurs.    N'ayons pas peur de nous imposer quelques sacrifices ;'  durant ce carême. Nos petites victoires sur nous-mêmes nous aideront à retrouver la vigueur nécessaire pour nous attaquer aux chaînes qui nous attachent à notre péché.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        « Revenez à moi de tout votre cœur » nous redit le  Seigneur encore aujourd'hui. Laissons-nous interpeler  aujourd'hui par le Seigneur et prenons la route du carême avec générosité et confiance. Prenons le risque que le Seigneur fasse de nous de meilleurs disciples.           <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)</title>
   <pubDate>Wed, 09 Mar 2011 21:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 9 mars 2011 Année A, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2755509-3899753.jpg?v=1299530823" alt="L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)" title="L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)" />
     </div>
     <div>
      Nous entreprenons aujourd’hui le temps du Carême. C’est une grande aventure qui nous engage sur la route de Jérusalem avec Jésus. C’est un parcours spirituel illuminé par la célébration de la Vigile pascale où le baptême prend une grande importance comme vous le savez. Cette année les textes des dimanches du Carême nous feront réfléchir sur nos engagements baptismaux en compagnie de nos frères et sœurs baptisés et en compagnie de ceux et celles qui se préparent au baptême : les catéchumènes,       <br />
              <br />
       Le message du Carême de Notre Saint Père le pape Benoît XVI s’est employé avec un rare bonheur à décrire un itinéraire de carême centré sur le sens du baptême comme rencontre avec le Christ. Vous me permettrez dans cette homélie de reprendre à mon compte l'essenteil du message du pape.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une vie en communion avec le Christ</span>       <br />
              <br />
       Benoît XVI met en tête de sa méditation le texte suivant de saint Paul : « Ensevelis avec le Christ lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui » (cf. Colossiens 2, 12).       <br />
              <br />
       Ressuscités avec le Christ, comme lui le chrétien vit une vie nouvelle. Saint Paul, note le pape, insiste à plusieurs reprises sur la communion tout particulière avec le Fils de Dieu, qui se réalise au moment de l’Immersion dans les eaux baptismales. « Le fait que le Baptême soit reçu le plus souvent en bas-âge, précise-t-il, nous indique clairement qu’il est un don de Dieu. »       <br />
              <br />
       « La miséricorde de Dieu, continue-t-il, qui efface le péché et nous donne de vivre notre existence avec ‘les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus’ (Philippiens 2, 5) est communiquée à l’homme gratuitement. Dans sa lettre aux Philippiens, l'Apôtre des Gentils nous éclaire sur le sens de la transformation qui s'effectue par la participation à la mort et à la résurrection du Christ, en nous indiquant le but poursuivi: 'le connaître lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d'entre les morts'. (Ph 3, 10-11). Le Baptême n'est donc pas un rite du passé, il est la rencontre avec le Christ qui donne forme à l'existence toute entière du baptisé, lui transmet la vie divine et l'appelle à une conversion sincère, mue et soutenue par la Grâce, lui permettant ainsi de parvenir à la stature adulte du Christ. »        <br />
              <br />
       Cette réflexion éclaire bien le geste de l’imposition des cendres qui exprime la reconnaissance de notre état de pécheur et d’« être limité » qui reçoit sa grandeur et sa beauté de l’amour d’un Dieu Père qui l’aime et qui lui fait miséricorde comme le dit si bien la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Des textes évangéliques stimulants pour les baptisés</span>       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu méditée et reçu dans la liturgie dominicale pendant le Carême cette année déploie cette bonne nouvelle. L’Église à travers les textes proclamés, en particulier les textes desévangiles des dimanches, nous conduit à une rencontre plus profonde avec le Christ et nous invite à de nouveaux pas à sa suite. Écoutons encore le message du Carême 2011 de Benoît XVI dont je citerai quelques passages.       <br />
              <br />
       1) « Le premier dimanche de l'itinéraire quadragésimal éclaire notre condition terrestre. Le combat victorieux de Jésus sur les tentations qui inaugure le temps de sa mission, est un appel à prendre conscience de notre fragilité pour accueillir la Grâce qui nous libère du péché et nous fortifie d'une façon nouvelle dans le Christ, chemin, vérité et vie » dit le pape.       <br />
               <br />
       2) « L'évangile de la Transfiguration du Seigneur [le deuxième dimanche du Carême] nous fait contempler la gloire du Christ qui anticipe la résurrection et annonce la divinisation de l'homme. La communauté chrétienne…elle est conduite ‘dans un lieu à part, sur une haute montagne’ (Mt 17,1) afin d'accueillir d'une façon nouvelle, dans le Christ, en tant que fils dans le Fils, le don de la Grâce de Dieu: ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le’ (v.5). Ces paroles nous invitent à quitter la rumeur du quotidien pour nous plonger dans la présence de Dieu… »       <br />
              <br />
       3) «Donne-moi à boire» (Jean 4,7). « Cette demande de Jésus à la Samaritaine, qui nous est rapportée dans la liturgie du troisième dimanche, commente Benoît XVI, exprime la passion de Dieu pour tout homme et veut susciter en notre cœur le désir du don de ‘l'eau jaillissant en vie éternelle’ (v.14)… Seule cette eau, qui nous est donnée par le Fils, peut irriguer les déserts de l'âme inquiète et insatisfaite ' tant qu'elle ne repose en Dieu', selon la célèbre expression de saint Augustin. »       <br />
              <br />
       4) « Le dimanche de l'aveugle-né nous présente le Christ comme la lumière du monde. L'Evangile interpelle chacun de nous: ‘Crois-tu au Fils de l'homme?’ ‘Oui, je crois Seigneur!’ (Jean 9, 35-38), répond joyeusement l'aveugle-né qui parle au nom de tout croyant. Le miracle de cette guérison est le signe que le Christ, en rendant la vue, veut ouvrir également notre regard intérieur afin que notre foi soit de plus en plus profonde et que nous puissions reconnaître en lui notre unique Sauveur. »         <br />
              <br />
