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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:25:56+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 21 décembre 2025. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757294-64417706.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016 et 13 décembre 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1277.html</link>
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   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C le 17 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes: Jérémie 38, 4-6.-10, Hébreux 12, 1-9 et Luc 12, 49-53.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379282-63200153.jpg?v=1654286621" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" />
     </div>
     <div>
      J’ai un confrère aimant bien l’humour qui, un jour, lorsqu’il avait terminé la lecture de cet évangile, ferma ostensiblement le <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> et lança d’un ton surpris « Quelle famille !».       <br />
              <br />
       La description des conflits et des oppositions qui attendent le disciple de Jésus est ainsi symbolisée par les divisons familiales ou entre amis. Elles sont le symbole d’une situation où l’annonce du salut que Dieu donne suscite non seulement des hésitations mais des oppositions.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le prophète Jérémie</span>       <br />
              <br />
       Cela est une longue histoire. Dans l’Ancien Testament, tout au cours de l’histoire du peuple élu, les prophètes ont rencontré des oppositions car ils allaient à contre-courant bien souvent des attentes simplistes et à courte vue de leurs contemporains.  Pour ceux-ci, les valeurs se limitaient à ce qu’on voit, au profit, à la réussite,  aux victoires guerrières, alors que les prophètes annonçaient une alliance où les cœurs sont changés, où le feu de l’amour a la première place. C'est ce message que Jésus reprend lorsqu’il dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »        <br />
              <br />
       Parmi les prophètes, la figure du prophète Jérémie est emblématique. On le voit aujourd’hui dans un récit très coloré : «   Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ». Au fond de cette citerne, Jérémie ne lâche pas. Il est à contre-courant, mais il s’appuie sur la Parole de Dieu qui le sauve de ce mauvais pas en changeant le cœur du roi qui donne cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
       On sait par la suite que les déboires du prophète Jérémie ne sont pas finis, mais on sait aussi qu’il demeurera toujours fidèle à l’annonce du salut que Dieu offre à son peuple dans une alliance où ce sont les cœurs qui sont visés et non seulement les pratiques et les observances de la  Loi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ces situations vécues par Jérémie se rencontrent, toutes proportions gardées, tout au long de l’histoire de l’Église. Au moment où saint Luc écrit son évangile, il commençait à y avoir des divisions et même des persécutions. Aujourd’hui, dans nos sociétés très sécularisées, la référence aux convictions religieuses est souvent mise à l’écart. Et pourtant, c’est ce qui fait vivre bien des gens. Les croyants dont nous sommes doivent donc s’attendre à aller à contre-courant, eux aussi, comme le prophète Jérémie.        <br />
              <br />
       Les papes depuis saint Jean-Paul II nous le rappellent souvent. À preuve ces mots de saint Jean-Paul II qui ont fait le tour du monde lors de son élection comme évêque de Rome et pape  le 22 octo­bre 1978 : «N'ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, à sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. »<!--dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> à-->À l’occasion de l’an 2000 il écrivait : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et , le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> à la suite du <span style="font-style:italic">Synode sur les jeunes</span> en octobre 2018 les invite, ainsi que tout le Peuple de Dieu, à  ne pas se laisser détourner des valeurs et de la foi professée malgré les oppositions et la diffusion des valeurs du monde, les fameuses « valeurs mondaines » dont le pape François parle fréquemment, souvent contraires à celles de l’Évangile. Je cite : « L’Église du Christ peut toujours succomber à la tentation de perdre l’enthousiasme parce qu’elle n’écoute plus l’appel du Seigneur au risque de la foi, l’appel à tout donner sans mesurer les dangers, et qu’elle recommence à chercher de fausses sécurités mondaines ». (<span style="font-style:italic">Christus vivit</span> n. 37)  « Soyez capables d’aller à contre-courant et sachez partager Jésus, communiquez la foi qu’il vous a offerte. Si seulement vous pouviez sentir dans le cœur le même mouvement irrésistible qui agitait saint Paul quand il disait : '' Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile '' » (1Co 9, 16). <span style="font-style:italic">(Ibidem</span>, n. 176) -->       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus à ses disciples que nous rappelons ce matin sont pour nous un encouragement bienvenu. Oui, son message est comme un feu qui réchauffe et qui éclaire même si sa diffusion ne sera pas sans rencontrer bien des obstacles, parfois près de nous : « le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère » écrit saint Luc de façon imagée.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous les vivons ces obstacles, chacun et chacune à notre façon. Nous aimerions que nos convictions soient partagées par nos concitoyens et concitoyennes et nous constatons, hélas! qu’ils se sont éloignés de l’héritage catholique reçu dans leurs jeunes années, du moins en ce qui nous concerne au Québec.        <br />
              <br />
       On peut se réjouir que les valeurs de solidarité, de partage et de respect soient maintenant partie prenante des valeurs que notre société exalte et défend ainsi que celles de la dignité des personnes et de la liberté. Ce qui peut attrister hélas! c’est que le nom de Jésus n'est plus proclamé ouvertement et sans crainte.        <br />
              <br />
       Comme les prophètes de l'Ancien Testament, nous avons à redire que ces belles valeurs que notre société vit ont  leur source dans un amour qui nous prévient et nous rejoint tous et toutes, celui de l’amour d’un Dieu solidaire avec l’humanité et qui lui  donne son Fils unique : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ».  (Jean 3, 16)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Faisons cette prière  en terminant :        <br />
              <br />
       Oui! Seigneur, répands le feu de ton amour sur la terre.       <br />
       Fais de tes enfants des témoins de cet  amour qui rejoint  toute l’humanité <!--Accorde la paix à notre monde ; -->       <br />
       Et fais disparaître les divisions nocives.       <br />
       Donne-nous la force de témoigner        <br />
       Que ton Fils Jésus est celui qui nous sauve       <br />
       Et celui qui nous conduit où tu nous attends       <br />
       Dans la joie d’une vie porteuse d’éternité        <br />
       Que tu nous as donnée et que nous te remettons.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       17 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 13 août 2019 et de celle du 9 août 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Lectures de la messe pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C</span>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Ma mère, tu m’as enfanté homme de querelle pour tout le pays » (cf. Jr 15, 10) (Jr 38, 4-6.8-10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       pendant le siège de Jérusalem,       <br />
       les princes qui tenaient Jérémie en prison       <br />
           dirent au roi Sédécias :       <br />
       « Que cet homme soit mis à mort :       <br />
       en parlant comme il le fait,       <br />
       il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville,       <br />
       et toute la population.       <br />
       Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche,       <br />
       mais son malheur. »       <br />
           Le roi Sédécias répondit :       <br />
       « Il est entre vos mains,       <br />
       et le roi ne peut rien contre vous ! »       <br />
           Alors ils se saisirent de Jérémie       <br />
       et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi,       <br />
       dans la cour de garde.       <br />
       On le descendit avec des cordes.       <br />
       Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue,       <br />
       et Jérémie enfonça dans la boue.       <br />
           Ébed-Mélek sortit de la maison du roi       <br />
       et vint lui dire :       <br />
           « Monseigneur le roi,       <br />
       ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie,       <br />
       c’est mal !       <br />
       Ils l’ont jeté dans la citerne,       <br />
       il va y mourir de faim       <br />
       car on n’a plus de pain dans la ville ! »       <br />
           Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien :       <br />
       « Prends trente hommes avec toi,       <br />
       et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie       <br />
       avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18)       <br />
              <br />
       R/ Seigneur, viens vite à mon secours ! (Ps 39, 14b)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir,       <br />
       j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       pour entendre mon cri.       <br />
              <br />
       Il m’a tiré de l’horreur du gouffre,       <br />
       de la vase et de la boue ;       <br />
       il m’a fait reprendre pied sur le roc,       <br />
       il a raffermi mes pas.       <br />
              <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
       Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,       <br />
       ils auront foi dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je suis pauvre et malheureux,       <br />
       mais le Seigneur pense à moi.       <br />
       Tu es mon secours, mon libérateur :       <br />
       mon Dieu, ne tarde pas !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He 12, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes entourés d’une immense nuée de témoins,       <br />
       et débarrassés de tout ce qui nous alourdit       <br />
       – en particulier du péché qui nous entrave si bien –,       <br />
       courons avec endurance       <br />
       l’épreuve qui nous est proposée,       <br />
           les yeux fixés sur Jésus,       <br />
       qui est à l’origine et au terme de la foi.       <br />
       Renonçant à la joie qui lui était proposée,       <br />
       il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice,       <br />
       et il siège à la droite du trône de Dieu.       <br />
           Méditez l’exemple       <br />
       de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité,       <br />
       et vous ne serez pas accablés par le découragement.       <br />
           Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang       <br />
       dans votre lutte contre le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Je suis venu apporter un feu sur la terre,       <br />
       et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !       <br />
           Je dois recevoir un baptême,       <br />
       et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !       <br />
           Pensez-vous que je sois venu       <br />
       mettre la paix sur la terre ?       <br />
       Non, je vous le dis,       <br />
       mais bien plutôt la division.       <br />
           Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :       <br />
       trois contre deux et deux contre trois ;       <br />
           ils se diviseront :       <br />
       le père contre le fils       <br />
       et le fils contre le père,       <br />
       la mère contre la fille       <br />
       et la fille contre la mère,       <br />
       la belle-mère contre la belle-fille       <br />
       et la belle-fille contre la belle-mère. »       <br />
              <br />
         – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379282-63200153.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Je-suis-venu-apporter-un-feu-sur-la-terre_a1258.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-87601175</guid>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »</title>
   <pubDate>Tue, 01 Jul 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C le 6 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87601175-62122454.jpg?v=1651577895" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, l’évangile nous parle de 72 personnes, des disciples de Jésus, dont ne savons aucun nom et que Jésus charge de répandre son message. Ce sont des témoins de Jésus. Ils ont un nom bien sûr, mais on ne l’a pas retenu comme celui des douze apôtres, par exemple : Pierre, Jean, Jacques, Mathieu etc.        <br />
              <br />
       On pourrait dire qu'ils étaient des gens de la base, des gens ordinaires. À qui cela vous-fait-il penser?...à nous, tous et toutes n’est-ce pas? On n’est pas des saint Pierre ou des saint Jean, ni un pape Léon ou un cardinal Lacroix. Mais c'est nous les 72 disciples d’aujourd’hui auxquels Jésus s’adresse en envoyant les premiers 72 disciples qui seront les précurseurs de milliers et de milliers d’autres dont nous sommes.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La mission c’est pour tous</span>       <br />
              <br />
       Un premier constat ressort de cette observation. Cela veut dire que dans l’Église ce ne sont pas seulement des témoins et des personnages extraordinaires qui sont nécessaires, ce sont tous les chrétiens et chrétiennes qui ont la mission de répandre le message de Jésus.        <br />
              <br />
       En d’autres mots, on ne peut pas dire : annoncer, répandre le message de Jésus c’est l’affaire du pape, des évêques, des prêtres,  de ceux et celles qui travaillent dans la pastorale, non on doit se dire, c’est mon affaire, moi aussi.  Voyez-vous Jésus veut répandre son message par la base comme on dit. Il veut que ce soit un beau-frère, une belle-sœur, des parents, des grands-parents, des amis, des compagnons ou compagnes de travail qui parlent de lui, de diverses façons : par le sérieux de leur foi qu’ils ne cachent pas, par des conseils, par des gestes d’entraide, par leur présence, par leur compassion et leur accueil etc.       <br />
              <br />
       Dans l'annonce de l'évangile, tous et toutes doivent mettre la main à la pâte. C’est une responsabilité liée à notre baptême et à notre confirmation. C’est tout le peuple de Dieu, comme le dit le Concile Vatican II, qui a la mission de répandre la Bonne Nouvelle du Salut.       <br />
              <br />
       Voilà ce qui est préfiguré par l’envoi des 72 disciples par Jésus.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Conseils de Jésus pour la mission </span>       <br />
              <br />
       Vous me direz : « Oui, c’est bien beau…mais comment faire? » C’est une très bonne question à laquelle Jésus répond clairement dans les conseils qu’il donne aux 72. Regardons-les de plus près maintenant.       <br />
              <br />
       Jésus commence par demander de prier pour que Dieu envoie des ouvriers à sa moisson. Pourquoi? Parce que ce ne sont pas les personnes envoyées qui ont l’initiative. C’est Dieu. C’est lui qui convertit, qui rejoint les cœurs. Les 72 sont des instruments de la grâce de Dieu. Saint Paul le constatait à tout moment et cela lui faisait écrire aux Corinthiens « Celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu ». (I Corinthiens 3, 7) Prier pour que Dieu envoie des ouvriers et ouvrières à sa moisson, ce dont nous avons tant besoin chez nous, au Québec, alors que les communautés religieuses et les grands séminaires se vident.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, Jésus prévient que la tâche de l’annonce de la Bonne Nouvelle ne sera pas toujours facile : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » dit-il. C’est quelque chose qu’on ressent fortement de nos jours au Québec où la religion et l’Évangile sont devenus dans les médias des sujets de moqueries et de rejets percutants parfois. Je vous fais grâce des propos malhonnêtes qu'on lit à certains moments et qui nous font mal. Un chromiqueur averti constate : " Le Québec contemporain est un désert spirituel, hostile à la religion de ses pères, mais prêt à s'ouvrir à toutes les religions exotiques" (Mathieu Bock-Côté dans Le Journal de Québec samedi 2 juillet 2016).       <br />
              <br />
       En troisième lieu, Jésus nous dit de ne pas nous embarrasser de trop de choses, d’y aller simplement avec notre être, avec ce que nous sommes, avec ce que nous avons reçu dans notre rencontre personnelle avec Dieu. Il l’exprime de façon imagée lorsqu’il dit : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales ». Saint François d’Assise a pris ces paroles à la lettre.        <br />
              <br />
       En quatrième lieu, Jésus nous invite à  semer la paix autour de nous - « Dites paix à cette maison » - et à prendre le temps pour le faire. Paris, dit-on, ne s’est pas construite en un jour. Prenez le temps, dit Jésus « Ne passez pas de maison en maison ». Faites-vous proches des gens. « Mangez avec eux, guérissez les malades ».        <br />
              <br />
       Et, en cinquième et dernier lieu, Jésus donne la clé de toutes ces initiatives sur le chemin de l’annonce de la Bonne Nouvelle : « Dites aux habitants  ‘ le règne de Dieu est tout proche de vous’ ». Voilà toute la beauté de la Bonne Nouvelle. Jésus vient pour nous montrer que Dieu n’est pas étranger à notre vie, perdu dans un firmament étoilé. Au contraire, il se fait proche. Il est présent à tout ce que nous faisons et désirons. Il se penche vers nous comme un Père plein d’attention et de tendresse.        <br />
       <!--En effet que sert de se dépenser sans jamais livrer ce qui est au cœur de notre foi : une Bonne Nouvelle qui ne vieillit pas, celle de l’amour de Dieu pour tous et toutes que Jésus nous révèle.-->       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Pour répondre à l’invitation de Jésus aux 72 disciples qui s’adresse à nous tous et toutes, prenons la peine, dans nos moments de répit au cours des vacances, de regarder sérieusement comment nous pouvons être de meilleurs disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       C’est à chacun et à chacune de se rendre disponible. Les moyens sont extrêmement variés. Je connais des gens qui le font avec beaucoup d’imagination comme cette grand-maman qui explique à ses petits enfants la célébration de la messe avant de les amener avec elle ou ce professeur qui surprend ses élèves en leur disant qu’il est un chrétien pratiquant ou ce sportif qui entre sur la glace en faisant le signe de croix.       <br />
              <br />
       Je pourrais continuer encore. Ce ne sont que des exemples qui nous invitent à nous laisser aller à la créativité. Les anciennes façons de faire disparaissent, mais la Bonne nouvelle ne disparaît pas pour autant, elle ne vieillit pas. Elle a besoin de témoins pour manifester que l'amour de Dieu n’est pas mort. C’est notre mission première aujourd’hui de faire comme les 72 disciples et de le proclamer selon nos dons et charismes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs. Nous proposons, sans forcer, sans imposer, comme dans l’évangile. Nous pouvons être sûrs que les fruits viendront. Nous ne les verrons peut-être pas, mais nous pouvons semer dans la confiance et dans la paix parce que l’action de Dieu n’a pas de limites ni de murs qu’elle ne peut franchir.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous permette de nous renouveler dans notre foi et notre espérance parce que nous avons toujours avec nous le Pain de la vie : Jésus qui accompagne et soutient nos efforts. Ce n’est pas sur nous-mêmes, mais c’est sur sa puissance et sur sa grâce que nous comptons.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        1 juillet 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise de  l'homélie du 28 juin 2016 et de celle du 28 juin 2022-->       <br />
              <br />
       <!--On ne connait pas les noms de ces 72  disciples choisis par Jésus pour aller porter son message à leur contemporains comme on ne connait pas les noms des disciples d’aujourd’hui qui annoncent chacun et chacune à leur façon la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu parmi nous. --><!--Les 72 ce sont aujourd’hui André, Chantal, Mario, Nathalie, Olivier, Guillaume, Nicole, Catherine etc.-->       <br />
       <!--       <br />
       L’envoi de 72 disciples en mission ne met pas de frontières à leur mission. Ce sont toutes les nations qui sont visées. Leur mission est universelle. -->        <br />
       <!--  I - <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
        Pour ces  ces 72 personnes que Jésus choisit, le message à proclamer est simple. Jésus le résume dans une  phrase : « le Règne de Dieu s’est approché ». Si on l'applique à nous qui so)mmes les 72 aujourd'hui, on se demande, avec raison, ce que cela veut dire.        <br />
              <br />
       En dehors de mes homélies, quand je rencontre des gens et qu’on parle de religion, s’ils le désirent, je ne leur ai jamais dit « Le Règne de Dieu s’est approché » et, pourtant, bien des fois j'en ai parlé.         <br />
              <br />
       Car qu'est-ce que c’est  que le Règne de Dieu si ce n’est pas le message que Dieu aime ses créatures que nous sommes, qu’il nous a donné Fils pour que par lui nous soyons sauvés (cf.  Jean 3, 16) et que cette Bonne Nouvelle du salut nous la répétions jusqu’aux extrémités du monde en proclamant l’essentiel de son message qui est le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (Cf. Jean 15, 12).        <br />
              <br />
       Chacun et chacune cherchera à trouver les mots et les gestes incarner ce message. La moisson est abondante mais les ouvriers comme le dit Jésus sont hélas peu nombreux.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Réjouissez-vous avec Jérusalem !       <br />
       Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !       <br />
       Avec elle, soyez pleins d’allégresse,       <br />
       vous tous qui la pleuriez !       <br />
              <br />
           Alors, vous serez nourris de son lait,       <br />
       rassasiés de ses consolations ;       <br />
       alors, vous goûterez avec délices       <br />
       à l’abondance de sa gloire.       <br />
           Car le Seigneur le déclare :       <br />
       « Voici que je dirige vers elle       <br />
       la paix comme un fleuve       <br />
       et, comme un torrent qui déborde,       <br />
       la gloire des nations. »       <br />
       Vous serez nourris, portés sur la hanche ;       <br />
       vous serez choyés sur ses genoux.       <br />
           Comme un enfant que sa mère console,       <br />
       ainsi, je vous consolerai.       <br />
       Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.       <br />
           Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;       <br />
       et vos os revivront comme l’herbe reverdit.       <br />
       Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)       <br />
       R/ Terre entière, acclame Dieu,       <br />
       chante le Seigneur ! (cf. Ps 65, 1)       <br />
              <br />
       Acclamez Dieu, toute la terre ;       <br />
       fêtez la gloire de son nom,       <br />
       glorifiez-le en célébrant sa louange.       <br />
       Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »       <br />
              <br />
       Toute la terre se prosterne devant toi,       <br />
       elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.       <br />
       Venez et voyez les hauts faits de Dieu,       <br />
       ses exploits redoutables pour les fils des hommes.       <br />
              <br />
       Il changea la mer en terre ferme :       <br />
       ils passèrent le fleuve à pied sec.       <br />
       De là, cette joie qu’il nous donne.       <br />
       Il règne à jamais par sa puissance.       <br />
              <br />
       Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :       <br />
       je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;       <br />
       Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,       <br />
       ni détourné de moi son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       reste ma seule fierté.       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
           Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,       <br />
       c’est d’être une création nouvelle.       <br />
           Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie       <br />
       et pour l’Israël de Dieu,       <br />
       paix et miséricorde.       <br />
           Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,       <br />
       car je porte dans mon corps       <br />
       les marques des souffrances de Jésus.       <br />
           Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       soit avec votre esprit. Amen.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse.       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
           Mais dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous ne serez pas accueillis,       <br />
       allez sur les places et dites :       <br />
           ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,       <br />
       nous l’enlevons pour vous la laisser.       <br />
       Toutefois, sachez-le :       <br />
       le règne de Dieu s’est approché.’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       au dernier jour,       <br />
       Sodome sera mieux traitée que cette ville. »       <br />
              <br />
           Les 72 disciples revinrent tout joyeux,       <br />
       en disant :       <br />
       « Seigneur, même les démons       <br />
       nous sont soumis en ton nom. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.       <br />
           Voici que je vous ai donné le pouvoir       <br />
       d’écraser serpents et scorpions,       <br />
       et sur toute la puissance de l’Ennemi :       <br />
       absolument rien ne pourra vous nuire.       <br />
           Toutefois, ne vous réjouissez pas       <br />
       parce que les esprits vous sont soumis ;       <br />
       mais réjouissez-vous       <br />
       parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »       <br />
              <br />
          – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/87601175-62122454.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Les-72-disciples-et-nous_a1252.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-84961777</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)</title>
   <pubDate>Tue, 04 Feb 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C le 9 février 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11, Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961777-60625954.jpg?v=1641354543" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      L'évangile de ce jour se termine avec ces mots « Désormais ce seront des hommes que tu prendras » adressés au pêcheur Simon Pierre sur les bords du Lac de Génésareth ou de Galilée pas loin de Nazareth. Cette phrase nous guidera dans la méditation des textes proposés aujourd'hui pour la liturgie du 5e dimanche ordinaire. J'aimerais guider cette méditation en faisant une application de l'épisode raconté à la vie de l'Église aujourd'hui, car ce me semble tout à fait pertinent et indiqué comme application.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les images</span>       <br />
