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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:01:33+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Texte du Voeu de l'Immaculée</title>
   <pubDate>Mon, 05 Dec 2016 23:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités et documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce Voeu de l'Immaculée est renouvelé chaque année depuis 1665 par les prêtres agrégés de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec lors de la fête de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie le 8 décembre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/486622-595641.jpg?v=1289459897" alt="Texte du Voeu de l'Immaculée" title="Texte du Voeu de l'Immaculée" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=861">Description de la cérémonie de renouvellement du Voeu de l'Immaculée par les prêtres du Séminaire de Québec</a> Entrevue, photos et vidéos       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/photos/Fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre-2011_ga77549.html">Photos du renouvellement du voeu en 2011</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Je-suis-l-Immaculee-Conception-Homelie-pour-la-fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre_a443.html">Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ic">Autres homélies pour la fête de l'Immaculée Conception</a>       <br />
              <br />
       Formule du voeu fait en 1665 par le Bienheureux François de Laval avec les prêtres du Séminaire en l'honneur de l’Immaculée Conception et qui s'est depuis renouvelé tous les ans par dévotion, sans obligation de le renouveler . Cette formule était déjà utilisée par les pères jésuites depuis 1636 environ.       <br />
       <FONT SIZE=+1>       <br />
       <CENTER>       <br />
       Adorable Jésus, Sauveur du monde,<BR> quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne,<BR> si est-ce qu'étant épris de vous honorer <BR>et  votre sainte Mère,<BR>       <br />
       et poussés de nous voir <BR>dans la fidèle correspondance que vous désirez de vos fidèles serviteurs, <BR>pour vous faire reconnaître et adorer des habitants de cette contrée,<BR>       <br />
       vous nous voyez prosternés à  vos pieds<BR>       <br />
       où nous vous promettons et faisons voeu, <BR>comme aussi à la Sainte Vierge votre Mère,<BR>       <br />
       de faire célébrer douze fois (une fois par mois) ces douze mois suivants,<BR>       <br />
       le sacrifice de la sainte Messe,<BR> et ce à l'honneur et en action de grâce de l'Immaculée Conception de cette sainte Vierge votre Mère,<BR>       <br />
       comme aussi de jeûner tous  <BR>la veille de cette sienne fête à la même intention;<BR>       <br />
       le tout pour obtenir de votre bonté et miséricorde <BR><BR>par son intercession et par ses mérites,<BR>       <br />
       la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent.<BR>       <br />
       Recevez donc, o sainte et sacrée Reine des Anges et des hommes, <BR>sous votre sainte protection<BR>       <br />
       cette population que nous vous présentons par les mains de votre glorieux Époux <BR>et de vos fidèles serviteurs,<BR>       <br />
       Saint Ignace et Saint François-Xavier,<BR>       <br />
       et de tous les Anges gardiens et protecteurs de ces lieux,<BR>       <br />
       pour les offrir à votre bien-aimé Fils<BR>       <br />
       à ce qu'il lui plaise les maintenir et protéger,<BR>       <br />
       donner la connaissance de son saint Nom à ceux qui ne l'ont pas encore,<BR>       <br />
       et à tous, la persévérance en sa sainte grâce et en son saint amour.<BR>       <br />
       Ainsi soit-il.       <br />
       </FONT>       <br />
       </CENTER>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Texte-du-Voeu-de-l-Immaculee_a71.html</link>
  </item>

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   <title>« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre</title>
   <pubDate>Sat, 03 Dec 2016 19:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour votre méditation en cette fête d'un grand missionnaire dont s'est inspiré saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec dont le prénom complet était François-Xavier.  François Xavier est canonisé le 12 mars 1622 avec Ignace de Loyola et Thérèse d'Avila. On célébrera de façon prolongée cet anniversaire par une année jubilaire dans la Compagnie de Jésus : une Année ignatienne qui a débuté le 20 mai 2021 (date de la blessure d'Ignace à Pampelune) et qui se termine le 31 juillet 2022 (date du décès d'Ignace). Bonne lecture! Homélie à Pont-Viau (Ville de Laval) aux Prêtres des Missions-Étrangères, le 3 décembre 2007, à l'occasion de leur fête patronale. Textes de l'Écriture: Isaïe, 4, 2-6; Mathieu 8,5-11 pour le lundi de la 1ère semaine de l'Avent par Mgr Hermann Giguère ptre, p.h., supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/786267-962657.jpg?v=1289459901" alt="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" title="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Une mémoire opportune</span>       <br />
              <br />
       Paris. Butte Montmartre. Le 15 août 1534. Sept hommes. La plupart encore jeunes. Ils se lient ensemble pour toujours par serment comme compagnons pour répondre aux appels du Seigneur et se mettre au service de l’Église. Ils ne savent pas qu’ils seront des marqueurs des temps nouveaux. Ils ont nom : Íñigo de Loyola dit Ignace, le plus vieux, Pierre Favre, un Savoyard, Françisco Xavier, un Navarrais, Diego Lainez (successeur d'lgnace à la tête de la Compagnie de Jésus), Alonso Salmeron, Simón Rodríguez de Azevedo, un Portugais, et Nicolás Badavilla. « Ce serment est l'acte fondateur de la Compagnie » dira Ignace dans son autobiographie.        <br />
              <br />
       Rome. Église du Gésù. Tombeau du guide que fut Ignace pour ses compagnons. En face de ce tombeau, une relique insigne. Un bras. Celui de son colocataire lors de ses études à Paris : François Xavier qu’il a envoyé aux Indes et qui meurt en 1552  aux portes de la Chine sans avoir reçu une dernière lettre d’Ignace lui demandant de quitter les Indes pour l'Amérique.        <br />
              <br />
       La fête d’aujourd’hui nous permet d’exercer notre mémoire et de nous enraciner dans un mouvement dont François Xavier est un des représentants les plus aimés et le plus connus puisque sa sainteté a même été reconnue par nos frères anglicans, mais il s’agit d’un mouvement que ni François Xavier, ni Ignace n’ont commencé.        <br />
              <br />
       « Portez l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre » retentit au sein des premières communautés chrétiennes comme un impératif incontournable de Jésus lui-même.        <br />
              <br />
       L’antienne de communion de la messe d’aujourd’hui qui reprend les paroles de l’évangile de Marc et celles de l’évangile de Mathieu, est limpide et sans échappatoire : « Allez dans le monder entier, proclamer la Bonne Nouvelle, et, moi dit le Seigneur, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Antienne de communion tirée de Mc16, 15; Mt 28,20).       <br />
               <br />
       - C’est pourquoi, Paul et les apôtres ont fait le tour de la Méditerranée avec des pointes dans diverses régions plus éloignées annonçant la Bonne nouvelle : « Malheur à moi si je n’évangélise pas » disait saint Paul.        <br />
              <br />
       - C’est pourquoi, au temps des Barbares saint Patrice, saint Boniface, saint Augustin de Cantorbéry, saint Colomban et bien d’autres missionnaires ont travaillé à rejoindre les populations de l’Europe avec des moyens nouveaux mieux adaptés.       <br />
              <br />
       - C’est pourquoi dans une troisième vague missionnaire François Xavier et tant d’apôtres qui l’on suivi comme le Père Matteo Ricci en Chine ont cherché à entrer dans le cœur des populations nouvellement accessibles en leur présentant la richesse de l’Évangile et en respectant en même temps la richesse de leurs civilisation.        <br />
              <br />
       Il serait trop long de continuer sur cette lancée car, vous le savez, les hauts et les bas de l’histoire des missions sont nombreux. Si j’ai rappelé ces quelques moments importants, c’est que le mouvement de l’évangélisation n’est pas mort. Loin de là. Il habite encore les communautés chrétiennes qui ne peuvent se contenter de vivre fermées sur elle-même.       <br />
              <br />
       L’Évangile d’aujourd’hui nous le rappelle opportunément ainsi que la première lecture choisie pour la fête de saint François Xavier.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’universalité du message évangélique</span>       <br />
              <br />
       « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux ». Jésus est-il tombé sur la tête se demandent les Juifs qui l’entourent ? Ignace avait-il dispersé ses compagnons trop précipitamment en envoyant François Xavier aux Indes ?        <br />
              <br />
       Et pourtant, dans ce texte de la rencontre avec un centurion romain que nous avons entendu il y a un instant, Jésus fait un pas extraordinaire pour le Juif pieux qu’il est,  éduqué dans la tradition de ses pères, membre du peuple choisi.       <br />
              <br />
       Il brise le « tabou » de la Révélation réservée aux seuls Juifs, Celle-ci s’étend à tous ceux et celles qui l’acceptent par un acte de foi personnel et par une adhésion à Celui qui en est le porteur ultime, Jésus de Nazareth. « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ».       <br />
               <br />
       Cette universalité de la révélation s’est imposée graduellement dans les communautés chrétiennes. Saint Pierre a de la difficulté à en rendre compte. Paul arrive à la rescousse et il en proclame la nécessité absolue sinon le risque est grand de pervertir le cœur même de la prédication de Jésus. Ce n’est pas pour rien que la tradition l’a présenté comme l’ « Apôtre des gentils » c’est-à-dire de toutes les nations.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Actualisation</span>       <br />
              <br />
       Comment ce message nous rejoint-il en encore aujourd’hui ?       <br />
              <br />
       Oh ! je sais bien que mot évangélisation habite le langage ecclésial à un point tel qu’on ne l’entend plus ou qu’on y met ce que l’on veut bien y mettre. Il se conjugue en « nouvelle » évangélisation, « seconde » évangélisation et que sais-je encore ?        <br />
              <br />
       L’annonce de l’évangile est confrontée aujourd’hui à des défis aussi importants que ceux que rencontraient François Xavier et ses successeurs.        <br />
              <br />
       Qu’il s’agisse de notre Église du Québec ou des Églises en émergence, la rapidité des communications, les transferts de savoir et de technologies, le décalage entre les riches et les pauvres, les questions liées à l’environnement sont le milieu où le nom de Jésus doit être proclamé comme Sauveur et Seigneur, car Il peut être ce « Germe », ce « Fruit » dont tout l’univers sera fier accomplissant la prophétie d’Isaïe non seulement pour les « survivants de Jérusalem » mais pour « beaucoup qui viendront de l’orient et de l’occident ».       <br />
              <br />
       Dans ce contexte d’aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, c’est par sa vie que le chrétien évangélise d’abord. À quelqu’un qui lui demandait comment il rejoindrait les Touaregs, Charles de Foucauld répondait. « Mon apostolat, doit être l'apostolat de la bonté... Si l'on me demande pourquoi, je suis doux et bon, je dois dire: 'Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi. Si vous saviez combien est bon mon Maître Jésus'. » Il sera le sillon qu'on creuse et où d'autres viennent jeter la semence.        <br />
              <br />
       Frère Charles ne cherche à convertir personne. Il lui suffit d'être comme Jésus au milieu des plus pauvres.        <br />
              <br />
       Ainsi nous pouvons au fil de jours et des défis que rencontre notre Église, vivre au ras du quotidien une présence remplie de lumière et d’espérance, ancrée sur la base inaltérable de la présence de Jésus toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain, de Jésus que le Père a relevé d’entre les morts et rendu puissant pour nous sauver « de l’orient à l’occident ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, en la fête de saint François Xavier, votre patron, nous remplissent de force et d’élan pour annoncer cette Bonne Nouvelle car chaque fois que nous redisons les mêmes paroles de Jésus le soir du Jeudi-Saint et que nous refaisons ses gestes, nous annonçons le Seigneur « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Co 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, prêtre, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 décembre 2007       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Saint François Xavier, en espagnol Francisco Javier, en basque Frantzisko Xabierkoa, l'Apôtre des Indes (né le 7 avril 1506 à Javier, près de Pampelune en Navarre – mort le 3 décembre 1552 dans l' île de Sancian, au large de Canton, Chine), était un missionnaire jésuite espagnol, reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans.        <br />
              <br />
       Étudiant à Paris, il s'attacha à saint Ignace. Il fut ordonné prêtre en 1537 et s'adonna aux oeuvres de charité en diverses villes d'Italie. Envoyé en Orient en 1541, il évangélisa durant dix ans l'Inde et le Japon et y opéra de nombreuses conversions. Il allait pénétrer en Chine quand il mourut en 1552. Grégoire XV le canonisa en 1622. Il est fêté le 3 décembre.       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/786267-2264802.jpg?v=1354573213" alt="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" title="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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  </item>

  <item>
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   <title>L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval</title>
   <pubDate>Tue, 21 Apr 2015 20:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conférencier : Mgr Hermann Giguère, P.H., membre du comité scientifique du Centre d'études Marie de l'Incarnation, prêtre du Séminaire de Québec et professeur associé à l’Université Laval. Un petit test vous attend à la fin de l'article. Bonne lecture!     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7706063-11922563.jpg?v=1429641391" alt="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" title="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" />
     </div>
     <div>