       5) « Lorsque l'évangile du cinquième dimanche proclame la résurrection de Lazare, nous nous trouvons, écrit Benoît XVI, face au mystère ultime de notre existence: ‘ Je suis la résurrection et la vie... le crois-tu?’ (Jean 11, 25-26)… La communion avec le Christ, en cette vie, nous prépare à franchir l'obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui… Dieu a créé l'homme pour la résurrection et la vie; cette vérité confère une dimension authentique et définitive à l'histoire humaine, à l'existence personnelle, à la vie sociale, à la culture, à la politique, à l'économie. Privé de la lumière de la foi, l'univers entier périt, prisonnier d'un sépulcre sans avenir ni espérance.»       <br />
              <br />
       6) « Le parcours du Carême, conclut le pape, trouve son achèvement dans le Triduum Pascal, plus particulièrement dans la Grande Vigile de la Nuit Sainte: en renouvelant les promesses du Baptême, nous proclamons à nouveau que le Christ est le Seigneur de notre vie, de cette vie que Dieu nous a donnée lorsque nous sommes renés 'de l'eau et de l'Esprit Saint', et nous réaffirmons notre ferme propos de correspondre à l'action de la Grâce pour être ses disciples.»       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette méditation du pape Benoît XVI nous prépare bien à entrer en Carême. Cette année notre chemin quadragésimal est un chemin baptismal et notre Mercredi des cendres un portail baptismal.       <br />
              <br />
       Par la pratique traditionnelle du jeûne, de l’aumône c’est-à-dire le partage et la prière à l’écoute de la Parole de Dieu nous sommes invités à vivre de façon toujours plus radicale notre union au Christ  et notre rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Que ce geste de l’imposition des cendres et que cette eucharistie y contribuent pleinement.       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 9 mars 2011.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) </title>
   <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 17:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 17 février 2010 Année C, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1882102-2576105.jpg?v=1646077753" alt="Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) " title="Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Méditation reprise en 2016. "Ne vous méprenez pas, le désert c’est essentiel dans la Bible, mais le désert n’est pas un but, le désert c’est beau à condition qu’on en sorte"  Méditation sur le sens du temps du carême (H.Giguère) </span>       <br />
              <br />
       J’avais intitulé mon homélie : « Le Carême, un retour au désert », mais après avoir médité ce titre et revu les textes de la liturgie du Carême pour l’Année C, je me suis rangé très volontiers derrière un de nos anciens professeurs de Bible, le Père Évode Beaucamp, qui avait l’habitude de dire : « Mes amis, ne vous méprenez pas, le désert c’est essentiel dans la Bible, mais le désert n’est pas un but, le désert c’est beau à condition qu’on en sorte ».       <br />
              <br />
       Cette réflexion donnera le ton à notre méditation aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le désert, un lieu hostile</span>       <br />
              <br />
       Dans l’Ancien Testament, le désert regorge de pièges. Il est habité par les démons  (Lévitique 16,10). C’est le lieu où rôdent le Malin et les bêtes malfaisantes (Isaïe 13,21).        <br />
              <br />
       Ce n’est pas un lieu où l’on désire se retirer, si ce n’est pour affronter ces forces mauvaises qui mettent à l’épreuve celui qui s’y risque. Cette terre désolée s'oppose à la Terre promise, comme la malédiction à la bénédiction.        <br />
               <br />
       De même le désert écrase les voyageurs qui s’y retrouvent affamés et assoiffés. Pensez au peuple d’Israël avant qu’apparaissent les cailles et la manne. Pensez à Elie en marche vers l’Horeb (I Rois 19, 8).       <br />
              <br />
       Oui, le désert ne peut pas être un but comme disait le Père Beaucamp. Israël y a vécu quarante ans et il en est sorti pour découvrir un pays où coulaient le lait et le miel. Moïse n’a fait qu’entrevoir ce pays. C’est Josué qui y a introduit le peuple d’Israël.        <br />
              <br />
       Et pourtant, le désert n’a-t-il pas été un passage extraordinaire où Israël, sauvé de l’Égypte par la main de Dieu, a appris à connaître son Dieu, à lui faire confiance, à se remettre entièrement à lui? Ainsi le désert dans la Bible n'est pas seulement une terre de désolation, c'est aussi et surtout un lieu où s’accomplit l'histoire du salut. Car, si Dieu a voulu faire passer son peuple par cette "terre affreuse" (Deutéronome  1,19), c'est pour le faire entrer dans la Terre Promise.        <br />
              <br />
       Voilà la face cachée du désert que les prophètes d’Israël vont chanter et se remémorer avec nostalgie comme le temps des fiançailles de Dieu avec son peuple, le temps de  « ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert » (Jérémie 2, 2), le temps où Dieu le  soulevait comme un nourrisson tout contre sa joue nouant avec lui des liens de tendresse et d'amour (Osée 11, 4).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le désert, le lieu de la rencontre de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Sur cette lancée, le désert n’apparaît plus comme un lieu hostile, il devient un lieu propice à la rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Pourquoi ? Parce qu’il ramène à l’essentiel. Le dénuement de tout, l’insécurité du lendemain, l’horizon lointain ramènent celui qui s’y lance vers lui-même. Il ne peut s’appuyer ses moyens habituels. Il est dépouillé à l’extrême. Et ainsi son cœur s’ouvre à l’Autre au-delà de lui-même, à cette dimension intérieure qui parfois était obnubilée par le bruit et les activités de toutes sortes. C’est ce que le peuple d’Israël a vécu. C’est ce que nous vivons en « faisant désert », en choisissant de passer au désert nous aussi.       <br />
              <br />
       Ramené en nous-mêmes, nous nous retrouvons seuls, mais non pas abandonnés. Nous découvrons une Source d’où surgit la vie. Si l’eau fait défaut, la Parole de Dieu, parole de vie, jaillit en abondance. Notre cœur peut se laisser habiter et nous pouvons renaître.       <br />
              <br />
       Voilà, un passage qui nous est offert cette année dans le temps de la Sainte Quarantaine. Chaque année, le premier dimanche du Carême nous présente Jésus qui affronte ce défi de passer au désert. Il en sort muri et prêt pour une mission qui l’établira, par la mort et la résurrection, Seigneur pour la gloire du Père, puissant pour nous sauver (Romains 1, 5).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
