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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:26:03+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Nov 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A 19 novembre 2023 du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31, 1 Thessaloniciens 5, 1-6 et Mathieu 25, 14-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75268845-52659046.jpg?v=1696011207" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A : « La parabole des talents »" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on dira «  Il se pense tellement bon celui-là, il se prend pour un  ‘grand talent’ » (même signification que Ti-Jos connaissant).       <br />
              <br />
       Au temps de Jésus, le mot « talent » réfère à la mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique qui correspond à une certaine quantité d’or ou d’argent, environ 25,86 kg au temps de Jésus, dit-on. Ce qui représentait une somme très importante<! (le 4 septembre 2020 un kilogramme d’or se vendait 81,024.70 $ canadiens)-->.        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il est manifeste que pour l’évangéliste saint Mathieu, le mot « talent » est utilisé comme une image. Pour lui cette image s’applique à la Parole de Dieu et à tous les dons que Dieu met en nous. Il désire ainsi nous montrer comment nous comporter vis-à-vis ces dons que Dieu nous fait.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La distribution des talents</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole racontée par Jésus, on voit le maître qui part en voyage remettre à chacun des serviteurs une partie de ses biens pour qu’il la garde en son absence.       <br />
              <br />
       Ce maître représente Dieu qui, par son Fils Jésus, vient nous faire partager l’héritage des enfants de Dieu. Cet héritage nous est venu par la Parole annoncée au cours de l’histoire du salut d’Abraham à Jean-Baptiste en passant par Moïse et les prophètes.       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est toujours vivante et active. C’est ce cadeau que les serviteurs que nous sommes reçoivent. Il prend diverses formes. Il s’agit en premier lieu du don de la foi qui est au cœur de nos vies, mais il y a aussi tous les « talents » qui l’accompagnent : qualités et dons de toutes sortes dont Dieu nous a enrichi. Le maître part, mais il reviendra. On peut penser que le temps de son périple représente le temps de l'Église que nous vivons dans l'attente du retour du Christ à la fin des temps.       <br />
              <br />
       Dans ce temps de l'Église, les dons de Dieu ne font pas défaut, ces   dons appelés ici « talents » varient en nombre et en quantité. Comme dans l’Évangile, certaines personnes peuvent reconnaître qu’elles en ont reçu en grande quantité, d’autres en moins grande quantité. Ce qui est à retenir, c’est que dans tous les cas ces « talents » font partie des biens du maître. Ils sont ainsi pour nous des dons de Dieu quels qu’ils soient. Dans nos communautés chrétiennes, ils pourront se transformer en charismes et en ministères  si nous savons les cultiver et les faire croître (voir <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église de Vatican</span> II, n.12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La reddition des comptes</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole de l’évangile de saint Mathieu, au retour du voyage du maître, les serviteurs sont convoqués pour rendre compte de ce qu’ils ont fait des « talents » reçus. Le premier et le second des serviteurs sont heureux de faire état d’une croissance importante des sommes qu’ils avaient eues. Grâce à leur initiative et à leur créativité ils les ont doublées. Le troisième quant à lui s’est contenté de conserver la somme en l’enfouissant en terre.       <br />
              <br />
       Le maître qui représente Dieu va louer les deux premiers et renvoyer le troisième sans ménagement.       <br />
              <br />
       Ainsi pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de conserver ses « talents », ses dons. Il est important de les mettre en œuvre. Le salut ne se résume pas à dire « Seigneur, Seigneur ». Les œuvres et les gestes d’amour, de compassion, de partage font partie de la vie du disciple de Jésus autant que les paroles. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps. Elle ne peut être comme un « talent » que l’on garde pour soi. Elle demande qu’on la répande, qu’on la proclame et qu’on la vive.       <br />
              <br />
       La description de la « femme parfaite » tirée du <span style="font-style:italic"> Livre de Proverbes</span> que nous avons dans la première lecture va dans le sens de ce message de la parabole de l’évangile. Elle a fait profiter ses « talents ». On comprend bien ainsi l’invitation à célébrer les fruits de son travail qui termine la lecture.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le sens eschatologique de la parabole</span>       <br />
              <br />
       La parabole des talents nous renvoie à nous-mêmes dans la façon de vivre notre vie chrétienne. Elle est une source d’inspiration et de questionnements. Comment développer les dons reçus du Seigneur? Comment incarner dans notre vie la Parole de Dieu? Quels chemins prendre pour aller plus loin dans notre cheminement spirituel? Quel soutien aller chercher pour répondre aux attentes du Maître ? Ce sont autant de questions que les jours qui passent mettent devant nous à une occasion ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il est important de les laisser monter en nous, même si nous n’avons pas toutes les réponses immédiatement. C'est normal puisque dans le temps de l'Église nous sommes comme des voyageurs  en marche vers la demeure où Jésus nous attend : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 3). Nous attendons dans la foi le Retour du Christ.  Nous avançons tendus vers en avant, poursuivant notre course en mettant en oeuvre les dons reçus du Seigneur, nos « talents ». Alors, comme le dit saint Paul dans la seconde lecture : « Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants ».        <br />
              <br />
       Le maître, le Christ, laisse à chacun et à chacune la liberté de faire ses choix.  La réponse appartient à chaque personne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu aujourd’hui dans notre Eucharistie pour tous les « talents » donnés, particulièrement le don de sa Parole et demandons la grâce de savoir les recevoir et les faire fructifier pour sa plus grande gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est aujourd'hui la <span style="font-style:italic">4e Journée mondiale pour les pauvres</span> fixée par le pape François dans « Misericordia et Misera » au 33ème Dimanche du Temps Ordinaire, et qui est donc célébrée cette année le 15 novembre 2020. Dans son <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/papa-francesco_20200613_messaggio-iv-giornatamondiale-poveri-2020.html">message pour cette journée</a>, le pape propose comme thème « Tends ta main au pauvre » (<span style="font-style:italic">Siracide</span> 7, 32)       <br />
              <br />
       Permettez-moi en terminant de vous lire un passage de ce message :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.</span>       <br />
              <br />
       Que le Seigneur continue de nous soutenir pour tendre la main autour de nous et pour que toute l'Église devienne de plus en plus accueillante à ceux et celles qui lui tendent la main.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 novembre 2023       <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 14 novembre 2017 et 10 novembre 2020       <br />
        -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ses mains travaillent volontiers » (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Une femme parfaite, qui la trouvera ?           <br />
       Elle est précieuse plus que les perles !       <br />
           Son mari peut lui faire confiance :       <br />
       il ne manquera pas de ressources.       <br />
           Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,       <br />
       tous les jours de sa vie.       <br />
           Elle sait choisir la laine et le lin,       <br />
       et ses mains travaillent volontiers.       <br />
           Elle tend la main vers la quenouille,       <br />
       ses doigts dirigent le fuseau.       <br />
           Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,       <br />
       elle tend la main au malheureux.       <br />
              <br />
           Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;       <br />
       seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.       <br />
           Célébrez-la pour les fruits de son travail :       <br />
       et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
              <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le jour du Seigneur ne vous surprenne pas comme un voleur » (1 Th 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
           Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,       <br />
       vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.       <br />
           Vous savez très bien que le jour du Seigneur       <br />
       vient comme un voleur dans la nuit.       <br />
           Quand les gens diront :       <br />
       « Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,       <br />
       c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,       <br />
       comme les douleurs sur la femme enceinte :       <br />
       ils ne pourront pas y échapper.       <br />
           Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,       <br />
       ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.       <br />
           En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;       <br />
       nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.       <br />
           Alors, ne restons pas endormis comme les autres,       <br />
       mais soyons vigilants et restons sobres.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
       Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents       <br />
       s’en alla pour les faire valoir       <br />
       et en gagna cinq autres.       <br />
           De même, celui qui avait reçu deux talents       <br />
       en gagna deux autres.       <br />
           Mais celui qui n’en avait reçu qu’un       <br />
       alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
           Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné deux autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
              <br />
           Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       je savais que tu es un homme dur :       <br />
       tu moissonnes là où tu n’as pas semé,       <br />
       tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.       <br />
           J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.       <br />
       Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’       <br />
           Son maître lui répliqua :       <br />
       ‘Serviteur mauvais et paresseux,       <br />
       tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,       <br />
       que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.       <br />
           Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;       <br />
       et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.       <br />
           Enlevez-lui donc son talent       <br />
       et donnez-le à celui qui en a dix.       <br />