      Conférence  donnée au séminaire du <a class="link" href="https://cemi.ulaval.ca/">Centre d’études Marie de l’incarnation</a> de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval  au <span style="font-style:italic">Pavillon La Laurentienne</span> de l’Université Laval,  le 24 avril 2015.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_eveque_missionnaire_cemi_150424_web.pdf">Texte complet en PDF</a>       <br />
              <br />
       <b>Plan</b>       <br />
       Introduction        <br />
              <br />
       1.0   L’enracinement d’une vocation missionnaire       <br />
       2.0  L’esprit de l’activité apostolique de François de Laval       <br />
       3.0  Un instrument inédit : le Séminaire de Québec         <br />
              <br />
       Conclusion        <br />
              <br />
       <b>Extraits de l'introduction et de la conclusion :       <br />
       </b>       <br />
       		       <br />
              <br />
       		Le thème retenu du séminaire du Centre d’études Marie de l’Incarnation du 24 avril 2015 est : &quot;L’esprit apostolique pour la fécondation du monde&quot; inspiré par le rêve de l’Octave de Noël de 1634 (Écrits spirituels et historiques par Dom Jamet pp. 189-193) où Marie de l’Incarnation raconte qu’elle se voyait parcourant les « vastitudes » d’un contrée inconnue y « proclamant » l’évangile. François de Laval fut l’un des missionnaires et pasteurs qui accompagnèrent Marie de l’Incarnation dans sa mission en ces terres nouvelles. Il est reconnu comme le « Père de l’Église canadienne » et Marie de l’Incarnation comme la « Mère de l’Église canadienne ».        <br />
              <br />
       		Ces deux grands évangélisateurs furent canonisés ensemble pour cette raison par le pape François le 3 avril 2014. Ils avaient fait l’objet d’un colloque à Rome dans la salle de conférence des Musées du Vatican le 16 mars 2010 intitulé &quot;Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec&quot; à l`occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada. Voir ma conférence à cette occasion intitulée <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Un-eveque-missionnaire-du-XVIIe-siecle-Francois-de-Laval-premier-eveque-de-Quebec_a340.html">&quot;Un évêque missionnaire : François de Laval, premier évêque de Québec&quot;</a>  dont le texte qui suit est tiré en grande partie.       <br />
              <br />
       		Saint François de Laval (1623-1708) s’est considéré comme missionnaire toute sa vie. Voyons, en premier lieu, comment s’est enracinée en lui la vocation missionnaire, puis, en deuxième lieu, dans quel esprit il abordait son activité apostolique et missionnaire et, enfin, en troisième lieu, le moyen inédit qu’il a utilisé pour répondre aux besoins de l’évangélisation dans son vaste diocèse.       <br />
              <br />
       [...]       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7706063-11924094.jpg?v=1429665659" alt="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" title="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" />
     </div>
     <div>
      CONCLUSION : l’âme missionnaire de François de Laval et son actualité pour l’Église d’aujourd’hui       <br />
              <br />
       En terminant, on peut affirmer sans crainte que tout en œuvrant  à l’établissement d’institutions stables pour servir son Église naissante, François de Laval a toujours gardé un esprit apostolique remarquable et une préoccupation missionnaire bien vivante. Les exigences de sa mission de pasteur d’une Église encore jeune et vivant ses problèmes de croissance ne l’empêchèrent jamais d’aller avec audace au devant des peuples nouveaux qu’il rencontrait et de s’ouvrir à l’autre dans une humilité et un abandon qui lui font honneur. Envoyé comme « vicaire apostolique », François de Laval resta toute sa vie un « missionnaire » de l’Évangile.       <br />
              <br />
       		François de Laval est de la race des grands missionnaires. Son vicariat apostolique puis son diocèse allait du golfe Saint-Laurent jusqu’aux Grands Lacs et de la Baie d’Hudson jusqu’à la Louisiane. Il l’a parcouru de nombreuses fois, en canot, à pied, en raquettes . À 79 ans, il fait encore une fois le voyage de Québec à Montréal (500 kilomètres aller-retour) en canot pour aller confirmer. Cette épopée de la naissance de l’Église en Nouvelle-France dont il est partie prenante et acteur incontournable n’aurait pas eu lieu sans son audace apostolique, sa patience et son abandon à travers vents et marées.       <br />
       	       <br />
       		En suivant l’évêque missionnaire, c’est l’homme et le saint que nous côtoyons. Et, au cours de ses cinquante ans d’épiscopat les fruits de son action missionnaire se sont manifestés à travers de nombreuses réalisations. 	Son ouverture à l’autre, aux cultures et à la nouveauté du continent en font un modèle et un précurseur. François de Laval témoigne ainsi d’une modernité qu’il fait plaisir de découvrir et qui le rend proche de nous. Je comprends mieux qu’il ait mis dans l’Acte de fondation du 26 mars 1663 du Séminaire, l’invitation pressante à « aller à toutes rencontres » . « Aller à toutes rencontres » voilà une invitation toujours actuelle et combien nécessaire.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       24 avril 2015       <br />
        </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       TEST  TEST  TEST  TEST       <br />
              <br />
       Si vous avez fait la lecture de la conférence, revenez tester votre parcours en complétant les espaces dans les phrases du  document qui suit . Il y a un <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_missionnaire_cemis_reponses.pdf">corrigé en version PDF</a>, hé oui!, mais faites un essai par vous-même avant d'aller voir ce document.       <br />
              <br />
       Merci de votre visite!       <br />
              <br />
       <b>Texte à compléter plus bas</b>  ou en <a class="link" href="http://hgiguere.net/docs/MGRLAV_missionnaire_cemi_questions.pdf">version PDF</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint  François de Laval</span>       <br />
              <br />
       Saint François de Laval (1623-1708) s’est considéré comme ____________ toute sa vie. Voyons, en premier lieu, comment s’est __________ en lui la vocation missionnaire,  puis, en deuxième lieu, dans ____ ______ il abordait son activité apostolique et missionnaire et, enfin, en troisième lieu, l’ __________ privilégié qu’il a utilisé pour répondre aux besoins de l’évangélisation dans son vaste diocèse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I – Enracinement</span>       <br />
              <br />
       Le lien personnel de François de Laval et de ________  ______ remontait au tout début de leur ministère sacerdotal. Les deux amis avaient été choisis comme  évêques missionnaires, vicaires   ________ au Sud-Est asiatique, en ____.        <br />
              <br />
       En ____, un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre __ ______ vient les visiter à l’invitation du Père Bagot. François de Laval l’écoute avec avidité et il en est __________ comme tous ceux qui l’approchent.        <br />
              <br />
       Dans le groupe des Bons  ______, outre François de Laval et son ami, ______ _____, figurent Pierre Lambert de la Motte et Ignace Cotolendi. Les quatre jeunes prêtres seront parmi les premiers vicaires _________ nommés par la ___________ « De Propaganda fide ».       <br />
              <br />
       Dans une lettre adressée à Rome, le Roi _____ ___ parait bien informé du profil de ________ de Laval. Il note une chose qui est des plus pertinentes pour notre propos : l’attrait personnel de celui-ci pour les ________ lointaines. Ce dernier, c’est bien connu, note le Roi, se sent « porté d'aller plutôt en un pays _______, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses ____________ à la vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la ________ France ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Esprit</span>       <br />
              <br />
       À travers tous les ______ de saint François de Laval et à travers son activité ___________, une constante se dégage, c’est l’_________ aux cultures et aux populations.         <br />
              <br />
       Les ________ développeront en Chine, avec le Père Matteo Ricci, aux Indes, avec le Père Nobili et au Vietnam, avec le Père de Rhodes, la ____________ des populations comme ____ de  leur évangélisation        <br />
              <br />
       Ils obtiennent de ____ de pouvoir célébrer l’Eucharistie en _____ la tête couverte du bonnet traditionnel des lettrés.  Cette approche est suivie dans leurs missions au ________et en ________ ______, où ils font d’incroyables efforts pour maîtriser les langues amérindiennes.       <br />
              <br />
       François de Laval soutient avec ardeur les missionnaires _______ auxquels il voue une grande __________. Nous en trouvons une expression remarquable, à la fin de son épiscopat,  au moment où il remet sa _________.       <br />
              <br />
       Pour son volume  Défense des nouveaux Chrétiens de la Chine et du Japon, contre deux livres intitulés « La Morale Pratique des Jésuites » et « L’Esprit de M. Arnaud », le Père __ _______ demanda à François de Laval une lettre d’appui qu’il mit en tête de son livre. L’ouvrage du Père Le Tellier fut réédité en 1688 puis, douze ans plus tard, en 1700.        <br />
              <br />
       Dans sa lettre d’_____, François de Laval prend la  _______ de l’œuvre des jésuites en décrivant leur action en Nouvelle-France, action qu’il a ______ de près et dont il fait l’_____.       <br />
              <br />
       Ce témoignage, au moment où François de Laval quitte la direction de son diocèse, montre le fort lien d’_______ et de _____ avec les missionnaires ________ et avec leurs ________.        <br />
       François de Laval est résolument partisan de nouvelles ________ d’évangélisation _________ sur les cultures et sur les populations. Pour lui comme pour les jésuites,  la fécondité de son apostolat, de l’évangélisation en dépend et il s’emploie avec __________ à trouver des ______ nouveaux pour atteindre son but       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       II - Instrument </span>       <br />
              <br />
       On avait besoin  d’une « nouvelle ______________», non plus d’un « patronat » condescendant et jumelé au _________.  Cette nouvelle vision a pris une forme précise dans la fameuse ___________ pour les vicaires apostoliques en partance vers l’Asie que le pape Alexandre VII signait en ____. François de Laval, avec ses amis du  _Séminaire   des ________ __________ de Paris, l’a sûrement lu et relu plusieurs fois. Ils en avaient été les ____________.         <br />
              <br />
       La première règle est celle de s'_______ aux mœurs et coutumes du pays.       <br />
       La deuxième règle proposée par l’Instruction était de créer un _____ autochtone aussi nombreux et aussi bien _____ que possible.       <br />
       Pour concrétiser cet objectif,  François de Laval réunit en l’année ____ ses prêtres dans une société apostolique sur le ______ du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris, le Séminaire de Québec, qui devient en 1665 le Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec par son ______ à celui de Paris.        <br />
       Le Séminaire de François de Laval apparaît comme la ________ de base nécessaire à la constitution d’une Église ______ où le Séminaire servira de ______ à cette nouvelle Église comme il est écrit dans l’Acte de fondation.  Celui-ci sera aussi un ____ d’où on puisse tirer des ______ pour répondre aux besoins du vicariat ___________ qui sera élevé au rang de _______ en 1674.       <br />
              <br />
       Enfin, la troisième règle proposée par l’Instruction enjoignait les vicaires apostoliques de toujours  garder un ____ avec Rome.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Envoyé comme « _______ apostolique », François de Laval resta toute sa vie un « ____________ » de l’Évangile.  François de Laval est de la race des ______ missionnaires.       <br />
              <br />
       François de Laval témoigne ainsi d’une _________ qu’il fait plaisir de découvrir et qui le rend proche de nous. Je comprends mieux qu’il ait mis dans l’Acte de fondation du 26 mars ____  du Séminaire, l’invitation pressante à « aller à toutes __________ »       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7706063-11924094.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-esprit-apostolique-pour-la-fecondation-du-monde-chez-saint-Francois-de-Laval-conference-au-Seminaire-du-CEMI-de-l_a641.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb</title>
   <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 19:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec, Monseigneur Hermann Giguère, à l’occasion de la visite du Séminaire et de la signature du Livre d’Or du Séminaire par le Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb. Salle des prêtres du pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec, le 3 novembre 2011.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3404897-4896273.jpg?v=1320720142" alt="Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb" title="Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Supérieur général de Missions Étrangères de Paris, père Georges Colomb,       <br />
       Chers confrères,       <br />
               <br />
       Lorsque je suis devenu Supérieur général du Séminaire de Québec, en 2002, j’étais intrigué par le sigle SME qui est encore d’un usage courant sur le matériel, les camions, la literie, la porte cochère etc. du Séminaire. Mes recherches m’ont appris que ce sigle signifiait Séminaire des Missions Étrangères. En effet, jusqu’à la conquête anglaise de 1760 le Séminaire des Missions Étrangères de Québec était uni à celui de Paris. Les onze premiers supérieurs du Séminaire furent nommés par Paris (voir à la fin le texte de la nomination du premier supérieur, l'abbé Henri de Bernières qui a été lu sur place). Hélas ! les Anglais exigèrent que se rompe le lien avec le Séminaire de Paris. Le Séminaire de Québec est devenu le « Séminaire des Missions Étrangères de Québec et épiscopal » reconnu comme tel par Mgr Jean-Olivier Briand, évêque de Québec.        <br />
              <br />
       Les liens affectifs et historiques ne sont pas disparus pour autant. En 1963, le chanoine Jacques Lemieux, jeune prêtre accompagnait le Supérieur général des Missions Étrangères de Paris qui était venu participer au 300e anniversaire de la fondation du Séminaire. C’est lui qui, comme Supérieur général, recevait votre prédécesseur, le père Jean-Baptiste Etcharen que j’ai eu le bonheur de connaître lors de ma visite à Paris en 2002 lors des festivités reliées au 150e anniversaire de la charte royale de l’Université Laval obtenue par le Séminaire de Québec en 1852 qui se déroulaient en partie dans les jardins des Missions Étrangères de la rue du Bac à Paris, notamment la remise d’un doctorat d’honneur offert par l’Université Laval à Jean-Christophe Rufin le 26 septembre 2002.       <br />
