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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:10:03+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2025 ( Année C), par Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Sagesse 3, 1-6,9; 1 Corinthiens 1, 51-57 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379887-63200314.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Nous en profitons pour prier pour nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous ont été proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Ce « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère,        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 28 ocrobre 2025</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a1269.html</link>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jul 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C le 3 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Qohéleth 1, 2 ; 2, 21-23, Colossiens 3, 1-5.9-11 et Luc 12, 13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379258-63200140.jpg?v=1652458263" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" />
     </div>
     <div>
      Je suis un « ramasseux » comme on dit au Québec. Je me sens mis en cause par l’évangile qu’on vient de lire. Est-ce que je dois changer mes habitudes de prévoyance et cesser de faire des réserves de toutes sortes ?  L'homme de l'histoire que Jésus raconte dans notre évangile dit   « Je n’ai pas de place pour mettre ma récolte. Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire :je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Prévoir avant de bâtir</span>       <br />
              <br />
       Pour m’éclairer et bien comprendre ce que Jésus veut dire je me suis rappelé, à ma décharge et comme pour me justifier, peut-être, que Jésus, ailleurs dans l’Évangile, insiste pour qu’on prenne le temps de penser avant de construire, de s’asseoir si on veut bâtir et de  calculer la dépense.        <br />
              <br />
       « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, dit Jésus dans l’évangile de saint Luc, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” » (Luc 14, 28-30) Il en va ainsi pour le Royaume de Dieu. Jésus insiste ici sur le devoir d’une saine prévoyance dans notre cheminement spirituel, dans l’annonce de l’Évangile et dans la vie de l’Église.       <br />
       <!--Ailleurs, encore dans l’Évangile, je sais qu’il dit qu’on peut vivre comme lui sans avoir même une pierre pour poser sa tête et rester libres de tout comme les oiseaux de ciel en s’en remettant à notre Père des cieux. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père  céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?  (Mathieu 6, 26-27)-->       <br />
       Cette insistance ne va pas en contradiction avec le message de Jésus ce matin qui nous invite à fuir les attachements qui écrasent et détruisent la vraie vie. <!-- C’est tout un questionnement pour moi que d’entendre ce dernier texte, mais je sais que c’est une vocation particulière que certains vivent comme saint François d’Assise l’a fait.-->« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance,ne dépend pas de ce qu’il possède ». Et Jésus illustre son message avec la parabole de l'homme riche qui amasse sans retenue.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Amasser pour qui, pourquoi</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte que nous venons d'entendre, lorsque Jésus parle d’amasser, il pose en filigrane la question du « pour qui » et du « pourquoi » on amasse ? Voilà! c’est cela que Jésus veut nous mettre dans la tête.        <br />
              <br />
       Il ne dénonce pas la juste prévoyance à laquelle il nous invite dans l’établissement du Royaume de Dieu comme je l’ai souligné il  y a un instant. Il ne dénonce pas non plus, par exemple,  la planification pour sa retraite ni les programmes sociaux de toutes sortes que nos sociétés ont instaurés au fil des ans etc.        <br />
              <br />
       Jésus ici demande de se questionner pour voir si le goût d’amasser devient trop important dans sa vie, si on sait garder et mettre les choses à la bonne place, si on pense à sa vie dans toutes ses dimensions : physique, humaine, sociale, professionnelle, spirituelle et surtout à sa rencontre  avec Dieu qui est le centre de la vie du disciple de Jésus.         <br />
              <br />
       Pour Jésus, pas de doute, cette rencontre avec Dieu prend les devants au point où tout le reste passe au second plan. Devant le dénuement final que tous connaîtront devant la mort, il n’y a plus de distinctions et les possessions ne valent rien de plus pour l’un ou pour l’autre. C’est l’amour que tu as mis dans ta vie qui compte.        <br />
              <br />
       Voilà comment remplir ses greniers et s’enrichir de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que le message de Jésus aujourd’hui nous invite à regarder en avant en nous rappelant que cet en avant, vers où tout le monde se dirige, il est déjà là maintenant. Il ne sert à rien de se le cacher en se barricadant dans des possessions inutiles en elles-mêmes que nous devrons tous un jour ou l’autre quitter. « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Comme le dit un dicton québécois bien connu : « Le coffre-fort ne suit pas le corbillard ».  Le fameux «  Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité !  » de la première lecture dit la même chose.       <br />
              <br />
       L’histoire que Jésus raconte aujourd’hui est une sensibilisation à ce qu’il a répété souvent. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu  et le reste vous sera donné par surcroît ». (Luc 12, 31)       <br />
              <br />
       Comme je l’ai dit, cela ne nous empêche pas d’être des « ramasseux » comme moi, mais cela nous invite à une liberté totale vis-à-vis tout ce qui est possession matérielle, monétaire, intellectuelle, économique et même politique.       <br />
              <br />
       Jésus n’exclut pas la prévoyance, mais dans le bon sens comme le rappelle le premier texte que je vous ai cité en commençant. Le chrétien, en effet, n’est pas un insignifiant qui se laisse aller à tous le courants. Il sait en qui il a mis sa confiance. C’est Jésus ressuscité qui est son modèle et qui anime sa vie. « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut  » dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Avec Lui il remet sa vie à Dieu en tenant compte de son état de vie et de ses possibilités. Il participe et développe une présence dans la société, dans sa famille, dans l’Église. Il se donne en même temps les moyens de réaliser ce qui est le plan de Dieu sur le monde pour en faire un monde meilleur où tous et toutes peuvent vivre libres et heureux comme des enfants bien-aimés du Père des cieux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous ce matin un heureuse pause dans nos occupations ordinaires et qu’elle nous permette de remettre les pendules à l’heure, si nécessaire, en revoyant ce qui est le plus important dans nos vies ou ce qui devrait l’être.        <br />
              <br />
       Et demandons au Seigneur de nous pardonner tous les retards à le reconnaître et à le recevoir comme notre unique Sauveur en faisant parfois comme l'homme riche de l’évangile se disant : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».        <br />
              <br />
       Non, ce n’est pas demain que le Seigneur nous attend, c’est aujourd’hui maintenant dans le présent. <!--Jean Vanier récemment décédé confiait à un journaliste quelques mois avant de mourir alors qu'il se savait condamné : « Mon principe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai plus de futur, mais je suis heureux dans l’instant présent. À chaque moment ».--> Efforçons-nous de vivre le moment présent. <!--, car comme l'écrit une de mes auteurs préférées sur la retraite  « La seule occupation spécifiquement pertinente a qui vieillit, est tout ce qui se passe à l'instant  » ( Sister Joan Chichister dans Vieillir et se réaliser pleinement.) --> C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 juillet 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 août 2019 et du 26 juillet 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       -------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Encore aujourd’hui dans l’épisode de l’évangile que nous venons de lire, on voit Jésus sur la route en train de prêcher. Et on voit sa façon de faire. Il part souvent de situations courantes.       <br />
              <br />
       Ici, il profite de la question de quelqu’un pour donner un enseignement, dire sa pensée : « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses richesses. »       <br />
              <br />
       Et comme un bon pédagogue, un bon éducateur, il va essayer de faire comprendre ce qu’il veut dire en racontant un fait assez courant de son temps j’imagine.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le fait</span>       <br />
              <br />
       Regardez, dit-il, cet homme qui a une bonne terre, de bonnes récoltes. Il vit bien. Mais il en veut toujours plus. De nouvelles granges. Plus de profit. Plus de sécurité pour être à l’abri des imprévus, pour l’avenir.       <br />
              <br />
       On peut se demander : qu’y a-t-il de mal à cela?        <br />
              <br />
       En effet, on peut dire : « C’est sage. C’est bien de se construire un patrimoine, de faire des placements, de préparer l’avenir des enfants, de se donner une sécurité pour sa retraite. » Et vous avez raison. Ce sont toutes de bonnes choses.        <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas condamner la possession de biens. Il ne vient pas nous dire qu’il faut n’avoir rien, ne pas prévoir sa retraite.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Alors qu’est-ce qui ne va pas chez notre homme riche qui engrange? Où le bât blesse-t-il?       <br />
              <br />
       Écoutez : « Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemandera ta vie. Et ce que tu auras mis de côté qui l’aura?’ Voilà, conclut Jésus, ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
       Ce qui « cloche » ici pour l’homme riche c’est qu’il se laisse enfermer par ses possessions matérielles. C’est son attachement à celles-ci.       <br />
              <br />
       Voilà! Ce n’est pas de les utiliser, mais c’est de ne regarder que cela, de se laisser fermer le coeur par ses biens, par ses possessions de toutes sortes. C’est contre cela que Jésus nous met en garde.       <br />
              <br />
       Il nous dit : « Faites de la place à autre chose que les biens matériels, à des biens spirituels qui sont plus importants, qui ne s’achètent pas : le regard d’un enfant, l’amour d’une épouse, la main qui aide le démuni, la paix que vous cultivez, tout cela ce sont des richesses aussi, et des richesses plus importantes que les richesses matérielles.        <br />
              <br />
