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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:25:43+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la solennité du Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année C le 23 novembre 2025. Textes : 2 Samuel 5, 1-3, Colossiens 1, 1-20 et Luc 23, 25-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91758255-64418373.jpg?v=1571509218" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
     </div>
     <div>
      La scène de l’évangile qui rapporte les paroles du bon larron et la réponse de Jésus a été choisie pour la fête du Christ Roi en cette année C. Elle m’a interpellé profondément. De quel Royaume parle le bon larron ? Quel paradis lui promet Jésus?       <br />
              <br />
       Essayons de réponde à mes questions. Vous en avez peut-être d’autres. Elles trouveront des réponses, je vous le souhaite, Mais revenons à mes questions.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les lectures</span>       <br />
              <br />
       Pour y répondre les deux premières lectures ouvrent des portes suggestives. La lecture du deuxième livre de Samuel nous montre une figure du Christ Roi dans l’Ancien Testament, le roi David.        <br />
              <br />
       Il fut choisi pour instaurer la monarchie en Israël et il fut un grand roi avec hélas! des ratés comme son adultère avec la femme d’un de ses généraux, Bethsabée la femme d’Urie le Hittite. Le prophète Samuel sera envoyé par Dieu pour l’inviter à reconnaître son péché et à faire pénitence. David le fera avec humilité (Cf. 2 <span style="font-style:italic">Samuel</span> 12,7 ) .        <br />
              <br />
       Malgré ses limites, le personnage du roi David tel que décrit par le premier livre de Samuel dans la première lecture nous livre un élément essentiel qui est au cœur du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu n’est pas une récompense ni la propriété du roi.  C’est Dieu qui choisit et consacre.  «  Le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.  »  Le royaume de David n'est pas son royaume à lui. Il est le terrain où Dieu se manifeste et où il étend son règne d’amour.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi aussi du paradis que promet Jésus au bon larron. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu où il se révèle présent dans son amour pour tous ceux et celles qui s’y retrouvent après leur mort.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette première lecture nous indique des pistes intéressantes pour bien comprendre ce que signifie la fête du Christ Roi dont le royaume est celui de Dieu dans les cœurs et dans l’univers entier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Quel Royaume?</span>       <br />
              <br />
       Pour décrire ce Royaume de Dieu <!--où se manifeste son amour pour l’humanité et -->que le Christ<!-- Roi--> instaure, le texte de l’évangile nous donne trois pistes qui se dégagent de la scène du bon larron.  Le Christ<!-- Roi--> annonce, ici sur la croix, un royaume où règnent le pardon, la compassion et la miséricorde.        <br />
              <br />
       Le pardon. La réponse directe de Jésus au bon larron est l'expression claire du pardon qui lui est accordé. «  Aujourd’hui tu seras avec moi ». Le pardon a ceci de particulier qu’il peut changer la situation du tout au tout en un instant. Le pécheur est sauvé par le sang du Christ. <!--Par la foi, le pécheur est justifié comme le dit saint Paul (Cf. Romains 4, 13-18).--> C’est ici l’action de Dieu qui est mise de l’avant, celle d'un Dieu qui pardonne et efface les fautes.       <br />
              <br />
       La compassion.  Le Christ Roi par sa mort sur la croix manifeste de façon paradoxale et spectaculaire la compassion de Dieu pour l’humanité pécheresse. C'est ce qu'il fait pour le bon larron qui le reconnaît lorsqu’il dit à son compagnon de supplice « Lui il n’a rien fait ». « Nous c’est juste d’être punis ». Jésus assume en lui la vie du bon larron. C'est le sens premier du mot compassion qui signifie à l'origine « souffrir avec ». Il offre la vie du bon larron avec la sienne au Père.       <br />
              <br />
       La miséricorde. Tout ce mouvement de compassion provient du regard miséricordieux que partage Jésus avec son Père. La miséricorde vient du dedans du cœur. Elle va vers la personne telle qu’elle est. Elle s’émeut même de la voir parfois se perdre. Elle l’attend comme le fait le père de l’enfant prodigue (Cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 15, 34). Le Christ Roi ressemble à ce père. Il n’exclut personne. Il attend. Son royaume n'est pas de ce monde comme il l'a dit a Pilate (<span style="font-style:italic">Jean </span>18, 36).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Pilate avait fait mettre une inscription : « Celui-ci est les roi des Juifs ». Cette inscription se voulait dérisoire. Mais Jésus peut porter ce titre de roi car son Royaume existe même s’il n’a rien de commun avec celui des rois de la terre. Son Royaume en est un de pardon, de compassion et de miséricorde. En un mot un Royaume d’amour.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu de ce Roi et de ce Royaume qu'il nous donne en Jésus Christ.  « Rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé ».        <br />
              <br />
       Merci Seigneur de nous avoir « placé dans le Royaume de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       La fête du Christ Roi lors de sa création en 1925 voulait affirmer la suprématie du Christ dont le Royaume ne se définit pas par des projets politiques. Elle a pris parfois hélas! des couleurs politiques, mais depuis le concile Vatican II, on en a fait une fête universelle qui est le sommet du parcours liturgique de l’année pour montrer que sur la terre, dans le cieux, dans les cœurs tout est orienté vers le Christ, Alpha et Omega, chef du Corps de l’Église, image du Dieu invisible, premier-né de toutes créatures et Roi de l’univers (cf. deuxième lecture).       <br />
               <br />
       Cette image d’un Christ Roi universel est très riche et peut encore aujourd’hui nous inspirer en la relisant avec les textes des Écritures comme le fait la fête d’aujourd’hui avec la conversation de Jésus avec le bon larron. Nous pouvons ainsi redire avec foi et confiance cette demande de la prière du Notre Père « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, dans notre messe d’aujourd’hui laissons notre prière monter vers le Père en union avec le Christ Roi qui le devient par son obéissance dans la mort sur la croix et que le Père exalte dans la résurrection.        <br />
              <br />
       Oui Père! «  Que ton Règne vienne! »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       18 novembre 2025</span>       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 24 novembre 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour la fête de Jésus Christ Roi de l'Univers </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron       <br />
       et lui dirent :       <br />
       « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.       <br />
           Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,       <br />
       c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,       <br />
       et le Seigneur t’a dit :       <br />
       ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple,       <br />
       tu seras le chef d’Israël.’ »       <br />
           Ainsi, tous les anciens d’Israël       <br />
       vinrent trouver le roi à Hébron.       <br />
       Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,       <br />
       devant le Seigneur.       <br />
       Ils donnèrent l’onction à David       <br />
       pour le faire roi sur Israël.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,       <br />
       là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment ! »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 12-20)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           rendez grâce à Dieu le Père,       <br />
       qui vous a rendus capables       <br />
       d’avoir part à l’héritage des saints,       <br />
       dans la lumière.       <br />
           Nous arrachant au pouvoir des ténèbres,       <br />
       il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :       <br />
           en lui nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon des péchés.       <br />
              <br />
           Il est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :ns le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       on venait de crucifier Jésus,       <br />
                   et le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix       <br />
       l’injuriait :       <br />
       « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           Et il disait :       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91758255-64418374.jpg?v=1569549862" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-C-Quand-tu-viendras-dans-ton-Royaume_a1289.html</link>
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   <title>Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» </title>
   <pubDate>Tue, 09 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Nombres 21, 4b-9, Philippiens 2, 6-11 et Jean 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379347-63200174.jpg?v=1754336938" alt="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " title="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de la messe d'aujourd'hui il est question d'un épisode vécu par les hébreux dans le désert,une fois soritis d'Égypte puis le texte de saint Paul reproduit une hymne qui était redite souvent par les premiers chrétiens et que nous chantons parfois en anglais aujourd'hui : ¨He is lord, he is risen from the dead, and he is Lord, every knee shall. bow, every tongue confess that Jesus Christ is Lord". Ces paroles reproduisent celles de saint Paul qu'on trouve dans la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Essayons de nous laisser entrer dans ce mystère de la Croix glorieuse, un mystère difficile à saisir : le mystère de la croix. Dans cette fête de la Croix glorieuse aujourd’hui faisons un effort particulier pour entrer dans ce mystère de la Croix de Jésus si déroutant et si profond pourtant.       <br />
              <br />
       I - Les préparatifs       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament donnait un ton de victoire  à l'action de Dieu pour son peuple. C'est Lui qui l'avait fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise, mais il utilise des  instruments pour la libération de son peuple. Celui-ci trouvera une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, comme ici dans la première lecture le peuple récrimine contre son Dieu. C'est pourquoi Moïse érigera au sommet d'un mat un serpent d'airain qu'on a vu comme un image du Christ car les gens qui le regardaient restaient en vie malgré les morsures quils avaient reçues.       <br />
              <br />
       C'est une image du don de Dieu, qui se fait dans un  Sauveur. Les disciples de Jésus, décontenancés par la croix où le Christ est pendu reconnaîtront plus tard, après la Pentecôte, que ce Jésus qui a été crucifié est Seigneur et Sauveur, qu’il accomplit les promesses et les annonces des Écritures.        <br />
              <br />
       Saint Pierre en fera le thème de son fameux discours le matin de la Pentecôte aux milliers de personnes qui se trouvent autour de lui et des autres apôtres: «  Nous vous l'annonçons ce Jésus crucifié est le Messie annoncé. Il est ressuscité et nous en témoignons. Il est vivant et nous ne pouvons ne pas vous le dire ».       <br />
              <br />
       II - Un abaissement, une kénose irremplaçable       <br />
              <br />
       Le Dieu de Jésus-Christ qui se présente comme le Père miséricordieux et le Dieu d'Amour, en laissant son Fils mourir sur la croix,  questionne ses disciples et nous questionne nous aussi baptisés.        <br />
              <br />
       Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous sauf saint Jean,  sa mère Marie et quelques femmes qui seront tous sur le Calvaire.   Que penser de cela? Si on se met à leur place on peut comprendre que tout l'enseignement de Jésus leur avait passé par-dessus la tête. Son annonce d'un messie crucifié, folie pour les hommes, comme dira saint Paul ne correspond pas à leur lecture des Écritures. Encore lors du repas de la Cène, le Jeudi-Saint. Philippe demande « quand vas-tu restaurer le Royaume d'Israël ? »       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation, toutes proportions gardées. Nous connaissons l'enseignement de l'Église sur le Mystère pascal Mort-Résurrection qui est au cœur de notre foi. Nous avons hélas! tendance bien souvent à gommer le Vendredi-Saint au profit de Pâques. Autrefois on faisait l'inverse et cela a donné une religion de sacrifices,  de privations et de pénitences. Nous avons raison de nous éloigner de cette vision doloriste de la foi, mais ce n'est pas une raison pour mettre de côté le mystère de la Croix de Jésus.       <br />
              <br />
       Saint Jean ici nous résume en une phrase l'essentiel du mystère de la Croix. On peut retenir ces mots et en faire comme son "mantra" : "Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" (Jean 3, 16).       <br />
              <br />
       La croix sera la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître, elle sera le critère sensible et concret de l’imitation de Jésus. Vivre dans sa vie une certain abaissement (kénose) ne détruit pas le disciple de Jésus, elle l'unit à lui dans ce qui est au cœur de sa vie et de son œuvre salvifique.       <br />
              <br />
       III - Le sens de la Croix       <br />
              <br />
       L'œuvre salvifique de Jésus sur la croix est l'expression ultime de l'amour Dieu de Dieu le Père pour le monde. Elle n'est pas étrangère au plan salvifique de Dieu, au contraire, elle en est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Sur la croix, Jésus meurt pour le salut non d'une minorité mais pour celui de toute l'humanité. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Les ténèbres disparaissent et désormais comme le dit l'évangile, les personnes rejointes par ce mystère auront à choisir de l'accepter et de suivre Jésus ou de se réfugier dans la région des ténèbres et de la dissemblance dira saint Augustin. En somme sa mort ouvre à quiconque croit en Lui la possibilité d'un salut éternel.       <br />
              <br />
       Dieu est venu parmi les ténèbres, le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite car comme le dit saint Paul « Si le Christ est ressuscité, nous les baptisés nous sommes ressuscités avec lui ». "Baptisés disait saint Hilaire nous sommes plongés dans l'amour de Dieu et nous en vivons ».  Cette vie nouvelle est vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de la Croix glorieuse occupe nos pensées ce matin et c'est très heureux. Ce mystère nous plonge avec Jésus dans le mystère du salut que notre Dieu misécordieux nous offre.       <br />
              <br />
       Gardons-nous, cette semaine, quelques moments de recueillement où nous laisserons la grâce de Dieu et l'Esprit nous aider à vivre le lien réel entre la Passion du Christ et ma vie concrète. C’est Pascal qui faisait dire au Christ : « Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » .       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Projet d’homélie en brouillon du 6 mars 2018       <br />
       reprise avec corrections le 9 mars 2021 et inspiratrice de celle de la Croix Glorieuse dimanche le 14 septembre 2025-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Celui qui regardait vers le serpent de bronze restait en vie ! » (Nb 21, 4b-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.       <br />
           Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :       <br />
       « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,       <br />
       où il n’y a ni pain ni eau ?       <br />
       Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »       <br />
           Alors le Seigneur envoya contre le peuple       <br />
       des serpents à la morsure brûlante,       <br />
       et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.       <br />
           Le peuple vint vers Moïse et dit :       <br />
       « Nous avons péché,       <br />
       en récriminant contre le Seigneur et contre toi.       <br />
       Intercède auprès du Seigneur       <br />
       pour qu’il éloigne de nous les serpents. »       <br />
       Moïse intercéda pour le peuple,       <br />
           et le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Fais-toi un serpent brûlant,       <br />
       et dresse-le au sommet d’un mât :       <br />
       tous ceux qui auront été mordus,       <br />
       qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »       <br />
           Moïse fit un serpent de bronze       <br />
       et le dressa au sommet du mât.       <br />
       Quand un homme était mordu par un serpent,       <br />
       et qu’il regardait vers le serpent de bronze,       <br />
       il restait en vie !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)       <br />
              <br />
       R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté ;       <br />
       nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,       <br />
       ils revenaient et se tournaient vers lui :       <br />
       ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,       <br />
       et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.       <br />
              <br />
       Mais de leur bouche ils le trompaient,       <br />
       de leur langue ils lui mentaient.       <br />
       Leur cœur n’était pas constant envers lui ;       <br />
       ils n’étaient pas fidèles à son alliance.       <br />
              <br />
       Et lui, miséricordieux,       <br />
       au lieu de détruire, il pardonnait.       <br />
       Il se rappelait : ils ne sont que chair,       <br />
       un souffle qui s’en va sans retour.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3, 13-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :       <br />
       par ta Croix, tu as racheté le monde.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à Nicodème :       <br />
           « Nul n’est monté au ciel       <br />
       sinon celui qui est descendu du ciel,       <br />
       le Fils de l’homme.       <br />
           De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
           afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379347-63200174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Croix-glorieuse-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1262.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-85952679</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)</title>
   <pubDate>Tue, 06 May 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C le 11 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 13, 14.43-52, Apocalypse 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952679-61196540.jpg?v=1459993294" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes rendus au Dimanche du Bon Pasteur qui est dans plusieurs endroits consacré à la prière pour les vocations sacerdotales dans l’Église. Je ne m’attarderai pas sur cette invitation qui va de soi, il me semble, mais je me contenterai de partager avec vous des images du Bon Pasteur qui ont frappé mon imaginaire au cours de ma vie de prêtre puis de relire avec un regard neuf les quelques lignes de saint Jean que la liturgie de ce dimanche a retenues.        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Des images de jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Les premières images du Bon Pasteur qui me viennent en mémoire sont celles de tableaux le représentant debout au milieu de nombreuses brebis avec un bâton recourbé à la main et une brebis dans les bras [regarder un spécimen à la fin de ce texte]. Cette représentation avec des dizaines de variations se retrouvait dans les images que nous remettaient les enseignants à l’école. Elles habitaient l’imagination des jeunes que nous étions alors dans les années 1950.        <br />
              <br />
       Ces images avaient pour moi une puissance d’émotion formidable comme celles de la Madone telle que nous la présentait des peintres comme Raphaël ou Léonard de Vinci que nous voyions dans les églises.       <br />
              <br />
