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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:01:19+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961910-60626064.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Oct 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B le 27 octobre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 31, 7-9, Hébreux 5, 1-6 et Marc 10, 46b-52 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602504-57034362.jpg?v=1632088528" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile de ce jour, on voit Jésus à l’œuvre et que fait-il? Il fait voir un aveugle, il fait resplendir pour lui la lumière du jour.  Dieu agit de même avec l’Église et avec chaque personne. Ce sera le thème de notre méditation aujourd’hui : « Le Seigneur fait resplendir la lumière ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un soutien tenace qui ne se dément pas </span>       <br />
              <br />
       Regardons pour commencer le texte de  Jérémie qui annonce une éclaircie lumineuse pour le peuple d’Israël qui vient de connaître 70 ans de ténèbres dans l’exil à Babylone. Le texte lu se termine ainsi : « Je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné ». Le retour des Juifs exilés à Babylone est un moment d’allégresse et de joie. C’est la lumière d’un jour nouveau qui se lève.        <br />
              <br />
       Par les prophètes de l'Ancien Testament, Dieu annonce qu’il fait une alliance nouvelle, une alliance dans les cœurs. « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair »  dit-il par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel (Ézéchiel 36, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le psalmiste chante dans le psaume 125 qui a été choisi comme psaume responsorial : « Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. »       <br />
              <br />
       Vous voyez combien l’action du Seigneur dans la vie des siens fait resplendir en eux une lumière qui les pénètre, les remplit de joie et de confiance. Ainsi le Seigneur en se montrant proche d’eux les invite à aller de l’avant sur un chemin d’amour qui rassemble  « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » comme le dit le prophète Jérémie et on pourrait continuer « le jeune et le vieux, l’homme et la femme, les parents et les enfants, les riches et les pauvres etc. » Rassemblés, ils ne formeront désormais qu’une seule famille dont Dieu est le Père.       <br />
              <br />
       Ce beau texte de la première lecture tirée du prophète Jérémie permet de relire celui de l’évangile « avec des yeux nouveaux ».       <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Un aveugle qui voit</span>       <br />
              <br />
       En effet, l’aveugle de Jéricho, le fils de Timée, Bartimée, que Jésus rencontre sur son chemin vers Jérusalem c’est chacun et chacune de nous, c’est aussi la communauté des fidèles, l’Église.       <br />
              <br />
       Regardons la scène de plus près. L’aveugle au bord de la route saisit que le brouhaha qui l’entoure est dû à quelque chose de spécial. On lui dit que c’est Jésus qui passe. Il en a entendu parler et que fait-il? Il se met à crier sa foi en lui. Il l’interpelle dans sa détresse en lui demandant de le soutenir. « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
              <br />
       Le brouhaha devient plus grand. On tente de le faire taire et Jésus dit « Appelez-le ». L’aveugle court vers Jésus et lorsque celui-ci lui demande « Que veux-tu que je fasse pour toi? », il s’écrie : « Rabbouni c’est-à-dire Maître, que je vois ». Jésus lui répond « Va, ta foi t’a sauvé » et, guéri, l’homme suit Jésus.       <br />
              <br />
       La réponse de Jésus éclaire toute cette scène qui n’est pas une guérison banale car elle nous transporte sur le registre de l’Alliance avec Dieu qui se réalise en Jésus. Cette alliance qui guérit les corps comme ici, est premièrement une alliance qui guérit les cœurs et le chemin pour y entrer est celui de la foi.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une foi qui éclaire</span>       <br />
              <br />
       Comme les yeux de l’aveugle se sont ouverts sur la lumière, la foi ouvre en nous un espace de lumière qui resplendit. Cette lumière de la foi n’est pas comme la lumière naturelle. Elle dépend de nos choix et de notre liberté. C’est à nous de crier vers Dieu comme Bartimée « Seigneur, aie pitié de moi », de Lui présenter nos limites, nos pauvretés, nos péchés, Sans cette implication de notre part, il manque un partenaire à l’alliance que Dieu propose.        <br />
              <br />
       La lumière de la foi aussi est porteuse de liens non seulement avec Dieu et avec Jésus son Envoyé, mais entre nous, croyants et non-croyants, « gens du centre et gens de périphéries », comme le dit le pape François, car aucune personne n’est mise de côté par le Père.        <br />
              <br />
       Enfin, elle construit la communauté des croyants. En effet, un chrétien n’est jamais seul dans sa foi. Il la reçoit comme une bénédiction et la partage avec ses frères et sœurs comme nous le faisons en ce moment. Sans la communauté, impossible de durer dans sa foi car celle-ci est toujours celle de l’Église que je partage avec mes frères et sœurs et avec les pasteurs que sont le pape, les évêques et les prêtres.       <br />
               <br />
       C’est ainsi que le Seigneur fait resplendir sa lumière, une lumière dont notre monde a tant besoin. Dans les tracas et les questionnements, face aux dérives possibles et réelles, devant les guerres et les conflits, le chrétien et sa communauté peuvent regarder avec confiance vers leur Dieu qui, comme il l’a fait autrefois,  peut faire revenir et rassembler ceux et celles qui sont éloignés.       <br />
              <br />
       Pour vivre la communauté, la communion fraternelle, nous pouvons compter, comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la seconde lecture, sur un grand prêtre, le Christ Jésus, qui est « en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement », qui est lui aussi rempli de faiblesse, mais qui a reçu de Dieu la mission d’intercéder toujours pour nous auprès du Père. Nous avons ainsi l’assurance que nous ne sommes jamais abandonnés quoiqu’il arrive.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique dominicale nous fait entrer dans ce mouvement d’offrande du Christ à son Père. C’est en nous unissant à lui par le Pain et le Vin devenus son Corps et son Sang que nous pouvons nous aussi offrir nos vies à la gloire de Dieu et ainsi permettre que la lumière de Dieu resplendisse autour de nous.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment de remise à Dieu avec une confiance comme celle de l’aveugle de Jéricho. Et je suis sûr que nous entendrons alors le Seigneur nous dire « Va ta foi t’a sauvé ».       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 19 octobre 2021 et du 23 octobre 2018-->        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique, Luxembourg, Suisse       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
           Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Poussez des cris de joie pour Jacob,       <br />
       acclamez la première des nations !       <br />
       Faites résonner vos louanges et criez tous :       <br />
       « Seigneur, sauve ton peuple,       <br />
       le reste d’Israël ! »       <br />
           Voici que je les fais revenir du pays du nord,       <br />
       que je les rassemble des confins de la terre ;       <br />
       parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,       <br />
       la femme enceinte et la jeune accouchée :       <br />
       c’est une grande assemblée qui revient.       <br />
           Ils avancent dans les pleurs et les supplications,       <br />
       je les mène, je les conduis vers les cours d’eau       <br />
       par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.       <br />
       Car je suis un père pour Israël,       <br />
       Éphraïm est mon fils aîné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ;       <br />
       il est établi pour intervenir en faveur des hommes       <br />
       dans leurs relations avec Dieu ;       <br />
       il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.       <br />
           Il est capable de compréhension       <br />
       envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement,       <br />
       car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;       <br />
           et, à cause de cette faiblesse,       <br />
       il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés       <br />
       comme pour ceux du peuple.       <br />
           On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même,       <br />
       on est appelé par Dieu, comme Aaron.       <br />
              <br />
           Il en est bien ainsi pour le Christ :       <br />
       il ne s’est pas donné à lui-même       <br />
       la gloire de devenir grand prêtre ;       <br />
       il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :       <br />
       Tu es mon Fils,       <br />
       moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,       <br />
           car il lui dit aussi dans un autre psaume :       <br />
       Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek       <br />
       pour l’éternité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis que Jésus sortait de Jéricho       <br />
       avec ses disciples et une foule nombreuse,       <br />
       le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,       <br />
       était assis au bord du chemin.       <br />
           Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,       <br />
       il se mit à crier :       <br />
       « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
           Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,       <br />
       mais il criait de plus belle :       <br />
       « Fils de David, prends pitié de moi ! »       <br />
           Jésus s’arrête et dit :       <br />
       « Appelez-le. »       <br />
       On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :       <br />
       « Confiance, lève-toi ;       <br />
       il t’appelle. »       <br />
           L’aveugle jeta son manteau,       <br />
       bondit et courut vers Jésus.       <br />
           Prenant la parole, Jésus lui dit :       <br />
       « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »       <br />
       L’aveugle lui dit :       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »       <br />
           Et Jésus lui dit :       <br />
       « Va, ta foi t’a sauvé. »       <br />
       Aussitôt l’homme retrouva la vue,       <br />
       et il suivait Jésus sur le chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »</title>
   <pubDate>Tue, 24 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B le 29 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 11, 25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.45.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602500-57034351.jpg?v=1626441567" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur des textes d'aujourd'hui nous est donné par la première lecture du livre des Nombres où Eldad et Médad  (avis aux parents en recherche de prénoms originaux) où Eldad et Médad, dis-je, prophétisent  dans le camp des Israélites. Josué demande de les arrêter et Moïse, le libérateur d'Israël, répond "Serais-tu jaloux pour moi?" et il souhaite que tout le peuple, à l'instar d'Eldad et Médad devienne un peuple de prophètes et que le Seigneur mette son esprit sur tous.       <br />
              <br />
       C'est sur le même terrain que nous amène la première partie du texte de l'évangile qui vient d'être lu. Nous nous limiterons à cette partie, car le reste de l'évangile sur le scandale mériterait une autre homélie. Dans le texte retenu, à propos, de quelqu'un qui vient de chasser les esprits mauvais, Jésus dit aux Apôtres qui veulent l'en empêcher : "N'empêchez pas celui qui agit en mon nom".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Dieu, de Jésus", voilà le message des lectures d'aujourd'hui. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Les gestes posés</span>       <br />
              <br />
       Tous les baptisés, comme dit saint Paul aux Romains,  reçoivent de l’Esprit des dons qui diffèrent selon la grâce qui leur est accordée (Romains 12, 6). Et Dieu répand ces dons à profusion selon la vocation de chaque personne.        <br />
              <br />
       On constate que les gestes et les actions des personnes remplies de la présence de l'Esprit suscitent parfois étonnement et interrogations. Ce ne sont pas alors des gestes anonymes. On dirait qu'ils échappent aux personnes. Ils sont qualifiés de "miracles" par Jésus à propos des esprits mauvais qui sont chassés.  J'ai connu quelqu'un dans cette situation où il exerçait une ministère particulier de guérison qu'il n'avait pas recherché. Il s'agit du Père <a class="link" href="https://emilientardif.rcmission.net/">Émilien Tardif</a> m.s.c. prédicateur reconnu dans le monde entier. Pour les québécois, on peut penser aussi au saint Frère André, thaumaturge qui remettait à Dieu à travers saint Joseph tout le crédit des faveurs qu'il obtenait.       <br />
              <br />
       Mais, ne nous méprenons pas, ce sont aussi des gestes de la vie ordinaire qui sont remplies de la présence de l'Esprit comme donner un verre d'eau  dit Jésus : "Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de vote appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Jésus"  dans l'Esprit ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est d'abord laisser apparaître dans la vie de tous les jours  la source où on s'abreuve. Dans ta famille, auprès des gens que tu rencontres, dans tes intérêts et tes loisirs, tu laisses transparaître, même lorsque tu n'y penses pas, cette source qui est en toi. Ton appartenance au Christ n'est pas une fantaisie, mais elle est ta vie. Tu peux vraiment dire alors comme saint Paul "Ma vie c'est le Christ" (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 1, 21). Tu peux, sans orgueil et avec humilité, affirmer  que tu agis "au nom de Jésus" parce que tu l'as laissé prendre toute la place en toi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le secret de l'union à Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut se reconnaître pécheur. il est nécessaire de se redire souvent "Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi, pécheur" (Formule de la tradition orientale de la "prière de Jésus" dans les <span style="font-style:italic">Récits d'un pèlerin russe</span>). Le pape François rappelle fréquemment qu'il est lui-même pécheur et demande alors de prier pour lui. Il le fait presqu'à  chacune de ses interventions.        <br />
              <br />
       Quel modèle! En effet, "agir au nom de Jésus" ne nous mets pas sur un piédestal. Au contraire, cela nous enfouit dans le coeur du Christ miséricordieux et ouvre notre coeur de plus en plus à ceux et celles qui nous entourent et à ceux et celles des périphéries comme le souligne souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Pour avoir un coeur semblable à celui du Christ miséricordieux, il est nécessaire d'acquérir une liberté intérieure qui permette d'entrer dans ses sentiments. Ce cheminement vers une liberté intérieure de plus en plus grande passe par des renoncements difficiles parfois, mais... "si ta main t'entraîne au péché, dit Jésus, coupe-la, si ton pied fait de même, coupe-le". Ces phrases ne sont pas à prendre à la lettre, bien sûr, mais dans leur expression imagée, elles nous donnent le ton : celui d'une volonté ferme de suivre Jésus, d'être à son écoute avant tout.       <br />
              <br />
       Saint Jacques dans la deuxième lecture redit la même chose dans des termes très puissants. "Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe ".        <br />
              <br />
       Ces exhortations sont des invitations à cultiver la liberté intérieure dont je parlais. Les possessions humaines: talents, argent, renommée etc. toutes bonnes qu'elle soient, peuvent éloigner du chemin de l'imitation et de l'union  à Jésus. C'est pourquoi, il faut demander au Seigneur qu'elles ne deviennent jamais notre raison de vivre car nous n'avons qu'une demeure et elle est dans les cieux auprès du Père (cf. <span style="font-style:italic">Philippiens</span> 3, 20)..       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Le chemin de la reconnaissance de la primauté de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour arriver à progresser sur le chemin de notre union au Christ, la prière est une des voies privilégiées. Se recueillir soit en privé soit en groupe autour de la Parole de Dieu nourrit notre proximité avec Jésus. La prière ainsi  permet d'entendre dans notre coeur les inspirations que Jésus lui-même y met.        <br />