              <br />
       Je suis heureux ainsi que toute la communauté des prêtres du Séminaire de Québec de vous marquer notre estime et de renouveler des liens qui pour nous font partie de ce que nous sommes comme communauté qui s’est bâtie et construite dans l’esprit des fondateurs des Missions Étrangères de Paris dont François de Laval fait partie puisqu’il a signé avec François Pallu et Lambert de la Mothe la première demande de fondation du Séminaire des Missions Étrangères de Paris auprès de la congrégation « De propaganda fide » le 1 juillet 1658.       <br />
              <br />
       Trêve de rappels historiques. La vie continue.       <br />
              <br />
       Cher père Colomb, je ne croyais pas en 2006 lorsque je vous ai connu à Strasbourg à l’ordination presbytérale d’un ami commun, Hervé Paradis-Murat, que nous reverrions dans un autre contexte quelques années plus tard. Sachez que votre visite nous réjouit et me touche grandement. Je connais votre implication dans la formation des candidats aux Missions Étrangères. Tout le soin que vous y avez mis porte maintenant des fruits puisque les candidats se présentent en bon nombre. Votre initiative de mettre sur pied le Volontariat missionnaire a reçu un bel accueil et s’est développé de façon rapide et continue.       <br />
              <br />
       Nos 36 membres sont peu en comparaison des 260 que comme votre société. Le Séminaire de Québec pour autant continue dans l’esprit de notre fondateur, François de Laval, de soutenir notre archevêque dans de nouvelles avenues comme la fondation d’un Petit Séminaire diocésain ou la responsabilité de la pastorale universitaire catholique et de garder sa maison ouverte et disponible aux membres du presbyterium qui peuvent en tout temps venir s’y reposer ou prendre un moment de recollection.       <br />
              <br />
       Merci de cette visite, disons-le, impromptue, mais qui tombe bien puisque sur les traces des Missions Étrangères de Paris, la communauté des prêtres du Séminaire de Québec célébrera en 2013 son 350e anniversaire de fondation.       <br />
              <br />
       Et maintenant, cher père Colomb, je vous invite à signer notre Livre d’or.       <br />
              <br />
              <br />
       Merci !       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 3 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       À la suite de l'union du Séminaire de Québec à celui de Paris, en 1665, les supérieurs du Séminaire des Missions Étrangères de  Paris, recourant à leur droit de nomination pour la première fois, confirmaient dans sa charge M. de Bernières, par un acte solennel, signé et scellé, daté du 29 mars de la même année 1665. En voici un extrait. « En conséquence du  pouvoir qui a été donné à nous et à nos successeurs... de gouverner le Séminaire étably à Québec... uny et soumis pour tousjours au nostre pour en estre désormais une dépendance, attendu que l'un et l'autre ont une mesme fin, scavoir la conversion des infidèles. . . et estant necessaire de pourvoir ledit Sé minaire de Quebecq d'un supérieur, nous estant pour cet effect assemblés dans le lieu ordinaire de nos délibérations, après avoir demandé lumière à Dieu, examiné mûrement l'affaire et pris les suffrages des directeurs et officiers présents, nous avons élu et choisi.. . . par ces présentes M.<span class="u">re</span> Henry de Bernières, prêtre du diocèse de Bayeux pour pre mier supérieur dudit Séminaire éta bly à Québecq pour la conversion des infifètes pendant le temps de trois années... »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3404897-4896273.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reception-en-l-honneur-du-Superieur-general-des-Missions-Etrangeres-de-Paris-le-pere-Georges-Colomb_a438.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Nouvelle fondation des Missionnaires du Sacré-Cœur dans le diocèse de Québec (région pastorale de Charlevoix)</title>
   <pubDate>Tue, 15 Feb 2011 22:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Gilles Lemay</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On l'a dit souvent : "Nos missionnaires son partis au loin autrefois porter la Bonne Nouvelle et, maintenant, ce sont ceux qu'ils ont rejoints qui deviennent à leur tour missionnaires chez nous". Le diocèse de Québec, comme on le lira plus loin, accueillera trois missionnaires de Santo Domingo dans les prochains mois. Deux prêtres Fidei Donum du diocèse de Diebougou au Burkina Faso sont déjà parmi nous depuis un an ainsi que quelques autres prêtres africains. C'est la première fois que des prêtres de l'Amérique latine offrent leurs services à notre Église diocésaine. Nous leur souhaitons la plus cordiale bienvenue et nous rendons grâce au Seigneur de leur présence. Voici le mot d'accueil de Mgr Lemay, évëque auxiliare à Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2697247-3815195.jpg?v=1297807154" alt="Nouvelle fondation des Missionnaires du Sacré-Cœur dans le diocèse de Québec (région pastorale de Charlevoix)" title="Nouvelle fondation des Missionnaires du Sacré-Cœur dans le diocèse de Québec (région pastorale de Charlevoix)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le 18 février 1936, des religieux de la Congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur de Québec arrivaient en République dominicaine, pour servir l’Église et le peuple dominicain.  Soixante-quinze ans plus tard les Missioneros del Sagrado Corazon de Jésus, de Santo Domingo, ont décidé de venir collaborer avec nous du diocèse de Québec.       <br />
              <br />
       Après de nombreuses consultations et de multiples prières, nous, les évêques de Québec, avons décidé de confier l’unité pastorale de Charlevoix Est à une équipe de trois religieux missionnaires : Les pères Emerson de Leon Gervacio, 49 ans et Juan Tomás García Pichardo, 48 ans, nés en République dominicaine, ainsi que le père Joël Depré, 36 ans, né en Haïti.  Ils arriveront à Québec au début de l’été et devraient commencer leur ministère dans Charlevoix Est, vers la fin de juillet 2011.         <br />
              <br />
       L’abbé Denis Grondin, actuel curé de l’Unité, a accepté de passer toute une année avec eux pour faire le pont entre les paroissiens, paroissiennes et les nouveaux missionnaires.  Je vous demande de prier beaucoup pour le futur de la foi, dans nos familles et nos paroisses, qui marque une nouvelle étape de la mission de notre Église diocésaine.  L’Église est une et universelle.</span>       <br />
              <br />
              <br />
       † Gilles Lemay        <br />
       évêque auxiliaire à Québec       <br />
       Répondant de la région de Charlevoix       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
               <br />
              <br />
       Le 18 février 1936, des religieux de la Congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur de Québec arrivaient en République dominicaine, à Puerto de Sánchez.  Envoyés par leur supérieur et l’archevêque de Québec, ils allaient servir l’Église et le peuple dominicain.  Soixante-quinze ans de service missionnaire, ça se fête!  Mgr Gilles Lemay, évêque auxiliaire à Québec, ira représenter notre diocèse pour cet heureux événement, soit du 15 au 22 février 2011. Pour remercier l’Église de Québec de cette heureuse initiative et des fruits qui en ont résulté, les Missioneros del Sagrado Corazon de Jésus, de Santo Domingo, viennent collaborer avec nous du diocèse de Québec à la mission qui est la nôtre aujourd’hui.        <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2697247-3815195.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nouvelle-fondation-des-Missionnaires-du-Sacre-Coeur-dans-le-diocese-de-Quebec-region-pastorale-de-Charlevoix_a390.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Un évêque missionnaire du XVIIe siècle : François de Laval, premier évêque de Québec</title>
   <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 14:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La conférence qui suit a été donnée le 16 mars 2010 au cours du colloque intitulé "Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec" dans la salle de conférence des Musées du Vatican à l'occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada. François de Laval et Marie de l'Incarnation étaient les deux figures clés retenues pour présenter la présence missionnaire chrétienne en Nouvelle-France.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1991420-2747854.jpg?v=1289459881" alt="Un évêque missionnaire du XVIIe siècle : François de Laval, premier évêque de Québec" title="Un évêque missionnaire du XVIIe siècle : François de Laval, premier évêque de Québec" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_eveque__missionnaire_100303-md.pdf">Lire le texte de la communication de Mgr Hermann Giguère en format PDF</a>       <br />
              <br />
       ''Ce colloque n'est pas la célébration de deux personnages perdus dans un lointain passé, a déclaré le cardinal Giovanni Lajolo, président du Gouvernorat de la Cité du Vatican, mais c'est une reconnaissance du fait que ces deux personnes ont marqué profondément l'histoire du Canada et de la foi. Leur vie et leurs oeuvres, a continué le cardinal, nous envoyent un message de compréhension et d'harmonie dans un monde qui tend à se heurter. Marie de l'Incarnation et François de Laval, grâce à la foi chrétienne, ne cèdent pas à l'hostilité envers l'autre. Mon espoir est que cet enseignement puisse continuer à être diffusé et connu dans le monde entier''.        <br />
              <br />
       Le professeur, Mgr Hermann Giguère P.H., de l'Université Laval, supérieur général du Séminaire de Québec, a tracé un portrait saisissant du missionnaire que fut Mgr François de Laval, premier évêque de Québec. Il retracé la naissance de sa vocation au contact du Père Alexandre de Rhodes et des fondateurs du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris dont il fait partie. Puis, il a montré que son inspiration, héritée des missionnaires jésuites et nourrie des directives de la congrégation &quot;De Propaganda fide&quot;, se caractérisait par l'ouverture à l'autre et la connaissance des populations. Ce qui explique sa grande proximité avec les amérindiens et l'envoi de missionnaires du Séminaire de Québec au Mississipi.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_eveque__missionnaire_100303-md.pdf">Lire le texte de la communication de Mgr Giguère en format PDF</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1991420-2748044.jpg?v=1289459882" alt="Un évêque missionnaire du XVIIe siècle : François de Laval, premier évêque de Québec" title="Un évêque missionnaire du XVIIe siècle : François de Laval, premier évêque de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1991420-2748044.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Un-eveque-missionnaire-du-XVIIe-siecle-Francois-de-Laval-premier-eveque-de-Quebec_a340.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Colloque au Vatican sur deux figures clés  - Omaggio a due figure chiave - de la présence missionnaire en Nouvelle-France : Marie de l'Incarnation et François de Laval </title>
   <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 19:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici le communiqué de presse de l'Agence Adnkronos sur cet événement qui a eu lieu le 16 mars 2010 aux Musées du Vatican suivi d'un résumé des communications présentées par quatre professeurs : deux italiens et deux québécois..     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1954432-2689352.jpg?v=1289459880" alt="Colloque au Vatican sur deux figures clés  - Omaggio a due figure chiave - de la présence missionnaire en Nouvelle-France : Marie de l'Incarnation et François de Laval " title="Colloque au Vatican sur deux figures clés  - Omaggio a due figure chiave - de la présence missionnaire en Nouvelle-France : Marie de l'Incarnation et François de Laval " />
     </div>
     <div>
      Città del Vaticano, 16 Mars 2010 - (Agence Adnkronos) - <span style="font-style:italic">Chiesa, Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec</span>       <br />
              <br />
       A l'occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada, un  colloque aux Musées du Vatican a rendu hommage à deux figures clés de la présence missionnaire chrétienne en Nouvelle-France : Marie de l'Incarnation et François de Laval.        <br />
              <br />
       ''Ce colloque n'est pas la célébration de deux personnages perdus dans un lointain passé,  a déclaré le cardinal Giovanni Lajolo, président du Gouvernorat de la Cité du Vatican, mais c'est une reconnaissance du fait que ces deux personnes ont marqué profondément l'histoire du Canada et de la foi. Leur vie et leurs oeuvres, a continué le cardinal, nous envoyoient un message de compréhension et d'harmonie dans un monde qui tend à se heurter. Marie de l'Incarnation et François de Laval, grâce à la foi chrétienne, ne cèdent pas à l'hostilité envers l'autre. Mon espoir est que cet enseignement puisse continuer à être diffusé et connu dans le monde entier''.        <br />
              <br />
       <b>Marie de l'Incarnation (1599-1672)</b> a contribué à l'exploration et la construction du Nouveau Monde. Dans un environnement difficile et avec peu d'appuis, elle réalise le rêve de sa vie: éduquer et évangéliser. Au-delà des stéréotypes culturels, elle se fait  ''médiatrice&quot; avant la lettre avec les indigènes. Elle poursuit sa mission par le dépassement des barrières culturelles et la valorisation des personnes rencontrées.        <br />
              <br />
       <b>Monseigneur François de Laval,(1623-1708) </b>  a travaillé à l'organisation de la vie religieuse et la construction d'écoles. Envoyé comme vicaire apostolique, il deviendra le premier évêque d'un futur diocèse très étendu.  Son Séminaire de Québec, fondé en 1663, fut le creuset de la première génération de penseurs religieux, écrivains et acteurs de la vie publique, contribuant ainsi à mettre en place les fondements de la société.        <br />
              <br />
       ''Marie de l'Incarnation et François de Laval sont deux personnalités extraordinaires,  a ajouté le père Nicola Mapelli, conservateur des départements de collections ethnologiques pour les Musées du Vatican. Ils ont pu montrer l'unité dans la différence en trouvant harmonie et contact entre les différentes cultures grâce à la foi chrétienne. Le résultat :  nous le voyons aujourd'hui.''        <br />
              <br />
       ''Ces deux personnages clés ont jeté les bases de la société canadienne actuelle,  a souligné Amalia Daniela Renosto, directriece de la Délégation générale du Québec à Rome.  Bien que la société du Québec soit laïque, l'héritage de l'histoire religieuse est encore très présent: la tolérance, l'acceptation et l'inclusion sociale sont le fondement du système canadien. Ce que nous sommes aujourd'hui, nous leur devons.''        <br />