       Vous me direz que ces images sont loin de ce qu’était un berger en Palestine. Vous avez raison, mais comme toutes les représentations elles sont porteuses de signification et de sens. Et ces images, malgré leur côté fleur bleu dans bien des cas, irradiaient la compassion, la proximité, la bonté, l’amour du berger pour les brebis qui l’entourent ainsi que son souci de les guider ce que rappelle le bâton.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une inspiration nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Une fois accroché par ces images, mon cheminement vers le presbytérat a été marqué par une autre image associée à une statue qu’on avait mise en évidence dans la chapelle du Grand Séminaire de Québec : celle du Bon Pasteur des catacombes, disait-on, au visage jeune sans barbe et portant sur son dos une brebis. J’ai appris plus tard en visitant les catacombes que cette sculpture reproduisait celle des Catacombes de Domitille [voir la reproduction au début de ce texte].       <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit, cette image d’un jeune homme portant la brebis sur son dos me permettait de m’identifier au berger. Elle a nourri tout mon cheminent vers l’ordination presbytérale et elle n’est jamais disparue de mon horizon. Le prêtre sera toujours à l’image du Bon Pasteur celui qui porte sur ses épaules les brebis qui lui sont confiées. Il n’hésitera pas à les accueillir qui qu’elles soient, il sera toujours là comme en ont donné le témoignage de saints prêtres comme saint François de Sales, le Curé d’Ars ou Padre Pio et comme le font encore  aujourd'hui de nombreux confrères sur le terrain répondant ainsi aux appels et aux cris de celles-ci.       <br />
              <br />
       Ces images nous révèlent, sans les épuiser, les richesses de la figure Bon pasteur que Jésus revendique : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger) ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Aller à la source</span>       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un peu maintenant aux commentaires très éclairants de ces paroles que saint Jean fait suivre.       <br />
               <br />
       Un : « Mes brebis écoutent ma voix, moi le les connais, et elles me suivent ». Il y a un lien de cœur, une intimité entre le pasteur et les brebis. Ils partagent une écoute, un chemin, une connaissance réciproque. Intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation du pasteur et des membres du peuple Dieu.       <br />
              <br />
       Deux : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ». Les brebis participent à ce qui fait vivre le pasteur qui les garde avec lui pour les faire grandir  Le pasteur porte avec lui les personnes vers qui il est envoyé pour leur permettre d’être elles-mêmes de plus en plus, non pour les écraser ou les emprisonner. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres.       <br />
              <br />
       Trois : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux, c’est lui qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. « Le Père et moi nous sommes UN », dit Jésus.        <br />
              <br />
       Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur aujourd'hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination pour témoigner qu'elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce dimanche du Bon Pasteur ne tourne pas nos regards vers les pasteurs eux-mêmes, mais vers Celui qui est le Pasteur des pasteurs, Jésus Ressuscité toujours vivant dans  nos communautés chrétiennes à travers les signes du Pain et du Vin partagés à chaque dimanche et à travers sa Parole reçue en Église.        <br />
              <br />
       Certains dans la communauté reçoivent la mission de rappeler ce mystère en étant des signes, des sacrements, de cette présence du Christ Tête et Pasteur. Ce sont les  prêtres et les évêques qui sont donnés à l’Église pour être eux aussi des pasteurs qui ne font qu’un avec le seul et unique Pasteur : Jésus-Christ, au service de leurs frères et soeurs. Prions pour qu'ils accomplissent leur ministère avec un esprit renouvelé et les regards toujours fixés sur le Christ Pasteur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 mai 2025       <br />
       en la fête de saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec       <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 12 avril 2016 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952679-61196541.jpg?v=1746560442" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" />
     </div>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
              <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952679-61196540.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur-Jean-10-27-30_a1241.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-85952493</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine </title>
   <pubDate>Tue, 22 Apr 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C le 27 avril 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 5, 12-16, Apocalypse 1,9-11a.12-13.17-19 et Jean 20, 19-31 Apparition à Thomas.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952493-61196474.jpg?v=1456955912" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine " title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine " />
     </div>
     <div>
      Le 2e dimanche de Pâques que nous vivons met devant nos yeux les nouveaux baptisés qui depuis la Vigile pascale ont été revêtus d'un vêtement blanc marquant leur passage avec le Christ ressuscité vers une vie nouvelle pour Dieu. Dans les temps anciens, les nouveaux baptisés portaient leur vêtement blanc, leur aube blanche, pendant toute la semaine et le  huitième jour ils le déposaient à l'église et on donnait au 2e Dimanche de Pâques le nom de Dimanche  « in albis » qui se traduit « en aubes »       <br />
              <br />
       Depuis 2008, ce 2e dimanche de Pâques a été nommé par saint Jean-Paul II le Dimanche de la Miséricorde divine. Ce faisant il donnait suite au message diffusé par sainte Faustine Kowalska  (25 août 1905-5 octobre 1938), religieuse polonaise du diocèse de Cracovie, lui demandant de répandre une image de Jésus miséricordieux où il est écrit « Jésus, j'ai confiance en toi » et de proposer que le 2e dimanche de Pâques soit celui de la Miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Comment vivre les beautés de ce 2e Dimanche de Pâques dont les lectures sont des plus stimulantes?       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Pâques dure cinquante jours</span>       <br />
              <br />
       Commençons par prendre conscience que la fête de Pâques s'étend sur cinquante jours que nous appelons le « Temps de Pâques ». On ne peut découvrir et expliciter toutes les richesses de Pâques en une seule fois. Il fait bon de se laisser habiter en profondeur par ce mystère fondamental de la foi chrétienne. En effet, comme dit saint Paul, si le Christ n'est pas ressuscité, ma foi est vaine (I Corinthiens 15, 14). Elle n'a pas de sens.       <br />
               <br />
       Au cours des jours du Temps pascal, nous sommes replongés dans les eaux de notre baptême, nous revivons les découvertes des Apôtres et des disciples après la Pentecôte, nous relisons les Écritures avec une lumière nouvelle et nous comprenons que Celui dont parlaient les Écritures de l'Ancien Testament depuis Abraham en passant par Moïse et les prophètes c'est Jésus.        <br />
              <br />
       Comme le proclame saint Pierre aux gens réunis autour de lui et des apôtres le jour de la Pentecôte « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ » (Actes 2, 37). Oui! dans son abaissement sur la croix, Jésus a porté toutes les fragilités et les péchés du monde et il a été relevé par Dieu qui l'a exalté et nous l'a donné comme « premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » (I Corinthiens 15, 20), notre frère Premier-né "vivant pour Dieu éternellement". Il « est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit », écrit saint Paul (Romains 6, 10).        <br />
              <br />
       De même, comme baptisés, nous le suivons dans sa mort et sa résurrection. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur » (Romains 14, 8). C'est dans ce contexte baptismal que nous sommes passés avec Jésus de la mort à la vie, d'une mortalité marqué par la finitude à une vie qui ne finit plus, à la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Comment recevoir ce Mystère de la Résurrection dans nos vies?       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La Résurrection de Jésus, une grâce à découvrir</span>       <br />
              <br />
       Les trois lectures entendues seront ici pour nous autant de voies pour nous aider à entrer dans le Mystère de la Résurrection de Jésus.        <br />
              <br />
       La première nous indique que c'est en communauté que nous faisons une véritable rencontre du Christ ressuscité. Voyez la petite communauté naissante celle de tous les croyants qu'on nous présente unie dans la même foi, se tenant dans le Temple et attirant de plus en plus de personnes qui adhèrent au Seigneur par la foi.  Le témoignage que nous avons à rendre encore aujourd'hui est le même. C'est celui d'une foi commune vécue en communauté qui interpelle dans notre monde éclaté et invite à reconnaître Jésus comme Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       La seconde lecture tirée de l'Apocalypse de saint Jean fait de Jésus Seigneur et Sauveur un portrait saisissant avec des images et des symboles propres au style littéraire de l'apocalypse : trompette, livre, voix puissante, chandeliers d'or et un fils d'homme, une image de Jésus, qui  proclame : « Je suis le Premier et le Dernier, [en grec l'Alpha et l'Oméga], je suis le Vivant : j'étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles » (Apocalypse 1, 17).       <br />
              <br />
       Enfin en troisième lieu, l'évangile nous présente la voie particulière suivie par l’apôtre Thomas. Dans l'épisode très connu de l’évangile de saint Jean, la reconnaissance de Jésus ressuscité dans la foi est illustrée par les réactions de Thomas qui en apprenant que les autres apôtres ont rencontré le Ressuscité ne croit pas ce qu'on lui raconte. Et une semaine plus tard nous le retrouvons à genoux devant le Ressuscité lui disant « Mon Seigneur et mon Dieu ». Les hésitations et les doutes de Thomas ressemblent aux nôtres parfois. Nos sens et notre raison cherchent des preuves de la résurrection, ils n'en auront jamais. C'est une affaire de foi, une foi qui s'appuie sur des témoins qui ont fait une rencontre avec le Ressuscité qui remplit leur cœur d'une présence à nulle autre pareille. C'est ce qu'ont vécu les premiers témoins : les apôtres, Marie-Madeleine, les disciples d'Emmaüs  et c'est ce que nous sommes invités à vivre. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».       <br />
              <br />
       Nous sommes donc invités ce matin à recevoir le mystère de la Résurrection dans la foi à travers des questionnements parfois semblables à  ceux de l'apôtre Thomas, mais avec une confiance absolue dans le témoignage des premiers qui ont vu et reconnu la présence de Jésus toujours vivant.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La fête de la Miséricorde divine</span>       <br />
              <br />
       Ajoutons en terminant un mot sur la fête de la Miséricorde divine associée au 2e Dimanche de Pâques. La prière « Jésus, j’ai confiance en toi » qui figure sur l’image de Jésus miséricordieux de saint Faustine exprime notre assurance que Dieu ouvre ses bras à toutes les personnes sans faire de distinction car  « la puissance de Dieu est amour et sa justice est miséricorde » dit justement le pape François dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr. Notre attitude de confiance est l’expression concrète de notre abandon à la Miséricorde divine. En nous jetant dans les bras de Jésus nous nous remettons totalement entre les mains de la Miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Sainte Faustine propose des moyens concrets pour développer ce sens de la Miséricorde divine comme le chapelet de la miséricorde, l’arrêt pour un moment de prière dans l’après-midi à 15 heures l'heure de la mort du Christ en croix, la prière devant l’image de Jésus miséricordieux, la neuvaine de la miséricorde du Vendredi Saint au 2e dimanche de Pâques.        <br />
              <br />
       Ces gestes de dévotion ont été entérinés par l’autorité de l’Église en nommant le 2e dimanche de Pâques le Dimanche de la Miséricorde divine. Ils rejoignent plusieurs chrétiens et chrétiennes, mais ce ne sont pas les gestes de piété qui sont les plus importants.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous garde dans la joie de Pâques et la confiance dans le Père qui a ressuscité Jésus pour en faire le Seigneur et le Sauveur de l’humanité. Et disons dans notre coeur « Jésus, je t'aime » comme le recommandait sainte Faustine. En polonais « Jesu ufam tobie ».       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons, chacun et chacune dans nos milieux de travail, dans nos familles, dans nos lieux de loisirs et/ou de retraite être des témoins que Jésus est vivant et que la puissance de Dieu qui l’a ressuscité des morts se manifeste principalement dans la miséricorde.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       22 avril 2025</span>       <br />
               <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 3 avril 2016-->       <br />
       <HR>       <br />
              <br />
              <br />
           « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal de sainte Faustine Kowalska, § 699).       <br />
              <br />
           « Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier. » (Ibidem § 1517).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952493-61196475.jpg?v=1456956358" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine " title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine " />
     </div>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       À Jérusalem,       <br />
           par les mains des Apôtres,       <br />
       beaucoup de signes et de prodiges       <br />
       s’accomplissaient dans le peuple.       <br />
       Tous les croyants, d’un même cœur,       <br />
       se tenaient sous le portique de Salomon.       <br />
           Personne d’autre n’osait se joindre à eux ;       <br />
       cependant tout le peuple faisait leur éloge ;       <br />
           de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes,       <br />
       en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.       <br />
           On allait jusqu’à sortir les malades sur les places,       <br />
       en les mettant sur des civières et des brancards :       <br />
       ainsi, au passage de Pierre,       <br />
       son ombre couvrirait l’un ou l’autre.       <br />
           La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem,       <br />
       en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs.       <br />
       Et tous étaient guéris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a)       <br />
              <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117, 1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       Donne, Seigneur, donne le salut !       <br />
       Donne, Seigneur, donne la victoire !       <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Dieu, le Seigneur, nous illumine.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « J’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1, 9-11a.12-13.17-19)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
           Moi, Jean, votre frère,       <br />
       partageant avec vous la détresse,       <br />
       la royauté et la persévérance en Jésus,       <br />
       je me trouvai dans l’île de Patmos       <br />
       à cause de la parole de Dieu       <br />
       et du témoignage de Jésus.       <br />
           Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur,       <br />
       et j’entendis derrière moi une voix forte,       <br />
       pareille au son d’une trompette.       <br />
           Elle disait :       <br />
       « Ce que tu vois, écris-le dans un livre       <br />
       et envoie-le aux sept Églises :       <br />
       à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire,       <br />
       Sardes, Philadelphie et Laodicée. »       <br />
              <br />
           Je me retournai pour regarder       <br />
       quelle était cette voix qui me parlait.       <br />
       M’étant retourné,       <br />
       j’ai vu sept chandeliers d’or,       <br />
           et au milieu des chandeliers un être       <br />
       qui semblait un Fils d’homme,       <br />
       revêtu d’une longue tunique,       <br />
       une ceinture d’or à hauteur de poitrine.           <br />
           Quand je le vis,       <br />
       je tombai à ses pieds comme mort,       <br />
       mais il posa sur moi sa main droite, en disant :       <br />
       « Ne crains pas.       <br />
       Moi, je suis le Premier et le Dernier,       <br />
           le Vivant :       <br />
       j’étais mort,       <br />
       et me voilà vivant pour les siècles des siècles ;       <br />
       je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.       <br />
           Écris donc ce que tu as vu,       <br />
       ce qui est,       <br />
       ce qui va ensuite advenir. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
               Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
           Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
           Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
           Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
           Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
           Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Dimanche-de-la-Misericorde-divine_a1240.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-85946589</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 21:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85946589-61193041.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-84962135</guid>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Feb 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 23 février 2025. Textes: 1 Samuel 26, 2.7-9.12-13.22-23, 1 Corinthiens 15, 45-49 et Luc 6, 27-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84962135-60626167.jpg?v=1642178052" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" />
     </div>
     <div>
      Je ne sais si vous êtes comme moi. À chaque fois que j’entends le passage de l'évangile que je viens de lire,  les images qui disent de présenter l’autre joue ou de donner son manteau ainsi que l’invitation à aimer ses ennemis m’accrochent et me dérangent même. Je me suis donc arrêté longuement pour relire et méditer ce passage.        <br />
              <br />
       En faisant cet effort, j'ai découvert que la série de recommandations de Jésus qui font partie de ce qu’on a appelé le <span style="font-style:italic">Discours ou le Sermon sur la montagne</span> et qui suivent la proclamation des béatitudes que nous avons méditée dimanche dernier est soutenue et s'appuie sur  une règle précise qu’on a appelé la règle d’or. Commençons par celle-ci puis nous reviendrons aux invitations percutantes de Jésus.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">La règle d’or</span>       <br />
              <br />
       Cette règle d’or que Jésus reprend à son compte se trouvait déjà dans l'Ancien Testament (Tobie  4, 15) et dans les cultures profanes comme celle des Grecs. Elle s’énonce comme ceci. « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ». Cette phrase a traversé les siècles et je l’ai entendue répétée souvent par mes parents qui y attachaient une grande importance dans l’éducation de leurs enfants.       <br />
              <br />
       Remarquez toutefois que Jésus ajoute ici quelque chose à la formulation traditionnelle. Il ne dit  pas seulement « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent », mais il conseille d'être proactif  et d'agir en conséquence : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ».  Jésus propose ainsi une règle de vie dynamique et active. Il ne s’agit plus seulement de trouver la bonne attitude, mais il s'agit de la vivre concrètement et de la répandre autour de soi.       <br />
              <br />
       Jésus explicitera à la fin du texte de saint Luc des occasions où on peut le faire : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera ». Cette liste n’est pas exhaustive. Elle demeure ouverte.         <br />
              <br />
       Voilà une règle de vie qu’on appelée à juste titre une règle d’or. Si tout le monde la mettait en pratique, les relations seraient complètement changées entre les personnes, entre les groupes, entre les nations, entre les états. Hélas, elle demeure, malgré sa beauté, un idéal jamais atteint.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’idéal chrétien</span>       <br />
              <br />
       Mais Jésus va plus loin dans l’idéal qu’il propose.  C'est  là que les images du soufflet sur la joue ou de la tunique ainsi que l’amour des ennemis nous interpellent.       <br />
              <br />
       Est-ce qu’on laisse tomber ces invitations comme des figures de style qui ne sont que des images ? Ou est-ce que ces invitations ont été retenues par les premiers disciple parce que pour Jésus elles avaient un sens relié à sa mission et, si oui, alors comment les mettre en pratique ?       <br />
              <br />
       S’en remettre purement et simplement aux figures de styles serait,  je pense, priver les invitations de jésus de leur radicalité et de leur nouveauté. En effet, avec les invitations en cause, Jésus veut sortir ses disciples de la dynamique des relations communes et les inviter à se situer sur un autre registre dans leurs relations humaines comme il le fait lui-même lorsqu'il privilégie les petits, les pauvres, les personnes méprisées etc.        <br />