              <br />
       Et alors, nous pouvons, avec modestie et en toute confiance, aller "au nom de Jésus" qui nous envoie et qui nous donne les dons nécessaires à cet envoi. Le baptisé est toujours quelqu'un qui est en mission, envoyé non pour parler de lui, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, celle de Jésus, Seigneur, ressuscité des morts et toujours vivant.        <br />
              <br />
       Et c'est avec joie que nous reprenons la confession de foi dans l'hymne célèbre de la lettre aux Phillippiens  : "C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom,  afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 2, 9-11) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de nos lectures nous a menés sur la route "au nom de  Jésus". Oui, c'est toujours "en son nom" que le baptisé proclame sa foi dans la vie à ras de terre, dans le quotidien.        <br />
              <br />
       Que ce parcours s'incarne maintenant au cours de cette Eucharistie dans les gestes et les paroles de la célébration eucharistique  où le prêtre "agissant au nom du Christ" (i[Décret sur le Ministères et la Vie des prêtres] de Vatican II n. 2 et n. 12) refait les  gestes et redit les paroles mêmes de  Jésus qui ainsi continue d'être le coeur et la vie de la communauté et de chaque fidèle qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       24 septembre 2024</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 septembre 2015  et 26 septembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       pour parler avec Moïse.       <br />
       Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,       <br />
       et le mit sur les 70 anciens.       <br />
       Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,       <br />
       mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
           Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;       <br />
       l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.       <br />
       L’esprit reposa sur eux ;       <br />
       eux aussi avaient été choisis,       <br />
       mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,       <br />
       et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.       <br />
           Un jeune homme courut annoncer à Moïse :       <br />
       « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »       <br />
           Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,       <br />
       prit la parole :       <br />
       « Moïse, mon maître, arrête-les ! »       <br />
           Mais Moïse lui dit :       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ?       <br />
       Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
       Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur. (Ps 18, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Aussi ton serviteur en est illuminé ;       <br />
       à les garder, il trouve son profit.       <br />
       Qui peut discerner ses erreurs ?       <br />
       Purifie-moi de celles qui m’échappent.       <br />
              <br />
       Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :       <br />
       qu’il n’ait sur moi aucune emprise.       <br />
       Alors je serai sans reproche,       <br />
       pur d’un grand péché.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Vous autres, maintenant, les riches !       <br />
       Pleurez, lamentez-vous       <br />
       sur les malheurs qui vous attendent.       <br />
           Vos richesses sont pourries,       <br />
       vos vêtements sont mangés des mites,       <br />
           votre or et votre argent sont rouillés.       <br />
       Cette rouille sera un témoignage contre vous,       <br />
       elle dévorera votre chair comme un feu.       <br />
       Vous avez amassé des richesses,       <br />
       alors que nous sommes dans les derniers jours !       <br />
           Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers       <br />
       qui ont moissonné vos champs,       <br />
       le voici qui crie,       <br />
       et les clameurs des moissonneurs       <br />
       sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.       <br />
           Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,       <br />
       et vous vous êtes rassasiés       <br />
       au jour du massacre.       <br />
           Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,       <br />
       sans qu’il vous oppose de résistance.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Ta parole, Seigneur, est vérité ;       <br />
       dans cette vérité, sanctifie-nous.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :       <br />
       « Maître, nous avons vu quelqu’un       <br />
       expulser les démons en ton nom ;       <br />
       nous l’en avons empêché,       <br />
       car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
           celui qui n’est pas contre nous       <br />
       est pour nous.       <br />
           Et celui qui vous donnera un verre d’eau       <br />
       au nom de votre appartenance au Christ,       <br />
       amen, je vous le dis,       <br />
       il ne restera pas sans récompense.       <br />
              <br />
           Celui qui est un scandale, une occasion de chute,       <br />
       pour un seul de ces petits qui croient en moi,       <br />
       mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou       <br />
       une de ces meules que tournent les ânes,       <br />
       et qu’on le jette à la mer.       <br />
           Et si ta main est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-la.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,       <br />
       là où le feu ne s’éteint pas.       <br />
           Si ton pied est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.       <br />
           Si ton œil est pour toi une occasion de chute,       <br />
       arrache-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,       <br />
           là où le ver ne meurt pas       <br />
       et où le feu ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602500-57034351.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Au-nom-de-Jesus_a1197.html</link>
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   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»</title>
   <pubDate>Tue, 03 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B le 8 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Isaïe 35, 4-7a, Jacques 2, 1-5 et Marc 7, 31-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602474-57034341.jpg?v=1623419711" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui nous raconte un autre miracle de Jésus. On voit Jésus qui fait comme une mise en scène en se  prêtant à des gestes symboliques. Il amène le sourd et muet à l’écart, il lui met les doigts dans les oreilles, puis avec de la salive, il lui touche la langue et il le guérit. C’est l’allégresse et la joie autour. C’est admirable. Un autre miracle parmi les nombreux miracles qu'a fait Jésus.  Mais, cette mise en scène a un but. Jésus ne fait pas des miracles pour la galerie, il y a toujours un but derrière tel ou tel miracle, un message.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les mots de l’évangile </span>       <br />
              <br />
       Avec ce miracle aujourd'hui le message tient dans un mot  très important dans l’Évangile d’aujourd’hui.  C’est «  Effata », un mot en araméen, la langue que parlait Jésus, et qui se traduit par « Ouvre-toi ».       <br />
              <br />
       Jésus ne dit pas aux oreilles « Ouvrez-vous », à la bouche « Ouvre-toi », c’est à l’handicapé, au sourd et muet lui-même qu’il dit  « Ouvre-toi ». C’est un peu comme s’il lui disait : « Écoute, il ne suffit pas d’entendre des mots, il faut aussi écouter, accueillir avec son cœur. Il ne suffit pas de dire des mots, de parler, il faut aussi communiquer ».        <br />
              <br />
       Écouter avec son cœur, communiquer c’est tellement nécessaire. Avec les enfants, combien de parents se sont faits dire tu ne m’as pas écouté. Je pense ici a une chanson assez populaire de Pauline Julien dans le temps écrite par Michel Tremblay intitulée  « As-tu 2 minutes? » où elle chante  « J’ai que’que chose d’important à t’dire j’m’attends pas à c’que tu m’répondes j’voudrais juste que tu m’écoutes ». Écouter avec son coeur...       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus nous enseigne ici que l’important dans les relations, c’est la personne. « Tu parles plus par ce que tu es que par ce que par ce que tu dis ». Jésus veut que notre cœur et toute notre personne se mettent à l’écoute de ses paroles. Ses paroles, il nous les dit à l’écart, dans l’intime de notre cœur. Il vient guérir et sauver toute la personne, donner un sens à notre vie.  Entendre et parler sont des images pour nous faire comprendre comment ouvrir nos coeurs aux paroles de Jésus et les dire autour de nous lorsque l'occasion se présente et devenir à notre façon des témoins de l'Évangile de Jésus.       <br />
              <br />
       Si nous accueillons le salut de Dieu avec Jésus, tous les miracles sont possibles. Voilà le message de l’Évangile d’aujourd’hui : Ouvrez vos cœurs à Jésus et avec lui vous verrez, dans vos vies, des changements, de belles choses.       <br />
              <br />
       En deux mots, Jésus veut montrer qu’il n’est pas venu guérir seulement les oreilles ou la bouche, mais qu’’il vient guérir toute la personne. Il vient guérir la personne tout entière. Il n’apporte pas seulement des recettes de vie, des soulagements passagers à nos maux, mais il donne un sens à toute notre vie. C’est cela le salut qu’il nous apporte.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette leçon, ce message, tombe bien en ce début de septembre. Nous retournons à nos occupations. Les enfants retournent en classe. Diverses activités se préparent, sociales ou pastorales, pour l’automne.  C’est une période nouvelle qui commence avec la reprise de nos activités habituelles.       <br />
              <br />
       Au lieu de voir ce temps comme un fardeau après l’été, pourquoi ne pas s’ouvrir à de nouvelles activités, à un nouveau rythme de vie avec confiance et en profiter pour nous renouveler nous-même. Si nous accueillons  la Parole de Dieu, nous découvrirons du nouveau demain et après-demain.        <br />
              <br />
       Pourquoi durant la semaine, ne pas nous arrêter un petit moment « à l’écart » pour faire à Jésus une prière où nous lui dirons notre ouverture vis-à-vis ce qui nous attend dans les prochains mois ? Nous pourrions aussi dans cette prière en silence écouter ce qu’il nous inspirera comme priorité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi, mes frères et sœurs, que le salut de Jésus continuera d’être créateur dans nos vies concrètes, comme il l’a été pour le sourd et muet qu’il a changé totalement. Jésus nous changera pour le mieux nous aussi. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Les miracles sont toujours possibles.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       3 septembre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les paroles de la chanson « As-tu deux minutes » écrite par le grand auteur Michel Tremblay en québécois et interprétée par la chanteuse Pauline Julien       <br />
       </span>       <br />
       [As-tu deux secondes, as-tu deux minutes        <br />
       As-tu deux minutes à m’consacrer?] [x4]       <br />
              <br />
       J’ai que’que chose d’important à t’dire       <br />
       j’m’attends pas à c’que tu m’répondes       <br />
       j’voudrais juste que tu m’écoutes.       <br />
              <br />
       Reste assis, va-t-en pas!       <br />
       finis ton café pour une fois       <br />
       d’main si tu veux       <br />
       tu r’commenceras à sacrer pendant l’déjeuner.       <br />
              <br />
       Écoute, écoute-moi       <br />
       même si j’ai pas les bons mots       <br />
       ça fait tellement tellement longtemps       <br />
       qu’tout’ reste pogné dans ma gorge.       <br />
              <br />
       J’ai la bouche tellement tellement pleine d’affaires       <br />
       qu’y’a rien qui veut sortir       <br />
       ou plutôt tout veut sortir en même temps       <br />
       tout c’que j’arrive à faire c’est d’brailler.       <br />
              <br />
       Tu l’as remarqué...       <br />
       tu m’as dit qu’suis nerveuse sans bon sens       <br />
       hé! il faudrait... il faudrait...       <br />
       que tu m’comprennes!       <br />
              <br />
       Bonyeu Roger, j’ai quarante ans!       <br />
       je l’sais qu’t’es plus vieux       <br />
       puis qu’t’es plus fatigué qu’moi       <br />
       ça fait vingt-deux ans qu’tu me l’dis.       <br />
              <br />
       Mais pour une fois, veux-tu m’écouter?       <br />
       t’sais... si... si j’pas comme avant       <br />
       si j’suis moins belle... si... j’suis moins bonne       <br />
       t’sais... si j’pas comme avant...       <br />
              <br />
       Ah! puis laisse donc faire, Roger       <br />
       Va-t-en travailler!       <br />
       Va-t-en travailler!       <br />
       Va-t-en travailler!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Michel Tremblay - Pauline Julien       <br />
       Interprète: Pauline Julien       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26  août 2015 et 5 septembre 2021       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE our le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » (Is 35, 4-7a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie ;        <br />
       car l’eau jaillira dans le désert,       <br />
       des torrents dans le pays aride.       <br />
           La terre brûlante se changera en lac,       <br />
       la région de la soif, en eaux jaillissantes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Je veux louer le Seigneur,       <br />
       tant que je vis.       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 145, 2)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres pour en faire des héritiers du Royaume ? » (Jc 2, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire,        <br />
       n’ayez aucune partialité envers les personnes.        <br />
           Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps       <br />
       un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or,        <br />
       et un pauvre au vêtement sale.        <br />
           Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant        <br />
       et vous lui dites :        <br />
       « Assieds-toi ici, en bonne place » ;        <br />
       et vous dites au pauvre :        <br />
       « Toi, reste là debout »,        <br />
       ou bien :        <br />
       « Assieds-toi au bas de mon marchepied. »        <br />
           Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous,        <br />
       et juger selon de faux critères ?        <br />
           Écoutez donc, mes frères bien-aimés !        <br />
       Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi        <br />
       ceux qui sont pauvres aux yeux du monde        <br />
       pour en faire des riches dans la foi,        <br />
       et des héritiers du Royaume        <br />
       promis par lui à ceux qui l’auront aimé ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus quitta le territoire de Tyr ;        <br />
       passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée        <br />
       et alla en plein territoire de la Décapole.        <br />
           Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler,        <br />
       et supplient Jésus de poser la main sur lui.        <br />
           Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,        <br />
       lui mit les doigts dans les oreilles,        <br />
       et, avec sa salive, lui toucha la langue.        <br />
           Puis, les yeux levés au ciel,        <br />
       il soupira et lui dit :        <br />
       « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »        <br />