           À celui qui a, on donnera encore,       <br />
       et il sera dans l’abondance ;       <br />
       mais celui qui n’a rien       <br />
       se verra enlever même ce qu’il a.       <br />
           Quant à ce serviteur bon à rien,       <br />
       jetez-le dans les ténèbres extérieures ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75268845-52659046.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a1146.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-48955214</guid>
   <title>Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Nov 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A le 15 novembre 2020. Textes : Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31, 1 Thessaloniciens 5, 1-6 et Mathieu 25, 14-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/48955214-38234082.jpg?v=1599072603" alt="Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »" title="Homélie pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on dira «  Il se pense tellement bon celui-là, il se prend pour un  ‘grand talent’ » (même signification que Ti-Jos connaissant).       <br />
              <br />
       Au temps de Jésus, le mot « talent » réfère à la mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique qui correspond à une certaine quantité d’or ou d’argent, environ 25,86 kg au temps de Jésus, dit-on. Ce qui représentait une somme très importante<! (le 4 septembre 2020 un kilogramme d’or se vendait 81,024.70 $ canadiens)-->.        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il est manifeste que pour l’évangéliste saint Mathieu, le mot « talent » est utilisé comme une image. Pour lui cette image s’applique à la Parole de Dieu et à tous les dons que Dieu met en nous. Il désire ainsi nous montrer comment nous comporter vis-à-vis ces dons que Dieu nous fait.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La distribution des talents</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole racontée par Jésus, on voit le maître qui part en voyage remettre à chacun des serviteurs une partie de ses biens pour qu’il la garde en son absence.       <br />
              <br />
       Ce maître représente Dieu qui, par son Fils Jésus, vient nous faire partager l’héritage des enfants de Dieu. Cet héritage nous est venu par la Parole annoncée au cours de l’histoire du salut d’Abraham à Jean-Baptiste en passant par Moïse et les prophètes.       <br />
              <br />
       Cette Parole de Dieu est toujours vivante et active. C’est ce cadeau que les serviteurs que nous sommes reçoivent. Il prend diverses formes. Il s’agit en premier lieu du don de la foi qui est au cœur de nos vies, mais il y a aussi tous les « talents » qui l’accompagnent : qualités et dons de toutes sortes dont Dieu nous a enrichi. Le maître part, mais il reviendra. On peut penser que le temps de son périple représente le temps de l'Église que nous vivons dans l'attente du retour du Christ à la fin des temps.       <br />
              <br />
       Dans ce temps de l'Église, les dons de Dieu ne font pas défaut, ces   dons appelés ici « talents » varient en nombre et en quantité. Comme dans l’Évangile, certaines personnes peuvent reconnaître qu’elles en ont reçu en grande quantité, d’autres en moins grande quantité. Ce qui est à retenir, c’est que dans tous les cas ces « talents » font partie des biens du maître. Ils sont ainsi pour nous des dons de Dieu quels qu’ils soient. Dans nos communautés chrétiennes, ils pourront se transformer en charismes et en ministères  si nous savons les cultiver et les faire croître (voir <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église de Vatican</span> II, n.12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La reddition des comptes</span>       <br />
              <br />
       Dans la parabole de l’évangile de saint Mathieu, au retour du voyage du maître, les serviteurs sont convoqués pour rendre compte de ce qu’ils ont fait des « talents » reçus. Le premier et le second des serviteurs sont heureux de faire état d’une croissance importante des sommes qu’ils avaient eues. Grâce à leur initiative et à leur créativité ils les ont doublées. Le troisième quant à lui s’est contenté de conserver la somme en l’enfouissant en terre.       <br />
              <br />
       Le maître qui représente Dieu va louer les deux premiers et renvoyer le troisième sans ménagement.       <br />
              <br />
       Ainsi pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de conserver ses « talents », ses dons. Il est important de les mettre en œuvre. Le salut ne se résume pas à dire « Seigneur, Seigneur ». Les œuvres et les gestes d’amour, de compassion, de partage font partie de la vie du disciple de Jésus autant que les paroles. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps. Elle ne peut être comme un « talent » que l’on garde pour soi. Elle demande qu’on la répande, qu’on la proclame et qu’on la vive.       <br />
              <br />
       La description de la « femme parfaite » tirée du <span style="font-style:italic"> Livre de Proverbes</span> que nous avons dans la première lecture va dans le sens de ce message de la parabole de l’évangile. Elle a fait profiter ses « talents ». On comprend bien ainsi l’invitation à célébrer les fruits de son travail qui termine la lecture.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le sens eschatologique de la parabole</span>       <br />
              <br />
       La parabole des talents nous renvoie à nous-mêmes dans la façon de vivre notre vie chrétienne. Elle est une source d’inspiration et de questionnements. Comment développer les dons reçus du Seigneur? Comment incarner dans notre vie la Parole de Dieu? Quels chemins prendre pour aller plus loin dans notre cheminement spirituel? Quel soutien aller chercher pour répondre aux attentes du Maître ? Ce sont autant de questions que les jours qui passent mettent devant nous à une occasion ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il est important de les laisser monter en nous, même si nous n’avons pas toutes les réponses immédiatement. C'est normal puisque dans le temps de l'Église nous sommes comme des voyageurs  en marche vers la demeure où Jésus nous attend : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 3). Nous attendons dans la foi le Retour du Christ.  Nous avançons tendus vers en avant, poursuivant notre course en mettant en oeuvre les dons reçus du Seigneur, nos « talents ». Alors, comme le dit saint Paul dans la seconde lecture : « Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants ».        <br />
              <br />
       Le maître, le Christ, laisse à chacun et à chacune la liberté de faire ses choix.  La réponse appartient à chaque personne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu aujourd’hui dans notre Eucharistie pour tous les « talents » donnés, particulièrement le don de sa Parole et demandons la grâce de savoir les recevoir et les faire fructifier pour sa plus grande gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est aujourd'hui la <span style="font-style:italic">4e Journée mondiale pour les pauvres</span> fixée par le pape François dans « Misericordia et Misera » au 33ème Dimanche du Temps Ordinaire, et qui est donc célébrée cette année le 15 novembre 2020. Dans son <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/papa-francesco_20200613_messaggio-iv-giornatamondiale-poveri-2020.html">message pour cette journée</a>, le pape propose comme thème « Tends ta main au pauvre » (<span style="font-style:italic">Siracide</span> 7, 32)       <br />
              <br />
       Permettez-moi en terminant de vous lire un passage de ce message :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.</span>       <br />
              <br />
       Que le Seigneur continue de nous soutenir pour tendre la main autour de nous et pour que toute l'Église devienne de plus en plus accueillante à ceux et celles qui lui tendent la main.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 novembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 14 novembre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le  33e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ses mains travaillent volontiers » (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Une femme parfaite, qui la trouvera ?           <br />
       Elle est précieuse plus que les perles !       <br />
           Son mari peut lui faire confiance :       <br />
       il ne manquera pas de ressources.       <br />
           Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,       <br />
       tous les jours de sa vie.       <br />
           Elle sait choisir la laine et le lin,       <br />
       et ses mains travaillent volontiers.       <br />
           Elle tend la main vers la quenouille,       <br />
       ses doigts dirigent le fuseau.       <br />
           Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,       <br />
       elle tend la main au malheureux.       <br />
              <br />
           Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;       <br />
       seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.       <br />
           Célébrez-la pour les fruits de son travail :       <br />
       et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le jour du Seigneur ne vous surprenne pas comme un voleur » (1 Th 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
           Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,       <br />
       vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.       <br />
           Vous savez très bien que le jour du Seigneur       <br />
       vient comme un voleur dans la nuit.       <br />
           Quand les gens diront :       <br />
       « Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,       <br />
       c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,       <br />
       comme les douleurs sur la femme enceinte :       <br />
       ils ne pourront pas y échapper.       <br />
           Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,       <br />
       ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.       <br />
           En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;       <br />
       nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.       <br />
           Alors, ne restons pas endormis comme les autres,       <br />
       mais soyons vigilants et restons sobres.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
       Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents       <br />
       s’en alla pour les faire valoir       <br />
       et en gagna cinq autres.       <br />
           De même, celui qui avait reçu deux talents       <br />
       en gagna deux autres.       <br />
           Mais celui qui n’en avait reçu qu’un       <br />
       alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
           Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné deux autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’       <br />
              <br />
           Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       je savais que tu es un homme dur :       <br />
       tu moissonnes là où tu n’as pas semé,       <br />
       tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.       <br />
           J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.       <br />
       Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’       <br />
           Son maître lui répliqua :       <br />
       ‘Serviteur mauvais et paresseux,       <br />
       tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,       <br />
