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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:24:53+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 10 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 15 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602475-57034343.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens `. Ce sens c'est de la vivre (la perdre) ``à cause de moi et de l'Évangile``. Jésus ici invite à faire des choix et de à mettre à la base de ceux-ci l'Évangile dont les Béatitudes sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux,  nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018 et 7 septembre 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1195.html</link>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 10 mars 2024. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063385-55904471.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème (Jean 3, 16).         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus du début jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 mars 2024       <br />
               <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018 et du 9 mars 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
       <!--       <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       -->       <br />
       Pour prolonger la méditation  lire ce texte de Sébastien Doane dans <span style="font-style:italic"> Interbible</span> du 5 mars 2018 :  « Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle.        <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autre citation, celle de Pascal:       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » </title>
   <pubDate>Tue, 03 Oct 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A 8 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Isaie 5, 1-7 Philippiens 4, 6-9 et Mathieu 21, 33-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927187-52310374.jpg?v=1693923948" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " />
     </div>
     <div>
       « Les vignerons homicides » Le récit de l'évangile qui vient d’être lu est d’une violence qui heurte aujourd’hui. Il peut faire penser aux propos des radicaux de toutes sortes dont nous parlent les actualités. En effet, il  y a dans cette parabole un radicalisme qui demande quelques explications.        <br />
              <br />
       Si on se contente de la lire avec nos sensibilités d’aujourd’hui, on n’y comprend pas grand chose ou on la rejette carrément. Il faut donc se donner la peine, d'une part, de situer les paroles de Jésus dans leur cadre historique et, d’autre part, d’en chercher le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le cadre historique de la parabole des vignerons homicides</span>       <br />
              <br />
       La parabole des vignerons homicides comme il est convenu de désigner ce passage de l’évangile selon saint Mathieu fait partie d’un ensemble qui porte sur le Royaume de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Pour les juifs du temps de Jésus, le Royaume de Dieu s’incarne dans leur peuple d’Israël. C’est lui le Royaume de Dieu. Avec cette clé on peut relire la parabole en l’appliquant d’abord à Israël. Pour le peuple d’Israël, Dieu s’est manifesté en faisant alliance avec leur ancêtre Abraham. Comme le maître du domaine dont parle la parabole, Dieu plante et arrose sa vigne qu’est Israël par sa Parole et par ses prophètes qui enseignent le peuple. Ceux-ci sont représentés ici par les serviteurs de la parabole.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les prophètes de l’Israël ancien rappellent les lois de Dieu et les exigences de l’Alliance avec Abraham. Comme les serviteurs, ils sont persécutés, même mis à mort. Israël, la vigne du Seigneur dont il attendait de beaux raisins, en a donné de mauvais comme le dit le prophète Isaïe dans la première lecture. Mais Dieu, comme le maître du domaine, ne se décourage pas. Comme celui-ci, il leur envoie en dernier lieu son fils bien-aimé. C’est Jésus. Il subit comme le fils de l’évangile le rejet et la mort infamante sur une croix.       <br />
              <br />
       Voilà sous forme imagée une brève histoire du salut que Dieu offre et dont Jésus est le messager.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Si Jésus raconte cette histoire dans les images dures et violentes que nous avons lues, c’est pour frapper l’imagination de ses auditeurs et les pousser à la conversion.        <br />
              <br />
       On doit comprendre que les images utilisées le sont, non pour proposer un mode de vie, mais pour susciter, chez ceux et celles qui écoutent Jésus, un engagement différent de celui de leurs  prédécesseurs qui ont refusé et tué les prophètes.        <br />
              <br />
       Quel est cet engagement? C’est l’accueil de Jésus lui-même, le prophète des prophètes. Celui-ci se présente d’ailleurs dans le commentaire qu’il donne de la parabole comme la pierre angulaire de la nouvelle demeure de Dieu : « La pierre qu’on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».        <br />
              <br />