       C’est cela qui vous enrichit en vue de Dieu. C’est cela « s’enrichir de Dieu ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Un exercice</span>       <br />
              <br />
       Faisons un petit exercice et regardons dans notre vie, pour nous       <br />
              <br />
       - ce qui est superflu       <br />
       - ce qui est utile       <br />
       - ce qui est important       <br />
       - ce qui est nécessaire et essentiel.       <br />
              <br />
       Cet exercice que nous pouvons faire au cours de la semaine, nous renseignera sur nos priorités et nous aidera sûrement à les mettre à la bonne place.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à élever notre cœur vers les biens spirituels, vers les réalités spirituelles qui ne s’achètent pas, mais qui font vivre et que notre communion au Corps du Christ nous nourrisse de cette nourriture spirituelle dont nous avons tant besoin. Amen.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2016       <br />
              <br />
       reprise d'un homélie du 1 août 2004       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? » (Qo 1, 2 ; 2, 21-23)       <br />
       Lecture du livre de Qohèleth       <br />
              <br />
       Vanité des vanités, disait Qohèleth.       <br />
       Vanité des vanités, tout est vanité !       <br />
              <br />
       Un homme s’est donné de la peine ;       <br />
       il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi.       <br />
       Et voilà qu’il doit laisser son bien       <br />
       à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité,       <br />
           c’est un grand mal !       <br />
              <br />
       En effet, que reste-t-il à l’homme       <br />
       de toute la peine et de tous les calculs       <br />
       pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?       <br />
       Tous ses jours sont autant de souffrances,       <br />
       ses occupations sont autant de tourments :       <br />
       même la nuit, son cœur n’a pas de repos.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ » (Col 3, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si donc vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
           Faites donc mourir en vous       <br />
       ce qui n’appartient qu’à la terre :       <br />
       débauche, impureté, passion, désir mauvais,       <br />
       et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.       <br />
           Plus de mensonge entre vous :       <br />
       vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous       <br />
       et de ses façons d’agir,       <br />
           et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau       <br />
       qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,       <br />
       se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.       <br />
           Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,       <br />
       il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;       <br />
       mais il y a le Christ :       <br />
       il est tout, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :       <br />
       « Maître, dis à mon frère       <br />
       de partager avec moi notre héritage. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Homme, qui donc m’a établi       <br />
       pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »       <br />
           Puis, s’adressant à tous :       <br />
       « Gardez-vous bien de toute avidité,       <br />
       car la vie de quelqu’un,       <br />
       même dans l’abondance,       <br />
       ne dépend pas de ce qu’il possède. »       <br />
           Et il leur dit cette parabole :       <br />
       « Il y avait un homme riche,       <br />
       dont le domaine avait bien rapporté.       <br />
           Il se demandait :       <br />
       ‘Que vais-je faire ?       <br />
       Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’       <br />
           Puis il se dit :       <br />
       ‘Voici ce que je vais faire :       <br />
       je vais démolir mes greniers,       <br />
       j’en construirai de plus grands       <br />
       et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.       <br />
           Alors je me dirai à moi-même :       <br />
       Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,       <br />
       pour de nombreuses années.       <br />
       Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’       <br />
           Mais Dieu lui dit :       <br />
       ‘Tu es fou :       <br />
       cette nuit même, on va te redemander ta vie.       <br />
       Et ce que tu auras accumulé,       <br />
       qui l’aura ?’       <br />
           Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,       <br />
       au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Amasser-pour-qui-et-pour-quoi_a1256.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-70238278</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du Carême (Année A) 26 mars 2023. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238278-49012640.jpg?v=1675947939" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" />
     </div>
     <div>
      La résurrection de Lazare est le dernier des signes que rapporte saint Jean avant la Passion de Jésus. Ce signe annonce la Résurrection de Jésus. Il la préfigure. Il en est comme l’avant-première. Il nous permet ainsi de saisir l’essentiel de notre Baptême qui nous fait passer avec Jésus de la mort à la vie. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » dit Saint Paul  (Romains 14, 7).         <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots l’enseignement que nous pouvons retenir de cet épisode des plus parlants de la vie de Jésus qui vient de nous être rappelé. Arrêtons-nous un peu plus longtemps pour le méditer.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Dans ce récit de la résurrection de Lazare nous avons plusieurs personnes qui sont mises en scène Marthe, Marie, les amis, Lazare et Jésus bien sûr. On est entraîné dans une scène de la vie courante. Jésus est au milieu de gens qui l’aiment et qu’il aime, de gens éprouvés par la peine, de gens qui se questionnent sur les événements qu’ils vivent, éprouvés par la perte d’un être cher.       <br />
              <br />
       C’est une chose qui m’a frappé dans ce récit. Jésus est ici dans  une grande famille, dans un groupe auquel il se rattache par des liens d’amitié, par une convivialité répétée. Jésus n’apparaît pas comme quelqu’un au-dessus des autres ou séparé de leurs préoccupations. Il est inséré dans la vie humaine ordinaire. C’est cela le mystère de l’Incarnation. Il est vraiment humain. Il a des amis, il pleure la mort de l’un d’eux, il console sa famille…et il fera pour elle un geste extraordinaire où se révèle sa nature divine, sa proximité particulière avec Dieu. Ce qu’il fait n’est pas prévu et surprend tout le monde. Il fait revenir son ami Lazare à la vie.       <br />
              <br />
       Mais avant ce signe éclatant, il prend le temps d’en donner le sens et de l’expliquer. Ce qui nous vaut  le magnifique dialogue avec Marthe qui précède la résurrection de son frère. Jésus ainsi veut que les gens autour de lui ne se laissent pas prendre uniquement par le miracle qui suivra, mais par son sens et sa signification pour leur foi.       <br />
              <br />
       Les miracles de Jésus pour l’évangéliste saint Jean sont toujours des signes de sa mission. Vous vous souvenez de celui de Cana où il change l’eau en vin. Le récit qui en est fait se termine par ces mots « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.» (Jean 2, 11).  Celui de la résurrection de Lazare est le dernier des signes que fait Jésus avant de passer de ce monde au Père, avant sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce dialogue de Jésus avec Marthe à l’entrée du village alors qu’il arrive à Béthanie où Marthe et Marie l’attendent depuis quelques jours.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens du signe de la résurrection de Lazare</span>       <br />
              <br />
       Marthe commence par un doux reproche à Jésus « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » et elle continue en lui exprimant une confiance absolue : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui répond en lui annonçant que  son frère ressuscitera, ce qui ne surprend pas Marthe qui croit déjà à la résurrection des morts et qui dit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ».       <br />
              <br />
       La réponse qui suit de la part de Jésus, en plus d’être inattendue pour elle, est renversante. Jésus lui demande un acte de foi totale. Il se révèle à elle en disant « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Et il la provoque directement en lui demandant « Crois-tu cela? ».        <br />
              <br />
       Marthe fait ici la plus belle profession de foi qui puisse se faire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». On peut penser que depuis le temps qu’ils connaissaient Jésus, Marthe ainsi que  sa sœur Marie et son frère Lazare avaient saisi avec les yeux de la foi ce qu’était profondément cet ami qu’ils aimaient bien. Ils l’avaient entendu prêcher. Ses paroles les avaient remués. Ils  les avaient méditées dans leur cœur et pour eux son caractère divin ne faisait pas de doute. C’est ce que Marthe exprime avec tout son cœur.       <br />
              <br />
       Le dialogue avec Marthe se complète avec l’arrivée de Marie, sa sœur, toute éplorée, qui y va, elle aussi, d’un doux reproche comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus continue son chemin et parvenu au tombeau, il rend grâces au Père et le miracle se produit. Lazare revient à la vie. Il sort de son tombeau, comme Jésus sortira du tombeau le troisième jour après la Passion.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application au Baptême</span>       <br />
              <br />
       Ce miracle, ce signe, est l’annonce de la résurrection de Jésus qui passe de la mort à la vie et aussi de notre Baptême. Le Baptême est un passage, en effet. Par le Baptême, nous sommes ensevelis avec le Christ et avec lui nous naissons à une vie nouvelle dans l’Esprit. C’est ce que signifie bien le baptême par immersion que font nos frères orthodoxes et que nous ne faisons plus, nous contentant de verser de l’eau sur la tête de la personne qui est baptisée, alors que nos frères orthodoxes, comme les premiers chrétiens, plongent la personne baptisée dans une cuve d’eau ou dans un ruisseau. Le symbolisme de la naissance à une vie nouvelle est ainsi beaucoup plus parlant.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit,  être baptisé c’est mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, c’est passer de la vie ancienne à la vie nouvelle avec le Christ vivant totalement pour Dieu.  « Car il est mort, et c`est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » (Romains 6, 10).       <br />
              <br />