              <br />
       Ainsi le disciple de Jésus n'abandonnera jamais personne. Il sera prêt à aller au-delà de ce qui est requis et même de ce qui est juste et normal, car il sait que Dieu est présent dans ceux et celles qu’il rencontre.  Ainsi l’ennemi ne peut être mis de côté ni le persécuteur. Le disciple est invité à aller plus loin que la réponse habituelle, si nécessaire. Les images retenues sont là pour soutenir cette invitation. Voilà l’idéal chrétien, le code moral chrétien.       <br />
              <br />
       L’épisode raconté dans la première lecture où David épargne le roi Saül, alors qu’il est entre ses mains, nous est comme une préfiguration de ce que Jésus attend de ses disciples et il nous donne un avant-goût de l'idéal qu'ils sont appelés à vivre.        <br />
              <br />
       Un exemple plus  près de nous est celui de saint Jean-Paul II qui est allé rencontrer celui qui avait tenté de l'assassiner le 13 mai 1981 pour lui apporter son pardon.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Sommes-plus avancés après ces quelques mots de réflexion sur les invitations percutantes de ce matin ? Je l’espère car mes réflexions avaient pour but de pointer vers ce que les disciples de Jésus font et vivent dans leurs relations avec les autres. En effet, la loi fondamentale du Royaume de Dieu que Jésus est venu instaurer c’est l’amour fraternel, le  « Aimez-vous les uns les autres » (cf. Jean 15, 12-13).        <br />
              <br />
       La règle d’or ne peut se séparer de cette règle fondamentale de l'amour des autres qui ouvre sur des exigences sans cesse à découvrir. Dans notre temps, les visages d’autrui sont connus de mille façons et, grâce aux réseaux sociaux et aux moyens de communication modernes, les chrétiens sont mis en face des besoins de toutes sortes qui surgissent un peu partout. Le pape François met au premier plan ceux des personnes réfugiées et  démunies de toutes sortes.       <br />
              <br />
       La prière que je vous invite à faire est celle de demander à Dieu de purifier notre regard et de le transformer par sa grâce. Nous avons besoin de cette action de Dieu car sans lui nous ne pouvons arriver à vivre l’idéal du Royaume de Dieu, ni même à nous en approcher car nous sommes toujours de pauvres pécheurs.        <br />
              <br />
       Le pape François aime à demander aux fidèles de prier pour lui car il se reconnaît volontiers pécheur et ayant besoin de l’aide de Dieu en tout, pour lui et pour son ministère au service de l’Église. Ayons nous aussi, ce matin, la même humilité face aux invitations de Jésus et disons-lui du fond du cœur comme l’a fait l’apôtre Pierre : « Sans toi, Seigneur nous ne pouvons rien faire ». (cf. Jean 15, 4-5)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que nous lisons ces dimanches-ci dans la présentation de saint Luc n'a pas vieilli. Il conserve toute son actualité pour nous. Les disciples de Jésus sont toujours, comme lui, en marche et les paroles de l’évangile de saint Luc nous interpellent sans cesse.       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l'Eucharistie la nourriture et le soutien pour nous accompagner dans cette marche à la suite de Jésus.  Son Corps et son Sang sont l'aliment qu'Il nous faut pour continuer notre route. Approchons avec confiance pour recevoir le Corps du Christ  au moment de la communion et disons-lui notre volonté de le suivre généreusement et d'être ainsi « à l’image de celui qui vient du ciel », comme le souhaite saint Paul à la fin de la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       18 février 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 19 février 2019 et 15 février 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur » (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           Saül se mit en route,       <br />
       il descendit vers le désert de Zif       <br />
       avec trois mille hommes, l’élite d’Israël,       <br />
       pour y traquer David.       <br />
           David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe.       <br />
       Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp,       <br />
       sa lance plantée en terre près de sa tête ;       <br />
       Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui.       <br />
           Alors Abishaï dit à David :       <br />
       « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains.       <br />
       Laisse-moi donc le clouer à terre       <br />
       avec sa propre lance, d’un seul coup,       <br />
       et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. »       <br />
           Mais David dit à Abishaï :       <br />
       « Ne le tue pas !       <br />
       Qui pourrait demeurer impuni       <br />
       après avoir porté la main sur celui       <br />
       qui a reçu l’onction du Seigneur ? »       <br />
           David prit la lance et la gourde d’eau       <br />
       qui étaient près de la tête de Saül,       <br />
       et ils s’en allèrent.       <br />
       Personne ne vit rien,       <br />
       personne ne le sut,       <br />
       personne ne s’éveilla :       <br />
       ils dormaient tous,       <br />
       car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux.       <br />
           David passa sur l’autre versant de la montagne       <br />
       et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance.       <br />
           Il appela Saül et lui cria :       <br />
       « Voici la lance du roi.       <br />
       Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre !       <br />
           Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité.       <br />
       Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains,       <br />
       mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « De même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel » (1 Co 15, 45-49)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           l’Écriture dit :       <br />
       Le premier homme, Adam,       <br />
       devint un être vivant ;       <br />
       le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel       <br />
       qui donne la vie.       <br />
           Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel,       <br />
       mais le physique ;       <br />
       ensuite seulement vient le spirituel.       <br />
           Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ;       <br />
       le deuxième homme, lui, vient du ciel.       <br />
           Comme Adam est fait d’argile,       <br />
       ainsi les hommes sont faits d’argile ;       <br />
       comme le Christ est du ciel,       <br />
       ainsi les hommes seront du ciel.       <br />
           Et de même que nous aurons été à l’image       <br />
       de celui qui est fait d’argile,       <br />
       de même nous serons à l’image       <br />
       de celui qui vient du ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclarait à ses disciples :       <br />
           « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien à ceux qui vous haïssent.       <br />
           Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,       <br />
       priez pour ceux qui vous calomnient.       <br />
           À celui qui te frappe sur une joue,       <br />
       présente l’autre joue.       <br />
       À celui qui te prend ton manteau,       <br />
       ne refuse pas ta tunique.       <br />
           Donne à quiconque te demande,       <br />
       et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.       <br />
           Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous,       <br />
       faites-le aussi pour eux.       <br />
           Si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.       <br />
           Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs en font autant.       <br />
           Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs prêtent aux pécheurs       <br />
       pour qu’on leur rende l’équivalent.       <br />
           Au contraire, aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.       <br />
       Alors votre récompense sera grande,       <br />
       et vous serez les fils du Très-Haut,       <br />
       car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.       <br />
              <br />
           Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.       <br />
           Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;       <br />
       ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.       <br />
       Pardonnez, et vous serez pardonnés.       <br />
           Donnez, et l’on vous donnera :       <br />
       c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,       <br />
       qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;       <br />
       car la mesure dont vous vous servez pour les autres       <br />
       servira de mesure aussi pour vous. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84962135-60626167.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Des-invitations-derangeantes_a1230.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-82989818</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent  Année C : « Une attente joyeuse »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C le 15 décembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989818-59469474.jpg?v=1635365107" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent  Année C : « Une attente joyeuse »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent  Année C : « Une attente joyeuse »" />
     </div>
     <div>
      Je garde en mémoire une image de ma mère qui peut illustrer le message des lectures de ce 3e dimanche de l’Avent qui est consacré à la joie de l’attente. En effet, ma mère qui avec mon père recevait à la maison toute la famille pour Noël : enfants, conjoints, petits-enfants et quelques amis le soir du jour de Noël, commençait les préparatifs avec le début de l’Avent. Elle devenait un peu fébrile. Cette préparation l’habitait. Elle pensait à tout : repas, logement, déplacements et jeux pour les enfants. Cette fébrilité, m’a-t-elle confié à la fin de sa vie lorsqu’elle ne pouvait plus recevoir la famille, lui donnait une grande joie, une joie qui la sortait d’elle-même et qui donnait un sens à sa vie, car, disait-elle, « je les aime tellement mes enfants et toute ma famille, c’est ce que j’ai de plus beau ».       <br />
              <br />
       Essayons d’appliquer cette expérience à ce que nous sommes invités à vivre durant le temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Sortir de nous-mêmes</span>       <br />
              <br />
       Le temps de l’Avent nous fait sortir de nous-mêmes comme l’expérimentait ma mère dans ses préparatifs des Fêtes. Si nous suivons la liturgie de ce temps, c’est la Venue du Christ qui prend toute la place. Dans l’Évangile de ce jour le prophète Jean-Baptiste ne mâche pas ses mots pour inviter ses contemporains à sortir des sentiers battus et à ouvrir leur cœur à la nouveauté que représente Jésus.       <br />
              <br />
       Humblement, Jean-Baptiste s’en fait le serviteur, il veut être celui qui annonce un plus grand que lui dont il dit : « Il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales » et il veut permettre ainsi de reconnaître l’Envoyé du Père baptisé dans l’Esprit Saint sur qui le Père a mis toutes ses complaisances (cf. Luc 3, 21-22). Jean-Baptiste est le modèle du chrétien qui refuse de se centrer sur lui-même, mais qui s’ouvre au projet de Dieu dans sa vie et dans le monde.       <br />
              <br />
       Ainsi, le disciple de Jésus expérimente une joie réelle car la joie profonde se nourrit d'ouverture et de don plutôt que de rétrécissement et d’égoïsme. Les gens refermés sur eux-mêmes ne sont pas heureux. Le bonheur est dans l'ouverture au don de Dieu et dans le don de soi pour les autres. Pour ma mère c’était ses enfants et sa famille qui la rendait heureuse et joyeuse, pour chacun et chacune de nous le bonheur et la joie se retrouveront dans le chemin qui est le nôtre et que le Seigneur nous indique dans les évènements et dans notre prière.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens de notre vie</span>       <br />
              <br />
       Le chemin que nous vivons dans nos occupations et nos engagements ainsi que dans nos travaux, a un sens profond si nous le laissons s’éclairer avec la foi en la Parole de Dieu, en la  Bonne Nouvelle proclamée par Jésus qui est la Voie, la Vérité et la Vie. Notre chemin se confond alors avec les chemins du Christ et de sa Venue. Reconnaissant alors Jésus comme le Seigneur de nos vies, un bonheur et une joie incomparables nous envahissent.       <br />
              <br />
       Bien sûr les épreuves, les combats, les difficultés ne disparaissent pas, mais  notre vie a un sens à partir de là. Nous ne sommes pas comme des gens sans but et à la dérive, mais nous sommes en marche dans l’attente de la pleine révélation du Christ qui est déjà là au milieu de nous.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi nous pouvons nous réjouir dès maintenant dans un monde bouleversé et meurtri par tant de malheurs de toutes sortes comme celui de l''exploitation des personnes dans les abus de toutes sortes, celui des démunis oubliés, celui des enfants exploités dans le zones de guerre, Gaza et le Liban etc. Oui! malgré cela, nous pouvons nous réjouir et laisser notre cœur s’habiller de joie à la venue d'un Sauveur. C'est ce que dit si bien l’antienne d’ouverture de ce dimanche qui en latin commence par le mot « Gaudete » (c’est pourquoi on a appelé ce dimanche : le dimanche « Gaudete ») :  « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (cf. Philippiens 4, 4-5)       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Les compléments de la joie</span>       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j'aimerais ajouter que la joie du chrétien n’est jamais seule. La  joie chrétienne est un fruit de l’Esprit qui s’accompagne de plein d’autres fruits notamment la paix de Dieu qui, comme dit saint Paul dans la seconde lecture, dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Dans l’Épitre aux Galates, saint Paul en énumérera d’autres : amour, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi  (Galates 5, 22).       <br />
              <br />
       Si comme les auditeurs de Jean-Baptiste nous nous demandons « Que devons-nous faire? », nous pouvons aller au fond de notre cœur pour  y trouver des réponses que l’Esprit Saint y dépose. Noël qui s’en vient nous donne des occasions nombreuses de sortir de nous–mêmes, de nous ouvrir au partage, d’être à l’écoute de son conjoint, de sa conjointe, de ses enfants, de ceux et celles qui  sont dans le besoin, de ceux et celles qu’on rencontre etc.        <br />
              <br />
       Les conseils de Jean-Baptiste étaient parfaitement ciblés pour ceux qui posaient la question « Que devons-nous faire? ». Soyons sûrs que ceux de l’Esprit-Saint en nous le sont tout autant. À nous de nous mettre à l’écoute, une écoute dégagée, une écoute qui libère et remplit de joie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous fasse entrer de plus en plus dans un chemin qui ouvre sur la Bonne Nouvelle que Jésus apporte, celle d’un Dieu miséricordieux  qui donne son Fils qui vient habiter parmi nous. Nous serons alors en mesure de nous réjouir et de chanter avec cœur le cantique d’Isaïe qui figure comme chant de méditation aujourd’hui : « Voici le Dieu qui me sauve, j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. »          <br />
              <br />
       Laissons éclater notre joie : Dieu est au milieu de son peuple, il est Dieu-avec-nous, l'Emmanuel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval </span>       <br />
              <br />
       le 10 décembre 2024       <br />
              <br />
       <!--- Reprise avec corrections de l'homélie du 10  décembre 2015 et le 7 décembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Sion !       <br />
       Éclate en ovations, Israël !       <br />
       Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,       <br />
       fille de Jérusalem !       <br />
           Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,       <br />
       il a écarté tes ennemis.       <br />
       Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.       <br />
       Tu n’as plus à craindre le malheur.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, on dira à Jérusalem :       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)       <br />
       R/ Jubile, crie de joie,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut.       <br />
              <br />
       « Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
           Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.       <br />
       Le Seigneur est proche.       <br />
           Ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
           Jean leur répondait :       <br />
       « Celui qui a deux vêtements,       <br />
       qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;       <br />
       et celui qui a de quoi manger,       <br />
       qu’il fasse de même ! »       <br />
           Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)         <br />
       vinrent aussi pour être baptisés ;       <br />
       ils lui dirent :       <br />
       « Maître, que devons-nous faire ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »       <br />
           Des soldats lui demandèrent à leur tour :       <br />
       « Et nous, que devons-nous faire ? »       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Ne faites violence à personne,       <br />
       n’accusez personne à tort ;       <br />
       et contentez-vous de votre solde. »       <br />
           Or le peuple était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes         <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Il tient à la main la pelle à vanner       <br />
       pour nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera le grain dans son grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Une-attente-joyeuse_a1208.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 21 juillet 2024. Textes : Jérémie 23, 1-6, Éphésiens 2, 13-18 et Marc 6, 30-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602277-57034185.jpg?v=1622121672" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »" />
     </div>
     <div>
      De quoi s’agit-il dans l’évangiled d’aujourd’hui? On peut retenir plusieurs choses comme l’invitation à se reposer un peu : « Venez à l’écart », ou la ruée des foules sur Jésus pour l’entendre ou encore le regard de Jésus sur le gens qui est saisi de compassion devant leurs attentes.        <br />
              <br />
       Derrière ces scènes charmantes sur le bord du Lac de Galilée, une constante se dégage : Jésus attire les foules. Nous voyons ici comme ailleurs dans l’évangile les gens courir après Jésus au point de lui enlever le temps de repos qu’il était en droit de prendre. Jésus et les apôtres qu’il a envoyés en mission ne peuvent se dérober aux foules qui ont le goût de les entendre de nouveau.        <br />
              <br />
       Arrêtons un peu sur ce phénomène, si vous le voulez bien       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Il leur enseignait longuement </span>       <br />
              <br />
       C’est bien sûr la personne même de Jésus qui attire : il fait des miracles, il guérit autour de lui, il est à l’écoute des gens, il ne condamne pas, il va vers les plus démunis et vers les petits.       <br />
              <br />
       Jésus a sûrement été une personne fascinante du genre de ce qu'on voit de nos jours avec une personne comme le pape François qui lui aussi attire les foules par sa simplicité, son ouverture et sa proximité avec les plus pauvres.       <br />
              <br />
       Mais dans les deux cas, pour juger de leur popularité, il faut aller plus loin que leur personne et nous trouvons la réponse dans l’évangile que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       Ce qui attire les foules c’est l’enseignement, le message qui est livré. De Jésus saint Marc dit « Il se mit à les instruire longuement ». Il leur enseignait longuement.  Et, comme Jésus, le pape François marque notre temps par des paroles fortes lors de ses voyages, dans ses homélies quotidiennes ou dans ses encycliques comme celle sur l’écologie et la protection de la terre, notre demeure commune qui se nomme Laudato si’ .       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un message qui ne passera jamais</span>        <br />
               <br />
       Quel est le message, l'enseignement qui est livré par Jésus ? Il ne s’agit pas d’un message théorique, de vérités à croire seulement ou d’une doctrine intellectuelle, mais d’un enseignement qui apporte aux gens une parole d’amour et d’espoir, une parole qui touche ce dont les personnes on le plus besoin. Ce sont des paroles qui sont « esprit et vie »  comme dira Jésus dans l’évangile de saint Jean (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 63). Jésus n’impose pas de fardeaux, il ne vient pas écraser les personnes, il vient les libérer, les rendre responsables et libres.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend le même message. Vous vous souvenez de son mot sur les personnes homosexuelles qui a fait le tour du monde « Qui suis-je pour les juger? »       <br />