           Ses oreilles s’ouvrirent ;        <br />
       sa langue se délia,        <br />
       et il parlait correctement.        <br />
           Alors Jésus leur ordonna        <br />
       de n’en rien dire à personne ;        <br />
       mais plus il leur donnait cet ordre,        <br />
       plus ceux-ci le proclamaient.        <br />
           Extrêmement frappés, ils disaient :        <br />
       « Il a bien fait toutes choses :        <br />
       il fait entendre les sourds et parler les muets. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602474-57034341.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ouvre-toi-Effata_a1194.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-73345115</guid>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A : « La marche sur les eaux »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Aug 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 13 août 2023. Textes : 1 Rois 19, 9a.11-13a, Romains 9, 1-5 et Mathieu 14, 22-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/73345115-51045277.jpg?v=1687954153" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A : « La marche sur les eaux »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A : « La marche sur les eaux »" />
     </div>
     <div>
      Que voyons-nous dans cette scène dramatique que nous rapporte l’évangile que je viens de lire. Un miracle ? Jésus marche sur les eaux. Un miracle, oui, peut-être bien. Mais il y a bien plus que cela dans le récit de l’évangile de saint Mathieu. C’est un peu comme une parabole où c’est le message qui compte.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le récit ou la parabole</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit au début.       <br />
              <br />
       D’abord Jésus se sépare des disciples pour se retrouver seul sur la montagne. Il prie. Il échange avec son Père du ciel. Il se ressource spirituellement pourrait-on dire.        <br />
               <br />
       Puis ensuite, nous le voyons revenir vers les disciples qui sont sur le lac agité. Ceux-ci peinent, ont de la misère contre le vent et la vague. Ils sont un peu comme nous sommes nous-mêmes bien souvent : faibles, désemparés devant certains problèmes de la vie. Ils ont envie de perdre courage. Jésus leur apparaît : « Prenez courage, dit-il, c’est moi, je suis là. »       <br />
              <br />
       Mais, le doute demeure et c’est Pierre qui prend la parole : « Seigneur, si c’est toi, laisse-moi venir à toi ». Il se lève, va vers Jésus, mais sa confiance du début semble diminuer. Jésus étend la main, et lui dit « Pourquoi as-tu douté? C’est moi, je suis près de toi, rien ne peut t’écraser, ma présence te permet de faire face à toutes les situations, car tu n’es pas seul. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Continuons, car c’est la fin du récit qui est à retenir. C'est là qu’est le message de cette espèce de parabole que l’évangile nous raconte ce matin.        <br />
              <br />
       Que se passe-t-il à la fin ? Le vent se calme, les disciples dans la barque s’exclament : « En vérité, tu es le Fils de Dieu ». Voilà l’important. Les disciples comprennent une chose.  Jésus avec qui ils parcourent la Palestine. Jésus qui leur enseigne, leur fait toucher Dieu du doigt, je dirais. Il n’est pas seulement quelqu’un qui fait des miracles. Il n’est pas seulement quelqu’un qui parle bien. Il est beaucoup plus que cela. Il a le don d’ouvrir leurs cœurs à Dieu, ce qu’aucun autre homme ne peut faire, car il est le Fils de Dieu présent parmi eux. Quand il est là le calme et la paix règnent. Il leur fait faire l’expérience de Dieu.       <br />
              <br />
       La présence de Dieu parmi nous c’est cela. Elle ouvre notre cœur, fait ressortir ce qu’il  a de bon en nous. Elle ne nous écrase pas, elle ne nous détruit pas. Dans la première lecture on voit Élie, le prophète, qui est comblé, apaisée par la présence de Dieu qui le rejoint comme une brise légère. Quelle belle image!       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons nous demander à la suite de ces explications si nous prenons assez de temps dans notre vie pour rencontrer Dieu en particulier en priant, car la prière c’est l’expérience intime et personnelle de la rencontre de Dieu. Sainte Thérèse d’Avila, une grand sainte espagnole du XVIe siècle, disait que la prière c’est un échange amoureux dans un seul à seul avec celui dont on se sait aimé.        <br />
              <br />
       Dans notre vie nous sommes sur le lac, comme les apôtres, luttant contre le vent. Pour Origène, un des plus grands Pères de l’Église, la barque représente nos vies confrontées aux vents et aux flots tumultueux. Malgré toutes les péripéties qui surviennent, Jésus est là pour nous aider à tenir le cap. Il est l’espoir pour l’humanité perdue dans la noirceur de la nuit. Jésus nous dit aujourd’hui « Je suis là à tes côtés. C’est moi. Viens vers moi, tu trouveras le calme et la paix ».       <br />
              <br />
       Cette invitation, il la fait à chacun et à chacune de nous et j’ajouterais il la fait à l’Église tout entière. Dans l’évangile Pierre tient notre place et il tient la place aussi de toute l’Église dont il sera le chef plus tard. Notre Église est assurée de surmonter les épreuves. Elle ne peut éviter tous les dangers, mais si elle garde la foi en la présence de Jésus, elle ne doit pas craindre. Je ne puis m’empêcher de penser ici à notre pape François qui ne cesse, dans ses homélies et ses discours, de raffermir notre foi, qui nous invite à regarder vers Jésus et à avancer avec joie sur le chemin qu’il nous a tracé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je conclus. L’évangile d’aujourd’hui : un récit dramatique haut en couleurs. Une espèce de parabole. Un message clair. Dans notre vie et nos faiblesses, dans notre Église et ses lourdeurs, Jésus, le Fils de Dieu, est présent parmi nous. Nous ne sommes pas seuls.        <br />
              <br />
       Que notre célébration de l’Eucharistie nous fasse prendre une conscience encore plus vive de cette présence du Fils de Dieu parmi nous et qu’elle nous aide à le dire autour de nous, chacun et chacune à notre façon.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 août 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 8 août 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur » (1 R 19, 9a.11-13a)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu,       <br />
           il entra dans une caverne       <br />
       et y passa la nuit.       <br />
           Le Seigneur dit :       <br />
       « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur,       <br />
       car il va passer. »       <br />
       À l’approche du Seigneur,       <br />
       il y eut un ouragan, si fort et si violent       <br />
       qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ;       <br />
       et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;       <br />
           et après ce tremblement de terre, un feu,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ;       <br />
       et après ce feu, le murmure d’une brise légère.       <br />
           Aussitôt qu’il l’entendit,       <br />
       Élie se couvrit le visage avec son manteau,       <br />
       il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab-10, 11-12, 13-14)       <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : Que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,       <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Pour les Juifs, mes frères, je souhaiterais être anathème » (Rm 9, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est la vérité que je dis dans le Christ,       <br />
       je ne mens pas,       <br />
       ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :       <br />
           j’ai dans le cœur une grande tristesse,       <br />
       une douleur incessante.       <br />
           Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race,       <br />
       je souhaiterais être anathème, séparé du Christ :       <br />
           ils sont en effet Israélites,       <br />
       ils ont l’adoption, la gloire, les alliances,       <br />
       la législation, le culte, les promesses de Dieu ;       <br />
           ils ont les patriarches,       <br />
       et c’est de leur race que le Christ est né,       <br />
       lui qui est au-dessus de tout,       <br />
       Dieu béni pour les siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14, 22-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       J’espère le Seigneur,       <br />
       et j’attends sa parole.       <br />
       Alléluia. (cf. Ps 129, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert,       <br />
           Jésus obligea les disciples à monter dans la barque       <br />
       et à le précéder sur l’autre rive,       <br />
       pendant qu’il renverrait les foules.       <br />
           Quand il les eut renvoyées,       <br />
       il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.       <br />
       Le soir venu, il était là, seul.       <br />
           La barque était déjà à une bonne distance de la terre,       <br />
       elle était battue par les vagues,       <br />
       car le vent était contraire.       <br />
              <br />
           Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux       <br />
       en marchant sur la mer.       <br />
           En le voyant marcher sur la mer,       <br />
       les disciples furent bouleversés.       <br />
       Ils dirent :       <br />
       « C’est un fantôme. »       <br />
       Pris de peur, ils se mirent à crier.       <br />
           Mais aussitôt Jésus leur parla :       <br />
       « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »       <br />
           Pierre prit alors la parole :       <br />
       « Seigneur, si c’est bien toi,       <br />
       ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Pierre descendit de la barque       <br />
       et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.       <br />
           Mais, voyant la force du vent, il eut peur       <br />
       et, comme il commençait à enfoncer, il cria :       <br />
       « Seigneur, sauve-moi ! »       <br />
           Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Homme de peu de foi,       <br />
       pourquoi as-tu douté ? »       <br />
           Et quand ils furent montés dans la barque,       <br />
       le vent tomba.       <br />
           Alors ceux qui étaient dans la barque       <br />
       se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :       <br />
       « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/73345115-51045277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-marche-sur-les-eaux_a1132.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-60107185</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <pubDate>Wed, 11 Jan 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60107185-44032944.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60107185-44032944.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-58819022</guid>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »</title>
   <pubDate>Tue, 19 Oct 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B le 24 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 31, 7-9, Hébreux 5, 1-6 et Marc 10, 46b-52 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58819022-43329048.jpg?v=1632088528" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile de ce jour, on voit Jésus à l’œuvre et que fait-il? Il fait voir un aveugle, il fait resplendir pour lui la lumière du jour.  Dieu agit de même avec l’Église et avec chaque personne. Ce sera le thème de notre méditation aujourd’hui : « Le Seigneur fait resplendir la lumière ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un soutien tenace qui ne se dément pas </span>       <br />
              <br />
       Regardons pour commencer le texte de  Jérémie qui annonce une éclaircie lumineuse pour le peuple d’Israël qui vient de connaître 70 ans de ténèbres dans l’exil à Babylone. Le texte lu se termine ainsi : « Je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné ». Le retour des Juifs exilés à Babylone est un moment d’allégresse et de joie. C’est la lumière d’un jour nouveau qui se lève.        <br />
              <br />
       Par les prophètes de l'Ancien Testament, Dieu annonce qu’il fait une alliance nouvelle, une alliance dans les cœurs. « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair »  dit-il par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel (Ézéchiel 36, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le psalmiste chante dans le psaume 125 qui a été choisi comme psaume responsorial : « Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. »       <br />
              <br />
       Vous voyez combien l’action du Seigneur dans la vie des siens fait resplendir en eux une lumière qui les pénètre, les remplit de joie et de confiance. Ainsi le Seigneur en se montrant proche d’eux les invite à aller de l’avant sur un chemin d’amour qui rassemble  « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » comme le dit le prophète Jérémie et on pourrait continuer « le jeune et le vieux, l’homme et la femme, les parents et les enfants, les riches et les pauvres etc. » Rassemblés, ils ne formeront désormais qu’une seule famille dont Dieu est le Père.       <br />
              <br />
       Ce beau texte de la première lecture tirée du prophète Jérémie permet de relire celui de l’évangile « avec des yeux nouveaux ».       <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Un aveugle qui voit</span>       <br />
              <br />
       En effet, l’aveugle de Jéricho, le fils de Timée, Bartimée, que Jésus rencontre sur son chemin vers Jérusalem c’est chacun et chacune de nous, c’est aussi la communauté des fidèles, l’Église.       <br />
              <br />
       Regardons la scène de plus près. L’aveugle au bord de la route saisit que le brouhaha qui l’entoure est dû à quelque chose de spécial. On lui dit que c’est Jésus qui passe. Il en a entendu parler et que fait-il? Il se met à crier sa foi en lui. Il l’interpelle dans sa détresse en lui demandant de le soutenir. « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
              <br />
       Le brouhaha devient plus grand. On tente de le faire taire et Jésus dit « Appelez-le ». L’aveugle court vers Jésus et lorsque celui-ci lui demande « Que veux-tu que je fasse pour toi? », il s’écrie : « Rabbouni c’est-à-dire Maître, que je vois ». Jésus lui répond « Va, ta foi t’a sauvé » et, guéri, l’homme suit Jésus.       <br />
              <br />
       La réponse de Jésus éclaire toute cette scène qui n’est pas une guérison banale car elle nous transporte sur le registre de l’Alliance avec Dieu qui se réalise en Jésus. Cette alliance qui guérit les corps comme ici, est premièrement une alliance qui guérit les cœurs et le chemin pour y entrer est celui de la foi.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une foi qui éclaire</span>       <br />
              <br />
       Comme les yeux de l’aveugle se sont ouverts sur la lumière, la foi ouvre en nous un espace de lumière qui resplendit. Cette lumière de la foi n’est pas comme la lumière naturelle. Elle dépend de nos choix et de notre liberté. C’est à nous de crier vers Dieu comme Bartimée « Seigneur, aie pitié de moi », de Lui présenter nos limites, nos pauvretés, nos péchés, Sans cette implication de notre part, il manque un partenaire à l’alliance que Dieu propose.        <br />
              <br />
       La lumière de la foi aussi est porteuse de liens non seulement avec Dieu et avec Jésus son Envoyé, mais entre nous, croyants et non-croyants, « gens du centre et gens de périphéries », comme le dit le pape François, car aucune personne n’est mise de côté par le Père.        <br />
              <br />
       Enfin, elle construit la communauté des croyants. En effet, un chrétien n’est jamais seul dans sa foi. Il la reçoit comme une bénédiction et la partage avec ses frères et sœurs comme nous le faisons en ce moment. Sans la communauté, impossible de durer dans sa foi car celle-ci est toujours celle de l’Église que je partage avec mes frères et sœurs et avec les pasteurs que sont le pape, les évêques et les prêtres.       <br />
               <br />
       C’est ainsi que le Seigneur fait resplendir sa lumière, une lumière dont notre monde a tant besoin. Dans les tracas et les questionnements, face aux dérives possibles et réelles, devant les guerres et les conflits, le chrétien et sa communauté peuvent regarder avec confiance vers leur Dieu qui, comme il l’a fait autrefois,  peut faire revenir et rassembler ceux et celles qui sont éloignés.       <br />