        En ce jour du Mercredi des Cendres, notre regard se porte en avant. La liturgie de l’Église nous invite encore à nous tourner vers l’intérieur de nous-mêmes : « Ton père qui voit dans le secret te le rendra ». Ce mouvement vers l’intériorité fait partie de notre passage au désert. Il nous permet d’aller au fond de nous-mêmes, de faire le point, de vivre un abandon à Dieu renouvelé. C’est pourquoi, j’utiliserai tout à l’heure la formule « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » pour accompagner le geste de l’imposition des Cendres.        <br />
              <br />
       Oui, c’est dans nos déserts que Dieu se fait pédagogue et maître de vie. Ces déserts prennent diverses formes : insatisfactions, doutes, nuits, tristesse, maladies, solitude, manque, indigences de toutes sortes. Mais comme pour Israël, c’est là que Dieu nous attend cette année pendant notre Carême. "Se convertir au Christ, croire à l'Évangile, écrit le pape Benoît XVI dans son Message du Carême pour 2010, implique d'abandonner vraiment l'illusion d'être autosuffisant, de découvrir et accepter sa propre indigence..."Ouvrons nos cœurs et disposons-nous à accueillir ce temps de grâce du Carême. Dans les textes liturgiques de l'année C, l'accent est mis sur la conversion et la pardon :  appel de Jésus à la conversion (Luc 13, 1-9);  parabole du  père et des deux fils (Luc 15, 1-3. 11-32); évangile de la femme adultère (Jean 8, 1-11).       <br />
              <br />
       En recevant les Cendres sur nos têtes, reconnaissons que nous avons encore à parcourir une longue marche dans le désert. Le passage à travers celui-ci n’est pas terminé. Nous savons dans la foi que nous verrons la terre nouvelle et les cieux nouveaux un jour « car la cité que nous avons ici-bas n'est pas définitive : nous attendons la cité future »  (He 13, 14). Nous les attendons comme Moïse qui a espéré la Terre promise toute sa vie. « Mais c’est de nuit », selon l’expression de saint Jean de la Croix dans le merveilleux poème « La Source ». C’est dans la foi que nous attendons et que nous cheminons à travers nos passages au désert, le cœur rempli d’espérance et les yeux tournés vers en avant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le geste de l’imposition des cendres et notre Eucharistie nous plongent au cœur de l’attente. Pourquoi ? Parce qu’ils nous redisent notre condition d’homme, mortel, limité, marqué par la finitude qui a le regard tourné vers l’infini qu’il connaît dans la foi et qu’il annonce à la suite de Celui qui est passé de la mort à la vie, et qui vit maintenant éternellement « pour Dieu ». « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant ». (Romains 6, 10)       <br />
              <br />
       Que notre célébration d’entrée en Carême cette année nous ouvre de nouveaux horizons et qu’elle nous fasse entrer avec joie sur le chemin d’éternité. Comme le dit si bien le thème du Carême de cette année choisi par l’équipe du Prions en Église canadien : « Dieu tient parole: confiance! »       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 17 février 2010.</span>       <br />
              <br />
       <HR>        <br />
               <br />
       <b>Avec toi nous irons au désert</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Texte : J. Servel  Musique: Joseph Gélineau Fiche G229</span>       <br />
              <br />
       Seigneur avec toi nous irons au désert,       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et nous mangerons la parole de Dieu,       <br />
       Et nous choisirons notre Dieu.       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       Nous vivrons le désert avec toi !       <br />
              <br />
       Seigneur nous irons au désert pour guérir       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et tu ôteras de nos cœurs le péché,       <br />
       Et tu guériras notre mal,       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       O vivant qui engendre la vie !       <br />
              <br />
       Seigneur nous irons au désert pour prier       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et nous goûterons le silence de Dieu,       <br />
       Et nous renaîtrons dans la joie.       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       Nous irons dans la force de Dieu !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1882102-2576105.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-Careme-un-passage-au-desert-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-17-fevrier-2010_a330.html</link>
  </item>

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   <title>« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2009 04:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par le Supérieur général du Séminaire de Québec, Mgr Hermann Giguère P.H. pour la célébration du Mercredi des Cendres (Année B) le 25 février 2009 (Année B) à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec.Année litrugique B. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2 et Mt, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1248463-1629226.jpg?v=1289459849" alt="« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)" title="« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)" />
     </div>
     <div>
      L’entrée en Carême est un geste que nous posons à chaque année avec gravité et avec confiance en recevant les cendres en ce jour.  Nous entrons par ce geste dans un chemin de vie. L’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques.       <br />
              <br />
       Dans l'année liturgique B que nous vivons en ce carême 2009, les évangiles des dimanches tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la mort-résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du Temple de son corps  (Jn 2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (Jn 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion  (Jn 12, 20-31).  Le chemin du carême qui nous est proposé cette année est donc explicitement pascal. La Gloire et la Croix se rencontrent pour nous entraîner au-delà de nous-mêmes unis à Celui qui est maintenant vivant et glorieux auprès du Père.       <br />
              <br />
       C’est sur cette lancée que j’aimerais aujourd’hui méditer avec vous les textes de l’Écriture que nous venons d’entendre.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Le départ</span>       <br />
              <br />