              <br />
       Commençons par repérer les images qui nous aideront dans cette méditation.       <br />
              <br />
       La barque où s'entassent les pêcheurs sous la direction de Simon Pierre est une belle image de l'Église dans le monde. Elle est ballotée, mais ne sombre pas. Elle est collée aux événements qui la bousculent parfois comme la barque qui flotte sur les eaux. Dans les profondeurs des eaux se cachent des forces adverses, les forces du mal que Jésus est venu combattre.        <br />
              <br />
       Les pêcheurs représentent les disciples de Jésus que nous sommes. Ils se sentent abandonnés et se découragent devant le peu de résultat de leurs efforts. « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » dit Simon Pierre.       <br />
              <br />
       Les filets évoquent toutes les initiatives d'évangélisation de nos communautés et de nos groupes de croyants jeunes et moins jeunes qui désirent rassembler et réunir les gens de toutes sortes, dispersés un peu partout en privilégiant les plus démunis.       <br />
              <br />
       Maintenant que nous avons mis derrière les images retenues des réalités qui nous sont familières, regardons comment l'action de Jésus se déploie et ce faisant, nous comprendrons mieux comment il agit avec l'Église d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L'aujourd'hui de l'Église</span>       <br />
              <br />
       En effet, l'Église où nous vivons de nos jours avec les particularités locales et diocésaines ressemble à ce qui se passe autour de cette barque sur le Lac de Génésareth. Les communautés chrétiennes sont attentives à écouter la Parole de Dieu. Elles sont fidèles à l'Eucharistie où elles retrouvent Jésus assis et enseignant par les gestes et les paroles de la liturgie.       <br />
              <br />
       Les membres des communautés chrétiennes entendent à travers la Parole de Dieu la même invitation que celle des pêcheurs avec Jésus : « Avancez au large ». Ils ont les mêmes hésitations, car leur Église, du moins la nôtre au Québec, jadis rayonnante et les églises bondées on fait place à la pénurie et à la disette.  Malgré leurs efforts, ils ne voient aucun résultat poindre à l'horizon bien que, parfois, quelques signes de renouveau apparaissent. Ils peuvent dire, en vérité, nous avons peiné depuis des années et nous n'avons rien pris.       <br />
              <br />
       C'est devant cette tentation de lâchage, de désespoir même que la figure de Jésus que nous présente l'évangile de ce jour prend toute son importance.       <br />
              <br />
       Revenons au texte de l'évangile. Que dit Jésus et que fait-il? Ses paroles sont claires « Avancez au large et jetez les filets ». Ce sont des paroles qui envoient comme d'autres qui leur ressemblent : « Allez de toutes les nations, faites des disciples. Baptisez-les ». Ce n'est pas une simple invitation comme « Si vous le voulez bien allez au large », non c'est un impératif, une mission. « Avancez » sans vous poser de questions, en faisant confiance à mes paroles. Laissez de côté les trucs qui vous sécurisent et annoncez la Bonne Nouvelle. Comme le prophète Isaïe dans la première lecture, les apôtres ont répondu : « Nous  voici : envoie-nous ! » <!--« Et, laissant tout, ils le suivirent ».-->       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire de même. Tel est  l'enseignement principal de cet épisode : « Faire confiance à la parole de Jésus et aller » sans s'arrêter à faire des plans compliqués et à se préoccuper des résultats. C'est Jésus qui prend désormais le contrôle de la barque.       <br />
              <br />
       L'abandon et la confiance des pêcheurs sont tellement récompensés que les barques débordent de poisson. Les pêcheurs en sont non seulement étonnés mais apeurés et déboussolés au point où ils veulent s'arrêter là. Mais Jésus leur ouvre une espace nouveau où la lac de Génésareth devient le monde entier où ils sont envoyés et où ils deviendront « pêcheurs d'hommes ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La part des disciples que nous sommes</span>       <br />
              <br />
       Après le parcours rapide de ce bel épisode de l'évangile de saint Luc, il est temps d'appliquer à nous et à notre Église les leçons qui y figurent.       <br />
              <br />
       La première a trait à la communauté qu'est l'Église. L'apôtre Pierre n'est pas seul dans sa barque, de même le chrétien n'est pas seul dans sa foi. Il est membre d'un groupe, d'une communauté rassemblée dans la foi reçue des apôtres. L'Église est une barque qui accueille plein des gens de partout. Elle est plus grande que lui. Il en est un membre comme tous les autres qui en font partie comme les membres d'un Corps, un Corps mystique dit-on. Même le dernier arrivé, comme saint Paul qui se dit l'avorton, a sa place et sa mission particulière dans l'Église et tous les membres se retrouvent dans la proclamation de la Seigneurie de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité par la main de Dieu.       <br />
              <br />
       La deuxième leçon nous touche directement. Elle nous invite à mettre la main à la pâte chacun et chacune individuellement et en groupe. Les pêcheurs qui  se lancent de nouveau sur le lac à la suite de la parole de Jésus « Avancez au large », le font ensemble. Chacun y met du sien. Ils s'entraident fraternellement : « Ils firent signe à leur compagnons de venir les aider ».  Quelle belle leçon et quel questionnement aussi pour nous aujourd'hui. Est-ce que nous ne restons pas trop souvent assis dans notre coin?  Est-ce que nous ne faisons pas les gérants d'estrade au lieu de nous impliquer personnellement au nom de notre foi?        <br />
              <br />
       La troisième leçon est des plus encourageantes. Elle ressemble à celle de la multiplication des pains où il resta douze  corbeilles après que la foule eut mangé à sa faim. Ici ce sont les filets qui se déchirent car la pêche est vraiment miraculeuse. La puissance de Dieu fait des merveilles hier, aujourd'hui et demain. Nous ne les voyons pas toujours, mais il suffit de Lui  donner notre confiance absolue et de Lui remettre le contrôle pour que Lui fasse fructifier sa Parole au centuple.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, n'ayons pas peur aujourd’hui de suivre l'exemple de Simon Pierre et des pêcheurs avec lui sur le lac de Génésareth et disons avec foi « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, nous allons jeter les filets ».       <br />
              <br />
       À chaque messe, lorsque le prêtre ou le diacre nous dit à la fin de la messe « Allez dans la paix du Christ », il nous envoie de nouveau dans la barque sur les eaux du monde pour être des hommes et des femmes « pêcheurs » qui annoncent la Bonne Nouvelle du Christ, mort pour nos péchés, mis au tombeau, ressuscité et toujours vivant.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       4 février 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 3 février 2016 et 1 février 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961777-60625954.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-peche-miraculeuse-Luc-5-1-11_a1225.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-84961769</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 janvier 2025. Dimanche de la Parole de Dieu. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Néhémie 8, 1-4a.5-6.8-10, I Corinthiens 12, 12-30, Luc 1, 1-4; 4, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961769-60625942.jpg?v=1642368771" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »" />
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      Les lectures d'aujourd'hui sont d'une telle richesse qu'on souhaiterait pouvoir reprendre chacune pour elle-même et la commenter longuement. Comme elles sont été choisies pour accompagner notre liturgie de ce dimanche  qui est le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole</span>, essayons d'en voir les applications qui s'en dégagent pour nous et notre assemblée. Notre fil conducteur sera le livre ouvert.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une lecture qui surprend</span>       <br />
              <br />
       Lorsque Jésus ouvre le livre à la synagogue, il lit un passage des plus importants qui décrit par avance sa mission avec les mots du prophète Isaïe.  « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur  ». On s'imagine facilement tout l'émoi qu'il a ressenti en prononçant ces paroles. Il ne pouvait  pas ne pas en être touché à ce moment-là.       <br />
              <br />
       Saint Luc continue de nous faire suivre  Jésus sur les chemins de Galilée. Celui-ci  s'est éloigné de sa famille et il a commencé à prêcher la Bonne Nouvelle.  Il a été baptisé par Jean-Baptiste comme on l'a célébré l'avant-dernier dimanche. Il a déjà appelé quelques disciples et les foules le suivent pour l'entendre et pour lui présenter leurs maladies car il opère de nombreuses guérisons. Il fait déjà figure de personnage hors  norme. Il revient dans son village.       <br />
              <br />
       Le texte d'Isaïe qu'il lit s'applique à lui parfaitement. Les gens ne sont pas sans se rendre compte qu'ils sont devant quelque chose de nouveau et d’inédit. Avec Jésus il se passe quelque chose de spécial. Il est déjà celui qui libère les pauvres, qui fait voir les aveugles, qui fait entendre les sourds, comme le proclame Isaïe.        <br />
              <br />
       Jésus en ouvrant le livre s'inscrit dans une histoire et recueille un héritage. Sa mission en est une qui rejoint les attentes de son peuple. Il n'est plus seulement le fils du village. Il est le porteur du salut pour son peuple et pour l'humanité. Il en est maintenant très conscient. Tous ont les yeux fixés sur lui. Il n'hésite pas et il plonge. Il leur dit : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ». Voilà!       <br />
              <br />
       Cet épisode que saint Luc nous raconte campe dès les débuts de la prédication de Jésus un personnage rempli d'assurance, décidé à accomplir la volonté de Dieu sur lui quelle qu'en soit l'issue. Il vit dans l'aujourd'hui  de Dieu.       <br />
               <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La célébration d'Esdras</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous présente un temps fort de cet aujourd'hui de Dieu lors du retour des juifs de leur exil à Babylone (vers 459 avant Jésus-Christ). C'est un des leurs, Esdras qui se charge d'en faire la célébration qui nous est rapportée avec plein de détails.  Nous avons ici un autre moment charnière de l'histoire du salut où dans le livre ouvert comme à Nazareth se rencontrent les espoirs et les attentes d’un peuple, son héritage et son avenir.        <br />
              <br />
       Le prêtre et scribe Esdras dresse un podium pour que la proclamation de la Parole de Dieu retrouvée dans le livre de la Parole de Dieu (le livre de la Loi) soit entendue de tout le monde. L’ouverture du livre de la Parole de Dieu est tout un cérémonial. Le livre est ouvert en grande pompe pour que les personnes se laissent rejoindre par ce qu’elles entendront. « Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : " Amen ! Amen !" ».        <br />
              <br />
       Dans cette célébration, c’est l'ouverture à la Parole de Dieu qui est ce qui est le plus important. Esdras lit un passage dans le livre de la Loi (de la Parole de Dieu), puis les Lévites (ses assistants) traduisent, donnent le sens, et l’on peut comprendre.       <br />
              <br />
       Traduire, donner le sens et faire comprendre, des mots qui s’appliquent encore aujourd’hui à notre lecture de la Parole de Dieu.  Car celle-ci n’est pas une lettre morte, mais une parole vivante qui contient toujours des choses nouvelles. Comme au temps d’Esdras, la Parole de Dieu est notre album de famille qui contient les récits des événements importants de l’histoire de la rencontre de Dieu avec l’humanité à travers de grands témoins de ces rencontres comme Abraham, Moïse, David et les prophètes de l’Ancien Testament. Ils sont suivis du précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, puis des apôtres avec au premier rang saint Pierre et saint Paul dont on a conservé de nombreuses lettres que nous lisons encore aujourd’hui à la messe. Ces lettres s'ajoutent aux autres écrits du Nouveau Testament notamment les évangiles qui rapportent les faits et gestes de Jésus qu’on a recueillis après sa Résurrection.       <br />
              <br />
       Tous ces récits et ces textes sont pour nous les sources principales de notre foi. C’est pourquoi, il est important de se le dire et de se le redire souvent, de les ouvrir et de les écouter dans la foi.       <br />
              <br />
       III -<span style="font-style:italic"> Le Corps Mystique</span>       <br />
              <br />
       La meilleure façon de le faire  est de se rassembler ensemble pour, comme au temps d’Esdras et de Jésus, entendre la Parole de Dieu ensemble. Celle-ci a une force particulière lorsqu’elle est proclamée et célébrée en communauté. Les juifs le faisaient à la synagogue comme on le voit dans la scène qui nous est racontée par saint Luc ce matin. Les premiers chrétiens, eux,  le faisaient en se réunissant dans les maisons des uns et des autres et même parfois dans les catacombes (des lieux de sépulture souterrains où ils ensevelissaient leurs morts dont plusieurs peuvent encore être visitées à Rome).         <br />
              <br />
       Encore de nos jours, le livre de la Parole de Dieu, continue de rassembler. Ouvrons le livre de la Parole de Dieu chez nous ou avec des contacts par Zoom ou Facebook, par exemple ou dans des maisonnées virtuelles.  Lorsque nous célébrons en "présentiel" comme on dit, on porte  <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> avec respect, on le montre à l'assemblée, on le baise. La liturgie nous en fournit des extraits bien choisis à chaque dimanche dans cette partie de la messe qu’on appelle la <span style="font-style:italic">Liturgie de la Parole</span>.        <br />
              <br />
       C’est dans l’écoute de la Parole de Dieu que se forme et que vit ce corps dont parle saint Paul qui est l’assemblée des personnes croyantes, l’Église. La Parole de Dieu rassemble et nourrit chaque membre du Corps mystique du Christ qui est l’Église<!--       <br />
       Les retombées de la lecture et de l'écoute de la Parole de Dieu sont décrites par saint Paul en développant l’image des membres d'un corps--> où tous sont sur un pied d'égalité et ont la même importance. « [Dieu] a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.  Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, que ces scènes du livre ouvert des Écritures, de la Parole de Dieu soient pour nous une invitation à nous tourner toujours de plus en plus vers Jésus, Parole de Dieu incarnée.  Comme le dit le début de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> c'est toujours par Lui que Dieu parle aujourd'hui comme alors : « À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes ».       <br />
              <br />
       « En ces jours où nous sommes  »... Jésus, le Fils du Père est bien au milieu de nous ce matin par sa Parole et par le Pain et le Vin consacrés. En ce dimanche de la Parole de Dieu pour lequel le pape François  a choisi comme devise les paroles du psalmiste : « J'espère en ta parole» ( Psaume 119, 74), accueillons Jésus avec un cœur aimant et avec une foi totale..       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       21 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 janvier 2019 et 18 janvier 2022--`>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Il y a dans l'évangile qui vient d'être lu deux extraits de l'évangile de saint Luc des plus intéressants et éclairants pour comprendre la mission de Jésus dans le monde. Le premier extrait est tiré du commencement de l'écrit de saint Luc qui présente son propos et le second nous relate la visite de Jésus à Nazareth après son baptême par Jean-Baptiste au moment où il commence sa prédication du Royaume de Dieu et se lance dans ce qu'on a appelé sa vie publique. Ces deux extraits sont accompagnés d'une première lecture qui est  un des très beaux moments de l'histoire du peuple hébreu raconté par un personnage qui a été très important dans le Retour d'exil du peuple hébreu. Il s'appelle Néhémie.       <br />
              <br />
       Un fil conducteur relie ces trois textes : c'est celui de la Parole de Dieu qui est toujours à l'oeuvre, en action.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L'exorde de l'évangile de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       De ce point de vue là, celui de la Parole de Dieu qui est toujours à l'oeuvre, la présentation que fait saint Luc de son travail d'évangéliste est fascinante. Saint Luc nous dit que son propos est de faire un exposé le plus précis possible pour  mettre les gens en contact avec un riche enseignement, celui de Jésus de Nazareth.        <br />
              <br />
       Relisons ce passage : "Beaucoup ont entrepris, écrit saint Luc, de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. " (Luc 1, 1-4)       <br />
              <br />
       Qu'est-ce que se propose saint Luc ? Rendre compte de la solidité des enseignements reçus et en faire un exposé suivi. En d'autres mots, saint Luc se propose bien sûr de de raconter ce qu'il a recueilli auprès de ceux et celles qui ont connu Jésus et qu'il a interrogé notamment Marie, la mère de Jésus. Il va se fier à ces témoins privilégiés car, lui, il n'a pas connu Jésus. On sait qu'il a été converti par saint Paul, qu'il était médecin (Colossiens 4, 14), qu'il l'a suivi jusqu'à sa mort. Saint Luc recueille donc et transmet le message reçu des premiers témoins des enseignements de Jésus qui est la Parole de Dieu parmi nous. Il s'en fait ainsi lui-même le témoin.        <br />
              <br />
       Ce qui est important ici c'est de retenir que saint Luc nous présente dans son évangile le témoignage d'une Parole de Dieu toujours vivante et toujours nouvelle. Et dans l'autre extrait de l'évangile de saint Luc que nous avons entendu, celui-ci nous montre que c'est cette Parole de Dieu qui a été pleinement agissante en Jésus.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Cette Parole s'accomplit aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que nous voyons dans cette visite de Jésus à Nazareth que saint Luc commente en écrivant "Aujourd'hui la Parole de Dieu s'accomplit".        <br />
              <br />
       Saint Luc raconte l'événement en détail, ce qui montre qu'il a de bonnes sources. Cette visite arrive lorsque Jésus revient en Galilée et à Nazareth où il avait grandi précise saint Luc. Sa présence à la prière dans la synagogue n'est pas surprenante. Jésus se mêle à ses concitoyens. Il va prier avec eux le jour du sabbat. Il est invité à lire l'Écriture. Saint Luc fait comme une photographie de Jésus à ce moment-là : il se lève, on lui présente le livre, il l'ouvre, il lit, puis referme le livre, le rend au servant et s'assoit. Jusque-là on pourrait dire que saint Luc est un bon journaliste, mais ce serait se méprendre, car saint Luc introduit dans cette scène un extrait des Écritures saintes  que Jésus reprend à son compte et qui révèle la mission qui sera la sienne : apporter le salut de Dieu à l'humanité.        <br />
              <br />
       Le texte que saint Luc fait lire à Jésus est tiré du prophète Isaïe dans l'Ancien Testament qui annonce dans ce passage  que Dieu enverra à son peuple un Sauveur, qu'il a consacré. Et que fera celui-ci ? Il apportera la Bonne Nouvelle. À qui ? Aux pauvres, aux prisonniers, aux aveugles, aux opprimés. Cette Bonne Nouvelle sera libératrice, elle apportera la lumière, elle sera remplie de bienfaits. Ce Sauveur c'est Jésus qui est là. "Cette parole de l'Écriture c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit" leur dit Jésus.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>        <br />
              <br />
       Jésus est lui-même la Parole de Dieu. Cette Parole s'est manifesté auparavant dans l'Ancienne Alliance dont la première lecture nous donne un des moments forts. L'assemblée du peuple autour de la Parole retrouvée après l'exil du peuple d'iIraël à Babylon est une assemblée non seulement joyeuse, mais reconnaissante de cette présence de Dieu au milieu de lui. Le prêtre Esdras s'écrie : "Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu. Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart!". La Parole de Dieu remplit de joie et envoie.       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la Parole de Dieu continue de vivre dans les disciples de Jésus, dans l'Église et dans le monde. Cette Parole est proclamée par des hommes et des femmes qui se penchent vers les pauvres, qui visitent les prisonniers, qui aident les démunis de toutes sortes. Ils se rappellent la parole de Jésus : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs" (Marc 2, 17).        <br />
              <br />
       Ils se laissent envahir par l'élan du message de Jésus qui a donné l'exemple en donnant sa vie pour ses frères et soeurs leur permettant ainsi de devenir fils et filles de Dieu appelés à devenir avec lui membres d'un Corps dont il est la Tête et dont ils sont les membres comme l'explique saint Paul aux Corinthiens dans le texte de la seconde lecture : "Nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps... Vous êtes le Corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps"       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu n'a pas fini de produire des fruits chez nous, dans nos assemblées et dans le monde malgré les déchirures et les blessures qui s'y rencontrent : haine, violence, oppressions de toutes sortes etc. Elle a maintenant pour nous un visage de chair en Jésus. C'est lui qui est la Parole. Regardons-le agir et nous trouverons le vrai chemin pour aller à Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie est un jalon sur notre route. Elle nous permet de vivre ensemble l'écoute de la Parole et de célébrer Celui qui est la Parole de Dieu faite chair. Son Corps et son Sang qu'il nous a laissés en partage sous les signes du Pain et du Vin nous accompagnent dans la route qui est la nôtre et nous permettent d'aller de l'avant dans la joie et l'action de grâces comme le recommandait le prêtre Esdras en disant "la joie du Seigneur est votre rempart".       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 janvier 2025       <br />
       -->       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tout le peuple écoutait la lecture de la Loi » (Ne 8, 2-4a.5-6.8-10)       <br />
       Lecture du livre de Néhémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le prêtre Esdras apporta le livre de la Loi       <br />
       en présence de l’assemblée,       <br />
       composée des hommes, des femmes,       <br />
       et de tous les enfants en âge de comprendre.       <br />
       C’était le premier jour du septième mois.       <br />
           Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux,       <br />
       fit la lecture dans le livre,       <br />
       depuis le lever du jour jusqu’à midi,       <br />
       en présence des hommes, des femmes,       <br />
       et de tous les enfants en âge de comprendre :       <br />
       tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.       <br />
           Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois,       <br />
       construite tout exprès.       <br />
           Esdras ouvrit le livre ;       <br />
       tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée.       <br />
       Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.       <br />
           Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand,       <br />
       et tout le peuple, levant les mains, répondit :       <br />
       « Amen ! Amen ! »       <br />
       Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur,       <br />
       le visage contre terre.       <br />
           Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu,       <br />
       puis les Lévites traduisaient, donnaient le sens,       <br />
       et l’on pouvait comprendre.       <br />
              <br />
           Néhémie le gouverneur,       <br />
       Esdras qui était prêtre et scribe,       <br />
       et les Lévites qui donnaient les explications,       <br />
       dirent à tout le peuple :       <br />
       « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu !       <br />
       Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! »       <br />
       Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.       <br />
           Esdras leur dit encore :       <br />
       « Allez, mangez des viandes savoureuses,       <br />
       buvez des boissons aromatisées,       <br />
       et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt.       <br />
       Car ce jour est consacré à notre Dieu !       <br />
       Ne vous affligez pas :       <br />
       la joie du Seigneur est votre rempart ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15)       <br />
       R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit       <br />
       et elles sont vie. (cf. Jn 6, 63c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Accueille les paroles de ma bouche,       <br />
       le murmure de mon cœur ;       <br />
       qu’ils parviennent devant toi,       <br />
       Seigneur, mon rocher, mon défenseur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-30)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           prenons une comparaison :       <br />
       notre corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous,       <br />
       Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
           Le corps humain se compose non pas d’un seul,       <br />
       mais de plusieurs membres.       <br />
              <br />
           Le pied aurait beau dire :       <br />
       « Je ne suis pas la main,       <br />
       donc je ne fais pas partie du corps »,       <br />
       il fait cependant partie du corps.       <br />
           L’oreille aurait beau dire :       <br />
       « Je ne suis pas l’œil,       <br />
       donc je ne fais pas partie du corps »,       <br />
       elle fait cependant partie du corps.       <br />
           Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux,       <br />
       comment pourrait-on entendre ?       <br />
       S’il n’y avait que les oreilles,       <br />
       comment pourrait-on sentir les odeurs ?       <br />
           Mais, dans le corps,       <br />
       Dieu a disposé les différents membres       <br />
       comme il l’a voulu.       <br />
           S’il n’y avait en tout qu’un seul membre,       <br />
       comment cela ferait-il un corps ?       <br />
           En fait, il y a plusieurs membres,       <br />
       et un seul corps.       <br />
           L’œil ne peut pas dire à la main :       <br />
       « Je n’ai pas besoin de toi » ;       <br />
       la tête ne peut pas dire aux pieds :       <br />
       « Je n’ai pas besoin de vous ».       <br />
           Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates       <br />
       sont indispensables.       <br />
           Et celles qui passent pour moins honorables,       <br />
       ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ;       <br />
       celles qui sont moins décentes,       <br />
       nous les traitons plus décemment ;       <br />
           pour celles qui sont décentes,       <br />
       ce n’est pas nécessaire.       <br />