              <br />
       Pour vivre la communauté, la communion fraternelle, nous pouvons compter, comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la seconde lecture, sur un grand prêtre, le Christ Jésus, qui est « en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement », qui est lui aussi rempli de faiblesse, mais qui a reçu de Dieu la mission d’intercéder toujours pour nous auprès du Père. Nous avons ainsi l’assurance que nous ne sommes jamais abandonnés quoiqu’il arrive.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique dominicale nous fait entrer dans ce mouvement d’offrande du Christ à son Père. C’est en nous unissant à lui par le Pain et le Vin devenus son Corps et son Sang que nous pouvons nous aussi offrir nos vies à la gloire de Dieu et ainsi permettre que la lumière de Dieu resplendisse autour de nous.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment de remise à Dieu avec une confiance comme celle de l’aveugle de Jéricho. Et je suis sûr que nous entendrons alors le Seigneur nous dire « Va ta foi t’a sauvé ».       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 octobre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie u 23 octobre 2018-->        <br />
              <br />
              <br />
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique, Luxembourg, Suisse       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
           Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Poussez des cris de joie pour Jacob,       <br />
       acclamez la première des nations !       <br />
       Faites résonner vos louanges et criez tous :       <br />
       « Seigneur, sauve ton peuple,       <br />
       le reste d’Israël ! »       <br />
           Voici que je les fais revenir du pays du nord,       <br />
       que je les rassemble des confins de la terre ;       <br />
       parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,       <br />
       la femme enceinte et la jeune accouchée :       <br />
       c’est une grande assemblée qui revient.       <br />
           Ils avancent dans les pleurs et les supplications,       <br />
       je les mène, je les conduis vers les cours d’eau       <br />
       par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.       <br />
       Car je suis un père pour Israël,       <br />
       Éphraïm est mon fils aîné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ;       <br />
       il est établi pour intervenir en faveur des hommes       <br />
       dans leurs relations avec Dieu ;       <br />
       il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.       <br />
           Il est capable de compréhension       <br />
       envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement,       <br />
       car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;       <br />
           et, à cause de cette faiblesse,       <br />
       il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés       <br />
       comme pour ceux du peuple.       <br />
           On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même,       <br />
       on est appelé par Dieu, comme Aaron.       <br />
              <br />
           Il en est bien ainsi pour le Christ :       <br />
       il ne s’est pas donné à lui-même       <br />
       la gloire de devenir grand prêtre ;       <br />
       il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :       <br />
       Tu es mon Fils,       <br />
       moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,       <br />
           car il lui dit aussi dans un autre psaume :       <br />
       Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek       <br />
       pour l’éternité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis que Jésus sortait de Jéricho       <br />
       avec ses disciples et une foule nombreuse,       <br />
       le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,       <br />
       était assis au bord du chemin.       <br />
           Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,       <br />
       il se mit à crier :       <br />
       « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
           Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,       <br />
       mais il criait de plus belle :       <br />
       « Fils de David, prends pitié de moi ! »       <br />
           Jésus s’arrête et dit :       <br />
       « Appelez-le. »       <br />
       On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :       <br />
       « Confiance, lève-toi ;       <br />
       il t’appelle. »       <br />
           L’aveugle jeta son manteau,       <br />
       bondit et courut vers Jésus.       <br />
           Prenant la parole, Jésus lui dit :       <br />
       « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »       <br />
       L’aveugle lui dit :       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »       <br />
           Et Jésus lui dit :       <br />
       « Va, ta foi t’a sauvé. »       <br />
       Aussitôt l’homme retrouva la vue,       <br />
       et il suivait Jésus sur le chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58819022-43329048.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fils-de-David-aie-pitie-de-moi_a1031.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B le 26 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 11, 25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.45.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57702655-42716104.jpg?v=1626441567" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au nom de Jésus... »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur des textes d'aujourd'hui nous est donné par la première lecture du livre des Nombres où Eldad et Médad  (avis aux parents en recherche de prénoms originaux) où Eldad et Médad, dis-je, prophétisent  dans le camp des Israélites. Josué demande de les arrêter et Moïse, le libérateur d'Israël, répond "Serais-tu jaloux pour moi?" et il souhaite que tout le peuple, à l'instar d'Eldad et Médad devienne un peuple de prophètes et que le Seigneur mette son esprit sur tous.       <br />
              <br />
       C'est sur le même terrain que nous amène la première partie du texte de l'évangile qui vient d'être lu. Nous nous limiterons à cette partie, car le reste de l'évangile sur le scandale mériterait une autre homélie. Dans le texte retenu, à propos, de quelqu'un qui vient de chasser les esprits mauvais, Jésus dit aux Apôtres qui veulent l'en empêcher : "N'empêchez pas celui qui agit en mon nom".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Dieu, de Jésus", voilà le message des lectures d'aujourd'hui. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Les gestes posés</span>       <br />
              <br />
       Tous les baptisés, comme dit saint Paul aux Romains,  reçoivent de l’Esprit des dons qui diffèrent selon la grâce qui leur est accordée (Romains 12, 6). Et Dieu répand ces dons à profusion selon la vocation de chaque personne.        <br />
              <br />
       On constate que les gestes et les actions des personnes remplies de la présence de l'Esprit suscitent parfois étonnement et interrogations. Ce ne sont pas alors des gestes anonymes. On dirait qu'ils échappent aux personnes. Ils sont qualifiés de "miracles" par Jésus à propos des esprits mauvais qui sont chassés.  J'ai connu quelqu'un dans cette situation où il exerçait une ministère particulier de guérison qu'il n'avait pas recherché. Il s'agit du Père <a class="link" href="https://emilientardif.rcmission.net/">Émilien Tardif</a> m.s.c. prédicateur reconnu dans le monde entier. Pour les québécois, on peut penser aussi au saint Frère André, thaumaturge qui remettait à Dieu à travers saint Joseph tout le crédit des faveurs qu'il obtenait.       <br />
              <br />
       Mais, ne nous méprenons pas, ce sont aussi des gestes de la vie ordinaire qui sont remplies de la présence de l'Esprit comme donner un verre d'eau  dit Jésus : "Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de vote appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense".       <br />
              <br />
       "Agir au nom de Jésus"  dans l'Esprit ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est d'abord laisser apparaître dans la vie de tous les jours  la source où on s'abreuve. Dans ta famille, auprès des gens que tu rencontres, dans tes intérêts et tes loisirs, tu laisses transparaître, même lorsque tu n'y penses pas, cette source qui est en toi. Ton appartenance au Christ n'est pas une fantaisie, mais elle est ta vie. Tu peux vraiment dire alors comme saint Paul "Ma vie c'est le Christ" (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 1, 21). Tu peux, sans orgueil et avec humilité, affirmer  que tu agis "au nom de Jésus" parce que tu l'as laissé prendre toute la place en toi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le secret de l'union à Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut se reconnaître pécheur. il est nécessaire de se redire souvent "Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi, pécheur" (Formule de la tradition orientale de la "prière de Jésus" dans les <span style="font-style:italic">Récits d'un pèlerin russe</span>). Le pape François rappelle fréquemment qu'il est lui-même pécheur et demande alors de prier pour lui. Il le fait presqu'à  chacune de ses interventions.        <br />
              <br />
       Quel modèle! En effet, "agir au nom de Jésus" ne nous mets pas sur un piédestal. Au contraire, cela nous enfouit dans le coeur du Christ miséricordieux et ouvre notre coeur de plus en plus à ceux et celles qui nous entourent et à ceux et celles des périphéries comme le souligne souvent le pape François.       <br />
              <br />
       Pour avoir un coeur semblable à celui du Christ miséricordieux, il est nécessaire d'acquérir une liberté intérieure qui permette d'entrer dans ses sentiments. Ce cheminement vers une liberté intérieure de plus en plus grande passe par des renoncements difficiles parfois, mais... "si ta main t'entraîne au péché, dit Jésus, coupe-la, si ton pied fait de même, coupe-le". Ces phrases ne sont pas à prendre à la lettre, bien sûr, mais dans leur expression imagée, elles nous donnent le ton : celui d'une volonté ferme de suivre Jésus, d'être à son écoute avant tout.       <br />
              <br />
       Saint Jacques dans la deuxième lecture redit la même chose dans des termes très puissants. "Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe ".        <br />
              <br />
       Ces exhortations sont des invitations à cultiver la liberté intérieure dont je parlais. Les possessions humaines: talents, argent, renommée etc. toutes bonnes qu'elle soient, peuvent éloigner du chemin de l'imitation et de l'union  à Jésus. C'est pourquoi, il faut demander au Seigneur qu'elles ne deviennent jamais notre raison de vivre car nous n'avons qu'une demeure et elle est dans les cieux auprès du Père (cf. <span style="font-style:italic">Philippiens</span> 3, 20)..       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Le chemin de la reconnaissance de la primauté de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour arriver à progresser sur le chemin de notre union au Christ, la prière est une des voies privilégiées. Se recueillir soit en privé soit en groupe autour de la Parole de Dieu nourrit notre proximité avec Jésus. La prière ainsi  permet d'entendre dans notre coeur les inspirations que Jésus lui-même y met.        <br />
              <br />
       Et alors, nous pouvons, avec modestie et en toute confiance, aller "au nom de Jésus" qui nous envoie et qui nous donne les dons nécessaires à cet envoi. Le baptisé est toujours quelqu'un qui est en mission, envoyé non pour parler de lui, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, celle de Jésus, Seigneur, ressuscité des morts et toujours vivant.        <br />
              <br />
       Et c'est avec joie que nous reprenons la confession de foi dans l'hymne célèbre de la lettre aux Phillippiens  : "C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom,  afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 2, 9-11) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de nos lectures nous a menés sur la route "au nom de  Jésus". Oui, c'est toujours "en son nom" que le baptisé proclame sa foi dans la vie à ras de terre, dans le quotidien.        <br />
              <br />
       Que ce parcours s'incarne maintenant au cours de cette Eucharistie dans les gestes et les paroles de la célébration eucharistique  où le prêtre "agissant au nom du Christ" (<span style="font-style:italic">Décret sur le Ministères et la Vie des prêtre</span>s de Vatican II n. 2 et n. 12) refait les  gestes et redit les paroles mêmes de  Jésus qui ainsi continue d'être le coeur et la vie de la communauté et de chaque fidèle qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       26 septembre 2021</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 septembre 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       pour parler avec Moïse.       <br />
       Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,       <br />
       et le mit sur les 70 anciens.       <br />
       Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,       <br />
       mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
           Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;       <br />
       l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.       <br />
       L’esprit reposa sur eux ;       <br />
       eux aussi avaient été choisis,       <br />
       mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,       <br />
       et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.       <br />
           Un jeune homme courut annoncer à Moïse :       <br />
       « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »       <br />
           Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,       <br />
       prit la parole :       <br />
       « Moïse, mon maître, arrête-les ! »       <br />
           Mais Moïse lui dit :       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ?       <br />
       Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
       Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur. (Ps 18, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Aussi ton serviteur en est illuminé ;       <br />
       à les garder, il trouve son profit.       <br />
       Qui peut discerner ses erreurs ?       <br />
       Purifie-moi de celles qui m’échappent.       <br />
              <br />
       Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :       <br />
       qu’il n’ait sur moi aucune emprise.       <br />
       Alors je serai sans reproche,       <br />
       pur d’un grand péché.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Vous autres, maintenant, les riches !       <br />
       Pleurez, lamentez-vous       <br />
       sur les malheurs qui vous attendent.       <br />
           Vos richesses sont pourries,       <br />
       vos vêtements sont mangés des mites,       <br />
           votre or et votre argent sont rouillés.       <br />
       Cette rouille sera un témoignage contre vous,       <br />
       elle dévorera votre chair comme un feu.       <br />
       Vous avez amassé des richesses,       <br />
       alors que nous sommes dans les derniers jours !       <br />
           Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers       <br />
       qui ont moissonné vos champs,       <br />
       le voici qui crie,       <br />
       et les clameurs des moissonneurs       <br />
       sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.       <br />
           Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,       <br />
       et vous vous êtes rassasiés       <br />
       au jour du massacre.       <br />
           Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,       <br />
       sans qu’il vous oppose de résistance.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Ta parole, Seigneur, est vérité ;       <br />
       dans cette vérité, sanctifie-nous.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :       <br />
       « Maître, nous avons vu quelqu’un       <br />
       expulser les démons en ton nom ;       <br />
       nous l’en avons empêché,       <br />
       car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