       Notre itinéraire baptismal éclairé cette année par trois grands récits : celui de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et aujourd’hui celui de la résurrection de Lazare nous  a permis de nous préparer de façon remarquable à la Semaine Sainte où nous suivrons Jésus dans les derniers jours de sa vie. Être baptisé, en effet, c’est suivre Jésus, marcher sur ses traces et entrer avec lui dans le Dessein de Salut de Dieu pour l’humanité tout entière. Avec lui nous portons les péchés du monde, avec lui nous ressusciterons, avec lui nous verrons Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie aujourd’hui soit pour nous une nouvelle occasion de faire comme Marthe une profession de foi totale en Jésus en lui disant : « Oui, Seigneur,  je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 mars 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238278-49012640.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64228938</guid>
   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »</title>
   <pubDate>Tue, 26 Jul 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C le 31 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Qohéleth 1, 2 ; 2, 21-23, Colossiens 3, 1-5.9-11 et Luc 12, 13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228938-46109444.jpg?v=1652458263" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" />
     </div>
     <div>
      Je suis un « ramasseux » comme on dit au Québec. Je me sens mis en cause par l’évangile qu’on vient de lire. Est-ce que je dois changer mes habitudes de prévoyance et cesser de faire des réserves de toutes sortes ?  L'homme de l'histoire que Jésus raconte dans notre évangile dit   « Je n’ai pas de place pour mettre ma récolte. Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire :je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Prévoir avant de bâtir</span>       <br />
              <br />
       Pour m’éclairer et bien comprendre ce que Jésus veut dire je me suis rappelé, à ma décharge et comme pour me justifier, peut-être, que Jésus, ailleurs dans l’Évangile, insiste pour qu’on prenne le temps de penser avant de construire, de s’asseoir si on veut bâtir et de  calculer la dépense.        <br />
              <br />
       « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, dit Jésus dans l’évangile de saint Luc, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” » (Luc 14, 28-30) Il en va ainsi pour le Royaume de Dieu. Jésus insiste ici sur le devoir d’une saine prévoyance dans notre cheminement spirituel, dans l’annonce de l’Évangile et dans la vie de l’Église.       <br />
       <!--Ailleurs, encore dans l’Évangile, je sais qu’il dit qu’on peut vivre comme lui sans avoir même une pierre pour poser sa tête et rester libres de tout comme les oiseaux de ciel en s’en remettant à notre Père des cieux. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père  céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?  (Mathieu 6, 26-27)-->       <br />
       Cette insistance ne va pas en contradiction avec le message de Jésus ce matin qui nous invite à fuir les attachements qui écrasent et détruisent la vraie vie. <!-- C’est tout un questionnement pour moi que d’entendre ce dernier texte, mais je sais que c’est une vocation particulière que certains vivent comme saint François d’Assise l’a fait.-->« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance,ne dépend pas de ce qu’il possède ». Et Jésus illustre son message avec la parabole de l'homme riche qui amasse sans retenue.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Amasser pour qui, pourquoi</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte que nous venons d'entendre, lorsque Jésus parle d’amasser, il pose en filigrane la question du « pour qui » et du « pourquoi » on amasse ? Voilà! c’est cela que Jésus veut nous mettre dans la tête.        <br />
              <br />
       Il ne dénonce pas la juste prévoyance à laquelle il nous invite dans l’établissement du Royaume de Dieu comme je l’ai souligné il  y a un instant. Il ne dénonce pas non plus, par exemple,  la planification pour sa retraite ni les programmes sociaux de toutes sortes que nos sociétés ont instaurés au fil des ans etc.        <br />
              <br />
       Jésus ici demande de se questionner pour voir si le goût d’amasser devient trop important dans sa vie, si on sait garder et mettre les choses à la bonne place, si on pense à sa vie dans toutes ses dimensions : physique, humaine, sociale, professionnelle, spirituelle et surtout à sa rencontre  avec Dieu qui est le centre de la vie du disciple de Jésus.         <br />
              <br />
       Pour Jésus, pas de doute, cette rencontre avec Dieu prend les devants au point où tout le reste passe au second plan. Devant le dénuement final que tous connaîtront devant la mort, il n’y a plus de distinctions et les possessions ne valent rien de plus pour l’un ou pour l’autre. C’est l’amour que tu as mis dans ta vie qui compte.        <br />
              <br />
       Voilà comment remplir ses greniers et s’enrichir de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que le message de Jésus aujourd’hui nous invite à regarder en avant en nous rappelant que cet en avant, vers où tout le monde se dirige, il est déjà là maintenant. Il ne sert à rien de se le cacher en se barricadant dans des possessions inutiles en elles-mêmes que nous devrons tous un jour ou l’autre quitter. « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Comme le dit un dicton québécois bien connu : « Le coffre-fort ne suit pas le corbillard ».  Le fameux «  Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité !  » de la première lecture dit la même chose.       <br />
              <br />
       L’histoire que Jésus raconte aujourd’hui est une sensibilisation à ce qu’il a répété souvent. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu  et le reste vous sera donné par surcroît ». (Luc 12, 31)       <br />
              <br />
       Comme je l’ai dit, cela ne nous empêche pas d’être des « ramasseux » comme moi, mais cela nous invite à une liberté totale vis-à-vis tout ce qui est possession matérielle, monétaire, intellectuelle, économique et même politique.       <br />
              <br />
       Jésus n’exclut pas la prévoyance, mais dans le bon sens comme le rappelle le premier texte que je vous ai cité en commençant. Le chrétien, en effet, n’est pas un insignifiant qui se laisse aller à tous le courants. Il sait en qui il a mis sa confiance. C’est Jésus ressuscité qui est son modèle et qui anime sa vie. « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut  » dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Avec Lui il remet sa vie à Dieu en tenant compte de son état de vie et de ses possibilités. Il participe et développe une présence dans la société, dans sa famille, dans l’Église. Il se donne en même temps les moyens de réaliser ce qui est le plan de Dieu sur le monde pour en faire un monde meilleur où tous et toutes peuvent vivre libres et heureux comme des enfants bien-aimés du Père des cieux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous ce matin un heureuse pause dans nos occupations ordinaires et qu’elle nous permette de remettre les pendules à l’heure, si nécessaire, en revoyant ce qui est le plus important dans nos vies ou ce qui devrait l’être.        <br />
              <br />
       Et demandons au Seigneur de nous pardonner tous les retards à le reconnaître et à le recevoir comme notre unique Sauveur en faisant parfois comme l'homme riche de l’évangile se disant : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».        <br />
              <br />
       Non, ce n’est pas demain que le Seigneur nous attend, c’est aujourd’hui maintenant dans le présent. <!--Jean Vanier récemment décédé confiait à un journaliste quelques mois avant de mourir alors qu'il se savait condamné : « Mon principe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai plus de futur, mais je suis heureux dans l’instant présent. À chaque moment ».--> Efforçons-nous de vivre le moment présent. <!--, car comme l'écrit une de mes auteurs préférées sur la retraite  « La seule occupation spécifiquement pertinente a qui vieillit, est tout ce qui se passe à l'instant  » ( Sister Joan Chichister dans Vieillir et se réaliser pleinement.) --> C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 août 2019-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       -------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Encore aujourd’hui dans l’épisode de l’évangile que nous venons de lire, on voit Jésus sur la route en train de prêcher. Et on voit sa façon de faire. Il part souvent de situations courantes.       <br />
              <br />
       Ici, il profite de la question de quelqu’un pour donner un enseignement, dire sa pensée : « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses richesses. »       <br />
              <br />
       Et comme un bon pédagogue, un bon éducateur, il va essayer de faire comprendre ce qu’il veut dire en racontant un fait assez courant de son temps j’imagine.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le fait</span>       <br />
              <br />
       Regardez, dit-il, cet homme qui a une bonne terre, de bonnes récoltes. Il vit bien. Mais il en veut toujours plus. De nouvelles granges. Plus de profit. Plus de sécurité pour être à l’abri des imprévus, pour l’avenir.       <br />
              <br />
       On peut se demander : qu’y a-t-il de mal à cela?        <br />
              <br />
       En effet, on peut dire : « C’est sage. C’est bien de se construire un patrimoine, de faire des placements, de préparer l’avenir des enfants, de se donner une sécurité pour sa retraite. » Et vous avez raison. Ce sont toutes de bonnes choses.        <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas condamner la possession de biens. Il ne vient pas nous dire qu’il faut n’avoir rien, ne pas prévoir sa retraite.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Alors qu’est-ce qui ne va pas chez notre homme riche qui engrange? Où le bât blesse-t-il?       <br />
              <br />
       Écoutez : « Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemandera ta vie. Et ce que tu auras mis de côté qui l’aura?’ Voilà, conclut Jésus, ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
       Ce qui « cloche » ici pour l’homme riche c’est qu’il se laisse enfermer par ses possessions matérielles. C’est son attachement à celles-ci.       <br />
              <br />
       Voilà! Ce n’est pas de les utiliser, mais c’est de ne regarder que cela, de se laisser fermer le coeur par ses biens, par ses possessions de toutes sortes. C’est contre cela que Jésus nous met en garde.       <br />
              <br />
       Il nous dit : « Faites de la place à autre chose que les biens matériels, à des biens spirituels qui sont plus importants, qui ne s’achètent pas : le regard d’un enfant, l’amour d’une épouse, la main qui aide le démuni, la paix que vous cultivez, tout cela ce sont des richesses aussi, et des richesses plus importantes que les richesses matérielles.        <br />
