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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-09T19:02:06+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A 08 mars 2023. Textes: Exode 17, 3-7, Romains 5, 1-2.5-8 et Jean 4, 5-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238252-49012632.jpg?v=1675366125" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »" />
     </div>
     <div>
      À partir du troisième dimanche du Carême cette année (année liturgique A), les lectures  dominicales nous invitent à entrer dans un itinéraire baptismal. En effet du 3e au 5e dimanche du Carême on lit, dans l’évangile de saint Jean, les trois grands évangiles de l'initiation catéchuménale : la Samaritaine (<span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 5-42); la guérison de l'aveugle-né  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 9, 1-41) ; la résurrection de Lazare  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 11, 1-45). Ces évangiles servent depuis les débuts de l’Église à la formation des futurs baptisés à Pâques. Ceux-ci sont appelés « catéchumènes » et sont de plus en plus en plus nombreux aujourdhui.        <br />
              <br />
       Même si nous sommes baptisés depuis longtemps, entrons dans l’itinéraire baptismal qui nous est proposé. Faisons comme les catéchumènes, écoutons et regardons la scène qui vient d’être racontée.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène du puits</span>       <br />
              <br />
       Deux personnages sont au premier plan : Jésus et une femme, la Samaritaine.       <br />
              <br />
       Jésus est fatigué. Il s’assoit sur le bord d’un puits pour se reposer. Ses disciples s’en vont acheter des provisions. Il est seul. Le soleil le réchauffe. Il se laisse aller à ses pensées. Il ne se rend pas compte tout de suite de l’arrivée d’une femme.       <br />
              <br />
       Celle-ci dont on ne connait pas le nom vient puiser de l’eau pour sa maisonnée. Elle a un seau qu’elle désire descendre dans le puits. Mais la présence de Jésus la surprend et l’empêche de le faire. Ce qui la surprend encore plus c’est la question de Jésus « Donne-moi à boire ». Elle riposte sur le champ et lui dit : « Comment! Toi un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Et Jésus de répondre : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».       <br />
              <br />
       Quel renversement ! Toute une réponse. La suite du dialogue de Jésus avec cette femme est pour l’évangéliste saint Jean une occasion de nous livrer une conversation qui aboutit à la révélation de la proximité particulière de Jésus avec Dieu. En effet, en réponse à la femme qui lui dit « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand  il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses», Jésus lui dit « Je le suis, moi qui te parle. »        <br />
              <br />
       Cette révélation tombe à point pour  ceux et celles qui reçoivent le baptême. En effet, c’est par Jésus qu’est apportée et donnée  aux personnes baptisées la vie nouvelle en Dieu, qui les fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Cette vie nouvelle reçue au baptême est symbolisée par l’eau du puits. Celle-ci est  une image très parlante du sacrement du Baptême que recevront les catéchumènes adultes dans la Nuit pascale et que nous avons reçu à notre naissance, pour la plupart d'entre nous.        <br />
              <br />
       Que nous enseigne cette image de l'eau vive pour les futures personnes baptisées et pour les personnes baptisées que nous sommes ?         <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les fruits du baptême</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, le signe de l'eau qui est versée sur la tête dans le sacrement du Baptême nous aide à comprendre que la grâce de Dieu purifie le baptisé. C'est le propre de l'eau de laver, de nettoyer, de purifier. L’eau du Baptême purifie. « Les baptisés ont " revêtu le Christ " (Ga 3, 27). Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (cf. 1 Co 6, 11 ; 12, 13) » écrit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l'Église catholique</span> au numéro 1227. Le sacrement du Baptême vient nous purifier des péchés  qui ont obscurci le regard de l'humanité et qui pèsent sur tous, même si nous n'en sommes pas les auteurs. Notre humanité a besoin d'être rétablie dans sa beauté originelle. C'est ce que fait le Baptême par lequel Dieu nous dit que nous sommes son enfant, qu'il nous aime et qu'il nous aimera toujours, car son amour est éternel. « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime » dit-il à chaque nouveau baptisé.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, le signe de l'eau invite à nous laisser remplir par la vie même de Dieu qui nous est donnée par le Baptême. Comme le dit Jésus à la Samaritaine « celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ».  L'eau du Baptême étanche toutes les soifs. Notre vie est remplie de toutes sortes de soifs comme la soif d’être aimé, la soif d’être reconnu, la soif de pouvoir être utile dans le monde etc. et par-dessus tout la soif de Dieu. Certaines soifs cependant sont des pièges comme l’argent, la débauche, la rancune, l’envie etc.  Jésus vient par l’eau du baptême combler les plus belles soifs qui sont dans les personnes. Par le Baptême, le chrétien est rempli de la grâce de Dieu. À la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, dans sa Passion et sa Résurrection, il entre dans une  vie nouvelle. Il peut dire comme le fait saint Paul « Ma vie c'est le Christ » (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20).       <br />
              <br />
       La troisième chose à retenir du signe de l'eau vive que nous pouvons appliquer au Baptême à partir de la conversation de Jésus avec la Samaritaine, c'est que l'eau donnée par le Jésus est une eau « jaillissant en vie éternelle ». Elle est source de vie éternelle. Comme le dit saint Paul, par le Baptême le chrétien reçoit les prémices (les arrhes) de la vie éternelle (II <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 5, 5). La grâce de la vie nouvelle qui est reçue au Baptême est la vie éternelle déjà commencée. La vie nouvelle qu’apporte le baptême va bien au-delà de ce que l’on peut toucher du doigt. Il s’agit d’une transformation totale de notre être qui est un commencement jamais terminé. C’est la vie de Dieu qui s’actualise au jour le jour dans la personne baptisée que nous sommes, vivant pour Dieu comme le Christ et avec le Christ avant de le rencontrer dans la gloire céleste lorsque nous le verrons face à face comme dit saint Paul.        <br />
              <br />
       Voici trois beaux fruits du Baptême  représentés par le signe de l'eau vive        <br />
       - qui nous purifie et qui fait resplendir notre beauté d'enfant de Dieu (Tu as du prix à mes yeux)       <br />
       - qui apaise les soifs d'amour de toutes sortes en nous unissant au Christ dans une vie nouvelle (Tu n'auras plus jamais soif)       <br />
       - et qui est une vie éternelle déjà commencée ici-bas  (Vous avez reçu les prémices de la vie éternelle).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment laisser l'eau vive de notre Baptême produire tous ses fruits en nous ? Pour le faire, nous sommes invités à retenir l'enseignement qui se dégage de la première lecture car nous sommes un peu comme Moïse, remplis de doutes et d'hésitations. Le Seigneur nous dit comme il le dit à Moïse « Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ».       <br />
              <br />
       L’eau vive est là. Elle peut sortir du rocher. Mais il est important de la désirer, de frapper le rocher. Comme la Samaritaine, disons à Jésus ce matin « Seigneur donne-moi à boire… Seigneur donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif ».        <br />
              <br />
       Notre Carême est pour nous cette année un itinéraire baptismal. Nous sommes invités à renouveler nos engagements de personnes baptisées en affirmant notre foi en Jésus et en faisant de notre mieux pour le suivre selon nos vocations comme époux ou épouse, comme parents, comme enfants, comme bénévoles en pastorale, comme célibataires, comme travailleurs, comme responsables de services etc. Demandons au Seigneur que le chemin du Carême cette année soit pour nous un chemin de conversion et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous rapproche de  Jésus qui nous a montré le chemin en donnant sa vie pour nous alors que nous étions pécheurs. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Avec lui, par l'eau du Baptême, nous sommes morts au péché et ressuscités à une vie nouvelle d'amour, de joie, de paix, de partage et de don.        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mars 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 10 mars 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           dans le désert, le peuple, manquant d’eau,       <br />
       souffrit de la soif.       <br />
       Il récrimina contre Moïse et dit :       <br />
       « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir de soif       <br />
       avec nos fils et nos troupeaux ? »       <br />
           Moïse cria vers le Seigneur :       <br />
       « Que vais-je faire de ce peuple ?       <br />
       Encore un peu, et ils me lapideront ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Passe devant le peuple,       <br />
       emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,       <br />
       prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,       <br />
       et va !       <br />
       Moi, je serai là, devant toi,       <br />
       sur le rocher du mont Horeb.       <br />
       Tu frapperas le rocher,       <br />
       il en sortira de l’eau,       <br />
       et le peuple boira ! »       <br />
       Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.       <br />
              <br />
           Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)       <br />
       et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),       <br />
       parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,       <br />
       et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :       <br />
       « Le Seigneur est-il au milieu de nous,       <br />
       oui ou non ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
           Alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !       <br />
       Donne-moi de l’eau vive :       <br />
       que je n’aie plus soif.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?       <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Va, appelle ton mari, et reviens. »       <br />
           La femme répliqua :       <br />
       « Je n’ai pas de mari. »       <br />
       Jésus reprit :       <br />
       « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :       <br />
                   des maris, tu en a eu cinq,       <br />
       et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;       <br />
       là, tu dis vrai. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
           À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;       <br />
       ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.       <br />
       Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »       <br />
       ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »       <br />
              <br />
           La femme, laissant là sa cruche,       <br />
       revint à la ville et dit aux gens :       <br />
           « Venez voir un homme       <br />
       qui m’a dit tout ce que j’ai fait.       <br />
       Ne serait-il pas le Christ ? »       <br />
           Ils sortirent de la ville,       <br />
       et ils se dirigeaient vers lui.       <br />
              <br />
           Entre-temps, les disciples l’appelaient :       <br />
       « Rabbi, viens manger. »       <br />
           Mais il répondit :       <br />
       « Pour moi, j’ai de quoi manger :       <br />
       c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »       <br />
           Les disciples se disaient entre eux :       <br />
       « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Ma nourriture,       <br />
       c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé       <br />
       et d’accomplir son œuvre.       <br />
           Ne dites-vous pas :       <br />
       ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?       <br />
       Et moi, je vous dis :       <br />
       Levez les yeux       <br />
       et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.       <br />
       Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :       <br />
       il récolte du fruit pour la vie éternelle,       <br />
       si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.       <br />
           Il est bien vrai, le dicton :       <br />
       ‘L’un sème, l’autre moissonne.’       <br />
           Je vous ai envoyés moissonner       <br />
       ce qui ne vous a coûté aucun effort ;       <br />
       d’autres ont fait l’effort,       <br />
       et vous en avez bénéficié. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,       <br />
       à cause de la parole de la femme       <br />
       qui rendait ce témoignage :       <br />
       « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?         <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.       <br />
           Je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238252-49012632.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Jun 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année C le 22 juin 2025 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Luc 9, 11b-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87600919-62122294.jpg?v=1649021046" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" />
     </div>
     <div>
      Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne.        <br />
              <br />
       En effet la Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Revenons au récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain.       <br />
              <br />
       Jésus offre par  sa Parole et par sa vie cette nourriture qui n'est pas seulement matérielle, elle est une nourriture spirituelle, elle réconforte, elle soutient, elle est communion avec Lui et avec la communauté, elle ne se tarit jamais.  Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes ont, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008, <!--et le prochain qui aura lieu à Budapest en 2020 -->entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs lieux de notre diocèse.       <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 juin 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 mai 2016 et 14 juin 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Version réduite       <br />