           celui qui n’est pas contre nous       <br />
       est pour nous.       <br />
           Et celui qui vous donnera un verre d’eau       <br />
       au nom de votre appartenance au Christ,       <br />
       amen, je vous le dis,       <br />
       il ne restera pas sans récompense.       <br />
              <br />
           Celui qui est un scandale, une occasion de chute,       <br />
       pour un seul de ces petits qui croient en moi,       <br />
       mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou       <br />
       une de ces meules que tournent les ânes,       <br />
       et qu’on le jette à la mer.       <br />
           Et si ta main est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-la.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,       <br />
       là où le feu ne s’éteint pas.       <br />
           Si ton pied est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.       <br />
           Si ton œil est pour toi une occasion de chute,       <br />
       arrache-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,       <br />
           là où le ver ne meurt pas       <br />
       et où le feu ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57702655-42716104.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Au-nom-de-Jesus_a1027.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-56745167</guid>
   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»</title>
   <pubDate>Tue, 31 Aug 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 5 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Isaïe 35, 4-7a, Jacques 2, 1-5 et Marc 7, 31-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56745167-42187773.jpg?v=1623419711" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui nous raconte un autre miracle de Jésus. On s’imagine bien la scène. Et on voit Jésus qui fait comme une mise en scène en se  prêtant à des gestes symboliques. Il amène le sourd et muet à l’écart, il lui met les doigts dans les oreilles, puis avec de la salive, il lui touche la langue et il le guérit. C’est l’allégresse et la joie autour. C’est admirable. Un autre miracle parmi les nombreux miracles qu'a fait Jésus.  Mais, cette mise en scène a un but. Jésus ne fait pas des miracles pour la galerie, il y a toujours un but derrière tel ou tel miracle, un message.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les mots de l’évangile </span>       <br />
              <br />
       Avec ce miracle aujourd'hui le message tient dans un mot  très important dans l’Évangile d’aujourd’hui.  C’est «  Effata », un mot en araméen, la langue que parlait Jésus, et qui se traduit par « Ouvre-toi ».       <br />
              <br />
       Jésus ne dit pas aux oreilles « Ouvrez-vous », à la bouche « Ouvre-toi », c’est à l’handicapé, au sourd et muet lui-même qu’il dit  « Ouvre-toi ». C’est un peu comme s’il lui disait : « Écoute, il ne suffit pas d’entendre des mots, il faut aussi écouter, accueillir avec son cœur. Il ne suffit pas de dire des mots, de parler, il faut aussi communiquer.        <br />
              <br />
       Écouter avec son cœur, communiquer c’est tellement nécessaire. Avec les enfants, combien de parents se sont faits dire tu ne m’as pas écouté. Je pense ici a une chanson assez populaire de Pauline Julien dans le temps écrite par Michel Tremblay intitulée  « As-tu 2 minutes? » où elle chante  « J’ai que’que chose d’important à t’dire j’m’attends pas à c’que tu m’répondes j’voudrais juste que tu m’écoutes ». Écouter avec son coeur...       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus nous enseigne ici que l’important dans les relations, c’est la personne. « Tu parles plus par ce que tu es que par ce que par ce que tu dis ». Jésus veut que notre cœur et toute notre personne se mettent à l’écoute de ses paroles. Ses paroles, il nous les dit à l’écart, dans l’intime de notre cœur. Il vient guérir et sauver toute la personne, donner un sens à notre vie.  Entendre et parler sont des images pour nous faire comprendre comment ouvrir nos coeurs aux paroles de Jésus et les dire autour de nous lorsque l'occasion se présente et devenir à notre façon des témoins de l'Évangile de Jésus.       <br />
              <br />
       Si nous accueillons le salut de Dieu avec Jésus, tous les miracles sont possibles. Voilà le message de l’Évangile d’aujourd’hui : Ouvrez vos cœurs à Jésus et avec lui vous verrez, dans vos vies, des changements, de belles choses.       <br />
              <br />
       En deux mots, Jésus veut montrer qu’il n’est pas venu guérir seulement les oreilles ou la bouche, mais qu’’il vient guérir toute la personne. Il vient guérir la personne tout entière. Il n’apporte pas seulement des recettes de vie, des soulagements passagers à nos maux, mais il donne un sens à toute notre vie. C’est cela le salut qu’il nous apporte.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette leçon, ce message, tombe bien en ce début de septembre. Nous retournons à nos occupations. Les enfants retournent en classe. Diverses activités se préparent, sociales ou pastorales, pour l’automne.  C’est une période nouvelle qui commence avec la reprise de nos activités habituelles durement touchées par la Covid  depuis  un an et demi, même si une 4e vague se pointe à l'horizon.       <br />
              <br />
       Au lieu de voir ce temps comme un fardeau après l’été, pourquoi ne pas s’ouvrir à de nouvelles activités, à un nouveau rythme de vie avec confiance et en profiter pour nous renouveler nous-même. Si nous accueillons  la Parole de Dieu, nous découvrirons du nouveau demain et après-demain.        <br />
              <br />
       Pourquoi durant la semaine, ne pas nous arrêter un petit moment « à l’écart » pour faire à Jésus une prière où nous lui dirons notre ouverture vis-à-vis ce qui nous attend dans les prochains mois ? Nous pourrions aussi dans cette prière en silence écouter ce qu’il nous inspirera comme priorité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi, mes frères et sœurs, que le salut de Jésus continuera d’être créateur dans nos vies concrètes, comme il l’a été pour le sourd et muet qu’il a changé totalement. Jésus nous changera pour le mieux nous aussi. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Les miracles sont toujours possibles.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <span style="font-style:italic">Les paroles de la chanson « As-tu deux minutes » écrite par Michel Tremblay et interprétée par Pauline Julien       <br />
       </span>       <br />
       [As-tu deux secondes, as-tu deux minutes        <br />
       As-tu deux minutes à m’consacrer?] [x4]       <br />
              <br />
       J’ai que’que chose d’important à t’dire       <br />
       j’m’attends pas à c’que tu m’répondes       <br />
       j’voudrais juste que tu m’écoutes.       <br />
              <br />
       Reste assis, va-t-en pas!       <br />
       finis ton café pour une fois       <br />
       d’main si tu veux       <br />
       tu r’commenceras à sacrer pendant l’déjeuner.       <br />
              <br />
       Écoute, écoute-moi       <br />
       même si j’ai pas les bons mots       <br />
       ça fait tellement tellement longtemps       <br />
       qu’tout’ reste pogné dans ma gorge.       <br />
              <br />
       J’ai la bouche tellement tellement pleine d’affaires       <br />
       qu’y’a rien qui veut sortir       <br />
       ou plutôt tout veut sortir en même temps       <br />
       tout c’que j’arrive à faire c’est d’brailler.       <br />
              <br />
       Tu l’as remarqué...       <br />
       tu m’as dit qu’suis nerveuse sans bon sens       <br />
       hé! il faudrait... il faudrait...       <br />
       que tu m’comprennes!       <br />
              <br />
       Bonyeu Roger, j’ai quarante ans!       <br />
       je l’sais qu’t’es plus vieux       <br />
       puis qu’t’es plus fatigué qu’moi       <br />
       ça fait vingt-deux ans qu’tu me l’dis.       <br />
              <br />
       Mais pour une fois, veux-tu m’écouter?       <br />
       t’sais... si... si j’pas comme avant       <br />
       si j’suis moins belle... si... j’suis moins bonne       <br />
       t’sais... si j’pas comme avant...       <br />
              <br />
       Ah! puis laisse donc faire, Roger       <br />
       Va-t-en travailler!       <br />
       Va-t-en travailler!       <br />
       Va-t-en travailler!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Michel Tremblay - Pauline Julien       <br />
       Interprète: Pauline Julien       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26  août 2015-->       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE our le 23e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ouvre toi... Effata!...»       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » (Is 35, 4-7a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie ;        <br />
       car l’eau jaillira dans le désert,       <br />
       des torrents dans le pays aride.       <br />
           La terre brûlante se changera en lac,       <br />
       la région de la soif, en eaux jaillissantes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Je veux louer le Seigneur,       <br />
       tant que je vis.       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 145, 2)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres pour en faire des héritiers du Royaume ? » (Jc 2, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire,        <br />
       n’ayez aucune partialité envers les personnes.        <br />
           Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps       <br />
       un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or,        <br />
       et un pauvre au vêtement sale.        <br />
           Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant        <br />
       et vous lui dites :        <br />
       « Assieds-toi ici, en bonne place » ;        <br />
       et vous dites au pauvre :        <br />
       « Toi, reste là debout »,        <br />
       ou bien :        <br />
       « Assieds-toi au bas de mon marchepied. »        <br />
           Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous,        <br />
       et juger selon de faux critères ?        <br />
           Écoutez donc, mes frères bien-aimés !        <br />
       Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi        <br />
       ceux qui sont pauvres aux yeux du monde        <br />
       pour en faire des riches dans la foi,        <br />
       et des héritiers du Royaume        <br />
       promis par lui à ceux qui l’auront aimé ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus quitta le territoire de Tyr ;        <br />
       passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée        <br />
       et alla en plein territoire de la Décapole.        <br />
           Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler,        <br />
       et supplient Jésus de poser la main sur lui.        <br />
           Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,        <br />
       lui mit les doigts dans les oreilles,        <br />
       et, avec sa salive, lui toucha la langue.        <br />
           Puis, les yeux levés au ciel,        <br />
       il soupira et lui dit :        <br />
       « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »        <br />
           Ses oreilles s’ouvrirent ;        <br />
       sa langue se délia,        <br />
       et il parlait correctement.        <br />
           Alors Jésus leur ordonna        <br />
       de n’en rien dire à personne ;        <br />
       mais plus il leur donnait cet ordre,        <br />
       plus ceux-ci le proclamaient.        <br />
           Extrêmement frappés, ils disaient :        <br />
       « Il a bien fait toutes choses :        <br />
       il fait entendre les sourds et parler les muets. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56745167-42187773.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ouvre-toi-Effata_a1024.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A « Jésus étendit la main, le saisit »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Aug 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 9 août 2020. Textes : I Rois 19, 9a.11-13a, Romains 9, 1-5 et Mathieu 14, 22-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/47068115-37372453.jpg?v=1591795644" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A « Jésus étendit la main, le saisit »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A « Jésus étendit la main, le saisit »" />
     </div>
     <div>
      Cette semaine en préparant mon homélie, j’avais un heureux problème. Je trouvais tellement de choses à dire que je me demandais laquelle choisir.  Je me suis arrêté à la réaction de saint Pierre qui se lance à l’eau pour rejoindre Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La marche sur les eaux</span>       <br />
              <br />
       En effet, cet épisode de la vie de Jésus qu’on vient de proclamer est comme une image de ce qui se passe dans nos vies et dans la vie de tout être humain. Il  est question de nos peurs, des fantômes qui hantent nos vies, de nos tempêtes, mais aussi de confiance, de vent qui se calme, de foi.        <br />
              <br />
       Que se passe-t-il ? Les apôtres et saint Pierre ont ramé toute la nuit. Ils croient voir un fantôme. Saint Pierre se lance à l’eau et il cale. Et c’est lorsque Jésus lui tend la main qu’il trouve un  appui qui le secourt et lui donne la paix. Sa foi en Jésus lui permet d'avancer malgré le péril où il s'enfonçait  et elle le fait grandir.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Des réactions sans fondement</span>       <br />
              <br />
       On est tous un peu comme les apôtres et saint Pierre, n’est-ce pas ? On est souvent pris de peurs, bouleversés. Dans la tête de beaucoup de gens, de personnes croyantes comme nous, lorsque ça ne va pas, ou si ça va mal dans leur vie, c’est que Dieu n’est pas là.       <br />
              <br />
       Je pense à quelqu’un qui me disait : «  J’ai prié pour avoir un emploi pendant un bon bout de temps, puis je me suis rendu compte que ça ne donnait rien, alors j’ai arrêté de prier et même d’aller à la messe le dimanche ».       <br />
              <br />
       Je pense encore à ce que j’ai entendu un jour aux nouvelles lors d’une tragédie dans une résidence de personnes âgées où 20 personnes de l’âge d’or sont mortes. Quelqu’un qu’on interrogeait dans un vox pop disait alors au journaliste: « On en veut un peu à Dieu d’avoir fait cela » comme si le bon Dieu les avait fait mourir par exprès. On entend parfois aussi quelque chose  de semblable sur la pandémie du Covid-19 qui nous est arrivé par surprise. Certaines personnes ont tendance à y voir comme une punition de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez, souvent on agit et on pense comme si Dieu était obligé à nous. On fait comme saint Pierre ici. On dit à Dieu ce que saint Pierre dit à Jésus : « Si c’est bien toi, ordonne que je vienne vers toi ». On considère Dieu comme une sorte de négociant, d'homme d’affaires. On marchande avec lui « Tu me donnes cela et moi je te donne cela  ». Et si ça ne va pas dans le sens qu’on veut on perd confiance, comme saint Pierre. On perd la foi. On se laisse « caler ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une présence mystérieuse</span>       <br />
              <br />
       Pourtant, les textes d’aujourd’hui le disent bien, leur message est clair et direct : Dieu est présent même quand ça va mal.       <br />
              <br />
       Vous connaissez peut-être cette histoire des traces de pas dans le sable dont on  a fait un beau poster. On voit sur la grève les pas de deux personnes qui marchent l’une à côté de l’autre. Plus loin les traces continuent, mais il n'y a que les traces des pas d’une personne. Ce poster exprime ce que Jésus disait un jour à sainte Catherine de Sienne qui se plaignait en le priant  qu’il l’avait abandonnée  dans ses peines et ses souffrances. Et Jésus alors lui fait voir cette image. Elle lui dit « Tu vois bien que tu étais avec moi » en remarquant  les traces des pas des deux personnes, mais elle ajoute en ne voyant qu'une trace de pas  « Maintenant regarde il n’y a que les traces de mes pas ».  Jésus lui répond alors « Tu te trompes, ce ne sont pas les traces de tes pas, mais les miennes, car quand ça allait mal, je te portais dans mes bras ».       <br />
              <br />