              <br />
       ''Marie de l'Incarnation et François de Laval sont deux grandes figures de l'histoire du Canada,  a ajouté Ann Leahy,  ambassadeur du Canada près le Saint-Siège,  qui nous ont laissé le message important l'acceptation d'autrui et de compréhension.''        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Fin de la dépêche de l'Agence Adnkronos</span>       <br />
              <br />
       _________________________________________________________
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au cours du colloque tenu au Musée missionnaire ethhologique du Vatican sous le thème des figures clés de l'évangélisation missionaire en Nouvelle-France, quatre professeurs ont donné des communications. Les deux premiers étaient italiens, les deux autres du Québec.       <br />
              <br />
       Le professeur <b>Luca Codignola</b>, de l'Institué d'Histoire de l'Europe Méditerranéenne du CNR a présenté les débuts de l'évangélisation missionnaire en Nouvelle-France ainsi que le climat spirituel, social et politique depuis l'arrivée de Jacques Cartier jusqu'à 1660.       <br />
              <br />
       Le professeur <b>Nicola Gasbarro</b> de l'Université d'Udine dans sa communication intitulée : &quot;la construction missionnaire du métissage culturel en Nouvelle-France&quot; a proposé une grille de lecture pour analyser la conversion des amérindiens  issus de la &quot;sauvagerie&quot; en Nouvelle-France et au Brésil. Il a retenu que le travail des missionnaires catholiques a consisté, étant donné les circonstances, à créer des ponts, une &quot;entente&quot; vivable, plutôt que d'affronter l'autre de façon hostile.       <br />
              <br />
       Le professeur <b>Dominique Deslandres</b> de l'Université de Montréal a fait un survol de la vie de Marie de l'Incarnation et a insisté sur la nouveauté de son action qui la fait traverser les mers pour venir dans le Nouveau monde &quot;y construire une maison à Jésus et à Marie&quot;. Cette maison sera l'école pour les jeunes filles qu'elle mettra sur pied. Son souci de communication avec les amérindiens est remarquable ainsi que son intensité mystique qui lie prière et action.       <br />
              <br />
       Le professeur, Mgr <b>Hermann Giguère</b>, de l'Université Laval, supérieur général du Séminaire de Québec, a tracé un portrait saisissant du missionnaire que fut Mgr François de Laval, premier évêque de Québec. Il retracé la naissance de sa vocation au contact du Père Alexandre de Rhodes et des fondateurs du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris dont il fait partie. Puis, il a montré que son inspiration héritée des missionnaire jésuites et nourrie des directives de la congrégation &quot;De Propaganda fide&quot; se caractérisait pour l'ouverture à l'autre et la connaissance des populations. Ce qui explique sa grand proximité avec les amérindiens et l'envoi de missionnaires du Séminaire de Québec au Mississipi.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_eveque__missionnaire_100303-md.pdf">Lire le texte de la communication de Mgr Giguère en format PDF</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1954432-2689352.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Colloque-au-Vatican-sur-deux-figures-cles-Omaggio-a-due-figure-chiave-de-la-presence-missionnaire-en-Nouvelle-France_a332.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le souffle missionnaire de François de Laval</title>
   <pubDate>Wed, 05 Dec 2007 04:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions et conférences]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conférence aux sœurs de l’Immaculée-Conception et aux prêtres des Missions-Étrangères à Pont-Viau (Ville de Laval) pour la célébration de la fête de saint François Xavier. Conférencier : Mgr Hermann Giguère P.H., Supérieur général du Séminaire de Québec et professeur titulaire retraité de l’Université Laval. Lundi le 3 décembre 2007.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/784067-959780.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme_ca/MGRLAV_souffle_missionnaire_071203.pdf"><Font  style='font-family: Trebuchet, Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; color: #800000; text-decoration: none;'>Version PDF</font></A>
<br />
<BR>
Plan<BR>
Introduction<BR>
<BR>
1.0   Un enracinement profond<BR>
1.1   Le Père de Rhodes et le Vietnam<BR>
1.2   Témoignages pour l’enquête canonique de choix à l’épiscopat<BR>
<BR>
2.0  L’horizon ou l’inspiration de l’action missionnaire de François de Laval <BR>
2.2.1 L’ouverture aux cultures héritée des missionnaires jésuites<BR>
2.2.2 Un appui aux « nouveaux chrétiens »<BR>
<BR>
3.0  L’action ou les réalisations missionnaires de François de Laval<BR>
3.1   Une préoccupation toujours présente<BR>
3.2   La proximité avec les amérindiens<BR>
3.2.1 Hariaouagui<BR>
3.2.2 La visite pastorale à Tadoussac<BR>
3.2.3 La querelle de l’eau-de-vie<BR>
3.3   Les missions du Mississipi<BR>
<BR>
4.0  Un texte révélateur : les conseils aux missionnaires<BR>
4.1   Le contexte<BR>
4.2   Méditation<BR>
<BR>
Conclusion <BR>
<BR>
Le 3 décembre 2007<BR>
<BR>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>Introduction<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>Je
suis heureux et honoré de l’invitation que m’a faite votre Supérieur général,
l’abbé Roland Laneuville de venir vous parler du bienheureux François de Laval,
premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec, à l’occasion de
votre fête patronale en la saint François Xavier. Lorsqu’on m’a rejoint, on m’a
proposé de vous entretenir de François de Laval, missionnaire, ce qui est tout
à fait indiqué pour des membres de sociétés missionnaires comme les prêtres des
Missions-Étrangères et les sœurs de l’Immaculée-Conception, je me suis dit quel
immense sujet<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>à investiguer et à
parcourir. De quelle façon l’aborder ? J’ai passé une partie de l’été à y
réfléchir, puis à mesure qu’avançaient mes lectures,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>une chose devenait de plus en plus claire.
Poursuivant dans la ligne de mes recherches antérieures sur l’itinéraire
spirituel de François de Laval, j’ai été fasciné par l’âme missionnaire de
François. C’est pourquoi, j’ai choisi d’intituler mon exposé « Le souffle
missionnaire de François de Laval ». <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>En effet, il ressort de ma fréquentation du jeune
évêque de trente-six ans qui arrivait à Québec le 16 juin 1659 qu’il portait
déjà à cette époque non seulement un désir missionnaire, mais qu’il avait
intériorisé une approche particulière partagée avec ses jeunes confrères et
avec des missionnaires chevronnés. Tout au cours de sa vie, par la suite, il
est resté fidèle à cet esprit des débuts. Le pasteur d’une nouvelle Église n’a
jamais mis de côté la préoccupation missionnaire et l’évangélisation « ad
extra ». <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>Nous verrons donc quatre points qui esquissent le
portrait du missionnaire François de Laval. En premier lieu son enracinement
dans le temps, en second lieu le ton de son action missionnaire, en troisième
lieu les réalisations sur le terrain puis en quatrième lieu un texte des plus
révélateurs : les conseils aux missionnaires.<o:p></o:p></span></font></p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/784067-959781.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>1.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Un enracinement profond<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Au cours de son quatrième voyage en France, François de Laval célèbre en
février 1686 une messe de funérailles pour son ami François Pallu mort d’une
congestion qui l’avait<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>suffoqué le 29
octobre 1684 à Mo-Yang au Vietnam. Il l’a fait, écrit-il, avec émotion et piété
dans une lettre en date du 15 février 1686 adressée à l’abbé de Saint-Vallier,
alors vicaire général, en visite en Nouvelle-France. « Vous voyez par tous
ces changements, écrit-il,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>comme la
divine Providence dispose tout autrement des choses que nous proposons; elle
est néanmoins toujours aimable, et il fait bien bon de s'y laisser
conduire. »<span class=MsoFootnoteReference><sup> </sup></span><a
style='mso-endnote-id:edn1' href="#_edn1" name="_ednref1" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[1]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
Le lien personnel de François de Laval et de François Pallu remontait au tout
début de leur ministère sacerdotal. Les deux amis avaient été choisis
comme<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>évêques missionnaires, vicaires
apostoliques au Sud-Est asiatique en 1653. C’est une histoire qu’il vaut la
peine de raconter pour mettre en lumière l’enracinement existentiel du souffle
missionnaire qui animera François de Laval toute sa vie.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>1.</span></font></b><b><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;font-weight:bold'>1 </span></font></b><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'>Une rencontre inoubliable et fondatrice <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Paris en 1653 vit des heures palpitantes. Les
milieux du renouveau catholique bouillonnent de projets et de fondations. Les
milieux parisiens entraînent dans leur élan de nombreux jeunes hommes qui à
l’initiative des jésuites se regroupent dans des associations qu’on dénomme les
Bons Amis ou Assemblées des amis. François de Laval et François Pallu en font
partie. Le premier depuis ses études au Collège de Laflèche et à celui de
Clermont à Paris. Ordonné prêtre depuis 1647, il a dû s’occuper de la
seigneurie familiale à cause de la mort de son frère aîné. Son activité
pastorale toutefois ne s’est pas arrêtée. Dans le diocèse d’Évreux, il a
coordonné la pastorale de 155 paroisses comme « archidiacre »<span
class=MsoEndnoteReference><sup> <a style='mso-endnote-id:edn2' href="#_edn2"
name="_ednref2" title=""><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[2]</span></font></sup></span><![endif]></span></a></sup></span>. Il
continue de fréquenter ses amis. Un jour à Paris<a style='mso-endnote-id:edn3'
href="#_edn3" name="_ednref3" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[3]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>, il
entend un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre
de Rhodes. Il en est bouleversé comme tous ceux qui l’approchent.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Qui est ce Père de Rhodes?
Vous le connaissez sûrement, puisqu’il a marqué profondément<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>l’histoire des missions. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>En 1653, le père Alexandre
de Rhodes, infatigable missionnaire qui a obtenu d’estimables succès au Tonkin,
publie l’« Histoire du royaume de Tonkin et des grands progrès que la
prédication de l’Évangile y a faits depuis l’année 1627 jusques à l’année 1646.
» Cet ouvrage avance notamment l’idée que, pour éviter les fréquentes et
parfois sanglantes réactions de rejet et de xénophobie, l’évangélisation des
populations indigènes ne peut être menée à bien que grâce à la création de
clergés autochtones, l’ordination de prêtres du cru, en un mot, de l’intérieur.
Il préconise à cet effet l’envoi d’évêques chargés sur place d’ordonner ces
prêtres. Le retentissement du livre du père Alexandre de Rhodes est
considérable et suscite de nombreuses vocations, notamment chez les « Bons Amis
» de Paris.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dans le groupe des Bons Amis
figurent, entre autres, François Pallu, Pierre Lambert de la Motte et son frère
Nicolas, Ignace Cotolendi, François de Laval, Michel Gazil, Armand Poitevin,
Henri Boudon, Ango des Maizerets et son frère, Jean Dudouyt et comme directeur
spirituel le père Bagot, confesseur de Louis XIV. Ce sont de jeunes prêtres à
la foi ardente qui brûlent de se lancer dans ces périlleuses missions avec le
soutien d’Anne d’Autriche et de la Compagnie du Saint-Sacrement. Ils sont à
l’origine de la demande de création du Séminaire des Missions-Étrangères de
Paris (SME) en 1658<a style='mso-endnote-id:edn4' href="#_edn4" name="_ednref4"
title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[4]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
auquel François de Laval unira le Séminaire des Missions-Étrangères de Québec (devenu aujourd'hui le Séminaire de Québec) qu’il fonde en 1663. Le moment est venu pour Rome de reprendre en main les missions confiées jusque là au patronat des rois d’Espagne et du Portugal et,
concrétisant l’idée d’Alexandre de Rhodes, le pape décide de nommer des
évêques, vicaires<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>apostoliques, chargés
d’aller organiser un clergé local en Asie et sur les conseil du Père de Rhodes
il opte pour des candidats français<a style='mso-endnote-id:edn5' href="#_edn5"
name="_ednref5" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[5]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
Toutefois, pour ménager au mieux les susceptibilités royales, il ne crée pas de
nouveaux diocèses pour ces évêques qui sont nommés « in partibus »
(c’est-à-dire qu’on leur attribue des diocèses tombés précédemment entre les
mains des musulmans). Sur proposition des Pères Bagot<a style='mso-endnote-id:
edn6' href="#_edn6" name="_ednref6" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[6]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> et de
Rhodes François de Laval, archidiacre d’Évreux, François Pallu, chanoine de
Saint Martin de Tours et de Pierre Picques, bachelier en théologie de la
Faculté de Paris<a style='mso-endnote-id:edn7' href="#_edn7" name="_ednref7"
title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[7]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>,
sont choisis dans le groupe des jeunes prêtres prêts à aller dans les pays
lointains au Siam et au Tonkin qui couvrent en partie le Cambodge et le Vietnam
d’aujourd’hui. François de Laval renonce à l’Archidiaconat d'Évreux en 1653,
puis l’année suivante il renonce à la Seigneurie de Montigny et à ses droits et
il se prépare à sa mission en séjournant à l’Ermitage de M. Jean de Bernières à
Caen en Normandie. Il fait de fréquents séjours à Paris et ses anciens maîtres,
les jésuites, ont les yeux sur lui pour une affectation non plus au Tonkin,
mais en Nouvelle-France.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Pourquoi cette confiance en
ce jeune prêtre issu d’une famille noble, mais peu fortunée. Pourquoi ce choix?