       Mais en organisant le corps,       <br />
       Dieu a accordé plus d’honneur       <br />
       à ce qui en est dépourvu.       <br />
           Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps,       <br />
       mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.       <br />
           Si un seul membre souffre,       <br />
       tous les membres partagent sa souffrance ;       <br />
       si un membre est à l’honneur,       <br />
       tous partagent sa joie.       <br />
              <br />
           Or, vous êtes corps du Christ       <br />
       et, chacun pour votre part,       <br />
       vous êtes membres de ce corps.       <br />
              <br />
           Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église,       <br />
       il y a premièrement des apôtres,       <br />
       deuxièmement des prophètes,       <br />
       troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ;       <br />
       ensuite, il y a les miracles,       <br />
       puis les dons de guérison,       <br />
       d’assistance, de gouvernement,       <br />
       le don de parler diverses langues mystérieuses.       <br />
           Tout le monde évidemment n’est pas apôtre,       <br />
       tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ;       <br />
       tout le monde n’a pas à faire des miracles,       <br />
           à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-14.27)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           prenons une comparaison :       <br />
       notre corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous,       <br />
       Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
           Le corps humain se compose non pas d’un seul,       <br />
       mais de plusieurs membres.       <br />
              <br />
           Or, vous êtes corps du Christ       <br />
       et, chacun pour votre part,       <br />
       vous êtes membres de ce corps.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture » (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Seigneur m’a envoyé,       <br />
       porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération.       <br />
       Alléluia. (Lc 4, 18cd)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Beaucoup ont entrepris de composer un récit       <br />
       des événements qui se sont accomplis parmi nous,       <br />
           d’après ce que nous ont transmis       <br />
       ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires       <br />
       et serviteurs de la Parole.       <br />
           C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi,       <br />
       après avoir recueilli avec précision des informations       <br />
       concernant tout ce qui s’est passé depuis le début,       <br />
       d’écrire pour toi, excellent Théophile,       <br />
       un exposé suivi,       <br />
           afin que tu te rendes bien compte       <br />
       de la solidité des enseignements que tu as entendus.       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit,       <br />
       revint en Galilée,       <br />
       sa renommée se répandit dans toute la région.       <br />
           Il enseignait dans les synagogues,       <br />
       et tout le monde faisait son éloge.       <br />
       Il vint à Nazareth, où il avait été élevé.       <br />
       Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat,       <br />
       et il se leva pour faire la lecture.       <br />
           On lui remit le livre du prophète Isaïe.       <br />
       Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :       <br />
           L’Esprit du Seigneur est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération,       <br />
       et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue,       <br />
       remettre en liberté les opprimés,       <br />
           annoncer une année favorable       <br />
       accordée par le Seigneur.       <br />
           Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit.       <br />
       Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.       <br />
           Alors il se mit à leur dire :       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture       <br />
       que vous venez d’entendre »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961769-60625942.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-aujourd-hui-de-la-Parole-de-Dieu_a1224.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"</title>
   <pubDate>Tue, 31 Dec 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou Fête des Rois le 5 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989914-59469560.jpg?v=1636028759" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" />
     </div>
     <div>
      La fête de l'Épiphanie nous ramène chaque année le beau récit de la parabole des Rois mages que l'évangile désigne seulement comme des "mages". La tradition subséquente en fait des rois. Il n'est pas besoin de pouvoir vérifier l'historicité de cette histoire pour en tirer profit pour notre aventure spirituelle. Dans cette parabole des Mages, l'évangéliste saint Mathieu en résume bien le message. Ces trois personnages que la tradition a appelé Gaspard, Melchior et Balthazar sont pour nous des modèles dans notre cheminement de foi par les gestes qu'ils posent dans ce récit: l'adoration, l'offrande et la longue marche.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Adoration</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe lorsque les Mages ont rencontré Jésus, c'est l'adoration. Ils cherchaient Celui qui est au-dessus de tout, le Seigneur des seigneurs. Ils ne se laissent pas décourager par ce qu'ils voient : un enfant sur la paille. Au contraire, ils s'agenouillent et ils reconnaissent Celui que le monde attendait.        <br />
              <br />
       Ils l'adorent puisqu'en lui ils découvrent la manifestation de Dieu au monde non seulement pour le peuple d'Israël, mais pour tous les peuples comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : "les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile." (<span style="font-style:italic">Éphésiens 3, 6</span>)       <br />
              <br />
       Le mot ÉPIPHANIE qui vient du grec signifie cela. "επι" (epi) veut dire "sur" et φαίνω (phaïnò) "phanie" "apparition". Le terme grec peut ainsi se traduire par "manifestation", "rendre visible", "apparaître", "être évident". En Jésus Dieu s'est manifesté dans la chair, l'amour de Dieu est apparu dans le monde (<span style="font-style:italic">Tite 3, 4-5</span>). Cet amour de Dieu s'est manifesté sous les traits d'un enfant qui deviendra le Sauveur de l'humanité par son obéissance à Dieu et par le don de sa vie pour ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Comment ne pas se prosterner devant lui? Comme les mages. Lorsque nous faisons ce geste d'adoration nous reconnaissons la grandeur de l'amour de notre Dieu créateur et nous l'assurons non seulement de nos remerciements, mais aussi nous nous inclinons devant sa volonté de salut qui rejoint tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux. Nous reconnaissons que ce n'est pas nous qui donnons ce Salut dont a tant besoin l'humanité, mais que ce Salut est un pur don gratuit de sa part.       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et c'est pourquoi notre adoration est toujours en même temps une action de grâces pour les merveilles que Dieu a faites et qu'il continue de faire maintenant dans notre monde par la puissance de son Fils Jésus ressuscité des morts et établi puissant pour nous sauver (cf. <span style="font-style:italic">Romains 1, 3-4</span>) -->       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Offrande</span>       <br />
              <br />
       Les gestes d'adoration  se prolongent nécessairement chez les adorateurs et les adoratrices par un mouvement d'offrande. C'est ce qui est symbolisé par les offrandes des Mages: l'or, l'encens et la myrrhe (une sorte de résine aromatique qui a des propriétés antiseptiques).       <br />
              <br />
       Les Mages ont offert leurs trésors à Jésus et toi n'as-tu pas quelque chose à donner toi aussi penses-tu?        <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n'avons pas à apporter les mêmes offrandes. Nous ne sommes pas des rois. Nous sommes ce que nous sommes. Nous sommes  renvoyés à nous-mêmes, à nos misères, à nos biens et à nos talents.       <br />
              <br />
       Nos misères reconnues et assumées dans la foi peuvent être le plus beau don à l'Enfant Jésus. Nos biens et nos talents déposés à la crèche, eux, manifesteront la volonté de nous désapproprier de nous-mêmes et de nous ouvrir à l'action de Dieu. "Avant d'adorer cet enfant, décharge-toi de tout ce qui t'encombre" nous dit saint Jean Chrysostome, le grand prédicateur à la "bouche d'or", dans une belle homélie de l'Épiphanie (IVe siècle).       <br />
              <br />
       Misères et limites assumées, biens et richesses, talents et qualités mis au service de Dieu et de ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Quelles belles offrandes. C'est l'encens de notre petitesse et de nos misères qui plaît à Dieu, c'est l'or de nos biens et richesses matérielles et spirituelles que nous lui cédons et c'est la myrrhe de nos talents et qualités naturels reçus du créateur que nous offrons pour sa gloire,       <br />
              <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> La longue marche</span>       <br />
              <br />
       Le Mages ne se laissent pas enfermer dans l'étable de Bethléem. Aussitôt qu'ils le peuvent, ils cherchent un chemin pour regagner leur pays et ce faisant. ils deviennent des messagers de la Bonne Nouvelle annoncée par la naissance de cet Enfant: "Un Sauveur nous est né" avait dit l'Ange aux bergers lors de la naissance de Jésus (<span style="font-style:italic">Luc 2, 11</span>) . Ce message ils le répercuteront dans leurs contrées et dans leurs milieux respectifs. Un message qui déborde les frontières du Peuple d'Israël. Un message universel pour l'humanité toute entière.        <br />
              <br />
       C'est dans le caractère universel du Salut donné en Jésus que réside la beauté de ce mystère de l'Épiphanie - de la Manifestation du Christ aux nations.        <br />
              <br />
       Lorsque nous sommes fatigués en regardant autour de nous, que nous voyons la désaffectation religieuse de nos contemporains, au Québec notamment, et lorsque, d'autre part, nous reconnaissons dans les jeunes générations des attentes spirituelles évidentes, nous sommes invités comme les Rois mages à faire route avec nos contemporains, vieux et jeunes, et à leur dire "Un Sauveur nous est donné".        <br />
              <br />
       Nous aurons au cours de la nouvelle année des occasions de le faire soyez-en sûrs, car cette Bonne nouvelle est toujours actuelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La parabole des Mages ne peut nous laisser indifférents. Au lieu de nous demander : est-ce bien une étoile qui les a guidés, regardons plutôt les gestes qu'ils ont posés : adoration, offrande et longue marche. À leur exemple, efforçons-nous de cultiver ces trois gestes dans nos vies.        <br />
              <br />
       Cette Eucharistie déjà nous met en marche, elle nous fait entrer en adoration et elle nous permet de présenter notre vie à Dieu en offrande spirituelle en union avec celle du Christ.       <br />
              <br />
       Vivons ces moments ce matin en union avec nos frères et soeurs de tous les horizons et de toutes les nations.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 décembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 janvier 2016 et 28 décembre 2021-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle intitulé <span style="font-style:italic">Excerpta Latina Barbar</span>i conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989914-59469560.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-C-ou-fete-des-Rois-Adorer-offrir-marcher_a1213.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-82989909</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024</title>
   <pubDate>Tue, 24 Dec 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024.Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: 1 Samuel 1, 20-22.24-28, Jean 3, 1-2.21-24 et Luc 2,41-52.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989909-59469553.jpg?v=1635964573" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024" />
     </div>
     <div>
      Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. L’évangile nous présente un épisode des plus intéressants de la vie familiale de Jésus avec ses parents. C’est d’ailleurs le seul qui nous est rapporté avant qu’il ne quitte sa famille pour aller prêcher sur les routes de Palestine.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette scène de Jésus au Temple pour en tirer une nourriture spirituelle pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La scène de Jésus au Temple</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais, de prime abord, je suis surpris de cette scène. Ce n’est pas tous les adolescents du temps de Jésus qui se sentaient le goût de rencontrer des gens avertis dans leur foi et des maîtres comme ceux que saint Luc appelle les docteurs de la Loi. Par quels détours Jésus est-il passé pour arriver à cette rencontre ? On peut imaginer divers stratagèmes pour ce faire, mais on ne sait vraiment pas comment Jésus a fait pour se rendre auprès des docteurs de la Loi.        <br />
              <br />
       Pour moi, là n'est pas la question. La question importante est plutôt pourquoi cette démarche lui tenait-elle à cœur ? Voilà la question qui m'a intéressé. Pour y répondre j'ai vu un jeune Jésus, un jeune comme les autres, imprégné des usages juifs et de la Parole de Dieu qu’il écoutait tous les sabbats à Nazareth. En passant à l’adolescence. comme la plupart des adolescents, il se posait des questions sur ce qu’il deviendrait. Il connaissait l’histoire de Samuel - racontée dans la première lecture  - offert par ses parents au service du Seigneur à sa naissance et qui devint un grand prophète, celle aussi d'autres prophètes comme Isaïe, Ézéchiel ou Jérémie. Lui, Jésus, que deviendrait-il?        <br />
              <br />
       Ce cheminement se faisait dans le silence éclairé par la lumière que Dieu avait mise en lui depuis sa naissance. J’imagine que déjà Jésus comprenait qu’il était appelé à une mission spéciale. Et sa réponse à ses parents qui le retrouvent après des jours de recherche en donne l’essentiel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
              <br />
       Reconnaissons dans cette réponse que saint Luc met dans la bouche du jeune Jésus la perception et l’affirmation d’un lien particulier avec Dieu, un lien d’intimité et d’union qui se démarque des images d’un Dieu vengeur, culpabilisant ou justicier au profit d’un Dieu proche et miséricordieux comme un père. On voit déjà poindre la figure du père de l’enfant prodigue qui sera au coeur de l'enseignement de Jésus. Et sur la croix  une de ses dernières paroles sera adressée à son Père: « Père entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réaction de Marie et de Joseph</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant Marie et Joseph. Ils sont très près de leur fils. Ils le connaissent  bien, mais là ils sont mystifiés en entendant une  réponse qu'ils ne comprennent pas. En effet, ils sont de bons parents. Ils sont revenus sur leurs pas pour retrouver leur fils. Ils ne sont pas loin de penser à une fugue. Mais ils découvrent tout autre chose. Un adolescent qui, épris de la Parole de Dieu, a voulu la connaître encore mieux à l’écoute de ceux qui la proclament avec autorité.  Et dans le temps qu'il passe avec eux, il se laisse aller à partager ce qu’il en vit. Et ô surprise! les savants sont fascinés par cet adolescent. Ils lui posent leurs questions. Ils écoutent ses réponses.         <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus, de son côté, est surpris de lui-même. Et c’est dans cette rencontre avec les docteurs de la Loi que saint Luc situe l’éveil messianique de Jésus qui se découvre une vocation qui dépasse le contexte familial habituel. Il entrevoit qu’il est le Fils bien-aimé de Dieu. Cette révélation mûrira pendant de nombreuses années, mais elle ne disparaîtra jamais de son esprit et de sa vie.        <br />
              <br />
       Remercions saint Luc de nous avoir gardé le souvenir de cette première irruption de Dieu Père dans la vie de Jésus, une irruption qui laissera de nombreuses traces dans sa prédication plus tard et qu’il mettra au cœur de sa prière et de celle de ses disciples dont nous sommes à qui il dit : « Quand vous priez, dites :  Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  » (Luc 11, 2)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quel lien avec la fête de la Saint Famille pouvons-nous faire à partir de ces considérations ? C’est une bonne question.        <br />
              <br />
       Une première réponse pourrait être que dans toute famille la priorité est aux relations entre les personnes, des relations d’intimité et de respect comme on le voit dans cette scène où Marie et Joseph respectent la réponse de Jésus même s'ils ne la comprennent pas encore. La vie de la famille fournit une voie pour aller à Dieu. C’est à l’intérieur de sa famille humaine que le jeune Jésus chemine et qu’il découvre sa mission. Il est respecté dans ses choix et il est aimé par son père et sa mère. Il en est de même encore aujourd'hui pour nos jeunes.       <br />
              <br />
       Deuxième réponse : la famille n’est pas exempte de tensions et de moments difficiles parfois, comme les craintes et les peurs qu’ont vécues Marie et Joseph en constatant la disparition de leur fils et en le cherchant jusqu'à Jérusalem. La vie familiale est faite de hauts et de bas. C’est pourquoi, la prière et le dialogue sont une nécessité dans toute vie familiale : les parents avec les enfants, les enfants entre  eux, avec d’autres familles lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       La troisième réponse nous amène sur le terrain des vocations de chaque personne dans les familles. Il est essentiel que chaque personne dans la famille soit reconnue pour elle-même avec ses qualités et ses limites aussi,  qu’elle soit soutenue et surtout qu’elle ne soit jamais dévalorisée par des comparaisons blessantes. La couleur particulière de chaque personne enrichit la famille qui ainsi devient de plus en plus en plus l’image de la richesse de l’amour de Dieu pour ses enfants : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » nous dit la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces trois réponses présentent un idéal de vie familiale. La réalité concrète est  souvent plus contrastée, mais ne laissons pas celle-ci nous enlever le goût de mettre nos efforts pour arriver à une vie familiale sur le modèle de celle de Jésus, Marie et Joseph que l’Église nous invite à célébrer même si nous n’en connaissons pas les circonstances concrètes hormis cet épisode de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas une raison pour nous priver de l’imaginer et de prier pour que nous soyons de plus en plus comme Jésus  « chez notre Père », car Dieu est notre famille.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille a été très importante au Québec jusqu’à tout récemment. Elle prenait place au milieu des célébrations familiales du temps des Fêtes et du Jour de l’An. Elle était l’occasion d’échanges et de réjouissances.  Les plus anciens s’en rappellent avec joie. Les temps ont changé. Les familles sont parfois éclatées ou sont reconstituées. Cela ne doit pas nous empêcher d’y mettre ce qui est au cœur de toutes nos relations : l’amour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous nourrit au Sacrement de l’amour nous en remplisse et que nous devenions pour tous ceux et celles que nous fréquentons des frères et des sœurs, car nous sommes tous et toutes, fils et filles d’un même Père des cieux, appelés enfants de Dieu comme le dit saint Paul.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 décembre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 décembre 2021 et 26 décembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       Elcana s’unit à Anne sa femme,       <br />
       et le Seigneur se souvint d’elle.       <br />
           Anne conçut       <br />
       et, le temps venu, elle enfanta un fils ;       <br />
       elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)       <br />
       car, disait-elle,       <br />
       « Je l’ai demandé au Seigneur. »       <br />
           Elcana, son mari, monta au sanctuaire       <br />
       avec toute sa famille       <br />
       pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel       <br />
       et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.       <br />
           Mais Anne n’y monta pas.       <br />
       Elle dit à son mari :       <br />
       « Quand l’enfant sera sevré,       <br />
       je l’emmènerai :       <br />
       il sera présenté au Seigneur,       <br />
       et il restera là pour toujours. »       <br />
           Lorsque Samuel fut sevré,       <br />
       Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;       <br />
       l’enfant était encore tout jeune.       <br />
       Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,       <br />
       un sac de farine et une outre de vin.       <br />
           On offrit le taureau en sacrifice,       <br />
       et on amena l’enfant au prêtre Éli.       <br />
           Anne lui dit alors :       <br />
       « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !       <br />
       Aussi vrai que tu es vivant,       <br />
       je suis cette femme qui se tenait ici près de toi       <br />
       pour prier le Seigneur.       <br />
           C’est pour obtenir cet enfant que je priais,       <br />
       et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.       <br />
           À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.       <br />
       Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »       <br />
       Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)       <br />
       R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)       <br />
              <br />
       De quel amour sont aimées tes demeures,       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers.       <br />
       Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;       <br />
       mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !       <br />
              <br />
       Heureux les habitants de ta maison :       <br />
       ils pourront te chanter encore !       <br />
       Heureux les hommes dont tu es la force :       <br />
       des chemins s’ouvrent dans leur cœur !       <br />
              <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;       <br />
       écoute, Dieu de Jacob.       <br />
       Dieu, vois notre bouclier,       <br />
       regarde le visage de ton messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
           Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
           Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
           Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
              <br />
           Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
           Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur, ouvre notre cœur       <br />
       pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem       <br />
       pour la fête de la Pâque.       <br />
           Quand il eut douze ans,       <br />
       ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.       <br />
           À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,       <br />
       le jeune Jésus resta à Jérusalem       <br />
       à l’insu de ses parents.       <br />
           Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,       <br />
       ils firent une journée de chemin       <br />
       avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.       <br />
           Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,       <br />
       en continuant à le chercher.       <br />
              <br />
           C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,       <br />
       assis au milieu des docteurs de la Loi :       <br />
       il les écoutait et leur posait des questions,       <br />
           et tous ceux qui l’entendaient       <br />
       s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.       <br />
           En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,       <br />
       et sa mère lui dit :       <br />
       « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?       <br />
       Vois comme ton père et moi,       <br />
       nous avons souffert en te cherchant ! »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?       <br />
       Ne saviez-vous pas       <br />
       qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
           Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.       <br />
              <br />
           Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,       <br />
       et il leur était soumis.       <br />
       Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.       <br />
           Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,       <br />
       devant Dieu et devant les hommes.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989909-59469553.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-29-decembre-2024_a1212.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78602277</guid>
   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 21 juillet 2024. Textes : Jérémie 23, 1-6, Éphésiens 2, 13-18 et Marc 6, 30-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602277-57034185.jpg?v=1622121672" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »" />
     </div>
     <div>
      De quoi s’agit-il dans l’évangiled d’aujourd’hui? On peut retenir plusieurs choses comme l’invitation à se reposer un peu : « Venez à l’écart », ou la ruée des foules sur Jésus pour l’entendre ou encore le regard de Jésus sur le gens qui est saisi de compassion devant leurs attentes.        <br />
              <br />
       Derrière ces scènes charmantes sur le bord du Lac de Galilée, une constante se dégage : Jésus attire les foules. Nous voyons ici comme ailleurs dans l’évangile les gens courir après Jésus au point de lui enlever le temps de repos qu’il était en droit de prendre. Jésus et les apôtres qu’il a envoyés en mission ne peuvent se dérober aux foules qui ont le goût de les entendre de nouveau.        <br />
              <br />
       Arrêtons un peu sur ce phénomène, si vous le voulez bien       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Il leur enseignait longuement </span>       <br />
              <br />
       C’est bien sûr la personne même de Jésus qui attire : il fait des miracles, il guérit autour de lui, il est à l’écoute des gens, il ne condamne pas, il va vers les plus démunis et vers les petits.       <br />
              <br />
       Jésus a sûrement été une personne fascinante du genre de ce qu'on voit de nos jours avec une personne comme le pape François qui lui aussi attire les foules par sa simplicité, son ouverture et sa proximité avec les plus pauvres.       <br />
              <br />