       Désormais la demeure du Seigneur est ouverte à tous et à toutes. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, dit Jésus en pensant à Israël, pour être donné  à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Cette nouvelle nation est une terre où Dieu s’emploie avec les ouvrières et ouvriers que nous sommes à faire produire la vigne. Cette vigne est faite de multiples cépages. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » dira Jésus aux Apôtres en Galilée à la montagne où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 28, 19)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’Alliance faite avec Abraham et le peuple d’Israël ne souffre plus de frontières désormais. Elle n’est plus réservée à ceux qui ont la circoncision c'est-à-dire au peuple d'Israël. Elle peut se vivre par tous ceux et celles qui acceptent d’être baptisés au nom de Jésus et de le reconnaître comme leur Maître et Seigneur, comme la pierre angulaire sur laquelle s’appuie et se construit l’édifice spirituel de leur vie et du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette parabole de Jésus sur les vignerons homicides, malgré la violence qu’on  y trouve, comporte un message des plus ouverts pour nous aujourd’hui. En effet, nous sommes invités à reconnaître le Royaume de Dieu déjà à l‘œuvre dans notre monde. «  Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »  dit Jésus (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 21).        <br />
              <br />
       Ce Royaume advient lorsque deux ou trois se réunissent au nom de Jésus (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 18, 20), lorsque le pauvre est évangélisé, lorsque le malade est visité, lorsque les sourds entendent, lorsque les aveugles voient etc. (cf. <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40, <span style="font-style:italic">Luc</span> 4 16-20, <span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 17-18) Tels sont les fruits de la venue du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie le président nous invite en terminant à aller sur les chemins de nos vies et de notre monde pour annoncer et redire la Bonne Nouvelle que nous avons découverte en Jésus. « Allez dans la paix du Christ » nous dit-il.        <br />
              <br />
       Je nous redis la même chose au terme de cette homélie : « Allons et soyons chacun et chacune, selon nos possibilités et selon notre état de vie, des témoins de Jésus-Christ aujourd’hui ».       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 octobre 2023       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 3 octobre 2017 et16 septembre 2020       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Je veux chanter pour mon ami       <br />
       le chant du bien-aimé à sa vigne.       <br />
              <br />
       Mon ami avait une vigne       <br />
       sur un coteau fertile.       <br />
           Il en retourna la terre, en retira les pierres,       <br />
       pour y mettre un plant de qualité.       <br />
       Au milieu, il bâtit une tour de garde       <br />
       et creusa aussi un pressoir.       <br />
       Il en attendait de beaux raisins,       <br />
       mais elle en donna de mauvais.       <br />
              <br />
          Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,       <br />
       soyez donc juges entre moi et ma vigne !       <br />
           Pouvais-je faire pour ma vigne       <br />
       plus que je n’ai fait ?       <br />
       J’attendais de beaux raisins,       <br />
       pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?       <br />
           Eh bien, je vais vous apprendre       <br />
       ce que je ferai de ma vigne :       <br />
       enlever sa clôture       <br />
       pour qu’elle soit dévorée par les animaux,       <br />
       ouvrir une brèche dans son mur       <br />
       pour qu’elle soit piétinée.       <br />
           J’en ferai une pente désolée ;       <br />
       elle ne sera ni taillée ni sarclée,       <br />
       il y poussera des épines et des ronces ;       <br />
       j’interdirai aux nuages       <br />
       d’y faire tomber la pluie.       <br />
              <br />
           La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël.       <br />
       Le plant qu’il chérissait,       <br />
       ce sont les hommes de Juda.       <br />
       Il en attendait le droit,       <br />
       et voici le crime ;       <br />
       il en attendait la justice,       <br />
       et voici les cris.       <br />
              <br />
         – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)       <br />
       R/ La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël. (cf. Is 5, 7a)       <br />
              <br />
       La vigne que tu as prise à l’Égypte,       <br />
       tu la replantes en chassant des nations.       <br />
       Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,       <br />
       et ses rejets, jusqu’au Fleuve.       <br />
              <br />
       Pourquoi as-tu percé sa clôture ?       <br />
       Tous les passants y grappillent en chemin ;       <br />
       le sanglier des forêts la ravage       <br />
       et les bêtes des champs la broutent.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
           Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,       <br />
       tout ce qui est juste et pur,       <br />
       tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,       <br />
       tout ce qui s’appelle vertu       <br />
       et qui mérite des éloges,       <br />
       tout cela, prenez-le en compte.       <br />
           Ce que vous avez appris et reçu,       <br />
       ce que vous avez vu et entendu de moi,       <br />