Nous trouvons heureusement une réponse partielle à cette question en parcourant
les lettres de recommandations à Rome pour la nomination épiscopale. Elles nous
sont parvenues intactes. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>1. 2<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Des témoignages non équivoques<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>En 1653, comme nous l’avons dit, le père de Rhodes
est envoyé en France pour chercher et présenter aux autorités compétentes des
sujets suceptibles d’être ordonnés évêques pour les missions du Sud-Est
asiatique. Il présente à Rome trois noms dont celui de François de Laval qui
est proposé comme vicaire apostolique au Tonkin (Nord-Vietnam actuel). C’est à
cette occasion que sont rassemblées les informations canoniques qu’on a
longtemps crues perdues mais que Mgr Demers, un prêtre du Séminaire qui a
travaillé de nombreuses années à Rome pour la Cause de béatification de Mgr de
Laval a eu la chance de retrouver dans les archives de la Congrégation<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>pour l’Évangélisation des peuples (dite
autrefois de la Propagation de la foi ou simplement « De Propaganda
fide »).<a style='mso-endnote-id:edn8' href="#_edn8" name="_ednref8"
title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[8]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le précieux document daté du
5 novembre 1653 contient les témoignages de six personnes qui connaissent bien
François de Laval. La première personne interrogée répond à la dixième question
que François de Laval est « apte et capable de diriger une Église dans les
terres lointaines au milieu des infidèles à cause de son zèle des âmes et de la
gloire de Dieu ». La formule est reprise par d’autres personnes avec des
ajouts intéressants. Le second témoin note que François de Laval a abandonné
son héritage et qu’il s’est volontairement consacré à Dieu et à l’Église avec
ardeur pour apporter le salut aux autres. Le Père Bagot qui le connaît depuis
trente ans note qu’il sait parler aux gens simples et que les enseignements
qu’il donne à des scolastiques plaisent beaucoup. Son ami François Pallu, qui
dit le connaître depuis l’âge de vingt ans, le présente comme un prêtre pieux
faisant l’Eucharistie tous les jours. Les deux derniers témoins sont deux
laïcs. L’un qui le connaît depuis deux mois et qui le voit pour des rencontres
spirituelles. L’autre l’a vu en personne pour la première fois il y peu de
temps, mais, dit-il, dans les milieux catholiques qu’il fréquentait il avait
une réputation d’homme pieux et dévoué aux bonnes œuvres. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le projet de nomination au
Tonkin amène François de Laval à quitter son ministère dans le diocèse d’Évreux
pour se préparer à l’ordination. Celle-ci va tarder pour diverses raisons dont
la mort du pape. Ce qui permet au Roi Louis XIV, le 26 janvier 1657,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>de proposer, à la demande des jésuites,<a
style='mso-endnote-id:edn9' href="#_edn9" name="_ednref9" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[9]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> que
François de Laval aille en Nouvelle-France plutôt qu’au Tonkin. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>…comme la conduite en doit être commise à une
personne de piété, de savoir et d'un zèle particulier pour 1'Eglise de Dieu,
écrit le roi Louis XIV, Nous avons cru devoir supplier Votre Sainteté d'y
engager le Père François de Laval de Montigny, dont les vertus l'ont rendu si
recommandable qu’il a été sollicité de plusieurs endroits d'aller travailler à
la vigne du Seigneur; à quoi il a. paru toujours en sorte disposé, que sans que
Dieu l'ait voulu réserver pour la Nouvelle-France, il fut parti pour le
Tonquin, recherché par les pères qui y ont prêché l'Évangile de les y aller
aider. Et ses informations ayant été approuvées par le sieur Bagny, lors nonce
de Votre Sainteté vers nous, et ensuite envoyées en cour de Rome pour vous être
présentées, il en fut empêché sans y avoir contribué, après avoir demandé qu'il
fut fait des prières afin qu’il plût à la divine Majesté l’éclairer de ce qui
était de sa volonté, qu'il était prêt d'embrasser et de suivre, ne taisant pas
que par des mouvements secrets il se sentait porté d'aller plutôt en un pays
sauvage, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses nécessaires à la
vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la Nouvelle-France.<a
style='mso-endnote-id:edn10' href="#_edn10" name="_ednref10" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[10]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Et le roi termine sa lettre en écrivant :<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Nous eussions pu proposer à Votre Sainteté d'autres
personnes qui eussent pu avancer ce bon oeuvre, si nous n'avions jugée celle du
dit de Laval leur devoir être préférée par les témoignages qui nous ont été
rendus de son insigne piété par des personnes très éclairées, en sorte que
notre connaissance étant fortifiée de la leur, nous pouvons dire qu'il serait
difficile de commettre le soin d'un si vaste pays à quelqu'un qui s'en pût
mieux acquitter que lui.<a style='mso-endnote-id:edn11' href="#_edn11"
name="_ednref11" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[11]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Ce que le pape accepte.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les nouvelles informations
canoniques du 17 juillet 1657 en vue de la nouvelle nomination en
Nouvelle-France n’ajoutent rien à celles-ci si ce n’est que les témoins sont
différents.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>2.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>L’horizon ou l’inspiration de l’action
missionnaire de François de Laval<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Le jeune évêque vicaire apostolique sera consacré à
St Germain des Prés le 8 décembre 1658. Il se rend disponible pour un défi où
ses maîtres l’ont amené par leur action insistante réclamant en Nouvelle-France
un évêque qui partage le même esprit que le leur dans cette nouvelle contrée
sur les bords du St-Laurent. Comment caractériser cet<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>esprit qui sera l’inspiration constante de
François de Laval? Arrêtons-nous un peu sur ce point.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'>2.1 L’ouverture aux cultures<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Formé chez les jésuites,
François de Laval a été reçu en Nouvelle-France comme l’un des leurs. Sur le
terrain, il continuait, raconte-t-on, de participer lorsqu’il le pouvait à la
Congrégation mariale du Collège des jésuites à Québec le samedi. Le Père Jérôme
Lallemand était sur le même bateau que Mgr de Laval en 1659. Tout ceci, pour
dire que François de Laval a comme absorbé naturellement les méthodes des
missionnaires jésuites et leurs objectifs<a style='mso-endnote-id:edn12'
href="#_edn12" name="_ednref12" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[12]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les missionnaires jésuites
sont mus à la suite de saint François Xavier par un ardent désir d’annoncer
l’Évangile. Cet objectif ils en font leur unique but. Ils se distinguent ainsi
de plusieurs de leurs confrères des autres congrégations : capucins,
dominicains, augustins qui sont en général plus liés aux gouvernement et qui
oeuvrent sous le « patronage » des rois d’Espagne ou du Portugal. Les
jésuites, eux, ont résolument pris partie de se mettre au service de la
nouvelle congrégation « De Propaganda fide » et ainsi, ils se veulent
libres des attaches séculières pour ne s’afficher que comme des témoins et des
disciples de Jésus qu’ils veulent faire connaître aux nouvelles populations.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>C’est ainsi qu’ils développeront
en Chine avec le Père Matteo Ricci, aux Indes avec le Père Nobili et au Vietnam
avec le Père de Rhodes la connaissance des populations comme base de leur
évangélisation. Cette connaissance amènera une intégration de coutumes et
d’usages propres à ces nouvelles chrétientés, une ouverture aux cultures. Ainsi
ils obtiennent de Rome de pouvoir célébrer l’Eucharistie en Chine la tête
couverte du bonnet traditionnel des lettrés<a style='mso-endnote-id:edn13'
href="#_edn13" name="_ednref13" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[13]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. Cette
approche est suivie dans leurs missions d’Amérique au Paraguay et en Nouvelle-France
où ils s’imposent d’incroyables efforts pour maîtriser les langues
amérindiennes. Ils suivent les tribus nomades et hivernent avec elles dans
l’inconfort et les privations de toutes sortes sans compter la dérision et les
quolibets bien souvent. Les rapports du supérieur des jésuites de Québec édités
sous le nom de Relations des jésuites sont devenus pour les chercheurs
d’incroyables mines de renseignements sur la culture et la vie des amérindiens
du XVIIe siècle.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>François de Laval partage
totalement leur vision et, à la fin de son épiscopat au moment où il remet sa
démission, il prend occasion de la publication d’un livre en France pour en
apporter une confirmation convaincue où il redit toute son admiration et son
soutien aux jésuites qui oeuvrent en Nouvelle-France.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>2.2 Un
appui aux « nouveaux chrétiens » <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:
"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>En 1687, lors de son quatrième séjour
en France, François de Laval, sollicité par ses amis du Séminaire des
Missions-Étrangères de Paris, écrit une</span></font><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> recommandation du livre du
Père Le Tellier <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Défense des nouveaux Chrétiens de la Chine
et du Japon, contre deux livres intitulés « La Morale Pratique des
Jésuites » et « L’Esprit de M. Arnaud » </span></i>Comme on le
voit par le titre c’est un ouvrage polémique qui a comme but de combattre deux
livres d’origine janséniste. Ceux-ci décriaient les méthodes des missionnaires
jésuites en Chine dans le sillage de Matteo Ricci. Le Père Le Tellier demanda à
Mgr de Laval une lettre d’appui qu’il mit en tête du volume. L’ouvrage du Père
Le Tellier fut réédité en 1688 puis douze ans plus tard en 1700. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dans cette lettre d’appui,
François de Laval prend la défense de l’œuvre des jésuites en décrivant leur
action en Nouvelle-France qu’il a suivie depuis presque trente ans et qu’il
louange sans retenue.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA'>Les
deux livres, dont le titre est marqué à la tête de celui-ci, produisaient [de]
méchants effets. C'est ce qui m'a fait prendre avec joie l'occasion que la
divine Provi­dence m'a offerte d'ajouter ici à toutes les preuves que l'auteur
de cette défense apporte pour mettre la vérité en évidence, le témoignage
particulier que je puis rendre de la pureté de la Foi qu'ont embrassée et que
conservent par la miséricorde de Dieu les nouveaux Chrétiens du Canada, et de
la vie vraiment aposto­lique qu'ont menée les missionnaires qui travaillent
parmi eux, ainsi que je l'ai reconnu certainement par une expérience de
vingt-huit années, durant lesquelles il a plu à Dieu de me char­ger, nonobstant
mon indignité, du soin de cette Église naissante, où je me suis appliqué à
connaître assez à fond toutes les choses qui se sont passées tant de la part
des peuples sauvages qui ont reçu l'Évangile, que de la part de ceux qui le
leur ont porté. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA'>Je
puis assurer en particulier à l'égard des Jésuites, qui y tra­vaillent avec
zèle et bénédiction depuis longtemps, que j’ai été témoin de la sagesse, de la
droiture, du désintéressement et de la sainteté de leur conduite dans ces
missions. Il y a lieu de croire qu'ils agissent partout ailleurs par le même
esprit; car c'est ce que prétendent (quoique avec malignité) leurs adversaires,
quand ils répètent si souvent que par la conduite des particuliers il faut
juger de l'esprit qui anime tout le corps. <a style='mso-endnote-id:edn14'
href="#_edn14" name="_ednref14" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[14]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mgr de Laval est entraîné
malgré lui dans le tourbillon de la querelle des rites chinois. Un<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>décret du pape, le 22 décembre 1700, met à
l’Index le livre du P. Le Tellier. François de Laval ne recule en rien dans son
appui aux méthodes des jésuites, mais il charge M. Glandelet, prêtre du
Séminaire et doyen du chapitre, de présenter une explicitation<a
style='mso-endnote-id:edn15' href="#_edn15" name="_ednref15" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[15]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> de son
texte où est écrit au nom de Mgr de Laval<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>…il [François de
Laval] peut déclarer que sur les nouvelles qui lui sont venues de la fausseté
et de la condamnation du livre du P. Le Tellier, il est prêt de censurer et de
condamner tout ce<i><span style='font-style:italic'> </span></i>qui aura été
censuré et condamné par le St-Siège et qu'il veut s'en tenir aux termes de son
approbation qu'autant qu'elle se trouvera conforme a la vérité, reconnaissant
le sentiment des personnes a qui l'on doit déférer, et qu'il ne doute pas que
le P. Le Tellier et les autres Jésuites, a qui il a voulu faire plaisir en
cette occasion, ne lui sachent bon gré du parti qu'il a pris.<a
style='mso-endnote-id:edn16' href="#_edn16" name="_ednref16" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[16]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mgr de Laval adopte une
attitude de soumission respectueuse sans entrer dans le fond du débat et comme
un bon évêque il affirme sa solidarité avec les décisions romaines sans les
juger. M. Glandelet avait pris soin plus haut au nom de Mgr de laval de
réitérer son admiration pour le travail des jésuites en Nouvelle-France. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>…</span></font><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA'>n'ayant prétendu à autre chose que de faire connaître
au public le juste sujet qu'il avait eu jusqu'alors de se louer de la conduite
de la plupart des jésuites missionnaires qui avaient travaillé dans son
diocèse, il a cru pouvoir se servir de cette expérience pour donner au livre de
la <i><span style='font-style:italic'>Défense des nouveaux Chrétiens </span></i>l'approbation
qu'on lui a demandée</span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>.<a
style='mso-endnote-id:edn17' href="#_edn17" name="_ednref17" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[17]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le souffle missionnaire de
François de Laval est marqué comme on vient de le voir par celui des jésuites.
Qu’en est-il de son action directe sur le terrain concernant l’évangélisation.