       La première lecture à première vue semble loin d’un itinéraire pascal. Et pourtant, l’appel à la conversion qui retentit dans ce texte : « Revenez à moi de tout cotre cœur…Revenez au Seigneur votre Dieu …» ne marque-t-il pas une nécessaire prise de conscience pour entrer dans le chemin pascal qu’a suivi Jésus qui n’avait d’autre volonté que de faire la volonté du Père, ce père « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » comme le qualifie Joël.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pas reconnaître son péché, ses limites et se laisser re-créer par la bonté du Père &quot;tendre et miséricordieux&quot;. N'est-ce pas Lui qui a glorifié Jésus qu’il a reconnu comme son Fils bien-aimé : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » disait la voix que Jean-Baptiste a entendue lors du baptême de Jésus? Ce Jésus, comme dira Pierre dans le discours après la Pentecôte qui est rapporté dans les Actes des Apôtres, ce Jésus Dieu l’a relevé d’entre les morts et l’a exalté au dessus de tout.       <br />
              <br />
       Le Carême n'est donc pas une période de crispation volontariste sur soi mais une démarche de conversion au point de départ qui ouvre le chemin vers la Croix et la Gloire, vers la Passion et la Résurrection, vers  le Vendredi Saint et Pâques.  C’est en Église que nous sommes invités à vivre ce chemin vers  le sommet de l'Année liturgique.         <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le chemin</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde lecture tirée de la Lettre aux Corinthiens, le chemin pascal qu’est le Carême est beaucoup plus évident. Lorsque saint Paul s’exclame « C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut », il nous plonge directement dans le mystère du Christ toujours vivant et interpellant au nom de Dieu à recevoir sa grâce. Cette grâce quelle est-elle, sinon de reconnaître, comme Paul le dira dans sa lettre aux Romains, que nous sommes enfants de Dieu, cohéritiers avec le Fils bien-aimé, bien-aimés nous aussi sans mérite de notre part, par pure gratuité d’un amour qui se donne sans retour.       <br />
              <br />
       Nous pouvons, sur les traces de Jésus, répondre à cet amour en devenant des « ambassadeurs du Christ » comme dit saint Paul. Qu’est-ce à dire ? « Ambassadeur », n’est-ce pas reprendre à son compte les paroles de l’autre, n’est-ce pas  tenir ferme sans défaillance à travers vents et marées, n’est-ce pas être capable d’aller jusqu’à l’extrême et de perdre sa vie pour celui qu’on sert? Et ainsi « celui qui perd sa vie, la gagne ».        <br />
              <br />
       Voilà la dynamique pascale qui revient. Ce qui est défiguré est transfiguré, ce qui est faible devient fort, ce qui est méprisé est glorifié. Ainsi, le mystère de Pâques continue de s’accomplir parmi nous, dans nos vies, dans l’Église et dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous aurons un chemin de quarante jours pour vivre ce chemin pascal. En effet, le Carême s'est constitué au fil du temps pour permettre d'avancer lentement mais sûrement sur ce  chemin qui nous est proposé cette année.        <br />
              <br />
       Au 4e siècle s'établit le Carême de quarante jours (quadragesima  qui deviendra  quaresima et quaresme en 1190), rappelant les quarante jours de Jésus au désert et les quarante années du peuple élu avant l'entrée dans la Terre promise.  C'est une préparation à la célébration de la mort et de la résurrection du Seigneur. Célébrons la Fête non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité  dira saint Paul (1 Co 5,8).  Le jeûne de quarante jours pendant le carême est né en même temps  à Rome entre 354 et 384.  Le Carême commençait le dimanche de la Quadragésime (quadragesima dies, le quarantième jour - en réalité le quarante-deuxième - avant Pâques).  Mais en tenant compte des dimanches, pendant lesquels le jeûne était interrompu, le nombre de jours de Carême effectif jusqu'à Pâques se trouvait inférieur à quarante.  Pour  rester fidèle à ce chiffre (quarante ans de traversée du désert par les Hébreux, quarante jours de jeûne du Christ dans le désert) on avança le début du Carême au mercredi précédant le dimanche de la Quadragésime : le mercredi des Cendres.       <br />
              <br />
       Que ce Carême de 2009 nous rende attentifs à reconnaître les signes du mystère pascal qui nous entourent et que bien souvent nous ne savons pas identifier ou reconnaître.        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Les moyens</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en à l'évangile, cet extrait bien connu de l'évangile de Mathieu qui a inspiré la tradition chrétienne pour donner au début du carême des moyens concrets pour soutenir la montée vers Pâques. Les moyens présentés ici sont l’aumône, la prière et jeûne. À ces moyens peuvent s’en ajouter d’autres comme la lectio divina, le recours au Sacrement de la Réconciliation, la participation active à l’Eucharistie, les visites aux malades, le partage avec les démunis etc.       <br />
              <br />
       Cette année le pape Benoît XVI dans son Message du Carême publié le 3 février 2009 propose de redécouvrir le sens chrétien de la pratique du jeûne : c'est le thème de son message.        <br />
              <br />
       « Dans le Nouveau Testament, écrit Benoît XVI, Jésus met en lumière la raison profonde du jeûne en stigmatisant l'attitude des pharisiens qui observaient avec scrupule les prescriptions imposées par la loi, alors que leurs cœurs étaient loin de Dieu. Le vrai jeûne, redit encore en d'autre lieux le divin Maître, consiste plutôt à faire la volonté du Père céleste, lequel ‘voit dans le secret et te récompensera’ (Mt 6,18)… Le vrai jeûne a donc pour but de manger ‘ la vraie nourriture’, qui consiste à faire la volonté du Père (cf. Jn 4,34). »        <br />
              <br />
       Mes frères, pendant ces quarante jours, solidaires du Christ qui monte à Jérusalem pour affronter les heures tragiques de la Passion, nous nous détachons de tout ce qui nous affaiblit pour renouer avec les forces de l'amour et du service. Nous replaçons nos vies sous le signe du Christ qui en est la source et le modèle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi que notre chemin pascal commence cette année. L’horizon de Pâques illumine notre entrée en Carême. Cela n’empêche pas pourtant qu’au début de notre marche vers Pâques nous écoutions et recevions l’appel à la conversion qui nous sera fait lors de l’imposition des cendres sur nos têtes : « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile ». Les paroles qui accompagneront le geste de l'imposition des cendres soulignent avec raison que la grâce du Seigneur s’enracine dans une liberté et une décision qui ne sont jamais forcées.        <br />
              <br />
       Que le geste que nous poserons nous aide à entre le cœur léger dans un chemin de transformation où comme le Christ nous mourrons au péché pour vivre pour Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Le 25 février 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1248463-1629226.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)</title>