       Mais dans les deux cas, pour juger de leur popularité, il faut aller plus loin que leur personne et nous trouvons la réponse dans l’évangile que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       Ce qui attire les foules c’est l’enseignement, le message qui est livré. De Jésus saint Marc dit « Il se mit à les instruire longuement ». Il leur enseignait longuement.  Et, comme Jésus, le pape François marque notre temps par des paroles fortes lors de ses voyages, dans ses homélies quotidiennes ou dans ses encycliques comme celle sur l’écologie et la protection de la terre, notre demeure commune qui se nomme Laudato si’ .       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un message qui ne passera jamais</span>        <br />
               <br />
       Quel est le message, l'enseignement qui est livré par Jésus ? Il ne s’agit pas d’un message théorique, de vérités à croire seulement ou d’une doctrine intellectuelle, mais d’un enseignement qui apporte aux gens une parole d’amour et d’espoir, une parole qui touche ce dont les personnes on le plus besoin. Ce sont des paroles qui sont « esprit et vie »  comme dira Jésus dans l’évangile de saint Jean (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 63). Jésus n’impose pas de fardeaux, il ne vient pas écraser les personnes, il vient les libérer, les rendre responsables et libres.       <br />
              <br />
       Le pape François reprend le même message. Vous vous souvenez de son mot sur les personnes homosexuelles qui a fait le tour du monde « Qui suis-je pour les juger? »       <br />
              <br />
       Des paroles qui ouvrent sur la compassion, la bonté et l’amour du prochain qui est le message central de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       Nous aujourd’hui comme disciples de Jésus, nous sommes appelés à apporter au monde ces paroles d’espoir, d’amour, de tendresse et de compassion dont il a tant besoin. Laissons-nous émouvoir comme Jésus devant les foules où on nous dit qu’il était pris de pitié devant elles. La pitié dont il est question ici c’est la compassion et la bonté.        <br />
              <br />
       Avoir pitié, dans le langage de tous les jours, c’est une phrase qui n’a pas bonne presse, qui ne sonne pas bien : « J’ai pitié de toi, pauvre toi ». « Ils  sont dans le trou, j’en ai pitié ». C’est souvent péjoratif, ça paraît comme du mépris. Mais la pitié dont fait état l’évangéliste en parlant du regard de Jésus sur les gens, c’est tout autre chose. La vraie pitié, c’est la bonté, la compassion. Compatir c’est se laisser toucher le cœur, se mettre à la place de l’autre, prendre le temps de le comprendre, de l’écouter, de lui apporter aussi de l’aide quand on peut .        <br />
              <br />
       C’est cela que veut dire l’évangéliste saint Marc lorsqu’il note que Jésus regardait les foules avec pitié.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Retenons cette leçon si vous le voulez et essayons nous aussi de regarder les gens autour de nous avec pitié c'est-à-dire avec bonté et compassion, Demandons au Seigneur de changer nos cœurs au besoin et acceptons de donner de notre temps parfois pour aider. Ce qui est important c’est que les malheurs des autres ne passent pas inaperçus â coté de nous. Une parole parfois peut apporter beaucoup.       <br />
              <br />
       Hélas! notre société invite plutôt à la dureté, c’est pourquoi les catholiques croyants doivent lutter de diverses façons pour que la bonté, la compassion pour les autres soient au rendez-vous dans notre société.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à partager un peu plus ce que nous avons, pas seulement nos ressources, notre argent, mais surtout notre cœur, Je le souhaite pour tous et pour toutes.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       16 juillet 2024       <br />
       <!--       <br />
       Reprise en 2018 de l'homélie de 2015 et retravaillée toujours accessible. Celle du 13 juillet 2015 est en stock, c'est celle-là qui est reprise ici avec quelques corrections- Reprise de  celle du 13 juillet 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs » (Jr 23, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Quel malheur pour vous, pasteurs !       <br />
       Vous laissez périr et vous dispersez       <br />
       les brebis de mon pâturage       <br />
       – oracle du Seigneur !       <br />
                C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël,       <br />
       contre les pasteurs qui conduisent mon peuple :       <br />
       Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées,       <br />
       et vous ne vous êtes pas occupés d’elles.       <br />
       Eh bien ! Je vais m’occuper de vous,       <br />
       à cause de la malice de vos actes       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
               Puis, je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis       <br />
       de tous les pays où je les ai chassées.       <br />
       Je les ramènerai dans leur enclos,       <br />
       elles seront fécondes et se multiplieront.       <br />
                Je susciterai pour elles des pasteurs       <br />
       qui les conduiront ;       <br />
       elles ne seront plus apeurées ni effrayées,       <br />
       et aucune ne sera perdue       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
                Voici venir des jours       <br />
       – oracle du Seigneur,       <br />
       où je susciterai pour David un Germe juste :       <br />
       il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence,       <br />
       il exercera dans le pays le droit et la justice.       <br />
                En ces jours-là, Juda sera sauvé,       <br />
       et Israël habitera en sécurité.       <br />
       Voici le nom qu’on lui donnera :       <br />
       « Le-Seigneur-est-notre-justice. »       <br />
              <br />
                – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité » (Ep 2, 13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
                maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin,       <br />
       vous êtes devenus proches par le sang du Christ.       <br />
                C’est lui, le Christ, qui est notre paix :       <br />
       des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ;       <br />
       par sa chair crucifiée,       <br />
       il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;       <br />
                     il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.       <br />
       Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen,       <br />
       il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,       <br />
                et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps       <br />
       par le moyen de la croix ;       <br />
       en sa personne, il a tué la haine.       <br />
                Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix,       <br />
       la paix pour vous qui étiez loin,       <br />
       la paix pour ceux qui étaient proches.       <br />
                Par lui, en effet, les uns et les autres,       <br />
       nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.       <br />
              <br />
                – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       après leur première mission,       <br />
           les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,        <br />
       et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Venez à l’écart dans un endroit désert,        <br />
       et reposez-vous un peu. »        <br />
       De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,        <br />
       et l’on n’avait même pas le temps de manger.        <br />
           Alors, ils partirent en barque        <br />
       pour un endroit désert, à l’écart.        <br />
           Les gens les virent s’éloigner,        <br />
       et beaucoup comprirent leur intention.        <br />
       Alors, à pied, de toutes les villes,        <br />
       ils coururent là-bas        <br />
       et arrivèrent avant eux.        <br />
           En débarquant, Jésus vit une grande foule.        <br />
       Il fut saisi de compassion envers eux,        <br />
       parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.        <br />
       Alors, il se mit à les enseigner longuement.        <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B- Alors-a-pied-de-toutes-les-villes-ils-coururent-la-bas_a1186.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » </title>
   <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 14 juillet 2024. Textes : Amos 7, 12-15, Éphésiens 1,3-14 et Marc 6, 7-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602276-57034182.jpg?v=1620914245" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " />
     </div>
     <div>
      Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus avec ses apôtres? Aujourd’hui, il les envoie en mission en leur donnant ses conseils, des conseils qui s’adressent aussi à chaque chrétien qui est, lui aussi, elle aussi, envoyé pour annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle autour de lui.  Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous.  Le pape nous a même donné un évêque auxiliaire originaire de Colombie , Mgr Juan Carlos Londoño . Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous. Les apôtres d'aujourd'hui c'est nous. Dieu compte sur nous pour l’évangélisation du monde, pas seulement sur le pape (qui le fait très bien) pas seulement sur les évêques et les prêtres, mais sur chacune et chacun d’entre nous.       <br />
              <br />
       Pourquoi Dieu compte-t-il ainsi sur nous? Eh bien! La réponse se trouve dans la deuxième lecture où saint Paul nous dit que Dieu nous a comblés de sa bénédiction. Il a fait de nous ses enfants. Il nous a choisis. Il nous a prédestinés à être des fils et des filles de Dieu. Nous sommes son peuple. Nous avons en héritage la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Alors si Dieu nous a beaucoup donné, nous devons donner à notre tour. S'il nous a fait connaître son amour pour nous, nous, nous devons en retour le faire connaitre autour de nous. Dans l’évangile de saint Mathieu Jésus dit dans le <span style="font-style:italic">Discours sur la montagne</span> « Vous êtes la lumière du monde. On ne met pas une lampe sous le lit, mais sur un chandelier pour qu’elle éclaire toute la maison ». Il ne dit pas seulement « Moi, je suis la lumière du monde » mais « vous, vous êtes la lumière du monde » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 5, 14-67).       <br />
              <br />
       Hé oui! D’une certaine façon, Dieu a besoin de nous, il compte sur nous pour répandre la Bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comment faire pour évangéliser : les conseils de Jésus       <br />
       </span>       <br />
       Évidemment, la question qui nous vient à l’esprit, tous et toutes, est la suivante : comment faire pour évangéliser, annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle ?       <br />
              <br />
       C’est à cette question que l’évangile d’aujourd’hui répond. Regardons-y de plus près. Qu'est-ce que Jésus donne comme conseils aux Douze (et à nous aussi)? Il dit de ne rien emporter, sinon un bâton, d’aller deux par deux, pas de pièces de monnaie, pas de sandales, pas de vêtement de rechange, et si on refuse de les accueillir, d’aller ailleurs.       <br />
              <br />
       Ces conseils sont bien adaptés à la vie en Palestine au temps de Jésus il y deux mille ans, mais ils ne sont pas à prendre à la lettre. Au Canada, par exemple, en hiver, il est sûr qu’on ne peut se promener nu-pieds lorsqu'il fait moins 20 °C. Même s’il faut savoir adapter nos manières de faire pour parler de Dieu, il faut se rappeler qu’il y a des choses qui, elles, ne changeront jamais.       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">Actualisation</span>       <br />
              <br />
       Pour aujourd'hui, il y a deux pistes qu’on peut retenir des conseils de Jésus et qui s'appliquent encore à nous. Au-delà des détails des moyens mis en œuvre, ces deux pistent gardent toujours une actualité certaine.       <br />
              <br />
       Premièrement : pour annoncer l’Évangile, il faut se débarrasser de l’accessoire, de ce qui n’est pas important. C’est la simplicité qui compte, car ce qu’on propose ce n’est pas une produit destiné à plaire, c’est Jésus lui-même. Le pape François l’a bien compris lorsqu’il a choisi d’habiter en dehors des appartements des autres papes se contentant d’une petite chambre et d’un bureau à la <span style="font-style:italic">Maison Sainte-Marthe</span> au Vatican. Ce qu’il faut donc, c’est une richesse d’amour dans le cœur pour nos frères et sœurs. Le reste, l’accessoire : argent, techniques de marketing, publicité, tout cela est utile mais jamais indispensable. Jésus nous a donné l’exemple d’une totale simplicité. Il a vécu pauvrement, il a partagé ce qu'il avait dans le cœur.       <br />
              <br />
       En second lieu, Jésus nous dit que le succès de notre évangélisation ne dépend pas de nous uniquement. « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.   « Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Le résultat de l'évangélisation ne dépend pas de nos efforts uniquement, mais de la grâce de Dieu.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui on rencontre souvent des insuccès. Autrefois tous étaient chrétiens au Québec : beaux-frères, belles-sœurs, cousins et cousines, amis, relations, voisins. Aujourd’hui beaucoup autour de nous ont tourné le dos à l’Église, à Jésus parfois, et se disent même athées. C’est une souffrance. On refuse de nous accueillir, d’accueillir Jésus.       <br />
              <br />
       En écoutant Jésus ce matin, nous sommes invités à respecter la liberté des personnes et à continuer avec patience à rendre témoignage. Il ne faut pas se décourager trop vite, et même si les fruits se font attendre, il faut continuer sans se lasser, car nous savons que Jésus nous laisse placer une semence, très petite parfois. Il faut faire confiance à la grâce de l'Esprit qui la fera croître et s’épanouir, car c'est Dieu qui donne la croissance. Saint Paul, un grand évangélisateur comme vous le savez, disait aux chrétiens de Corinthe « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance ». ( I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 3, 6).       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs et des semeuses. Dieu fait lever la semence quand bon lui semble. Nous y allons avec confiance et avec abandon à sa volonté dans la simplicité en allant à l'essentiel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Disons en conclusion que le message de l’évangile de ce dimanche est clair : annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour nous c’est notre mission à tous et à toutes. Nous avons beaucoup reçu, il est normal de donner en retour.       <br />
              <br />
       À nous d’y penser plus souvent…et nous trouverons plusieurs occasions de le faire de diverses manières, si nous sommes un peu attentifs : un mot d’encouragement, une réponse à une demande de service, une écoute de son ado, un partage avec des gens dans le besoin, une ouverture à des étrangers etc. Voilà autant de manières de dire l’amour de Dieu autour de nous, d'évangéliser, d'aller en mission et de proclamer la Bonne Nouvelle à laquelle nous croyons.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, cette messe, nous aide à être toujours de plus en plus, à la suite de Jésus, la lumière monde et le sel de la terre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <!--Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous : il les envoie en mission.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission </span>       <br />
              <br />
       Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous.  Le pape nous a même donné un évêque auxiliaire originaire de Colombie , Mgr Juan Calos Londongno. Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous.        <br />
              <br />
       Comment? Voilà la grande question.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">La mission aujourd’hui </span>       <br />
              <br />
       « Alors il commença à les envoyer en mission », ce qui s'applique à chacun et à chacune de nous, et- la suite de cet évangile est une série de conseils très marqués par les conditions et les usages du temps de Jésus. Ils ne peuvent s'appliquer à la lettre pour nous. En hiver, on ne peut marcher en sandales ici.  Mais dans le prolongement de ces invitations de Jésus,  j'ai trouvé quatre conseils des plus adaptés pour nous aujourd'hui et ils viennent du pape François.       <br />
               <br />
       Je me permettrai,  si vous le voulez, de vous les résumer par quatre mots : témoignage, rencontre, universalité et identité Ces conseils du pape François sont  extraits d'une homélie [à la messe qu’il a célébrée le 7 juillet 2015 devant plus d’un million de personnes à Quito] en Équateur où il était en visite pastorale. Ces quelques phrases me paraissent bien adaptées pour comprendre et actualiser le message de Jésus dans cet évangile de l’envoi en mission des apôtres.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Les quatre conseils du pape François pour aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Témoignage</span>       <br />
              <br />
       Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage, dit le pape François, ce qui est à la portée de tout le monde.        <br />
              <br />
       « L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : " Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour" » (Evangelii gaudium, n.113). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontre</span>       <br />
              <br />
       Deuxième chose que nous rappelle le pape François, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre.       <br />
               <br />
       Je vous le cite : « Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … « nous réalisons la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur  ‘comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire’ » (Document d’Aparecida, n. 370). »        <br />
              <br />
       « Jésus, dit le pape François, nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice (cf. Evangelii Gaudium, n. 78). »  […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Universalité</span>       <br />
              <br />
       Et troisième point à toujours se rappeler : évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place.       <br />
              <br />
       « L’intimité de Dieu, incompréhensible pour nous, se révèle à nous à travers des images qui nous parlent de communion, de communication, de don, d’amour. Voilà pourquoi « L’union que Jésus demande n’est pas une uniformité mais l’« harmonie multiforme qui attire » (Evangelii gaudium, n. 117)… [Ce n’est pas] un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères [et  soeurs]. Cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants   (cf. Éphésiens 1, 5). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Identité</span>       <br />
              <br />
       Et dernier point  que souligne le pape François : évangéliser c’est finalement rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       « En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec sa véritable identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage. C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant. »         <br />
              <br />
       Et  c'est ce que nous rappelle  avec force le très beau texte de saint Paul dans la deuxième lecture où saint Paul écrit : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ… [qui] nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire » (<span style="font-style:italic">Éphésiens</span> 1,  5-6).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà :       <br />
       - Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage        <br />
       - Évangéliser, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre       <br />
       - Évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place       <br />
       - Évangéliser c’est rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       En terminant, faisons une prière:       <br />
       « Nous te louons et nous te bénissons Seigneur de nous avoir aimés de toute éternité comme tes enfants chéris. Cette Bonne Nouvelle, nous voulons la partager avec nos frères et sœurs dans le monde où nous vivons, car ton amour ne rejette personne. Rends-nous attentifs et attentives aux inspirations que tu mets dans nos cœurs pour devenir de plus en plus des 'donneurs'  et des 'donneuses' de vie comme notre frère Jésus. Amen! »        <br />
       -->       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       9 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l’homélie du  6 juillet 2021-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Va, tu seras prophète pour mon peuple » (Am 7, 12-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :       <br />
       « Toi, le voyant, va-t’en d’ici,        <br />
       fuis au pays de Juda ;        <br />
       c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie        <br />
       en faisant ton métier de prophète.        <br />
           Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ;        <br />
       car c’est un sanctuaire royal,        <br />
       un temple du royaume. »       <br />
           Amos répondit à Amazias :        <br />
       « Je n’étais pas prophète        <br />
       ni fils de prophète ;        <br />
       j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.        <br />
           Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau,        <br />
       et c’est lui qui m’a dit :        <br />
       ‘Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.’ »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,        <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde » (Ep 1,3-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ !       <br />
       Il nous a bénis et comblés       <br />
       des bénédictions de l’Esprit,       <br />
       au ciel, dans le Christ.       <br />
              <br />
           Il nous a choisis, dans le Christ,       <br />
       avant la fondation du monde,       <br />
       pour que nous soyons saints, immaculés        <br />
       devant lui, dans l’amour.       <br />
              <br />
           Il nous a prédestinés       <br />
       à être, pour lui, des fils adoptifs       <br />
       par Jésus, le Christ.       <br />
              <br />
       Ainsi l’a voulu sa bonté,       <br />
           à la louange de gloire de sa grâce,       <br />
       la grâce qu’il nous donne       <br />
       dans le Fils bien-aimé.       <br />
              <br />
           En lui, par son sang,       <br />
       nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon de nos fautes.       <br />
              <br />
       C’est la richesse de la grâce       <br />
       que Dieu a fait déborder jusqu’à nous       <br />
       en toute sagesse et intelligence.        <br />
              <br />
           Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,       <br />
       selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :       <br />
           pour mener les temps à leur plénitude,       <br />
       récapituler toutes choses dans le Christ,       <br />
       celles du ciel et celles de la terre.       <br />
              <br />
           En lui, nous sommes devenus       <br />
       le domaine particulier de Dieu,       <br />
       nous y avons été prédestinés        <br />
       selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :       <br />
       il a voulu  que nous vivions        <br />
       à la louange de sa gloire,       <br />
       nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.       <br />
              <br />
           En lui, vous aussi,       <br />
       après avoir écouté la parole de vérité,       <br />
       l’Évangile de votre salut,       <br />
       et après y avoir cru,       <br />
       vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.       <br />
       Et l’Esprit promis par Dieu       <br />
           est une première avance sur notre héritage,       <br />
       en vue de la rédemption que nous obtiendrons,       <br />
       à la louange de sa gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Évangile       <br />
       « Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ             <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia.   (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Evangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus appela les Douze ;        <br />
       alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.        <br />
       Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,        <br />
           et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,        <br />
       mais seulement un bâton ;        <br />
       pas de pain, pas de sac,        <br />
       pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.        <br />
           « Mettez des sandales,        <br />
       ne prenez pas de tunique de rechange. »        <br />
           Il leur disait encore :        <br />
       « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,        <br />
       restez-y jusqu’à votre départ.        <br />
           Si, dans une localité,        <br />
       on refuse de vous accueillir et de vous écouter,        <br />
       partez et secouez la poussière de vos pieds :        <br />
       ce sera pour eux un témoignage. »        <br />
           Ils partirent,        <br />
       et proclamèrent qu’il fallait se convertir.        <br />
           Ils expulsaient beaucoup de démons,        <br />
       faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,        <br />
       et les guérissaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
                  <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a1185.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 7 juillet 2024. Textes : Ézéchiel 2, 2-5; 2 Corinthiens 12, 7-10 et Marc 6, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602253-57034174.jpg?v=1620652785" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. Il s’agit d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs.  L'Église catholique considère que ces frères et sœurs  étaient en réalité des cousins et des cousines et même des parents plus éloignés.  Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes.       <br />
              <br />
       Revenons à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène à Nazareth</span>        <br />
              <br />
       Je viens de lire  « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ». Auparavant, dans la traduction liturgique précédente on disait, « Nul n’est prophète dans son pays ». Cette phrase est même devenue un dicton dans le langage courant.  L’épisode de la vie de Jésus qui nous est raconté aujourd’hui est assez banal en somme. C’est le fils du village qui s’est fait connaître dans tout le pays qui revient chez lui. L’accueil n’est pas aussi sympathique qu’on pourrait l’espérer vue la renommée de Jésus à l’extérieur de Nazareth. Quelque chose ne fonctionne pas. La communication ne se fait pas. C’est un rendez-vous manqué.        <br />
              <br />
       Les gens de son village le regardent de travers, pourrait-on dire. C’est un faiseur de prodiges, il cherche à impressionner, il se prend pour un autre pensent-ils en eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Ces situations d’incompréhension, de non-acceptation nous les avons vécues nous aussi parfois j’en suis sûr. Comme prêtre j’ai reçu beaucoup de confidences de jeunes, par exemple, qui ne se sentaient pas compris de leurs parents, de personnes âgées qui ne savent plus quoi faire et qui se sentent abandonnées, de couples dont la relation est difficile parce qu’ils ne se parlent pas ou ne dialoguent pas etc.       <br />