       que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.       <br />
           Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;       <br />
       et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.       <br />
           Enlevez-lui donc son talent       <br />
       et donnez-le à celui qui en a dix.       <br />
           À celui qui a, on donnera encore,       <br />
       et il sera dans l’abondance ;       <br />
       mais celui qui n’a rien       <br />
       se verra enlever même ce qu’il a.       <br />
           Quant à ce serviteur bon à rien,       <br />
       jetez-le dans les ténèbres extérieures ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples cette parabole :       <br />
           « C’est comme un homme qui partait en voyage :       <br />
       il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.       <br />
           À l’un il remit une somme de cinq talents,       <br />
       à un autre deux talents,       <br />
       au troisième un seul talent,       <br />
       à chacun selon ses capacités.       <br />
       Puis il partit.       <br />
              <br />
           Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint       <br />
       et il leur demanda des comptes.       <br />
           Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,       <br />
       présenta cinq autres talents       <br />
       et dit :       <br />
       ‘Seigneur,       <br />
       tu m’as confié cinq talents ;       <br />
       voilà, j’en ai gagné cinq autres.’       <br />
           Son maître lui déclara :       <br />
       ‘Très bien, serviteur bon et fidèle,       <br />
       tu as été fidèle pour peu de choses,       <br />
       je t’en confierai beaucoup ;       <br />
       entre dans la joie de ton seigneur.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/48955214-38234082.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-parabole-des-talents_a977.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-5179955</guid>
   <title>Les éoliennes s'en viennent... - Bulletin d'information SME-Info Vol. 40 n. 1,  février 2013</title>
   <pubDate>Wed, 06 Feb 2013 01:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SME-Info Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Programmation du 350e, les éoliennes, le Pavillon Camille-Roy, décès du chanoine Marcel Drouin, homélie de Mgr Proulx, dates à retenir, etc. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5179955-7728568.jpg?v=1359593698" alt="Les éoliennes s'en viennent... - Bulletin d'information SME-Info Vol. 40 n. 1,  février 2013" title="Les éoliennes s'en viennent... - Bulletin d'information SME-Info Vol. 40 n. 1,  février 2013" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU  SUPÉRIEUR GÉNÉRAL </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous avons tous survécu à la fin du monde annoncée pour le mois de décembre dernier… et nous sommes entrés tout doucement dans la nouvelle année.  Nous ne savons pas trop ce que nous réserve 2013 pour chacun de nous personnellement, mais à la lecture du présent SME-Info, vous aurez une petite idée des activités qui solliciteront notre attention et même notre présence tout au long de l’année.  Ce calendrier n’est toutefois pas complet puisqu’il ne couvre que les mois de février à mai exclusivement.  Les activités des Fêtes du 350e occuperont donc une place importante dans notre agenda.        <br />
              <br />
       L’année 2013 sera une année importante dans l’histoire du  Séminaire puisqu’on inaugurera à la fin du mois de novembre les</span> <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Les-parcs-d-eoliennes-de-la-Seigneurie-de-Beaupre-Levee-de-la-premiere-pelletee-de-terre_a419.html">parcs éoliens Seigneurie de Beaupré 2 et 3</a>.  <span style="font-style:italic">Actuellement, douze éoliennes sont érigées, une cinquantaine de tours sont complétées et la construction du poste d’interconnexion est presque achevée.  La prochaine saison estivale sera un moment intense de construction.  Toutes les grues géantes disponibles en Amérique seront sur le territoire du Séminaire pour compléter ces deux premières phases des parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré, soit l’ajout de 114 éoliennes aux douze déjà complétées, pour un total de 126 éoliennes qui produiront 272 MW. Tout en complétant ces deux parcs, les promoteurs commenceront la construction du parc Seigneurie de Beaupré 4 qui sera inauguré à la fin de 2014 et ajoutera une puissance de 69 MW aux parcs existants.  Le Comité des fêtes du 350e travaille actuellement à la planification d’une visite de ce chantier gigantesque au cours de l’été.  Ce sera une activité à ne pas manquer.       <br />
              <br />
       Enfin, autre événement majeur pour 2013, nous mènerons à terme les travaux de mise aux normes du Pavillon Camille-Roy et nous aurons probablement l’occasion d’inaugurer la Salle des Promotions après sa restauration. Cette Salle sera vraiment différente de celle que nous avons connue. Elle reprendra son allure des origines, soit celle d’un grand hall (aula magna) qui pourra être utilisé de multiples façons (concerts, conférences, expositions, salle à manger, etc.).        <br />
              <br />
       Voilà ce à quoi nous pouvons nous attendre en 2013. En plus de ces événements, il y a ceux que l’avenir nous réserve, ceux que nous ne connaissons pas et qui sont dans la main de Dieu.         <br />
       À tous, je souhaite une excellente année 2013.         <br />
              <br />
       Jacques Roberge, ptre</span>       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 11 février 2013 : Célébration de l’Onction des malades à 10 h 30 ;       <br />
       - 13 février 2013 : Célébration pour le Mercredi des cendres à 16 h 30 ;       <br />
       - 28 mars 2013 : Concélébration eucharistique pour la Cène du Seigneur ;       <br />
       - 14 avril 2013: Célébration de l’anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (le 26 mars 1663) par une messe solennelle à la Basilique-Cathédrale présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, suivie d’un banquet où les prêtres du Séminaire recevront les Jésuites, les Augustines et les Ursulines, communautés présentes en Nouvelle-France lors de la fondation du Séminaire ;       <br />
       - 1er mai 2013 : Assemblée du Clergé à la Maison généralice des Sœurs de la Charité         <br />
       - 6 mai 2013 : Fête liturgique du fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval.       <br />
              <br />
       <b>ACTIVITÉS PASTORALES</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">MAISON FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP</span>       <br />
       - 5 au 17 février : Camp familial - Équipe Notre-Dame       <br />
       - 8 au 10 mars : Pastorale des ados - Paroisse St-Henri-de-Lévis       <br />
              <br />
              <br />
       <b>CALENDRIER DES FÊTES DU 350E ANNIVERSAIRE DE FONDATION DU SÉMINAIRE DE FÉVRIER À MAI 2013  </b>       <br />
              <br />
       - 17 FÉVRIER 2013 À 14 H : LES CONFÉRENCES NOTRE-DAME : Dans le cadre de la série « Conférences Notre-Dame », Monsieur Gilles Routhier, professeur titulaire et doyen à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval prononce une conférence sur le Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       - 12 MARS 2013 : CÉRÉMONIE DE SIGNATURE DU LIVRE D’OR À LA VILLE DE QUÉBEC.       <br />
              <br />
       - 6 MARS 2013 : UN TRÉSOR ARTISTIQUE NATIONAL. EXPOSITION DES COLLECTIONS BEAUX-ARTS DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC : Lancement d’une exposition par le Musée de la civilisation en partenariat avec le Séminaire de Québec mettant en valeur la riche collection beaux-arts du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       - 5 AVRIL 2013 : RÉCEPTION OFFERTE PAR LE SÉMINAIRE AUX REPRÉSENTANTS DE LA MRC DE LA CÔTE-DE-BEAUPRÉ : À cause de la Seigneurie de Beaupré, les liens entre le Séminaire de Québec et les municipalités de la MRC de La Côte de Beaupré sont multiples et anciens. Afin de le souligner, le Séminaire est heureux d’accueillir les maires pour célébrer les 350 ans de l’Institution.       <br />
              <br />
       - 14 AVRIL 2013 : CÉLÉBRATION DE L’ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU SÉMINAIRE LE 26 MARS 1663 : Messe d’action de grâces à la Basilique-Cathédrale présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec suivie d’une santé et d’un repas de la communauté des prêtres du Séminaire en compagnie des personnes représentant les Jésuites, les Augustines et les Ursulines, communautés qui étaient présentes à Québec lors de sa fondation et avec qui le Séminaire a toujours entretenu de forts liens d’amitié.       <br />
              <br />
       - 17 AVRIL 2013 : RÉCEPTION DES AUTORITÉS DE LA VILLE DE QUÉBEC PAR LE SÉMINAIRE .       <br />
              <br />
       - 21 AVRIL 2013 : DIMANCHE DES VOCATIONS : Conception et réalisation d’un nouveau feuillet promotionnel du Grand Séminaire de Québec.        <br />
              <br />
       <b>SAVIEZ-VOUS … </b>       <br />
              <br />
       … quel était le nom du domaine de Maizerets avant 1850 ? 		       <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
               <br />
       … combien il y avait de nouveaux séminaristes en 1968 ?       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>DÉCÈS DU DOYEN DES PRÊTRES DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC, LE CHANOINE MARCEL DROUIN (1914-012)</b>       <br />
              <br />
       À l’Hôtel-Dieu de Québec, le mardi 11 décembre 2012, est décédé, à l'âge de 98 ans et 9 mois, monsieur le chanoine Marcel Drouin, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1951. Monsieur le chanoine Drouin était le plus vieux prêtre diocésain de Québec et de la communauté des prêtres du Séminaire. Il avait 71 ans de presbytérat et, dans l'histoire de la Société des prêtres du Séminaire de Québec, il était celui qui détenait le record de longévité.        <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Drouin a été un professeur de philosophie et de religion. Il a été directeur général du Petit Séminaire de Québec, puis Supérieur général du Séminaire de Québec. En 1979, il devint Chanoine titulaire membre du Chapitre des chanoines de Québec. Il quitta le Chapitre des chanoines en 1986 et on le fit alors chanoine honoraire. Il était retiré à la Résidence Cardinal-Vachon depuis 2006.       <br />
       Ses anciens élèves gardent de lui le souvenir d’un homme rempli de sagesse, ordonné, efficace et précis. Sa régularité dans son horaire journalier fascinait ses confrères. Il disait qu’il attendait avec abandon l’heure du Seigneur. Il s’est éteint doucement.        <br />
              <br />
       Qu’il repose dans la paix.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>CÉLÉBRATION POUR L’INSTITUTION AUX MINISTÈRES DE LECTORAT ET D’ACOLYTAT ET POUR LE RITE D’ADMISSION AU GRAND SÉMINAIRE DE QUÉBEC EN LA FÊTE DU CHRIST ROI </b>       <br />
              <br />
       Ce dimanche 25 novembre 2012 en la fête du Christ Roi de l'univers, à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec remplie à pleine capacité, Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, a présidé à la célébration traditionnelle pour l'Institution aux ministères.        <br />