              <br />
       C’est cela qui vous enrichit en vue de Dieu. C’est cela « s’enrichir de Dieu ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Un exercice</span>       <br />
              <br />
       Faisons un petit exercice et regardons dans notre vie, pour nous       <br />
              <br />
       - ce qui est superflu       <br />
       - ce qui est utile       <br />
       - ce qui est important       <br />
       - ce qui est nécessaire et essentiel.       <br />
              <br />
       Cet exercice que nous pouvons faire au cours de la semaine, nous renseignera sur nos priorités et nous aidera sûrement à les mettre à la bonne place.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à élever notre cœur vers les biens spirituels, vers les réalités spirituelles qui ne s’achètent pas, mais qui font vivre et que notre communion au Corps du Christ nous nourrisse de cette nourriture spirituelle dont nous avons tant besoin. Amen.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2016       <br />
              <br />
       reprise d'un homélie du 1 août 2004       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? » (Qo 1, 2 ; 2, 21-23)       <br />
       Lecture du livre de Qohèleth       <br />
              <br />
       Vanité des vanités, disait Qohèleth.       <br />
       Vanité des vanités, tout est vanité !       <br />
              <br />
       Un homme s’est donné de la peine ;       <br />
       il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi.       <br />
       Et voilà qu’il doit laisser son bien       <br />
       à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité,       <br />
           c’est un grand mal !       <br />
              <br />
       En effet, que reste-t-il à l’homme       <br />
       de toute la peine et de tous les calculs       <br />
       pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?       <br />
       Tous ses jours sont autant de souffrances,       <br />
       ses occupations sont autant de tourments :       <br />
       même la nuit, son cœur n’a pas de repos.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ » (Col 3, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si donc vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
           Faites donc mourir en vous       <br />
       ce qui n’appartient qu’à la terre :       <br />
       débauche, impureté, passion, désir mauvais,       <br />
       et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.       <br />
           Plus de mensonge entre vous :       <br />
       vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous       <br />
       et de ses façons d’agir,       <br />
           et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau       <br />
       qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,       <br />
       se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.       <br />
           Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,       <br />
       il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;       <br />
       mais il y a le Christ :       <br />
       il est tout, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :       <br />
       « Maître, dis à mon frère       <br />
       de partager avec moi notre héritage. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Homme, qui donc m’a établi       <br />
       pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »       <br />
           Puis, s’adressant à tous :       <br />
       « Gardez-vous bien de toute avidité,       <br />
       car la vie de quelqu’un,       <br />
       même dans l’abondance,       <br />
       ne dépend pas de ce qu’il possède. »       <br />
           Et il leur dit cette parabole :       <br />
       « Il y avait un homme riche,       <br />
       dont le domaine avait bien rapporté.       <br />
           Il se demandait :       <br />
       ‘Que vais-je faire ?       <br />
       Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’       <br />
           Puis il se dit :       <br />
       ‘Voici ce que je vais faire :       <br />
       je vais démolir mes greniers,       <br />
       j’en construirai de plus grands       <br />
       et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.       <br />
           Alors je me dirai à moi-même :       <br />
       Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,       <br />
       pour de nombreuses années.       <br />
       Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’       <br />
           Mais Dieu lui dit :       <br />
       ‘Tu es fou :       <br />
       cette nuit même, on va te redemander ta vie.       <br />
       Et ce que tu auras accumulé,       <br />
       qui l’aura ?’       <br />
           Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,       <br />
       au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228938-46109444.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Amasser-pour-qui-et-pour-quoi_a1075.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour les funérailles d'un proche : « Se laisser conduire par l’Esprit de Dieu »</title>
   <pubDate>Wed, 10 Oct 2018 21:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles de Guy Laberge à l'église Saint-Albert-le-Grand de la paroisse Notre-Dame de Rocamadour à Québec le 13 octobre 2018 par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Romains 8, 14-17 et Luc 12, 35-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26389131-27186947.jpg?v=1539201755" alt="Homélie pour les funérailles d'un proche : « Se laisser conduire par l’Esprit de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'un proche : « Se laisser conduire par l’Esprit de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      En commençant je me permets de vous demander de m’excuser s’il m’arrive durant cette homélie d’être submergé par les émotions. Je devais partir en voyage avec Guy le 4 octobre et aujourd’hui le 13 octobre nous aurions été ensemble à Nazareth en Terre Sainte avec un groupe dont nous faisions partie. Vous comprendrez que Guy n’a jamais été aussi présent à mon esprit.       <br />
              <br />
       Les textes choisis qui viennent d’être lus vont nous permettre d’entrer dans la foi profonde qui fut celle de Guy et de le suivre dans ce passage qui lui a ouvert la vie éternelle.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une révélation fondamentale pour le chrétien</span>       <br />
              <br />
       La première lecture s’applique parfaitement à Guy qui l’a vécue à plein. Oui! Tout au cours de sa vie, il s’est laissé conduire par l’Esprit de Dieu. « Tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. » Les chemins qu’il a parcourus l’ont mené des Pères Blancs au Grand Séminaire de Québec, puis ensuite sur le marché du travail avec une retraite anticipée dont il a pu profiter un peu.        <br />
              <br />
       Tout au cours de ce parcours, Guy a maintenu une conscience continuelle qu’il était aimé de Dieu. Il le vivait non seulement en paroles, mais dans la conduite de sa vie. La foi qui l’habitait était profonde et nourrie de la Parole de Dieu qu’il fréquentait et aimait. Il aimait l’exprimer par le chant. C’est ce témoignage de l’homme de foi que nous pouvons retenir ce matin.       <br />
              <br />
       Celui que nous accompagnons fut un fils de Dieu, un enfant de Dieu. Saint Paul dans la première lecture le proclame clairement et cela s’applique à chacun et à chacune de nous. « L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : "Abba !"  C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. »       <br />
              <br />
       Les funérailles de Guy sont pour nous l’occasion de nous rappeler avec lui ce merveilleux don que Dieu nous a fait  à notre baptême, celui de faire de nous des enfants de Dieu. Guy a tenu à vivre de cette belle réalité, à travers des hauts et des bas, bien sûr, mais toujours plus profondément. Avec une aisance et une simplicité de tous les instants, il a gardé cette conviction profonde qu’il était un enfant de Dieu à qui il confiait tout comme à un « Père », un « Papa » – c’est comme cela que se traduit le mot « Abba » qu’utilise saint Paul - et dont il s’est toujours senti très proche.        <br />
              <br />
       Ce Père l’a rejoint brusquement en l’emportant pour toujours avec lui.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Se tenir prêt</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si Guy a eu des signaux d’une mort prochaine, mais je suis sûr que dans sa foi il était comme un serviteur en attente de la visite de son Maître. Il avait fait siennes les paroles de Jésus que rapporte le texte de l’évangile que je viens de lire : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. »        <br />
              <br />
       C’est ce que Guy a connu. Une arrivée impromptue. Une venue surprise. Mais aussi une rencontre qu’il a souhaitée et attendue avec foi.        <br />
              <br />
       On peut penser qu’il est maintenant servi par celui qu’il a servi avec générosité et avec attention. « Vraiment, je vous le dis, proclame Jésus, [le Maître] prendra la tenue de service, fera passer à table [ses serviteurs] et les servira chacun à son tour. »       <br />
              <br />
       Nous vivons avec le départ de Guy le mystère de la vie humaine qui nous est donnée. Nous n’en sommes pas les propriétaires. Cette vie qui nous est donnée elle a une fin, mais pour celui et celle qui a la foi en Jésus Ressuscité des morts, elle n’est pas terminée, elle est transformée, comme le dira tout à l’heure le texte de la préface que je vous cite : « Car pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n'est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes réunis aujourd'hui autour de la table eucharistique où Guy nous a convoqués. Laissons nos cœurs s’ouvrir à l’Esprit et que celui-ci nous conduise, comme il l’a fait pour Guy, sur des chemins où nous trouverons paix, joie et bonheur pour maintenant et pour toujours.       <br />
              <br />
       C’est l’occasion pour nous tous et toutes de recueillir avec respect le témoignage de celui qui vient de nous quitter et de le laisser intercéder pour nous, car je suis sûr que Guy est déjà rendu à la Maison du Père. Nous pouvons prier pour lui, bien sûr, mais nous pouvons aussi le prier sans crainte.       <br />
              <br />
       Que les fidèles défunts reposent dans la miséricorde de Dieu!        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       13 octobre 2018
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26389131-27187045.jpg?v=1539202643" alt="Homélie pour les funérailles d'un proche : « Se laisser conduire par l’Esprit de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'un proche : « Se laisser conduire par l’Esprit de Dieu »" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)</title>