              <br />
       Ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas de vraie rencontre. Il en est ainsi dans cette visite à Nazareth que saint Marc nous raconte. Ça ne marche pas pour Jésus. Il est réduit à l’impuissance. Il ne fait là aucun miracle. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéressent. Jésus se chauffe du même bois, mais il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.  Il s’en va et laisse ses concitoyens sans s’imposer.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       « Sans s’imposer ». C'est là, je pense, le message, de cette visite à Nazareth : aujourd’hui, comme alors, Jésus vient vers nous mais il ne s’impose pas. Il ne force la main à personne. Il est écrit dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi <span style="font-style:italic">(Apocalypse </span>3, 20).  C’est ce que Jésus attends de nous : une ouverture du cœur, un accueil. Il ne regarde pas qui est la personne. Il regarde le cœur.        <br />
              <br />
       Pensez à la scène du collecteur d’impôt, Zachée, monté dans un arbre pour voir Jésus. Jésus l’aperçoit et il l’apostrophe en lui disant « « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». Zachée descend vite et reçoit Jésus avec joie. Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison » (Luc 19,1-10).       <br />
              <br />
       Bien souvent, hélas! lorsque le Seigneur passe, les portes se referment comme à Nazareth et on cherche des prétextes de toutes sortes pour se justifier, des prétextes pour ne pas croire au salut de Dieu, à sa tendresse, à sa miséricorde, à son amour.        <br />
              <br />
       On ressemble alors aux gens de Nazareth qui cachent leur incrédulité, leur manque de foi derrière des paravents, des prétextes : « on connaît ses parents » « il n’est pas mieux que nous » « pour qui se prend-il? ».        <br />
              <br />
       Ça dérange de croire vraiment en Dieu, de pratiquer sa religion alors que plusieurs s’en balancent. Croire aujourd’hui au Québec n’est pas aussi facile qu’auparavant. Mais il y a de beaux gestes comme ceux de plusieurs personnes comme Gregory Charles (chanteur québécois) qui n’a pas peur de dire qu’il est croyant et même pratiquant.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile. Comment faire?       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Si vous le voulez, demandons au Seigneur aujourd’hui de venir faire tomber nos prétextes, nos paravents et nos incompréhensions pour que nous lui ouvrions la porte de notre cœur. En effet, Jésus attend de nous un cœur ouvert. Il nous redit le même message que celui à saint Paul qui nous a été proclamé dans la seconde lecture : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 12, 9)        <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       2 juillet 2024       <br />
       <!-- Homélie reprise avec corrections inspirée de l'homélie du 29 juin 2021--><!--Excursus : Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus`La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes. Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. Il s’agirait donc dans les évangiles d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs. --><!-- Voilà! Revenons maintenant à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une visite de Jésus dans son patelin </span>       <br />
              <br />
       L’évangile commence en disant que Jésus se rend dans son lieu d’origine avec ses disciples. On peut s’imaginer cette visite à Nazareth comme celles que nous faisons dans nos familles en venant ici au lac. C’est toujours agréable de retrouver des lieux qu’on aime et des gens connus. Jésus, peut-on penser, en profite pour faire connaitre aussi ses nouveaux amis, ses disciples, Pierre, Jacques, Jean, André etc.        <br />
              <br />
       Ce qui est différent de nos visites à la maison paternelle ou au chalet, c’est que Jésus ne se contente pas de faire des salutations d’usage et de prendre du temps pour se rappeler des souvenirs avec un tel ou une telle, de vivre de bons moments, ce qu’il a fait j’en suis sûr, mais, il fait passer sa visite à une vitesse supérieure, pourrait-on dire, car, après les papotages de circonstance : la température, les nouveautés du village, les décès etc. il prend la parole pour exprimer ce qu’il l’habite maintenant qu’il est parti pour réaliser une mission qu’il avait en lui, mais qu’il n’avait pas fait connaitre quand il était le charpentier que tous fréquentaient vivant près de sa famille et de sa parenté.         <br />
              <br />
       Ne voilà-t-il pas que maintenant il se permet de parler en clair de cette mission qui lui a été confirmée par son cousin Jean-Baptiste qui l'a  appelé l’Agneau de Dieu et par la parole de Dieu qui s'est faite entendre lors de son baptême  : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».?       <br />
              <br />
       Jésus depuis lors s’est mis à révéler ce qui l’habite : sa proximité avec Dieu et son Alliance qui veut rejoindre tout le monde et manifester l'amour de Dieu pour chacun et chacune, un amour qui n’écrase pas, mais qui libère, qui n’est pas fait uniquement de rites et d’observances, un amour gratuit que les disciples reçoivent et qu’ils vivent en faisant la même chose que leur Père, en s’aimant les uns les autres.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Des paroles qui dérangent</span>       <br />
              <br />
       Quel message! C’est ce message qui sidère les auditeurs et les auditrices de Nazareth qui se demandent d’où lui viennent ces pensées, d'où lui vient cette assurance? Il parle avec autorité. On ne le reconnait pas. Il n’est plus seulement ce jeune homme pieux et fidèle à la prière chaque semaine à la synagogue, serviable et aimable pour tous et toutes. Il parle avec son cœur et il parle au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Certains s’en offusquent. Ils sont choqués.       <br />
              <br />
       Jésus loin de les envoyer paître se contente de noter leur manque de foi. Il ne se laisse  pas arrêter par ce contretemps. Il laisse son village. Sa visite se termine là et il part pour aller dans d’autres villages.       <br />
              <br />
       Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéresse. Jésus se chauffera du même bois et cela le mènera jusqu’à la croix, mais, pour l’instant, il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile.       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent au travail un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de la visite de Jésus dans son village de Nazareth est pour nous l’occasion de reconnaître que son enseignement vient de Dieu. Il est l’Envoyé de Dieu parmi nous. C'est pourquoi, nous pouvons le suivre avec confiance malgré les questionnements, les doutes parfois qui nous envahissent, car il n'est pas facile aujourd’hui d’affirmer qu’on est croyants et disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette Messe nous aide à être de plus en plus convaincus de ce que nous avons reçu en étant baptisés dans la foi en Jésus-Christ vivant et ressuscité. On voit Jésus ici ce matin parcourant les chemins des villages de Galilée. Il parcourt encore nos chemins et il nous dit le même message à savoir que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il nous a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle (cf. Jean 6, 12).       <br />
              <br />
       C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       2 juillet 2024<!-- Reprise avec correction de l'homélie du 2 juillet 2015 et 3 juillet 2018]i-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602253-57034175.jpg?v=1620652955" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est une engeance de rebelles ! Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! » (Ez 2, 2-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           l’esprit vint en moi        <br />
       et me fit tenir debout.        <br />
       J’écoutai celui qui me parlait.        <br />
           Il me dit :       <br />
       « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,        <br />
       vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi.        <br />
       Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères        <br />
       se sont soulevés contre moi.        <br />
           Les fils ont le visage dur,        <br />
       et le cœur obstiné ;        <br />
       c’est à eux que je t’envoie.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’        <br />
           Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas        <br />
       – c’est une engeance de rebelles ! –        <br />
       ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)       <br />
       R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,       <br />
       attendent sa pitié. (cf. Ps 122, 2)       <br />
              <br />
       Vers toi j’ai les yeux levés,       <br />
       vers toi qui es au ciel,       <br />
       comme les yeux de l’esclave       <br />
       vers la main de son maître.       <br />
              <br />
       Comme les yeux de la servante       <br />
       vers la main de sa maîtresse,        <br />
       nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,       <br />
       attendent sa pitié.       <br />
              <br />
       Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :       <br />
       notre âme est rassasiée de mépris.       <br />
       C’en est trop, nous sommes rassasiés        <br />
           du rire des satisfaits,       <br />
       du mépris des orgueilleux !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure » (2 Co 12,7-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           les révélations que j’ai reçues       <br />
       sont tellement extraordinaires        <br />
       que, pour m’empêcher de me surestimer,        <br />
       j’ai reçu dans ma chair une écharde,        <br />
       un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,        <br />
       pour empêcher que je me surestime.        <br />
           Par trois fois,        <br />
       j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.        <br />
           Mais il m’a déclaré :        <br />
       « Ma grâce te suffit,        <br />
       car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »        <br />
       C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,        <br />
       afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.        <br />
           C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ        <br />
       les faiblesses, les insultes, les contraintes,        <br />
       les persécutions et les situations angoissantes.        <br />
       Car, lorsque je suis faible,        <br />
       c’est alors que je suis fort.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia.   (Lc 4, 18ac)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus se rendit dans son lieu d’origine,        <br />
       et ses disciples le suivirent.        <br />
           Le jour du sabbat,        <br />
       il se mit à enseigner dans la synagogue.        <br />
       De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :        <br />
       « D’où cela lui vient-il ?        <br />
       Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,        <br />
       et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?        <br />
           N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,        <br />
       et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?        <br />
       Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »        <br />
       Et ils étaient profondément choqués à son sujet.        <br />
           Jésus leur disait :        <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,        <br />
       sa parenté et sa maison. »        <br />
           Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;        <br />
       il guérit seulement quelques malades        <br />
       en leur imposant les mains.        <br />
           Et il s’étonna de leur manque de foi.        <br />
       Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602253-57034174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Sans-s-imposer_a1184.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78601873</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche de la Trinité par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 26 mai 2024. Textes : Deutéronome 4, 32-34.39-40, Romains 8, 14-17 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601873-57034071.jpg?v=1617715804" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année B) « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit »" />
     </div>
     <div>
      En commençant le temps après la Pentecôte, la liturgie dominicale, met devant nos yeux en ce premier dimanche le mystère de la Très Sainte Trinité. Elle le fait en nous le proposant non pas d’une façon intellectuelle, mais par un texte de l’évangile de saint Mathieu que nous venons de lire où il est dit « De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La Parole de Dieu sur la Trinité dans l'évangile de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Plusieurs personnes croient en Dieu. Les musulmans, par exemple, affichent leur foi en un Dieu unique comme le font aussi les Juifs. La première lecture nous le dit clairement :  « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens eux aussi croient en un Dieu unique, mais pour eux ce Dieu unique est un Dieu Père, Fils et Esprit Saint, c'est la Trinité. Le texte de saint Mathieu est clair là-dessus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont reçu cette révélation et l’ont intériorisée au cours des siècles, notamment durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église où on s’est posé un certain nombre de questions comme : « Est-ce que le Fils était en-dessous du Père? », « Est-ce que Jésus était Dieu? » « Est-ce que l’Esprit Saint est une personne? » etc. On en est venu dans la prière et dans la méditation à une synthèse vivante de la foi en la Trinité où ce sont les relations des trois Personnes entre elles et avec nous qui prennent le devant de la scène.       <br />
              <br />
       Le salut nous fait entrer dans une communion intime avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Dieu ne s’est pas contenté de nous faire savoir qu’il existait - ce serait déjà très beau - mais il nous a révélé qu’ils sont trois à l’œuvre dans le monde pour sauver toute l’humanité  : le Père qui nous aime, qui veut notre salut, qui est à l’origine de notre salut; le Fils l’envoyé du Père en qui se réalise notre salut par sa Mort et sa Résurrection et le Saint Esprit qui habite en nos cœurs, qui nous fait vivre et prier en fils et filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà la Parole de Dieu qui nous est proposée aujourd’hui. Notre Dieu est un Dieu Vivant et non pas une abstraction, un Dieu lointain, froid et impersonnel, mais un Dieu où se vit une communion et des relations vivantes. On pourrait dire que la Trinité est comme une famille où chacun et chacune a sa place et où chaque personne contribue à l’unité de l’ensemble.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quelle est maintenant la portée actuelle de cette révélation du Dieu Un et Trine ? Cette révélation qui rejoint nos cœurs est évoquée à chaque fois que nous faisons le signe de la Croix où nous disons, un peu machinalement parfois,  « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
              <br />
       Ce signe de la croix que nous traçons sur nous en honneur des trois personnes de la Trinité n'est pas un geste proposé à notre seule intelligence.  Savoir qu'il y a trois Personnes en Dieu et un seul Dieu, c’est bien, c’est même très bien, mais aujourd’hui la Parole de Dieu nous montre que la Trinité c’est le mystère d’un Dieu présent dans nos vies et dans son Église. C’est le mystère d’une vie.        <br />
              <br />
       Pour nous ce qui est important, ce n’est pas seulement le fait de croire qu’il y a trois Personnes en Dieu, c’est l’expérience vitale de quelqu'un qui se rend compte que, par le Baptême qu’il a reçu, il est en communion avec des personnes vivantes. C’est celle de quelqu'un qui se sait fils ou fille d’un Père qui l’aime, qui lui fait partager, grâce au don de l’Esprit Saint qui habite en nos cœurs, la vie même du Christ ressuscité auprès du Père       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, est-ce que c’est cela le mystère de Sainte Trinité pour vous ? Est-ce que c’est cette relation vivante avec un Dieu Père, Fils et Saint Esprit qui agit dans nos vies, avec qui nous partageons la vie nouvelle : la vie de la grâce reçue de Dieu lui-même qui fait de nous comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Pierre</span>  des « personnes participantes de la nature divine » par la grâce de Dieu.  « De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise», lit-on dans ce passage ( 2 <span style="font-style:italic">Pierre </span>1, 4) .        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, prenons un instant pour reconnaître et goûter la présence de la Trinité au profond de nous-mêmes et tournons-nous vers elle en redisant ces belles paroles de sainte Élisabeth de la Trinité, jeune carmélite de Dijon (1880-1906) : « Ô mes trois, mon Tout, ma Béatitude… Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »       <br />
              <br />
       C’est ainsi que les paroles de notre Credo - le « Je crois en Dieu» - ne sont plus vides des sens, mais pleines d’une richesse vivifiante         <br />
              <br />
       « Je crois en Dieu le Père, Tout-Puissant…        <br />
       Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur…        <br />
       Je crois au Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       21 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie 22 mai 2018 et        <br />
       25 mai 2021-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 32-34.39-40)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
       « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,       <br />
       depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :       <br />
       d’un bout du monde à l’autre,       <br />
       est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,       <br />
       a-t-on jamais connu rien de pareil ?       <br />
       Est-il un peuple qui ait entendu comme toi       <br />
       la voix de Dieu parlant du milieu du feu,       <br />
       et qui soit resté en vie ?       <br />
       Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,       <br />
       de venir la prendre au milieu d’une autre,       <br />
       à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,       <br />
       à main forte et à bras étendu,       <br />
       et par des exploits terrifiants       <br />
       – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu       <br />
       le faire pour toi en Égypte ?       <br />
       Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :       <br />
       c’est le Seigneur qui est Dieu,       <br />
       là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;       <br />
       il n’y en a pas d’autre.       <br />
       Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur       <br />
       que je te donne aujourd’hui,       <br />
       afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (32, 12a)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,       <br />
       l’univers, par le souffle de sa bouche.       <br />
       Il parla, et ce qu’il dit exista ;       <br />
       il commanda, et ce qu’il dit survint.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; en lui nous crions “Abba !”, Père ! » (Rm 8, 14-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
       Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,       <br />
       c’est-à-dire : Père !       <br />
       C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
       Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
       Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
       Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
       apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601873-57034071.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-B-Au-nom-du-Pere-et-du-Fils-et-du-Saint-Esprit_a1178.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »</title>
   <pubDate>Mon, 06 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la Solennité de l’Ascension Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le jeudi 9 mai 2024 (ou le dimanche 12 mai 2024 dans certains pays comme au Canada). Textes: Actes des Apôtres 1, 1-11, Éphésiens 4, 1-13 et Marc 16, 15-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601850-57034052.jpg?v=1715257952" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui nous célébrons l’Ascension du Seigneur. Cette solennité liturgique s’inscrit dans la suite de la fête de Pâques. Elle marque le départ de Jésus qui dorénavant ne sera plus avec ses disciples comme il l’a été auparavant. Relisons ensemble ce qui nous est présenté ce matin concernant ce mystère de l’Ascension dans l’évangile et dans la première lecture.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Le récit de l’Ascension</span>       <br />
              <br />
       Le récit de l’évangile de saint Marc est très bref. Il résume le tout en quelques lignes que je vous relis : « Le Seigneur Jésus, est-il écrit, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. »  C’est tout.        <br />
              <br />
       Quant à saint Luc, dans la première lecture, il est plus loquace. Son récit situe l’épisode quarante jours après Pâques. Ce que nous retenons encore aujourd’hui pour la fête de l’Ascension, le jeudi de la 6e semaine après Pâques. En certains endroits, comme au Canada, la fête est reportée de quelques jours pour être célébrée le dimanche suivant.        <br />
              <br />
       Saint Luc dans son récit nous montre les disciples réunis autour de Jésus dans un repas où celui-ci leur explique que son départ leur ouvrira un espace nouveau où ils seront les protagonistes de l’annonce du Royaume : « vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Il s’efface et leur promet l’assistance de l’Esprit Saint pour cette mission.       <br />
              <br />
       C’est une des plus belles leçons qu’on peut retenir du mystère de l’Ascension, à savoir que le départ et l’absence de Jésus ouvrent la porte à une nouvelle présence qui se continuera tout au long des siècles. Ce sont désormais les disciples qui sont les hérauts, les messagers de la Bonne Nouvelle. C’est ce que l’évangile de saint Marc s’emploie à développer en s’adressant aux chrétiens des débuts.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’envoi des disciples</span>       <br />
              <br />
       En effet, après avoir dit que Jésus a été enlevé et s’est assis à la droite de Dieu, l’évangile de saint Marc rappelle aux disciples qu’ils sont envoyés pour proclamer la Bonne Nouvelle : « Quant à eux,  ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile c’est-à-dire la Bonne Nouvelle ».        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc se termine ainsi car il avait comme fil conducteur la Bonne Nouvelle qu’est Jésus et son message. En effet, dès les premiers versets saint Marc présente son récit comme l’annonce de la Bonne Nouvelle. Il débute par ces mots : « Commencement de l’Évangile [la Bonne Nouvelle] de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Le départ de Jésus ne change rien à cette annonce de l’Évangile, la Bonne Nouvelle. Ce qui est différent c’est qu’il disparaît de leurs  yeux, mais il sera toujours avec eux.       <br />
              <br />
       Ils pourront le constater par les signes qui sont énumérés ici. Cette liste apparaît plutôt insolite à nos oreilles. Mais elle ne peut être mise de côté. Car c’est par les signes que se révèle la présence du Ressuscité. Les signes sont une forme d’enseignement sur lui, sur ce qu’il est, sur sa mission et sur son message. Ceux qui sont énumérés ici visent avant tout à manifester qu’en Jésus éclate la puissance de Dieu. Ils sortent de l’ordinaire par leur caractère miraculeux pour nous faire comprendre qu’en Jésus, Dieu agit au-delà de nos attentes et nos vues purement humaines.        <br />
              <br />
       Il faut, je pense, regarder autour de nous aujourd’hui pour reconnaître des signes semblables adaptés à nos conditions de vie présentes. Ces signes d’aujourd’hui se concentrent alors autour de la miséricorde et de la compassion. C’est du moins la pensée du pape François qui ne cesse de le répéter. Sans mettre de côté les signes plus extraordinaires qu’énumère saint Marc, très prisés chez nos frères et sœurs évangéliques, force nous est de constater que nos contemporains sont bien plus rejoints par les gestes de miséricorde, de compassion, d’entraide, de luttes pour la justice que par les guérisons de maladies de toutes sortes dont la médecine peut prendre soin. Voilà où regarder pour voir les nouveaux signes qui disent la présence toujours vivante de Jésus monté au ciel et assis à la droite de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces considérations que la fête de l’Ascension m’a inspirées me paraissent stimulantes pour notre vie chrétienne. Le départ de Jésus lors de l’Ascension marque le début d’une absence qui ouvre une porte toute grande à la démarche de ceux et celle qui le suivent. C’est à eux et à elles que revient la tâche de le rendre présent.        <br />
              <br />
       Par leurs rassemblements, par leur écoute de sa Parole, par le partage de son Corps et de son Sang, ils deviennent eux-mêmes des signes de sa présence. On chante avec raison en s’inspirant de saint Paul  « Vous êtes le Corps du Christ, vous êtes le Sang du Christ, alors, qu’avez-vous fait de lui? »       <br />
              <br />
       Plutôt que d’imaginer l’Ascension comme la fin d’une belle histoire, nous somme invités à voir ce mystère comme le début d’une grande histoire, d’un long périple dont nous sommes les participants et les participantes. C’est l’histoire de l’Église qui commence, une histoire aux multiples renversements, remplie de beauté, mais aussi de laideurs, une histoire de sainteté mais aussi de méchancetés. Et pourtant, Jésus prend le risque de quitter les siens pour leur laisser le soin de le rendre présent autour d’eux et dans l’histoire.       <br />
              <br />
       Quelle belle mission pour nous aujourd’hui. Nous nous demandons souvent devant la situation de la foi dans les sociétés industrialisées comme les nôtres s’il est encore possible de rencontrer Jésus. La réponse est oui. Il est là par toi ou par moi qui rend témoignage par sa vie et ses engagements qu’il est toujours vivant       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La célébration de l’Eucharistie est pour nous le lieu indispensable de la rencontre de Jésus enlevé au ciel et assis à la droite tu Père. Lorsque nous célébrons ensemble, il est là avec nous intercédant et nous unissant à lui dans la liturgie céleste autour de Dieu à laquelle nous sommes tous et toutes conviés pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Faisons maintenant notre profession de foi et disons avec cœur aujourd’hui : « Je crois en Jésus-Christ… qui est monté aux cieux et qui est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 6 mai 2018 et 10 mai 2021-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Ascension du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
       jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