       Quatre séminaristes étaient sur les rangs : Patrick Simard pour l'Institut Pie X et Jean-Philippe Bouliane pour le Diocèse de Québec, séminaristes au Grand Séminaire de Québec, ont été institués lecteurs et Thomas Malenfant et Laurent Petot pour le Diocèse de Québec, séminaristes au Grand Séminaire &quot;Refemptoris Mater&quot;, ont été institués acolytes. Comme on le sait, ces ministères sont des étapes pour les futurs prêtres dans leur cheminement vers le diaconat et le presbytérat.        <br />
              <br />
       Un autre séminariste a vécu à cette occasion le rite d'admission. Il s'agit de Martin Bolduc du Grand Séminaire de Québec. Ce rite confirme de façon officielle l'acceptation par l'évêque de Martin comme candidat au presbytérat pour le Diocèse de Québec.        <br />
              <br />
       Dans son homélie, Mgr Lacroix a commenté en partant des images anciennes du Christ Roi avec couronne en or sur la tête, vêtements étincelants et cour majestueuse. Il a noté que dans l'Évangile la couronne du Roi était la couronne d'épines, le vêtement était un tablier le soir du Jeudi saint et que sa cour était faite de pauvres pêcheurs qui l'ont abandonné lors de sa Passion. Il a continué invitant l’Assemblée à regarder ce que nous sommes aujourd'hui comme Église et comme baptisés.        <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.        <br />
              <br />
       <b>LES GRANDS SÉMINARISTES, FUTURS PRÊTRES, FRANCOPHONES DU CANADA SE RASSEMBLENT À QUÉBEC EN LA FÊTE DU BAPTÊME DU SEIGNEUR POUR CÉLÉBRER LE 350E ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC</b>       <br />
              <br />
       Ce rassemblement national singulier, le premier du genre, de tous les grands séminaristes francophones du Canada était la première activité des Fêtes du 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec, dont le Grand Séminaire de Québec est l'oeuvre principale née avec lui le 26 mars 1663. Les séminaristes, futurs prêtres ou aspirants à la prêtrise, des trois grands séminaires francophones du Canada, le Grand Séminaire de Montréal (1840), le Grand Séminaire &quot;Redemptoris Mater&quot; de Québec (2009) et le Grand Séminaire de Québec (1663) ont répondu à l'appel du recteur du Grand Séminaire de Québec, monsieur l'abbé Mario Côté, qui les invitait à vivre un moment de rencontre autour de la Parole de Dieu et dans la fraternité.        <br />
              <br />
       Ce rassemblement a commencé le vendredi soir 11 janvier 2013. La journée de samedi était animée par l'abbé Pierre-René Côté, professeur retraité de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval et le rassemblement s'est terminé le dimanche 13 janvier 2013 par une célébration eucharistique solennelle à Basilique-Cathédrale de Québec présidée par Mgr Gérald C. Lacroix assisté de son auxiliaire, Mgr Denis Grondin, et de nombreux prêtres. Tous les membres des équipes de formation des grands séminaires francophones ainsi que tous les séminaristes, au nombre de 39, y participaient. La messe fut suivie d'un repas festif dans le réfectoire du Grand Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Le rassemblement des séminaristes francophones a eu une couverture de presse remarquable. Les témoignages des séminaristes Jean François Lapierre et Mario Desrosiers ont frappé les journalistes et celui du recteur du Grand Séminaire de Québec, l’abbé Mario Côté a donné le ton. Sa référence au « sport extrême de l’engagement humain » a entraîné des titres comme :  La prêtrise, un «sport extrême » ou «Le sport extrême» de la foi.        <br />
              <br />
       Un rapide sondage auprès de quelques grands séminaristes révèle leur grande satisfaction pour cette idée de rassembler tous les séminaristes. Cette activité leur a permis de se mieux connaître et de raffermir des liens déjà présents puisque, depuis plusieurs années, des sessions intensives réunissent à la fin de l'année scolaire les séminaristes des divers grands séminaires.        <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       <b>EXTRAIT DE L’HOMÉLIE DE MGR PROULX EN LA FÊTE DE SAINT FRANÇOIS DE SALES AU SÉMINAIRE DE QUÉBEC</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La fête de saint François de Sales, patron secondaires du Séminaire, y est célébrée avec éclat depuis 2004 reprenant une riche tradition qui avait cours auparavant. Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire à Québec, a présidé la célébration eucharistique où les prêtres invités de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis-Hébert au nombre de 35 s’étaient joints aux prêtres du Séminaire et aux séminaristes qui ont animé la célébration. </span>       <br />
              <br />
       Voici un extrait de l’homélie de Mgr Proulx.       <br />
              <br />
       Chers frères prêtres, en célébrant saint François de Sales, nous rendons grâce au Seigneur parce qu’il a été ce pasteur selon le cœur de Dieu. Il a été un modèle d’apôtre et de pasteur qui avait accueilli l’amour divin dans sa vie. Cet accueil de l’amour divin l’a aidé non seulement dans sa vie spirituelle, mais aussi dans sa vie sacerdotale et pastorale. « Si j’ai le bonheur de ramener quelques hérétiques, dit-il, c’est la douceur qui en a fait la conquête. L’amour a plus d’emprise sur les âmes – je ne dis pas la rigueur – mais que la force même des raisons ».        <br />
              <br />
       Chers frères, s’il y a un langage à adopter pour aujourd’hui, dans notre monde, dans notre Église, dans le contexte de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, c’est certainement celui de la charité qui demeurera toujours plus fécond. Ce langage qu’a adopté saint François de Sales, nous invite à nous pencher vers ceux et celles qui sont dans la pauvreté, l’humiliation et la souffrance. « Puisque la personne blessée est l’image de Dieu, ne devrions-nous pas, dit-il, nous jeter sur son visage, le caresser et pleurer d’amour pour elle »? « Le Fils de l’homme est maître du Sabbat ».        <br />
              <br />
              <br />
       <b>RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS… ?</b>       <br />
              <br />
       1 - Appelée La Canardière jusqu’en 1850, le Domaine Maizerets est une métairie. Le métayage est un mode d’exploitation agricole sous forme de location de parties de terres où le métayer s’engage à cultiver la terre sous condition d’en partager les fruits et les récoltes avec le propriétaire.       <br />
       En plus d’être une ferme, le Domaine sert de maison de campagne pour le jour de congé hebdomadaire des pensionnaires du Petit Séminaire et des grands séminaristes. En 1775, cette métairie est incendiée par les Américains et reconstruite dès 1777. De 1932 à 1979, le Domaine a accueilli la Colonie de vacances de Maizerets au cours des mois d’été sous la responsabilité de l’abbé Lucien Godbout de vénérée mémoire. Depuis 1979, le Domaine de Maizerets est devenu la propriété de la Ville de Québec.       <br />
              <br />
       2 - La réponse est cinquante-deux (52). En raison de l’introduction du nouveau cursus des études collégiales, l’année du Collégial III étant supprimée les étudiants du Collégial II reçurent leurs diplômes en même temps que leurs confrères de Collégial III. Vingt-six (26) de ces nouveaux séminaristes sont devenus prêtres et trois sont maintenant évêques : Mgr Jean-Pierre Blais, évêque de Baie-Comeau, Mgr Dorylas Moreau, évêque de Rouyn et Mgr Gilles Lemay, évêque d’Amos. Belles retombées, n’est-ce pas ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/blogsme/">blog SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://twitter.com/smequebec">Séminaire de Québec sur Twitter</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Quebec-QC/Seminaire-de-Quebec/248548099031">Séminaire de Québec sur Facebook</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Francois-de-Laval/121750057852149">François de Laval sur Facebook</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/blog350e/">Blog du 350e du Séminaire</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.350eseminairedequebec.com/">Site internet des fêtes du 350e du Séminaire</a>       <br />
              <br />
       Responsabilité : Monsieur le chanoine Jacques Roberge, supérieur général       <br />
       Rédaction : Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XL – No 1,   février 2013       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5179955-7728568.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-eoliennes-s-en-viennent-Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-40-n-1-fevrier-2013_a515.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-4962722</guid>
   <title>Célébration pour l'institution aux ministères de lectorat et d'acolytat et pour le rite d'admission au Grand Séminaire de Québec en la fête du Christ Roi </title>
   <pubDate>Mon, 26 Nov 2012 14:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce dimanche 25 novembre 2012 en la fête du Christ Roi de l'univers, à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec remplie à pleine capacité, Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, a présidé à la célébration traditionnelle pour l'institution aux ministères.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4962722-7409644.jpg?v=1353950239" alt="Célébration pour l'institution aux ministères de lectorat et d'acolytat et pour le rite d'admission au Grand Séminaire de Québec en la fête du Christ Roi " title="Célébration pour l'institution aux ministères de lectorat et d'acolytat et pour le rite d'admission au Grand Séminaire de Québec en la fête du Christ Roi " />
     </div>
     <div>
      Quatre séminaristes étaient sur les rangs:  Patrick Simard pour l'Institut Pie X et Jean-Philippe Bouliane pour le diocèse de Québec, séminaristes au Grand Séminaire de Québec ont été institués lecteurs et Thomas Malenfant et Laurent Petot pour le diocèse de Québec, séminaristes au Grand Séminaire &quot;Refemptoris Mater&quot;, ont été institués acolytes.       <br />
              <br />
       Comme on le sait, ces ministères sont des étapes pour les futurs prêtres dans leur cheminement vers le diaconat et le presbytérat.       <br />
              <br />
       Un autre séminariste a vécu à  cette occasion  le rite d'admission. Il s'agit de Martin Bolduc du Grand Séminaire de Québec. Ce rite confirme de façon officielle l'accepation par l'évêque de Martin comme candidat au presbytérat pour le diocèse de Québec. Martin est bien connu des internautes puisqu'il a vu à la mise sur pied du site de télévision diocésaine <a class="link" href="http://www.ecdq.tv">ECDQ.tv</a>..       <br />
              <br />
       Dans son homélie, Mgr  Lacroix a commenté en partant des images anciennes du Christ-Roi avec couronne en or sur la tête, vêtements étincelants et cour majestueuse. Il a noté que dans l'Évangile la couronne du Roi était la couronne d'épines, le vêtement était un tablier le soir du Jeudi Saint et que sa cour était était faite de pauvres pêcheurs qui l'ont abandonné lors de sa Passion. Il a continué en nous invitant à regarder ce que nous sommes aujourd'hui comme Église et comme baptisés.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour poursuivre  votre méditation :       <br />
              <br />
       tiré du Site internet <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/cithare/verset/2012/verset_121127.html">Interbible</a>       <br />
       par Roland Bugnon, CSSP Fribourg (Suisse)       <br />
              <br />
       « &quot;Es-tu le roi des Juifs ?&quot; demande Pilate. Jésus répond : &quot;Ma royauté ne vient pas de ce monde...» Pilate lui dit : &quot;Alors, tu es roi ?&quot; Jésus répond: &quot;C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité... (Jean 18, 33.36- 37).       <br />
              <br />