              <br />
       La Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne. Regardons de plus près le récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’il les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain. Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes l'ont bien compris et, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, elle sont fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008,entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs villes.        <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Melkisédek offre le pain et le vin (Gn 14, 18-20)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Melkisédek, roi de Salem,       <br />
       fit apporter du pain et du vin :       <br />
       il était prêtre du Dieu très-haut.       <br />
           Il bénit Abram en disant :       <br />
       « Béni soit Abram par le Dieu très-haut,       <br />
       qui a fait le ciel et la terre ;       <br />
           et béni soit le Dieu très-haut,       <br />
       qui a livré tes ennemis entre tes mains. »       <br />
       Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)       <br />
       R/ Tu es prêtre à jamais,       <br />
       selon l’ordre de Melkisédek. (cf. Ps 109, 4)       <br />
              <br />
       Oracle du Seigneur à mon seigneur :       <br />
       « Siège à ma droite,       <br />
       et je ferai de tes ennemis       <br />
       le marchepied de ton trône. »       <br />
              <br />
       De Sion, le Seigneur te présente       <br />
       le sceptre de ta force :       <br />
       « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »       <br />
              <br />
       Le jour où paraît ta puissance,       <br />
       tu es prince, éblouissant de sainteté :       <br />
       « Comme la rosée qui naît de l’aurore,       <br />
       je t’ai engendré. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur l’a juré       <br />
       dans un serment irrévocable :       <br />
       « Tu es prêtre à jamais       <br />
       selon l’ordre du roi Melkisédek. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères       <br />
           j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,       <br />
       et je vous l’ai transmis :       <br />
       la nuit où il était livré,       <br />
       le Seigneur Jésus prit du pain,       <br />
           puis, ayant rendu grâce,       <br />
       il le rompit, et dit :       <br />
       « Ceci est mon corps, qui est pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Après le repas, il fit de même avec la coupe,       <br />
       en disant :       <br />
       « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.       <br />
       Chaque fois que vous en boirez,       <br />
       faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain       <br />
       et que vous buvez cette coupe,       <br />
       vous proclamez la mort du Seigneur,       <br />
       jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,       <br />
       et guérissait ceux qui en avaient besoin.       <br />
           Le jour commençait à baisser.       <br />
       Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :       <br />
       « Renvoie cette foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs       <br />
       afin d’y loger et de trouver des vivres ;       <br />
       ici nous sommes dans un endroit désert. »       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.       <br />
       À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture       <br />
       pour tout ce peuple. »       <br />
           Il y avait environ cinq mille hommes.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »       <br />
           Ils exécutèrent cette demande       <br />
       et firent asseoir tout le monde.       <br />
           Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction sur eux,       <br />
       les rompit       <br />
       et les donna à ses disciples       <br />
       pour qu’ils les distribuent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;       <br />
       puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-C-Donnez-leur-vous-memes-a_a1250.html</link>
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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fortifié par cette nourriture, il marcha...  » </title>
   <pubDate>Tue, 06 Aug 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 11 août 2021 « Fortifié par cette nourriture, il marcha... » . Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : 1 Rois 19, 4-8, Éphésiens 4, 30 – 5, 2 et Jean 6, 41-51.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602284-57034202.jpg?v=1622686445" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fortifié par cette nourriture, il marcha...  » " title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fortifié par cette nourriture, il marcha...  » " />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin un ensemble de lectures qui se complètent mutuellement comme c’est le cas bien souvent dans la liturgie des dimanches. Ici l’aventure du prophète Élie est une annonce de la nôtre comme chrétien baptisé dans un monde hostile parfois comme celui qu’a rencontré Élie.       <br />
               <br />
       Regardons de plus près ce qui se passe avec Élie pour en tirer des enseignements pour nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’histoire du prophète Élie</span>       <br />
              <br />
       Élie est un prophète et donc c’est quelqu’un qui parle au nom de Dieu. Il interpelle, il ouvre à ce que Dieu désire pour son peuple. Il fait connaître les volontés de Dieu. Un prophète intervient souvent dans l’adversité pour inviter le peuple hébreu à garder courage, pour lui dire que son Dieu est toujours fidèle à l’Alliance qu’il a faite avec Abraham et Moïse. Parfois, le prophète est bien dérangeant aussi, car il défait les idées préconçues sur Dieu et met les horloges à l’heure de Dieu pourrait-on dire.       <br />
              <br />
       Ainsi le prophète Élie que l’on retrouve aujourd'hui a eu des démêlés très importants avec la reine qui s’appelait Jézabel et  qui était une païenne. Celle-ci voulait imposer ses dieux au peuple d’Israël. Élie va poser un geste inhabituel pour contrer l’influence de la reine. Il organise une rencontre pour démontrer la supériorité de son Dieu sur les dieux païens de la reine. Il réussit par une grâce de Dieu à faire disparaître tous les prêtres du dieu de la reine qui se nomme Baal.        <br />
              <br />
       C’est ce qui explique que dans la première lecture nous retrouvons Élie en fuite. Il n’est pas très fier de lui, de ce qu’il a fait et avec raison. Il a encouragé le massacre des prêtres de Baal. Fatigué, il s’assoit à l’ombre d’un buisson. Désabusé, se sentant coupable, ne voyant plus d’avenir pour lui, il implore Dieu de venir prendre sa vie. Il ne veut plus qu’une chose : mourir. Enfin, il s’endort.       <br />
              <br />
       Pendant son sommeil, voilà qu’un ange le touche et lui dit : « Lève-toi et mange, autrement le chemin sera trop long pour toi ».  « Élie se leva, mangea et but, nous dit la Parole de Dieu, puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montage de Dieu ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire du prophète Élie est comme une parabole, une image remplie d'enseignements pour chacun et chacune de nous. Pour nous aussi, la route de nos vies se fait parfois longue, lourde, remplie d’obstacles, de souffrances, de difficultés de toutes sortes, de maladies, de deuils etc. Bien souvent nous nous retrouvons démunis. Il peut aussi arriver que nous ayons posé des gestes qui ont fait beaucoup de mal. Nous pouvons, comme Élie, avoir atteint le fond de ce qui nous est supportable et penser que la meilleure solution serait de mourir.       <br />
              <br />
       Mais voilà où les paroles de l’Évangile prennent tout leur sens. Sur notre route quelle qu’elle soit, il y a un pain de vie, pour la route de tous les jours, la route du quotidien. C'est un pain pour nous garder en vie, c’est un pain pour restaurer notre vie, c‘est un pain qui est aussi Parole, parole de tendresse, d’amour, de pardon. Ce pain c’est l'Eucharistie.        <br />
              <br />
       Il est important que chaque dimanche nous profitions de la messe dominicale pour venir nous nourrir. Nous pouvons le faire même plus souvent. Certaines personnes le font à chaque jour. Notre pain de vie c’est le Corps de Jésus présent dans l’Eucharistie.       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Jésus nous redit ce matin en répondant aux récriminations et à l’incrédulité des personnes qui l’entourent : « Prenez, mangez, buvez,  Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain,  il vivra éternellement.  Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » La chair dont parle Jésus ici ce n’est pas son organisme biologique, c’est toute sa personne vivante et agissante par ses actes et ses paroles.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie vient nourrir notre propre histoire de la présence de Jésus lui-même comme la nourriture qui a relevé le prophète Élie. Cette présence nous relève, nous remet debout quels que soient nos manques, nos péchés. Elle nous redonne force et énergie pour reprendre ou simplement continuer notre route et marcher quarante jours et quarante nuits comme le prophète Élie ce qui veut dire tout le temps de notre vie pour enfin atteindre, toujours comme le prophète Élie, le mont Horeb, la montage de Dieu,  où nous attend le Père.        <br />
              <br />
       L’Eucharistie nous permet de vivre notre vie la tête bien haute et de marcher jusqu’à Dieu lui-même parce Jésus nous en fait la promesse : « le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas… si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe aujourd’hui soit ce moment de ressourcement dont nous avons tant besoin. Et que la communion que nous ferons nous fortifie et nous soutienne comme la nourriture que l’ange a fournie à Élie pour qu’il continue sa route.       <br />
              <br />
       Ainsi au terme de notre vie, nous pourrons entrer dans la vie qui ne finit pas et qui est déjà commencée pour la continuer en union avec le Christ toujours vivant dans la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       6 août 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Repise  avec corrections de l'homélie du 7 août 2018 et 3 août 2021       <br />
              <br />
       AT explique le NT       <br />
              <br />
       thême        <br />
              <br />
       Se lever, s'approcher, faire un effort       <br />
       pour être fortifié, renforci       <br />
              <br />
       Élie reçoit une nourriture mystérieuse qui vient du ciel       <br />
       le pain qui descend du ciel est tel        <br />
       que celui qui en mange ne mourra pas.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B       <br />
       </b>       <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu’à la montagne de Dieu » (1 R 19, 4-8)       <br />
              <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
       le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel,       <br />
           marcha toute une journée dans le désert.       <br />
       Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson,        <br />
       et demanda la mort en disant :        <br />
       « Maintenant, Seigneur, c’en est trop !        <br />
       Reprends ma vie :        <br />
       je ne vaux pas mieux que mes pères. »        <br />
           Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit.        <br />
       Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit :        <br />
       « Lève-toi, et mange ! »        <br />
           Il regarda, et il y avait près de sa tête        <br />
       une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau.        <br />
       Il mangea, il but, et se rendormit.       <br />
           Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit :        <br />
       « Lève-toi, et mange,        <br />
       car il est long, le chemin qui te reste. »        <br />
           Élie se leva, mangea et but.        <br />
       Puis, fortifié par cette nourriture,        <br />
       il marcha quarante jours et quarante nuits        <br />
       jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       L’ange du Seigneur campe alentour       <br />
       pour libérer ceux qui le craignent.       <br />
       Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !       <br />
       Heureux qui trouve en lui son refuge !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vivez dans l’amour, comme le Christ » (Ep 4, 30 – 5, 2)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu,        <br />
       qui vous a marqués de son sceau       <br />
       en vue du jour de votre délivrance.        <br />
           Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes,        <br />
       tout cela doit être éliminé de votre vie,        <br />
       ainsi que toute espèce de méchanceté.        <br />
           Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.        <br />
       Pardonnez-vous les uns aux autres,        <br />
       comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.       <br />
              <br />
       Oui, cherchez à imiter Dieu,        <br />
       puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.        <br />
           Vivez dans l’amour,        <br />
       comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous,        <br />
       s’offrant en sacrifice à Dieu,        <br />
       comme un parfum d’agréable odeur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 41-51)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Juifs récriminaient contre Jésus        <br />
       parce qu’il avait déclaré :        <br />
       « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »        <br />
           Ils disaient :        <br />
       « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ?        <br />
       Nous connaissons bien son père et sa mère.        <br />
       Alors comment peut-il dire maintenant :        <br />