       C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
       alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
       Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
       Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
       Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
       Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (46 (47), 2-3, 6-7,8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre,       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Parvenir à la stature du Christ dans sa plénitude » (Ep 4, 1-13)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       moi qui suis en prison à cause du Seigneur,       <br />
       je vous exhorte donc à vous conduire       <br />
       d’une manière digne de votre vocation :       <br />
       ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,       <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;       <br />
       ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit       <br />
       par le lien de la paix.       <br />
       Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.       <br />
       Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,       <br />
       un seul Dieu et Père de tous,       <br />
       au-dessus de tous,       <br />
       par tous, et en tous.       <br />
       À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée       <br />
       selon la mesure du don fait par le Christ.       <br />
       C’est pourquoi l’Écriture dit :       <br />
       Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs,       <br />
       il a fait des dons aux hommes.       <br />
       Que veut dire : Il est monté ?       <br />
       – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu       <br />
       dans les régions inférieures de la terre.       <br />
       Et celui qui était descendu       <br />
       est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux       <br />
       pour remplir l’univers.       <br />
       Et les dons qu’il a faits,       <br />
       ce sont les Apôtres,       <br />
       et aussi les prophètes, les évangélisateurs,       <br />
       les pasteurs et ceux qui enseignent.       <br />
       De cette manière, les fidèles sont organisés       <br />
       pour que les tâches du ministère soient accomplies       <br />
       et que se construise le corps du Christ,       <br />
       jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble       <br />
       à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu,       <br />
       à l’état de l’Homme parfait,       <br />
       à la stature du Christ dans sa plénitude.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu » (Mc 16, 15-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :       <br />
       « Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile à toute la création.       <br />
       Celui qui croira et sera baptisé       <br />
       sera sauvé ;       <br />
       celui qui refusera de croire       <br />
       sera condamné.       <br />
       Voici les signes qui accompagneront       <br />
       ceux qui deviendront croyants :       <br />
       en mon nom, ils expulseront les démons ;       <br />
       ils parleront en langues nouvelles ;       <br />
       ils prendront des serpents dans leurs mains       <br />
       et, s’ils boivent un poison mortel,       <br />
       il ne leur fera pas de mal ;       <br />
       ils imposeront les mains aux malades,       <br />
       et les malades s’en trouveront bien. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur Jésus,       <br />
       après leur avoir parlé,       <br />
       fut enlevé au ciel       <br />
       et s’assit à la droite de Dieu.       <br />
       Quant à eux,       <br />
       ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.       <br />
       Le Seigneur travaillait avec eux       <br />
       et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601850-57034052.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-B- Enleve-au-ciel-et-assis-a-la-droite-de-Dieu _a1175.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-77063181</guid>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Feb 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H.,le 18 février 2024. Textes : Genèse 9, 8-15, 1 Pierre 3, 18-22 et Marc 1, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063181-55904424.jpg?v=1609295058" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" />
     </div>
     <div>
      Nous venons de lire les lignes qui suivent le récit du Baptême de Jésus qui est raconté tout au début de l’évangile selon saint Marc. Son séjour au désert suit ce premier épisode de la vie de Jésus que Marc met en tête de son évangile.  Tout son évangile se propose de scruter et de mieux connaître la vie de Jésus.        <br />
              <br />
       Les textes de la Parole de Dieu dans la liturgie du carême de l'année B nous invitent à faire la même chose cette année - scruter la vie de Jésus -  pour nous préparer à célébrer avec foi le mystère de sa Mort et de sa Résurrection.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Jésus au désert</span>       <br />
              <br />
       Pour saint Marc le séjour de Jésus au désert est un événement majeur de la vie de Jésus et pourtant il nous le présente en trois lignes seulement. Sa présentation est très différente du récit traditionnel des trois tentations de Jésus racontées par l’évangile de saint Mathieu où Satan offre à Jésus la satisfaction de tous ses désirs humains représentés pas le pain, puis le prestige et la première place dans la société et enfin le pouvoir sur tous les royaumes du monde.       <br />
              <br />
       Saint Marc n'entre pas dans les détails comme saint Mathieu. Il se contente de nous rappeler que, pendant son séjour au désert, Jésus a vécu un moment fort au départ de la mission qui sera la sienne et que Jean-Baptiste avait entrevue lorsqu’il le présentait comme l’ « Agneau de Dieu », mission confirmée par l’Esprit lors du Baptême de Jésus où il est révélé à tous et à toutes comme le « Fils bien-aimé » (Marc 1, 11).       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place de Jésus. Il sent peser sur ses épaules tout le poids de cette mission qu'il découvre de façon plus claire maintenant. Il s’y est préparé intérieurement  jusqu’alors, peut-on penser, mais maintenant c’est le passage à l’action. Retiré au désert il va préparer ce qui s'en vient.         <br />
              <br />
       « Parmi les bêtes sauvages » il vit en harmonie avec la nature et « les anges le servaient » précise saint Marc pour indiquer la teneur spirituelle de ce temps de rencontre intérieure et de passage. Ainsi, Jésus affermit en lui la volonté de répondre totalement au plan de Dieu. Il triomphe des peurs et des attaques sournoises de Satan que saint Marc ne précisent pas. Au terme de ces quarante jours, Jésus, après l’arrestation de Jean-Baptiste, part en Galilée pour « proclamer l’Évangile de Dieu ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Jésus se lance donc avec confiance dans sa mission perçue avec plus de netteté au désert. Pour lui comme le souligne saint Marc « Les temps sont accomplis ». Sans hésitation, Jésus donne le signal de l'entrée dans les temps nouveaux. Il sait maintenant qu’il porte en lui depuis sa naissance une mission qui va maintenant se dévoiler tout au cours des trois prochaines années.        <br />
              <br />
       Les temps nouveaux dont il est question sont la réponse à l’attente du peuple d’Israël.  « Le Règne est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».  Dieu se fait non seulement proche mais il se fait humain avec les humains portant leurs limites, leurs espoirs et leurs désirs les plus profonds. Jésus, Fils bien-aimé du Père, est l’un de nous. Il est l’Évangile, la Bonne Nouvelle ( cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>8, 35 et 1, 11).       <br />
              <br />
       Dans ses quarante jours de prière et de lutte au désert, Jésus porte en lui ces temps nouveaux. Ils les préparent dans son cœur. Il les  habite. Il en dessine les contours. Il en voit la richesse et la profondeur.  Son message alors prend forme. Sa prédication subséquente le présentera avec force dans ses paroles et dans ses gestes que saint Marc se plaît à nous raconter simplement sans commentaires.        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc, en effet, ne se lance jamais dans de longs plaidoyers comme c’est le cas dans celui de saint Jean, par exemple. Saint Marc raconte la vie de Jésus en se contentant de rappeler les principaux faits qui nourrissent la foi des disciples de Jésus que furent les premiers chrétiens. Souhaitons que notre foi se laisse illuminer par la lumière de Dieu comme  celle des premiers chrétiens.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le carême : un chemin pascal</span>       <br />
              <br />
       Le carême de cette année qui est l'année liturgique B est un chemin qui nous fait suivre Jésus de plus près. Il est explicitement pascal, en ce sens que l’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques. <!--C’est cela le mystère pascal. -->       <br />
              <br />
       Pour nous aider dans le parcours de ce chemin pascal en ce carême 2024, après l'évangile sur la Tentation de Jésus le 1er dimanche du Carême et celui de sa Transfiguration le 2e dimanche, les évangiles des dimanches suivants tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la Mort-Résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du temple de son corps (<span style="font-style:italic">Jean </span>2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion (<span style="font-style:italic">Jean</span> 12, 20-31).        <br />
              <br />
       Je me suis permis de vous indiquer la tonalité de notre Carême cette année dans la liturgie de l’Église qui nous accompagnera jusqu’à Pâques pour nous aider à y entrer résolument avec cœur. À chaque année le temps du Carême nous est donné comme un moment où nous pouvons faire le point pour aller plus loin. Ce temps du Carême nous permet aussi de nous libérer de nos fardeaux et de nos péchés en rencontrant le Seigneur dans le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Est-il besoin, en terminant, de rappeler que le chemin du Carême se nourrit de la Parole de Dieu et des gestes que l’Église nous a proposés le Mercredi des cendres : la  prière, l’aumône et le jeûne ? Ces trois gestes sont à la portée de toutes et de tous. Ils prennent les formes qu’on leur donne sous l’inspiration de l’Esprit. Je vous invite à les identifier pour vous-mêmes.        <br />
              <br />
       Que ce temps du Carême, comme le disait si bien la prière d'ouverture de ce premier dimanche, nous aide à « progresser dans la connaissance de Jésus-Christ » et à « nous ouvrir à sa lumière par une vie  de plus en plus fidèle ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 février 2024       <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 13 février 2018  et  16 février 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <span style="font-style:italic">Cardinal Cantalamessa la méditation de carême du 26 février 2021au Vatican</span>       <br />
              <br />
        Jésus « s’est retiré dans le désert pour jeûner, certes, mais pas seulement et pas principalement pour cela, répond le prédicateur. Il s’est retiré pour prier, pour se mettre parfaitement en harmonie, même en tant qu’homme, avec la volonté du Père et se préparer à la réaliser parfaitement dans le ministère public qu’il allait commencer ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       ------------------------------------------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait du Message du Carême 2018 du pape François sur la prière, l'aumône et le jeûne</span>       <br />
              <br />
       En consacrant plus de temps à <span style="font-style:italic">la prière</span>, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.       <br />
              <br />
       La pratique de <span style="font-style:italic">l’aumône</span> libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Église. A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem: «C’est ce qui vous est utile, à vous» (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Églises et des populations en difficulté. Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne</span> enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 1er dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Dieu dit à Noé et à ses fils :       <br />
       « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,       <br />
       avec votre descendance après vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :       <br />
       les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,       <br />
       tout ce qui est sorti de l’arche.       <br />
       Oui, j’établis mon alliance avec vous :       <br />
       aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,       <br />
       il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »       <br />
       Dieu dit encore :       <br />
       « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,       <br />
       pour les générations à jamais :       <br />
       je mets mon arc au milieu des nuages,       <br />
       pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.       <br />
       Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,       <br />
       et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,       <br />
       je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,       <br />
       et tous les êtres vivants :       <br />
       les eaux ne se changeront plus en déluge       <br />
       pour détruire tout être de chair. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Tes chemins, Seigneur,       <br />
       sont amour et vérité       <br />
       pour qui garde ton alliance. (cf. 24, 10)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair,       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
       C’est en lui qu’il est parti proclamer son message       <br />
       aux esprits qui étaient en captivité.       <br />
       Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,       <br />
       au temps où se prolongeait la patience de Dieu,       <br />
       quand Noé construisit l’arche,       <br />
       dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,       <br />
       furent sauvées à travers l’eau.       <br />
       C’était une figure du baptême       <br />
       qui vous sauve maintenant :       <br />
       le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,       <br />
       mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite       <br />
       et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,       <br />
       lui qui est à la droite de Dieu,       <br />
       après s’en être allé au ciel,       <br />
       lui à qui sont soumis les anges,       <br />
       ainsi que les Souverainetés et les Puissances.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Jésus venait d’être baptisé.       <br />
       Aussitôt l’Esprit le pousse au désert       <br />
       et, dans le désert,       <br />
       il resta quarante jours,       <br />
       tenté par Satan.       <br />
       Il vivait parmi les bêtes sauvages,       <br />
       et les anges le servaient.       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous       <br />
       et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » </title>
   <pubDate>Tue, 03 Oct 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A 8 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Isaie 5, 1-7 Philippiens 4, 6-9 et Mathieu 21, 33-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927187-52310374.jpg?v=1693923948" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " />
     </div>
     <div>
       « Les vignerons homicides » Le récit de l'évangile qui vient d’être lu est d’une violence qui heurte aujourd’hui. Il peut faire penser aux propos des radicaux de toutes sortes dont nous parlent les actualités. En effet, il  y a dans cette parabole un radicalisme qui demande quelques explications.        <br />
              <br />
       Si on se contente de la lire avec nos sensibilités d’aujourd’hui, on n’y comprend pas grand chose ou on la rejette carrément. Il faut donc se donner la peine, d'une part, de situer les paroles de Jésus dans leur cadre historique et, d’autre part, d’en chercher le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le cadre historique de la parabole des vignerons homicides</span>       <br />
              <br />
       La parabole des vignerons homicides comme il est convenu de désigner ce passage de l’évangile selon saint Mathieu fait partie d’un ensemble qui porte sur le Royaume de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Pour les juifs du temps de Jésus, le Royaume de Dieu s’incarne dans leur peuple d’Israël. C’est lui le Royaume de Dieu. Avec cette clé on peut relire la parabole en l’appliquant d’abord à Israël. Pour le peuple d’Israël, Dieu s’est manifesté en faisant alliance avec leur ancêtre Abraham. Comme le maître du domaine dont parle la parabole, Dieu plante et arrose sa vigne qu’est Israël par sa Parole et par ses prophètes qui enseignent le peuple. Ceux-ci sont représentés ici par les serviteurs de la parabole.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les prophètes de l’Israël ancien rappellent les lois de Dieu et les exigences de l’Alliance avec Abraham. Comme les serviteurs, ils sont persécutés, même mis à mort. Israël, la vigne du Seigneur dont il attendait de beaux raisins, en a donné de mauvais comme le dit le prophète Isaïe dans la première lecture. Mais Dieu, comme le maître du domaine, ne se décourage pas. Comme celui-ci, il leur envoie en dernier lieu son fils bien-aimé. C’est Jésus. Il subit comme le fils de l’évangile le rejet et la mort infamante sur une croix.       <br />
              <br />
       Voilà sous forme imagée une brève histoire du salut que Dieu offre et dont Jésus est le messager.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Si Jésus raconte cette histoire dans les images dures et violentes que nous avons lues, c’est pour frapper l’imagination de ses auditeurs et les pousser à la conversion.        <br />
              <br />
       On doit comprendre que les images utilisées le sont, non pour proposer un mode de vie, mais pour susciter, chez ceux et celles qui écoutent Jésus, un engagement différent de celui de leurs  prédécesseurs qui ont refusé et tué les prophètes.        <br />
              <br />
       Quel est cet engagement? C’est l’accueil de Jésus lui-même, le prophète des prophètes. Celui-ci se présente d’ailleurs dans le commentaire qu’il donne de la parabole comme la pierre angulaire de la nouvelle demeure de Dieu : « La pierre qu’on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».        <br />
              <br />
       Désormais la demeure du Seigneur est ouverte à tous et à toutes. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, dit Jésus en pensant à Israël, pour être donné  à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Cette nouvelle nation est une terre où Dieu s’emploie avec les ouvrières et ouvriers que nous sommes à faire produire la vigne. Cette vigne est faite de multiples cépages. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » dira Jésus aux Apôtres en Galilée à la montagne où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 28, 19)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’Alliance faite avec Abraham et le peuple d’Israël ne souffre plus de frontières désormais. Elle n’est plus réservée à ceux qui ont la circoncision c'est-à-dire au peuple d'Israël. Elle peut se vivre par tous ceux et celles qui acceptent d’être baptisés au nom de Jésus et de le reconnaître comme leur Maître et Seigneur, comme la pierre angulaire sur laquelle s’appuie et se construit l’édifice spirituel de leur vie et du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette parabole de Jésus sur les vignerons homicides, malgré la violence qu’on  y trouve, comporte un message des plus ouverts pour nous aujourd’hui. En effet, nous sommes invités à reconnaître le Royaume de Dieu déjà à l‘œuvre dans notre monde. «  Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »  dit Jésus (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 21).        <br />
              <br />
       Ce Royaume advient lorsque deux ou trois se réunissent au nom de Jésus (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 18, 20), lorsque le pauvre est évangélisé, lorsque le malade est visité, lorsque les sourds entendent, lorsque les aveugles voient etc. (cf. <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40, <span style="font-style:italic">Luc</span> 4 16-20, <span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 17-18) Tels sont les fruits de la venue du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie le président nous invite en terminant à aller sur les chemins de nos vies et de notre monde pour annoncer et redire la Bonne Nouvelle que nous avons découverte en Jésus. « Allez dans la paix du Christ » nous dit-il.        <br />
              <br />
       Je nous redis la même chose au terme de cette homélie : « Allons et soyons chacun et chacune, selon nos possibilités et selon notre état de vie, des témoins de Jésus-Christ aujourd’hui ».       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 octobre 2023       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 3 octobre 2017 et16 septembre 2020       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Je veux chanter pour mon ami       <br />
       le chant du bien-aimé à sa vigne.       <br />
              <br />
       Mon ami avait une vigne       <br />
       sur un coteau fertile.       <br />
           Il en retourna la terre, en retira les pierres,       <br />
       pour y mettre un plant de qualité.       <br />
       Au milieu, il bâtit une tour de garde       <br />
       et creusa aussi un pressoir.       <br />
       Il en attendait de beaux raisins,       <br />
       mais elle en donna de mauvais.       <br />
              <br />
          Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,       <br />
       soyez donc juges entre moi et ma vigne !       <br />
           Pouvais-je faire pour ma vigne       <br />
       plus que je n’ai fait ?       <br />
       J’attendais de beaux raisins,       <br />
       pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?       <br />
           Eh bien, je vais vous apprendre       <br />
       ce que je ferai de ma vigne :       <br />
       enlever sa clôture       <br />
       pour qu’elle soit dévorée par les animaux,       <br />
       ouvrir une brèche dans son mur       <br />
       pour qu’elle soit piétinée.       <br />
           J’en ferai une pente désolée ;       <br />
       elle ne sera ni taillée ni sarclée,       <br />
       il y poussera des épines et des ronces ;       <br />
       j’interdirai aux nuages       <br />
       d’y faire tomber la pluie.       <br />
              <br />
           La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël.       <br />
       Le plant qu’il chérissait,       <br />
       ce sont les hommes de Juda.       <br />
       Il en attendait le droit,       <br />
       et voici le crime ;       <br />
       il en attendait la justice,       <br />
       et voici les cris.       <br />
              <br />
         – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)       <br />
       R/ La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël. (cf. Is 5, 7a)       <br />
              <br />
       La vigne que tu as prise à l’Égypte,       <br />
       tu la replantes en chassant des nations.       <br />
       Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,       <br />
       et ses rejets, jusqu’au Fleuve.       <br />
              <br />
       Pourquoi as-tu percé sa clôture ?       <br />
       Tous les passants y grappillent en chemin ;       <br />
       le sanglier des forêts la ravage       <br />
       et les bêtes des champs la broutent.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
           Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,       <br />
       tout ce qui est juste et pur,       <br />
       tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,       <br />
       tout ce qui s’appelle vertu       <br />
       et qui mérite des éloges,       <br />
       tout cela, prenez-le en compte.       <br />
           Ce que vous avez appris et reçu,       <br />
       ce que vous avez vu et entendu de moi,       <br />
       mettez-le en pratique.       <br />
       Et le Dieu de la paix sera avec vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       C’est moi qui vous ai choisis,       <br />
       afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Écoutez cette parabole :       <br />
       Un homme était propriétaire d’un domaine ;       <br />
       il planta une vigne,       <br />
       l’entoura d’une clôture,       <br />
       y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.       <br />
       Puis il loua cette vigne à des vignerons,       <br />
       et partit en voyage.       <br />
           Quand arriva le temps des fruits,       <br />
       il envoya ses serviteurs auprès des vignerons       <br />
       pour se faire remettre le produit de sa vigne.       <br />
           Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,       <br />
       frappèrent l’un,       <br />
       tuèrent l’autre,       <br />
       lapidèrent le troisième.       <br />
           De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs       <br />
       plus nombreux que les premiers ;       <br />
       mais on les traita de la même façon.       <br />
           Finalement, il leur envoya son fils,       <br />
       en se disant :       <br />
       ‘Ils respecteront mon fils.’       <br />
           Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :       <br />
       ‘Voici l’héritier :       <br />
       venez ! tuons-le,       <br />
       nous aurons son héritage !’       <br />
           Ils se saisirent de lui,       <br />
       le jetèrent hors de la vigne       <br />
       et le tuèrent.       <br />
           Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,       <br />
       que fera-t-il à ces vignerons ? »       <br />
           On lui répond :       <br />
       « Ces misérables, il les fera périr misérablement.       <br />
       Il louera la vigne à d’autres vignerons,       <br />
       qui lui en remettront le produit en temps voulu. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux !       <br />
           Aussi, je vous le dis :       <br />
       Le royaume de Dieu vous sera enlevé       <br />
       pour être donné à une nation       <br />
       qui lui fera produire ses fruits. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année A : « Envoyés en mission »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaires Année A le 18 juin 2023 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Exode 19, 2-6a, Romains 5, 6-11 et Mathieu 9, 36 – 10, 8     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72289259-50320106.jpg?v=1683894322" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année A : « Envoyés en mission »" title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année A : « Envoyés en mission »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui est assez facile à interpréter, à appliquer.        <br />
              <br />
       En effet, si on veut retenir un message général, il ressort clairement On pourrait intituler mon homélie : « Tous envoyés en mission ».        <br />