       Imaginons la scène pour mieux la comprendre ! Jésus est prisonnier, livré sans défense, totalement impuissant, entre les mains de Pilate, pour être condamné à mort. Et c'est à ce moment-là qu'il accepte pour lui-même le titre de roi des Juifs, dont Pilate l'affuble, et qui sera placardé au-dessus de sa tête, au moment de la crucifixion. La dérision sera totale et la foule pourra se gausser de lui en toute impunité en lui criant : «Salut ! Roi des Juifs !» Les scribes et les pharisiens vont pouvoir lui lancer un dernier défi : « Descends de la croix et nous croirons en toi! » Pilate reçoit une réponse à laquelle il ne comprend rien : « Ma royauté n'est pas d'ici! » Une manière abrupte de dire que la royauté à laquelle Jésus peut prétendre, n'a rien à voir avec celle de Pilate ou de tout autre roi terrestre. Et il ajoute : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. »....       <br />
              <br />
       Comment comprendre ce titre que ce dernier dimanche de l'année liturgique donne à Jésus ? Sa « royauté » n'a rien à voir avec avec les royautés de pouvoir et de domination du monde d'aujourd'hui, celles qui sont intimement liées à la grandeur des palais, la puissance des armes, la richesse des apparats et qui se manifeste comme l'exercice d'une domination sur les autres.       <br />
              <br />
       En acceptant ce titre pour lui-même, Jésus en change radicalement le sens. Il se présente lui-même comme le Maître et Seigneur qui s'agenouille devant ses disciples pour leur laver les pieds. Il accepte sa condamnation à mort pour révéler au monde le chemin de l'amour authentique. Il donne sa vie pour que l'homme vive. A ses yeux la seule valeur authentique est celle de l'amour qui va jusqu'au bout de lui-même. La croix n'est pas le signe de sa défaite, mais celui de la puissance de l'amour plus fort que la violence et la mort.       <br />
              <br />
       En proclamant Jésus, Christ et Seigneur, les premiers chrétiens n'affirmaient rien d'autre que cela. Le vrai Seigneur n'est pas César et ses armées, mais Jésus en qui est révélée la vérité et la force de l'amour, unique source de salut.       <br />
       Sommes-nous prêts à entrer dans cette perspective ? La question vaut la peine d'être posée car nous sommes tous habités par des rêves de puissance et domination, de richesses et de fastes ou encore de luxe ou de palais somptueux. Quand donc l'Eglise prendra--t-elle au sérieux le message de Celui qu'elle célèbre, le roi-serviteur ?       <br />
              <br />
              <br />
       La célébration s'est terminé par un buffet dans les locaux du Grand Séminaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4962722-7409821.jpg?v=1353939358" alt="Célébration pour l'institution aux ministères de lectorat et d'acolytat et pour le rite d'admission au Grand Séminaire de Québec en la fête du Christ Roi " title="Célébration pour l'institution aux ministères de lectorat et d'acolytat et pour le rite d'admission au Grand Séminaire de Québec en la fête du Christ Roi " />
     </div>
     <div>
      En la fin de semaine de la fête du Christ-Roi, cette célébration des ministères est préparée habituellement par une récollection qui se tient chez les Ursulines de Loretteville. Cette année les séminaristes des deux grands séminaires diocésains, le Grand Séminaire de Québec et le Grand Séminaire &quot;Redemptoris Mater&quot;, étaient réunis pour l'occasion. C'est la théologienne bien connue, madame Thérèse Nadeau-Lacour, qui a donné les entretiens qui portaient sur l'expérience spirituelle de saint Paul où prière et apostolat s'unissent et ne font qu'un pour le missionnaire. Madame Nadeau-Lacour a su rendre saint Paul très actuel et les séminaristes sont sortis enchantés de cette récollection.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/4962722-7409644.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Celebration-pour-l-institution-aux-ministeres-de-lectorat-et-d-acolytat-et-pour-le-rite-d-admission-au-Grand-Seminaire_a501.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?</title>
   <pubDate>Wed, 15 Feb 2006 02:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien avec les prêtres et les diacres de la Région de Charlevoix à St-Hilarion jeudi le 9 février 2006 de 9h15 à 11h45 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec. Existe-t-il une spiritualité particulière pour les prêtres : une spiritualité presbytérale (je reviendrai dans la première partie de mon exposé sur cette façon de la désigner que je préfère à "spiritualité sacerdotale") et une spiritualité particulière pour les diacres : une spiritualité diaconale? Éléments de réponse.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/299140-372620.jpg?v=1289459895" alt="Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?" title="Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres)?" />
     </div>
     <div>
      <A HREF="http://www.carrefourkairos.net/spm/"><FONT SIZE=2 color="#800000">Cliquez ici</A>  pour consulter les notes du cours Spiritualité des ministères à  la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à  Québec et au Grand Séminaire de Québec déposées dans le site internet hgiguere.net, site personnel du professeur Hermann Giguère.</FONT><br /><br />

Lorsque j’ai accepté, après quelques coups téléphone, de venir vous rencontrer, je savais que si je le faisais je serais amené à m’interroger, à me regarder dans ma vie de prêtre, de ministre ordonné au service de l’Évangile. Je savais que je me retrouverais devant vous non comme un professeur qui partage son savoir, mais comme un de vous, un « cum fratres », un « avec ses frères », un « confrère » portant les mêmes questions, les mêmes espoirs, les mêmes limites, les mêmes joies, les mêmes déceptions, mais partageant le même idéal : celui d’un serviteur du Christ pour ses frères et sœurs dans la communauté de l’Église.
<br />
<br />
Où en suis-je après 40 ans de sacerdoce, de vie presbytérale, de vie sacerdotale? Comment s’est vécue et se vit cette existence qui est la mienne dans sa configuration concrète, dans son histoire?
<br />
<br />
À la fin du cours classique , en choisissant le ruban blanc lors de la cérémonie solennelle de la prise des rubans qui marquait l’intention de me présenter au Grand Séminaire comme candidat à la prêtrise, j’écrivais dans le livre-souvenir des finissants de mon collège au nom du groupe de confrères qui faisaient le même choix ce qui suit : 
<br />
<br />
<UL>
<FONT size=1>
« Pourquoi nous avons choisi… le clergé séculier?<br />

On entend parfois sur le sacerdoce et le clergé séculier des réflexions jetées en l’air, sans malice, mais qui n’en laissent pas moins une impression un peu amère. Eh bien! N’allez pas croire que les porteurs de rubans blancs ambitionnent dans le sacerdoce une vie aisée, une vie de tout repos; ils choisissent au contraire une vie remplie, tout entière consacrée à Dieu. En effet, le prêtre reste dans le monde, mais il ne vit plus avec le monde. 
<br />Son ministère baigne dans le surnaturel, c’est à lui que revient la charge des âmes. Il laisse de côté le domaine matériel pour s’attacher uniquement à son ministère et pour être une présence qui chante l’Infini.
<br />Tel m’apparaît le prêtre.
Pour être différent des autres professionnels, le prêtre l’est assurément, avant tout, il est un « professionnel » de Dieu.
<br />Ceux qui se destinent au clergé séculier savent que leur vie sera différente de celle du monde, ils savent que le Dieu qu’ils servent est un Dieu jaloux et qu’il n’accepte pas de demi-mesure; ils savent aussi qu’ils sont faibles, qu’ils sont de pauvres humains, qu’ils sont des instruments dans la main de Celui qui est prêtre selon l’ordre de Melchisedech.
<br />Mais Dieu qui les appelés saura aussi les soutenir et forts de cette assurance, ils envisagent l’avenir avec confiance. 
</UL>
</FONT>
<br />
<br />Et c’est signé : les futurs prêtres par Hermann Giguère.
<br />
<br />Quarante ans et quelques poussières plus tard, je suis encore prêt à signer cette présentation avec la devise que j’avais choisie : « Ut vitam habeant » - « Pour qu’ils aient la vie » (Jean 10,10).
<br />
<br />
Mais venons-en à la question que vous m’avez posée : Comment naît et se développe une spiritualité des ministres ordonnés (prêtres et diacres) aujourd’hui? Je tenterai de répondre à cette question en trois étapes. Nous commencerons par nous arrêter à quelques points de repères essentiels pour discerner l’origine et le développement d’une spiritualité qui est le reflet d’une identité spirituelle personnelle comme nous le verrons. Ensuite dans un deuxième point, je vous commenterai une grille de lecture pour décrire la dynamique de l’actualisation d’une spiritualité concrète. Enfin, dans un troisième point, je partagerai avec vous le résultat de mon retour sur ma vie de prêtre en vous présentant les quatre pistes de croissance qui soutiennent le plus ma vie presbytérale.
<br />
<br />
<B>

I- REPÈRES POUR DÉCRIRE UNE SPIRITUALITÉ DES MINISTRES ORDONNÉS (PRÊTRES ET DIACRES)
</B>
<br />
<br />
Dans ce point, nous nous arrêterons à quelques conclusions importantes pour décrire une spiritualité presbytérale ou diaconale pertinente et incarnée dans le temps et l’espace que je ferai suivre dans le second point d’un cadre de référence pour les « spiritualités des ministères » dont nous retrouverons la structure dans la « spiritualité presbytérale », dans la « spiritualité diaconale » et dans la « spiritualité des ministères laïcs » que je présenterai sous forme de tableau commenté. Pour les prêtres, on utilise dans les documents pontificaux et dans bien d'autres écrits le terme "spiritualité sacerdotale". Je n'exclus pas le terme "spiritualité sacerdotale", mais je retiens celui de de "spiritualité presbytérale" dans le sillage de "Presbyterorum Ordinis" qui a pris soin de distinguer "sacerdos" et "presbyter".  Ceci étant dit, je ne rejette pas l'utilisation courante qui est faite du terme "spiritualité sacerdotale" quoique "spiritualité presbytérale" me semble plus approprié.  Voir les remarques de Father Cozzens plus loin.
<br />
<br />
En commençant notre parcours, nous nous devons de prendre acte à partir de l’histoire de la spiritualité que les formes que prend une spiritualité varient selon les contextes et selon les «théologies» qui l'entourent, c’est pourquoi un <I>premier constat</I> s’impose :  <B>il n'y a pas « une » spiritualité des ministères, mais «des» spiritualités des ministères, non pas «une» spiritualité presbytérale, mais «des» spiritualités presbytérales, non pas «une» spiritualité diaconale, mais «des» spiritualités diaconales. </B>
<br />
<br />
Si on constate ce fait, ce n'est pas pour réduire ces spiritualités à quelque chose de vague et informe, mais plutôt pour marquer qu'une spiritualité est de l'ordre d'une vie, d'un dynamisme, d'un processus toujours en action. Vouloir l'enfermer dans une «structure» fermée c'est la tuer et la condamner à n'être qu'une série de gestes, d'attitudes répétitives où la personne devient prisonnière au lieu de développer son identité spirituelle personnelle.
<br />
<br />
</I>Deuxième constat qui découle du précédent: les «spiritualités»  nous renvoient non seulement à des individus, mais aussi à des groupes, à des conditions de vie communes, à des tâches, des services qui ont des exigences semblables, une « mission commune », un « service commun », c'est pourquoi, on peut dire qu'il existe des configurations  <B>plus générales, des «familles», des «affinités» de groupe.</B> C'est à ce plan que se situent selon nous la « spiritualité presbytérale » et la « spiritualité diaconale ».