       mettez-le en pratique.       <br />
       Et le Dieu de la paix sera avec vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       C’est moi qui vous ai choisis,       <br />
       afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Écoutez cette parabole :       <br />
       Un homme était propriétaire d’un domaine ;       <br />
       il planta une vigne,       <br />
       l’entoura d’une clôture,       <br />
       y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.       <br />
       Puis il loua cette vigne à des vignerons,       <br />
       et partit en voyage.       <br />
           Quand arriva le temps des fruits,       <br />
       il envoya ses serviteurs auprès des vignerons       <br />
       pour se faire remettre le produit de sa vigne.       <br />
           Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,       <br />
       frappèrent l’un,       <br />
       tuèrent l’autre,       <br />
       lapidèrent le troisième.       <br />
           De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs       <br />
       plus nombreux que les premiers ;       <br />
       mais on les traita de la même façon.       <br />
           Finalement, il leur envoya son fils,       <br />
       en se disant :       <br />
       ‘Ils respecteront mon fils.’       <br />
           Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :       <br />
       ‘Voici l’héritier :       <br />
       venez ! tuons-le,       <br />
       nous aurons son héritage !’       <br />
           Ils se saisirent de lui,       <br />
       le jetèrent hors de la vigne       <br />
       et le tuèrent.       <br />
           Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,       <br />
       que fera-t-il à ces vignerons ? »       <br />
           On lui répond :       <br />
       « Ces misérables, il les fera périr misérablement.       <br />
       Il louera la vigne à d’autres vignerons,       <br />
       qui lui en remettront le produit en temps voulu. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux !       <br />
           Aussi, je vous le dis :       <br />
       Le royaume de Dieu vous sera enlevé       <br />
       pour être donné à une nation       <br />
       qui lui fera produire ses fruits. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 07 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 12 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57381443-42517248.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens. Jésus ici invite à faire les choix qu’il propose et de mettre à la base de ceux-ci les Béatitudes qui sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux, la pandémie du coronavirus Covid19, nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57381443-42517248.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1025.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-52796937</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Séminaire le 14 mars 2021. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52796937-40141373.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
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      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème.         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus à partir de la Cène jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
        9 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et lire ce texte de Sébastien Doane dans Interbible du 5 mars 2018 :  " Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle. '       <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père. -->       <br />
       <!--   -->       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52796937-40141373.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a997.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-48675927</guid>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A « Les vignerons homicides » </title>
   <pubDate>Tue, 29 Sep 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A le 4 octobre 2020. Textes : Isaïe 5, 1-7, Philippiens 4, 6-9 et Mathieu 21, 33-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48675927-38119103.jpg?v=1596844220" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A « Les vignerons homicides » " title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A « Les vignerons homicides » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de l'évangile qui vient d’être lu est d’une violence qui heurte aujourd’hui. Il peut faire penser aux propos des radicaux de toutes sortes dont nous parlent les actualités. En effet, il  y a dans cette parabole un radicalisme qui demande quelques explications.        <br />
              <br />
       Si on se contente de la lire avec nos sensibilités d’aujourd’hui, on n’y comprend pas grand chose ou on la rejette carrément. Il faut donc se donner la peine, d'une part, de situer les paroles de Jésus dans leur cadre historique et, d’autre part, d’en chercher le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le cadre historique de la parabole des vignerons homicides</span>       <br />
              <br />