       Chers sœurs et frères, nous sommes invités aujourd’hui  à saisir la main tendue de la tendresse de Dieu, celle de Jésus qui nous aime. « Il n’est de salut que pour les personnes qui savent saisir la main de l’Autre quand cet autre est Jésus » a-t-on écrit avec justesse.        <br />
              <br />
       C’est ce que saint Pierre a fait et ce que nous sommes invités à faire lorsque qu’on se dit que la religion a bien changée, que la société est remplie de problèmes et quand nous rencontrons nos difficultés de couples, de parents ou encore de personnes retraitées.  La main tendue de Jésus est la présence de Dieu auprès de nous. Celle-ci se fait souvent sentir comme celle de la brise légère qui annonçait au prophète Élie la venue de Dieu comme le raconte la première lecture. À nous de la reconnaître et de saisir cette présence de Dieu dans nos vies, une présence continuelle et proche.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je termine avec cette belle phrase que j'ai lue et qui résume bien le message d’aujourd’hui : « Qu’est ce qui me reste  quand il ne reste rien ? demande Maurice Bellet…. un auteur jésuite de renom… Alors, il arrive répond-il qu’un presque rien, la lumière d’un visage, la musique d’un nom, le geste offert d’une main, tout d’un coup disent tout »       <br />
              <br />
       Faisons, si vous le voulez bien cette prière :       <br />
              <br />
       Seigneur,       <br />
       Quand le vent souffle en tempête,       <br />
       Donne-moi de te reconnaître       <br />
       Dans la main que tu me tends,       <br />
       <!--Dans la brise légère qui m’enveloppe de ta présence.-->J’ai parfois l’impression que tu m’abandonnes,        <br />
       Que tu n’es plus présent dans ma vie,        <br />
       Alors que je n’aurais qu’à tendre la main pour saisir la tienne et me laisser relever,       <br />
       <!--Alors que tu es là comme un souffle par la présence de ton Esprit Saint.-->Je saisis ta main Seigneur, guide-moi et merci d’être toujours avec moi.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 août 2020       <br />
              <br />
       <!--Homélie du  28 août 1993       <br />
       reprise avec ajouts et  corrections-->       <br />
              <br />
       <!--Que voyons-nous dans cette scène dramatique que nous rapporte l’évangile que je viens de lire. Un miracle ? Jésus marche sur les eaux. Un miracle, oui, peut-être bien. Mais il y a bien plus que cela dans le récit de l’évangile de saint Mathieu. C’est un peu comme une parabole où c’est le message qui compte.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le récit ou la parabole</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit au début.       <br />
              <br />
       D’abord Jésus se sépare des disciples pour se retrouver seul sur la montagne. Il prie. Il échange avec son Père du ciel. Il se ressource spirituellement pourrait-on dire.        <br />
              <br />
       Puis ensuite, nous le voyons revenir vers les disciples qui sont sur le lac agité. Ceux-ci peinent, ont de la misère contre le vent et la vague. Ils sont un peu comme nous sommes nous-mêmes bien souvent : faibles, désemparés devant certains problèmes de la vie. Ils ont envie de perdre courage. Jésus leur apparaît : « Prenez courage, dit-il, c’est moi, je suis là. »       <br />
              <br />
       Mais, le doute demeure et c’est Pierre qui prend la parole : « Seigneur, si c’est toi, laisse-moi venir à toi ». Il se lève, va vers Jésus, mais sa confiance du début semble diminuer. Jésus étend la main, et lui dit « Pourquoi as-tu douté? C’est moi, je suis près de toi, rien ne peut t’écraser, ma présence te permet de faire face à toutes les situations, car tu n’es pas seul. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Continuons, car c’est la fin du récit qui est à retenir. C'est là qu’est le message de cette espèce de parabole que l’évangile nous raconte ce matin.        <br />
              <br />
       Que se passe-t-il à la fin ? Le vent se calme, les disciples dans la barque s’exclament : « En vérité, tu es le Fils de Dieu ». Voilà l’important. Les disciples comprennent une chose.  Jésus avec qui ils parcourent la Palestine. Jésus qui leur enseigne, leur fait toucher Dieu du doigt, je dirais. Il n’est pas seulement quelqu’un qui fait des miracles. Il n’est pas seulement quelqu’un qui parle bien. Il est beaucoup plus que cela. Il a le don d’ouvrir leurs cœurs à Dieu, ce qu’aucun autre homme ne peut faire, car il est le Fils de Dieu présent parmi eux. Quand il est là le calme et la paix règnent. Il leur fait faire l’expérience de Dieu.       <br />
              <br />
       La présence de Dieu parmi nous c’est cela. Elle ouvre notre cœur, fait ressortir ce qu’il  a de bon en nous. Elle ne nous écrase pas, elle ne nous détruit pas. Dans la première lecture on voit Élie, le prophète, qui est comblé, apaisée par la présence de Dieu qui le rejoint comme une brise légère. Quelle belle image!       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons nous demander à la suite de ces explications si nous prenons assez de temps dans notre vie pour rencontrer Dieu en particulier en priant, car la prière c’est l’expérience intime et personnelle de la rencontre de Dieu. Sainte Thérèse d’Avila, une grand sainte espagnole du XVIe siècle, disait que la prière c’est un échange amoureux dans un seul à seul avec celui dont on se sait aimé.        <br />
              <br />
       Dans notre vie nous sommes sur le lac, comme les apôtres, luttant contre le vent. Pour Origène, un des plus grands Pères de l’Église, la barque représente nos vies confrontées aux vents et aux flots tumultueux. Malgré toutes les péripéties qui surviennent, Jésus est là pour nous aider à tenir le cap. Il est l’espoir pour l’humanité perdue dans la noirceur de la nuit. Jésus nous dit aujourd’hui « Je suis là à tes côtés. C’est moi. Viens vers moi, tu trouveras le calme et la paix ».       <br />
              <br />
       Cette invitation, il la fait à chacun et à chacune de nous et j’ajouterais il la fait à l’Église tout entière. Dans l’évangile Pierre tient notre place et il tient la place aussi de toute l’Église dont il sera le chef plus tard. Notre Église est assurée de surmonter les épreuves. Elle ne peut éviter tous les dangers, mais si elle garde la foi en la présence de Jésus, elle ne doit pas craindre. Je ne puis m’empêcher de penser ici à notre pape François qui ne cesse à chaque jour, dans ses homélies à la Maison Sainte Marthe au Vatican qu'on peut lire sur internet, de raffermir notre foi, qui nous invite à regarder vers Jésus et à avancer avec joie sur le chemin qu’il nous a tracé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je conclus. L’évangile d’aujourd’hui : un récit dramatique haut en couleurs. Une espèce de parabole. Un message clair. Dans notre vie et nos faiblesses, dans notre Église et ses lourdeurs, Jésus, le Fils de Dieu est présent parmi nous. Nous ne sommes pas seuls.        <br />
              <br />
       Que notre célébration de l’Eucharistie nous fasse prendre une conscience encore plus vive de cette présence du Fils de Dieu parmi nous et qu’elle nous aide à le dire autour de nous, chacun et chacune à notre façon.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 août 2017       <br />
       -->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur » (1 R 19, 9a.11-13a)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu,       <br />
           il entra dans une caverne       <br />
       et y passa la nuit.       <br />
           Le Seigneur dit :       <br />
       « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur,       <br />
       car il va passer. »       <br />
       À l’approche du Seigneur,       <br />
       il y eut un ouragan, si fort et si violent       <br />
       qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ;       <br />
       et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;       <br />
           et après ce tremblement de terre, un feu,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ;       <br />
       et après ce feu, le murmure d’une brise légère.       <br />
           Aussitôt qu’il l’entendit,       <br />
       Élie se couvrit le visage avec son manteau,       <br />
       il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab-10, 11-12, 13-14)       <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : Que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,       <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Pour les Juifs, mes frères, je souhaiterais être anathème » (Rm 9, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est la vérité que je dis dans le Christ,       <br />
       je ne mens pas,       <br />
       ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :       <br />
           j’ai dans le cœur une grande tristesse,       <br />
       une douleur incessante.       <br />
           Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race,       <br />
       je souhaiterais être anathème, séparé du Christ :       <br />
           ils sont en effet Israélites,       <br />
       ils ont l’adoption, la gloire, les alliances,       <br />
       la législation, le culte, les promesses de Dieu ;       <br />
           ils ont les patriarches,       <br />
       et c’est de leur race que le Christ est né,       <br />
       lui qui est au-dessus de tout,       <br />
       Dieu béni pour les siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14, 22-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       J’espère le Seigneur,       <br />
       et j’attends sa parole.       <br />
       Alléluia. (cf. Ps 129, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert,       <br />
           Jésus obligea les disciples à monter dans la barque       <br />
       et à le précéder sur l’autre rive,       <br />
       pendant qu’il renverrait les foules.       <br />
           Quand il les eut renvoyées,       <br />
       il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.       <br />
       Le soir venu, il était là, seul.       <br />
           La barque était déjà à une bonne distance de la terre,       <br />
       elle était battue par les vagues,       <br />
       car le vent était contraire.       <br />
              <br />
           Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux       <br />
       en marchant sur la mer.       <br />
           En le voyant marcher sur la mer,       <br />
       les disciples furent bouleversés.       <br />
       Ils dirent :       <br />
       « C’est un fantôme. »       <br />
       Pris de peur, ils se mirent à crier.       <br />
           Mais aussitôt Jésus leur parla :       <br />
       « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »       <br />
           Pierre prit alors la parole :       <br />
       « Seigneur, si c’est bien toi,       <br />
       ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Pierre descendit de la barque       <br />
       et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.       <br />
           Mais, voyant la force du vent, il eut peur       <br />
       et, comme il commençait à enfoncer, il cria :       <br />
       « Seigneur, sauve-moi ! »       <br />
           Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Homme de peu de foi,       <br />
       pourquoi as-tu douté ? »       <br />
           Et quand ils furent montés dans la barque,       <br />
       le vent tomba.       <br />
           Alors ceux qui étaient dans la barque       <br />
       se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :       <br />
       « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/47068115-37372453.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Jesus-etendit-la-main-le-saisit_a963.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-22786332</guid>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Sep 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 septembre 2018 Année B. Textes: Nombres 11,25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.5.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22786332-25333360.jpg?v=1528406503" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »" />
     </div>
     <div>
      Jésus est toujours en déplacement sur les routes de Galilée et, ces dimanches-ci, nous le suivons avec l’évangile selon saint Marc . Au cours de ces pérégrinations, ce ne sont pas les sujets de conversation qui manquent. Ce matin, saint Marc en rapporte deux. Le premier est fourni par une activité qui suscite le questionnement des disciples et le second rassemble des propos sur le scandale.       <br />
              <br />
       Reprenons-les à la suite       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Pour ou contre Jésus ?</span>       <br />
              <br />
       Le premier sujet de conversation nous livre les réactions des disciples devant un cas où des gens ont réussi à chasser des démons en invoquant le nom de Jésus sans être ses disciples. « En son nom », ils ont réalisé ce que les disciples et Jésus lui-même font. Faut-il alors les réprimander ou les laisser faire ?       <br />
              <br />
       Voilà la question qui se pose. On voit que Jésus ici, dans le récit reflétant les préoccupations des premiers chrétiens auxquels saint Marc s’adresse, est plein d'ouverture. « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous » répond-il.       <br />
              <br />
        C’est très intéressant. Car les premiers chrétiens avaient à cœur que la Bonne nouvelle se répande. Ils ne la regardaient pas, comme on l’a fait plus tard, avec un sentiment de possession de celle-ci. Ils avaient conscience que les chemins que Dieu prend peuvent être différents de ceux qu’on estime devoir prendre. C’est pourquoi ils avaient développé une attitude de tolérance, de grandeur d’âme et de largeur de vue. Voilà le sens de la sentence retenue par saint Marc « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous ».       <br />
              <br />
       On trouve une ouverture semblable dans la première lecture ou deux jeunes Israélites prophétisent alors que c’est une action réservée habituellement à des gens reconnus. La réaction de Moïse est, elle aussi, une réaction de largeur de vue. À son assistant, Josué, qui le supplie d’arrêter ces deux jeunes, il répond « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! ».        <br />
              <br />
       Dans les deux cas, la motivation  est la même : l’Esprit de Dieu se manifeste de différentes façons et ce n’est pas nous qui en avons le contrôle.        <br />
              <br />
       Quel beau message d’ouverture et d’accueil à appliquer dans nos vies et dans l’Église ! En effet, nous pouvons être tentés de juger ou de reléguer dans le placard des habitudes, des gestes ou des évènements où n’avons pas eu la part qu’on aurait souhaitée comme disciples de Jésus.        <br />
              <br />
       Retenons que ce qui est important c’est que l’Évangile soit annoncé. Quand des amis, des concitoyens, se penchent avec générosité sur les pauvres, les réfugiés, les démunis, ils sont déjà dans la suite de Jésus.  C’est ce qu’il dit lui-même lorsqu'il dit  à la fin de l'évangile : « Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le scandale</span>       <br />
              <br />
       Le second sujet qui est abordé par saint Marc est celui du scandale. Il est abordé de front avec des paroles dures et des condamnations percutantes       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       Au cœur des paroles de Jésus, il y les « petits qui croient en moi ». Les petits sont tous ceux et celles qui suivent Jésus dans une foi et une confiance totales.  Ils sont comme des enfants. Ce que Jésus demande à tous ses disciples d’être.       <br />
              <br />
       Il s’agit donc en premier lieu ici du scandale dans la communauté chrétienne. Vivre ensemble à la suite de Jésus exige une solidarité de tous les instants. Les écarts sont malheureusement présents. Ce sont des scandales car la foi et la confiance des frères et sœurs sont amoindries ou détruites par ces comportements. On le voit, il s’agit avant tout de vivre l’amour mutuel dans la communauté des croyants et croyantes.         <br />
              <br />
       Mais Jésus va plus loin, il met en cause aussi le comportement moral des individus et des personnes. Lorsqu’il identifie des sources de péché comme la main, les pieds ou les yeux, il indique une voie implacable pour y faire front.  Il demande de s’en séparer. Saint Jacques dans la deuxième lecture est tout aussi direct : « Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés…vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe  ».        <br />