              <br />
       1- L’évangile       <br />
              <br />
       Relisons l’évangile. Qu’y a-t-il?       <br />
              <br />
       Trois choses qui me semblent éclairantes dans ce texte.       <br />
               <br />
       La première est une constatation : les brebis sont fatiguées, elles sont sans berger, et pourtant la moisson est abondante. Cela s’applique bien à nous.       <br />
              <br />
       La deuxième nous présente un appel et choix pour répondre à cette situation. Jésus appelle des ouvriers à sa vigne. Il choisit ici douze apôtres qui le seconderont et qui le prolongeront dans le temps. Ces Douze ont été des témoins extraordinaires. Aujourd’hui c’est nous qui prenons le relais de ces Douze. « Il les appela ». « Il nous appelle » nous aussi.       <br />
              <br />
        Troisième chose, un envoi et une mission. « N’allez pas vers les païens, alles vers les brebis perdues de la maison d’Israël. »       <br />
              <br />
       2- Application       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que ces trois choses peuvent très bien s’appliquer à nous.       <br />
              <br />
       En effet, notre situation de chrétienté vieillissante au Québec ne cesse de nous poser de nouveaux défis. C’est une constatation que tout le monde fait. Les défis sont nombreux et si nous ajoutons à cela la question des abus sexuels qui engendre des tas de poursuites devant les tribunaux, les autorités de l’Église au Québec de même que nous ne savons plus où aller.        <br />
              <br />
       On se sent un peu mal à l’aise d’afficher nos croyances et plein de gens dans les médias tapent sur la tête de notre Église. Voilà une constatation actuelle et c’est notre situation.       <br />
              <br />
       Où est alors l’appel et le choix que nous devons faire? Comme je l’ai dit il y a un instant. Les personnes appelées ce sont nous. Il n’y a pas à regarder ailleurs, mais il faut se prendre en main. Malgré nos faibles moyens, comme les premiers apôtres, ne laissons pas la peur nous envahir. N’ayons pas peur comme le souhaitait saint Jean Paul II le jour de son élection en criant sur le balcon de la basilique saint Pierre de Rome « N’ayez pas peur ! Ouvrez, en effet, grandes les portes au Christ ! »       <br />
              <br />
       Notre envoi et notre mission rejoint celle des premiers apôtres « aller vers ceux et celles qui sont loin ou qui se sont éloignés ». Comment les réaliser? La réponse de Jésus tient en un mot : « Allez ».       <br />
              <br />
       On n’a pas à se morfondre de la situation de notre Église, mais nous sommes appelés à en vivre la beauté et la richesse évangélique. Elle est le signe de la présence du Christ dans le monde. Et nous pouvons le dire et le montrer par notre vie. Ce que nous sommes et ce que nous vivons interrogera nos concitoyens.       <br />
               <br />
       Il n’y aura pas de signes éclatants comme ceux que donne Jésus, mais l’action de Dieu fera son chemin à sa façon.       <br />
              <br />
       3 – Témoignage de vie       <br />
              <br />
       C’est ce que le saint Pape Paul VI souhaitait après le Concile Vatican II et ce que le pape François propose à toutes et à tous lorsqu’il écrit : « Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage. »  Et il commente ainsi « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. »       <br />
              <br />
       Prions le Seigneur qu’il nous aide à être nous-mêmes dans notre foi et qu’il nous fasse trouver des façons d’en témoigner autour de nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie fasse de nous des disciples de Jésus qui rayonnent simplement leur foi, leur espérance et leur charité .       <br />
       Ainsi le Royaume de Dieu sera proche pour nos frères et seours du XXIe siècle. Et nous prendrons le relais des apôtres des premiers temps, ce que je vous  souhaite avec la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
                <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       13 juin 2023       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte » (Ex 19, 2-6a)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           les fils d’Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï,       <br />
       et ils y établirent leur camp       <br />
       juste en face de la montagne.       <br />
           Moïse monta vers Dieu.       <br />
       Le Seigneur l’appela du haut de la montagne :       <br />
       « Tu diras à la maison de Jacob,       <br />
       et tu annonceras aux fils d’Israël :       <br />
           Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte,       <br />
       comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle       <br />
       et vous ai amenés jusqu’à moi.       <br />
           Maintenant donc, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance,       <br />
       vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples,       <br />
       car toute la terre m’appartient ;       <br />
           mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres,       <br />
       une nation sainte. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
       R/ Il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau. (Ps 99, 3bc)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous avons été réconciliés par la mort du Fils, à plus forte raison serons-nous sauvés en recevant sa vie » (Rm 5, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
           À plus forte raison, maintenant que le sang du Christ       <br />
       nous a fait devenir des justes,       <br />
       serons-nous sauvés par lui       <br />
       de la colère de Dieu.       <br />
           En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu       <br />
       par la mort de son Fils       <br />
       alors que nous étions ses ennemis,       <br />
       à plus forte raison,       <br />
       maintenant que nous sommes réconciliés,       <br />
       serons-nous sauvés en ayant part à sa vie.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu,       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       par qui, maintenant, nous avons reçu la réconciliation.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » (Mt 9, 36 – 10, 8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (Mc 1, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles       <br />
       parce qu’elles étaient désemparées et abattues       <br />
       comme des brebis sans berger.       <br />
           Il dit alors à ses disciples :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
           Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »       <br />
            Alors Jésus appela ses douze disciples       <br />
       et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs       <br />
       et de guérir toute maladie et toute infirmité.       <br />
              <br />
           Voici les noms des douze Apôtres :       <br />
       le premier, Simon, nommé Pierre ;       <br />
       André son frère ;       <br />
       Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;       <br />
           Philippe et Barthélemy ;       <br />
       Thomas et Matthieu le publicain ;       <br />
       Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;       <br />
           Simon le Zélote       <br />
       et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.       <br />
           Ces douze, Jésus les envoya en mission       <br />
       avec les instructions suivantes :       <br />
       « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes       <br />
       et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.       <br />
           Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.       <br />
           Sur votre route,       <br />
       proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.       <br />
           Guérissez les malades, ressuscitez les morts,       <br />
       purifiez les lépreux, expulsez les démons.       <br />
       Vous avez reçu gratuitement :       <br />
       donnez gratuitement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72289259-50320106.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Envoyes-en-mission_a1124.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Dec 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 18 décembre 2022. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68335939-48099194.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68335939-48099194.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1095.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64229002</guid>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C le 14 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes: Jérémie 38, 4-6.-10, Hébreux 12, 1-9 et Luc 12, 49-53.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229002-46109470.jpg?v=1654286621" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" />
     </div>
     <div>
      J’ai un confrère aimant bien l’humour qui, un jour, lorsqu’il avait terminé la lecture de cet évangile, ferma ostensiblement le <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> et lança d’un ton surpris « Quelle famille !».       <br />
              <br />
       La description des conflits et des oppositions qui attendent le disciple de Jésus est ainsi symbolisée par les divisons familiales ou entre amis. Elles sont le symbole d’une situation où l’annonce du salut que Dieu donne suscite non seulement des hésitations mais des oppositions.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le prophète Jérémie</span>       <br />
              <br />
       Cela est une longue histoire. Dans l’Ancien Testament, tout au cours de l’histoire du peuple élu, les prophètes ont rencontré des oppositions car ils allaient à contre-courant bien souvent des attentes simplistes et à courte vue de leurs contemporains.  Pour ceux-ci, les valeurs se limitaient à ce qu’on voit, au profit, à la réussite,  aux victoires guerrières, alors que les prophètes annonçaient une alliance où les cœurs sont changés, où le feu de l’amour a la première place. C'est ce message que Jésus reprend lorsqu’il dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »        <br />
              <br />
       Parmi les prophètes, la figure du prophète Jérémie est emblématique. On le voit aujourd’hui dans un récit très coloré : «   Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ». Au fond de cette citerne, Jérémie ne lâche pas. Il est à contre-courant, mais il s’appuie sur la Parole de Dieu qui le sauve de ce mauvais pas en changeant le cœur du roi qui donne cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
       On sait par la suite que les déboires du prophète Jérémie ne sont pas finis, mais on sait aussi qu’il demeurera toujours fidèle à l’annonce du salut que Dieu offre à son peuple dans une alliance où ce sont les cœurs qui sont visés et non seulement les pratiques et les observances de la  Loi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ces situations vécues par Jérémie se rencontrent, toutes proportions gardées, tout au long de l’histoire de l’Église. Au moment où saint Luc écrit son évangile, il commençait à y avoir des divisions et même des persécutions. Aujourd’hui, dans nos sociétés très sécularisées, la référence aux convictions religieuses est souvent mise à l’écart. Et pourtant, c’est ce qui fait vivre bien des gens. Les croyants dont nous sommes doivent donc s’attendre à aller à contre-courant, eux aussi, comme le prophète Jérémie.        <br />
              <br />
       Les papes depuis saint Jean-Paul II nous le rappellent souvent. À preuve ces mots de saint Jean-Paul II qui ont fait le tour du monde lors de son élection comme évêque de Rome et pape  le 22 octo­bre 1978 : «N'ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, à sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. »<!--dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> à l’occasion de l’an 2000 : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »-->       <br />
              <br />
       Et , le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> à la suite du <span style="font-style:italic">Synode sur les jeunes</span> en octobre 2018 les invite, ainsi que tout le Peuple de Dieu, à  ne pas se laisser détourner des valeurs et de la foi professée malgré les oppositions et la diffusion des valeurs du monde, les fameuses « valeurs mondaines » dont le pape François parle fréquemment, souvent contraires à celles de l’Évangile. Je cite : « L’Église du Christ peut toujours succomber à la tentation de perdre l’enthousiasme parce qu’elle n’écoute plus l’appel du Seigneur au risque de la foi, l’appel à tout donner sans mesurer les dangers, et qu’elle recommence à chercher de fausses sécurités mondaines ». (<span style="font-style:italic">Christus vivit</span> n. 37)  « Soyez capables d’aller à contre-courant et sachez partager Jésus, communiquez la foi qu’il vous a offerte. Si seulement vous pouviez sentir dans le cœur le même mouvement irrésistible qui agitait saint Paul quand il disait : '' Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile '' » (1Co 9, 16). <span style="font-style:italic">(Ibidem</span>, n. 176)        <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus à ses disciples que nous rappelons ce matin sont pour nous un encouragement bienvenu. Oui, son message est comme un feu qui réchauffe et qui éclaire même si sa diffusion ne sera pas sans rencontrer bien des obstacles, parfois près de nous : « le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère » écrit saint Luc de façon imagée.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous les vivons ces obstacles, chacune et chacune à notre façon. Nous aimerions que nos convictions soient partagées par nos concitoyens et concitoyennes et nous constatons, hélas! qu’ils se sont éloignés de l’héritage catholique reçu dans leurs jeunes années, du moins en ce qui nous concerne au Québec.        <br />
              <br />
       On peut se réjouir que les valeurs de solidarité, de partage et de respect soient maintenant partie prenante des valeurs que notre société exalte et défend ainsi que celles de la dignité des personnes et de la liberté. Ce qui peut attrister hélas! c’est que le nom de Jésus n'est plus proclamé ouvertement et sans crainte.        <br />
              <br />
       Comme les prophètes de l'Ancien Testament, nous avons à redire que ces belles valeurs que notre société vit ont  leur source dans un amour qui nous prévient et nous rejoint tous et toutes, celui de l’amour d’un Dieu solidaire avec l’humanité et qui lui  donne son Fils unique : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ».  (Jean 3, 16)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Faisons cette prière  en terminant :        <br />
              <br />
       Oui! Seigneur, répands le feu de ton amour sur la terre.       <br />
       Fais de tes enfants des témoins de cet  amour qui rejoint  toute l’humanité <!--Accorde la paix à notre monde ; -->       <br />
       Et fais disparaître les divisions nocives.       <br />
       Donne-nous la force de témoigner        <br />
       Que ton Fils Jésus est celui qui nous sauve       <br />
       Et celui qui nous conduit où tu nous attends       <br />
       Dans la joie d’une vie porteuse d’éternité        <br />
       Que tu nous as donnée et que nous te remettons.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       9 août 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 13 août 2019-->       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Lectures de la messe pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C</span>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Ma mère, tu m’as enfanté homme de querelle pour tout le pays » (cf. Jr 15, 10) (Jr 38, 4-6.8-10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       pendant le siège de Jérusalem,       <br />
       les princes qui tenaient Jérémie en prison       <br />
           dirent au roi Sédécias :       <br />
       « Que cet homme soit mis à mort :       <br />
       en parlant comme il le fait,       <br />
       il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville,       <br />
       et toute la population.       <br />
       Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche,       <br />
       mais son malheur. »       <br />
           Le roi Sédécias répondit :       <br />
       « Il est entre vos mains,       <br />
       et le roi ne peut rien contre vous ! »       <br />
           Alors ils se saisirent de Jérémie       <br />
       et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi,       <br />
       dans la cour de garde.       <br />
       On le descendit avec des cordes.       <br />
       Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue,       <br />
       et Jérémie enfonça dans la boue.       <br />
           Ébed-Mélek sortit de la maison du roi       <br />
       et vint lui dire :       <br />
           « Monseigneur le roi,       <br />
       ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie,       <br />
       c’est mal !       <br />
       Ils l’ont jeté dans la citerne,       <br />
       il va y mourir de faim       <br />
       car on n’a plus de pain dans la ville ! »       <br />
           Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien :       <br />
       « Prends trente hommes avec toi,       <br />
       et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie       <br />
       avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18)       <br />
              <br />
       R/ Seigneur, viens vite à mon secours ! (Ps 39, 14b)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir,       <br />
       j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       pour entendre mon cri.       <br />
              <br />
       Il m’a tiré de l’horreur du gouffre,       <br />
       de la vase et de la boue ;       <br />
       il m’a fait reprendre pied sur le roc,       <br />
       il a raffermi mes pas.       <br />
              <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
       Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,       <br />
       ils auront foi dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je suis pauvre et malheureux,       <br />
       mais le Seigneur pense à moi.       <br />
       Tu es mon secours, mon libérateur :       <br />
       mon Dieu, ne tarde pas !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He 12, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes entourés d’une immense nuée de témoins,       <br />
       et débarrassés de tout ce qui nous alourdit       <br />
       – en particulier du péché qui nous entrave si bien –,       <br />
       courons avec endurance       <br />
       l’épreuve qui nous est proposée,       <br />
           les yeux fixés sur Jésus,       <br />
       qui est à l’origine et au terme de la foi.       <br />
       Renonçant à la joie qui lui était proposée,       <br />
       il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice,       <br />
       et il siège à la droite du trône de Dieu.       <br />
           Méditez l’exemple       <br />
       de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité,       <br />
       et vous ne serez pas accablés par le découragement.       <br />
           Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang       <br />
       dans votre lutte contre le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Je suis venu apporter un feu sur la terre,       <br />
       et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !       <br />
           Je dois recevoir un baptême,       <br />
       et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !       <br />
           Pensez-vous que je sois venu       <br />
       mettre la paix sur la terre ?       <br />
       Non, je vous le dis,       <br />
       mais bien plutôt la division.       <br />
           Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :       <br />
       trois contre deux et deux contre trois ;       <br />
           ils se diviseront :       <br />
       le père contre le fils       <br />
       et le fils contre le père,       <br />
       la mère contre la fille       <br />
       et la fille contre la mère,       <br />
       la belle-mère contre la belle-fille       <br />
       et la belle-fille contre la belle-mère. »       <br />
              <br />
         – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229002-46109470.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Je-suis-venu-apporter-un-feu-sur-la-terre_a1077.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C le 3 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64220471-46105226.jpg?v=1651577895" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, l’évangile nous parle de 72 personnes, des disciples de Jésus, dont ne savons aucun nom et que Jésus charge de répandre son message. Ce sont des témoins de Jésus. Ils ont un nom bien sûr, mais on ne l’a pas retenu comme celui des douze apôtres, par exemple : Pierre, Jean, Jacques, Mathieu etc.        <br />
              <br />
       On pourrait dire qu'ils étaient des gens de la base, des gens ordinaires. À qui cela vous-fait-il penser?...à nous, tous et toutes n’est-ce pas? On n’est pas des saint Pierre ou des saint Jean, ni un pape François ou un cardinal Lacroix. Mais c'est nous les 72 disciples d’aujourd’hui auxquels Jésus s’adresse en envoyant les premiers 72 disciples qui seront les précurseurs de milliers et de milliers d’autres dont nous sommes.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La mission c’est pour tous</span>       <br />
              <br />
       Un premier constat ressort de cette observation. Cela veut dire que dans l’Église ce ne sont pas seulement des témoins et des personnages extraordinaires qui sont nécessaires, ce sont tous les chrétiens et chrétiennes qui ont la mission de répandre le message de Jésus.        <br />
              <br />
       En d’autres mots, on ne peut pas dire : annoncer, répandre le message de Jésus c’est l’affaire du pape, des évêques, des prêtres,  de ceux et celles qui travaillent dans la pastorale, non on doit se dire, c’est mon affaire, moi aussi.  Voyez-vous Jésus veut répandre son message par la base comme on dit. Il veut que ce soit un beau-frère, une belle-sœur, des parents, des grands-parents, des amis, des compagnons ou compagnes de travail qui parlent de lui, de diverses façons : par le sérieux de leur foi qu’ils ne cachent pas, par des conseils, par des gestes d’entraide, par leur présence, par leur compassion et leur accueil etc.       <br />
              <br />
       Dans l'annonce de l'évangile, tous et toutes doivent mettre la main à la pâte. C’est une responsabilité liée à notre baptême et à notre confirmation. C’est tout le peuple de Dieu, comme le dit le Concile Vatican II, qui a la mission de répandre la Bonne Nouvelle du Salut.       <br />
              <br />
       Voilà ce qui est préfiguré par l’envoi des 72 disciples par Jésus.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Conseils de Jésus pour la mission </span>       <br />
              <br />
       Vous me direz : « Oui, c’est bien beau…mais comment faire? » C’est une très bonne question à laquelle Jésus répond clairement dans les conseils qu’il donne aux 72. Regardons-les de plus près maintenant.       <br />
              <br />
       Jésus commence par demander de prier pour que Dieu envoie des ouvriers à sa moisson. Pourquoi? Parce que ce ne sont pas les personnes envoyées qui ont l’initiative. C’est Dieu. C’est lui qui convertit, qui rejoint les cœurs. Les 72 sont des instruments de la grâce de Dieu. Saint Paul le constatait à tout moment et cela lui faisait écrire aux Corinthiens « Celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu ». (I Corinthiens 3, 7) Prier pour que Dieu envoie des ouvriers et ouvrières à sa moisson, ce dont nous avons tant besoin chez nous, au Québec, alors que les communautés religieuses et les grands séminaires se vident.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, Jésus prévient que la tâche de l’annonce de la Bonne Nouvelle ne sera pas toujours facile : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » dit-il. C’est quelque chose qu’on ressent fortement de nos jours au Québec où la religion et l’Évangile sont devenus dans les médias des sujets de moqueries et de rejets percutants parfois. Je vous fais grâce des propos malhonnêtes qu'on lit à certains moments et qui nous font mal. Un chromiqueur averti constate : " Le Québec contemporain est un désert spirituel, hostile à la religion de ses pères, mais prêt à s'ouvrir à toutes les religions exotiques" (Mathieu Bock-Côté dans Le Journal de Québec samedi 2 juillet 2016).       <br />
              <br />
       En troisième lieu, Jésus nous dit de ne pas nous embarrasser de trop de choses, d’y aller simplement avec notre être, avec ce que nous sommes, avec ce que nous avons reçu dans notre rencontre personnelle avec Dieu. Il l’exprime de façon imagée lorsqu’il dit : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales ». Saint François d’Assise a pris ces paroles à la lettre. Notre pape François leur accorde une grande importance en souhaitant faire de l’Église une « Église des pauvres ».       <br />
              <br />
       En quatrième lieu, Jésus nous invite à  semer la paix autour de nous - « Dites paix à cette maison » - et à prendre le temps pour le faire. Paris, dit-on, ne s’est pas construite en un jour. Prenez le temps, dit Jésus « Ne passez pas de maison en maison ». Faites-vous proches des gens. « Mangez avec eux, guérissez les malades ».        <br />
              <br />
       Et, en cinquième et dernier lieu, Jésus donne la clé de toutes ces initiatives sur le chemin de l’annonce de la Bonne Nouvelle : « Dites aux habitants  ‘ le règne de Dieu est tout proche de vous’ ». Voilà toute la beauté de la Bonne Nouvelle. Jésus vient pour nous montrer que Dieu n’est pas étranger à notre vie, perdu dans un firmament étoilé. Au contraire, il se fait proche. Il est présent à tout ce que nous faisons et désirons. Il se penche vers nous comme un Père plein d’attention et de tendresse.        <br />
       <!--En effet que sert de se dépenser sans jamais livrer ce qui est au cœur de notre foi : une Bonne Nouvelle qui ne vieillit pas, celle de l’amour de Dieu pour tous et toutes que Jésus nous révèle.-->       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Pour répondre à l’invitation de Jésus aux 72 disciples qui s’adresse à nous tous et toutes, prenons la peine, dans nos moments de répit au cours des vacances, de regarder sérieusement comment nous pouvons être de meilleurs disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       C’est à chacun et à chacune de se rendre disponible. Les moyens sont extrêmement variés. Je connais des gens qui le font avec beaucoup d’imagination comme cette grand-maman qui explique à ses petits enfants la célébration de la messe avant de les amener avec elle ou ce professeur qui surprend ses élèves en leur disant qu’il est un chrétien pratiquant ou ce sportif qui entre sur la glace en faisant le signe de croix.       <br />
              <br />