              <br />
       Des paroles qui ouvrent sur la compassion, la bonté et l’amour du prochain qui est le message central de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       Nous aujourd’hui comme disciples de Jésus, nous sommes appelés à apporter au monde ces paroles d’espoir, d’amour, de tendresse et de compassion dont il a tant besoin. Laissons-nous émouvoir comme Jésus devant les foules où on nous dit qu’il était pris de pitié devant elles. La pitié dont il est question ici c’est la compassion et la bonté.        <br />
              <br />
       Avoir pitié, dans le langage de tous les jours, c’est une phrase qui n’a pas bonne presse, qui ne sonne pas bien : « J’ai pitié de toi, pauvre toi ». « Ils  sont dans le trou, j’en ai pitié ». C’est souvent péjoratif, ça paraît comme du mépris. Mais la pitié dont fait état l’évangéliste en parlant du regard de Jésus sur les gens, c’est tout autre chose. La vraie pitié, c’est la bonté, la compassion. Compatir c’est se laisser toucher le cœur, se mettre à la place de l’autre, prendre le temps de le comprendre, de l’écouter, de lui apporter aussi de l’aide quand on peut .        <br />
              <br />
       C’est cela que veut dire l’évangéliste saint Marc lorsqu’il note que Jésus regardait les foules avec pitié.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Retenons cette leçon si vous le voulez et essayons nous aussi de regarder les gens autour de nous avec pitié c'est-à-dire avec bonté et compassion, Demandons au Seigneur de changer nos cœurs au besoin et acceptons de donner de notre temps parfois pour aider. Ce qui est important c’est que les malheurs des autres ne passent pas inaperçus â coté de nous. Une parole parfois peut apporter beaucoup.       <br />
              <br />
       Hélas! notre société invite plutôt à la dureté, c’est pourquoi les catholiques croyants doivent lutter de diverses façons pour que la bonté, la compassion pour les autres soient au rendez-vous dans notre société.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à partager un peu plus ce que nous avons, pas seulement nos ressources, notre argent, mais surtout notre cœur, Je le souhaite pour tous et pour toutes.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       16 juillet 2024       <br />
       <!--       <br />
       Reprise en 2018 de l'homélie de 2015 et retravaillée toujours accessible. Celle du 13 juillet 2015 est en stock, c'est celle-là qui est reprise ici avec quelques corrections- Reprise de  celle du 13 juillet 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs » (Jr 23, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Quel malheur pour vous, pasteurs !       <br />
       Vous laissez périr et vous dispersez       <br />
       les brebis de mon pâturage       <br />
       – oracle du Seigneur !       <br />
                C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël,       <br />
       contre les pasteurs qui conduisent mon peuple :       <br />
       Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées,       <br />
       et vous ne vous êtes pas occupés d’elles.       <br />
       Eh bien ! Je vais m’occuper de vous,       <br />
       à cause de la malice de vos actes       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
               Puis, je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis       <br />
       de tous les pays où je les ai chassées.       <br />
       Je les ramènerai dans leur enclos,       <br />
       elles seront fécondes et se multiplieront.       <br />
                Je susciterai pour elles des pasteurs       <br />
       qui les conduiront ;       <br />
       elles ne seront plus apeurées ni effrayées,       <br />
       et aucune ne sera perdue       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
                Voici venir des jours       <br />
       – oracle du Seigneur,       <br />
       où je susciterai pour David un Germe juste :       <br />
       il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence,       <br />
       il exercera dans le pays le droit et la justice.       <br />
                En ces jours-là, Juda sera sauvé,       <br />
       et Israël habitera en sécurité.       <br />
       Voici le nom qu’on lui donnera :       <br />
       « Le-Seigneur-est-notre-justice. »       <br />
              <br />
                – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité » (Ep 2, 13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
                maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin,       <br />
       vous êtes devenus proches par le sang du Christ.       <br />
                C’est lui, le Christ, qui est notre paix :       <br />
       des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ;       <br />
       par sa chair crucifiée,       <br />
       il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;       <br />
                     il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.       <br />
       Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen,       <br />
       il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,       <br />
                et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps       <br />
       par le moyen de la croix ;       <br />
       en sa personne, il a tué la haine.       <br />
                Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix,       <br />
       la paix pour vous qui étiez loin,       <br />
       la paix pour ceux qui étaient proches.       <br />
                Par lui, en effet, les uns et les autres,       <br />
       nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.       <br />
              <br />
                – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       après leur première mission,       <br />
           les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,        <br />
       et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Venez à l’écart dans un endroit désert,        <br />
       et reposez-vous un peu. »        <br />
       De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,        <br />
       et l’on n’avait même pas le temps de manger.        <br />
           Alors, ils partirent en barque        <br />
       pour un endroit désert, à l’écart.        <br />
           Les gens les virent s’éloigner,        <br />
       et beaucoup comprirent leur intention.        <br />
       Alors, à pied, de toutes les villes,        <br />
       ils coururent là-bas        <br />
       et arrivèrent avant eux.        <br />
           En débarquant, Jésus vit une grande foule.        <br />
       Il fut saisi de compassion envers eux,        <br />
       parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.        <br />
       Alors, il se mit à les enseigner longuement.        <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B- Alors-a-pied-de-toutes-les-villes-ils-coururent-la-bas_a1186.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Apr 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 avril 2024. Textes: Actes 4, 32-35, 1 Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601694-57034012.jpg?v=1613746614" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons  aujourd'hui dans l’évangile que je viens de lire deux rencontres de Jésus Ressuscité avec les siens. Saint Jean en a conservé le souvenir avec un soin précis et il raconte en détail ces deux rencontres. Il les situe dans le temps, la première, le soir de la Résurrection, et la seconde, huit jours plus tard.  À ces deux rencontres rapportées par le récit de saint Jean,  s'ajoute dans la première lecture tirée des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> une autre rencontre avec Jésus dans la communauté chrétienne de Jérusalem des années plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons de près chacune de ces rencontres pour en tirer un enseignement pour nous aujourd’hui : surprise d'une présence, vérité d'une présence et rayonnement d'une présence.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La surprise d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la première rencontre qui a lieu le soir de Pâques. Saint Jean insiste  pour montrer que celui que les disciples voient n'est pas comme un fantôme ni comme le héros d’une bande dessinée. Il est différent... mais il est le même qu’ils ont connu. Il n’est plus limité par les barrières humaines, comme « alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples [qui] étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint ». Et saint Jean précise que Jésus Ressuscité est là au milieu d’eux. C’est réellement lui, pas de doute possible, malgré la surprise de cette présence. Il leur montre ses mains et son côté marqués par les coups de la Passion. C’est bien le Jésus qu’ils ont connu et aimé. Ils le voient réellement.        <br />
              <br />
       Et la suite du récit de cette rencontre nous montre, selon saint Jean, comment les disciples vivent cette visite surprenante pour eux . Ils le font dans une attitude ouverte et fraternelle. Le souhait de la paix les pénètre et ils auront à coeur de le transmettre à leur tour par la suite. Les disciples sont remplis de joie car ils peuvent vivre de nouveau leur relation avec Jésus dans la proximité et la confiance. Cette relation nouvelle va durer au-delà des jours et des lieux. Elle les fait entrer dans une vie qui n’a plus les limites qu’on connaît habituellement. Elle est d’un autre ordre. Elle est un don de Dieu que le Ressuscité fait partager.        <br />
              <br />
       Et puis saint Jean raconte que Jésus Ressuscité impose les mains aux disciples en leur disant: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».  Et il ajoute en soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ».  Ces dernières paroles font partie des paroles essentielles qu’on a retenues de la prédication de Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu (cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10) et pour remettre  dans l'Amour de Dieu ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur.        <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> La vérité d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus comme Sauveur qui réconcilie l’humanité avec le Père par sa Mort et sa Résurrection est bien mise en valeur dans la deuxième rencontre qui, huit jours plus tard, s’inscrit dans la suite de celle du soir de Pâques. Elle illustre la vérité d'une présence. C’est celui qui s’est joint aux autres disciples pour vérifier leurs dires, l’apôtre Thomas, qui en est le protagoniste.        <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus Sauveur éclate à la fin de la rencontre dans le célèbre « Mon Seigneur et mon Dieu » que lance Thomas en se jetant aux pieds de Jésus. Cet acte de foi qui deviendra le modèle de tous les actes de foi que nous sommes appelés à faire s’est produit dans les hésitations et même les dénégations, mais il a transformé celui qui l'a fait.        <br />
              <br />
       Thomas, nous raconte saint Jean, se faisait provocant en disant « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »….je ne croirai pas que Jésus est toujours vivant.  Et le Ressuscité entend cette provocation, il y répond de façon spectaculaire en disant à Thomas « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas reconnaît son erreur, car oui!  Jésus est bien toujours vivant, sa présence est bien vraie. Il s’écrit  « Mon Seigneur et mon Dieu ».        <br />
              <br />
       Tout est dit. Il n’y a rien à ajouter. Ce Jésus que Thomas a fréquenté de près est bien le Sauveur attendu par Israël. Il a vécu l’humiliation du Serviteur souffrant durant la Passion. Maintenant il est ressuscité et exalté par son Père qui le fait Seigneur et des morts et de vivants.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le rayonnement d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Ce merveilleux texte de souvenirs de la présence de Jésus auprès de ses disciples le soir de Pâques que nous raconte saint Jean est accompagné dans la liturgie d’aujourd’hui par un autre texte qui nous est proposé dans la première lecture qui nous montre le rayonnement de la présence nouvelle de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce texte des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> rapporte des souvenirs qu’on doit à saint Luc qui nous manifeste dans ces quelques lignes comment la présence de Jésus reçue et découverte par les disciples après Pâques est allée bien au-delà de leurs personnes. Elle s’est incrustée, dirais-je, dans les cœurs de ceux et celles qui ont, comme Thomas, reconnu Jésus comme leur « Seigneur » et leur « Dieu » et elle a rayonné autour d'eux.        <br />
              <br />
       Nous en avons un merveilleux exemple dans ce texte de la première lecture. La présence du Ressuscité est au milieu des premiers chrétiens comme elle l'était au milieu des disciples le soir de Pâques. C'est cette présence du Seigneur Ressuscité qui fait que « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ».  Ils forment ainsi une communauté tissée serrée qui partage et met tout en commun, même les ressources matérielles.        <br />
              <br />
       Cette communauté primitive de Jérusalem a essaimé en de nombreuses parties de l’empire romain, en Asie, en Grèce et même  à Rome. Les textes d’aujourd’hui nous en donne une image qui révèle la puissance du Ressuscité et de son message que les disciples après la Pentecôte ont répandu autour d’eux et qui a réuni petit à petit de nombreuses personnes de toutes langues et de toutes nations dont nous sommes. Nous sommes, en effet, les héritiers de ces premiers chrétiens. Il nous revient à nous aussi d'aller proclamer le message de Jésus dans notre monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment le faire? La seconde lecture nous donne la meilleure réponse qui soit et que les chrétiens ont suivie – malhabilement parfois  - au cours des siècles : « Croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang ».  Le croire et le dire. Au Québec, on est devenu des personnes frileuses dans l'affirmation de notre foi au Christ. On veut se fondre dans la masse, on ne veut pas prendre trop de place, on porte avec un peu de peur les rejets et les sarcasmes etc. et il faut actuellement subir  le poids  des poursuites de plusieurs diocèses pour des abus sexuels commis par des prêtres qui nous forcent à baisser la tête.        <br />
              <br />
       Malgré tout le « Croire et dire que Jésus est le Fils de Dieu » est toujours d'acualité. Pour ce faire nous avons avec nous l’Esprit de Jésus qui ne nous fera jamais défaut. Le texte de la deuxième lecture le dit explicitement : « Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité ».        <br />
              <br />
       Que l’Esprit soit avec vous et fasse de vous des témoins de Jésus-Christ, Fils de Dieu à qui nous redisons, comme Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Un mot en terminant pour souligner que le pape saint Jean-Paul II a fait de ce 2e Dimanche de Pâques le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span> en réponse aux demandes venues de sainte Faustine Kowalska (1905-1938) qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape. Sainte Faustine demande de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et recommande de répéter souvent l’invocation  « Jésus, j’ai confiance en toi ». « Jesu ufam tobie » en polonais. La dévotion au Christ miséricordieux a pris avec elle un élan remarquable dans tous les milieux grâce à une image qui est reproduite au peu partout où on voit les rayons de la miséricorde sortir en faisceau  du Coeur de Jésus. Voir plus bas l'original de cette image peinte selon les indications de sainte Faustine.       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       7 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie  du 6 avril 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       « Car la foi de ceux qui n’ont pas vu se fonde en effet sur le témoignage des apôtres qui l’ont vu ressuscité et dont le témoignage est scellé par le martyre. Ils meurent en sachant qu’ils meurent dans le Christ et qu’ils ressusciteront en lui et avec lui. Fondée sur les apôtres, l’Église est sainte et "apostolique" et la foi de l’Église est partagée par tous ses membres. »       <br />
              <br />
       Ysabel de Andia       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601694-57034013.jpg?v=1614043803" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601694-57034012.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1170.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Sep 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec le 17 septembre 2023. Textes : Si 27, 30 – 28, 7, Rm 14, 7-9 et Mt 18, 21-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74876188-52097568.jpg?v=1693837086" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      Je me suis senti mal à l'aise un moment pour commenter l'épisode de l'évangile de ce dimanche. Pourquoi? Je me le suis demandé.       <br />
              <br />
       Est-ce parce qu'il s'agissait de parler de pardon? Je ne le crois pas. À la réflexion, je pense que ce qui m'a dérangé dans le texte c'est la démesure, le caractère invraisemblable de plusieurs détails à commencer par la réponse de Jésus à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le récit de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit que nous avons entendu. Dans la parabole, la somme demandée au serviteur est exorbitante : dix milles talents  (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent précise la nouvelle traduction de l’évangile).  Cette somme correspond à quelques millions de dollars aujourd'hui. On ne voit pas comment le serviteur a pu contracter une telle dette. Même s'il se met en faillite, on est loin du compte.       <br />
              <br />
       Puis, plus loin, les cent deniers eux représentent une très, très petite somme, quelques dollars d'aujourd'hui. Une si petite somme ne justifie pas la prison.       <br />
              <br />
       Enfin, en conclusion, le maître devant l'attitude du serviteur à l'égard de son collègue n'a aucune pitié. Il le condamne  sans appel.       <br />
              <br />
       A la réflexion, j'ai compris que ces détails invraisemblables ne sont pas là pour qu'on s'y arrête pour eux-mêmes. Ils sont des images grossissantes qui nous renvoient à une leçon. Ils n'ont d'autre but que de faire ressortir le message de cette parabole. Tout devient clair si on se rappelle que Jésus nous parle ici de la manière d'agir de Dieu avec son peuple, avec nous.  Qu'est-ce que Jésus veut qu'on retienne de ce récit? Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Un. S'il est demandé au disciple de pardonner soixante-dix fois sept fois, c’est qu’il ne doit pas attendre la réciprocité de son pardon, la réconciliation effective ou encore la disparition des conflits. Il pardonnera sans attendre de retour. Comme le Père qui pardonne sans cesse, le disciple dans son cœur ne doit jamais laisser la  haine, la dureté prendre racine. C’est un regard de compassion, de bonté qu’il doit toujours porter sur ses frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Deux. Le serviteur de la parabole est en dette de façon si démesurée avec son maître qu’il ne peut s’en tirer que grâce à la bonté, à la miséricorde de celui-ci. Le disciple de Jésus lui aussi, parce qu’il est pécheur, ne peut prétendre se sauver par lui-même. Il a besoin de l’amour, de la compassion, de la miséricorde de son Père du ciel. Dans nos relations avec Dieu on ne peut jouer au donnant-donnant. Tes réalisations humaines, ta bonté d’homme ou de femme, comparée  à l’amour de Dieu ne sont rien, dirait saint Jean de la Croix. Il n’y a pas de commune mesure entre Dieu et l’Homme.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi le disciple doit apprendre à se libérer de ses mesures humaines, calculées avec ses manières de voir et d’agir, pour s’introduire, s’initier, s’adapter aux mesures de Dieu, aux manières d’agir de Dieu. Dans cette histoire, notre attention doit se porter sur le roi miséricordieux, mais non pas sur le comportement du serviteur ingrat et impitoyable. C’est le message d’aujourd’hui bien mis en évidence dans la conclusion du récit que je vous relis : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (verset 33)       <br />
              <br />