       ‘Je suis descendu du ciel’ ? »        <br />
           Jésus reprit la parole :        <br />
       « Ne récriminez pas entre vous.        <br />
           Personne ne peut venir à moi,        <br />
       si le Père qui m’a envoyé ne l’attire,        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           Il est écrit dans les prophètes :        <br />
       Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.        <br />
       Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement        <br />
       vient à moi.        <br />
           Certes, personne n’a jamais vu le Père,        <br />
       sinon celui qui vient de Dieu :        <br />
       celui-là seul a vu le Père.        <br />
           Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       il a la vie éternelle, celui qui croit.        <br />
           Moi, je suis le pain de la vie.        <br />
           Au désert, vos pères ont mangé la manne,        <br />
       et ils sont morts ;        <br />
           mais le pain qui descend du ciel est tel        <br />
       que celui qui en mange ne mourra pas.       <br />
           Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602284-57034202.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fortifie-par-cette-nourriture-il-marcha_a1189.html</link>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B : « Cailles et manne » </title>
   <pubDate>Tue, 30 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 4 août 2024. « Cailles et manne ». Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 16, 2-4.12-15, Éphésiens 4, 17.20-24 et Jean 6, 24-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602280-57034191.jpg?v=1622233145" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B : « Cailles et manne » " title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B : « Cailles et manne » " />
     </div>
     <div>
      La première lecture nous parle de cailles et de manne. Les cailles sont des petits oiseaux délicieux à consommer et la manne était, semble-t-il, une espèce d’herbe comestible qui poussait dans le désert. N’ayez crainte, je ne vous donnerez pas des recettes pour les utiliser en cuisine. Ce qui serait intéressant peut-être! Mais ici, ce matin, je me contenterai de les regarder comme nourriture. C’est la raison pour laquelle, je pense, on a retenu ce passage du live de l’Exode comme première lecture qui reçoit une application stimulante dans les paroles de Jésus que l’Évangile nous rapporte       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Des images </span>       <br />
              <br />
       Comme je viens de le dire, ces deux aliments,  les cailles et la manne, sont présentés comme une nourriture et même une nourriture merveilleuse. Vous le voyez, on est dans un monde très riche et très varié, celui de la nourriture. Lorsqu’il est question de nourriture, on peut penser aux marchés d’alimentation que nous fréquentons  ou aux marchés en plein air  où les gens à chaque jour viennent chercher ce qui les nourrira. On peut penser aussi aux images venues d'Afrique ou on voit des gens en train d’écraser les grains de mil ou de sorgo.  On pourrait continuer encore longtemps avec ces images. Je m’arrête pour essayer de dégager ce qui se dégage des images de nourriture : les cailles et la manne qui ont inspiré Jésus dans le passage de l’évangile qu’on vient de lire.  Il en ressort, selon moi, deux chose importantes  que Jésus veut nous faire comprendre :  croissance et soutien de la vie qu'il applique à la nourriture que lui donne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les effets de la nourriture</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, la nourriture est là pour assurer le développement et la croissance des êtres. Regardons un jeune enfant ou encore un adolescent ou une adolescente. Dans les deux cas, ils se nourrissent avidement parfois. Pourquoi? . L’enfant passe ses premiers mois à se gaver au sein de sa mère puis, par la suite, à se nourrir le mieux possible pour bien former son corps. L’adolescent ou l'adolescente connaît une période intensive qui lui échappe parfois où son organisme demande continuellement d’être alimenté de toutes sortes de façons.        <br />
              <br />
       Voilà donc une première caractéristique de toute nourriture : la croissance et le développement de la personne de qu'empêchent les famines. C’est la même chose dans le règne animal.       <br />
              <br />
       Deuxième caractéristique de la nourriture : le soutien de la vie. Regardons  maintenant à l’autre bout du parcours humain et observons les personnes âgées. Elles sont soucieuses de leur nourriture parce qu'elles ont besoin de se garder en forme malgré leurs limites. Leur proches leurs disent souvent « Maman, Papa, tu ne manges pas assez ». Ou encore ils vont les aider à manger à chaque repas lorsqu’elles sont incapables de le faire par elles-mêmes. On leur facilite la tâche. C’est grâce à la nourriture  que nous demeurons en vie. Sans nourriture pas de vie. Les camps de réfugiés nous le lancent en pleine face parfois, lorsque que les organismes d’aide internationale ne peuvent suffire. Ce sont alors de milliers et des milliers de personne qui décèdent comme ce qui se produit dans la guerre à Gaza en Palestine actuellement.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C’est sur cette lancée que nous pouvons maintenant relire les paroles que l’évangéliste saint Jean met dans la bouche de Jésus.       <br />
              <br />
       Dans ce passage Jésus, après avoir fait le miracle de la multiplication des pains, en dégage des leçons.  Il commence par une invitation : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme ».        <br />
              <br />
       Ce faisant,  Jésus veut sensibiliser ses auditeurs et auditrices à ce qui est important dans la vie. Il faut être conscient que les besoins physiques ne sont pas les seuls que nous avons. Nous sommes comme humains des êtres non seulement corporels mais aussi spirituels par notre intelligence et notre esprit. Au-delà des nourritures physiques, il y a des nourritures plus spirituelles comme l’art, la contemplation de la nature, les amitiés etc. Nous en avons besoin si nous voulons croître et nous développer comme personne humaine. Jésus ajoute que toutes ces nourritures humaines, physiques ou spirituelles restent, ne donnent pas ce que lui donne. Elles sont limitées, la nourriture qu’il donne, lui, est bien supérieure, car elle conduit à la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Par la suite, Jésus continue en révélant que cette nourriture spirituelle qu’il donne et dont toute personne humaine a besoin a son origine en Dieu. « Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »       <br />
              <br />
       Quelle belle révélation! La multiplication des pains est l’occasion pour Jésus de nous donner l’heure juste sur la nourriture dont notre être a besoin. Ce serait une vision à courte vue que de se limiter à toutes les nourritures humaines,  physiques ou même spirituelles,  en les séparant de leur auteur qui est Dieu qui les donne comme un père ou une mère qui nourrit ses enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la merveilleuse révélation de ce passage. Notre Dieu est un Père qui s’occupe de nous nourrir pour nous faire grandir et nous développer dans la foi et nous garder remplis de la vie même de Dieu qui est en nous par le sacrement du Baptême.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Au cours de cette célébration prenons la peine de répéter avec confiance la prière que font les disciples «  Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là ».       <br />
              <br />
       Ce pain-là viendra au moment où nous avons faim. Il arrivera par surprise parfois comme les cailles et la manne. Il sera donné en abondance. Il permettra d’avancer avec vigueur sur la route qui est la nôtre par les voies où le Seigneur nous conduit.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous présente sous le signe du Pain et du Vin la vraie nourriture que Dieu donne soit notre vie et qu’elle se développe en vie éternelle pour tous et toutes, ce que je vous souhaite de tout cœur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
       30 juillet 2024       <br />
              <br />
       <!-- Homélie reprise avec correction de celle du        <br />
       31  juillet 2018 et du 27 juillet 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous » (Ex 16, 2-4.12-15)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël        <br />
       récriminait contre Moïse et son frère Aaron.        <br />
           Les fils d’Israël leur dirent :        <br />
       « Ah ! Il aurait mieux valu mourir        <br />
       de la main du Seigneur, au pays d’Égypte,        <br />
       quand nous étions assis près des marmites de viande,        <br />
       quand nous mangions du pain à satiété !        <br />
       Vous nous avez fait sortir dans ce désert        <br />
       pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :        <br />
       « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous.        <br />
       Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne,        <br />
       et ainsi je vais le mettre à l’épreuve :        <br />
       je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi.       <br />
           J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande        <br />
       et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété.        <br />
       Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.’ »        <br />
              <br />
           Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ;        <br />
       et, le lendemain matin,        <br />
       il y avait une couche de rosée autour du camp.        <br />
           Lorsque la couche de rosée s’évapora,        <br />
       il y avait, à la surface du désert, une fine croûte,        <br />
       quelque chose de fin comme du givre, sur le sol.        <br />
           Quand ils virent cela,        <br />
       les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre :        <br />
       « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?),        <br />
       car ils ne savaient pas ce que c’était.        <br />
       Moïse leur dit :        <br />
       « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 77 (78), 3.4ac, 23-24, 25.52a.54a)       <br />
       R/ Le Seigneur donne le pain du ciel ! (cf. 77, 24b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté :       <br />
       et nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il commande aux nuées là-haut,       <br />
       il ouvre les écluses du ciel :       <br />
       pour les nourrir il fait pleuvoir la manne,       <br />
       il leur donne le froment du ciel.       <br />
              <br />
       Chacun se nourrit du pain des Forts,       <br />
       il les pourvoit de vivres à satiété.       <br />
       Tel un berger, il conduit son peuple.       <br />
       Il le fait entrer dans son domaine sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé selon Dieu » (Ep 4, 17.20-24)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur :        <br />
       vous ne devez plus vous conduire comme les païens        <br />
       qui se laissent guider par le néant de leur pensée.       <br />
           Mais vous, ce n’est pas ainsi        <br />
       que l’on vous a appris à connaître le Christ,        <br />
           si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet        <br />
       s’accordent à la vérité qui est en Jésus.        <br />
           Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois,        <br />
       c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises        <br />
       qui l’entraînent dans l’erreur.        <br />
           Laissez-vous renouveler        <br />
       par la transformation spirituelle de votre pensée.        <br />
           Revêtez-vous de l’homme nouveau,        <br />
       créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6, 24-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quand la foule vit que Jésus n’était pas là,        <br />
       ni ses disciples,        <br />
       les gens montèrent dans les barques        <br />
       et se dirigèrent vers Capharnaüm        <br />
       à la recherche de Jésus.        <br />
           L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :        <br />
       « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »        <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       vous me cherchez,        <br />
       non parce que vous avez vu des signes,        <br />
       mais parce que vous avez mangé de ces pains        <br />
       et que vous avez été rassasiés.        <br />
           Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,        <br />
       mais pour la nourriture qui demeure        <br />
       jusque dans la vie éternelle,        <br />
       celle que vous donnera le Fils de l’homme,        <br />
       lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »        <br />
           Ils lui dirent alors :        <br />
       « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »        <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « L’œuvre de Dieu,        <br />
       c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »        <br />
           Ils lui dirent alors :        <br />
       « Quel signe vas-tu accomplir        <br />
       pour que nous puissions le voir, et te croire ?        <br />
       Quelle œuvre vas-tu faire ?        <br />
           Au désert, nos pères ont mangé la manne ;        <br />
       comme dit l’Écriture :        <br />
       Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »        <br />
       Jésus leur répondit :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       ce n’est pas Moïse        <br />
       qui vous a donné le pain venu du ciel ;        <br />
       c’est mon Père        <br />
       qui vous donne le vrai pain venu du ciel.        <br />
           Car le pain de Dieu,        <br />
       c’est celui qui descend du ciel        <br />
       et qui donne la vie au monde. »       <br />
           Ils lui dirent alors :        <br />
       « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »       <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « Moi, je suis le pain de la vie.        <br />
       Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;        <br />
       celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602280-57034191.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Cailles-et-manne_a1188.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78602278</guid>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <pubDate>Tue, 23 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 28 juillet 2024 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602278-57034188.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous a rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui sont des signes.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes-signes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé comme signes indiquent un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle. Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus comme signes nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les cinq pains d’orge et les deux poissons        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont là comme une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont le signe de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour.        <br />
              <br />
       Cette multiplication des pains et des poissons indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage, ce n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en  a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste qui est un signe à retenir  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.        <br />
              <br />
       Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
       Le troisième et dernier geste retenu comme signe est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers.        <br />
              <br />
       Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains et des poissons est en elle-même toujours active encore pour nous aujourd’hui. Nous croyons que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de personne baptisée avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015 et 25 juillet 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte : la mission de Jésus est de nous nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.  Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont, dit saint Jean, des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec Les miracles de l’évangile sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
       --><!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018 et du 20 juillet 2021. -->        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602278-57034189.jpg?v=1626880639" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602278-57034189.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1187.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-72201742</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année A le 11 juin 2023. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72201742-50248987.jpg?v=1683635121" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle. Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. La nourriture spirituelle que Dieu donne et que la « manne » dans le désert annonce c'est Jésus lui-même, son Corps et son Sang. Écoutons Jésus.       <br />
              <br />
       « Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Je suis le Pain de vie. Celui qui me mange vivra éternellement ».        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Le Corps crucifié et le Sang versé deviennent  la nourriture de nos vies.        <br />
              <br />
       « Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang » écrit saint Thomas d'Aquin dans la séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> , Et il explique : «  Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce. »       <br />
              <br />
       C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui,  se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
               <br />
       III– <span style="font-style:italic">Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 juin 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 13 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72201742-50248987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-Nous-avons-tous-part-a-un_a1123.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-63484658</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Jun 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année C le 19 juin 2022 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Luc 9, 11b-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/63484658-45758183.jpg?v=1649021046" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année C : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »" />
     </div>
     <div>
      Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne.        <br />
              <br />
       En effet la Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Revenons au récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’il les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain.       <br />
              <br />
       Jésus offre par  sa Parole et par sa vie cette nourriture qui n'est pas seulement matérielle, elle est une nourriture spirituelle, elle réconforte, elle soutient, elle est communion avec Lui et avec la communauté, elle ne se tarit jamais.  Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes ont, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008, <!--et le prochain qui aura lieu à Budapest en 2020 -->entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs villes.        <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 mai 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Version réduite       <br />
              <br />
       La Fête-Dieu que la liturgie nomme la Solennité du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête qui nous fait entrer au cœur du mystère de Jésus qui se donne à nous et au cœur de notre union mystérieuse avec Lui dans les sacrements, notamment dans le sacrement de l’Eucharistie que nous célébrons de façon particulière aujourd’hui.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui est au-delà du pain matériel </span>       <br />
              <br />
       Le récit de la multiplication des pains que nous venons de lire permet de revisiter et de revoir notre dévotion à l’Eucharistie, dans l’adoration eucharistique et surtout dans la célébration de l’Eucharistie dominicale ou quotidienne. Regardons de plus près le récit de l’évangile. Que nous dit-il? Il surprend, bien entendu, surtout si on se demande comment cela a-t-il pu se réaliser avec si peu de ressources? Si nous en restons à cette question nous perdons un peu notre temps. Car nous devons déclarer forfait : on n’en sait rien. Par ailleurs, si nous reprenons le récit en détail, on  découvre que les apôtres sont représentés comme les agents nécessaires du geste que Jésus va faire pour nourrir toute la foule : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » « Faites-les asseoir par groupes de cinquante » « Il les donna à ses disciples pour qu’il les distribuent à tout le monde » « L’on ramassa les morceaux qui restaient, cela remplit douze paniers ».       <br />
              <br />
        La participation des apôtres au geste de Jésus en fait des instruments pour continuer de répandre une nourriture qu’ils n’ont pas créée, qui les dépasse et qui s’adresse à tous ceux et celles qui en veulent. L'homme ne se nourrit pas seulement de pain. Jésus se présente ici comme porteur et donneur de vie, tel est le message de cet épisode de la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic"> Un devoir de transmission</span>       <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de ce message  que Jésus le soir du Jeudi Saint en consacrant le Pain et le Vin lui donnera tout son sens.  « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson» (Jean 6, 55) avait-il dit dans le discours sur le Pain de vie après un autre geste de multiplication des pains. Et à la Cène, avant de mourir, il se donne tout entier en disant « Ceci est mon Corps » sur le pain et « Ceci est mon Sang » sur la coupe de vin.        <br />
              <br />
       Les premières communauté chrétiennes l'ont bien compris et, très tôt (aux environs de 65 après Jésus-Christ) comme on le voit dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens, elle sont fait mémoire de ces gestes et les ont transmis aux générations subséquentes. La Cène du Seigneur que raconte saint Paul c’est la même que notre Eucharistie dominicale. Les paroles et les gestes qui nous y faisons témoignent de la présence de Jésus ici et maintenant en nous rappelant sa mort et sa résurrection « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
              <br />
       Vous voyez qu’il y a une continuité entre la multiplication des pains et l’Eucharistie que nous célébrons. Ici rassemblés, nous offrons, comme les chrétiens de Corinthe autour de saint Paul,  le Pain et le Vin pour rendre grâces à Dieu et faire mémoire de son Fils Jésus dont le Corps et le Sang sont pour nous la nourriture qui nous donne la vie, « la vie en abondance » (Jean 10, 10).        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La dévotion au Très Saint-Sacrement</span>       <br />
              <br />
       C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens à partir du Moyen Âge ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang.         <br />
              <br />
       Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : «  La chair est une nourriture, le sang un breuvage,  pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span> qui sert de séquence,  y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une intimité à nulle autre pareille.        <br />
              <br />
       Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les processions du Très Saint-Sacrement que j’ai connues dans ma jeunesse alors qu’on faisait un « reposoir » très décoré près de chez nous pour accueillir la procession qui y faisait un arrêt avant de retourner à l’église.       <br />
              <br />
       Les congrès eucharistiques internationaux, comme celui tenu à Québec en 2008,entretiennent ces manifestations de foi au niveau international.       <br />
              <br />
       Même si les processions du Très Saint-Sacrement sont de plus en plus rares, la pratique de l’adoration eucharistique connaît une popularité constante dans des chapelles qui lui sont consacrées en plusieurs villes.        <br />
              <br />
       Depuis Vatican II, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il ne s’agit plus seulement d’un colloque intime avec Jésus mais aussi d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. Ainsi les adorateurs et adoratrices s’offrent en union avec l’Église toute entière et avec Jésus qui continue de le faire partout et à toute heure dans les célébrations eucharistiques aux quatre coins de la planète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours car le Christ dans l’Eucharistie continue de se donner pour le monde et nous entraîne à faire de même.        <br />
              <br />
       Il nous donne son Corps et son Sang pour que nous devenions à notre tour capables de donner notre corps et notre sang comme Lui afin que le monde où nous vivons voit les signes de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui continuent de se répandre sur tous et toutes sans regarder leurs péchés, leurs fautes ou leurs erreurs.       <br />
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       Que cette fête aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain.        <br />
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Melkisédek offre le pain et le vin (Gn 14, 18-20)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Melkisédek, roi de Salem,       <br />
       fit apporter du pain et du vin :       <br />
       il était prêtre du Dieu très-haut.       <br />
           Il bénit Abram en disant :       <br />
       « Béni soit Abram par le Dieu très-haut,       <br />
       qui a fait le ciel et la terre ;       <br />
           et béni soit le Dieu très-haut,       <br />
       qui a livré tes ennemis entre tes mains. »       <br />
       Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)       <br />
       R/ Tu es prêtre à jamais,       <br />
       selon l’ordre de Melkisédek. (cf. Ps 109, 4)       <br />
              <br />
       Oracle du Seigneur à mon seigneur :       <br />
       « Siège à ma droite,       <br />
       et je ferai de tes ennemis       <br />
       le marchepied de ton trône. »       <br />
              <br />
       De Sion, le Seigneur te présente       <br />
       le sceptre de ta force :       <br />
       « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »       <br />
              <br />
       Le jour où paraît ta puissance,       <br />
       tu es prince, éblouissant de sainteté :       <br />
       « Comme la rosée qui naît de l’aurore,       <br />
       je t’ai engendré. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur l’a juré       <br />
       dans un serment irrévocable :       <br />
       « Tu es prêtre à jamais       <br />
       selon l’ordre du roi Melkisédek. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères       <br />
           j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,       <br />
       et je vous l’ai transmis :       <br />
       la nuit où il était livré,       <br />
       le Seigneur Jésus prit du pain,       <br />
           puis, ayant rendu grâce,       <br />
       il le rompit, et dit :       <br />
       « Ceci est mon corps, qui est pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Après le repas, il fit de même avec la coupe,       <br />
       en disant :       <br />
       « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.       <br />
       Chaque fois que vous en boirez,       <br />
       faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain       <br />
       et que vous buvez cette coupe,       <br />
       vous proclamez la mort du Seigneur,       <br />
       jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,       <br />
       et guérissait ceux qui en avaient besoin.       <br />
           Le jour commençait à baisser.       <br />
       Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :       <br />
       « Renvoie cette foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs       <br />
       afin d’y loger et de trouver des vivres ;       <br />
       ici nous sommes dans un endroit désert. »       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.       <br />