Ce sera le troisième point de notre exposé.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.0<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Le terrain de l’action missionnaire de
François de Laval (les réalisations) <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Le terrain des réalisations missionnaires de François de Laval est complexe. C’est pourquoi, il est important, au point de départ, de bien situer, en premier lieu, le cadre d’intervention de François de Laval qui n'éteint aucunenent un souffle missionnaire toujours présent. Puis, en second lieu, nous verrons la tonalité de l'action missionnaire de François de Laval : celle de la proximité avec les amérindiens que nous illustrerons par trois exemples. Enfin en troisième lieu, nous ferons état de sa contribution directe à l'évangélisation de deux nations amérindiennes au Mississipi que François de Laval avait ardemment désirée.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.1<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Une préoccupation toujours présente<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Comme évêque, François de Laval est confronté à deux
registres d’action pastorale qui, dans le contexte du XVIIe siècle, relèvent
d’instances différentes. Du point de vue ecclésiastique, la congrégation
« De Propaganda Fide », créée en 1622, le considère comme un des
premiers vicaires apostoliques envoyés dans les contrées lointaines pour y
créer sur place un clergé et une structure d’Église qui assureront la continuité
de l’annonce de l’Évangile. Du point de vue civil, le Roi de France conserve
son autorité qui s’étend sur la nomination des évêques et l’érection des
diocèses. Ainsi, ce n’est qu’après de longues tractations qu’il accepte que la
congrégation procède à la nomination du vicaire apostolique en Nouvelle-France
en se réservant le droit de décider du moment où il deviendra évêque d’un
diocèse véritable. Dans la lettre d’acceptation de la nomination de Mgr de
Laval<a style='mso-endnote-id:edn18' href="#_edn18" name="_ednref18" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[18]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>, le Roi
prend ses précautions en inscrivant à la fin de celle-ci : <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:32.9pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><span class=indented201><font size=2 
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>…nous déclarons par ces présentes, signées de notre main, que nous
voulons et qu'il nous plaît que le sieur de Laval de Montigny, évêque de
Pétrée, soit reconnu par tous nos sujets, dans les dites provinces, pour faire
les fonctions épiscopales, sans préjudice des droits de la juridiction
ordinaire; et cela, en attendant l'érection d'un évêché, dont le titulaire sera
suffragant de l'archevêque de Rouen, du consentement irrévocable duquel nous
avons accepté la dite disposition de notre Saint-Père le Pape; car tel est
notre bon plaisir.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Cette
disposition explique les difficultés de Mgr de Laval avec Monsieur de Queylus
arrivé à Montréal en 1657 et que l’archevêque de Rouen avait nommé vicaire
général et avec le gouverneur à Québec. On comprend ainsi pourquoi il
travaillera si ardemment à l’érection de son vicariat apostolique en diocèse
qu’il obtiendra en 1674<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Sur le terrain,
l’élan missionnaire de François de Laval va s’épanouir dans ce cadre nouveau,
il ne sera pas seulement le missionnaire mais aussi le pasteur d’une Église
naissante comme il le dit lui-même si souvent. En pratique il laissera aux
jésuites toute latitude dans les choix missionnaires et les projets à
favoriser. De son côté, il se concentrera sur la fondation et l’approbation d’institutions
destinées à consolider cette Église. Il fonda, en 1663, Séminaire des
Missions-Étrangères de Québec auquel il confie la formation des futurs prêtres
et la charge des paroisses. Le 20 mai 1669, il approuva les Filles de la
Congrégation Notre-Dame de sainte Marguerite Bourgeois. Il laissa aux
sulpiciens le soin pastoral de la région de Montréal.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Mais dans le
fond de son âme, François de Laval demeure toujours missionnaire. Il préfère
appeler les paroisses des missions desservies par des missionnaires. « Et pour
mieux conserver le premier esprit, il ordonna que toutes les cures seraient
appeléees des missions et les curé des missionnaires», écrit son premier
biographe Bertrand de La Tout.</span></font></span><a style='mso-endnote-id:
edn19' href="#_edn19" name="_ednref19" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[19]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il souhaite la mobilité des prêtres et se
méfie des « cures inamovibles ». C’est pourquoi, il unit les
premières cures</span></font></span><a style='mso-endnote-id:edn20'
href="#_edn20" name="_ednref20" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;mso-ansi-language:FR;
mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[20]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'> qu’il crée,
comme celle de Ste-Anne de Beaupré, Château-Richer et l’Ange-Gardien, au
Séminaire de Québec, sauf celle de Notre-Dame à Montréal qu’il laisse aux
sulpiciens. Lors de ses visites pastorales il visite régulièrement les
« missions sédentaires » d’amérindiens établis à la Jeune Lorette à
Québec, à Sillery, à Tadoussac, à la Montagne à Montréal, à la
Prairie-de-la-Madeleine.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Son cœur ne
cesse de battre intensément dans ses rencontres personnelles avec les
amérindiens qui le lui rendent bien. L’abbé Auguste Gosselin raconte plusieurs
fait survenus au cours de ses rencontres comme le fameux baptême du chef
Garagonthié ou la mort d’un vielle amérindienne que François de Laval visitait
régulièrement à l’Hôtel-Dieu de Québec et pour qui il fait sonner les cloches
de la cathédrale</span></font></span><a style='mso-endnote-id:edn21'
href="#_edn21" name="_ednref21" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;mso-ansi-language:FR;
mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[21]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.2<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Proximité avec les amérindiens<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:31.7pt;text-align:justify;text-indent:-31.7pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Cette attention aux personnes peut définir
l’approche de François de Laval avec les amérindiens. Dans le cadre de son
ministère, il favorise toutes les occasions de rapprochements avec eux. Tout de
suite après avoir mis pied à terre en Nouvelle-France à Percé, le 16 mai 1659,
François de Laval confirme 140 personnes dont plusieurs amérindiens. Il en est
très remué. En arrivant à Québec, le 16 juin 1659, dans un village d’à peine
300 personnes (1500 pour le village et les environs : Beauport, Côte de
Beaupré, Île d’Orléans, Kamouraska), il n’a de plus pressé que de visiter les
malades de l’Hôtel-Dieu et de rencontrer les amérindiens de la Mission des
pères jésuites de Sillery.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Cet intérêt et cette
attention ne se sont jamais démentis tout au cours de l’épiscopat de François
de Laval. Nous ne pouvons ici en faire le tour en quelques minutes. C’est
pourquoi j’ai choisi de retenir, parmi bien d’autres, trois<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>faits particuliers qui l’illustrent à
merveille.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>3.2.1<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Hariaouagui : le nom huron de François de Laval<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Le premier exemple que j’ai choisi vient d’un fait qui s’est se produit quelques jours après l’arrivée à Québec de François de Laval. En cette occasion,  François de Laval est appelé d’un nom huron qui lui est resté pour toute sa vie : HARIAOUAGUI. <BR><BR>
Les luttes tribales font rage entre les Hurons et les Iroquois. Un chef huron vient voir Mgr de Laval et lui dit : : « Ô Hariaouagui, nous ne sommes plus que l'ombre
d'un peuple jadis florissant. Faites quelque chose pour nous. (…) Si vous ne pouvez
obtenir de la France des soldats pour humilier et détruire trois ou quatre
villages de nos ennemis les Iroquois, du moins, donnez-nous du courage pour
leur résister. »<a style='mso-endnote-id:edn22' href="#_edn22"
name="_ednref22" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[22]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> Cette
prière un peu primitive, peut-être, me fait penser à certains psaumes où l'on
demande au Seigneur d'écraser la tête de ses ennemis. (Ps 68,22). Le message est clair cependant. On attend de
Mgr de Laval qu’il se fasse proche des hurons, qu’il les écoute et qu’il
partage leurs soucis et leurs aspirations. Il semble qu’il l’a bien  fait que le nom HARIAOUAGUI
est resté attaché à la personne de Mgr de Laval pendant toute sa vie. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mais quel est donc le sens
de ce nom? On peut le traduire littéralement par «Ô homme de la grande
affaire ».<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Quelle est cette
« grande affaire »? <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>L'abbé Auguste Gosselin<a
style='mso-endnote-id:edn23' href="#_edn23" name="_ednref23" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[23]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>le biographe le plus connu de François de
Laval, rapporte que les missionnaires jésuites se préoccupaient de parler aux
amérindiens de «la grande affaire de leur salut» comme étant plus importante
que toutes les autres affaires<a style='mso-endnote-id:edn24' href="#_edn24"
name="_ednref24" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[24]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. Ayant
déjà une certaine connaissance intuitive de Dieu; les amérindiens apprenaient
encore que le Dieu créateur du monde s'est lui-même fait connaître par des
prophètes et par son propre fils, Jésus de Nazareth, qui est venu faire une alliance
éternelle avec l’humanité à laquelle tous les peuples du monde sont appelés.
Pour une nation qui découvrait ce vaste horizon religieux du salut offert par
Dieu et dont la langue n'avait peut-être pas encore les mots plus spécifiques
nécessaires pour décrire une telle réalité, François de Laval devenait l'homme
de la « grande affaire », la « grande affaire du salut ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Si cette interprétation<a
style='mso-endnote-id:edn25' href="#_edn25" name="_ednref25" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[25]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> est
exacte, le nom de HARIAOUAGUI exprimait une perception élevée du message
religieux de François de Laval et une perception également élevée de la
fonction du porteur du message. On pourrait y voir une certaine affinité avec
le thème du BON PASTEUR utilisé par Jésus pour manifester la proximité avec les
personnes à l’exemple du berger qui s’occupe de toutes et chacune des ses
brebis.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>HARIAOUAGUI,
« l' homme de la grande affaire », le « bon pasteur ».
Voilà ce que fut François de Laval par sa compassion et son attention aux
hurons et à toutes les autres nations amérindiennes avec lesquelles il est
entré en contact au cours des ses nombreuses visites pastorales. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>3.2.2<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Visite pastorale à Tadoussac<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Ces visites pastorales sont le deuxième volet de la
proximité de François de Laval avec les populations. Il en fit quatre et à
chaque fois il s’arrêtait dans les missions où des amérindiens s’était
installés près des postes français. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les Relations des jésuites
nous ont gardé le récit de la première de ces visites qu’il fit aux montagnais
de Tadoussac. Elle nous servira d’exemple car on peut s’imaginer qu’elle
ressemble aux autres dont nous n’avons pas de description précise. De plus,
François de Laval dans une lettre à un de ses amis, M. Poitevin, curé de
St-Josse</span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'> à Paris, le 8 novembre
1668</span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>,
s’en dit encore tout émotionné et écrit </span></font><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>:
« Si Notre-Seigneur me donne autant de santé l'an prochain que j'en ai ce
printemps, j'espère encore y retourner; car je vous avoue que s'ils ont
témoigné de la joie de nous y voir, nous n'en avons pas moins ressenti de notre
côté en cette visite. » <a style='mso-endnote-id:edn26' href="#_edn26"
name="_ednref26" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[26]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a></span></font><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Il faut dire que cette
visite arrive au terme d’une tournée pastorale époustouflante que François de
Laval fait en 1668 L’évêque a 45 ans et ne ménage pas ses forces. Il va au
maximum de ses capac
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/784067-959783.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Il faut dire que cette
visite arrive au terme d’une tournée pastorale époustouflante que François de
Laval fait en 1668 L’évêque a 45 ans et ne ménage pas ses forces. Il va au
maximum de ses capacités. </span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>La Relation des
jésuites de 1669 nous apprend qu’il a fait en 1668 la visite de tout son diocèse,
en canot. Après avoir parcouru toutes les agglomérations depuis Québec jusqu'à
Montréal, il descend le Richelieu jusqu'au Fort Sainte-Anne à l'entrée du lac
Champlain. Revenu à Québec, au début de juin, Mgr de Laval en repart pour aller
à trente lieues vers le Saguenay visiter les montagnais de Tadoussac dont
l’église avait brûlé en 1665. Il arrive Tadoussac le 24 juin, par une des plus
grandes chaleurs de l'été et est accueilli avec une joie indescriptible par
quatre cents amérindiens. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>Le
récit de cette visite est tellement beau que vous me permettrez de vous en lire
la description faite par le rédacteur de la Relation des jésuites de 1667-1668.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>M. l'Évêque le
sachant et ayant été informé dès le printemps de la satisfaction que les
sauvages de cette Église avaient donnée à leur pasteur, qui avait hiverné avec
eux dans les bois, fit savoir qu'il les visiterait. Cette nouvelle les consola
beaucoup. Mais son arrivée à Tadoussac, qui fut le 24 juin, les combla de joie,
qu'ils firent paraître en sa réception ; car s'etant trouvé en nombre de
quatre cents âmes à son débarquement, ils témoignèrent par la décharge de leurs
fusils et par leurs acclamations le contentement qu'ils avaient de voir une
persone qui leur était si chère et dont la plupart avait souvent experimenté
les bontés. Ils l'accompagnèrent ensuite en leur chapelle d'écorce, le feu
ayant réduit en cendre celle qu'on leur avait bâtie et la il leur fit dire le
motif de son arrivée en ce lieu, à savoir pour se conjouir avec eux de
l'affection qu’ils témoignent avoir envers leur Christianisme, pour administrer
le sacrement de confirmation à ceux qui ne l’ont pas reçu et pour les assurer
des bons sentiments que le Roi a pour eux, dont ils ont des marques bien
évidentes, par la paix a laquelle il a force les Iroquois. Cela fait, la
charité de ce digne évêque les ravit, lorsqu'au sortir de la chapelle ils le
virent entrer dans leurs cabanes les unes après les autres, pour y visiter les
malades et les capitaines, consolant ceux-la par sa présence, dont ils étaient
confus et par ses charités qu'il étendait sur eux, sur leurs pauvres veuves et
sur leurs orphelins et encourageant ceux-ci a appuyer la foi de leur autorité
et se maintenir toujours dans les devoirs de véritables Chrétiens; ce qu'il
renouvela en un célèbre festin…<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>…Les quatre jours
suivants furent employés à disposer à la confirmation ceux qui ne l'avaient pas
encore reçue. Ce sacrement fut administré à diverses reprises à cent
quarante-neuf personnes. La dévotion, avec laquelle ils ont récité et qu'ils
ont fait paraître partout ailleurs, a ravi Monseigneur et lui a fait avouer que
les peines qu'il a prises pour ce voyage lui donnent une satisfaction toute
particulière: de voir de ses propres yeux le Christianisme en vigueur et la
paix régner parmi ces pauvres sauvages.<a style='mso-endnote-id:edn27'
href="#_edn27" name="_ednref27" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[27]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
</span></font><i><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-family:Arial;
font-style:italic'><o:p></o:p></span></font></i></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>Ce
témoignage si touchant ne manque pas de faire ressortir la bonté, l’attention
aux personnes et la proximité de François de Laval avec les amérindiens. Cette
proximité viendra le chercher au plus profond de lui-même devant l’abus de l’alcool
engendré par le commerce qui semait désordres et misères dans les tribus.