   <pubDate>Thu, 13 Mar 2014 00:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie donnée aux funérailles d'Émilien Vachon, architecte et ancien directeur de l'École d'architecture de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l'Université Laval, par Mgr Hermann Giguère P.H., confrère de classe, à l'église Saint Charles Garnier à Québec le 15 mars 2014. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a et Jean 11, 17-27.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6407928-9666523.jpg?v=1394668308" alt="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" title="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de l’Écriture qui viennent d’être lus, on est mis en contact avec quatre personnes : Job, Lazare, Marthe et Jésus. Et à partir des témoignages donnés au début de notre célébration, j’ajouterais une cinquième personne : notre ami Émilien.       <br />
              <br />
       J’aimerais bien les entendre dialoguer ensemble. Je suis sûr qu’Émilien le fait déjà et qu’il a sûrement une ou deux bonnes réparties à son compte.        <br />
              <br />
       Si j’étais auteur dramatique, j’imiterais la dramaturge anglaise Bryony Lavery dans sa pièce de théâtre <span style="font-style:italic">Frozen</span> que Jeremy Peter Allen a traduite en français et  qui se joue actuellement au théâtre de la Bordée à Québec. Je vous ferais entrer dans un espace mystérieux, rempli de questions, de dialogues percutants, mais, contrairement à <span style="font-style:italic">Frozen,</span> ouvert sur des horizons lumineux.        <br />
              <br />
       Ne vous inquiétez pas, je ne me transformerai pas en auteur dramatique ici ce matin. C’est à chacun et à chacune d’entre nous que je laisse le soin d’imaginer les dialogues qui pourraient être des plus intéressants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Enseignement des textes choisis</span>       <br />
              <br />
       Pour ma part je me contenterai, en bon homéliste, d’actualiser l’enseignement qui nous est donné dans les textes de l’Écriture ce matin et qui tient en quelques mots. Ceux de Job « Je sais que mon Libérateur est vivant » et ceux de Jésus à Marthe « Je suis la Résurrection et la Vie ».       <br />
              <br />
       Ces deux phrases nous plongent dans le monde lumineux de la foi en Jésus-Christ. Celle-ci ne s’identifie pas à la religion même si elle en fait partie. En effet, avoir la foi, c’est poser un acte libre, comme dit saint Thomas d’Aquin qui la définit comme un assentiment, « assensus cum cogitatione » (II-II, q.2 a.1), c’est prendre une décision qui éclaire le sens de sa vie.        <br />
              <br />
       Pourquoi faire ce choix, prendre cette décision?       <br />
              <br />
       Pour diverses raisons :       <br />
              <br />
       1) parce qu’on a reçu un patrimoine et un héritage qui continuent de nous habiter;       <br />
       2) parce qu’on parcouru bien des chemins dans une recherche sérieuse du sens de sa vie;       <br />
       3) parce qu’on a été fasciné par un témoin ou une personne significative et authentique;       <br />
       4) parce qu’on a vécu une rencontre intérieure de Dieu comme saint Paul sur le chemin de Damas ou comme de grand convertis : Paul Claudel, Thomas Merton et  plus près de nous Jean-Claude Guillebaud, un soixante-huitard français.       <br />
              <br />
       Celui-ci a renoué avec la foi de son enfance après 20 ans d’une carrière de journaliste bien remplie et il a fait un récit émouvant de ce retour dans un livre qui a été un best-seller en France : <span style="font-style:italic">Comment je suis redevenu chrétien?</span> ( Albin Michel, Paris, 2007, 196 p.) « Le Dieu redécouvert par Guillebaud, écrit Louis Cornelier dans le Devoir du 28-29 avril 2007, est le Dieu faible de la kénose, celui ‘qui laisse l’homme aux prises avec sa propre liberté' ».       <br />
              <br />
       Je pourrais citer encore, parmi les contemporains, Éric-Emmanuel Schmitt, écrivain bien connu, qui a témoigné souvent de sa rencontre inoubliable de Dieu au désert du Sahara et qui répète à qui veut l’entendre : « A la question : &quot;Est-ce que Dieu existe ?&quot;, je réponds : &quot;Je ne sais pas, mais... je crois&quot;.  Je crois que Dieu est amour et qu'on ne peut l'aborder uniquement par la raison. Et j'habite le monde et son mystère avec la foi et l'espérance... &quot; Je ne sais  pas que Dieu existe. Je crois fortement qu’il existe&quot;».        <br />
              <br />
       Voilà! La foi est une porte que tu décides d’ouvrir et qui te fait entrer dans un monde nouveau où ta vie se définit par des relations stimulantes avec toi-même, avec les autres et avec celui dont tu reconnais tenir ton être et ta vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Job comprends dans sa déchéance. Il a perdu toutes ses richesses et se retrouve sur la paille d’où l’expression populaire « pauvre comme Job ».        <br />
              <br />
       Mais son regard alors se détourne de l’avoir, de ses biens matériels,  pour se poser sur les personnes, sur la personne de celui qu’il appelle son « Libérateur », qui est près de lui, qui est son rocher et son protecteur. En d’autres mots, il découvre qu’il est aimé de Dieu et qu’il n’est pas seul.        <br />
              <br />
       Émilien, j’en suis sûr, l’avait découvert aussi, car il a toujours mis au cœur de ses activités de toutes sortes, au cœur de sa famille un horizon élargi qui transcende le temps et l’espace, un horizon qui dépasse le visible et qui ouvre sur l’invisible.       <br />
              <br />
       Si nous écoutons Jésus maintenant, celui-ci se présente à Marthe comme le seul et unique nécessaire.        <br />
              <br />
       Les événements se succèdent dans nos vies, mais les dépouillements que sont la perte d’êtres chers et notre propre mort, n'enlèvent pas, pour la personne croyante,  la certitude que la Vie n’est pas terminée. Nous pouvons affronter ces dépouillements avec confiance et dans l’espérance d’un ailleurs lumineux. Nous pouvons dire en vérité dans le fond de notre cœur une prière inspirée de la liturgie catholique qu’Émilien a portée en lui, j’en suis sûr, au moment de nous laisser et que je souhaite porter moi aussi dans mon cœur lorsque la mort se présentera pour moi.       <br />
              <br />
       « Maître et créateur de toute chose, accepte la vie que j’ai reçue de Toi. Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle. Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
              <br />
       Le dépouillement serein devant la mort fait partie de la vie. C’est dans la paix et la confiance que nous sommes tous invités à faire ce pas un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis ici à l’église, convoqués par celui que nous aimons,  Émilien, nous pouvons partager ensemble, croyants et non-croyants, nous rappeler ce qu’il a été. Pour les croyants, nous nous rappelons aussi ce que celui qui inspire notre vie, Jésus-Christ, a été dans la vie d'Émilien et  dans sa mort. Et selon la recommandation de Jésus lors de son dernier repas à la Cène, à travers le pain et le vin qui pour nous deviennent son Corps et son Sang nous rappelons sa Mort et sa Résurrection et nous célébrons la bonté et l’amour d’un Dieu qui nous attend toujours comme un Père aimant et miséricordieux. Très justement, la messe est appelée un banquet fraternel, elle est l’image de banquet éternel auquel nous sommes tous invités.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       15 mars 2014</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-des-funerailles-Je-ne-sais-pas-mais-je-crois-Eric-Emmanuel-Schmitt_a584.html</link>
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   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "</title>
   <pubDate>Mon, 11 Nov 2013 02:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marc Bouchard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C 10 novembre 2013. Textes : 2 Macchabés 7,1.2.9-14 ; 2 Thessaloniciens 2,16-,5 ; Luc 20,27-38 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6036594-9004407.jpg?v=1384133987" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-L-Epoux-s-en-vient_a799.html">Homélie pour l'Année A</a>       <br />
              <br />
       Permettez-moi de commencer cet entretien en vous faisant part d’un souvenir personnel ! J’ai concélébré, il y quelque temps, à l’eucharistie des funérailles d’un chanteur, un homme très connu, ici à Québec et aussi aux plans provincial et même international. Il a chanté dans les églises tout au long de sa carrière de chanteur professionnel, et chanter à l’église, pour lui c’était prier.       <br />
              <br />
       Au début de la célébration liturgique, son fils a fait son éloge et a souligné la grande foi de son père, et avec raison. Il a raconté qu’avant de mourir, son père a dit à sa famille rassemblée autour de son lit : « Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre avec le Seigneur, pour vivre avec Lui la fête éternelle dans la maison du Père ».       <br />
              <br />
       Le jour de sa mort, le plus beau jour de sa vie ! Pour lui, la mort faisait partie de la vie, elle était le passage de cette vie à cette autre vie qui avait toujours été son espérance, cette espérance qu’il avait si souvent chantée. Le jour de sa mort était le jour de la rencontre du Seigneur, le jour où il entrait dans la maison de Dieu pour la grande fête éternelle. Son fils a terminé en disant : « Bonne fête papa ».       <br />
              <br />
       Si cela est revenu à ma mémoire en préparant cette homélie, c’est que cet impressionnant témoignage de foi devant la mort, de foi en la résurrection me paraissait rejoindre ce que nous dit la Parole de Dieu de ce dimanche. Nous sommes appelés à ressusciter pour aller vivre la fête éternelle du Royaume de Dieu. Telle est l’espérance chrétienne, telle est notre espérance !       <br />
               <br />
       Dans la première lecture, l’un des sept frères martyrs disait : Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. Et dans le récit évangélique, Jésus parlait de ceux et celles qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection. Il ajoutait que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
               <br />
       Des sondages nous disent qu’actuellement plus de la moitié des gens, et même des chrétiens, ne croient pas en la vie au-delà de la mort; pour eux, la mort est la fin de tout. Ce n’est pas là une opinion si moderne qu’on peut le penser. Il y a plus de deux mille ans, au temps de Jésus, les Sadducéens, des croyants, niaient eux aussi la résurrection après la mort.       <br />
              <br />