<br />
<br />
Enfin, en <I>troisième lieu</I>, on se doit de retenir qu'une spiritualité n'est pas d'abord une application de principes, un déduction à partir d'une théorie, mais elle <B>est le résultat d'une expérience</B> d’un sujet-croyant qui se dit, qui se structure et se donne les moyens d'aller plus loin. 
<br />
<br />
Les spiritualités naissent donc d'une expérience, d'un charisme particulier. Elles sont reçues plutôt qu'elles ne sont créées. Elles prendront des configurations variées. Leur naissance et leur développement mettent en œuvre un processus continuel d'interprétation qui est partie inhérente de toute expérience spirituelle personnelle. 
<br />
<br />
Regardons-y de plus près si vous le voulez bien. L’expérience spirituelle se caractérise par son intégralité et sa globalité, mais cela n’exclut pas qu’elle ne se vit pas toujours au même niveau. On peut distinguer comme trois niveaux de celle-ci ou de l'expérience de Dieu si l'on veut. Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) écrivait avec sagesse et discernement qu’autre chose est d’ « avoir l’expérience », de « percevoir » ce qui se passe et de l’ «  expliquer ». 
<br />
<br />
Le<I> premier</I> niveau est celui de l'expérience elle-même, indicible et unique. « Ce qui est vécu ». Le <I>second</I> niveau est une première « perception de ce qui est vécu ». On le raconte, on le décrit, on tente de l’exprimer dans des mots ou autrement. Ce second niveau implique donc une première interprétation soit par des récits autobiographiques, des confidences, des «relations» où les descriptions à consonances psychologiques seront privilégiées (Thérèse d'Avila en est l'exemple le plus connu et a fait école pendant les siècles qui l'ont suivie) soit par des symboles, des «figures», des «visions», des œuvres apostoliques, des engagements sociaux,  des oeuvres poétiques ou artistiques etc. Ce champ de la première interprétation est aussi vaste que les moyens d'expression dont on bénéficie et à la mesure des talents naturels des protagonistes. C'est sur ce terrain que naissent et se développent des «écoles de spiritualité», des «familles spirituelles» et des « spiritualités particulières » dans l'Église comme celle des pasteurs (prêtres) et des serviteurs (diacres). 
<br />
<br />
Enfin, souvent, mais pas tout le temps, il y a un <I>troisième</I> niveau qui met en action « une élaboration systématique » qui vient se greffer sur les deux premiers. « On explique » ce qui est vécu dira Thérèse d’Avila. On pousse plus loin le processus d'interprétation en développant une, une réflexion d'ensemble, des « référents », une «théologie», pourrait-on dire, qui présente une vision particulière reliée aux réalités de la foi. 
<br />
<br />
La « spiritualité du prêtre » et la « spiritualité du diacre » s’élaborent en grande partie aussi à ce troisième niveau parce que comme nous le verrons dans le second point, ces spiritualités se construisent au fil des jours dans une tension productive et créatrice entre, d’une part, une situation ecclésiale donnée qui est reçue par l’imposition des mains de l’évêque et, d’autre part, le contexte concret dans lequel évolue la personne (le sujet) qui est amené à découvrir et développer une identité spirituelle personnelle marquée par cette situation existentielle nouvelle créée par l’ordination. 
<br />
<br />
Il ne faut pas oublier cependant que ce troisième niveau ne dois jamais exclure les deux premiers car, comme toute spiritualité, la « spiritualité presbytérale » et la « spiritualité diaconale » intègrent dans leur actualisation ces deux premiers niveaux qui demeurent toujours incontournables puisqu’une spiritualité ne peut jamais n’être qu’une application de principes extérieurs au sujet, une théorie, une simple doctrine spirituelle. En effet, elle implique toujours une appropriation personnelle par la personne (le sujet) des réalités de la foi dans les circonstances de temps et de lieu où elle se trouve.  
<br />
<br />
<B>
II- GRILLE DE LECTURE POUR DÉVELOPPER UNE SPIRITUALITÉ PERSONNELLE DE MINISTRE ORDONNÉ (PRÊTRES ET DIACRES)
</B>
<br />
<br />

Je vous ai mis sous forme de schéma - avec tous les raccourcis que cela comporte -  une grille de lecture qui un cadre de référence auquel on peut revenir pour discerner et développer son identité spirituelle personnelle de pasteur ou de serviteur. En voici une présentation sommaire.
<br />
<br />
Au cœur de toute spiritualité se trouve une personne (un sujet interprétant) qui vit une expérience personnelle où elle exprime et interprète son identité spirituelle. Dans le cas des ministères ordonnés, il  y a une situation ecclésiale et sacramentelle qui est la consécration pour une mission. Tout baptisé est consacré et envoyé en vertu du sacerdoce commun des fidèles, mais les ministres ordonnés sont « configurés » au Christ d’un manière particulière. Voilà une situation « ontologique » qui les marquent à jamais. Les personnes exerçant des ministères laïcs, sans être ainsi transformées sacramentellement, sont marquées par leur « vocation » confirmée par l’Église sous forme de mandat ou autrement qui devient ainsi l’équivalent de la « consécration » des ministres ordonnés. 
<br />
<br />
Nous avons donc dans la « spiritualité presbytérale » et dans la « spiritualité diaconale » une situation « existentielle » incontournable où comme y a insisté le Concile Vatican II dans le <I>Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</I> au numéro 2 « consécration et mission » sont indissociablement unies, car il n’y a pas de consécration sans mission et il n’y pas de mission sans consécration. C’est le point de départ à ne jamais oublier. 
<br />
<br />
Cette situation « existentielle » s’incarne dans des conditions de vie concrètes : état de vie, circonstances de lieux et de temps, etc. Ce deuxième volet de la formation de l’identité spirituelle d’une personne engagée dans un ministère viendra colorer toute sa spiritualité ainsi que celle de son groupe. Nous le savons par expérience. Les habitudes et les moyens en usage du temps de notre Grand Séminaire ont évolués et pour les plus vieux parmi nous, ils ont parfois disparus et ont été remplacés par d’autres, et s’ils sont demeurés, ils sont pratiqués bien souvent assez différemment, je pense à la méditation et aux exercices de piété qui prennent maintenant des formes complètement nouvelles, mais tout aussi riches et efficaces si on se donne la peine de les cultiver et de les mettre dans son agenda.
<br />
<br />
Au-delà de ces deux assises fondamentales, diverses exigences vont retentir comme des appels et solliciter une réponse de la personne. Elles sont issues de l’Évangile lui-même qui interpelle tous le chrétiens de façon personnelle : ce sont les exigences que nous avons appelées « évangéliques ». D’autres exigences retentissent au nom du ministère dans lequel la personne est engagée : ce sont les exigences « ministérielles ». Et, enfin s’ajouteront des exigences particulières que l’Église impose ou recommande : ce sont des exigences que nous appellerons « ecclésiastiques ». 
<br />
<br />
Ces repères nous permettent de décrire comment peut se développer une spiritualité liée à un ministère. Ils ne sont pas les seuls repères. On pourrait en ajouter d’autres, mais ceux-ci ont été abondamment décrits et utilisés dans les documents du Magistère et dans les témoignages tirés de l’Écriture ou des saints qui nous ont précédés.
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Regardons maintenant comment ils peuvent nourrir le prêtre, ensuite comment ils peuvent aussi s’appliquer concrètement dans l’existence diaconale.
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Le prêtre
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En ce qui concerne l’interpellation des exigences évangéliques, aucune n’est laissée dans l’ombre, mais le prêtre privilégie celles qui ont trait aux serviteurs puisqu’il se définit comme tel à la suite du Christ, le Serviteur par excellence, Tête et Pasteur. C’est l’interaction de toutes ces exigences toutefois qui marque continuellement le processus de production d’une spiritualité propre et particulière aux prêtres qu’on désigne maintenant sous le nom générique de « spiritualité presbytérale » et dans le cas des évêques de « spiritualité épiscopale ». De la même façon ces exigences évangéliques mesureront la « spiritualité diaconale » puisqu’elles sont incontournables pour les « serviteurs » et que la « spiritualité du diacre » est avant tout celle du service. 
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	Voici un choix d’impératifs évangéliques en relation avec les manifestations concrètes d’un « esprit de serviteur » chez le ministre ordonné qui rejoint les trois ordres diaconat, presbytérat, épiscopat et qui met devant nos yeux des exigences toujours actuelles même si elles  ne sont jamais complètement réalisées.
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<I>	Choisis par grâce</I>
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	Les serviteurs de Jésus et de son Évangile ont répondu à un appel. Ce ne sont pas eux-mêmes qui se sont désignés ou choisis (Jn 13, 18; 15, 16). Leur mission est grâce, avant tout. L'orgueil, la vanité, la conscience de classe etc., sont donc non fondés et illégitimes.  

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<I>Tous égaux et frères</I>
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Il n'y a pas lieu d'établir une hiérarchie spirituelle. Il n’y a pas de « serviteur idéal ». Chacun y va de sa générosité et de ses talents. Il y a des chances égales, une égale magnanimité et un salaire égal, pour tous les serviteurs (Mt 20, 1-16).
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<I>Respect absolu et total des personnes</I>
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Les serviteurs de l'Évangile ont l'obligation absolue <I>d'être miséricordieux</I>, parce qu'envers eux aussi l'on a été miséricordieux (Mt 18, 23-25). Il ne leur revient ni d'évaluer, ni de juger, ni de condamner (Lc 6,37 s.). La moisson n'est pas leur affaire, et ils n'ont aucune décision à prendre au sujet de l'ivraie (Mt 13, 24-30). Dans l'exacte mesure où les serviteurs ont eu connaissance de la volonté de leur maître - et dans la mesure où ils y auront réfléchi - eux-mêmes seront châtiés, au cas où ils se seraient mis à battre les autres serviteurs et servantes, à manger et à boire et à s'enivrer (Lc 12, 45-48). Quiconque « bat » autrui de manière quelconque sera lui-même compté au nombre des infidèles (Lc 12, 46). 