Devant ce fléau, le cœur de pasteur de François de Laval ne pouvait rester
insensible. Il décida avec tout son talent de juriste et avec son autorité
d’évêque de monter aux barricades.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>3.2.3<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>La querelle de l’eau-de-vie<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>Au-delà des aspects légaux et politiques de cette
bataille, on y reconnaîtra le souci du respect des personnes et de leur dignité
humaine. C’est<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>pourquoi j’ai retenu ce
point comme troisième fait qui illustre le ton de l’action missionnaire de
François de Laval. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>On dirait volontiers aujourd’hui qu’il s’agissait
d’un combat pour les droits de la personne.</span></font><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> C'était un combat
des plus difficiles dans le contexte de l’époque. Et François de Laval y a mis
tout son talent, ses relations et sa notoriété pour mener un combat dont on
peut être fier. Il l’a perdu en pratique, mais sa détermination et son courage
font de lui un défenseur des amérindiens à l’égal de Barthélémy de las Casas
dans les Antilles avec les Indiens. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Cette saga a de nombreux
rebondissements. Elle commence dès le début du ministère épiscopal de François
de Laval. Elle oppose les commerçants qui revendiquent la liberté de commerce
et les partisans d’une approche plus éthique et respectueuse des amérindiens.
François de Laval prend la tête de ceux-ci. Il menace d’excommunication ceux
qui donnent de l’alcool aux amérindiens "pour tirer d'eux des
castors", comme dit Marie de l'Incarnation dans une lettre à son fils Dom
Claude Martin en 1662.<sup> <a style='mso-endnote-id:edn28' href="#_edn28"
name="_ednref28" title=""><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[28]</span></font></sup><![endif]></span></a></sup><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les choses s’enveniment. Le
gouverneur s’en mêle. Les théologiens de la Sorbonne donnent un avis positif
sur les interventions de l’évêque. La Cour de Louis XIV entre en action. La
question se retrouve devant le Roi qui finit par décréter, en 1679,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>qu’il est interdit de faire le commerce de
l’eau-de-vie en dehors des habitations françaises. Pour François de Laval,
c’est une décision malheureuse qui ouvre la voie à la contrebande. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Retenons de cette querelle
la fermeté de Mgr de Laval pour défendre les brebis les plus faibles confiées à
ses soins. Sur ce terrain il ne reculera jamais, même s’il touche du doigt les
limites de son autorité, ce qui l’amènera sur le registre d’un abandon à la
volonté de Dieu de plus senti et vécu. À mesure qu’il avancera en âge, il
développera cette ouverture et cette disponibilité à un degré tel qu’on peut y
voir la caractéristique principale de son expérience spirituelle.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.3 Les
missions du Mississipi<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span class=indented201><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-tab-count:2'>               </span>			Venons-en maintenant au troisième point retenu pour tenter de cerner l’action missionnaire de François de Laval qui nous amène sur le terrain de l’évangélisation directe comme le faisaient les jésuites. Cette contribution arrive à la fin de la vie de Mgr de Laval à travers ses fils spirituels, les prêtres du Séminaire. Il s’agit des missions du Mississipi auprès des Tamarois et des Cahokias.  <o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Mgr de Laval
avait toujours désiré envoyer des prêtres du Séminaire des Missions-Étrangères
de Québec (devenu le Séminaire de Québec)  auprès des amérindiens. </span></font></span><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>« Ceux qui y réussiront
avec plus de bénédiction et qu'il y faut consacrer, écrit-il en 1687, doivent
être des sujets de grâce et qui aient de l'intérieur ».<a
style='mso-endnote-id:edn29' href="#_edn29" name="_ednref29" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[29]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Malheureusement
quand il donne sa démission en 1685, il n’a pas pu encore réaliser ce désir. En
1697, François de Laval juge l’occasion favorable et demande à son successeur
Mgr de Saint-Valier de permettre aux prêtres du Séminaire de Québec d’aller
comme missionnaires au Mississipi. Mgr de Saint-Vallier qui venait de rentrer à
Québec après cinq ans d’absence et beaucoup de tensions entre lui et les prêtres
du Séminaire, accepte que ceux-ci aillent au Mississipi et il les autorise par
deux mandements en date des 30 avril et du 14 juillet d’établir des missions
« dans les lieux qu’ils jugeront les plus propres »<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>et en particulier chez « les Tamarois
qui sont entre les Illinois et les Acansas ». <o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Quelques mots
sur cette incroyable aventure des prêtres du Séminaire de Québec qui dura
jusqu’à la Conquête anglaise et à laquelle le Séminaire de Québec mit fin par
une résolution de son Conseil en date du 8 mai 1768</span></font></span><a
style='mso-endnote-id:edn30' href="#_edn30" name="_ednref30" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[30]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Les trois
prêtres choisis quittent Québec le 16 juillet 1697, puis après une brève halte
à Montréal, ils quittent Lachine le 24. Outre les trois prêtres l’équipe
comprend douze engagés. On voyage avec quatre canots d’écorce. Cette randonnée
de plus de treize cents milles se fait sans encombre majeur et le 27 décembre
le groupe atteint le pays des Arkansas</span></font></span><a style='mso-endnote-id:
edn31' href="#_edn31" name="_ednref31" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[31]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>. Les prêtres
finissent par s’installer chez les Tamarois et les Cahokias dans un village de
trois cents cabanes</span></font></span><a style='mso-endnote-id:edn32'
href="#_edn32" name="_ednref32" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;mso-ansi-language:FR;
mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[32]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>. <o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>En 1699<a style='mso-endnote-id:edn33' href="#_edn33"
name="_ednref33" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[33]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>,
dans une longue lettre à M. Tremblay, procureur du Séminaire à Paris, Mgr de
Laval se réjouit de l’initiative du Séminaire et il écrit entre autres cette
phrase révélatrice de son cœur missionnaire : « </span></font><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Notre-Seigneur par sa bonté
et miséricorde et par la protec­tion particulière de sa sainte Mère a donné
beaucoup de béné­diction à l'envoi de ces missionnaires, qui ont été dans les
na­tions les plus éloignées et y ont établi deux missions considéra­bles, qui
se trouvent par la Providence toutes proches des lieux auxquels M. d'Iberville
s'est transporté dans le Mississipi ».<a style='mso-endnote-id:edn34'
href="#_edn34" name="_ednref34" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[34]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>En conclusion,
on constate par ces quelques exemples que l’action missionnaire de François de
Laval fut constamment au premier plan de ses préoccupations même s’il devait
tempérer ses désirs de missionnaire par les exigences de sa mission de pasteur
d’une Église encore jeune et connaissant ses problèmes de croissance. Son âme et son cœur missionnaires ont toujours gardé la place première dans son cheminement spirituel. Envoyé comme « vicaire apostolique », François de Laval resta toute sa vie un « envoyé », un « missionnaire » de l’Évangile.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>4.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Un texte révélateur : Conseils aux
missionnaires<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span></span></font></b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>Les conseils aux missionnaires sont un des plus
beaux textes que nous ayons de François de Laval<a style='mso-endnote-id:edn35'
href="#_edn35" name="_ednref35" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[35]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
J’ai pensé terminer cet exposé sous forme de méditation à partir de quelques
phrases tirées de ces conseils aux missionnaires. Commençons par situer le
contexte de ce texte.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>4.1<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le contexte<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span></span></font></b><font
size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:
"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>François de Laval s’adresse à deux
missionnaires qui ont décidé d’aller hiverner avec les amérindiens sur les
bords du Lac Ontario. Il s’agit de deux jeunes sulpiciens qui furent les
premiers prêtres séculiers à œuvrer auprès des amérindiens: Claude Trouvé et
François de Salagnac. Mgr de Laval les encourage dans leur
projet en leur concédant les juridictions nécessaires dans une très belle
lettre en date du 15 septembre 1668 à laquelle il joint ces conseils qui sont remarquables.<a style='mso-endnote-id:edn36'
href="#_edn36" name="_ednref36" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[36]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><b><span
style='font-weight:bold'><span style='mso-tab-count:1'>    </span><o:p></o:p></span></b></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:1'>  </span><span style='mso-tab-count:2'>              </span>4.2<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Méditation<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>Je vais maintenant tout simplement
vous lire des extraits de ce texte qui se passe de commentaires.
François de Laval intitule son texte : <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Instruction pour nos
bien-Aimés en Notre-Seigneur Claude Trouvé et François de Salagnac, prêtres,
allant en mission aux Iroquois en la Côte du nord du lac Ontario</span></i>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span>1- Qu'ils se
persuadent bien qu'étant envoyés pour travailler à la conversion des infidèles,
ils ont l'emploi le plus important qui soit dans l'Église; ce qui les doit
obliger, pour se rendre dignes instruments de Dieu, à se perfectionner dans
toutes les vertus propres d’un missionnaire apostolique, méditant souvent à
l'imitation de saint François Xavier, le patron et l'idée [i.e. l'idéal] des
missionnaires, ces paroles de 1'Évangile: «Que sert à l’homme de gagner
l’univers, s’il perd son âme».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:3'>                </span>2- Qu'ils tâchent
d'éviter deux extrémités qui sont à craindre en ceux qui s'appliquent à la
conversion des âmes; de trop espérer ou de trop désespérer.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Ceux qui espèrent trop sont souvent les
premiers à désespérer de tout à la vue des grandes difficultés qui se trouvent
dans l'entreprise de la conversion des infidèles, qui est plutôt l'ouvrage de
Dieu que de l'industrie des hommes. Qu'ils se souviennent que la semence de la
parole de Dieu « porte du fruit dans la patience ». Ceux qui n'ont
pas cette patience sont en danger, après avoir jeté beaucoup de feu au
commencement, de perdre enfin courage et de quitter l'entreprise.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:3'>                </span>3- La langue est
nécessaire pour agir avec les sauvages; c'est toutefois une des moindres
parties d'un bon missionnaire, de même que dans la France, de bien parler
français n'est pas ce qui fait prêcher avec fruit. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:3'>                </span>4- Les talents qui
font les bons missionnaires, sont:<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:1'> </span>1° Être rempli de l'esprit de Dieu.