       À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture       <br />
       pour tout ce peuple. »       <br />
           Il y avait environ cinq mille hommes.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »       <br />
           Ils exécutèrent cette demande       <br />
       et firent asseoir tout le monde.       <br />
           Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction sur eux,       <br />
       les rompit       <br />
       et les donna à ses disciples       <br />
       pour qu’ils les distribuent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;       <br />
       puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/63484658-45758183.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-C-Donnez-leur-vous-memes-a_a1069.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-56745155</guid>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fortifié par cette nourriture, il marcha...  » </title>
   <pubDate>Tue, 03 Aug 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 8 août 2021 « Fortifié par cette nourriture, il marcha... » . Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : 1 Rois 19, 4-8, Éphésiens 4, 30 – 5, 2 et Jean 6, 41-51.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56745155-42187749.jpg?v=1622686445" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fortifié par cette nourriture, il marcha...  » " title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fortifié par cette nourriture, il marcha...  » " />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin un ensemble de lectures qui se complètent mutuellement comme c’est le cas bien souvent dans la liturgie des dimanches. Ici l’aventure du prophète Élie est une annonce de la nôtre comme chrétien baptisé dans un monde hostile parfois comme celui qu’a rencontré Élie.       <br />
               <br />
       Regardons de plus près ce qui se passe avec Élie pour en tirer des enseignements pour nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’histoire du prophète Élie</span>       <br />
              <br />
       Élie est un prophète et donc c’est quelqu’un qui parle au nom de Dieu. Il interpelle, il ouvre à ce que Dieu désire pour son peuple. Il fait connaître les volontés de Dieu. Un prophète intervient souvent dans l’adversité pour inviter le peuple hébreu à garder courage, pour lui dire que son Dieu est toujours fidèle à l’Alliance qu’il a faite avec Abraham et Moïse. Parfois, le prophète est bien dérangeant aussi, car il défait les idées préconçues sur Dieu et met les horloges à l’heure de Dieu pourrait-on dire.       <br />
              <br />
       Ainsi le prophète Élie que l’on retrouve aujourd'hui a eu des démêlés très importants avec la reine qui s’appelait Jézabel et  qui était une païenne. Celle-ci voulait imposer ses dieux au peuple d’Israël. Élie va poser un geste inhabituel pour contrer l’influence de la reine. Il organise une rencontre pour démontrer la supériorité de son Dieu sur les dieux païens de la reine. Il réussit par une grâce de Dieu à faire disparaître tous les prêtres du dieu de la reine qui se nomme Baal.        <br />
              <br />
       C’est ce qui explique que dans la première lecture nous retrouvons Élie en fuite. Il n’est pas très fier de lui, de ce qu’il a fait et avec raison. Il a encouragé le massacre des prêtres de Baal. Fatigué, il s’assoit à l’ombre d’un buisson. Désabusé, se sentant coupable, ne voyant plus d’avenir pour lui, il implore Dieu de venir prendre sa vie. Il ne veut plus qu’une chose : mourir. Enfin, il s’endort.       <br />
              <br />
       Pendant son sommeil, voilà qu’un ange le touche et lui dit : « Lève-toi et mange, autrement le chemin sera trop long pour toi ».  « Élie se leva, mangea et but, nous dit la Parole de Dieu, puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montage de Dieu ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire du prophète Élie est comme une parabole, une image remplie d'enseignements pour chacun et chacune de nous. Pour nous aussi, la route de nos vies se fait parfois longue, lourde, remplie d’obstacles, de souffrances, de difficultés de toutes sortes, de maladies, de deuils etc. Bien souvent nous nous retrouvons démunis. Il peut aussi arriver que nous ayons posé des gestes qui ont fait beaucoup de mal. Nous pouvons, comme Élie, avoir atteint le fond de ce qui nous est supportable et penser que la meilleure solution serait de mourir.       <br />
              <br />
       Mais voilà où les paroles de l’Évangile prennent tout leur sens. Sur notre route quelle qu’elle soit, il y a un pain de vie, pour la route de tous les jours, la route du quotidien. C'est un pain pour nous garder en vie, c’est pain pour restaurer notre vie, c‘est un pain qui est aussi Parole, parole de tendresse, d’amour, de pardon. Ce pain c’est l'Eucharistie.        <br />
              <br />
       Il est important que chaque dimanche nous profitions de la messe dominicale pour venir nous nourrir. Nous pouvons le faire même plus souvent. Certaines personnes le font à chaque jour. Notre pain de vie c’est le Corps de Jésus présent dans l’Eucharistie.       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Jésus nous redit ce matin en répondant aux récriminations et l’incrédulité des personnes qui l’entourent : « Prenez, mangez, buvez,  Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain,  il vivra éternellement.  Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » La chair dont parle Jésus ici ce n’est pas son organisme biologique, c’est toute sa personne vivante et agissante par ses actes et ses paroles.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie vient nourrir notre propre histoire de la présence de Jésus lui-même comme la nourriture qui a relevé le prophète Élie. Cette présence nous relève, nous remet debout quels que soient nos manques, nos péchés. Elle nous redonne force et énergie pour reprendre ou simplement continuer notre route et marcher quarante jours et quarante nuits comme le prophète Élie ce qui veut dire toute le temps de notre vie pour enfin arriver, atteindre, toujours comme le prophète Élie, le mont Horeb, la montage de Dieu,  où nous attend le Père.        <br />
              <br />
       L’Eucharistie nous permet de vivre notre vie la tête bien haute et de marcher jusqu’à Dieu lui-même parce Jésus nous en fait la promesse : « le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas… si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe aujourd’hui soit ce moment de ressourcement dont nous avons tant besoin. Et que la communion que nous ferons nous fortifie et nous soutienne comme la nourriture que l’ange a fournie à Élie pour qu’il continue sa route.       <br />
              <br />
       Ainsi au terme de notre vie, nous pourrons entrer dans la vie qui ne finit pas et qui est déjà commencée pour la continuer en union avec le Christ toujours vivant dans la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       le 3 août 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Repise  avec corrections de l'homélie du 7 août 2018       <br />
       AT explique le NT       <br />
              <br />
       thême        <br />
              <br />
       Se lever, s'approcher, faire un effort       <br />
       pour être fortifié, renforci       <br />
              <br />
       Élie reçoit une nourriture mystérieuse qui vient du ciel       <br />
       le pain qui descend du ciel est tel        <br />
       que celui qui en mange ne mourra pas.       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B       <br />
       </b>       <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu’à la montagne de Dieu » (1 R 19, 4-8)       <br />
              <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
       le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel,       <br />
           marcha toute une journée dans le désert.       <br />
       Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson,        <br />
       et demanda la mort en disant :        <br />
       « Maintenant, Seigneur, c’en est trop !        <br />
       Reprends ma vie :        <br />
       je ne vaux pas mieux que mes pères. »        <br />
           Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit.        <br />
       Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit :        <br />
       « Lève-toi, et mange ! »        <br />
           Il regarda, et il y avait près de sa tête        <br />
       une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau.        <br />
       Il mangea, il but, et se rendormit.       <br />
           Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit :        <br />
       « Lève-toi, et mange,        <br />
       car il est long, le chemin qui te reste. »        <br />
           Élie se leva, mangea et but.        <br />
       Puis, fortifié par cette nourriture,        <br />
       il marcha quarante jours et quarante nuits        <br />
       jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       L’ange du Seigneur campe alentour       <br />
       pour libérer ceux qui le craignent.       <br />
       Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !       <br />
       Heureux qui trouve en lui son refuge !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vivez dans l’amour, comme le Christ » (Ep 4, 30 – 5, 2)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu,        <br />
       qui vous a marqués de son sceau       <br />
       en vue du jour de votre délivrance.        <br />
           Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes,        <br />
       tout cela doit être éliminé de votre vie,        <br />
       ainsi que toute espèce de méchanceté.        <br />
           Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.        <br />
       Pardonnez-vous les uns aux autres,        <br />
       comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.       <br />
              <br />
       Oui, cherchez à imiter Dieu,        <br />
       puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.        <br />
           Vivez dans l’amour,        <br />
       comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous,        <br />
       s’offrant en sacrifice à Dieu,        <br />
       comme un parfum d’agréable odeur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 41-51)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Juifs récriminaient contre Jésus        <br />
       parce qu’il avait déclaré :        <br />
       « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »        <br />
           Ils disaient :        <br />
       « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ?        <br />
       Nous connaissons bien son père et sa mère.        <br />
       Alors comment peut-il dire maintenant :        <br />
       ‘Je suis descendu du ciel’ ? »        <br />
           Jésus reprit la parole :        <br />
       « Ne récriminez pas entre vous.        <br />
           Personne ne peut venir à moi,        <br />
       si le Père qui m’a envoyé ne l’attire,        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           Il est écrit dans les prophètes :        <br />
       Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.        <br />
       Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement        <br />
       vient à moi.        <br />
           Certes, personne n’a jamais vu le Père,        <br />
       sinon celui qui vient de Dieu :        <br />
       celui-là seul a vu le Père.        <br />
           Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       il a la vie éternelle, celui qui croit.        <br />
           Moi, je suis le pain de la vie.        <br />
           Au désert, vos pères ont mangé la manne,        <br />
       et ils sont morts ;        <br />
           mais le pain qui descend du ciel est tel        <br />
       que celui qui en mange ne mourra pas.       <br />
           Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56745155-42187749.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fortifie-par-cette-nourriture-il-marcha_a1020.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B : « Cailles et manne » </title>
   <pubDate>Tue, 27 Jul 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 1 août 2021. « Cailles et manne ». Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 16, 2-4.12-15, Éphésiens 4, 17.20-24 et Jean 6, 24-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061161-41817818.jpg?v=1622233145" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B : « Cailles et manne » " title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année B : « Cailles et manne » " />
     </div>
     <div>
      La première lecture nous parle de cailles et de manne. Les cailles sont des petits oiseaux délicieux à consommer et la manne était, semble-t-il, une espèce d’herbe comestible qui poussait dans le désert. N’ayez crainte, je ne vous donnerez pas des recettes pour les utiliser en cuisine. Ce qui serait intéressant peut-être! Mais ici, ce matin, je me contenterai de les regarder comme nourriture. C’est la raison pour laquelle, je pense, on a retenu ce passage du live de l’Exode comme première lecture qui reçoit une application stimulante dans les paroles de Jésus que l’Évangile nous rapporte       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Des images </span>       <br />
              <br />
       Comme je viens de le dire, ces deux aliments,  les cailles et la manne, sont présentés comme une nourriture et même une nourriture merveilleuse. Vous le voyez, on est dans un monde très riche et très varié, celui de la nourriture. Lorsqu’il est question de nourriture, on peut penser aux marchés d’alimentation que nous fréquentions  malgré la pandémie,  ou aux marchés en plein air qui reprennent vie et où les gens à chaque jour viennent chercher ce qui les nourrira. On peut penser aussi aux images venues d'Afrique ou on voit des gens en train d’écraser les grains de mil ou de sorgo.  On pourrait continuer encore longtemps avec ces images. Je m’arrête pour essayer de dégager ce qui se dégage des images de nourriture : les cailles et la manne qui ont inspiré Jésus dans le passage de l’évangile qu’on vient de lire.  Il en ressort, selon moi, deux chose importantes  que Jésus veut nous faire comprendre :  croissance et soutien de la vie qu'il applique à la nourriture que lui donne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les effets de la nourriture</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, la nourriture est là pour assurer le développement et la croissance des êtres. Regardons un jeune enfant ou encore un adolescent ou une adolescente. Dans les deux cas, ils se nourrissent avidement parfois. Pourquoi? . L’enfant passe ses premiers mois à se gaver au sein de sa mère puis, par la suite, à se nourrir le mieux possible pour bien former son corps. L’adolescent ou l'adolescente connaît une période intensive qui lui échappe parfois où son organisme demande continuellement d’être alimenté de toutes sortes de façons.         <br />