       Jésus parle de la résurrection justement à la suite de ce que lui racontent ce groupe de Sadducéens, une histoire qu’ils inventent, une histoire étonnante et même un peu loufoque, celle d’une femme qui a aurait sept maris, sept frères. Ils évoquaient alors une prescription du livre du Deutéronome qui voulait qu’une femme, à la mort de son mari, si elle n’avait pas eu d’enfant avec lui, pouvait épouser son frère. Il est clair que ces Sadducéens voulaient mettre Jésus dans l’embarras. Ils ne l’interrogeaient pas sur le mariage, mais bien plutôt sur la résurrection. C’est la foi en la résurrection qu’ils voulaient tourner en dérision.       <br />
               <br />
       Au temps de Jésus, la foi en la résurrection était quelque chose de nouveau et ce n’est pas tout le monde qui partageait cette croyance. C’est d’ailleurs la raison qui a fait choisir ce récit du Livre des Martyrs d’Israël comme première lecture. Ce texte marque une étape importante dans le développement de la foi juive : c'est l'une des premières fois qu’est affirmée la résurrection des morts.       <br />
               <br />
       Le peuple élu vit alors une terrible persécution. De nombreux Juifs préfèrent mourir plutôt que de désobéir à la Loi de Dieu. C’est durant cette persécution que des juifs très religieux expriment leur foi en la résurrection. Sept martyrs, sept frères, torturés et exécutés. Cette extraordinaire découverte de la foi en la Résurrection les a soutenus : Puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. La découverte de la foi en la résurrection n'a été possible qu'après une longue expérience de la fidélité de Dieu.       <br />
               <br />
       Une étape capitale sur le chemin de la connaissance de Dieu, mais une étape qui sera dépassée. On envisageait la résurrection seulement pour les justes morts à cause de leur fidélité à Dieu. Il faudra l'éducation patiente de Dieu, la venue de son Fils pour que la foi en la résurrection des morts soit affirmée sans restriction, comme nous l'affirmons clairement dans notre Credo que nous proclamons chaque dimanche : Je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle, ou, selon l’autre formule, J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.       <br />
               <br />
       Aux Sadducéens, Jésus, comme cela lui arrive si souvent, se réfère aux Écritures. Il leur rappelle que Dieu s’est révélé à Moïse comme le Dieu de nos Pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.       <br />
              <br />
       L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort. Nous savons que cette Alliance a été renouvelée en Jésus, cette Alliance nouvelle et éternelle, comme nous le disons chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie. Cette Alliance, dont le peuple de Dieu a saisi peu à peu toutes les dimensions, a atteint sa plénitude en Jésus : en lui, Dieu a noué avec chacun, chacune de nous et nous tous ensemble un lien d'amour que rien ne pourra défaire. Vous êtes filles et fils de Dieu, nous dit Jésus, et donc héritiers de la résurrection.       <br />
               <br />
       Notre foi nous dit qu’il y a une vie au-delà de la mort mais elle ne nous dit pas ce qu’elle sera. Ceux et celles qui sont morts sont semblables aux anges : par ces mots, Jésus nous invite à ne pas chercher à percer ce mystère qui accompagne notre foi en la vie éternelle, en ce monde que Jésus nous a annoncé, le Royaume céleste de Dieu.       <br />
               <br />
       Ce sera d’ailleurs ce que vivront les disciples après la résurrection quand Jésus leur apparaîtra. Ils ne sauront pas le reconnaître. La résurrection de Jésus n’a pas été une réanimation comme dans le cas de Lazare, ni une réincarnation dans un autre être. C’est toujours lui, l’homme Jésus, mais pour lui les frontières de notre monde ont éclaté. De ce monde dans lequel il est entré, nous ne savons pas parler, nous sommes incapables d’expliquer cette nouvelle manière d’exister.       <br />
               <br />
       Croire en la résurrection de Jésus, c’est accepter l’inconnu de la foi, c’est aimer suffisamment pour faire confiance. Et c’est dans ce monde complètement nouveau de la résurrection que nous sommes appelés à entrer nous aussi, là que notre vie se poursuivra. Là où je suis, vous serez vous aussi, a-t-il promis à ses disciples. Telle est notre foi, telle est notre espérance.       <br />
               <br />
       Quand la mort viendra, si cette grâce nous est accordée de la voir venir, notre foi et notre espérance nous feront-elles dire : Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre du Seigneur, pour vivre avec lui la fête éternelle dans la maison du Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc  Bouchard       <br />
       Séminaire  de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"</title>
   <pubDate>Fri, 02 Nov 2012 16:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Roberge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2012 ( Année B), par monsieur le chanoine Jacques Roberge, supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaîe 25,6a.7-9; Romains 8, 14-17 et Jean 12,24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4881666-7282246.jpg?v=1351871340" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"" />
     </div>
     <div>
      Voici un condensé de l'homélie du Supérieur général lors de cette célébration.       <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Roberge a commencé par souligner d'entrée de jeu que &quot;si l’Église a été bien inspirée en réunissant en une seule fête le souvenir et la célébration de tous les saints, elle l’a été également en instituant au lendemain de la Toussaint une mémoire ou commémoration de tous les défunts.  La liturgie de ce jour nous invite à porter en notre mémoire tous les défunts.  Ce n’est pas très difficile de faire mémoire de nos défunts.  Nous avons tous fait l’expérience de la mort d’un de nos proches ou d’un ami très cher, et leur départ a laissé certainement un grand vide.  Nous avons toujours beaucoup de mal à nous habituer à l’absence de ceux et celles qui nous ont quittés.Toutefois, la liturgie d’aujourd’hui, la commémoration des défunts, n’est pas simplement une cérémonie du souvenir.  Nous ne voulons pas nous contenter de rappeler à notre mémoire les êtres chers qui nous ont quittés.  Nous savons bien que ces souvenirs ne peuvent que conduire à une certaine mélancolie qui ne mène nulle part, sauf dans le passé.  Non, si nous n’étions rassemblés aujourd’hui que pour nous souvenir de nos chers disparus, nous nous ferions plus de mal que de bien en entretenant les douleurs de l’absence des êtres que nous avons aimés.&quot;       <br />
              <br />
       Après cette introdction, le Supérieur général a poursuivi en développant les raisons pour lesquelles nous sommes réunis aujourd'hui dans cette commémoration des fidèles défunts. Il en a présenté trois: la prière pour les défunts, la communion de tous dans un même Corps mystique et  la mémoire du Christ mort et ressuscité.       <br />
              <br />
       1) <span style="font-style:italic">la prière pour les défunts </span>       <br />
              <br />
       &quot;Nous devons prier pour nos défunts.  Nous les portons dans la prière parce que le Christ a ouvert pour tous les portes du tombeau et qu’il nous appelle tous à la vie en plénitude.  La prière pour les défunts est l’expression de notre solidarité avec ces membres de l’Église qui nous précèdent de quelques pas sur la route vers la maison du Père.  &quot;       <br />
              <br />
       2) <span style="font-style:italic">le caractère ecclésial de la commémoration des fidèles défunts</span>       <br />
              <br />
       &quot; La fête d’aujourd’hui nous permet également de faire mémoire en Église… a continué le Supérieur général.  Aujourd’hui, ce sont tous les membres de l’Église qui prient pour ses défunts.  Nous ne sommes pas seuls, enfermés chacun dans nos petites pensées ou dans nos petites communautés.  Nous croyons que nous formons un seul corps avec toutes les autres communautés chrétiennes à travers le monde.  Lorsque nous nous rassemblons en Église, nous célébrons avec l’Église d’hier et celle de demain.  Nous sommes unis avec les chrétiens de tous les temps et en tous lieux, ceux que nous ne voyons plus et ceux que nous ne voyons pas.  Et notre prière devient une.   C’est toute l’Église en route vers le Royaume en union avec l’Église des saints qui prient d’une voix unanime… implorant le Père d’accorder son héritage à tous ceux et celles qui ont mis toute leur confiance en lui. &quot;       <br />
              <br />
       3) <span style="font-style:italic">lien avec le Christ mort et ressuscité  </span>       <br />
              <br />
       &quot; Enfin, quand nous prions pour nos défunts, nous faisons mémoire de Jésus-Christ, mort et ressuscité.  Ici, encore une fois, faire mémoire du Seigneur,  ce n’est pas nous tourner vers le passé.  « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul.  S’il meurt, il porte beaucoup de fruit », disait Jésus quelques jours avant de donner sa vie. »  Notre foi nous invite à voir la mort comme quelque chose de dynamique, un passage qui nous amène en avant, qui nous amène dans un monde nouveau qui n’a rien de commun avec ce que nous connaissons maintenant. &quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Et le Supérieur général de conclure par ces mots &quot;en célébrant l’Eucharistie, en ce jour de la commémoration de tous les défunts, portons dans notre prière nos parents, amis et confrères défunts, et demandons au Seigneur de raffermir notre foi et notre espérance de la vie éternelle.&quot;       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">2 novembre 2012</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Avec-tous-nos-freres-et-soeurs-autour-d-un-meme-Pere_a497.html</link>
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   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 20:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3700136-5467882.jpg?v=1327256675" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
     </div>
     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quand on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices, mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Lampe-sur-mes-pas-ta-Parole-lumiere-sur-ma-route-Homelie-pour-des-funerailles_a449.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 15:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2011 ( Année A), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3413644-4909885.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici au Séminaire, nous en profitons pour prier pour les confrères disparus. Nous porterons donc dans la commémoration de ce jour, en particulier, monsieur l’abbé Jean-Marie Thivierge, décédé le 24 janvier 2011, monsieur l’abbé Louis?Joseph Lépine décédé le 26 avril 2011 et tous ceux qui nous ont précédés dans cette communauté du Séminaire en y ajoutant nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous sont proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Cet « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 2 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3413644-4909885.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a439.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »</title>