              <br />
       Dans les deux cas nous avons là des paroles qui ne laissent pas place à des demi-mesures. Ce sont des paroles interpellantes. Considérant le cheminement humain, il est normal de voir ici un idéal qui est proposé.  Il ne faudrait pas pendre ces paroles au pied de la lettre. Jésus, dans son action concrète l’a compris et à la femme adultère, par exemple, il dit « va et ne pèche plus ». Il ne lui impose pas de peine. Et le pape François à une question sur les personnes homosexuelles, a eu une réponse qui a fait le tour du monde « Qui suis-je pour juger? »       <br />
              <br />
       Voilà mes réflexions sur ce passage assez spécial.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Retenons ce matin un mot qui résume tout « En son nom ». Nous sommes invités dans quelques circonstances que ce soit à ne pas regarder ailleurs que du côté de Jésus. C’est lui qui est le modèle à imiter. Il a donné un exemple qui a été reçu et retenu par les premiers chrétiens à travers les récits des évangélistes comme celui de ce matin. Il y aura toujours des choses à mesurer, à peser, à évaluer, car l’image de Jésus est complexe  et il est très important que nous ne regardions jamais un seul aspect de sa vie ou de son enseignement,       <br />
              <br />
       Si nous étions parmi les gens autour de lui sur les routes de Galilée nous le ferions spontanément, car nous ne ferions pas que l’écouter, mais nous mangerions avec lui, nous le verrions parler avec toute le monde, se retirer pour prier, Nous aurions avec lui une rencontre  personnelle.       <br />
              <br />
       Eh bien ! Nous pouvons encore aujourd’hui avoir avec lui cette rencontre personnelle, marcher avec lui sur la route. Il est présent dans l’Eucharistie qui est son Corps et  son Sang donnés pour nous accompagner et nous inspirer. Il est présent dans celui dont nous nous approchons et que nous reconnaissons comme Lui-même nous rappelant les paroles de l’évangile de saint Mathieu : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” (Mathieu 25, 35-36). <!--mettre Jésus au centre, en celui qui a faim, en le prisonnier, le migrant et l’abusé-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette Messe nous avons entendu la Parole de Dieu qui nous a proposé une nourriture spirituelle et nous recevons le Corps du Christ qui permet de nous rapprocher de lui sur le chemin de notre vie quotidienne.        <br />
              <br />
       Rendons grâces à Dieu de ce qu’il nous donne et prions que toute l’humanité reçoive sa lumière et sa  grâce. Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
       25 septembre 2018       <br />
              <br />
       <!--Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
              <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
               <br />
       Trois sujets       <br />
              <br />
       En ton nom        <br />
              <br />
       verre d'eau       <br />
              <br />
       Scandale       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       pour parler avec Moïse.       <br />
       Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,       <br />
       et le mit sur les 70 anciens.       <br />
       Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,       <br />
       mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
           Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;       <br />
       l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.       <br />
       L’esprit reposa sur eux ;       <br />
       eux aussi avaient été choisis,       <br />
       mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,       <br />
       et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.       <br />
           Un jeune homme courut annoncer à Moïse :       <br />
       « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »       <br />
           Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,       <br />
       prit la parole :       <br />
       « Moïse, mon maître, arrête-les ! »       <br />
           Mais Moïse lui dit :       <br />
       « Serais-tu jaloux pour moi ?       <br />
       Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple       <br />
       un peuple de prophètes !       <br />
       Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)       <br />
              <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur. (Ps 18, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Aussi ton serviteur en est illuminé ;       <br />
       à les garder, il trouve son profit.       <br />
       Qui peut discerner ses erreurs ?       <br />
       Purifie-moi de celles qui m’échappent.       <br />
              <br />
       Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :       <br />
       qu’il n’ait sur moi aucune emprise.       <br />
       Alors je serai sans reproche,       <br />
       pur d’un grand péché.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Vous autres, maintenant, les riches !       <br />
       Pleurez, lamentez-vous       <br />
       sur les malheurs qui vous attendent.       <br />
           Vos richesses sont pourries,       <br />
       vos vêtements sont mangés des mites,       <br />
           votre or et votre argent sont rouillés.       <br />
       Cette rouille sera un témoignage contre vous,       <br />
       elle dévorera votre chair comme un feu.       <br />
       Vous avez amassé des richesses,       <br />
       alors que nous sommes dans les derniers jours !       <br />
           Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers       <br />
       qui ont moissonné vos champs,       <br />
       le voici qui crie,       <br />
       et les clameurs des moissonneurs       <br />
       sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.       <br />
           Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,       <br />
       et vous vous êtes rassasiés       <br />
       au jour du massacre.       <br />
           Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,       <br />
       sans qu’il vous oppose de résistance.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Ta parole, Seigneur, est vérité ;       <br />
       dans cette vérité, sanctifie-nous.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :       <br />
       « Maître, nous avons vu quelqu’un       <br />
       expulser les démons en ton nom ;       <br />
       nous l’en avons empêché,       <br />
       car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ne l’en empêchez pas,       <br />
       car celui qui fait un miracle en mon nom       <br />
       ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;       <br />
           celui qui n’est pas contre nous       <br />
       est pour nous.       <br />
           Et celui qui vous donnera un verre d’eau       <br />
       au nom de votre appartenance au Christ,       <br />
       amen, je vous le dis,       <br />
       il ne restera pas sans récompense.       <br />
              <br />
           Celui qui est un scandale, une occasion de chute,       <br />
       pour un seul de ces petits qui croient en moi,       <br />
       mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou       <br />
       une de ces meules que tournent les ânes,       <br />
       et qu’on le jette à la mer.       <br />
           Et si ta main est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-la.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,       <br />
       là où le feu ne s’éteint pas.       <br />
           Si ton pied est pour toi une occasion de chute,       <br />
       coupe-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.       <br />
           Si ton œil est pour toi une occasion de chute,       <br />
       arrache-le.       <br />
       Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu       <br />
       que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,       <br />
           là où le ver ne meurt pas       <br />
       et où le feu ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22786332-25333360.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-n-est-pas-contre-nous-est-pour-nous_a854.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-22612253</guid>
   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B « Ouvre-toi! Effata! »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Sep 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 9 septembre 2018 Année B. Textes: Isaïe 35, 4-7a, Jacques 2, 1-5 et Marc 7, 31-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22612253-25237756.jpg?v=1527726459" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B « Ouvre-toi! Effata! »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année B « Ouvre-toi! Effata! »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui nous raconte un autre miracle de Jésus. On s’imagine bien la scène. On voit Jésus qui se prête à des gestes symboliques. Il amène le sourd-muet à l’écart, il lui met les doigts dans les oreilles, puis avec de la salive, il lui touche la langue et il le guérit. C’est l’allégresse et la joie autour.        <br />
              <br />
       Et pourtant, ce miracle n’est rien en lui-même. C’en est un parmi d’autres. Ce qui est important, c'est ce que Jésus veut nous enseigner par ce miracle.  Ici, Jésus veut nous montrer qu’il n’est pas venu guérir seulement les oreilles ou la bouche, mais qu’il vient, aussi surprenant que cela paraisse, guérir toute la personne. Il vient guérir la personne toute entière. Il n’apporte pas seulement des recettes de vie, des soulagements passagers à nos maux. Il donne un sens à toute notre vie.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les mots de l’évangile</span>        <br />
              <br />
       Il y a un mot à retenir dans l’évangile d’aujourd’hui. C’est « Ouvre-toi », en araméen « Effata ».        <br />
              <br />
       Jésus ne dit pas aux oreilles « Ouvrez-vous », à la bouche « Ouvre-toi ». C’est à l’handicapé, au sourd et muet lui-même, qu’il dit  « Ouvre-toi » « Effata ». C’est un peu comme s’il lui disait : « Écoute, il ne suffit pas d’entendre des mots, il faut aussi écouter, accueillir avec son cœur. Il ne suffit pas de dire des mots, de parler, il faut aussi communiquer ».        <br />
              <br />
       Écouter avec son cœur, communiquer c’est tellement nécessaire. Avec les enfants, combien de parents se sont fait dire « Tu ne m’as pas écouté ». Pensez au monologue de Pauline Julien « As-tu 2 minutes? »        <br />
              <br />
       Jésus nous enseigne ici que l’important dans les relations c’est la personne. « Tu parles plus par ce que tu es que par ce que tu dis ».  Jésus veut que notre cœur et toute notre personne se mettent à l’écoute de ses paroles. Ses paroles, il nous les dit à l’écart, dans l’intime de notre cœur. Il vient guérir et sauver toute la personne, donner un sens à sa vie, pas seulement la faire entendre ou la faire parler.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Message et application</span>       <br />
              <br />
       Et si nous accueillons le salut de Dieu avec Jésus, tous les miracles sont possibles. Voilà, je pense,  le message de l’Évangile d’aujourd’hui : « Ouvrez vos cœurs à Jésus et avec lui vous verrez, dans vos vies, des changements, de belles choses qui vont se produire ».       <br />
              <br />
       Cette leçon, ce message, tombe bien en ce début de septembre. Nous retournons à nos occupations. Les enfants retournent en classe. Diverses activités se préparent, sociales ou pastorales, pour l’automne. C’est une période nouvelle qui commence.       <br />
              <br />
       Au lieu de voir ce temps comme un fardeau après l’été, pourquoi ne pas s’ouvrir à ces nouvelles activités, à ce nouveau rythme de vie avec confiance et en profiter pour nous renouveler nous-même ?       <br />
              <br />
       Pourquoi, au cours de cette messe et durant la semaine, ne pas nous arrêter un petit moment « à l’écart » pour faire à Jésus une prière où nous lui dirons notre ouverture vis-à-vis ce qui nous attend dans les prochains mois ?  Nous pourrions aussi dans cette prière en silence écouter ce que son Esprit nous inspirera comme priorité.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi, mes frères et sœurs, que le salut de Jésus continuera d’être créateur dans nos vies concrètes comme il l’a été pour le sourd et muet qu’il a changé totalement. Jésus nous changera pour le mieux nous aussi. Les miracles sont toujours possibles. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur à toutes et à tous.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 septembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
              <br />
       https://www.youtube.com/watch?v=BzaK0JIIm44       <br />
              <br />
       Reprise de 2015 retravaillée. Celle de 2015 est en stock       <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » (Is 35, 4-7a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie ;        <br />
       car l’eau jaillira dans le désert,       <br />
       des torrents dans le pays aride.       <br />
           La terre brûlante se changera en lac,       <br />
       la région de la soif, en eaux jaillissantes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)       <br />
              <br />
       R/ Je veux louer le Seigneur,       <br />
       tant que je vis.       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 145, 2)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres pour en faire des héritiers du Royaume ? » (Jc 2, 1-5)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire,        <br />
       n’ayez aucune partialité envers les personnes.        <br />
           Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps       <br />
       un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or,        <br />
       et un pauvre au vêtement sale.        <br />
           Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant        <br />
       et vous lui dites :        <br />
       « Assieds-toi ici, en bonne place » ;        <br />
       et vous dites au pauvre :        <br />
       « Toi, reste là debout »,        <br />
       ou bien :        <br />
       « Assieds-toi au bas de mon marchepied. »        <br />
           Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous,        <br />
       et juger selon de faux critères ?        <br />
           Écoutez donc, mes frères bien-aimés !        <br />
       Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi        <br />
       ceux qui sont pauvres aux yeux du monde        <br />
       pour en faire des riches dans la foi,        <br />
       et des héritiers du Royaume        <br />
       promis par lui à ceux qui l’auront aimé ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus quitta le territoire de Tyr ;        <br />
       passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée        <br />
       et alla en plein territoire de la Décapole.        <br />
           Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler,        <br />
       et supplient Jésus de poser la main sur lui.        <br />
           Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,        <br />
       lui mit les doigts dans les oreilles,        <br />
       et, avec sa salive, lui toucha la langue.        <br />
           Puis, les yeux levés au ciel,        <br />
       il soupira et lui dit :        <br />
       « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »        <br />
           Ses oreilles s’ouvrirent ;        <br />
       sa langue se délia,        <br />
       et il parlait correctement.        <br />
           Alors Jésus leur ordonna        <br />
       de n’en rien dire à personne ;        <br />
       mais plus il leur donnait cet ordre,        <br />
       plus ceux-ci le proclamaient.        <br />
           Extrêmement frappés, ils disaient :        <br />
       « Il a bien fait toutes choses :        <br />
       il fait entendre les sourds et parler les muets. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22612253-25237756.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ouvre-toi-Effata_a851.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  </title>