       « Comme moi-même… »  Cette invitation à s’adapter de plus en plus aux manières d’agir de Dieu nous donne l’occasion de nous remettre en question. Notre attitude envers les autres restera toujours le meilleur critère de discernement. Agissons-nous à la manière de Dieu ? C’est pour avoir oublié de suivre cette voie que le serviteur est condamné. C’est pour l’avoir oublié qu’au jugement final les uns s’entendront dire « J’ai eu faim et tu ne m'as pas nourri, J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire, J’étais malade et tu ne m’as pas visité… »  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-36)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie renouvelle en nous le goût de marcher à la suite de Jésus qui, dans sa vie, n’a eu d’autre attitude que de suivre la manière d’agir de Dieu et qui nous donne par la communion à son Corps et à son Sang la grâce d’y arriver nous aussi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 septembre 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du 13?septemnbre 2020        <br />
       12 septembre 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74876188-52097582.jpg?v=1693836875" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      b[LECTURES DE LA MESSE pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A]b

PREMIÈRE LECTURE
« Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)
Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour. (Ps 102, 8)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

DEUXIÈME LECTURE
« Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)
Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/74876188-52097582.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »</title>
   <pubDate>Tue, 11 Apr 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A : Le dimanche de la miséricorde divine « Mon Seigneur et mon Dieu » 16 avril 2023 Textes: Actes des Apôtres 2, 42-47, I Pierre 1, 3-9 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70854779-49375743.jpg?v=1489450798" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons en ce dimanche la lecture de la fin de l’évangile selon saint Jean que je vous relis : « Il y encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont  été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »       <br />
              <br />
       L’apparition à Thomas l’incrédule est le dernier des signes racontés par les évangélistes. Entrons avec les disciples  dans le lieu où ils se trouvaient depuis la mort de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une communauté tissée serrée autour de son Maitre</span>       <br />
              <br />
       Ce qui frappe ici c’est que les disciples sont réunis en communauté, ce qu’ils continueront de faire comme le décrit la première lecture.  Ils sont remplis du souvenir de leur Maître. Ils sont craintifs de leurs concitoyens parce qu’ils demeurent convaincus que Jésus a été crucifié injustement. Pour eux, il est vraiment le Messie attendu. Ils savent que Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont vu le tombeau vide. Ils ne savent quoi penser.        <br />
              <br />
       Et voilà que Jésus est au milieu d’eux. Ce n’est pas une théophanie avec tonnerre et éclair.  C’est une présence douce et familière avec un bonjour usuel qui se disait ainsi : « la paix soit avec vous ». Pourquoi seraient-ils apeurés? Ils se retrouvent avec quelqu’un qu’ils connaissent bien.        <br />
              <br />
       Jésus leur donne une autorité nouvelle en soufflant sur eux et en leur disant « Recevez l’Esprit-Saint, les péchés seront remis à qui vous les remettrez ».  Il les envoie comme lui a été envoyé. Ils pourront compter sur la grâce de l’Esprit Saint. Ils devront toucher les cœurs, inviter au repentir et à la conversion. Toute une mission qui prendra forme après la Pentecôte.  Ils restent éblouis de cette visite et ils en parlent à Thomas.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La profession de foi de Thomas</span>       <br />
              <br />
       Thomas, surnommé le Jumeau (Didyme en grec), est un homme au caractère bouillant. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: « Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider ». Thomas dit alors aux autres disciples: « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui » (Jean 11, 16).        <br />
              <br />
       Ce qu’il n’a pas fait. Tous les apôtres, sauf Jean, ont abandonné Jésus durant sa Passion.       <br />
              <br />
       Thomas donc en entendant la nouvelle de la visite de Jésus ressuscité n’y croit pas. Pour y croire, il pose des conditions : « Si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non je ne croirai pas ».       <br />
              <br />
       Ces conditions ressemblent à celles que toute personne sensée poserait devant un phénomène comme celui de la résurrection de Jésus. C’est normal car l’esprit scientifique est complètement dérouté. Thomas est sur le même registre. Il parle au nom de tous ceux et celles que la résurrection de Jésus désarçonne.       <br />
              <br />
       Et c’est heureux que l’évangile de Jean nous propose ce récit qui est le dernier des signes que Jésus a fait, un signe à recevoir et à comprendre.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le sens du signe à Thomas le Jumeau</span>       <br />
              <br />
       Essayons-nous en quelques mots. Si Thomas veut toucher Jésus, s’il veut mettre sa main dans son coté, c’est qu’il veut toucher le vrai Jésus qu’il a connu, parfaitement homme, avec un corps et une chair comme les nôtres. Il en va de la réalité même de Jésus. Le Jésus ressuscité n’est pas un héros de bande dessinée, un Superman ou un Homme-Araignée comme on les voit dans les vidéos clips. Non, le Jésus ressuscité est le même que celui avec qui Thomas a mangé, qu’il a touché, à qui il a parlé.       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi Jésus lui dit : « Avance ton doigt, avance ta main… cesse d’être incrédule, sois croyant ». En d’autres mots, « Je suis le même que celui que tu as connu. Tu me vois différent mais je suis toujours le même. Désormais c’est dans la foi en moi que tu me rencontreras ».       <br />
              <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu » répond Thomas reconnaissant ainsi que le Ressuscité est bien le Jésus qu'Il a connu, le grand prédicateur, originaire de Galilée, fils de Marie et de Joseph et crucifié sous Ponce Pilate.        <br />
              <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu », C’est ce que nous sommes invités à dire et à redire tous les jours de notre vie. Nous sommes privés d’un contact physique avec Jésus, mais, avec Thomas et les disciples qui ont témoigné de la résurrection de Jésus et qui l’ont annoncée jusqu’aux extrémités de la terre,  nous pouvons dire « mon Seigneur et mon  Dieu ». Et ainsi, comme il est dit dans l'extrait de la lettre attribuée à saint Pierre que nous avons entendu  dans la seconde lecture, nous pouvons « renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure,  ni flétrissure. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Nous sommes, ce matin, réunis en communauté autour de la table eucharistique pour «la fraction du pain » comme les disciples et les premiers chrétiens dont nous parle la première lecture tirée des Actes des Apôtres. Demandons au Seigneur que, par ce sacrement de l’Eucharistie qu'ils appelaient « fraction du pain », nous soyons toujours, comme eux, assidus à la fraction du pain, à l’enseignement des Apôtres,  à la communion fraternelle et aux prières.        <br />
              <br />
       Demandons aussi qu’en ce  deuxième dimanche de Pâques qui a été appelé le « Dimanche de la miséricorde » par le pape Jean-Paul II, nous soyons de plus en plus remplis de la miséricorde même de Dieu pour la partager à tous  nos frères et sœurs par des gestes et des paroles d'amour et de compassion.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
       `       <br />
       11 avril 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 avril 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70854779-49375744.jpg?v=1491332383" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun » (Ac 2, 42-47)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres       <br />
       et à la communion fraternelle,       <br />
       à la fraction du pain       <br />
       et aux prières.       <br />
           La crainte de Dieu était dans tous les cœurs       <br />
       à la vue des nombreux prodiges et signes       <br />
       accomplis par les Apôtres.       <br />
              <br />
           Tous les croyants vivaient ensemble,       <br />
       et ils avaient tout en commun ;       <br />
           ils vendaient leurs biens et leurs possessions,       <br />
       et ils en partageaient le produit entre tous       <br />
       en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
           Chaque jour, d’un même cœur,       <br />
       ils fréquentaient assidûment le Temple,       <br />
       ils rompaient le pain dans les maisons,       <br />
       ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;       <br />
           ils louaient Dieu       <br />
       et avaient la faveur du peuple tout entier.       <br />
       Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait       <br />
       ceux qui allaient être sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ;       <br />
       mais le Seigneur m’a défendu.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Clameurs de joie et de victoire       <br />
       sous les tentes des justes.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle ;       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       dans sa grande miséricorde,       <br />
       il nous a fait renaître pour une vivante espérance       <br />
       grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,       <br />
           pour un héritage qui ne connaîtra       <br />
       ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.       <br />
       Cet héritage vous est réservé dans les cieux,       <br />
           à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,       <br />
       pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.       <br />
           Aussi vous exultez de joie,       <br />
       même s’il faut que vous soyez affligés,       <br />
       pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;       <br />
           elles vérifieront la valeur de votre foi       <br />
       qui a bien plus de prix que l’or       <br />
       – cet or voué à disparaître       <br />
       et pourtant vérifié par le feu –,       <br />
       afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur       <br />
       quand se révélera Jésus Christ.       <br />
           Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;       <br />
       en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,       <br />
       vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,       <br />
           car vous allez obtenir le salut des âmes       <br />
       qui est l’aboutissement de votre foi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
               Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
           Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
           Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
           Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
           Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
           Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70854779-49375743.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a1114.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-68014065</guid>
   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers, Année C : « Il m’a consacré »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Nov 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la solennité du Christ, Roi de l'Univers Année C le 20 novembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : II Samuel 5, 1-3, Colossiens 1, 1-20 et Luc 23, 25-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014065-47960529.jpg?v=1666700990" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers, Année C : « Il m’a consacré »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers, Année C : « Il m’a consacré »" />
     </div>
     <div>
      J’ai eu l’occasion de prier au sanctuaire du <span style="font-style:italic">Cristo Re</span>i près de Lisbonne. Nous y trouvons une statue du Christ sur une stèle de plus de 110 mètres. Elle nous fait penser spontanément à la statue du <span style="font-style:italic">Christ Roi sur la Pain de Sucre</span> à Rio de Rio de Janeiro avec laquelle les jeux olympiques d'été de 2016 nous ont familiarisé. Ces deux immenses statues sont le fruit d’une volonté de rendre visible ce que nous fêtons aujourd’hui : le Christ, Roi de l’Univers.        <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Une fête liturgique récente</span>       <br />
              <br />
       La fête du Christ-Roi prend naissance dans un contexte où l’Église est dévalorisée, dépossédée de ses biens au XIXe siècle, et où, au début du XXe siècle, un laïcisme intolérant fait fureur. Elle se présente alors comme une affirmation que cette institution qu’est l’Église, malmenée dans la société, repose sur une base qui la dépasse et qui la rend solide malgré les apparences : son fondateur et maître,  le Christ Jésus.        <br />
              <br />
       C’est dans ce contexte que l’image de la royauté est de plus en plus utilisée. Le pape Pie XI va favoriser cette dévotion que déjà le pape Léon XIII avait encouragée (Encyclique <span style="font-style:italic">Immortale Dei</span> 1 novembre 1885) et il instituera la fête liturgique du Christ Roi en 1925 (Encyclique <span style="font-style:italic">Quas primas</span> 11 décembre 1925). Le fameux chant « <span style="font-style:italic">Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat</span> » (le Christ  est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande) devient le chant de ralliement pour des milliers de catholiques dans toutes les régions du monde. Jusqu’à il y a quelques années, il était encore le signal de <span style="font-style:italic">Radio Vatican</span>.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une image biblique</span>       <br />
              <br />
       L’image de la royauté qu’on a ainsi utilisée a eu certes des tonalités très rébarbatives à des esprits imprégnés de démocratie et d’égalité. On s’en tenait à l’image des souverains temporels hélas!  Mais comme le montre la première lecture, la royauté dans la Bible est un don de Dieu qui est loin de l’image des souverains habituels. Le roi est un « consacré ».  Il a reçu une « onction ».        <br />
              <br />
       On le voit bien dans cette lecture tirée du deuxième livre de Samuel, où David reçoit la consécration,  l’onction, qui le fait roi, l’élu et le dépositaire de la grâce de Dieu pour guider et conduire son peuple. Cette grâce est destinée à le rendre attentif aux besoins de son peuple, à le soutenir et à le rapprocher sans cesse de son Dieu. David hélas! manquera à cette mission plusieurs fois, mais il reste qu’il sera toujours l’Élu, l’Oint de Dieu.        <br />
              <br />
       Ainsi de Jésus qui est Celui que le Père a choisi pour porter la Bonne nouvelle et qui se reconnaît comme Celui qui est l’Élu de Dieu, Consacré et Oint, pour porter la Bonne nouvelle que l’épisode fameux de la lecture du livre d’Isaïe dans la synagogue de Capharnaüm décrit si bien : «  L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur ». (Luc 4, 18-19)       <br />
              <br />
       On ne peut parler de royauté du Christ sans mettre de l’avant cette onction qui le fait Prêtre, Prophète et Roi et à  laquelle tous les baptisés participent comme nous l’a enseigné le <span style="font-style:italic">Concile Vatican II</span>, ce que le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> reprend losqu'il dit : « Jésus-Christ  est celui que le Père a oint de l’Esprit Saint et qu’il a constitué ‘Prêtre, Prophète et Roi’. Le Peuple de Dieu tout entier participe à ces trois fonctions du Christ et il porte les responsabilités de mission et de service qui en découlent »  (numéro 783).       <br />
              <br />
        III- <span style="font-style:italic">Des retombées dans notre vie de tous les jours</span>       <br />
              <br />
       On le voit la royauté de Jésus ne nous amène pas sur le terrain de la puissance, du pouvoir et de l’exploitation, mais elle nous tourne vers celui de qui vient toute puissance, toute gloire et toute majesté. : Dieu le Père qui envoie son Fils pour nous sauver et nous amener vers lui.       <br />
              <br />
       On en trouve une belle illustration dans l'évangile de ce matin qui rapporte la fameuse scène des larrons sur le Calvaire  avec Jésus où le bon larron supplie Jésus en lui disant « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». La réponse de Jésus vous est connue : « Amen, je te le dis : aujourd’hui,  avec moi, tu seras dans le Paradis ». Dans cette réponse au bon larron, Jésus manifeste la proximité de Dieu avec toutes les personnes quelles qu’elles soient : « Aujourd’hui, tu seras avec moi » dit-il à chacun et à chacune de nous.        <br />
              <br />
       Le Christ Roi ne siège pas sur un trône qui le sépare de ses frères et sœurs. Au contraire,  parce qu’il est l’Élu de Dieu, il les rend participants et participantes avec Lui pour devenir comme Lui par le baptême prêtres, prophètes et rois par participation.       <br />
              <br />
       Ainsi, saint Pierre, dans sa  première Lettre qui nous a été conservée, peut dire à la communauté chrétienne à laquelle il écrit : «  Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal» (I Pierre 2, 9).  Citons encore ici le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> qui explicite très bien cette affirmation de la Lettre de saint Pierre lorsqu’il écrit « Le Peuple de Dieu participe enfin à la fonction royale du Christ. Le Christ exerce sa royauté en attirant à soi tous les hommes par sa mort et sa Résurrection. Le Christ, Roi et Seigneur de l’univers, s’est fait le serviteur de tous, n’étant ‘pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour la multitude ‘ (Mathieu 20, 28). Pour le chrétien, ‘régner, c’est le servir ' particulièrement dans les pauvres et les souffrants, dans lesquels l’Église reconnaît l’image de son Fondateur pauvre et souffrant' .  Le Peuple de Dieu réalise sa 'dignité royale' en vivant conformément à cette vocation de servir avec le Christ. » (numéro 786).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette fête qui termine l’Année liturgique nous ancre davantage dans notre vocation de prêtres, prophètes et rois au service de l’humanité comme le fut notre Maître et Seigneur élu et choisi par Dieu pour manifester au monde son amour, sa bienveillance et sa miséricorde.        <br />
              <br />
       Placés par le baptême « dans le Royaume de son Fils bien-aimé », comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, nous jouissons déjà d’une intimité avec lui « Tête du Corps » et « Tête de l’Église » par laquelle nous sommes unis les uns avec les autres pour servir nos frères et soeurs à l'image du Roi-Serviteur qu'est le Christ Roi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       15 novembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 15 novembre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3)       <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron       <br />
       et lui dirent :       <br />
       « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.       <br />
           Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,       <br />
       c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,       <br />
       et le Seigneur t’a dit :       <br />
       ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple,       <br />
       tu seras le chef d’Israël.’ »       <br />
           Ainsi, tous les anciens d’Israël       <br />
       vinrent trouver le roi à Hébron.       <br />
       Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,       <br />
       devant le Seigneur.       <br />
       Ils donnèrent l’onction à David       <br />
       pour le faire roi sur Israël.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4, 5-6)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,       <br />
       là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 12-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           rendez grâce à Dieu le Père,       <br />
       qui vous a rendus capables       <br />
       d’avoir part à l’héritage des saints,       <br />
       dans la lumière.       <br />
           Nous arrachant au pouvoir des ténèbres,       <br />
       il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :       <br />
           en lui nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon des péchés.       <br />
              <br />
           Il est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       on venait de crucifier Jésus,       <br />
                   et le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix       <br />
       l’injuriait :       <br />
       « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           Et il disait :       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68014065-47960529.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-C-Il-m-a-consacre_a1091.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64229171</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C le 11 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 32, 7-14, I Timothée 1, 12-17 et Luc 15, 1-32 (la brebis perdue et le fils prodigue).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229171-46109541.jpg?v=1655147603" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" />