              <br />
       Voilà donc une première caractéristique de toute nourriture : la croissance et le développement de la personne. C’est la même chose dans le règne animal.       <br />
              <br />
       Deuxième caractéristique de la nourriture : le soutien de la vie. Regardons  maintenant à l’autre bout du parcours humain et observons les personnes âgées. Elles sont soucieuses de leur nourriture parce qu'elles ont besoin de se garder en forme malgré leurs limites. Leur proches leurs disent souvent « Maman, Papa, tu ne manges pas assez ». Ou encore ils vont les aider à manger à chaque repas lorsqu’elles sont incapables de le faire par elles-mêmes. On leur facilite la tâche. C’est grâce à la nourriture  que nous demeurons en vie. Sans nourriture pas de vie. Les camps de réfugiés nous le lancent en pleine face parfois, lorsque que les organismes d’aide internationale ne peuvent suffire. Ce sont alors de milliers et des milliers de personne qui décèdent.       <br />
              <br />
       III - Application       <br />
              <br />
       C’est sur cette lancée que nous pouvons maintenant relire les paroles que l’évangéliste saint Jean met dans la bouche de Jésus.       <br />
              <br />
       Dans ce passage Jésus, après avoir fait le miracle de la multiplication des pains, en dégage des leçons.  Il commence par une invitation : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme ».        <br />
              <br />
       Ce faisant,  Jésus veut sensibiliser ses auditeurs et auditrices à ce qui est important dans la vie. Il faut être conscient que les besoins physiques ne sont pas les seuls que nous avons. Nous sommes comme humains des êtres non seulement corporels mais aussi spirituels par notre intelligence et notre esprit. Au-delà des nourritures physiques, il y a des nourritures plus spirituelles comme l’art, la contemplation de la nature, les amitiés etc. Nous en avons besoin si nous voulons croître et nous développer comme personne humaine. Jésus ajoute que toutes ces nourritures humaines, physiques ou spirituelles restent, ne donnent pas ce que lui donne. Elles sont limitées, la nourriture qu’il donne, lui, est bien supérieure, car elle conduit à la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Par la suite, Jésus continue en révélant que cette nourriture spirituelle qu’il donne et dont toute personne humaine a besoin a son origine en Dieu. « Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »       <br />
              <br />
       Quelle belle révélation! La multiplication des pains est l’occasion pour Jésus de nous donner l’heure juste sur la nourriture dont notre être a besoin. Ce serait une vision à courte vue que de se limiter à toutes les nourritures humaines,  physiques ou même spirituelles,  en les séparant de leur auteur qui est Dieu qui les donne comme un père ou une mère qui nourrit ses enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la merveilleuse révélation de ce passage. Notre Dieu est un Père qui s’occupe de nous nourrir pour nous faire grandir et nous développer dans la foi et nous garder remplis de la vie même de Dieu qui est en nous par le sacrement du Baptême.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Au cours de cette célébration prenons la peine de répéter avec confiance la prière que font les disciples «  Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là ».       <br />
              <br />
       Ce pain-là viendra au moment où nous avons faim. Il arrivera par surprise parfois comme les cailles et la manne. Il sera donné en abondance. Il permettra d’avancer avec vigueur sur la route qui est la nôtre par les voies où le Seigneur nous conduit.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous présente sous le signe du Pain et du Vin la vraie nourriture que Dieu donne soit notre vie et qu’elle se développe en vie éternelle pour tous et toutes, ce que je vous souhaite de tout cœur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
       27 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!-- Homélie reprise avec correction de celle du        <br />
       31  juillet 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous » (Ex 16, 2-4.12-15)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël        <br />
       récriminait contre Moïse et son frère Aaron.        <br />
           Les fils d’Israël leur dirent :        <br />
       « Ah ! Il aurait mieux valu mourir        <br />
       de la main du Seigneur, au pays d’Égypte,        <br />
       quand nous étions assis près des marmites de viande,        <br />
       quand nous mangions du pain à satiété !        <br />
       Vous nous avez fait sortir dans ce désert        <br />
       pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :        <br />
       « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous.        <br />
       Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne,        <br />
       et ainsi je vais le mettre à l’épreuve :        <br />
       je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi.       <br />
           J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande        <br />
       et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété.        <br />
       Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.’ »        <br />
              <br />
           Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ;        <br />
       et, le lendemain matin,        <br />
       il y avait une couche de rosée autour du camp.        <br />
           Lorsque la couche de rosée s’évapora,        <br />
       il y avait, à la surface du désert, une fine croûte,        <br />
       quelque chose de fin comme du givre, sur le sol.        <br />
           Quand ils virent cela,        <br />
       les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre :        <br />
       « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?),        <br />
       car ils ne savaient pas ce que c’était.        <br />
       Moïse leur dit :        <br />
       « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 77 (78), 3.4ac, 23-24, 25.52a.54a)       <br />
       R/ Le Seigneur donne le pain du ciel ! (cf. 77, 24b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté :       <br />
       et nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il commande aux nuées là-haut,       <br />
       il ouvre les écluses du ciel :       <br />
       pour les nourrir il fait pleuvoir la manne,       <br />
       il leur donne le froment du ciel.       <br />
              <br />
       Chacun se nourrit du pain des Forts,       <br />
       il les pourvoit de vivres à satiété.       <br />
       Tel un berger, il conduit son peuple.       <br />
       Il le fait entrer dans son domaine sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé selon Dieu » (Ep 4, 17.20-24)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur :        <br />
       vous ne devez plus vous conduire comme les païens        <br />
       qui se laissent guider par le néant de leur pensée.       <br />
           Mais vous, ce n’est pas ainsi        <br />
       que l’on vous a appris à connaître le Christ,        <br />
           si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet        <br />
       s’accordent à la vérité qui est en Jésus.        <br />
           Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois,        <br />
       c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises        <br />
       qui l’entraînent dans l’erreur.        <br />
           Laissez-vous renouveler        <br />
       par la transformation spirituelle de votre pensée.        <br />
           Revêtez-vous de l’homme nouveau,        <br />
       créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6, 24-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quand la foule vit que Jésus n’était pas là,        <br />
       ni ses disciples,        <br />
       les gens montèrent dans les barques        <br />
       et se dirigèrent vers Capharnaüm        <br />
       à la recherche de Jésus.        <br />
           L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :        <br />
       « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »        <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       vous me cherchez,        <br />
       non parce que vous avez vu des signes,        <br />
       mais parce que vous avez mangé de ces pains        <br />
       et que vous avez été rassasiés.        <br />
           Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,        <br />
       mais pour la nourriture qui demeure        <br />
       jusque dans la vie éternelle,        <br />
       celle que vous donnera le Fils de l’homme,        <br />
       lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »        <br />
           Ils lui dirent alors :        <br />
       « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »        <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « L’œuvre de Dieu,        <br />
       c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »        <br />
           Ils lui dirent alors :        <br />
       « Quel signe vas-tu accomplir        <br />
       pour que nous puissions le voir, et te croire ?        <br />
       Quelle œuvre vas-tu faire ?        <br />
           Au désert, nos pères ont mangé la manne ;        <br />
       comme dit l’Écriture :        <br />
       Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »        <br />
       Jésus leur répondit :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       ce n’est pas Moïse        <br />
       qui vous a donné le pain venu du ciel ;        <br />
       c’est mon Père        <br />
       qui vous donne le vrai pain venu du ciel.        <br />
           Car le pain de Dieu,        <br />
       c’est celui qui descend du ciel        <br />
       et qui donne la vie au monde. »       <br />
           Ils lui dirent alors :        <br />
       « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »       <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « Moi, je suis le pain de la vie.        <br />
       Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;        <br />
       celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56061161-41817818.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Cailles-et-manne_a1019.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <pubDate>Tue, 20 Jul 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 25 juillet 2021 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061130-41817798.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre à nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte. Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont dit saint Jean des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec les miracles de l’évangile qui sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       20 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018. Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui ont retenu mon attention. J'aurais pu en retenir d'autres, mais ceux-ci m'ont paru les plus importants.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle.          <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les deux poissons et les cinq pains d’orge.        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont l’image de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour. Et Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage.  Jésus  qui se fait notre nourriture dans le Pain et le Vin de l’Eucharistie n’est pas une nourriture réservée, il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de tous. Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette multiplication indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage,  n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste que j’ai retenu  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean. Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
        Le troisième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers. Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances.        <br />
              <br />
       C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de baptisé avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061130-41817878.jpg?v=1626880639" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56061130-41817798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1018.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A « La multiplication des pains : des gestes qui parlent »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jul 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 2 août 2020. Textes : Isaïe 55, 1-3, Romains 8, 35.37-39 et Mathieu 14,13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/46921165-37309859.jpg?v=1591372721" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A « La multiplication des pains : des gestes qui parlent »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A « La multiplication des pains : des gestes qui parlent »" />
     </div>
     <div>
      Les derniers dimanches nous avons entendu de la part de Jésus des histoires, des paraboles avec dans chaque cas un message pour ceux et celles qui les écoutaient et aussi pour nous qui les écoutons de nouveau.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, l’évangile de saint Mathieu change de ton. Il ne s’agit plus de paraboles, d’histoires, mais de gestes au cours d’un événement : la multiplication des pains.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Ces gestes ne sont pas anodins. Ils sont des signes à interpréter et à recevoir. Ils nous livrent comme les paraboles des messages. On dit parfois que les gestes parlent plus fort que les paroles. Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Is 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. Permettez que je souligne quatre gestes de Jésus dans ce récit de la multiplication des pains  en dégageant  la signification qu’on peut leur donner. Comme je viens de le dire, ce sont des signes que Jésus nous donne pour nous faire comprendre un message.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les quatre gestes à retenir dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">premier</span>, c’est l’invitation de Jésus aux disciples « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».        <br />