   <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 19:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec le 6 février 2008 Année A. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/844981-1036424.jpg?v=1289459902" alt="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" title="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" />
     </div>
     <div>
      Le retour du temps du Carême est une grâce. « Fais-nous revenir à toi, Seigneur » avons-nous chanté dans le psaume d’acclamation (Ps 79, 8). Oui, chers confrères, c’est le Seigneur qui non seulement nous invite à vivre la montée vers Pâques qu’est le carême, mais qui en prend la tête et la direction. « Convertis-moi et je serai converti » pouvons-nous répéter avec foi.        <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le carême, un chemin baptismal</span>       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, les textes liturgiques de l’Année liturgique  A qui nous accompagneront tout au cours du carême sont des plus intéressants. Ils nous ramènent au 3e dimanche, l’évangile de la Samaritaine, au 4e celui de l’aveugle-né et au 5e celui de la résurrection de Lazare.        <br />
              <br />
       Ils sont choisis spécialement pour aider le cheminement des catéchumènes et nous invitent à entrer dans un chemin baptismal qui à travers « l’eau vive » nous fait passer des « ténèbres » à la « lumière du salut » et de la « mort » à la « vie éternelle».        <br />
              <br />
       Eau vive, lumière du salut, vie éternelle, quel bel horizon apporte la conversion qui est détournement de ce qui nous lie et nous limite vers ce qui nous libère et nous grandit.        <br />
              <br />
       C’est le sens profond de ce chemin baptismal qui nous est proposé cette année dans le carême.        <br />
              <br />
       Nous pouvons par la pensée nous associer aux catéchumènes qui sont de plus en plus nombreux chez nous. Le premier dimanche du carême, ils répondront à l'appel décisif qui a lieu le de préférence à la cathédrale. Après un appel nominal des catéchumènes, l'évêque demande aux futurs parrains et marraines s'ils jugent que la personne est prête à recevoir le baptême et il demande à l'assemblée son accord. Après la liturgie de la parole, l’évêque demande aux catéchumènes de confirmer leur décision de recevoir le baptême et les invite à inscrire leur nom sur le registre diocésain.       <br />
               <br />
       Puis, au cours du carême, les catéchumènes se prépareront immédiatement au baptême qu’ils recevront durant la Vigile pascale. Ils franchiront trois scrutins où leur parcours sera évalué et enfin on leur remettra le Credo et le Notre-Père. Ces gestes catéchuménaux sont issus d’une longue tradition dont nous pouvons faire notre profit. Ils invitent à la purification et à la conversion.         <br />
              <br />
              <br />
       En effet, ils centrent l’attention sur le fait que le baptême est un passage à la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, qui dans le mystère pascal se remet tout entier entre les mains du Père qui l’exalte et lui donne le Nom au-dessus de tout nom.        <br />
              <br />
       Ainsi, dira saint Paul, « Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle » (Romains 6, 4). Ces gestes catéchuménaux n’épuisent pas pour autant la richesse du chemin baptismal qu’est le carême.        <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Deux aspects complémentaires : entraînement spirituel et ouverture à la communauté</span>       <br />
              <br />
       Pour compléter notre méditation, j’aimerais souligner deux autres aspects du carême qui sont tirés des lectures que nous venons de faire.       <br />
              <br />
       En premier lieu, c’est l’importance de l’entraînement spirituel. Si c’est bien le Seigneur qui convertit, si c’est bien avec le Christ que nous sommes passés de la mort à la vie, il n’en reste pas moins que c’est au baptisé de s’impliquer avec les ressources de son être, avec sa volonté, avec ses efforts, C’est sa décision que celle d’entrer ou non dans la démarche qui le convertira de plus en plus.        <br />
              <br />
       Pour le faire, l’évangile et la tradition pointent trois moyens qui sont l’aumône et le partage, la prière,  le jeûne et la pénitence.        <br />
              <br />
       Ces moyens peuvent prendre des formes renouvelées. L’un ou l’autre peut être privilégié. Cette année, par exemple, le pape Benoît XVI dans son Message du Carême met en évidence l’aumône dont il dit qu’ « elle nous apprend à aller à la rencontre des besoins de notre prochain », qu’ « elle éduque à la générosité de l’amour », qu’elle fait « reconnaître Jésus lui même dans les pauvres ». À chacun de privilégier le moyen qui lui apparaît le plus approprié.       <br />
               <br />
       En second lieu, il me semble qu’en cette année où se tiendra à Québec le 49e Congrès eucharistique international, il est plus que pertinent de faire ressortir la dimension eucharistique du chemin baptismal.        <br />
              <br />
       En effet, l’initiation chrétienne ne sépare pas le Baptême de l’Eucharistie. L’Eucharistie est l’aboutissement du chemin baptismal. Les nouveaux baptisés de la Vigile pascale revêtent un vêtement blanc et ils entrent dans la communauté célébrante du Ressuscité qui est vivant et présent dans la Pain et le Vin partagés.  Pour y arriver, ils ont rejeté ce qui les en éloignait. Ils sont « morts au péché et vivants pour Dieu en  Jésus-Christ » (Romains 6, 11). Désormais, ils forment le peuple nouveau rassemblé par Dieu lui-même. C’est dans la « Fraction du pain » qu’ils reconnaissent la présence du Ressuscité comme l’ont fait les disciples d’Emmaüs.       <br />
              <br />
       Ne sommes-nous pas nous aussi dans la même dynamique ? Une dynamique de cheminement où nous sommes sans cesse en action, une dynamique de reprises et d’avancées, une dynamique de transformation jamais terminée.        <br />
       À chaque eucharistie, nous devenons ce que nous mangeons,  nous reconnaissons le Ressuscité présent dans nos vies et dans son peuple. Le Pain eucharistique, le Corps du Christ, nous transforme en son Corps mystique et nous pouvons reprendre en vérité les paroles de saint Paul « Vous êtes le Corps du Christ ».       <br />
              <br />