       La parabole des vignerons homicides comme il est convenu de désigner ce passage de l’évangile selon saint Mathieu fait partie d’un ensemble qui porte sur le Royaume de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Pour les juifs du temps de Jésus, le Royaume de Dieu s’incarne dans leur peuple d’Israël. C’est lui le Royaume de Dieu. Avec cette clé on peut relire la parabole en l’appliquant d’abord à Israël. Pour le peuple d’Israël, Dieu s’est manifesté en faisant alliance avec leur ancêtre Abraham. Comme le maître du domaine dont parle la parabole, Dieu plante et arrose sa vigne qu’est Israël par sa Parole et par ses prophètes qui enseignent le peuple. Ceux-ci sont représentés ici par les serviteurs de la parabole.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les prophètes de l’Israël ancien rappellent les lois de Dieu et les exigences de l’Alliance avec Abraham. Comme les serviteurs, ils sont persécutés, même mis à mort. Israël, la vigne du Seigneur dont il attendait de beaux raisins, en a donné de mauvais comme le dit le prophète Isaïe dans la première lecture. Mais Dieu, comme le maître du domaine, ne se décourage pas. Comme celui-ci, il leur envoie en dernier lieu son fils bien-aimé. C’est Jésus. Il subit comme le fils de l’évangile le rejet et la mort infamante sur une croix.       <br />
              <br />
       Voilà sous forme imagée une brève histoire du salut que Dieu offre et dont Jésus est le messager.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Si Jésus raconte cette histoire dans les images dures et violentes que nous avons lues, c’est pour frapper l’imagination de ses auditeurs et les pousser à la conversion.        <br />
              <br />
       On doit comprendre que les images utilisées le sont, non pour proposer un mode de vie, mais pour susciter, chez ceux et celles qui écoutent Jésus, un engagement différent de celui de leurs  prédécesseurs qui ont refusé et tué les prophètes.        <br />
              <br />
       Quel est cet engagement? C’est l’accueil de Jésus lui-même, le prophète des prophètes. Celui-ci se présente d’ailleurs dans le commentaire qu’il donne de la parabole comme la pierre angulaire de la nouvelle demeure de Dieu : « La pierre qu’on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».        <br />
              <br />
       Désormais la demeure du Seigneur est ouverte à tous et à toutes. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, dit Jésus en pensant à Israël, pour être donné  à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Cette nouvelle nation est une terre où Dieu s’emploie avec les ouvrières et ouvriers que nous sommes à faire produire la vigne. Cette vigne est faite de multiples cépages. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » dira Jésus aux Apôtres en Galilée à la montagne où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 28, 19)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’Alliance faite avec Abraham et le peuple d’Israël ne souffre plus de frontières désormais. Elle n’est plus réservée à ceux qui ont la circoncision c'est-à-dire au peuple d'Israël. Elle peut se vivre par tous ceux et celles qui acceptent d’être baptisés au nom de Jésus et de le reconnaître comme leur Maître et Seigneur, comme la pierre angulaire sur laquelle s’appuie et se construit l’édifice spirituel de leur vie et du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette parabole de Jésus sur les vignerons homicides, malgré la violence qu’on  y trouve, comporte un message des plus ouverts pour nous aujourd’hui. En effet, nous sommes invités à reconnaître le Royaume de Dieu déjà à l‘œuvre dans notre monde. «  Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »  dit Jésus (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 21).        <br />
              <br />
       Ce Royaume advient lorsque deux ou trois se réunissent au nom de Jésus (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 18, 20), lorsque le pauvre est évangélisé, lorsque le malade est visité, lorsque les sourds entendent, lorsque les aveugles voient etc. (cf. <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40, <span style="font-style:italic">Luc</span> 4 16-20, <span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 17-18) Tels sont les fruits de la venue du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie le président nous invite en terminant à aller sur les chemins de nos vies et de notre monde pour annoncer et redire la Bonne Nouvelle que nous avons découverte en Jésus. « Allez dans la paix du Christ » nous dit-il.        <br />
              <br />
       Je nous redis la même chose au terme de cette homélie : « Allons et soyons chacun et chacune, selon nos possibilités et selon notre état de vie, des témoins de Jésus-Christ aujourd’hui ».       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 septembre 2020       <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 3 octobre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Je veux chanter pour mon ami       <br />
       le chant du bien-aimé à sa vigne.       <br />
              <br />
       Mon ami avait une vigne       <br />
       sur un coteau fertile.       <br />
           Il en retourna la terre, en retira les pierres,       <br />
       pour y mettre un plant de qualité.       <br />
       Au milieu, il bâtit une tour de garde       <br />
       et creusa aussi un pressoir.       <br />
       Il en attendait de beaux raisins,       <br />
       mais elle en donna de mauvais.       <br />
              <br />
          Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,       <br />
       soyez donc juges entre moi et ma vigne !       <br />