              <br />
       La situation est pourtant claire : c’est le temps d’aller faire l’épicerie pourrait-on dire. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus répond à la préoccupation de ses disciples d’une façon surprenante. Ils les invitent à se mettre à l’œuvre. Jésus qui se fait notre nourriture est une nourriture qu’on partage. « Vous-mêmes donnez-leur à manger ». En d'autres mots, n'attendez pas le marché ou l'ouverture de l'épicerie. Vous avez avec vous en moi une nourriture spirituelle à partager.         <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">deuxième</span> geste nous met devant les yeux une quantité minime de nourriture : « cinq pains et deux poissons ».        <br />
              <br />
       Les pains et les poissons représentent l'action de Jésus. Jésus ne vient pas dans la splendeur. Il est présent dans la vie de tous les jours comme ces aliments simples que sont les pains et les poissons. Il est une nourriture accessible à toutes et à tous dans la pauvreté des moyens, dans la petitesse, dans la faiblesse. Sa mort sur la croix l'illustrera pour toutes les générations à venir.       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">troisième</span> geste retenu est la réponse de Jésus : « Apportez-les moi ici …et levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ».        <br />
              <br />
       Cette nourriture pauvre est remise entre les mains de Jésus, l’Envoyé de Dieu. Elle est confiée à l’amour de Dieu qui se manifeste en Jésus.  Une pauvreté que Jésus transforme dans la prière en s’abandonnant avec confiance à la puissance de son Père vers qui il lève les  yeux en rendant grâces comme nous le faisons chaque dimanche dans l'Eucharistie. On peut voir dans ce geste un symbole du sacrement de l'Eucharistie, car ce que Jésus fait ressemble à ce que le prêtre fait à chaque messe au moment de la consécration. <!--Avec ce qui est petit, Dieu fait de grandes choses.  « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand » dira-t-il plus tard à ses disciples. (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 48) Saint Paul a conservé ce message et il répète souvent aux personnes qu'il a évangélisées  : «  Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span>, 12,10)-->       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">quatrième</span> geste retenu est le geste de la distribution de la nourriture que Jésus donne aux disciples et que ceux-ci donnent à la foule. « Il les donna…et les disciples les donnèrent à la foule… Tous mangèrent à leur faim  ».        <br />
              <br />
       Jésus exprime ici une confiance totale en la puissance de Dieu son Père et invite les disciples à faire de même. Le résultat de cet abandon c’est un miracle étonnant qui se manifeste dans une abondance de nourriture qui répond à la faim des personnes qui sont là, mais aussi à nos  faims de toutes sortes. La nourriture que Jésus donne est une nourriture de vie éternelle, qui va au-delà de nos attentes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Le récit de saint Mathieu en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle. Celle-ci est le signe de la nourriture spirituelle que Dieu offre en abondance comme le dit la première lecture. « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas? […] Venez à moi! Écoutez, et vous vivrez ». Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? Pour l’instant, le récit de la multiplication des pains ne le dit pas. Mais, Jésus y reviendra plus tard et il expliquera que cette nourriture c’est lui-même qui se donne à nous par amour. « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 51)        <br />
       <!--       <br />
       Voilà où nous mènent les gestes retenus. Chaque geste nous dit quelque chose de Jésus lui-même.       <br />
       -->       <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Devant les faims qui nous tenaillent, faim d’amour, faim de pardon, faim de bonheur, faim de Dieu etc., cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, ces faims seront comblées au-delà de nos espérances.        <br />
              <br />
       C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel à intercéder pour ses disciples.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2020       <br />
              <br />
              <br />
       	       <br />
       <!--1 août 2014 révisée et corrigée le 2 août 2020-->       <br />
              <br />
       <!--Les derniers dimanches nous avons entendu de la part de Jésus des histoires, des paraboles avec dans chaque cas un message pour ceux et celles qui les écoutaient et aussi pour nous qui les écoutons de nouveau.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, l’évangile de saint Mathieu change de ton. Il ne s’agit plus de paraboles, d’histoires, mais de gestes au cours d’un événement : la multiplication des pains.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Ces gestes ne sont pas anodins. Ils sont des signes à interpréter et à recevoir. Ils nous livrent, comme les paraboles, des messages. On dit parfois que les gestes parlent plus fort que les paroles. Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Isaïe 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait l'union avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (Jérémie 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (Osée 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. Chacun et chacune pourrait choisir un des gestes de Jésus et chercher à en découvrir la signification. Permettez que je vous les énumère rapidement en dégageant par la suite une signification qu’on peut leur donner.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les six gestes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le premier, c’est l’invitation de Jésus aux disciples « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». La situation est pourtant claire : c’est le temps d’aller faire l’épicerie pourrait-on dire. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus répond à la préoccupation de ses disciples d’une façon surprenante. Ils les invitent à se mettre à l’œuvre.       <br />
              <br />
       Le deuxième geste nous met devant les yeux une quantité minime de nourriture : « cinq pains et deux poissons ».       <br />
              <br />
       Le troisième est la réponse de Jésus : « Apportez-les moi ici ».       <br />
              <br />
       La quatrième est la prière de Jésus : «  …levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ».       <br />
              <br />
       Le cinquième  est le geste de la distribution de la nourriture que Jésus donne aux disciples et que ceux-ci donnent à la foule.       <br />
              <br />
       Le sixième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture.       <br />
              <br />
       Voilà une série de gestes qui sont des signes que Jésus nous donne pour nous faire comprendre un message.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Et le récit de saint Mathieu en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle. Celle-ci est le signe de la nourriture spirituelle que Dieu offre en abondance comme le dit la première lecture. « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas? […] Venez à moi! Écoutez, et vous vivrez ».        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? Pour l’instant, le récit de la multiplication des pains ne le dit pas. Mais, Jésus y reviendra plus tard et il expliquera que cette nourriture c’est lui-même qui se donne à nous par amour.        <br />
              <br />
       Voilà où nous mènent les gestes retenus. Chaque geste nous dit quelque chose de Jésus lui-même.       <br />
              <br />
        Un : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage.       <br />
              <br />
       Deux : « Cinq pains et deux poissons ». C’est une nourriture qui part de rien, de la pauvreté des moyens, de la petitesse, de la faiblesse.       <br />
              <br />
       Trois : « Apportez-les moi ici ». Cette nourriture pauvre est remise dans les mains de Jésus.         <br />
              <br />
       Quatre : «  …levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ».  Une pauvreté que Jésus transforme dans la prière en se tournant et en s’abandonnant avec confiance à la puissance de son Père.       <br />
              <br />
       Cinq : « Il les donna…et les disciples les donnèrent à la foule ». Jésus transmet  cette confiance et invite les disciples à faire de même       <br />
              <br />
       Six : « Tous mangèrent à leur faim ». Le résultat de cet abandon c’est une plénitude qui répond à nos faims de toutes sortes, qui va au-delà de nos attentes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Devant les faims qui nous tenaillent, faim d’amour, faim de pardon, faim de bonheur, faim de Dieu etc., cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, ces faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel à intercéder pour ses disciples.       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       28 juillet 2020       <br />
       </span>       <br />
       -->       <br />
       <!-- reprise de celle du 3 août 2014-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       REMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez acheter et consommer » (Is 55, 1-3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Vous tous qui avez soif,       <br />
       venez, voici de l’eau !       <br />
       Même si vous n’avez pas d’argent,       <br />
       venez acheter et consommer,       <br />
       venez acheter du vin et du lait       <br />
       sans argent, sans rien payer.       <br />
           Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,       <br />
       vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?       <br />
       Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,       <br />
       vous vous régalerez de viandes savoureuses !       <br />
           Prêtez l’oreille ! Venez à moi !       <br />
       Écoutez, et vous vivrez.       <br />
       Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :       <br />
       ce sont les bienfaits garantis à David.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 8-9, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres ta main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (cf. Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       la bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ » (Rm 8, 35.37-39)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?       <br />
       la détresse ? l’angoisse ? la persécution ?       <br />
       la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?       <br />
           Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs       <br />
       grâce à celui qui nous a aimés.       <br />
           J’en ai la certitude :       <br />
       ni la mort ni la vie,       <br />
       ni les anges ni les Principautés célestes,       <br />
       ni le présent ni l’avenir,       <br />
       ni les Puissances,       <br />
           ni les hauteurs, ni les abîmes,       <br />
       ni aucune autre créature,       <br />
       rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu       <br />
       qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés » (Mt 14, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira et partit en barque       <br />
       pour un endroit désert, à l’écart.       <br />
       Les foules l’apprirent       <br />
       et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.       <br />
           En débarquant, il vit une grande foule de gens ;       <br />
       il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       les disciples s’approchèrent et lui dirent :       <br />
       « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée.       <br />
       Renvoie donc la foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »       <br />
           Mais Jésus leur dit :       <br />
       « Ils n’ont pas besoin de s’en aller.       <br />
       Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
           Alors ils lui disent :       <br />
       « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Apportez-les moi. »       <br />
           Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe,       <br />
       il prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction ;       <br />
       il rompit les pains,       <br />
       il les donna aux disciples,       <br />
       et les disciples les donnèrent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.       <br />
       On ramassa les morceaux qui restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers pleins.       <br />
           Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille,       <br />
       sans compter les femmes et les enfants.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/46921165-37309859.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-multiplication-des-pains-des-gestes-qui-parlent_a962.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-22612022</guid>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B « Lève-toi et mange »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Aug 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 12 août 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes: 1 Rois 19, 4-8, Éphésiens 4, 30 – 5, 2 et Jean 6, 41-51.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22612022-25237669.jpg?v=1527722688" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B « Lève-toi et mange »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année B « Lève-toi et mange »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin un ensemble de lectures qui se complètent mutuellement comme c’est le cas bien souvent dans la liturgie des dimanches. Ici l’aventure du prophète Élie est une annonce de la nôtre comme chrétien baptisé. Dans un monde hostile parfois comme celui qu’a rencontré Élie.       <br />
               <br />
       Regardons de plus près ce qui se passe avec Élie       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’histoire du prophète Élie</span>       <br />