   <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 14:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour méditation en 2018 Année B - Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2009 ( Année B), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaïe 25,6a,7-9; Rm 8,14-17 et Jn 12, 24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269721.jpg?v=1541121048" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, je vous propose cette année trois mots pour guider notre méditation : «mémoire», «espérance», «promesse». Ils rejoignent bien les textes que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">« Serviteurs fidèles et avisés »</span>       <br />
              <br />
       Nous faisons mémoire aujourd’hui de façon spéciale de trois de nos confrères qui nous ont quitté au cours de la dernière année ainsi que de tous nos parents et amis défunts. <!-- Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Anicet Gréco, décédé le 15 janvier 2009,  de l’abbé Gaston Savard, décédé le 2 février 2009 et de l’abbé Edmond Labrecque, décédé le 6 mai 2009, en la fête du bienheureux François de Laval, notre fondateur.-->       <br />
              <br />
       Nos confrères furent, chacun à leur manière, des serviteurs fidèles et avisés en réponse à leur appel au ministère presbytéral qu’ils ont exercé avec générosité dans des tâches nombreuses et variées. Nos parents et amis ont cherché à répondre le mieux possible aux appels de Dieu dans leur vie. <!-- dans les œuvres du Séminaire de Québec. À l’Université Laval pour l’abbé Gréco, au Petit Séminaire pour l’abbé Savard et au Grand Séminaire pour l’abbé Labrecque.       <br />
              <br />
       En faisant mémoire d’eux nous n’oublions pas aussi tous nos devanciers et tous les membres de nos familles qui nous ont quittés.--> Notre prière pour les défunts qui nous ont été proches garde non seulement leur mémoire, mais elle manifeste une communion qui défie et transcende le temps et l’espace.        <br />
              <br />
       En lien avec eux nous sommes invités à raviver notre espérance et à vivre aujourd’hui dans la confiance en la promesse d’un bonheur éternel qui nous attend comme le dit si bien la prière après le Notre Père : « Seigneur, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’Avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »       <br />
              <br />
       C’est en m’inspirant que cette prière que j’aimerais commenter maintenant les deux autres mots que j’ai retenus pour notre méditation : «espérance» et «promesse».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">« En cette vie où nous espérons... »</span>       <br />
               <br />
       « Espérance », la toute petite vertu comme la qualifiait  Péguy. « Espérance » qui n’est pas un simple espoir, ni un souhait jeté en l’air sans trop y croire. Petite vertu, peut-être, mais immense mouvement de l’être qui se tend vers l’infini en s’appuyant sur Celui qui ne peut décevoir : le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Père de Jésus Sauveur.        <br />
              <br />
       C'est dans ce mouvement de l'espérance que  « la mort est surpassée, détruite pour toujours » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ». Voilà le résultat : non seulement à venir, mais déjà présent en cette vie. En Jésus, l’amour infini du Père nous rejoint, nous renouvelle, nous sauve. Il nous recrée dans une beauté qui resplendit de sa gloire. Le salut nous est donné comme un don et en même temps un gage d’éternité commencée.        <br />
              <br />
       Comme l’explique saint Paul « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils.» Et il continue « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Tout est dit.        <br />
              <br />
       L’espérance chrétienne est ancrée (ne la représente-t-on pas par le symbole de l'ancre dans la tradition iconographique <span style="font-style:italic">voir les notes à ce sujet plus bas</span>) dans cette certitude d’un amour qui n’a pas de limites, qui est sans retour et dont nous vivons maintenant comme l’ébauche de ce que ce sera dans la pleine lumière. Nous pouvons espérer car nous sommes sauvés, devenus fils et héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ.        <br />
              <br />
       Et c’est ici que le terme promesse prend tout son sens.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">« …le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »</span>        <br />
              <br />
       La prière que j’ai citée tout à l’heure précise le sens de la promesse. Il s’agit de bonheur (de béatitude disait saint Thomas d’Aquin). Qu’est-ce à dire? Une promesse de plénitude comme on ne peut l’imaginer, une plénitude qui n’arrive pas au terme d’efforts, aussi héroïques soient-ils, mais qui survient comme un don, celui d’une présence, d’une relation vivante et continue « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». La promesse c'est le bonheur d'être avec le Christ non seulement maintenant, mais pour toujours lors de son Retour.       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont pensé un moment que cette présence qui se vérifierait dans le Retour du Christ serait le lot des nouveaux convertis dans un avenir à mesure humaine, de leur vivant même. Mais saint Paul les a amenés à percevoir que cette présence du Christ glorieux les rejoignait déjà de façon mystérieuse sous un mode de relation personnelle, d’une relation filiale dans laquelle il les invite à plonger avec confiance en fils de Dieu, sans esprit de crainte et sans peur.       <br />
              <br />
       Mystère tout de même que ce que vivent les fidèles défunts pour lesquels nous offrons nos prières. Mystère de cet espace qui précède la Parousie, le Retour du Christ qui nous emportera avec lui, Ressuscité et Glorieux, où « le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages » dans un monde nouveau que nous attendons aujourd’hui dans la foi, mais qui brillera de la Gloire du Père.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En cette célébration nous pouvons porter dans nos « vases fragiles » la certitude que nos défunts connaissent « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’être humain, tout ce que Dieu prépare pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens 2.9). En refaisant les gestes de Jésus sur le pain et le vin nous redisons et nos proclamons notre espérance appuyée sur  sa promesse « jusqu’à ce qu’il vienne ».         <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269759.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sculpture dans la pierre qui se trouve dans les Catacombes de Priscille à Rome (IIIe siècle)</span>       <br />
              <br />
       L'ancre est une figure voilée de la croix. Devenue le symbole de l'espérance du salut, elle est associée aux poissons qui désignent les nouveaux chrétiens. On trouvera plus bas sur une autre image une variation moderne de ce symbolisme. L'ancre, symbole de la stabilité, était  devenue au IIe siècle l'image privilégiée de l'espérance (<span style="font-style:italic">Hébreux</span>, 6, 19). Clément d'Alexandrie dans le <span style="font-style:italic">Pédagogue</span>  nomme l'ancre parmi les signes qu'il recommande aux fidèles de graver sur leurs anneaux. Ce symbole de l'Église paléochrétienne apparaît dans la première moitié du IIe siècle, connaît son apogée au IIIe pour disparaître au cours du IVe siècle (Tome I, vol 2 col 1999-2031 du <span style="font-style:italic">Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie</span>.- Paris : Letouzay et Ané, 1907-1951)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2270693.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      Variation moderne d'un artiste québécois, Ulric Bilodeau, pour la patène de mon calice fait par Gilles Beaugrand, orfèvre de Montréal (Canada), en 1962.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1682371-2269721.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html</link>
  </item>

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   <title>«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2009 16:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Edmond Labrecque, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec, Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, 11 mai 2009, par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Romains 6, 3-4.8-11 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1367435-1806319.jpg?v=1289459855" alt="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" title="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" />
     </div>
     <div>
      Quand j’étais plus jeune la mort était un sujet de réflexion et d’enseignement. Depuis que je m’occupe d’accompagner des gens en fin de vie et que je suis rendu à un âge certain, la mort est devenu un événement, un événement imprévu parfois, un événement attendu, mais toujours un événement incontournable.       <br />
              <br />
       Le grand théologien jésuite, Karl Rahner, comparaît cet événement à une ascèse et à un dépouillement nécessaire qui met toute personne en face d’un choix. Comment vivre cet événement?        <br />
              <br />
       Je vois plein de gens autour de moi qui, à cause de leur grand âge, attendent cet événement dans la paix et la confiance. Monsieur l’abbé Labrecque fut l’un de ceux-là. Diminué dans sa santé depuis plusieurs années, il s’ajustait à la situation avec un abandon remarquable. Jamais un mot de refus :  une sérénité qui m’a frappée lorsque dans les jours qui ont précédé son décès, il m’a dit lentement : « J’ai…été..heureux.. ».        <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une demeure de famille</span>       <br />
              <br />
       Quel cadeau d’entendre cette phrase et de le voir ainsi dans une paix profonde avant de passer de ce monde à la nouvelle demeure où le Père l’attend. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle n’est pas une question philosophique d’abord, ce qu’il est bien entendu, mais c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui le premier a franchi les portes de la mort et qui entraîne à sa suite tous ceux et celles qui croient en Lui.  Écoutons encore saint Paul :   « Nous le savons, écrit-il, Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. » « Avec vous » : le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Les disciples l’ont expérimenté plusieurs fois après la résurrection. Pensons aux disciples d’Emmaüs qui témoignent d’une présence qu’ils ont reconnu dans la fraction du pain ou  aux apôtres sur les bords du Lac de Génésareth en Galilée qui entendent Jésus leur dire : « Eh, les enfants n'avez-vous pas un peu de poisson?...Venez déjeuner avec moi » (Jn 20, 5.12).        <br />
              <br />