           Pouvais-je faire pour ma vigne       <br />
       plus que je n’ai fait ?       <br />
       J’attendais de beaux raisins,       <br />
       pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?       <br />
           Eh bien, je vais vous apprendre       <br />
       ce que je ferai de ma vigne :       <br />
       enlever sa clôture       <br />
       pour qu’elle soit dévorée par les animaux,       <br />
       ouvrir une brèche dans son mur       <br />
       pour qu’elle soit piétinée.       <br />
           J’en ferai une pente désolée ;       <br />
       elle ne sera ni taillée ni sarclée,       <br />
       il y poussera des épines et des ronces ;       <br />
       j’interdirai aux nuages       <br />
       d’y faire tomber la pluie.       <br />
              <br />
           La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël.       <br />
       Le plant qu’il chérissait,       <br />
       ce sont les hommes de Juda.       <br />
       Il en attendait le droit,       <br />
       et voici le crime ;       <br />
       il en attendait la justice,       <br />
       et voici les cris.       <br />
              <br />
         – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)       <br />
       R/ La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël. (cf. Is 5, 7a)       <br />
              <br />
       La vigne que tu as prise à l’Égypte,       <br />
       tu la replantes en chassant des nations.       <br />
       Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,       <br />
       et ses rejets, jusqu’au Fleuve.       <br />
              <br />
       Pourquoi as-tu percé sa clôture ?       <br />
       Tous les passants y grappillent en chemin ;       <br />
       le sanglier des forêts la ravage       <br />
       et les bêtes des champs la broutent.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
           Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,       <br />
       tout ce qui est juste et pur,       <br />
       tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,       <br />
       tout ce qui s’appelle vertu       <br />
       et qui mérite des éloges,       <br />
       tout cela, prenez-le en compte.       <br />
           Ce que vous avez appris et reçu,       <br />
       ce que vous avez vu et entendu de moi,       <br />
       mettez-le en pratique.       <br />
       Et le Dieu de la paix sera avec vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       C’est moi qui vous ai choisis,       <br />
       afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Écoutez cette parabole :       <br />
       Un homme était propriétaire d’un domaine ;       <br />
       il planta une vigne,       <br />
       l’entoura d’une clôture,       <br />
       y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.       <br />
       Puis il loua cette vigne à des vignerons,       <br />
       et partit en voyage.       <br />
           Quand arriva le temps des fruits,       <br />
       il envoya ses serviteurs auprès des vignerons       <br />
       pour se faire remettre le produit de sa vigne.       <br />
           Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,       <br />
       frappèrent l’un,       <br />
       tuèrent l’autre,       <br />
       lapidèrent le troisième.       <br />
           De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs       <br />
       plus nombreux que les premiers ;       <br />
       mais on les traita de la même façon.       <br />
           Finalement, il leur envoya son fils,       <br />
       en se disant :       <br />
       ‘Ils respecteront mon fils.’       <br />
           Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :       <br />
       ‘Voici l’héritier :       <br />
       venez ! tuons-le,       <br />
       nous aurons son héritage !’       <br />
           Ils se saisirent de lui,       <br />
       le jetèrent hors de la vigne       <br />
       et le tuèrent.       <br />
           Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,       <br />
       que fera-t-il à ces vignerons ? »       <br />
           On lui répond :       <br />
       « Ces misérables, il les fera périr misérablement.       <br />
       Il louera la vigne à d’autres vignerons,       <br />
       qui lui en remettront le produit en temps voulu. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux !       <br />
           Aussi, je vous le dis :       <br />
       Le royaume de Dieu vous sera enlevé       <br />
       pour être donné à une nation       <br />
       qui lui fera produire ses fruits. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48675927-38119103.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-vignerons-homicides_a971.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2019 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 15 décembre 2019. Textes de l'Écriture : Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/38701202-33651656.jpg?v=1571947573" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi »" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie il arrive parfois qu’on se demande si l’on a pris la bonne décision, par exemple, en faisant couple avec telle personne, en décidant d’avoir une famille ou en choisissant de changer de travail. Qu’on se pose des questions va de soi. C’est même un signe de sagesse et de sérieux.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le questionnement de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Hé bien! ce matin, l’évangile nous présente Jean-Baptiste au moment où, quelques années après avoir baptisé Jésus et l’avoir présenté comme celui que le Seigneur envoie pour sauver son peuple, il commence à se poser des questions. Jésus est-il bien celui qui est l’envoyé promis ?       <br />