       Le chemin baptismal du carême ne nous isole pas dans une démarche d’individu replié sur lui-même, au contraire, il nous ouvre à la communauté où nous nous retrouvons avec joie pour nous soutenir mutuellement.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers confrères, en avançant recevoir les cendres, entrons avec confiance dans ce chemin baptismal qui nous est proposé cette année.        <br />
              <br />
       Les paroles qui accompagneront le geste « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » soulignent avec raison que la grâce du Seigneur s’enracine dans une liberté et une décision qui ne sont jamais forcées.        <br />
              <br />
       Que le geste que nous poserons nous aide à entre le cœur léger dans un chemin de transformation où comme le Christ nous mourrons au péché pour vivre pour Dieu.        <br />
              <br />
       Amen.        <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
               <br />
       Le 6 février 2008.       <br />
              <br />
       _______________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Normes universelles de l'année liturgique       <br />
       </span>       <br />
       « Le temps de Carême est ordonné à la célébration de Pâques : la liturgie du carême dispose en effet les catéchumènes, par les divers degrés de l'initiation chrétienne, et les fidèles, par la commémoration du baptême et par la pénitence, à célébrer le mystère pascal » (n°27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/844981-1036434.jpg?v=1289459902" alt="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" title="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/844981-1036424.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Fais-nous-revenir-a-toi-Seigneur-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-6-fevrier-2008_a168.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le Mercredi des Cendres (21 février 2007) : 'Vivre le chemin du carême avec le regard sur 'Celui qu'ils ont transpercé'</title>
   <pubDate>Sat, 24 Feb 2007 16:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec le 21 février 2007. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/572096-698170.jpg?v=1289459898" alt="Homélie pour le Mercredi des Cendres (21 février 2007) : 'Vivre le chemin du carême avec le regard sur 'Celui qu'ils ont transpercé'" title="Homélie pour le Mercredi des Cendres (21 février 2007) : 'Vivre le chemin du carême avec le regard sur 'Celui qu'ils ont transpercé'" />
     </div>
     <div>
      Dans son message du Carême 2007, le pape Benoît XVI nous invite à porter notre regard «sur Celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37). Vivre le chemin du carême avec un tel regard, pourquoi, me suis-je demandé? À la lecture de son texte le thème m’a fasciné au point où je me permets de nous lancer cette invitation en ce Mercredi des cendres Elle surprend, mais elle m’apparaît tout à fait indiquée. Pourquoi?        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      I-  <span style="font-style:italic">Pas de glorification sans anéantissement (kénose)</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que cette invitation a le mérite de nous faire entrer de plein fouet dans le cœur du mystère du Salut, de l’amour fou de Dieu qui n’a pas hésité à donner son Fils, son Fils qui s’est anéanti jusqu’à prendre la forme d’esclave, son Fils qui est devenu le Serviteur défiguré par le poids de nos péchés, son Fils qui a obtenu du Père le salut pour nous tous.       <br />
              <br />
       Tous ceux qui Lui remettent leurs péchés et qui acceptent de se  laisser aimer comme Lui d’un amour inconditionnel deviennent fils de Dieu en Lui qui réunit ce qui avait été séparé, qui refait ce qui avait été brisé et qui glorifie ce qui paraissait anéanti. « Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu » (2e lecture - 2 Co, 5, 22).       <br />
              <br />
       Avec cet horizon notre carême ne peut être autre chose qu’un chemin de transformation personnelle et communautaire. Et au soir de la Vigile pascale éclatera la joie d’être avec le Christ passé de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.  Et avec saint Paul nous pourrons chanter l’hymne célèbre de la lettre aux Philippiens « C’est pourquoi, Dieu l’a exalté et lui a donné le Nom au-dessus de tout nom et il l’a fait Seigneur ».       <br />
              <br />
       Les textes de la liturgie du Carême de cette année peuvent nous aider admirablement dans ce chemin. En effet, la liturgie de l’année C tout au long des semaines du Carême nous présente la figure de Serviteur « Celui qu’ils ont transpercé » sous ses différentes facettes. Ce Serviteur c’est Jésus dans sa vie de prophète et de messager de Dieu. C’est Jésus qui affronte les ténèbres dans un combat dont les récits de miracles révèlent la profondeur. C’est Jésus qui par la main de Dieu est vainqueur et victorieux.  Tout autant de facettes que la liturgie nous invitera à méditer cette année.       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le sens des exhortations des textes liturgiques du Mercredi des cendres</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi, me direz-vous, centrer autant notre attention sur Jésus lui-même en ce Mercredi des cendres alors que les textes d’aujourd’hui sont pleins d’exhortations à la prière, à la pénitence et au partage? La réponse est obvie.        <br />
              <br />
       Les exhortations à l’effort renouvelé, à une ardeur plus grande dans la vie chrétienne n’auront nulle prise et nul effet si nous ne prenons pas le temps d’aller vers la source où puiser sans se lasser et sans se tromper. Cette source est Jésus lui-même regardé, contemplé et aimé. La liturgie du temps du Carême viendra soutenir ainsi nos efforts si nous prenons la peine de méditer et intérioriser les textes de la Parole de Dieu qui nous accompagneront tout au long de cette sainte Quarantaine.       <br />
               <br />
       Le chemin du Carême nous invite à vivre une liberté plus grande vis à vis les biens qui peuvent nous enfermer dans leurs limites. C’est à cet « effort de libération résultant immédiatement de la foi, libération de ce monde pour le monde qui vient » (Bouyer) que nous convie la liturgie du Mercredi des cendres dans le « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » si souvent décrié, mais si réaliste et si riche de profondeur humaine.        <br />
              <br />
       Cette formule laissée à elle seule serait une condamnation insoutenable si elle ne s’accompagnait de la certitude que l’être spirituel surgit là où l’insensé ne voit que finitude et néant, un être spirituel restauré dans la plénitude de la vie de Dieu par Celui qui le premier y est arrivé, Jésus, Seigneur vivant pour Dieu.        <br />