              <br />
       Élie est un prophète et donc c’est quelqu’un qui parle au nom de Dieu. Il interpelle, il ouvre à ce que Dieu désire pour son peuple. Il fait connaître les volontés de Dieu. Un prophète intervient souvent dans l’adversité pour inviter le peuple hébreu à garder courage, pour lui dire que son Dieu est toujours fidèle à l’Alliance qu’il a faite avec Abraham et Moïse.        <br />
              <br />
       Parfois, le prophète est bien dérangeant aussi, car il défait les idées préconçues sur Dieu et met les horloges à l’heure de Dieu pourrait-on dire.       <br />
              <br />
       Ainsi le prophète Élie que l’on retrouve matin a eu des démêlés très importants avec la reine qui s’appelle Jézabel et  qui était une païenne. Celle-ci voulait imposer ses dieux au peuple d’Israël. Élie va poser un geste inhabituel pour contrer l’influence de la reine. Il organise une rencontre pour démontrer la supériorité de son Dieu sur les dieux païens de la reine. Il réussit par une grâce de Dieu à faire disparaitre tous les prêtres du dieu de la reine qui se nomme Baal.        <br />
              <br />
       C’est ce qui explique que dans la première lecture nous retrouvons Élie en fuite. Il n’est pas très fier de lui, de ce qu’il a fait et avec raison. Il a encouragé le massacre des prêtres de Baal. Fatigué, il s’assoit à l’ombre d’un buisson. Désabusé, se sentant coupable, ne voyant plus d’avenir pour lui, il implore Dieu de venir prendre sa vie. Il ne veut plus qu’une chose : mourir. Enfin, il s’endort.       <br />
              <br />
       Pendant son sommeil, voilà qu’un ange le touche et lui dit : « Lève-toi et mange, autrement le chemin sera trop long pour toi ».  « Élie se leva, mangea et but, nous dit la Parole de Dieu, puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montage de Dieu ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire du prophète Élie est comme une parabole, une image pour chacun et chacune de nous. Pour nous aussi, la route de nos vies se fait parfois longue, lourde, remplie d’obstacles, de souffrances, de difficultés de toutes sortes, de maladies, de deuils. Bien souvent nous nous retrouvons démunis. Il peut aussi arriver que nous ayons posé des gestes qui ont fait beaucoup de mal. Nous pouvons, comme Élie, avoir atteint le fond de ce qui nous est supportable, de penser que la meilleur solution serait de mourir.       <br />
              <br />
       Mais voilà où les paroles de l’Évangile prennent tout leur sens. Sur notre route quelle qu’elle soit, il y a un pain de vie, pour la route de tous les jours, la route du quotidien. C'est un pain pour nous garder en vie, c’est pain pour restaurer notre vie, c‘est un pain qui est aussi Parole, parole de tendresse, d’amour, de pardon. Ce pain c’est l'Eucharistie.        <br />
              <br />
       Il est important que chaque dimanche nous profitions de la messe dominicale pour venir nous nourrir. Nous pouvons le faire même plus souvent. Certaines personnes le font à chaque jour. Notre pain vie c’est le Corps de Jésus présent dans l’Eucharistie.       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Jésus nous redit ce matin en répondant aux récriminations et l’incrédulité des personnes qui l’entourent : « Prenez, mangez, buvez,  Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain,  il vivra éternellement.  Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » La chair dont parle Jésus ici ce n’est pas son organisme biologique, c’est toute sa personne vivante et agissante par ses actes et ses paroles.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie vient nourrir notre propre histoire de la présence de Jésus lui-même comme la nourriture qui a relevé le prophète Élie. Cette présence nous relève, nous remet debout quels que soient nos manques, nos péchés. Elle nous redonne force et énergie pour reprendre ou simplement continuer notre route et marcher quarante jours et quarante nuits comme le prophète Élie ce qui veut dire toute le temps de notre vie pour enfin arriver, atteindre, toujours comme le prophète Élie, le mont Horeb, la montage de Dieu,  où nous attend le Père.        <br />
              <br />
       L’Eucharistie nous permet de vivre notre vie la tête bien haute et de marcher jusqu’à Dieu lui-même parce Jésus nous en fait la promesse : « le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas… si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe aujourd’hui soit ce moment de ressourcement dont nous avons tant besoin et que la communion que nous ferons nous fortifie et nous soutienne comme la nourriture que l’ange a fournie à Élie pour qu’il continue sa route.       <br />
              <br />
       Ainsi au terme de notre vie, nous pourrons entrer dans cette vie qui ne finit pas et qui est déjà commencée pour la continuer en union avec le Christ toujours vivant dans la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
       7 août 2018       <br />
              <br />
       <!--AT explique le NT       <br />
              <br />
       thême        <br />
              <br />
              <br />
       Se lever, s'approcher, faire un effort       <br />
       pour être fortifié, renforci       <br />
              <br />
       Élie reçoit une nourriture mystérieuse qui vient du ciel       <br />
       le pain qui descend du ciel est tel        <br />
       que celui qui en mange ne mourra pas.       <br />
              <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu’à la montagne de Dieu » (1 R 19, 4-8)       <br />
              <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
       le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel,       <br />
           marcha toute une journée dans le désert.       <br />
       Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson,        <br />
       et demanda la mort en disant :        <br />
       « Maintenant, Seigneur, c’en est trop !        <br />
       Reprends ma vie :        <br />
       je ne vaux pas mieux que mes pères. »        <br />
           Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit.        <br />
       Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit :        <br />
       « Lève-toi, et mange ! »        <br />
           Il regarda, et il y avait près de sa tête        <br />
       une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau.        <br />
       Il mangea, il but, et se rendormit.       <br />
           Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit :        <br />
       « Lève-toi, et mange,        <br />
       car il est long, le chemin qui te reste. »        <br />
           Élie se leva, mangea et but.        <br />
       Puis, fortifié par cette nourriture,        <br />
       il marcha quarante jours et quarante nuits        <br />
       jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       L’ange du Seigneur campe alentour       <br />
       pour libérer ceux qui le craignent.       <br />
       Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !       <br />
       Heureux qui trouve en lui son refuge !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Vivez dans l’amour, comme le Christ » (Ep 4, 30 – 5, 2)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu,        <br />
       qui vous a marqués de son sceau       <br />
       en vue du jour de votre délivrance.        <br />
           Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes,        <br />
       tout cela doit être éliminé de votre vie,        <br />
       ainsi que toute espèce de méchanceté.        <br />
           Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.        <br />
       Pardonnez-vous les uns aux autres,        <br />
       comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.       <br />
              <br />
       Oui, cherchez à imiter Dieu,        <br />
       puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.        <br />
           Vivez dans l’amour,        <br />
       comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous,        <br />
       s’offrant en sacrifice à Dieu,        <br />
       comme un parfum d’agréable odeur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 41-51)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Juifs récriminaient contre Jésus        <br />
       parce qu’il avait déclaré :        <br />
       « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »        <br />
           Ils disaient :        <br />
       « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ?        <br />
       Nous connaissons bien son père et sa mère.        <br />
       Alors comment peut-il dire maintenant :        <br />
       ‘Je suis descendu du ciel’ ? »        <br />
           Jésus reprit la parole :        <br />
       « Ne récriminez pas entre vous.        <br />
           Personne ne peut venir à moi,        <br />
       si le Père qui m’a envoyé ne l’attire,        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           Il est écrit dans les prophètes :        <br />
       Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.        <br />
       Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement        <br />
       vient à moi.        <br />
           Certes, personne n’a jamais vu le Père,        <br />
       sinon celui qui vient de Dieu :        <br />
       celui-là seul a vu le Père.        <br />
           Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       il a la vie éternelle, celui qui croit.        <br />
           Moi, je suis le pain de la vie.        <br />
           Au désert, vos pères ont mangé la manne,        <br />
       et ils sont morts ;        <br />
           mais le pain qui descend du ciel est tel        <br />
       que celui qui en mange ne mourra pas.       <br />
           Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
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       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22612022-25237669.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Leve-toi-et-mange_a847.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-22541057</guid>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  </title>
   <pubDate>Tue, 24 Jul 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 29 juillet 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et de la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de ces dessertes. Textes: 2 Rois 4, 42-44 , Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22541057-25195546.jpg?v=1527538412" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B « Donnez-leur vous-mêmes à manger »  " />
     </div>
     <div>
      J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre à nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte. Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont dit saint Jean des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec les miracles de l’évangile qui sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       24 juillet 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
              <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Donnez-leur-vous-memes-a-manger_a845.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jul 2015 17:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 26 juillet 2015 pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée; Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8020824-12485640.jpg?v=1436831829" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous 2000 ans plus tard, un signe à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplies de détails : le nombre de poissons et de pains etc. il nous livre un message qui a traversé les siècles       <br />
              <br />
       Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés parfois des gestes forts pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Is 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (Jr 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (Os 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. J’ai choisi trois gestes plus significatifs pour moi. Je vous les partage. Chacun et chacune pourrait choisir un autre des gestes de Jésus et chercher à en découvrir la signification.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes que j’ai retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les deux poissons et les cinq pains d’orge. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus se préoccupe de la foule qui n’a pas mangé. Les disciples se trouvent désemparés.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste que j’ai retenu  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.       <br />
              <br />
       Le troisième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas.        <br />
              <br />
       Arrêtons-nous pour approfondir le message que portent ces gestes qui sont des signes que Jésus nous donne pour inspirer notre vie chrétienne aujourd’hui.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes retenus tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Et le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus nous éclairent.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Premièrement</span>, on voit à que les cinq pains et les deux poissons sont une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont l’image de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour. Et Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage. Jésus  qui se fait notre nourriture dans le Pain et le Vin de l’Eucharistie n’est pas une nourriture réservée, il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de tous. Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Deuxième message</span> à partir de la phrase  « après avoir rendu grâces, il les leur distribua ». Jésus transforme ce que nous lui apportons comme il le fait pour les poissons et les pains. Il nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Troisième point</span> à retenir inspiré par les douze corbeilles qui restent.  C’est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu... bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel d’intercéder pour ses disciples.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       22  juillet 2015</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8020824-12485643.jpg?v=1436831880" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8020824-12485640.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Jean-6-1-15-la-multiplication-des-pains-Une-nourriture-qui_a652.html</link>
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