     </div>
     <div>
      Il y une peinture célèbre, celle de Rembrandt que vous avez sûrement vue souvent, qui porte sur cet épisode de l'enfant prodigue, mais qui met l'accent plutôt sur le père miséricordieux.. On voit le fils prodigue à genoux et un homme plus âgé au visage doux et bon qui l’entoure de ses bras dont l'un ressemble à celui d'une femme, d'une mère, le tout dans une lumière diffuse et dans des teintes douces. Le peintre a compris le sens premier de cette parabole qu’on a appelée la plupart du temps « la parabole de l’enfant prodigue », alors que qu’elle raconte  la « miséricorde d’un père » et qu’elle pourrait s’appeler plutôt « la parabole du Père miséricordieux ».       <br />
              <br />
       Cette parabole est un récit et une mise en scène des plus animées et des plus parlantes. Elle est portée par les interactions des trois personnages sur lesquels nous nous arrêterons brièvement à tour de rôle car, remarquez-le bien,  nous pouvons à des degrés divers être chacun de ces personnages à un moment ou l’autre. Ils coexistent en nous pour le meilleur et pour le pire. Suivons les personnages de la parabole dans l’ordre du récit.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le jeune fils</span>       <br />
              <br />
       Il se jette aux genoux de son père pour exprimer sa conversion. Conversion au sens fort du terme veut dire « retournement » « changement ». C’est le sens du terme grec « metanoia ».  C'est pourquoi, le fils prodigue se jette à genoux devant son père.       <br />
              <br />
       Même physiquement, se mettre à genoux demande un effort. Ce n’est pas facile. Aujourd’hui avec le temps et avec les limites de l’âge les dangers de cette manœuvre pour l’équilibre frappent bien des gens. Ils ne peuvent pas se mettre à genoux physiquement, on le comprends, mais ils peuvent le faire spirituellement comme l'a fait l’enfant prodigue.       <br />
              <br />
       Si nous nous mettons à genoux devant Dieu, si nous nous retournons vers Dieu, nous entrons dans une démarche de changement, un changement radical parfois où nous confessons que nous avons péché : « J’ai péché contre toi, Père ». Mais ce changement est aussi une démarche continuelle à poursuivre car, comme le dit saint Paul, les ténèbres et la lumière, le mal et le péché cohabitent toujours en nous : «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Romains 7, 19).       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le père</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le deuxième acteur de ce récit, le père, ce qui nous frappe dans le tableau de Rembrandt ce sont les bras ouverts qui encerclent le fils retrouvé.       <br />
              <br />
       Ces bras ouverts sont un symbole puissant d’un amour toujours prêt à se manifester, un amour qui désire la vie du pécheur et non sa mort, un amour désintéressé et inconditionnel. Oui, tel est l’amour du Père des cieux.       <br />
              <br />
       Les parents savent un peu ce qu’il en coûte de recevoir un fils ou une fille qui revient de loin parfois. Leur amour ne pose pas de question. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui nous a donné Jésus, son Fils Bien-aimé pour notre salut et le salut du monde. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui surpasse tout ce qu’on peut imaginer « folie pour les hommes » , mais « sagesse pour Dieu » (I Corinthiens 1, 25 ss.).       <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas, par ailleurs, d’un amour qui se ferme les yeux sur l’autre, qui reste à un niveau superficiel et qui permet tout. Au contraire, cet amour fait grandir. Cet amour respecte la personne dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même. Cet amour te permet de devenir ce que tu es réellement « un fils » ou « une fille » bien-aimés de Dieu. «  Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils du Père…vous n’êtes plus esclaves, mais enfants du Père » proclame saint Paul aux Romains (Romains 8, 15).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Le fils aîné</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en au fils aîné. Il est en retrait dans le tableau de Rembrandt. Il murmure et se « défoule », dirait-on en québécois.  Le récit de l’évangile nous rapporte les paroles qui lui sont prêtées. "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Et quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras."       <br />
              <br />
       Que penser de ce personnage? Il nous interroge, car il a de bons arguments. Il souhaite ce qu'on appellerait aujourd'hui la "parité", le même traitement que son frère. mais il en reste à ce plan du "donnant-donnant", de la justice étroite et matérielle. Ce qui cloche, c’est son refus d’entrer dans le mouvement d’amour du père. Il se tient à l’écart dans son monde pour se protéger, pour ne pas se remettre en question. Bien sûr qu’il a été un bon fils. Mais où était son cœur pendant tout ce temps? S’est-il contenté de suivre des préceptes uniquement?        <br />
              <br />
       La question se pose non seulement pour lui mais pour chacun et à chacune d’entre nous. « Ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur’ qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père » (Romains 2, 13), ceux et celles qui entrent dans le mouvement d’amour de Dieu qui se donne et qui sauve.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration dominicale dans le sillage de ce texte si riche de la parabole du Père miséricordieux, nous invite à nous mettre en marche pour entrer de plus en plus dans le mouvement d’amour du Père qui nous accueille à sa table sous les signes du Pain et du Vin partagés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla à Moïse :       <br />
       « Va, descends,       <br />
       car ton peuple s’est corrompu,       <br />
       lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.       <br />
           Ils n’auront pas mis longtemps       <br />
       à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !       <br />
       Ils se sont fait un veau en métal fondu       <br />
       et se sont prosternés devant lui.       <br />
       Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :       <br />
       ‘Israël, voici tes dieux,       <br />
       qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »       <br />
              <br />
           Le Seigneur dit encore à Moïse :       <br />
       « Je vois que ce peuple       <br />
       est un peuple à la nuque raide.       <br />
           Maintenant, laisse-moi faire ;       <br />
       ma colère va s’enflammer contre eux       <br />
       et je vais les exterminer !       <br />
       Mais, de toi, je ferai une grande nation. »       <br />
           Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu       <br />
       en disant :       <br />
       « Pourquoi, Seigneur,       <br />
       ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,       <br />
       que tu as fait sortir du pays d’Égypte       <br />
       par ta grande force et ta main puissante ?       <br />
           Souviens-toi de tes serviteurs,       <br />
       Abraham, Isaac et Israël,       <br />
       à qui tu as juré par toi-même :       <br />
       ‘Je multiplierai votre descendance       <br />
       comme les étoiles du ciel ;       <br />
       je donnerai, comme je l’ai dit,       <br />
       tout ce pays à vos descendants,       <br />
       et il sera pour toujours leur héritage.’ »       <br />
           Le Seigneur renonça       <br />
       au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)       <br />
       R/ Oui, je me lèverai,       <br />
       et j’irai vers mon Père. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
       Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;       <br />
       tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis plein de gratitude       <br />
       envers celui qui me donne la force,       <br />
       le Christ Jésus notre Seigneur,       <br />
       car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,       <br />
           moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.       <br />
       Mais il m’a été fait miséricorde,       <br />
       car j’avais agi par ignorance,       <br />
       n’ayant pas encore la foi ;        <br />
          la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,       <br />
       avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi,       <br />
       et qui mérite d’être accueillie sans réserve :       <br />
       le Christ Jésus est venu dans le monde       <br />
       pour sauver les pécheurs ;       <br />
       et moi, je suis le premier des pécheurs.       <br />
           Mais s’il m’a été fait miséricorde,       <br />
       c’est afin qu’en moi le premier,       <br />
       le Christ Jésus montre toute sa patience,       <br />
       pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,       <br />
       en vue de la vie éternelle.       <br />
              <br />
           Au roi des siècles,       <br />
       au Dieu immortel, invisible et unique,       <br />
       honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           Jésus dit encore :       <br />
       « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,       <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229171-46109541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-amour-a-toujours-le-dernier-mot_a1081.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » </title>
   <pubDate>Tue, 03 May 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C le 8 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 13, 14.43-52, Apocalypse 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256373-45177987.jpg?v=1645536117" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " />
     </div>
     <div>
      Nous sommes rendus au <span style="font-style:italic">Dimanche du Bon Pasteur</span> qui est, dans plusieurs endroits, consacré à la prière pour les vocations sacerdotales dans l’Église. Je ne m’attarderai pas sur cette invitation qui va de soi, il me semble, mais je me contenterai de partager avec vous des images du Bon Pasteur qui ont frappé mon imaginaire au cours de ma vie de prêtre puis de relire avec un regard neuf les quelques lignes de saint Jean que la liturgie de ce dimanche a retenues.        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Des images de jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Les premières images du Bon Pasteur qui me viennent en mémoire sont celles de tableaux le représentant debout au milieu de nombreuses brebis avec un bâton recourbé à la main et une brebis dans les bras [regarder un spécimen au début de ce texte]. Cette représentation avec des dizaines de variations se retrouvait dans les images que nous remettaient les enseignants à l’école. Elles habitaient l’imagination des jeunes que nous étions alors dans les années 1950.        <br />
              <br />
       Ces images avaient pour moi une puissance d’émotion formidable comme celles de la Madone telle que nous la présentait des peintres comme Raphaël ou Léonard de Vinci que nous voyions dans les églises.       <br />
              <br />
       Vous me direz que ces images sont loin de ce qu’était un berger en Palestine. Vous avez raison, mais comme toutes les représentations elles sont porteuses de signification et de sens. Et ces images, malgré leur côté fleur bleu dans bien des cas, irradiaient la compassion, la proximité, la bonté, l’amour du berger pour les brebis qui l’entourent ainsi que son souci de les guider ce que rappelle le bâton.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une inspiration nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Une fois accroché par ces images, mon cheminement vers le presbytérat a été marqué par une autre image associée à une statue qu’on avait mise en évidence dans la chapelle du Grand Séminaire : celle du Bon Pasteur des catacombes au visage jeune sans barbe et portant sur son dos une brebis. J’ai appris plus tard en visitant les catacombes à Rome que cette sculpture reproduisait celle des catacombes de Domitille [voir la reproduction a la fin de ce texte].       <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit, cette image d’un jeune homme portant la brebis sur son dos me permettait de m’identifier au berger. Elle a nourri tout mon cheminent vers l’ordination presbytérale et elle n’est jamais disparue de mon horizon. Le prêtre sera toujours à l’image du Bon Pasteur celui qui porte sur ses épaules les brebis qui lui sont confiées. Il n’hésitera pas à les accueillir qui qu’elles soient, il sera toujours là comme en ont donné le témoignage de saints prêtres comme saint François de Sales, le Curé d’Ars ou Padre Pio et comme le font encore  aujourd'hui de nombreux confrères sur le terrain répondant ainsi aux appels et aux cris de celles-ci.       <br />
              <br />
       Ces images nous révèlent, sans les épuiser, les richesses de la figure Bon Pasteur que Jésus revendique : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.» (Jean 10, 11)       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Aller à la source</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile que nous venons de lire nous fournit des commentaires très éclairants de cette parole.       <br />
               <br />
       Un : « Mes brebis écoutent ma voix, moi le les connais, et elles me suivent ». Il y a un lien de cœur, une intimité entre le pasteur et les brebis. Ils partagent une écoute, un chemin, une connaissance réciproque. Intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation du pasteur et des membres du peuple Dieu.       <br />
              <br />
       Deux : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ». Les brebis participent à ce qui fait vivre le pasteur qui les garde avec lui pour les faire grandir  Le pasteur porte avec lui les personnes vers qui il est envoyé pour leur permettre d’être elles-mêmes de plus en plus, non pour les écraser ou les emprisonner. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres.       <br />
              <br />
       Trois : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux, c’est lui qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. « Le Père et moi nous sommes UN », dit Jésus à la fin du texte de l'évangile qui vient d'être lu.        <br />
              <br />
       Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur aujourd'hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination pour témoigner qu'elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce dimanche du Bon Pasteur ne tourne pas nos regards vers les pasteurs eux-mêmes, mais vers Celui qui est le Pasteur des pasteurs, Jésus Ressuscité toujours vivant dans  nos communautés chrétiennes à travers les signes du Pain et du Vin partagés à chaque dimanche et à travers sa Parole reçue en Église.        <br />
              <br />
       Certains dans la communauté reçoivent la mission de rappeler ce mystère en étant des signes, des sacrements, de cette présence du Christ Tête et Pasteur. Ce sont les  prêtres et les évêques qui sont donnés à l’Église pour être eux aussi des pasteurs qui ne font qu’un avec le seul et unique Pasteur : Jésus-Christ au service de leurs frères et soeurs. Prions pour qu'ils accomplissent leur ministère avec un esprit renouvelé et les regards toujours fixés sur le Christ Pasteur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
              <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       3 mai 2022       <br />
              <br />
       <!Reprise de l'homélie  du 12 avril 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256373-45177996.jpg?v=1645537061" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62256373-45177987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur_a1061.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813672</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine</title>
   <pubDate>Tue, 19 Apr 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C le 24 avril 2022 . Textes : Actes des Apôtres 5, 12-16, Apocalypse 1,9-11a.12-13.17-19 et Jean 20, 19-31 Apparition à Thomas.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813672-44966959.jpg?v=1644429353" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C - Dimanche de la Miséricorde divine" />
     </div>
     <div>
      Le 2e dimanche de Pâques que nous vivons met devant nos yeux les nouveaux baptisés qui depuis la Vigile pascale ont été revêtus d'un vêtement blanc marquant leur passage avec le Christ ressuscité vers une vie nouvelle pour Dieu. Dans les temps anciens, les nouveaux baptisés portaient leur vêtement blanc, leur aube blanche, pendant toute la semaine et le  huitième jour ils le déposaient à l'église et on donnait au 2e Dimanche de Pâques le nom de Dimanche  « in albis » qui veut dire « en aubes ».       <br />
              <br />
        Depuis 2008, ce 2e dimanche de Pâques a été nommé par saint Jean-Paul II le Dimanche de la Miséricorde divine. Ce faisant il donnait suite au message diffusé par sainte Faustine Kowalska  (25 août 1905-5 octobre 1938), religieuse polonaise du diocèse de Cracovie, lui demandant de répandre une image de Jésus miséricordieux où il est écrit « Jésus, j'ai confiance en toi » et de proposer que le 2e dimanche de Pâques soit celui de la Miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Comment vivre les beautés de ce 2e Dimanche de Pâques dont les lectures sont des plus stimulantes?       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Pâques dure cinquante jours</span>       <br />
              <br />
       Commençons par prendre conscience que la fête de Pâques s'étend sur cinquante jours que nous appelons le « Temps pascal ». On ne peut découvrir et expliciter toutes les richesses de Pâques en une seule fois. Il fait bon de se laisser habiter en profondeur par ce mystère fondamental de la foi chrétienne. En effet, comme dit saint Paul, si le Christ n'est pas ressuscité, ma foi est vaine (I Corinthiens 15, 14). Elle n'a pas de sens.       <br />
               <br />
       Au cours des jours du Temps pascal, nous sommes replongés dans les eaux de notre baptême, nous revivons les découvertes des Apôtres et des disciples après la Pentecôte, nous relisons les Écritures avec une lumière nouvelle et nous comprenons que Celui dont parlaient les Écritures de l'Ancien Testament depuis Abraham en passant par Moïse et les prophètes c'est Jésus.        <br />
              <br />
       Comme le proclame saint Pierre aux gens réunis autour de lui et des apôtres le jour de la Pentecôte « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ » (Actes 2, 37). Oui! dans son abaissement sur la croix, Jésus a porté toutes les fragilités et les péchés du monde et il a été relevé par Dieu qui l'a exalté et nous l'a donné comme « premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » (I Corinthiens 15, 20), notre frère Premier-né "vivant pour Dieu éternellement". Il « est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit », écrit saint Paul (Romains 6, 10).        <br />
              <br />
       De même, comme baptisés, nous le suivons dans sa mort et sa résurrection. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur » (Romains 14, 8). C'est dans ce contexte baptismal que nous sommes passés avec Jésus de la mort à la vie, d'une mortalité marquée par la finitude à une vie qui ne finit plus, à la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Comment recevoir ce Mystère de la Résurrection dans nos vies?       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La Résurrection de Jésus, une grâce à découvrir</span>       <br />
              <br />
       Les trois lectures entendues seront ici pour nous autant de voies pour nous aider à entrer dans le Mystère de la Résurrection de Jésus.        <br />
              <br />
       La première nous indique que c'est en communauté que nous faisons une véritable rencontre du Christ ressuscité. Voyez la petite communauté naissante celle de de tous les croyants qu'on nous présente unie dans la même foi, se tenant dans le Temple et attirant de plus en plus de personnes qui adhèrent au Seigneur par la foi.  Le témoignage que nous avons à rendre encore aujourd'hui est le même. C'est celui d'une foi commune vécue en communauté qui interpelle dans notre monde éclaté et invite à reconnaître Jésus comme Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       La seconde lecture tirée de l'Apocalypse de saint Jean fait de Jésus Seigneur et Sauveur un portrait saisissant avec des images et des symboles propres au style littéraire de l'apocalypse : trompette, livre, voix puissante, chandeliers d'or et un fils d'homme, une image de Jésus, qui  proclame : « Je suis le Premier et le Dernier, [en grec l'Alpha et l'Oméga], je suis le Vivant : j'étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles » (Apocalypse 1, 17).       <br />
              <br />