              <br />
       Adam, comme le dit saint Paul aux Corinthiens, pétri de terre  appartient à la terre et comme lui l’humanité appartient à la terre. Mais le Christ venu du ciel vit pour Dieu. « Et de même que nous sommes à l’image de celui qui est pétri de terre, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel » (1 Co, 15,49).        <br />
              <br />
       Le Christ Jésus réconcilie en lui la terre et le ciel. Fils de Dieu incarné, il assume totalement la terre et en dépasse les limites en ouvrant les portes à l’être spirituel que nous sommes. Pleinement humain, il est devenu par sa résurrection la Premier-né d’un multitude de frères et de sœurs.        <br />
              <br />
       Ainsi nos efforts de carême si minimes soient-ils nous ouvrent un chemin où nous cheminons avec Celui en qui nous croyons, Celui « qu’ils ont transpercé ».       <br />
              <br />
       « Pendant le chemin du Carême, écrit le pape Benoît XVI, mémoire de notre Baptême, nous sommes exhortés à sortir de nous-mêmes pour nous ouvrir, dans un abandon confiant, à l’étreinte miséricordieuse du Père (cf. Saint Jean Chrysostome, <span style="font-style:italic">Catéchèses</span>, 3,14) »…       <br />
              <br />
       « Contempler ‘celui qu’ils ont transpercé’, continue-t-il nous poussera de manière telle à ouvrir notre cœur aux autres en reconnaissant les blessures infligées à la dignité de l’être humain : cela nous poussera, en particulier, à combattre chaque forme de mépris de la vie, d’exploitation des personnes, et à soulager les drames de la solitude et de l’abandon de tant de personnes. Le Carême est pour chaque chrétien une expérience renouvelée de l’amour de Dieu qui se donne à nous dans le Christ, amour que chaque jour nous devons à notre tour ‘ redonner ’ au prochain, surtout à ceux qui souffrent le plus et sont dans le besoin. De cette façon seulement nous pourrons participer pleinement à joie de Pâques. »         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces réflexions inspirées en partie, comme je le disais au début, des paroles du pape Benoît XVI dans son message du Carême vont se prolonger maintenant dans le geste de l’imposition des cendres. Que ce geste sobre et beau vienne mettre notre cœur en attente et le dispose à accueillir dans cette Eucharistie « Celui qu’ils ont transpercé », qui est toujours le même hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
              <br />
       Le 21 février 2007.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/572096-698170.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-21-fevrier-2007-Vivre-le-chemin-du-careme-avec-le-regard-sur-Celui-qu-ils-ont_a95.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le Mercredi des Cendres </title>
   <pubDate>Thu, 02 Mar 2006 03:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Textes de l'Écriture: Joël 1,12-18; 2 Co 5,20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18. Titre: "Cendres et Quarantaine" par monsieur l'abbé Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec le 1 mars 2006.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/322649-398413.jpg?v=1551817309" alt="Homélie pour le Mercredi des Cendres " title="Homélie pour le Mercredi des Cendres " />
     </div>
     <div>
      Le début du temps liturgique du Carême, de la Sainte Quarantaine comme le disent les catholiques de rite oriental et les Pères de l’Église,
 est marqué à chaque année par un geste d’imposition des cendres sur la tête de ceux et celles qui le désirent. D’où le nom de « Mercredi des cendres » pour désigner le début du Carême.
<BR><BR>
<I>I- Le carême : un entraînement spirituel

</I><BR><BR>
Ce temps qui s’ouvre maintenant est comme un période d’entraînement spirituel. Un peu comme l’athlète qui s’est préparé aux Olympiques d’hiver à Turin dernièrement, le baptisé investit plus d’énergie, plus de temps, plus de sérieux, plus de moyens pour se disposer à vivre le mystère central de sa foi, celui de la Mort et de la Résurrection du Christ que nous célébrerons dans les Jours Saints et à Pâques. 
<BR><BR>
Les textes du jour nous indiquent plusieurs moyens à cultiver dans cet entraînement, en particulier l’évangile de Matthieu qui en pointent trois : l’aumône, la prière et le jeûne. Le tout dans la simplicité et sans ostentation car « ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra ».
<BR><BR>
On pourrait s’arrêter ici et notre Sainte Quarantaine serait bien engagée.
<BR><BR>
<I>II- L’imposition des cendres
</I><BR><BR>
En continuant notre méditation un peu, on découvre aussi par les pratiques anciennes de nos ancêtres que l’imposition des cendres ouvre sur des perspectives des plus intéressantes pour nous.
<BR><BR>

En effet, la cendre était utilisée de diverses façons. On l’utilisait dans la fabrication du savon et pour laver des vêtements. Elle est encore utilisée par les jardiniers et les agriculteurs pour nourrir le terrain où ils l’étendent, pour fertiliser le sol.
<BR><BR>
 
Ces usages anciens nous orientent vers un symbolisme où les « cendres » ne sont plus uniquement un résidu, mais où elles sont un aliment, une ressource productive, où elles évoquent aussi la vie nouvelle.  
<BR><BR>
Alors que nous recevrons l’imposition des cendres sur notre tête dans un instant, bien sûr que nous penserons à notre finitude, à la brièveté de la vie humaine comme on dit, mais aussi nous affirmerons que ce geste n’est pas un geste de démission, de fatalisme. 
<BR><BR>

Recevoir les cendres c’est aussi croire en la vie, car celles-ci la nourrissent et l’entretiennent comme les usages anciens nous le montrent. 
<BR><BR>

Recevoir les cendres, c’est croire que la vie maintenant mérite qu’on s’y enfonce jusqu’à la perdre pour Celui qui a donné la sienne « en rançon pour la multitude » et qui est devenu ainsi le « Premier-Né » d’un grand nombre de frères et sœurs dont nous sommes.
<BR><BR>

Recevoir les cendres c’est croire en la vie nouvelle dans l’Esprit où nous sommes entrés avec le Christ par notre baptême.
<BR><BR>

Finitude et vie nouvelle, quel contraste, mais aussi quelle richesse de sens.
<BR><BR>
<I>Conclusion
</I><BR><BR>
Chers amis, que notre célébration d’aujourd’hui soit l’occasion de laisser la grâce de Dieu entrer en nous pendant la Sainte Quarantaine pour y être productive. 

Que conscients de nos limites et de notre finitude, nous sachions, dans la foi, que cette vie est un commencement sur le chemin qui nous a été ouvert par Jésus qui est passé de la mort à la Vie. 

Et que cette eucharistie qui nous réunit autour de Lui toujours vivant et présent parmi nous soit un gage de vie éternelle, ce que je nous souhaite à tous.

<BR><BR>
Amen!