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<I>Recherche de fécondité et d’efficacité</I>
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De la part des serviteurs, l'on attend <I>absolument l'efficacité</I>, la fécondité du travail. Quel que soit le trésor confié à leur sollicitude (l'Évangile, en l'occurrence), il ne leur est pas confié pour qu'ils le « conservent », mais pour qu'ils lui fassent porter du fruit en faveur du Dieu jaloux, plein d'amour (surtout: Lc 19, 12-27; également Mt 25, 14-30).  Les serviteurs sont invités à se regarder eux-mêmes comme inutiles, en dépit de l'exigence absolue de fécondité et de rentabilité qui leur est adressée (Lc 17, 10). On peut se passer d'eux et ils sont interchangeables. C’est la mission qui est première et non pas leur personne ou leurs créations individuelles ou collectives.
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<I>Exigences ministérielles</I>
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Au plan des exigences ministérielles, celles-ci ne sont pas d’une nature autre que le ministère lui-même. C’est le ministère presbytéral (ou diaconal) lui-même qui apparaît comme le « moyen authentique » de suivre les traces de Jésus. Les numéros 12, 13 et 14 de <I>Presbyterorum Ordinis</I> repris dans <I>Pastores dabo vobis</I> le développent avec brio : Parole, Sacrement, Présidence de la communauté.
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Dans le cas du diacre, il faudra ici moduler ce principe comme je dirai dans un instant, car, dans le cas d’un diacre marié, son « ministère » ne peut se substituer à son engagement dans le mariage-sacrement. 

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Exigences ecclésiastiques
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Celles-ci font partie de configurations données. Elles traduisent en dispositions ecclésiastiques un « style », une « manière d’être » qui n’enlève jamais la place fondamentale irremplaçable et fondatrice qu’occupe le ministère lui-même.  
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Ces exigences « ecclésiastiques » ont connu des développements et ne peuvent se présenter comme nécessaires et essentielles. Aujourd’hui elles se cristallisent autour de l’exigence du célibat, de celle de la prière des Heures, de celle de l’incardination pour le prêtre diocésain et de celle des vœux et du rattachement à sa congrégation ou à son Ordre pour le prêtre religieux. 
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Ces dernières exigences qui ont une dimension juridique ne sont pas pour autant de simples exigences extérieures. Le célibat, par exemple, engage la personne dans ce qu’elle a de plus intime. La prière des Heures, quant à elle, actualise la fonction d’intercession inhérente au ministère presbytéral lui-même. L’incardination déborde le seul rattachement juridique : elle créée un lien « mystique », et les « vœux » du religieux attestent une volonté de radicalisme évangélique dans l’Église qui engage la personne de façon irréversible et stable. 
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Sur ce plan des « exigences ecclésiastiques », il faut faire ici une place aux moyens de sanctification que les documents du Concile et les documents du Magistère recommandent. À strictement parler, il ne s’agit plus ici d’ « exigences », mais, l’insistance avec laquelle ils sont proposés et surtout leur utilisation marqueront la spiritualité du prêtre. Moyens de sanctification no 18 de PO. 
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Le diacre
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Comme pour le presbytérat et l’épiscopat, le fondement de la spiritualité diaconale est le ministère lui-même. Michel Cancouët note avec justesse que l'ordination est un appel à la sainteté et la grâce pour la vivre se trouve dans le ministère lui-même. Et il propose d'appliquer aux diacres ce qui est dit des prêtres dans le décret de Vatican II <I>Le Ministère et la Vie des prêtres</I>: «C'est l'exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l'Église du Christ qui est pour les prêtres (pour les diacres) le moyen authentique d'arriver à la sainteté».  
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La spiritualité diaconale, et la grâce reçue par le sacrement pour vivre la sainteté dans le ministère sont clairement indiquées: il s'agit de suivre Jésus venu pour servir et non pour être servi.
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Toutefois, dans le cas des diacres mariés, sans enlever la place fondamentale du ministère (relevant de leur consécration et mission) on se doit de souligner la place qu’occupe leur état de vie. Dans la formation et le développement de leur identité spirituelle personnelle, l’état de vie sanctionné par le sacrement de mariage a déjà formé celle-ci. L’ordination au diaconat d’hommes mariés  ne vient pas enlever cette identité déjà présente.  
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On pourrait dire que pour le diacre le ministère est formellement le cadre de sa spiritualité, mais que son état de vie en est essentiellement partie prenante.
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Du côté des exigences ecclésiastiques, le diacre est tenu à la liturgie des Heures et dans le cas du décès de son épouse, il accepte de ne pas se remarier. 
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Il n’est pas facile de tracer les contours de la spiritualité diaconale tant à cause de sa richesse qu’à cause de sa « jeunesse ». Pour dessiner un portrait de celle-ci, rien de mieux à ce stade-ci que d’interroger et de regarder vivre ceux qui ont reçu ce ministère et d’en esquisser les principaux traits à partir du témoignage des personnes engagées actuellement dans le diaconat permanent.
Soulignons toutefois une caractéristique particulière de la « spiritualité diaconale ». C’est son caractère universel et commun à tous les ministères puisque tout  « ministère » dans l’Église est « service ». C’est le modèle du Christ lavant les pieds des apôtres qui doit inspirer toutes les personnes qui exercent n’importe quel ministère dans l’Église. Voilà pourquoi nous parlons ici du caractère « paradigmatique » de la spiritualité diaconale, car elle peut être donnée comme un modèle qui se retrouve dans les autres formes de « spiritualité des ministères ». 
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Le document des évêques du Québec sur la complémentarité des ministères va dans ce sens lorsqu’il écrit : « Les diacres sont, dans l’Église, les veilleurs du service…les diacres signifient constamment aux baptisés qu’il sont serviteurs et servantes de Dieu dans l’Église et dans le monde et qu’ils le sont au nom de l’Évangile.» 

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III- QUATRE PISTES DE CROISSANCE DE LA VIE SPIRITUELLE DU PRÊTRE DU TROISIÈME MILLÉNAIRE À PARTIR DE MON EXPÉRIENCE PERSONNELLE
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En terminant ces réflexions plus générales sur la « spiritualité des ministères ordonnés », j’ai pensé qu’il serait indiqué que je vous partage les pistes que je privilégie personnellement dans le développement de mon identité de pasteur.  Ce sera le troisième point de mon entretien. Vous  y reconnaîtrez les marques du ministère qui a été le mien, d’un ministère où je n’ai jamais eu la responsabilité d’une paroisse, même si j’ai interagi avec beaucoup de communautés chrétiennes à divers niveaux, notamment dans les groupes de prière et comme pasteur dans deux dessertes estivales depuis plus de trente ans.
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Ceci étant dit, <B>la première piste</B> qui m’apparaît comme un pilier essentiel de mon identité de pasteur, c’est le fait que le pasteur que je suis demeure toujours un baptisé. Son ministère presbytéral qui le transforme sacramentellement par une consécration le rendant « signe du Christ, Tête et Pasteur » ne le sort pas de son sacerdoce baptismal par lequel comme tout baptisé il offre sa vie tout entière en « sacrifice spirituel » comme le Christ qui a offert la sienne dans une obéissance totale à la volonté salvifique du Père.  Je retrouve cette expérience qui m’a toujours suivi tout au cours des années dans un texte du Père Vanhoye dont je vous citerai quelques extraits.
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Dans la vie et le ministère des prêtres, il convient, me semble-t-il, écrit le Père Vanhoye, de distinguer les deux sacerdoces [sacerdoce commun des fidèles et sacerdoce ministériel]. Distinguer, non pas séparer. Distinguer est utile pour la clarté des concepts doctrinaux; séparer par contre serait contraire à la vocation concrète. 
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Il semble, au contraire, nécessaire de distinguer: le prêtre est appelé à vivre toujours le sacerdoce commun, parce que tout chrétien est appelé à offrir toute sa vie, soit qu'il mange, soit qu'il boive, quoi qu'il fasse... (cf. I Co 10, 31 ; Col 3, 17).  Mais il n'exerce pas toujours son sacerdoce ministériel; quand il mange, quand il se détend, il n'exerce pas son ministère, il n'est pas signe et instrument du Christ médiateur; il doit cependant être uni à Dieu par le Christ, ce qui correspond au sacerdoce commun.  …ce qui doit envahir toute l'existence, c'est le sacerdoce commun, sacerdoce réel. Il doit imprégner les actes ministériels eux-mêmes. L'activité proprement ministérielle donne lieu, elle aussi, à l'exercice du sacerdoce commun. Là encore, la séparation ne serait pas normale. Dans tout ministère, il y a un aspect sacramentel de l'activité qui appartient au sacerdoce ministériel, mais il y a également un aspect personnel de l'activité qui revient normalement au sacerdoce commun. « Imitamini quod tractatis » « Imitez ce que vous faites » ou « Soyez ce que vous proclamez »
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Prenons l'exemple le plus simple: la célébration de la messe. En célébrant la messe, le prêtre est signe et instrument du Christ médiateur qui s'offre au Père et unit les croyants à son offrande. La consécration est action ministérielle; elle n'est pas une action personnelle du prêtre, elle ne dépend pas du mérite du prêtre. Cependant, en célébrant la messe, le prêtre est appelé à adhérer personnellement au mystère. Cet aspect se distingue du premier, il peut aussi en être séparé, mais la séparation est anormale. Un prêtre peut célébrer la messe sans adhérer personnellement au sacrifice du Christ, par exemple avec une volonté de vengeance mortelle contre une personne qui l'a offensé. La messe ne sera pas invalide; les fidèles pourront s'y unir au sacrifice du Christ. Le prêtre aura exercé son sacerdoce ministériel tout en refusant d'exercer le sacerdoce commun. 