   <pubDate>Tue, 24 Jul 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 29 juillet 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et de la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de ces dessertes. Textes: 2 Rois 4, 42-44 , Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22541057-25195546.jpg?v=1527538412" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  " />
     </div>
     <div>
      J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre à nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte. Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont dit saint Jean des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec les miracles de l’évangile qui sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       24 juillet 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
              <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)</title>
   <pubDate>Tue, 31 May 2016 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C le 5 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : I Rois 17, 17-24, Galates 1, 11-19 et Luc 7, 11-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471653-15194895.jpg?v=1463404052" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)" />
     </div>
     <div>
      Je vais commencer par une phrase à la manière de Charles Péguy. « Ce n'est pas votre peine et votre malheur que je veux, mais votre bonheur » dit Dieu. Comment peut-il alors abandonner cette pauvre veuve dont le seul soutien était un fils en santé, jeune et plein d'énergie? Et pourtant, la voici derrière son cercueil avec sa famille et des amis pour le porter en terre.       <br />
              <br />
       Jésus passe par là. Il est remué par ce cortège. Ce n'est sûrement pas la première fois qu'il voit un cortège funèbre, mais, cette fois-ci, il s'arrête. Regardons-le faire et entrons dans le message que le signe de la résurrection du fils de la veuve de Naïm nous révèle. Ce message tient en  un mot : miséricorde. Jésus transmet ici à travers ce signe une image de Dieu que le mot miséricorde illustre parfaitement.  Dans cette année jubilaire que le  pape François a consacré à la miséricorde, arrêtons-nous pour essayer de nous imprégner de celle-ci à la suite de Jésus.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le mot miséricorde</span>       <br />
              <br />
       La miséricorde descend de l’amour comme les enfants descendent des parents. Il ne peut y avoir d’amour sans miséricorde. C’est pourquoi Dieu qui est Amour est aussi Miséricorde. En effet dans le sein de la Trinité où l’amour est tout,  les « entrailles » de Dieu » [c’est le sens premier du mot hébreu <span style="font-style:italic">hesed</span> et du mot grec <span style="font-style:italic">eleios</span> qu’on a traduits par le mot miséricorde] sont celles d’un Père regardant son Fils qu’il aime et engendre dans l’amour qui est l’Esprit Saint. Dans ce mouvement d’amour naît comme une chaleur et une affection qui est la miséricorde. C’est « l’amour viscéral de Dieu » écrit le Père Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale depuis 30 ans [voir la référence à la fin du texte].        <br />
              <br />
       La miséricorde ne peut se séparer du mouvement d’amour en Dieu. « La miséricorde n’est rien d’autre qu’une nuance particulière de l’amour » précise le Père Cantalamessa [voir la référence à la fin du texte]. Ainsi lorsque l’amour de Dieu rejoint les êtres humains que nous sommes, il les enveloppe toujours de miséricorde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, Jésus, le Fils de Dieu, dans ses gestes humains va montrer en plusieurs occasions, comme ici devant le cortège des funérailles du fils de la veuve de Naïm, son cœur miséricordieux. Jésus se fait un témoin et un messager de Dieu dont le nom est Amour et Miséricorde. Ses paroles «  Ne pleure pas » à la mère éplorée l’illustrent à merveille. Son cœur est touché et ému devant la douleur de cette femme. Il ne peut passer sans s’arrêter.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les gestes de miséricorde</span>       <br />
              <br />
       Et que va-t-il faire ? Il pose un geste de miséricorde. Ce geste a un côté spectaculaire, car il s’agit de ramener quelqu’un à la vie, ce qui n’est pas peu dire. Mais le geste de Jésus ne vise pas ici à manifester sa puissance divine. Il est un geste de proximité humaine et fraternelle. Il est saisi de pitié.       <br />
              <br />
       Jésus dit par ce geste : « Écoutez, je suis à côté d’une misère que je puis soulager. Je laisse non seulement mon cœur être touché, mais je joins le geste à la parole. Et je dis ‘Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi’ pour que le voyant revenu à la vie, vous sachiez vous retourner vers vos frères et sœurs et ramener à la vie ceux et celles qui sont dans la peine et le malheur, à l’exemple du prophète Élie invoquant le Seigneur pour le fils de la veuve chez qui il logeait et le lui rendant vivant ».       <br />
              <br />
       Tels sont les gestes de miséricorde qui sont des gestes concrets qui nous rendent miséricordieux à l’image du Dieu Amour et Miséricorde que nous aimons et vénérons.       <br />
              <br />
       La tradition de l’Église en a fait une liste que le pape François nous invite à fréquenter : « La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples  » écrit-il dans <span style="font-style:italic">Misericordiae Vultus</span>, Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde 11 avril 2015 au numéro 15. Cette liste comprend quatorze gestes qu’on appelle les œuvres de miséricorde. Ils sont répartis en sept gestes de miséricorde corporelle  et sept gestes de miséricorde spirituelle.        <br />
              <br />
       Les œuvres de miséricorde corporelles sont :       <br />
       - donner à manger aux affamés,        <br />
       - donner à boire à ceux qui ont soif,        <br />
       - vêtir ceux qui sont nus,        <br />
       - accueillir les étrangers,        <br />
       - assister les malades,        <br />
       - visiter les prisonniers,        <br />
       - ensevelir les morts.        <br />
              <br />
       Et les œuvres de miséricorde spirituelles sont:        <br />
       - conseiller ceux qui sont dans le doute,        <br />
       - enseigner les ignorants,        <br />
       - avertir les pécheurs,        <br />
       - consoler les affligés,        <br />
       - pardonner les offenses,        <br />
       - supporter patiemment les personnes ennuyeuses,        <br />
       - prier Dieu pour les vivants et pour les morts.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui où l’on voit Jésus miséricordieux nous stimule à être nous aussi selon le thème du <span style="font-style:italic">Jubilé extraordinaire de la miséricorde</span> : « Miséricordieux comme le Père ». Cet évangile et cette année jubilaire nous invitent à poser des gestes. La miséricorde n’est pas un concept ou une idée, elle n’a rien d’abstrait, elle se pratique dans la vie concrète. C’est autour de nous qu’on rencontre ceux et celles qui sont dans le doute, ceux et celles qui sont étrangers, ceux et celles qui sont malades etc. Il y a un espace d'application très vaste pour les cœurs miséricordieux.       <br />
              <br />
       À l’exemple de sainte Faustine Kowalska (190 5-1938), qui a reçu de Jésus la mission de développer la dévotion à la miséricorde divine, laissons-nous imprégner de cette miséricorde divine en répétant comme elle nous l’a enseigné dans son <span style="font-style:italic">Journal</span> : « Jésus, j’ai confiance en toi » [en polonais « Jezu Ufam Tobie »]. C’est lui qui par son cœur miséricordieux, le Sacré-Cœur, que nous avons fêté vendredi dernier, nous fera voir les gestes à poser selon nos possibilités et selon les circonstances        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Messe aujourd’hui ouvre nos cœurs à ce mouvement d’amour et de miséricorde issu du cœur de Dieu qui nous a donné son Fils pour que nous puissions à notre tour devenir des fils et des filles de Dieu vivant dans l’action de grâces à la suite de Jésus sur les chemins du monde et reprenons ce refrain d’un vieux cantique encore bien populaire au Québec : « O Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ».        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       31 mai 2016       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Raniero Cantalamessa o.f.m. cap., Le regard de la miséricorde. Petit traité sur la miséricorde de Dieu et celle de l’homme, Éditions des Béatitude, Paris, Paris, 2016, p. 21 et p. 9
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Sep 2015 13:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 26e dimanche du temps ordinaire 27 septembre 2015 Année B Textes: Nombres 11,25-29, Jacques 5, 1-6 et Marc 9, 38-43.5.47-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8297115-12986277.jpg?v=1442925588" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur des textes d'aujourd'hui nous est donné par la première lecture du livre des Nombres où Eldad et Médad  (avis aux parents en recherche de prénoms originaux) où Eldad et Médad, dis-je, prophétisent  dans le camp des Israélites. Josué demande de les arrêter et Moïse, le libérateur d'Israël, répond &quot;Serais-tu jaloux pour moi?&quot; et il souhaite que tout le peuple, à l'instar d'Eldad et Médad devienne un peuple de prophètes et que le Seigneur mette son esprit sur tous.       <br />
              <br />
       C'est sur le même terrain que nous amène le texte de l'évangile qui vient d'être lu. À propos, de quelqu'un qui vient de chasser les esprits mauvais, Jésus dit aux Apôtres qui veulent l'en empêcher : &quot;N'empêchez pas celui qui agit en mon nom&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Agir au nom de Dieu, de Jésus&quot;, voilà le message des lectures d'aujourd'hui. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Les gestes posés</span>       <br />
              <br />
       Tous les baptisés, comme dit saint Paul aux Romains,  reçoivent de l’Esprit des dons qui diffèrent selon la grâce qui leur est accordée (Romains 12, 6). Et Dieu répand ces dons à profusion selon la vocation de chaque personne.        <br />
              <br />
       On constate que les gestes et les actions des personnes remplies de la présence de l'Esprit suscitent parfois étonnement et interrogations. Ce ne sont pas alors des gestes anonymes. On dirait qu'ils échappent aux personnes. Ils sont qualifiés de &quot;miracles&quot; par Jésus à propos des esprits mauvais qui sont chassés.  J'ai connu quelqu'un dans cette situation où il exerçait une ministère particulier de guérison qu'il n'avait pas recherché. Il s'agit du Père <a class="link" href="http://www.gloria.tv/media/e8rZJkukcTc">Émilien Tardif</a> m.s.c. prédicateur reconnu dans le monde entier. Pour les québécois, on peut penser aussi au saint Frère André, thaumaturge qui remettait à Dieu à travers saint Joseph tout le crédit des faveurs qu'il obtenait.       <br />
              <br />
       Mais, ne nous méprenons pas, ce sont aussi des gestes de la vie ordinaire comme donner un verre d'eau  dit Jésus : &quot;Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de vote appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Agir au nom de Jésus&quot; ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est laisser apparaitre dans la vie de tous les jours  la source où on s'abreuve. Dans ta famille, auprès des gens que tu rencontres, dans tes intérêts et tes loisirs, tu laisses transparaître, même lorsque tu n'y penses pas, cette source qui est en toi. Ton appartenance au Christ n'est pas une fantaisie, mais elle est ta vie. Tu peux vraiment dire alors comme saint Paul &quot;Ma vie c'est le Christ&quot; (Philippiens 1, 21). Tu peux sans orgueil et avec humilité affirmer  que tu agis &quot;au nom de Jésus&quot; parce que tu l'as laissé prendre toute la place en toi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le secret de l'union à Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il est nécessaire de se redire souvent &quot;Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi, pécheur&quot; (Formule de la tradition orientale de la &quot;prière de Jésus&quot; dans les <span style="font-style:italic">Récits d'un pèlerin russe</span>). Le pape François rappelle fréquemment qu'il est lui-même pécheur et demande alors de prier pour lui. Il le fait presqu'à  chacune de ses interventions.        <br />
              <br />
       Quel modèle! En effet, &quot;agir au nom de Jésus&quot; ne nous mets pas sur un piédestal. Au contraire, cela nous enfouit dans le coeur du Christ miséricordieux et ouvre notre coeur de plus en plus à ceux et celles qui nous entourent et à ceux et celles des périphéries comme le souligne souvent le pape François qui sont représentés de façon percutante en ces jours par les réfugiés qui déferlent sur l'Europe.       <br />
              <br />
       Pour avoir un coeur semblable à celui du Christ miséricordieux, il est nécessaire d'acquérir une liberté intérieure qui permette d'entrer dans ses sentiments. Ce cheminement vers une liberté intérieure de plus en plus grande passe par des renoncements difficiles parfois, mais... &quot;si ta main t'entraîne au péché, dit Jésus, coupe-la, si ton pied fait de même, coupe-le&quot;. Ces phrases ne sont pas à prendre à la lettre, bien sûr, mais dans leur expression imagée, elles nous donnent le ton: celui d'une volonté ferme de suivre Jésus, d'être à son écoute avant tout.       <br />
              <br />
       Saint Jacques dans la deuxième lecture redit la même chose dans des termes très puissants. &quot;Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... vous avez recherché sur la terre le plaisir et le luxe &quot;.        <br />
              <br />
       Ces exhortations sont des invitations à cultiver la liberté intérieure dont je parlais. Les possessions humaines: talents, argent, renommée etc. toutes bonnes qu'elle soient, peuvent éloigner du chemin de l'imitation et de l'union  à Jésus. C'est pourquoi, il faut demander au Seigneur qu'elles ne deviennent jamais notre raison de vivre car nous n'avons qu'une demeure et elle est dans les cieux auprès du Père (cf. Philippiens 3, 20)..       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Le chemin de la reconnaissance de la primauté de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pour arriver à progresser sur le chemin de notre union au Christ, la prière est une des voies privilégiées. Se recueillir soit en privé soit en groupe autour de la Parole de Dieu nourrit notre proximité avec Jésus. La prière ainsi  permet d'entendre dans notre coeur les inspirations que Jésus lui-même y met.        <br />
              <br />
       Et alors, nous pouvons, avec modestie et en tout confiance, aller &quot;au nom de Jésus&quot; qui nous envoie et qui nous donne les dons nécessaires à cet envoi. Le baptisé est toujours quelqu'un qui est en mission, envoyé non pour parler de lui, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, celle de Jésus, Seigneur, ressuscité des morts et toujours vivant.        <br />
              <br />
       Et c'est avec joie que nous reprenons la confession de foi dans l'hymne célèbre de la lettre aux Phillippiens  : &quot;C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom,  afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Philippiens 2, 9-11) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de nos lectures nous a menés sur la route &quot;au nom de  Jésus&quot;. Oui, c'est toujours &quot;en son nom&quot; que le baptisé proclame sa foi dans la vie à ras de terre, dans le quotidien.        <br />
              <br />
       Que ce parcours s'incarne maintenant au cours de cette Eucharistie dans les gestes et les paroles de la célébration eucharistique  où le prêtre &quot;agissant au nom du Christ&quot; (<span style="font-style:italic">Décret sur le Ministères et la Vie des prêtre</span>s de Vatican II n. 2 et n. 12) refait les  gestes et redit les paroles mêmes de  Jésus qui ainsi continue d'être le coeur et la vie de la communauté et de chaque fidèle qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       22 septembre 2015</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8297115-12986278.jpg?v=1442923969" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 9, 38-43.5.47-48) : « En mon nom... »" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8297115-12986277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-9-38-43-5-47-48-En-mon-nom_a662.html</link>
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