              <br />
       Le pourquoi de ces questions vient du fait que comme les autres juifs Jean-Baptiste attend un Messie rempli de puissance qui va changer les choses et ramener à Dieu le peuple qui s’en éloigne comme le dit la première lecture tirée du prophète Isaïe : « Dites aux gens qui s’affolent : ‘ Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver’’ ».        <br />
              <br />
       Jean-Baptiste entre dans cette vision des prophètes qui annoncent que l’avènement du Messie sera une manifestation de puissance de la part du Dieu d’Israël qui a ramené son peuple de l’exil à Babylone et lui donne maintenant un pouvoir sur ses ennemis.       <br />
              <br />
       Cette vision de l’Ancien Testament est comme contredite par ce que Jean-Baptiste entend dire du ministère de Jésus. Voilà la raison des doutes de Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Jésus, loin de s’installer à la façon d’un roi puissant, fréquente les pauvres et les laissés pour compte. Il se fait proche de ceux et celles qui souffrent. Il guérit les malades. Il prêche un royaume de paix où les plus grands sont ceux et celles qui se mettent au service des autres. Il prévient ses proches en leur disant : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 200-21)        <br />
              <br />
       C’est le Royaume des petits, des sans grade, des pauvres de toutes sortes. La table du maître est ouverte à tous même aux non-juifs qu’on appelle les Gentils       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La promesse de Écritures</span>       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste est un peu déboussolé – on le comprend -  et il demande à ses disciples de l’aider à lever les doutes qui commencent à s’installer en lui concernant Jésus. Ses disciples s’en vont sur les pas de Jésus et font enquête auprès de ceux et celles qui l’entendent prêcher. Ils procèdent en deux temps.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, ils relisent les Écritures Saintes et ils découvrent que celles-ci ne parlent pas toujours d’un Messie puissant. Entre autres le grand prophète Isaïe a des paroles très fortes où il le présente comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. Il en fait non pas un roi  puissant, mais un Serviteur qui donne sa vie pour ses frères et sœurs leur permettant de renouer le fil de leur alliance avec Dieu et de devenir un peuple nouveau. (Cf. <span style="font-style:italic">Isaïe</span> chapitre 53) Ce peuple nouveau pour lequel le Serviteur consacre sa vie et va même jusqu'à mourir pour lui est le vrai peuple de Dieu tel que voulu par Lui de toute éternité.         <br />
              <br />
       Cette nouvelle lecture des Écritures par les disciples de Jean-Baptiste provoque des ajustements dans leur vision du Messie. Ils décident donc d’aller sur le terrain voir ce qui en est de Jésus. C'est le deuxième temps de leur démarche.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le Messie et son messager</span>       <br />
              <br />
       Arrivés près de Jésus, ils l’interrogent et lui demandent de préciser pour eux sa mission. Et c’est là que la réponse de Jésus devient pour eux d’une limpidité éclatante.       <br />
              <br />
       En effet, en l’entendant, ils croient entendre Isaïe et les autres prophètes qu’ils ont redécouverts. Jésus, en effet, cite explicitement ceux-ci lorsqu'il leur répond : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ».  (cf. <span style="font-style:italic">Isaïe</span> 35, 5-6, 42, 18 et 61,1)       <br />
              <br />
       C’est le portrait du Messie que les disciples de Jean-Baptiste attendaient. Ils retournent vers lui et lui annonce que Jésus est bien l'Envoyé de Dieu qu'il a reconnu sur les bords du Jourdain.        <br />
              <br />
       Après le départ des disciples de Jean-Baptiste, qu’est-ce que fait Jésus ? Loin de réprimander Jean-Baptiste pour ses doutes, au contraire, il le loue avec une certaine admiration. « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste. »        <br />
              <br />
       Jésus reconnaît à Jean-Baptiste son rôle de Précurseur du Messie. Les doutes de Jean-Baptiste n’altèrent pas sa mission, au contraire. Elle la rende encore plus vraie et authentique. Il sera le messager qui prépare les voies du Seigneur, les chemins de Dieu pour rencontrer l’humanité dans la personne de Jésus, le Fils bien-aimé du Père.       <br />
              <br />