Cet esprit doit animer nos paroles et nos coeurs.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>« La bouche parle de l’abondance du
cœur ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:1'> </span>2° Avoir une grande prudence pour
le choix et l'ordre des choses qu’il faut faire, soit pour éclairer
l'entendement, soit pour fléchir la volonté; tout ce qui ne porte point là sont
paroles perdues.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>3° Avoir une grande application pour ne perdre pas les moments de salut
des âmes et suppléer<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>à la négligence qui
souvent se glisse dans les catéchumènes; car comme le diable de son côté « vient
comme un lion rugissant, cherchant à dévorer », ainsi faut-il que nous
soyons vigilants contre ses efforts avec soin douceur et amour.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>4° N’avoir rien dans notre vie et dans nos mœurs qui paraisse démentir ce
que nous disons ou qui mette de l’indisposition dans les esprits et dans les
coeurs de ceux qu’on veut gagner à Dieu.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>5° Il faut se faire aimer par sa douceur, sa patience et sa charité et se
gagner les esprits et les coeurs pour les gagner à Dieu; souvent une parole
d'aigreur, une impatience, un visage rebutant, détruiront en un moment ce que
l’on avait fait en un long temps.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>6° L'esprit de Dieu demande un cœur paisible, recueilli et non pas un
cœur inquiet et dissipé. Il faut un visage joyeux et modeste…<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>Conclusion<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span></span></font></b><font
size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:
"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>Je dois vous avouer en terminant que
ce fut pour moi une tâche des plus intéressantes que cette incursion dans
l’esprit et le cœur de notre fondateur le bienheureux François de Laval. Avec
ce fil conducteur qui m’avait été donné, j’ai été attentif à reconnaître les
passages du souffle missionnaire dans la vocation de François de Laval. J’avoue
qu’il m’a beaucoup impressionné. Je comprends mieux qu’il ait mis dans le
décret d’érection de la communauté des prêtres du Séminaire l’invitation
pressante à « aller à toutes rencontres ». Tout en étant préoccupé
comme nous l’avons vu de bien établir l’Église, il gardait sans cesse le regard
en avant. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span>N’est-ce pas ce que
nous sommes invités à faire encore aujourd’hui. Comme écrivait le grand
journaliste catholique français Georges Hourdin : « La fidélité à
l’Évangile n’est pas derrière nous, elle est devant nous » ? Soyons
prêts à « aller à toute rencontre ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Merci.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Hermann Giguère, ptre, p.h.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Le 3 décembre 2007<span style='mso-tab-count:1'>         </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote-list'><![if !supportEndnotes]><br clear=all>

<hr align=left size=1 width="33%">

<![endif]>

<div style='mso-element:endnote' id=edn1>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn1' href="#_ednref1" name="_edn1" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[1]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>Lettre à l’abbé de Saint-Valier,
vicaire général, 1686, 15 février -15 mars dans ANP <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Document LI</span></i>
p. 384. <span style='mso-spacerun:yes'> </span>Le sigle ANP réfère à la
présentation pour le procès de béatification <i><span style='font-style:italic'>Quebecen.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Beatificationis et Canonizationis Ven.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Servi Dei Francisci de Montmorency-Laval
episcopi Quebecensis (+1708) Altera nova positio super virtutibus ex officio
critice disposita </span></i><span style='mso-spacerun:yes'> </span>(Sacra
Rituum Congregatio, Sectio historica, 93), Polyglottis Vaticanis, 1956. <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn2>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn2' href="#_ednref2"
name="_edn2" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[2]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>Vachon<b
style='mso-bidi-font-weight:normal'><span style='font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:
normal'>, </span></b>André,<b style='mso-bidi-font-weight:normal'><span
style='font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span></span></b><i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>François de
Laval, </span></i><span style='mso-spacerun:yes'> </span>Fides, Montréal /
P.U.L., Québec, 1980,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>p.11.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn3>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn3' href="#_ednref3" name="_edn3" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[3]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>Arrivé à Paris le 27 janvier 1653, le P. de
Rhodes est reçu par les Pères de Lingendes, provincial de France, Charles
Lalemant, supérieur de la maison professe, Charles Paulin, confesseur du jeune
roi Louis XIV et Jean Bagot, directeur de la grande Congrégation du collège de
Clermont dont François de Laval est membre. </span>C’est probablement à la
résidence de la rue Copeau au faubourg Saint-Marcel où plusieurs des Bons Amis,
protégés du Père Bagot,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>faisaient vie
commune qu’eut lieu cette rencontre. « Au commencement de 1650, cinq des
Amis les plus zélés, François de Laval, François Pallu, Henri-Marie Boudon, Luc
Fermanel de Favery et Jean-Baptiste Gonthier, décidèrent d'habiter ensemble
afin de s'édifier mutuellement et de travailler avec plus d'efficacité au salut
du prochain. Après avoir logé en auberge, les associés emménagèrent dans une
maison de la rue Copeau (ou Coupeau, aujourd'hui rue Lacépède), au faubourg
Saint-Marcel. D'autres de leurs amis que ce projet de vie communautaire avait
séduits vinrent les rejoindre en octobre de la même année» écrit l’abbé Noël
Baillargeon dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Le Séminaire de Québec sous l'épiscopat de
Mgr de Laval, </span></i>(Les Cahiers de l'Institut d'histoire, 18), Les
Presses de l'Université Laval, Québec, 1972, p. 11.<span style='mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p></o:p></span></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn4>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn4' href="#_ednref4"
name="_edn4" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[4]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>La demande en date
du 1 juillet 1658 est signée par François de Laval, Pierre Lambert de la Motte
et François Pallu.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn5>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:edn5'
href="#_ednref5" name="_edn5" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[5]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span lang=FR style='font-size:10.0pt'> </span></font><font size=2><span
style='font-size:10.0pt;mso-ansi-language:FR-CA'><span style='mso-tab-count:
1'>             </span></span></font><font size=2><span lang=FR
style='font-size:10.0pt'>Le P. de Rhodes, français de coeur, bien que citoyen
des États du Pape, ne partageait pas les craintes des milieux du Vatican qui
craignaient qu’à cause de la force du gallicanisme en France, des vicaires
apostoliques français seraient indociles vis-à-vis Rome.«J’ay cru que la France
estant le plus pieux Royaume du monde me fournirait plusieurs solodats qui
aillent à la conqueste de tout l’Orient, pour l’assujettir à Jésus-Christ, et
particulièrement que j’y trouverais moyen d’avoir des Evesques qui fussent nos
Pères et nos Maistres en ces Églises. Je suis sorti de Rome à ce dessein le
unziesme septembre de l’année mil six cens cinquante deux.». Moins de six mois
après, il était à Paris, ayant pris la route de Marseille et de Lyon, avec sans
doute un arrêt à Avignon; voyage relativement rapide pour un homme venu de si
loin et que devaient retenir ses confrères avides de l’entendre. Dès qu’il
s’approche de la capitale, il se réjouit à l’avance de l’accueil fraternel qui
l’attend à la maison professe, au noviciat, au collège de Clermont.</span></font><font
size=2><span lang=FR style='font-size:11.0pt'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn6>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn6' href="#_ednref6" name="_edn6" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[6]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>« La grande
Congrégation était alors dirigée par le P. Bourdin. Après un intérim du P.
Moreau, le P. Bagot lui succéda en octobre 1646. L’institution de l’Aa de Paris
n’est donc pas due à l’initiative du P. Bagot, mais à partir de 1646, il en
sera l’âme; guidés par ses sages conseils, les «Bons Amis» verront se préciser
leurs aspirations à l’apostolat des nations lointaines; c’est lui qui indiquera
au Père Alexandre de Rhodes cette élite de jeunes gens capables de comprendre
les appels enflammés de l’apôtre du Tonkin, lui qui établira la première liste
de candidats à l’épiscopat pour les Missions-Étrangères, et quand il mourra le
23 août 1664, il aura eu la consolation de penser que les meilleurs de ses
disciples, les de Laval-Montigny, Pallu, Lambert de la Motte avaient pris en
main la direction des jeunes Églises de la Nouvelle-France, du Tonkin et de la
Cochinchine, que d’autres : Vincent de Meur, Gazil, Poitevin, tous anciens
commis de la première Aa de Paris, avaient définitivement établi le Séminaire
des Missions-Étrangères. » dans Henri Sy, <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Les Missions
Etrangères 1653-1663,</span></i> Chapitre: 1 - Quartier Latin Article: 6 tiré de
<a
href="http://archivesmep.mepasie.org/annuaire/france/publications/1900-1999/1998-02.htm">http://archivesmep.mepasie.org/annuaire/france/publications/1900-1999/1998-02.htm</a><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn7>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn7' href="#_ednref7" name="_edn7" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[7]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>À cause des retards
suscités par l’opposition du Portugal, Pierre Picques entre-temps acceptera la
cure de St-Josse à Paris où François de Laval séjournera souvent lors de ses
voyages en France. Pierre Picques sera remplacé par M. Poitevin un des membres
du groupe des Bons Amis qui y fut curé<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>de
1664 à 1682 et premier procureur du Séminaire de Québec en France. C’est au
presbytère de la paroisse de Saint-Josse, qu’en 1680, François de Laval fit don
de tous ses biens au Séminaire de Québec.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn8>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><a style='mso-endnote-id:edn8' href="#_ednref8"
name="_edn8" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[8]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span style='mso-tab-count:1'>             </span>
ANP <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Document VI</span></i> pp. 5 et ss. </span></font><font
size=2><span style='font-size:10.0pt;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn9>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn9' href="#_ednref9"
name="_edn9" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[9]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> </span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn10>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn10' href="#_ednref10"
name="_edn10" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[10]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP<i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'> Document IX</span></i> p. 17<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn11>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn11' href="#_ednref11"
name="_edn11" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[11]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Ibidem, p. 17<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn12>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn12' href="#_ednref12" name="_edn12" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[12]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>De plus, l’<i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Instruction
pour les vicaires apostoliques en partance vers l’Asie</span></i> que le </span>pape
Alexandre VII signait en 1659 énonçait parmi les règles à suivre en pays de
mission celle de s'adapter aux moeurs et coutumes du pays, en évitant de
s'ingérer dans les affaires politiques. François de Laval dont les vicaires
apostoliques étaient des amis connaissait a sûrement connu ce texte et s’en est
inspiré aussi. Voir des extraits dans Jean Comby, <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Deux mille
ans d’évangélisation</span></i>, (Bibliothèque d’Histoire du Christianisme, n.
29), Desclée, Paris, 1992, p. 168.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn13>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn13' href="#_ednref13"
name="_edn13" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[13]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Jean Comby, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Deux mille ans d’évangélisation</span></i>, (Bibliothèque d’Histoire du
Christianisme, n. 29), Desclée, Paris, 1992, p. 159.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn14>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn14' href="#_ednref14"
name="_edn14" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[14]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova
positio</span></i> pp. 600-601<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn15>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn15' href="#_ednref15"
name="_edn15" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[15]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>« Remarques sur
l'approbation de Mgr Messire François de Laval, premier évêque de Québec, donnée
le 25 octobre 1687, et la modification qu'on <i><span style='font-style:italic'>y
</span></i>peut apporter » dans ANP <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Document<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>LII</span></i> pp. 603-607.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn16>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn16' href="#_ednref16"
name="_edn16" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[16]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>I<i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>bidem</span></i>,
p. 606<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn17>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn17' href="#_ednref17"
name="_edn17" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[17]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Ibidem</span></i>,
p. 606<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn18>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn18' href="#_ednref18"
name="_edn18" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[18]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>Lettres patentes émises le 29 mars 1659.</span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn19>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn19' href="#_ednref19"
name="_edn19" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[19]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Document LXIX</span></i> p. 741.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn20>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn20' href="#_ednref20"
name="_edn20" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[20]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Sur l’union des cures
au Séminaire voir les réflexions de l’abbé Honorius Provost dans Vachon,
Louis-Albert, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Mémorial,</span></i> Presses de l’Université
Laval, Québec, 1963, pp.122 et ss.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn21>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn21' href="#_ednref21"
name="_edn21" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[21]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>L’abbé Gosselin en
rapporte plusieurs autres tirées des <span class=indented201><font ><span
style=''>Relations des jésuites. </span></font></span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn22>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><a style='mso-endnote-id:edn22' href="#_ednref22"
name="_edn22" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[22]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span lang=FR style='font-size:10.0pt'> <span style='mso-tab-count:1'>           </span><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>Père Jérôme Lallemant, Relations des Jésuites,
Kébec, le 12 septembre 1659.</span></font><font size=2><span style='font-size:
10.0pt;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn23>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn23' href="#_ednref23"
name="_edn23" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[23]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Gosselin, Auguste, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Vie de Mgr de Laval, </span></i>2 vol., Imprimerie de L.-J. Demers et
Frère, Québec, 1890, 672 p. et 704 p.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn24>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn24' href="#_ednref24"
name="_edn24" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[24]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Loc. cit. t.1, p.
526.<o:p></o:p></span></p>

</div>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/784067-959784.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <div style='mso-element:endnote' id=edn25>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn25' href="#_ednref25"
name="_edn25" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[25]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Je remercie monsieur
l’abbé Michel Fournier, curé de la paroisse Bienheureux François de Laval à
Québec, pour le développement de cette interprétation que je partage
totalement.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn26>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn26' href="#_ednref26"
name="_edn26" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[26]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP<i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'> Document<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>XLII</span></i> p. 249<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn27>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn27' href="#_ednref27"
name="_edn27" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[27]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i><span
style='font-style:italic'>Le terme « sauvages » n’a rien de péjoratif dans la bouche de Mgr de Laval. Il désigne de façon générale au XVIIe siècle les nations amérindiennes vivant dans la forêt qui se dit en latin : « selva » d’où le nom « sauvage ». Extrait de la<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Relation des jésuites des années 1667-1668 dans </span></i><span
style='mso-bidi-font-style:italic'>ANP<i><span style='font-style:italic'>
Document XXII pp. 67-68. C’est nous qui soulignons.</span></i></span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn28>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:edn28'
href="#_ednref28" name="_edn28" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=1 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=1 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[28]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=1><span lang=FR style='font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt'><span
style='mso-tab-count:1'>             </span>Lettre de Marie de l'Incarnation à
son fils, 10 août 1662, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>ANP </span></i>p. 59.</span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn29>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn29' href="#_ednref29"
name="_edn29" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[29]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de
Laval aux prêtres du Séminaire le 9 juin 1687 dans ANP <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Document LI
(7)</span></i> p. 479<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn30>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn30' href="#_ednref30"
name="_edn30" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[30]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Baillargeon dans
Vachon, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Mémorial</span></i> p.119 note 19<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn31>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn31' href="#_ednref31"
name="_edn31" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[31]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>BAILLARGEON, Noël, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Le Séminaire de Québec de 1685 à 1760 </span></i>(Les Cahiers de
l'Institut d'histoire, 21), Les Presses de l'Université Laval, Québec, 1977,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>p. 381.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn32>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn32' href="#_ednref32"
name="_edn32" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[32]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>L’histoire de ces
missions est assez douloureuse. Elles prirent fin en 1768 avec la conquête
anglaise. Le dernier missionnaire prit sur lui de vendre les biens en 1763. Il
s’enfuit à à la Nouvelle-Orléans et passa en France. Le Conseil du Séminaire
céda ce qui restait à la Fabrique de Cahokia par une résolution du Conseil du
Séminaire le 8 mai 1768. Deux missionnaires y<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>moururent assassinés : Nicolas Foucault tué par des Coroas ou
Coulois le 4 mai 1702 et l’un des trois fondateurs, Jean-François du Buisson de
Saint-Cosme qui tomba sous les flèches d’une bande de Chitimakas en se rendant
à Mobile en 1706. Pour plus de détails voir Baillargeon dans l’ouvrage cité à
la note précédente pp. 377-410. <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn33>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn33' href="#_ednref33"
name="_edn33" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[33]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Document LV</span></i> pp. 609 et ss.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn34>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn34' href="#_ednref34"
name="_edn34" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[34]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Ibidem p. 611<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn35>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn35' href="#_ednref35"
name="_edn35" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[35]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>Instruction pour nos bien-aimés en
Notre-Seigneur Claude Trouvé et François de Salagnac, prêtres, allant en
mission aux Iroquois situés en la côte du nord du lac Ontario,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>1668.</span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn36>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn36' href="#_ednref36"
name="_edn36" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[36]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Document XXXVIII (2)</span></i> pp. 212-214.<o:p></o:p></span></p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-souffle-missionnaire-de-Francois-de-Laval_a148.html</link>
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