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Les trois autres pistes de croissance qui m’ont permis de développer et nourrir ma « spiritualité de pasteur» sont en relation directe avec le ministère et se rattachent à cette affirmation incontournable du Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres au numéro 13 où il est dit : « C’est l’exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l’Esprit du Christ qui est, pour les prêtes, le moyen authentique d’arriver à la sainteté ».
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La <B>seconde piste</B> pour moi se trouve dans la prédication notamment sous la forme de l’homélie qui m’oblige à chaque fois à me situer dans mon rôle de pasteur et de « donneur de la Parole » selon une expression que j’emprunte à un auteur américain qui présente le prêtre comme « Tender of the Word » « Celui qui tend, qui offre la Parole ». La prédication sous la forme homélitique et non pas les sermons à la Lacordaire ou à la Bourdaloue qui avaient comme but un exposé de la doctrine chrétienne .La prédication dominicale ou quotidienne dans une assemblée célébrante est le lieu par excellence où le ministre se laisse envahir et interpeller par la Parole et où il actualise dans les conditions concrètes où il se trouve les traces et les appels que celle-ci lance encore aujourd’hui à ceux et celles qui l’ouvrent et qui l’écoutent : « Bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent », dit Jésus.<br />
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La spiritualité du prêtre diocésain émerge de son ministère comme prêtre et prédicateur, écrit Father Donald Cozzens. Il prie dans le but de prêcher et il prêche dans le but de prier. Il prie dans le but de servir et il sert dans le but de prier. Tout ce qu’il fait s'enracine dans le don de la grâce et en faisant précisément ce que font les prêtres, son âme est renouvelée. Il est possible donc de parler de la spiritualité du prêtre comme d'une spiritualité dialectique. La nature dialectique de la spiritualité du prêtre apparaît le plus clairement dans sa prédication, dans son service de la parole de Dieu. 
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L'encouragement à donner l'homélie aux célébrations eucharistiques quotidiennes, aussi bien qu'à celles du dimanche constitue un développement structurel majeur dans la spiritualité du prêtre qui émane de Vatican II. Car l'homélie quotidienne exige la prière et la réflexion, l'étude et la contemplation. 
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Elle appelle le prêtre à acquérir l'imagination du romancier et le coeur du poète L'acte créateur de la prédication, dans laquelle la parole de Dieu transforme le prédicateur et l'auditeur et nomme la grâce de la vie quotidienne, sert de clef de voûte à la spiritualité du prêtre diocésain. Prêcher bien et efficacement, être le guide-serviteur de la communauté catholique, évangéliser la société, constituent à la vérité une mission héroïque -- la mission du prêtre.

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</UL>
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La <B>troisième piste</B> de croissance qui soutient ma vie spirituelle de prêtre est reliée directement elle aussi au ministère du prêtre et participe de la même dynamique que l’homélie. Elle touche non seulement les gestes à faire mais renvoie le sujet à lui-même dans ce qu’il est lors de la célébration des sacrements en présence du peuple (avec la communauté chrétienne)
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De la même façon que pour l’homélie, cette célébration de l’eucharistie et des autres sacrements avec la communauté ramène le prêtre dans la dialectique d’intégration de sa « consécration », de sa « grâce », de sa « mission » et de son « ministère ». Elle lui donne un lieu concret d’intégration. Elle ne le met pas à part de la communauté, au contraire elle l’y insère et lui rappelle continuellement que ce qu’il célèbre n’est pas seulement pour les autres  mais aussi pour lui qui comme baptisé se nourrit de la même grâce, de la même vie, de la même source.
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La <B>quatrième piste</B> relève d’un sentiment d’appartenance qui m’est cher et qui m’a toujours habité. Je l’appellerais d’un terme un peu barbare : la « diocésanité ». Qu’est-ce que je veux dire par ce mot? Il exprime pour moi l’attachement à mon diocèse, aux gens de ce territoire qui est une véritable Église, un diocèse, une Église locale ou particulière unie au successeur des apôtres qui la guide et la conduit :  l’évêque. Le sens de la solidarité avec mes frères prêtres et avec l’évêque ne m’a jamais quitté même si parfois cette solidarité que le Concile Vatican II appelle « obéissance responsable » au numéro 16 de <I>Presbyterorum Ordinis</I> ne fut pas toujours facile et de tout repos.
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Il reste que je me suis toujours senti lié, « incardiné » à cette Église diocésaine que je sers, non seulement juridiquement, mais aussi spirituellement. L’incardination (la « diocésanité ») ouvre sur la solidarité et la communion comme valeurs spirituelles indispensables dans la vie spirituelle du prêtre. Elle amène aussi un positionnement personnel dans la façon de vire l’obéissance à l’évêque, d’une part, parce que c’est lui qui par l’ordination au diaconat ou par une lettre d’incardination établit le rattachement à une Église particulière et, d’autre part, parce que l’Église particulière n’existe pas sans l’évêque (<I>Pastores dabo vobis</I>, numéro 28). Enfin, on pourrait ajouter un autre bienfait de cette appartenance à une Église diocésaine qu’est l’incardination. L’être humain a besoin d’un terrain où s’enraciner pour donner de bons fruits. L’incardination en fixant le prêtre dans une Église locale ou particulière lui offre ce terrain stable pour avancer, pour grandir vers la maturité spirituelle.
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Ces pistes ne sont pas exclusives, loin de là, et elles ne disent pas tout, car je pourrais ajouter l’importance de la prière en groupe avec des gens de tout horizon et dans une spontanéité rafraîchissante qui m’a bien nourri pendant de nombreuses années. Et que dire de ces retraites à l’écart qui m’ont permis de faire le point en compagnie d’amis comme François d’Assise et Claire d’Assise ou Charles de Foucauld. 
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Je vous ai fait part simplement de mon expérience personnelle qui correspond j’en suis sûr à celle de plusieurs confrères. À travers ces pistes de croissance spirituelle se dessine une spiritualité propre au prêtre diocésain qui n’est pas seulement un amalgame de dévotions ou d’exercices, mais qui s’intègre de façon concrète à sa vie de pasteur et qui en respecte les particularités.
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Concernant la prédication et la célébration des sacrements, j’entends monter une question : n’êtes-vous pas en train de nous centrer sur les sacrements et d’oublier que le ministère du prêtre ne se limite pas à ceux-ci?  Je comprends la question.
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Laissez-moi répondre que ces deux pistes sont situées ici sur le terrain de l’expérience intérieure du prêtre, de son « vécu », de son identité spirituelle personnelle qui ne peut se construire sans un ancrage solide dans ce qu’il est et dans ce qu’il fait. 
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Les deux moyens que je privilégie ne sont pas les seuls sur ce plan. Pour certains, le bréviaire, la célébration quotidienne de l’Eucharistie, les rencontres en équipes de vie, la participation à des mouvements, l’engagement social, les pèlerinages ou encore une dévotion particulière seront des riches pistes de croissance. Comme j’ai insisté pour montrer qu’il y a plusieurs configurations que peut prendre la spiritualité du prêtre diocésain, je serais mal venu de vous présenter une recette normative. 
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La raison pour laquelle, j’ai mis ces deux pistes en évidence, c’est qu’elles m’ont bien servi dans la formation d’une identité personnelle de prêtre : Si tu prêches comme un perroquet qui répète des choses qu’il ne comprends pas ou qu’il a seulement apprises sans les vivre, tu agis comme un fonctionnaire dirait Drewerman, tu n’agis pas comme un ministre du Christ. D’autre part si tu t’adresses à tes frères et sœurs comme celui qui a la vérité, sur un ton d’autorité écrasante, tu oublies que tu es au service d’une Parole qui ne t’appartient pas et que toi aussi tu dois méditer et écouter.
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CONCLUSION
</B>
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En guise de conclusion de ces exposés, je vous laisse sur ce beau texte de Henri Nouwen qui saura vous accompagner sur le chemin de la formation et du dévelopement d’une identité spirituelle personnelle marquée au plus haut degré par le ministère que vous accomplissez ou que vous accomplirez au service du Peuple de Dieu et au service de l’Évangile.
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L'identité du pasteur, qui devient visible dans son service pastoral, naît d'une tension imperceptible entre l'affirmation de soi et le renoncement à soi, la réalisation de soi et le sacrifice de soi, la satisfaction personnelle et l'anéantissement. Selon les périodes de la vie, l'accent sera mis davantage sur un pôle ou sur l'autre, mais, en général, à mesure qu'une personne acquiert plus de maturité, elle aura tendance à moins rechercher à ceindre ses reins elle-même et plutôt à tendre les mains et à suivre Celui qui a trouvé sa vie en la perdant. 
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</UL>
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Hermann Giguère, ptre<br />

8 février 2006
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<I>Questionnaire sur l’identité spirituelle du ministre ordonné </I>
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Comment se construit mon identité spirituelle personnelle dans mon ministère de prêtre ou de diacre?
</B>
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Pour vous aider dans cette réflexion vous pouvez  vous demander :
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1) Est-ce que j’ai eu un appel à ce ministère? Comment s'est-il manifesté?
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2) Quelles personnes ou quelles situations m’interpellent et me nourrissent spirituellement?
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<br />
3) Quels moyens ai-je développés pour entretenir le "feu" au fil des jours?
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4) Quelles sont les motivations principales qui m’animent actuellement dans l'exercice de mon ministère?
<br />
<br />
 5) Y a-t-il des exigences spirituelles que je privilégie dans l'exercice de mon ministère?
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<br />
6) Comment ma vie personnelle est-elle touchée par mon ministère? Et à l'inverse, comment mon état de vie marque-t-il spirituellement mon ministère?
<br />
<br />
7) Comment décrirais-je les traits spirituels essentiels à l'exercice "conscient"  et "dans l'Esprit du Christ" du ministère dans l'Église d'aujourd'hui?


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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/299140-372620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Comment-se-developpe-la-spiritualite-des-ministres-ordonnes-pretres-et-diacres_a20.html</link>
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