       <!--Une seule sourdine cependant. -->Malgré la grandeur et la beauté de la mission de Jean-Baptiste, celui ou celle qui sait se faire petit et se mettre à l’écoute de Jésus avec humilié devient le plus grand dans son Royaume. Le critère de la grandeur pour Jésus réside dans le cœur des personnes qui savent accueillir la Parole de Dieu avec foi comme le fit la Vierge Marie lorsqu'elle répondit à l’ange à l’Annonciation « Que tout m’advienne selon ta parole ». (<span style="font-style:italic">Luc </span> 1, 38)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment ne pas être dans la joie en voyant ce que Dieu fait pour son peuple ? Les premiers mots de l’antienne d’ouverture  empruntés à saint Paul pour ce dimanche qui est aussi appelé dimanche de <span style="font-style:italic">Gaudete</span> le disent : « Soyez dans la joie avec le Seigneur, soyez toujours dans la joie » (en latin : <span style="font-style:italic">Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete</span>). La joie du disciple de Jésus résulte de l’amour de Dieu qui vient vers lui  parce Dieu donne à l’humanité son Fils comme Sauveur.        <br />
              <br />
       À Noël, la vue du Fils de Dieu dans une crèche nous interpelle. Comme Jean-Baptiste, nous sommes peut-être déroutés, menacés par le doute. Mais c'est là, dans la crèche que le mystère de l’Amour de Dieu se révèle. L'amour de Dieu se manifeste de façon simple et incarnée dans la vie d’une famille pareille à toutes les autres et dans un enfant qui deviendra l’un de nous en tous points semblables aux autres humains.       <br />
               <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment d’action de grâces et de préparation à la célébration attendue de ce don de Dieu à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 décembre 2019       <br />
       <!--Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
              <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
         Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
              <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
       -->       <br />
              <br />
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       </form>       <br />
       </div>       <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
              <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Voici-que-j-envoie-mon-messager-en-avant-de-toi_a924.html</link>
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   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Sep 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 septembre 2018 Année B. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16-4,3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22786329-25333355.jpg?v=1528398786" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B « De quoi discutiez-vous en chemin ?  »" />
     </div>
     <div>
      Saint Marc dans l’évangile de ce matin nous fait entrer dans les conversations de Jésus au cours de ses déplacements en Galilée. Ce sont des souvenirs qu’il a reçu de ceux et celles qui étaient avec Jésus dans ces moments-là ou qui les ont entendus de d’autres. Il ne se préoccupe pas de les organiser selon un plan défini. Ce sont des sentences, des phrases qui sont rapportées un peu à bâtons rompus, pourrait-on dire. <!--Parfois, c’est un mot qui retient l’attention, parfois c’est une geste comme ce matin celui avec les enfants.-->       <br />
              <br />
       Dans le texte de l’évangile qui vient d’être proclamé il y a trois sujets qui sont retenus par l’évangéliste dans le but d’aider les premières communautés à mieux connaitre Jésus et à le suivre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La deuxième annonce de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Le premier sujet  est grave. Saint Marc relève que Jésus avance dans sa mission et qu'elle approche désormais de son terme. Ce terme est celui de sa Passion et de sa Mort sur la croix. « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
              <br />
       En annonçant cette mort sur la croix avec les souffrances qui l’accompagneront, Jésus fait entrer ses disciples dans le mystère de l'amour de Dieu qui l’envoie porter les péchés du monde et réconcilier l’humanité avec Lui.        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
              <br />
       Les apôtres ont déjà entendu ce discours qui avait révolté Pierre et que Jésus avait rabroué. Nous avions cet épisode dans l’évangile de dimanche dernier. Ici, Jésus se contente de confirmer aux disciples que tel est bien la destinée vers où il se dirige. Il leur donnera plus de détails quand l’heure sera venue. Après cette annonce, saint Marc passe à un autre sujet.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le désir d’être en premier</span>       <br />
              <br />
       Cet autre sujet c’est la discussion des disciples entre eux pour savoir qui est le plus grand. Et quand Jésus leur demande « De quoi discutiez-vous en chemin ? », ils sont un peu mal à l’aise et ne répondent pas. Ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand  nous dit saint Marc. Leurs préoccupations et leurs conversations apparaissent ainsi tout à fait dans l’esprit du monde, l’esprit « mondain »  que dénonce souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Dans la deuxième lecture,  la<span style="font-style:italic"> Lettre de saint Jacques</span> dénonce cette mentalité mondaine : « D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. »       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens n’étaient pas indemnes de tentations comme celle des apôtres. Être le plus grand et briller par le pouvoir et par les honneurs exercent toujours un certain attrait qu’il faut reconnaître et combattre. Nous ne sommes pas différents d’eux. C’est pourquoi, comme eux nous avons à encore à apprendre de Jésus la véritable attitude du disciple. C’est le troisième sujet qui invite à créer dans les premières communautés chrétiennes un cadre de vie à l’inverse des valeurs que la société leur propose.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le cadre du service et de l’amour mutuel</span>       <br />