       Enfin en troisième lieu, l'évangile nous présente la voie particulière suivie par l’apôtre Thomas. Dans l'épisode très connu de l’évangile de saint Jean, la reconnaissance de Jésus ressuscité dans la foi est illustrée par les réactions de Thomas qui en apprenant que les autres apôtres ont rencontré le Ressuscité ne croit pas ce qu'on lui raconte. Et une semaine plus tard nous le retrouvons à genoux devant le Ressuscité lui disant « Mon Seigneur et mon Dieu ». Les hésitations et les doutes de Thomas ressemblent aux nôtres parfois. Nos sens et notre raison cherchent des preuves de la résurrection, ils n'en auront jamais. C'est une question de foi, une foi qui s'appuie sur des témoins qui ont fait une rencontre avec le Ressuscité qui remplit leur cœur d'une présence à nulle autre pareille. C'est ce qu'ont vécu les premiers témoins : les apôtres, Marie-Madeleine, les disciples d'Emmaüs  et c'est ce que nous sommes invités à vivre dans un acte de foi renouvelée en la résurrection de Jésus. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».       <br />
              <br />
       Ce matin, si vous le voulez bien, recevons ensemble le mystère de la Résurrection dans la foi, parfois  à travers des questionnements semblables à  ceux de l'apôtre Thomas, mais avec une confiance absolue dans le témoignage des premiers témoins qui ont vu et reconnu la présence de Jésus toujours vivant et qui nous ont annoncé cette Bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La fête de la Miséricorde divine</span>       <br />
              <br />
       Ajoutons en terminant un mot sur la fête de la Miséricorde divine associée au 2e Dimanche de Pâques. La prière « Jésus, j’ai confiance en toi » qui figure sur l’image de Jésus miséricordieux de saint Faustine exprime notre assurance que Dieu ouvre ses bras à toutes les personnes sans faire de distinction car  « la puissance de Dieu est amour et sa justice est miséricorde » dit justement le pape François. <!-- dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr le mardi 29 mars--> Notre attitude de confiance est l’expression concrète de notre abandon à la Miséricorde divine. En nous jetant dans les bras de Jésus nous nous remettons totalement entre les mains de la Miséricorde divine.        <br />
              <br />
       Sainte Faustine propose des moyens concrets pour développer ce sens de la Miséricorde divine comme le chapelet de la miséricorde, l’arrêt pour un moment de prière dans l’après-midi à 15 heures l'heure de la mort du Christ en croix, la prière devant l’image de Jésus miséricordieux, la neuvaine de la miséricorde du Vendredi Saint au 2e dimanche de Pâques.        <br />
              <br />
       Ces gestes de dévotion ont été entérinés par l’autorité de l’Église en nommant le 2e dimanche de Pâques le Dimanche de la Miséricorde divine. Ils rejoignent plusieurs chrétiens et chrétiennes, <!-- mais ce ne sont pas les gestes de piété qui sont les plus importants. Le pape François l’a bien compris en lançant toute l’Église dans un Jubilé extraordinaire de la miséricorde qui nous fait entrer au cœur de l’histoire du Salut.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous garde dans la joie de Pâques et la confiance dans le Père qui a ressuscité Jésus pour en faire le Seigneur et le Sauveur de l’humanité.        <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons, chacun et chacune dans nos milieux de travail, dans nos familles, dans nos lieux de loisirs et/ou de retraite être des témoins que Jésus est vivant et que la puissance de Dieu qui l’a ressuscité des morts se manifeste principalement dans la miséricorde.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       </span>       <br />
               <br />
       19 avril 2022        <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 3 avril 2016-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
              <br />
           « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal de saint Faustine Kowalska, § 699).       <br />
              <br />
           « Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier. » (Ibidem § 1517).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       À Jérusalem,       <br />
           par les mains des Apôtres,       <br />
       beaucoup de signes et de prodiges       <br />
       s’accomplissaient dans le peuple.       <br />
       Tous les croyants, d’un même cœur,       <br />
       se tenaient sous le portique de Salomon.       <br />
           Personne d’autre n’osait se joindre à eux ;       <br />
       cependant tout le peuple faisait leur éloge ;       <br />
           de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes,       <br />
       en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.       <br />
           On allait jusqu’à sortir les malades sur les places,       <br />
       en les mettant sur des civières et des brancards :       <br />
       ainsi, au passage de Pierre,       <br />
       son ombre couvrirait l’un ou l’autre.       <br />
           La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem,       <br />
       en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs.       <br />
       Et tous étaient guéris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117, 1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       Donne, Seigneur, donne le salut !       <br />
       Donne, Seigneur, donne la victoire !       <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Dieu, le Seigneur, nous illumine.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1, 9-11a.12-13.17-19)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
           Moi, Jean, votre frère,       <br />
       partageant avec vous la détresse,       <br />
       la royauté et la persévérance en Jésus,       <br />
       je me trouvai dans l’île de Patmos       <br />
       à cause de la parole de Dieu       <br />
       et du témoignage de Jésus.       <br />
           Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur,       <br />
       et j’entendis derrière moi une voix forte,       <br />
       pareille au son d’une trompette.       <br />
           Elle disait :       <br />
       « Ce que tu vois, écris-le dans un livre       <br />
       et envoie-le aux sept Églises :       <br />
       à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire,       <br />
       Sardes, Philadelphie et Laodicée. »       <br />
              <br />
           Je me retournai pour regarder       <br />
       quelle était cette voix qui me parlait.       <br />
       M’étant retourné,       <br />
       j’ai vu sept chandeliers d’or,       <br />
           et au milieu des chandeliers un être       <br />
       qui semblait un Fils d’homme,       <br />
       revêtu d’une longue tunique,       <br />
       une ceinture d’or à hauteur de poitrine.           <br />
           Quand je le vis,       <br />
       je tombai à ses pieds comme mort,       <br />
       mais il posa sur moi sa main droite, en disant :       <br />
       « Ne crains pas.       <br />
       Moi, je suis le Premier et le Dernier,       <br />
           le Vivant :       <br />
       j’étais mort,       <br />
       et me voilà vivant pour les siècles des siècles ;       <br />
       je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.       <br />
           Écris donc ce que tu as vu,       <br />
       ce qui est,       <br />
       ce qui va ensuite advenir. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
               Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
           Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
           Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
           Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
           Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
           Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813672-44966959.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Dimanche-de-la-Misericorde-divine_a1059.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813546</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 3 avril 2022. Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813546-44966919.jpg?v=1648642618" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il leur laisse du temps pour manifester plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
       <!--Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».-->       <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->.  C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord, <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées--> alors qu’on a eu souvent  tendance dans le passé, comme dans le cas des personnes abusées, à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité plutôt que celui de ces personnes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 avril 2019-->       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61778895</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Mar 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-60159021</guid>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Feb 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 20 février 2022. Textes: 1 Samuel 26, 2.7-9.12-13.22-23, 1 Corinthiens 15, 45-49 et Luc 6, 27-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159021-44062515.jpg?v=1642178052" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année C : « Des invitations dérangeantes »" />
     </div>
     <div>
      Je ne sais si vous êtes comme moi. À chaque fois que j’entends le passage de l'évangile que je viens de lire,  les images qui disent de présenter l’autre joue ou de donner son manteau ainsi que l’invitation à aimer ses ennemis m’accrochent et me dérangent même. Je me suis donc arrêté longuement pour relire et méditer ce passage.        <br />
              <br />
       En faisant cet effort, j'ai découvert que la série de recommandations de Jésus qui font partie de ce qu’on a appelé le <span style="font-style:italic">Discours ou le Sermon sur la montagne</span> et qui suivent la proclamation des béatitudes que nous avons méditée dimanche dernier est soutenue et s'appuie sur  une règle précise qu’on a appelé la règle d’or. Commençons par celle-ci puis nous reviendrons aux invitations percutantes de Jésus.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">La règle d’or</span>       <br />
              <br />
       Cette règle d’or que Jésus reprend à son compte se trouvait déjà dans l'Ancien Testament (Tobie  4, 15) et dans les cultures profanes comme celle des Grecs. Elle s’énonce comme ceci. « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ». Cette phrase a traversé les siècles et je l’ai entendue répétée souvent par mes parents qui y attachaient une grande importance dans l’éducation de leurs enfants.       <br />
              <br />
       Remarquez toutefois que Jésus ajoute ici quelque chose à la formulation traditionnelle. Il ne dit  pas seulement « Tu ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent », mais il conseille d'être proactif  et d'agir en conséquence : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ».  Jésus propose ainsi une règle de vie dynamique et active. Il ne s’agit plus seulement de trouver la bonne attitude, mais il s'agit de la vivre concrètement et de la répandre autour de soi.       <br />
              <br />
       Jésus explicitera à la fin du texte de saint Luc des occasions où on peut le faire : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera ». Cette liste n’est pas exhaustive. Elle demeure ouverte.         <br />
              <br />
       Voilà une règle de vie qu’on appelée à juste titre une règle d’or. Si tout le monde la mettait en pratique, les relations seraient complètement changées entre les personnes, entre les groupes, entre les nations, entre les états. Hélas, elle demeure, malgré sa beauté, un idéal jamais atteint.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’idéal chrétien</span>       <br />
              <br />
       Mais Jésus va plus loin dans l’idéal qu’il propose.  C'est  là que les images du soufflet sur la joue ou de la tunique ainsi que l’amour des ennemis nous interpellent.       <br />
              <br />
       Est-ce qu’on laisse tomber ces invitations comme des figures de style qui ne sont que des images ? Ou est-ce que ces invitations ont pour Jésus un sens relié à sa mission et, si oui, alors comment les mettre en pratique ?       <br />
              <br />
       S’en remettre purement et simplement aux figures de styles serait,  je pense, priver les invitations de jésus de leur radicalité et de leur nouveauté. En effet, avec les invitations en cause, Jésus veut sortir ses disciples de la dynamique des relations communes et les inviter à se situer sur un autre registre dans leurs relations humaines comme il le fait lui-même lorsqu'il privilégie les petits, les pauvres, les personnes méprisées etc.        <br />
              <br />
       Ainsi le disciple de Jésus n'abandonnera jamais personne. Il sera prêt à aller au-delà de ce qui est requis et même de ce qui est juste et normal, car il sait que Dieu est présent dans ceux et celles qu’il rencontre.  Ainsi l’ennemi ne peut être mis de côté ni le persécuteur. Le disciple est invité à aller plus loin que la réponse habituelle, si nécessaire. Les images retenues sont là pour soutenir cette invitation. Voilà l’idéal chrétien, le code moral chrétien.       <br />
              <br />
       L’épisode raconté dans la première lecture où David épargne le roi Saül, alors qu’il est entre ses mains, nous est comme une préfiguration de ce que Jésus attend de ses disciples et il nous donne un avant-goût de l'idéal qu'ils sont appelés à vivre.        <br />
              <br />
       Un exemple plus  près de nous est celui de saint Jean-Paul II qui est allé rencontrer celui qui avait tenté de l'assassiner le 13 mai 1981 pour lui apporter son pardon.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Sommes-plus avancés après ces quelques mots de réflexion sur les invitations percutantes de ce matin ? Je l’espère car mes réflexions avaient pour but de pointer vers ce que les disciples de Jésus font et vivent dans leurs relations avec les autres. En effet, la loi fondamentale du Royaume de Dieu que Jésus est venu instaurer c’est l’amour fraternel, le  « Aimez-vous les uns les autres » (cf. Jean 15, 12-13).        <br />
              <br />
       La règle d’or ne peut se séparer de cette règle fondamentale de l'amour des autres qui ouvre sur des exigences sans cesse à découvrir. Dans notre temps, les visages d’autrui sont connus de mille façons et, grâce aux réseaux sociaux et aux moyens de communication modernes, les chrétiens sont mis en face des besoins de toutes sortes qui surgissent un peu partout. Le pape François met au premier plan ceux des personnes réfugiées et  démunies de toutes sortes.       <br />
              <br />
       La prière que je vous invite à faire est celle de demander à Dieu de purifier notre regard et de le transformer par sa grâce. Nous avons besoin de cette action de Dieu car sans lui nous ne pouvons arriver à vivre l’idéal du Royaume de Dieu, ni même à nous en approcher car nous sommes toujours de pauvres pécheurs.        <br />
              <br />
       Le pape François aime à demander aux fidèles de prier pour lui car il se reconnaît volontiers pécheur et ayant besoin de l’aide de Dieu en tout, pour lui et pour son ministère au service de l’Église. Ayons nous aussi, ce matin, la même humilité face aux invitations de Jésus et disons-lui du fond du cœur comme l’a fait l’apôtre Pierre : « Sans toi, Seigneur nous ne pouvons rien faire ». (cf. Jean 15, 4-5)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que nous lisons ces dimanches-ci dans la présentation de saint Luc n'a pas vieilli. Il conserve toute son actualité pour nous. Les disciples de Jésus sont toujours, comme lui, en marche et les paroles de l’évangile de saint Luc nous interpellent sans cesse.       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l'Eucharistie la nourriture et le soutien pour nous accompagner dans cette marche à la suite de Jésus.  Son Corps et son Sang sont l'aliment qu'Il nous faut pour continuer notre route. Approchons avec confiance pour recevoir le Corps du Christ  au moment de la communion et disons-lui notre volonté de le suivre généreusement et d'être ainsi « à l’image de celui qui vient du ciel », comme le souhaite saint Paul à la fin de la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 février 2022       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 19 février 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur » (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           Saül se mit en route,       <br />
       il descendit vers le désert de Zif       <br />
       avec trois mille hommes, l’élite d’Israël,       <br />
       pour y traquer David.       <br />
           David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe.       <br />
       Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp,       <br />
       sa lance plantée en terre près de sa tête ;       <br />
       Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui.       <br />
           Alors Abishaï dit à David :       <br />
       « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains.       <br />
       Laisse-moi donc le clouer à terre       <br />
       avec sa propre lance, d’un seul coup,       <br />
       et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. »       <br />
           Mais David dit à Abishaï :       <br />
       « Ne le tue pas !       <br />
       Qui pourrait demeurer impuni       <br />
       après avoir porté la main sur celui       <br />
       qui a reçu l’onction du Seigneur ? »       <br />
           David prit la lance et la gourde d’eau       <br />
       qui étaient près de la tête de Saül,       <br />
       et ils s’en allèrent.       <br />
       Personne ne vit rien,       <br />
       personne ne le sut,       <br />
       personne ne s’éveilla :       <br />
       ils dormaient tous,       <br />
       car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux.       <br />
           David passa sur l’autre versant de la montagne       <br />
       et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance.       <br />
           Il appela Saül et lui cria :       <br />
       « Voici la lance du roi.       <br />
       Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre !       <br />
           Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité.       <br />
       Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains,       <br />
       mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « De même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel » (1 Co 15, 45-49)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           l’Écriture dit :       <br />
       Le premier homme, Adam,       <br />
       devint un être vivant ;       <br />
       le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel       <br />
       qui donne la vie.       <br />
           Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel,       <br />
       mais le physique ;       <br />
       ensuite seulement vient le spirituel.       <br />
           Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ;       <br />
       le deuxième homme, lui, vient du ciel.       <br />
           Comme Adam est fait d’argile,       <br />
       ainsi les hommes sont faits d’argile ;       <br />
       comme le Christ est du ciel,       <br />
       ainsi les hommes seront du ciel.       <br />
           Et de même que nous aurons été à l’image       <br />
       de celui qui est fait d’argile,       <br />
       de même nous serons à l’image       <br />
       de celui qui vient du ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclarait à ses disciples :       <br />
           « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien à ceux qui vous haïssent.       <br />
           Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,       <br />
       priez pour ceux qui vous calomnient.       <br />
           À celui qui te frappe sur une joue,       <br />
       présente l’autre joue.       <br />
       À celui qui te prend ton manteau,       <br />
       ne refuse pas ta tunique.       <br />
           Donne à quiconque te demande,       <br />
       et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.       <br />
           Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous,       <br />
       faites-le aussi pour eux.       <br />
           Si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.       <br />
           Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs en font autant.       <br />
           Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,       <br />
       quelle reconnaissance méritez-vous ?       <br />
       Même les pécheurs prêtent aux pécheurs       <br />
       pour qu’on leur rende l’équivalent.       <br />
           Au contraire, aimez vos ennemis,       <br />
       faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.       <br />
       Alors votre récompense sera grande,       <br />
       et vous serez les fils du Très-Haut,       <br />
       car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.       <br />
              <br />
           Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.       <br />
           Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;       <br />
       ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.       <br />
       Pardonnez, et vous serez pardonnés.       <br />
           Donnez, et l’on vous donnera :       <br />
       c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,       <br />
       qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;       <br />
       car la mesure dont vous vous servez pour les autres       <br />
       servira de mesure aussi pour vous. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60159021-44062515.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Des-invitations-derangeantes_a1050.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-59540431</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent  Année C : « Une attente joyeuse »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Dec 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C le 12 décembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/59540431-43734612.jpg?v=1635365107" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent  Année C : « Une attente joyeuse »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent  Année C : « Une attente joyeuse »" />
     </div>
     <div>
      Je garde en mémoire une image de ma mère qui peut illustrer le message des lectures de ce 3e dimanche de l’Avent qui est consacré à la joie de l’attente. En effet, ma mère qui avec mon père recevait à la maison toute la famille : enfants, conjoints, petits-enfants et quelques amis le soir du jour de Noël, commençait les préparatifs avec le début de l’Avent. Elle devenait un peu fébrile. Cette préparation l’habitait. Elle pensait à tout : repas, logement, déplacements et jeux pour les enfants. Cette fébrilité, m’a-t-elle confié à la fin de sa vie lorsqu’elle ne pouvait plus recevoir la famille, lui donnait une grande joie, une joie qui la sortait d’elle-même et qui donnait un sens à sa vie, car, disait-elle, « je les aime tellement mes enfants et toute ma famille, c’est ce que j’ai de plus beau ».       <br />
              <br />
       Essayons d’appliquer cette expérience à ce que nous sommes invités à vivre durant le temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Sortir de nous-mêmes</span>       <br />
              <br />
       Le temps de l’Avent nous fait sortir de nous-mêmes comme l’expérimentait ma mère dans ses préparatifs des Fêtes. Si nous suivons la liturgie de ce temps, c’est la Venue du Christ qui prend toute la place. Dans l’Évangile de ce jour le prophète Jean-Baptiste ne mâche pas ses mots pour inviter ses contemporains à sortir des sentiers battus et à ouvrir leur cœur à la nouveauté que représente Jésus.       <br />
              <br />
       Humblement, Jean-Baptiste s’en fait le serviteur, il veut être celui qui annonce un plus grand que lui dont il dit : « Il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales » et il veut permettre ainsi de reconnaître l’Envoyé du Père baptisé dans l’Esprit Saint sur qui le Père a mis toutes ses complaisances (cf. Luc 3, 21-22). Jean-Baptiste est le modèle du chrétien qui refuse de se centrer sur lui-même, mais qui s’ouvre au projet de Dieu dans sa vie et dans le monde.       <br />
              <br />
       Ainsi, le disciple de Jésus expérimente une joie réelle car la joie profonde se nourrit d'ouverture et de don plutôt que de rétrécissement et d’égoïsme. Les gens refermés sur eux-mêmes ne sont pas heureux. Le bonheur est dans l'ouverture au don de Dieu et dans le don de soi pour les autres. Pour ma mère c’était ses enfants et sa famille qui la rendait heureuse et joyeuse, pour chacun et chacune de nous le bonheur et la joie se retrouveront dans le chemin qui est le nôtre et que le Seigneur nous indique dans les évènements et dans notre prière.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens de notre vie</span>       <br />
              <br />
       Le chemin que nous vivons dans nos occupations et nos engagements ainsi que dans nos travaux, a un sens profond si nous le laissons s’éclairer avec la foi en la Parole de Dieu, en la  Bonne Nouvelle proclamée par Jésus qui est la Voie, la Vérité et la Vie. Notre chemin se confond alors avec les chemins du Christ et de sa Venue. Reconnaissant alors Jésus comme le Seigneur de nos vies, un bonheur et une joie incomparables nous envahissent.       <br />
              <br />
       Bien sûr les épreuves, les combats, les difficultés ne disparaissent pas, mais  notre vie a un sens à partir de là. Nous ne sommes pas comme des gens sans but et à la dérive, mais nous sommes en marche dans l’attente de la pleine révélation du Christ qui est déjà là au milieu de nous.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi nous pouvons nous réjouir dès maintenant dans un monde bouleversé et meurtri par tant de malheurs de toutes sortes comme le sont le drame de la pandémie de la Covid-19, celui de l''exploitation des personnes dans les abus de toutes sortes, celui des démunis oubliés, celui des enfants exploités etc. Oui! malgré cela, nous pouvons nous réjouir et laisser notre cœur s’habiller de joie à la venue d'un Sauveur. C'est ce que dit si bien l’antienne d’ouverture de ce dimanche qui en latin commence par le mot « Gaudete » (c’est pourquoi on a appelé ce dimanche : le dimanche « Gaudete ») :  « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (cf. Philippiens 4, 4-5)       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Les compléments de la joie</span>       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j'aimerais ajouter que la joie du chrétien n’est jamais seule. La  joie chrétienne est un fruit de l’Esprit qui s’accompagne de plein d’autres fruits notamment la paix de Dieu qui, comme dit saint Paul dans la seconde lecture, dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Dans l’Épitre aux Galates, saint Paul en énumérera d’autres : amour, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi  (Galates 5, 22).       <br />
              <br />
       Si comme les auditeurs de Jean-Baptiste nous nous demandons « Que devons-nous faire? », nous pouvons aller au fond de notre cœur pour  y trouver des réponses que l’Esprit Saint y dépose. Noël qui s’en vient nous donne des occasions nombreuses de sortir de nous–mêmes, de nous ouvrir au partage, d’être à l’écoute de son conjoint, de sa conjointe, de ses enfants, de ceux et celles qui  sont dans le besoin, de ceux et celles qu’on rencontre etc.        <br />
              <br />
       Les conseils de Jean-Baptiste étaient parfaitement ciblés pour ceux qui posaient la question « Que devons-nous faire? ». Soyons sûrs que ceux de l’Esprit-Saint en nous le sont tout autant. À nous de nous mettre à l’écoute, une écoute dégagée, une écoute qui libère et remplit de joie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous fasse entrer de plus en plus dans un chemin qui ouvre sur la Bonne Nouvelle que Jésus apporte, celle d’un Dieu miséricordieux  qui donne son Fils qui vient habiter parmi nous. Nous serons alors en mesure de nous réjouir et de chanter avec cœur le cantique d’Isaïe qui figure comme chant de méditation aujourd’hui : « Voici le Dieu qui me sauve, j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. »          <br />
              <br />
       Laissons éclater notre joie : Dieu est au milieu de son peuple, il est Dieu-avec-nous, l'Emmanuel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval </span>       <br />
              <br />
       le 7 décembre 2021       <br />
              <br />
       <!--- Reprise avec corrections de l'homélie du 10  décembre 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Sophonie       <br />
              <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Sion !       <br />
       Éclate en ovations, Israël !       <br />
       Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,       <br />
       fille de Jérusalem !       <br />
           Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,       <br />
       il a écarté tes ennemis.       <br />
       Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.       <br />
       Tu n’as plus à craindre le malheur.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, on dira à Jérusalem :       <br />
       « Ne crains pas, Sion !       <br />
       Ne laisse pas tes mains défaillir !       <br />
           Le Seigneur ton Dieu est en toi,       <br />
       c’est lui, le héros qui apporte le salut.       <br />
       Il aura en toi sa joie et son allégresse,       <br />
       il te renouvellera par son amour ;       <br />
       il exultera pour toi et se réjouira,       <br />
           comme aux jours de fête. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)       <br />
       R/ Jubile, crie de joie,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut.       <br />
              <br />
       « Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           soyez toujours dans la joie du Seigneur ;       <br />
       je le redis : soyez dans la joie.       <br />
           Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.       <br />
       Le Seigneur est proche.       <br />
           Ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les foules qui venaient se faire baptiser par Jean       <br />
       lui demandaient :       <br />
       « Que devons-nous faire ? »       <br />
           Jean leur répondait :       <br />
       « Celui qui a deux vêtements,       <br />
       qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;       <br />
       et celui qui a de quoi manger,       <br />
       qu’il fasse de même ! »       <br />
           Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)         <br />
       vinrent aussi pour être baptisés ;       <br />
       ils lui dirent :       <br />
       « Maître, que devons-nous faire ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »       <br />
           Des soldats lui demandèrent à leur tour :       <br />
       « Et nous, que devons-nous faire ? »       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Ne faites violence à personne,       <br />
       n’accusez personne à tort ;       <br />
       et contentez-vous de votre solde. »       <br />
           Or le peuple était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes         <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
           Il tient à la main la pelle à vanner       <br />
       pour nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera le grain dans son grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
           Par beaucoup d’autres exhortations encore,       <br />
       il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/59540431-43734612.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Une-attente-joyeuse_a1038.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Jul 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 18 juillet 2021. Textes : Jérémie 23, 1-6, Éphésiens 2, 13-18 et Marc 6, 30-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061127-41817791.jpg?v=1622121672" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »" />
     </div>
     <div>
      De quoi s’agit-il dans l’évangile d’aujourd’hui? On peut retenir plusieurs choses comme l’invitation à se reposer un peu : « Venez à l’écart », ou la ruée des foules sur Jésus pour l’entendre ou encore le regard de Jésus sur le gens qui est saisi de compassion devant leurs attentes.        <br />
              <br />
       Derrière ces scènes charmantes sur le bord du Lac de Galilée, une constante se dégage : Jésus attire les foules. Nous voyons ici comme ailleurs dans l’évangile les gens courir après Jésus au point de lui enlever le temps de repos qu’il était en droit de prendre. Jésus et les apôtres qu’il a envoyés en mission ne peuvent se dérober aux foules qui ont le goût de les entendre de nouveau.        <br />
              <br />
       Arrêtons un peu sur ce phénomène, si vous le voulez bien       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Il leur enseignait longuement </span>       <br />
              <br />
       C’est bien sûr la personne même de Jésus qui attire : il fait des miracles, il guérit autour de lui, il est à l’écoute des gens, il ne condamne pas, il va vers les plus démunis et vers les petits.       <br />
              <br />
       Jésus a sûrement été une personne fascinante du genre de ce qu'on voit de nos jours avec une personne comme le pape François qui lui aussi attire les foules par sa simplicité, son ouverture et sa proximité avec les plus pauvres.       <br />
              <br />
       Mais dans les deux cas, pour juger de leur popularité, il faut aller plus loin que leur personne et nous trouvons la réponse dans l’évangile que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       Ce qui attire les foules c’est l’enseignement, le message qui est livré. De Jésus saint Marc dit « Il se mit à les instruire longuement ». Il leur enseignait longuement.  Et, comme Jésus, le pape François marque notre temps par des paroles fortes lors de ses voyages, dans ses homélies quotidiennes ou dans ses encycliques celle sur l’écologie et la protection de la terre, notre demeure commune qui se nomme Laudato si’ .       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un message qui ne passera jamais</span>        <br />
               <br />
       Quel est cet enseignement? Il ne s’agit pas d’un message théorique, de vérités à croire seulement ou d’une doctrine intellectuelle, mais d’un enseignement qui apporte aux gens une parole d’amour et d’espoir, une parole qui touche ce dont les personnes on le plus besoin. Ce sont des paroles qui sont « esprit et vie »  comme dira Jésus dans l’évangile de saint Jean (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 63). Jésus n’impose pas de fardeaux, il ne vient pas écraser les personnes, il vient les libérer, les rendre responsables et libres.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend le même message. Vous vous souvenez de son mot sur les personnes homosexuelles qui a fait le tour du monde « Qui suis-je pour les juger? »       <br />
              <br />
       Des paroles qui ouvrent sur la compassion, la bonté et l’amour du prochain qui est le message central de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       Nous aujourd’hui comme disciples de Jésus, nous sommes appelés à apporter au monde ces paroles d’espoir, d’amour, de tendresse et de compassion dont il a tant besoin. Laissons-nous émouvoir comme Jésus devant les foules où on nous dit qu’il était pris de pitié devant elles. La pitié dont il est question ici c’est la compassion et la bonté.        <br />
              <br />
       Avoir pitié, dans le langage de tous les jours, c’est une phrase qui n’a pas bonne presse, qui ne sonne pas bien : « J’ai pitié de toi, pauvre toi ». « Ils  sont dans le trou, j’en ai pitié ». C’est souvent péjoratif, ça paraît comme du mépris. Mais la pitié dont fait état l’évangéliste en parlant du regard de Jésus sur les gens, c’est tout autre chose. La vraie pitié, c’est la bonté, la compassion. Compatir c’est se laisser toucher le cœur, se mettre à la place de l’autre, prendre le temps de le comprendre, de l’écouter, de lui apporter aussi de l’aide quand on peut .        <br />
              <br />
       C’est cela que veut dire l’évangéliste saint Marc lorsqu’il note que Jésus regardait les foules avec pitié.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Retenons cette leçon si vous le voulez et essayons nous aussi de regarder les gens autour de nous avec pitié c'est-à-dire avec bonté et compassion, Demandons au Seigneur de changer nos cœurs au besoin et acceptons de donner de notre temps parfois pour aider. Ce qui est important c’est que les malheurs des autres ne passent pas inaperçus â coté de nous. Une parole parfois peut apporter beaucoup.       <br />
              <br />
       Hélas! notre société invite plutôt à la dureté, c’est pourquoi les catholiques croyants doivent lutter de diverses façons pour que la bonté, la compassion pour les autres soient au rendez-vous dans notre société.       <br />
       i^^       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à partager un peu plus ce que nous avons, pas seulement nos ressources, notre argent, mais surtout notre cœur, Je le souhaite pour tous et pour toutes.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       13 juillet 2021       <br />
       <!--       <br />
       Reprise en 2018 de l'homélie de 2015 et retravaillée toujours accessible. Celle du 13 juillet 2015 est en stock, c'est celle-là qui est reprise ici avec quelques corrections-->       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs » (Jr 23, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Quel malheur pour vous, pasteurs !       <br />
       Vous laissez périr et vous dispersez       <br />
       les brebis de mon pâturage       <br />
       – oracle du Seigneur !       <br />
                C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël,       <br />
       contre les pasteurs qui conduisent mon peuple :       <br />
       Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées,       <br />
       et vous ne vous êtes pas occupés d’elles.       <br />
       Eh bien ! Je vais m’occuper de vous,       <br />
       à cause de la malice de vos actes       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
               Puis, je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis       <br />
       de tous les pays où je les ai chassées.       <br />
       Je les ramènerai dans leur enclos,       <br />
       elles seront fécondes et se multiplieront.       <br />
                Je susciterai pour elles des pasteurs       <br />
       qui les conduiront ;       <br />
       elles ne seront plus apeurées ni effrayées,       <br />
       et aucune ne sera perdue       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
                Voici venir des jours       <br />
       – oracle du Seigneur,       <br />
       où je susciterai pour David un Germe juste :       <br />
       il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence,       <br />
       il exercera dans le pays le droit et la justice.       <br />
                En ces jours-là, Juda sera sauvé,       <br />
       et Israël habitera en sécurité.       <br />
       Voici le nom qu’on lui donnera :       <br />
       « Le-Seigneur-est-notre-justice. »       <br />
              <br />
                – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité » (Ep 2, 13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
                maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin,       <br />
       vous êtes devenus proches par le sang du Christ.       <br />
                C’est lui, le Christ, qui est notre paix :       <br />
       des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ;       <br />
       par sa chair crucifiée,       <br />
       il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;       <br />
                     il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.       <br />
       Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen,       <br />
       il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,       <br />
                et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps       <br />
       par le moyen de la croix ;       <br />
       en sa personne, il a tué la haine.       <br />
                Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix,       <br />
       la paix pour vous qui étiez loin,       <br />
       la paix pour ceux qui étaient proches.       <br />
                Par lui, en effet, les uns et les autres,       <br />
       nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.       <br />
              <br />
                – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       après leur première mission,       <br />
           les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,        <br />
       et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Venez à l’écart dans un endroit désert,        <br />
       et reposez-vous un peu. »        <br />
       De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,        <br />
       et l’on n’avait même pas le temps de manger.        <br />
           Alors, ils partirent en barque        <br />
       pour un endroit désert, à l’écart.        <br />
           Les gens les virent s’éloigner,        <br />
       et beaucoup comprirent leur intention.        <br />
       Alors, à pied, de toutes les villes,        <br />
       ils coururent là-bas        <br />
       et arrivèrent avant eux.        <br />
           En débarquant, Jésus vit une grande foule.        <br />
       Il fut saisi de compassion envers eux,        <br />
       parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.        <br />
       Alors, il se mit à les enseigner longuement.        <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56061127-41817791.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B- Alors-a-pied-de-toutes-les-villes-ils-coururent-la-bas_a1017.html</link>
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