       Je pourrais continuer encore. Ce ne sont que des exemples qui nous invitent à nous laisser aller à la créativité. Les anciennes façons de faire disparaissent, mais la Bonne nouvelle ne disparaît pas pour autant, elle ne vieillit pas. Elle a besoin de témoins pour manifester que l'amour de Dieu n’est pas mort. C’est notre mission première aujourd’hui de faire comme les 72 disciples et de le proclamer selon nos dons et charismes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs. Nous proposons, sans forcer, sans imposer, comme dans l’évangile. Nous pouvons être sûrs que les fruits viendront. Nous ne les verrons peut-être pas, mais nous pouvons semer dans la confiance et dans la paix parce que l’action de Dieu n’a pas de limites ni de murs qu’elle ne peut franchir.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous permette de nous renouveler dans notre foi et notre espérance parce que nous avons toujours avec nous le Pain de la vie : Jésus qui accompagne et soutient nos efforts. Ce n’est pas sur nous-mêmes, mais c’est sur sa puissance et sur sa grâce que nous comptons.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        28 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de  l'homélie du 28 juin 2016-->       <br />
              <br />
       <!--On ne connait pas les noms de ces 72  disciples choisis par Jésus pour aller porter son message à leur contemporains comme on ne connait pas les noms des disciples d’aujourd’hui qui annoncent chacun et chacune à leur façon la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu parmi nous. --><!--Les 72 ce sont aujourd’hui André, Chantal, Mario, Nathalie, Olivier, Guillaume, Nicole, Catherine etc.-->       <br />
       <!--       <br />
       L’envoi de 72 disciples en mission ne met pas de frontières à leur mission. Ce sont toutes les nations qui sont visées. Leur mission est universelle. -->        <br />
       <!--I - <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
        Pour ces  ces 72 personnes que Jésus choisit, le message à proclamer est simple. Jésus le résume dans une  phrase : « le Règne de Dieu s’est approché ». Si on l'applique à nous qui so)mmes les 72 aujourd'hui, on se demande, avec raison, ce que cela veut dire.        <br />
              <br />
       En dehors de mes homélies, quand je rencontre des gens et qu’on parle de religion, s’ils le désirent, je ne leur ai jamais dit « Le Règne de Dieu s’est approché » et, pourtant, bien des fois j'en ai parlé.         <br />
              <br />
       Car qu'est-ce que c’est  que le Règne de Dieu si ce n’est pas le message que Dieu aime ses créatures que nous sommes, qu’il nous a donné Fils pour que par lui nous soyons sauvés (cf.  Jean 3, 16) et que cette Bonne Nouvelle du salut nous la répétions jusqu’aux extrémités du monde en proclamant l’essentiel de son message qui est le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (Cf. Jean 15, 12).        <br />
              <br />
       Chacun et chacune cherchera à trouver les mots et les gestes incarner ce message. La moisson est abondante mais les ouvriers comme le dit Jésus sont hélas peu nombreux.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Réjouissez-vous avec Jérusalem !       <br />
       Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !       <br />
       Avec elle, soyez pleins d’allégresse,       <br />
       vous tous qui la pleuriez !       <br />
              <br />
           Alors, vous serez nourris de son lait,       <br />
       rassasiés de ses consolations ;       <br />
       alors, vous goûterez avec délices       <br />
       à l’abondance de sa gloire.       <br />
           Car le Seigneur le déclare :       <br />
       « Voici que je dirige vers elle       <br />
       la paix comme un fleuve       <br />
       et, comme un torrent qui déborde,       <br />
       la gloire des nations. »       <br />
       Vous serez nourris, portés sur la hanche ;       <br />
       vous serez choyés sur ses genoux.       <br />
           Comme un enfant que sa mère console,       <br />
       ainsi, je vous consolerai.       <br />
       Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.       <br />
           Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;       <br />
       et vos os revivront comme l’herbe reverdit.       <br />
       Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)       <br />
       R/ Terre entière, acclame Dieu,       <br />
       chante le Seigneur ! (cf. Ps 65, 1)       <br />
              <br />
       Acclamez Dieu, toute la terre ;       <br />
       fêtez la gloire de son nom,       <br />
       glorifiez-le en célébrant sa louange.       <br />
       Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »       <br />
              <br />
       Toute la terre se prosterne devant toi,       <br />
       elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.       <br />
       Venez et voyez les hauts faits de Dieu,       <br />
       ses exploits redoutables pour les fils des hommes.       <br />
              <br />
       Il changea la mer en terre ferme :       <br />
       ils passèrent le fleuve à pied sec.       <br />
       De là, cette joie qu’il nous donne.       <br />
       Il règne à jamais par sa puissance.       <br />
              <br />
       Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :       <br />
       je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;       <br />
       Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,       <br />
       ni détourné de moi son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       reste ma seule fierté.       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
           Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,       <br />
       c’est d’être une création nouvelle.       <br />
           Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie       <br />
       et pour l’Israël de Dieu,       <br />
       paix et miséricorde.       <br />
           Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,       <br />
       car je porte dans mon corps       <br />
       les marques des souffrances de Jésus.       <br />
           Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       soit avec votre esprit. Amen.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse.       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
           Mais dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous ne serez pas accueillis,       <br />
       allez sur les places et dites :       <br />
           ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,       <br />
       nous l’enlevons pour vous la laisser.       <br />
       Toutefois, sachez-le :       <br />
       le règne de Dieu s’est approché.’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       au dernier jour,       <br />
       Sodome sera mieux traitée que cette ville. »       <br />
              <br />
           Les 72 disciples revinrent tout joyeux,       <br />
       en disant :       <br />
       « Seigneur, même les démons       <br />
       nous sont soumis en ton nom. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.       <br />
           Voici que je vous ai donné le pouvoir       <br />
       d’écraser serpents et scorpions,       <br />
       et sur toute la puissance de l’Ennemi :       <br />
       absolument rien ne pourra vous nuire.       <br />
           Toutefois, ne vous réjouissez pas       <br />
       parce que les esprits vous sont soumis ;       <br />
       mais réjouissez-vous       <br />
       parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »       <br />
              <br />
          – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Les-72-disciples-et-nous_a1071.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64153137-46080209.jpg?v=1651544840" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" />
     </div>
     <div>
      Commençons par le portrait qui est donné de Jésus dans ce passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le visage déterminé</span>       <br />
              <br />
       Jésus prend la route de Jérusalem en sachant qu’il n’en reviendra pas. Il le fait avec détermination. C’est un moment de choix important pour lui. Certains font des choix semblables parfois.        <br />
              <br />
       J’ai un ami qui, il y a quelques  années, à la suite de son  fils qui l’avait fait, a décidé  de faire à pied le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Il est parti de Paris et a parcouru pendant un mois environ 850 kilomètres à pied. Il y allait avec détermination car cela représentait pour lui non seulement un défi mais  une rencontre avec lui-même et avec Dieu. Il avait fait déjà un pèlerinage en Terre Sainte, mais cette marche de pèlerin vers saint Jacques de Compostelle avait un sens encore plus fort pour lui. Il a tenu bon et il en est aujourd’hui, non seulement heureux, mais transformé. Il rayonne de la joie de l’Évangile et il est un témoin de l'amour du Christ dans son milieu de travail auprès des personnes âgées et autour de lui. Il s’est réconcilié avec son fils dont il s’était séparé depuis plusieurs années.        <br />
              <br />
       Jésus commence ici un pèlerinage particulier. Il est en mesure déjà de prévoir les tenants et les aboutissants de sa route vers Jérusalem. Il entrevoit que ce sera pour lui la rencontre finale avec sa mission de Sauveur qui le conduira sur le Calvaire où il donnera sa vie pour le salut du monde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut voir cet épisode comme un point tournant dans la vie de Jésus. Jésus en partant accepte résolument non seulement d’annoncer l’amour du Père, mais de vivre  cet amour en donnant sa propre vie pour ses frères et sœurs. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dira-t-il la veille de sa mort pendant son dernier repas avec des disciples. (Jean 15, 13).       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Les routes de Galilée</span>       <br />
              <br />
       Cette décision de Jésus d’aller vers Jérusalem avec détermination ne le renferme pas sur lui-même, loin de là. Jésus est sur les routes depuis quelques années. Et il rencontre plein de gens. Il a avec lui des compagnons et des compagnes qui le suivent. Il sillonne le pays à pied.        <br />
              <br />
       Quand on parcourt une route en marchant à pied - mon ami l'a fait en allant à St-Jacques de Compostelle - le temps s’écoule lentement, on réfléchit en marchant et il survient plein de situations de toutes sortes. On rencontre des gens, on profite du beau temps, on doit se mettre à l’abri, on est fatigué, on se retire à l’écart, on passe dans des endroits inconnus, on rencontre des gens différents etc.       <br />
              <br />
        À pied sur la route, on se doit d’être ouverts à tous les imprévus.  C’est ce qui se passe dans le reste de l’épisode de l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les appels de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Le premier imprévu vient des disciples qui sont avec Jésus. Ils sont tellement imprégnés de son enseignement, ils l'admirent tellement qu’ils veulent forcer l’adhésion de ces samaritains qu’ils croisent,  même en le faisant avec violence, avec le feu du ciel. <!--C'est le piège de l'intolérance.-->Devant cette fougue injustifiée, Jésus les réprimande car son message est proposé et non pas imposé.  Il en est toujours de même. Dans l’histoire de l’Église on l’a oublié parfois. Nous, les messagers d'aujourd’hui, les disciples-missionnaires comme nous appelle le pape François,  nous avons  à proposer notre foi et non à l’imposer. Il nous revient de trouver les moyens adaptés pour ce faire.       <br />
              <br />
       À la suite de la scène des disciples exaltés que Jésus refrène. Il y a trois autres imprévus, des rencontres de personnes qui  permettent à Jésus de mettre les points sur les i pourrait-on dire.        <br />
              <br />
       La première personne rencontrée est remplie d’enthousiasme et dit à Jésus « Je te suivrai partout où tu iras. ». Jésus la renvoie et lui indique qu’il est important pour ceux et celles qui veulent le suivre de se garder libres des attaches de toutes sortes qui les guettent : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
       Dans le deuxième cas c’est Jésus qui interpelle une personne : « Suis-moi. ». La personne invoque les funérailles de son père, mais Jésus sent qu’il s’agit là d’une excuse pour se dérober et il lui réplique : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu ».  Il n’y a pas ici de refus des rites funéraires comme nous en faisons volontiers, mais c'est une invitation à placer les appels de Dieu au-dessus de tout.       <br />
              <br />
       Dans le troisième cas, la réponse de Jésus va dans le même sens. À une autre personne  que Jésus interpelle  et qui lui répond qu’elle doit d’abord faire des adieux à sa famille, il lui répond, avec la belle image du labour avec une charrue,  qu’il propose un choix radical: « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, en fin de compte, les textes proposés à notre méditation sont des textes qui nous rappellent que comme Jésus, comme Élisée dont parle la première lecture, comme les trois personnes interpellées par Jésus, nous aussi, sur la route de la vie qui est la nôtre nous avons des vocations, des appels particuliers, chacun et chacune.        <br />
              <br />
       Ces appels sont variés et différents selon nos situations de vie, mais ils ont en commun qu’ils nous demandent d’avancer le regard fixé en avant et de façon déterminée, pas seulement dans des à peu près. C’est le message à retenir ce matin je pense.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur qu’il nous aide par son Esprit Saint à découvrir comment avancer toujours avec confiance dans notre vie chrétienne de femmes baptisées et d'hommes  baptisés désirant devenir de plus en plus des disciples de Celui que est le seul et vrai Maître digne d’être suivi et demandons à Dieu de savoir reconnaitre ses voies  dans nos vies.        <br />
              <br />
       Confions cette intention à la Vierge Marie, la patronne de cette chapelle qui lui est dédiée - Notre-Dame du Lac Poulin - qui a su le faire à la perfection et qui peut nous aider  à le faire malgré nos limites et nos faiblesses.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        21 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 25 juin 2019-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Élisée se leva et partit à la suite d’Élie » (1 R 19, 16b.19-21)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur avait dit au prophète Élie :       <br />
       « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,       <br />
       comme prophète pour te succéder. »       <br />
           Élie s’en alla.       <br />
       Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.       <br />
       Il avait à labourer douze arpents,       <br />
       et il en était au douzième.       <br />
       Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.       <br />
           Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,       <br />
       puis je te suivrai. »       <br />
       Élie répondit :       <br />
       « Va-t’en, retourne là-bas !       <br />
       Je n’ai rien fait. »       <br />
           Alors Élisée s’en retourna ;       <br />
       mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,       <br />
       les fit cuire avec le bois de l’attelage,       <br />
       et les donna à manger aux gens.       <br />
       Puis il se leva, partit à la suite d’Élie       <br />
       et se mit à son service.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)       <br />
       R/ Dieu, mon bonheur et ma joie ! (cf. Ps 15, 2.11)       <br />
              <br />
       Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.       <br />
       J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !       <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort. »       <br />
              <br />
       Je bénis le Seigneur qui me conseille :       <br />
       même la nuit mon cœur m’avertit.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.       <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez été appelés à la liberté » (Ga 5, 1.13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est pour que nous soyons libres       <br />
       que le Christ nous a libérés.       <br />
       Alors tenez bon,       <br />
       ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.       <br />
           Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.       <br />
       Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte       <br />
       pour votre égoïsme ;       <br />
       au contraire, mettez-vous, par amour,       <br />
       au service les uns des autres.       <br />
           Car toute la Loi est accomplie       <br />
       dans l’unique parole que voici :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
           Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,       <br />
       prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,       <br />
       et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.       <br />
           Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,       <br />
       et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.       <br />
       En effet, il y a là un affrontement       <br />
       qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.       <br />
           Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,       <br />
       vous n’êtes pas soumis à la Loi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 51-62)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ;       <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Comme s’accomplissait le temps       <br />
       où il allait être enlevé au ciel,       <br />
       Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.       <br />
           Il envoya, en avant de lui, des messagers ;       <br />
       ceux-ci se mirent en route       <br />
       et entrèrent dans un village de Samaritains       <br />
       pour préparer sa venue.       <br />
           Mais on refusa de le recevoir,       <br />
       parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.       <br />
           Voyant cela,       <br />
       les disciples Jacques et Jean dirent :       <br />
       « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions       <br />
       qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »       <br />
           Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.       <br />
           Puis ils partirent pour un autre village.       <br />
              <br />
           En cours de route, un homme dit à Jésus :       <br />
       « Je te suivrai partout où tu iras. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Les renards ont des terriers,       <br />
       les oiseaux du ciel ont des nids ;       <br />
       mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
           Il dit à un autre :       <br />
       « Suis-moi. »       <br />
       L’homme répondit :       <br />
       « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord       <br />
       enterrer mon père. »       <br />
           Mais Jésus répliqua :       <br />
       « Laisse les morts enterrer leurs morts.       <br />
       Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »       <br />
              <br />
           Un autre encore lui dit :       <br />
       « Je te suivrai, Seigneur ;       <br />
       mais laisse-moi d’abord faire mes adieux       <br />
       aux gens de ma maison. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque met la main à la charrue,       <br />
       puis regarde en arrière,       <br />
       n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Jesus-le-visage-determine-prit-la-route-de-Jerusalem_a1070.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-60159016</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)</title>
   <pubDate>Tue, 01 Feb 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C le 6 février 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11, Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159016-44062505.jpg?v=1641354543" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      L'évangile de ce jour se termine avec ces mots « Désormais ce seront des hommes que tu prendras » adressés au pêcheur Simon Pierre sur les bords du Lac de Génésareth ou de Galilée pas loin de Nazareth. Cette phrase nous guidera dans la méditation des textes proposés aujourd'hui pour la liturgie du 5e dimanche ordinaire. J'aimerais guider cette méditation en faisant une application de l'épisode raconté à la vie de l'Église aujourd'hui, car ce me semble tout à fait pertinent et indiqué comme application.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les images</span>       <br />
              <br />
       Commençons par repérer les images qui nous aideront dans cette méditation.       <br />
              <br />
       La barque où s'entassent les pêcheurs sous la direction de Simon Pierre est une belle image de l'Église dans le monde. Elle est ballotée, mais ne sombre pas. Elle est collée aux événements qui la bousculent parfois comme la barque qui flotte sur les eaux. Dans les profondeurs des eaux se cachent des forces adverses, les forces du mal que Jésus est venu combattre.        <br />
              <br />
       Les pêcheurs représentent les disciples de Jésus que nous sommes. Ils se sentent abandonnés et se découragent devant le peu de résultat de leurs efforts. « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » dit Simon Pierre.       <br />
              <br />
       Les filets évoquent toutes les initiatives d'évangélisation de nos communautés et de nos groupes de croyants jeunes et moins jeunes qui désirent rassembler et réunir les gens de toutes sortes dispersés un peu partout en privilégiant les plus démunis.       <br />
              <br />
       Maintenant que nous avons mis derrière les images retenues des réalités qui nous sont familières, regardons comment l'action de Jésus se déploie et ce faisant, nous comprendrons mieux comment il agit avec l'Église d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L'aujourd'hui de l'Église</span>       <br />
              <br />
       En effet, l'Église où nous vivons de nos jours avec les particularités locales et diocésaines ressemble à ce qui se passe autour de cette barque sur le Lac de Génésareth. Les communautés chrétiennes sont attentives à écouter la Parole de Dieu. Elles sont fidèles à l'Eucharistie où elles retrouvent Jésus assis et enseignant par les gestes et les paroles de la liturgie.       <br />
              <br />
       Les membres des communautés chrétiennes entendent à travers la Parole de Dieu la même invitation que celle des pêcheurs avec Jésus : « Avancez au large ». Ils ont les mêmes hésitations, car leur Église, du moins la nôtre au Québec, jadis rayonnante et les églises bondées on fait place à la pénurie et à la disette.  Malgré leurs efforts, ils ne voient aucun résultat poindre à l'horizon bien que, parfois, quelques signes de renouveau apparaissent. Ils peuvent dire, en vérité, nous avons peiné depuis des années et nous n'avons rien pris.       <br />
              <br />
       C'est devant cette tentation de lâchage, de désespoir même que la figure de Jésus que nous présente l'évangile de ce jour prend toute son importance.       <br />
              <br />
       Revenons au texte de l'évangile. Que dit Jésus et que fait-il? Ses paroles sont claires « Avancez au large et jetez les filets ». Ce sont des paroles qui envoient comme d'autres qui leur ressemblent : « Allez de toutes les nations, faites des disciples. Baptisez-les ». Ce n'est pas une simple invitation comme « Si vous le voulez bien allez au large », non c'est un impératif, une mission. « Avancez » sans vous poser de questions, en faisant confiance à mes paroles. Laissez de côté les trucs qui vous sécurisent et annoncez la Bonne Nouvelle. Comme le prophète Isaïe dans la première lecture, les apôtres ont répondu : « Nous  voici : envoie-nous ! » <!--« Et, laissant tout, ils le suivirent ».-->       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire de même. Tel est  l'enseignement principal de cet épisode : « Faire confiance à la parole de Jésus et aller » sans s'arrêter à faire des plans compliqués et à se préoccuper des résultats. C'est Jésus qui prend désormais le contrôle de la barque.       <br />
              <br />
       L'abandon et la confiance des pêcheurs sont tellement récompensés que les barques débordent de poisson. Les pêcheurs en sont non seulement étonnés mais apeurés et déboussolés au point où ils veulent s'arrêter là. Mais Jésus leur ouvre une espace nouveau où la lac de Génésareth devient le monde entier où ils sont envoyés et où ils deviendront « pêcheurs d'hommes ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La part des disciples que nous sommes</span>       <br />
              <br />
       Après le parcours rapide de ce bel épisode de l'évangile de saint Luc, il est temps d'appliquer à nous et à notre Église les leçons qui y figurent.       <br />
              <br />
       La première a trait à la communauté qu'est l'Église. L'apôtre Pierre n'est pas seul dans sa barque, de même le chrétien n'est pas seul dans sa foi. Il est membre d'un groupe, d'une communauté rassemblée dans la foi reçue des apôtres. L'Église est une barque qui accueille plein des gens de partout. Elle est plus grande que lui. Il en est un membre comme tous les autres qui en font partie comme les membres d'un Corps, un Corps mystique dit-on. Même le dernier arrivé, comme saint Paul qui se dit l'avorton, a sa place et sa mission particulière dans l'Église et tous les membres se retrouvent dans la proclamation de la Seigneurie de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité par la main de Dieu.       <br />
              <br />
       La deuxième leçon nous touche directement. Elle nous invite à mettre la main à la pâte chacun et chacune individuellement et en groupe. Les pêcheurs qui  se lancent de nouveau sur le lac à la suite de la parole de Jésus « Avancez au large », le font ensemble. Chacun y met du sien. Ils s'entraident fraternellement : « Ils firent signe à leur compagnons de venir les aider ».  Quelle belle leçon et quel questionnement aussi pour nous aujourd'hui. Est-ce que nous ne restons pas trop souvent assis dans notre coin?  Est-ce que nous ne faisons pas les gérants d'estrade au lieu de nous impliquer personnellement au nom de notre foi?        <br />
              <br />
       La troisième leçon est des plus encourageantes. Elle ressemble à celle de la multiplication des pains où il resta douze  corbeilles après que la foule eut mangé à sa faim. Ici ce sont les filets qui se déchirent car la pêche est vraiment miraculeuse. La puissance de Dieu fait des merveilles hier, aujourd'hui et demain. Nous ne les voyons pas toujours, mais il suffit de Lui  donner notre confiance absolue et de Lui remettre le contrôle pour que Lui fasse fructifier sa Parole au centuple.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, n'ayons pas peur aujourd’hui de suivre l'exemple de Simon Pierre et des pêcheurs avec lui sur le lac de Génésareth et disons avec foi « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, nous allons jeter les filets ».       <br />
              <br />
       À chaque messe, lorsque le prêtre ou le diacre nous dit à la fin de la messe « Allez dans la paix du Christ », il nous envoie de nouveau dans la barque sur les eaux du monde pour être des hommes et des femmes « pêcheurs » qui annoncent, comme l'a fait saint Paul, la Bonne Nouvelle du Christ, mort pour nos péchés, mis au tombeau, ressuscité et toujours vivant.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       1 février 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 3 février 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-peche-miraculeuse-Luc-5-1-11_a1048.html</link>
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