              <br />
       Ce cadre de vie est celui du service et de l’amour mutuel. Voilà le troisième sujet abordé par Jésus ce matin.       <br />
              <br />
       Saint Marc rappelle cette parole de Jésus qui a été conservé soigneusement : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Dans la communauté chrétienne les valeurs de promotion personnelle,  de compétition  et de réussite ne sont pas ce qui est recherché d’abord et avant tout. C’est le service qui met les uns et les autres sur le même pied, c’est l’amour mutuel. C'est le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       Et pour illustrer, ce cadre particulier du service et de l’amour mutuel dans la communauté, saint Marc rappelle les paroles de Jésus sur les enfants.  Il montre même Jésus qui prend un enfant, le place au milieu des disciples et l’embrasse en leur disant : « Quiconque accueille en mon nom, un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé ».        <br />
              <br />
       On peut penser que cet enfant représente le disciple qui se fait, tel un enfant, petit et accueillant et qui s’en remet à Dieu comme l’enfant s’en remet à ses parents pour grandir et se développer Ce fut la découverte de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui disait « Je suis petite et Dieu mon Père fait tout pour moi. Je me contente de me laisser aimer car par moi-même je ne puis rien ».  Saint Paul ne parlait pas autrement lorsqu’il écrivait que Dieu se manifeste dans la faiblesse « Et lorsque  je suis faible, c’est alors que je suis fort de la force de Dieu » (2 Corinthiens 12, 10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà trois belles considérations pour nous inspirer cette semaine.  Demandons au Seigneur dans cette Eucharistie d'entrer de plus en plus dans cette révélation que Jésus nous fait de lui-même et prions-le de nous accorder de devenir nous aussi comme les premiers chrétiens des disciples attentifs à le découvrir de plus en plus.        <br />
              <br />
       Que par la coupe et par le pain partagés nous le recevions déjà afin qu’il nous rende de plus en plus semblables à lui et que nous pussions dire comme saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». (Galates 2, 20)       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>18 septembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31) et la seconde concerne la dispute des disciples pour la première place. Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta brutalement sur le champ en disant « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mai scelles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au cœur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. ». Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église, un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, questionner, vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici ? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments se soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres ? » Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants sont la réponse. Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici l l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  On doit mettre ces paroles en lien avec celles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 3146.  « Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré là ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un e ces petits,, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » Comme Jean Vanier aime à le répéter et comme le fait souvent le pape François « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au cœur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma sœur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma sœur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors! Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu, le Père  dans leur vie : « celui qui m'envoyé, dit Jésus. » Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: « Est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ? »  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi.       <br />
              <br />
       Et que l'Esprit Saint nous donne la force de pouvoir donner notre vie, selon notre vocation, comme Jésus pour nos frères et sœurs accueillis   « au nom du Seigneur ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>18 septembre 2018       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Saint Marc  se contente de rapporter des souvenirs souvent dan le désordre à batons rompus.        <br />
       Conversations a batons rompus       <br />
              <br />
       C'es le cas aujourd'hui trois sujets abordés       <br />
       le Messie souffrant - souffrance, opposition et sacrifice       <br />
       Les désirs d'honneur       <br />
       La réponse de Jésus ou l'attitude fondamentale du chrétien       <br />
              <br />
              <br />
        Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
              <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22786329-25333355.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-De-quoi-discutiez-vous-en-chemin_a853.html</link>
  </item>

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