       Les chrétiens des premiers siècles s’entendent dire ce mot du livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe, si quelqu’un entends ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi » (Apoc 3, 26)  et ils y répondent par une prière d’attente ardente : « Maranatha » « Viens, Seigneur, viens » (1 Co 16, 22).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun</span>       <br />
              <br />
       Notre frère monsieur l’abbé Labrecque a vu le Seigneur venir à lui pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.  Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où les talents et les qualités personnelles ainsi que les limites se révèlent. Le chemin de notre confrère l’abbé Labrecque vous est connu. Il a développé dans ses affectations une gentillesse constante, une application soignée à réaliser ses tâches d’administration, une régularité sans faille et quand les infirmités se sont déclarées, il a manifesté une patience remarquable. Ce ne sont que des aperçus furtifs du chemin qui fut le sien, car le mystère des personnes n’est connu que de Dieu seul. Nous en connaissons bien peu en somme.       <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, notre confrère l’abbé Labrecque, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la demeure de Dieu parmi nous, à sa présence vivante et comblante, « en cette vie où nous espérons le bonheur qu’[Il] promet et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur » comme le dit la prière après le Notre Père.       <br />
              <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       11 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1367435-1806319.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Je-pars-vous-preparer-une-place-Homelie-pour-des-funerailles-11-mai-2009_a274.html</link>
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   <title>Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 22:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe pour les confrères défunts au lendemain de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 3 novembre 2008, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. . Textes de l'Écriture: Sg 2, 1-4a.22-2; 3,1-9; Lc 12,35-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1096089-1395032.jpg?v=1289459843" alt="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" title="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" />
     </div>
     <div>
      Cette année nous nous réunissons le lendemain de la Commémoration des fidèles défunts puisque celle-ci tombait le dimanche et se célébrait en paroisse. Nous avons tenu à ce que la communauté des prêtres se réunisse autour de la table eucharistique aujourd’hui pour prier ensemble pour nos confrères défunts, en particulier pour monsieur l’abbé Noël Baillargeon décédé le 18 janvier 2008 l’âge de 93 ans et 11 mois et pour qui nous avons célébré une messe des funérailles le 22 janvier suivant  à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Nous ferons mémoire aussi de tous ceux que nous avons connu et de tous nos devanciers qui ont établi et servi le Séminaire de Québec depuis 345 ans maintenant.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Une vie après la mort</span>       <br />
              <br />
       En faisant mémoire de nos devanciers et en priant pour eux, notre solidarité avec les défunts se manifeste de façon simple, mais riche. En effet, c’est dans une relation toujours actuelle, malgré le changement, que se vit cette relation. La prière pour les défunts nous permet d’entrer dans ce réseau d’amour, de paix, de bonheur dont nous faisons partie avec eux. Ils ont franchi une limite qui nous est familière celle du temps et de l’espace. Leur vie, cependant, comme le dit la préface de la messe des défunts, n’est pas terminée, elle est transformée.       <br />
               <br />
       La fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts ont quelque chose en commun. Ces deux fêtes nous parlent d’une même vie, d’une vie transformée, une vie éternelle, une vie après la mort.  Si nous ne croyions pas à une vie après la mort, il serait contre-indiqué de célébrer la fête de la Toussaint  et, encore moins indiqué, de prier pour les défunts.       <br />
                <br />
       Par sa résurrection, Jésus ouvre la voie d’ « un lieu  où le temps s'arrêtera sur nous pour céder le pas à l'éternité ; où l'amour sera total », comme le dit si bellement le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison de sa Sainteté.       <br />
              <br />
       Qu’est-ce à dire? Permettez-moi de partager avec vous quelques moments de méditation sur ce thème de la « vie transformée ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une transformation d’un don reçu</span>       <br />
              <br />
       Notre vie ne nous est pas prêtée. Elle nous est donnée. Et ce qui nous est donné nous le recevons. Nous ne sommes pas l’auteur de ce don merveilleux. Benoît XVI le note avec justesse dans son encyclique <span style="font-style:italic">Spe salvi</span> : &quot;La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi: elle est une relation&quot;, écrit-Il. Et il poursuit : &quot;Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie.&quot; (numéro 27)       <br />
              <br />
       Bien sûr que nous pouvons, comme l’incroyant dont parle le livre de la Sagesse, nous contenter d’une lecture superficielle, à ras de terre. Notre souffle s’évanouit. La pensée s’éteint. Le corps s’en va en cendres. Il n’y a plus rien. Écoutez-le : « Nous sommes nés par hasard, et après, nous serons comme si nous n’avions pas existé : le souffle de nos narines s’évanouit comme la fumée, et la pensée est une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur : si elle s’éteint, le corps s’en ira en cendres, et l’esprit se dissipera comme une brise légère. » (Sg  2, 2-3)        <br />
              <br />
       Ne peut-on pas prendre le risque d’aller  plus loin que cette lecture sans espérance? Pourquoi ne pas reconnaître que si la vie nous est donnée, elle l’est « pour le temps et l’éternité »? Avouons que nous ne connaissons pas encore toute la richesse du don reçu. Pourquoi ce don devrait-il disparaître? N’est-il pas plus juste de reconnaître, comme nous le faisons dans la foi, que nous n’avons pas pris encore toute la mesure du don reçu?       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un don « pour le temps et l’éternité »</span>       <br />
              <br />
       Bien sûr l’expérience commune ne peut être mise de côté et rejetée du revers de la main : notre vie change et par la mort elle échappe à nos certitudes et à nos sensations. Le croyant n’évite ni ne fuit l’angoisse du « devoir mourir ».        <br />
              <br />
       La foi, cependant, nous dit que la vie après la mort existe. « Vita mutatur, non tollitur.» La vie est changée, elle n’est pas détruite. Le don de la vie est un don « pour le temps et l’éternité ». Après le passage de la mort physique, il continue de se déployer encore, de se livrer, dans une beauté que nous ne pouvons imaginer et dans une plénitude inouïe. C’est l’ « amour total » dont parle le Père Cantalamessa.       <br />
              <br />
       Saint Paul n’écrivait-il pas aux Corinthiens : « L’amour ne passera pas » (I Co 13,8), car, voyez-vous, la transformation est déjà commencée. Comme l’expérimente saint Jean de la Croix (1543-1591), le grand docteur mystique espagnol,  nous sommes sur le chemin d’une « union transformante », une « union d’amour » (cf. <span style="font-style:italic">La Montée du Carmel</span>, livre 2, chapitre 4)  avec Celui que l’œil ne peut voir et que les mains ne peuvent toucher, une union vécue ici-bas dans le mystère de la nuit bien souvent, derrière le voile qui atténue sa souveraine splendeur, dans la foi en Celui qui est passé par la mort et que le Père a relevé le rendant puissant pour nous sauver et le faisant le Premier-Né d’une multitude.        <br />
              <br />
       Ces nuits terribles comme celles que nous découvrons dans les écrits intimes de Mère Teresa de Calcutta (<span style="font-style:italic">Viens soit ma lumière.  Les écrits intimes de la &quot;Sainte de Calcutta&quot;</span>, textes édités et commentés par Brian Kolodiejchuk MC - traduit de l'anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet, Éditions Lethielleux, Paris, 2008, 444 pages) sont le signe d’une transformation « totale » que nous attentons dans la foi et l’espérance, attente qui faisait répéter aux premiers chrétiens le célèbre « Maranatha » (Viens, Seigneur, viens).        <br />
              <br />
       Ce qui s’ouvre à nos frères et sœurs défunts au moment du passage par la mort c’est l’ « union transformante » totale. Une plénitude de vie. Une relation d’amour qui les fait dire comme le ferait un nouveau-né : « voilà que j’arrive à la pleine lumière », « c’est donc cela que je vivais déjà sans pouvoir en mesurer toute la beauté ».        <br />
              <br />
       Il arrivera que certains devront encore progresser dans leur marche vers cette union à nulle autre pareille. Ils sont rendus, mais encore éloignés de quelque façon. Ce sont nos frères et sœurs de l’Église « souffrante », « ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés » comme le dit <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> (numéro 1030). Nous offrons pour eux et pour elles la sainte Eucharistie et nous les portons dans notre prière.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L’ « amour total », l’ « union transformante » : voilà, mes frères, ce que le croyant expérimente lorsqu’il attend son maître; voilà ce que le croyant confesse quand il dit : « Je crois à la résurrection des morts et à la vie du monde à venir »; voilà ce que le croyant incarne dans les gestes envers le pauvre, l’affamé, le prisonnier, le malade comme le dit l’évangile de Mathieu au chapitre 25. Le croyant que nous sommes, comme disciple de Jésus, entrevoit un monde autre, transformé. Il espère le retour du Maître et il l’attend.        <br />
              <br />
       Le Maître lui aussi l’attend. Il a revêtu la tenue de service, il lave les pieds de ses serviteurs. Il est là à la porte. « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai, je prendrai le repas avec lui et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20).       <br />
              <br />
       Chers frères, c’est déjà ce que nous pouvons vivre dans cette Eucharistie. À travers le signe du Pain et du Vin partagés, laissons nos cœurs s’approcher de celui qui a dit : « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, qu’on l’ait en plénitude. » (Jn 10,10).        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 novembre 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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<!-- remplacé par le javascript  qui précèse le 25 janvier 2009


<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-La-vie-ne-passe-pas-elle-est-transformee_a220.html</link>
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