<BR><BR>
Hermann Giguère, prêtre, p.h.<BR>
Supérieur général du Séminaire de Québec <BR>
1 mars 2006<BR>
<BR><BR>

</DIV>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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<!-- remplacé par le javascript  qui précède le 25 janvier 2009

<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
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   <title>«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)</title>
   <pubDate>Wed, 09 Feb 2005 23:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec,le 9 février 2005, par l'abbé Hermann Giguère, supérieur général. Textes de l'Écriture : Joël 2, 12-18, II Corintiens 5, 20-6,2 et Mathieu, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1886200-2582825.jpg?v=1289459879" alt="«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)" title="«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)" />
     </div>
     <div>
      Lorsque nous sommes dans le tourbillon de la vie active remplie de toutes sortes d’obligations, le rythme de celle-ci est marqué par des temps forts comme le début d’une nouvelle année scolaire, le début des vacances, etc. Dans une vie de retraité où les activités sont moins nombreuses, le rythme peut manquer de nouveauté apparemment.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit de notre situation, tous nous nous retrouvons dans un autre rythme plus intérieur marqué par l’année liturgique. En effet, celle-ci est faite de divers temps forts qui nous permettent d’entrer dans le « temps du salut ».        <br />
              <br />
       Le carême est un de ces temps forts incontournables de la vie chrétienne dans lequel nous sommes invités à entrer à travers cette célébration et avec le geste de l’imposition des cendres.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le carême revient </span>       <br />
              <br />
       Oui le carême revient… encore une fois. Un carême de plus dans nos vies. Il ne vient pas répéter celui de l’an dernier, ni ceux des précédentes années. C’est le premier jour d’une longue marche. Il rappelle celle du peuple hébreu dans le désert pendant 40 ans. Une marche où, tendu vers la Terre Promise, il a découvert la présence toute spéciale de son Dieu qui cheminait à ses côtés, une présence qu’il a parfois oubliée, qu’il a même critiquée, mais qui s’est imposée comme la seule qui puisse le faire vivre pleinement.        <br />
              <br />
       Premier jour d’une longue marche aussi pour Jésus qui s’est retiré pendant 40 jours au désert au début de son ministère public. Moment de décision, de tentations, mais aussi triomphe d’une foi et d’une confiance totale en Dieu.        <br />
              <br />
       Premier jour d’une longue marche pour chacun de nous qui sommes invités à refaire simplement encore une fois le parcours des ces 40 jours, qui nous permet de pousser plus loin notre marche vers l’ultime Pâques.        <br />
              <br />
       C’est le temps de nous laisser poser des questions du genre de que fais-tu de ta vie? Que deviens-tu? Qu’est-ce qui est important pour toi? Comment accueilles-tu la Parole de Dieu aujourd’hui?        <br />
              <br />
       Chacun fait évidemment de son carême ce qu’il veut bien. Le geste de l’imposition des cendres qui le commence nous permet ce soir d’entrer en nous et d’ouvrir un espace de réponse personnelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’appel à la conversion </span>       <br />
              <br />
       Vous vous souvenez de la formule qui accompagnait l’imposition des cendres et qui a été utilisée jusqu’à Vatican : « Souviens-toi que tu es poussière  et que tu retourneras en poussière».        <br />
              <br />
       Elle est toujours dans le Missel et elle rappelle avec justesse la réalité de la mort qui fait partie de la condition humaine. Elle centre l’attention sur cette réalité, et c’est bien d’y penser. Plusieurs ici, en raison de leur âge avancé, se voient dans l’obligation de l’envisager non seulement comme une hypothèse lointaine, mais comme une réalité plus proche. Et c’est bien ainsi.        <br />
              <br />
       Le Concile Vatican II a introduit une autre formule pour accompagner l’imposition des cendres que nous utiliserons ce soir : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » tiré de saint Marc (Mc 1, 15) qui la présente comme le cœur de la prédication de Jésus. Cette dernière formule nous fait voir que la mort n’est pas le dernier mot de notre vie. Le dernier mot, c’est la vie, la vie nouvelle annoncée et apportée par Jésus.        <br />
              <br />
       Dans la formule de Vatican II, l’accent est mis sur la conversion. « Se convertir » c’est « se tourner vers », « se tourner vers » quelqu’un, le Christ. La conversion n’est jamais complètement acquise. Au contraire, elle est mouvement sans cesse projeté en avant. Elle est « chemin », « route », « pèlerinage ». Elle nous engage à la suite de ces grands chercheurs de Dieu que furent les patriarches et les prophètes.        <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">« Croyez à la Bonne Nouvelle » </span>       <br />
              <br />
       Sur cette lancée de la « conversion », le « pèlerinage » du carême met devant nous le message de la Bonne Nouvelle. « Se convertir à quoi? ». « Croyez à la Bonne Nouvelle ». Quelle Bonne Nouvelle? Tant et tant de lectures de celle-ci sont faites. Des études scientifiques, des reportages, des travaux d’exégètes ou de théologiens la scrutent de toutes parts.        <br />
              <br />
       Cette année, le parcours proposé par la liturgie durant le carême nous entraîne dans un chemin baptismal avec les trois textes bien connus de saint Jean, qui nous présentent l’épisode de la Samaritaine le 3e dimanche du carême, celui de l’aveugle-né le 4e dimanche et celui de la résurrection de Lazare le 4e dimanche.        <br />
              <br />
       Ce parcours baptismal complété par les lectures de chaque jour nous permet de revenir aux réalités essentielles de notre vocation de baptisé et de disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       À travers les symboles de la soif apaisée, de la vue transformée et de la vie retrouvée nous découvrons la richesse de la source d’eau vive qu’est le Christ, la lumière qu’est pour nous sa Parole qui éclaire et la joie de la communion dans sa vie de Ressuscité que Lazare, revenu à la vie, annonce et proclame.        <br />
              <br />
       Oui, un autre carême revient… il nous offre un parcours d’initiation catéchuménale dans lequel nous aurons grand profit à entrer puisque nous ne pouvons jamais dire que nous avons été au fond du mystère du Christ car, comme le dit saint Paul : « nul ne connaît la profondeur, la hauteur, la longueur, la largeur de l’amour du Christ ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Laissons-nous entraîner dans la marche vers Pâques qu’est le carême et profitons-en pour refaire ce chemin d’initiation au mystère du Christ en nous unissant à tous ceux et celles qui se préparent au Baptême dans la nuit de Pâques. Que le geste de l’imposition des cendres nous aide à entrer symboliquement dans cette marche et que ce carême nous permette d’être plus assidus à la prière, à l’aumône et au jeûne, comme la tradition nous y invite.        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 9 février 2005       <br />
              <br />
              <br />
       HG/mdb        <br />
              <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 9 février 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Convertissez-vous-et-croyez-a-la-Bonne-Nouvelle-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-9-fevrier-2005_a331.html</link>
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